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"Une nouvelle méta-analyse confirme que les aliments issus d’OGM sont toxiques pour les animaux" par le Dr Eva Sirinathsinghji

Traduction et compléments de Jacques Hallard
mercredi 21 septembre 2011 par Sirinathsinghji Eva

ISIS Santé OGM
Une nouvelle méta-analyse confirme que les aliments issus d’OGM sont toxiques pour les animaux
GM Feed Toxic, New Meta-Analysis Confirms
Une méta-analyse effectuée à partir de 19 études scientifiques confirme une toxicité rénale et hépatique chez des rats et des souris nourris avec du soja et du maïs transgéniques ; ces dernières espèces représentent plus de 80 pour cent de tous les aliments issus d’OGM et qui sont disponibles dans le commerce. Cette méta-analyse révèle également les insuffisances flagrantes qui règnent dans les circuits actuels d’évaluation des risques sanitaires. Dr Eva Sirinathsinghji

Rapport de l’ ISIS en date du 05/09/2011
Article original intitulé GM Feed Toxic, New Meta-Analysis Confirms ; accessible sur le site http://www.i-sis.org.uk/GM_Feed_tox...
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Une équipe de scientifiques indépendants dirigée par Gilles-Eric Séralini de l’Université de Caen en France a effectué une méta-analyse combinant les résultats de 19 études antérieures [1], et leur rapport conclut ceci : « A partir des tests des instances chargées de la réglementation, il est inacceptable de soumettre 500 millions d’Européens et plusieurs milliards de consommateurs du monde entier aux aliments dérivés d’OGM et qui sont destinés aux êtres humains et aux animaux ; ces tests de contrôles (le cas échéant) sont réalisés uniquement par des expériences de toxicologie alimentaire d’une durée de trois mois et en n’utilisant qu’une seule espèce de mammifère ; c’est d’autant plus inacceptable en particulier depuis qu’il y a de plus en plus de preuves de risques et d’inquiétudes ».

  De multiples anomalies d’organes ont été révélées par une ré-analyse des résultats des tests

Les dix-neuf études sur l’alimentation, réalisées à ce jour, ont été effectuées par l’industrie concernée et par des scientifiques indépendants sur les deux maïs Bt et le soja RR, qui constituent 83 pour cent du commerce des aliments issus d’OGM. Les variétés de maïs Bt contiennent toutes deux une protéine spécifique, à effet insecticide, synthétisée par la bactérie du sol Bacillus thuringiensis (Bt), et l’une des variétés est également tolérante à l’herbicide glufosinate ; le soja RR est tolérant à l’herbicide ‘Roundup Ready’ (dont lza matière active est le glyphosate).

Les données ont été ré-analysées avec de nouvelles méthodes biologiques et statistiques, y compris la méta-analyse. Les méta-analyses permettent une évaluation plus objective de la preuve et de fournir une estimation plus précise de l’effet du traitement, ce qui donne une plus grande puissance statistique, et en réduisant l’importance des résultats faussement positifs ou faussement négatifs.

Bien qu’aucune de ses conclusions ne soit nouvelle, la méta-analyse donne de nouvelles forces à la preuve précédente. Surtout, il a été constaté que neuf pour cent des paramètres testés ont été perturbés, ce qui est presque le double de la proportion de cinq pour cent qui pourrait être obtenue statistiquement par un simple tirage au hasard.

Quarante-trois pour cent d’anomalies significatives ont été trouvées dans les reins des mâles. Le foie a été plus touché chez les femelles et les reins ont été plus touchés chez les mâles.

La pathologie rénale chez les animaux nourris avec de soja OGM ‘RR’, inclut des perturbations ioniques significatives, résultant d’une fuite au niveau des reins. Ceci est cohérent avec les résultats obtenus sur des cultures de cellules traitées avec du glyphosate [2] (voir [3] Death by multiple poisoning, glyphosate and Roundup, SiS 42)* ; ces résultats suggérent que la présence de l’herbicide dans les aliments, provenant de plantes génétiquement modifiées, en a été responsable.
* Version en français intitulée "’Roundup’ et glyphosate : mortifères par empoisonnements multiples" par le Dr. Mae-Wan Ho et Brett Cherry, traduction et compléments de Jacques Hallard ; accessible sur http://yonne.lautre.net/spip.php?ar...

Les rats nourris avec du maïs Bt présentaient une réduction significative de la taille des reins ainsi qu’une inflammation focale. Cela a été reconnu par l’European Food Safety Authority (EFSA), alors même que cet organisme officiel a, par la suite, autorisé officiellement les produits en question.

