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"La généralisation de l’emploi des matières plastiques aboutit à une accumulation désastreuse des déchets dans les milieux marins" par Jacques Hallard

jeudi 28 juin 2018 par Hallard Jacques



ISIAS Ecologie Plastiques
La généralisation de l’emploi des matières plastiques aboutit à une accumulation désastreuse des déchets dans les milieux marins
Série : Les pollutions, notamment marines, par les déchets plastiques sont gigantesques mais des initiatives sont prises pour tenter de limiter ce désastre
Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 28/06/2018

https://www.demotivateur.fr/images-...

Avant-propos - « Connues pour faire partie des merveilles naturelles de notre planète, lesMaldives sont aussi l’une des places fortes du tourisme. Et depuis pas mal d’années maintenant, ce petit archipel à la faune et la flore luxuriante doit faire face au tourisme de masse. Alison Teal, une réalisatrice américaine, parcourt le monde pour y faire des reportages sur l’état actuel de notre belle Terre. L’aventurière a beau être habituée à constater les dégâts de la pollution sur l’écosystème, son passage par les Maldives l’a particulièrement choquée. Cette jeune aventurière a parcouru les Maldives, et elle en ramène des images terriblement choquantes… Nous partageons également des informations sur l’utilisation de notre site avec nos partenaires de médias sociaux, de publicité et d’analyse… » A découvrir sur ce site : https://www.demotivateur.fr/article-buzz/cette-jeune-aventuriere-a-parcouru-les-maldives-et-les-images-qu-elle-a-ramene-sont-terriblement-choquantes--2264

PLAN Partie 1 : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Les matériaux plastiques se sont développés surtout vers le milieu du vingtième siècle (après la fin de la Seconde Guerre mondiale) et ils ont investi pratiquement tous les secteurs d’activités humaines. Il a été estimé que, depuis 1950, les êtres humains auraient fabriqué 8,3 milliards de tonnes de matières plastiques et des experts prévoient que l’humanité aura à faire à plus de 25 milliards de tonnes de plastiques vers 2050, soit trois fois plus que les quantités auxquelles nous sommes déjà confrontés.

Plus précisément, selon Wikipédia, « L’estimation du volume du déversement des plastiques est de 100 millions de tonnes en un siècle1. En 2010, sur les 275 millions de tonnes de plastique de déchets produits dans le monde, 31,9 millions de déchets étaient mal gérés (ni enfouis, ni brûlés, ni recyclés), et c’est 8 millions de tonnes de déchets plastiques qui finissent en mer alors que la masse de plastique flottant est estimée à 236.000 tonnes2 ».

C’est vraisemblablement 60 à 80 % des débris plastiques marins qui sont d’origine terrestre, principalement en provenance des déchets ménagers, et le reste proviendrait notamment de l’industrie de la pêche. « Les débris marins les plus courants sont constitués de matières plastiques et synthétiques qui ont des effets désastreux sur la faune marine6 ».

« Parce que les plastiques sont peu dégradables, 80 % des débris marins seraient maintenant constitués de matières plastiques, alors que ces éléments n’ont significativement commencé à s’accumuler que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et plutôt depuis les années 19609 ». De plus, les plastiques contiennent des stabilisants (comme le plomb et le cadmium dans les PVC par exemple) et des colorants et divers additifs toxiques qui sont libérés dans l’eau par une lente érosion naturelle ou par le mécanisme de photodégradation (pour les objets flottants ou échoués)10 ».

L’un des recours possibles est la conversion de la production vers des plastiques organiques biodégradables, c’est-à-dire non issus de la chimie du pétrole. Mais ceci n’effacera pas un siècle de plastiques résultant de l’ancienne génération qui ont déjà été déversés et qui vont poursuivre leurs effets désastreux qui ont été induits sur l’environnement marin.

« Diverses initiatives ont été prises pour réduire cette pollution en amont, par un meilleur tri et une meilleure récupération des déchets, et parfois par une réduction de la consommation du plastique accompagnant la promotion du recyclage du plastique4 ».

Entre 2009 et 2013, « au cours de l’expédition « Tara Oceans  », il a été effectué un périple sur presque tous les océans de la planète afin d’étudier lesécosystèmes planctoniques, ainsi que certains récifs coralliens. A l’occasion de prélèvements dans la partie Nord du Pacifique, les scientifiques ont dû appréhender dans leurs échantillons des milliers de micro-plastiques  ». Voir carte du Vortex de déchets du Pacifique nord.

Dans l’Océan Pacifique, le plus grande de ces décharges grandit d’année en année : le fameux ’8ème continent’ fait désormais trois fois la surface de la France. 80.000 tonnes de déchets venus des quatre coins de la planète s’y concentrent. Autour de l’île de Pitcairn, il a été relevé 18 tonnes de déchets, soit 671 morceaux par mètre carré. C’est la densité la plus élevée au monde. Il se trouve que cette île est située sur la route de la gyre subtropicale du Pacifique sud, un courant marin connu pour transporter un grand nombre de déchets. La faune et la flore sont bien évidemment très perturbées par ces divers détritus.

Des experts océanographes ont parlé d’un « septième continent  », constitués de plastiques concentrés et en mouvement, voire d’un ’huitième continent’ à propos de ces gigantesques zones où s’accumulent, à cause des courants marins, les déchets plastiques au milieu de l’océan Pacifique. « Ainsi, plus généralement, des millions de tonnes de déchets venus des côtes terrestres et des fleuves, flottent dans cinq principaux gigantesques tourbillons à travers le monde ». Voir une carte des cinq zones de déchets plastiques flottant sur l’océan.

Par exemple, il a été observé dans l’Atlantique Nord une plaque de déchets plastiques étendue comme six fois la France. Le navigateur Yvan Bourgnon a envisagé de contribuer à nettoyer les océans avec un quadrimaran géant qui est en cours de construction.

Contrairement aux déchets de microplastiques, qui se concentrent dans la couche supérieure des océans, des fragments plastiques nanométriques se retrouvent dans toute la colonne d’eau des milieux marins.

Alors que 320 millions de personnes habitant en Chine n’ont pas accès à une eau potable de qualité sanitaire conforme, 190 millions de Chinois consomment de l’eau polluée. Les matières plastiques contribuent à ces pollutions et des volontaires locaux ont créé des stations de protection de l’environnement le long des fleuves et ils signalent aux autorités l’apparition des foyers des nouveaux foyers de pollution.

La Chine a prévenu fin octobre 2017 qu’elle cesserait d’importer toutes sortes de déchets pour les recycler sur son sol, en particulier d’origine plastique. L’Europe y envoie la moitié des détritus qu’elle ne traite pas sur son propre territoire. En France, le secteur du recyclage prévoit de fortes turbulences auxquelles les spécialistes auront à faire au cours des prochains mois.

