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"Méfaits des déforestations et questions sur les reboisements pour atténuer les dérèglements du climat", par Jacques Hallard

samedi 10 septembre 2016 par Hallard Jacques



ISIAS Arbres Forêts Agroécologie Climat
Partie 1 : Méfaits des déforestations et questions sur les reboisements pour atténuer les dérèglements du climat
Série : Contrer la déforestation par des initiatives de sauvegarde des forêts primaires et des reboisements. Réalisations plus ou moins récentes, projets et perspectives
Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 07 septembre 2016

Introduction au dossier

Plus que jamais, cet été 2016 a été marqué par des écarts climatiques exceptionnels, dont des inondations meurtrières et des incendies ravageurs dans de nombreux endroits

« De fin mai à début juin 2016, une partie de l’Europe a connu un fort épisode pluvieux entrainant de nombreuses crues et inondations. Parmi les pays touchés, on peut citer l’Allemagne, la France, l’Autriche, la Suisse, la Belgique, la Moldavie et la Roumanie. Au moins 19 morts sont causées par ces inondations (selon un bilan provisoire), et d’importants dégâts matériels ont également eu lieu, évalués à un milliard d’euros environ… ».

« Les causes sont établies : « En mai 2016, des hautes pressions sont restées au nord de l’Europe, y apportant du beau temps. L’Europe du Sud a quant à elle connu des dépressions stagnantes. Ainsi le conflit de masses d’air a apporté des masses d’air humides en provenance de l’Atlantique. Ceci explique le mois de mai particulièrement pluvieux dans certains pays d’Europe1. Diverses stations météorologiques battent des records en termes de précipitation. Ainsi, à Paris, le mois de mai 2016 est le plus arrosé depuis 1960, tous mois confondus. À Orléans, il est enregistré 178 mm de précipitations, soit trois mois classiques en moyenne. En France, cette situation météorologique touche particulièrement le centre du pays, l’Île-de-France et le Nord. À l’inverse, des régions comme la Bretagne, les Pyrénées ou la Corse ont connu un mois de mai plus sec qu’à l’accoutumée2… » - Plus de détails sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Inondations_europ%C3%A9ennes_de_2016

« En mai 2016, l’incendie de Fort McMurray a entrainé l’évacuation de 100.000 habitants de la zone de service urbain de Fort McMurray au Canada, menacés par d’importants feux de forêt. En juillet 2016, l’incendie de Ensuès-la-Redonne et La Couronne : 300 personnes évacuées de la commune tandis que le feu ravageait 400 hectares de pinède. Peu avant le coucher du soleil, le feu de La Couronne venait de démarrer et allait brûler avec lui 70 hectares jusqu’au lendemain matin. A la mi-août 2016, plusieurs départs de feux dans la même journée ont touché les villes de Martigues (2 hectares), La Fossettes à Fos-Sur-Mer (800 hectares), Istres (20 hectares). Le plus conséquent sera le feu de Rognac-Vitrolles-Les Pennes Mirabeau qui a parcouru, à lui seul, quelques 2.500 hectares jusqu’au matin du 11 Août 2016 aux portes de Marseille. Au total, les feux auront ravagés quelques 3.322 hectares en moins de 24h… » Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_des_grands_incendies

La Péninsule ibérique n’a pas non plus été épargnée cet été : L’Espagne et le Portugal ravagés par les incendies Vidéo - M6info - Vidéos - 6 septembre 2016

« Une bonne partie de l’Espagne est en alerte maximale en raison d’un risque extrême de feu. Les régions d’Alicante et de Valence sont en proie aux flammes. Le centre du Portugal est également ravagé par des incendies dans les régions de Coimbra et de Colmeias. Le pays a été durement touché cette année par une vague d’incendies qui ont réduit en cendres plus de 95.000 hectares de forêts et de broussailles »

L’été 2016 a aussi été marqué par des incendies géants aux Etats-Unis ; dans des zones habitées en Californie, les pompiers ont mené des actions massives et frontales car des maisons étaient menacées. Sur l’incendie ‘Blue Cut’ à une centaine de kilomètres de Los Angeles, 2.700 pompiers ont agi, appuyés par une vingtaine d’avions et d’hélicoptères. Plus de 80.000 personnes ont été évacuées, 320 bâtiments dévastés et 14.000 hectares détruits au total. Dans des zones quasi désertes, les secteurs qui brûlent sont la plupart du temps des forêts inhabitées, dans de vastes secteurs de l’ouest américains : en Californie, dans l’Oregon, l’Etat de Washington ou l’Alaska. La taille des parcs ou des forêts est tellement immense que la technique de lutte contre les incendies est bien différente de celle de la France… Ces feux gigantesques étaient très rares autrefois, mais depuis quelques années, il en existe plusieurs par an. En cause, le vent, la canicule et la sècheresse extrême qui frappe la Californie depuis cinq ans. … Le réchauffement climatique est responsable de ce phénomène et les feux s’étendent maintenant à de nouveaux territoires et se déclenchent en dehors de l’été ». Article à lire en entier sur : http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-comment-ailleurs/les-incendies-geants-aux-etats-unis_1807119.html

Bruno Latour, dans son analyse titrée ‘Un bel et épouvantable été’, écrit : « Les records de chaleur se multiplient… Au retour des vacances, chacun est heureux des couleurs prises pendant l’été. Mais la saison estivale qui se termine annonce le monde de demain, transformé par l’accablant soleil du réchauffement climatique… Le système Terre se trouve irrémédiablement engagé. On ne rendra plus la planète indifférente à nos actions ». Sous-titres de son article : ‘risquer le ridicule’ et ‘désir d’atterrissage’. Bruno Latou, sociologue, enseigne à Science Po et il a reçu le prix Holberg pour ses travaux sur la notion de modernité. Son article, paru dans le journal ‘LE MONDE’ le 03.09.2016, est accessible sur le site suivant : accès conditionnel à partir du site suivant : http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2016/09/03/un-bel-et-epouvantable-ete_4991919_3232.html?xtref=https://www.google.fr/

Une biographie de Bruno Latour et l’accès à ses contributions majeures sur le climat, notamment en préparation et lors du sommet sur le climat ‘COP21’ à Paris en novembre et décembre 2016, est disponible à l’annexe 1. {{}}

Les dérèglements climatiques ont été soulignés au cours des dernières décennies. Lancé au milieu des années 1990, le Protocole de Kyoto constitua une base de réflexion sur le réchauffement planétaire, les dérèglements climatiques et les crises humanitaires qui en découlent. Le Protocole de Kyoto est , d’après Wikipédia, un accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et qui vient s’ajouter à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995.

Signé le 11 décembre 1997 lors de la 3e Conférence des parties à la convention (COP3) à Kyoto, au Japon, il est entré en vigueur le 16 février 2005 « au quatre-vingt dixième jour après la date à laquelle au moins 55 Parties à la Convention, incluant les Parties Annexe I qui comptaient en 1990 un total d’au moins 55 % des émissions de CO2 de ce groupe, avaient déposé leurs instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’accession »1. « Au 14 janvier 2009, 184 États avaient déposé leurs instruments de ratification, d’accession, d’approbation ou d’acceptation »1. Ce protocole visait à réduire, entre 2008 et 2012, d’au moins 5 % par rapport au niveau de 1990 les émissions de six gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote et trois substituts des chlorofluorocarbones.

Lire en ligne (fr) Le Protocole de Kyoto sur le site de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) – Article complet à lire sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Kyoto

Ce protocole de Kyoto avait en particulier initié et encouragé de nouvelles réflexions et actions à mener concernant les forêts et la foresterie, et les voies et moyens à mettre en œuvre pour que celles-ci puissent aider les sociétés humaines à atténuer le changement climatique et permettre une adaptation des populations dans les territoires terrestres. Retrouver notamment la synthèse intitulée « Forêt et changement climatique » sur le site : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/synthSD5-09-01v2.pdf

Pour faire le point sur le « Changement climatique, effet de serre… comment ça marche ? », se reporter notamment à la publication de l’INRA sur le site : http://www.inra.fr/Grand-public/Rechauffement-climatique/Tous-les-dossiers/Changement-climatique-gaz-a-effet-de-serre-et-agriculture

Dans les pays en développement, la plupart des émissions des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement, proviennent non seulement des cheminées industrielles et des échappements des moteurs thermiques équipant les véhicules de transport, mais également des changements d’affectation des terres cultivables et des pratiques agricoles, dont l’emploi d’engrais chimiques de synthèse azotés libérant du protoxyde d’azote ; il fut admis notamment qu’en freinant la déforestation, on pourrait contribuer à réduire les émissions des gaz à effet de serre. Les travaux anciens, mais toujours très informatifs et très bien documentés, ont fait l’objet de documents publiés et archivés par la FAO, qui en permet un accès facile et libre. Voir l’annexe 2.

De son côté, l’ONG ‘Greenpeace’ a grandement contribué à faire prendre conscience du problème climatique et ses contributions majeures ont fait l’objet de travaux approfondis sous le titre « Sauvegarder les forêts pour préserver le climat » - Cette documentation, avec de riches illustrations, peut être consultée sur le site suivant : http://www.greenpeace.org/international/Global/international/planet-2/report/2009/9/sauvegarder-les-forets-pour-pr.pdf

De nombreuses questions ont été soulevées, dont la possibilité de renforcer le stockage de carbone dans les forêts et dans leurs produits. Nos divers articles sur les forêts et le climat, postés sur le site ISIAS/ISIS, sont accessibles à partir de l’annexe 3.

En ce qui concerne les secteurs énergétiques, la place du bois, donc des arbres et des forêts, a été souvent discutée. Faut-il remplacer les combustibles et les carburants fossiles par du ‘bois énergie’ et des ‘agro-carburants’ ? Crassous Philippea comparé ce que le soleil et les forêts sont capables de produire comme énergie et comme électricité (Voir sa vidéo de 5 minutes, du dimanche 4 septembre 2016). Il y présente un comparatif du potentiel du soleil et des énergies qui en sont dérivées : bois énergie, agro-carburants. Les quantités d’énergie sont exprimées en litres de fioul et représentées grandeur nature pour visualiser les décalages... https://vimeo.com/181245260 - http://www.verslautonomieenergetique.fr/ - Diffusé par ‘yonnelautre.fr’ sur le site http://yonnelautre.fr/spip.php?article11602

Nous examinerons dans les articles qui suivront dans cette série, comment, en matière de lutte contre la désertification, l’Algérie fut, dès les années 1970, un pays précurseur dont les retours d’expériences peuvent générer des perspectives d’extension des reboisements dans la zone sahélienne d’Afrique. D’autres initiatives ou projets en cours dans d’autres pays d’Afrique, tout comme au Canada et en Europe, dont en France, seront aussi rapportées par la suite. {{}}

Dans le présent dossier, composé d’une sélection de documents à usage didactique, l’accent est mis sur les fondamentaux concernant les forêts et les massifs forestiers, principalement sur les méfaits des déforestations, dont quelques exemples criants sont rapportés

Sera aussi abordé le questionnement sur l’efficacité des reboisements et les possibles effets pervers de la reforestation dans la perspective d’une action appropriée pour limiter les dérèglements climatiques, avant de rapporter un entretien avec un haut fonctionnaire international qui insiste sur l’urgence d’aborder aussi le sujet des forêts dans les relations internationales et qui rappelle la relation directe entre la destruction de l’environnement, d’une part, et la guerre, les conflits et les migrations, d’autre part.

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Sommaire des documents sélectionnés

  • A la (re)découverte de la forêt et des massifs forestiers
    Une forêt ou un massif forestier est, selon Wikipdi, « une étendue boisée, relativement grande, constituée d’un ou plusieurs peuplements d’arbres, arbustes et arbrisseaux (fruticée), et aussi d’autres plantes indigènes associées. Les définitions du terme « forêt » sont nombreuses en fonction des latitudes et des usages (voir FAO). Un boisement de faible étendue est dit bois, boqueteau ou bosquet selon son importance. Divers types de forêts existent ; des forêts primaires aux forêts ditesurbaines, avec les gradients intermédiaires1. Il existe également de nombreux types d’exploitation des forêts (sylviculture, agrosylviculture).

La forêt est aussi un milieu de vie et une source de revenus pour l’homme : au début du XXe siècle, plus de 500 millions de personnes, dont 150 millions d’autochtones vivent encore en forêt ou à ses abords2. Elle abrite une grande richesse écologique composée d’une centaine d’espèces de mammifères, d’une cinquantaine d’espèces d’oiseaux, d’un millier d’espèces végétales et de plusieurs millions d’espèces d’insectes3. L’action de l’Homme dans plusieurs régions du monde conduit à une destruction ou une surexploitation des forêts. Cela engendre une importante déforestation qui concerne surtout actuellement les forêts tropicales et dans une moindre mesure la taïga.

La moitié des forêts de la planète a été détruite au cours du XXe siècle4,5. Il n’y a pas de gouvernance mondiale des forêts, ni de convention internationale, mais l’ONU a mis en place un forum des Nations unies sur les forêts (FNUF) qui a réuni sa 10e session en 20136 qui envisage notamment un accord juridiquement contraignant sur les forêts et une comptabilisation harmonisée du capital naturel forestier et un éventuel fonds mondial pour les forêts… » Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt

L’Office national des forêts (ONF) est, d’après Wikipédia, « un établissement public français chargé de la gestion des forêts publiques, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La Direction générale est basée à Paris, avenue de Saint-Mandé » Article détaillé sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Office_national_des_for%C3%AAts

Connaissez-vous la forêt ? Description de l’Office National des Forêts en France

Découvrir l’écosystème forestier, c’est plonger dans le monde de ses habitants. Végétales ou animales, les espèces qui composent les différents milieux ont chacune leurs particularités. Elles façonnent un équilibre fragile.

La vie de la forêt

Ecosystème complexe, la forêt correspond à la rencontre de deux univers : l’animal et le végétal. Tous deux sont intimement liés dans un monde vivant aux détails parfois insoupçonnés.

Les arbres

Les feuillus couvrent les deux tiers des forêts de France métropolitaine, les conifères occupent le tiers restant. Au sein de ces deux grandes familles, chaque arbre possède ses particularités et sa petite histoire. Mais savez-vous tous les reconnaître ?

Les animaux

Les animaux présents dans le milieu naturel occupent tous les étages de la maison nature. On pense forcément aux grands mammifères, mais il ne faut pas oublier les oiseaux, chauves-souris, amphibiens, reptiles ou encore les insectes.

Les champignons

De toutes les formes, de toutes les couleurs, les champignons fascinent par leur diversité. On craint à juste titre les vénéneux, alors que les comestibles nous ravissent les papilles. Partons à la découverte de leur monde encore un peu mystérieux.

Source : http://www.onf.fr/activites_nature/sommaire/decouvrir/@@index.html

Définition de la Forêt – Document Vikidia, l’encyclopédie des 8-13 ans

Une forêt est un ensemble d’arbres très dense. Une forêt est un ensemble d’arbres plus ou moins grands selon leur âge et leur variété (une essence). Dans une forêt, on peut aperçevoir de nombreux animaux tel que le renard, le cerf ou le sanglier. Mais, des animaux plus petits et très importants vivent également dans la forêt : ce sont tous les insectes qui mangent (décomposent) les arbres morts. On les trouve dans le sol des forêts appelé « Humus ».