Chez les animaux nourris avec du soja RR, les pathologies du foie comprennent le développement de noyaux d’hépatocytes irréguliers, avec plus de pores nucléaires, de nombreux petits centres fibrillaires, des composants fibrillaires abondants et denses, qui indiquent une augmentation des taux métaboliques. Ces fonctionnalités étaient cohérentes avec les conclusions précédentes émanant d’expériences sur des cultures cellulaires traitées avec des herbicides [4].

Des animaux nourris avec du maïs OGM ont montré des niveaux anormaux de protéines dans le sang, signe d’un métabolisme hépatique perturbé. Des caractéristiques histopathologiques ont été également constatées dans certains cas. Là encore, cela avait été reconnu par l’EFSA.

  L’évaluation des risques par l’EFSA est totalement inadéquate

L’évaluation des risques concernant les aliments issus d’organismes génétiquement modifiés [OGM] actuels est basée sur le concept « d’équivalence substantielle », où les aliments génétiquement modifiés sont considérés comme équivalents à d’autres produits déjà consommés pour ce qui concerne les teneurs en composants tels que les graisses et les huiles, les glucides et les protéines, avec lesquels l’OGM peut être comparé , et non pas par rapport à la variété non-OGM, à partir de laquelle l’OGM a été créé, mais par rapport à une combinaison arbitraire de variétés ou des produits classiques . Cette pratique a été soigneusement critiquée depuis le début (voir [5] The Principle of Substantial equivalence is Unscientific and Arbitary, ISIS scientific publication).

Sur cette base, déjà chancelante, les expériences sur les animaux ne sont pas toujours nécessaires pour les essais réglementaires, et les expériences qui ont été réalisées ont été analysées par des méthodes très douteuses.

  Les expériences de toxicologie alimentaire effectuées par Monsanto sont profondément erronées et inappropriées

Alors que les études menées par des scientifiques indépendants ont toutes indiqué des effets significatifs, dus à la consommation d’aliments issus d’OGM, chez les animaux de laboratoire, alors que les essais réalisaés par Monsanto, sur les maïs MON863 et MON810 (deux lignées de maïs Bt), ainsi que sur la lignée de soja NK603 qui est tolérante au glyphosate, n’ont rapporté aucun élément de preuve de leur toxicité.

Les résultats ont été gardés confidentiels par Monsanto et l’EFSA, jusqu’à ce que Séralini et ses collègues aient pu avoir accès aux données brutes, grâce à une action en justice, et que ces derniers aient trouvé que les expériences avaient été profondément erronées à chaque étape de l’évaluation : de la conception du dispositif expérimental à l’analyse des données et à leur interprétation.

La puissance statistique a été considérablement réduite par le faible nombre d’animaux dans les groupes d’animaux qui avaient été soumis à une alimentation avec des OGM, tandis que des groupes d’animaux avec sept régimes différents, avaient été inclus de façon inappropriée comme témoins de contrôle. Les résultats ont manqué de généralisation car une seule espèce animale (à savoir des rats) a été utilisée, et les tests ont été effectués une seule fois pour chaque ligne d’OGM. 

Les expérimentations ont duré au plus 90 jours, ce qui est insuffisant pour faire s’exprimer des effets chroniques. Aucun paramètre concernant le développement des animaux, les effets cancérigènes, la reproduction, le système endocrinien et les effets au cours de plusieurs générations, n’ont été pris en compte, ce qui rend les expériences inadéquates pour détecter des effets dépendants des doses en jeu.

Les méthodes statistiques utilisées pour analyser les données étaient inadéquates, et l’EFSA avait même suggéré une révision des méthodes, en soulignant des insuffisances courantes dans l’évaluation des risques. Des comparaisons statistiques des animaux nourris avec des OGM, avec des groupes de témoins « historiques » non référencés à partir des études antérieures ; ces témoins ont parfois été utilisés au lieu des groupes de témoins de la même étude, introduisant ainsi de grandes variations, et cachant les effets des traitements réels liés à l’alimentation avec des OGM. 

L’équipe de Séralini a donc ré-analysé les données [provenant de l’industriel concerné pour l’évaluation ‘officielle’], en comparant les groupes de traitements (alimentation OGM) avec le groupe témoin le plus proche, comme c’est la norme dans une pratique scientifique habituelle.