Pour beaucoup d’observateurs, le gagnant de l’histoire des plastiques semble néanmoins être la filière de recyclage chinoise. Ces dernières années, la Chine a alimenté sa croissance à moindre frais, grâce à ces déchets qu’elle recyclait pour les réutiliser dans ses productions nationales. Mais en 2017, le pays dit « empire du milieu » a lancé ’un plan pour augmenter de 67% le chiffre d’affaires de l’industrie du recyclage en 2020, par rapport à 2015’, selon un expert. En juillet 2016, la Chine avait prévenu : elle voulait bien être le plus gros pays importateur mondial des déchets, mais « à la condition que ces déchets soient au moins de bonne qualité » ! Voir par exemple cet article : « Recyclage. La Chine ne veut plus être la poubelle du monde  », publié le 24/01/2018.

Alors que des solutions sont envisagées et que certaines sont déjà mises en œuvre, fallait-t-il enterrer des plastiques, comme cela a été pratiqué pour des plastiques agricoles usagés en Italie ? Ce n’est sûrement pas une très bonne idée pour les générations futures dans les territoires concernés !

L’incinération des déchets plastiques, éventuellement couplée à une génération d’énergie, a été très controversée : les fumées dégagées par les incinérateurs locaux ont déjà fait des dégâts importants, aussi bien sur le plan de la santé publique qu’en matière d’environnement. Lire par exemple l’article « Déchets plastiques : la dangereuse illusion du tout-recyclage  » par Nathalie Gontard, publié le 29/01/2018.

La meilleure solution n’est-t-elle pas de bannir tout simplement certains produits en matières plastiques ? La contrainte législative semble mieux marcher que les incitations faisant appel au civisme : c’est par la loi que les sacs plastiques des supermarchés ont été bannis dans le secteur de la distribution, au moins dans certains pays.

C’est encore en légiférant qu’on supprimera peut-être bientôt les micro billes plastiques résultant des cosmétiques et de la vaisselle jetable. Voir par exemple l’article « Les micro-billes en plastique dans les gommages et nettoyants interdites dès le 1er janvier 2018 - La loi biodiversité prévoit leur interdiction ». Par Alexandra Milhatet Marine Le Breton.

Restent néanmoins eu cause tous ces usages pratiques auxquels il semble difficile de se passer au niveau des consommateurs : les films alimentaires, les boites et emballages, lesjouets, les bouteilles, etc... Autant de déchets qu’il faudrait bien se résoudre à recycler correctement et au plus près des sources de rejets et des émissions !

Une vingtaine de documents, écrits et/ou sonores, ont été sélectionnés dans cette 1ère partie de la « Série : Les pollutions, notamment marines, par les déchets plastiques sont gigantesques mais des initiatives sont prises pour tenter de limiter ce désastre ». Tous les détails, avec les notes et références, sont classés chronologiquement et sont accessibles dans le Sommaire ci-après. A suivre…

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Sommaire

1. Le plastique dans les océans Vidéo 22:01 911H1N1NWO ajoutée le 14 décembre 2010

2. Contamination du milieu marin par les plastiques d’après Wikipédia

3. Pollution plastique - Article complémentaire de Wikipédia

4. Un périple de la Fondation Tara Expéditions Vidéo ajoutée le 10 octobre 2011

5. Les déchets jonchent le fond des océans Vidéo 1:14 Franceinfo - 2 mai 2014

6. Dans l’Atlantique Nord, une plaque de déchets plastiques grande comme six fois la France – Vidéo Franceinfo - 3 sept. 2014

7. Une vie sans déchets : la famille Zéro Déchet raconte - Mille et une vies – Vidéo 34:04 -26 septembre 2016

8. Yvan Bourgnon, le marin qui veut nettoyer les océans avec un quadrimaran géantJean-Luc Goudet, Journaliste, Lire la bio - Publié le 14/05/2017 – Document ‘Futura Planète’

9. Comment nettoyer les océans ? Vidéo Mister Geopolitix 22:01 ajoutée le 21 janv. 2017

10. La Chine Empoisonnée Vidéo 26:11 Sadny ajoutée le 26 janvier 2017

11. L’ONU déclare la guerre à l’océan de plastiques Article diffusé le 23 février 2017 par l’ONU Environnement

12. Plastique : tour du monde choc de la pollution des océans -Vidéo ajoutée le 27 mai 2018

13. La plus grande densité de déchets en plastique du monde se trouve sur une île inhabitée -LE MONDE 16.05.2017

14. Un océan de plastique ‘CNRS Le journal’ - 28 mai 2018 – Dossier paru le 07.06.2017

15. Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques Par Clémentine Thiberge - LE MONDE 19.07.2017 à 20h18

16. Quelle est la quantité de déchets plastiques qui flottent sur les océans ? - Avec une vidéo en anglais, un sélection d’articles postés sur le site ISIAS

17. APPEL « 2024 Zéro Plastique Jetable » -Communiqué de lancement – 14/09/17 -Diffusé par ‘Green Cross’ et posté sur ISIAS ‘Ecologie Plastiques’

18. Peut-on venir à bout de tout le plastique que nous produisons ? Par Anna Moreau et Simon Lehmann Vidéo Durée : 05:06 LE MONDE | 04.09.2017

19.Pourquoi, dès demain, la France va crouler sous les déchets plastiques -31/10/2017 08h49 – Document ‘BFM Business’

20. La Chine ne veut plus être la poubelle du monde ! Mercredi 27 décembre 2017 - par Sophie Bécherel – Document ‘France Inter’

Actualités locales autour d’Apt Vaucluse 84

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1.
Le plastique dans les océans Vidéo 22:01 911H1N1NWO ajoutée le 14 décembre 2010

Ces granules de plastique, aussi appelées ’Larmes de sirène’, polluent le littoral et les mers du monde. Catégorie : Science et technologie - Licence YouTube standard – Source https://www.youtube.com/watch?v=Old4_TpdkVs

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2.
Contamination du milieu marin par les plastiques d’après Wikipédia

La contamination du milieu marin par les plastiques est un type préoccupant de pollution marine qui prend son summum de concentration à l’emplacement du vortex de déchets du Pacifique nord (énorme étendue au large nord de Hawaï) ; il s’agit d’une accumulation liée à la lenteur de dégradation de cette matière et à la croissance de l’impact des activités humaines sur tous les océans de la planète. Le plastique est le matériau qui occupe la part dominante (et croissante) des déchets solides trouvés en mer. Diverses études ont montré qu’on trouve maintenant des particules de plastique dans toutes les mers du monde et à toutes les profondeurs.

L’estimation du volume du déversement est de 100 millions de tonnes en un siècle1. En 2010, sur les 275 millions de tonnes de plastique de déchets produits dans le monde, 31,9 millions de déchets sont mal gérés (ni enfouis, ni brûlés, ni recyclés), 8 millions finissent en mer alors que la masse de plastique flottant estimée est de 236 000 tonnes2. La majorité n’est pas visible car elle forme des microdéchets de 20 μm de taille, ce qui explique que l’écrasante majorité de ces microplastiques, loin de flotter à la surface, restent introuvables3.

