ISIAS

"Les téléphones portables et la disparition des abeilles" par le Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
vendredi 27 avril 2007 par Ho Dr Mae-Wan

Santé Champs électromagnétiques Abeilles

Les téléphones portables et la disparition des abeilles

La récente percée des téléphones portables de troisième génération est peut- être le principal coupable du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles, d’après le Dr. Mae-Wan Ho

Communiqué de presse de l’ISIS en date du 25/04/2007

Une version entièrement référencée de cet article, intitulé Mobile Phones & Vanishing Bees , est accessible par les membres d’ISIS sur le site suivant :

www.i-sis.org.uk/MobilePhonesVanish...

Une version électronique de ce rapport, ou de n’importe quel autre rapport émanant de l’ ISIS, avec toutes les références bibliographiques, peuvent être expédiées sur demande effectuée par messagerie électronique, moyennant une participation de 3,50 £. S’adresser à : report@i-sis.org.uk

 Un phénomène nouveau : l’effondrement des colonies d’abeilles

Au cours des deux dernières années, dans le monde entier, les abeilles ont été touchées par un phénomène appelé le "syndrome d’effondrement, ou d’affaiblissement, des colonies d’abeilles" [1] (Mystery of Disappearing Honeybees, dans une série d’articles ; la version en français s’intitule : "Le mystère de la disparition des abeilles").

On a observé peu d’indices de maladies ou d’infestations, mais ce phénomène a eu comme conséquence des pertes massives de ruches dans le passé. Les abeilles délaissent tout simplement les ruches et n’y retournent pas. Les apiculteurs et les scientifiques sont tout aussi dubitatifs quant à la cause de cet étrange phénomène.

Il est probable que le coupable soit une nouvelle classe des pesticides systémiques, qui sont non seulement pulvérisés sur les plantes, mais également utilisés universellement pour enrober les semences dans l’agriculture conventionnelle : ils peuvent créer une confusion et désorienter les abeilles à de très basses concentrations [2] (Requiem for the Honeybee, dans la même série d’articles ; la version en français s’intitule Requiem pour les abeilles). Un autre coupable possible réside dans les rayonnements émis par les stations de base de téléphone portable, qui sont devenues presque omniprésentes en Europe et Amérique du Nord, là où justement les abeilles disparaissent. Cette possibilité est considérablement renforcée d’après les résultats préliminaires d’expérimentations qui montrent que les abeilles ne retournent pas aux ruches si des stations de base de téléphone sans fil sont placées à proximité.

 Une expérience unique avec des résultats dramatiques

Des chercheurs de l’Université de Landau, en Allemagne, ont conçu une expérience simple pour des étudiants de la formation consacrée aux sciences de l’environnement [3]. Huit petites ruches, chacune avec approximativement 8.000 abeilles, ont été constituées pour l’expérience. Quatre d’entre elles ont été équipés d’une station de DECT [voir ce sigle dans la partie « Définitions et compléments », in fine] placée à proximité de la ruche et les quatre autres ruches, non équipées d’une station DECT, ont servi de témoins dans l’expérimentation.

À l’entrée de chaque ruche, un tube en plastique transparent a permis aux expérimentateurs d’observer les entrées et les sorties des abeilles marquées : celles-ci furent ainsi comptées et leur période de retour après la sortie fut enregistrée pendant une période de 45 minutes.

Les expérimentateurs ont également étudié le comportement des abeilles vis-à-vis de leur aptitude à construire les éléments de la ruche, en mesurant la surface des nids d’abeilles, ainsi que leur poids.

Au cours de l’expérience, trois colonies exposées aux rayonnements des téléphones portables et une colonie témoin, non exposée, ont été décomposées. Les poids totaux des nids d’abeilles dans toutes les colonies, - y compris ceux enregistrés au moment de la cessation de la ruche - ont été comparés. Les témoins pesaient 1.326 g, alors que ceux exposées aux stations DECT ne pesaient que 1.045 g, soit une différence de 21 pour cent. La surface totale du nid d’abeilles chez les témoins était de 2.500, contre seulement 2.050 dans les ruches exposées aux stations DECT.

Mais c’est le nombre d’abeilles qui retournèrent aux ruches, ainsi que leur temps de retour aux ruches, qui furent les plus différents. Chez deux des ruches témoins, 16 abeilles sur 26 sont retournées dans un délai de 45 minutes. Cependant, pour les deux ruches exposées aux micro-ondes, aucune abeille n’était retournée à la ruche et seulement six étaient revenues dans l’autre.

 Les stations de base des téléphones sans fil sont couramment employées dans les bureaux et les habitations

Ces résultats dramatiques représentent une information préliminaire, mais on devrait garder à l’esprit et considérer que la station DECT n’est en fait qu’une simple base de téléphone sans fil, qui est couramment employée dans les bureaux et dans les habitations.

Une station DECT émet sans interruption un rayonnement de micro-ondes d’environ 1.900 mégahertz, dont la fréquence est modulée à 100 hertz. La puissance moyenne est de 10 mW, avec une crête à 250 mW. Elle représente des niveaux d’exposition qui touchent peut-être des dizaines de millions de personnes dans le monde entier : celles qui vivent près des stations de base de téléphone portable, ou celles qui possèdent ces téléphones sans fil dans leurs maisons ou dans des bureaux.

Les mêmes scientifiques avaient effectué une expérience antérieure avec une base de téléphone sans fil sur un mode ’attente’, chez laquelle la puissance moyenne était de 2,5 mW, et il était apparu que cela n’avait eu aucun effet sur les abeilles [4, 5].

Il est évident que ces résultats actuels doivent être pris avec beaucoup de prudence et vérifiés ultérieurement, mais leur signification ne devrait pas être sous-estimée pour un certain nombre de raisons. Les résultats sont compatibles avec les évidences qui s’accumulent à partir des investigations conduites sur beaucoup d’autres espèces, dont les êtres humains : ces travaux montrent que les rayonnements des téléphones portables sont associés à une gamme de risques sanitaires qui comprennent notamment les cancers [6]
(Drowning in a Sea of Microwaves, SiS 34) ; [la version en français s’intitule Nous baignons dans un univers de micro-ondes ].

En outre, les abeilles sont connues pour être extrêmement sensibles aux champs magnétiques et électromagnétiques et il y a eu beaucoup de suggestions formulées, selon lesquelles elles pourraient être employées en tant qu’espèce vivante, comme un bon indicateur pour estimer le niveau de la pollution électromagnétique.

 Les abeilles constituent une espèce indicatrice de la pollution électromagnétique

Des expériences, qui remontent déjà au siècle dernier, nous avaient renseigné sur la sensibilité phénoménale des abeilles aux champs électromagnétiques. Les abeilles font appel au champ magnétique de la terre pour se diriger dans leurs déplacements. Les abeilles en vol libre peuvent détecter des fluctuations statiques d’intensité aussi faibles que 26 nT à l’encontre du champ magnétique terrestre de fond (qui est en moyenne de 500 [7].

Ceci a été démontré dans des expériences dans lesquelles différentes abeilles ont été formées et entraînées pour distinguer la présence et l’absence d’une petite anomalie magnétique statique dans le laboratoire. Les abeilles peuvent également apprendre à distinguer deux modèles panoramiques de 3600 qui sont identiques, excepté pour leur orientation vis-à-vis du nord magnétique indiqué par une boussole. Dans ce cas-ci, la différence était une rotation de 90o autour de l’axe vertical [8]. Les signaux les plus puissants, qui permettent aux abeilles de repérer la direction, viennent du ciel, mais la discrimination entre les deux modèles est possible même en l’absence d’information céleste, comme quand le ciel est obscurci.

Dans ces conditions, les abeilles peuvent employer une direction magnétique afin de faire la distinction entre les deux modèles.

Lors des mouvements que les abeilles effectuent dans une sorte de danse, pour indiquer à leurs congénères de la ruche où trouver de la nourriture, il se peut également que l’information soit déformée par des anomalies dans le champ magnétique terrestre ou par les champs magnétiques pulsés très faibles, d’environ 250 mégahertz, qui sont appliqués dans une direction appropriée [9]. Les abeilles peuvent même apprendre à détecter des niveaux très faibles des champs électromagnétiques alternatifs de fréquence extrêmement basse [10].
Mais, alors que les téléphones portables se sont répandus au cours des 20 dernières années environ, pourquoi cela ne se produit-il que maintenant ?

Il y a eu un changement récent dans les technologies des téléphones portables, qui coïncide avec la crise actuelle. Au début de ce 21ème siècle, les systèmes de téléphone mobile de troisième génération (3G) sont devenus disponibles auprès du public, ce qui a conduit à une montée subite de la popularité des téléphones portables, et à l’installation de beaucoup plus de tours d’antennes relais pour le téléphone [11]. Les abeilles disparaissent en Amérique du Nord, en Europe et également en Australie, partout où les téléphones portables ont été considérablement mis en service. « Restons branchés ».

 Définitions et compléments en français :

Champ électromagnétique : c’est le concept central de l’électromagnétisme. On le conçoit souvent comme composition des deux champs vectoriels que l’on peut mesurer indépendamment : le champ électrique E et le champ magnétique B. Mais ces deux champs ne sont pas séparables, même si dans un référentiel donné les vecteurs E et B qui caractérisent le champ ont chacun une valeur définie en chaque point de l’espace-temps. Un champ électromagnétique donné, vu dans un autre référentiel relativiste, aura d’autre valeurs de E et de B (comme si le passage d’un référentiel à un autre transformait le champ électrique en champ magnétique, et inversement). Si le champ magnétique est nul et que le champ électrique est constant, alors on parle de champ électrostatique.

Le champ électromagnétique produit une force sur une particule chargée : la force électromagnétique. Le comportement des champs électromagnétiques est décrit par les équations de Maxwell dans le cas relativiste (et classique), et par l’électrodynamique quantique lorsqu’un traitement quantique est nécessaire. La façon la plus correcte de définir le champ électromagnétique est celle du tenseur électromagnétique de la relativité restreinte. Source : fr.wikipedia.org/wiki/Champ_électromagnétique
L’Organisation Mondiale de la Santé est à l’origine d’une documentation complète sur les champs électromagnétiques. Voici quelques extraits.