Sommaire

Une forêt primaire, ou plus couramment une forêt vierge, est, selon l’introduction d’un article que lui consacre Wikipédia, « une forêt intacte (ou originelle), et à haut degré de naturalité qui n’a donc jamais été ni exploitée, ni fragmentée ni directement ou manifestement influencée par l’homme. En zone tropicale (là où la biodiversité forestière est la plus élevée, mais aussi, souvent, là où les pressions humaines sont récemment devenues les plus élevées1), une étude de 2011 fondée sur la comparaison de nombreux échantillons de forêts plus ou moins dégradées a conclu que « pour maintenir la biodiversité tropicale, il n’y a pas de substitut possible aux forêts primaires »1, même si, comme a conclu une autre étude datant aussi de 2011, elles restent néanmoins vitales quand elles sont dégradées2. Toutes les forêts anciennes ne sont pas primaires, elles sont dites secondaires quand elles sont régénérées depuis longtemps sur une forêt autrefois détruite, significativement modifiée ou exploitée par l’Homme… »

Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_primaire

La forêt secondaire, par opposition à la forêt primaire, est, toujours selon Wikipédia, « une forêt (biomasse ligneuse) qui a repoussé - plantée ou de manière spontanée - par régénération naturelle, en une ou plusieurs phases après avoir été détruite (par exemple par l’agriculture sur brûlis) ou exploitée par l’homme par des coupes rases ou avec des impacts plus discrets mais significatifs pour les essences ou la structure forestières. Les sylviculteurs parlent de forêts aménagées, c’est-à-dire en optimisant la production de bois ou de produits commercialement et/ou techniquement plus intéressants pour le système économique en place au moment de l’aménagement. Cette terminologie n’est généralement pas utilisée pour désigner les sylvicultures totalement artificielles, monospécifiques et équiennes comme les plantations de peupliers, d’Eucalyptus (bassin méditerranéen, Brésil, Congo, île de Pâques, etc.), de Cryptomeria (La Réunion, Polynésie française), et de Pinus radiata (Nouvelle-Zélande) ou encore d’hévéas (Afrique centrale et Asie du Sud-Est) et de palmiers à huile (Malaisie, Indonésie, etc.) ... »

Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_secondaire

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En date du 24 juillet 2015

Sommaire :

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  • Les cauqes et les conséquences de la déforestation
    La déforestation est, selon Wikipédia, « le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêt. Elle résulte des actions de déboisement puis de défrichement, liées à l’extension des terres agricoles, à l’exploitation des ressources minières du sous-sol, à l’urbanisation, voire à l’exploitation excessive ou anarchique de certaines essencesforestières. Il est cependant important de bien définir ce qu’est la déforestation. La déforestation est une action de nature anthropique ou naturelle qui occasionne la disparition permanente d’une forêt. On accuse souvent à tort les entreprises forestières de faire de la déforestation alors que ce sont davantage l’urbanisation, l’agriculture et le développement hydroélectrique qui en sont habituellement les plus responsables. Lorsqu’une forêt repousse après coupe, une épidémie d’insectes ou un feu, il ne s’agit pas de déforestation ».

« La déforestation n’est pas un phénomène récent. Elle était déjà signalée par certains chroniqueurs de l’Antiquité, mais elle a pris des proportions et une rapidité jamais atteintes. On pensait jusqu’à maintenant que l’Amérique du Nord avait échappé à ce phénomène. On croyait que les grandes prairies de l’ouest canadien étaient d’origines naturelles. On sait maintenant que les premières nations utilisaient le feu pour entretenir régulièrement ces vastes pâturages et empêcher la forêt de s’y installer.

  • En termes de volume de bois, dans le monde de 2000 à 2010, plus de 100 millions de mètres cubes de bois auraient été illégalement coupés par an1, soit de quoi faire dix fois le tour de la planète en couchant bout à bout les troncs coupés1.
  • En termes financiers, les pays en développement ont été privés d’un revenu annuel d’environ 10 milliards de dollars (USD)1.
  • En termes de surface, la déforestation actuelle concerne essentiellement les forêts tropicales, et rien que pour les coupes illégales, ce sont vers 2010 environ 5 millions d’ha de forêt qui sont coupés par an1.
  • En termes de réchauffement climatique, en 2005, l’ONU et la FAO ont qualifié d’« alarmante »2 la déforestation qui serait aussi responsable de 12 %3 ou 184 à 20 %5 des émissions de gaz à effet de serre.
    « La moitié des forêts de la planète a ainsi été détruite au cours du XXe siècle6. La lutte contre le déboisement est l’une des priorités retenues pour le Sommet de la terre lors de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (Rio de Janeiro, 3-14 juin 1992) Rapport de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, voir Chapitre 11 ; Lutte contre le déboisement7. »

Article complet sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9forestation

La déforestation : causes et conséquences – Document ‘notre-planete.info’ - Page mise à jour le 29/08/2016530 -

Origine : ‘notre-planete.info’ est un média web de référence et indépendant en environnement, écologie, nature et sciences de la Terre depuis 2001

Photo : Déforestation de bois précieux en Birmanie en novembre 2005 - © Corinne Ropital - Tous droits réservés

Le rôle des forêts

Les forêts, sont des formations végétales indispensables à la vie sur Terre qui couvrent environ 30,6% de la superficie terrestre mondiale (FAO, 2015). En 2015, 93 % de la superficie des forêts du monde est formée de forêts naturelles (forêts primaires et forêts secondaires qui se sont régénérées naturellement). La forêt plantée représente 7 % de la superficie forestière mondiale. Elle a augmenté de plus de 110 millions d’hectares depuis 1990.

Les forêts sont des sources de nourriture, de refuge, de combustibles, de vêtements et médicaments pour de nombreuses populations. Ainsi, selon la FAO, 60 millions de peuples indigènes dépendent presque entièrement des forêts ; 300 millions de personnes vivent dans ou aux alentours des forêts et plus de 1,6 milliard de personnes dépendent à divers degrés des forêts pour vivre ! De plus, les forêts abritent de nombreux ’points chauds’ de biodiversité et jouent un rôle prépondérant dans la fixation du CO2 que nous émettons massivement et qui perturbe dangereusement notre climat : 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts.

Au final, les forêts apportent des services cruciaux pour la vie sur Terre. Or, la déforestation, qui existe depuis des dizaines de milliers d’années, est devenue massive.

Vimeo. La beauté de la forêt tropicale from ‘Rainforest Alliance’

La déforestation s’est accélérée puis ralentie

Il y a 4 siècles, 66 % des terres étaient recouvertes de forêt, aujourd’hui, seulement un tiers. Alors qu’en 1990 les forêts couvraient environ 4,128 milliards d’hectares ou 31,6 % de la superficie mondiale des terres, en 2015 elles ne couvraient plus que 3,999 milliards d’hectares ou 30,6 pour cent des terres, selon le rapport 2015 de la FAO. Selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.

De 1990 à 2000, plus de 14,2 millions d’hectares de forêts ont disparu chaque année avec des conséquences quasi irréversibles à notre échelle. Cette tendance s’est alourdie puisque de 2000 à 2012, 23 millions d’hectares de forêts ont été détruits. Au total, quelque 129 millions d’hectares de forêts - une superficie presque équivalente en taille à l’Afrique du Sud - ont été perdus depuis 1990, selon l’étude exhaustive de la FAO intitulée Evaluation des ressources forestières mondiales 2015.

Le taux annuel net de pertes de forêts s’est ralenti passant de 0,18 % dans les années 1990 à 0,08 % au cours de la période 2010-2015. Bien sûr, ces pertes sont en partie compensés par le reboisement. Malheureusement le déclin s’accélère et la reforestation ne peut compenser, dans un temps court, les pertes d’espèces (dont la valeur peut être inestimable) qui vivaient dans les forêts défrichées. De plus, le reboisement volontaire masque trop souvent la plantation d’espèces qui ne sont pas adaptées à leur milieu ou qui ne favorisent pas une biodiversité riche (à cause d’une monoculture).

Graphique à la source - Déforestation dans le monde par écozone de 2000 à 2012. Les forêts tropicales sont les plus touchées mais les forêts tempérées et boréales ne sont pas épargnées. © Mongabay

La deforestation touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est (Indonésie). En 2014, le déboisement continuait à un rythme alarmant puisque 13 millions d’hectares de forêts étaient détruits chaque année dans le monde. Cependant, si la déforestation se poursuit, son rythme diminue, notamment au Brésil, au Chili, en Chine, au Cap Vert, au Costa Rica, aux Philippines, en République de Corée, en Turquie, en Uruguay et au Viet Nam.

Cartographie de la déforestation

Published by Hansen, Potapov, Moore, Hancher et al. · Powered by Google Earth Engine · Full map · Help

Cette cartographie exceptionnelle de la déforestation nous permet de mesurer son importance et son évolution depuis l’année 2000. Elle est mise à jour chaque année.

Il existe plusieurs couches géographiques pour ne voir que les pertes ou les gains par exemple [Rouge : pertes de forêt entre 2000 et 2012, bleu : gain, rose : les deux, vert : étendue forestière)

Les causes de la déforestation

L’expansion agricole

L’expansion agricole est la principale cause de déboisement dans le monde : les plantations de palmiers à huile, le développement des cultures pour nourrir les animaux d’élevage, l’exploitation minière de métaux et de minéraux précieux constituent des causes majeures de déboisement.

Beaucoup de petits agriculteurs pauvres et itinérants, participent aussi à la déforestation : ils défrichent et brûlent la forêt pour ensemencer de petites parcelles de terres. Ainsi, au Brésil, les forêts primaires sont détruites pour cultiver le soja qui alimente notre bétail et la canne à sucre pour produire du bioéthanol, tandis qu’en Indonésie, elles sont rasées pour l’huile de palme qui inonde déjà les produits de nos supermarchés et pourrait bientôt alimenter nos voitures. L’expansion agricole est également la conséquence de l’accroissement démographique de la population mondiale.

L’extraction des combustibles fossiles

L’’extraction du pétrole et du gaz affecte également les milieux forestiers, endommagées par les forages et la pose de pipelines, sans parler des fuites régulières de pétrole ou l’exploitation des sables bitumineux...

La forêt française, première forêt d’Europe occidentale en termes de superficie, représente de loin le principal gisement pour la biomasse solide. Ainsi, l’exploitation de la forêt fournit du bois-énergie qui est utilisé par les ménages dans les cheminées individuelles, dans des chaufferies collectives pour le chauffage urbain, pour l’industrie et l’agriculture. Malheureusement, la forêt est alors considérée comme une simple ressource énergétique, sans considération pour sa valeur écologique (biodiversité, rôle contre les risques naturels...), comme l’explique le documentaire suivant : Des centrales électriques écolos ont vu le jour ces dernières années en France. Pour les faire fonctionner il faut dévaster nos forêts ! Explications

L’exploitation illégale du bois

L’exploitation illégale du bois joue également un rôle important dans la déforestation. Et l’Europe a une forte responsabilité dans cette dégradation puisque près d’un quart de ses importations de bois sont présumées d’origine illégale. La France quant à elle importerait 39 % de bois tropicaux d’origine illégale selon le WWF. La France est un acteur majeur dans la déforestation tropicale humide primaire notamment en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest (F. Hallé)

Les recherches du PNUE et d’Interpol soulignent qu’entre 50 et 90 pour cent de l’exploitation forestière dans les pays tropicaux clés du bassin de l’Amazone, d’Afrique centrale et d’Asie du Sud-est, est le fait du crime organisé.

Les conséquences de la déforestation

La perte de biodiversité

Les forêts hébergent plus de 80 pour cent de la biodiversité terrestre et représentent l’un des derniers refuges pour de très nombreuses espèces animales et végétales. C’est pourquoi, la déforestation est une catastrophe aussi bien pour l’Homme que pour les autres espèces puisque on estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année à cause d’elle. Cette perte de biodiversité, qui peut être irréversible, coupe l’humanité de services et ressources inestimables. En effet, les systèmes alimentaires sont fortement dépendants de la biodiversité et une proportion considérable de médicaments est directement ou indirectement d’origine biologique. Ainsi, les forêts tropicales fournissent une panoplie de plantes médicinales servant aux soins de santé. 80% des habitants des pays en développement dépendent des médicaments traditionnels : 50% d’entre eux proviennent de la forêt. Et plus d’un quart des médicaments modernes sont tirés des plantes forestières tropicales !

L’aggravation des maladies

Contrairement aux idées reçues, les forêts réduisent les maladies infectieuses. Les forêts tropicales non perturbées peuvent exercer un effet modérateur sur les maladies provoquées par les insectes et les animaux. 40 % de la population mondiale vit dans des régions infestées par le paludisme. Or, dans les zones fortement déboisées, le risque de contracter cette maladie est 300 fois plus élevé que dans les zones de forêt intacte ! 72% des maladies infectieuses émergentes transmises par les animaux à l’homme sont propagés par des animaux sauvages par rapport aux animaux domestiques. Les zones déboisées augmentent le contact entre la faune sauvage et l’homme et influencent la transmission d’agents pathogènes.

L’aggravation des catastrophes naturelles

Les forêts sont indispensables à la structure et la qualité des sols. En effet, le couvert forestier protège de la dégradation des terres et la désertification en stabilisant les sols, en réduisant l’érosion hydrique et éolienne et en maintenant le cycle des nutriments dans les sols. Un sol dénudé n’apporte plus la protection nécessaire contre les pluies violentes qui vont donc favoriser les glissements de terrain et les inondations dans les vallées. Ce phénomène s’illustre particulièrement à Haïti où plus de 90 % des arbres y ont été abattus, essentiellement pour faire du charbon de bois. Sans racines ni feuillages, il n’y a rien pour retenir l’eau dans les localités situées au niveau de la mer, qui subbisent alors des coulées de boue meurtrières.

Autre exemple : lors de la mousson en Indonésie, d’octobre à avril, les glissements de terrain et inondations sont alors fréquents et parfois très meurtriers. Normalement, la végétation de l’île permettait en partie de contenir ces forts ruissellements, évitant ou diminuant ainsi les inondations et les coulées de boues. Cependant, l’Indonésie est victime d’une déforestation massive et donc d’une érosion de ses sols qui ne parviennent plus à jouer efficacement leur rôle absorbant. Les forêts de mangroves jouent un rôle de barrière contre les tsunamis, les cyclones et les ouragans.

La diminution de la ressource en eau

Les forêts aident à reconstituer les nappes phréatiques si cruciales pour l’eau potable. Ainsi,,les trois quarts de l’eau accessible proviennent de bassins versants forestiers. Ainsi, les deux tiers des grandes villes des pays en développement dépendent des forêts pour leur approvisionnement en eau potable. Les forêts, en filtrant et en retenant l’eau, protègent les bassins versants qui fournissent de l’eau douce purifiée aux rivières. La déforestation entraîne l’érosion du sol et l’envasement des cours d’eau, ce qui réduit l’accès à l’eau potable ; à la fois en qualité et en quantité.

