ISIAS

"OGM - Les stéroïdes végétaux" étude de Joe Cummins

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 16 juillet 2006 par Cummins Professeur Joe

OGM - Les stéroïdes végétaux, qui sont présents dans des plantes transgéniques, sont-ils inoffensifs et sûrs ? Ne présentent-ils pas un danger sanitaire pour les êtres humains ?

Il y a trop de similitudes entre les stéroïdes présents chez les végétaux et chez les animaux, pour qu’ils soient considérés comme sans danger et ne présentant pas de problèmes de sûreté en terme sanitaire, selon le Professeur Joe Cummins

La version originale en anglais intitulée Plant Steroids in Transgenic Plants Safe for Humans ? avec toutes les références bibliographiques, est accessible par les membres de l’Institut ISIS sur le site www.i-sis.org.uk/GE-conceptual.php

Pendant de nombreuses années, on a admis que les régulateurs de la croissance et du développement chez les plantes étaient distincts des hormones qui règlent la croissance et le développement chez les animaux. Cependant, plusieurs des pesticides employés pour combattre les insectes nuisibles et les champignons phytopathogènes se sont avérés capables de perturber le système endocrinien chez les animaux.

En 1979, des composés stéroïdes appelés brassinostéroïdes (= BRs) ont été découverts dans le pollen du colza Brassica napus. Des études postérieures ont prouvé que les BRs sont omniprésents parmi les espèces végétales.

Les BRs sont semblables, en terme de structure, aux hormones stéroïdes animales, comme l’ecdysone, la progestérone et la testostérone.

Les hormones stéroïdes règlent la transcription à travers les récepteurs nucléaires et par les récepteurs attachés à la surface des cellules membranaires. Des récepteurs de BRs transmembranaires ont été identifiés chez les végétaux.

Récemment, des facteurs nucléaires de transcription régulés par des BRs ont été identifiés. Comme les stéroïdes animaux, les BRs agissent sur un certain nombre d’aspects relatifs à la croissance et au développement et ils fonctionnent dans une large gamme de résistance à des maladies en tant que l’un des éléments d’un système d’immunitaire inné.

Un certain nombre d’inhibiteurs et d’analogues des BRs ont été produits, et des analogues de BRs présentant une activité stimulatrice de la croissance ont fait l’objet de brevets.

Il a été prouvé que des analogues des brassinostéroïdes BRs sont actifs dans le contrôle et la lutte contre des moustiques, du fait de leur ressemblance avec l’hormone de mue de l’insecte.

Des analogues synthétiques des BRs ont sélectivement empêché la multiplication de l’herpès virus simplex par une interférence avec la synthèse de la protéine virale.

Des dérivés des BRs se sont également montrés efficaces en inhibant la réplication du virus de la rougeole.

Ces résultats suggèrent que les BRs sont actifs aussi bien dans les virus animaux des invertébrés que des vertébrés, incluant ceux qui infectent les êtres humains. Alors ne pourraient-ils pas interférer avec la synthèse ou l’action des hormones stéroïdes humaines ?

Comme dans la synthèse des stéroïdes animaux, la synthèse des BRs est réalisée en utilisant certaines molécules du cytochrome p450. Des chercheurs de l’Institut Salk ont breveté des plantes transgéniques qui ont été modifiées, soit pour diminuer, soit pour augmenter l’effet d’un gène sur l’activité du cytochrome p450.

Les plantes transgéniques qui en ont résulté ont été manipulées pour provoquer diverses expressions : la résistance à un insecte, le nanisme et l’apparition d’un feuillage vert plus foncé, en comparaison avec les plantes d’origine.

Un autre gène du cytochrome p450 a été isolé à partir de plantes naines et le gène et la protéine qui en résulte ont été brevetés.

Des plantes de coton présentant des caractéristiques améliorées pour la qualité des fibres ont été obtenues après traitement des graines de coton avec des brassinostéroïdes BRs avant de les semer, ou bien encore par la production de fibre de coton dans une culture cellulaire en milieu liquide. Des plantes de coton transgénique ont également produit des fibres avec des caractéristiques améliorées lorsqu’elles étaient pulvérisées avec des analogues des BRs.

Les brassinostéroïdes BRs sont polyvalents et ils permettent la production d’une plus grande masse cellulaire si nécessaire, comme par exemple chez les fourrages. Les BRs peuvent également conduire au nanisme pour des cultures de céréales, afin d’éviter la verse des plantes en fin de culture.

Les BRs semblent être associés à des résistances multiples à des maladies. Cependant, la manipulation des brassinostéroïdes BRs peut créer des toxines inattendues comme sous-produits des gènes cytochromes p450 modifiés génétiquement.

Les analogues des BRs peuvent fournir une perspective attrayante : des plantes cultivées plus vigoureuses, tout en écartant les dégâts dus à des insectes nuisibles, ou encore en traitant l’herpès génital. Mais il est impératif que les brassinostéroïdes BRs et les plantes transgéniques qui les produisent, soient expérimentés de manière approfondie pour leur toxicité qui serait fâcheuse pour les êtres humains, et pour d’autres espèces qui ne sont pas à priori concernées par ces travaux.

Pour recevoir le dossier complet avec les notes du traducteur scientifique, Jacques Hallard, nous écrire.

yonne.lautre@laposte.net


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