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"OGM Santé Pesticides : En route pour des plantes cultivées génétiquement modifiées tolérantes au Dicamba ?" par le Professeur Joe Cummins

Traduction et compléments de Jacques Hallard
mercredi 20 juin 2007 par Cummins Professeur Joe

OGM Santé Pesticides

En route pour des plantes cultivées génétiquement modifiées tolérantes au Dicamba ?

  Transformation d’un désastre environnemental en une véritable catastrophe, d’après le Professeur Joe Cummins.

Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 20/06/2007

La version originale de cet article, avec toutes les références bibliographiques et intitulée Ready for Dicamba Ready GM crops ?, est accessible par les membres d’ISIS sur le site suivant :
[www.i-sis.org.uk/Dicamba_Ready_GM_crops.php]

Une version électronique de ce rapport, ou de n’importe quel autre rapport émanant de l’ ISIS, avec toutes les références bibliographiques, peuvent être expédiée sur demande effectuée par messagerie électronique, moyennant une participation de 3,50 £.

S’adresser à : report@i-sis.org.uk

 OGM : les plantes cultivées génétiquement modifiées sont déjà presque obsolètes

Il est apparu en toute clarté que les plantes cultivées modifiées génétiquement (OGM) pour leur tolérance à des herbicides ne sont pas soutenables ou (durables), car des plantes adventices ou « mauvaises herbes » apparaissent rapidement dans les champs cultivés, ce qui rend les OGM très vite obsolètes et dépassés [1, 2] ( Roundup Ready Sudden Death, Superweeds, Allergens... , SiS 28).

En outre, les plantes cultivées génétiquement modifiées, tolérantes à des herbicides, peuvent elles-mêmes devenir de véritables « mauvaises herbes », encore appelées les herbes ‘volunteers’ en anglais. La société Monsanto avait identifié le problème et elle avait créé les mélanges d’herbicide brevetés dès 2001, pour combattre des herbes résistantes à sa formulation de glyphosate (Roundup) et pour offrir des semences de plantes génétiquement modifiées qualifiées de ‘Roundup Ready’. [3].

Les herbes résistantes à un herbicide apparaissent par mutation ou par flux de gène à partir des cultures de plantes transgénique [4]. Il s’est avéré que le gène de tolérance à un herbicide, qui est présent dans une plante transgéniques, pour être transféré à des espèces voisines apparentées et considérées comme « mauvaises herbes » [5]. En bref, la durée de vie pratique pour la culture de ces plantes génétiquement modifiées, est très rapidement écourtée.

Ainsi, des plantes cultivées résistantes à l’herbicide phénoxy Dicamba ont été développées en remplacement des plantes tolérantes au glyphosate, aussi bien qu’au glufosinate ou au bromoxynil, qui étaient devenues inopérantes et obsolètes.

Le Dicamba est produit par la société chimique BASF qui l’a lancé sur le marché sous l’appellation de Banvel, sous forme de son sel de diméthylamine, ou encore sous la spécialité commerciale de Vanquish, sous forme de son sel de diglycolamine [6].

Les ingrédients adjuvants et les matières « inertes » dans les formulations comprennent l’acide 3.6-dichlorosalysilique, la diméthylnitosamine, l’éthylène-glycol et la 2.7-dichlorodibenzo-p-dioxine.

 Dicamba : un vieux compagnon de l’« agent orange »

Le Dicamba est réellement un vieil herbicide qui a servi à côté de l’« agent orange » au Vietnam [7] et il a été ressuscité comme un produit chimique respectueux de l’environnement par la magie des relations publiques.
La dégradation de Dicamba a été caractérisée dans la bactérie Pseudomonas maltophilia, qui a la capacité d’utiliser l’herbicide comme unique source de carbone.

Trois enzymes séparées, une oxygénase, une ferrédoxine et une réductase agissent séquentiellement et successivement pour convertir le Dicamba en son premier produit de dégradation : l’acide 3.6-dichlorsalycilique [8].

Le brevet primaire pour les organismes capables de dégrader le Dicamba, concernant les plantes transgéniques, avait été déposé par l’Université du Nébraska aux Etats-Unis.

Les gènes pour l’oxygénase, la ferrédoxine et la réductase du Dicamba ont été employés pour transformer des plantes cultivées. Aucun marqueur sélectionnable n’a été exigé parce que les plantes transformées pouvaient être identifiés par la fluorescence de l’acide 3.6-dichlorsalycilique [9].

La modification génétique du soja s’est avérée couronnée de succès en faisant seulement appel au gène de la monooxygénase du Dicamba, sous la conduite d’un promoteur du virus du streak de l’arachide et avec un stimulateur provenant du virus du Tobacco etch, un gène chloroplastique de passage de peptide émanant du pois - pour la localisation au niveau du chloroplaste - et un terminateur de la transcription provenant également du pois.