Les champs électriques sont produits par des variation dans le voltage : plus le voltage est élevé, plus le champ qui en résulte est intense. Ils surviennent même si le courant ne passe pas. Au contraire les champs magnétiques apparaissent lorsque le courant circule : ils sont d’autant plus intenses que le courant est élevé. Ainsi, lorsqu’on a un courant électrique, l’intensité du champ magnétique variera selon la consommation d’électricité, alors que l’intensité du champ électrique restera constante. (Extrait de Les champs électromagnétiques, publié par le Bureau Régional de l’Europe de l’OMS en 1999 (Série Collectivités locale, environnement et santé ; 32).

Les champs électromagnétiques d’origine naturelle
Bien que non perceptibles par l’oeil humain, des champs électromagnétiques sont partout présents dans notre environnement. Ainsi, l’appartion en certains points de l’atmosphère de charges électriques sous l’influence d’orages donne naissance à un champ électrique. L’orientation de l’aiguille aimantée d’une boussole dans la direction nord-sud est due au champ magnétique terrestre qui est également utilisé comme aide à la navigation par les oiseaux et les poissons.
Les champs électromagnétiques créés par l’activité humaine
A côté des sources naturelles qui composent le spectre électromagnétique, existent d’autres champs qui résultent de l’activité humaine : ces champs sont par exemple à l’origine des rayons X que l’on utilise notamment pour mettre en évidence les fractures dues à des accidents de sport. Au niveau de toute prise de courant existe un champ électromagnétique de basse fréquence engendré par le courant électrique. Nous utilisons également toutes sortes de rayonnements dans le domaine des radiofréquences élevées pour la transmission d’informations, au moyen d’antennes de télévision et de radio ou encore pour la liaison avec les téléphones portables.
Quelques rudiments sur les notions de fréquence et de longueur d’onde
Pourquoi les divers champs électromagnétiques se manifestent-ils de manière si différente ?
Pour caractériser un champ électromagnétique, on utilise notamment sa fréquence ou encore la longueur d’onde du rayonnement qui lui est associé. La nature des interactions entre un champ électromagnétique et l’organisme dépend de la fréquence de ce champ. On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée plus la longueur d’onde est courte.
Une analogie simple va nous permettre de mieux comprendre cette notion : attachons une corde de bonne longueur au loquet d’une porte et saisissons son extrémité libre. Imprimons maintenant à la corde un mouvement de haut en bas : un mouvement lent va produire une seule onde de grande longueur , mais si l’on accélère , on voit se former toute une série d’ondes plus brèves. Comme la longueur de la corde ne varie pas, plus on produit d’ondes (autrement dit , plus la fréquence est élevée) , plus elles sont rapprochées les unes des autres ( c’est-à-dire plus la longueur d’onde est courte).
Quelle différence y a t-il entre un rayonnement ionisant et un rayonnement non ionisant ?
La longueur d’onde et la fréquence déterminent une autre caractéristique importante des champs électromagnétiques, à savoir que les ondes électromagnétiques sont transportées par des " particules" ( ou "grains d’énergie" ) appelées quanta. Les quanta associés aux ondes de haute fréquence ( ou de courte longueur d’onde ) véhiculent davantage d’énergie que ceux qui sont associés aux ondes de basse fréquence ( ou de grande longueur d’onde). Pour certains rayonnements électromagnétiques, le quantum d’énergie est tellement élevé que ces ondes sont capables de briser les liaisons intra- et intermoléculaires. Parmi les rayonnements qui composent le spectre électromagnétique, les rayons gamma émis par les substances radioactives, les rayons cosmiques et les rayons X possèdent cette propriété et sont appelés " rayonnements ionisants". Les rayonnements qui ne sont pas suffisamment énergétiques pour rompre les liaisons intramoléculaires sont dits " non ionisants". Les champs électromagnétiques d’origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle ( électricité, hyperfréquences et radiofréquences ) engendrent des rayonnements qui correspondent à la région du spectre électromagnétique où la fréquence est relativement basse , c’est-à-dire du côté des grandes longueurs d’onde et les quanta d’énergie qu’ils transportent sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques.

Les champs électromagnétiques de basse fréquence

Les champs électriques sont associés à la présence de charges positives ou négatives. Ils se manifestent d’ailleurs par la force qu’ils exercent sur les autres charges. L’intensité d’un champ électrique se mesure en volts par mètre ( V/m). Tout fil électrique sous tension produit un champ électrique dans son voisinage. Ce champ existe même si aucun courant ne circule. Pour une distance donnée du fil , le champ est d’autant plus intense que la tension est plus élevée.

C’est à proximité immédiate d’une charge électrique ou d’un conducteur sous tension que le champ électrique est le plus élevé et son intensité diminue rapidement avec la distance. Les conducteurs métalliques constituent un blindage efficace contre les champs électriques. Les matériaux de construction, les arbres , etc. confèrent également une certaine protection. Autrement dit, le champ électrique créé par les lignes de transport d’électricité situées à l’extérieur est réduit par la présence de murs, de bâtiments ou d’arbres. Lorsque ces lignes sont enterrées, le champ électrique en surface est à peine décelable.

Les champs magnétiques sont provoqués par le déplacement de charges électriques. L’intensité d’un champ magnétique se mesure en ampères par mètre (A/m), toutefois dans la recherche et les applications techniques il est plus courant d’utiliser une autre grandeur liée à celle-ci, la densité de flux magnétique, qui s’exprime en teslas ou plus communément en microteslas ( μT).

Contrairement au champ électrique, le champ magnétique n’apparaît que lorsqu’un appareil électrique est allumé et que le courant passe. Plus l’intensité du courant est forte, plus le champ magnétique est élevé. Comme dans le cas du champ électrique, le champ magnétique est d’autant plus intense qu’on est proche de la source et il diminue rapidement lorsque la distance augmente. Les matériaux courants tels que les matériaux de construction ne constituent pas un blindage efficace contre les champs magnétiques.

Champs électriques
Champs magnétiques
1.La mise sous tension d’un conducteur crée un champ électrique
2.Ce champ se mesure en volts par mètre (V/m)
3.Le champ électrique peut exister même lorsque un appareil électrique est éteint
4.L’intensité du champ diminue lorsque la distance à la source augmente
5.La plupart des matériaux de construction protègent un peu contre les champs électriques
1.Le passage d’un courant électrique crée un champ magnétique
2.Ce champ se mesure en ampères par mètre ( A/m). Lorsqu’on étudie les champs électromagnétiques on utilise plus volontiers une autre grandeur, la densité de flux magnétique, qui s’exprime en milli-ou microteslas (mT ou μT).
3.Dès que l’on allume un appareil électrique et que le courant passe, un champ magnétique apparaît.
4.L’intensité du champ diminue lorsque la distance à la source augmente.
5.La plupart des matériaux courants sont incapables de réduire l’intensité d’un champ magnétique.

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Le fait de brancher la prise d’un appareil électrique sur le secteur crée un champ électrique dans l’espace environnant. Plus la tension est élevée, plus l’intensité du champ est forte. Comme cette tension existe même lorsqu’aucun courant ne passe, il n’est pas nécessaire d’allumer l’appareil pour qu’un champ électrique soit présent dans la pièce où il se trouve.
Champs magnétiques
Le champ magnétique n’apparaît que lorsque le courant électrique circule. Les champs électrique et magnétique coexistent donc dans l’environnement d’un appareil électrique. Plus le courant est fort, plus le champ magnétique est intense. Le transport et la distribution de l’électricité se font sous haute tension mais la tension du courant utilisé pour la maison est relativement basse. La tension utilisée dans les équipements destinés au transport de l’énergie électrique varie peu d’un jour à l’autre, mais le courant transporté par une ligne électrique varie en fonction de la consommation.

Le champ électrique présent autour du câble d’alimentation d’un appareil électrique ne disparaît que lorsque l’appareil est débranché ou, dans les pays où la prise murale comporte un interrupteur, lorsque cet interrupteur est fermé. Il est en revanche toujours présent au niveau du câble situé derrière le mur.
Quelle différence y a-t-il entre un champ statique et un champ qui varie au cours du temps ?

Un champ statique reste constant au cours du temps. On appelle courant continu un courant qui ne se déplace que dans un seul sens. Dans un appareil alimenté par une pile ou une batterie, le courant va du générateur à l’appareil puis revient vers le générateur. Ce courant crée un champ magnétique statique. Le champ magnétique terrestre est aussi un champ statique. C’est également le cas de celui qui est créé par un barreau aimanté et dont on peut observer les lignes de force lorsqu’on répand de la limaille de fer tout autour.
En revanche, un courant alternatif va créer un champ variable dans le temps. Un courant alternatif change de sens à intervalles réguliers. Dans la plupart des pays européens, ce changement de sens s’opère avec une fréquence de 50 Hertz, soit 50 cycles par seconde. De même, le champ magnétique engendré par ce courant oscille à raison de 50 cycles par seconde. En Amérique du Nord, la fréquence du courant électrique est de 60 Hz.

Quelles sont les principales sources de champs électromagnétiques de basse fréquence, de fréquence moyenne et de haute fréquence ?
Les champs électromagnétiques variables dans le temps produits par les appareils électriques sont un exemple de champs de fréquence extrêmement basse (champs FEB). Leur fréquence va généralement jusqu’à 300 Hz. D’autres dispositifs techniques sont capables d’engendrer des champs de moyenne fréquence (de 300 Hz à 10 MHz) ou encore des champs dits de radiofréquence, dont la fréquence est comprise entre 10 mégahertz et 300 gigahertz (domaine hertzien et ultrahertzien). Les effets de ces champs sur l’organisme humain dépendent non seulement de leur intensité, mais encore de leur fréquence et de leur énergie. Le courant électrique fourni par le secteur ainsi que tous les appareils électrique qu’il alimente sont les principales sources de champs FEB , les champs de fréquence moyenne étant essentiellement produits par les écrans d’ordinateur, les dispositifs antivol et autres systèmes de sécurité. Les champs de radiofréquence ont pour principale origine les antennes de radio, de télévision , de radar et de téléphones portables ou encore les fours à micro-ondes. Ces champs donnent naissance, dans l’organisme, à des courants induits, qui, si leur intensité est suffisante, sont capables de produire toute une gamme d’effets, tels qu’une hyperthermie ou un choc électrique, en fonction de leur amplitude et de leur fréquence. (Il est vrai toutefois, que pour produire de pareils effets, le champ extérieur doit être très intense, beaucoup plus intense que ceux qui existent normalement dans l’environnement humain).
Champs électromagnétiques de haute fréquence
Les téléphones portables, les émetteurs de radio et de télévision et les radars produisent des champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences. Ces champs servent à transmettre des informations à grande distance et ils sont à la base des télécommunications en général et notamment des émissions radiotélévisées sur toute la planète. Les micro-ondes ou hyperfréquences sont produites par des champs électromagnétiques de radiofréquence qui se situent dans la bande des gigahertz. Dans les fours à micro-ondes, elles servent à réchauffer rapidement la nourriture.

