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"Un gène viral potentiellement dangereux est caché dans des plantes génétiquement modifiées [OGM] qui sont commercialisées" par les Dr Jonathan Latham et Dr Allison Wilson

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 10 février 2013 par Latham Jonathan , Wilson Allison

ISIS OGM
Un gène viral potentiellement dangereux est caché dans des plantes génétiquement modifiées [OGM] qui sont commercialisées
Potentially Dangerous Virus Gene Hidden in Commercial GM Crops
L’Autorité européenne de sécurité alimentaire vient de découvrir un gène de virus dans les plantes génétiquement modifiées [OGM] qui ont été autorisées au cours des vingt dernières années : une évaluation indépendante et approfondie des risques, basée sur les données existantes, démontre que la seule voie d’action raisonnable est un rappel total de toutes les variétés cultivées de plantes OGM qui sont porteuses de ce gène viral. Dr Jonathan Latham et Dr Allison Wilson

Rapport de l’ISIS en date du 28/01/2013
L’article original en anglais, intitulé Potentially Dangerous Virus Gene Hidden in Commercial GM Crops est accessible sur le site http://www.i-sis.org.uk/Potentially...
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 Une découverte tardive avec des conséquences graves pour la sécurité

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a tardivement découvert que la séquence génétique de régulation la plus commune dans les OGM commercialisés, code aussi pour un fragment significatif d’un gène viral. La découverte - publiée tranquillement dans une nouvelle revue [1] - a de graves répercussions sur la biotechnologie végétale et sur sa réglementation, mais peut-être encore plus sur les consommateurs et sur les agriculteurs. Il y a des indications claires que ce gène viral (appelé Gène VI) pourrait ne pas être sans danger pour la consommation humaine, bien que les auteurs soient loin d’affirmer cela. Ce gène peut aussi perturber le fonctionnement normal des plantes, y compris leur résistance aux parasites naturels.
Les auteurs, Nancy Podevin de l’European Food Safety Authority (EFSA) et Patrick du Jardin de l’Université de Liège en Belgique, ont découvert que sur les 86 différents événements transgéniques (insertions uniques d’ADN étranger) commercialisés à ce jour aux États-Unis, 54 contiennent des parties de Gene VI. Ils ont tous la séquence régulatrice appelée promoteur CaMV 35S (provenant du virus de la mosaïque du chou-virus CaMV), qui est le plus couramment utilisé pour diriger l’expression du gène dans les OGM. 
Les événements de transformation en question comprennent quelques-unes des plantes génétiquement modifiées (OGM) parmi les plus largement cultivées dans le monde entier, comme le soja Roundup Ready (40-3-2) et le maïs MON810. On y trouve aussi le très controversé maïs NK603 dont il a été récemment rapporté qu’il peut causer des tumeurs chez les rats [2] (voir aussi [3] GM Cancer Warning Can No Longer Be Ignored, SiS 56) *.
* Version en français : "On ne peut plus ignorer l’alerte sur les cancers résultant des OGM" par le Prof Peter Saunders et le Dr Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard ; accessible sur le site http://isias.transition89.lautre.ne...
Les chercheurs ont conclu eux-mêmes que la présence de segments de gènes VI "pourrait se traduire par des modifications phénotypiques inattendues." Ils sont arrivés à cette conclusion parce que les mêmes fragments de Gène VI se sont déjà montrés actifs par eux-mêmes [4].
En général, les gènes viraux exprimés dans les plantes sont des sujets de préoccupation à la fois pour la santé humaine et l’agronomie [5, 6]. C’est parce que de nombreux gènes viraux fonctionnent en désactivant leur hôte afin de faciliter l’invasion d’agents pathogènes, souvent en neutralisant les défenses anti-pathogènes spécifiques. L’intégration de ces gènes pourrait bien conduire à des résultats indésirables et inattendus dans le secteur de l’agriculture.
En outre, les virus qui infectent les végétaux ne sont souvent pas très différents des virus qui infectent les êtres humains. Par exemple, il arrive que des gènes des virus humains et végétaux soient interchangeables, tandis qu’à d’autres occasions, l’insertion des fragments de virus de plantes sous forme de transgènes, ont amené les plantes génétiquement modifiées à devenir sensibles à un virus animal [7].
Ainsi, de diverses manières, le fait d’insérer accidentellement des gènes viraux dans des plantes cultivées et dans l’approvisionnement alimentaire, confère un fort potentiel de nuisance. (Commentaire de l’éditeur : il est également prouvé que le promoteur 35S du CaMV peut effectivement induire des facteurs de transcription pour le VIH et d’autres virus pathogènes [8] New Evidence Links CaMV 35S Promoter to HIV Transcription, ISIS publication scientifique) *
* Version en français : "De nouvelles preuves relient le Promoteur CaMV 35S [OGM] à la Transcription du VIH [SIDA] " par Dr. Mae-Wan Ho & le professeur Joe Cummins. Traduction et compléments de Jacques Hallard : accessible sur le site http://isias.transition89.lautre.ne...

