ISIAS

"Il convient de réduire le sucre dans notre alimentation" par le Prof Peter Saunders

Traduction et compléments de Jacques Hallard
lundi 20 juin 2016 par Saunders Professeur Peter


ISIS Santé

Il convient de réduire le sucre dans notre alimentation

Nous consommons beaucoup trop de sucre, en particulier des sucres dits libres ; mais les gouvernements vont-ils tenir tête à l’industrie agro-alimentaire afin de prendre des mesures pour réduire notre consommation de sucre ? Prof Peter Saunders

Traduction partielle de l’article de l’ISIS du 09/12/2015

Ajout des recommandations de l’OMS et d’articles sur la consommation du sucre

Ajout d’un article rapportant une étude européenne sur surpoids et obésité

L’article original s’intitule Cutting Down on Sugar et il est accessible sur le site http://www.i-sis.org.uk/Cut_Down_on_Sugar.php

S’il vous plaît diffusez largement et rediffusez, mais veuillez donner l’URL de l’original et conserver tous les liens vers des articles sur notre site ISIS…


Alors que le sucre a toujours fait partie de l’alimentation humaine, c’est seulement dans les temps modernes que nous avons commencé à consommer de grandes quantités de sucres libres, à savoir des sucres qui ont été dans une certaine mesure raffinés. Cela inclut le sucre que nous ajoutons quand nous cuisinons ou mettons dans notre thé ou café, et les énormes quantités que les fabricants ajoutent aux boissons gazeuses, aux bonbons et aussi à d’autres aliments que nous ne considérons généralement pas comme sucrés, telles que de nombreuses préparations alimentaires prêtes à être consommées.

Par exemple, une cuillère à soupe de ketchup contient environ une cuillère à café de sucre libre et une seule boîte ou bouteille de boisson gazeuse peut contenir jusqu’à dix cuillères à café de sucre. Les sucres contenus dans les jus de fruits et dans les miels sont également libres ; le raffinage du sucre des miels a été fait par les abeilles.

Les sucres libres doivent être considérés séparément de ceux qui sont naturellement présents sous des formes entièrement non raffinées, parce qu’ils ont un effet plus important sur la santé.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a conclu que la consommation de grandes quantités de sucres libres augmente le risque d’obésité et de caries dentaires et également de maladies associées à l’obésité comme le diabète de type 2. Il a fait une recommandation express selon laquelle nous devrions réduire notre consommation quotidienne de sucres libres à moins de 10% de notre apport énergétique total. Il a également fait une recommandation conditionnelle afin que la proportion soit inférieure à 5%. L’OMS est moins précise dans ses prescriptions à propos de la limite inférieure, car il y a vraiment peu de populations avec ces faibles apports et que, par conséquent, peu d’études épidémiologiques sont disponibles pour apporter des preuves scientifiques [1].

Le « Scientific Advisory Committee on Nutrition » (SACN), un Comité consultatif scientifique du gouvernement britannique sur la nutrition, a recommandé d’accepter la limite de 5%. Cela signifierait un total de consommation de sucres libres de 30 g, soit environ 6 cuillères à café pour toute personne de 11 ans ou plus ; et moins pour les jeunes enfants [2].

Actuellement le sucre représente environ 15% de l’apport moyen de l’énergie pour les enfants et les adolescents d’âge scolaire [3], alors ce serait une réduction considérable. Le gouvernement a accepté les recommandations de cet organisme consultatif. Il reste à voir si ces recommandations vont être appliquées par les jeunes.

[On peut se reporter à la communication de l’OMS figurant à l’annexe 1] et à une sélection d’articles sur la consommation du sucre à l’annexe 2.


Pourquoi se concentrer sur le sucre  ?

L’industrie alimentaire s’oppose naturellement aux recommandations de l’OMS et elle a fait du lobbying contre cette organisation internationale. Les objections reposent généralement sur deux arguments prétendument scientifiques. D’abord, les industriels su secteur sucrier affirment que le vrai problème n’est pas de consommer trop de nourriture, mais de faire trop peu d’exercice. Deuxièmement, si nous allégeons notre nourriture, il n’y a aucune raison de distinguer les sucres dans les boissons gazeuses en particulier et les sucres d’une manière générale. Après tout, les calories sont seulement des calories, et peu importe d’où elles proviennent. Ainsi, affirment les industriels, si vous buvez une boîte de Coca-Cola, qui contient 139 calories [4], c’est la même chose que manger deux tranches de pain de blé entier et, dans les deux cas, il vous suffit d’aller faire une marche rapide pendant 20 minutes pour brûler ces calories.

