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"L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations. Partie 5 : Les initiatives des associations et des chambres consulaires en périurbain", par Jacques Hallard

jeudi 23 juillet 2015 par Hallard Jacques

ISIAS Politique territoriale écologique Agriculture Urbanisme
L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations
Partie 5 : Les initiatives des associations et des chambres consulaires en périurbain

Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 13 juillet 2014

Plan

1. Des préoccupations anciennes qui reviennent sur le devant de la scène : voir sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.ph...
2. Définitions et contenus de l’agriculture urbaine et périurbaine : voir sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.ph...
3. Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles/mégalopoles ? : voir sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.ph...
4. Les fondamentaux combinant l’agriculture et l’urbanisme en France : voir sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.ph...
5. Les initiatives des associations et des chambres consulaires en périurbain

Avant-propos

Ce travail est une compilation de documents sélectionnés, provenant de sources variées et pouvant servir aux élus, aux personnels des collectivités territoriales, aux étudiants en productions agricoles et alimentaires, ainsi qu’en aménagement des territoires, aux militants de la société civile et aux citoyennes et citoyens soucieux d’un ‘vivre ensemble’ acceptable et soutenable dans les zones urbaines et périurbaines des agglomérations. Des perspectives complémentaires sont finalement esquissées in fine.

 5. Les initiatives des associations et des chambres consulaires en périurbain

Parmi les acteurs et les opérateurs économiques qui interviennent activement dans les zones périurbaines, nous avons choisi de présenter le très grand rôle que jouent certaines associations, d’une part, l’AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), en nous référant à l’article que lui consacre Wikipédia et en ajoutant une communication qui montre la dynamique de ce mouvement et, d’autre part, l’association ‘Nature et Progrès’ dont la cahier des charges prend en compte les risques de pollutions par les transports et la circulation routière qui interviennent dans certain milieux périurbains. Ce sujet des pollutions en périurbain est abordé à l’occasion.

Enfin, nous mentionnons les engagements majeurs des Chambres d’Agriculture et de l’organisation en réseau de ‘Terres en Villes’ en faveur d’une relance ou du maintien de l’agriculture périurbaine auprès de nombreuses grandes villes françaises.

Selon Wikipédia, « Une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) est, en France, un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une exploitation locale (généralement une ferme), débouchant sur un partage de récolte régulier (le plus souvent hebdomadaire) composée des produits de la ferme. L’AMAP est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui paient à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie (la « saison »). Ce système fonctionne donc sur le principe de la confiance et de la responsabilité du consommateur ; il représente une forme de circuit court de distribution ».

« Le terme « AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) » est enregistré depuis la mi-2003 à l’INPI en tant que marque française par l’association Alliance Provence1. L’usage de la marque passe par l’engagement du respect de la charte des Amap2,inspirée de la Charte de l’agriculture paysanne, éditée en mai 2003 par cette même association ».

Sommaire

Principes

Une AMAP est pour le consommateur, des aliments frais, de saison, souvent biologiques, produits à partir de variétés végétales ou races animales de terroir ou anciennes, d’une part, et un prix équitable pour les deux partenaires, d’autre part. Une telle association est considérée comme participant de l’économie solidaire, selon les critères suivants :

  • un lien direct, sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur ;
  • les consommateurs s’engagent à l’avance, pour une saison de production ;
  • ils partagent les aléas climatiques qui peuvent modifier à la baisse, la quantité de produits calculée et planifiée par le producteur ;
  • le prix du panier est calculé en fonction des coûts de productions et non pas au poids de la marchandise3.
    Le fermier amortit les aléas de l’économie de marché (il a une vision sur plusieurs mois) et garde une indépendance par rapport au système de grande distribution ; quant aux consommateurs, ils peuvent directement suivre et influencer le mode de culture (souvent biologique ou biodynamique ou agriculture durable).

