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"Agriculture en milieu aride, problème de l’eau, reboisements et forêts en Israël et en Palestine 1/2" par Jacques Hallard

vendredi 2 juin 2017 par Hallard Jacques



ISIAS Arbres Forêts Agroécologie Climat

Partie 4 : Agriculture en milieu aride, problème de l’eau, reboisements et forêts en Israël et en Palestine 1/2

Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 01/06/2017

Série : Contrer la déforestation par des initiatives de sauvegarde des forêts primaires et des reboisements. Réalisations plus ou moins récentes, projets et perspectives

Partie 1 - ’Méfaits des déforestations et questions sur les reboisements pour atténuer les dérèglements du climat’, par Jacques Hallard, samedi 10 septembre 2016 - français

Partie 2 - ’Le barrage vert algérien est un exemple de lutte contre la désertification des territoires’, par Jacques Hallard, samedi 8 octobre 2016 — français

Partie 3 - ’L’Initiative Africaine de la Grande Muraille Verte pour un développement rural au Sahara et au Sahel’ par Jacques Hallard, lundi 31 octobre 2016 - français

Voir également pour le nord de l’Afrique : :

’Se repérer et (re)découvrir l’espace géographique des rives de la Mer Méditerranée : Maghreb et Machrek’ par Jacques Hallard, samedi 7 janvier 2017 - français

’Historique, caractéristiques et devenir de la grande rivière artificielle en Libye et de la nappe albienne au Maghreb ’, par Jacques Hallard, vendredi 13 janvier 2017 - français

Partie 4 : Agriculture en milieu aride, problème de l’eau, reboisements et forêts en Israël et en Palestine - Document 1 sur 2 (à suivre)

PLAN

Contexte historique et géopolitique du Proche-Orient et du Moyen-Orient

Introduction sur la première partie du dossier

Sommaire


Contexte historique et gopolitique du Proche-Orient et du Moyen-Orient

La zone géographique du Proche-Orient est le berceau d’une longue histoire mais aussi d’espaces soumis à des conflits récurrents et à de fortes tensions politiques. Suivent quelques documents qui permettent de prendre conscience de la complexifié du sujet.

La contribution majeure en français intitulée « L’histoire du Proche-Orient, 10.000 ans de civilisation », est une coédition ‘Le Monde - La Vie’, diffusée par ‘franceinfo – Radio France’, publiée le 23/06/2016 et mise à jour le 26/06/2016. L’édito de Jean-Pierre Denis, ‘La Vie’, et de Vincent Girait, ‘Le Monde’ :

« Le succès de notre Histoire de l’Occident, déjà rééditée, invite à poursuivre l’aventure éditoriale engagée depuis une dizaine d’année par La Vie et Le Monde à travers des numéros exceptionnels. Au fil du temps, la collaboration entre les journalistes de nos deux rédactions et les meilleurs universitaires français s’est enrichie de l’apport de penseurs ou d’écrivains du monde entier. Si nos lecteurs demeurent fidèlement attachés à cette collection, c’est sans nul doute parce qu’elle aborde dans leur globalité les principaux défis culturels et géopolitiques de notre temps. Étudiants, enseignants, voyageurs, passionnés de culture ou de géopolitique, de nouveaux lecteurs nous rejoignent certainement, cette fois en raison de l’importance du thème abordé : le Proche-Orient. Qu’ils soient les bienvenus. « Proche », disons-nous, et non pas « Moyen », selon la terminologie préférée par les Anglo-Saxons, qui ne s’en tiennent pourtant pas si loin. Les crises actuelles rendent le Proche-Orient plus proche encore, plus voisin que jamais, et plus siamois que nous ne le voudrions sans doute. L’autre n’est plus si autre. Ses débordements et ses déchirements deviennent les nôtres. Le Proche-Orient est bien plus que le vis-à-vis de l’Occident. Peut-être son double ? À ce titre aussi, l’implosion en cours nous concerne. Comme pour L’Histoire de l’Occident et toute la série des Atlas que nous publions chaque année, notre ambition est large. L’histoire de la région ne se finit pas avec celle des États faillis qui la composent et qui se décomposent sous nos yeux. Elle n’a pas commencé il y a 100 ans avec le malheureux tracé de la ligne Sykes-Picot et la création de pays artificiels – Syrie, Irak, Liban… – répondant aux intérêts de la France et de la Grande-Bretagne. Elle ne se réduit pas davantage au spectacle du fanatisme, de la désolation et de la destruction, au spectre du terrorisme ou à la mono-économie pétrolière. Alors que nous approchions de la conclusion de ce travail, les journalistes qui ont « bouclé » l’ouvrage disaient leur enthousiasme. Pour qui s’y plonge, remontant les siècles et les millénaires, l’histoire du Proche-Orient est impressionnante, passionnante, parfois même envoûtante. C’est celle de très grandes civilisations et d’innovations décisives dans tous les domaines : religion, écriture, agriculture, architecture… La crise contemporaine s’explique par l’Histoire. Mais l’Histoire montre que pour comprendre la région, il faut regarder au-delà du tragique. »

Six grands dossiers pour retracer l’histoire du Proche-Orient :

- De quel Orient parle-t-on ?

Les relations entre l’Orient et l’Occident sont anciennes et complexes. Elles obéissent à un double mécanisme d’ingérence et d’implication qui fait qu’aujourd’hui encore leurs destins sont intimement liés.

- Un berceau de civilisations

Que l’on se place du point de vue littéraire, scientifique, religieux, linguistique, juridique, nous sommes les héritiers du Proche-Orient ancien. Un savoir à transmettre aux jeunes générations pour les aider à comprendre le monde.

- Et le Proche-Orient devint arabo-musulman

Disputé entre les Perses et les Byzantins, le Moyen-Orient est conquis par les musulmans en un éclair et unifié politiquement au sein du califat. Cependant, l’ancienne concurrence entre l’Égypte, la Syrie et la Mésopotamie pour le contrôle de la région va vite resurgir.

- Présence occidentale et rêve panarabe

Depuis le démembrement de l’Empire ottoman, après la Première Guerre mondiale, la question d’Orient n’est pas résolue. En 2016, le monde arabe est déchiré. Une situation liée à la mainmise occidentale et aux rivalités régionales et interarabes.

- Le coup de tonnerre islamiste

Le XXe siècle a vu se développer au sein du monde arabo-musulman nombre de partis islamistes. Réprimés, puis incapables de relever le défi de la gouvernance, ces mouvements semblent avoir perdu aujourd’hui l’adhésion des populations.

- Décomposition ou recomposition ?

Une artiste, un poète diplomate, des écrivains tous issus de la diversité culturelle des pays du Proche-Orient livrent leurs craintes et leurs espoirs sur l’avenir de la région.

Plus d’information sur : www.lemonde.fr et www.lavie.fr - © 2017 France Télévisions | Mentions légaleshttp://mobile.francetvinfo.fr/economie/medias/lhistoire-du-proche-orient-10000-ans-de-civilisation-une-coedition-lemonde-lavie_1718833.html#xtref=https://www.google.fr/

Le site ‘maxicours.com’ décrit ainsi le sujet : « le Moyen-Orient fait régulièrement la une de l’actualité internationale : violences et conflits y abondent et semblent devoir concerner la Planète toute entière. S’il est impossible de faire un état des lieux exhaustif de ces tensions et de leurs origines, il est néanmoins nécessaire de se demander, si l’on souhaite comprendre un peu ce qui s’y passe, quelles sont les caractéristiques géographiques, historiques et humaines de cet espace immense. La problématique est la suivante : comment ces caractéristiques peuvent-elles contribuer à expliquer que le Moyen-Orient soit, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l’un des points les plus « chauds » du Monde ?

1. Un espace carrefour : Carrefour de continents

Doc. 1. Identification des pays composant le Proche et le Moyen-Orient

De quelles entités géographiques parle-t-on précisément ?
Proche-Orient et Moyen-Orient ne constituent pas des espaces géographiques clairement distincts : on considère généralement que le terme « Proche-Orient » désigne les régions de l’Est méditerranéen qui va de l’Égypte à la Turquie et que le Moyen-Orient englobe une entité géographique beaucoup plus vaste qui recouvre l’ensemble des pays de l’Asie de l’Ouest et du Sud-Ouest, de la Turquie à la frontière entre l’Iran et le Pakistan, et qui comprend la Turquie, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Péninsule arabique (avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes Unis, Oman, le Yémen, le Qatar, Bahreïn et le Koweït), l’Égypte, l’État d’Israël ainsi que les Territoires palestiniens.

Une zone historique de passage et d’échanges entre trois continents
Comme il est possible de le voir sur la carte, cet espace moyen-oriental est un immense carrefour qui possède des frontières (maritimes et terrestres) avec l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Cet espace de transit contrôle de grands itinéraires commerciaux, maritimes et terrestres. Les grandes routes maritimes qui le « traversent » bénéficient de points de passage hautement stratégiques au niveau international tels que le canal de Suez, les détroits de Bâb el-Mandab en Mer Rouge et d’Ormuz, dans le Golfe persique. Ces axes d’échanges ont, au cours des siècles, constitué des enjeux majeurs pour la circulation des marchandises entre l’Europe et les Indes puis l’Europe et l’Extrême-Orient. Aujourd’hui, ces routes maritimes jouent un rôle fondamental dans le processus d’acheminement des ressources pétrolières. Près de la moitié du pétrole transporté dans le monde provient du Moyen-Orient. Il est chargé en Méditerranée orientale, dans le Golfe persique ou en mer Rouge à destination du Japon ou de la Chine (via le détroit de Malacca), de l’Amérique du Nord et de l’Union européenne.

2. Un espace carrefour : Un carrefour de peuples depuis des siècles

Doc. 2. Répartition de la population au Moyen-Orient au début du 20esiècle

Le Moyen-Orient forme aujourd’hui un ensemble qui comptabilise plus de 370 millions d’habitants. Sur cet espace cohabite, plus ou moins harmonieusement, une mosaïque de peuples qui se côtoient depuis des siècles :

- Les premiers humains de la région se seraient durablement installés en Mésopotamie (l’Irak actuel) au 4e millénaire avant J.-C.

- Au 7e siècle, la région tomba sous domination arabo-musulmane, avant de basculer sous la coupe des Turcs, également musulmans. L’Empire Ottoman (turc) parvint à la maintenir sous sa coupe jusqu’à la Première Guerre mondiale. 

© Maxicours by Educlever 2017 - Source : http://www.maxicours.com/se/fiche/7/2/411772.html

Document pédagogique - Vidéo  9:02 Proche & Moyen Orient : foyer de conflit depuis 1945 - Histoire-Géo ... 26 novembre 2014 - Ajouté par Les Bons Profs - Proche & Moyen Orient : foyer de conflit depuis 1945 - Histoire-Géo - Terminale - Source : https://www.youtube.com/watch?v=N_-b1JCW5j0

Selon Wikipédia, l’histoire du Moyen-Orient remonte à l’Antiquité où la première civilisation se serait sédentarisée à Sumer en Mésopotamie. L’établissement des Sumériens remonterait à la période d’Uruk, soit au IVe millénaire av. J.-C.. Durant plusieurs millénaires, le Moyen-Orient fut un des foyers de développement culturel et scientifique parmi les plus importants du monde, le contact avec les civilisations européennes, africaines et asiatiques conduisit au développement de l’échange de marchandises, de connaissances et à de multiples conflits pour le contrôle des richesses, des lieux saints, ou encore des voies de communication… » Source pour l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Moyen-Orient

Un dossier du site « Histoire à la carte  », portant sur le Proche-Orient depuis le début du XXe siècle, se compose de 18 cartes animées qui permettent de comprendre la situation géopolitique de cette contrée : « La carte politique de l’Orient arabe contemporain, dessinée après la Première Guerre mondiale sur les décombres de l’Empire ottoman, est le résultat du « Grand Jeu » auquel se sont livrées les puissances européennes depuis le XIXème siècle. Victime des ambitions internationales, mais aussi de ses propres difficultés à définir ses objectifs, la région est, depuis, fragilisée par des conflits aux multiples enjeux… » Découvrir tout cela en détail sur le site http://www.histoirealacarte.com/carte/2-histoire-proche-orient-moyen-orient.php

Enfin, l’ouvrage de Rodier Alain sur le Proche-Orient intitulé « Coups de projecteur pour comprendre » est ainsi introduit par son éditeur Balland : « Cette série de chroniques sur le Proche-Orient en général et la Syrie en particulier offre au lecteur un éclairage précieux sur une situation éminemment complexe que les medias ont du mal à percevoir dans sa globalité : la guerre civile syrienne est la partie émergée de luttes qui opposent les chiites aux sunnites et ces derniers entre eux. La solution est d’abord doctrinale mais elle concerne les musulmans. Car les actes terroristes qui ont lieu en Occident ne sont que des répliques à ce séisme qui bouleverse le monde musulman opposant les chiites aux sunnites. A l’intérieur de ce dernier camp, les partisans de la révolution islamique prônent le renversement de tous les pouvoirs musulmans en place car considérés comme « corrompus ». Pour compliquer la donne, des problèmes annexes viennent se greffer à cette situation : Kurdes, Turcs, migrants, armes chimiques… et Moscou qui voit dans la région une base avancée de sa défense contre l’islam radical qui pourrait menacer la Russie au cœur via le Caucase ». Source : http://editions-balland.com/Proche-Orient_oeuvre_11926.html

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Introduction

Les rappels état faits sur l‘état d’Israël, la Palestine, les territoires palestiniens et le {{}}conflit israélo-palestinien, les documents cités dans ce dossier à usage didactique font ressortir les données régionales climatiques, marquées par une pénurie d’eau dans cette contrée qui oblige à une grande maitrise de la ressource en eau pour faire prospérer une agriculture inventive en milieu naturel sous climat ésertique, par exemple sur près des deux tiers de la superficie de l’état d’Israël.

Néanmoins, l’agriculture – y compris la « Bio » - occupe une place importante dans les activités économiques de la région, aussi bien sur les terres cultivables israéliennes que palestiniennes. La mise en valeur de la zone géographique du Néguev est un bel exemple de la valorisation progressive d’un milieu aride et des données techniques sur la flore et les plantes du désert, montrent les opportunités exceptionnelles mais également les limites de faisabilité d’une agriculture adaptée à ces conditions locales peu propices.

La ressource en eau est souvent un sujet de conflit entre les communautés rurales de la région, mais une grande expérience a été acquise en matière d’irrigation  : bassins réservoirs de stockage temporaire, réseaux de distribution de l’eau sur les terres cultivables, matériels – notamment en matières plastiques - et techniques d’irrigation économes en eau, dont les systèmes de distribution au goutte-à-goutte.ou micro-irrigation.

C’est pour toutes ces raisons que l’état d’Israël, parfois qualifié « d’orfèvre de l’eau », est devenu un leader mondialement reconnu dans la lutte contre la désertification. Par exemple, il organise une conférence au Texas, aux Etats-Unis, pour faire connaître les matériels et les moyens d’améliorer et d’optimiser la consommation d’eau au niveau des collectivités territoriales et des états : « huit sociétés israéliennes spécialisées dans l’eau et dans les infrastructures présenteront leurs produits et les technologies dans les divers domaines de la gestion de l’eau  ».

Par ailleurs, après des interventions similaires dans quelques pays d’Afrique de l’Est en 2016, le Premier ministre israélien en exercice va contribuer à renforcer un partenariat avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors d’un sommet qui doit se tenir au Liberia en juin 2017, dans le but d’intensifier les efforts déjà déployés avec les partenaires traditionnels de l’Afrique de l’Ouest.

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Sommaire et description des documents rapportés

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Israël Introduction d’un article de Wikipédia Israël

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IsraëlNote 1 ([i.sʁa.ɛl]), en forme longue l’État d’Israël (respectivement en hébreu יִשְׂרָאֵל (Yisrā’el) et מְדִינַת יִשְׂרָאֵל (Medīnat Yisra’el) [mediˈnat jisʁaˈʔel], en arabe إِسْرَائِيلُ (Isrā’īl) et دولة إسرائيل (Dawlat Isrā’īl)), est un État situé sur la côte orientale de la mer Méditerranée au Proche-Orient. Son indépendance a été proclamée le 14 mai 1948, après le vote du plan de partage de la Palestine mandataire le 29 novembre 1947 par l’Organisation des Nations unies (ONU) qui mit fin au mandat britannique. Israël est une démocratie parlementaire. Le Premier ministre élu par le parlement et nommé par le président, est le chef de l’exécutif. La Knesset (assemblée), où siègent cent vingt députés élus au scrutin proportionnel intégral à un tour, représente le pouvoir législatif. La Cour suprême, composée de neuf juges, sert à la fois de pouvoir judiciaire et de Cour d’appel. Le pays a établi sa capitale à Jérusalem, choix qui n’est pas reconnu par une grande partie de la communauté internationale. Tel Aviv est le centre diplomatique, économique et financier du pays. Israël est également le seul État au monde où la population est majoritairement juive avec une proportion de 75 %. La population non juive comprend principalement des Arabes pour la plupart des descendants des Arabes de l’époque de la Palestine mandataire aussi appelés Arabes israéliens ; ils représentent 20,6 % de la population : 91 % d’entre eux sont musulmans3. Depuis son indépendance en 1948, l’État d’Israël s’est trouvé engagé dans plusieurs conflits armés avec les pays arabes voisins. L’Égypte et la Jordanie ont signé un traité de paix avec Israël, mais ce dernier reste en conflit avec la Syrie, le Liban et le peuple palestinien.

Article complet sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Isra%C3%ABl

Palestine – Introduction d’un article de Wikipédia

Cet article concerne la Palestine en tant que région géographique et historique. Pour les autres usages du terme, voir Palestine (homonymie). Ne doit pas être confondu avec ou Syrie (région). Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

Photo : Vue d’une partie de Jérusalem et du « Dôme », ou « Coupole », du Rocher, en 2008.

Palestine (en latin : Palaestina, dérivé du grec ancien Παλεστίνα / Palestína ; en arabe : فلسطين / Falistīn et en hébreu : פלסטין) est un nom attesté depuis Hérodote qui désigna la région historique et géographique du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l’est du Jourdain et au nord du Sinaï1. La zone n’est pas clairement définie. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l’Idumée. À l’époque des croisades, le Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. La Palestine peut désigner le territoire situé uniquement à l’ouest du Jourdain. Le terme est aussi utilisé comme équivalent à la terre d’Israel2. La région comprend aujourd’hui, l’État d’Israël, les territoires palestiniens occupés et parfois également une partie du royaume de Jordanie, le Liban du Sud et le plateau du Golan1,3. Historiquement elle correspond à Canaan, à la Terre d’Israël et fait partie de la région de Syrie (Syrie-Palestine). Dans les traditions abrahamiques, elle est la Terre promise aux enfants d’Israël, la Terre sainte du christianisme et une terre sainte de l’Islam4.

Article complet sur le site https://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine

Territoires palestiniens occupésIntroduction d’un article de Wikipédia

Pour les articles homonymes, voir Palestine (homonymie). https://upload.wikimedia.org/wikipe...;Ne doit pas être confondu avec État de Palestine.

Palestine (État) (Redirigé depuis État de Palestine)

Cet article concerne la Palestine en tant qu’État. Pour les autres usages du terme, voir Palestine (homonymie). Ne doit pas être confondu avec Palestine ou Territoires palestiniens occupés.

Palestine, en forme longue l’État de Palestine, en arabe دولة فلسطين (Dawlat Filastin), est un proto-État du Proche-Orient7.

Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les frontières, la capitale et la reconnaissance internationale de la Palestine font l’objet de nombreux débats et controverses. Actuellement, l’État palestinien est reconnu par 136 États (70,5 %) sur les 193 membres que compte l’Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que par le Vatican.

Les frontières revendiquées par la Palestine sont celles de la Cisjordanie, gouvernée partiellement depuis 1994 par l’Autorité palestinienne, et de la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas depuis 2007. Le reste du territoire cisjordanien est occupé par l’État d’Israël depuis 1967 et la fin de la guerre des Six Jours. La Palestine considère Jérusalem-Est comme étant sa capitale bien qu’elle n’administre pas la ville dans les faits, le siège du gouvernement étant à Ramallah.

La déclaration du 15 novembre 1988 de l’Organisation de libération de la Palestine en exil à Alger a été retenue par l’État de Palestine comme sa déclaration d’indépendance. L’État de Palestine est reconnu le 29 novembre 2012 comme État observateur non-membre de l’ONU. Il est depuis présidé par Mahmoud Abbas.

Article complet à lire sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(%C3%89tat)

Les Territoires palestiniens occupés aussi appelés Territoires palestiniens sont les dénominations les plus couramment utilisées pour désigner les territoires de l’ancienne Palestine mandataire britannique qui furent occupés par l’Égypte et la Jordanie de 1948 à 1967 puis par Israël à l’issue de la guerre des Six Jours en 1967. D’autres expressions sont aussi utilisées : « les territoires de 1967 » ou plus brièvement « les territoires ». L’Organisation des Nations unies (ONU) a employé « territoires occupés » dans les résolutions 242 puis plus généralement « territoires palestiniens occupés » depuis les années 1970. Le gouvernement israélien parle de Judée et Samarie pour désigner la Cisjordanie et y voit un territoire disputé. Il s’agit essentiellement1 de la Cisjordanie, Jérusalem-Est et de la bande de Gaza2. La résolution 58/292 du 14 mai 2004 de l’Assemblée générale des Nations unies avalise la notion de « territoire palestinien occupé, incluant Jérusalem-Est »3.

