ISIAS

"Feu vert donné au Royaume-Uni pour l’expérimentation en plein champ des pommes de terre génétiquement modifiées (OGM) " par GMWATCH

Traduction et compléments de Jacques Hallard
samedi 9 juillet 2016 par GM Watch


ISIAS GMWATCH OGM

Feu vert donné au Royaume-Uni pour l’expérimentation en plein champ des pommes de terre génétiquement modifiées (OGM)

Les pommes de terre OGM n’ont pas marché et elles ne sont nullement nécessaires

L’article diffusé par GMWatch la 11 juin 2016 et intitulé « GM potato trial given the go-ahead in UK est accessible sur le ite suivant : http://gmwatch.org/news/latest-news/17020-gm-potato-trial-given-the-go-ahead-in-uk

Potato Beds

L’article rapporté ci-dessous indique que le Laboratoire Sainsbury [TSL] * au Royaume-Uni a reçu l’approbation du gouvernement pour mener des expérimentations sur le terrain dans le but de tester une pomme de terre génétiquement modifiée (OGM), conçue pour résister à une maladie cryptogamique : le mildiou de la pomme de terre **.

[* Voir une information sur ce laboratoire de recherche anglais à l’annexe 1].

[** Selon Wikipédia, « Le mildiou de la pomme de terre est une maladie cryptogamique causée par un oomycète de la famille des Pythiaceae1, Phytophthora infestans, micro-organisme eucaryote précédemment considéré comme un champignon. Répandue dans le monde entier, cette maladie est le principal ennemi des cultures de pommes de terre, et fut responsable de la grande famine européenne des années 1840 qui frappa particulièrement l’Irlande et la région écossaise des Highlands. Cette espèce affecte également les cultures de tomates et d’autres Solanaceae2 ].


L’article contient les déclarations absurdes habituelles selon lesquelles il n’y a aucune preuve d’effets des plantes génétiquement modifiées (OGM) sur la santé des êtres humains et des êtres vivants en général. Ces déclarations ne tiennent pas compte de la somme considérable de preuves* selon lesquelles les aliments issus d’OGM sont responsables d’effets toxiques et d’effets typiques d’allergie chez des animaux.

[* Voir l’article « Truth : Studies show that GM foods can be toxic, allergenic, or have unintended nutritional changes » ].

On peut aussi consulter notre étude : ’Quand des OGM et des pesticides conjuguent leurs effets néfastes sur notre santé. Le glyphosate est toxique et le ’Roundup’ est encore plus mauvais’ par Mae-Wan Ho. Traduction et compléments de Jacques Hallard, jeudi 24 mars 2005. A lire sur le site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article168

Les responsables de ce projet ignorent aussi le fait évident, souligné par Peter Melchett de l’organisation ‘Soil Association’ dans l’article ci-dessous, qu’il n’y a eu aucune étude qui ait été réalisée chez les êtres humains pour vérifier les effets sur la santé des aliments issus d’OGM. 

En réalité, il n’y a pas besoin de prendre de risques avec des pommes de terre génétiquement modifiées (OGM), puisque des plants de pommes de terre non OGM et résistantes au mildiou sont déjà disponibles commercialement (Voir par exemple le catalogue de la société britannique de semences et plants ‘Thompson and Morgan’].

[Voir également l’article détaillé : Non-GM successes : Disease resistance – « Despite the usual hyperbole about the promise of GM disease resistant crops, hardly any have been commercialised anywhere in the world and some of the biggest claims to success have been exposed as false. Non-GM plant breeding, on the other hand, has achieved success after success. Here are some of the non-GM successes ». (Extrait conernant les pommes de terre) - Potatoes :

Non-GM blight-resistant potatoes performing well (April 2016)

Blight-resistant potato trial a resounding success (video) (2014)

Non-GM potatoes resist potato cyst nematode (PCN) and late blight (April 2014)

Blight-resistant potato developed amid curious absence of publicity (July 2011)

Cornell researchers release non-GM scab- and nematode-resistant potatoes (March 2011)

Two disease-resistant and food manufacturer-friendly potato varieties released (February 2011)

Blight-resistant non-GM potatoes could lower carbon footprint from agricultural sector (July 2010)

Late blight-resistant non-GM potatoes being developed in US (July 2010)

Late blight-resistant non-GM potato improves Andean smallholders’ production (June 2010)

Wild potato germplasm holds key to disease resistance (June 2010)

Source : http://gmwatch.org/disease-resistance ].

