ISIAS

"Le maïs OGM NK603 n’est pas substantiellement équivalent à son homologue non OGM", par Claire Robinson

Traduction et compléments de Jacques Hallard
mercredi 25 janvier 2017 par Robinson Claire



ISIAS OGM
Le maïs OGM NK603 n’est pas substantiellement équivalent à son homologue non OGM
Une nouvelle analyse utilisant des méthodes de profil moléculaire de pointe montre que le processus de génie génétique a entraîné de fortes augmentations de deux composés potentiellement toxiques dans un maïs de Monsanto tolérant au ‘Roundup’
L’article d’origine de Claire Robinson est intitulé « GMO maize NK603 is not substantially equivalent to its non-GMO counterpart ». Il a été publié le 19 décembre 2016 par GMWatch et il est accessible sur le site suivant : http://gmwatch.org/news/latest-news/17378-gmo-maize-nk603-is-not-substantially-equivalent-to-non-gmo-counterpart

  GMO maize NK603 not substantially_equivalent to non-GMO counterpart

Une variété de maïs OGM, qui a été utilisée dans l’alimentation humaine et animale pendant des années, n’est pas substantiellement équivalente à son homologue non OGM, comme le montrent les résultats d’une nouvelle étude scientifique validée par des pairs [1]

L’étude, publiée dans ‘Scientific Reports,’ montre également que les changements observés dans le maïs OGM résultent du processus de génie génétique et pourraient avoir des implications pour la santé des personnes et des animaux qui mangent ce maïs. Pourtant, ces changements n’ont pas été pris en compte dans l’évaluation des risques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) [2] - ce qui suggère qu’une nouvelle évaluation doit être effectuée sur la base d’une nouvelle analyse scientifique.

La base des approbations pour les OGM dans le monde est la notion d’équivalence substantielle, ce qui signifie que le maïs OGM est à la fois le même que la contrepartie non OGM (le plus proche parent).

[D’après Wikipédia « Principe d’équivalence en substance - Le principe d’équivalence en substance (traduction de l’anglais substantial equivalence) est un principe utilisé pour réguler la production et le commerce des nouveaux aliments, comme ceux issus des biotechnologies (OGM). Il indique que, si un aliment ou un composé alimentaire est essentiellement semblable à un aliment ou à un composé alimentaire existant, il peut être traité de la même manière en ce qui concerne la sécurité1. Ce principe appliqué à un OGM, signifie que s’il est équivalent en substance à son équivalent conventionnel, l’un sera déclaré aussi sain que l’autre. Ce concept est utilisé entre autres par la Food and Drug Administration américaine pour apprécier et déclarer l’innocuité des OGM… » Article entier à lire sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_d’%C3%A9quivalence_en_substance].

En 2009, le Comité OGM de l’EFSA a conclu que « le maïs NK603 est équivalent à la composition du maïs conventionnel », à l’exception du changement prévu : la présence de protéines supplémentaires qui rendent le maïs tolérant aux herbicides à base de glyphosate comme la spécialité commerciale ‘Roundup’.

La nouvelle étude, réalisée par une équipe de chercheurs dirigée par le Dr Michael Antoniou au King’s College de Londres, montre que la conclusion de l’EFSA est fausse et que le processus de génie génétique a eu des effets non intentionnels de grande envergure sur la composition du maïs NK603.

Principales différences causées par le processus de modification génétique L’analyse en profondeur des protéines (« protéomique ») et des petites molécules biochimiques (« métabolomique ») a révélé des différences majeures entre le maïs NK603 et son homologue non OGM.

[D’après Wikipédia « La protéomique désigne la science qui étudie les protéomes, c’est-à-dire l’ensemble des protéines d’une cellule, d’un organite, d’un tissu, d’un organe ou d’un organisme à un moment donné et sous des conditions données. Dans la pratique, la protéomique s’attache à identifier de manière globale les protéines extraites d’une culture cellulaire, d’un tissu ou d’un fluide biologique, leur localisation dans les compartiments cellulaires, leurs éventuelles modifications post-traductionnelles ainsi que leur quantité. Elle permet de quantifier les variations de leur taux d’expression en fonction du temps, de leur environnement, de leur état de développement, de leur état physiologique et pathologique, de l’espèce d’origine. Elle étudie aussi les interactions que les protéines ont avec d’autres protéines, avec l’ADN ou l’ARN, ou d’autres substances. La protéomique fonctionnelle étudie les fonctions de chaque protéine. La protéomique étudie enfin la structure primaire, secondaire et tertiaire des protéines… » Article complet à lire sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Prot%C3%A9omique ].