Dans la gamme des radiofréquences, champs électriques et champs magnétiques sont étroitement liés et on mesure habituellement leur densité énergétique en watts par mètre carré (W/m2).

Points à retenir :

1.Le spectre électromagnétique englobe les sources naturelles et artificielles de champs électromagnétiques.

2.Un champ électromagnétique se caractérise notamment par la fréquence et la longueur d’onde du rayonnement engendré par la propagation de ce champ. La fréquence et la longueur d’onde d’un rayonnement électromagnétique sont inversement proportionnelles : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte.

3.Les rayonnements ionisants comme les rayons X ou gamma sont constitués de photons qui transportent suffisamment d’énergie pour rompre les liaisons moléculaires. Les photons des ondes électromagnétiques qui se situent dans la gamme de fréquence de l’alimentation électrique ou des radiofréquences sont beaucoup moins énergétiques et ne possèdent pas cette propriété.

4.Les champs électriques sont dus à la présence de charges électriques et se mesurent en volts par mètre (V/m). Les champs magnétiques sont dus aux courants électriques. Leur densité de flux (appelée aussi induction magnétique) se mesure en microteslas ( μT ) ou en milliteslas (mT).

5.Aux radiofréquences et aux hyperfréquences (micro-ondes), le champ électrique et le champ magnétique sont interdépendants et constituent les deux composantes du champ électromagnétique qui se propage sous forme d’onde électromagnétique. L’intensité de ce champ est mesurée par la densité de puissance qui s’exprime en watts par mètre carré (W/m2).

6.Les ondes électromagnétiques de basse et de haute fréquence peuvent agir de différentes manières sur l’organisme humain.

7.Les générateurs et les appareils électriques sont les sources les plus courantes des champs électriques et magnétiques de basse fréquence dans lesquels baigne notre environnement. Les télécommunications, les antennes émettrices et les fours à micro-ondes sont les sources ordinaires de champs électromagnétiques dans le domaine des radiofréquences.
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Niveaux d’exposition habituels au domicile et dans l’environnement
Les champs électromagnétiques dans la maison
Pour transporter l’électricité sur de longues distances, on utilise des lignes à haute tension. Avant distribution aux habitations et aux entreprises locales, la tension est abaissée au moyen de transformateurs. Les lignes de transport et de distribution ainsi que les circuits et les appareils électriques des habitations génèrent des champs électriques et magnétiques de fond dont la fréquence est égale à celle du secteur. Dans les habitations qui ne sont pas situées à proximité d’une ligne électrique, le champ magnétique de fond peut aller jusqu’à un maximum d’environ 0,2 μT.

Juste au dessous d’une ligne, les champs sont beaucoup plus intenses, avec une densité de flux magnétique pouvant atteindre plusieurs microteslas. Sous une ligne, le champ électrique peut atteindre 10 kV/m. Toutefois, l’intensité du champ (électrique et magnétique) diminue lorsqu’on s’éloigne de la ligne. A une distance comprise entre 50 et 100 m, l’intensité des deux types de champ retombe à la valeur mesurée dans les zones situées loin des lignes à haute tension. Par ailleurs, les murs d’une habitation réduisent l’intensité du champ électrique à une valeur sensiblement plus faible que celle mesurée à l’extérieur en des points similaires.

Les appareils ménagers électriques

Les champs électriques les plus intenses de fréquence équivalente à celle du secteur que l’on rencontre généralement dans l’environnement sont ceux qui sont produits sous les lignes à haute tension. A cette même fréquence, les champs magnétiques les plus intenses se rencontrent normalement à proximité immédiate des moteurs et autres appareils électriques, ainsi que près de certains appareillages comme les imageurs RMN utilisés à des fins médicales.

Valeurs caractéristiques de l’intensité du champ électrique mesurées à proximité d’appareils ménagers (à 30 cm de distance). (Source : Office fédéral pour protection contre les rayonnements , Allemagne 1999)
Appareil électrique
Intensité du champ électrique ( V/m)
Récepteur stéréo
180
Fer à repasser
120
Réfrigérateur
120
Mixeur
100
Grille-pain
80
Sèche-cheveux
80
Téléviseur couleur
60
Machine à café
60
Aspirateur
50
Four électrique
8
Ampoule électrique
5
Valeur limite recommandée
5000

Beaucoup de gens sont surpris lorsqu’ils constatent combien l’intensité du champ magnétique présent à proximité des divers appareils électriques peut être variable. L’intensité du champ ne dépend pas de l’encombrement, de la complexité, de la puissance ou de la bruyance de l’appareil. En outre cette intensité peut varier énormément d’un appareil à l’autre, même analogues en apparence. Par exemple, certains sèche-cheveux sont environnés d’un très fort champ magnétique, alors qu’avec d’autres, ce champ est pratiquement inexistant. Ces différences sont dues à la conception des appareils. Le tableau ci-dessous indique les valeurs caractéristiques du champ magnétique produit par des appareils électriques couramment utilisés à la maison ou sur le lieu de travail. Ces mesures ont été effectuées en Allemagne et tous les appareils fonctionnent sur la fréquence de 50 Hz délivrée par le secteur. On notera que le niveau d’exposition effectif varie très sensiblement en fonction du modèle et de la distance à l’appareil.

Valeurs caractéristiques de l’intensité du champ magnétique à diverses distances de certains appareils électriques
Appareil
À 3 cm ( μT)
À 30 cm ( μT)
À 1 m ( μT)

Sèche-cheveux
6-2000
0,01-7
0,01-0,03

Rasoir électrique
15-1500
0,08-9
0,01-0,03

Aspirateur
200-800
2-20
0,13-2

Tube fluorescent
40-400
0,5-2
0,02-0,25

Four micro-ondes
73-23
4-8
0,25-0,6

Radio portable
16-56
1
< 0,01

Four électrique
1-50
0,15-0,5
0,01-0,04

Lave-linge
0,8-50
0,15-3
0,01-0,15

Fer à repasser
8-30
0,12-0,3
0,01-0,03

Lave-vaisselle
3,5-20
0,6-3
0,07-0,3

Ordinateur
0,5-30
< 0,01

Réfrigérateur
0,5-1,7
0,01-0,25
< 0,01

Téléviseur couleur
2,5-50
0,04-2
0,01-0,15

(Source : Office fédéral de protection contre les rayonnements, Allemagne 1999). La distance normale d’utilisation est indiquée en gras.

Ce tableau met en lumière deux points importants : tout d’abord que dans tous les cas le champ magnétique produit par les appareils ménagers décroît rapidement lorsqu’on s’en éloigne et qu’ensuite, la plupart de ces appareils ne sont pas utilisés à proximité immédiate du corps. A une distance de 30 cm, le champ magnétique autour de la plupart des appareils ne dépasse pas le centième de la valeur limite de 100 μT à la fréquence de 50 Hz (83 μT à 60 Hz) recommandée pour la population générale.

Pour la plupart des appareils ménagers, l’intensité du champ magnétique à la distance de 30 cm est très inférieure à la valeur limite de 100 μT recommandée pour la population générale.

Téléviseurs et écrans d’ordinateurs

Les écrans d’ordinateurs et les téléviseurs fonctionnent selon des principes analogues. Ils produisent les uns comme les autres un champ électrique statique et des champs électrique et magnétique alternatifs de diverses fréquences. Toutefois, les écrans à cristaux liquides qui équipent certains ordinateurs portables ou ordinateurs de bureau ne produisent pas de champs électriques ou magnétiques importants. Les ordinateurs modernes sont dotés d’écrans conducteurs qui réduisent le champ électrostatique à une valeur proche de celle du champ de fond qui règne normalement dans la maison ou sur le lieu de travail. Compte tenu de la position normale de l’opérateur par rapport à l’écran (distance de 30 à 50 cm), le champ magnétique alternatif a une densité de flux généralement inférieure à 0,7 μT (à la fréquence du secteur) . Dans ces positions, le champ électrique alternatif va de 1 V/m à 10 V/m.

Fours à micro-ondes

L’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des fours à micro-ondes à usage domestique est très élevée. Un blindage efficace permet néanmoins de ramener les fuites de rayonnement à un niveau pratiquement indécelable à l’extérieur de l’appareil. De plus, le rayonnement hyperfréquence dû aux fuites diminue très rapidement à mesure que l’on s’éloigne du four. De nombreux pays imposent des normes de fabrication qui spécifient le niveau maximum tolérable pour les fuites de rayonnement dans le cas d’un appareil neuf ; un four qui répond à ces normes ne présente aucun danger pour le consommateur.

Téléphones sans fil

L’intensité du courant nécessaire au fonctionnement des téléphones sans fil est beaucoup plus faible que dans le cas des téléphones portables, car on les utilise très près de leur base, de sorte que le champ électromagnétique intense qu’exige une transmission à grande distance n’a pas de raison d’être. Dans ces conditions, le champ de radiofréquence produit par ces appareils est négligeable.
Champs électromagnétiques présents dans l’environnement

Radar

Les radars sont utilisés pour la navigation, les prévisions météorologiques, un certain nombre d’applications militaires et diverses autres fonctions. Ils émettent des signaux hyperfréquence pulsés. La puissance de crête de ces impulsions électromagnétiques peut être élevée alors même que la puissance moyenne reste faible. De nombreux radars sont animés d’un mouvement de rotation dans le plan horizontal ou d’un mouvement d’oscillation dans le plan vertical ; cela réduit la densité de puissance moyenne à laquelle la population est exposée à proximité de ces dispositifs. Même dans le cas des radars militaires fixes de grande puissance , l’exposition dans les lieux accessibles au public reste inférieure à la valeur limite recommandée.