Le changement climatique

La disparition massive de la forêt tropicale humide au profit des prairies et des cultures diminue d’autant l’évapotranspiration (évaporation + transpiration des végétaux) et donc l’humidité de l’air et le climat régional. C’est ce qu’a montré une étude de la l’université de Leeds (Grande-Bretagne) menée par Dominick Spracklen. La déforestation participe fortement aux émissions de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique en cours. Ainsi, 17 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, résultent de la déforestation et des changements apportés à l’occupation des sols : c’est le troisième poste émetteur après l’approvisionnement énergétique et l’industrie. 70 % de ces émissions proviennent du Brésil et 80 % de l’Indonésie.

Gaz à effet de serre : puits et source de carbone

Des quantités considérables de carbone ont été libérées en raison de la déforestation opérée depuis des siècles aux latitudes moyennes et élevées, et dans la dernière partie du XXe siècle dans les régions tropicales. Il est donc vital de continuer à stocker le carbone et d’empêcher sa libération dans l’atmosphère si l’on veut lutter efficacement contre le réchauffement climatique.

En 2005, les forêts couvraient 30% de la surface terrestre et renfermaient plus de la moitié du carbone accumulé par les écosystèmes terrestres, soit plus de mille milliards de tonnes de carbone. Toutes les forêts sont des réservoirs de carbone : elles retiennent le carbone à la fois dans la biomasse vivante et morte, dans les matières organiques en décomposition et dans les sols. Ce sont les processus de photosynthèse, de respiration, de transpiration, de décomposition et de combustion qui entretiennent la circulation naturelle du carbone entre la forêt et l’atmosphère. Ce mode de fonctionnement dynamique des écosystèmes forestiers leur permet de recycler le carbone. Ils jouent donc un rôle important dans le cycle mondial du carbone : lorsque le stock de carbone augmente, le flux net de l’atmosphère vers l’écosystème forestier est positif et on parle alors de puits de carbone ; dans l’autre sens, on parle de source de carbone.

Sur la période 2001-2014, les émissions mondiales provenant de la déforestation ont diminué de 3,9 à 2,9 gigatonnes (Gt) de dioxyde de carbone (CO2) par an. Toutefois, malgré la réduction mondiale des émissions de carbone des forêts du fait du recul de la déforestation, les émissions provenant de la dégradation des forêts ont considérablement augmenté entre 1990 et 2015, passant de 0,4 à 1,0 Gt de CO2 par an. La dégradation des forêts est une réduction de la densité de la biomasse des arbres due à des causes naturelles ou à l’action de l’homme comme l’exploitation forestière, les feux de forêt, les chablis et d’autres événements, indique la FAO.

L’absorption de carbone par les forêts contribue à contrebalancer, mais pas entièrement, les émissions mondiales en raison de la conversion des forêts à d’autres types d’utilisation des terres. Les forêts absorbent et stockent deux milliards supplémentaires de tonnes de CO2 par an (2011-2015), à l’exclusion des émissions provenant de la déforestation. La moitié du puits de carbone forestier est liée à la croissance des forêts plantées. Ainsi, les forêts d’Europe et d’Amérique du Nord ont fonctionné comme des puits nets de carbone entre 1990 et 2014, car elles absorbaient plus de carbone qu’elles n’en rejettaient.

Les pays développés continuent de représenter la majeure partie du puits de carbone mondial, avec une part de 60 pour cent (2011-2015). Cette part a toutefois reculé puisqu’elle était de 65 pour cent en 2001-2010, régression due principalement à la diminution de la création de nouvelles forêts plantées.

Les pays en développement représentent quant à eux les 40 % restants du puits de carbone mondial.

Enfin, les experts du GIEC s’accordent sur un diagnostic inquiétant des impacts à venir du réchauffement climatique : à partir de + 2°C, les écosystèmes terrestres risquent de relâcher plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère qu’ils n’en stockeront. A ce titre, la forêt amazonienne présente déjà des signes de fatigue.

Vidéo à la source - a déforestation expliquée avec humour par le Professeur Feuillage

Le REDD : Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts

Le REDD a pour objet de rendre la conservation et la protection des forêts plus rentable que la poursuite de leur dégradation. Ce mécanisme d’incitation financière est en cours d’élaboration sous l’égide de l’ONU, il devrait être mis en place seulement en 2020. Un REDD+ pourrait intervenir plus rapidement suite à l’accord de Copenhague.

Toutefois, ce mécanisme est critiqué par certaines ONG comme Les Amis de la Terre : ’Arrêter la déforestation est indispensable pour stabiliser le climat mais le mécanisme REDD ne répond pas à cet objectif. Plutôt que de renforcer les droits des communautés forestières, d’interdire la conversion des forêts en monocultures ou l’exploitation industrielle du bois, ce mécanisme constitue une formidable échappatoire pour les entreprises qui peuvent continuer à polluer en achetant des forêts ou en plantant des arbres’ explique Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes pour les Amis de la Terre. Le film suivant explique les enjeux et les risques de REDD.

Vidéo à la source - L’histoire de REDD : une réelle solution à la déforestation ? © Les Amis de la Terre

Références et liens

Actualités sur la déforestation

Photos sur la déforestation

L’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie - GIEC, 2000

© 2001-2016 notre-planete.info ® v. 20160806 - tous droits réservés – Source : http://www.notre-planete.info/environnement/deforestation.php

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  • La déforestation dans le monde en 10 données clés - Ma Planète > CONSOGLOBE >
    Extrait d’un document rédigé par Jean-Marie Jean-Marie le 21 mar 2016 – Voir :

image : http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/userphoto/5.thumbnail.png

Le suivi de la déforestation mondiale est réalisé par plusieurs organismes et n’est souvent correctement évaluée qu’avec quelques années de recul. Une étude apporte un éclairage complémentaire sur le recul des forêts. Entre les pertes et les gains de surfaces, de combien recule réellement la forêt dans le monde ? On a décortiqué deux études pour répondre.

Déforestation - Hectares de forêt détruits dans le monde

De 130 000 à 150 000 km2 de forêt disparaissent chaque année, c’est environ 200 km. Cela signifie que chaque année, nous détruisons en forêt, l’équivalent de la surface de la Belgique ou 4,1 trilliards de dollars de services écosystémiques gratuits, soit 594 $ par personne. De 1990 à 2010, la déforestation a représenté 4 fois la superficie de l’Italie. Toutes les minutes, 2000 arbres sont coupés.

Les forêts tropicales, toujours les plus menacées

Jusqu’à présent, le nombre de référence en matière de déforestation était le 15. En effet, on estimait que chaque année entre 13 et 15 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit environ le ¼ de la superficie française ou l’équivalent de la Belgique. Mais cette statistique de 13 à 15 millions d’hectares est trompeur car il ne tient pas compte des surfaces replantées ni du reboisement naturel. Une nouvelle étude a mesuré les gains et les pertes nettes de surfaces boisées.

Voir la photo sur image : http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2016/03/deforestation-351474_640-e1458573152610.jpg

Tout d’abord, on a mesuré lors d’une campagne mondiale de télédétection que les superficies boisées totales en 2010 s’élevaient à 3,89 milliards d’hectares, soit 30 % des terres émergées de la planète. Une nouvelle campagne de mesure a été faite en croisant les infos recueillies par les satellites Landsat et par Google Earth. Elle met en évidence ou confirme les points clés de la déforestation mondiale :

1 – La déforestation mondiale touche 4 grandes nouvelles zones de forte déforestation

Voir sur le site :

image : http://www.consostatic.com/wp-conte...

Cette carte réunit 650 000 images prises par le satellite Landsat 7. Avec sa résolution de 30 mètres, elle montre l’évolution des forêts de 2000 à 2012 et tient compte de la végétation supérieure à 5 m de hauteur Ces zones ont apparues pendant cette période : c’est au Paraguay (plus forte déforestation sans reboisement), en Indonésie (plus forte dégradation malgré un léger reboisement), en Colombie-Britannique au Canada (déforestation, scarabées ravageurs, incendies), et surtout en Sibérie (incendies, industrie pétrolière) que le déboisement intensif est le plus flagrant.

 2 – Le Brésil reste le champion malgré un ralentissement de la déforestation

La forêt d’Amazonie est la principale zone touchée par la déforestation. Selon le WWF, elle a perdu 18 % de sa surface depuis 1970, et 55 % disparaîtront d’ici 2030. Les forêts d’Amérique du Sud ont connu un bref répit avec un rythme de déforestation qui baissé de moitié entre 2003-2004 et 2010-2011. Mais entre l’été 2012 et l’été 2013, la surface des zones déboisées atteint 5 843 km2, soit une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente.

 3 – Globalement, les forêts tropicales restent toujours les plus touchées par la déforestation :

Les forêts du monde sont réparties ainsi : forêts tropicales (45 % du total), boréales (31 %), tempérées (16 %) et subtropicales (8 %).  4- Les forêts replantées sont très loin de remplacer les forêts naturelles primaires. Souvent composées d’une ou deux essences dédiées à l’industrie papetière, les forêts replantées sont d’une pauvreté écologique affligeante. D’autre part, entre 2000 et 2012, 2.300.000 km2 de forêts ont disparu quand 800.000 km2 ont été replantés. Le calcul est donc simple : ce sont 1.500.000 km2 (150.000.000 ha) soit 11.500 km2 / an de surface en moins sur 13 années. Selon une autre étude de la FAO – la première portant sur l’évolution de l’utilisation des terres forestières au cours des 20 dernières années -, les surfaces de forêts ont diminué de quelque 5,3 millions d’hectares par an ; ce qui correspond, pour la période 1990-2010, à une perte nette équivalant à près de 4 fois la taille de l’Italie ou une fois celle de la Colombie. Une estimation supérieure à celle de l’étude Landsat / Google Earth. Toujours selon cette étude de la FAO, la réduction des terres boisées (15,5 millions d’hectares par an) du fait de la déforestation et des catastrophes naturelles entre 1990 et 2010 a été partiellement effacée par des gains de surfaces forestières obtenus grâce au boisement et à la croissance naturelle des forêts naturelles (10,2 millions d’hectares par an) : 1990-2010 : 155.000 km2 – 102.000 km2 = 53.000 km2 par an

 5 – Les forêts recouvrent 30 % des terres émergées

Les conclusions d’une enquête mondiale de télédétection, montrent que les superficies boisées totales s’élevaient à 3,89 milliards d’hectares en 2010, soit 30 % des terres émergées de la planète.

6 – Certaines zones géographiques ne subissent pas la déforestation, notamment l’Europe et la France

 En France, la forêt occupe 28 % du territoire 15 millions d’hectares de forêt en France à vocation de production de bois : croissance de la forêt en France. Pourtant, l’Aquitaine a été durement touchée par des phénomènes de déboisement et de reboisement, principalement à cause de la tempête Klaus en 2009. En Chine aussi la forêt gagne du terrain : la politique de reboisement massive menée depuis plus 25 ans porte ses fruits, notamment sur les terres menacées de désertification. Les forêts existantes se sont étoffées d’environ 1.200 km2 par an. Au total 54 millions d’hectares reboisés, soit quasiment la surface de la France.

Lire la suite : Les conséquences de la déforestation dans le monde

En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/deforestation-dans-le-monde-cg#Dpx4BcWBUH7pWEEd.99 – Source : http://www.consoglobe.com/deforestation-dans-le-monde-cg

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  • Il faut tendre vers « Zéro déforestation », d’après WWF.
    Consulter la situation des forêts dans le monde, d’après WWF, indiquant le changement net de superficie forestière par pays, 2005-2010 en hectares par an. Voir la carte © WWF France « Alors que les forêts tropicales abritent près de la moitié de la biodiversité terrestre, la déforestation est à ce jour l’une des grandes menaces qui pèsent sur notre planète. Les causes sont bien connues : la transformation de la forêt en cultures agricoles et la surexploitation du bois, dopées par la spéculation sur les prix des matières premières et le foncier. Le pire, c’est qu’on retrouve les principales causes de la déforestation dans nos assiettes et nos maisons, à travers les produits que nous consommons » :

Le bois - Même si la forêt française augmente en surface, nous avons besoin de bois d’importation pour notre mobilier et la construction. Ce bois peut être d’origine illégale ou issu d’exploitation non responsable participant, de fait, à la déforestation !

Le papier - Le papier est un vecteur très important de déforestation dans certaines régions du monde. Attention donc au papier importé et non certifié ! En général, le bois utilisé en France pour la fabrication du papier vient de forêts européennes ou de fibre de papier recyclé.

L’huile de palme - L’huile de palme entre dans la composition de la moitié des produits alimentaires empaquetés et vendus en supermarché. Quand elle est sans garantie, l’huile peut provenir de monocultures de palmiers qui remplacent la forêt du Sud-est Asiatique.

Le soja - Le soja est le produit de consommation le plus importé par la France. Issu de monocultures le plus souvent en OGM qui participent à la déforestation des forêts d’Amérique du Sud, il sert principalement à nourrir notre bétail.

Source : http://www.wwf.fr/nos_priorites/conserver_les_ecosystemes/preserver_les_forets_tropicales/lutter_contre_la_deforestation/


  • Pour la FAO : « L’agriculture commerciale est responsable de la déforestation des zones tropicales » (Noël Ndong, mardi 9 Août 2016 - 15:50). Un rapport de la FAO indexe l’agriculture commerciale à grande échelle, comme étant responsable de la déforestation dans les zones tropicales et subtropicales. L’expansion des zones agricoles se fait en général au détriment des forêts, plutôt « un mauvais » moyen d’assurer la sécurité alimentaire selon le rapport, intitulé « Forêts et agriculture : défis et possibilités concernant l’utilisation des terres ». Pour la FAO, il n’est pas nécessaire d’abattre des forêts pour produire plus de nourriture. Entre 2000 et 2007, 7 millions d’hectares de forêts ont disparu chaque année dans les pays tropicaux, les terres agricoles augmentant de 6 millions d’hectares dans le même temps. Pourtant pour l’étude, les forêts sont des outils efficaces pour remplir les Objectifs de développement durable (ODD) adopté en septembre 2015. Ceci pour diminuer la prévalence de la sous-alimentation et le nombre de personnes sous-alimentées, mais aussi améliorer la protection et la restauration des écosystèmes aquatiques ou l’accès à une énergie durable, et lutter contre les changements climatiques… » A lire sur http://adiac-congo.com/content/fao-lagriculture-commerciale-responsable-de-la-deforestation-des-zones-tropicales-54504
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A Haïti, « la déforestation est un problème ancien », selon Juliette Jacquemin (Diffusion : vendredi 26 août 2016) - Voit photo à la source  : Haïti a une importante déforestation, avec seulement 2% de sa forêt restante. AFP/Thony Belizaire – « Un problème récurrent sur Haïti, qui a perdu l’essentiel de sa couverture végétale en quelques jours. Mais où sont passés nos arbres ? La question claque comme un cri d’alarme. C’est le titre du nouveau documentaire du réalisateur Mario Delatour. Un film qui en 52 minutes pose la question de la déforestation dramatique en Haïti, et en profite pour battre en brèche de nombreux clichés sur le sujet… » - Source : http://www.rfi.fr/emission/20160826-haiti-deforestation-probleme-ancien-etats-unis-biere-cuba

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  • La production d’huile de palme est cause de déforestation
    Huile de palme et déforestation : « Les poumons de la planète partent en fumée, les nôtres souffrent ! » - Par Coralie Schaub — Document punlié par ‘Libération’ le 2 novembre 2015 à 14:35 (mis à jour à 17:34).