Aucun de ces arguments ne tient : pensez combien il peut être difficile de perdre quelques kilogrammes et si cela vous arrive, combien il est difficile pour vous de revenir en arrière pour perdre un excès de poids corporel. C’est parce qu’il y a des mécanismes qui régulent activement votre poids. C’est comme si votre corps décide de ce que votre poids devrait être, et il fait alors de son mieux pour contrer tout changement, aussi bien sur les rations que vous prenez et de quelle manière vous organisez vos activités. Ce n’ est donc pas seulement une question d’évacuer des calories contenues dans les aliments que vous mangez à travers l’exerce que vous pratiquez. La question concerne aussi la façon dont ce que vous mangez et ce que vous faites, affecte le poids corporel par des mécanismes de contrôle et de régulation, et malgré des années de recherche dans ce domaine, nous n’avons encore qu’une compréhension partielle de ces mécanismes.

Selon le Département américain de l’Agriculture, les Américains ont consommé en moyenne 300 calories de plus par jour en 2000, par rapport à 1985 [5]. Il n’y a pas de raison de supposer qu’ils étaient plus actifs physiquement : afin de prendre un demi kg de graisse, ce qui est l’équivalent d’environ 3.500 calories, en 2000, ils auraient dû prendre un accroissement de poids d’environ 15 kg par an.

Comme beaucoup d’autres personnes, les Américains deviennent plus gros, mais pas à ce point-là. Inversement, un supplément de marche de 20 minutes tous les jours, ne va pas vous faire perdre 7-8 kg, si vous les gardez pendant une année, quoique l’on puisse dire dans le milieu des industries alimentaires.

Bien que nous ne sachions pas encore comment le poids corporel est régulé, nous comprenons comment une partie de ces mécanismes fonctionnent. Par exemple, lorsque votre glycémie est basse, vous avez faim. Après que vous ayez mangé, votre glycémie monte et vous ne sentez plus la faim : vous vous arrêtez alors de manger. Cela contribue clairement à faire correspondre votre consommation d’aliments à la quantité d’énergie que vous utilisez.

Cependant, la hausse de la glycémie ne dépend pas seulement des calories contenues dans votre repas. Pour permettre cela, les nutritionnistes ont développé la notion d’index glycémique (IG), un classement des glucides en fonction de leur propriété d’élever le taux de sucre dans le sang après avoir mangé [6].

Les aliments à IG élevé, tels que ceux qui contiennent des sucres libres, comme les pommes de terre, le pain blanc et le riz blanc, se décomposent rapidement et provoquent des augmentations rapides et puis ensuite une diminution de la glycémie. Par contre, les aliments à faible IG, y compris la plupart des fruits et des légumes, les légumineuses et les aliments à base de grains entiers, sont digérés et absorbés lentement, et les hausses et les diminutions de sucre dans le sang sont plus faibles et plus lents. Cela rend ces aliments meilleurs pour le contrôle du poids corporel, car ils aident à contrôler l’appétit et de retarder la faim. Ils sont également mieux pour les diabétiques, pour a même raison car ils ont aussi ne causent pas de fortes hausses des taux d’insuline [6].

Cela illustre pourquoi les sucres libres ont été si importants dans la montée descas d’obésité. L’augmentation mondiale de la consommation de boissons gazeuses a été particulièrement importante parce que nous semblons être en mesure de boire de grandes quantités sans affecter nos appétits. Cela a été particulièrement pertinent au Mexique, où « on observe un taux particulièrement élevé de la consommation de boissons gazeuses et où l’obésité augmente plus rapidement que partout ailleurs dans le monde [7].

Votre poids est également affecté par votre microbiote intestinal, c’est-à-dire les 100 trillions * de microbes ou plus qui vivent dans votre tractus gastro-intestinal.