Carte - Suite aux Accords intérimaires sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, les Territoires palestiniens occupés ont été scindés en 3 zones. Les zones A et B (en rouge), dites « autonomes » sont gérées civilement par l’Autorité palestinienne et la zone C (hachuré), incluant les colonies israéliennes et Jérusalem-Est est administrée par Israël.

Article complet sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Territoires_palestiniens_occup%C3%A9s

Voir aussi ‘Territoires palestiniens’ – Document RFI sur le site suivant : http://www.rfi.fr/contenu/territoires-palestiniens-chronologie-dates-geographie-demographie-economie-chiffres

Conflit israélo-palestinien – Introduction d’un article de Wikipédia

Pour le conflit israélo-arabe, voir conflit israélo-arabe.- Carte d’Israël avec la Cisjordanie et la bande de Gaza, 2007 : cliquer ici

Le conflit israélo-palestinien désigne le conflit qui oppose Palestiniens et Israéliens au Proche-Orient. Il oppose deux nationalismes (le nationalisme juif et le nationalisme arabe palestinien) et inclut une dimension religieuse importante, notamment du fait qu’Israël est un État juif, à majorité juive et que les Palestiniens sont majoritairement musulmans. L’opposition arabe au sionisme se marque dès le début du mandat britannique sur la Palestine, avec de nombreuses émeutes et massacres et une rébellion arabe entre 1936 et 1939. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Juifs qui se révoltent. Ne pouvant plus le gérer, les Britanniques transmettent le dossier à l’Organisation des Nations unies qui fin 1947 vote le partage de la Palestine, conférant un État distinct à chaque communauté et plaçant Jérusalem sous contrôle international. Le lendemain, la guerre civile éclate qui six mois plus tard est suivie de la première guerre israélo-arabe. La région voit l’exode d’Arabes palestiniens pendant la guerre de 1948, l’arrivée de réfugiés juifs en Israël entre 1948 et 1952, puis un nouvel exode de 300 000 Palestiniens pendant la guerre des Six Jours, en 1967 et l’arrivée en Israël de près de 600 000 Juifs en provenance des pays arabes, chassés de chez eux. Les mouvements de populations ont débouché sur le problème des réfugiés palestiniens, qui sont près de 5 000 000 aujourd’hui, à ne pas avoir été intégrés. Depuis l’échec du plan de partage de la Palestine mandataire, les Nations unies ont à ce jour émis près d’une centaine de résolutions par le Conseil de Sécurité et l’Assemblée générale, afin de résoudre le conflit. Plusieurs négociations et conférences de paix ont également eu lieu…

L’article complet est à lire sur le site suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_isra%C3%A9lo-palestinien

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  • La géographie est implacable  : Israël est à 60 % désertique – Document ‘SITE OFFICIEL DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE-ISRAËL’ - IsraelValley Desk | Éditorial - Auteur de La crise mondiale de l’eau, l’hydro-diplomatie, Éditions de Passy, octobre 2013, 22 €. Photo
    La géographie est implacable : Israël est à 60 % désertique. « Le climat est caractérisé par une haute fréquence d’années sèches, de courtes saisons des pluies et une importante évaporation des eaux de surface. Environ 70 % de l’eau de pluie s’évapore, 25 % s’infiltre dans les nappes phréatiques, et 5 % s’écoule dans les lacs et rivières », explique Norbert Lipszyc, spécialiste du développement durable.

Jusqu’en 1975, les ressources en eau du pays étaient suffisantes, grâce au pompage dans les aquifères, les eaux souterraines, et dans le lac de Tibériade. Mais depuis, la population est passée de près de 2,5 à 8,2 millions d’habitants. Et le pays a connu huit années de sécheresse après 1992. La variation de niveau du lac faisait la une des bulletins d’information, d’autant que les aquifères étaient de plus en plus pollués… Un sujet de préoccupation aussi pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Pour faire face, le gouvernement a engagé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources. Cela s’est tout d’abord traduit par une campagne de communication massive, « notamment à destination des écoliers, chargés de la ”police de l’eau” dans les familles, en arrêtant le robinet quand ils se brossaient les dents », s’amuse Abraham Tenne.

Plus de 1,5 million de domiciles ont par ailleurs été équipés de systèmes de réduction de la puissance des douches, ce qui a permis une économie de 15 % de la consommation.
L’agriculture est en pointe. La lutte contre les fuites dans les canalisations, véritable plaie pour les compagnies des eaux, a été renforcée : en Israël, 10 % seulement de la précieuse ressource est perdue, contre 20 % en France et 37 % à Londres. Le tout a été couronné par une politique de prix incitant fortement aux économies : en trois ans, de 2009 à 2012, le coût de l’eau pour les consommateurs privés a été multiplié par 1,5 jusqu’à 2.

L’agriculture, grande consommatrice d’eau, est depuis longtemps en pointe. Le système d’irrigation par goutte-à-goutte a été mis au point en 1959 par Simcha Blass, l’un des fondateurs de Mekorot, la compagnie nationale des eaux. En 1946, il avait planifié la pose des premières canalisations d’eau vers le Néguev, qui avaient contribué au choix de l’ONU de confier le grand désert du sud de la Palestine à l’État juif.

« Les premiers kibboutz installés avaient stupéfié la délégation onusienne, en lui offrant des salades fraîches », raconte Yaël Projeanne, au Musée de l’eau et de la sécurité du kibboutz Nir-Am, au point de départ des tuyaux.
Micro-irrigation

Aujourd’hui, 75 % de l’agriculture du pays a recours à la micro-irrigation. « Mekorot affecte aux agriculteurs une certaine quantité d’eau. À eux d’optimiser son utilisation », explique Liana Ganot, responsable de la protection des plantes à la station de recherche et développement du sud, située dans la région de Bessor, dans le nord du Néguev.

« Nous perfectionnons sans cesse l’arrosage des plantes, ce qui ne nous a pas empêchés de multiplier par trois en trente ans notre production de tomates, passée à plus de 30 tonnes par 1 000 mètres carrés et par an », se félicite-t-elle.

Mais économiser ne suffisait pas. Trouver de nouvelles ressources était indispensable. L’accent a tout d’abord été mis sur le recyclage du produit des égouts, « composé à 99,8 % d’eau », insiste Meir Ben Noon, assistant du directeur de Shafdan, la plus grande station d’épuration du pays, qui traite les eaux usées des habitants de la région de Tel-Aviv. Après être passée dans des bassins de décantation puis des réacteurs biologiques, l’eau est de « qualité buvable », assure-t-il.
85% des eaux usées sont réutilisées

D’autant que la particularité de la station de Shafdan est de répandre l’eau traitée dans les terrains alentour. Elle traverse ensuite 30 mètres d’épaisseur de sable, véritable filtre naturel supplémentaire, avant d’être stockée dans des aquifères vides situés au dessous. Puis elle est envoyée à 120 kilomètres au sud, dans le désert du Néguev, par d’immenses tuyaux de couleur violette – ce qui les différencie des tuyaux d’eau potable, de couleur bleue.

« Israël est leader mondial en matière de réutilisation des eaux usées, avec un taux de 85 %, contre 35 % pour Singapour et 27 % pour l’Espagne », se félicite Meir Ben Noon, qui souligne que « 70 % de l’eau d’irrigation du Néguev vient d’ici ».

Pour atteindre l’autonomie en matière de ressource hydrique, le pas décisif a cependant été franchi depuis dix ans avec la création d’immenses usines de dessalement d’eau de mer, une ressource inépuisable. La première d’entre elle, à Ashkelon, a commencé à produire en 2005. Elle utilise la technique de l’osmose inverse, un système de filtrage très fin qui retient le sel et ne laisse passer que les molécules d’eau et permet de limiter la dépense d’énergie.

Quatre autres usines ont été ouvertes depuis. « Elles fournissent désormais 75 % de l’eau potable des ménages », se félicite Jean-Camille Gutenberg, responsable adjoint de la maintenance du site.

Ce qui permet de consacrer près de 6 % de l’eau disponible au rechargement des aquifères. Et donne l’occasion à Henri Starkman, l’ancien président de Veolia en Israël, qui a créé l’usine d’Ashkelon, de lancer, provocateur :« Aujourd’hui, en Israël, il y a trop d’eau ! »

Source : La Croix (Copyrights)

http://www.israelvalley.com/news/2016/09/19/51092/la-g-ographie-est-implacable-isra-l-est-60-d-sertique

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  • Découverte de l’agriculture israélienne en quelques clics
    L’ariculture en Israël – Introduction d’un article de Wikipédia

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2011). Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l’article, comment ajouter mes sources ?).

Le secteur de l’agriculture en Israël représente 2,5 % du PIB et 3,6 % des exportations, avec une population agricole ne représentant que 3,7 % de la population active. Israël est un important exportateur de produits frais et un leader des technologies agricoles, et ce malgré un climat peu propice à l’agriculture. Plus de la moitié du pays est désertique, le climat et le manque d’eau étant préoccupants dans toute la région. Israël est auto-suffisant à 95 % pour ses propres besoins alimentaires, qui sont complétés par des importations de céréales, d’oléagineux, de viandes, de café, de cacao et de sucre. L’agriculture israélienne est caractérisée par la présence de deux types de communautés agricoles, le kibboutz et le moshav.

Sommaire

Photo- Champ de coton dans le kibboutz de Gan-Shmuel.

L’agriculture israélienne s’est développée au XIXe siècle, à partir de la colonisation agricole juive, par achat de terrains, souvent semi-arides. Ainsi depuis 1948, grâce à la mise en valeur de ces terres par reboisement, terrassement, drainage… la superficie totale cultivée a augmenté, passant de 165 000 à 435 000 ha, tandis que le nombre de communautés agricoles (les kibboutz et moshav) est passé de 400 à 725. La production agricole a été multipliée par 16, trois fois plus que la croissance démographique.

L’importance de l’agriculture dans l’économie d’Israël a diminué au fil du temps. En 1979, elle représentait un peu moins de 6 % du PIB, en 1985 5,1 %, et aujourd’hui 2,5 %. En 1995, il y avait 43 000 exploitations agricoles qui exploitaient 380 000 ha cultivés avec donc une superficie moyenne de 13,5 hectares. 19,8 % des exploitations étaient inférieures à 1 hectare, 75,7 % avaient entre 1 et 9 hectares, 3,3 % entre 10 et 49 hectares, 0,4 % entre 50 et 190 hectares, et 0,8 % plus de 200 hectares. Les cultures sont principalement situées dans les plaines côtières du Nord, les collines à l’intérieur du pays, et la partie supérieure de la vallée du Jourdain.

Structure agraire

La majeure partie de l’agriculture israélienne est basée depuis le début du XXe siècle sur deux grands types d’organisations :

  • le kibboutz qui est une communauté collective dans laquelle les moyens de production et les bénéfices de ceux-ci sont collectivisés. La communauté fournit gratuitement et de façon strictement égalitaire les biens collectifs et les biens de consommation individuels, sans salaire, en dehors de sommes modérées pour des achats à l’extérieur.
  • le moshav qui est un village agricole, avec une vie familiale classique et une exploitation individuelle des terres agricoles, mais où le matériel agricole, la commercialisation et certains services sociaux sont mis en commun.
    Ces deux types d’organisations agricoles totalisent ainsi, à titre d’exemple, 76 % de la production de produits frais.

Climat

L’eau est en demande croissante dans le pays, de par la courte saison des pluies qui ne dure qu’entre novembre et avril et à cause une répartition très inégale, de 700 mm dans le Nord les précipitations passent à moins de 50 mm dans le Sud. Les ressources annuelles en eau sont d’environ 1,6 milliard de mètres cubes dont 75 % sont utilisés pour l’agriculture. La zone de terres agricoles irriguées dans le pays a augmenté de 30 000 ha en 1948 à quelque 186 400 ha aujourd’hui[Quand ?].[réf. souhaitée]

Cultures

Photo - Production de pois chiche en Galilée, près du Mont Thabor.

Les grandes cultures céréalières du pays sont le blé, le sorgho et le maïs. Israël est un important producteur et exportateur d’agrumes, avec une forte production d’oranges, de pamplemousses, de mandarines et de pomélos. Les agrumes ainsi que d’autres fruits et légumes tels que l’avocat, le kiwi, la goyave, la mangue sont cultivés essentiellement sur la plaine côtière. Les bananes et les dattes sont cultivées dans les régions les plus chaudes et ensoleillées. Les pommes, les poires, les cerises, les fraises sont cultivées surtout dans le nord du pays. D’autres cultures sont présentes sur une plus large partie du pays telles que les tomates, les concombres, les poivrons, les courgettes, les prunes, les nectarines… Israël cultive aussi de manière importante des productions exotiques telles que les figues de Barbarie, les kakis, les nèfles du Japon et les grenades. Le pays est ainsi le premier producteur de nèfles du Japon après le Japon. Israël cultive aussi du raisin de table et possède une production viticole. Israël produit et exporte de grandes quantités de fleurs. Les exportations de fleurs en 2000 dépassaient les 50 millions de dollars, les fleurs les plus couramment cultivées sont des chamelauciums, puis des roses. Le coton est cultivé sur 28 570 ha. Les rendements sont très élevés avec 5,5 tonnes de coton brut par hectare. En 1997, la valeur de la production était de 107 millions de dollars.

Élevage

Une ferme laitière d’Holstein dans le kibboutz de Gan-Shmuel.

La production de lait du pays provient en grande partie de vaches Holstein, plus ou moins hybridées pour résister aux maladies. Israël est auto-suffisant pour sa production laitière. L’aviculture du pays est surtout présente dans les moshavim, avec plus de 85 % de la production du pays, la consommation de volailles représente les deux tiers de la consommation de viande du pays.

Pêche

La pêche israélienne est présente essentiellement en Méditerranée et dans le lac de Tibériade, où se pratique une pêche en eau. La pêche dans la Méditerranée est victime de l’épuisement des réserves halieutiques, ainsi la production halieutique en Israël dépend presque entièrement de l’aquaculture.

Agriculture biologique

L’agriculture biologique représente 1,5 % de la production agricole israélienne, mais fournit 13 % des exportations agricoles. Israël exploite 70 000 dounams (70 km2) de terre en culture biologique : 65 % sont des légumes en pleine terre, 25 % des vergers, 6 % des légumes cultivés sous serre et 4 % des herbes aromatiques. La qualité des produits biologiques s’améliore, et des résidus de pesticides et d’herbicides ont été trouvés dans un produit contrôlé sur huit en 2010 contre un sur quatre une année auparavant1[réf. insuffisante].

Article complet avec notes et références sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_en_Isra%C3%ABl

L’agriculture israélienne en un seul clic – Document du Département des Affaires Commerciales de l’Ambassade d’Israël à Paris. Photo de culture de tomates sous abri plastique.

La nécessité d’assurer l’approvisionnement alimentaire mondial est l’un des défis les plus importants auxquels est confronté le monde d’aujourd’hui. La croissance rapide de la population souligne le besoin de développer des méthodes efficaces pour la production d’aliments sains et de qualité. Ces efforts exigent de vastes programmes de la plus haute qualité de recherche et de développement.

Au cours de son histoire, l’agriculture israélienne a excellé grâce à sa capacité à combiner une recherche innovatrice avec la mise en œuvre réussie de nouvelles découvertes dans le domaine. Les conditions climatiques difficiles qui sévissent en Israël et ses ressources très limitées en eau potable ont contribué au développement de technologies visant à faciliter l’irrigation efficace, la purification et l’utilisation des eaux usées traitées, l’utilisation des eaux saumâtres et la lutte biologique contre les insectes ravageurs des cultures.

Les réalisations impressionnantes de l’agriculture israélienne ont fortifié la position d’Israël en tant que leader mondial de la recherche et du développement dans le secteur agricole et ont permis au pays d’acquérir une réputation internationale pour son excellence dans ce domaine.

Nous avons posté des articles au sein de notre blog sur le traitement de l’eau en Israëlla production laitière innovante israélienne et d’autres articles concernant l’innovation agricole en Israël.

Voici un lien pour le tout premier magazine digital international d’agriculture : AGROISRAEL, édité et écrit par les experts de l’agriculture en Israël, consacrée à :

  • La sécurité alimentaire mondiale
  • La culture des végétaux et leur protection
  • Le sol, l’eau et le climat
  • L’agriculture animale
  • Les projets agricoles israéliens
    Dans l’esprit de tout cela, nous vous invitons à participer à Agrivest 2016, séminaire d’investissement axé sur les AgTech, qui aura lieu le 27 septembre 2016 en Israël.

Source : http://itrade.gov.il/france/2016/08/23/lagriculture-israelienne-en-un-seul-clic/

Voir aussi le dossier en PDF « L’agriculture israélienne », sur le site :http://www.29november.org/upload/1329385718.pdf

Une vidéo en anglais est aussi très informative sur la génèse de l’agriculture en Israël. Une autre vidéo en français et en hébreu, du 7 avril 2012, présente l’agriculture en milieu désertique.

L’agriculture israélienne s’appuie sur la technologie - LE MONDE | 12.03.2012 à 17h30 • Mis à jour le 15.03.2012 à 10h20 - Par Laurence Girard - Tel-Aviv Envoyée spéciale – Extrait partiel

Photo - La vallée du - Jourdain, en Israël. Le Jourdain apparaît comme un objet de tension dans la question du partage des eaux. | AFP/JONATHAN NACKSTRAND

« Sous des serres, des rangs de plants de tomates cerises portent de lourdes grappes de fruits. Pourtant les racines s’enfoncent dans le sable et ne s’abreuvent au goutte-à-goutte que d’eau saumâtre. Dans le centre de Ramat Ha au coeur du désert du Néguev en Israël, les agronomes sélectionnent les variétés de plantes capables de se contenter d’eau saumâtre dans un environnement hostile. Avec succès. Poivrons, herbes aromatiques, salades ou oliviers quittent aussi régulièrement le stade de l’expérimentation... »

Abonnez-vous au Monde.fr dès 1 €—[BARRE_OUTIL_ARTICLE_HAUT]]- Accès conditionnel à la totalité de l‘article : http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2012/03/12/l-agriculture-israelienne-s-appuie-sur-la-technologie_1656515_3244.html?xtref=https://www.google.fr/

Une découverte israélienne va révolutionner l’agriculture mondiale - AgriTech Recherche 22 Janvier 2016 Dr S. Cohen-Wiesenfeld.. Cet article a été initialement publié par ©siliconwadi.fr. Photo.

« Une découverte de l’Université de Tel-Aviv va permettre de révolutionner l’agriculture et de renforcer la sécurité alimentaire mondiale. Le groupe de recherche dirigé par le Prof. Nir Ohad, du Département de biologie moléculaire et d’écologie des plantes, directeur du Centre Manna pour la sûreté et la sécurité alimentaire de l’Université de Tel-Aviv, en collaboration avec l’équipe du Prof. Ralf Reski, chef du Département de biotechnologie des plantes à l’Université de Fribourg en Allemagne, a isolé un gène qui active le mécanisme de la multiplication asexuée des plantes. Cette découverte, qui jette la lumière sur la transition évolutive des espèces marines vers les espèces terrestres est également susceptible de révolutionner l’agriculture et de renforcer de manière significative la sécurité alimentaire dans le monde.... ===== FIN DE CITATION =====

Cet article a été initialement publié par ©siliconwadi.fr. Lire la suite ici ► siliconwadi.fr/20008/une-decouverte-israelienne-va-revolutionner-lagriculture-mondiale

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  • L’Agriculture biologique en Israël : reportage - Par Nathalie Szerman avec Ilan Bloch pour © Israël Magazine – Document ‘Newsletter de Des Infos.com’, mardi 6 mars 2007
    Le kibboutz religieux Sdé Eliahou, situé dans la vallée de Beit Shean, au nord d’Israël, fait partie des quelques kibboutzim privilégiés qui marchent bien. Et Mario Levi, le pionnier de l’agriculture biologique en Israël, y est pour quelque chose : les fruits et légumes du kibboutz sont largement exportés en Europe et aux Etats-Unis, sous le label « organique », un label de plus en plus prisé par des consommateurs peu désireux d’inclure des pesticides dans leurs belles salades de fruits...

« L’agriculture biologique, c’est l’avenir de la planète »

Nous nous garons dans les champs du kibboutz : des rangées de laitues, de poivrons, d’oignons, de fenouils et d’autres légumes dont les noms nous échappent poussent à nos pieds, sans le moindre engrais chimique, dans la terre ensoleillée du kibboutz. Au loin, nous apercevons un tracteur et un petit groupe de personnes. Ne tarde pas à s’en détacher un vieil homme au pas alerte : Mario Levi.