[Voir aussi notre article ’Pommes de terre génétiquement modifiées résistantes au mildiou : qui en a besoin ?’ écrit par le Dr. Eva Novotny. Traduction et compléments de Jacques Hallard, lundi 12 juillet 2010 par Novotny Dr Eva- « ISIS OGM - Pommes de terre génétiquement modifées résistantes au mildiou : qui en a besoin ? GM Blight-resistant Potatoes – Who Needs Them ? – « Alors que des chercheurs scientifiques sont en train de gaspiller l’argent des ontribuables britanniques pour créer de dangereuses pommes de terre génétiquement modifiées résistantes au mildiou, des variétés résistantes à cette maladie cryptogamique, mais non-OGM, sont déjà sur le marché ; ces dernières ont un faible impact concernant les émissions de carbone et elles répondent tout à fait aux attentes des consommateurs… » Article complet sur le site suivant : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article57 ].

Le chef du projet de la pomme de terre OGM est Jonathan Jones  ; il avait cofondé une entreprise de biotechnologie, ‘Mendel Biotechnology’, qui avait Monsanto * comme son principal client pendant plusieurs années. Cette société de biotechnologie détient des brevets sur les OGM et elle avait conclu un partenariat avec Monsanto et Bayer.

[* Voir l’article « Scientist leading GM crop test defends links to US biotech giant Monsanto  » - Research professor Jonathan Jones says his verdict on a potato trial in Norfolk will not be influenced by his past commercial ties to Monsanto].

Etonnamment, compte tenu de ses antécédents, Jones ne semble pas avoir entendu parler des ‘superweeds’, des ‘mauvaises herbes’ devenues résistantes à la matière active à effet herbicide glyphosate, dans les cultures répétées de soja OGM. Il affirme dans l’article ci-dessous que les plantes génétiquement modifiées (OGM) « rendent beaucoup plus facile le contrôle des mauvaises herbes dans une culture de soja OGM et que celles-ci permettent d’obtenir un rendement décent ».

[‘Superweeds’ : voir aussi notre contribution : ’Les ‘mauvaises herbes’ résistantes au Roundup sont une défaite pour Monsanto’ par le Dr Eva Sirinathsinghji,mercredi 30 novembre 2011 par Sirinathsinghji Eva. Traduction Jacques Hallard. – français].

Cela aurait pu être vrai au début des années 2000, mais cela n’est certainement plus le cas maintenant. Même le rapport récemment publié par la ‘National Academy of Sciences’, aux Etats-Unis, - et qui est généralement connu comme étant pro-OGM - a admis que les ‘superweeds’, plantes devenues résistantes au glyphosate, constituent « un problème majeur pour l’agriculture ».

[Voir l’article « Distinction Between Genetic Engineering and Conventional Plant Breeding Becoming Less Clear, Says New Report on GE Crops ». May 17, 2016].

Le Laboratoire Sainsbury prépare des expérimentations pour tester des pommes de terre OGM résistantes au mildiou

Auteur : Chris Hill – Document ‘Eastern Daily Press’, le 11 juin 2016 – Source : http://www.edp24.co.uk/business/farming/the_sainsbury_laboratory_prepares_for_blight_resistant_gm_potato_trial_1_4573260

* Après avoir obtenu le consentement du gouvernement pour tester sur le terrain une pomme de terre génétiquement modifiée, les scientifiques basés à Norwich en Angleterre cherchent à prouver les avantages agricoles de la technologie des OGM - et de gagner l’approbation du public, en particulier de ceux qui en doutent encore.

