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"Un arc-en-ciel dansant au sein de l’eau vivante" par le Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
mercredi 23 janvier 2013 par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Physique Biologie
Un arc-en-ciel dansant au sein de l’eau vivante
« L’eau contenue dans les êtres vivants est à la fois la génératrice énergétique de la vie et son carburant ; elle est simultanément un milieu tout à fait particulier, mais aussi à la fois le message et le messager de la vie »
Living H2O the Dancing Rainbow Within
Dr. Mae-Wan Ho présente les faits saillants de son nouveau livre ’Living Rainbow H2O’, éditeurs ‘World Scientific’ and ‘Imperial College Press’, 2012 [1]

Rapport de l’ISIS en date du 18/07/2012
Une version entièrement illustrée et référencée de cet article intitulé Living H2O the Dancing Rainbow Within est postée et accessible par les membres de l’ISIS sur le site http://www.i-sis.org.uk/Living_H2O.php et elle est par ailleurs disponible en téléchargement ici
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http://www.i-sis.org.uk/pdf/Living_...

  L’eau des êtres vivants est particulière

L’eau vivante est l’eau qui constitue environ 70% des cellules et des organismes vivants, et sans laquelle la vie est impossible. L’eau vivante couvre les surfaces des macromolécules et des membranes de cellules, et s’entrelace avec les fibrilles moléculaires de collagène et d’autres protéines extracellulaires, fournissant des canaux d’intercommunication à travers le corps, de sorte que chaque molécule peut rester en contact avec toutes les autres dans le « jazz quantique » de la vie. Cette eau vivante façonne et prépare les macromolécules, afin qu’elles puissent fonctionner comme des machines moléculaires quantiques cohérentes qui transforment l’énergie avec presque 100% d’efficacité.
L’eau vivante transforme le liquide cristallin de l’organisme tout entier, car elle est un liquide cristallin et elle est en cohérence quantique. C’est pourquoi tous les organismes ont un arc-en-ciel qui danse à l’intérieur (comme cela a été décrit dans ([2] The Rainbow and the Worm, The Physics of Organisms, ISIS publication, dont Living Rainbow H2O constitue une suite). Enfin, et ce n’est la moindre des choses, l’eau fournit les électrons et les protons pour alimenter la dynamo des systèmes photosynthétique et respiratoire qui transforment les molécules inanimées en organismes vivants avec les rayons du soleil. L’eau est vraiment le milieu, le message et le messager de la vie.

La vie elle-même a pris son origine dans les interfaces eau-air et eau-glace sur les océans et les lacs, qui sont particulièrement actifs dans la synthèse des molécules organiques. La lumière du soleil, le vent et les vagues, la pluie, la foudre et les éruptions volcaniques, tout conspire en vue de la fourniture de l’énergie pour la synthèse organique et la création d’aérosols à partir des microcouches organiques qui sont re-déposées pour enrichir la diversité moléculaire et la complexité des interfaces jusqu’à ce qu’une proto-vie finisse par entrer en scène.

Les systèmes in vitro stériles de l’eau libre ou de l’eau libre sur les interfaces macroscopiques sont assez remarquables, et très importants pour comprendre l’eau vivante, mais ils ne peuvent pas se comparer avec la situation incroyablement dynamique qui existe à l’intérieur de la cellule vivante. L’eau libre est également manifestement différente de l’eau confinée dans une variété de nanoespaces non vivants qui sont plus représentatifs du milieu intracellulaire et extracellulaire dans une structure vivante. En effet l’eau vivante est principalement de l’eau qui est confinée dans des nanostructures.

L’eau intracellulaire occupe des nanostructures fractales et circule et percole approximativement comme le modèle de l’éponge mathématique de Wacław Sierpinski. (Une fractale est une structure avec des dimensions fractales qui présentent une similarité à différentes échelles). De même, la structure fractale des fibres de collagène et des feuillets dans les matrices extracellulaires, assure que l’eau extracellulaire est également configurée dans des nanostructures fractales. Ensemble, l’eau intracellulaire et l’eau extracellulaire pénètrent et relient l’organisme tout entier. C’est pourquoi l’eau vivante est parfaite pour l’intercommunication à toutes les échelles spatio-temporelles, à la fois localement et globalement. En effet, des études récentes indiquent que l’eau confinée dans des nanostructures est à la fois en cohérencve quantique et supraconductrice [3] (Superconducting Quantum Coherent Water in Nanospace, SiS 55) *.
* Version en français intitulée ‘La présence d’eau cohérente quantique et supraconductrice est confirmée dans des nanostructures’. Série : Physique des organismes vivants.
Il est temps de prendre au sérieux la biologie cellulaire en reconsidérant l’eau.
Permettez-moi de présenter en quelques points saillants des représentations de l’eau vivante.