Mario Lévi, originaire d’Italie, s’est installé à Sdé Eliahou en 1941. Son savoir, il l’a acquis directement de la terre. « La meilleure université, c’est les champs », aime à dire cet homme simple, aujourd’hui sollicité par les universités européennes pour ses conférences sur l’agriculture organique. C’est en travaillant dans les champs que Mario se rend compte, assez rapidement, que « quelque chose ne va pas » avec l’agriculture traditionnelle : les énormes quantités d’engrais chimiques et de pesticides utilisés perturbent l’équilibre écologique.

Mario Levi, aujourd’hui âgé de plus de 80 ans, est l’homme d’une mission ; il le sait et s’en inquiète, car les années filent et il lui reste beaucoup à faire : l’agriculture biologique, ce n’est pas l’affaire de quelques hippies en mal d’excentricité, nous explique-t-il en appuyant sur ses mots ; c’est l’avenir de notre planète. La terre, exploitée par des méthodes agressives, se trouve progressivement empoisonnée. Les récoltes en pâtissent, les animaux et les humains qui les consomment aussi. « 50% des maladies dont dues à la mauvaise qualité de l’alimentation », estime Mario. Or c’est la terre qui nourrit tous les êtres vivants.

Essor de l’agriculture biologique en Israël
Mais dans les années 60, époque à laquelle Mario Levi commence à militer pour l’agriculture biologique, celle-ci est loin d’être la principale préoccupation du jeune Etat d’Israël ; Mario Levi est considéré au mieux comme un excentrique, au pire comme un empêcheur de tourner en rond.

C’est en France qu’il fait la rencontre qui canalisera son action : le Suisse Hans Müller (1891 - 1988), l’un des précurseurs de l’agriculture biologique qui, en 1932 déjà, met au point une méthode d’agriculture biologique d’après les théories de Hans Peter Rush. Müller, qui considère le modèle du kibboutz comme propice au développement de l’agriculture biologique, est reçu au ministère de l’Agriculture en Israël, relate Mario. Mais le ministère ne le prend pas très au sérieux.

Mario Lévi obtient toutefois de son kibboutz, en 1974, l’autorisation de mener sa première expérience sur 20 acres : il commence par faire pousser 10 espèces selon les règles de l’agriculture biologique, dont des carottes, des betteraves et du blé. C’est un succès. Levi rédige une brochure sur cette expérience qui circule dans tout le pays.

En trente ans, il devient le pionnier de l’agriculture biologique en Israël. Il est co-fondateur de l’Association israélienne d’agriculture bio-organique (I.B.O.A.A.), basée à Tel-Aviv, qui transmet le savoir-faire organique par des séminaires, des sorties sur le terrain et diverses activités. Le but de l’IBOAA est, dans un premier temps, d’arriver à ce que 10% de la production agricole en Israël soit d’origine organique.

En trente ans, un nombre croissant d’agriculteurs adhère à l’entreprise de Mario Levi, qui est lui-même membre de la Fédération internationale d’agriculture biologique Nature et progrès. L’agriculture biologique en est encore à ses débuts en Israël, mais elle est l’un des secteurs qui se développent le plus rapidement, avec une croissance annuelle de 25%. Aujourd’hui, du Golan à Eilat, près de 80 kibboutzim et mochavim observent ses principes.

Mario étend l’exportation des produits organiques à de grands distributeurs tels Agrexco, qui approvisionnent les grandes villes américaines en poivrons et tomates organiques. Mario démontre ainsi que celle-ci peut, outre les bienfaits pour la santé, générer des profits économiques.

Sdé Eliahou ne regrette pas d’avoir donné sa chance à Mario Lévi : aujourd’hui, entre 70% et 80% de la production du kibboutz est vendue en Europe et en Amérique. « En Angleterre, les produits bio se trouvent dans tous les supermarchés », note Mario. Il en existe aussi une forte demande dans les pays du Nord. Pour l’acheteur, ces produits coûtent toutefois entre 30% et 40% de plus que ceux issus de l’agriculture traditionnelle.

Principes de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique repose sur le respect de l’équilibre écologique. Elle diffère fondamentalement de l’agriculture traditionnelle par ses méthodes de prévention visant à renforcer les espèces. L’une des règles de base est le respect des cycles naturels. « Quand les espèces sont fortes, les ’ennemis naturels’ s’éloignent d’eux-mêmes. »

« Il convient en outre de ne pas martyriser la terre. Le terre est vivante : elle contient des millions de micro-organismes nécessaires au bon développement des végétaux. Nous devons les protéger. Pour cela, il est préférable de ne pas la retourner en profondeur, car ceci ébranle les micro-organismes. Retourner la terre sur 40 cm, c’est trop. 10 cm suffisent. » Et bien sûr, les produits chimiques et synthétiques sont à bannir ; car ils mettent en danger les micro-organismes. Le compost est l’engrais naturel le plus utilisé. Aujourd’hui, l’usine de Sdé Eliahou en produit des quantités importantes. « Le recyclage des déchets est nécessaire pour permettre un apport suffisant et peu onéreux en engrais naturels. » Mario souligne qu’il existe des solutions de remplacement naturelles à quasiment tous les problèmes.« Elles sont certes plus coûteuses, mais le bénéfice à long terme est inestimable. »

« Certaines solutions de remplacement sont toutefois toute simples », remarque Mario.
Il désigne des bouteilles en plastic placées à l’avant des récoltes, dans les champs : « Ces bouteilles font fuir les chacals. Ce moyen fonctionne à merveille et est assurément beaucoup moins nocif que les solutions chimiques. » Un autre moyen de dissuasion : une petite cabane construite en hauteur, au milieu des champs, à l’attention d’un oiseau de nuit qui, lors de ses sorties nocturnes, fait fuir les rongeurs.

Bio-Bee : le secret des dernières découvertes et des recherches en cours est jalousement gardé.

Bio-Bee, ou Bio-Bee Biological Systems, le joyau de Sdé Eliahou, est une société qui produit des bourdons pour une pollinisation naturelle ainsi que des pesticides naturels. Ces produits sont destinés à la vente en Israël ainsi qu’à l’exportation. Bio-Bee fait partie des trois plus grands producteurs mondiaux d’ « ennemis naturels » et de bourdons de pollinisation. A ces derniers s’ajoute la production de mouches mâles stériles relâchées dans les vergers pour lutter contre les dégâts occasionnés par la mouche méditerranéenne des fruits, qui s’attaque aux agrumes dans plusieurs régions du monde - une entreprise nommée « Bio-Fly ».

Les principaux clients de Bio-Bee sont bien sûr les agriculteurs biologiques, mais aussi les agriculteurs conventionnels qui cherchent à innover leurs méthodes et à réduire l’usage des pesticides. « Aujourd’hui, même dans l’agriculture traditionnelle, un agriculteur qui se respecte ne se contente pas d’engrais chimiques », assure Mario Lévi.

Nous rencontrons Myriam Freund, une jeune Israélienne d’origine française qui travaille comme chercheuse dans le domaine d’avant-garde de Bio-Bee (http://www.bio-bee.com/). Bio-Bee travaille en coopération avec des chercheurs européens et américains. Myriam ne nous fait toutefois pas visiter les lieux : le secret des dernières découvertes et des recherches en cours est jalousement gardé.

Notre guide se contentera de nous présenter les bourdons de pollinisation, ou Bombus terrestris, qui sont produits en masse au kibboutz Sdé Eliahou. L’utilisation de ce bourdon aurait accru de 25% la quantité de tomates réservées à l’exportation (de meilleure qualité).

Myriam nous explique en outre le fonctionnement des pesticides naturels déjà commercialisés par Bio-Bee : le Thripor, le Spidex, le Citripar, le Migliyphus et l’Aphipar, autant de produits vendus en flacons plastique, dont le contenu est « saupoudré » dans les champs. Ils sont composés d’acariens carnivores ou de parasites (qui pondent leurs œufs dans les pucerons ennemis ou les œufs de ces derniers). Ces méthodes naturelles n’assurent pas un résultat à 100%, ce qui est préférable afin d’assurer la survie des parasites et carnivores « amis ».

L’agriculture biologique aujourd’hui : pas de soutien du ministère de la santé mais une prise de conscience collective

Les recherches de Bio-Bee bénéficient du soutien du ministère israélien du commerce et du ministère de l’agriculture. En revanche, le ministère de la santé ne subventionne l’agriculture organique en aucune façon. « L’utilisation de pesticides ne peut qu’être nocive pour la santé, ce qui occasionne des dépenses importantes pour les caisses maladie. L’indifférence du ministère de la santé, premier intéressé par l’agriculture biologique, est surprenante », estime Mario. Il souligne que certains pesticides sont encore tolérés en Israël alors qu’ils sont interdits en Europe et aux Etats-Unis. En Israël, l’agriculture organique ne survit qu’avec l’agent des agriculteurs, affirme Mario.

Mario s’étonne aussi de l’indifférence des autorités religieuses du pays : « La Torah nous enseigne que le respect de l’harmonie écologique est une mitza (commandement divin). Les rabbins ont un rôle à jouer ; ils devraient encourager une prise de conscience collective du problème. » Les rabbins ont toutefois des préoccupations tout autres, ce qui fait que comme dans bien des domaines, l’évolution des mentalités devance les autorités en place : les consommateurs sont de plus en plus conscients de la nécessité de ménager la terre pour en tirer le meilleur et d’eux-mêmes, optent ou militent pour le label « organique ».

Perspectives

Peut-on espérer une généralisation de l’agriculture biologique à long terme ? L’agriculture biologique nécessite des recherches, une main d’oeuvre plus importante et de meilleure qualité. Pourrait-elle apporter quelques débouchés au vaste problème du chômage ? Le travail paysan pourrait-t-il être revalorisé dans le cadre de la généralisation de l’agriculture organique, et dans son sillage le secteur primaire ? Autant de questions qu’il est permis de se poser dans un monde en pleine mutation.

S’agissant de l’avenir de la planète, Mario Lévi s’interdit tout pessimisme : « Certes, la terre a été bien malmenée », déplore-t-il. « Il n’est toutefois pas trop tard. Et ce que l’homme a abîmé, il saura le réparer. Mais il ne faut plus attendre. »

Source : http://www.desinfos.com/spip.php?article6741

On peut aussi consulter l’article intitulé « Bio-Bee : Les précurseurs du Bio en Israël  », posté par Guitel Benishay - Date : 19 janvier 2016 – Sur le site : http://lphinfo.com/2016/01/19/bio-bee-les-precurseurs-du-bio-en-israel/

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« Célébré ce dimanche, Chavouot est aussi appelé la “fête de la moisson” ou “fête des prémices” : l’occasion d’un bilan de l’agriculture israélienne. En 2015, la valeur de la production agricole d’Israël a reculé de 2,1% ; la production végétale a perdu 6% de sa valeur alors que la production animale a vu sa valeur augmenter de 4%. C’est ce qui ressort des chiffres disponibles sur l’agriculture israélienne qui viennent d’être publiés par l’Institut de la Statistique pour l’année 2015 ».

Photo : cultures en plein champ de Yaakov Lederman/FLASH90

1 % DU PIB - En 2015, Israël a réalisé une production agricole pour une valeur de 29,5 milliards de shekels (7 milliards d’euros). La composition de la production reste sans changement depuis plusieurs années : 58% de productions végétales (17,2 milliards de shekels) et 42% de productions animales (12,3 milliards de shekels). La production végétale d’Israël est principalement constituée de légumes, pommes de terre, fruits, primeurs et cultures des champs (céréales notamment). Du côté de la production animale, Israël est spécialisé dans l’élevage de volailles, mais aussi d’ovins et bovins. Le poids de l’agriculture dans l’économie israélienne poursuit sa baisse inéluctable : l’an passé, l’agriculture israélienne contribuait pour seulement 1% au PIB du pays.

LAIT ET MIEL EN BAISSE

Symboles de la fête de Chavouot, le lait et le miel ont aussi vu leurs productions reculer en 2015. La production de lait a totalisé 1,43 milliard de litres, soit une baisse de 4,9% par rapport à 2014. La production moyenne d’une vache israélienne a été de 11.772 kilos de lait en 2015, un recul de 2,6% en un an. En 2015, la production de miel s’est élevée à 3.000 tonnes, soit une baisse de 6,2% en un an. La baisse continue de la production de miel durant les deux dernières années est attribuée à une météo défavorable. Pour satisfaire à la demande locale, Israël a importé de l’étranger 1.100 tonnes de miel en 2015, contre 900 tonnes en 2014.

ANNÉE DE SHMITA

L’an passé fut une année de Shmita en Israël ; selon la Torah, la Shmita (rémission) est une année sabbatique pour l’agriculture : tous les sept ans, les agriculteurs juifs doivent observer une année de jachère. Les terres doivent se reposer comme les humains doivent le faire le septième jour de la semaine ainsi que l’indique Dieu à Moïse : « Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel : tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne ». En raison principalement de la Shmita, la production végétale d’Israël a reculé de 5,7%. De fortes baisses ont été enregistrées dans la production de tomates (- 27%), et de cerises (- 10%). Les nouvelles plantations de vignes ont baissé de 58% et celles d’oliviers de 50%. La Shmita explique aussi une partie de la baisse des exportations agricoles d’Israël : les quantités exportées en 2015 ont baissé de 11,5%, notamment les poivrons (- 28%), les pommes de terre (- 17%), les mangues (- 15%), etc…

Source : http://www.tel-avivre.com/2016/06/11/chavouot-loccasion-dun-bilan-de-lagriculture-israelienne/

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  • L’agriculture est l’un des piliers fondamentaux de l’économie palestinienne - Document ‘Association France Palestine Solidarité’. Ce document a été préparé dans le contexte actuel [2005] des efforts mis en œuvre par le PARC pour faire pression sur les différentes parties concernées par le développement agricole.../ PARC (Comités Palestiniens d’Entraide Agricole ), mercredi 22 juin 2005 /...ceci afin d’augmenter l’attention et le soutien à ce secteur qui fait face à des défis liés à des facteurs externes et internes.
    L’agriculture continue à jouer un rôle important dans les économies de la majorité des pays du tiers monde ou en cours de développement, malgré les conséquences négatives des modifications rapides et de grande ampleur qui ont cours actuellement au sein de l’économie mondiale, notamment en raison d’une globalisation agressive et d’une domination de l’économie ’digitale’.

Les secteurs agricoles dans ces pays sont soumis à des pressions énormes dues à cette globalisation, notamment en raison de l’arrivée massive sur leurs marchés de produits agricoles et d’alimentation en provenance des Etats-Unis et de l’Europe, de l’obligation dictée par les puissantes dominantes, d’introduire dans leurs règlements des mesures d’ajustement destinées à réduire leur soutien budgétaire à des secteurs vitaux de leurs économies, tels que l’agriculture et de favoriser de nouveaux secteurs qui ne peuvent survivre que grâce à des importations.

L’imposition d’une politique de privatisation constitue également un autre obstacle auquel ces pays doivent faire face dans leur confrontation avec ce système unipolaire et aveugle aux différences hommes/femmes que constitue la globalisation. Par conséquent, ces politiques conduisent à la dégradation des structures agricoles et à la disparition de l’agriculture traditionnelle, qui est remplacée par la mise en place de cultures d’exportation qui nécessite des méthodes sophistiquées et des investissements énormes.

Les sociétés des pays en cours de développement n’échapperont pas aux effets de ces politiques ; les changements sociétaux se feront conformément aux intérêts de certains couches et élites.

Cependant, les secteurs agricoles dans les pays en voie de développement sont ancrés par leur capacité de résistance face aux pressions nommées ci-dessus, afin d’assurer une production minimale de nourriture pour d’empêcher la pénurie de masse et la destruction totale. Ils peuvent se réjouir d’une contribution active à la conscience nationale et à la sensibilisation au développement des peuples de leurs pays.

Le secteur agricole palestinien a su démontrer qu’il possédait de tels avantages lui permettant d’avoir une place de premier rang dans la situation actuelle d’occupation israélienne en Palestine.

- 1) Maintenir et développer la capacité de résistance et d’existence des Palestiniens

Les différentes informations statistiques montrent que ce secteur joue un rôle crucial pour l’emploi. La contribution de l’agriculture à l’emploi a augmenté, de 12.7% en 1995 à 16% en 2004. De plus, l’agriculture a garanti un emploi à plus de 39% de ceux qui travaillent dans des secteurs informels. De plus, elle a permis la survie en 2004 de plus de 17% des familles qui cultivent leurs terres et élèvent des animaux pour subvenir à leurs propres besoins.

- 2) Assurer la sécurité alimentaire :

Le secteur agricole joue toujours un rôle central pour atteindre la sécurité alimentaire dans les familles palestiniennes, de telle manière qu’un bon nombre de familles dépendent de ce secteur pour répondre à leurs besoins domestiques. Il est important de noter que malgré une légère baisse de 2% des surfaces agricoles au cours des années 2002-2003, les Palestiniens se sont débrouillés pour maintenir la surface moyenne de terres cultivées avec des céréales, des cultures légumières et des vergers, ainsi que l’élevage d’animaux comme le bétail, les chèvres et moutons.

Les indicateurs révèlent une flexibilité et une durabilité du secteur agricole afin de répondre aux besoins alimentaires de base d’une majorité de Palestiniens, indépendamment des mécanismes de contrôle de l’économie israélienne. Par conséquent, l’agriculture palestinienne contribue fortement à la promotion de l’indépendance économique, dans le cadre d’une future séparation entre économies palestinienne et israélienne.

- 3) Un secteur vital pour l’existence d’autres secteurs économiques :

L’agriculture en Palestine est considérée comme un facteur de dynamisme et une source de durabilité pour beaucoup de secteurs industriels comme l’agro-alimentaire, les fourrages, le cuir, les chaussures, le savon, les meubles, les cosmétiques, et le secteur touristique. L’agriculture produit les intrants essentiels pour tous les secteurs industriels pré-cités, ce qui indique que ce secteur est un nœud central de l’économie palestinienne.

- 4) Réduire le chômage

Comme mentionné plus tôt, le secteur agricole palestinien est connu pour son adaptabilité et sa capacité à générer des emplois, ce qui peut aider les personnes en situation économique très difficile et réduire les poches de pauvreté au sein de la population. Le statistiques du PCBS (Bureau Palestinien des Statistiques ) pour 2004 indiquent que le taux de chômage a atteint 24.5% dans les zones rurales alors qu’il a atteint 25.5% et 32.7% dans les villes et les camps de réfugiés respectivement.

- 5) L’équipement agricole

Le secteur agricole palestinien comprend un grand nombre de matériels et d’équipement malgré la dégradation de ses structures et l’érosion de ses ressources.

- 6) Les connaissances et compétences de l’agriculture

Les Palestiniens ont un bon niveau de compétences des pratiques et techniques agricoles. Les zones rurales sont le reflet de l’expérience accumulée d’un point de vue culturel, social et agricole. Ces aspects permettent au secteur agricole de faire face à la pression extérieure et aux défis que rencontre le peuple palestinien.

- 7) Le climat, l’environnement et la biodiversité donnent à l’agriculture des caractères spécifiques

En Palestine, un grand nombre d’espèces végétales sont cultivées tout au long de l’année. Certaines de ces espèces ont un avantage compétitif comme les dattes qui sont cultivées dans un nombre de secteurs très limités dans le monde.

- 8) Les produits agricoles palestiniens ont une bonne image à travers le monde car ils sont cultivés de manière naturelle et biologique

Chez les agriculteurs palestiniens et les consommateurs, la tendance est au rejet des cultures améliorées génétiquement et utilisant une grande quantité de produits chimiques [engrais et pesticides, ndlt]. Cela peut ouvrir des possibilités commerciales pour les produits agricoles palestiniens sur les marchés mondiaux en plus de les placer au premier rang des secteurs économiques palestiniens.

- 9) Historiquement, l’agriculture palestinienne se taillait la part du lion du PNB (produit national brut).

Au cours des années 70, sa contribution au PNB atteignait 50%. Mais ce chiffre a subi un diminution énorme et a atteint 10.8% du PNB en 2004, ce qui correspond à la moyenne pour les 4 dernières années. Il est important de remarquer que la politique d’occupation israélienne de destruction systématique de l’agriculture palestinienne, ainsi que le manque de soutien financier de la part de l’Autorité Palestinienne, ont été les racines de la dégradation de la contribution de l’agriculture.

- 10) Les secteurs agricoles et ruraux en Palestine comprennent 88% des communautés de population.

Cela signifie que 60% des Palestiniens vivent en milieu rural. De plus, ce secteur est capital pour le développement du statut de la femme palestinienne, Ainsi selon les statistiques, 90% des femmes contribuant à l’économie informelle travaillent dans le secteur de l’agriculture. Les femmes du secteur rural représente 30% du pouvoir des femmes palestiniennes.

- 11) Le secteur agricole palestinien échappe aux conséquences désastreuses de la globalisation, en comparaison des autres secteurs palestiniens, plus particulièrement les secteurs commerciaux et publics qui dépendent des aides prêts étrangers, et qui sont donc soumis à des obligations externes et à des pré-requis.