Systèmes de sécurité

Pour éviter le vol à l’étalage dans les magasins, les articles sont munis d’étiquettes ou de plaquettes antivol dont un solénoïde placé à la sortie du magasin permet de déceler la présence. Lors du passage à la caisse, l’antivol est enlevé ou désactivé. Le champ électromagnétique produit par le solénoïde ne dépasse généralement pas la valeur limite recommandée. Les systèmes de contrôle d’accès fonctionnent de la même manière, avec un dispositif électronique incorporé dans un anneau porte-clé ou dans une carte d’accès. Les systèmes utilisés dans les bibliothèques font appel à des plaquettes antivol qui peuvent être désactivées lorsqu’un livre est emprunté et réactivées lorsqu’il est restitué. Les détecteurs de métaux et les portiques de sécurité des aéroports génèrent un champ magnétique puissant pouvant atteindre 100 μT et dans lequel l’introduction d’un objet métallique provoque une perturbation. A proximité du cadre du portique, l’intensité du champ mangnétique peut avoisiner voire parfois dépasser la valeur limite recommandée. Il n’y a cependant aucun danger pour la santé comme on le verra dans le paragraphe consacré aux recommandations (voir Une exposition supérieure à la valeur limite recommandée est-elle dangereuse ? )

Trains et trams à traction électrique

Les trains des grandes lignes disposent d’une ou de plusieurs motrices qui sont séparées des voitures de voyageurs. L’exposition des voyageurs est principalement due à l’alimentation électrique du train. Dans les voitures de voyageurs des trains de grandes lignes, le champ magnétique au niveau du plancher peut atteindre plusieurs centaines de microteslas, la valeur étant plus faible (quelques dizaines de microteslas) dans le reste du compartiment. L’intensité du champ électrique peut atteindre 300 V/m. Les personnes qui résident à proximité des lignes de chemin de fer peuvent se trouver en présence de champs magnétiques générés par le câble aérien d’alimentation qui, selon les pays, sont susceptibles d’atteindre l’intensité de ceux que produisent les lignes à haute tension.
Les moteurs et les dispositifs de traction des trains et des trams sont en principe logés sous le plancher des voitures. Au niveau du plancher, juste au dessus du moteur, l’intensité du champ magnétique peut atteindre plusieurs dizaines de μT. L’intensité baisse rapidement à distance du plancher de sorte que l’exposition des voyageurs est beaucoup plus faible au niveau du buste.

Télévision et radio

Lorsque vous cherchez une station de radio sur la stéréo de votre maison vous êtes vous quelquefois demandé ce que les abréviations familières AM et FM signifient ? Selon la manière dont elles transportent l’information, les ondes radioélectriques sont qualifiées d’ondes modulées en amplitude (AM) ou modulées en fréquence (FM). Les émissions en modulation d’amplitude ont une très grande portée, alors que les émissions en modulation de fréquence sont de portée plus limitée mais de meilleure qualité sonore.
Pour les émissions en modulation d’amplitude (AM), on utilise toute une batterie d’antennes qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur et sont situées dans des enclos interdits au public. A proximité immédiate des antennes et des câbles d’alimentation, l’exposition peut être importante, mais le problème se pose davantage pour les équipes d’entretien que pour le public.

Les antennes destinées à la télévision et aux émissions

radiophoniques en modulation de fréquence sont beaucoup plus petites que celles qui servent aux émissions en modulation d’amplitude et elles sont montées sur des tours qui ne jouent elles-mêmes que le rôle de support. Le public peut avoir accès à la base de ces tours car à ce niveau, l’exposition est inférieure à la limite recommandée. De petites antennes destinées aux émissions locales de radio et de télévision sont souvent installées sur le toit de certains immeubles ; dans ce cas, il peut être nécessaire de limiter l’accès au toit.

Les téléphones portables et leurs stations-relais.

Grâce aux téléphones portables, on peut être atteint à toute heure. Ces émetteurs-récepteurs radio de faible puissance transmettent et reçoivent des signaux à partir d’un réseau de stations-relais fixes de faible puissance. Chacun de ces relais, permet de couvrir une zone de superficie donnée. En fonction du nombre d’appels à assurer, les stations-relais peuvent être distantes de quelques centaines de mètres dans les grandes villes à plusieurs kilomètres en milieu rural.

Les stations-relais sont généralement installées sur le toit d’immeubles ou sur des tours à des hauteurs de 15 à 50 mètres. Le niveau des transmissions à partir d’une station donnée est variable et il dépend du nombre d’appels et de la distance de l’utilisateur à la station. Les antennes émettent un faisceau très étroit d’ondes radioélectriques qui se propagent presque parallèlement au sol. Dans ces conditions, l’intensité du champ de radiofréquence au niveau du sol et dans les zones normalement accessibles au public ne représente qu’une fraction de la limite considérée comme dangereuse. Pour dépasser la valeur limite recommandée, il faudrait qu’une personne s’approche à moins d’un ou deux mètres de l’antenne en direction du faisceau. Avant que les téléphones portables ne deviennent d’usage courant, la population était surtout exposée aux radiofréquences provenant des émetteurs de télévision et de radio. Même maintenant, les stations-relais de téléphonie mobile n’ajoutent pas grand chose à notre exposition générale car la puissance des signaux dans les lieux fréquentés par le public est en principe inférieure ou égale à celle des signaux émis par les stations lointaines de radio et de télévision.

Il est vrai toutefois, que l’usager d’un portable est exposé à des champs de radiofréquence beaucoup plus intenses que ceux qui sont présent dans l’environnement. Ces portables sont tenus très près de la tête, aussi plutôt que de s’intéresser à l’effet thermique produit dans l’ensemble du corps, il faut déterminer la distribution de l’énergie absorbée au niveau de la tête de l’utilisateur. Une modélisation complexe sur ordinateur et des mesures effectuées sur des modèles de tête, montrent que l’énergie absorbée à partir d’un téléphone portable ne dépasse pas la limite actuelle recommandée.
On s’interroge également sur le risque d’effets dits non thermiques qui pourraient résulter de l’exposition aux radiofréquences émises par les portables. Il s’agit en particulier d’effets subtils au niveau cellulaire qui pourraient stimuler l’apparition de cancers. On a également envisagé l’existence d’effets sur les tissus électriquement excitables qui influeraient sur les fonctions cérébrales et nerveuses. Toutefois, les données actuelles n’incitent pas à penser que les téléphones portables puissent avoir un quelconque effet nocif sur la santé humaine.

Les champs magnétiques dans notre vie quotidienne : sont-ils réellement si intenses ?

Depuis quelques années, les autorités nationales de divers pays font procéder à de nombreuses mesures pour déterminer l’intensité des champs électromagnétiques présents dans l’environnement. Aucune de ces études n’est parvenue à la conclusion que les intensités relevées pouvaient avoir des effets indésirables sur la santé.
L’Office fédéral pour la protection contre les rayonnements de la République fédérale d’Allemagne a fait mesurer l’exposition journalière d’environ 2000 personnes représentant toutes sortes de professions et dans des conditions variées d’exposition générale. Toutes ces personnes ont été munies pendant 24 heures de dosimètres individuels. L’exposition mesurée variait dans d’importantes proportions mais la moyenne se situait aux alentours de 0,10 μT. Cette valeur est mille fois plus faible que la limite normale de 100 μT recommandée pour la population générale et de 200 fois plus faible que la limite de 500 μT recommandée pour les travailleurs. Par ailleurs, il apparaît que l’exposition des personnes résidant au centre-ville n’est pas très différente de celle que l’on observe en milieu rural. Même dans le cas des personnes vivant à proximité de lignes à haute tension, l’exposition n’est guère différente de l’exposition moyenne de la population.

Points à retenir

1.Le champ électromagnétique de fond qui règne dans les habitations a pour principale origine les lignes de transport et de distribution d’énergie électrique ou encore les appareils ménagers électriques.

2.L’intensité des champs créés par ces appareils électriques varie considérablement selon les appareils. L’intensité du champ électrique et du champ magnétique diminue rapidement à mesure qu’on s’éloigne de la source. De toute manière, l’intensité des champs générés par les appareils ménagers est généralement très inférieure à la limite recommandée.

3.Dans la position qui est habituellement adoptée par rapport à l’écran par les usagers de téléviseurs ou d’ordinateurs, l’intensité des champs électrique et magnétique produits par ces dispositifs est des centaines de milliers de fois inférieure à la limite recommandée.

4.Les fours à micro-ondes qui sont conformes aux normes ne présentent aucun danger pour la santé.

5.Dans la mesure où l’accès du public aux installations radar, aux antennes des stations de radiodiffusion et aux stations relais de téléphonie mobile reste limité, il n’y pas de raison pour que les limites recommandées d’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence soient dépassées.

6.Les utilisateurs de téléphones portables sont exposés à des champs dont l’intensité est beaucoup plus élevée que dans l’environnement normal. Toutefois, si élevée qu’elle soit, l’intensité de ces champs ne produit apparemment aucun effet sanitaire néfaste.

7.De nombreuses enquêtes montrent que l’exposition aux champs magnétiques présents dans l’environnement est extrêmement faible.
Pour lire la suite, se reporter au site suivant de l’Organisation Mondiale de la Santé = OMS : www.who.int/peh-emf/about/WhatisEMF/fr/

DECT abrégé de Digital Enhanced Cordless Telephone : (Téléphone sans-fil numérique amélioré), anciennement Digital European Cordless Telephone, est une norme de téléphonie sans-fil numérique destinée aux particuliers comme aux entreprises sur la gamme de fréquence 1880 à 1900 MHz (micro-ondes). Cette norme, même si elle a été conçue pour une gamme large d’utilisations, est aujourd’hui principalement utilisée pour des communications vocales.
Les Profils - La norme DECT dans son ensemble étant très ouverte, un certain nombre de "profils" ont été définis pour assurer l’interfonctionnement des équipements.