[Toujours selon Wikipédia « La métabolomique est une science très récente qui étudie l’ensemble des métabolites (sucres, acides aminés, acides gras, etc.) présents dans une cellule, un organe, un organisme. C’est l’équivalent de la génomique pour l’ADN. Elle utilise la spectrométrie de masse et la résonance magnétique nucléaire… » Article à lire en totalité sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tabolomique

Un total de 117 protéines et 91 petites molécules biochimiques (métabolites) ont été trouvées comme étant significativement modifiées dans le maïs NK603 par le processus de modification génétique aboutissant à un OGM. Le maïs OGM et le maïs non OGM ont été cultivés au même endroit et dans les mêmes conditions, excluant la possibilité que des facteurs environnementaux, tels que la pulvérisation de Roundup ou de différents sols pendant la croissance aient causé des différences.

Les résultats de l’analyse ont révélé des perturbations dans l’utilisation de l’énergie et le stress oxydatif (dommages aux cellules et aux tissus par l’oxygène réactif) dans le maïs OGM. Il y avait aussi, selon le Dr Antoniou, « des augmentations inquiétantes et importantes » dans les teneurs de substances appelées polyamines.

[Wikipédia introduit ainsi le sujet « Les polyamines sont des composés organiques possédant deux ou plusieurs fonctions amine. Retrouvés chez des organismes aussi différents que les bactéries1, microorganismes parasites2, plantes3,4,5 et animaux, ils jouent dans l’organisme un rôle encore mal compris de régulateur (de la prolifération cellulaire et du développement6) et peuvent être impliqués dans certains processus cancéreux7. Les polyamines trouvées dans l’organisme humain sont en partie synthétisées par lui ou par les bactéries intestinales, ou sont absorbées avec la nourriture8. Endogènes ou exogènes9, elles peuvent avoir des rôles encore mal connus tantôt protecteurs, tantôt délétères9… » Article complet sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Polyamine ].

Les polyamines présentes en quantité accrue dans le maïs OGM NK603, comprenaient la putrescine et la cadavérine. [Voir compléments de Wikipédia ci-après].

[« La putrescine, ou tétraméthylène diamine, 1,4-diaminobutane ou encore butane-1,4-diamine est un composé organique de formule NH2(CH2)4NH2 appartenant à la classe des diamines. C’est un composé à l’odeur particulièrement nauséabonde6, proche structurellement de la cadavérine et comme cette dernière, elle est principalement produite par la dégradation d’acide aminés dans les organismes vivants et morts. La putrescine est notamment produite par la décarboxylation de l’ornithine par l’ornithine décarboxylase. Les deux composés sont toxiques en grande quantité7,8. Putrescine et cadavérine sont en grande partie responsables de l’odeur nauséabonde de la chair putréfiée, mais contribuent aussi aux odeurs de mauvaise haleine et de vaginose bactérienne. On les trouve également dans le sperme et certaines micro-algues avec d’autres molécules telles que la spermine et la spermidine… » Suite sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Putrescine ].

[« La cadavérine, 1,5-diaminopentane ou encore pentaméthylènediamine est un composé organique de formule NH2(CH2)5NH2 appartenant à la famille des diamines. Structurellement proche de la putrescine, avec laquelle elle partage la toxicité6 et une odeur nauséabonde, elle est comme elle issue de l’hydrolyse de certaines protéines lors de la putréfaction de cadavres d’animaux, d’où elle tire son nom… » Lire la suite sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cadav%C3%A9rine ].