Conclusion  :

Les éléments pré-cités indiquent que le système agricole palestinien constitue la soupape de sécurité pour garantir la volonté et la souveraineté durable de la Palestine. C’est pourquoi, l’Autorité Palestinienne, particulièrement le Ministère de l’Agriculture, les ONG travaillant dans le secteur du développement agricole et durable, ainsi que le secteur privé sont appelés à intensifier leurs efforts pour améliorer ce secteur et encourager les investisseurs locaux et étrangers à soutenir les projets et les infrastructures agricoles palestiniennes.

PARC [1]

Sources  :
- PCBS (2005) : Enquête sur la force de travail (premier trimestre 2005) Ramallah, Palestine
- PCBS (2005) : Caractéristiques des travailleurs dans les territoires palestiniens (janvier 2005) Ramallah, Palestine.
- PCBS (2005) : Enquête sur l’impact de l’occupation israélienne sur les conditions économiques des familles palestiniennes, février 2005, Ramallah, Palestine
- PCBS, Statistiques agricoles, 2002-2003, Ramallah, Palestine
- PCBS, (2004), Communiqué de presse, évaluation initiale du PNB, décembre 2004, Ramallah, Palestine.

[1] Le PARC est l’une des plus grandes ONG palestiniennes, dans le secteur du développement agricole durable et des changements sociaux. Il s’intéresse aux groupes de personnes les plus vulnérables et marginalisées vivant dans les zones rurales, qui renferment près de 60% de la population palestinienne. Depuis 21 ans, le PARC a obtenu des résultats concrets pour résister à l’occupation israélienne, en protégeant les terrains agricoles de la confiscation et en permettant à la population rurale de participer au processus de développement et de prendre part au processus de décision, par sa contribution sociale et économique.

LiensNous contacterContact presseAdhérer à l’assocation – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_France-Palestine_Solidarit%C3%A9

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  • Israël saccage les terres cultivées des palestiniens du Néguev – Document de l’Association France Palestine Solidarité - Maan News, jeudi 6 février 2014 - Traduction Moncef Chahed.
    Photo - Les bulldozers de’l’administration des terres d’Israël’ ont procédé ce matin mercredi 5 février 2014 à la destruction des terres plantées de blé, d’orge et de légumes appartenant aux palestiniens du Néguev, comme chaque année en cette période.

Les autorités israéliennes ont commencé à détruire les cultures dans les terres de « Hzayel », puis dans la région de « Awajan ». Selon les habitants, les tracteurs se sont déplacés sans cesse d’un endroit à l’autre pour labourer et détruire toutes les plantations.

Les autorités israéliennes prétendent que ces terres appartiennent à l’État d’Israël, que les bédouins du Néguev se sont approprié, ils refusent de les prendre en location même pour une somme symbolique pour les cultiver chaque année.

De leur côté, les propriétaires arabes de ces terres refusent de louer leurs propres terres à l’État d’Israël, pour ne pas officialiser par leurs signatures la confiscation de leurs terres.

Photo - ’ Nous planterons des milliers d’oliviers ’

Pour sa part, « la fondation du Néguev pour la terre et l’homme » a dénoncé ’ l’administration des terres d’Israël ’ pour les saccages de vastes zones cultivées appartenant aux Arabes du Néguev afin de les priver de tout moyens de subsistance en plus des démolitions répétées de leurs habitations, afin de les expulser de leurs terres et les confisquer au profit des colonies, des fermes juives et des camps de l’armée . ’

Elle a exhorté tous les habitants du Néguev à résister fermement en continuant à travailler cette terre et à vivre du fruit de son labeur.

La Fondation du Néguev a confirmé qu’elle est en contact avec les habitants du Néguev, qu’elle soutient leur résistance légendaire, et travaille actuellement pour préparer un neuvième projet pour la plantation de milliers d’oliviers et la réalisation de dizaines de projets de construction dans le Néguev.

Photo - De son côté, le député et fils du Néguev, Talab Abu Arar, a déclaré ’ la destruction des cultures et des plantations des arabes du Néguev par les autorités israéliennes est un crime contre la terre, les droits humains et les animaux. Il revient aux autorités israéliennes de mettre fin à ces actes odieux qui violent toutes les normes, les lois et les conventions internationales ’.

Photo - Il ajoute ’ l’Administration des terres d’Israël’ a détruit des milliers de Dunums de terres arabes cultivées de blé et d’orge, sous de faux prétextes que la terre appartient à l’État, sachant que ces terres appartiennent aux Arabes depuis bien avant la création d’Israël ’.

Traduction Moncef Chahed

LiensNous contacterContact presseAdhérer à l’assocation – Source : http://www.france-palestine.org/Israel-saccage-les-terres

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  • La question de l’eau au Moyen-Orient - Par Eric Bataillon - Diffusion : samedi 14 juin 2014 – Document RFI. Photo : En Palestine, cet enfant réfugié s’abreuve grâce à l’UNRWA... mais le problème de l’eau reste majeur. AFP/Saïd Khatib
    L’eau est une richesse inestimable. Sa gestion est vitale dans certaines zones où elle manque cruellement. Elle l’est d’autant plus en Palestine où le niveau de la Mer Morte baisse d’un mètre chaque année. D’où l’idée de mutualiser cette ressource entre israéliens, palestiniens et jordaniens. Un projet de la banque Mondiale, soutenue par l’Agence Française de Développement.

Sur le même sujet

Dessaler l’eau de mer : la pollution comme prix de l’eau douce En savoir plus

Moyen-Orient Signature d’un accord pour alimenter la mer Morte avec l’eau de la mer Rouge En savoir plus

Source : http://www.rfi.fr/emission/20140614-question-eau-moyen-orient

Israël, orfèvre de l’eau - Vincent de Féligonde, en Israël, le 12/09/2016 à 10h33

Confronté à un stress hydrique chronique, l’État d’Israël a lancé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources par le retraitement des eaux usées et le dessalement.

Irrigation par goutte-à-goutte dans un champ de concombres en Cisjordanie.ZOOM

Irrigation par goutte-à-goutte dans un champ de concombres en Cisjordanie. / Eric Dexheimer/Signatures

« Nous ne disposons malheureusement plus de la technologie dont disposait Moïse  : frapper le rocher, faire jaillir de leau et donner à boire au peuple… » Rien de mieux qu’une métaphore biblique pour illustrer la problématique de l’eau en Israël. Et Abraham Tenne est sans doute l’un des mieux placé pour en parler : il a dirigé durant dix ans, jusqu’à 2015, la commission du dessalement de la Haute Autorité des eaux et de l’assainissement du pays.

« Selon la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, au-dessous de 1 700 mètres cubes par personne et par an, un pays est en situation de “stress hydrique”, explique cet homme énergique. En Israël, on est autour de 300 à 350 mètres cubes. C’est pourquoi nous avons créé la Haute Autorité il y a neuf ans, afin que le pays soit toujours autonome en eau, qu’il pleuve ou non. »

> À lire aussi : Pourquoi l’eau est-elle un facteur de tensions entre Israéliens et Palestiniens  ?

Un plan de communication pour économiser l’eau

La géographie est implacable : Israël est à 60 % désertique. « Le climat est caractérisé par une haute fréquence d’années sèches, de courtes saisons des pluies et une importante évaporation des eaux de surface. Environ 70 % de l’eau de pluie s’évapore, 25 % s’infiltre dans les nappes phréatiques, et 5 % s’écoule dans les lacs et rivières », explique Norbert Lipszyc, spécialiste du développement durable (1).

http://img.aws.la-croix.com/2016/09...

Jusqu’en 1975, les ressources en eau du pays étaient suffisantes, grâce au pompage dans les aquifères, les eaux souterraines, et dans le lac de Tibériade. Mais depuis, la population est passée de près de 2,5 à 8,2 millions d’habitants. Et le pays a connu huit années de sécheresse après 1992. La variation de niveau du lac faisait la une des bulletins d’information, d’autant que les aquifères étaient de plus en plus pollués… Un sujet de préoccupation aussi pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Pour faire face, le gouvernement a engagé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources. Cela s’est tout d’abord traduit par une campagne de communication massive, « notamment à destination des écoliers, chargés de la ”police de l’eau” dans les familles, en arrêtant le robinet quand ils se brossaient les dents », s’amuse Abraham Tenne.

Plus de 1,5 million de domiciles ont par ailleurs été équipés de systèmes de réduction de la puissance des douches, ce qui a permis une économie de 15 % de la consommation.

L’agriculture est en pointe

La lutte contre les fuites dans les canalisations, véritable plaie pour les compagnies des eaux, a été renforcée : en Israël, 10 % seulement de la précieuse ressource est perdue, contre 20 % en France et 37 % à Londres. Le tout a été couronné par une politique de prix incitant fortement aux économies : en trois ans, de 2009 à 2012, le coût de l’eau pour les consommateurs privés a été multiplié par 1,5 jusqu’à 2.

L’agriculture, grande consommatrice d’eau, est depuis longtemps en pointe. Le système d’irrigation par goutte-à-goutte a été mis au point en 1959 par Simcha Blass, l’un des fondateurs de Mekorot, la compagnie nationale des eaux. En 1946, il avait planifié la pose des premières canalisations d’eau vers le Néguev, qui avaient contribué au choix de l’ONU de confier le grand désert du sud de la Palestine à l’État juif.

« Les premiers kibboutz installés avaient stupéfié la délégation onusienne, en lui offrant des salades fraîches », raconte Yaël Projeanne, au Musée de l’eau et de la sécurité du kibboutz Nir-Am, au point de départ des tuyaux.

Micro-irrigation

Aujourd’hui, 75 % de l’agriculture du pays a recours à la micro-irrigation. « Mekorot affecte aux agriculteurs une certaine quantité d’eau. À eux d’optimiser son utilisation », explique Liana Ganot, responsable de la protection des plantes à la station de recherche et développement du sud, située dans la région de Bessor, dans le nord du Néguev.

« Nous perfectionnons sans cesse l’arrosage des plantes, ce qui ne nous a pas empêchés de multiplier par trois en trente ans notre production de tomates, passée à plus de 30 tonnes par 1 000 mètres carrés et par an », se félicite-t-elle.

Mais économiser ne suffisait pas. Trouver de nouvelles ressources était indispensable. L’accent a tout d’abord été mis sur le recyclage du produit des égouts, « composé à 99,8 % d’eau », insiste Meir Ben Noon, assistant du directeur de Shafdan, la plus grande station d’épuration du pays, qui traite les eaux usées des habitants de la région de Tel-Aviv. Après être passée dans des bassins de décantation puis des réacteurs biologiques, l’eau est de « qualité buvable », assure-t-il.

85% des eaux usées sont réutilisées

D’autant que la particularité de la station de Shafdan est de répandre l’eau traitée dans les terrains alentour. Elle traverse ensuite 30 mètres d’épaisseur de sable, véritable filtre naturel supplémentaire, avant d’être stockée dans des aquifères vides situés au dessous. Puis elle est envoyée à 120 kilomètres au sud, dans le désert du Néguev, par d’immenses tuyaux de couleur violette – ce qui les différencie des tuyaux d’eau potable, de couleur bleue.

« Israël est leader mondial en matière de réutilisation des eaux usées, avec un taux de 85 %, contre 35 % pour Singapour et 27 % pour l’Espagne », se félicite Meir Ben Noon, qui souligne que « 70 % de l’eau d’irrigation du Néguev vient d’ici ».

Pour atteindre l’autonomie en matière de ressource hydrique, le pas décisif a cependant été franchi depuis dix ans avec la création d’immenses usines de dessalement d’eau de mer, une ressource inépuisable. La première d’entre elle, à Ashkelon, a commencé à produire en 2005. Elle utilise la technique de l’osmose inverse, un système de filtrage très fin qui retient le sel et ne laisse passer que les molécules d’eau et permet de limiter la dépense d’énergie.

Cinq usines de dessalement

Quatre autres usines ont été ouvertes depuis. « Elles fournissent désormais 75 % de l’eau potable des ménages », se félicite Jean-Camille Gutenberg, responsable adjoint de la maintenance du site.

Ce qui permet de consacrer près de 6 % de l’eau disponible au rechargement des aquifères. Et donne l’occasion à Henri Starkman, l’ancien président de Veolia en Israël, qui a créé l’usine d’Ashkelon, de lancer, provocateur :« Aujourd’hui, en Israël, il y a trop d’eau  !  »

La disponibilité en eau et sa consommation en chiffres

Eau disponible. (Chiffres 2015, en millions de mètres cubes) - Eaux de pluies qui ont ruisselé dans les nappes phréatiques exploitées : 1 500 - Recyclage des eaux usées : 450 - Récupération des eaux de ruissellement pour l’agriculture : 300 - Dessalement : 600

Eau consommée. Agriculture : 1 030 Industrie : 100 Consommation urbaine : 780 Rivières : 50 Réhabilitation des aquifères : 130 Accords internationaux avec Palestiniens et Jordaniens : 150

Vincent de Féligonde, en Israël

(1) Auteur de La crise mondiale de l’eau, l’hydro-diplomatie, Éditions de Passy, octobre 2013, 22 €.

Denis Meuret : « Les primes devraient dépendre de la progression des élèves »

Source : http://www.la-croix.com/Economie/Economie-et-entreprises/Israel-orfevre-de-l-eau-2016-09-12-1200788342

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Leadership : 75 % de l’agriculture d’Israël a recours à la micro-irrigation -

IsraelValley Desk | Économie - Photo : culture de laitues sous abris.

La géographie est implacable : Israël est à 60 % désertique. « Le climat est caractérisé par une haute fréquence d’années sèches, de courtes saisons des pluies et une importante évaporation des eaux de surface. Environ 70 % de l’eau de pluie s’évapore, 25 % s’infiltre dans les nappes phréatiques, et 5 % s’écoule dans les lacs et rivières », explique Norbert Lipszyc, spécialiste du développement durable.

Jusqu’en 1975, les ressources en eau du pays étaient suffisantes, grâce au pompage dans les aquifères, les eaux souterraines, et dans le lac de Tibériade. Mais depuis, la population est passée de près de 2,5 à 8,2 millions d’habitants. Et le pays a connu huit années de sécheresse après 1992. La variation de niveau du lac faisait la une des bulletins d’information, d’autant que les aquifères étaient de plus en plus pollués… Un sujet de préoccupation aussi pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Pour faire face, le gouvernement a engagé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources. Cela s’est tout d’abord traduit par une campagne de communication massive, « notamment à destination des écoliers, chargés de la ”police de l’eau” dans les familles, en arrêtant le robinet quand ils se brossaient les dents », s’amuse Abraham Tenne.

Plus de 1,5 million de domiciles ont par ailleurs été équipés de systèmes de réduction de la puissance des douches, ce qui a permis une économie de 15 % de la consommation.
L’agriculture est en pointe. La lutte contre les fuites dans les canalisations, véritable plaie pour les compagnies des eaux, a été renforcée : en Israël, 10 % seulement de la précieuse ressource est perdue, contre 20 % en France et 37 % à Londres. Le tout a été couronné par une politique de prix incitant fortement aux économies : en trois ans, de 2009 à 2012, le coût de l’eau pour les consommateurs privés a été multiplié par 1,5 jusqu’à 2.

L’agriculture, grande consommatrice d’eau, est depuis longtemps en pointe. Le système d’irrigation par goutte-à-goutte a été mis au point en 1959 par Simcha Blass, l’un des fondateurs de Mekorot, la compagnie nationale des eaux. En 1946, il avait planifié la pose des premières canalisations d’eau vers le Néguev, qui avaient contribué au choix de l’ONU de confier le grand désert du sud de la Palestine à l’État juif.

« Les premiers kibboutz installés avaient stupéfié la délégation onusienne, en lui offrant des salades fraîches », raconte Yaël Projeanne, au Musée de l’eau et de la sécurité du kibboutz Nir-Am, au point de départ des tuyaux.
Micro-irrigation

Aujourd’hui, 75 % de l’agriculture du pays a recours à la micro-irrigation. « Mekorot affecte aux agriculteurs une certaine quantité d’eau. À eux d’optimiser son utilisation », explique Liana Ganot, responsable de la protection des plantes à la station de recherche et développement du sud, située dans la région de Bessor, dans le nord du Néguev.

« Nous perfectionnons sans cesse l’arrosage des plantes, ce qui ne nous a pas empêchés de multiplier par trois en trente ans notre production de tomates, passée à plus de 30 tonnes par 1 000 mètres carrés et par an », se félicite-t-elle.

Mais économiser ne suffisait pas. Trouver de nouvelles ressources était indispensable. L’accent a tout d’abord été mis sur le recyclage du produit des égouts, « composé à 99,8 % d’eau », insiste Meir Ben Noon, assistant du directeur de Shafdan, la plus grande station d’épuration du pays, qui traite les eaux usées des habitants de la région de Tel-Aviv. Après être passée dans des bassins de décantation puis des réacteurs biologiques, l’eau est de « qualité buvable », assure-t-il.
85% des eaux usées sont réutilisées

D’autant que la particularité de la station de Shafdan est de répandre l’eau traitée dans les terrains alentour. Elle traverse ensuite 30 mètres d’épaisseur de sable, véritable filtre naturel supplémentaire, avant d’être stockée dans des aquifères vides situés au dessous. Puis elle est envoyée à 120 kilomètres au sud, dans le désert du Néguev, par d’immenses tuyaux de couleur violette – ce qui les différencie des tuyaux d’eau potable, de couleur bleue.

« Israël est leader mondial en matière de réutilisation des eaux usées, avec un taux de 85 %, contre 35 % pour Singapour et 27 % pour l’Espagne », se félicite Meir Ben Noon, qui souligne que « 70 % de l’eau d’irrigation du Néguev vient d’ici ».

Pour atteindre l’autonomie en matière de ressource hydrique, le pas décisif a cependant été franchi depuis dix ans avec la création d’immenses usines de dessalement d’eau de mer, une ressource inépuisable. La première d’entre elle, à Ashkelon, a commencé à produire en 2005. Elle utilise la technique de l’osmose inverse, un système de filtrage très fin qui retient le sel et ne laisse passer que les molécules d’eau et permet de limiter la dépense d’énergie.

Quatre autres usines ont été ouvertes depuis. « Elles fournissent désormais 75 % de l’eau potable des ménages », se félicite Jean-Camille Gutenberg, responsable adjoint de la maintenance du site.

Ce qui permet de consacrer près de 6 % de l’eau disponible au rechargement des aquifères. Et donne l’occasion à Henri Starkman, l’ancien président de Veolia en Israël, qui a créé l’usine d’Ashkelon, de lancer, provocateur :« Aujourd’hui, en Israël, il y a trop d’eau ! »

(1) Auteur de La crise mondiale de l’eau, l’hydro-diplomatie, Éditions de Passy, octobre 2013, 22 €.

http://www.israelvalley.com/news/2016/09/14/51064/leadership-75-de-l-agriculture-d-isra-l-a-recours-la-micro-irrigation

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  • Voyage d’étude sur l’eau en Israël : de la rareté à l’abondance
    L’eau en Israël : de la rareté à l’abondance - Economie, recyclage, dessalement ... Eau, Agriculture durable, Energies Renouvelables ... Développement durable - Les solutions découvertes lors d’un voyage ‘Waterlink’ - Dimanche 6 mars 2016 - Posté par Cyrille

CDURABLE.info’ a participé au Waterlink, un voyage d’étude sur l’eau en Israël : de sa production d’eau potable par la désalinisation de l’eau de mer à l’irrigation au goutte à goutte des exploitations agricoles, espaces verts et forêts qui recouvrent une partie croissante du territoire, en passant par le recyclage des eaux usées à 85 %, un record mondial, pour parvenir à l’abondance d’une ressource, pourtant rare et précieuse partout dans le monde, l’eau. Organisé par le B’nai B’rith France, avec la participation active du KKL France

[D’après Wikipédia « Le Fonds national juif (FNJ) ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL), en hébreu, littéralement : « fonds pour la création d’Israël », est un fonds qui possède et gère plusieurs centaines de milliers d’hectares1 de terres en Israël. Fondé en 1901 à Bâle (Suisse) en tant que fonds central du mouvement sioniste, il s’occupa du rachat de terres en Palestine et de la préparation des futurs pionniers sur le terrain. Il est connu pour avoir planté de nombreuses forêts… » Article complet à lire sur le ite suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_national_juif ].

 Sommaire du document « L’eau en Israël : de la rareté à l’abondance »

- Objectifs du Waterlink : nous faire découvrir les technologies israéliennes, présentes et futures, qui améliorent la vie sur la planète, permettent les adaptations aux changements climatiques et font régresser la faim dans le monde en assurant une meilleure sécurité alimentaire.

Photo - Cette délégation française de journalistes et d’experts français sur l’eau, les clean-techs, les smart-cities, l’agriculture et le développement durable a effectué un voyage de 4 jours en Israël pour se familiariser avec les nombreuses réalisations du KKL-JNF dans les domaines de l’eau et de l’agriculture. Le voyage était organisé par le B’nai B’rith France, avec la participation active du KKL France.