Le plus répandu et connu est le profil GAP (Generic Access Profile) défini dans les spécifications DECT. Il s’agit d’un standard adopté en 1996 (référence ETSI EN 300 444) par les fabricants d’appareils DECT pour permettre l’intercompatibilité des matériels provenant de différents constructeurs, pour les fonctions de base (établissement de communication). Les fonctions considérées comme non essentielles sont généralement offertes sur la base de protocoles spécifiques à chaque constructeur.

Un autre profil utilisé est le CAP (Cordless Terminal Mobility Access Profile) qui permet l’itinérance (roaming) entre réseaux. Il peut être vu comme une extension du GAP aux accès publics mais il peut également être utilisé en environnement professionnel (PABX) pour assurer des fonctions multi-site.

D’autres profils peuvent être cités : RAP (Radio Local Loop Access Profile) pour la définition de la "Boucle Locale Radio" ou remplacement des derniers mètres de câble pour les réseaux de télécommunications publics, IAP et IIP (ISDN Access Profile) pour l’interfonctionnement entre bornes DECT et réseau RNIS, GIP (DECT/GSM Interworking Profile) pour l’interfonctionnement avec le réseau GSM dans le cas où la borne DECT est reliée directement au réseau GSM.

Marché Grand public

La technologie DECT est utilisée très largement au début du XXIe siècle pour les téléphones sans fil grand public en Europe et a supplanté les technologies analogiques CT0 utilisées en fin de XXe siècle. Longtemps bloquée par la législation en Amérique du Nord, une bande de fréquence libérée permet maintenant de vendre des produits DECT aux États-Unis.

Marché des entreprises

Elle est utilisée également en environnement professionnel derrière des commutateurs privés (PABX). Dans ce cas un certain nombre de points d’accès (ou bornes) sont disposés dans les bâtiments de façon à offrir un réseau micro-cellulaire. Il est possible alors d’offrir des fonctions de type Handover pour permettre de maintenir les communications tout en se déplaçant dans les locaux. En milieu professionnel, le déploiement de solutions de mobilité basées sur le DECT est facilité par le fait qu’il dispose de sa propre bande de fréquence contrairement au Wifi confiné dans la bande 2,4 GHz très utilisée par de multiples systèmes (Wifi, Bluetooth, Four à micro-ondes, etc...).

Concurrence et Évolutions

Cette technologie est considérée comme étant menacée depuis quelques années par le Wifi, notamment en entreprise, mais jusqu’en 2006 le DECT maintenait son avantage en termes de coût, de consommation (et donc d’autonomie sur batterie), et de qualité audio. Une évolution des spécifications DECT est en cours de réalisation en 2006. Elle est appelée "DECT NG" pour DECT Nouvelle Génération. Les principales évolutions seraient dans les domaines :

- Voix (amélioration de la qualité - bande élargie - multi session) ;
- Répertoires de numéros ;

- Audio (diffusion de son de haute qualité en streaming) ;

- Facilité d’utilisation (détection et configuration automatique des éléments) ;

- Fiabilité (sécurité, coût, efficacité de la gestion d’énergie).
DECT et santé

Les interrogations sur les risques sur la santé de l’exposition aux rayonnements électromagnétiques s’appliquent au DECT, comme aux autres technologies radio. L’appel de Fribourg, émis par un collectif de médecins allemands a eu un certain retentissement (voir [1]). Les éléments fournis par des agences officielles sont plus mesurés (par exemple pour l’Office fédéral de la santé publique suisse [2]). De son côté, le DECT Forum a établi un groupe de travail sur le sujet [3]. Les principes technologiques et les fréquences étant proches, une étude réalisée par l’ARCEP et Supelec sur le Wifi peut également être intéressante à consulter (voir [4] et [5]). La situation est à analyser différemment du côté du combiné mobile et de la station de base :

Côté combiné, il faut comparer les puissances émises par un téléphone DECT (de l’ordre de 0,01 W) et celles émises par un mobile GSM (2 W en GSM900, 1W en GSM1800). On peut donc en conclure provisoirement que l’étude est plus urgente côté GSM que côté DECT.
Côté station de base, le point délicat est l’émission permanente d’un balise dans un des timeslots (4 ms toutes les 100 ms), à une puissance de 0,01 à 0,12W, même en dehors de toute communication. L’étude de l’ARCEP concernant le Wifi, qui a un mode de fonctionnent très similaire, montre que le niveau d’exposition demeure inférieur aux normes même si les équipements sont très près des utilisateurs.
L’effet du rayonnement diminuant très vite (inversement proportionnel au carré de la distance), le principe de précaution conduit à recommander d’éloigner autant que possible la borne d’endroits où les personnes séjournent de façon prolongée (lit, canapé, bureau...).

Source :
fr.wikipedia.org/wiki/Digital_Enhanced_Cordless_Telephone

Micro-ondes : ce sont des ondes électromagnétiques de longueur d’onde intermédiaire entre l’infrarouge et les ondes de radiodiffusion. Le terme de micro-onde provient du fait que ces ondes ont une longueur d’onde plus courte que celles de la bande VHF, utilisée par les radars pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les micro-ondes ont des longueurs d’onde approximativement dans la gamme de 30 centimètres (1 GHz) à 1 millimètre (300 GHz) ; toutefois, les limites entre l’infrarouge lointain, les micro-ondes et les ondes radio UHF sont assez arbitraires et varient selon le champ d’étude. Les micro-ondes couvrent la fin des UHF (de 1 GHz à 3 GHz), les SHF (de 3 GHz à 30 GHz) et les EHF (de 30 GHz à 300 GHz).
L’existence des ondes électromagnétiques telles que les micro-ondes a été prédite par James Clerk Maxwell en 1884 à partir de ses fameuses équations de Maxwell. En 1888, Heinrich Rudolf Hertz fut le premier à démontrer l’existence des ondes électromagnétiques en construisant un appareil produisant des ondes radio.

Utilisations des micro-ondes

* Un four à micro-ondes utilise un magnétron comme générateur de micro-ondes à une fréquence approximative de 2,4 gigahertz afin de chauffer les aliments.

* Un maser est un dispositif semblable à un laser, sauf qu’il fonctionne aux fréquences des micro-ondes.

* Des micro-ondes sont également employées dans les transmissions par satellite parce que cette fréquence traverse facilement l’atmosphère terrestre et avec moins d’interférences pour les longueurs d’onde les plus élevées. (c’est le cas notamment des GPS)

* Les radars emploient également le rayonnement micro-onde pour détecter la distance, la vitesse et d’autres caractéristiques des objets distants.

* Les protocoles de transmission sans fil pour réseaux locaux tels que Wi-Fi, bluetooth, DECT emploient également des micro-ondes dans la bande de 2,4 gigahertz, bien que quelques variantes emploient une bande de 5 gigahertz pour la communication.

* Des réseaux plus étendus, comme Wimax, montent plus haut en fréquence.

* La télévision par câble et l’accès Internet par câble coaxial ainsi que la diffusion des émissions de télévision emploient certaines des fréquences micro-ondes inférieures.

* Des transmetteurs locaux de vidéo sans fil (surveillance de bébé, regarder la TV dans la chambre sans y disposer d’antenne filaire...) utilisent les micro-ondes.

* La téléphonie mobile repose sur les micro-ondes.

* Des micro-ondes peuvent être employées pour transmettre de l’énergie à longues distances et des recherches furent effectuées après la Première Guerre mondiale pour examiner cette possibilité.

* Dans les années 1970 et au début des années 1980, la NASA a travaillé pour rechercher des possibilités d’employer des systèmes de satellites à énergie solaire (SPS) avec de grands panneaux solaires qui redirigeraient sous forme de micro-ondes l’énergie captée vers la surface de la Terre.

* Les fours micro-ondes ont fait leur apparition depuis la fin des années 1990 dans les laboratoires de chimie (synthèse assistée par micro-ondes). Dans une réaction chimique, les micro-ondes vont activer directement les ions ainsi que la plupart des molécules qui possèdent un moment dipolaire. Étant donné que le transfert d’énergie entre les micro-ondes et les molécules est extrêmement rapide (de l’ordre de la nanoseconde), les molécules de réactif ou de solvant sont incapables de relaxer complètement (de l’ordre du dixième de microseconde) et d’atteindre l’équilibre thermique. Cela crée ainsi un état hors-équilibre qui se traduit par une température instantanée (Ti) des molécules. Cette température n’est pas directement mesurable, mais est bien plus grande que celle mesurée (celle du solvant, Ts). La synthèse assistée par micro-ondes a trouvé ses premières applications en chimie organique, où certaines réactions se sont révélées 1 000 fois plus rapides avec un chauffage micro-ondes qu’avec un chauffage traditionnel (bain d’huile, plaque chauffante, etc). Depuis 2000, les travaux se multiplient également dans le domaine de la synthèse de matériaux et nanomatériaux par chauffage micro-ondes.

Bandes de fréquence des micro-ondes - Le spectre des micro-ondes est défini approximativement pour la plage de fréquences de 0,3 à 1000 gigahertz. La plupart des applications communes utilisent la gamme de 1 à 40 gigahertz. Les différentes bandes de fréquence des micro-ondes sont définies dans la table ci-dessous :

Bandes de fréquence micro-ondes

Désignation
Gamme de fréquences
Gamme de longueur d’onde
Bande L
de 1 à 2 GHz
15 à 30cm
Bande S
de 2 à 4 GHz
7.5 à 15 cm

Bande C
de 4 à 8 GHz
3.75 à 7.5 cm

Bande X
de 8 à 12 GHz
2.5 à 3.75 cm

Bande Ku
de 12 à 18 GHz
1.6 à 2.5 cm

Bande K
de 18 à 26 GHz
11.5 à 16.6 mm

Bande Ka
de 26 à 40 GHz
7.5 à 11.5mm

Bande Q
de 30 à 50 GHz
6 à 10mm

Bande U
de 40 à 60 GHz
5 à 7.5 mm

Bande V
de 46 à 56 GHz
5.3 à 6.5 mm

Bande W
de 56 à 100 GHz
3 à 5.3mm

Micro-ondes et santé - Les technologies employant des micro-ondes peuvent s’avérer dangereuses lorsqu’elles dépassent une certaine puissance. C’est pour cela que les techniciens télécoms qui interviennent sur les antennes GSM ne s’en approchent que lorsqu’elles sont désactivées. C’est aussi pour cela qu’un four à micro-ondes ne doit pas laisser sortir les ondes.