Photo à la source - Des étudiants indonésiens manifestent contre l’industrie de l’huile de palme à Pekanbaru, sur l’île de Sumatra, le 23 octobre 2015. L’Indonésie est le premier producteur mondial d’huile de palme. Photo Antara Photo Agency. Reuters – « Alors que l’ambassadeur indonésien à Paris vante la production d’huile de palme dans son pays, trois ONG dénoncent un « enfumage » à moins d’un mois de la COP 21. Une allusion aux feux de forêt qui ravagent l’Indonésie depuis juillet et ont causé la mort de 19 personnes. Entretien avec Boris Patentreger, leur porte-parole… ».

Article complet à lire sur le site : http://www.liberation.fr/futurs/2015/11/02/huile-de-palme-et-deforestation-les-poumons-de-la-planete-partent-en-fumee-les-notres-souffrent_1410599

« Avec l’huile de palme, l’Afrique est rattrapée par la déforestation » - Par Simon Roger – Publié parLE MONDE’ 24.02.2016 à 09h01 - Mis à jour le 24.02.2016 à 23h39. Photo à la source - Forêt tropicale en Afrique centrale. | Pierre Terdjman /AFD

« Nouveau terrain de jeu des industriels du palmier à huile et de l’hévéa, l’Afrique devient aussi la nouvelle frontière de la déforestation, alerte Greenpeace dans un rapport rendu public mardi 23 février 2016… » Article complet à lire sur le site . http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2016/02/24/avec-l-huile-de-palme-l-afrique-rattrapee-par-la-deforestation_4870640_3244.html?xtref=https://www.google.com/

« Huile de palme : encore la déforestation » - Selon Michael Friedländer, diffusé par ‘Eatglobe’ (Source : Duke University) - 17 août 2016. « Une étude prédit que les futures pertes forestières face aux palmiers à huile seront les plus fortes en Afrique et en Amérique du Sud Selon une étude récente menée par des chercheurs de l’Université Duke aux États-Unis, les forêts exposées au danger de coupe rase afin de créer des plantations de palmier à huile sont situées principalement en Afrique et en Amérique du Sud (voir la carte). … »Lire l’article complet sur : http://www.eatglobe.fr/news/environment/2387-palm-oil-still-driving-deforestation.html

« Huile de palme : des acheteurs mondiaux cessent de commercer avec Korindo accusée de déforestation » – Par Concepcion Alvarez. Document publié par ‘Novéthic’ le vendredi 02 septembre 2016 à 15h45.

« Certains des plus grands producteurs commerciaux d’huile de palme au monde, Wilmar, Musim Mas et IOI, ont cessé d’utiliser l’huile de palme provenant de Korindo, une entreprise sud-coréenne accusée d’incendies illégaux de forêt vierge en Indonésie et en Papouasie notamment. Un porte-parole de Musim Mas a ainsi déclaré au Guardian vouloir que Korindo adopte une politique de non déforestation (’no deforestation, no peat (tourbe), no exploitation policy’) et va suivre les progrès du groupe coréen. Wilmar de son côté précise que Korindo a démarré une évaluation des zones de ’high carbon stock’ qui sera publiée courant septembre. Les preuves d’incendies illégaux pratiqués par Korindo ont été recueillies par une nouvelle alliance environnementale, baptisée Mighty, grâce à des drones, des capteurs à distance, des satellites GPS, et des caméramans et photographes dépêchés sur place. ’La plupart des incendies s’étant produits dans la région de la Papouasie sont survenus dans les concessions de Korindo’, explique Bustar Maitar, directeur de campagne de Mighty en Papouasie. Les feux dans les forêts tropicales de l’Indonésie l’année dernière sont susceptibles d’avoir contribué à la mort prématurée de plus de 100.000 personnes et ont émis plus de CO2 que l’ensemble du Royaume-Uni cette année.

Source : http://www.novethic.fr/breves/details.html?tx_obladybreves_breves%5Bbreves%5D=1090&amp ;tx_obladybreves_breves%5Baction%5D=show&tx_obladybreves_breves%5Bcontroller%5D=Breves&cHash=bce1d372dea3e307b7a9c3b94b76ac05

« Huile de palme : les codes de bonne conduite sont-ils suffisants ? » - Par : Marine Jobert | Le Journal de l’Environnement - Home | Agriculture & Alimentation | Actualités – Document publié par ‘EurActiv.fr’ le 6 septembre 2016. Langues : Deutsch

En Indonésie, Korindo provoque des incendies volontaires pour planter des palmiers à huile. Une coalition d’ONG, qui a documenté d’importantes déforestations en Indonésie, met en doute les codes de bonne conduite dont se dotent les entreprises exploitant l’huile de palme. Un article de notre partenaire Le journal de l’environnement.

C’est la saison des feux, en Indonésie. Des incendies volontaires, allumés par les entreprises qui défrichent la forêt tropicale pour y planter des palmiers à huile à perte de vue. Korindo, un conglomérat coréo-indonésien qui investit aussi bien dans l’industrie du bois que dans la fabrication d’éoliennes, est accusé par Mighty, une coalition d’ONG, d’être derrière des opérations massives de déforestation. À l’aide de drones, de photos-satellites et de vidéos tournées dans les provinces indonésiennes de Papouasie et des Moluques du Nord, c’est une véritable enquête policière qu’ont menée ces associations
, pour alerter sur la destruction de 50.000 hectares de forêts qui abritent notamment l’Oiseau de paradis et le discret Kangourou des arbres.

Bonne conduite

Si la réglementation indonésienne prohibe les feux de forêt, Korindo n’en a cure. L’argument économique pourrait s’avérer plus efficace, espèrent les associations. Depuis les premières mises en cause, dès le début du mois d’août dernier, deux importants acheteurs d’huile de palme (Wilmar et Musim Mas) ont annoncé qu’ils suspendaient leurs approvisionnements auprès de Korindo. Motif : non-respect de leur politique « No deforestat
ion, No peat and No exploitation », un code de bonne conduite adopté depuis quelques années par de grosses pointures, que Korindo assure désormais vouloir suivre.

Vrai visage de l’industrie

« Cette enquête montre le vrai visage de l’industrie de l’huile de palme en Indonésie, même après les politiques de ‘No deforestation’, estime Glenn Hurowitz, directeur de campagne de Mighty pour les États-Unis, cité par The Guardian. Le système dominant actuel, entreprise par entreprise, ne fonctionne pas. Nous avons un besoin urgent d’une approche transparente, systématique, ainsi que d’une action du gouvernement et de la justice. »

Souveraineté indonésienne

Le gouvernement indonésien a annoncé qu’il allait envoyer des enquêteurs sur le terrain. En juin, Singapour a menacé son grand voisin, dont les fumées âcres et toxiques l’intoxiquent chaque année, de poursuivre ses entreprises devant la justice. Un enjeu de souveraineté pour l’Indonésie, qui entend régler le problème par elle-même.

Source : https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/huile-de-palme-les-codes-de-bonne-conduite-sont-ils-suffisants/

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  • Au Mexique le boom de l’avocat favorise la déforestation
    « Au Mexique, les ravages de la culture de l’avocat » - Par Frédéric Saliba (Mexico, correspondance). Publié parLE MONDE’ le 22.08.2016 à 06h39 • Mis à jour le 22.08.2016 à 14h44 - Photo à la sourre – Sur u marché de Mexico, le 9 août. | NICK WAGNER / AP

« Le monument en forme d’avocat géant trône à l’entrée de Tancitaro, dans l’ouest du Mexique. La sculpture symbolise l’importance de ce fruit pour les habitants de cette petite ville de l’Etat du Michoacan, devenue la capitale mondiale de l’avocat. Le boom de la consommation des Américains, mais aussi des Européens, Français en tête, fait flamber les prix du fruit, rebaptisé l’« or vert » du Mexique. Une ruée qui provoque une déforestation massive et profite au crime organisé… » Accès conditionnel à la totalité de l’article sur le site : . http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2016/08/22/au-mexique-les-ravages-de-la-culture-de-l-avocat_4985916_3244.html?xtref=https://www.google.com/

Cette information a aussi été rapportée sur le site suivant : http://yonnelautre.fr/spip.php?article11539

Au Mexique le boom de l’avocat favorise la déforestation et le crime organisé – Par Joseph Martin journaliste En savoir plus sur cet auteur à VA Press. 23/08/2016. « L’explosion de la consommation d’avocats aux Etats-Unis et en Europe a d’abord été une excellente nouvelle pour l’économie mexicaine. Il semble aujourd’hui que le bilan soit moins réjouissant avec une déforestation massive et un intérêt tout particulier du crime organisé pour ces cultures très rentables. Le journal Le Monde vient de publier un article passionnant qui montre l’envers du décor de la culture de l’avocat au Mexique. Alors que la consommation de ce fruit est en plein explosion aux Etats-Unis et en Europe, les conséquences positives sur l’économie mexicaine ne sont pas le seules à mériter d’être relevées…. » Lire ici en intégralité l’article du journal Le Monde – Source : http://www.rse-magazine.com/Au-Mexique-le-boom-de-l-avocat-favorise-la-deforestation-et-le-crime-organise_a1821.html

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  • Mieux consommer les papiers pour limiter les déforestations
    Zoom sur les papiers - Consommation durable et déchets - Les enjeux du papier - Tous papivores !Document ‘Guide de l’éco-responsabilité’

Avec 70 à 85 kg consommés par an et par salarié (source ADEME), soit environ trois ramettes par mois, le papier est le premier consommable de bureau : il représente les ¾ du tonnage des déchets produits dans les activités de bureaux. Le développement de l’informatique a fait augmenter la consommation de papier, en facilitant notamment l’impression individuelle. En effet, de nombreux documents et emails sont aujourd’hui imprimés inutilement. Le papier que nous consommons est fabriqué à partir de fibres de cellulose. Ces fibres peuvent provenir directement du bois (coupes de bois d’éclaircies dans les forêts par exemple, chutes d’activités de scierie) ou de papiers de récupération. Lorsqu’un papier intègre au moins 50 % des fibres provenant de papiers de récupération, on parle de papier « recyclé ». Le taux d’incorporation moyen de fibres recyclées dans les papiers d’impression écriture (papiers en ramettes par exemple) se situe entre 8 et 12 % (source : REVIPAP), alors qu’il est proche de 95 % dans le domaine du papier journal. Après leur utilisation, environ 50 % des papiers consommés sont récupérés pour recyclage, mais ce taux est beaucoup plus faible pour les papiers de bureau (25 % hors désarchivage). La marge de progression est donc importante, d’autant que le papier issu de bureau (composé à environ 50% de papiers de ramettes) contient beaucoup de papier blanc, ce qui le rend recyclable en papier d’impression écriture. Les établissements de santé sont de grands consommateurs de papier du fait du dossier patient encore très présent.

Lourd pour le budget… et pour l’environnement

- Quel coût ?

10 000 à 25 000euros par an, c’est le coût (ADEME / REVIPAP) direct (HT) de la consommation de papier à usage interne pour une entreprise d’une centaine de personnes. A ce coût s’ajoutent des frais d’équipement liés à la quantité de papier consommé : achats de consommables (cartouches d’encre), maintenance des imprimantes, etc. Les impressions inutiles (oubliées sur l’imprimante ou jetées avant lecture) en France représenteraient déjà un coût de 400 millions d’euros chaque année (SNSSI),et l’augmentation constante des coûts des matières premières accentue ces pertes.

- Quel impact environnemental ?

Comme tout produit, le papier est générateur d’impacts sur l’environnement tout au long de son cycle de vie (extraction de matière première, transformation, fabrication, distribution, utilisation et traitement des déchets).

Néanmoins, l’industrie papetière européenne a réalisé ces dernières années des efforts importants pour limiter son impact environnemental. Par exemple, le recours à la cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité) et la gestion responsable des forêts ont permis une réduction des émissions de CO2 et une augmentation de la surface des forêts européennes. Ces efforts se poursuivent, et c’est désormais aux consommateurs de prendre le relais, tant dans leurs achats de papiers que dans leurs modes de consommation et dans la gestion des déchets qui en résulte.

La mise en décharge et l’incinération de grandes quantités de papier(au sein des ordures ménagères par exemple), qui sont encore des modes de traitement très répandus face au recyclage, sont responsables de nuisances sur l’environnement paysager et les sols autour des décharges et centres d’incinération et sont sources de fortes émissions de CO2.

Le recours au bois issu de forêts gérées durablement garantit la non-déforestation. Le développement du recyclage du papier permet en outre d’augmenter la disponibilité de cette ressource pour les applications de bois énergie, une énergie renouvelable en plein développement qui joue un rôle dans la lutte contre l’effet de serre.

En mettant en place une démarche papier, vous participez à la mise en place d’une économie circulaire, plus respectueuse de l’environnement : il faut donc traquer le gaspillage, et consommer le papier de façon raisonnée.

Pour gagner sur tous les plans, économisez et recyclez !

En mettant en place une démarche de prévention et de précollecte des papiers de bureau, vous gagnez sur le plan :

- Des objectifs nationaux en termes de développement durable et en anticipation des réglementations à venir

- Economique

o moins de dépenses en achat de papier,

o moins de dépenses en imprimantes, consommables, entretien, etc.,

o moins de dépenses en frais d’élimination des déchets,

o une dépense modeste pour la mise en place d’une collecte spécifique : entre 20 et 40 euros (Ecofolio) par an et par salarié.

- Environnemental et énergétique

o un impact environnemental de l’organisation plus faible (économie d’eau, de CO2, moins de déchets…),

o davantage de bois disponible pour la filière bois énergie.

- De la dynamique interne

o davantage de cohésion à tous les niveaux de l’organisation, grâce à une fédération des équipes autour d’une thématique commune,

o une sensibilisation des collaborateurs à une attitude « durable », particulièrement en vue d’un programme global éco-responsable.

- De l’image de votre organisation

o une meilleure image de l’organisation, tant en interne qu’auprès de ses interlocuteurs extérieurs (clients, usagers, investisseurs, etc),

o un premier pas concret vers une démarche plus globale de développement durable.

Exemples de réduction de la consommation de papier en centre hospitalier

L’hôpital de Plaisir-Grignon a mis en place plusieurs mesures pour réduire sa consommation de papier : http://www.hopital-plaisir-grignon.fr/ Réalisation d’un audit : Le coût global d’impression a été chiffré à 6858,02 euros par mois pour l’hôpital (location du matériel, achat du papier et des consommables).

Actions mises en œuvre :

- mise en place de conteneurs pour le tri du papier, à l’été 2010.

- suivi de la consommation en comptant le nombre de ramettes utilisées par chaque service.