Dans cette transformation, qui a localisé la fonction monooxygénase du Dicamba dans le chloroplaste, les gènes codant pour la ferrédoxine et la réductase n’ont pas été nécessaires pour obtenir et assurer une dégradation active du Dicamba [10].

Entre 2004 et 2007, plus de 40 disséminations d’essais pratiques de maïs, de coton ou de soja, résistants au Dicamba, ont été approuvées et autorisées aux Etats-Unis ; toutes ces expérimentations furent entreprises par Monsanto Corporation, excepté un essai effectué par chacun des organismes suivants : l’Université du Kansas et la société BASF Corporation.

Plusieurs essais sur le terrain diffusèrent des plantes OGM qui comprenaient en outre des transgènes pour la tolérance au glyphosate, pour le rendement ou pour la composition de l’huile. Sauf en ce qui concerne la diffusion de l’Université du Kansas, les fournisseurs des transgènes de résistance au Dicamba ont été considérés comme régis dans le cadre d’un information commerciale confidentielle, bien que les constructions génétiques, concernées là, soient probablement bien différentes des gènes de Pseudomonas maltophilia utilisés dans le matériel diffusé à partir du Kansas [11].

Cependant, avec l’utilisation de cette procédure pour les disséminations au champ, le public peut être exposé à des produits toxiques : cette façon d’opérer est imprudente et n’apporte aucune garantie. Les études d’impacts sur l’environnement ne semblent pas être disponibles pour les nombreuses disséminations d’expérimentations au champ des plantes génétiquement modifiées, résistantes au Dicamba ou des plantes génétiquement modifiées avec une association de plusieurs transgènes ; de plus, les endroits où les expérimentations furent réalisées, ne furent pas portés à la connaissance des personnes qui étaient susceptibles d’y être exposées.

 L’herbicide ’Dicamba’ n’est ni sûr - en terme de sécurité - ni respectueux de l’environnement

La toxicité de l’herbicide de Dicamba vaut la peine d’être passée en revue. Il s’est avéré que le Dicamba, comme matière active de base, et sa spécialité commerciale Banvel, étaient capables d’augmenter les échanges chromosomiques entre des chromatides sœurs chez des lymphocytes humains. L’étude a conclu que le Dicamba est un agent qui endommage l’ADN et qu’il est potentiellement dangereux pour les êtres humains [12].

Le Dicamba s’est montré génotoxique dans des essais de mutagénèse en utilisant des plantes transgéniques d’Arabidopsis thaliana’ [13].

Le Dicamba s’est avéré capabled de provoquer une prolifération des péroxisomes chez les rats, une activité liée au cancer du foie chez les rongeurs [14].

Le Dicamba n’est certainement pas sûr - en terme de sécurité alimentaire - ni respectueux de l’environnement et il convient de s’opposer à de nouvelles extensions de ces expérimentations.

Le Dicamba est relativement persistant dans l’environnement et il est lentement dégradé, uniquement chez les espèces végétales qui sont utilisées pour les gazons [15]. Dans l’état du Saskatchewan, au Canada, il s’est avéré que le Dicamba était entraîné dans les eaux du fleuve au sud de Saskatchewan, qui constituent une ressource en eau potable pour des populations urbaines [16]. Des niveaux élevés de Dicamba ont été observés dans les fleuves qui drainent deux bassins versants de prairies ; de plus, les effluents du Manitoba, qui récupèrent les eaux de ruissellement de régions agricoles, ont montré des concentrations élevées pendant la période d’application de l’herbicide au cours des mois de mai et de juin [17].

Comme cela était prévisible, l’abus d’emploi des herbicides dans les cultures de plantes génétiquement modifiées, a eu comme conséquence que ces plantes OGM sont devenues tout à fait désuètes et obsolètes lorsque des plantes adventices [« mauvaises herbes »] se sont montrées résistantes vis-à-vis de ces herbicides.

L’introduction d’une résistance à un vieil herbicide polluant dans des plantes cultivées par transgénèse, apparaît comme une solution désespérée, qui peut faire d’un désastre environnemental, une véritable catastrophe.

La seule manière de solutionner le problème des « mauvaises herbes » devenues résistantes à ces herbicides, c’est tout simplement de retourner à un mode d’agriculture biologique et soutenable, qui est seule exempte de toute pollution par des herbicides.

 Définitions et compléments en français :

Très nombreux compléments : définitions, références biographiques, schémas, graphiques.... à demander à yonne.lautre@laposte.net

Traduction, définitions et compléments en français :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange..fr

Fichier : OGM Santé Pesticides Ready for Dicamba Ready GM Crops ISIS french.3


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