[*Trillion : selon Wikipédia, « En mathématique, dans les pays utilisant l’échelle longue (c’est-dire tous les pays à l’exception des pays russophones, arabes, anglophones et du Brésil), un trillion représente 1 milliard de milliards (109x109) soit 10 puissance 18 ou, en notation scientifique à 1018, c’est-à-dire 1 000 000 000 000 000 000, encore un million de millions de millions (106x106x106). Un trillion est alors égal à un million à la puissance trois, d’où le terme. Le préfixe correspondant à ce nombre dans le système international d’unités (SI) est l’exa. Le SI est également utilisé dans les publications scientifiques anglo-saxonnes (non destinées au public). Dans l’échelle longue, mille trillions (103 × 1018) est égal à un trilliard (1021). Dans les pays utilisant l’échelle courte et notamment dans les publications scientifiques anglo-saxonnes destinées au public (vulgarisation d’articles scientifiques, la précision est importante car elle a fait l’objet d’une loi aux États-Unis), un trillion représente mille milliards ou, en notation scientifique à 1012, c’est-à-dire 1 000 000 000 000. Il est appelé billion dans l’échelle longue (ce qui ajoute à la confusion lors des traductions). Le préfixe correspondant à ce nombre dans le système international d’unités est le téra ».

« En informatique, on utilise rarement ces termes et ce symbolisme, préférant les préfixes du système international. On parle plutôt d’un disque d’un téraoctet, bien que la dénomination anglophone de terabyte se généralise. Rien n’interdit d’utiliser la même convention dans les autres domaines, ce qui évite tout risque de confusion. Toutefois, il faut garder à l’esprit qu’il faut respecter les lois édictées en ce domaine (notamment aux États-Unis sur l’usage de l’échelle courte). Les sommes en économie et en finance ainsi que les grandeurs en informatique, astronomie et en physique peuvent atteindre ces ordres de grandeur et on trouve fréquemment des erreurs de traduction entre le sens anglophone de trillion et son sens francophone ou dans le reste du monde… »

Article complet à lire sur le site https://fr.wikipedia.org/wiki/Trillion

Le microbiote * est composé de microorganismes du tube digestif qui sont responsables d’une part importante de votre apport d’énergie parce que certains d’entre eux décomposent les aliments qui seraient autrement indigestse. Les proportions des différentes espèces sont largement déterminées dans les trois premières années de la vie (une autre raison pour laquelle nous devons être prudents au sujet de la prescription et de la prise des antibiotiques par les enfants), mais ils sont également touchés par votre alimentation en étant adulte : c’est une autre raison pour laquelle ce qui importe n’est pas seulement la quantité de calories contenues dans les aliments ingérés.

[*Microbiote ’Notre monde intestinal méconnu : le microbiote humain’ par la Dr Eva Sirinathsinghji. Traduction et compléments de Jacques Hallard, jeudi 30 juillet 2015 par Sirinathsinghji Eva - ISIS Biologie Santé. « La relation symbiotique entre les êtres humains et les microbes vivant à l’intérieur de notre corps, est de plus en plus reconnue comme étant liée à un bon état sanitaire, ou bien, au contraire, à des affections pathologiques et même à une influence sur notre comportement… » Article complet à lire sur :http://www.isias.lautre.net/spip.php?article379

’La flore microbienne intestinale (microbiote) influence la prédisposition et les traitements des cancers’ par la Dr Eva Sirinathsinghji. Traduction Jacques Hallard, jeudi 13 août 2015 par Sirinathsinghji Eva - français

’Comment les microbes influencent notre esprit, notre humeur et notre comportement’ par le Dr Eva Sirinathsinghji. Traduction Jacques Hallard, dimanche 7 juin 2015 par Sirinathsinghji Eva - français

’L’étonnante biodiversité des écosystèmes microbiens et leurs effets sur la santé’ par Jacques Hallard, samedi 1er août 2015 par Hallard Jacques - français

Il existe des preuves croissantes montrant que l’utilisation d’antibiotiques, à la fois dans la première enfance et par la suite chez les adultes, peut contribuer à faire exprimer l’obésité chez les êtres humains. Cela n’est pas si surprenant car l’une des principales raisons de la surutilisation des antibiotiques est qu’ils servent non seulement à une administration fréquente dans la nourriture pour nourrir les animaux de la ferme afin de leur permettre de lutter contre des infections, mais uniquement pour promouvoir le gain de poids par les animaux [8].

Lire la suite de l’article original de l’ISIS en anglais sur le site : http://www.i-sis.org.uk/Cut_Down_on_Sugar.php

…./…

Le rapport établi par ‘Public Health England’ abrégé en PHE

À la lumière des rapports de l’OMS et de l’organisme ‘Scientific Advisory Committee on Nutrition (SACN) qui conseille l’agence publique ‘Public Health England’ (ou PHE), l’administration de la santé publique en Angleterre, cette agence a effectué une étude des mesures qui pourraient être prises pour réduire la consommation des sucres libres Royaume-Uni [3].