Les AMAP ont également les ambitions suivantes :

  • favoriser un dialogue social autour de la sécurité alimentaire et du goût ;
  • respecter la biodiversité ;
  • mieux gérer le foncier et maintenir des terres fertiles ;
  • agir pour l’emploi, par l’installation de nouveaux jeunes agriculteurs ;
  • instaurer des animations sur la ferme, en favorisant le volet pédagogique sur la nature et l’environnement ;
  • contribuer à réduire la consommation énergétique en utilisant des légumes produits à côté de son domicile ;
  • ré-impliquer le consommateur dans ses choix de consommation.

Fonctionnement

Le partenariat est assuré par un comité de bénévoles qui participe au fonctionnement de l’AMAP. Ses fonctions sont d’assurer le lien avec le producteur pour la communication et l’information, de rechercher d’autres consommateurs, de prendre les inscriptions, d’organiser la distribution, etc… Producteur et consommateurs sont liés par un contrat dans lequel l’agriculteur s’engage à fournir aux consommateurs un panier par semaine de produits à un prix équitable défini en toute transparence, tandis que les consommateurs s’engagent, en toute connaissance des diverses contraintes, à effectuer à tour de rôle une permanence à l’accueil de la distribution, voire à effectuer ponctuellement sur l’exploitation des tâches en groupe (désherbage, récoltes, etc…) ».

Lire l’article complet sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_le_maintien_d%27une_agriculture_paysanne

 Maintenir et développer l’agriculture périurbaine : une nécessité d’intérêt général [Un exemple d’engagement et d’actions déterminées dans le cadre de l’Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP].

« Positionnement et appel du réseau des AMAP contre le projet de stade à Décines-Charpieu et l’expropriation de paysans. Rassemblement de soutien aux paysans menacés d’expropriation le 29 mars à 9h15 mairie de Chassieu (69). Les mesures d’aménagement liées à la réalisation du projet démesuré « OL Land », sur le site de Montout de la commune de Décines-Charpieu, impliquent la disparition de dizaines d’hectares de terres agricoles fertiles, le démembrement d’ensembles agricoles cohérents et opérationnels et l’expropriation de plusieurs paysans situés dans la zone agricole de l’espace naturel sensible du V-Vert. Du fait de la très discutable considération d’intérêt général de ce projet, la construction de la voirie pour l’accès sud vers le stade impose l’expropriation et l’expulsion d’agriculteurs en contre partie de 1 €/m² pour les propriétaires et 0,66 €/m² d’indemnisation pour les locataires ! Ces contre parties sont ridicules au regard de l’ampleur du dommage pour l’agriculture périurbaine. Philippe Layat, éleveur de brebis, et Jean-Luc Morel, maraicher en AMAP, sont directement menacés par cette opération. Ils refusent de capituler, nous les soutenons. Alliance PEC Rhône-Alpes, réseau régional des AMAP, déplore les conséquences irréversibles de ce projet sur le maintien et le développement d’une agriculture périurbaine de qualité et souhaite mettre en lumière les profondes contradictions de ce projet avec les engagements pris ces dernières années en faveur de l’agriculture périurbaine :

* L’Agenda 21 du Grand Lyon engage la collectivité à « maintenir une diversité de formes d’exploitations agricoles, qui permet la production de produits agricoles divers et variés pouvant être vendus par des circuits de proximité », à « maintenir des exploitations sur le territoire communautaire, d’abord en pérennisant le foncier agricole » ;

* La charte d’objectifs pour l’agriculture périurbaine signée le 10 février 2012 par quatre communautés d’agglomération (dont la Communauté Urbaine de Lyon) fait valoir l’enjeu primordial de « promouvoir une agriculture diversifiée et imbriquée dans nos territoires ». Cette charte engage les collectivités à « accentuer les efforts de pérennisation du foncier agricole à l’intérieur des territoires des collectivités » ;

* Le SCOT de l’Agglomération Lyonnaise indique que « l’activité agricole est l’instrument primordial de valorisation de l’armature verte, en tant qu’activité économique participant directement au développement de l’agglomération notamment par ses fonctions nourricières. A ce titre, le SCOT en assure la viabilité en s’attachant à préserver des outils de production cohérents ».