Dans le cas des faibles doses, comme pour les téléphones portables, certaines études démontreraient une nocivité. Mais ces études n’emportent pas l’adhésion de la plupart des spécialistes (voir l’article sur la pollution électromagnétique)

Source : fr.wikipedia.org/wiki/Micro-onde

Pollution électromagnétique : c’est un phénomène physique décrivant l’exposition d’êtres vivants ou d’appareils à un champ électromagnétique émis par des appareils électriques. Ce phénomène dépend essentiellement de la puissance, de la fréquence, et de la durée d’exposition. L’influence de ce phénomène sur la santé est encore largement méconnu et reste sujet à controverse. Les sources de pollutions, les méthodes pratiques de calculs et de mesures, les couplages ainsi que les niveaux étant souvent bien différents il est préférable afin de faciliter la compréhension de scinder en deux partie distinctes les basses fréquences et les radiofréquences. La frontière n’est pas imperméable, par exemple un source radiofréquences modulée par une basse fréquence (exemple le GSM) pourra dans un milieu non parfaitement linéaire être démodulée et générer un signal basse fréquence

Sources de pollution - Rayonnement et champ électromagnétiques

Tout appareillage électrique émet un champ électromagnétique lorsqu’il est en fonctionnement. Ce champ va induire des effets électriques et magnétiques à proximité de l’appareillage. On parle de rayonnement électromagnétique lorsque ce champ est transmis dans l’air par effet d’antenne. Cette transmission peut se faire sur un spectre de fréquence très large :

Spectre électromagnétique

Sources de pollution électromagnétique basse fréquence
Les principales sources artificielles de champ électromagnétique sont les lignes haute tension, d’une fréquence de 50-60Hz, et les appareils électroménagers utilisant cette tension.
Sources artificielles de pollution électromagnétique dans le domaines des radiofréquences (10 kHz à 300 GHz)
Les principales sources de pollution électromagnétiques actuelles sont les suivantes :

les réseaux de téléphonie mobile ouverts au public GSM, UMTS ;

les réseaux de téléphonie mobile privé (PMR) analogiques, TETRA, ACROPOL ;

les réseaux informatiques WIFI,CPL,UWB,WIMAX ;

l’effet couronne sur les lignes à haute tension ;

les émetteurs radiophoniques ;

les émetteurs de télévision dont la puissance vient de doubler du fait de la TNT ;

les radars (militaires et / ou aériens) ;

les ondes satellitaires et les émetteurs satellitaires ;

les fours à micro-ondes (niveau de fuite autorisé environ 2W équivalent à un téléphone portable) ;

la RFID qui vient d’obtenir le droit d’émettre 2 W autour de 866 MHz ;

les tubes cathodiques des téléviseurs et autres écrans ;

le rayonnement des ordinateurs (très faible).

Depuis quelques années, le niveau de pollution électromagnétique augmente de manière exponentielle pour les radiofréquences, ceci est dû au développement des communications par radio générant un niveau de pollution sans commune mesure avec les appareils électriques et électroniques qui se plient eux à des normes de compatibilité électromagnétique drastiques concernant leur niveau d’émission. Le niveau maximal toléré par les normes pour un ordinateur est d’environ 100 µV/m mesuré à 10 m [1], soit 1 mV/m à 1 m, c’est à dire à peu près le niveau que produit une station de base GSM à plus de 100 km.

Effets ionisants de la pollution électromagnétique

Un rayonnement électromagnétique est dit ionisant à partir du moment ou il possède suffisamment d’énergie pour arracher des électrons aux atomes exposés. C’est le cas pour les rayonnements dans la partie haute du spectre électromagnétique (rayons X, rayons gamma, rayons cosmiques). Suivant la dose absorbée, les effets peuvent être graves aussi bien pour un organisme biologique que pour un appareillage électronique. L’exposition est en grande partie naturelle (rayonnements cosmiques, sols, éléments radioactifs ingérés), mais aussi d’origine humaine (Imagerie médicale, méthodes de mesure industrielles, stérilisation des denrées alimentaires, essais nucléaires, production nucléaire d’électricité).

Effets photochimiques de la pollution électromagnétique

Les effets photochimiques sont causés par l’interaction entre la lumière et la matière. Les effets biologiques de ces rayonnements, bien que moins énergétiques que les rayonnements ionisants, peuvent être importants pour les parties exposées : peau (coup de soleil, cancer de la peau, vieillissement), yeux (photokératite, cataracte, brûlures de la rétine ou de la cornée). L’exposition est essentiellement naturelle (soleil), elle peut aussi être artificielle (lampes ultraviolet, laser).

Effets thermiques de la pollution électromagnétique

Le rayonnement électromagnétique des micro-ondes et des ondes radio a un effet thermique sur la matière, principalement en surface. Ce principe est notamment utilisé dans les fours à micro-ondes). Ces rayonnements sont essentiellement issus de sources artificielles (télécommunications, radars, fours à micro-ondes, transmission d’énergie). Des sources naturelles telles que le bruit cosmique existent également.

Hyper sensibilité électromagnétique = HSEM

La HSEM est un trouble sanitaire généré chez certaines personnes par l’exposition à de faibles niveaux de champ électromagnétique. Suivant les études et les pays, 0 à 10% de la population serait touchée par ce trouble. Ces patients développent dans 90% des cas des symptômes bénins et dans 10% des cas des symptômes handicapants pour la vie quotidienne. Des études en laboratoire n’ont pas permis de démontrer une corrélation biologique entre les champs électromagnétiques et la HSEM[2]. L’OMS préconise une approche environnementale (stress, qualité de l’air, conditions de travail), psychologique et psychiatrique pour le traitement de ce trouble.

Effets de la pollution électromagnétique sur les appareils électroniques

Les champs magnétiques et électriques génèrent des courants et des tensions dans les appareils électroniques (de même que dans les organismes vivants). Certains effets sont liés au courant, d’autres à la tension et d’autres à la puissance absorbée, et la fréquence est un paramètre important sur les effets. Ils peuvent provoquer des perturbations, conduisant dans certains cas à un dysfonctionnement (dégradation des performances, erreur de mesure ou blocage).

Dangers et risques des champs électromagnétiques de faible puissance
Alors que les réglementations en vigueur imposent l’utilisation des appareils électroniques en deça des effets connus de l’électromagnétisme, tels que l’effet thermique pour les ondes radio et micro-ondes, les dangers d’une exposition pour de faibles puissances ne sont pas à ce jour démontrés scientifiquement.

Malgré cela, de nombreuses études de risque ont été lancées afin de déterminer une probabilité de risque sanitaire ou environnemental des champs électromagnétiques. On distingue les études sur le danger électromagnétique effectué en laboratoire des études épidémiologiques.

Dangers biologiques de la pollution électromagnétique

* Cancers et effets génétiques

Le rapport n°52 de l’OPECST[3] analyse le résultat des études sur le développement de tumeurs chez l’animal suite à l’exposition en laboratoire de signaux de téléphonie mobile (exposition corps-entier sur une durée longue, 2 ans) comme négatives. Une étude positive concerne des souris modifiées génétiquement qui présentent un nombre élevé de lymphomes, mais l’étude a été critiquée et répliquée négativement. Des études sur les cellules en culture sont globalement négatives pour des expositions courtes (< 2 heures), et montrent une possibilité d’effets cytogénétiques et d’altérations de l’expression des protéines de choc thermique (Heat Shock Protein ou HSP) sur des durées d’exposition plus longues (24 heures). L’effet du rayonnement EM sur la mort cellulaire par apoptose s’est révélée négative.

* Reproduction et développement

Le rapport n°52 de l’OPECST[3] conclut sur l’absence de risques pour la reproduction à partir des quelques études pertinentes publiées sur l’animal. Une étude non confirmée indique cependant un risque 6 fois plus élevé de mortalité pour des oeufs de poulet mis en incubation à proximité d’un téléphone portable en tentative de connexion permanente.

* Système nerveux

Le rapport n°52 de l’OPECST[3] indique un effet significatif sur certaines fonctions cérébrales humaines (temps de réaction, attention, calcul), animales (manoeuvres d’évitement, altération de l’apprentissage). La mémoire et le sommeil ne seraient pas affectés. Certaines études sur l’animal indiquent une possible "perméabilisation des vaisseaux sanguins du cerveau", pouvant conduire certaines personnes prédisposées à des crises de migraine.

* Système cardiovasculaire

D’après le rapport n°52 de l’OPECST[3], les rares études sur les effets des téléphones portables sur le système cardiovasculaire humain ou animal (pression artérielle, rythme cardiaque) se sont révélées négatives.

* Système immunitaire et endocrinien

D’après le rapport n°52 de l’OPECST[3], le rayonnement des téléphones portables n’a pas d’effet significatif sur ces parties du corps.

* Maladies et infections

En juillet 2007, une étude de l’Imperial Center for Environmental Policy[4] suggère une influence des champs électriques sur les risques de maladies respiratoires (asthme) ou infectieuses (allergènes, bactériennes ou virales). Les chercheurs pensent qu’un champ électrique pourrait favoriser la déposition des microparticules de l’air ambiant dans les poumons et dans les cheveux par effet électrostatique. Cette étude est en attente de validation, notamment sur les organismes humains.

Risques sanitaires de la pollution électromagnétique

juin 2001 : L’Organisation Mondiale de la Santé (WHO), en charge de la coordination mondiale des recherches sur les effets des champs électromagnétiques (EMF)[5], publie en juin 2001 une évaluation de son agence CIRC, classifiant les champs électromagnétiques comme "peut-être cancérogènes pour l’homme" (groupe 2B)[6]. Les spécialistes se sont basés sur des études épidémiologiques estimant que deux fois plus d’enfants sont susceptibles de développer une leucémie lorsqu’ils sont exposés à un champ magnétique moyen de 0.3 à 0.4µT.

en novembre 2002, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scient. tech. (OPECST) publie le rapport n° 52 sur l’incidence éventuelle de la téléphonie mobile sur la santé[3]. Concernant le risque accru de cancer par les téléphones mobiles, le rapport indique que 8 études n’ont pas eu de résultats significatifs, et que des études du groupe Hardell ont eu un résultat positif, mais sont sujets à controverse de par leur méthodologie (p.32 du rapport). Concernant le risque accru de cancer par les stations de base, les études sont considérées comme délicates du fait de nombreux paramètres en jeu, certaines études en Grande-bretagne et en Australie ont eu un résultat positif sur le risque de leucémies des enfants à proximité de stations de télévision et de radio, mais non reproductible sur toutes les stations. Le rapport conclue à l’absence de preuves.

Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) est en charge d’une étude globale Interphone sur le développement de tumeurs chez les personnes ayant utilisé un téléphone portable intensivement durant les 5 à 10 dernières années[7]. Les premiers résultats (2004-2006) ne concluent pas à un lien entre le téléphone portable et le développement de gliomes[8]. Un doute a cependant été émis concernant les résultats à long terme (> 10 ans)[9].
au printemps 2003 puis en juin 2007, l’office fédéral suisse de l’environnement (OFEV, ex OFEFP) publie un état des lieux des recherches menées sur les rayonnements non ionisants à haute fréquence de faible intensité[10][11]. Le rapport se base sur 200 études scientifiques, et classifie les effets biologiques suivant leur existence et leur importance pour la santé. L’analyse montre une insuffisance des données scientifiques dans le domaine des intensités faibles. Toutefois des résultats provisoires se dégagent : la possibilité d’un risque accru de tumeurs au cerveau par l’utilisation de téléphones mobiles (puissance de 20mW-2W/kg), bien qu’aucune étude concluante ne concerne les stations de base de téléphonie mobile, la possibilité d’une modification passagère ou durable du matériel génétique de certaines cellules (puissance de 0.3W/kg, conséquences inconnues pour le fonctionnement des cellules). L’analyse insiste sur les problèmes inhérents aux études épidémiologiques lancées jusqu’en 2007 : absence d’établissement d’un lien causal entre les effets observés et les rayonnements EM, choix des échantillons de la population et des méthodes de recherche, pas d’évaluation de l’exposition quotidienne de la population, peu d’études à long terme. La conclusion de l’étude indique qu’aucun élément scientifique ne peut remettre en cause les valeurs limites de l’ICNIRP, ni que ces valeurs constituent une protection suffisante pour la population.

L’OFEV préconise le maintien du principe de précaution et d’accentuer la recherche.

Risques liés aux dysfonctionnement d’appareils électroniques
La pollution électromagnétique a des effets sur le fonctionnement des appareils électroniques. Certaines règles et techniques permettent d’assurer le bon fonctionnement des appareils dans leur milieu : la compatibilité électromagnétique
Ce risque est mentionné par des organismes officiels depuis novembre 2006 en France : la fondation Santé et Radiofréquence[12], et par les parlementaires de l’OPECST dans un rapport de juillet 2006[13].
Utiliser les appareils dans un environnement dépassant leur niveau d’immunité fait encourir un grand risque[14].
.../...

Les enjeux très importants, tant au niveau économique qu’humain, ainsi que la complexité du problème scientifique posé, expliquent sans doute la prudence avec laquelle avancent tous les acteurs de ce domaine. Les risques environnementaux ou sanitaires auxquels nous sommes exposés sont très rarement anticipés, à chaque fois on expose et on étudie après comme dans le cas de la dissémination de produits chimiques ou l’exposition aux ondes électromagnétiques. Parfois des dogmes scientifiques partent aux poubelles de l’histoire comme la barrière d’espèce infranchissable qui nous protégeait officiellement au début de "la vache folle" et que plus personne n’a osé invoquer avec la grippe aviaire. Depuis cette affaire les conclusions d’experts comporte l’expression "en l’état actuel des connaissances scientifiques".

Quand des intérêts économiques sont en jeu et qu’il est question de risques, le niveau de compétence des experts officiels n’est pas une caution suffisante à la qualité de l’information délivrée comme l’ont démontré des précédent fâcheux ou ce sont des associations qui ont contribué à la manifestation de la réalité scientifique comme : la dioxine, "la vache folle", l’amiante, le nuage de Tchernobyl, l’hormone de croissance.
Certains organismes se sont totalement discrédités et ont disparu tel le SCPRI, le Comité Permanent Amiante, dans diverses affaire des responsables on été mis en examen pour tromperie aggravée nuage de Tchernobyl, hormone de croissance)
D’où le principe de précaution en matière d’environnement adopté dans de multiples législations, ce qui n’a guère changé les habitudes.

Le refus du débat public par les organismes officiels se manifeste clairement de deux façons sur Internet.

1) les sites Internet des organismes officiels ne mettent en lien que des organismes qui ne les contredisent pas, ils se citent les uns les autres.

2) aucun site de propose de forum ou on peut poser une question publiquement, ils proposent tous des FAQ, ils font les questions et les réponses.
Certains organismes en charge ou traitant des champs électromagnétiques se sont déjà discrédités l’AFSSET par un rapport de l’IGE et l’IGAS et par ses documents , l’ARCEP et l’ANFR par la dissimulation systématique de certains effets et risques signalés plus bas.

Les obligations légales et limites permettant de les satisfaire
Pour l’Europe, les équipements de communication par radio relèvent de la directive 1999/5/CE dite "RTTE" dont les exigences essentielles sont mentionnées à l’article 3.
Pour la France cette directive est transposée dans l’article L32 du code des Postes et Communications Electroniques dont le 12° mentionne les principales exigences qui doivent toutes être respectées.

On trouve donc deux limites distinctes à respecter pour satisfaire à ces exigences :

La limite de 3 V/m pour les fréquences supérieures à 80 MHz, seul moyen connu de respecter la compatibilité électromagnétique avec les appareils électroniques en maintenant une marge d’immunité supérieure à 0.
Les limites variables en fonction de la fréquence jusqu’à 61 V/m du décret 2002-775 complétant l’article L32 pour certains risques biologiques direct.

La réglementation CEM (Champs ElectroMagnétiques)

La compatibilité électromagnétique permettait d’assurer la pérennité du fonctionnement de tous les appareils électroniques et systèmes de communication dans leur environnement normal, ce n’est plus le cas.
Les principes de base de cette discipline, les textes législatifs et techniques (normes) sont respectés scrupuleusement par les industriels concevant des appareils électroniques ce qui a permis le développement des communications électroniques modernes. On constate que les dispositions prévues sont aujourd’hui réduites à néant du fait de la pollution électromagnétique générée principalement par les systèmes de communications par radio.

La pollution électromagnétique peut provoquer des dysfonctionnements, sont concerné des centaines de millions d’appareils électroniques utilisés pour toutes sortes d’applications avec des conséquences dramatiques dans certains cas. Quelques sources mentionnant l’augmentation du risque. Mémoire d’Habilitation à diriger des recherches : Michel Terré page 23 ; Rapport d’activité 2003 2006 du CNFRS commission E page 51 ; Supélec introduction au cours sur la compatibilité électromagnétique.

Marge d’immunité aux champs électromagnétiques rayonnés : cette marge doit être positive pour assurer la compatibilité électromagnétique (le niveau de pollution du milieu doit être inférieur au niveau d’immunité).

Les mesures réalisées avec des appareils électroniques ne peuvent plus être présumées valables car le niveau de pollution de l’environnement toléré de 61 V/m et revendiqué par les pollueurs est incompatible avec le fonctionnement normal d’appareils électroniques de mesures dont l’immunité est de 3 V/m ou 10 V/m.

La réglementation des dispositifs médicaux - Plusieurs normes Européennes réglementent ces risques[21].

En France, les appareils électroniques à usage médical sont désignés sous le nom de dispositifs médicaux dans le code de la santé publique ils entrent dans la même catégorie que les gants de chirurgiens ou les lits eux même noyés dans les produits de santé. Ils doivent cependant garantir une immunité contre les perturbations électromagnétiques permettant de fonctionner conformément à leur destination.[22].

La plupart des documents d’informations sur les risques en sont encore à faire comme si les seuls dispositifs médicaux existant sont les stimulateurs cardiaques (c’était vrai il y a 30 ans), d’immunité 10 V/m et souvent plus, implanté donc bénéficiant de l’atténuation de la peau,et représentant environ 1% des dispositifs médicaux utilisés actuellement. Cet exemple ne peut donc en aucun cas représenter les risques de dysfonctionnements.
La totalité des appareils doivent avoir un fonctionnement fiable que ne peut garantir un niveau de pollution électromagnétique supérieur à leurs niveau d’immunité, les dysfonctionnement peuvent avoir des conséquences graves pour la santé et conduire à des décès il s’agit donc d’un risque sanitaire indirect.

L’AFNOR ne tient pas compte de ce risque dans ses comparaisons aux seules limites thermiques sur le site cartoradio.

Distances de sécurité à respecter

On les trouve dans cet article de CE Mag, ou ici et sur le site de la FDA, et surtout dans les tableaux 204 et 206 de la norme EN60601-1-2 que l’on retrouve personnalisé par les constructeurs ils indiquent la distance a respecter en fonction de la puissance des sources de pollution afin de ne pas dépasser le niveau d’immunité de leur appareils.

Données par Welchallyn pour un électrocardiographe d’immunité 3V/m annexe B page 72 .

Données par Emerson pour un dispositif d’immunité 1V/m
La distance de sécurité pour utiliser les appareils se déduit de la formule vue plus haut d= 5.5 racine (pire)/ E limite
pour un appareil d’immunité 1 V/m d = 5.5*racine(Pire)
pour un appareil d’immunité 3 V/m d = 1,83*racine(Pire), on obtient le graphique suivant.

La distance lue dans la notice des appareil semble plus sévère car elle prend pour base de calcul la puissance électrique de l’émetteur et l’utilisation d’une antenne plus ou moins omnidirectionnelle de gain 2,15 dB (identique à un doublet 1/2 onde),soit une PIRE = 1,64 * Pelectrique

Un pylône regroupant des stations de base de téléphonie mobile pouvant facilement regrouper trois émetteurs, la PIRE peut atteindre 6000 W si vous êtes exposé au lobe principal.
Les distances de sécurité à respecter en cas d’exposition au lobe principal des stations de base GSM permettant d’utiliser les appareils dans l’environnement où il a été prévu de les utiliser par leur constructeur se trouvent dans ce tableau.