  Des domaines de cohérence quantique dans l’eau liquide libre et dans des nanostructures

La caractéristique la plus importante de l’eau est le lien qui relie l’hydrogène des molécules d’eau dans un réseau étendu, regroupant plus de 95% des molécules à la température ambiante et à tout moment, même si les liaisons sont extrêmement dynamiques, se faisant et se défaisant avec une durée de temps qui est de l’ordre des picosecondes (1 picoseconde = 10-12 seconde).

La liaison hydrogène se comporte de manière à séparer l’eau liquide en deux états : un état avec des angles de liaison et des longueurs selon une configuration tétraédrique, typique de la glace ordinaire (figure 1) et un autre état avec beaucoup d’ordre, correspondant à de l’eau à faible densité et à de l’eau à haute densité, respectivement.

L’explication habituelle de la liaison hydrogène sous forme de glace tétraédrique, est qu’il s’agit d’un l’état thermodynamiquement favorisé d’après des interactions électrostatiques entre des parties chargées positivement et négativement dans les molécules. Mais ce n’est pas correct.

Il s’avère que la configuration de la glace sous une forme tétraédrique est une conséquence des interactions mécaniques quantiques dans l’eau liquide. Plus précisément, elle est une conséquence de domaines quantiques cohérents, se formant dans l’eau liquide libre, même à température et pression ambiantes, comme cele est prédit par la théorie quantique du champ électrodynamique due à Giuliano Preparata, Emilio del’Guidice et ses collègues de l’Université de Milan en Italie.
L’interaction entre l’eau liquide et le champ électromagnétique ambiant excite les molécules d’eau pour former des domaines stables cohérents qui oscillent en phase avec le champ électromagnétique. L’eau liquide est donc un mélange de domaines cohérents d’environ 100 nm de diamètre entrecoupés de domaines incohérents dans une proportion d’environ 4 : 6 à la température ambiante. Le structure coordonnée tétraédrique est associée à des domaines cohérents, tandis que des liaisons hydrogène plus désordonnées, non tétraédriques, sont associées à des domaines incohérents, correspondant respectivement à des eaux à basse densité et à haute densité, que d’autres chercheurs ont identifié.

Les domaines cohérents peuvent être stabilisés au niveau des interfaces, même dans la phase d’eau libre, d’après del’Giudice et ses collègues, avec l’eau présente sur une épaisseur de quelques microns à la surface de gels hydrophiles qui excluent les solutés et qui ont d’autres propriétés étonnantes, retrouvées par l’équipe de Gerald Pollack à l’Université de Seattle, dans l’état de Washington aux Etats-Unis.

Cependant, les structures de liaisons alternatives sont facilement admises dans les domaines cohérents lorsqu’elles sont confinées dans des espaces de dimensions suffisamment petites (de l’ordre des nanomètres).

Yutaka Maniwa et ses collègues de l’Université métropolitaine de Tokyo et des chercheurs de plusieurs autres universités et instituts de recherche japonaiss, ont constaté que l’eau à l’intérieur de nanotubes de carbone à paroi simple (en anglais SWNT),- fabriqués avec une haute précision donnant des diamètres d’alésage compris entre 1,68 et 2,40 nm - subit une transition humide-sèche lorsque la température est abaissée. Au dessous de la température de transition Twd, la glace qui se forme se glisse hors du nanotube de carbone, le laissant dans un état sec. La température de transition Twd augmente lorsque le diamètre augmente, passant de 218 K à 237 K. Mais dans des nanotubes de carbone à paroi simple, avec de plus petits diamètres d’alésage, l’eau se comporte très différemment. L‘équipe de Maniwa a produit le premier diagramme de phase de l’eau confinée dans des nanotubes de carbone à paroi simple (SWNT) (voir figure 2).

Figure 2 - Diagramme de phase température-diamètre de l’eau à l’intérieur de nanotubes de carbone à paroi simple (SWNT) ; XRD = les données de diffraction des rayons X, RMN = les données de résonance magnétique nucléaire ; MD = simulation de la dynamique moléculaire ; la ligne pointillée représente le point de fusion de l’eau dans un tube capillaire ; * indique la phase solide obtenue après un refroidissement rapide après une température élevée ; les flèches a et b marquent les diamètres de chaque côté de 1,4 nm, où les structures de l’eau sont présentées (à droite) sur la base de calculs, comme des tubes creux lorsque la teneur en eau est faible, et des tubes remplis lorsque la teneur en eau est élevée.