« Ces engagements ne sont-ils que de vains mots, de simples slogans marketing ? Le mégaprojet de Grand Stade « OL Land » est en complète contradiction avec ces orientations et nous demandons aux élus de respecter leurs engagements. Afin de nourrir les populations en préservant les ressources naturelles, en favorisant un aménagement équilibré du territoire et en consolidant le tissu rural local nous avons besoin de maintenir et de développer une agriculture de qualité et créatrice d’emplois en zone péri-urbaine. Il s’agit d’un enjeu majeur de notre temps, une nécessité d’intérêt général qui ne peut être bradé sur l’autel de la finance ou de la folie des grandeurs. Chaque ferme qui disparaît, chaque hectare de terre fertile artificialisée est une insulte à l’avenir. Nous sommes solidaires des citoyens qui luttent contre ce projet et appelons les acteurs du réseau des AMAP à se mobiliser pour le maintien des fermes menacées. Nous sommes solidaires des paysans qui refusent de capituler. Nous serons présents le 29 mars à 9h15 à la mairie de Chassieu pour un rassemblement de soutien aux paysans menacés d’expropriation ».

Voir la vidéo de Philippe Layat, agriculteur à Décine expulsé de ses terres aux profits du grand stade de Lyon (TGI de Lyon le 17 avril 2012).  Communiqué Alliance PEC Rhône-Alpes - Contre le Grand Stade OL (PDF, 147.7 ko)

Source de la communication : http://miramap.org/Maintenir-et-developper-l.html

Le développement d’une agriculture périurbaine, qui se doit d’être de qualité, doit aussi prendre en compte les risques de pollutions liées aux transports et à la circulation routière et auto routière. Les impacts environnementaux des transports routiers sont nombreux et le sujet est traité de façon exhaustive sur le site Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Impact_environnemental_du_transport_routier

On peut aussi se référer à l’article suivant : Impact de la pollution routière sur l’agriculture - Document issu de Ressources et environnement Agriculture {{}}Posted by Michelle S. on 8/29/11 • Categorized as Agriculture,Initiatives environnementales,Transports

« Les impacts environnementaux des transports routiers sont nombreux : émissions de gaz à effet de serre, polluants locaux, épuisement des ressources énergétiques (pétrole), déchets, etc. Des externalités néfastes pour l’environnement mais aussi pour la santé de l’homme. Les espaces cultivés à proximité des voies de circulation sont des zones particulièrement sensibles, puisque les personnes y résidant ou y travaillant sont exposées aux risques de problèmes respiratoires dus à la pollution atmosphérique et de dépôts sur les produits agricoles ».

« Tels sont les résultats qui ont été mis en évidence par une étude de l’Inra et Airparif sur l’impact de la pollution routière sur les espaces cultivés jouxtant les voies de circulation routière, qui s’inscrit plus largement dans le cadre d’un projet de recherche « Pollution de proximité, transport et agriculture », piloté par l’Inra-AgroParisTech, cherchant à comprendre la pollution de proximité aux abords des axes autoroutiers ».

« Durant un mois, la concentration de polluants et des dépôts métalliques (fer, plomb, cuivre et zinc) dans l’air et sur les plantes (les plantes de Ray-grass, plante herbacée fourragère) liés au trafic, a été mesuré, sur une exploitation agricole longeant l’autoroute A6. Les résultats ont mis en évidence une augmentation de ces matières à mesure que l’on se rapproche de l’autoroute A6. « Pour le dioxyde d’azote, l’impact de l’autoroute est toujours observable sur le site de mesure placé à 120 mètres de l’axe. Pour les dépôts de fer, l’impact est perceptible jusqu’à 30 mètres. Il n’est que de quelques mètres pour le plomb et le cuivre ». Les mesures semblent toutefois indiquer que les niveaux de dépôt de plomb et de cadmium mesurés sont en dessous des normes concernant la consommation de légumes ».