  Les options réglementaires

La découverte du gène VI dans des plantes commerciales d’OGM, par un scientifique au sein de l’EFSA, doit avoir occasionné chez les autorités chargées de la réglementation des options nettement divergentes.
Elles devraient se rappeller que toutes les plantes cultivées OGM contiennent toutes le Gène VI CaMV (en Europe, cela voudrait dire révoquer les autorisations d’importation et de mises en cultures) ou entreprendre une évaluation des risques rétrospectifs du promoteur CaMV et des séquences du Gène VI, avec l’espoir de pouvoir leur accorder un certificat de bonne santé. Ils ont clairement pris la dernière option comme une solution de facilité. Rappeler tous les OGM serait une décision politique et financière considérable et cela pourrait également provoquer un immense embarras chez les personnes chargées de la réglementation elles-mêmes. Mais cette option laisserait très peu de plantes cultivées OGM sur le marché et pourrait même signifier la fin des biotechnologies végétales.
S’elles avaient fait leur travail correctement, les autorités chargées de la réglementation et des contrôles auraient eu une troisième option pour évaluer la gravité du danger potentiel des OGM. Le suivi des OGM - requis par la réglementation de l’Union Européenne - leur aurait permis de savoir si des décès, des maladies ou de mauvaises récoltes qui ont été rapportés par des agriculteurs et par des responsables de la santé publique, et pouvaient être mises en corrélation avec la séquence du Gène VI.
Malheureusement, pas un seul pays n’a réalisé ses promesses de surveiller officiellement et scientifiquement les conséquences dangereuses des OGM. Ces personnes en charge de la réglementation à l’EFSA pourraient maintenant être en état de regretter la mise en œuvre significative de la surveillance des OGM. Ce serait une bonne question pour les politiciens européens que de demander à l’EFSA et pour le conseil de l’EFSA de demander au jury spécialisé sur les OGM - dont le travail consiste à mettre en œuvre un suivi - pourquoi aucun suivi n’a été effectué.
La recherche dans la base de données pour repérer les allergènes, qui est l’axe principal de l’article de Podevin et de Du Jardin [1], est juste une distraction, peut-être pour rassurer le public que le Gène VI ne contient pas un allergène connu, alors que les dangers potentiels les plus graves sont enterrés à travers une fausse position pour rassurer l’opinion.
Voyons plus en détail le Gène VI, ses propriétés connues, et ses répercussions sur la sécurité.