Comme on le voit, à des diamètres égaux ou supérieurs à 1,6 nm, la courbe de transition de phase est assez semblable à celle de l’eau dans un tube capillaire ordinaire, allant en augmentant avec le diamètre. (Cette eau est encore tout à fait distincte de l’eau libre qui gèle à 273 K ; au contraire, elle reste liquide à cette température dans tous les espaces confinés entre 1,6 à 2,5 nm). Toutefois, avec des diamètres d’environ 1.4 nm, la courbe de transition de phase va étonamment dans la direction opposée. La température de transition augmente fortement à partir de 170 K jusqu’à 300 K lorsque le diamètre diminue et passe d’environ 1,4 nm à 1,17 nm. Au plus petit diamètre, l’eau reste bloquée à la température ambiante.

Ainsi, l’eau est presque infiniment flexible, c’est pourquoi elle forme un réseau kaléidoscopique de structures cristallines et quasi-cristallines au sein des nanotubes de carbone à paroi simple (SWNT), comme dans les flocons de neige ordinaires, dont chacun est disticnt et unique. (Un quasi-cristal est une structure ordonnée qui n’est pas périodique : elle manque de symétrie de translation, ce qui signifie qu’une partie arbitraire de celle-ci ne peut pas être déplacée de sa position initiale vers une autre sans détruire la symétrie. Tandis que les cristaux, selon le théorème classique de la restriction cristallographique, peuvent posséder des symétries de l’ordre de deux, trois, quatre et six fois, alors que les quasi-cristaux présentent d’autres symétries, par exemple de l’ordre de cinq fois, ce qui est normalement « interdit »).

Mais le plus fascinant, c’est que de nouvelles preuves suggèrent que l’eau confinée dans des nanostructures de moins de 2,0 nm de diamètre, prennent des états de cohérence quantique qui diffèrent en énergie en fonction du diamètre précis de la nanostructure, et les états de cohérence quantique sont tous très différents de l’état de l’eau dans la phase libre [2].
Le proton de la liaison hydrogène entre les atomes d’oxygène de deux molécules d’eau voisines, O-H···O est effectivement délocalisé entre les atomes d’oxygène, de sorte que vous ne pouvez plus distinguer entre la liaison covalente O-H sur la gauche et la liaison hydrogène H···O sur la droite. C’est pourquoi l’eau confinée est aussi supraconductrice pour les protons, ce qui est extrêmement important pour la communication à l’intérieur de la cellule et de l’organisme vivant tout entier. Le mouvement des protons (et des électrons) est la base de la réduction-oxydation, ou des réactions d’oxydo-réduction qui fournissent toute l’énergie pour alimenter toutes les activités biologiques du monde vivant (voir plus loin).

  L’eau, l’auto-assemblage et les canaux métaboliques

La capacité de l’eau à former une variété de structures cristallines et quasi-cristallines est probablement la raison pour laquelle elle peut aider à l’auto-assemblage des cristaux et des quasi-cristaux colloïdaux pour de nombreuses applications, à l’échelle nanométrique, de la photonique et de l’électronique. Les colloïdes sont des nanoparticules avec des dimensions allant de quelques nanomètres à plusieurs millimètres, et qui sont en suspension dans l’eau ou dans d’autres solvants. Les cristaux colloïdaux sont littéralement des cristaux constitués de particules colloïdales disposées de façon ordonnée, comme les atomes le sont dans les cristaux ordinaires.

En 2011, une équipe internationale dirigée par Stephan Förster à l’Université de Bayreuth en Allemagne, a rapporté l’existence de quasi-cristaux colloïdaux qui se forment spontanément par auto-assemblage dans de l’eau, et qui ont des symétries de l’ordre de 12 fois et de 18 fois (voir figure 3). Des quasi-cristaux avec une symétrie d’ordre 18 n’ont jamais été signalés jusque-là.

Figure 3 – Quasi-crystaux colloïdaux auto-assemblés avec des symétries de 12 fois (à gauche) et de 18 fois (à droite).