« Ce risque de pollution de proximité est d’autant plus important que pour la seule région d’Ile-de-France, la surface agricole située à moins de 250 mètres des axes routiers ayant un trafic routier supérieur à 4.500 véhicules par jour, est d’environ 54.500 hectares, soit près de 10% de la surface agricole utile (SAU) régionale. 48% des exploitations agricoles franciliennes ont au moins un îlot dans la bande de 250 mètres. En petite couronne parisienne, les exploitations agricoles sont d’autant plus concernées que l’infrastructure routière y est dense et les niveaux de trafic élevés. (Sources : Primequal/Predit) ».

« Or, une enquêté réalisée toujours dans le cadre de ce projet « Pollution de proximité, Transport et Agriculture », pour connaître la politique de localisation des agriculteurs, a rapporté que « la pollution atmosphérique liée au trafic routier n’est pas un déterminant courant des décisions de localisation des cultures ». Il n’existe dans les filières agricoles que trois secteurs qui intègrent des critères de distances par rapport aux routes et d’intensité de trafic : « les céréales dans certains créneaux de niche, peu présents en Île-de-France, l’alimentation infantile et les herbes aromatiques ». La raison principale de cette non-prise en compte étant le coût des nuisances liées au trafic (réduction des surfaces cultivables) que les agriculteurs envisagent mal de supporter seuls.

Sources : actu-environnement, respire-asso, airparif Accès : http://ressources-et-environnement.com/2011/08/impact-pollution-routiere-agriculture/

Introduction d’un article que Wikipédia consacre à ‘Nature et Progrès’ : « Nature & progrès est un label d’agriculture et de cosmétiques biologiques. Fondé en 1964, il a la particularité de rassembler des professionnels et des consommateurs. La mention Nature & progrès est attribuée à des producteurs qui respectent une charte1 et des cahiers des charges techniques2 plus contraignants que ceux des autres labels d’agriculture biologique…. » Voir l’article complet suer le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nature_%26_progr%C3%A8s

Nature & Progrès se définit comme « une association de consommateurs et de professionnels unis dans un même mouvement pour une agriculture biologique respectueuse des hommes, des animaux, des plantes et de la planète ; pour une agriculture biologique bio-diversifiée, seule capable de satisfaire le plaisir des saveurs et de garantir la santé ; pour une agriculture biologique qui préserve le tissu rural et le métier de paysan en le revalorisant ; pour une agriculture biologique qui soutient les savoir-faire et les semences paysannes ; pour une agriculture biologique, éthique et rigoureuse, sans complaisance avec l’économie de marché ».

Autre extrait : ‘Nature et Progrès, un projet, une force’

« Son projet de société, ‘Nature & Progrès’ le défend notamment grâce au travail des groupes locaux qui composent la fédération. Ils organisent et proposent des conférences, des tables rondes, des visites de fermes et tissent le pays de manifestations, de marchés et de foires bio. La force de ‘Nature & Progrès’ réside pour beaucoup dans ses adhérents : elle regroupe des producteurs, des transformateurs et des consommateurs. La ‘Fédération internationale d’agriculture biologique Nature & Progrès’ poursuit sa lutte contre l’intensification agricole, les OGM et les effets pervers du libéralisme mondial.