Les débris à la dérive sont colonisés par des bactéries, micro-algues et autres végétaux qui forment un écosystème autosuffisant, appelé plastisphere (en). Ce biotope original fait de bactéries peut être un cheval de Troie pour espèces pathogènes du genre Vibrio (en transmettant une charge pathogène aux poissons, elles contaminent l’homme à travers la chaîne alimentaire) et un radeau pour espèces invasives4.

Sommaire

Tous les océans sont touchés mais cette pollution est plus visible sur les littoraux et dans les vortex océaniques. L’hémisphère nord est le plus concerné. Les parties les plus profondes sont également concernés et pas uniquement par des micro plastiques (un sac en plastique a été photographié dans la fosse des Mariannes à près à environ 11 kilomètres de profondeur, dans l’océan Pacifique. En observant des photos faites durant des milliers de plongées de submersibles durant 30 ans, on a constaté que 30% environ de tous les déchets visibles dans l’océan profond étaient des plastiques (presque toujours un objet à usage unique) ; dans 17% des cas les images montrent des des anémones de mer ou d’autres animaux empêtrées ou interagissant avec ces débris de plastique .

Origine de la pollution Plastique

Selon la base de données sur les déchet marins en eau profonde5 et les études disponibles, de 60 à 80 % des débris marins sont d’origine terrestre principalement des déchets ménagers (le reste provient notamment de l’industrie de la pêche). Les débris marins les plus courants sont constitués de matières plastiques et synthétiques qui ont des effets désastreux sur la faune marine6.

Des tonnes de microplastiques se déplacent au gré des courant entre deux eaux ou flottent sur les océans où ils peuvent parcourir de longues distances, parfois des milliers de kilomètres d’un continent à l’autre, poussés par les courants, vents et marées ou transportés dans le tube digestif ou l’estomac d’animaux qui peuvent en mourir. Les directions et les vitesses de déplacement dépendent de l’organisation générales des circulations atmosphériques et océaniques7

Les plus grandes concentrations de microplastiques flottants se trouvent dans les courants océaniques subtropicaux, encore appelés « gyres », où les courants de surface convergent vers une sorte d’impasse océanographique6.

De plus, le transport de marchandises s’effectuant à 80% par voie maritime, on retrouve fréquemment des déchets issus de cette activité comme différents types de rejets en mer près des grandes voies de navigation.

La mauvaise gestion des déchets ménagers et municipaux, notamment lors de la collecte, recyclage était responsable de la hausse de pollution dans les océans lors de ces dix dernières années pour atteindre plus de 6 millions de tonnes de plastique dans les océans. Encore plus inquiétant, ce chiffre peut atteindre les 50 à 130 millions de tonnes en 2050. Cette augmentation serait principalement due à l’augmentation de la consommation en plastique des pays émergents qui n’ont pas encore mis en place des infrastructures de collecte et de recyclage6.

Voir illustration - Circulation thermohaline et vortex de déchets du Pacifique nord : tous les plastiques rejetés depuis leur création à la mer sont encore dans les océans. En 2017, la plupart de ces plastiques proviendraient des 10 plus grands fleuves du monde irriguant et drainant les zones les plus peuplées de la planète8.

Écotoxicologie des granulés plastiques

L’écotoxicologie de ce phénomène d’accumulation est devenu un sujet de recherche pour les scientifiques océanographes de par le monde, car son effet est systémique : un chercheur hollandais a établi que 95 % des fulmars avaient des polymères dans l’estomac.

Photo - Granulés plastiques tombés d’un véhicule à Pineville en Louisiane (États-Unis).

Le bisphénol A a un effet déconcertant sur la génétique des escargots d’eau douce, qui sont des marqueurs écologiques : perturbateur endocrinien rendant le plastique léger et plus transparent. Le système reproducteur des femelles escargot en est si atteint qu’elles en meurent. Il doit en être de même pour les autres animaux marins[réf. souhaitée].

Impact environnemental

Parce que le plastique est peu dégradable, 80 % des débris marins seraient maintenant en matière plastique, alors que cet élément n’a significativement commencé à s’accumuler que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et plutôt depuis les années 19609. De plus, les plastiques contiennent des stabilisants (plomb ou cadmium dans les PVC par exemple) et des colorants ou divers additifs toxiques qui sont libérés dans l’eau par lente érosion ou par photodégradation (pour les objets flottants ou échoués)10.

Photo - Larmes de sirène sur une plage du littoral français ; photo prise en mars 2011.

Les larmes de sirène (en anglais mermaid’s tears ou nurdles) sont des granulés plastiques d’origine industrielle (plastic pellets ou industrial granules en anglais). Ces granulés de moins de cinq millimètres de diamètre sont en forme de petite bille, pastille, comprimé ou cylindre. Les couleurs les plus rencontrées sont les nuances de blanc translucide, blanc grisâtre, blanc jaunâtre, l’ambré et le noir. Ils sont la matière (semifinie de base) utilisée en plasturgie. Ils sont déversés dans la nature par accident, inattention ou nonchalance11. Une confusion existe avec les verres de mer appelés aussi parfois larmes de sirène. Ils ne sont pas issus de la fragmentation ultime de déchets plastiques plus gros12. Dans le milieu aquatique, ils gardent leur aspect manufacturé mais sous l’action de l’érosion (de l’eau et des sédiments) ils peuvent « fondre » comme un galet pour atteindre quelques micromètres. Ces granulés industriels sont couramment trouvés dans les canaux et les fleuves qui les amènent en mer et sur le littoral13. De nombreux animaux les ingèrent en les confondant avec des œufs de poissons auxquels ils ressemblent14. De plus, ces petits morceaux de plastiques absorbent des toxiques15 tels que les PCB et d’autres polluants susceptibles d’agir comme des perturbateurs endocriniens et d’interagir avec les capacités de reproduction des poissons (agents féminisant, facteurs de délétion de la spermatogenèse, etc.).

Les sacs plastiques sont également avalés, entiers ou sous forme de débris, car confondus avec des méduses ou une algue flottant entre deux eaux. Ils peuvent obstruer l’appareil digestif de l’animal qui les a avalé16. Les sacs en plastique peuvent provoquer la mort par famine de l’animal qui en a avalé un en limitant la circulation des aliments dans son tube digestif ou en entretenant une sensation de satiété par le fait que l’estomac reste plein d’un volume non dégradable. Quelques pays ou régions ont de par le monde interdit l’usage des sacs plastiques dans les supermarchés. Certaines firmes se sont auto-limitées en utilisant des cabas payants ou des sacs en papier.