- paramétrage de certains logiciels

- diminution de la fréquence des mandatements au service économique

- nombre d’imprimantes (plus de 200 dans l’établissement), de fax (une cinquantaine) et de scanners drastiquement revu à la baisse. Ils ont été remplacés par 65 appareils multifonctions (impression-photocopie-scanner-fax) partagés.

- Mise en place d’un système de Workflow entre services

Le gain pour l’établissement est estimé à plus de 10.000 euros en 2012. En deux ans, l’hôpital a économisé 900 ramettes de papier, soit 450.000 feuilles de papier A4. Cela représente une trentaine d’arbres. L’hôpital de Plaisir-Grignon a mis en place plusieurs mesures pour réduire sa consommation de papier : http://www.hopital-plaisir-grignon.fr/ Réalisation d’un audit : Le coût global d’impression a été chiffré à 6858,02 euros par mois pour l’hôpital (location du matériel, achat du papier et des consommables).

Actions mises en œuvre :

  • mise en place de conteneurs pour le tri du papier, à l’été 2010
  • suivi de la consommation en comptant le nombre de ramettes utilisées par chaque service
  • paramétrage de certains logiciels
  • diminution de la fréquence des mandatements au service économique
  • nombre d’imprimantes (plus de 200 dans l’établissement), de fax (une cinquantaine) et de scanners drastiquement revu à la baisse. Ils ont été remplacés par 65 appareils multifonctions (impression-photocopie-scanner-fax) partagés
  • Mise en place d’un système de Workflow entre services
    Le gain pour l’établissement est estimé à plus de 10.000 euros en 2012. En deux ans, l’hôpital a économisé 900 ramettes de papier, soit 450.000 feuilles de papier A4. Cela représente une trentaine d’arbres. 

Où en êtes-vous ? Contact Plan du site Mentions légales Conditions Générales d’Utilisation – Source : http://www.ecoresponsabilite.ademe.fr/n/les-enjeux-du-papier/n:290

L’édition est-elle en grande partie coupable de la déforestation  ?, se demande Orianne Vialo - 19.08.2016. Document ‘AL’. « Brooke Warner, auteure des ouvrages Green-light Your Book : How Writers Can Succeed in the New Era of Publishing (She Writes Press, 2016) et What’s Your Book ? : A Step-by-Step Guide to Get You from Inspiration to Published Author (She Writes Press, 2012), est aussi éditrice chez She Writes Press et SparkPress. Pour elle, l’industrie du livre, dans son fonctionnement actuel, contribue grandement à la déforestation et laisse une empreinte écologique catastrophique… » A lire sur https://www.actualitte.com/article/monde-edition/l-edition-en-grande-partie-coupable-de-la-deforestation/66525

« Partout dans le monde, la déforestation fait des ravages environnementaux et sociaux. Greenpeace se bat pour que les forêts ne soient plus sacrifiées aux intérêts marchands ». Sur les nouvelles sur : http://forets.greenpeace.fr/ - Déforestation : tout savoir sur la déforestation à partir du site suivant : http://www.geo.fr/dossier-geo/environnement-foret-deforestation-46336

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#PLAN


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    Le reboisement est-il efficace contre le réchauffement climatique ? - 28 Mai. 2010 par Valérie Borde – Diffusé par « L’Actualité » au Canada.
    Une équipe de chercheurs chinois et américains publie cette semaine un article dans la revue PloS One qui confirme qu’il ne suffit pas de planter des arbres pour voir naître un puits de carbone efficace : en moyenne, la forêt naturelle est 28 % plus performante que les forêts plantées pour absorber le gaz carbonique.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont compilé les résultats de 86 études déjà publiées dans des revues savantes, qui avaient comparé les quantités de carbone stockées dans des plantations d’arbres à celles de portions adjacentes de forêts naturelles primaires ou secondaires.

Résultat : il subsiste dans tous les cas un écart important dans la capacité de stockage du carbone entre forêts naturelles et plantées, et ce quelque soit l’âge de la forêt, sa situation géographique, le type d’arbres, l’origine des arbres plantés (locale ou exotique), l’historique d’occupation du territoire déboisé (nouvelle forêt ou remplacement d’une forêt existante) et le mode de préparation du sol (brûlis ou non).

Évidemment, il vaut bien mieux planter des arbres que construire des routes ou faire de la place à des pâturages pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais cela reste moins efficace que de protéger les forêts naturelles.

Dans les dernières années, le nombre d’arbres plantés dans le monde a augmenté en flèche, notamment parce que de nombreuses compagnies veulent faire amende honorable pour compenser leurs émissions de GES.

Si les résultats de cette étude se confirment, il va peut-être falloir revoir sérieusement à la baisse l’efficacité de cette mesure.

© 1997-2016 Rogers Média. Tous droits réservés. Politique de confidentialité Choix de pub Modalités d´utilisation – Source : http://www.lactualite.com/sante-et-science/le-reboisement-efficace-contre-le-rechauffement-climatique/

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#PLAN



  • Climat : les effets pervers de la reforestation - Le 12/04/2007 à 16:08 – Auteur Jean Etienne, diffusé par Futura-Sciences.
    La reforestation n’est pas toujours garante d’une bonne gestion de l’écosystème, du moins lorsque celle-ci est pratiquée sans étude préalable. Elle pourrait même aboutir à l’effet inverse de celui recherché.

Forêt

Deux chercheurs, Esteban Jobbagy, de l’université de San Luis (Argentine) et Robert Jackson, de l’université Duke (Etats-Unis) ont étudié durant plusieurs années un site argentin, où une culture d’eucalyptus a été plantée à côté d’un écosystème traditionnel où la pampa n’est recouverte que d’herbes sauvages. Dans les deux milieux, des puits ont été forés afin de recueillir des échantillons de sol et d’eau à analyser. Une simulation informatique a permis de recréer les échanges hydrologiques entre la surface et les nappes phréatiques, sur base des données recueillies entre 2002 et jusqu’à présent.

Les résultats démontrent que les arbres absorbent jusqu’à la moitié des précipitations annuelles au sein même de la nappe phréatique, provoquant non seulement un appauvrissement hydrologique, mais surtout une augmentation de la salinité du sol, dont la concentration en sel peut atteindre un niveau vingt fois supérieur à celui de la pampa voisine. Il est à noter que cette constatation corrobore une étude parue dans Science en décembre 2005, qui au départ de plusieurs centaines d’observations effectuées sur des plantations d’arbres dans le monde entier, concluait à une réduction de 52 % de la quantité de ruissellement.

Ainsi donc, si dans certaines zones arides comme le Sahel la reforestation peut avoir des conséquences positives par la rétention d’eau qu’elle entraîne, les grandes cultures forestières peuvent avoir l’effet inverse et provoquer assèchement et même appauvrissement du sol par excès de concentration saline.

L’explication du phénomène est logique. Les racines des arbres s’enfoncent beaucoup plus profondément dans le sol que celles des herbes, et plongent tout droit dans la nappe phréatique. Leur besoin en eau est aussi bien plus important, et à cela il faut encore ajouter l’écran naturel formé par la canopée qui empêche environ 20 % de l’eau des précipitations d’atteindre le sol, laquelle s’évapore sous les premiers rayons du soleil.

Robert Jackson souhaite que toute plantation d’importance soit précédée d’une étude environnementale afin de déterminer si le bilan en sera positif ou négatif, d’autant plus que leur développement est de plus en plus stimulé par la perspective de produire du biocarburant à partir des arbres et d’inclure ce processus dans le respect des accords de Kyoto.

Un des arguments avancés en faveur de la reforestation est aussi la réduction du taux de carbone, piégé par les arbres. Mais le chercheur tempère cet avis en signalant que 44 millions d’hectares de forêt supplémentaire aux Etats-Unis ne réduiraient ce taux que de 10 %, et qu’il serait bien plus judicieux d’améliorer le rendement énergétique du parc automobile.

© 2001-2016 Futura-Sciences, tous droits réservés – Source : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-climat-effets-pervers-reforestation-10667/

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  • « Ne comptons pas sur les conflits pour protéger les forêts » - Par Dagmar Dehmer | Der Tagesspiegel | Traduit par : Céline Nguyen – Document ‘EurActic.fr. Home | Climat & Environnement | Interviews - 24 août 2016 - Erik Solheim - Langues : Deutsch
    Erik Solheim est l’ancien ministre norvégien de l’Environnement et du Développement international et l’ex-président du Comité d’aide au développement de l’OCDE. Aujourd’hui, il est directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Erik Solheim explique les enjeux de son poste en tant que directeur du PNUE, et de la contribution que peuvent apporter les très riches. Une interview de notre partenaire ‘Der Tagesspiegel’.

Vous avez été ministre de l’Environnement et du Développement international. En tant que nouveau directeur du PNUE, comment pouvez-vous allier ces deux thèmes ?

Il est assez évident que l’environnement et le développement doivent aller de pair pour atteindre les nouveaux objectifs de développement durable [ODD]. La pollution sera notre thématique prioritaire. Nous avons jusqu’à présent été particulièrement efficaces pour combattre les maladies contagieuses.

À l’exception du Nigéria, nous avons complètement éradiqué la polio du continent africain, la variole de la planète entière et le taux de mortalité du paludisme a baissé de 70 % depuis 2000. C’est une réussite considérable.

En revanche, la pollution représente un obstacle important pour le développement. Il y a plus de personnes qui meurent à cause de la pollution de l’air que du cancer. Le cancer, tout le monde connaît, mais personne ne perçoit les conséquences de la pollution de l’air. Pourtant, le sujet touche l’humanité de près. Les océans constituent un autre exemple. La mer représente le revenu de nombreuses personnes travaillant dans la pêche, cependant la surpêche et les déchets plastiques détruisent le milieu maritime.

Et cela ralentit le développement ?

Le secteur fournissant le plus d’emplois est celui du tourisme. Même dans un petit hôtel, le personnel nécessaire est important. Dans une usine automobile, seulement quelques experts peuvent contrôler les robots. Le tourisme, en revanche, est un créateur d’emploi formidable, si nous parvenons à le faire durablement. Nous devons parvenir à faire voyager les gens autour de la Terre avec moins de pollution, due aux avions et aux voitures, et plus de respect pour la nature.

Les gens voyagent pour voir des éléphants et des lions. S’ils disparaissent, personne ne viendra. La protection de l’environnement est étroitement liée au développement économique. Ce n’est pas par hasard que la Thaïlande connaît des taux de croissance phénoménaux ces dernières années. La Thaïlande est l’un des pays les plus visités. Cela pourrait être pareil en Afrique.

Pour cela vous devez également garder à l’esprit l’objectif de développement durable qui vise la paix et la sécurité. Aucun lieu touristique ne survit sans sécurité…

C’est une autre thématique que nous aborderons avec une attention particulière : la relation entre la destruction de l’environnement et la guerre, les conflits et les migrations. La dégradation environnementale peut aggraver les conflits, et les guerres empêchent souvent de résoudre ces problèmes.

Au Proche-Orient, notamment, la pénurie d’eau contribue largement aux conflits compliqués qui s’y déroulent. En outre, les millions de réfugiés, originaires d’Irak ou de Syrie, ajoutent énormément de pressions environnementales dans les pays limitrophes, comme la Jordanie et le Liban. Il y a toutefois quelques guerres où l’environnement ne joue aucun rôle. J’ai notamment était impliqué dans le processus d’armistice de la guerre civile au Sri Lanka, qui n’avait aucun lien avec l’environnement. Au contraire, en Somalie, au Soudan du Sud et la région aux alentours du Tchad, où Boko Haram pose problème, il y a un lien évident entre la destruction de l’environnement et la guerre.

D’un autre côté, la plus grande zone humide de la région du Nil Blanc aurait sans doute disparu, s’il n’y avait pas eu cette longue guerre au Soudan du Sud. De même, les forêts tropicales du Bassin du Congo auraient été détruites si l’instabilité constante de la République démocratique du Congo n’avait pas empêché leur exploitation…

La vie est faite de paradoxes. La forêt tropicale au Congo est dans un meilleur état que celle en Indonésie. Pourtant, l’Indonésie est une véritable réussite économique, le taux de pauvreté est en baisse, le système de santé, l’éducation et l’espérance de vie se sont améliorés. Bien sûr, ils ont aussi largement détruit la forêt.

Alors, comment trouver un équilibre ?

Ne comptons pas sur les conflits pour protéger les forêts. Nous pouvons cependant demander à des experts forestiers brésiliens de venir examiner le bassin du Congo. Le Brésil a permis un développement économique incroyable aux 20 millions d’habitants de la forêt amazonienne. Leur nombre est équivalent à la population de l’ensemble des pays scandinaves. Si c’est possible au Brésil, ça l’est partout. Or, sans croissance économique, il sera impossible de sortir les gens de la pauvreté.

La croissance est donc la solution ?

Non, il y a un problème de répartition. Les richesses de la planète doivent être beaucoup mieux partagées que dans la situation ridicule actuelle, où quelques super-riches ont accès à de plus nombreuses ressources que la moitié de la population mondiale. Il faut que cela change. Le sentiment d’injustice provoque également l’instabilité politique. C’est un problème qui ne peut être résolu que par les plus hautes autorités politiques. Nous devons exercer une pression sur cette volonté politique. Fort heureusement, certains parmi les plus riches, comme Bill Gates, l’ont également compris. Le capitalisme ne peut survivre sur le long terme que s’il fournit justice, intégration et responsabilité.

>> Lire : Les milliardaires au secours du climat

Comment garantir que l’argent soit investi dans la protection de l’environnement, et non dans sa destruction ?

Les dirigeants chinois se sont efficacement emparés du sujet lors de leur présidence du G-20. L’Allemagne reprendra la présidence l’année prochaine et a d’ores et déjà annoncé que la thématique serait reconduite. Selon moi, c’est très simple. Il y énormément d’argent dans le monde. Il y a, par ailleurs, de nombreux excellents projets et idées que les investisseurs ignorent. Nombre de ces projets ne sont pas financés, parce que les banques et les assurances ont des difficultés à prévoir les risques. C’est pourquoi nous devons trouver comment les gouvernements, la Banque mondiale ou d’autres organisations pourraient garantir une partie des risques.

À l’ONU, nous avons un peu de mal à adopter le bon ton et à trouver un terrain d’entente avec les investisseurs privés. L’Allemagne est l’État qui s’en sort le mieux. Il y a de bonnes relations entre la politique et les entreprises.

La modification des systèmes énergétiques à l’échelle mondiale, de l’agriculture et des infrastructures aquatiques ne sont possibles que s’il y a des investissements privés. L’entreprise Total a annoncé qu’elle fera partie des trois plus grands producteurs d’énergie solaire du monde d’ici 2030. C’est un pari très audacieux pour une entreprise spécialisée dans le pétrole.

Quelles réformes envisagez-vous pour les Nations Unies ?

L’objectif de l’ONU est de constituer une autorité morale pour le monde entier. C’est de notre devoir de trouver les meilleures solutions pour de nombreux problèmes et de mettre en place des campagnes pour améliorer le monde. Le PNUE devrait y être plus impliqué pour sensibiliser le public. Prenons l’exemple des déchets sur les plages. Les journées de ramassage des déchets sur les plages fournissent le travail nécessaire pour les nettoyer. Cependant, l’industrie du plastique devrait également être soumise à davantage de régulation. Le problème allie la politique avec les actions privées. Il faut mobiliser les citoyens, si nous voulons réussir.