Ce rapport aurait dû paraître au cours de l’été 2015, mais cela n’a pas fait. Il est avéré que l’étude avait en fait été achevé, mais que le secrétaire d’État à la Santé (Jeremy Hunt, le même ministre qui a provoqué les médecins hospitaliers juniors à passer à l’action) a refusé de le publier avant que le gouvernement ait annoncé sa stratégie sur le sujet de l’obésité [9]. Ni le public ni le Comité spécial de la santé auprès de la Chambre des communes, qui a expressément demandé à voir le rapport et à laquelle on a refusé l’accès, visaient à faire connaître preuves juste après que le gouvernement n’ait annoncé ses plans - à tel point qiul serait trop tard pour qu’il ait une quelconque influence .

Finalement, après que le président du Comité des parlementaires conservateur Sarah Wollaston, rende l’affaire publique, le rapport a été publié le 22 octobre 2015. Il propose huit mesures pour aider à réduire la consommation de sucres libres (voir encadré) et résume les preuves sur lesquelles elles sont basées.

Les mesures recommandées dans le rapport de l’Angleterre Santé publique

1. Réduire et rééquilibrer le nombre et le type de promotions sur les prix dans tous les points de vente, y compris les supermarchés et les magasins de proximité et dans le secteur de la maison (y compris les restaurants, cafés et traiteurs)

2. Réduire considérablement les possibilités du marketing et la publicité sur les aliments riches en sucre et les produits à boire pour les enfants et les adultes dans tous les médias, y compris sur les plates-formes numériques et par les moyens du parrainage

3. La mise en place d’une définition claire pour les aliments riches en sucre pour aider avec des actions 1 et 2 décrites ci-dessus. Actuellement, le seul cadre réglementaire pour ce faire est via le modèle de profils nutritionnels Ofcom, qui gagnerait à être revu et renforcé

4. Présentation d’un programme large, structuré et transparent suivi de la réduction progressive du sucre dans les produits alimentaires et dans les boissons de tous les jours, combinée à une réduction de la taille des portions

5. Introduction d’une augmentation du prix d’un minimum de 10-20% sur les produits riches en sucre grâce à l’utilisation d’un impôt ou prélèvement fiscal tels que le sucre des boissons gazeuses complètes, sur la base des nouvelles preuves de l’impact de ces mesures dans d’autres pays

6. Adopter, mettre en œuvre et surveiller les normes gouvernementales d’achats pour les aliments et les services de restauration dans le secteur public, y compris le gouvernement national et au niveau local, ainsi que National Health Service (NHS), pour assurer la fourniture et la vente de nourriture et des boissons plus saines dans les hôpitaux, les centres de loisirs, etc…

7. Veiller à ce que la formation accréditée dans les régimes alimentaires et dans les services de santé, soit régulièrement assurée auprès de toutes les personnes qui ont des possibilités d’influencer les choix alimentaires dans la restauration, dans secteurs du conditionnement physique, de la mise en forme et des loisirs et autres au sein des autorités locales

8. Poursuivre la sensibilisation des préoccupations autour des niveaux de sucre dans l’alimentation pour le public ainsi qu’auprès des professionnels de la santé, des employeurs, des opérateurs économiques dans l’industrie alimentaire, etc… , encourager les actions visant à réduire les apports et à fournir des mesures concrètes pour aider les gens à réduire leur propre consommation de sucre et celle de leur famille.

En fait, l’une des recommandations du rapport avait été largement anticipée avec une une taxe sur les bonbons et les boissons gazeuses. Le gouvernement a clairement fait savoir qu’il est opposés à cela, en faisant valoir qu’il serait sans effet et ferait porté en tous cas plus durement chez les personnes pauvres.

Mais les preuves ont été indiquées par des états comme la Norvège, la Finlande, la Hongrie, la France et le Mexique, selon laquelle une taxe sur les boissons gazeuses peut réduire la consommations sucres rapides Par exemple au Mexique, une taxe de 10% sur les boissons sucrées a conduit à une diminution de 6% des ventes.

Quant à l’effet sur les plus démunis, cela ne peut pas avoir été la plus élevé dans l’esprit d’un gouvernement qui ne recula de prendre1300 £ ou plus par an aux travailleurs les moins payés, parce que la Chambre des Lords était prête à provoquer une crise constitutionnelle.