De nombreux animaux sont concernés par l’ingestion de plastique. L’ingestion est l’impact des macro-déchets qui touche le plus d’espèces animales en mer (avant l’étouffement et l’étranglement)17. Ce constat scientifique permet d’évaluer la pollution du milieu marin où ils vivent. Exemple des oiseaux marins : 94 % des Fulmars boréal retrouvés morts en mer du Nord ont du plastique dans l’estomac (Van Franeker et al., 2005)18. L’approche « Fulmar-Litter-EcoQO » a été retenue comme un exemple pour la mise en œuvre de l’indicateur DCSMM 10.2.1 et l’évaluation du « bon état écologique » en Europe (Atlantique nord-est, zone maritime OSPAR19). Des débris de plastique sont aussi retrouvés dans l’estomac de près de 80 % des tortues marines échouées dans le bassin méditerranéen occidental17.

Une étude des macrodéchets récupérés en 1994 par les filets de chalutiers du nord-ouest méditerranéen, autour des côtes d’Espagne, de France et d’Italie a montré une forte concentration moyenne de déchets (1 935 macrodéchets/km2 en moyenne, constitués à 77 % de plastique, dont 93 % étaient des sacs en plastique).

D’autres objets de plastique (briquets, cartouches et nombreux gadgets de plastiques et autres jouets d’enfants, etc.) sont ingérés par des animaux qui parfois en meurent. Il est possible qu’après un certain temps, ils soient couverts d’un biofilm et/ou d’œufs d’organismes marins renforce l’appétence de certains animaux (albatros, notamment qui se nourrissent quasi exclusivement en pleine mer).

Antarctique : En raison de son éloignement des régions industrielles et habitées, cette zone a longtemps été supposée épargnée par la pollution plastique. Mais les récents prélèvements effectués par l’expédition Tara20 et analysés dans les laboratoires de l’Algalita Marine Research Foundation (en) mettent en évidence entre 1 000 et 42 000 morceaux de plastique par kilomètre carré, soit une moyenne de 22 grammes par kilomètre carré21. Selon le chercheur du CNRS Chris Bowler, les déchets de plastique sont nocifs pour la faune, mais paradoxalement bénéfiques pour une partie du phytoplancton qui se fixe sur les microparticules ne coulant pas. Il reste ainsi plus exposé au rayonnement solaire, ce qui augmente la photosynthèse et forme un puits de carbone. Ces déchets accroissent donc une forme de pollution nocive pour le réseau trophique mais entretiennent une rétroaction négative sur le réchauffement climatique22.

La moitié des plastiques en mer se concentrent dans les cinq gyres océaniques appelés à tort continents de plastique car il s’agit principalement d’une « soupe » plus ou moins concentré de micro-déchets inférieur à 5 mm et non de macro-déchets. Ces micro-billes proviennent à la fois de la fracturation (photodégradation, turbulence des vagues, courants océaniques) des macro-déchets déversés (sacs, bouteilles, filets et autres bidons) dans les océans et qui mettent plusieurs années à atteindre ces gyres23, mais aussi directement des rejets industriels, notamment dans les secteurs vestimentaire et des cosmétiques, qui en utilisent en grande quantité24.

Mitigation

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Un des recours possibles est la conversion de la production à des plastiques organiques biodégradables non issus de la chimie du pétrole. Mais ceci n’effacera pas un siècle de plastiques de l’ancienne génération déjà déversés de poursuivre des effets induits sur l’environnement marin. Ces plastiques résistent durablement à l’assimilation b du plastique

Comme personne ne pourra jamais nettoyer la mer, la seule hypothèse optimiste est que les différentes politiques de gestion des déchets et de sensibilisation des populations côtières porteront leurs fruits, et que les plastiques seront confinés sur terre ferme25.

Les spécialistes de l’environnement et océans, songent au « NETTOYAGE DES OCÉANS », notamment la méthode de nettoyage avec des barrières flottantes qui joueront le rôle de filets et qui permettront la récupération des déchets.

Plusieurs tests ont été réalisés en Mer du Nord, prés des cotes néerlandaises. un prototype de 100 mètres de long installé en juin 2016 montre déjà de bons résultats26.

Toute fois éliminer le plastique à la source reste la meilleure solution pour lutter contre cette pollution de nos océans. Utiliser des matières qui peuvent subsister pendant plusieurs centaines d’années est tout simplement aberrant, qui plus est pour un usage unique comme les emballages !

Micro effet positif du plastique

Le plastique, s’il s’avère donc largement néfaste, aurait néanmoins un effet, positif cette fois, en ce qui concerne les micro-organismes. ’Dans les océans, le phytoplancton coule vers le fond. Mais dans les gyres où se trouvent les plaques de déchets, il se fixe sur des petites particules de plastique, qui le maintiennent à la surface, explique Chris Bowler. Il est donc plus exposé au rayonnement solaire, ce qui augmente le taux de photosynthèse. L’hypothèse sur laquelle nous travaillons est celle d’une plus forte absorption du dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère.’

Lueur d’espoir en effet, l’énergie solaire permet à ces micro-organismes de réaliser la photosynthèse nécessaire à leur développement en se nourrissant de dioxyde de carbone. Une maigre consolation toutefois27.

Articles connexes

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Contamination_du_milieu_marin_par_les_plastiques

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3.
Pollution plastique - Article complémentaire de Wikipédia

Photo - Déchets plastiques dans la « laisse de mer » de la plage de Coco Beach, en Inde.

La pollution par le plastique (ou « pollution plastique ») est une pollution engendrée par l’accumulation de déchets en matière plastique dans l’environnement. Il existe plusieurs formes et types de pollution plastique.

Cette pollution peut avoir des effets nuisibles sur la terre et dans les cours d’eau en affectant la vie sauvage, l’habitat et secondairement ou par feed back les humains1.

La pollution plastique est corrélée avec le faible coût du plastique, ce qui amène une utilisation massive et jetable de ce dernier. Elle est également due à la faible dégradabilité des plastiques2. Selon l’Environmental Protection Agency, en 2011, le plastique constitue environ 12 % des déchets solides municipaux, comparativement à moins de 1 % dans les années 19603.

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Diverses initiatives ont été prises pour réduire cette pollution en amont, par un meilleur tri et une meilleure récupération des déchets, et parfois par une réduction de la consommation du plastique accompagnant la promotion du recyclage du plastique4.

Des ONG dénoncent également l’usage abusif et croissant de microplastiques et microbilles de plastiques dans les produits cosmétiques et de soins, et demandent aux décideurs et aux fabricants de bannir les microbilles de plastiques de leurs produits.
Une ONG s’est créée, nommée « 5 Gyres Institute » qui collecte et diffuse des informations au sujet des microplastique et de la soupe de plastique trouvée dans les gyres de l’océan. Selon cette ONG, Un seul tube ou flacon de nettoyant pour le visage peut contenir plus de 300 000 de ces microbilles, et il s’en vend des millions chaque jour, alors qu’il existe des alternatives peu coûteuses, biodégradables et plus sûres (noyaux de fruits ou coquilles de fruits secs finement broyés par exemple, ou sel pour le gommage).