 Les nombreuses fonctions de Gene VI

Le Gène VI, comme la plupart des gènes viraux de plantes, produit une protéine qui est multifonctionnelle. Elle a quatre rôles connus dans le cycle d’infection virale. Le premier rôle consiste à participer à l’assemblage des particules virales. Le deuxième rôle consiste à supprimer les défenses contre les agents pathogènes par inhibition d’un système cellulaire général, appelé ‘RNA silencing’ ou mise sous silence due à l’ARN [9]. Troisièmement, le Gène VI a une fonction très inhabituelle de transactivation (décrite ci-dessous) par l’ARN long (l’ARN 35S) qui est produit par le CaMV, virus de la mosaïque du chou-fleur. [10].
En quatrième lieu, sans aucun lien avec ces autres mécanismes, il a été démontré très récemment que le Gène VI rendait les plantes sensibles à un agent pathogène bactérien [11] : il le fait en interférant avec un mécanisme de défense de lutte anti-pathogène qui est commun chez les plantes. Nous nous concentrerons sur les fonctions du Gène VI qui ont des implications importantes en matière de sécurité.
Le Gène VI inhibe par la mise sous silence due à l’ARN ou ‘RNA silencing’
Le phénomène de ‘RNA silencing’, ou mise sous silence due à l’ARN, est un mécanisme de contrôle de l’expression des gènes au niveau de l’abondance des ARN [12]. C’est aussi un mécanisme de défense antivirale qui est important chez les plantes et chez les animaux, et donc la plupart des virus ont évolué vers des gènes (comme le Gène VI) qui désactivent [13].
Cet attribut du Gène VI soulève deux préoccupations évidentes en matière de biosécurité : ii conduira à une expression génétique aberrante dans les plantes cultivées génétiquement modifiées, avec des conséquences inconnues, d’une part, et il va interférer avec la capacité des plantes à se défendre contre les agents pathogènes viraux, d’autre part. Il existe de nombreuses expériences montrant qu’en général, les protéines virales qui désactivent l’extinction d’un gène améliore, augmentent l’infection par un large spectre de virus [6].

  Le Gène VI est un unique transactivateur de l’expression du gène

Les organismes multicellulaires fabriquent des protéines par un mécanisme dans lequel une seule protéine est produite par chaque passage d’un ribosome le long d’un ARN messager (ARNm). Une fois que la protéine est terminée, le ribosome se dissocie de l’ARNm. Cependant, dans une cellule végétale infectée par le CaMV, ou en tant que transgène, le Gène VI dirige le ribosome pour qu’il revienne sur un ARNm (relance ou réinitiation) et qu’il produise la prochaine protéine en ligne sur l’ARNm, s’il en existe un. Cette propriété du Gène VI permet au CaMV de produire de multiples protéines à partir d’un simple ARN long (l’ARN 35S). Fait important, cette fonction du Gène VI (qui est appelée transactivation) ne se limite pas à l’ARN 35S : le Gène VI semble en mesure de transactiver les ARNm cellulaires [14, 15].
Il y a probablement des milliers de molécules d’ARNm ayant une séquence protéique courte ou longue, codant une séquence qui suit la première. Ces séquences codantes secondaires pourraient être exprimées dans des cellules où le Gène VI est lui-même exprimé. Le résultat sera probablement la production de nombreuses protéines aléatoires dans les cellules. Les implications concernant cette biosécurité sont difficiles à évaluer. Ces protéines pourraient être des allergènes ou des toxines végétales, pour les êtres humains, ou elles pourraient être inoffensives. De plus, la réponse sera différente pour chaque espèce de plantes commercialisées dans lesquelle le Gène VI a été inséré.

  Le Gène VI interfère avec les défenses de l’hôte

Une découverte très récente, non connue de Podevin et Du Jardin [1], est que le Gène VI dispose d’un second mécanisme par lequel il interfère avec les moyens de défense des plantes contre les agents pathogènes [11].
Le résultat pourrait rendre les plantes porteuses du Gène VI plus sensibles à certains agents pathogènes, et moins sensibles à d’autres. Évidemment, cela pourrait avoir une incidence pour les agriculteurs. En outre, la découverte d’une toute nouvelle fonction pour le Gène VI, alors que la publication de l’EFSA était sous presse, précise également qu’une évaluation complète de tous les effets probables de Gène VI n’est pas réalisable.