Pour les non-scientifiques, ces substances peuvent ressembler à quelque chose qui suggère des substances de corps morts et/ou en décomposition. Et ils ne se tromperaient pas. Comme Wikipedia nous le dit ci-dessus, « Ces deux composés sont largement responsables de l’odeur fétide de putréfaction de la chair d’organismes vivants » - et elles contribuent aussi à l’odeur de la mauvaise haleine.... !

Bien que certaines polyamines puissent avoir des effets bénéfiques dans certains contextes, M. Antoniou a déclaré que d’autres, comme la putrescine et la cadavérine, peuvent produire « divers effets toxiques ». Par exemple, ils augmentent les effets de l’histamine, augmentant ainsi les réactions allergiques, et toutes deux ont été impliquées dans la formation de substances cancérogènes appelées nitrosamines, avec les nitrites présents dans les produits carnés.

[« Les nitrosamines sont une famille de composés chimiques azotées et oxydées. Les nitrosamines sont, et en particulier les dérivés N-nitrosés, constituent une famille de composés chimiques extrêmement dangereux. En effet, 90% des nitrosamines ont manifesté un pouvoir cancérogène sur de nombreux organes et ceci pour toutes les espèces animales testées. Et rien ne permet de penser que l’homme puisse résister à l’activité cancérogène des composés N-nitrosés. Au vu de ces résultats, plusieurs nitrosamines ont été classées cancérogènes 2A (cancérogènes probables) par le CIRC1, et récemment dans le groupe 1 (cancérogènes pour l’homme) pour le NNN[Quoi ?]. Ces substances sont aussi classées cancérogènes par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)… » L’article complet de Wikipédia est à lire sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nitrosamine ].

Il n’y a aucune indication, dans l’évaluation de l’EFSA, du maïs NK603 que Monsanto aurait dosé ces composés dans l’analyse de la composition brute qu’il a effectuée pour obtenir l’approbation réglementaire.

Le maïs NK603 a produit des signes d’effets toxiques chez le rat

Il a été précédemment trouvé que le maïs réellement testé dans une nouvelle analyse, à donner des signes d’effets toxiques chez les rats, notamment les dommages au foie et aux reins, dans l’étude de Séralini, au cours d’une recherche avec des animaux de laboratoires soumis à des régimes alimentaires pendant 2 ans [3].

[Voir aussi l’article de Marie Astier (Reporterre) en annexe].


Les concentrations accrues de cadavérine et de putrescine dans les échantillons de maïs NK603 pourraient-elles expliquer ces effets apparents sur la santé ? Le Dr Antoniou a déclaré que cette question « doit être étudiée plus en profondeur dans les études sur l’alimentation animale à long terme, en utilisant des méthodes qui quantifient spécifiquement, et plus précisément, les quantités de ces polyamines et leurs effets ».

Cependant, ce qui est certain, c’est que la base des approbations et autorisations réglementaires du maïs NK603, semble décidément incertaine. Comme l’a conclu le Dr Antoniou : « Notre étude montre clairement que le processus de transformation, ou modification génétique pour produire l’OGM, entraîne de profondes différences de composition dans le NK603, ce qui démontre que ce maïs OGM n’est pas substantiellement équivalent à son homologue non OGM. Nos résultats exigent une évaluation plus approfondie en matière de sécurité lors de la consommation du maïs NK603 sur de longues durées.

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Notes

1. Mesnage R, Agapito-Tenfen S, Vilperte V, Renney G, Ward M, Séralini GE, Nodari N, Antoniou MN. An integrated multi-omics analysis of the NK603 Roundup-tolerant GM maize reveals metabolism disturbances caused by the transformation process. Scientific Reports, 2016 ; 6:37855. Open access : http://www.nature.com/articles/srep37855
2. EFSA. Applications (references EFSA-GMO-NL-2005-22, EFSA-GMO-RX-NK603) for the placing on the market of the genetically modified glyphosate tolerant maize NK603 for cultivation, food and feed uses, import and processing and for renewal of the authorisation of maize NK603 as existing products, both under Regulation (EC) No 1829/2003 from Monsanto : Scientific Opinion of the Panel on Genetically Modified Organisms (Questions No EFSA-Q-2005-249, No EFSA-Q-2008-075), Adopted on 27 May 2009. EFSA Journal 2009. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2009.1137/pdf
3. Séralini et al. Republished study : long-term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Environmental Sciences Europe, 2014 ; 26(14). http://www.enveurope.com/content/26/1/14/abstract