Distance de sécurité à respecter pour le lobe principal
immunité des appareils
1 station de base
3 stations de base

PIRE 2000W
PIRE 6000W
1V/m
256m
426m
3V/m
81m
141m
10V/m
24m
42m
Notez que ces distances de sécurité à respecter ne sont pas spécifiques aux dispositifs médicaux mais s’appliquent à tous les appareils électroniques en fonction de leur niveau d’immunité dont un dysfonctionnement pourrait présenter un risque pour la santé ou un trouble anormal du voisinage ou tout autre préjudice puisque le respect de la compatibilité électromagnétique est un obligation légale.
Les acteurs impliqués dans la pollution électromagnétique
Les pollueurs potentiels qui sont à l’origine de l’émission d’ondes pouvant présenter divers effets et risques quelconques : opérateur de communications électroniques, installateurs et exploitants de réseaux informatiques, constructeurs d’appareils divers et variés.
Les organismes chargés d’appliquer la réglementation.
Pour la France : Les organismes en charge de l’application des réglementations des communications électroniques sont mentionnés sur ce site gouvernemental.
La CSPPe chargée de superviser l’application des lois, l’ARCEP ex ART qui non seulement est chargée de l’application des lois, mais propose de plus en plus de textes et donne des avis sur d’autres ; de fait, l’ARCEP omniprésente est le principal responsable de la réglementation et de son application.
Les organismes en charge de la prévention et de l’information sur les risques sanitaires.
L’AFSSET chargée d’évaluer les risques sanitaires liés à l’environnement,L’AFSSAPSChargée en autre de la sécurité sanitaire lié à l’utilisation des dispositif électro-médicaux. La Fondation Santé et Radiofréquence dont le rôle et d’encourager le recherche sur les effets des ondes électromagnétique et d’informer le public. L’OPECSTStructure parlementaire d’évaluation des risques technologiques. Le ministère de la santé, 7e sous-direction de la DGS chargée de la gestion des risques des milieux, Bureau 7B chargé de l’air, sol, déchets et localement les DDASS. Le ministère de l’environnement
les organismes de contrôle de l’administration.
L’IGAS pour les questions sanitaires, L’IGE pour ce qui relève de l’environnement.
les organismes traitant de la sécurité des consommateurs.
La DGCCRF chargé de la répression des fraudes et de la sécurité des consommateurs, La CSC chargée d’émettre des avis et d’informer les consommateurs en matière de risques.
Les interprétations de la loi
Certaines interprétations de la loi prétendent que le respect des limites du décret 2002-775 est la seule obligation légale, ce qui revient à dissimuler certains effets, risques, précautions à prendre et l’obligation du respect de toutes les principales exigences de la loi qui est bien l’article L32 et non ce décret.
Au sujet du décret 2002-775 : ce décret est la transposition la plus laxiste en Europe de la recommandations 1999/519/CE, elle même issue de recommandations de l’ICNIRP,or dans le guide pour l’établissement de limites l’ICNIRP précise : "Le respect du présent guide ne permet pas ipso facto d’éviter toute perturbation des dispositifs médicaux tels que prothèses métalliques, stimulateurs ou défibrillateurs cardiaques, implants cochléaires. Les stimulateurs cardiaques peuvent être perturbés par des champs n’atteignant pas les niveaux de référence. La prévention de ces problèmes n’entre pas dans le domaine d’application du présent guide mais est traitée dans d’autres documents " / Le couplage de champs électromagnétiques à des appareillages médicaux portés par, ou implantés sur, une personne (ce cas n’est pas envisagé dans le présent guide).
Les risques liés à la compatibilité électromagnétique ne sont donc pas couverts par ces limites selon l’ICNIRP , ce qui dément le détournement de ses recommandations par certains.
Du fait de la dissimulation d’effets, de risques et des moyens de protection lié à la compatibilité électromagnétique, prétendre que le respect des limites thermiques suffisent à vous protéger de tous les risques dus à l’exposition aux ondes électromagnétique, est un acte de tromperie.
Notes de Wikipédia :
Cet article ou cette section doit être recyclé en le réorganisant et en le clarifiant.
En apposant le bandeau, merci d’énoncer les points à améliorer en page de discussion.

Source : fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_électromagnétique

Téléphonie mobile de troisième génération : c’est un ensemble de technologies et d’équipements qui s’est fait jour dans le secteur des télécommunications.
La première génération de téléphonie mobile (notée 1G) possédait un fonctionnement analogique et était constituée d’appareils relativement volumineux. Il s’agissait principalement des standards suivants :
AMPS (Advanced Mobile Phone System), apparu en 1976 aux Etats-Unis, constitue le premier standard de réseau cellulaire. Utilisé principalement Outre-Atlantique, en Russie et en Asie, ce réseau analogique de première génération possédait de faibles mécanismes de sécurité rendant possible le piratage de lignes téléphoniques.
TACS (Total Access Communication System) est la version européenne du modèle AMPS. Utilisant la bande de fréquence de 900 MHz, ce système fut notamment largement utilisé en Angleterre, puis en Asie (Hong-Kong et Japon).
ETACS (Extended Total Access Communication System) est une version améliorée du standard TACS développé au Royaume-Uni utilisant un nombre plus important de canaux de communication.
Les réseaux cellulaires de premières génération ont été rendus obsolètes avec l’apparition d’une seconde génération entièrement numérique.
La seconde génération de réseaux mobiles (notée 2G) a marqué une rupture avec la première génération de téléphones cellulaires grâce au passage de l’analogique vers le numérique.
Les principaux standards de téléphonie mobile 2G sont les suivants :
GSM (Global System for Mobile communications), le standard le plus utilisé en Europe à la fin du XXe siècle, supporté aux Etats-Unis. Ce standard utilise les bandes de fréquences 900 MHz et 1800 MHz en Europe. Aux Etats-Unis par contre, la bande de fréquence utilisée est la bande 1900 MHz. Ainsi, on appelle tri-bande, les téléphones portables pouvant fonctionner en Europe et aux Etats-Unis.
CDMA (Code Division Multiple Access), utilisant une technique d’étalement de spectre permettant de diffuser un signal radio sur une grande gamme de fréquences.
TDMA (Time Division Multiple Access), utilisant une technique de découpage temporel des canaux de communication, afin d’augmenter le volume de données transmis simultanément. La technologie TDMA est principalement utilisée sur le continent américain, en Nouvelle Zélande et en Asie Pacifique.
Grâce aux réseaux 2G, il est possible de transmettre la voix ainsi que des données numériques de faible volume, par exemple des messages textes (SMS, pour Short Message Service) ou des messages multimédias (MMS, pour Multimedia Message Service). La norme GSM permet un débit maximal de 9,6 kbps.
Des extensions de la norme GSM ont été mises au point afin d’en améliorer le débit. C’est le cas notamment du standard GPRS (General Packet Radio System), qui permet d’obtenir des débits théoriques de l’ordre de 114 kbit/s, plus proche de 40 kbit/s dans la réalité. Cette technologie ne rentrant pas dans le cadre de l’appellation « 3G » a été baptisée 2.5G

La norme EDGE (Enhanced Data Rates for Global Evolution, présentée comme 2.75G quadruple les améliorations du débit de la norme GPRS en annonçant un débit théorique de 384 Kbps, ouvrant ainsi la porte aux applications multimédias. En réalité la norme EDGE permet d’atteindre des débits maximum théoriques de 473 kbit/s, mais elle a été limitée afin de se conformer aux spécifications IMT-2000 (International Mobile Telecommunications-2000) de l’ITU ( International Telecommunications Union).

La troisième génération de téléphonie mobile - Les spécifications IMT-2000 (International Mobile Telecommunications for the year 2000) de l’Union Internationale des Communications (UIT), définissent les caractéristiques de la 3G (troisième génération de téléphonie mobile).

Ces caractéristiques sont notamment les suivantes :
un haut débit de transmission :

144 Kbps avec une couverture totale pour une utilisation mobile,
384 Kbps avec une couverture moyenne pour une utilisation piétonne,
2 Mbps avec une zone de couverture réduite pour une utilisation fixe.
compatibilité mondiale,
compatibilité des services mobiles de 3ème génération avec les réseaux de seconde génération,
La 3G propose d’atteindre des débits supérieurs à 144 kbit/s, ouvrant ainsi la porte à des usages multimédias tels que la transmission de vidéo, la visio-conférence ou l’accès à internet haut débit. Les réseaux 3G utilisent des bandes de fréquences différentes des réseaux précédents : 1885-2025 MHz et 2110-2200 MHz.
La principale norme 3G utilisée en Europe s’appelle UMTS (Universal Mobile Telecommunications System), utilisant un codage W-CDMA (Wideband Code Division Multiple Access). La technologie UMTS utilise la bande de fréquence de 5 MHz pour le transfert de la voix et de données avec des débits pouvant aller de 384 kbps à 2 Mbps. La technologie HSDPA (High-Speed Downlink Packet Access) est un protocole de téléphonie mobile de troisième génération baptisé « 3.5G » permettant d’atteindre des débits de l’ordre de 8 à 10 Mbits/s. La technologie HSDPA utilise la bande de fréquence 5 GHz et utilise le codage W-CDMA.

Tableau récapitulatif
Standard
Génération
Bande de fréquence
Débit

GSM
2G
Permet le transfert de voix ou de données numériques de faible volume.
9,6 kpbs
9,6 kpbs
GPRS
2.5G
Permet le transfert de voix ou de données numériques de volume modéré.
21,4-171,2 kpbs
48 kpbs
EDGE
2.75G
Permet le transfert simultanés de voix et de données numériques.
43,2-345,6 kbps
171 kbps
UMTS
3G
Permet le transfert simultanés de voix et de données numériques à haut débit.
0.144-2 Mbps
384 Kbps
Source : www.commentcamarche.net/telephonie-...

 Traduction, définitions et compléments en français :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles honoraire,
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange..fr

Fichier : Santé Champs électromagnétiques Abeilles Mobiles Phones and Vanishing Bees ISIS french.4
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