Source : https://www.euractiv.fr/section/climat-environnement/interview/ohne-wachstum-gibt-es-kein-ende-der-armut/

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    Actualités - Un congrès international sur l’écologie et les écosystèmes terrestres à Montpellier - Par Cathy Dogon - Publié le 29 août 2016 à 10:39, mis à jour le 29 août 2016 à 10:58
    Du 29 août au 2 septembre 2016, 2 000 personnes se réunissent au Corum pour échanger autour de l’écologie. Les professionnels se focaliseront surtout sur les écosystèmes menacés en zones humides.

Le 5e Congrès International EcoSummit se déroule à Montpellier du 29 août au 2 septembre 2016. Au programme, des débats sur l’’Ecological Sustainability : Engineering Change’. En clair, les discussions de ce sommet tourneront autour des écosystèmes terrestres et particulièrement les plus fragiles, susceptibles de subir les conséquences du changement climatique et de la pression anthropique.

1.500 professionnels sont attendus. Parmi eux, des professeurs des universités de Montpellier, des chercheurs des laboratoires et des PME de la ville mais aussi des ONG et des internationaux influents sur le sujet. 750 présentations vont avoir lieu, lors de 93 sessions. Une quinzaines d’ateliers, de tables rondes et de ’cafés du monde’ permettront l’échange entre tous ces experts, sur des questions environnementales. Le programme : ici. Toutes ces conférences sont fermées au public. Mercredi en revanche, une projection prendra place au Corum : le film ‘Il était une fois la forêt’ de Luc Jacquet et du botaniste montpelliérain Francis Hallé. 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/montpellier/un-congres-international-sur-l-ecologie-et-les-ecosystemes-terrestres-montpellier-1073659.html

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Annexe 1

Biographie de Brunot Latour et accè à ses publicationq

D’après Wikipédia, « Bruno Latour est un sociologue, anthropologue et philosophe des sciences français né le 22 juin 1947 à Beaune. Après avoir été assistant de Jean-Jacques Salomon au CNAM, puis avoir enseigné à l’École des mines de Paris, de 1982 à 2006, il est depuis septembre 2006 professeur à l’Institut d’études politiques de Paris. En septembre 2007, il devient directeur scientifique et directeur adjoint de Sciences-Po. En 2009 il participe à la création du Médialab1. En 2010, il initie au sein de Sciences-Po, le programme d’expérimentation en arts et politique (SPEAP). Connu pour ses travaux en sociologie des sciences, il a mené des enquêtes de terrain où il observe des scientifiques au travail et décrit le processus de recherche scientifique d’abord comme une construction sociale2. Il a également mis en cause l’exclusivité des matériaux « sociaux » dans la « construction » des faits scientifiques, abandonnant le constructivisme social pour une théorie plus large de l’acteur-réseau3. En 2007, Bruno Latour est classé parmi les dix chercheurs les plus cités en sciences humaines4. Il jouit d’une très forte notoriété dans le monde académique anglophone. Ses ouvrages les plus connus sont La Vie de laboratoire (1979), La Science en action (1987), Nous n’avons jamais été modernes (1991) et Politiques de la nature (1999). Parmi ses principales influences, on peut mentionner William James, Ludwik Fleck, Alfred North Whitehead, Michel Serres, Harold Garfinkel (ethnométhodologie), David Bloor, Gilles Deleuze et Gabriel Tarde. Bruno Latour est membre du comité d’orientation de la revue Cosmopolitiques… »

Article complet sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Latour

Les défis du changement climatique vus par le philosophe Bruno Latour

www.lemonde.fr/.../les-defis-du-changement-climatique-vus-par-le-philo...

14 sept. 2015 - Le Monde.fr | 14.09.2015 à 12h01 ... C’est le sociologue et philosophe des sciences Bruno Latour qui « ouvre le bal », avec une réflexion sur la ...

Bruno Latour : Comment représenter les forêts, les pôles ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../bruno-latour-comment-representer-les-forets-les-pol...

18 janv. 2016 - Bruno Latour : Comment représenter les forêts, les pôles et les océans ... si l’on peut représenter la « France » ou le « Canada », qui sont des ...

Bruno Latour pense autrement la crise écologique - Le Monde

www.lemonde.fr/.../bruno-latour-pense-autrement-la-crise-ecologique_4...

28 oct. 2015 - Dans « Face à Gaïa », Bruno Latour propose un éclairage neuf sur les ... Journal d’information en ligne, Le Monde.fr offre à ses visiteurs un ...

Une expérience pionnière de démocratie numérique » à ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../une-experience-pionniere-de-democratie-numerique-a-...

25 mai 2016 - Au programme, des conférences du sociologue Bruno Latour et des ... www.economie.gouv.fr/igpde-seminair....

Accueil - bruno-latour.fr

www.bruno-latour.fr/fr

Le bel épouvantable été Le Monde du 4 septembre Comme Anders l’avait bien vu, se poser de telles questions, c’est risquer le ridicule. J’aurais l’air... Posted : ...

Leçon inaugurale par Bruno Latour, première partie - France Culture

www.franceculture.fr/...monde.../lecon-inaugurale-par-bruno-latour-pre...

Le sociologue et philosophe Bruno Latour tente de répondre à ces trois ... Bruno Latour au 27e Forum Le Monde Le Mans• Crédits : Université du Maine.

Les défis du changement climatique vus par le philosophe Bruno ...

Le Monde-14 sept. 2015

C’est le sociologue et philosophe des sciences Bruno Latour qui « ouvre le ... de vie pour faire face aux enjeux du réchauffement climatique.

Bruno Latour pense autrement la crise écologique

Le Monde-28 oct. 2015

... sur le nouveau régime climatique, de Bruno Latour, La Découverte, ... actuellement le plus cité et le plus traduit au monde, Bruno Latour, ...

Le climat, un nouvel horizon politique

Le Monde-12 janv. 2016

On avait l’habitude, naguère, de jouir d’un « temps magnifique » ou de subir un « climat pourri ». Depuis plusieurs mois, nous bénéficions d’un ...

Bruno Latour : Comment représenter les forêts, les pôles et les océans

Le Monde-18 janv. 2016

Toutefois, même si vous regardez une carte politique du monde, vous vous apercevrez ... A l’époque du nouveau régime climatique, cette situation est d’autant plus ... Bruno Latour, sociologue, enseigne à Sciences Po.

Bruno Latour, philosophe : “L’écologie, c’est le CO2, mais aussi le ...

Télérama.fr-29 nov. 2015

Mais pour le philosophe Bruno Latour, nous sommes entrés dans ... notre temps » : notre entrée dans le « nouveau régime climatique ». ... C’est inédit dans l’histoire, jamais on n’a connu un cas où les nations du monde aient ...

Quelle place pour l’art face aux enjeux climatiques ?

Le Monde-27 nov. 2015

Jamais une conférence mondiale sur le climat n’aura été aussi ... et des acteurs politiques, à imaginer un monde futur positif et durable. ... Le philosophe des sciences Bruno Latour aborde cette problématique par la notion ...

Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique

Télérama.fr-17 nov. 2015

Une altération du rapport au monde », c’est le terme savant pour désigner la folie, et c’est l’hypothèse que lance le philosophe Bruno Latour ...

François Gemenne : « L’urgence climatique et l’urgence terroriste ...

Rue89-23 nov. 2015

Rue89 : Les attentats ont éloigné un peu plus l’urgence climatique ... Or, la question climatique nécessite un autre état d’urgence, comme le dit Bruno Latour. ... question : comment vivre ensemble dans un monde globalisé ?

Devenir terriens : 150 dialogues et exercices pour y arriver

Blog Le Monde (Blog)-29 oct. 2015

Alors que le philosophe Bruno Latour invite à penser autrement la crise écologique, ... sur l’une des principales controverses scientifiques liées au climat : des ... dans des colloques qui restent réservés au monde scientifique.

Bruno Latour : « Sur le climat, nous devons comprendre qui est l ...

Altermonde-sans-frontières-14 oct. 2015

Bruno Latour : « Sur le climat, nous devons comprendre qui est l’ennemi ... chaque mois, aux manières de composer les mondes de demain et ...

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Annexe 2 – Archives FAO

Le Protocole de Kyoto : que signifie-t-il pour les forêts et la foresterie ?

D. Schoene et M. Netto - Dieter Schoene est forestier principal (Forêts et changement climatique), Service de la conservation des forêts, Département des forêts de la FAO, Rome. Maria Netto est chargée de programme, Programme de soutien à la mise en œuvre, Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Bonn, Allemagne.

Les points de vue exprimés dans cet article sont ceux des auteurs et ne représentent pas nécessairement ceux des Nations Unies ou du Secrétariat de la CCNUCC.

Les traités internationaux sur le changement climatique cherchent à protéger les forêts contre les effets de l’évolution du climat mondial tout en exploitant leurs capacités particulières de les atténuer.

Lorsque la FAO a publié sa première évaluation des ressources forestières mondiales dans cette revue (FAO, 1948), elle a défini les forêts comme des « associations végétales à base d’arbres ou d’arbustes, susceptibles de produire du bois ou d’autres produits forestiers ou d’avoir une influence sur le climat ou le régime des eaux ». Bien que l’effet de serre eût déjà été découvert et que le réchauffement de la planète eût été prédit, les auteurs de cette définition historique n’avaient sans doute pas l’intention de se référer au rôle qu’auraient pu jouer les forêts dans l’atténuation du changement climatique. Toutefois, la possibilité que le changement climatique influence un jour la foresterie est devenue évidente en 1989, quand les ministres de l’environnement de 68 pays ont proposé le boisement de 12 millions d’hectares par an dans la Déclaration ministérielle de Noordwijk sur le changement climatique (IUCC, 1993). Aujourd’hui, il est reconnu que les forêts peuvent contribuer à atténuer ce changement, ont besoin de s’y adapter et pourraient aider l’humanité à faire face à ses effets.

Le présent article étudie les liens entre les forêts et le changement climatique et leur incorporation dans les accords internationaux sur ce thème, mettant en évidence certains des défis qu’il faudra relever afin de renforcer le rôle des forêts dans l’atténuation du changement climatique dans le monde entier.


LES FORÊTS PEUVENT AIDER À ATTÉNUER LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Renforcer le stockage de carbone dans les forêts et leurs produits

La plantation de nouvelles forêts pour absorber l’excès de CO2 de l’atmosphère est normalement la première solution qui vient à l’esprit lorsqu’on envisage d’exploiter les forêts pour réduire le changement climatique. L’idée des plantations établies en contrepartie de la fixation du carbone, proposée initialement par Dyson (1977), est désormais concrétisée dans le monde entier dans le cadre du Protocole de Kyoto (voir les articles d’Oyhantçabal et Masripatin dans ce numéro) ou même indépendamment de cet accord (voir l’article de Tuttle et Andrasko dans ce numéro). Cependant, outre l’établissement d’arbres dans des plantations de production ou de protection, les systèmes agroforestiers ou les forêts urbaines, il existe une panoplie complète de techniques sylvicoles et de gestion visant à intensifier l’absorption du carbone et son stockage dans les écosystèmes forestiers, comme la remise en état des forêts dégradées, les plantations d’enrichissement, le prolongement des révolutions dans les forêts équiennes, les coupes légères d’éclaircie, la préférence donnée aux espèces aux taux élevés de piégeage, la plantation en sous-étage dans les forêts ouvertes et la fertilisation ou l’irrigation des peuplements. Les forêts immatures, très répandues en Europe, Amérique du Nord et Asie de l’Est, agissent comme « puits » de carbone sans intervention humaine délibérée ; la moitié de la biomasse qu’elles accumulent consiste en carbone.

Hors de la forêt, les produits ligneux peuvent emmagasiner du carbone pendant des décennies, voire des siècles. Dans les pays industrialisés, les dépôts de carbone dans les produits ligneuxs’élèvent à 20-40 tonnes par hectare de superficie forestière (Dewar, 1990). Dans certaines circonstances, les forêts gérées et leurs produits peuvent stocker plus de carbone que les forêts naturelles non gérées (Dewar et Cannell, 1992).

Des systèmes de gestion comme la coupe légère d’éclaircie (peuplement de droite) peuvent contribuer à renforcer l’absorption du carbone dans les écosystèmes forestiers : -
Photo la source - USDA-FS/J. WITCOSKY/WWW.FORESTRYIMAGES.ORG/1441133


Conservation du carbone stocké dans les forêts

Si l’on compare le réchauffement de la planète à une fièvre, les forêts agissent comme un remède potentiel mais leur destruction aggrave la maladie. La déforestation et la dégradation des forêts contribuent pour 24 pour cent à toutes les émissions anthropiques de carbone et pour 18 pour cent à toutes les émissions de gaz à effet de serre cumulées (GIEC, 2000 ; Baumert, Herzog et Pershing, 2005) ; en empêchant les forêts de continuer à absorber le carbone à l’avenir, elles rendront plus grave la perte. Dans les pays en développement, la plupart des émissions ne proviennent pas de cheminées industrielles et d’échappements mais de changements d’affectation des terres. C’est pourquoi d’aucuns ont proposé en vue de réduire les émissions d’offrir des incitations financières pour une gestion plus durable des forêts et pour en limiter la conversion.

Outre la réduction de la déforestation, d’autres solutions sont envisageables pour conserver le carbone stocké dans les forêts, comme l’exploitation à impact limité (Marsh et al., 1996), la gestion des incendies de forêts (Goldammer, Seibert et Schindele, 1996), le remplacement, dans la mesure du possible, des peuplements équiennes par des peuplements de différents âges, la limitation au minimum des pertes de carbone pendant la conversion du bois en produits forestiers (Muladi, 1996), la mise au point de solutions de rechange à la culture sur brûlis et la réduction de la pourriture dans les arbres.


Remplacer par le bois les combustibles fossiles et les produits à haut rendement énergétique

Lorsque l’énergie est tirée de combustibles fossiles, leur remplacement dans la mesure du possible par du bois de feu produit de façon durable devrait permettre de laisser dans le sol une quantité à peu près équivalente de carbone fossile, éliminant par là même les émissions correspondantes. L’emploi de bois de feu produit durablement ne provoque pas d’émissions car le carbone libéré par la combustion sera compensé par une quantité équivalente qui sera absorbée par la croissance de la forêt. Les résidus d’exploitation peuvent compléter le bois récolté dans les plantations énergétiques. Pour chaque mètre cube de matériel sur pied extrait comme bois industriel des forêts du monde, 1 tonne environ de biomasse aérienne reste dans la forêt comme source potentielle de bioénergie (FAO, 2006). Chaque tonne de bois de feu ou de résidu de biomasse pourrait remplacer environ 400 litres de pétrole et interdire l’émission de 0,3 tonne de carbone (Grammel, 1989).