En 2013, plusieurs États des États-Unis (notamment des États riverains des Grands lacs) ont commencé à légiférer pour interdire ces produits5, avec une interdiction effective avant fin 2016 pour les États de New-York et de Californie (avec un délai d’un an supplémentaire si le produit cosmétique est aussi reconnu comme médicament par la FDA). La Californie interdit aussi la publicité pour ces produits à partir de cette date6.

À la suite des campagnes lancées par les ONG, et à la suite de ces projets d’interdiction ou de nouvelles réglementations déjà votées aux États-Unis, plusieurs utilisateurs industriels se sont engagés à volontairement les supprimer de leurs produits, mais souvent sans annoncer de date butoir. Le groupe Johnson & Johnson a cependant annoncé avoir déjà cessé de développer de nouveaux produits contenant des microbilles de polyéthylène et être en train d’examiner des alternatives pour les produits qui en contiennent encore « Notre objectif est de clore une première phase de reformulations avant fin 2015 » a déclaré un porte-parole du groupe6 (cette « première phase » correspond à environ la moitié des produits vendus par la société et contenant des microbilles, le contenu de la seconde phase sera déterminé par les progrès faits dans la première phase6).

Le groupe Personal Care Products Council qui rassemble les producteurs de cosmétiques et parfums s’est également prononcé en faveur d’alternatives au plastique6.

Typologie de pollutions par le plastique

Photo - Pollution plastique sur des plantes.

La pollution plastique peut prendre de nombreuses formes dont :

  • l’amoncellement de déchets (en) ;
  • l’accumulation de déchets marins (jetés dans les différents cours d’eau), la pollution de l’eau par les déchets et fragments ou microparticules de plastiques,
  • la présence de filets de pêche non biodégradable (en nylon en général), qui peuvent continuer à piéger la faune et des déchets durant des décennies ;
  • des déchets causant la mort d’animaux (tortues et oiseaux marins surtout) par ingestion d’objets en plastique qu’ils confondent avec de la nourriture ;
  • l’arrivée (plus récente) dans les cours d’eau puis en mer de microplastiques et de microbilles de plastique issues de centaines de produits cosmétiques et de produits de soins du corps en contenant (plus de six cents produits différents rien qu’aux États-Unis7).
    Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Plastic pollution » (voir la liste des auteurs).

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4.
Un périple de la Fondation Tara Expéditions Vidéo ajoutée le 10 octobre 2011

Entre 2009 et 2013, au cours de l’expédition Tara Oceans, Tara a effectué un périple sur presque tous les océans de la planète afin d’étudier les écosystèmes planctoniques ainsi que certains récifs coralliens. A l’occasion de prélèvements dans la partie Nord du Pacifique, les scientifiques ont dû appréhender dans leurs échantillons des milliers de micro-plastiques. En direct du ’continent de plastique’ où Tara vogue au milieu d’un océan jonché de plastiques de toutes natures. Isabelle Taupier Letage, scientifique à bord de la goélette nous explique l’importance de connaître et comprendre l’impact de ce plastique sur la biodiversité marine. http://www.taraexpeditions.org http://www.facebook.com/tara.expeditions http://www.twitter.com/taraexpeditions

Catégorie : Science et technologie - Licence YouTube standard - Source : https://www.youtube.com/watch?v=2KBQ5bxBfsU

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5.
Les déchets jonchent le fond des océans Vidéo 1:14 Franceinfo - 2 mai 2014

Des millions de tonnes de déchets venus des côtes et des fleuves s’amassent dans cinq gigantesques tourbillons formés par les courants marins. Mais aussi à plus de 1 000 mètres de profondeur.

Les experts océanographes parlent d’un’septième continent’ à propos de ces gigantesques zones où s’accumulent, à cause des courants marins, les déchets plastiques au milieu de l’océan. Ainsi des millions de tonnes de déchets venus des côtes et des fleuves flottent dans cinq principaux gigantesques tourbillons.

Mais ce ne sont pas les seuls déchets que contiennent les océans. Une grande étude, menée par plusieurs universités européennes, montre la présence de plastiques, de métaux, de verre, de papiers, de vêtements dans les fonds marins, et parfois dans les abysses. Les océans sont pollués par les déchets rejetés en mer par l’être, c’est désormais une certitude.

’Ce ne sont pas des déchets collés les uns aux autres, ils sont très dispersés, mais on en rencontre en quantités assez impressionnantes’, relate Patrick Deixonne qui a pris la mesure de cette pollution lors d’une course en solitaire en aviron en 2009. Cet aventurier souhaite explorer ce ’septième continent’ et partira en 2015, direction l’Atlantique Sud, pour cartographier les zones polluées en utilisant des systèmes radar.

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-alerte-aux-dechets-plastiques-dans-l-ocean-des-universites-europeennes_590899.html

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6.
Dans l’Atlantique Nord, une plaque de déchets plastiques grande comme six fois la France – Vidéo Franceinfo - 3 sept. 2014

Les scientifiques du CNRS de Toulouse tentent de comprendre l’impact des millions de tonnes de déchets qui flottent sur une zone grande comme six fois la France. Les spécialistes de l’environnement marin ont souvent lancé des alertes sur la pollution des océans par les déchets plastiques. Ces déchets sont répartis en cinq zones désignées par les scientifiques comme le ’7e continent’. Une expédition française est revenue après trois semaines d’étude de cette pollution marine et les résultats en cours d’analyse au CNRS de Toulouse (Haute-Garonne) sont d’ores et déjà inquiétants. Les scientifiques français tentent de comprendre comment des millions de tonnes de déchets venus des côtes et des fleuves flottent dans les cinq principaux gyres répartis dans tous les océans. Les détritus se regroupent vers le centre. Dans l’Atlantique Nord, cette zone atteint six fois la superficie de la France.

Des bactéries et des microbes sur les déchets

Alexandra Ter Halle, chercheuse au CNRS de Toulouse, parle de colonisation de débris plastiques : ’Des bactéries et des microbes se développent sur ces plastiques, qui offrent un habitat particulier à une sorte de vie nouvelle, et on ne sait pas quel sera l’impact de ces bactéries sur la vie marine’, affirme-t-elle.

Patrick Deixonne avait lancé le projet de l’expédition 7e continent après avoir découvert l’ampleur de la pollution des océans par les ordures rejetées par les hommes, lors d’une course en solitaire en aviron en 2009.