Des effets significatifs ont souvent été ignorés par Monsanto, et ils n’ont été pris en compte que s’ils ont été observés simultanément chez les animaux des deux sexes. Ceci n’est pas justifié, car des différences sexuelles sont connues pour certaines pathologies endocriniennes, y compris les troubles qui leur sont liés, à savoir la carcinogenèse et les anomalies au niveau du foie et du rein. Comme c’est le cas avec les pathologies rénales non-diabétiques, les femelles montrent un effet protecteur par rapport aux mâles [6]. Monsanto a rejeté les différences qui ne sont pas dépendantes des doses, mais leur conception des dispositifs expérimentaux a empêché de détecter de tels effets.

Des corrélations entre les effets significatifs ont été requises par Monsanto pour l’acceptation des perturbations, même si beaucoup d’entre elles ne sont attendues qu’après une assez longue durée, après le début d’une alimentatio avec des OGM. 

Par exemple, dans l’étude de toxicologie alimentaire sur le maïs MON863, Monsanto a noté des signes anatomiques de "néphropathie chronique progressive" sur les reins des rats mâles qui avaient été nourris avec des OGM. Cependant, Monsanto a déclaré que cela était normal chez des rats vieillissants, alors même que les animaux n’avaient que 5 mois, et ces signes n’ont pas été signalés pour les mêmes rats âgés, utilisés dans les expérimentations avec les maïs MON810 et NK603. Les tissus animaux en question ne sont pas non plus disponibles pour une ré-analyse par des chercheurs indépendants, car ils appartiennent à Monsanto.

Il n’y avait pas d’évaluation de la composition chimique des aliments. La nourriture n’a pas été analysée en ce qui concerne les herbicides, les insecticides ou la modification génétique concernée dans le matériel OGM, ce qui rend impossible la détermination de la cause de la toxicité : l’insecticide, l’herbicide ou la modification génétique en elle-même.

Séralini et ses collègues ont également suggéré que l’on pourrait s’attendre à une partialité dans l’interprétation des résultats des essais, car toutes les études ont été réalisées par l’industriel lui- même, avec l’espoir d’obtenir l’autorisation de mettre leurs produits [OGM et herbicides liés] sur le marché.

  Des propositions ont été formulées : elles visent à améliorer les études d’évaluation toxicologique des risques pour les aliments issus d’OGM

Avec des millions de personnes qui sont soumises à des aliments dérivés de plantes génétiquement modifiées (OGM], Séralini et ses collègues ont déclaré que des expériences plus approfondies sont nécessaires.

Une suggestion formulée est l’approche avec des tests de toxicologie pour évaluer les effets environnementaux chroniques, ainsi que les effets sur la reproduction et le développement.

Ces tests durent deux ans, ils sont multigénérationnels, et ils comprennent des tests sur les femelles porteuses d’une descendance, ainsi que l’ajout d’informations sur le système endocrinien, les effets cancérigènes et les dysfonctionnements neuronaux et hormonaux.

Les essais actuels pendant une durée de 90 jours sur les animaux adultes ne peuvent pas servir pour détecter la sensibilité de ces tests de développement sur les nouveaux-nés. Des paramètres du développement tels que des perturbations dans l’empreinte génomique, qui déterminent si c’est une copie du gène maternel ou paternel qui est exprimé, peuvent ne pas apparaître avant la deuxième génération.

Ces anomalies ont été observées avec les perturbateurs endocriniens tels que le bisphénol A et des composés oestrogéniques [7, 8] et ce sont des questions importantes qui demeurent sans réponse, en ce qui concerne les aliments provenant d’organismes génétiquement modifiés OGM. 

Des tets de toxicologie ‘Toxotests’ devraient également être effectués sur trois espèces animales (les mêmes espèces que celles qui sont utilisées dans les études sur les pesticides), avec trois doses d’une alimentation avec des OGM : 11, 22 et 33 pour cent. Celles-ci devraient alors être comparées à des régimes témoins sans OGM, avec des tailles égales d’échantillons, et aussi semblables que possible aux lignées d’OGM testées.

Pour en déduire si les effets toxiques sont dus à l’herbicide ou à la modification génétique elle-même, il serait plus instructif de nourrir les animaux avec des aliments provenant de plantes génétiquement modifiées, à la fois traitées et non traitées avec l’herbicide. Enfin, les dispositifs expérimentaux et plans d’analyse statistique doivent être améliorés.