Le sujet des organismes génétiquement modifiés (OGM) - et le fait de savoir si leur culture à une échelle commerciale devrait être autorisée au Royaume-Uni - ont polarisé les opinions depuis de nombreuses années. Et les rapports scientifiques au cours des dernières semaines ont relancé certains arguments familiers.

Tout d’abord, l’US National Academies of Science (NAS) a conclu que les plantes OGM sont sûres pour notre alimentation, après avoir examiné plus de 900 études et données couvrant les 20 dernières années, soit depuis qu’elles ont été introduites dans les cultures en Amérique.

Cela a été rapidement suivi par un rapport de la ‘Royal Society’ [fondée en 1660] du Royaume-Uni, qui dit aussi qu’il n’y a pas de preuves d’effets pouvant entraîner une mauvaise santé - et même si cette honorable institution reconnaît que les plantes issues de l’ingénierie des OGM peuvent pourtant se croiser avec des plantes étroitement apparentées et vivant à l’état sauvage, il indique que les plantes génétiquement modifiées (OGM) ne sont pas plus susceptibles d’avoir des ’effets imprévus’ que celles qui sont produites en utilisant les croisements classiques.

Mais en dépit de ces études, et de la longueur du temps pendant laquelle les OGM se trouvent dans la chaîne alimentaire humaine, les opposants affirment encore que les répercussions des OGM sur la santé et l’environnement doivent encore être correctement testées, et que les avantages ne sont pas suffisamment prouvés pour justifier les dépenses dédiées à cette recherche.

Et il est dans ce melting-pot des opinions courantes qu’une équipe de recherche basée à Norwich espère faire un plaidoyer pour les avantages agricoles des pommes de terre génétiquement modifiées.

Le Laboratoire Sainsbury (TSL) a obtenu l’approbation du gouvernement du Royaume-Uni pour mener des essais sur le terrain, sur un site basé au ‘Norwich Research Park’ entre 2016 et 2019.

Il fait partie d’un projet de développement d’une pomme de terre de type ‘Maris Piper’ qui est résistante aux infections par le mildiou et aux nématodes parasites, avec moins d’altérations des tubercules et avec une moindre production d’acrylamide lors de la cuisson des pommes de terre à haute température.

Le Professeur Jonathan Jones, qui dirige le projet, a déclaré : « Nous avons examiné les parents sauvages des pommes de terre pour y détecter de nouvelles sources de résistance au mildiou, une maladie dévastatrice qui a causé la famine en Irlande en 1847].

’ Elle nécessite 10 à 20 pulvérisations de produits chimiques par an, effectuées par les producteurs de pommes de terre. L’idée est très simple : Ne serait-il pas une bonne affaire de remplacer toutes ces pulvérisations de fongicides par des gènes qui confèrent une résistance au mildiou ? ’

’ L’analogie que je l’utilise est de même nature que celle qui concerne les antibiotiques. Si vous comptez seulement sur un seul antibiotique pour traiter une infection, le parasite va trouver un moyen de contourner la situation. Mais si vous trouvez de multiples sources de résistance pour contrôler la maladie, il sera beaucoup plus difficile pour le parasite de contourner la résistance de la plante. Le but est de trouver trois gènes de résistance contre le mildiou et de les empiler dans une variété commerciale – c’est ce que nous espérons être en mesure de faire l’année prochaine’.

Le Professeur Jones a été l’un des auteurs du rapport de la Royal Society, en disant qu’il espérait informer par un « débat rationnel » sur les nouvelles technologies et de ces méthodes scientifiques utilisables.

Il a dit encore ceci : « Nous voulons un public scientifiquement émancipé, sinon c’est antidémocratique. Toutes ces questions nécessitent un degré de compréhension, donc nous voulons que le public soit engagé avec tout cela ».

’L’un des principaux points du rapport est qu’il n’y a absolument rien de mal à redire concernant la méthode elle-même. La technologie des OGM est juste une méthode pour introduire de l’ADN dans des cellules végétales. La question de cet objectif, que nous devrions utiliser absolument, est une question importante sur laquelle nous devons réfléchir, mais il n’y a rien de mauvais avec la méthode elle-même’.