Voir tous les détails sur le site dédié : http://www.natureetprogres.org/

Nous avons extrait du Cahier des charges de ‘Nature et Progrès’ les passages suivant qui donne une ligne de conduite pour les lieux de production qui doit trouver toute leur place en agriculture périurbaine

Lieu de production (selon le Cahier des charges de ‘Nature et Progrès’

  • La ferme doit être éloignée des zones à risque de contamination et des grandes voies de circulation routière. Le cas échéant, des contrôles annuels supplémentaires peuvent être effectués.
  • Prise en compte de l’intégration paysagère de la ferme : les matériaux locaux sont encouragés, le béton et les structures métalliques sont aussi déconseillés.
  • Les énergies renouvelables sont privilégiées.
  • Les associations polyculture-élevage sont encouragées.
  • La totalité des apports azotés est limitée à 140 unités d’azote par hectare et par an.
  • Les ingrédients d’origine agricole doivent être labellisés, par ordre de préférence : Nature & Progrès, Demeter ou Simples, AB.

Détails et références sur le site suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nature_%26_progr%C3%A8s#Lieu_de_production

Agriculture périurbaine : favoriser le développement équilibré et durable du territoire – Document des ‘Chambres d’Agriculture’. Diffusé le lundi 03 septembre 2012

« Contrairement à une idée reçue, en zone périurbaine, l’agriculture n’est pas une réserve de foncier. Elle assure aujourd’hui de multiples fonctions : services aux collectivités, développement de filières de proximité, gestion des ressources naturelles, offres de loisirs… En 2010, 44 % des exploitations françaises étaient situées en zone urbaine ou périurbaine. Les Chambres d’agriculture s’investissent dans le péri-urbain à plusieurs niveaux : production, aménagement, développement territorial et partenariats locaux. Le phénomène d’étalement urbain a donné naissance à un espace original avec des caractéristiques à la fois urbaines et rurales. Cet espace dit périurbain est dominé par des espaces ouverts, notamment agricoles. Considérés à tort comme simples réserves pour l’urbanisation, ils sont devenus des éléments essentiels du cadre de vie des habitants ».

Quels sont les principaux enjeux de l’agriculture périurbaine ?

« On retrouve en périurbain tous les types de productions et d’exploitations agricoles, bien que certains soient plus difficiles que d’autres. Cependant, sa proximité avec la ville confronte l’agriculture périurbaine à des enjeux particuliers :

  • foncier : diminution de la surface agricole, difficulté d’accès aux terres…
  • économique avec le développement d’offre de services à destination des collectivités, de productions spécifiques et de circuits de proximité…
  • cohabitation avec la ville : difficulté de circulation des engins agricoles, dégradation des cultures, difficulté de compréhension de certaines pratiques…
    Les villes, à la recherche d’un développement plus durable, commencent à intégrer dans leur stratégie les enjeux agricoles de leur territoire. Elles attendent donc plusieurs services de l’agriculture :
  • assurer un approvisionnement de proximité pour les populations urbaines
  • fournir des produits très spécifiques comme des fleurs, des plantes aromatiques, des fruits et légumes…
  • participer au développement économique par le dynamisme des exploitations et des filières agroalimentaires
  • contribuer directement à la qualité et au cadre de vie sur le territoire
     Les Chambres d’agriculture, partenaires du développement de l’agriculture périurbaine, s’investissent sur le périurbain à différents niveaux, pour faire coïncider l’offre agricole et la demande urbaine :
  • développement de réseaux de travail et d’échange sur des projets concernant le périurbain,
  • partenariat de travail avec les collectivités sur les questions de production, d’aménagement et de développement territorial,
  • relations institutionnelles ».
    « Les Chambres d’agriculture sont ainsi membres du réseau Terres en Villes. Fondé en 2000 par six agglomérations, Terres en Villes est le réseau national des acteurs locaux de l’agriculture périurbaine. Ce réseau, en plein essor, regroupe aujourd’hui 28 agglomérations ou métropoles dont l’Ile-de-France. Chacune est représentée conjointement par l’intercommunalité et la Chambre d’agriculture ou par une association locale paritaire. La proximité des Chambres d’agriculture avec les entreprises périurbaines les conduisent à alerter sur l’ampleur dramatique de l’artificialisation des terres. Elles demandant une prise en compte des handicaps liés aux spécificités périurbaines. Elles posent enfin la question de la protection des capacités de productions périurbaines lors de la construction d’ouvrages civils ».