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Annexe


Une nouvelle étude du professeur Séralini démontre la toxicité d’un OGM sur des vaches - 23 février 2016 / Marie Astier (Reporterre)

Le professeur Séralini, qui étudie depuis des années les effets à long terme des OGM, a publié un article démontrant l’augmentation de la mortalité chez des bovins nourris au maïs Bt176. Ses conclusions mettent en doute la fiabilité du système d’évaluation européen.

Gilles-Éric Séralini a publié fin janvier un article, dans la revue Scholarly Journal of Agricultural Science, qui étudie la santé de l’un des tous premiers troupeaux de vaches nourries avec des OGM. Au bout de trois ans d’une ration quotidienne de maïs Bt176, la mortalité du troupeau étudié a fortement augmenté, constate l’étude.

L’affaire remonte à 1997. À cette époque, Gottfried Glöckner dirigeait en Allemagne une exploitation de 80 hectares et de 70 vaches. Enthousiasmé par les OGM (organismes génétiquement modifiés), l’agriculteur planta du maïs Bt176, commercialisé par Novartis (devenu Syngenta). La plante produit un insecticide, c’est-à-dire une protéine toxique pour certains insectes. « J’étais très intéressé par cette technologie, je lisais les études et Novartis disait qu’il avait un très haut rendement, j’ai voulu essayer », raconte-t-il à Reporterre. Il a introduit peu à peu ce nouveau maïs dans les rations de ses vaches : 5 % en 1998, 10 % en 1999, jusqu’à 40 % en 2000. C’est à ce moment là qu’elles ont commencé à montrer des signes de mauvaise santé et à produire moins de lait. Symptôme le plus visible, une parésie, c’est-à-dire la perte de motricité d’une partie du corps. L’éleveur a noté aussi une baisse de la fertilité. En 2001, la situation s’est aggravée, cinq animaux mourant entre les mois de mai et d’août.

Des données nombreuses et collectées par un vétérinaire agréé 

Durant tout ce temps, Gottfried Glöckner a fait suivre ses vaches par un vétérinaire, qui a multiplié les analyses pour tenter d’expliquer cette mortalité. Mais « aucune origine microbienne à ces problèmes n’a pu être détectée », expliquent l’agriculteur et Gilles-Éric Séralini dans leur article. Seul indice : les vaches ont des problèmes de rein, et dans une moindre mesure, de foie.

Le maïs OGM peut-il être tenu pour responsable ? C’est en tout cas la seule variable ayant changé dans la conduite de la ferme, observent le chercheur et l’éleveur. Le maïs était simplement broyé avant d’être donné aux vaches, sa toxine Bt était donc présente dans leur ration quotidienne. « Or, il a été montré dans des études récentes que ces insecticides peuvent être toxiques pour le rein et le foie », indique l’article, citant une revue des différentes études sur le sujet.

Ce maïs Bt176 semble donc « provoquer des effets toxiques à long terme sur les mammifères, ce qui ne peut être observé dans la majorité des fermes intensives car les animaux y sont très rapidement remplacés et que la nourriture contenant des OGM n’est pas identifiée par un label spécifique. […] Il faudrait donc réaliser d’autres évaluations de long terme sur la nourriture OGM pour le bétail », conclut l’article scientifique.

Car, rappelle Gilles-Éric Séralini, quasiment aucune étude de toxicité des OGM sur le long terme n’existe. C’est ce manque que tentait déjà de combler son étude sur des rats nourris aux OGM, qui avait suscité une forte polémique en 2012. Cette fois-ci, les données n’ont pas été collectées dans le but d’une étude scientifique, mais par cet agriculteur qui souhaitait comprendre l’origine de la maladie de ses vaches, nourries pendant près de trois ans aux OGM. Le chercheur souligne que ces données sont nombreuses et ont été collectées par un vétérinaire agréé. « C’est donc l’observation de plus long terme dont nous disposons à propos d’animaux de ferme nourris au maïs OGM », estime le chercheur.