L’auto-assemblage facilité par l’eau est la clé de la façon dont les cellules (et les organismes vivants) sont magnifiquement structurés jusqu’à l’échelle moléculaire, de telle sorte que des voies enzymatiques entières se trouvent dans des associations dynamiques, ou des ‘métabolons’. Un ‘métabolon’ conduit le produit métabolique d’une enzyme directement comme substrat pour l’enzyme suivante dans la voie métabolique donnée, ce qui accélère les réactions d’au moins un millier de fois, par rapport à des réactions enzymatiques typiques en solution libre. Cela est dû à des concentrations locales extrêmement élevées, à la fois de l’enzyme et du substrat qui sont confinés dans un nano-volume, et orchestrés et coordonnés par une nanogoutte cohérente ou de l’eau. Le cycle de Krebs (cycle de l’acide triarboxilique, cycle de l’acide citrique) est un exemple type de ‘métabolon’.

En effet, les enzymes dans des micelles inverses (Figure 4) qui imitent les nano-compartiments dans les cellules, présentent souvent des « suractivités » ainsi qu’une thermostabilité considérablement améliorée. (Une micelle inverse possède des extrémités hydrophiles des molécules, qui se font face dans une nanostructure enclose).
Figure 4 – Une micelle inverse

Mais comment font donc les enzymes et leurs substrats, ainsi que les enzymes qui interagissent avec des substrats et des produits communs dans l’ensemble d’une voie métabolique, pour réussir à se retrouver l’un et l’autre dans une cellule remplie de toutes sortes d’autres molécules ?
Il existe des preuves que les molécules qui interagissent, émettent des fréquences électromagnétiques particulières et qu’elles sont attirées par ces mêmes fréquences. Il est donc possible que les molécules interagissantes soient attirées par les surfaces des domaines d’eau cohérente, qui ont une oscilation et qui émettent des signaux électromagnétiques absorbés à partir de leur environnement.
A la surface des domaines de l’eau cohérente, les molécules sont également alimentées avec de l’énergie d’activation à partir des excitations collectives des domaines cohérents pour mener à bien les réactions appropriées. Voilà pour la théorie qui peut être testée par des expériences sur des micelles inverses.

La même absorption des signaux électromagnétiques par des domaines d’eau cohérente pourrait bien aussi sous-tendre aux principes et aux applications de l’homéopathie. Ceci est important compte tenu de l’allégation selon laquelle une séquence d’ADN de plus de 100 paires de bases peut être reconstruite à partir de signaux spécifiques, - émis par des échantillons hautement dilués dans de l’eau qui avaient été préalablement en contact avec l’ADN – et qui ont été transférés à l’eau qui n’avait jamais été en contact avec l’ADN.

  L’eau est un milieu parfait, un message et un messager

La prodigieuse flexibilité de l’eau en fait le support idéal pour le « jazz quantique » qui permet à chaque molécule de communiquer en fin de compte avec toutes les autres molécules dans un spectacle de lumière, de musique et de danse qui s’étend sur 20 ordres de grandeur dans l’espace-temps [1].
L’eau permet à tous les artistes d’exprimer leurs degrés de liberté à part entière, à faire de leur mieux, tout en offrant à tous les temps, des canaux d’intercommunication ultra-sensibles qui peuvent déclencher un changement brusque de phase au niveau global.
L’eau est le catalyseur suprême, le super-animateur des réactions chimiques, sous la forme d’un liquide cristallin d’eau cohérente qui offre de l’énergie d’activation et une attraction spécifique entre l’enzyme et le substrat, et aussi comme le résultat de la commutation dynamique entre les deux états de l’eau comme cela est prévu par Phlippa Wiggins (que vous pouvez découvrir en lisant ses articles). De cette façon, l’eau n’est pas seulement le milieu, mais aussi à la fois le message et le messager de la vie.

  L’eau est le carburant et la dynamo de la vie

L’eau fournit le moyen même de la vie comme le substrat pour les réactions d’oxydo-réduction, le carburant et la dynamo qui transforme de la matière inanimée dans la biosphère de vie.

L’oxydo-réduction, qui est le phénomène à la base du métabolisme énergétique dans les organismes vivants, réside dans les électrons (et les protons) qui se déplacent entre les molécules et à travers les membranes, d’une part, et par les variations du gradient électrochimique, d’autre part : c’est le courant électrique qui crée et anime la vie. Les électrons et les protons proviennent finalement de la séparation (division) de l’eau avec l’énergie des rayons du soleil qui sont pris au piège dans le processus de la photosynthèse.