La production de produits ligneux exige moins d’énergie (normalement tirée de combustibles fossiles) que celle de produits concurrentiels à base d’acier ou d’aluminium. En moyenne, chaque mètre cube de construction en bois remplaçant l’acier ou l’aluminium permet d’éviter l’émission de 0,3 tonne de carbone (Burschel, Kürsten et Larsen, 1993).

Les forets immatures, très répandues en Europe, Amérique du Nord et Asie de l’Est, agissent comme des puits de carbone sans une intervention humaine délibérée ; la moitié de la biomasse qu’elles accumulent consiste en carbone (ici, jeunes pins blancs et mélèzes aux États-Unis)
Photo à la source -. SCHNEPF/ WWW.FORESTRYIMAGES.ORG/ 1171054


LES FORÊTS DOIVENT S’ADAPTER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les forêts sont aussi des victimes potentielles de cette fièvre de la planète, et sans adaptation elles risquent de ne pouvoir remplir pleinement la fonction d’atténuation du changement climatique qu’on s’attend d’elle. La cartographie du site et de la végétation a montré que les forêts sont très sensibles à des écarts ne serait-ce que minimes de température et de régime d’humidité (Schoene, 1983). Le réchauffement d’environ 0,6 oC de la température moyenne de la superficie terrestre depuis 1900 a déjà provoqué la mort d’arbres dans les forêts boréales (FAO, 2003) et d’importantes variations dans la répartition géographique de la végétation forestière, et l’on s’attend à un certain niveau de dépérissement terminal et de déclin. Dans la plupart des cas, le déclin ne sera pas causé directement par le changement climatique mais par des stress liés au climat comme les incendies, les ravageurs, les maladies et les carences en nutriments et en eau.

Par ailleurs, certaines forêts pourraient même bénéficier de l’allongement des périodes de croissance, des températures plus douces et d’une croissance plus dynamique. Davantage de CO2 dans l’air ambiant pourrait aussi améliorer l’efficacité de l’eau, car le stress hydrique inhibe moins la photosynthèse lorsque l’air est riche en carbone (Schulin et Bucher-Wallin, 2001).

Les stratégies d’adaptation proposées intéressent la gestion génétique, la protection des forêts, la régénération des forêts, la gestion sylvicole, les opérations, la gestion des ressources non ligneuses et la gestion et des parcs et des espaces naturels (FAO, 2003).

Hors de la forêt, les produits ligneux peuvent emmagasiner du carbone pendant des décennies, voire des siècles – la cathédrale de Paramaribo, Suriname, construite entièrement en bois, à l’intérieur comme à l’extérieur
Photo à la source - FAO/FO-0777/M. NOEBAUER
Dans les pays en développement, la plupart des émissions ne proviennent pas des cheminées industrielles et des échappements, mais des changements d’affectation des terres ; en freinant la déforestation on réduirait les émissions
Photo à la source - S. MIDGLEY

LES FORÊTS PEUVENT AIDER LES SOCIÉTÉS HUMAINES À S’ADAPTER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les forêts et les arbres hors forêt peuvent aider de multiples façons les communautés locales à s’adapter aux effets du changement climatique (Robledo et Forner, 2005). Les plantations ou les arbres régénérés naturellement protègent les bassins versants contre la sécheresse déterminée par le changement climatique, les crues soudaines ou les glissements de terrain, et elles peuvent arrêter ou limiter la désertification. Les systèmes agroforestiers et les arbres dans le paysage produisent du bois et des aliments et fournissent un éventail de services environnementaux et sociaux, renforçant par là même la résistance aux phénomènes climatiques néfastes. Les arbres dans les milieux urbains piègent des quantités relativement limitées de carbone mais dégagent par leur transpiration de grandes quantités d’eau et réfléchissent mieux les rayons que les surfaces goudronnées, contribuant à rafraîchir les villes (Jo et McPherson, 2001). Les plantations de mangroves protègent les côtes contre les effets des ondes de tempête et de la hausse du niveau de la mer.

Le sort des forêts – comme cause, remède et victime du changement climatique – influencera en définitive les populations : 60 millions de personnes habitant dans les forêts dépendent entièrement d’elles et de leurs produits ; 1,2 milliard de personnes dans les pays en développement tirent des aliments des arbres et, pour au moins 70 pour cent d’entre elles, les forêts sont leur seule source de médicaments ; et plus de 2 milliards de personnes utilisent le bois comme combustible principal pour la cuisson et le chauffage (Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement, 2004). La façon dont les forêts résistent au changement climatique exercera donc une forte incidence sur le bien-être humain et les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.

{{}} Photo à la source - L’emploi de bois de feu produit durablement – comme le bois tiré des taillis qui emmagasinent le carbone tout en répondant aux besoins de bioénergie – permet de laisser les combustibles fossiles dans le sol et d’éliminer les émissions correspondantes - D. MAGUIRE/WWW.FORESTRYIMAGES.ORG/2714052
Photo à la source - Le changement climatique cause indirectement la disparition des forêts par les stress qu’il provoque : incendies, maladies et carence en nutriments et eau - FAO/FO-0005/R. HOFF

COMMENT LES ACCORDS INTERNATIONAUX RELATIFS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE INTÉRESSENT-ILS LES FORÊTS ?

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) aussi bien que le Protocole de Kyoto définissent des obligations générales concernant les forêts qui s’appliquent à tous les pays membres. Ces derniers sont tenus de promouvoir la gestion forestière durable, d’encourager la conservation des forêts et d’en renforcer le rôle de puits et réservoirs de gaz à effet de serre. Ils devront promouvoir le boisement et le reboisement ainsi que l’énergie renouvelable. Il leur faudra aussi envisager les forêts comme faisant partie intégrante des inventaires nationaux d’émissions et éliminations de gaz à effet de serre, du transfert de technologie et des programmes nationaux d’adaptation au changement climatique. Le Protocole de Kyoto assigne ensuite des tâches particulières relatives aux forêts aux pays développés et en développement.

Pays développés

Les pays développés promouvront les pratiques de gestion forestière durable, les formes renouvelables d’énergie, le boisement et le reboisement, et devront adopter des politiques nationales et prendre des mesures correspondantes relatives à l’atténuation du changement climatique en multipliant les puits et les réservoirs de gaz à effet de serre. Ils devront évaluer les émissions et éliminations nettes de gaz à effet de serre, dues aux activités de boisement, reboisement et déforestation depuis 1990, ayant lieu pendant la première période d’engagement du Protocole de Kyoto (2008 à 2012), et les incorporer dans leur comptabilité des émissions nettes. Ils devront décider d’ici la fin de 2006 s’ils souhaitent inclure dans leurs comptes nationaux les éliminations ou émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion forestière, jusqu’à certaines limites établies par les pays (FAO, 2003).

En se servant du mécanisme connu comme Mise en œuvre conjointe (voir l’article de Lakyda, Buksha et Pasternak dans ce numéro), les pays industrialisés et les pays en transition peuvent entreprendre conjointement des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre comportant le boisement, le reboisement ou la gestion forestière. Une partie ou la totalité des réductions certifiées réalisées dans les forêts du pays hôte sont transférées au pays investisseur sur la base d’accords contractuels conclus entre les partenaires.

Permettre aux pays développés de réduire leurs émissions en augmentant la quantité de carbone emmagasinée dans les produits ligneux servirait d’incitation à utiliser le bois dans les biens durables ; cependant, cela ne sera pas admis pendant la première période d’engagement du Protocole de Kyoto en raison de l’absence d’accord sur les méthodes de comptabilisation des gaz à effet de serre pour les produits ligneux.

Pays en développement

La CCNUCC et le Protocole de Kyoto mentionnent spécifiquement dans plusieurs articles les forêts des pays en développement. L’Article 4(1) de la CCNUCC engage les pays membres à préparer en coopération des plans pour la protection et la remise en état des zones frappées par la sécheresse et la désertification, notamment en Afrique. D’après l’Article 4(8), les pays développés doivent répondre aux besoins spécifiques dus au changement climatique des pays en développement ayant des zones de forêts et des zones sujettes au dépérissement des forêts. Les forêts peuvent être comprises dans des évaluations de la vulnérabilité, et les mesures d’adaptation peuvent être financées par le Fonds pour l’environnement (FEM) ou d’autres fonds établis au titre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto (Robledo et Forner, 2005 ; Verheyen, 2003).

Mécanisme pour un développement propre.

{{}}Le mécanisme le plus important pour les forêts des pays en développement est le Mécanisme pour un développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto, qui permet aux pays développés de s’acquitter d’une partie de leurs obligations en matière de réduction des gaz à effet de serre par des projets de limitation mis en œuvre dans des pays en développement. Les projets du MDP qui réduisent les émissions par les sources peuvent être entrepris dans de nombreux secteurs, notamment le secteur de l’énergie, y compris l’énergie ligneuse. Cependant, le boisement et le reboisement sont les seules activités de piégeage du carbone admises. Les projets visant la réduction de la déforestation ou de la dégradation des forêts ne sont pas admissibles. Le piégeage du carbone dans les cultures agricoles et les sols est également inadmissible pendant la première période d’engagement du Protocole de Kyoto. Les projets du MDP doivent promouvoir le développement durable dans les pays hôtes par l’investissement, ainsi que par le transfert des connaissances et de la technologie. Les projets unilatéraux du MDP dans le pays hôte et la vente de permis par la suite sont également réalisables.

Le MDP est un mécanisme axé sur le marché, régi par la demande de permis – réductions d’émissions certifiées – d’entités privées ou publiques dans les pays développés, et par l’offre de projets de limitation dans les pays en développement.

Avant que les administrations forestières nationales ne s’engagent dans la promotion du boisement et du reboisement sur la base des préoccupations dues au changement climatique, un certain nombre de conditions doivent être examinées (voir l’encadré) et de nombreuses exigences satisfaites (FAO, 2005).

Afin d’éviter les critiques exprimées à l’égard des grandes plantations forestières établies au titre du MDP et de contribuer à réaliser les objectifs de sécurité alimentaire et de développement rural, le MDP contient une petite catégorie de projets forestiers aux conditions simplifiées et aux coûts fixes réduits. Les projets ne peuvent obtenir de permis pour plus de 2 200 tonnes de carbone piégées annuellement en moyenne et doivent être entrepris par des communautés et individus à faible revenu. Les projets peuvent comprendre des systèmes agroforestiers et des forêts urbaines et, en fonction de la productivité et des niveaux de stockage envisagés, peuvent inclure des superficies comprises entre 200 et 4 000 ha. Dans ces limites, le groupage des petites parcelles est admis. La Conférence des Parties à la CCNUCC a conféré, à sa dixième session (COP-10), un mandat spécial aux organisations internationales pour qu’elles facilitent ces petits projets de boisement et de reboisement (CCNUCC, 2004).

À la fin de 2005, plus de 70 projets du MDP dans tous les secteurs avaient été enregistrés et la CCNUCC procédait à l’enregistrement de 500 autres. Parmi ces derniers, moins de 20 projets de boisement et reboisement avaient été présentés et aucun d’eux n’avait encore été soumis pour enregistrement car les premières méthodologies servant à établir une base et à surveiller les activités de boisement et de reboisement n’avaient été approuvées que récemment. De nombreux projets forestiers avaient été repoussés à cause de défauts inhérents soit aux règles relatives aux méthodologies soit à des questions forestières. En outre, les entreprises qui devaient certifier ces projets sont encore en cours d’accréditation. De ce fait, les premiers projets de boisement et de reboisement devraient être enregistrés d’ici la fin du deuxième trimestre de 2006.

Bien que les prix des permis aient dépassé 100 dollars EU la tonne de carbone dans les marchés des permis d’émission de l’Union européenne (le seul marché international existant pour les permis d’émission de gaz à effet de serre), le prix des permis relatifs aux projets de boisement n’atteignent que 10-15 dollars EU la tonne de carbone à cause des risques potentiels pour les acheteurs (FAO, 2005). De toute évidence, à moins de surmonter les obstacles à la mise en œuvre généralisée et quelques méprises quant aux permis d’émission des projets forestiers, et de mettre en place un marché, un flux potentiellement énorme d’investissements dans le MDP passera outre la foresterie.

Autres contraintes et possibilités pour le secteur forestier dans les pays en développement.

La CCNUCC demande aux pays en développement de soumettre des inventaires nationaux périodiques des émissions de gaz à effet de serre par les sources et des éliminations par les puits dans le cadre de leurs communications nationales. Les pays industrialisés financent intégralement le coût de ces communications à l’aide de fonds établis au titre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto et gérés par le FEM. Les forêts méritent que les communications nationales des pays en développement leur accordent davantage d’attention qu’elles n’en ont reçue à ce jour, car elles revêtent une très grande importance pour la sécurité alimentaire et les moyens d’existence ruraux dans certains pays, et peuvent représenter une source notable d’émissions, notamment dans certains pays africains. Malheureusement, les évaluations forestières nationales de nombreux pays en développement sont obsolètes et de faible qualité, ou présentent ces deux défauts (Saket, 2002), rendant peu fiables leurs inventaires de gaz à effet de serre. Le FEM soutient les inventaires de gaz à effet de serre et les communications nationales en tant qu’activités de renforcement des capacités par le biais de fonds administrés par le Programme de développement des Nations Unies (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Tous les pays les moins avancés établissent des priorités pour leurs plans d’action nationaux pour l’adaptation (PANA), qui sont également financés au travers du FEM. Le Fonds fiduciaire du FEM et d’autres fonds établis au titre de la CCNUCC (Fonds spécial pour le changement climatique) et le Protocole de Kyoto (Fonds d’adaptation) fournissent un soutien aux pays en développement pour les évaluations de la vulnérabilité et de l’adaptation, la création de capacités et les évaluations des besoins technologiques.

Négociations relatives à la deuxième période d’engagement

Les négociations relatives à la deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto ont démarré en 2005 conformément aux dispositions du Protocole. Les pays pourraient négocier l’inclusion d’autres activités forestières au titre des mécanismes souples du Protocole. La réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts est l’un des principaux concurrents ; d’autres inclusions éventuelles concernent la remise en état des forêts dégradées, l’exploitation à impact limité, la réduction des pertes dans la conversion du bois en produits forestiers et le renforcement de l’utilisation d’énergie ligneuse. Ces discussions bénéficieraient de davantage de compétences forestières, ce qui manquait lors des négociations précédentes, notamment dans le cas des pays en développement.

{{}} Photo à la source - Les systèmes agroforestiers produisent des aliments et du bois et fournissent une gamme de services environnementaux et sociaux, augmentantainsi la résistance aux phénomènes climatiques néfastes – J.LI
Photo à la source - Les mangroves plantées (ici, à Fidji) protègent les côtes contre les effets des ondes de tempête et la hausse du niveau de la mer - O. JONSSON
Mon pays devrait-il participer au MDP ? - Une liste de questions pour les décideurs
  • Le boisement et le reboisement s’harmoniseront-ils avec les concepts et priorités relatifs aux forêts et au développement durable contenus, par exemple, dans les programmes forestiers nationaux ?
  • Existe-t-il des zones appropriées disponibles à des échelles adéquates comprenant des sols et des sites adaptés ?
  • Quelles expériences a-t-on acquises ou peut-on acquérir par l’évaluation à posteriori des activités ordinaires de boisement ? Existe-t-il des espèces et des types de forêts potentiels, et suffisamment de données sur les coûts et les revenus, la croissance, les rendements et le piégeage du carbone ?
  • Existe-t-il des marchés ou des utilisations établis pour les produits tirés du boisement et du reboisement autres que le carbone ?
  • Quel est le niveau des coûts fixes et de transaction pour le boisement et le reboisement, et justifient-ils les coûts des institutions nationales et de la création de capacités ?
  • Qui devrait être le promoteur des projets de boisement et de reboisement ?
  • Peut-on concevoir des projets types pouvant être facilement transposables dans le pays ou la région ?
  • Existe-t-il un service de vulgarisation permettant de faciliter de tels projets ?