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/video-l-atlantique-nord-transforme-en-enorme-poubelle-de-plastiques-selon-une-recente-expedition_684929.html

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7.
Une vie sans déchets : la famille Zéro Déchet raconte - Mille et une viesVidéo 34:04 Mille et une vies - Officiel ajoutée le 26 septembre 2016

Abonnez-vous pour ne rien rater des nouveaux épisodes : http://bit.ly/YouTubeMEUV Bénédicte Moret, Jérémie Pinchon et leurs deux enfants Mali et Dia ont un objectif au quotidien : produire zéro déchet. Ou ’presque’ zéro déchet. Une expérience qu’ils relatent avec recul et humour sur leur blog et dans un livre. Entre anecdotes et conseils pratiques, ils sont de vrais guides pour les personnes qui souhaiteraient se lancer dans le zéro déchet. Frédéric Lopez propose à ses invités de rencontrer certains de ses amis. Des hommes et des femmes attachants, qui attirent l’attention sur ces Français créatifs, acteurs du changement. Replay de l’émission ’Mille et une vies rêvées’ diffusée le 26/09/2016 à 15h05 sur France 2. Retrouvez plus d’extraits et informations sur http://www.france2.fr/1001vies Retrouvez l’émission sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/MilleEtUneVi... Twitter : https://twitter.com/1001viesF2

Catégorie : Divertissement - Licence YouTube standard – Source : https://www.youtube.com/watch?v=nIEHVB7tOWY

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8.
Yvan Bourgnon, le marin qui veut nettoyer les océans avec un quadrimaran géantJean-Luc Goudet, Journaliste, Lire la bio - Publié le 14/05/2017 – Document ‘Futura Planète’ - Actualité Classé sous : Environnement , pollution marine , pollution par le plastique –

Alors que les déchets de matière plastique s’accumulent exponentiellement dans l’océan, le jeune Danois Boyan Slat vient d’annoncer, ce 11 mai 2017, que son projet grandiose de les récolter en pleine mer verrait le jour plus tôt que prévu, au prix d’une révision du procédé. Cette idée à l’allure utopique avait la sympathie d’Yvan Bourgnon, que Futura avait croisé fin 2016. Ce marin exceptionnel porte lui aussi un projet immense : entamer le nettoyage des océans avec un voilier quadrimaran pour collecter les monceaux de plastique flottants. Le plus étonnant est que son idée n’est pas folle. L’homme force l’estime. Et l’espoir.

Article paru le premier novembre 2016

Le projet pourrait être celui d’un doux rêveur. Un voilier de très grande taille, tirant une sorte de peigne de 72 m de large, ratisse la mer et récupère tout ce qui y flotte. Puis une grue, un tapis roulant ou des bras humains hissent les détritus qui s’accumuleront, compressés, dans les deux coques centrales de 150 tonnes de contenance. Le projet sera présenté la semaine prochaine, lors de la Cop 22 à Marrakech.

Devant une telle idée, un esprit rationaliste produit spontanément une série d’objections. L’océan est immense, la quantité de matière plastique déversée dans les océans est énorme, un navire ne pourra que réaliser un minuscule prélèvement symbolique et un tel bateau reste à inventer. Etc.

Voilà qui n’arrête pas Yvan Bourgnon, celui qui, en 2014, a bouclé un tour du monde sur un catamaran de sport, un bateau non habitable donc, seulement conçu pour des virées au-delà de la plage. Et justement, c’est le constat qu’il a alors réalisé, si près de la surface de l’eau, qui a déterminé ce qui est aujourd’hui un projet de vie. « À 10 ans, explique-t-il à Futura, j’ai fait un tour du monde avec mes parents. Il n’y avait pas de plastique. 33 ans plus tard, il y en a partout. » Comme nous l’expliquions au début de cette année, une étude récente, menée par la fondation Ellen MacArthur et le cabinet McKinsey, estime qu’en 2050, la masse de plastique présente dans l’océan sera égale à celle des poissons. Selon ce travail, la progression est exponentielle, avec un triplement entre aujourd’hui (150 millions de tonnes) et 2050 (750 millions de tonnes).

Reproduction de la maquette

Le Manta, tel qu’il est imaginé aujourd’hui. C’est un quadrimaran, avec quatre coques, les deux latérales étant surtout des flotteurs. Le navire mesure 45 m de large pour 60 m de longueur. En plus des voiles, il est tracté, quand le vent le permet, par un kite wing, sorte de cerf-volant. Les herses, pliables, sont à l’arrière. Ce sont elles qui récupèrent les déchets, transférés ensuite dans les soutes des deux grandes coques centrales. Avant de le construire, il faudra d’abord réaliser un prototype de plus petite taille, de formule catamaran (deux coques). © The Sea Cleaners, ESY Concept, Jean-Michel Meyers 

Des actions de ramassages de déchets en mer très ciblées

Alors que peut faire un bateau ? « On ne va pas tout ratisser ! répond le marin. Mais on peut faire deux choses. D’abord travailler sur les zones les plus contaminées, environ 10.000 sur la planète, et faire du ramassage alors que les déchets ne sont pas encore très fragmentés donc récupérables. Là, on est dans la bande côtière, disons 100 miles [environ 180 km, NDLR], et ces sites sont bien connus. La deuxième est de mener des actions ponctuelles, rapides, quand des pollutions accidentelles se produisent en cas de grandes inondations. En Europe, cela a été le cas cet hiver avec les inondations en baie de Seine qui ont envoyé de grosses quantités de déchets dans la mer. Mais c’est surtout vrai en Asie du sud-est, après des typhons. »

La solution finale, bien sûr, est de réduire, voire d’arrêter, le rejet de matières plastiques en mer. Yvan Bourgnon souligne que les ONG et les États font du beau travail dans ce sens (comme l’interdiction des sacs en plastique jetables) mais qu’il faudra des décennies pour résoudre le problème alors que les populations côtières ne cessent de grandir sur la planète. « Il faut aussi aller chercher les déchets. En ville, heureusement, il y a des gens qui ramassent les mégots... » Des opérations de récoltes, avec débarquement de tonnes d’objets en plastique, auront aussi un impact médiatique. « Il y a 6.000 conférences sur l’écologie dans le monde. C’est bien mais l’action est la meilleure communication ! »

Yvan Bourgnon explique l’utilisation du quadrimaran en projet, qui devra récolter les déchets flottants. © The Sea Cleaners, YouTube

Manta, le bateau éboueur d’Yvan Bourgnon, est à l’étude 

Reste que le bateau-éboueur n’existe pas : il fallait l’inventer. C’est fait. Ce sera le Manta, un quadrimaran (à quatre coques, donc), un voilier, bien sûr, avec deux mâts pour un gréement classique plus un « kite », une voile ressemblant à un cerf-volant. « La formule quadrimaran donne une largeur très importante (49 m) et permet de canaliser l’eau en trois passages, vers les herses, qui sont à l’arrière. Inspirées des fanons de baleines, elles dépassent d’un mètre au-dessus de l’eau et descendent à 1,50 m. Avec leur forme triangulaire, elles ramasseront les macrodéchets flottants ou entre deux eaux. » Larges de 72 m, les herses pourront se replier et se relever.

En mode récolte, le Manta avancera à environ 2 nœuds (moins de 4 km/h), ce qui évite de piéger les mammifères marins. Le vent devra être d’au moins 8 nœuds (près de 15 km/h) et pas trop fort (moins de 30 nœuds). « Cela représente 80 à 85 % du temps, soit 280 à 300 jours par an » estime Yvan Bourgnon. Des tapis roulants entraîneront les déchets vers les soutes des deux coques centrales, de 300 m3 chacune. Une grue servira à récupérer les filets dérivants, des engins de pêche de très grandes tailles, « qui finissent par former de grosses boules ».