Bien sûr, si la taxe était d’avoir l’effet désiré, à savoir une réduction de la consommation de sucre, la plupart des gens, qu’ils soient riches ou pauvres, seraient a dépenser plutôt moins que plus sur leurs achats de boissons gazeuses. Cela bénéficierait à la fois à leurs poches et à leur propre santé. Les perdants seraient les fabricants, car ils seront les gagnants si aucune action du gouvernement n’amène une réduction de leurs ventes.

Conclusion

La Comité spécial de la santé auprès de la Chambre des communes a maintenant publié son rapport sur l’obésité infantile [10]. Les recommandations sont en général similaires à celles de l’organisme ‘Public Health England’ (ou PHE), y compris une taxe sur les boissons sucrées.

Le gouvernement britannique ne va pas annoncer sa stratégie concernant l’obésité avant le début de la nouvelle année, donc pour l’instant nous ne connaissons ni quelles recommandations il acceptera, ni ce que deviendra la loi, ni ce qui sera mis de côté, ni sur les suggestions que les fabricants peuvent adopter ou non, à leur bon vouloir. En particulier, le Premier ministre, tout comme l’industrie alimentaire, est fortement opposé à un impôt sur le sucre, donc la mise en ouvre est hautement improbable.

Jusqu’à présent, la discussion dans les médias a été presque entièrement basée sur l’impôt sur le sucre, mais nous ne devons pas permettre à la controverse qu’il a généré pour détourner l’attention de toutes les autres recommandations de l’étude de ‘Public Health England’ (ou PHE), et le rapport du Comité spécial des parlementaires britanniques. La réduction des sucres libres dans l’alimentation est un moyen très pas coûteux et facile à mettre en place pour améliorer notre santé.

Et il pourrait y avoir des économies substantielles à faire pour le gouvernement du Royaume-Uni lui-même : l’obésité et ses conséquences sont estimées par le ‘’National Health Service’ (NHS) a un montant de 5,1 milliards £ par an [3], de sorte que nous parlons de beaucoup d’argent.

Références

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Annexe 1 -
L’OMS appelle les pays à réduire l’apport en sucres chez l’adulte et l’enfant

Communiqué de presse - 4 mars 2015 ¦ Genève - Selon de nouvelles lignes directrices, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant. Il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit à 25 grammes (6 cuillères à café) environ par jour.

  • Recommandations de l’OMS sur les apports en sucre - en anglais
    Les « sucres libres » sont les monosaccharides (glucose, fructose) et les disaccharides (saccharose ou sucre de table) ajoutés aux aliments et aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits à base de concentré.

« Nous disposons de données fiables montrant qu’un apport en sucres libres inférieur à 10% de la ration énergétique totale réduit le risque de surpoids, d’obésité et de carie dentaire », dit le Dr Francesco Branca, Directeur du Département Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS. « Si les pays veulent honorer leur engagement de réduire la charge des maladies non transmissibles, il sera essentiel de modifier les politiques dans ce sens », a-t-il ajouté.

Les lignes directrices de l’OMS ne concernent ni les sucres présents dans les fruits et les légumes frais ni ceux naturellement présents dans le lait car il n’existe pas de données montrant qu’ils ont des effets nocifs.

La plupart des sucres consommés aujourd’hui sont « dissimulés » dans des aliments transformés qui ne sont généralement pas considérés comme sucrés. Par exemple, une cuillère à soupe de ketchup contient environ 4 grammes (à peu près une cuillère à café) de sucres libres et une canette de soda en contient jusqu’à 40 grammes (environ 10 cuillères à café).

Au niveau mondial, l’apport en sucres libres varie selon l’âge, la situation et le pays. En Europe, celui-ci va, chez l’adulte, de 7%-8% de la ration énergétique totale en Hongrie et en Norvège à 16%-17% en Espagne et au Royaume-Uni. Chez l’enfant, il est beaucoup plus élevé et compris entre 12% environ au Danemark, en Slovénie et en Suède et près de 25% au Portugal. Il y a également des différences entre zones rurales et zones urbaines. En Afrique du Sud, la part des sucres libres dans la ration énergétique totale est de 7,5% dans la population rurale et de 10,3% dans la population urbaine.

Ramener l’apport en sucres à moins de 10% de la ration énergétique totale

Les recommandations sont fondées sur l’analyse des dernières données scientifiques. Ces données montrent que les adultes qui consomment moins de sucres sont plus minces et qu’une augmentation de la quantité des sucres dans l’alimentation entraîne une prise de poids. En outre, il ressort de travaux de recherche que les enfants qui consomment le plus de boissons sucrées ont une probabilité plus forte d’être en surcharge pondérale ou obèses que ceux qui en consomment peu.