    En savoir plus :

Terres en Villes http://www.terresenvilles.org/

 Présentation du réseau ‘Terres en Villes’

« L’urbanisation est un trait majeur du développement économique et social de la France, comme de l’ensemble des autres pays de l’Union Européenne. Elle se manifeste principalement par l’expansion des régions urbaines qui intègrent dans leur périmètre un nombre toujours plus grand d’espaces ruraux ».

« Cette mutation, souvent brutale, bouleverse tout autant l’espace urbain que l’espace rural, devenu périurbain. Lorsque cette mutation n’est pas organisée de manière équilibrée, la logique strictement urbaine nie les composantes de l’espace rural. Bien souvent, elle marginalise les activités rurales au seul bénéfice des activités économiques de la région urbaine, et au détriment de son cadre de vie, de son environnement, de son équilibre social et de son patrimoine culturel. Ainsi, l’agriculture, mais aussi l’activité forestière, qui mettent en valeur la plus grande part de l’espace rural, sont alors gravement perturbées : les exploitations agricoles notamment, généralement de petites structures, sont mal préparées pour affronter ce nouveau défi et finissent par disparaître ».

15 Juin 2000, naissance de ‘Terres en Villes’

« Le 15 juin 2000, des élus intercommunaux et des responsables agricoles, ayant mis en place des politiques agricoles périurbaines sur leur territoire, créent ’Terres en Villes’. Cette association, paritaire entre élus et responsables agricoles, regroupe aujourd’hui 28 aires urbaines, chacune étant représentée par l’intercommunalité et la Chambre d’agriculture : 

Aix-en-Provence, Amiens, Angers, Aubagne, Besançon, Blois, Caen, Chambéry, Cholet, Dijon, Grenoble, Ile-de-France, Le Mans, Lille, Lorient, Lyon, Marseille, Metz, Nancy, Nantes, Pau, Perpignan, Rennes, Saint-Etienne, Saint-Nazaire, Strasbourg, Toulon, Toulouse ».

Voir la carte des agglomérations membres

Actualités autour de ‘Terres en Villes’

Le Séminaire ‘Formes Agraires Formes Urbaine’ [FAFU] s’est tenu le jeudi 12 et vendredi 13 décembre 2013 à Genève – hepia sous le titre : « L’économie agricole et alimentaire des formes agriurbaines »

« Après Grenoble (2011) et Versailles (2012), notre rencontre ‘Formes agraires Formes urbaines’ et son séminaire annuel quittent la France pour s’installer deux jours en Suisse à Genève. Organisé par Terres en Villes et hepia, avec le soutien de la DATAR et en partenariat avec le Grand Genève, le Canton et l’UNIL, ce séminaire est le point d’orgue 2013 de la recherche-action FAFU ».

« Les organisateurs ont choisi cette année de questionner les modèles économiques des projets de gestion public/privé des espaces agricoles périurbains, en interrogeant les relations entre formes agri-urbaines, et économie agricole et alimentaire. Plus que jamais, notre parti pris sera de faire dialoguer aménageurs, chercheurs, élus, responsables agricoles, praticiens et autres acteurs en partant des travaux et projets de chacun, français, suisses et italiens ».

 Télécharger le programme des rencontres (12 et 13 décembre)

Télécharger le programme détaillé du séminaire (12 décembre)

« Ces territoires ont souhaité ainsi mettre en commun leurs expériences pour échanger leur savoir-faire, pour promouvoir le rôle et l’intérêt de l’agriculture périurbaine et pour favoriser le développement de telles politiques sur les territoires français et étrangers ».

Source de l’information rapportée : http://www.terresenvilles.org/

(A suivre)

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 13 juillet 2014 Avec l’aide de Christiane Hallard-Lauffenburger, ancienne professeure des écoles

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Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations Partie 5 Les initiatives des associations et des chambres consulaires en périurbain.3

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