« D’autres agriculteurs ont pu connaître des problèmes similaires, complète Gottfried Glökcner, mais ils n’ont pas pu identifier la cause du problème et n’ont pas fait autant d’analyses. Par ailleurs, ceux qui avaient des soupçons ont été payés par Syngenta pour se taire ! » Il a cessé de nourrir ses vaches aux OGM en 2002, et a attaqué la firme en justice. Il a perdu le procès après des années de bataille judiciaire à cause, dit-il, d’un problème de procédure. Sa ferme est désormais vendue, et l’éleveur se consacre à faire connaître son cas et à comprendre l’impact des OGM sur la santé animale et humaine. C’est ainsi qu’il a rencontré le professeur Séralini et qu’il lui a montré l’ensemble des données collectées pour le procès. Les deux hommes ont finalement rédigé un article scientifique sur l’affaire. « Désormais, mes vaches ne sont pas mortes pour rien, l’information est disponible et tout le monde peut lire cet article », se réjouit l’éleveur.

Des tests réalisés par les entreprises et classés confidentiels 

Le maïs Bt176 a finalement été très peu utilisé en Europe, et n’est désormais plus commercialisé par Syngenta. Mais pour Gilles-Éric Séralini, l’affaire reste symbolique car, outre qu’elle souligne une toxicité possible, elle montre « le manque de transparence des processus d’évaluation des OGM [lors de la préparation de la demande d’autorisation] : le laboratoire avait effectué un test, mais seulement pendant quinze jours, avec quatre vaches nourries à cet OGM. » Une vache était morte pendant l’expérimentation, mais les vétérinaires ont attribué l’événement au « changement brutal d’alimentation », mettant hors de cause l’OGM. C’est sur la base de ce test que les autorités européennes ont autorisé le maïs.

Le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), dont M. Séralini préside le conseil scientifique, demande donc que soient menées des études d’au moins deux ans sur les OGM et les pesticides qu’ils contiennent avant leur autorisation, ainsi qu’une transparence sur ces études. Aujourd’hui, les tests sont réalisés par les entreprises qui demandent l’homologation de leur produit, et sont classés confidentiels.

Interrogée par Reporterre, l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) défend son processus d’évaluation. « Les candidats doivent présenter un dossier qui contient des essais en champs, en laboratoire et en tant qu’aliment. Il est normal que ce soit les entreprises qui effectuent ces tests, car l’argent public ne devrait pas être consacré à cela », explique Claudia Paoletti, du département OGM de l’agence. Elle assure également que les éventuels conflits d’intérêts sont prévenus, par interrogation de chaque scientifique lors de son arrivée à l’agence, et également avant chaque réunion.

Quid du fait que les tests ne durent que trois mois ? « C’est suffisant pour déterminer s’il y a un problème qui nécessiterait une étude plus longue », affirme-t-elle. Quant aux comptes-rendus de l’Efsa, ils sont disponibles pour tout citoyen qui les demanderait.

« Mais les études réalisées par les entreprises, et sur lesquelles l’Efsa s’appuie, restent secrètes », regrette Corinne Lepage, présidente d’honneur du Criigen.

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Lire aussi : OGM : le professeur Séralini prend sa revanche

Source : Marie Astier pour Reporterre - Photos :
. chapô : « Die gelbe Kuh » (la Vache jaune), peinture de Franz Marc (1911). Wikipedia (domaine public)
. champ de maïs  : EELV St-Étienne
. route et épis de maïs  : Wikipedia (calflier001/CC BY-SA 2.0)

Source : https://reporterre.net/Une-nouvelle-etude-du-professeur-Seralini-demontre-la-toxicite-d-un-OGM-sur-des

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Traduction, compléments entre […], ajout d’un article de ‘Reporterre’ et intégration de liens hypertextes  : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 24/01/2017 - Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales http://www.isias.lautre.net/

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Fichier : ISIAS OGM GMO maize NK603 is not substantially equivalent to its non-GMO counterpart French version.2

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