Les forêts, le climat et Kyoto - Unasylva Revue internationale des forêts et des industries forestières - Vol. 56 2005/3- No. 222 - Table des matières

Origine : archives de la FAO - Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture – Rédactrice : A. Perlis
Comité consultatif de rédaction :
F. Castañeda, R. Czudek, T. Hofer, C. Holding Anyonge, D. Kneeland, J.P. Koyo, A. Perlis, L. Russo, M. Uemoto, T. Vahanen, M.L. Wilkie
Conseillers eméritos : J. Ball, I.J. Bourke, C. Palmberg-Lerche
Conseillers régionaux : H. Abdel Nour, C. Carneiro, P. Durst, P. Koné, K. Prins

Unasylva paraît en anglais, français et espagnol. Depuis 2006 les abonnements sont gratuits. Pour souscrire, s’adresser par courriel à unasylva@fao.org. Les demandes d’abonnement venant d’institutions (bibliothèques, sociétés, organisations et universités, par exemple) sont préférables aux demandes individuelles, afin de rendre la revue accessible à davantage de lecteurs.

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Table des matières - (Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413...;77 KB)

Editorial (Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 55KB)

D. Schoene and M. Netto
Le Protocole de Kyoto : que signifie-t-il pour les forêts et la foresterie ?http://www.fao.org/docrep/009/a0413...

Voir l’extrait reproduit ci-dessus ou télécharger ici http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 623KB)

N. Masripatin
Préparer le terrain : dispositions prises par l’Indonésie pour les projets forestiers dans le cadre du Mécanisme pour un développement propre
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 363KB)

W. Oyhantçabal
Le Mécanisme pour un développement propre en Uruguay : vers un nouveau rapport entre l’élevage et la foresterie
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 152KB)

P.V. Desanker
Le Protocole de Kyoto et le MDP en Afrique : une bonne idée mais…
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 204KB)

P. Moutinho, M. Santilli, S. Schwartzman and L. Rodrigues
Pourquoi ignorer la déforestation tropicale ? Une proposition visant à inclure la conservation des forêts dans le Protocole de Kyoto
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 228KB)

Opportunités offertes en Ukraine pour la réalisation de projets forestiers à exécuter conjointement
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 151KB)

P.I. Lakyda, I.F. Buksha and V.P. Pasternak
Opportunities for fulfilling Joint Implementation projects in forestry in Ukraine (Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 253KB)

W. Kägi and H. Schmidtke
À qui va l’argent ? Qu’est-ce que les propriétaires de forêts des pays développés attendent du Protocole de Kyoto ?
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 141KB)

E. Hyvärinen
L’envers de la médaille du Système d’échanges de quotas d’émissions de l’Union européenne – vu par l’industrie des pâtes et papiers
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 139KB)

A. Tuttle and K. Andrasko
Les registres et la recherche : l’atténuation des changements climatiques et la foresterie aux États-Unis
(Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413... 377KB)

Le monde forestier  (Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413...;100 KB)

Livres  (Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413...;110 KB)

Lettres (Télécharger http://www.fao.org/docrep/009/a0413...;163 KB)

KYOTO ENCOURAGE LES NOUVELLES RÉFLEXIONS CONCERNANT LES FORÊTS ET LA FORESTERIE (FAO)

Dans les pays industrialisés, la redécouverte du lien entre les forêts et le carbone pourrait amener la foresterie à un tournant décisif. En Europe de l’Ouest, par exemple, la foresterie s’est concentrée pendant des siècles sur la production de charbon de bois, jusqu’à ce que la découverte du charbon ait absorbé l’intérêt porté jadis au bois. La demande de bois en pièces de grande taille et qualité élevée ont éloigné les pratiques forestières des feuillus à haute densité pour les orienter vers les résineux et les révolutions prolongées. L’intérêt pour le piégeage du carbone pourrait déterminer un nouveau changement ; certains feuillus indigènes à haute densité pourraient piéger la même quantité de carbone et pour plus longtemps que des résineux introduits à croissance rapide mais à faible densité (Schoene et Schulte, 1999). Une prime pour le piégeage du carbone allonge les révolutions et accroît le matériel sur pied moyen (Hoen et Solberg, 1994). Dans les pays industrialisés qui optent pour l’inclusion de la gestion forestière comme activité facultative dans leur comptabilité au titre du Protocole de Kyoto, les valeurs du matériel sur pied augmenteront le 1er janvier 2008 de l’équivalent monétaire des stocks de carbone. Après cette date, la conversion de la forêt en autoroute, nouveaux logements ou terrain de golf sera plus coûteuse, car le pays devra compenser la perte de carbone.

De nombreux pays en développement aussi ont jeté, dans l’optique du Protocole de Kyoto, un nouveau regard sur leurs forêts. Ces pays produisent actuellement 60 pour cent environ de toutes les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, y compris celles issues de changements d’affectation des terres et de la foresterie. Le tiers des émissions de gaz à effet de serre des pays en développement provient de changements d’affectation des terres et de la foresterie, notamment de la déforestation ; dans les pays les moins avancés ce secteur contribue pour 62 pour cent (Baumert, Herzog et Pershing, 2005). Les émissions issues de la déforestation ne sont pas moins dangereuses que celles provenant des combustibles fossiles ; au contraire, elles nuisent non seulement à l’atmosphère de la planète immédiatement après leur libération, mais réduisent la capacité de piéger l’excès de carbone à l’avenir. Les nouvelles propositions avancées par les pays en développement, conduits par la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Costa Rica, à l’intention des pays industrialisés pour qu’ils compensent la conservation des forêts dans les pays en développement paraissent compréhensibles dans cette optique (voir l’article de Moutinho et al. dans ce numéro). Les opposants soulignent les difficultés techniques inhérentes à l’évaluation du carbone épargné et doutent que les récompenses monétaires pour la conservation du carbone permettront de réduire de façon marquée la déforestation, qui comme on le sait a de nombreuses causes bien connues.

Photo à la source - Il est indispensable de disposer d’évaluations forestières nationales améliorées pour quantifier les stocks et les flux de carbone ; leur importance s’est considérablement accrue avec l’imposition de la communication des changements dans les stocks de carbone (ici, préparation d’inventaires au Guatemala) - FAO/M. SAKET

AMÉLIORER LES COMPÉTENCES, LA RECHERCHE ET LA PRATIQUE EN MATIÈRE FORESTIÈRE

Enseignement forestier

De nombreux projets de boisement et de reboisement mis en œuvre au titre du MDP ont échoué car ils étaient préparés sans les compétences en matière forestière nécessaires. Comme mentionné plus haut, les compétences dans le domaine des forêts aussi bien que du climat seront vitales pour la définition du rôle futur des forêts dans le Protocole de Kyoto. Les forestiers spécialisés pourraient devoir perfectionner leurs aptitudes. Jusqu’à présent, les rares facultés de foresterie paraissent avoir intégré le changement climatique dans leurs programmes ; cependant un examen de cinq ans de CLIM-FO-L, le bulletin électronique de la FAO sur le changement climatique et la foresterie (voir www.fao.org/forestry/17828/fr), suggère que les nouveaux débouchés professionnels dans ce domaine se font jour avec une fréquence croissante.

Inventaires forestiers

La télédétection, les mesures des flux de carbone et la modélisation atmosphérique inverse augmentent la compréhension du cycle mondial du carbone et du rôle qu’y jouent les forêts. Toutefois, les inventaires forestiers terrestres sont indispensables pour compléter ou corroborer les estimations et modèles servant à quantifier les vastes stocks et flux de carbone dans les écosystèmes forestiers. Le besoin d’évaluations forestières nationales améliorées et plus fréquentes s’est fait plus pressant avec l’imposition de la communication par les pays des changements dans les stocks de carbone (FAO, 2003). En outre, la comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre évitées grâce à la réduction de la déforestation et de la dégradation ne serait pas réalisable sans des inventaires des forêts et des gaz à effet de serre de bonne qualité

Politiques forestières et relations publiques

Le réchauffement de la planète fait l’objet d’une prise de conscience croissante et accélérée de la part du public. Les forêts contiennent 50 pour cent plus de carbone que l’atmosphère tout entière (FAO, 2006) et resteront, dans un avenir prévisible, le seul outil viable et de grande envergure capable d’éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère. En outre, elles transforment cet excès en bois, feuillage, produits et paysages verts qui parlent aux sens et aux sentiments de la plupart des gens. La sensibilisation au changement climatique contribuerait à rehausser l’image des forêts et de la foresterie dans l’estime du public. Elle pourrait aussi promouvoir l’appréciation pour les produits forestiers et leur compétitivité. Les politiques forestières et la communication publique devraient viser cette prise de conscience.

Gestion des forêts

Aujourd’hui, les réactions de forêts au changements climatiques pourraient excéder leurs réactions à la gestion (Pretzsch, 2005). Les prescriptions sylvicoles historiques fondées sur les observations d’un siècle de la croissance et du rendement ne sont plus valables ; les prédictions de la croissance et des réactions aux interventions sont désormais très incertaines : Aujourd’hui, les méthodes de gestion souple dans des conditions d’incertitude formulées par Biolley (1920) tendent à émerger à nouveau sous forme de gestion adaptative moderne des ressources naturelles (Walters, 1986) et sont proposées pour la gestion des forêts face au changement climatique (MacIver et Wheaton, 2005).

Recherche

La recherche forestière doit, elle aussi, incorporer des considérations sur le changement climatique ; des réponses ponctuelles aux nouvelles questions posées par l’avènement du changement climatique ne suffiront pas. Pour envisager l’inclusion des produits ligneux comme dépôts de carbone comptabilisables dans les prochaines périodes d’engagement du Protocole de Kyoto, par exemple, il faut des données meilleures et plus spécifiques sur le carbone présent dans les produits ligneux et sur ce qu’il en advient dans le cycle de vie des produits. La capacité des taillis de réaliser simultanément les objectifs de production de bioénergie et de stockage du carbone devrait être évaluée. Le nouvel art des inventaires du carbone et de l’estimation des taux de piégeage dans les forêts peut-il être affiné pour devenir aussi aisé à utiliser que les tableaux de production en usage aujourd’hui ?

Étant donné que les forêts établies actuellement croîtront pendant des décennies voire des siècles, et connaîtront inévitablement des changements climatiques, un domaine de recherche important comprend l’évaluation de la vulnérabilité et les méthodes de gestion permettant aux forêts de s’adapter au changement climatique. (Spittlehouse et Stewart, 2003), domaine qui vient à peine de recevoir une partie de l’attention déjà accordée à la vulnérabilité et à l’adaptation des sociétés humaines (Smith, Klein et Huq, 2003).

CONCLUSIONS

Les forêts et la foresterie sont liées de façon inextricable au changement climatique. La CCNUCC et le Protocole de Kyoto reconnaissent explicitement ce lien. Les traités internationaux cherchent à protéger les forêts contre les effets du changement climatique mondial et d’exploiter leurs capacités particulières de l’atténuer et de sauvegarder les sociétés humaines. Le MDP identifie des projets de boisement et de reboisement visant l’élimination des gaz à effet de serre dans les pays en développement. Cet instrument souple est un modèle remarquable pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies par le biais de partenariats mondiaux.

Le changement climatique et les traités internationaux s’en occupant ont créé une panoplie de nouveaux enjeux, occasions et tâches pour le secteur forestier. Pour les affronter avec succès seront nécessaires une vision novatrice, des priorités modifiées, de nouvelles connaissances et compétences et de la créativité.

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http://www.fao.org/documents/header...

http://www.fao.org/documents/header...

par : Département des forêts

Titre : Les forêts, le climat et Kyoto... Version PDF English Español
 Source :  http://www.fao.org/docrep/009/a0413f/a0413F02.htm

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Annexe 3

Accès à quelques articles sur arbres et forêts postés sur notre site ISIAS/ISIS

’Pour un moratoire sur tous les arbres génétiquement modifiés et pour une interdiction des arbres forestiers génétiquement modifiés’ par Le Professeur Joe Cummins et le Dr. Mae-Wan Ho, dimanche 18 février 2007 par Cummins Professeur Joe, Ho Dr Mae-Wan - français

’Expérimentation au champ d’Eucalyptus génétiquement modifiés : les évaluations concernant l’environnement sont toujours insuffisantes’ par le Prof. Joe Cummins, lundi 8 février 2010 par Cummins Professeur Joe - français

’La sauvegarde et la restauration des forêts économisent beaucoup plus d’émissions de carbone que les agrocarburants ou ’biocarburants’ par le Dr. Mae-Wan Ho, mercredi 12 décembre 2007 par Ho Dr Mae-Wan - français

’Les Agences des Nations Unies appellent à un changement de paradigme urgent pour mettre fin à l’agriculture industrielle et à notre système d’alimentation’ par le Dr Mae-Wan Ho, jeudi 24 octobre 2013 par Ho Dr Mae-Wan - français

’Sahel : un désert qui reverdit ’ par Mae-Wan Ho & Lim Li Ching, mardi 5 février 2008 par Ho Dr Mae-Wan, Ching Lim Li - français

’Retour sur les changements ou dérèglements climatiques. Révision des fondamentaux et aperçu des actions engagées. Mise en perspective d’après Jacques Attali – Partie 2’, par Jacques Hallard, mercredi 27 juillet 2016 par Hallard Jacques - français

’Un nouveau paradigme pour l’alimentation et l’agriculture’ par Professeur Roger Leakey, dimanche 9 août 2015 par Leakey Roger - français

Une ultime menace : les arbres forestiers génétiquement modifiés - ISIS Report 28/02/05 – OGM - Résumé : « Les arbres forestiers génétiquement modifiés ou transgéniques n’attirent pas les mêmes préoccupations immédiates que les récoltes vivrières transgéniques en matière de santé publique. Mais ils constituent en réalité une menace encore bien plus grande parce qu’ils ont un impact direct sur les forêts naturelles qui sont vitales pour la survie de notre planète, selon le Docteur Mae-Wan Hoet le ProfesseurJoe Cummins ». Article complet sur : http://www.i-sis.org.uk/GMFTTUTfr.php

’L’agro-écologie pour concilier la nature avec nos besoins actuels et futurs’, par Jacques Hallard, vendredi 28 août 2015

’Repenser l’agriculture et l’alimentation : un défi de santé publique et de protection de l’environnement’ par Jacques Hallard, mercredi 19 août 2015.

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 07/09/2016

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Arbres Forêts Agroécologie Climat Partie 1 Méfaits des déforestations.4

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