Dans le cas de ce projet portant sur la pomme de terre, le Professeur Jones a dit que la méthode consiste à utiliser une bactérie appelée Agrobacterium, qui se reproduit naturellement dans le sol et qui provoque généralement la galle du collet chez les végétaux.

’ Nous avons supprimé les gènes (à partir de la bactérie) qui ont ce caractère indésirable de provoquer une croissance incontrôlée, et nous allons le remplacer par ce que nous voulons mettre en place’, dit-il. ’Il délivre l’ADN dans la cellule végétale ; c’est une voie royale pour l’ADN, et la méthode d’intégration est totalement inoffensive’.

En réponse aux suggestions selon lesquelles les plantes génétiquement modifiées [OGM] n’ont pas atteint leur potentiel de rendement promis, le Professeur Jones a déclaré : « C’est un peu un argument d’épouvantail. ’Quand on parle de l’amélioration du rendement, on ne parle pas de la performance intrinsèque de la plante ; on parle de la possibilité de récolter une partie utile à partir de cette culture d’OGM. 

’ L’OGM n’améliore pas la performance intrinsèque de la graine de soja, par exemple, mais il est beaucoup plus facile de contrôler ainsi les mauvaises herbes dans une culture de soja et d’obtenir un rendement décent. Vous pouvez obtenir le même résultat que si vous aviez utilisé beaucoup d’herbicides’.

’ La question que j’adresse à ceux qui sont en désaccord avec ceci est la suivante : Quelle est votre recommandation alternative faite aux agriculteurs sur la façon de contrôler les mauvaises herbes ? ’

L’équipe du projet a pour but de générer suffisamment de plantes appropriées pour commencer à les tester sur le terrain en 2017.

Un essai de champ qui a été conduit précédemment, en 2011/2012, a permis de démontrer qu’un seul gène avait conféré une résistance au mildiou de la pomme de terre, mais le but des essais suivants sont d’évaluer comment cette variété de pomme de terre va se comporter avec trois sources différentes de résistance au mildiou, ainsi qu’avec d’autres caractères bénéfiques.

Le chercheur Dr Marina Pais, du Laboratoire Sainsbury TSL a déclaré : « Nous aurons nos plantes témoins, qui sont des pommes de terre ‘Maris Piper’ normales, et à côté nous avons ces plantes transgéniques avec un seul gène de résistance, puis nous espérons y empiler plusieurs gènes. 

« L’idée est que nous les plantons en mai et que nous les regarderons pendant toute la saison et si le mildiou survient, je veux voir si mes plantes sont encore en vie, tandis que les plantes témoins seront sont infectées et détruites. Ce serait un bon résultat. En principe, il est préférable que l’infection se produise naturellement. L’objectif de l’essai sur le terrain est de tester la performance des plantes dans une situation réelle : c’est important après avoir obtenu les plantes dans les laboratoires et dans les serres. Je suis active dans la science des végétaux pour aider à résoudre les problèmes. Voilà ce donc ce que je voulais toujours faire. Donc, observer des plantes sur le terrain est un pas dans cette direction.

Des points de vue opposés

Peter Melchett, qui dirige une ferme en agriculture biologique près de Hunstanton dans l’ouest de Norfolk, était l’un des 28 volontaires retenus et poursuivis pour avoir fauché une culture expérimentale de plantes de maïs OGM sur une ferme près de Lyng en 1999 - bien que tous aient ensuite été acquittés pour avoir provoqué des dommages criminels.

Maintenant, en tant que directeur de la politique de la ‘Soil Association’, il reste fermement opposé aux technologies du génie génétique pour fabriquer des OGM, y compris dans une nouvelle affaire de pomme de terre résistante au mildiou, provenant du Laboratoire Sainsbury.