Photo « Notre objectif consiste à présenter la réalité israélienne dans le domaine du développement durable » a souligné Norbert Lipszyc, délégué du B’nai B’rith en Israël. « Notre ambition est de modifier l’image d’Israël dans les médias. C’est en venant en Israël que les gens se feront une idée exacte du pays ».

Véronique Hauptschein, déléguée du B’nai B’rith France, a ajouté : « Il est important pour nous que l’on connaisse Israël tel qu’il est vraiment ainsi que la réalité complexe du pays ».

Photo - Norbert Lipszyc et Véronique Hauptschein - Photo Yoav Devir

Dès notre arrivée, nous avons rencontré Anne Baer, Experte en développement durable et partenariats technologiques France-Israël, et Abraham Tenne, expert de l’eau, ancien président de la Commission nationale du dessalement au sein de la Direction Générale de l’Eau d’Israël qui est intervenu sur le thème « Comment combler le déficit entre la demande et les ressources en eau en Israël  ».

Si le seuil de pauvreté en eau pour l’ONU a été fixé à un peu plus de 1300 m3 d’eau par an et par habitant, en Israël il faut faire avec un volume compris entre 300 et 500 m3 par an ! Une forte contrainte qui est devenu un enjeu majeur. Une Haute Autorité de l’eau a ainsi été créée pour s’assurer d’une ressource en eau de qualité, durable et disponible pour les quarante prochaines années. Sachant que la population est en constante augmentation comme partout sur la planète avec une demande en eau croissante.

L’organisation du secteur de l’eau en Israël répond au schéma suivant :

La Direction Générale de l’eau et des eaux usées (du ministère des infrastructures) a la responsabilité de définir puis conduire la politique nationale de l’eau. Elle fixe les tarifs de celles-ci, le prix de l’eau vendue à usage agricole, ou à usage domestique ou industriel, et elle définit la répartition des eaux disponibles entre les divers usagers, écosystèmes naturels, domestiques et municipaux, agricoles et industriels. Elle décide des investissements nécessaires et lance les appels d’offres pour les infrastructures de production.

La compagnie nationale des eaux MEKOROT crée, maintient et gère le réseau national d’adduction d’eau entre les centres de production ou de prélèvement dans les ressources naturelles et les municipalités ou autorités territoriales. Ces dernières assurent la distribution des eaux aux consommateurs et la collecte des eaux usées. MEKOROT assure aussi l’acheminement des eaux usées entre les municipalités et les usines de traitement.

Municipalités et autorités territoriales assurent la collecte des paiements effectués par les consommateurs pour l’eau qu’ils consomment et pour les taxes locales qu’ils paient pour le traitement des eaux usées. Les municipalités et autorités territoriales se regroupent pour créer et gérer le réseau de collecte des eaux usées et les 120 usines de traitement de ces eaux afin qu’elles soient recyclées.

Le taux de recyclage des eaux usées atteint à ce jour 85% du volume total, proche du maximum atteignable car celles-ci charrient en moyenne 10% de matières solides. Les eaux recyclées sont distribuées dans un réseau séparé, bien que de qualité potable, qui n’alimente que les agriculteurs, dont elles représentent 70% des allocations totales d’eau.

Le réseau alimentant les agriculteurs inclut aussi les réservoirs collectant eaux recyclées et eaux de ruissellement construit par le KKL dans tout le pays. Ils permettent de faire la soudure pendant la saison sèche qui dure souvent 8 mois.

Il est à noter que les décisions de la Direction Nationale de l’Eau (National Water Commission) sont soumises aux organes nationaux ou régionaux de planification qui doivent les approuver et la société civile est représentée de droit dans ces organes par le biais d’ONG reconnues. Le tissu d’ONG de protection de l’environnement est dense, à commencer par la Société pour la Protection de la Nature en Israël, SPNI, la plus importante de toutes avec 45.000 foyers qui en sont membres.

Ces ONG ont donc, depuis la décision gouvernementale en 2000 de basculer vers une économie verte au moins pour l’eau, l’agriculture et l’énergie, un rôle important à jouer nationalement et régionalement, si elles proposent des solutions viables pour les ayant-droit sur l’’eau.

  Photo IGUDAN : une immense station d’épuration des effluents

IGUDAN : une immense station d’épuration des effluents

La journée a commencé par la visite de la principale station d’épuration d’eau des effluents du Goush Dan. C’est l’une des plus grandes usine de recyclage de l’eau dans le monde. Située à Rishon-le-Tsiyon, son centre d’accueil des visiteurs enseigne l’écologie au public grâce à des films, la simulation d’un voyage dans une canalisation souterraine et des explications sur le processus du recyclage de l’eau.

Photo Israël est devenu un leader mondial du recyclage des eaux usées : près de 85% des effluents d’Israël sont purifiés et servent à l’agriculture. L’objectif est de parvenir jusqu’ à réutiliser 90% des eaux usées après recyclage et traitement au cours des prochaines années.

Plus de 50% de l’eau utilisée pour l’agriculture provient déjà de l’eau recyclée. L’augmentation des ressources en eau permet aux exploitants agricoles de cultiver et faire fructifier les champs du Néguev. L’eau purifiée est relativement bon marché pour les agriculteurs, ce qui les aide à mieux gagner leur vie.

Photo - Le recyclage de l’eau permet non seulement d’économiser de l’eau potable, qui a une grande valeur, mais il évite aussi de polluer les rivières et l’eau de mer. Des processus de contrôle rigoureux et un suivi continu garantissent la qualité de l’eau. L’eau purifiée est ainsi d’une qualité qui approche celle de l’eau potable, elle convient à toutes les catégories de cultures agricoles et à l’irrigation des jardins publics.

Cette usine collecte et traite les eaux usées de toute la région de Dan, région centrale autour de Tel-Aviv, comprenant 3,5 millions d’habitants dont 2,5 sont desservis par l’usine de Shafdan et le réseau de collecte des eaux usées qui l’alimente. Ce réseau, exploité par IGUDAN, association de bassin de 23 municipalités ou autorités territoriales, collecte 370 000 m3 d’eaux usées par jour en provenance des 2,5 millions d’habitants et de 7000 centres industriels. Cela représente 40% de toutes les eaux usées du pays. Au total, IGUDAN emploie 100 personnes, dont 50 pour l’usine de Shafdan.

Le cycle de l’eau à Shafdan est de 1 jour dans l’usine, puis 400 jours de finalisation du processus dans des réservoirs successifs, le dernier étant une nappe phréatique réservée à cet usage. Les boues résiduelles sont traitées afin de produire du biogaz d’une part et de l’autre, 70 000 tonnes d’engrais utilisable par les agriculteurs qui reçoivent aussi ces eaux traitées, essentiellement dans le sud du pays. D’ici fin 2016, Shafdan sera totalement autonome en énergie.

Enfin IGUDAN a aussi créé un centre de visiteurs qui reçoit surtout les élèves du primaire et du secondaire, dans le cadre du programme national d’enseignement des comportements économisant l’eau et l’énergie déployé dans tout le système scolaire national, faisant partie de l’enseignement des sciences naturelles.

http://igudan.org.il/ - Vidéos à consulter

 Qui veut boire l’eau des égouts ?

Photo - Par Francis Pisani pour Le Monde.fr | 09.02.2016

Francis Pisani

En boire ou pas ? C’est en me posant cette question que je viens de visiter Shafdan, la plus grande station d’épuration d’eaux sales d’Israël et la plus avancée de la région.

De quelle eau s’agit-il ? De celle qui sort des douches, lavabos, éviers et autres toilettes des villes du coin, à laquelle s’ajoutent les eaux rejetées par les différentes industries locales.

Pour résoudre les problèmes dus au manque d’eau les Israéliens ont recours à trois solutions : les économies, la désalinisation et la purification des eaux usées. A Shafdan comme dans toutes les entreprises de ce genre, l’objectif est de réduire la contamination par les eaux sales et de les réutiliser le mieux possible.

Selon Meir Ben Noon, chargé des visites du centre, 99,8 % de ce qui sort des égouts est effectivement de l’eau. Le plus gros problème provient des ordures qu’elle trimballe : 40 tonnes (dont 30 de lingettes) sont récupérées chaque jour dans les tuyaux. On y trouve parfois de l’or voir des téléphones cellulaires et, une fois au moins, une bicyclette.

- En savoir plus sur Qui veut boire l’eau des égouts ?

Photo - Chaque année on cultive dans cette pépinière 800 000 plants de 300 espèces différentes.

Le voyage s’est poursuivi vers le sud en direction du Néguev, avec les vastes espaces verts parsemés de fleurs. Il y a en ce moment un festival dénommé « Le Sud rouge » qui a lieu chaque année dans le Néguev occidental avec la participation de dizaines de milliers de personnes. Pendant un mois des excursions, des activités pour toute la famille sont organisées et surtout, les promeneurs viennent admirer des milliers d’anémones.

Photo - Pablo Cherkasky, le directeur de la pépinière, nous a décrit les différentes étapes de la croissance d’une plante : « Tout d’abord on va recueillir les graines dans les forêts, on les fait croître dans la pépinière et ensuite on les replante dans les forêts, les parcs ou les jardins. Les plantes forestières sont reproduites en général par des semis de graines et les plantes ornementales à l’aide de boutures. Une partie des graines sont traitées par réfrigération, trempage et divers moyens mécaniques pour augmenter le taux de germination.

Photo - La germination se fait en caisson dans des conditions d’humidité et de température qui sont contrôlées par un ordinateur. Le graines subissent un processus de désinfection et sont plantées dans des bacs. Ensuite elles croissent dans une serre dotée d’un système d’irrigation. Les boutures prennent racine sur des tables chauffantes, puis sont transplantées dans des caissons et placées sous un grillage fin qui leur donne de l’ombre. Elles sont arrosées par un système de goutte à goutte ou par arrosage habituel. Lorsque les plants sont suffisamment grands, ils sont répartis dans toute la région du Néguev où on les replante. »

Photo - Dans cette pépinière gérée par le KKL, on trouve des plants et graines de milliers d’espèces d’arbres et de buissons ornementaux, qui sont distribués gratuitement pour tout usage public, même si ces plants sont destinés à des terres privées. Une tendance récente est de planter un maximum de buissons et d’arbres produisant du nectar pour les abeilles. Cette pépinière contient plus de 20.000 espèces et remplit les besoins du sud du pays. Une pépinière sœur existe au centre du pays, à Eshtaol, et une autre au nord près de Tibériade. Leur capacité totale est d’un million de plants par an.

 Recherche et Développement dans le sud : l’agriculture dans le Néguev

A la station de Recherche et de Développement (R&D) du sud du pays, située dans le Hevel Habessor, nous avons rencontré Liana Ganot, coordinatrice de la protection de la flore, qui nous a parlé de la recherche expérimentale en agronomie effectuée sur place, dans le but d’aider les agriculteurs à affronter les conditions spécifiques du climat et du sol, économiser de l’eau, lutter contre les parasites et améliorer la rentabilité des divers secteurs de l’agriculture.

Photo - Grâce à des méthodes de culture innovantes et à des variétés spécifiques inventées par les agronomes de la station de R&D, l’agriculture est florissante dans cette région, malgré le climat très chaud et sec et le manque d’eau.

Photo - Nous avons parcouru la station de R&D et visité les diverses cultures. La serre des tomates est l’un des endroits les plus importants de la station de R&D étant donné que 70% de toute la production de tomates d’Israël provient du Néguev. Dans la serre des fraises, nous avons pu observer le mode de culture très particulier de ces fruits. On fait pousser des fraises suspendues en l’air pour faciliter la récolte et limiter les dégâts provoqués par les parasites. Nous avons aussi apprécié la beauté des fleurs cultivées en hiver.

Photo  Nir-Am : l’histoire de l’eau

Au musée de l’eau du kibboutz Nir-Am nous avons rencontré rencontré Yaël Projeanne, qui nous a parlé de la manière dont on vit au kibboutz.

Photo - Un musée qui se trouve dans un ancien bâtiment, un vestige historique, qui a servi de station de pompage au premier réseau de distribution d’eau du Néguev, mis en place en 1947. A l’intérieur du musée, Yaël nous a relaté l’histoire du peuplement du Néguev, en insistant sur le rôle essentiel de l’eau dans l’histoire de la région.

Lorsque de nouveaux points de peuplement ont été fondés dans le Néguev, on s’est demandé comment alimenter en eau tous ces nouveaux kibboutzim. Ben Gourion a répondu : « Avec des canalisations de 6 pouces » et c’est ce qui a été fait. Depuis lors et jusqu’à ce jour, l’eau est restée la clé de la mise en valeur du Néguev, une partie du désert a été transformé en une région verdoyante et la vie est revenue dans ces zones arides autrefois désertes.

Photo - Ce musée de l’eau raconte comment le Néguev a été attribué par l’ONU à Israël après la décision de partage prise par l’organisation internationale, grâce à une histoire d’eau. C’est un petit musée fréquenté uniquement par des scolaires israéliens qui viennent y prendre une leçon de pragmatisme.

Pour préparer la décision de l’ONU de partage du territoire sous mandat britannique en deux états, l’un juif, l’autre arabe, une commission a été envoyée pour déterminer exactement où passerait la frontière. A l’époque, le gouvernement britannique interdisait aux Juifs de créer de nouvelles agglomérations sur tout le territoire, Tout le nord du Néguev était encore désertique, mais il avait été décidé d’y amener l’eau par des canalisations en provenance d’une des rivières côtières exploitées dans la région de Tel-Aviv.

Puis en une nuit, 11 agglomérations ont été créées sur des terres appartenant au KKL et les terres ont commencé à être irriguées. Quand la commission de l’ONU est venue dans la région, connue pour être désertique, ils ont été accueillis par les villageois avec des fleurs, des fruits et légumes frais. Puis ont leur a montré d’où venaient ces récoltes. A l’opposé, es dirigeants arabes de la région ont refusé de voir la commission car ils refusaient la décision de l’ONU. La délégation a donc décidé d’accorder tout le Néguev à l’état juif car ils savaient comment le faire fructifier.

 Le réservoir de Sdérot : irrigation des champs

Photo - Au réservoir de Sdérot, qui a été édifié grâce à une donation des amis du KKL des Etats-Unis, du Canada et de Belgique, on a expliqué au groupe le rôle du KKL dans le développement des ressources en eau. Le KKL a construit plus de 230 réservoirs d’eau à travers tout le pays qui recueillent les effluents purifiés et les eaux de pluie et les restituent ensuite aux champs et aux vergers.

Meir Broukental, directeur de la station d’épuration de Sdérot, a expliqué que le réservoir de Sdérot recevait ses eaux de la station d’épuration de Sdérot. En hiver, lorsqu’il n’est pas nécessaire d’arroser les champs, les eaux usées purifiées s’accumulent dans le réservoir qui contient 1 million de m3 d’eau et en été les eaux servent à l’irrigation des champs et des vergers.

Photo -  Préservation et restauration du bassin de la Rivière Yarkon

Photo - Le Yarkon est la rivière qui traverse Tel-Aviv. Elle prend sa source à 23 km de là, vers le nord-est, près de la ville de Roch-Ha’ayin. Vu qu’elle se trouve au centre de la zone la plus densément peuplée de tout le pays, elle fut pendant longtemps extrêmement polluée, au point que des athlètes qui y tombèrent lorsqu’une passerelle qui la traversait s’effondra sous eux furent gravement empoisonnés et l’un en mourut, au début des années 1990.

Sous l’impulsion de la SPNI, une Autorité du Bassin du Yarkon fut créée, regroupant toutes les municipalités riveraines et plusieurs associations de citoyens. Celle-ci a réussi à assainir le bassin, lui redonner vie en lui redonnant de l’eau fraîche, auparavant prélevée par la compagnie des eaux pour usages humains, et en la dépolluant. Plus aucune eau usée n’y est déversée, ni par les municipalités, ni par les entreprises et le public a été sensibilisé pour qu’il n’y jette plus rien. Aujourd’hui on refait du canotage sans risque sur la rivière et l’objectif de l’autorité de bassin est de permettre d’ici quelques années à tous d’y nager à nouveau, comme nous avons pu le constater de visu, les bureaux de l’autorité de bassin étant situés en bordure du parc du Yarkon qui longe tout le parcours de la rivière dans la ville de Tel-Aviv. Une piste cyclable longe maintenant la rivière presque de son embouchure jusqu’à sa source.

Voir : http://cdurable.info/L-eau-en-Israel-de-la-rarete-a-l-abondance.html

Photo - Le programme de réhabilitation du Yarkon mené par l’Autorité de Bassin du Yarkon, qui regroupe toutes les communes sur ses rives, est exemplaire des plans et projets en cours pour réhabiliter toutes les rivières d’Israël.

Cette rivière où, vers la fin des années 1990, il suffisait d’y tomber pour être gravement empoisonné est maintenant utilisé par la population comme parc de loisir où on fait du canotage sans risque. La municipalité de Tel-Aviv espère même pouvoir autoriser à s’y baigner d’ici quelques années. Plusieurs projets ont suivi le même chemin, citons en particulier ceux-ci :
- La rivière Alexander
- Le Kishon, qui traverse sur son parcours la ville de Djénine puis la zone des industries chimiques et pétrolières de Haïfa. Toutes les eaux usées le long de son parcours s’y déversaient. Maintenant l’eau est propre, au point qu’un parc écologique a été mis en place le long de ses rives, commun entre la municipalité de Djénine et l’autorité régionale israélienne bordant ses rives.
- Le Cédron, rivière qui traverse Jérusalem et qui est bordé par plusieurs villages palestiniens, dont la réhabilitation est un projet conjoint entre la municipalité de Jérusalem et la Compagnie Nationale Palestinienne des Eaux.

  Bio Filter de l’éco-quartier de Kfar Saba

Ce projet développé par la municipalité de Kfar Saba avec l’aide du KKL consiste à collecter toutes les eaux de ruissellement urbaines d’un quartier, les traiter par un biofiltre adapté pour irriguer un parc municipal, ces eaux rejoignant ensuite la nappe phréatique.

Photo -  Parc écologique Ariel Sharon sur l’ancienne décharge de Tel-Aviv

Photo - La réhabilitation de ce site, où pendant des dizaines d’années furent déchargées les ordures du grand Tel-Aviv, aux portes sud-est de la ville, crée un grand poumon vert pour toute la région. C’est aujourd’hui un modèle très utilisé pour l’enseignement de l’écologie dans toutes les écoles, primaires et secondaires, du pays. On y a une vue surplombante sur toute la ville. Le gaz méthane contenu dans le sol y est extrait, les sols sont dépollués en particulier des métaux qu’il contient et un centre de recyclage, à la fois pour la récupération des métaux, des matériaux de construction ou à des fins artistiques y a été développé.

Photo - Laboratoire d’agriculture en zones arides de l’Université Ben-Gourion à Beerchéva

Nous avons rencontré les professeurs Yosef MIZRAHI et Rami MESSALEM dans leur laboratoire sur les zones arides. Le premier nous a présenté son programme de développement, d’introduction de nouvelles espèces de fruits et légumes et des méthodes de culture adaptées aux zones arides. Le second a présenté ses travaux sur le traitement des eaux polluées et/ou salées par nanofiltration à basse pression, afin de les utiliser directement pour l’irrigation des cultures, l’énergie nécessaire étant fournie directement sur place par le soleil. C’est une méthode plus économique pour l’agriculture, surtout en zone aride se trouvant loin des côtes. Comme toute méthode de dessalement produit des saumures très salées, il combine cela avec la culture de plantes aimant le sel, comme les betteraves, certaines variétés d’oliviers ou de tomates par exemple.

Photo Fruiting cactus of Cereus penuvianus of 2 years old plantation in the Israeli Negev Desert. Exported to Europe since 1997 as Koubo cactus fruit.

Yossef Mizrahi est un expert des questions biologiques et horticoles d’arbres fruitiers rares et sauvages afin de les cultiver en zones arides. Il travaille sur la biologie des cactus, la physiologie post-cueillette et le développement des fruits, la tolérance à la salinité et son impact sur les plantes cultivées. Il a constitué une banque génétique de cactées de type grimpant (les pitayas), originaires d’Amérique du Sud, et il a par croisements créé des variétés comestibles que l’on commence à cultiver. Depuis 1984, il explore les fruits sauvages du monde et étudie leurs potentiels pour la culture, la cueillette, le conditionnement, l’emballage et la commercialisation, soit en tant que fruits, soit en tant que source de nourriture ou d’élément biologique.

Photo Ripening fruits of Hylocereus polyrhizus (climbing cactus) under cultivation in the Israeli Negev Desert. Exported to Europe since 1996 as red Eden fruit.

Rami Messalem est un expert sur les membranes utilisées pour le dessalement des eaux saumâtres ou de mer et pour la nanofiltration des eaux usées. Son idée sur laquelle il travaille et pour laquelle il a installé une ferme modèle (projet OASIS) dans le désert de la dépression de l’Arava, au sud de la Mer Morte, est de se servir de l’énergie solaire pour purifier et dessaler toutes les eaux disponibles localement en se servant de la nanofiltration qui laissera dans l’eau les minéraux utiles à l’agriculture (qu’on est obligé de réintroduire dans les eaux de mer dessalées dans les grandes usines du pays).