  Y a-t-il un problème de toxicité directe pour les êtres humains ?

Lorsque le Gène VI est volontairement exprimé dans des plantes transgéniques, elles deviennent chlorotiques (jaunes), déformées et moins fertiles d’une manière dose-dépendante [16]. Les plantes exprimant le Gène VI montrent également des anomalies d’expression de gènes. Ces résultats indiquent que la protéine produite par le Gène VI fonctionne comme une toxine et qu’elle est nocive pour les plantes [17].
Comme les cibles connues du Gène VI - ribosomes et ‘silençage’ génique - sont également présents dans les cellules humaines, il est raisonnable de craindre que la protéine produite par le Gène VI pourrait être une toxine humaine. C’est une question à laquelle on ne peut répondre que par des expériences futures.

  La protéine du Gène VI est-elle produite dans les plantes OGM ?

Il y a deux aspects à cette question. La première est la longueur du Gène VI introduit accidentellement par les ‘développeurs’. Cela semble varier, mais la plupart des 54 transgènes autorisés contiennent les mêmes 528 paires de bases de la séquence du promoteur 35S du CaMV 35S, ce qui correspond à environ le dernier tiers du Gène VI. Les fragments avec une délétion du Gène VI sont actifs lorsqu’ils sont exprimés dans les cellules végétales, et toutes les fonctions de Gène VI sont censées résider dans ce dernier tiers. Ainsi, il existe un potentiel évident pour des effets inattendus si ce fragment est exprimé, comme certains chercheurs l’ont fait remarquer [4, 15, 18].
Le deuxième aspect de cette question est ; « quelle est la quantité de Gène VI qui pourrait être produite dans les plantes OGM ? » Cela peut finalement n’être résolu que par des expériences quantitatives directes. Néanmoins, on peut s’attendre à ce que la quantité de Gène VI produit soit spécifique pour chaque événement d’insertion indépendant. C’est pourquoi une expression significative du Gène VI exigerait probablement des séquences spécifiques, tels que la présence d’un promoteur de gène et un ATG (codon d’initiation de la protéine). Les variétés de plantes cultivées transgéniques peuvent également contenir des copies du transgène surnuméraires, y compris celles qui sont incomplètes ou réorganisées [5], et celles-ci pourraient être d’importantes sources supplémentaires de protéines du Gène VI.
La décision des autorités de régulation pour permettre ces événements d’insertion multiples et complexes était toujours très discutable, mais la prise de conscience que le promoteur CaMV 35S contient des séquences du Gène VI fournit encore une autre raison de croire que les événements d’insertion complexes augmentent la probabilité d’un problème touchant à la biosécurité.
Cependant, même des mesures quantitatives directes des protéines du Gène VI dans des plantes individuelles ne résoudraient pas complètement les questions scientifiques. Personne ne connaît par exemple la quantité, l’emplacement ou le moment de la production des protéines, qui seraient importants pour l’évaluation des risques. Les réponses qui sont nécessaires pour procéder à l’évaluation scientifique des risques ne sont pas susceptibles d’émerger de sitôt.