La construction est encore loin d’avoir commencé et l’équipe de l’association The Sea Cleaners en est à une opération des crowfunding sur Kiss Kiss Bank Bank« Cette opération de recherche de fonds ne couvrira que 80.000 euros, sur les 200.000 de la première étape. Pour nous, c’est une bonne mesure de l’adhésion du public. Et cela fonctionne mieux que ce que nous avions prévu puisque nous avons déjà récolté plus de la moitié de la somme. » Cette première étape, c’est la réalisation d’un catamaran expérimental pour valider les techniques. Le quadrimaran sera pour plus tard. « J’ai signé pour trente ans... »

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Source : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-yvan-bourgnon-marin-veut-nettoyer-oceans-quadrimaran-geant-64976/

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9.
Comment nettoyer les océans ? Vidéo Mister Geopolitix 22:01 ajoutée le 21 janv. 2017

Marées blanches et marées vertes ? Bombes non explosées au fond des océans et déchets plastiques ? Allez hop, on part faire un petit tour du monde pour s’attaquer aujourd’hui à la pollution maritime et voir quelques solutions !

Qui suis-je ? Gildas Leprince, 26 ans. Après des études portant sur l’économie et les pays émergents au Mexique et à Paris-Dauphine, j’ai parcouru le tour de la Méditerranée en 9 mois afin de réaliser des vidéos en lien avec le tourisme et les pays traversés. Ce voyage d’étude a donné naissance par la suite à Mister Geopolitix.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=WeMWuxpi75U

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10.
La Chine Empoisonnée Vidéo 26:11 Sadny ajoutée le 26 janvier 2017

Les chiffres publiés par Greenpeace sont effarants : 320 millions de personnes en Chine n’ont pas accès à l’eau potable, et 190 millions de Chinois consomment de l’eau polluée. Dans le bassin industriel du Huai, la présence d’ammoniaque dans les eaux du fleuve, tue les poissons en grand nombre. Mais le modèle de développement économique chinois, ambitieux et sans scrupules, menace aussi la santé de millions de personnes. L’eau du fleuve et du robinet ont révélé la présence de substances cancérigènes et les riverains n’utilisent plus que l’eau de pluie pour se laver, boire et arroser leurs jardins. Si le gouvernement investit des milliards d’euros dans l’essor économique du pays, en revanche, rien ou presque n’est fait pour la défense de l’environnement. Les Chinois ne peuvent compter que sur des initiatives citoyennes, pour l’instant limitées. Des volontaires locaux ont créé des stations de protection de l’environnement le long du fleuve et signalent l’apparition de foyers de pollution. Autre marqueur d’un éveil des consciences : Greenpeace a discrètement installé son siège social à Pékin. Un groupe de 60 activistes enquête et organise des actions dans tout le pays, pionniers chinois d’un mouvement écologiste encore balbutiant. Les actions de Greenpeace ont déjà fait l’objet de 10 000 articles de presse en Chine, où la volonté d’informer sur les problèmes environnementaux commence modestement à s’imposer…

Catégorie : Actualités et politique - Licence YouTube standard – Source : https://www.youtube.com/watch?v=xpy4Sgm2Bh4

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11.
L’ONU déclare la guerre à l’océan de plastiques Article diffusé le 23 février 2017 par l’ONU Environnement - Press Release – Source du document : http://web.unep.org/newscentre/fr/l%E2%80%99onu-d%C3%A9clare-la-guerre-%C3%A0-l%E2%80%99oc%C3%A9an-de-plastiques - Ajout d’informations complémentaires sur la pollution des océans avec Pétition

« L’ONU Environnement lance une campagne d’envergure mondiale, #OcéansPropres, visant à mettre fin aux déchets marins… » - Posté sur le site ISIAS ‘Pollutions Océans’ : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article622&amp ;lang=fr

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12.
Plastique : tour du monde choc de la pollution des océans - Vidéo ajoutée le 27 mai 2018

La production mondiale de plastique dépasse les 320 millions de tonnes par an. Et nous en jetons beaucoup, souvent pas à l’endroit approprié... Une bonne part de nos déchets de plastique finit dans les océans où ils forment de véritables ’soupes’. Dans le Pacifique, le plus grande de ces décharges grandit d’année en année : le fameux ’8e continent’ fait désormais trois fois la surface de la France. 80.000 tonnes de déchets venus des quatre coins de la planète s’y concentrent.

Catégorie : Actualités et politique - Licence YouTube standard – Source : https://www.youtube.com/watch?v=F9vosz5sGug

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13.
La plus grande densité de déchets en plastique du monde se trouve sur une île inhabitée - LE MONDE | 16.05.2017 à 18h15 – Vidéo Durée : 00:54 - L’île Henderson appartient à l’archipel des Pitcairn, dans l’océan Pacifique. Elle est isolée, inhabitée et pourtant… elle est recouverte de déchets en plastique.

Les chercheurs Jennifer Lavers et Alexander Bond, rattachés à l’université de Tasmanie et à la Royal Society for the Protection of Birds, se sont rendus sur place pour observer le phénomène. Ils ont compté près de 18 tonnes de déchets, soit 671 morceaux par mètre carré. C’est la densité la plus élevée au monde. Il se trouve que l’île est située sur la route de la gyre subtropicale du Pacifique sud, un courant marin connu pour transporter nombre de déchets.

La faune et la flore sont perturbés par ces détritus. Les crabes, par exemple, utilisent des pots en plastique en guise d’abris. Les scientifiques qui ont exploré les lieux ont publié une étude sur le sujet, espérant ainsi sensibiliser le monde à la situation des îles désertes polluées par l’homme à distance.

Source : https://www.lemonde.fr/planete/video/2017/05/16/la-plus-grande-densite-de-dechets-en-plastique-du-monde-se-trouve-sur-une-ile-inhabitee_5128640_3244.html

Carte  : position de l’archipel des Pitcairn, dans l’océan Pacifique.

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14.
Un océan de plastique ‘CNRS Le journal’ - 28 mai 2018 – Dossier paru le 07.06.2017

Contrairement aux microplastiques qui se concentrent dans la couche supérieure des océans, les fragments nanométriques se retrouvent dans toute la colonne d’eau. Découvrez, dans ce diaporama sonore, les travaux d’Alexandra Ter Halle et de son équipe qui tentent de mieux cerner ces infimes particules et leur impact sur l’écosystème marin.