Cette recommandation s’appuie aussi sur d’autres données montrant une augmentation du taux de caries dentaires lorsque l’apport en sucres libres dépasse 10% de la ration énergétique totale.

Compte tenu de la qualité des données sur lesquelles elles s’appuient, ces recommandations sont considérées par l’OMS comme « fortes », ce qui signifie qu’elles peuvent être adoptées sous forme de politique dans la plupart des situations.

Éventuellement réduire l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale

Compte tenu de la nature des études existantes, la recommandation tendant à ramener l’apport en sucres libres à moins de 5% de la ration énergétique totale est présentée « avec réserve » suivant le système de l’OMS pour la publication d’orientations fondées sur des bases factuelles.

Peu d’études épidémiologiques ont été menées dans des populations dont l’apport en sucres est faible. Seulement trois études nationales en population permettent de comparer l’incidence des caries dentaires lorsque l’apport en sucres est inférieur à 5% de la ration énergétique totale et lorsqu’il est supérieur à 5% mais inférieur à 10%.

Ces études écologiques en population ont été menées entre les quelques années précédant la Seconde Guerre mondiale et 1946, époque où la disponibilité des sucres a chuté de manière spectaculaire, passant de 15 kg à 0,2 kg par personne et par an. Cette « expérience naturelle », lors de laquelle on a constaté une baisse de l’incidence des caries dentaires, est à la base de la recommandation selon laquelle ramener l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale réduirait l’incidence des caries dentaires.

Sur des questions importantes pour la santé publique, l’OMS publie des recommandations avec réserve lorsque la qualité des données n’est pas suffisante. Il s’agit d’une recommandation pour laquelle les effets souhaitables l’emportent probablement sur les effets indésirables, mais pour laquelle il convient de préciser l’importance relative des uns et des autres ; un dialogue et des consultations sont donc nécessaires avant que ces recommandations puissent être mises en œuvre dans le cadre d’une politique.

La mise à jour des lignes directrices sur l’apport en sucres libres s’inscrit dans l’actualisation par l’OMS des objectifs relatifs à l’alimentation pour prévenir les maladies non transmissibles. Ces lignes directrices doivent être utilisées en même temps que celles concernant d’autres nutriments et d’autres objectifs en matière d’alimentation, en particulier celles relatives aux graisses et aux acides gras, y compris saturés.

En mars 2014, l’OMS a ouvert une consultation publique sur le projet de lignes directrices relatives aux sucres afin de solliciter l’avis de toutes les parties prenantes. À cette occasion, les représentants d’organismes publics, d’organismes des Nations Unies, d’organisations non gouvernementales, d’entreprises et d’institutions universitaires, ainsi que d’autres personnes intéressées, ont fait parvenir plus 170 observations. Un examen collégial d’experts a également été entrepris en 2014. La version finale des lignes directrices a été établie en tenant compte des observations qui sont ressorties de la consultation publique et de l’examen collégial d’experts.

Les pays peuvent se servir de ces recommandations pour établir des lignes directrices diététiques fondées sur l’approche alimentaire qui tiennent compte des denrées alimentaires et des coutumes locales. En outre, certains pays mettent en œuvre d’autres interventions de santé publique pour réduire l’apport en sucres libres : étiquetage nutritionnel des produits alimentaires, limitation du marketing des aliments et des boissons non alcoolisées riches en sucres libres auprès des enfants, politiques fiscales ciblant les aliments et les boissons riches en sucres libres et dialogue avec l’industrie agroalimentaire en vue de réduire la quantité de sucre dans les aliments transformés.

Note aux rédacteurs

Le groupe d’étude de l’OMS a recommandé pour la première fois de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale en 1989 et cette recommandation a été développée lors d’une consultation d’experts de l’OMS et de la FAO en 2002. Ces nouvelles lignes directrices actualisées préconisent de ramener l’apport en sucres libres à moins de 5% de la ration énergétique totale, si possible.

La promotion d’une alimentation saine était l’un des principaux thèmes de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (CIN2), coorganisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’OMS en novembre 2014. À cette occasion, plus de 170 pays ont adopté la Déclaration de Rome sur la nutrition ainsi qu’un cadre d’action, qui soulignent la nécessité d’agir au niveau mondial pour éliminer toutes les formes de malnutrition et leurs conséquences, dont l’obésité et les maladies non transmissibles liées à l’alimentation.