  Les grandes leçons des biotechnologies

C’est peut-être l’hypothèse la plus fondamentale de toute l’évaluation des risques que le ‘développeur’ d’un nouveau produit, devrait fournir aux autorités chargées de la réglementation des informations précises sur ce qui est évalué. Peut-être l’hypothèse suivante la plus fondamentale est que ces autorités puissent vérifier cette information. Toutefois, nous savons maintenant depuis plus de vingt ans, qu’aucune des ces attentes simples n’a jamais été atteinte.
Les grandes universités publiques, les multinationales des biotechnologies et les organismes gouvernementaux chargés de la réglementation et des contrôles, partout dans le monde, ne semblent pas avoir apprécié la possibilité que les constructions d’ADN dont ils étaient responsables, puissent être porteuses d’un gène viral supplémentaire.
Ce manquement s’est produit malgré le fait que le Gène VI n’était pas vraiment caché : les informations pertinentes sur l’existence du Gène VI avaient été librement disponibles et accessibles dans la littérature scientifique bien avant la première autorisation de la biotechnologie avec la séquence nucléotidique du CaMV, qui avait été publiée en 1980 [19].
Nous-mêmes avons donné des avertissements spécifiques selon lesquels les séquences virales pouvaient contenir des gènes insoupçonnés [6]. L’incapacité persistante de l’évaluation des risques réglementaires pour incorporer des découvertes scientifiques de longue date et répétées, est très préoccupante, d’autant plus que ceci n’est pas un événement isolé.
Il existe d’autres exemples de séquences virales, déjà agréées et mises au commerce qui ont des chevauchements de gènes et qui n’ont jamais été soumises à une évaluation des risques. Il s’agit notamment de nombreux OGM commercialisés contenant des séquences des promoteurs du virus de la mosaïque scrofulaire, un virus étroitement apparenté (FMV) et qui n’a pas été pris en compte par Podevin et Du Jardin [1]. L’examen des données de séquences commercialisées montre que le promoteur FMV couramment utilisé chevauche son propre gène VI [20].
Un troisième exemple est donné par la pomme de terre résistante au virus NewLeaf Plus (RBMT-22-82). Ce transgène contient environ 90% du gène P0 du virus de l’enroulement. La fonction connue de ce gène, dont l’existence n’a été découverte qu’après l’autorisation aux États-Unis, est d’inhiber les défenses de l’hôte contre les agents pathogènes [21]. Heureusement, cette variété de pomme de terre n’a jamais été commercialisée activement.
Un autre point clé concerne l’industrie des biotechnologies et leurs campagnes pour obtenir l’approbation du public, avec l’aide et l’encouragement d’un environnement réglementaire permissif. Cela a conduit à l’affirmation répétée que la technologie des OGM est précise et prévisible ; de plus, leur propre intérêt et leur compétence devraient les empêcher de mettre des produits potentiellement dangereux sur le marché, avant que les transgènes soient bien étudiés et bien compris avant d’être mis au commerce. Toutes ces allégations ont été exposées comme étant fausses au cours des révélations entourant le Gène VI.

  Que doivent maintenant faire les organismes de réglementation ?

Même maintenant que les chercheurs de l’EFSA ont estimé tardivement le risque, personne ne peut dire si le public a été touché par les OGM, bien que la possibilité du mal apparaîsse clairement du point de vue scientifique. Du point de vue de l’évaluation des risques professionnels et scientifiques, cette situation représente une défaillance complète et catastrophique du système.
La saga de Gène VI n’est pas encore terminée. Nous avons maintenant réalisé une évaluation rétrospective et complète des risques, quelque chose que l’EFSA avait omis de faire [1].
Nous montrons que les données existantes indiquent clairement un risque de préjudice important. Le seul moyen d’action compatible avec la protection du public et le respect de la recherche scientifique est, pour l’EFSA, et dans d’autres pays, d’ordonner un rappel total [des semences de plantes génétiquement modifiées qui sont concernées]. Ce rappel devrait également inclure les OGM contenant le promoteur FMV et son propre chevauchement du Gène VI.
Une version légèrement différente de ce rapport a été publiée sur Independent Science News le 21 Janvier 2013. Voir : (http://independentsciencenews.org/c...)