« Le problème fondamental est double », dit-il. « Tout d’abord il n’y a pas de marché en perspective. Vous pouvez faire pousser toutes les pommes de terre que vous voulez, ayant autant de caractères OGM empilés que vous voulez, mais si personne ne veut les acheter, c’est une perte de temps et d’argent. Le second problème est qu’en ce qui concerne la résistance au mildiou, il y a eu des progrès très significatifs d’accomplis dans le développant agricole grâce à des techniques de reproduction non-OGM, et qu’un certain nombre de variétés plus résistantes existent déjà. Donc, l’OGM est une solution qui est sans intérêt pour résoudre un problème qui a été largement résolu par d’autres techniques et méthodes classiques ».

« Je pense que les gens, partout dans le monde, rejettent les GM parce qu’il y a un malaise sous-jacent et de l’incertitude à propos de cette technologie, quant aux conséquences et répercussions des OGM sur notre nourriture. Cela ne veut pas dire que le public est effrayé ou ignorant : c’est l’écoute du public avec un éventail d’opinions scientifiques - en particulier venant de ceux qui ne travaillent pas à la recherche sur les OGM, mais aussi de ceux qui travaillent pour des entreprises orientées vers les OGM - qui ont trouvé des raisons de penser qu’il peut y avoir des problèmes en termes de santé publique et des impacts négatifs chez les êtres humains.

Sur les prétentions scientifiques qu’il n’y a aucune preuve d’effets néfastes sur la santé depuis 20 ans de consommation d’OGM, Lord Melchett a déclaré : « C’est une déclaration qui a été répétée sans cesse. C’est une chose extraordinaire que les scientifiques disent. Personne n’a fait de recherche en regardant la question de santé humaine sur une période de temps suffisamment longue pour voir si un régime alimentaire avec des OGM a des effets néfastes sur votre santé. Pourtant, c’est ce que le NAS, la Royal Society et les ministres du gouvernement disent : « Les Américains ont déjà mangé des aliments issus d’OGM depuis 15 ans, donc ils doivent être inoffensifs en termes de sécurité ». Mais, en réalité, la santé américaine a empiré au cours des 15 dernières années et personne n’a fait des recherches pour savoir si les OGM étaient en cause. L’absence de preuves n’est pas la même chose que la preuve de l’absence ».

[Voir l’annexe 3 pour l’expression ‘L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence’]. 


Les contrôles sur le terrain

L’essai sur le terrain de la pomme de terre OGM aura lieu sur une petite surface de terrain, pas plus de 1 ?000 m², au Centre John Innes à Colney. L’homologation est déjà accordée pour la période de 2016 à 2019, et les essais seront effectués entre les mois de mai et novembre.

Pour contenir les plantes génétiquement modifiées et les empêcher de se mélanger avec les cultures de plantes conventionnelles, une distance d’isolement de 20 mètres par rapport à d’autres variétés de pommes de terre sera observée, et une clôture de 3 mètres sera construite pour empêcher des animaux plus grands de venir en contact avec les plantes. [Voir en annexe 4 la note du traducteur placée in fine]


Le Laboratoire Sainsbury dit que le site d’essai sur le terrain sera visité régulièrement par le personnel de laboratoire qui est qualifié pour surveiller le site et pour « prévenir les effets néfastes sur l’environnement ou les effets indésirables pour la santé humaine ».

A la fin de chaque saison, tout le matériel récolté (sommités de plantes et tubercules) sera placé dans des conteneurs scellés et empoté vers à une installation d’élimination des déchets autorisée à les recevoir. A la fin de chaque saison, au cours de la période d’essai de trois ans, la parcelle sera laissée en jachère et surveillée pour les plantes spontanées ou les repousses et des ‘ground-keepers’ *, chargés des espaces verts, devront assurer le suivi sur place.

[* Voir en annexe 2 la définition de cette fonction de ‘Groundskeeping’].

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Annexe 1 : About TSL - The Sainsbury Laboratory

The Sainsbury Laboratory (TSL) is a world-leading research institute working on the science of plant-microbe interactions.

Photo à visionner à la source :Stomata (green), pores on the leaf surface are required for plant gas exchange, but represent prominent entry routes of a variety of pathogens. – Silke Robatzek’s Group

TSL has developed an enviable reputation for the quality of its fundamental scientific research but is also committed to delivering science solutions that reduce crop losses to important diseases.