Après la mise sur le marché des OGM, une surveillance de post-commercialisation de l’alimentation issue d’OGM sur la population humaine, devrait être mise en place et assurée pour déduire des effets inattendus, tels que l’allergénicité.

Des échantillons de sang pourraient être prélevés en vue d’un dépistage des anticorps fabriqués contre le transgène et ses produits. Pour que de telles études puissent être conduites sur les êtres humains, l’étiquetage de tous les produits OGM est nécessaire.

Enfin, toutes les données brutes des études émanant des industriels concernés doivent être rendues publiques afin qu’elles puissent être objectivement examinées et analysées.

  Pour conclure

Les études actuelles d’évaluation des risques sont insuffisantes pour la détection et la reconnaissance de la toxicité résultant de la consommation d’aliments issus d’OGM. 

De précédentes études indépendantes ont clairement indiqué les dangers des plantes génétiquement modifées OGM pour la santé humaine, avec des pathologies largement répandues, y compris des anomalies congénitales et des avortements spontanés (voir par exemple [9] EU regulators Regulators and Monstanto Exposed for Hiding Glyphosate Toxicity, SiS 51) *
* Version en français intitulée "Pour avoir caché la toxicité du glyphosate, les autorités chargées de la règlementation auprès de l’Union Européenne, ainsi que Monsanto, sont démasqués et dénoncés" par le Dr Eva Sirinathsinghji et le Dr Mae-Wan Ho ; traduction et compléments de Jacques Hallard ; accessible sur le site http://isias.transition89.lautre.ne...

Les autres pathologies observées avec les OGM sur les animaux de laboratoire concernent l’infertilité, le rabougrissement et la mort subite (voir [10] GM Soya Fed Rats : Stunted, Dead, or Sterile, SiS 33), ainsi que des réactions immunitaires et une certaine allergénicité, (voir [11] More Illnesses Linked to Bt Crops, SiS 30) et comme cela est signalé ici, des toxicités rénales et hépatiques.

Cete mise au point fournit des modèles d’étude nettement améliorés par rapport aux protocoles actuels : ces modèles d’études doivent être respectés par les industriels concernés ainsi que par les instances gouvernementales concernées de l’Union Européenne.

 Références

1. Séralini G-E, Mesnage R, Clair E, Gress S,Vendômois J, Cellier D. Genetically modified crops safety assessments : present limits and possible improvements. 2011. Environmental Sciences Europe, 23, 10-20
2. Benachour N and Séralini G-E. 2009. Glyphosate formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells Chemical Research. Toxicology, 22, 97–105
3. Ho MW and Cherry B. Death by multiple poisoning, glyphosate and Roundup. Science in Society 42, 14, 2009
4. Malatesta M, Perdoni F, Santin G, Battistelli S, Muller S, Biggiogera M. 2008. Hepatoma tissue culture (HTC) cells as a model for investigating the effects of low concentrations of herbicide on cell structure and function. Toxicology In Vitro, 22, 1853-1860
5. Ho MW and Steinbrecher R. Fatal flaws in food safety assessment : critique of the joint FAO/WHO biotechnology and food safety report. Environmental & Nutritional Interactions 1998, 2, 51-84.
6. Cherney DZ, Sochett EB and Miller JA. 2005. Gender differences in renal responses to hyperglycemia and angiotensin-converting enzyme inhibition in diabetes. Kidney International, 68, 1722–1728
7. Braun JM, Yolton K, Dietrich KN, Hornung R, Ye X, Calafat AM, Lanphear BP. 2009. Prenatal bisphenol A exposure and early childhood behavior. Environmental Health Perspectives, 117, 1945-1952
8. Anway MD, Cupp AS, Uzumcu M, Skinner MK. 2005. Epigenetic transgenerational actions of endocrine disruptors and male fertility. Science, 308, 1466-1469
9. Sirinathsinghji E and Ho MW. EU regulators Regulators and Monstanto Exposed for Hiding Glyphosate Toxicity. Science in Society 51, 46-48, 2011
10. Ho MW. GM Soya Fed Rats : Stunted, Dead, or Sterile. Science in Society 33, 4-6, 2007
11. Ho MW More illnesses linked to GM crops. Science in Society 30, 8-10, 2006

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 Définitions et compléments

Une nouvelle méta-analyse confirme que les aliments issus d’OGM sont toxiques pour les animaux

 Traduction, définitions et compléments :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire.
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS Santé OGM GM Feed Toxic, New Meta-Analysis Confirms French version.2


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