Les lignes directrices sur les sucres s’inscrivent également dans les efforts déployés par l’OMS pour atteindre les cibles fixées dans le Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 tendant à arrêter l’augmentation du diabète et de l’obésité et à faire baisser le nombre de décès prématurés dus aux maladies non transmissibles de 25% d’ici 2025. Ces lignes directrices contribuent également à l’action de la Commission de l’OMS sur les moyens de mettre fin à l’obésité de l’enfant, dont le but est de faire connaître ce problème et de créer un élan pour le combattre.

Pour plus d’informations, prière de contacter :

Christian Lindmeier Téléphone : +41 22 791 1948 Portable : +41 79 5006552
Courriel : lindmeierch@who.int

Olivia Lawe Davies Téléphone : +41 22 791 1209 Portable : +41 79 475 55 45
Courriel : lawedavieso@who.int

Source : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/


Annexe 2 – Sélections d’articles sur la consommation du sucre

Notre consommation et nos besoins en sucre

www.passeportsante.net/fr/.../Dossi......

Dans les pays industrialisés, la consommation journalière de sucre est très ... 50 à 60g de sucres par jour, soit environ la recommandation fixée par l’OMS.

L’OMS appelle les pays à réduire l’apport en sucres chez l ...

www.who.int/mediacentre/news/releas...

4 mars 2015 - Il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres à ... Recommandations de l’OMS sur les apports en sucre - en anglais.

[PDF] Note d’information sur l’apport de sucres recommandé pour ...

www.who.int/nutrition/.../sugar_int...

Les recommandations s’appuient sur les effets avérés de l’apport de sucres libres ... d’établir un lien entre la consommation de sucres intrinsèques et des effets.

L’Organisation mondiale de la santé s’attaque aux sucres ...

www.lemonde.fr/.../l-organisation-m......

4 mars 2015 - L’OMS préconise de limiter la consommation de sucres libres ou cachés, une recommandation qui vise à favoriser la lutte contre l’obésité et les ...

Pas plus de 25 g de sucre par jour : une prochaine ...

www.santemagazine.fr › Médecines

6 mars 2014 - Les recommandations actuelles sur la consommation de sucre sont de ne pas dépasser 10 % de l’apport calorique journalier, soit l’équivalent ...

L’OMS nous recommande 10% de sucre par jour, pas plus ...

www.topsante.com › ... › La santé par les aliments › Risques santé

5 mars 2015 - Elle préconise une baisse importante des quantités de sucre que nous ... et les enfants réduisent leur consommation de sucre à 10% de leur apport énergétique ... Cette recommandation de l’OMS intervient au terme d’une ...

Pas plus de 25 grammes de sucres par jour : 3 conseils ...

www.metronews.fr/info/pas...sucres....

5 mars 2015 - L’OMS recommande de baisser sa consommation de sucre mais pas celui ... En effet, les recommandations de l’OMS ne concernent que les ...

L’OMS dit stop aux sucres cachés - L’Express

www.lexpress.fr/.../l-oms-dit-stop-...

5 mars 2015 - La consommation moyenne dans le monde de sucre par jour et par ... dans son alimentation pour suivre les recommandations de l’OMS ?

Sucre : l’OMS pour un maximum de 25 grammes par jour ...

www.lepoint.fr/.../sucre-l-oms-pour......

7 mars 2014 - Pour cela, il est indispensable de réduire la consommation de sucre. ... Une chose est d’ores et déjà certaine : la recommandation actuelle de ...

L’expérience choc : 160 grammes de sucre quotidiens ...

www.atlantico.fr/.../experience-cho......

24 nov. 2014 - Un Australien s’est gavé de sucre plus que de raison pendant deux mois, ... Cette recommandation est basée sur la consommation constatée.

La consommation de sucres dans le monde ne cesse d’augmenter

ladepeche.fr-15 févr. 2016

De nombreux pays mettent en place des politiques pour réduire la consommation de sucre, en particulier celui provenant des boissons ...

Diminuer la consommation simultanée de sucre et de sel pourrait ...

Femme Actuelle-27 févr. 2016

Diminuer ou supprimer la consommation simultanée de sucre et de sel pourrait contribuer à prévenir et traiter le diabète, selon une recherche ...