The Sainsbury Laboratory favours daring, long-term research and has state-of-the- art technologies and support services to enable cutting-edge science. The Laboratory provides an outstanding training environment that prepares postgraduate students, postdoctoral scientists and early career project leaders to excel in their careers. Many scientists who have passed through the Laboratory have continued their careers in prestigious laboratories and institutes around the world.

The Laboratory’s main goals are to :

  • Make fundamental discoveries in the science of plant-microbe interactions.
  • Build on fundamental scientific research and deliver science solutions that reduce crop losses to important diseases.
  • Provide an outstanding training environment that prepares scientists who pass through the Laboratory to excel in their careers.
  • Develop and deploy cutting edge technologies to combat plant diseases and accelerate breeding.
    Research topics include : plant disease resistance genes, the biology of pathogen effector proteins, innate immune recognition in plants, signalling and cellular changes during plant-microbe interactions, plant and pathogen genomics, and biotechnological approaches to crop disease resistance. From its inception, TSL has been generously supported by the Gatsby Charitable Foundation and TSL project leaders receive competitively awarded funding from BBSRC, EU and other research grant funding bodies.

Each of our scientific groups has research projects which expand on fundamental research from the laboratory and use it with the aim of reducing worldwide losses to crop diseases. This applied aspect of the laboratory’s research is encompassed within the TSL+ programme. Current TSL+ projects include the discovery, engineering and deployment of novel immune receptors in crops, as well as genome editing tools that will enable the generation of novel alleles for crop improvement.

Photo à visionner à la source : Infection with Phytophthora infestans in the field destroys currently used potato varieties but not the Rpi-vnt1 immune receptor engineered plants. – Jonathan Jones’ Group

The Sainsbury Laboratory is a registered charity, number 1065510, and a company limited by guarantee, registered number 3346853 in England and Wales. Registered office : JIC, Norwich Research Park, Norwich NR4 7UH, UK.
Contact us at : admin@tsl.ac.uk - Tel. +44 (0)1603 450400

Source : http://www.tsl.ac.uk/about-tsl/

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Annexe 2 Groundskeeping – (Selon Wikipédia)

Groundskeeping is the activity of tending an area of land for aesthetic or functional purposes ; typically in an institutional setting. It includes mowing grass, trimming hedges, pulling weeds, planting flowers, etc. The U.S. Department of Labor estimated that more than 900,000 workers are employed in the landscape and groundskeeping services industry in the United States in 2006. Of these over 300,000 workers were groundskeepers for golf courses, schools, resorts, and public parks.[1] Compare gardener.

A groundskeeper is a person who maintains landscaping, gardens or sporting venues (and their vegetation where appropriate) for appearance and functionality. In Britain the word groundsman (occasionally groundswoman if appropriate) or park-keeper is used much more commonly.[2][3] In Australia, the word curator is often used for a person undertaking this job, especially those involving cricket pitches.[citation needed] At university campuses, groundskeepers are often called horticulturists. The equivalent on a golf course is a greenskeeper.[citation needed]

The U.S. Bureau of Labor Statistics (BLS) estimated in May of 2015 that statistical group 37-3011 ’Landscaping and Groundskeeping Workers’ numbered 895,600 with a median annual wage of $25,030.[4] The BLS desscribes the functions of this group as ’Workers typically perform a variety of tasks, which may include any combination of the following : sod laying, mowing, trimming, planting, watering, fertilizing, digging, raking, sprinkler installation, and installation of mortarless segmental concrete masonry wall units’.