H2O → 2H+ + 2e- + O (1)

Cela n’est possible que parce que l’eau cohérente des cristaux liquides sur les interfaces est déjà excitée, et presque au niveau d’ionisation (prêt à être divisée), selon les travaux de del Giudice et de ses collègues ; les domaines cohérents sont effectivement accompagnés d’un plasma d’électrons presque libres.
Dans le processus de séparation de l’eau, les électrons se détachent avec des protons associés, qui vont réduire le dioxyde de carbone en hydrates de carbone, et surtout, de l’oxygène est libéré pour alimenter les organismes multicellulaires aérobies qui respirent avec de l’oxygène, et cet élément va oxyder les matières premières lors du processus de la respiration.

L’invention de la photosynthèse par les cyanobactéries et, plus tard, par les algues et les plantes vertes, a considérablement augmenté la gamme électrochimique qui est disponible dans la biosphère, ce qui lui permet de l’élargir considérablement jusqu’à l’espèce humaine.

La photosynthèse et la respiration constituent la véritable dynamo de la vie, le rond-point magique qui transforme les molécules inanimées en êtres vivants (figure 5).

Figure 5 - La dynamo de la vie fonctionne sur l’eau.

  La vie est de l’électrodynamique quantique

Comment le mouvement des électrons anime-t-il réellement la cellule et les organismes vivants ? Une réponse intéressante a été est proposée par Gilbert Ling il y a plus de 50 ans dans son hypothèse association-induction. Il proposa alors que les principales composantes de protoplasme vivant - l’eau, les protéines, et le potassium K+ - existent en étant étroitement associées et avec un haut niveau d’énergie à l’état de « repos ».
Au sein de la cellule au repos, la plupart, sinon toutes les protéines sont complètement étendues (relâchées) (au lieu d’être repliées dans une structure secondaire qui est généralement représentée par une hélice alpha ou des feuillets bêta) de sorte que les liaisons peptidiques le long de leur squelette polypeptidique, sont libres d’interagir avec les molécules d’eau pour former des « multicouches orientées polarisées » (POM) de molécules d’eau (que j’appelle l’eau liquide cristalline), tandis que le carboxylate des chaînes latérales se lie au potassium K+, préférentiellement au sodium Na+. Tous les deux sont dus à l‘omniprésence de l’ATP dans les cellules vivantes. Et c’est peut-être pourquoi l’ATP est maintenu à une concentration constante dans les cellules vivantes.

En l’absence de l’ATP, les protéines ont tendance à adopter des structures secondaires, - une hélice alpha ou un feuillet plissé bêta – car les liaisons hydrogène se forment entre les liaisons peptidiques dans la même chaîne ou entre différentes chaînes, de sorte qu’elles n’interagissent pas avec l’eau. Dans cet état, les carboxylates et les chaînes latérales amino sont également indisponibles pour des ions de liaison, tels qu’ils peuvent s’accoupler en une liaison saline (combinaison de groupes basiques et acides) les uns aux autres. Et l’eau, située près de la protéine, est dans un état plus désordonné.

Toutefois, lorsque l’ATP est lié à un certain ‘site cardinal’ de la protéine, il retire les électrons de la chaîne protéique, ce qui induit des liaisons hydrogène à s’ouvrir, en déroulant leur chaîne, ce qui expose les liaisons peptidiques sur le squelette, et en leur permettant d’interagir avec l’eau pour former des ‘multicouches orientées polarisées’. En même temps, les carboxylates et les chaînes latérales aminées s’ouvrent pour interagir avec le cation inorganique approprié et l’anion respectivement. Le cation K+ est préféré à Na+, parce que liaison de l’ATP transforme le groupe carboxylate en un acide fort qui préfère K+ à Na+, ce qui explique pourquoi la concentration intracellulaire de K+ est beaucoup plus élevée que celle de Na+. Quand l’ATP est dissocié en ADP et Pi, et se détache de la protéine, le changement inverse a lieu et les protéines reforment leur structure secondaire et expulsent les ‘multicouches orientées polarisées’ de l’eau.

Notez le changement majeur dans l’eau entre un liquide cristallin cohérent et ordonné (‘multicouches orientées polarisées’ ou POM) et un état relativement désordonné qui accompagne un changement mécanique de la protéine d’une conformation étendue à une structure repliée. Quelque chose comme ceci pourrait bien être la façon dont l’actine et la myosine fonctionnent dans la contraction musculaire, et comment les moteurs moléculaires fonctionnent dans d’autres cellules.