Photo - Son projet AGRISOL, soutenu par le fonds USAID, prévoit l’installation de 2 centres de recherche : l’un en Israël, qui prolongera le projet OASIS, l’autre en Jordanie. Les deux ayant pour objectifs de développer et tester une nouvelle génération d’usines de dessalement utilisant de nouvelles membranes et l’énergie solaire pour effectuer la nanofiltration à basse pression. Cela permet de limiter le coût des installations et d’améliorer les conditions d’irrigation utilisant de l’eau de mer dessalée entièrement. Les deux centres effectueront des tests agronomiques de divers types de plantes afin de déterminer la viabilité économique et technique de cette nouvelle technologie. Des cultures alternées de plantes très sensibles au sel,, neutres et aimant le sel seront effectuées en parallèle afin d’utiliser également les saumures très salées résultant du processus de dessalement. L’eau utilisée sera en premier lieu les eaux saumâtres disponibles dans les sous-sols des zones désertiques du sud en Israël comme en Jordanie. Ces eaux saumâtres sont souvent présentes dans les sous-sols du Moyen-Orient et de toute la zone saharienne et nord-africaine.

Photo - AGRISOL s’est donné pour objectifs :
1. D’optimiser les unités solaires de dessalement par nanofiltration (NF) afin de limiter la consommation énergétique et de réduire les coûts de maintenance, afin d’obtenir un approvisionnement adéquat d’eaux dessalées adaptées à l’irrigation ;
2. De construire deux unités de NF solaire optimisées, l’une en Israël, l’autre en Jordanie ;
3. D’évaluer la viabilité technique et économique au long terme de ces deux unités pour la culture d’au moins deux types de récoltes à haute valeur ajoutée pendant deux saisons consécutives ;
4. De diffuser les résultats du projet vers les agriculteurs du sud d’Israël et de Jordanie, l’Autorité palestinienne et la communauté scientifique.

Photo  Usine de dessalement de l’eau de mer d’ASHKELON

Ce fut la première grande usine de dessalement de l’eau de mer, en son temps la plus grande au monde utilisant la technique de l’osmose inverse. Elle reste l’une des plus importantes, ayant de nos jours une capacité de production réelle très supérieure à sa capacité nominale. Elle est adossée à une centrale électrique afin d’optimiser son rendement énergétique et une grande partie de l’énergie utilisée dans le processus est ainsi récupérée. Les saumures très salées sont rejetées en mer mais sont très vite dispersées, et donc sans impact réel sur l’environnement, par les effluents de la centrale électrique voisine. La synergie entre les deux usines permet d’améliorer le bilan énergétique global des deux entités.

 L’eau au Moyen-Orient : Israël est la solution et non le problème

Voir la vidéo à la source en anglais - Par Benjamin Haymann dans Hydro-diplomatie - octobre 25, 2015

Photo - L’eau étant à la source de toute chose, elle occupe une place décisive dans les relations entre les hommes, mais aussi entre les États. De tout temps, elle a été perçue tantôt comme une frontière et une cause de conflit, tantôt comme un point de ralliement et de convergence. De nos jours, la nécessité d’une gouvernance commune des enjeux liés à l’eau commence progressivement à s’imposer aux acteurs concernés, c’est ce que l’on appelle « l’hydro-diplomatie ». Et si, au lieu des « guerres pour l’eau » régulièrement vaticinées ici et là, s’imposait au contraire la Paix, à cause de l’eau ! Dès aujourd’hui, ou dans un avenir très proche. C’est tout le sens du travail de Norbert Lipszyc.

Parmi les mensonges palestiniens, celui de l’eau tient une place particulière. Il permet d’accuser Israël de mener une politique cruelle en assoiffant les populations arabes de Judée-Samarie et de Gaza. La portée symbolique d’un tel mensonge est potentiellement très puissante et c’est pourquoi il est particulièrement important de rétablir la réalité des faits.

Tout d’abord, les Palestiniens et leurs soutiens accusent Israël de gérer l’eau de Judée-Samarie. Ce territoire étant selon eux occupé, Israël n’a pas de légitimité pour s’occuper de telles infrastructures. Or précisément, en droit international, les droits et devoirs d’une puissance occupante sont définis dans la IVème Convention de Genève, et celle-ci précise entre autres obligations que la puissance occupante doit gérer et développer les infrastructures du territoire occupé. Ainsi, même en considérant la Judée-Samarie comme occupée, c’est bien à Israël que revient le droit de gérer les infrastructures d’eau.

La situation depuis 1967

Lorsqu’Israël a pris la Judée-Samarie en juin 1967, les infrastructures d’eau étaient pratiquement inexistantes. Seules quatre localités avaient accès à l’eau courante, les puits étaient artisanaux. Aujourd’hui, Israël a fait bénéficier la région de tout son savoir-faire en eau (comme l’irrigation au goutte à goutte par exemple qui donne de meilleurs rendements avec moins d’eau), et lui permet de soutenir un développement économique et agricole dans une zone parmi les plus arides du monde.

Un malentendu courant vient d’un choc des cultures. Dans le monde arabe il est courant de dépendre de puits artisanaux et d’eau de pluie, et il est rare de devoir payer son eau. Israël a en revanche installé un système plus occidental avec investissements conséquents dans les infrastructures, avec comme contrepartie un paiement de l’eau rendue accessible par le consommateur final. Lorsqu’Israël envoie des factures d’eau aux Palestiniens, certains veulent voir cela comme « Israël qui vole l’eau aux Palestiniens et leur revend » comme l’a déclaré Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen. Lorsqu’un habitant de Paris paye sa facture d’eau, cela signifie-t-il que l’Etat lui vole son eau et lui revend ?

Le tournant des accords d’Oslo

En 1995 dans la foulée des négociations florissantes entre Israël et l’OLP, est signé dans le cadre des accords dits d’Oslo II un accord portant sur l’eau. Il prévoit la création d’une comité mixte israélien et palestinien pour la gestion des forages. Et il prévoit des obligations de part et d’autre pour la gestion de l’eau. Israël, via sa société Mekorot, fournit de l’eau aux Palestiniens, les Palestiniens eux doivent gérer leurs infrastructures afin de limiter les fuites particulièrement coûteuses (30 à 40% de la consommation d’eau palestinienne contre 10% en Israël) et gérer l’assainissement afin de limiter la pollution et de pouvoir réutiliser une partie des eaux usées. Ces derniers engagements n’ont pas été tenus. Malgré l’aide internationale conséquente, seule une station d’épuration a été construite, largement insuffisante pour faire face à tous les besoins, et les fuites y sont encore très importantes.

Les Israéliens consomment plus d’eau que les Palestiniens, oui mais…

En fevrier 2014, le politicien socialiste allemand Martin Schulz était venu faire un discours au parlement israélien dans lequel, faux chiffres à l’appui, il avait dénoncé les inégalités dans la consommation d’eau entre Israéliens et Palestiniens. C’est vrai, les Israéliens consomment plus d’eau que les Palestiniens. De la même manière que la France consomme plus d’eau que Haïti ou que les Etats-Unis en consomment beaucoup plus que le reste de la planète. Cette situation s’explique par une différence dans les investissements. Alors que les Palestiniens n’ont pas développé leurs sources d’approvisionnement, Israël a effectué une révolution en développant massivement la désalinisation. On serait tenté de dire que les Palestiniens sont contraints à cause des restrictions israéliennes mais même ceci est inexact. Les Israéliens ont donné aux Palestiniens l’occasion de construire des centrales de désalinisation sur la côte, et les Européens ont fourni tous les financements nécessaires. Mais cela ne s’est jamais fait, obligeant les Palestiniens à vivre avec leurs propres sources rudimentaires et l’eau fournie par Israël comme convenu et accepté par les deux parties en 1995. Les chiffres de Mekorot montrent même qu’Israël va au delà de ses engagements en fournissant plus d’eau que prévu.

Israël à l’origine des problèmes d’eau ?

Ainsi, la situation est telle que si les Palestiniens devenaient indépendants, leur situation hydrique ne ferait que s’aggraver, ils ne pourraient plus compter sur la fourniture israélienne ni sur les accords éventuels de désalinisation. De plus, les structures d’exploitation présentes en Judée-Samarie sont en grande partie israéliennes. Leur situation pourrait même se retrouver plus délicate que celle des Jordaniens, qui sans aucune « occupation » israélienne ont déjà actuellement moins accès à l’eau que les Palestiniens. Les Palestiniens cherchent à influencer l’opinion publique en faisant passer Israël pour un Etat qui assoiffe toute une population. Cette accusation est mensongère et diffamatoire, elle incite à la haine contre Israël et rappelle tristement les accusations récurrentes de crime rituel et d’empoisonnement des puits en Europe. http://crisedeleau.info

 A propos de la SPNI Société pour la Protection de la Nature en Israël, SPNI

Israël est un pays en fort développement en matière écologique. De multiples actions sont effectuées chaque année, tant sur le plan de la protection de l’environnement et de la biodiversité qu’au niveau du développement durable.

Photo - Dix fois plus d’eau dans les réserves naturelles d’Israël qu’il y a dix ans

Les modifications de la loi, le dessalement et le traitement systématique des eaux usées pour recyclage ont permis cette spectaculaire progression des volumes d’eau rendus à la nature et la tendance va continuer.

www.natureisrael.org/France  A propos du KKL – FNJ kkl.fr - Le site du KKL de France

Le KKL est le fer de lance de la rédemption de la Terre d’Israël : un concept qui provient du commandement biblique : « Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement » (Lévitique, 25:23).

Dépositaire de la gestion de ces terres, au nom du peuple juif tout entier, le KKL les alloue à bail pour des périodes renouvelables de 49 ans. En ce sens, il garantit l’unité et le caractère juif de la terre inaliénable d’Israël.

En effet, après avoir procédé au rachat de terres en Eretz Israël pendant près de cinquante ans, le KKL se consacra, après la création de l’État d’Israël en 1948, au défrichement, au reboisement et au développement national.

En 1961, le KKL signa une convention avec le gouvernement, en vertu de laquelle toutes les terres d’État (92 % de la surface nationale) seraient administrées selon les principes du KKL, c’est-à-dire en curatelle à perpétuité au nom du peuple juif et uniquement allouées à bail.
L’Autorité domaniale du KKL fut ainsi établie comme seul agent de défrichement et d’aménagement des terres pour le peuplement et le reboisement. Illustrant le principe biblique selon lequel l’usufruit de la terre revient à ceux qui la cultivent et lui accordent leur sollicitude, le KKL n’a eu de cesse, par ses acquisitions de terres, ses travaux de défrichement, de conservation du sol et de l’eau, ses plantations d’arbres, ses constructions de routes et ses efforts en faveur de la protection de l’environnement, de concrétiser la promesse de Theodor Herzl.

Le 21ème siècle : le Green Century pour le KKL-FNJ

Le 21ème siècle : le Green Century pour le KKL-FNJ

Photo - Au début du 21e siècle, le KKL est devenu la première organisation verte d’Israël, à la suite de l’évolution de ses priorités initiales en fonction des besoins environnementaux de la société. La politique de développement durable se confond d’ailleurs maintenant avec les tendances environnementales croissantes.

Les amis de KKL dans le monde entier se sont mobilisés pour aider les personnes à mobilité réduite, en développant l’accessibilité aux sites de loisirs KKL-JNF pour les handicapés physiques et des installations adaptées aux déficiences auditives et visuelles.

D’énormes efforts et ressources ont été consacrés à la réduction de la détresse des personnes en difficultés, aux travaux de préparation des terrains et de construction des infrastructures agricoles. Plusieurs nouvelles fermes qui en résultent sont en plein essor dans le désert du Néguev occidental.

Le KKL-JNF a conçu des partenariats de recherche inédits sur les questions de l’eau et de la foresterie. Aujourd’hui, il existe une coopération avec les administrations forestières américaines et australiennes, les gouvernements régionaux des Etats de l’Alberta et du Manitoba au Canada, et avec les organisations forestières en Espagne, en Italie, en Grèce et d’autres pays méditerranéens.

Vidéo à écouter à la source

Les recherches effectuées par le personnel du KKL-JNF, en coopération avec des institutions académiques en Israël, ont déjà bénéficié à d’autres pays, en particulier pour l’éradication de la guêpe biliaire (Ophelimus maskelli) qui provoque d’énormes dégâts aux arbres d’eucalyptus, une ressource importante dans l’Extrême-Orient et Australie. La participation de KKL-JNF à la campagne internationale « Clean Up the « World », originaire d’Australie, est une autre expression du dévouement de KKL à écologiser les pays et à la promotion de projets communautaires pour le 21e siècle.

Photo - 110 ans de succès pour le KKL : cela n’aurait pas été possible sans le soutien de ses amis dans le monde entier, à la fois avant et après la fondation de l’État. Les résidents d’Israël et les visiteurs du pays connaissent un pays qui est plus épanoui et prospère que jamais.

Grâce au travail de KKL-JNF, les cicatrices infligées aux forêts par le climat rigoureux, les incendies et la guerre guérissent lentement. Par exemple, les forêts de Galilée endommagées par des tirs de roquettes pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006 ont été rajeunies par la plantation de centaines de milliers de nouveaux jeunes arbres qui ont germé naturellement ou ont été plantés avec amour et en conscience. KKL-JNF est à la pointe des efforts d’Israël pour renouveler les forêts Carmel endommagées par les incendies de Décembre 2010. Et à force d’amour, de patience et de soins, les forêts noircies se couvrent à nouveau de vert.

Les forêts sont maintenant en vie avec des cyclistes qui découvrent la nature en pistes cyclables que KKL-JNF a réalisées. Les fleurs sauvages dans et autour des forêts du KKL-JNF fleurissent en hiver et au printemps grâce à un entretien constant et à la prise de conscience accrue du respect de la nature et de l’environnement que le KKL a peu à peu instillé dans le public.

Photo - En coopération avec les autorités locales, le KKL est en train de planter sept millions d’arbres - un pour chaque citoyen. Ces projets expriment, entre autres, la contribution apportée par le KKL à la lutte mondiale contre le changement climatique.

Photo - Car faire pousser un arbre c’est comme élever un enfant ! Nourrissez-le et il deviendra grand et fort puis donnera d’autres arbres…Un enfant « nourri » à l’aune de l’amour d’Israël deviendra un adulte responsable et développera une identité juive forte - à son tour il aura les capacités de transmettre aux générations suivantes cet amour, son héritage.

Photo - Grâce à des programmes éducatifs passionnants, le département de l’éducation du KKL encourage un comportement écologique. Que ce soit au cours de voyages de découvertes ou au travers d’outils pédagogiques innovants, les enfants s’imprègnent de ces deux notions qui interagissent l’une sur l’autre : amour d’un pays et préservation de celui-ci, Israël.

Ces programmes font appel à des ressources formelles ou informelles et se concentrent sur les valeurs de l’écologie, du développement durable, de l’afforestation et de la protection de l’environnement en mettant l’accent sur des travaux pratiques, les mains dans la terre. www.kkl.fr

 A propos du B’nai B’rith France

« Bienfaisance, Amour fraternel, Harmonie. La plus ancienne association Juive humanitaire mondiale (1843) ». Le B’nai B’rith est une ONG, présente à l’ONU, l’UNESCO, l’O.M.S, au Conseil de l’Europe, et au MERCOSUR. Il est la plus ancienne organisation juive mondiale présente dans 60 pays dont 27 en Europe.

En savoir plus sur le B’nai B’rith France

Le sigle K.K.L signifie « Keren Kayemeth LeIsraël » ou « fonds pour l’existence d’Israël ». Fondé en 1901 par Theodor Herzl lors du Ve Congrès sioniste, le KKL est le bras exécutif du peuple juif pour la rédemption et le développement de la terre d’Israël. Sa première vocation fut de racheter des terres en Eretz Israël en vue de l’installation de pionniers juifs. Mais très vite, ses missions se sont diversifiées.

Parmi ses tâches traditionnelles, liées à la gestion des terres, on compte :
- Le défrichement de terrains pour l’agriculture,
- Le reboisement et l’afforestation,
- L’aménagement de sites pour l’habitation, l’agriculture et l’industrie.

Depuis, le KKL a relevé de nombreux défis, afin d’améliorer la qualité de la vie en Israël. Les plus connus sont :
- La lutte contre la désertification,
- La conservation des sols,
- La construction de réservoirs d’eau,
- L’aménagement et l’entretien de prairies et pâturages,
- La protection de l’environnement et la promotion du développement durable,
- La création de parcs récréatifs, de ceintures vertes autour des villes et de réserves naturelles,
- La construction de routes et chemins et l’aménagement de voies de sécurité,
- La réalisation d’infrastructures touristiques,
- La recherche agronomique et le développement de technologies agricoles de pointe, notamment en milieu désertique,
- La création d’aires de repos et de loisirs dans les forêts, parcs et aux alentours des bases militaires,
- La réhabilitation de cours et bassins d’eau : restauration de lits de rivière, renforcement des rives et creusement de canaux de drainage,
- La prévention contre les inondations et les feux de forêt,
- La restauration de sites archéologiques et historiques

Pour en savoir plus : Chronologie Historique du KKL Naissance de la Boîte Bleue - Voir en ligne : Keren Kayemeth LeIsrael - Jewish National Fund - Accueil | Contact | Mentions légales – Source : http://cdurable.info/L-eau-en-Israel-de-la-rarete-a-l-abondance.html

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  • Reportage RFI sur « le partage inéquitable de l’eau entre Israël et la Palestine »

Visa pour l’image : « Le partage inéquitable de l’eau entre Israël et la Palestine »

Par Margaux Mazellier Publié le 29-08-2016 Modifié le 29-08-2016 à 23:43 – Document ‘RFI’ - Territoires Palestiniens Israël Eau Photographie - Photo - Août 2015. Des colons israéliens et des Palestiniens se baignent ensemble à Wadi Qelt, le long de la rivière Prat, dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie. Laurence Geai

Laurence Geai, de l’agence Sipa Press, fait partie des 14 photographes qui ont la chance d’être exposés au festival annuel de photojournalisme Visa pour l’Image qui se tient depuis le 27 août à Perpignan. A trois reprises, la photoreporter de 32 ans, s’est rendue en Israël et en Cisjordanie pour enquêter sur la gestion de l’eau du territoire. Selon un rapport de la Banque mondiale*, un Israélien dispose en moyenne de quatre fois plus d’eau qu’un Palestinien. La série de photos, intitulée « Eaux troubles », témoigne de ce « partage inéquitable de l’eau » entre Israël, la bande de Gaza et la Cisjordanie. Entretien.

RFI : Comment s’organise sur le terrain cet « apartheid » de l’eau ?

L’accès à l’eau est très différent si on est un Israélien lambda, un colon ou un Palestinien. Les chiffres sont clairs : un colon dispose de 300 litres d’eau par jour et un Palestinien entre 80 et 120. Cette différence est visible sur le terrain et plus particulièrement l’été où, à cause de la chaleur, l’eau se fait plus rare. Dans la vallée du Jourdain, par exemple, il y a beaucoup de colonies agricoles avec d’énormes champs de palmiers verdoyants. Au contraire, la Cisjordanie autour est asséchée. Sur l’une des photos de la série, on voit une petite fille du village bédouin de Suzya en Cisjordanie se rafraîchir dans l’évier de la cuisine familiale. La photo suivante se situe à quelques mètres dans un village d’environ 900 colons, on y voit un petit garçon qui prend sa douche après s’être baigné dans une piscine. Le contraste est très parlant !

RFI : Mais, pourtant, il y a des ressources ?

Bien sûr ! L’aquifère (couche de terrain perméable et poreux pour stocker une nappe phréatique, ndlr) est alimentée par les pluies notamment, surtout en hiver, et les puits se remplissent. Il y a des ressources mais elles sont mal redistribuées. Normalement, Israël est responsable de l’approvisionnement en eau de la Cisjordanie. Mais le gouvernement exerce un contrôle inégalitaire sur l’eau de la région. Prenons la vallée du Jourdain. C’est l’une des principales sources d’eau du territoire. Or, l’essentiel de ces réserves est destiné à l’approvisionnement des colonies via plusieurs puits très profonds.

RFI : Mais les Palestiniens n’ont pas du tout accès à ces sources ?

Si, mais difficilement. La première raison c’est que les puits israéliens sont beaucoup plus profonds que ceux construits par les Palestiniens. La seconde, c’est que les Palestiniens doivent demander la permission aux Israéliens pour construire de nouveaux puits plus profonds. Or, la plupart des sources d’eau sont situées en zone C, qui représente 60% du territoire palestinien et qui est sous contrôle total israélien. Toute construction nécessite donc une demande d’autorisation qui, dans la plupart, des cas est refusée. De même, lorsque les Palestiniens essayent de construire des piscines naturelles en zone C, Israël les détruits presque systématiquement.

RFI : Quelles sont les populations les plus touchées par cette inégale répartition ?