Article sur le site : https://en.wikipedia.org/wiki/Groundskeeping


Annexe 3

L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence – Martin Rees, astrophysicien britannique

Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve – Euclide

Rares sont ceux qui, dans la plupart des domaines, ne préfèrent pas la certitude au doute, mais plus rares encore sont ceux qui l’obtiennent – Guillen, Michael : ’La logique et la preuve - Un trésor de certitude’, Invitation aux Mathématiques, p. 17

La charge de la preuve

Selon la méthode scientifique communément admise, la charge de la preuve (burden of proof) revient à l’auteur d’une affirmation non encore prouvée. Sans une telle preuve, la science continuera à considérer ses hypothèses et théories comme valides. A cet état de fait, certains partisans d’une théorie non prouvée pourront répondre que l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence, ce qui est tout à fait vrai et pas incompatible avec la réservation du jugement du scepticisme qui se garde d’affirmer l’inexistence de quelque chose. Une telle affirmation, typique du rationalisme, est en outre indémontrable. Elle est juste supposée vraie au travers d’une croyance soutenue par un réductionnisme fort contestable. Un réductionnisme identique à celui utilisé par les partisans d’une existence par défaut (i.e. si vous ne me prouvez pas que ça n’existe pas, c’est que je suis fondé à croire que ça existe). Toute affirmation, négative comme positive, est sujette à des vérifications légitimes (observation validant la prédiction d’une théorie typiquement).

Principe d’économie

Le rasoir d’Ockham (souvent mal orthographié Occam) est fréquemment invoqué pour satisfaire un principe de parcimonie : les entités existantes, selon ce principe, ne doivent pas être multipliées plus qu’il n’est nécessaire. Cela signifie que l’on donnera préférence à la plus petite théorie possible, avec le moins d’objets possibles dans le modèle attendu, et le moins d’hypothèses ad hoc possibles.

Le principe de parcimonie est en fait plus catégorique que l’idée d’origine émise par Ockham, qui ne l’émettait que toutes choses étant égales par ailleurs (comparer ce qui est comparable, qui produit les mêmes résultats par exemple). Dans la même veine, il existe le rasoir d’Hanlon, qui dit N’attribuez jamais à la malice ce qui peut être expliqué de façon adéquate par la stupidité).

Cependant ce principe, s’il est intéressant, n’est pas une règle absolue, comme le rappelle Philip Morrison : C’est un critère puq>t économique ; ce n’est pas le seul guide pour la science — ce n’est en aucune manière un guide sûr pour la science. C’est simplement un guide, mais je le trouve assez intéressant 4. Pour Morrison le témoin doit être considéré comme un instrument complexe, avec ses avantages et ses inconvénients comme les autres, et ce qui compte avant tout est de prendre en compte correctement l’ensemble des liens reliant le phénomène observé à la mesure.

Le cas critique

Il est souvent imaginé que pour prouver quelque chose, il suffit d’un cas indubitable. Même les sceptiques, à l’instar des plus fervents croyants, prétendent qu’un fragment de corps extraterrestre, un bout de vaisseau spatial, ou même une soucoupe atterrissant Place de la Concorde devant des caméras télévisées pourraient suffire à installer un consensus.

Cette idée est probablement entretenue par l’histoire de l’acceptation des météorites, suite à une chute de météores sur le village de L’Aigle, au début du siècle. Il ne faut pas faire dire à cette histoire ce qu’elle ne dit pas. Les scientifiques de l’époque n’ont pas du jour au lendemain changé d’avis suite à cet événement. Jean-Baptiste Biot, en allant étudier le phénomène sur place, en récoltant d’autres éléments, a simplement fait de la bonne science, et a finit par convaincre. C’est ce que rappelle Marcello Truzzi dans son texte ses réflexions sur la réception des déclarations non conventionnelles en science : Bien trop souvent en parapsychologie les gens parlent comme si des déclarations cryptoscientifiques étaient faites, comme si une seule expérience critique pouvait la prouver. C’est ridicule du point de vue scientifique. L’histoire et la philosophie des sciences a montré qu’il n’existe pas d’expérience critique. Une seule expérience ne change pas le corps de la science. Des reproductions et des changements de théorie doivent suivre, et peut-être la vision du monde dans son ensemble doit changer.

Ainsi, un cas, aussi extraordinaire fusse-t-il, ne constitue généralement pas la preuve d’une généralité. Un bout de corps extraterrestre, de soucoupe, un film... seraient faute de toute reproductibilité (un 2ème, 3ème corps, ou bout de soucoupe, etc.) simplement qualifiés d’inconnus, de ’non expliqués’. Probablement même proposerait-on des explications improbables à leur sujet.