 Références

1. Podevin N and du Jardin P. Possible consequences of the overlap between the CaMV 35S promoter regions in plant transformation vectors used and the viral gene VI in transgenic plants. GM Crops and Food 2012, 3, 1-5.
2. Séralini G-E, Clair E, Mesnage R, Gress S, Defarge N, Malatesta M, Hennequin D, de Vendômois J-S. Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Food and Chemical Toxicology published online September 2012. http://dx.doi.org/10.1016/j.fct.201...
3. Saunders PT and Ho MW. GM cancers can no longer be ignored. Science in Society 56, 2-4, 2012.
4. De Tapia M, Himmelbach A, and Hohn T (1993) Molecular dissection of the cauliflower mosaic virus translation transactivator. EMBO J 12 : 3305-14.
5. Wilson AK, Latham and RA Steinbrecher (2006) Transformation-induced mutations in transgenic plants : Analysis and biosafety implications. Biotechnology and Genetic Engineering Reviews 23 : 209-234.
6. Latham JR, and AK Wilson (2008) Transcomplementation and Synergism in Plants : Implications for Viral Transgenes ? Molecular Plant Pathology 9 : 85-103.
7. Dasgupta R , Garcia BH, Goodman RM (2001) Systemic spread of an RNA insect virus in plants expressing plant viral movement protein genes. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 98 : 4910-4915.
8. Ho MW and Cummins J. New evidence links CaMV 35S promoter to HIV transcription. Microb Ecol Health Dis 2009, 21, 172-4.
9. Haas G, Azevedo J, Moissiard G, Geldreich A, Himber C, Bureau M et al. Nuclear import of CaMV P6 is required for infection and suppression of the RNA silencing factor DRB4. EMBO J 2008, 27, 2102-12.
10. Park H-S, Himmelbach A, Browning KS, Hohn T, and Ryabova LA (2001). A plant viral ‘‘reinitiation’’ factor interacts with the host translational machinery. Cell 106 : 723–733.
11. Love AJ , Geri C, Laird J, Carr C, Yun BW, Loake GJ et al. Cauliflower mosaic virus Protein P6 iInhibits Signaling responses to salicylic acid and regulates innate immunity. PLoS One 2012, 7(10), e47535.
12. Bartel P. MicroRNAs : Genomics, biogenesis, mechanism, and function. Cell 2004, 116, 281-297.
13. Dunoyer P and Voinnet O. The complex interplay between plant viruses and host RNA-silencing pathways. Curr Opinion in Plant Biology 2006, 8, 415–423.
14. Futterer J, and Hohn T. Translation of a polycistronic mRNA in presence of the cauliflower mosaic virus transactivator protein. EMBO J 1991, 10, 3887-3896.
15. Ryabova LA , Pooggin MH and Hohn T. Viral strategies of translation initiation : Ribosomal shunt and reinitiation. Progress in Nucleic Acid Research and Molecular Biology 2002, 72, 1-39.
16. Zijlstra C, Schärer-Hernández N, Gal S, Hohn T. Arabidopsis thaliana expressing the cauliflower mosaic virus ORF VI transgene has a late flowering phenotype. Virus Genes 1996, 13, 5-17.
17. Takahashi H, Shimamoto K, Ehara Y. Cauliflower mosaic virus gene VI causes growth suppression, development of necrotic spots and expression of defence-related genes in transgenic tobacco plants. Molecular and General Genetics 1989, 216, 188-194.
18. Kobayashi K and Hohn T. Dissection of cauliflower mosaic virus transactivator/viroplasmin reveals distinct essential functions in vasic virus Rreplication. J Virol 2003, 77, 8577–8583.
19. Franck A, Guilley H, Jonard G, Richards K and Hirth L . Nucleotide sequence of cauliflower mosaic virus DNA. Cell 1980, 2, 285-294.
20. Richins R, Scholthof H, Shepherd RJ. Sequence of figwort mosaic virus DNA (caulimovirus group). NAR 1987, 15, 8451-8466.
21. Pfeffer S, Dunoyer P, Heim F, Richards KE, Jonard G, Ziegler-Graff V. P0 of Beet Western Yellows Virus Is a Suppressor of Posttranscriptional Gene Silencing. J Virol 2002, 76, 6815–6824.

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 Définitions et compléments

Un gène viral potentiellement dangereux est caché dans des plantes génétiquement modifiées [OGM] qui sont commercialisées

 Traduction, définitions et compléments :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles.
Adresse : 585 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS OGM Potentially Dangerous Virus Gene Hidden in Commercial GM Crops French version.2


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