En Cisjordanie, les bédouins sont particulièrement touchés. Ils ne disposent que de 20 litres d’eau par personne et par jour alors que l’Organisation mondiale de la santé recommande un minimum de 100 litres pour vivre décemment : ils se font livrer de l’eau ou ils en achètent, s’endettant lourdement parfois. Les réfugiés palestiniens, eux aussi, sont touchés. Dans le camp de Jalazun à Ramallah en Cisjordanie, les femmes recyclent l’eau de leur toilette en évacuation pour les WC l‘été. Elles n’ont pas le choix, lorsque l’été l’eau est parfois coupée pendant plusieurs jours. Les réfugiés palestiniens ne payent pas l’eau la plupart du temps en raison de leur statut. Ils sont aidés par différentes ONG et le gouvernement israélien.

Dans les colonies, l’agriculture prospère, des Palestiniens et de plus en plus de Thaïlandais y sont d’ailleurs employés. Toute l’eau du territoire va en priorité aux colonies. Près de Jéricho, le niveau du filet d’eau de Wadi Auja baisse considérablement en été, selon la quantité d’eau que pompe la colonie israélienne Yitav située juste à côté. En fait, le colon est plus important que le Palestinien. Au-delà de ça, les Israéliens ont développé des techniques permettant de faire vivre un désert avec de vraies prouesses technologiques ! Dans la zone désertique de la mer Morte, les Israéliens arrivent à faire pousser des centaines de palmiers. Ils utilisent des techniques modernes comme celle du goutte-à-goutte, une méthode d’irrigation utilisée en zone aride qui réduit au minimum l’utilisation de l’eau et de l’engrais. Une fois en Israël, dans le Negev, j’ai même photographié des vaches à qui on faisait prendre une douche parce qu’il faisait trop chaud !

RFI : Y a-t-il une différence entre la situation des Palestiniens qui vivent en Cisjordanie et ceux qui vivent dans la bande de Gaza ?

En Palestine, les gens ne meurent pas de soif. A Gaza, la situation est bien plus difficile. L’eau de l’aquifère côtier, la principale source d’eau de Gaza, est presque totalement polluée. L’eau est sur-pompée en amont par Israël, entres autres. Le niveau de la nappe phréatique est donc en chute, permettant ainsi l’infiltration d’eau salée. Une eau de mer qui est polluée par de mauvais engrais agricoles importés d’Egypte utilisés par les Gazaouis, mais aussi ceux utilisés par les agriculteurs israéliens et cisjordaniens alentours. A cela s’ajoute le fait que leurs stations d’épurations ne sont pas suffisamment grosses pour traiter les eaux usées. La plupart des eaux usées sont donc reversées directement dans la mer. Une grande partie des infrastructures en eau a été détruite pendant la guerre et à cause du blocus israélien et égyptien, les Gazaouis peuvent difficilement acheter du matériel pour assainir l’eau.

RFI : Comment les Gazaouis font-ils pour se procurer de l’eau alors ?

Des entreprises privées s’occupent de vendre l’eau dessalée aux Gazaouis, mais cela a un coût, l’eau est beaucoup plus chère et donc pas disponible pour tout le monde. Le prix de l’eau au mètre cube est environ trois fois plus cher en Palestine qu’en Israël ! Ceux qui n’ont pas les moyens de se payer de l’eau boivent de l’eau sale. Heureusement, des ONG, très présentes sur place, distribuent deux fois par mois de l’eau gratuitement ou à un coût réduit aux habitants les plus pauvres.

Ces problèmes de pollution de l’eau ont de graves répercussions sanitaires sur les populations, surtout sur les enfants, comme des problèmes rénaux. Mais il n’y a pas encore de chiffres ou d’enquêtes pour prouver le lien direct.

RFI : Quels autres types de relations liées à l’eau sont en jeu dans ce conflit ?

J’ai travaillé sur la pêche aussi. A Gaza, elle est limitée à 6 miles de la côte, soit presque 10 kilomètres, par Israël. Quand les Gazaouis dépassent à 6,5 miles, Israël envoie des roquettes. J’ai photographié des bateaux détruits qui gisent sur des plages. Cette limitation pose un autre problème, sanitaire encore une fois, car c’est sur les rivages que l’eau est la plus polluée. J’ai aussi travaillé sur l’eau comme loisir. La dernière photo de la série montre la source du Wadi Qelt en Cisjordanie, située dans le parc Ein Mabua. On y voit des Palestiniens se baigner avec des Israéliens. Une image rare ! Les Palestiniens ne peuvent pas exploiter les ressources, mais peuvent s’y baigner.

© 2016 Copyright RFI – Tous droits réservés - RFI n’est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externe – Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160829-visa-image-le-partage-inequitable-eau-israel-palestine

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    Néguev et esprit pionner au service de la créativité
    Image illustrative de l’article Néguev

    Le district sud d’Israël englobant le Néguev.

Le Néguev (de l’hébreu : נֶגֶב ; en arabe : النقب - Naqab) est une région désertique du sud d’Israël. En hébreu biblique, Néguev signifie « sud ». Le Néguev couvre la plus grande part du district sud d’Israël.

Sommaire

Géographiquement, d’une superficie de 13 000 km2, ce désert forme un triangle posé sur l’un de ses angles. Il est limité à l’ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza et, à l’est, par la vallée de l’Arabah qui constitue la frontière internationale entre l’État d’Israël et le royaume hachémite de Jordanie.

Population

La ville principale est Beer-Sheva (200 000 habitants environ) au nord. La limite sud est le golfe d’Aqaba et la ville balnéaire israélienne d’Eilat. Parmi les autres villes, on trouve Dimona et Mitzpe Ramon et des cités bédouines dont Rahat et Tel Sheva.

Le Néguev constitue 60 % de la surface de l’État d’Israël mais n’abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale).

La population de Bédouins, qui sont des Arabes israéliens, est estimée a 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d’origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d’existence sont précaires en raison de l’absence d’infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes1,2.

La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente3.

Flore

La végétation est très rare : seuls subsistent quelques arbres et de maigres buissons desséchés par le soleil. La vie dans le désert se situe toujours autour des oasis ou autour des puits creusés par l’homme.

Faune

Dans les années 1970, il y avait encore une vingtaine de panthères d’Arabie (Panthera pardus nimr), mais cette sous-espèce de léopard à presque disparu du Néguev depuis4.

Géologie

On y trouve plusieurs curiosités géologiques et culturelles, notamment trois grand cirques ou machteshim, uniques dans la région : ha-Machtesh ha-Gadol (« le grand cratère »), ha-Machtesh ha-Katan (« le petit cratère ») et le cratère Ramon. Ce dernier est le plus vaste des trois. Ce ne sont pas des cratères d’impact.

Histoire

Sur le plan historique, il fut aussi le théâtre des activités de la civilisation des Nabatéens qui y fondèrent la cité de Avdat, l’Oboda antique, sur l’itinéraire de leurs caravanes reliant notamment Pétra. De nombreux graffitis datant des débuts de l’ère islamique y ont été étudiés par l’archéologue Yehuda D. Nevo5.

Développement

Aujourd’hui, cette région se situe au centre de l’agenda israélien de développement du pays par de nombreux programmes de reforestation du désert, d’implantation de nouveaux immigrants et de développement économique afin de désengorger le littoral côtier. À cet égard, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée en 2005 entre Tel Aviv et Beer-Sheva, la « capitale du désert », afin de faciliter le décloisonnement de cette portion du territoire. Le Néguev est également connu sur le plan international car il abrite les installations de la centrale nucléaire de Dimona, le cœur présumé du programme nucléaire militaire d’Israël, ainsi que le centre de lancement de Palmachim.

En 2006, un nouveau ministère dirigé par l’ancien Premier ministre Shimon Peres a été créé exclusivement pour la mission de refleurir le désert du Néguev d’ici l’an 2015 (et également pour faire prospérer la région nord de la Galilée).

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9guev

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Le Néguev : l’esprit pionner au service de la créativité – Auteure : Noémie Grynberg 2009 -  Accueil / Israel / Image : http://s2.e-monsite.com/2009/11/04/08/resize_250_250//Ramat-Haneguev.jpg

Le Néguev, au sud d’Israël, constitue la plus grande région du pays. Représentant plus de 60% de sa surface, il s’étend sur 13.000 km2. Cependant, la zone n’abrite que 8% de la population israélienne, dont une forte communauté de Bédouins (25% de ses habitants). Ben Gourion souhaitait pour le Néguev un avenir verdoyant et industriel. Qu’en est-il de nos jours du rêve sioniste de développement de ce territoire semi désertique ? Bien avant la création de l’Etat d’Israël, le Néguev constituait déjà un défi pour le futur développement du pays. David Ben Gourion prônait le retour des Juifs dans cette région : « c’est dans le Néguev que la créativité et l’esprit pionner courageux d’Israël seront mis à l’épreuve ».

Présentation générale

Le Néguev est composé de cinq régions géologiquement distinctes :
- le Néguev du Nord, appelé « Zone Méditerranéenne » (région d’Ashkelon). Ses terres sont relativement fertiles avec 30 cm de pluie par an
- le Néguev de l’Ouest, plutôt sablonneux, possède peu de terres arables avec ses dunes pouvant atteindre parfois plus de 8 mètres de haut
- le Néguev du Centre, comprenant la grande ville de Beer-Sheva. Malgré ses 20 cm de précipitations annuelles en moyenne, ses terres peu perméables ne retiennent pas l’eau ce qui érode le sol
- le Plateau du Néguev, situé entre 365 et 550 mètres au dessus du niveau de la mer, connaît des températures extrêmes en hiver et en été. Ses terres en partie salines sont peu cultivables et ne reçoivent que 10 cm de pluie par an.
- la Vallée de l’Arava, qui s’étend sur 180 km de la pointe nord de la Mer Morte au golfe d’Eilat au sud, longe la frontière avec la Jordanie. Cette zone aride reçoit à peine 5 cm de pluie par an. Sans irrigation adéquate et sans engrais, ses terres peu exploitables seraient pratiquement improductives. C’est surtout dans cette région que le génie agricole juif s’est révélé en la transformant en grande ferme dont les produits de qualité sont exportés partout dans le monde. Administrativement, le Néguev est divisé en 8 districts : Bnei Shimon, Shaar Haneguev, Merhavim, Eshkol, Tamar, Harava, Ramat Habeguev et Eilat. De nombreux kibboutzim s’y sont installés et développés : Neot Semadar, Ketura, Sde Boker, Revivim, Lotan, Yotvata pour les plus connus.

Développement historique

Sans évoquer l’évolution des grandes villes de la région (Beer-Sheva, Arad), la rétrospective du plan de développement du Néguev donne un aperçu intéressant de ses objectifs et des efforts consacrés à sa croissance. Dès 1948, le nouvel Etat hébreu se fixe comme but de faire fleurir le désert du Néguev pour absorber les flux migratoires et rassembler la diaspora juive. Pendant la guerre d’Indépendance, la 5e brigade composée de 3.000 hommes répartis en 5 bataillons, les Guivati, du Front central, et la 12e brigade, HaNeguev, du Front sud opèrent dans le nord du Néguev. Leurs troupes sont disséminées dans les différentes implantations de la région. Les villages isolés et menacés des environs sont aidés parallèlement par le KKL. En 1949, les Israéliens entament la construction d’un aqueduc alimenté par les eaux du Jourdain qui doit irriguer le désert.

Dans les années cinquante et soixante, le KKL accroît ses plantations d’arbres dans le sud. Le village de Mitzpe Ramon est fondé en 1951 en tant que base d’hébergement pour les travailleurs qui construisent la route vers Eilat. En 1956, il devient une véritable ville. Ses premiers habitants, principalement originaires d’Afrique du Nord et de Roumanie, viennent s’y installer dans les années 1960, dans le cadre du programme de peuplement du Néguev (la devise de Ben Gourion).

Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, le KKL accélère le développement du Néguev. L’institution sioniste est à l’origine des forêts de Lahav et Yatir dans le nord de la région.
En 1979, le gouvernement israélien crée le groupe des villages « Pithat Shalom » dans le nord ouest pour y réinstaller rapidement les localités du Sinaï rendu à l’Egypte. Entre 1987 et 1989, des sites récréatifs et archéologiques sont aménagés : Eshkol, Golda, Yérouham et Dimona. Une nouvelle méthode de retenue des eaux de pluie est développée pour faire « reverdir » la région. Un réseau de barrages et de réservoirs est construit sur la rivière Bessor.

Dans les années quatre-vingt-dix et deux mille, le KKL s’attache à désenclaver le Néguev afin de stimuler le développement économique et humain du sud du pays. Infrastructures routières, agricoles et touristiques, constructions de réservoirs d’eau, plantations de forêts, recherche et développement en matière agricole, projets éducatifs et écologiques, tout est mis en œuvre pour faire reculer le désert et soutenir le peuplement et le dynamisme des régions les moins denses d’Israël. Par ailleurs, le KKL contribue au logement et à l’intégration économique, sociale et culturelle de centaines de milliers de nouveaux immigrants issus principalement de l’ancien bloc de l’Est et d’Éthiopie. L’année 2000 est consacrée au plan d’action pour le développement de l’agriculture et de l’industrie en vue d’attirer vers cette région de nouveaux résidents.
L’essor de la ‘’Route des vins’’ dans le Néguev connaît également une belle réussite. Ses vignobles donnent des crus de qualité qui s’exportent bien. En 2000, les vendanges de Ramat Arad, près de la mer Morte, donnent 430 tonnes de raisins rouges d’excellente qualité qui produisent des Merlot et des Cabernet Sauvignon de premier ordre. En 2001, les très bons vignobles des régions de Yatir et Maon produisent différentes variétés de raisins, entre autres des Cabernet Sauvignon, Merlot, Chardonnay, Sauvignon Blanc, Chiraz et Zinfandel.

Début 2004, une commission ministérielle dirigée par le ministre de la Construction et du Logement, Effie Eitam (Parti national religieux), décide de créer une nouvelle localité sur le Mont Avnon, Kfar Hamada, à proximité de Yerouham. Il estime que ce site contribuera au développement de sa ville voisine grâce aux usines que des industriels ont l’intention d’installer dans la région. À l`inauguration d’un autre nouveau village, Givat Bat, Effie Eitam déclare : « Je suis fier de diriger le développement de la construction dans le Néguev et vois dans la création de ce village un accomplissement du rêve sioniste et une première étape dans le développement du Néguev ».

Début 2005, le ministère de l’Intérieur annonce la création d’une implantation supplémentaire, Halouzit, au nord ouest du Néguev, non loin de la Bande de Gaza, pour accueillir 7.500 futurs évacués du Goush Katif. Son activité serait principalement agricole.
C’est la deuxième fois que ce ministère annonce la création d’une nouvelle localité pour reloger les futurs évacués. Le village de Shoulamit, lui aussi situé dans le Néguev, est prévu pour accueillir près de 500 familles. De plus, le gouvernement envisage la construction de 74 nouvelles maisons à Bat Hadar, près d’Ashkelon.

Fin 2005, le KKL œuvre également en un temps record, à la réinstallation dans la région des familles évacuées du Goush Katif. Malgré l’urgence, l’organisation sioniste tente de donner à ces personnes déracinées les moyens de reconstruire leur vie : logements, voies d’accès, plantations, serres, bâtiments communautaires. La même année, le gouvernement israélien décide de pourvoir les coopératives agricoles du Néguev de 30 millions de m3 d’eau supplémentaire sur 5 ans. Cette décision est prise dans le cadre du programme de développement des terres agricoles dans le sud.
En 2006, un nouveau ministère est créé avec la mission exclusive de refleurir le désert du Néguev d’ici l’an 2015. C’est Shimon Perès qui occupe le premier ce poste.

Début 2009, Haim Blumenblat, de la Division du Budget pour le développement des régions périphériques déclare : « Le développement du Néguev est essentiel, tant pour le futur d’Israël que pour réaliser notre propre potentiel. Le futur développement du Néguev n’est un pas un luxe, mais une nécessité absolue. En principe, le Néguev possède les plus grandes réserves de terres du pays » .
Selon l’actuelle plate-forme du Likoud, le gouvernement rejette formellement l’idée prônées par la gauche d’abandonner certaines parties du Néguev au profit des Palestiniens, ce qui se rapproche en fait du plan de partition de 1947. Le Likoud affirme que ces propositions de l’opposition risquent de provoquer, au sens propre, le démembrement de l’Etat d’Israël.

Aujourd’hui [209], la région du Néguev continue à se situer au centre de l’agenda israélien concernant le développement du pays grâce à de nombreux programmes de reforestation du désert, d’implantation de nouveaux immigrants et de croissance économique afin de désengorger le littoral de la région du Goush Dan. À cet égard, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée en 2005 entre Tel Aviv et Beer-Sheva, la « capitale du désert », afin de faciliter le décloisonnement de cette portion du territoire. Ces projets seront-ils suffisants pour réaliser enfin le rêve de Ben Gourion ?

Read more at http://www.noemiegrynberg.com/pages/israel/le-neguev-l-esprit-pionner-au-service-de-la-creativite.html#hBekiHUkLqmy6zvg.99 – Source : http://www.noemiegrynberg.com/pages/israel/le-neguev-l-esprit-pionner-au-service-de-la-creativite.html

Des initiatives israéliennes revitalisent le Néguev et la Galilée

Coolisrael mercredi 24 août 2016
Le Ministère israélien pour le Développement débloque régulièrement des fonds pour contribuer au développement des régions du Néguev et de la Galilée, nettement moins plébiscitées par les Israéliens par rapport aux grandes villes et aux régions côtières israéliennes. Ces régions représentent trois quarts du territoire israélien, et ne sont peuplées que par un quart de la population israélienne totale. C’est dans ces conditions que plusieurs organismes citoyens se sont donné pour objectif de contribuer à la revalorisation économique et démographique de ces régions. Des initiatives souvent lancées par des étudiants entendent recréer des villages au Néguev et en Galilée ou les revitaliser. Voici deux d’entre-elles

Source : http://coolisrael.fr/28792/des-init...

Israël, orfèvre de l’eau – Publié le 12/09/2016 à 10h33 - Vincent de Féligonde, en Israël.. Document ‘La Crox’.

Confronté à un stress hydrique chronique, l’État d’Israël a lancé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources par le retraitement des eaux usées et le dessalement.

Photo : Irrigation par goutte-à-goutte dans un champ de concombres en Cisjordanie. / Eric Dexheimer/Signatures

« Nous ne disposons malheureusement plus de la technologie dont disposait Moïse  : frapper le rocher, faire jaillir de leau et donner à boire au peuple… » Rien de mieux qu’une métaphore biblique pour illustrer la problématique de l’eau en Israël. Et Abraham Tenne est sans doute l’un des mieux placé pour en parler : il a dirigé durant dix ans, jusqu’à 2015, la commission du dessalement de la Haute Autorité des eaux et de l’assainissement du pays.

« Selon la FAO, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, au-dessous de 1 700 mètres cubes par personne et par an, un pays est en situation de “stress hydrique”, explique cet homme énergique. En Israël, on est autour de 300 à 350 mètres cubes. C’est pourquoi nous avons créé la Haute Autorité il y a neuf ans, afin que le pays soit toujours autonome en eau, qu’il pleuve ou non. »

> À lire aussi : Pourquoi l’eau est-elle un facteur de tensions entre Israéliens et Palestiniens  ?

Un plan de communication pour économiser l’eau

La géographie est implacable : Israël est à 60 % désertique. « Le climat est caractérisé par une haute fréquence d’années sèches, de courtes saisons des pluies et une importante évaporation des eaux de surface. Environ 70 % de l’eau de pluie s’évapore, 25 % s’infiltre dans les nappes phréatiques, et 5 % s’écoule dans les lacs et rivières », explique Norbert Lipszyc, spécialiste du développement durable (auteur de « La crise mondiale de l’eau, l’hydro-diplomatie », Éditions de Passy, octobre 2013, 22 €).

http://img.aws.la-croix.com/2016/09...

Jusqu’en 1975, les ressources en eau du pays étaient suffisantes, grâce au pompage dans les aquifères, les eaux souterraines, et dans le lac de Tibériade. Mais depuis, la population est passée de près de 2,5 à 8,2 millions d’habitants. Et le pays a connu huit années de sécheresse après 1992. La variation de niveau du lac faisait la une des bulletins d’information, d’autant que les aquifères étaient de plus en plus pollués… Un sujet de préoccupation aussi pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Pour faire face, le gouvernement a engagé un plan directeur sur quarante ans pour économiser l’eau et trouver de nouvelles ressources. Cela s’est tout d’abord traduit par une campagne de communication massive, « notamment à destination des écoliers, chargés de la ”police de l’eau” dans les familles, en arrêtant le robinet quand ils se brossaient les dents », s’amuse Abraham Tenne.

Plus de 1,5 million de domiciles ont par ailleurs été équipés de systèmes de réduction de la puissance des douches, ce qui a permis une économie de 15 % de la consommation.