Des preuves extraordinaires

Avant que David Hume dise que des déclarations extraordinaires demandent des preuves extraordinaires et que Carl Sagan la reprenne, Laplace lui-même avait posé le principe selon lequel l’importance de la preuve doit être proportionnée à l’importance de l’allégation.

Jusqu’à preuve du contraire

En science, aucune vérité n’est jamais gravée dans le marbre. Il suffit d’éléments contradictoires vérifiables pour la remettre en cause :

Je dirais que le concept ’preuve’ fait partie des plus mal compris de la science. Il a une définition technique (une démonstration logique que certaines conclusions découlent de certaines suppositions) qui est totalement décalé avec la manière dont il est utilisé dans la conversation courante, qui est plus proche de juste ’un élément très solide en faveur de quelque chose’.’

Il y a une différence entre la manière dont les scientifiques parlent et ce que les gens entendent parce que les scientifiques ont tendance à avoir la définition la plus stricte à l’esprit. Et selon cette définition, la science ne prouve jamais rien ! Donc lorsqu’on nous demande Quelle est votre preuve que nous avons évolué à partir d’autres espèces ? ou Pouvez-vous vraiment prouver que le changement climatique est provoqué par l’activité humaine ? nous avons tendance à bafouiller et simplement dire ’Bien sûr qu’on peut.’

Le fait que la science ne prouve jamais rien, mais crée simplement des théories du monde de plus en plus fiables et complètes qui restent néanmoins sujettes à des révisions et améliorations, est un des aspects-clés de la science qui fait son succès. 5

Le fait qu’une théorie puisse être vraie jusqu’à être éventuellement invalidée ne justifie donc pas que n’importe quelle théorie soit acceptable, puisque celle-ci doit offrir inclure le moyen d’être testée.

Source : http://rr0.org/science/Preuve.html

Par ailleurs, selon Wikipédia « Le chiasme (substantif masculin), du grec χιασμός : khiasmós (disposition en croix, croisement) provenant de la lettre grecque khi (« X ») en forme de croix (prononcer /kjasm/ « kyasm »), est une figure de style qui consiste en un croisement d’éléments dans une phrase ou dans un ensemble de phrases sur un modèle ABBA et qui a pour effet de donner du rythme à une phrase ou d’établir des parallèles. Le chiasme peut aussi souligner l’union de deux réalités ou renforcer une antithèse dans une phrase… Article complet sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chiasme

« Je suis un grand partisan de la démarche scientifique et il y a des recherches merveilleuses qui se font, par exemple comme au Centre de Recherches John Innes qui pourrait avoir une application pratique pour l’agriculture, en utilisant de meilleures techniques que celles des OGM. Mais il y a encore certains scientifiques qui restent coincés dans l’ère révolue des modifications génétiques et des OGM ».

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Annexe 4

Note du traducteur :

Nous avons fait tout notre possible pour traduire ce texte de GMWatch sans corrompre la teneur des propos tenus par les personnes favorables à ces essais au champ de pomme de terre OGM en Angleterre : le lecteur un peu averti du sujet pourra juger de l’indigence intellectuelle et l’obsolescence technique des arguments scientifiques avancés, des solutions pratiques adoptées pour leur mise en oeuvre sur le terrain et du ridicule de cette contribution dont l’expression est tournée vers une meilleure acceptabilité dans l’opinion publique des produits issus d’OGM destinés à l’alimentation humaine.

Pour les lecteurs désireux d’en savoir plus sur les faits, les effets et les méfaits des OGM, nous conseillons de faire notamment leur choix parmi les nombreux articles scientifiques qui ont été mis en ligne sur notre site ISIAS : sélectionner la rubrique OGM dans la fenêtre de recherche située en haut à droite de la page d’accueil.

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Traduction, compléments entre […], deux annexes et intégration de liens hypertextes  : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 05/072016 - Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS GMWATCH OGM GM potato trial given the go-ahead in UK Frencg version.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti


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