Sucres : la consommation continue d’augmenter dans le monde

Pourquoi Docteur ?-8 févr. 2016

Les chercheurs ont analysé la consommation de sucre, et notamment celui présent dans les sodas, de 54 pays entre 2009 et 2014.

Trop de sucre favorise la progression du cancer du sein

Le Journal de Montréal-28 févr. 2016

L’importance de diminuer la consommation de sucres ajoutés vient des nombreux problèmes de santé qui sont associés à l’excès de sucre.

Le sucre : plus puissant que la cocaïne

consoGlobe-il y a 22 heures

Les résultats de ces expériences tendent à prouver que le sucre agirait ... une attitude responsable vis à vis de notre consommation de sucre.

Le sucre nuit à notre santé mentale

TopSanté-19 févr. 2016

Pour préserver la santé de votre cerveau, limitez la consommation de sucre. Il favoriserait l’inflammation de l’hippocampe donc le stress ...

Le sucre serait également mauvais pour la santé mentale

metronews-17 févr. 2016

Or, nous vous parlons depuis longtemps des bénéfices d’une consommation de sucre modérée : baisse de la tension, perte de poids, fin des ..

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Annexe 3

Article signalant une étude européenne sur surpoids et obésité

Un enfant européen sur trois est en surpoids ou obèse - Par C.H.A. pour BFM-TV le 01/06/2016 à 19h58

Selon une étude d’un institut, un tiers des enfants européens est en surpoids (image d’illustration) - John Moore - Getty Images – AFP [à consulter à la source] Selon une étude publiée mardi, un tiers des enfants européens est en surpoids ou obèse. Les spécialistes dénoncent le manque de structures capables de prendre en charge ces jeunes patients.

C’est un chiffre alarmant. En Europe, un enfant sur trois âgé de 6 à 9 ans est en surpoids ou obèse. Les pays les plus concernés sont l’Italie et l’Espagne : 35% des garçons et 24% des filles ont un poids supérieur à la limite acceptable pour leur santé. La France s’en sort un peu mieux : un enfant sur cinq est en surpoids, 450.000 en situation d’obésité. Ce sont les conclusions d’une étude de l’Unité européenne de gastro-entérologie (UEG) publiées mardi.

’L’obésité se prépare tôt, analysait Marie-Adeline Charles, épidémiologiste à l’Inserm, dans une précédente interview pour BFMTV. Dès la grossesse à la petite enfance, ce sont des périodes où le développement est très rapide et où l’environnement dans lequel l’enfant se développe le prédispose à l’obésité.’ 

’Orienter les efforts sur la prévention’

Les pathologies associées au surpoids ou à l’obésité infantiles nécessiteraient une prise en charge spécifique qui n’est pas toujours disponible, regrette l’institut. Car selon lui, la hausse du nombre d’enfants en surpoids n’a pas été suivie d’une augmentation suffisante des structures pédiatriques spécifiques pour les prendre en charge.

A Lire : Lutte contre l’obésité - À 9 ans, il pèse 70 kilos : ’On ne s’imaginait pas qu’il était obèse’

’Dans toute l’Europe, nous avons des experts pédiatriques de premier plan et de nombreux centres d’excellence. Cependant, ceux-ci ne sont pas assez nombreux et ne peuvent actuellement pas répondre aux besoins des enfants. Cela a un impact, non seulement sur les individus et leurs familles, mais également sur la société et les services de santé’, déplore le Michael Manns, président de l’UEG, cité par Pourquoi Docteur.

41 millions d’enfants en surpoids dans le monde

Parmi ces enfants en surpoids, 20 à 30% souffriraient de maladies inflammatoires de l’intestin qui requièrent un suivi particulier. L’UEG alerte également sur la nécessité ’d’orienter les efforts sur la prévention du surpoids et de ces maladies inflammatoires’, comme l’indique Herbert Tilg, l’un des responsables de l’étude. Car, selon lui, ces maladies ne sont parfois diagnostiquées qu’au bout de cinq ans.

Par ailleurs, l’étude souligne que surpoids et obésité sont également un facteur de dépression et d’anxiété chez les plus jeunes. Selon le rapport, 41 millions d’enfants de moins de cinq ans sont concernés dans le monde. Un chiffre qui pourrait grimper jusqu’à 70 millions d’ici 2025 si rien n’était fait.

Source : http://www.bfmtv.com/international/un-enfant-europeen-sur-trois-est-en-surpoids-ou-obese-979508.html

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