L’agriculture est en pointe

La lutte contre les fuites dans les canalisations, véritable plaie pour les compagnies des eaux, a été renforcée : en Israël, 10 % seulement de la précieuse ressource est perdue, contre 20 % en France et 37 % à Londres. Le tout a été couronné par une politique de prix incitant fortement aux économies : en trois ans, de 2009 à 2012, le coût de l’eau pour les consommateurs privés a été multiplié par 1,5 jusqu’à 2.

L’agriculture, grande consommatrice d’eau, est depuis longtemps en pointe. Le système d’irrigation par goutte-à-goutte a été mis au point en 1959 par Simcha Blass, l’un des fondateurs de Mekorot, la compagnie nationale des eaux. En 1946, il avait planifié la pose des premières canalisations d’eau vers le Néguev, qui avaient contribué au choix de l’ONU de confier le grand désert du sud de la Palestine à l’État juif.

« Les premiers kibboutz installés avaient stupéfié la délégation onusienne, en lui offrant des salades fraîches », raconte Yaël Projeanne, au Musée de l’eau et de la sécurité du kibboutz Nir-Am, au point de départ des tuyaux.

Micro-irrigation

Aujourd’hui, 75 % de l’agriculture du pays a recours à la micro-irrigation. « Mekorot affecte aux agriculteurs une certaine quantité d’eau. À eux d’optimiser son utilisation », explique Liana Ganot, responsable de la protection des plantes à la station de recherche et développement du sud, située dans la région de Bessor, dans le nord du Néguev.

« Nous perfectionnons sans cesse l’arrosage des plantes, ce qui ne nous a pas empêchés de multiplier par trois en trente ans notre production de tomates, passée à plus de 30 tonnes par 1 000 mètres carrés et par an », se félicite-t-elle.

Mais économiser ne suffisait pas. Trouver de nouvelles ressources était indispensable. L’accent a tout d’abord été mis sur le recyclage du produit des égouts, « composé à 99,8 % d’eau », insiste Meir Ben Noon, assistant du directeur de Shafdan, la plus grande station d’épuration du pays, qui traite les eaux usées des habitants de la région de Tel-Aviv. Après être passée dans des bassins de décantation puis des réacteurs biologiques, l’eau est de « qualité buvable », assure-t-il.

85% des eaux usées sont réutilisées

D’autant que la particularité de la station de Shafdan est de répandre l’eau traitée dans les terrains alentour. Elle traverse ensuite 30 mètres d’épaisseur de sable, véritable filtre naturel supplémentaire, avant d’être stockée dans des aquifères vides situés au dessous. Puis elle est envoyée à 120 kilomètres au sud, dans le désert du Néguev, par d’immenses tuyaux de couleur violette – ce qui les différencie des tuyaux d’eau potable, de couleur bleue.

« Israël est leader mondial en matière de réutilisation des eaux usées, avec un taux de 85 %, contre 35 % pour Singapour et 27 % pour l’Espagne », se félicite Meir Ben Noon, qui souligne que « 70 % de l’eau d’irrigation du Néguev vient d’ici ».

Pour atteindre l’autonomie en matière de ressource hydrique, le pas décisif a cependant été franchi depuis dix ans avec la création d’immenses usines de dessalement d’eau de mer, une ressource inépuisable. La première d’entre elle, à Ashkelon, a commencé à produire en 2005. Elle utilise la technique de l’osmose inverse, un système de filtrage très fin qui retient le sel et ne laisse passer que les molécules d’eau et permet de limiter la dépense d’énergie.

Cinq usines de dessalement

Quatre autres usines ont été ouvertes depuis. « Elles fournissent désormais 75 % de l’eau potable des ménages », se félicite Jean-Camille Gutenberg, responsable adjoint de la maintenance du site. Ce qui permet de consacrer près de 6 % de l’eau disponible au rechargement des aquifères. Et donne l’occasion à Henri Starkman, l’ancien président de Veolia en Israël, qui a créé l’usine d’Ashkelon, de lancer, provocateur :« Aujourd’hui, en Israël, il y a trop d’eau  !  »

La disponibilité en eau et sa consommation en chiffres

Eau disponible. (Chiffres 2015, en millions de mètres cubes) - Eaux de pluies qui ont ruisselé dans les nappes phréatiques exploitées : 1 500 - Recyclage des eaux usées : 450 - Récupération des eaux de ruissellement pour l’agriculture : 300 - Dessalement : 600

Eau consommée. Agriculture : 1 030 Industrie : 100 Consommation urbaine : 780 Rivières : 50 Réhabilitation des aquifères : 130 Accords internationaux avec Palestiniens et Jordaniens : 150

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    Les Bédouins du Néguev entre intégration et rupture avec les autorités israéliennes
    27 avril 2016 | Par Chloé Demoulin – Document ‘Médiapart’.

Poussés à la sédentarisation par Israël, certains Bédouins du Néguev adoptent petit à petit de nouveaux modes de vie. Mais nombre d’entre eux vivent encore dans des villages que le gouvernement refuse de reconnaître et où les infrastructures les plus élémentaires sont inexistantes. Une situation qui nourrit les frustrations et fait craindre une explosion sociale à venir.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Correspondance en Israël.– Inutile de chercher Al-Araqib sur Google Maps ou sur une carte routière. Seuls les habitués savent comment s’y rendre en tournant sur la route 40, au nord de Beer-Sheva, la plus grande ville du désert du Néguev. Au bout d’un chemin de terre poussiéreux, quatre ou cinq tentes faites de tissus et de tôles ondulées. Mais aussi un cimetière, seul édifice à ne pas avoir été rasé par les bulldozers. Al-Araqib est l’une des trente communautés bédouines que le gouvernement israélien refuse de reconnaître. Jugé illégal, le village a été détruit plus de 90 fois depuis 2013. «  Village non reconnu, ça veut dire pas d’électricité, pas d’eau, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, pas de routes, déplore Aziz Abou Madigan, un des fils du chef du village. Nous sommes des citoyens israéliens, mais le gouvernement nous traite comme des ennemis. » Il vit toujours ici avec sa femme, ses six enfants, son père, le cheikh Saya al-Touri, et deux autres familles. Au total, une vingtaine de personnes.

Qui sommes-nous ? Nous contacter FAQ Plan du site - Source : https://www.mediapart.fr/journal/international/270416/les-bedouins-du-neguev-entre-integration-et-rupture-avec-les-autorites-israeliennes?onglet=full

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    Flore et plantes du désert du Néguev (4 articles)
    Faits sur les plantes du désert du Néguev – Par Vanessa – Document ‘handpuzzles.com’.- Photo

Situé dans le sud d’Israël et considéré comme une région historique, le désert du Néguev est la maison à une vie de plante robuste qui couvre cinq régions géographiques distinctes. Allant en élévation du niveau de la mer montagneuse, le désert du Néguev est diversifié dans le paysage, mais de taille compacte, permettant un inhabituellement grande variété de plantes.

Types de plantes

Selon le site NegevDesertBotanicalGarden.org, le désert du Néguev est le foyer de quatre types d’espèces de plantes, dont 800 espèces méditerranéennes, espèces 300 saharo-arabe, 300 espèces irano-touranienne et un petit nombre d’espèces soudaniennes. Espèces sont répartis en fonction de la quantité de précipitations nécessaire pour la durabilité et leur distance à d’autres plantes indigènes de leurs domaines respectifs. [Blooming pour floraison]

Mt. Atlas Lentisque

Une partie des espèces irano-touranienne, le Mt. Atlas lentisque, ou Pistacia atlantica, est un arbre qui pousse dans le désert du Néguev long des collines rocheuses près du puits du Casque. Parsèment le paysage de désert, le Pistacia atlantica survivre dans le Néguev en se adaptant aux températures froides de la région.

Prêle Renouée

Trouvé dans le désert du Néguev dans les zones qui recueillent l’eau de pluie, la prêle renouée ou Polygonum equisetiforme, est une espèce de pinceau qui prend une couleur violette ou mauve clair à la fin de l’été. Floraison toute l’année, l’espèce est l’un des plus coloré sur le paysage du désert du Néguev.

Desert Lily

Le lis du désert, ou Pancratium sickenbergeri, est une espèce saharo-arabe de la fleur qui pousse dans la région nord du désert du Néguev. Une petite fleur blanche voyante, le lys du désert est connu pour sa dispersion des graines, qui se propagent rare lorsque la crue du désert du Néguev surtensions en hiver.

Autumn Crocus

Vives, fleurs jaunes coupelles se trouvent sur l’automne le crocus le désert du Néguev, ou Sternbergia clusiana. Blooming en automne (comme son nom l’indique), le crocus d’automne est une relique des espèces méditerranéennes et irano-touranienne l’Est, et les échantillons peuvent être trouvées dans des zones isolées du désert du Néguev.

Brillant Moricandia

Un arbuste saharo-arabe avec voyantes, fleurs à quatre pétales roses et de petites feuilles vertes, l’Moricandia briller, ou Moricandia nitens, fleurit de Décembre à Avril sur terrains rocailleux à travers le désert du Néguev. Fleurs sporadiques peuvent apparaître sur l’arbuste pour une majorité de l’année, et il se élève à une hauteur de un à deux pieds.

Shaggy Sparrow-Wort

Blooming de Mars à Juillet, le Shaggy Sparrow-Wort ou Thymelaea hirsute, est un arbuste méditerranéen et saharo-arabe avec petites fleurs jaunes. Atteignant une hauteur de six pieds, le Shaggy Sparrow-Wort se trouve dans l’ouest et le nord du désert du Néguev sur le sol sablonneux ou pierreux, et a été utilisé par les Bédouins pour faire la corde.

© 2016 handpuzzles.com | Contact us : webmaster# handpuzzles.com – Source : http://www.handpuzzles.com/faits-sur-les-plantes-du-desert-du-neguev/

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Flora of Israel Online by Prof. Avinoam Danin - Vegetation of Israel and Neighboring Countries

Israel is a transition area from the Mediterranean forests in the northern part of the country, through bathas and herbaceous vegetation of the eastern parts of the country, to shrub-steppes of the Negev Highlands, and extreme desert areas supporting contracted vegetation in the southern Negev. Tropical savannoid vegetation is developed in warm parts of the country. We’ll present here vegetation maps at various scale and deal with their relationships to their habitats.
We would like to thank Barbara Gingold and Miriam Webber for helping with the English edition of this section.

Sudanian Trees at Dead Sea Valley – References - Published : September 30th, 2012 | Updated : 14/01/15 – Extrait chapitre 7 sélectionné

The Dead Sea Valley has an exceptional temperature regime in our area. In all the temperature maps of our area the Dead Sea Valley looks like a long narrow tongue of tropical regime that penetrates northwards (Fig. 8.1.3, right). Trees and shrubs of tropical origin grow in habitats that have a sufficient quantity of water. En Gedi spring (Fig. 8.1.45) represents a good example of the special situation having a combination of sufficient water with a suitable hot temperature regime. A partial list of the trees includes : Ziziphus spina-christi, Acacia raddiana, Acacia tortilis, Maerua crassifolia, Cordia sinensis, and Salvadora persica. The trees grow also in large wadis. A. tortilis (Figs. 8.1.46, 8.1.47) reaches not far from En Gedi, its northernmost location in the world. Most A. tortilis trees grow in Israel in the hottest places. A. raddiana (Figs. 8.1.48, 8.1.49) is resistant to colder weather than A. tortilis and is therefore more common throughout the country.

Most A. raddiana trees have one or two trunks (Fig. 8.1.48) whereas A. tortilis has several trunks (Fig. 8.1.46). The inflorescences of the two acacias may develop in their blooming season (the end of our summer) even without leaves. The leaves and young stems of A. raddiana are glabrous (Fig. 8.1.50) whereas in A. tortilis these organs are hairy. The three projections on the leaf axis (Fig. 8.1.50) are extra-floral nectaries. In unique species of Acacia living in symbiosis with ants in Central America and in East Africa, the nectar is provided as a reward to the ants. The thorns on the Acacia stems are stipular thorns and appear in pairs. I do not know of a proper explanation for the function of straight thorns (as in the center of Fig. 8.1.51) versus the short hooked one (ends of the stem in Fig. 8.1.51). In some places straight thorns occur and in others there are no such thorns.

The Acacia trees are accompanied by desert shrubs and rare Sudanian vines such as Pergularia tomentosa (Fig. 8.1.52) and Cocculus pendulus. Capparis aegyptia is the bluish shrub (Fig. 8.1.53) that accompanies the A. raddiana in the Dead Sea Valley. It grows on cliffs and in large pebbly wadis. C. aegyptia is an evergreen shrub ; in summer its leaves become thick and are covered with wax. The whitish-bluish color rejects solar radiation better than the green color. The difference between summer- and winter leaves is clear in February when the new sprouting and blooming starts (Fig. 8.1.54). In the afternoon hours the flowers of this caper are completely opened (Fig. 8.1.55).

Fig.8.1.45 : En Gedi spring with Sudanian trees around it. The trees receive fresh water and enjoy the warm climate of the Dead Sea Valley

Fig.8.1.46 : Acacia tortilis in a wadi near En Gedi

Fig.8.1.47 : A flowering and fruiting branch of Acacia tortilis ; hairy young leaves, thorns, stems and fruits

Fig.8.1.48 : Acacia raddiana in a wadi near En Gedi

Fig.8.1.49 : Acacia raddiana blooming with minute leaves. According to studies of Gideon Halevy, the Sudanian Acacia trees continue blooming here in the season when summer rains fall in their homeland

Fig.8.1.50 : A compound leaf of Acacia raddiana. It is glabrous and has three extra-floral nectaries in depressions of the main leaf axis

Fig.8.1.51 : A branch of Acacia raddiana. A pair of thorns, which are regarded as derived from stipules, is seen at the base of each leaf ; the thorns are long and straight or short and hooked

Fig.8.1.52 : Pergularia tomentosa carrying a fruit. A stem right of the fruit is twisted around the dry stem supporting it

Fig.8.1.53 : Capparis aegyptia with bluish summer foliage near an Acacia raddiana tree in the Dead Sea Valley

Fig.8.1.54 : Beginning of Capparis aegyptia blooming. The flowers develop on branches with young thin, green leaves. The bluish leaves of the previous year, covered with wax, are thick and affected by insects during their year-long activity

Fig.8.1.55 : Capparis aegyptia blooming in the early morning

References

Danin, A. 1976. Plant species diversity under desert conditions. I. Annual species diversity in the Dead Sea Valley. Oecologia (Berl.) 22 : 251 259.
Danin, A. and Barbour, M.G. 1982. Microsuccession of cryptogams and phanerogams in the Dead Sea area, Israel. Flora 172 : 173 179.
Danin, A. and Ganor, E. 1997. Trapping of airborne dust by Eig’s meadowgrass (Poa eigii) in the Judean Desert, Israel. J. Arid Env. 35 : 77-86.

Source : http://flora.org.il/en/books/vegetation-of-israel-and-neighboring-countries/chapter-h/local_veg_h5/

Contact Terms & Conditions DesignUniq UI - All rights reserved 2003-2016 to Prof. Avinoam Danin – Source : http://flora.org.il/en/books/vegetation-of-israel-and-neighboring-countries/

Document en anglais à consulter : « Agriculture : If you were planting vegetation in a desert like the Negev, how would you start, and how would you maintain it ? » sur le site https://www.quora.com/Agriculture-If-you-were-planting-vegetation-in-a-desert-like-the-Negev-how-would-you-start-and-how-would-you-maintain-it

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    Pourquoi Israël est leader mondial dans la lutte contre la désertification
    Dix raisons pour lesquelles Israël est un leader mondial dans la lutte contre la désertification – Document AgriTech CleanTech R&D 5 August 2012 Marion Bernard – Photo : vue-depuis-la-tombe-de-ben-gourion-dans-le-desert-du-neguev_940x705. « Israël s’est forgé une réputation dans le monde entier grâce à sa capacité de transformer la terre stérile du désert en une terre arable et fertile. Ci-dessous les 10 « eco-strategies » du pays : La mutation du climat noté l’an dernier ne serait qu’un avant-goût de ce qui nous attend : les climatologues prédisent une détérioration des conditions météorologiques du fait du réchauffement climatique qui commence tout juste à se faire sentir… »

Cet article a été initialement publié par ©siliconwadi.fr. Lire la suite ici ► siliconwadi.fr/4508/10-raisons-pour-lesquelles-israel-est-un-leader-mondial-dans-la-lutte-contre-la-desertification
FIN DE CITATION = ATTENTION !!! Le contenu de ©siliconwadi.fr est protégé par le droit d’auteur. La reproduction des articles en entier est strictement interdite ! La reproduction des articles en entier peut entraîner le blocage de votre adresse IP. Nous vous exhortons à respecter l’usage et à ne pas dépasser la limite de 1 000 caractères, suivie par la référence exacte comme indiqué ci-dessus. Source : siliconwadi.fr/4508/10-raisons-pour-lesquelles-israel-est-un-leader-mondial-dans-la-lutte-contre-la-desertification

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15.
Actualités - Israël organisera une conférence sur l’eau à Austin au Texas

L’événement permettra de présenter les technologies israéliennes aux responsables locaux dans le secteur de l’eau - Shoshanna Solomon 4 mai 2017, 17:11 - Photo - Un verre d’eau (Crédit : Pixabay free images)

Sur le même sujet : Eau Technologie Relations États-Unis-Israël

Israël présentera ses technologies dans le domaine de l’eau dans un premier événement unique organisé à Austin, au Texas, à des responsables de haut rang de l’industrie de l’eau du Texas.

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La conférence, organisée par la délégation économique israélienne du ministère de l’Économie et de l’Industrie, basée à Houston, aura lieu directement après l’Offshore Technology Conference, la plus grande exposition d’énergie au monde.

L’événement consacré à l’eau sera destiné à la « promotion des technologies israéliennes révolutionnaires et novatrices dans le domaine de l’eau » qui ont été développées en Israël pour améliorer et optimiser la consommation d’eau aux niveaux municipal et étatique, ont déclaré les organisateurs dans un communiqué.

Le conférencier principal de la conférence sera Sid Miller, le commissaire actuel à l’agriculture au Texas. De plus, huit sociétés israéliennes spécialisées dans l’eau et dans les infrastructures présenteront leurs produits et les technologies dans divers domaines de la gestion de l’eau.

Quelque 200 représentants de l’industrie de l’eau du Texas, des autorités locales du Texas et des sociétés spécialisées dans l’eau assisteront à la conférence.

L’événement est parrainé en partie par la Chambre de commerce Texas-Israël. Les remarques préliminaires seront présentées par le nouvel attaché économique israélien, Shay Luvshis. La conférence se déroulera en partenariat avec l’autorité de l’innovation israélienne, l’autorité israélienne de l’Eau, les hauts responsables et les membres du Congrès du Texas.

La conférence vise non seulement à créer un lien plus fort entre les industries de l’eau israélienne et au Texas, mais à encourager les principaux responsables gouvernementaux et les autorités locales à participer à l’exposition WATEC, qui aura lieu en Israël du 12 au 14 septembre 2017.

WATEC est l’une des plus grandes expositions au monde organisée pour les entreprises, les décideurs, les professionnels et les leaders dans le secteur de l’eau, a ajouté le communiqué.

« C’est un événement important pour l’industrie de l’eau et est le premier de son genre dans l’état du Texas », a déclaré Luvshis.

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Source : http://fr.timesofisrael.com/israel-organisera-une-conference-sur-leau-a-austin-au-texas/

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16.
Actualités - Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou attendu au sommet de la Cédéao en juin 2017 - Carole Kouassi 27/05/2017 - 17:55 –Photo Israël

Benyamin Netanyahou renforce son partenariat avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Il est notamment attendu au moins de juin pour le sommet de l’organisation sous-régionale qui se tiendra à Monrovia, au Liberia, rapporte le site internet Times of Israel.

Ce sommet devrait sans doute aborder l‘épineuse question de la sécurité transfrontalière à un moment où pèse sur la sous-région de persistantes menaces djihadistes. La présence d’Israël pourrait apporter une autre lueur d’espoir en termes d’assistance militaire, en plus des efforts déjà déployés par les partenaires traditionnels de l’Afrique de l’Ouest.

Dans un tout autre domaine, Israël avait accueilli en décembre 2016 de hauts responsables de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre d’une conférence agricole co-parrainé par l’Agence israélienne pour la coopération internationale au développement.

En juillet de la même année, le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza devenait le premier responsable de l’organisation à se rendre en Israël où il a entre autres rencontré le Premier ministre Netanyahou et le président israélien Reuven Rivlin.

Toujours en juillet 2016, Benyamin Netanyahou effectuait une visite en Afrique de l’Est qui l’a du reste conduit en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Éthiopie. C‘était la première visite d’un Premier ministre israélien en Afrique depuis des décennies.

Source : http://fr.africanews.com/2017/05/27/le-premier-ministre-israelien-benyamin-netanyahou-attendu-au-sommet-de-la/

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Fin de la 1ère partie (1 sur 2) – A suivre …

Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 01/06/2017

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Arbres Forêts Agroécologie Climat Partie 4 Agriculture en milieu aride et problème de l’eau en Israël et en Palestine 1/2 (à suivre).2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti,

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