Ling avait fait référence à son modèle comme une « machine vivante élémentaire » qui est généralement applicable à la façon dont les protéines fonctionnent, par induction électronique.
En biologie cellulaire classique, les ligands de liaison aux récepteurs, la phosphorylation de protéines clé, les impulsions transitoires Ca++, etc… les transductions du signal sont si nombreuses qu’elles causent un « changement de conformation » dans quelques protéines clé, ce qui conduit à des effets en aval.
Si Ling a raison, ce sont tous des aspects de l’induction électronique - soit attracteurs d’électrons, soit donneurs d’électrons - qui modifient les protéines et la structure aqueuse cohérente qui lui est associée : il en résulte un état de transition majeure dans la ‘nanoprotoplasme ’ qui modifie considérablement les propensions chimiques des molécules. Le flux d’électrons s’accompagne du mouvement des protons dans un « réseau protoneural », tel que l’a envisagé Rickey Welch, qui est maintenant à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni : ce réseau fournit la chimie appropriée qui est requise, non seulement au sein de la cellule, mais également à travers toute la matrice extracellulaire de l’ensemble de l’organisme vivant.

J’espère que vous pouvez voir maintenant que la vie est constituée d’eau, de tous côtés, avec une électrodynamique quantique. L’eau fournit le substrat, le carburant et une génératrice qui animent la vie. L’eau est la source des électrons libres et des protons qui câblent les organismes vivants, synthétisant et dissociant des molécules complexes qui permettent aux organismes vivants de se développer et de croître, de se multiplier et de faire tout ce qui rend la vie passionnante et excitante. Dans le même temps, l’eau fournit le support idéal pour faire en sorte que les molécules fassent de leur mieux, à tout moment, et qu’elles puissent communiquer entre elles et avec les autres molécules. L’eau vivante agit ainsi en tant que messager parfait entre les molécules et délivre le message à l’ensemble global et cohérent, dans le spectacle de jazz quantique de la vie.

Deux commentaires sur cet article.

Commentaire d’Amanda Blay déposé le 18 juillet 2012
La mention de l’électrodynamique quantique et la référence à l’absorption des signaux électromagnétiques - cela pourrait-il aider à une compréhension de l’électro-hypersensibilité reconnue chez certains individus - peut-être que nous devrions réexaminer l’effet des champs électromagnétiques ambiants dans notre environnement et examiner comment ils influencent la santé de plantes et des mammifères. De plus, nous devons être plus conscients de l’effet combiné de toutes les différentes fréquences auxquelles nous sommes régulièrement exposés 24 heures par jour.

Commentaire de Mae-Wan Ho déposé le 19 Juillet 2012
Oui, en effet, ISIS a publié de nombreux articles sur la question de la sensibilité des organismes aux champs électromagnétiques très faibles, tels que ceux des lignes à haute tension et des téléphones mobiles datant d’une décennie. Cette question est traitée de manière assez détaillée aussi dans notre dernier livre. Nous sommes tous sensibles aux champs électromagnétiques ultra faibles, certaines personnes présentent des symptômes les plus évidents et sont reconnues comme électrosensibles. Mais même les gens asymptomatiques sont touchés. La preuve liant l’utilisation fréquente de mobiles (et des téléphones sans fil) à des tumeurs cérébrales (bénignes et malignes) est considérable.
Additif du traducteur : les articles suivants de l’ISIS, en français, sur le sujet des champs électromagnétiques et de leurs effets sur la santé sont disponibles par Internet :
- "Les rayonnements des téléphones sans fil sont « cancérogènes possibles » " par le Dr. Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard : voi sur rhttp://isias.transition89.lautre.n...
- "L’Agence Européenne pour l’Environnement souligne les risques de cancers liés aux téléphones portables" par le Dr. Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard : voir sur http://isias.transition89.lautre.ne...
- "Les téléphones portables endommagent le cerveau" par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard ; voir sur http://isias.transition89.lautre.ne...
- "Téléphones sans fil et cancers du cerveau" par le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard : voir sur http://isias.transition89.lautre.ne...
- "Les téléphones portables et les oiseaux en voie de disparition" par le Dr. Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard ; voir sur http://isias.transition89.lautre.ne...

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 Définitions et compléments en français :

Un arc-en-ciel dansant au sein de l’eau vivante

 Traduction, définitions et compléments :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire.
Adresse : 585 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS Physique Biologie Living H2O the Dancing Rainbow Within French version.3 allégée.


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