À propos de cette vidéo - Titre original : Océan de plastique - Année de production : 2018 - Durée : 4 min 37 - Réalisateur : Cyril Frésillon et Alexandra Ena - Producteur : CNRS Images - Intervenant(s) : Alexandra Ter Halle (CNRS)
Laboratoire des Interactions Moléculaires et Réactivité Chimique et hotochimique (IMRCP) - CNRS / Université Toulouse Paul Sabatier

Mots-clés : Pollution Écologie micro-plastique nano-plastique – Source : https://lejournal.cnrs.fr/videos/un-ocean-de-plastique

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15.
Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques Par Clémentine Thiberge - LE MONDE 19.07.2017 à 20h18 • Mis à jour le 20.07.2017 à 11h42 |– Abonnez-ùous à partir de 1 €

Difficiles à traiter, les débris entraînent une pollution généralisée, qui est particulièrement inquiétante dans le milieu marin.

Le plastique est désormais le troisième matériau le plus fabriqué par l’homme derrière le ciment et l’acier, selon une étude publiée mercredi 19 juillet dans la revue Science Advances. Dirigé par une équipe de scientifiques américains, ce rapport est la première analyse globale de la production, de l’utilisation et de la fin de vie des plastiques dans le monde.

En basant leur méthode sur les chiffres de production de chaque pays, les chercheurs ont constaté qu’en soixante-quinze ans, les humains avaient généré 8,3 milliards de tonnes de matières plastiques, soit l’équivalent du poids de 822 000 tours Eiffel ou de 80 millions de baleines. Sur ces quantités gigantesques, 6,3 milliards de tonnes sont dès à présent devenues des déchets, dont seuls 9 % ont été recyclés, 12 % ont été incinérés et 79 % accumulés dans des décharges ou dans la nature.

Si un monde sans plastiques semble aujourd’hui difficile à imaginer, son utilisation à grande échelle ne remonte qu’aux années 1950. «  Les polymères modernes ont commencé à être fabriqués dans les années 1930, mais la production de masse a réellement débuté après la seconde guerre mondiale », explique Roland Geyer, coauteur de l’étude et chercheur en écologie industrielle à l’université de Californie.

Dès lors, la croissance de ce matériau a été exponentielle. De 1 million de tonnes en 1950, la production mondiale est passée à plus de 380 millions de tonnes en 2015, dépassant la plupart des autres matériaux synthétiques. «  L’acier que nous fabriquons est destiné à la construction et aura donc une durée d’utilisation de plusieurs décennies, souligne Roland Geyer. Pour le plastique, c’est tout le contraire, la moitié de ces matériaux deviennent des déchets après quatre ans ou moins d’utilisation.  »

L’un des problèmes tient à la place de l’emballage : ce marché capte près de la moitié de certains types de plastiques, or leur usage y est majoritairement de moins d’un an, tandis qu’il peut atteindre une cinquantaine d’années dans le secteur de la machinerie industrielle, voire plus de soixante ans dans celui de la construction.

Dans le monde, le triomphe du plastique ne montre aucun signe de ralentissement. Environ la moitié de la quantité totale produite de 1950 à 2015 a été générée au cours des treize dernières années.

«  Il y a des gens qui se souviennent encore d’un monde sans plastiques, souligne Jenna Jambeck, coauteure de l’étude et professeure d’ingénierie à l’université de Géorgie. Mais aujourd’hui cette matière est devenue si omniprésente que vous ne pouvez aller nulle part sans en trouver des déchets dans notre environnement, y compris dans les océans.  »

Illustration - En 2015, la même équipe a publié dans la revue Science les résultats de leur recherche portant sur l’ampleur de ce problème dans le milieu marin. Si la quantité exacte est quasiment impossible à déterminer, ils ont cependant estimé que 8 millions de tonnes de ces détritus avaient été rejetées dans les mers durant la seule année 2010.

Cette pollution marine est la plus inquiétante. Au total, plus de 660 espèces de poissons, crustacés et mammifères pourraient être menacées par une ingestion de débris, ainsi que la moitié des oiseaux marins. En mars 2012, 17 kilos de déchets ont ainsi été retrouvés dans l’estomac d’un cachalot échoué sur les plages d’Andalousie. La pollution frappe jusqu’aux endroits les plus reculés de la planète. Les îles les plus éloignées, comme celle d’Henderson, dans le Pacifique Sud, aux plus hauts sommets de la planète. En avril, une mission de nettoyage a récupéré sur l’Everest plus de cinq tonnes de déchets, en majeure partie plastiques.

Au fond de l’eau comme sur terre, une seule solution pour éviter qu’ils ne se retrouvent en pleine nature : les recycler. Depuis 1980, 600 millions de tonnes de plastiques l’ont été, soit 9 % de la production totale. Avant, le taux de recyclage était négligeable. Aujourd’hui, l’Europe (30 %) et la Chine (25 %) sont les meilleurs élèves, capables de procurer une deuxième vie à ce matériau ; aux Etats-Unis, le taux de recyclage ne dépasse pas 9 %.

«  Les matières plastiques sont délicates à retraiter car elles sont souvent mélangées, explique Yvan Chalamet, enseignant-chercheur à l’université de Saint-Etienne en ingénierie des matériaux polymères. Les recycler telles quelles détruit leurs propriétés mécaniques, il faut donc séparer les matières pour avoir un gisement le plus pur possible » Ce qui sera impossible, par exemple, pour un film plastique qui comporte plusieurs couches différentes. Pour ce genre d’éléments, la seule solution reste alors l’incinération.

25 milliards de tonnes en 2050

Certains industriels se montrent prêts aujourd’hui à investir dans la recherche pour améliorer leurs performances. Par exemple, la masse de plastique nécessaire à la fabrication d’un pot de yaourt a été divisée par deux en trente ans. Des entreprises misent sur des matériaux biodégradables et biosourcés – c’est-à-dire issus de matières premières renouvelables – qui ne représentent pour l’instant que 1 % de la production globale. Mais l’augmentation de la consommation des produits emballés ou à usage unique vient contrebalancer ces efforts.

Pour les auteurs de l’étude, il est impératif de réduire cette invasion ingérable au strict minimum. «  Du plastique que l’on ne fabrique pas, c’est autant que l’on n’aura pas besoin de recycler, résume Roland Geyer. Je conseille aux consommateurs d’acheter des produits en matière déjà réutilisée, afin d’éviter une production supplémentaire inutile. C’est plus efficace que d’essayer de retraiter. »

Au rythme actuel, il faudra faire face à plus de 25 milliards de tonnes de plastiques en 2050, soit trois fois plus qu’aujourd’hui, selon les chercheurs américains. «  Les projections sont cependant très aléatoires, tempère Yvan Chalamet. Il suffit parfois que des réglementations changent pour que des pans entiers de ce secteur soient éliminés. » La volonté politique peut modifier la donne : ainsi la France a-t-elle décidé de bannir les sacs en plastique aux caisses des supermarchés en 2016. Une source de déchets qui représentait plus de 80 000 tonnes par an en France.

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter - Source : https://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/19/depuis-1950-l-homme-a-fabrique-8-3-milliards-de-tonnes-de-plastiques_5162660_1652666.html

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16.
Quelle est la quantité de déchets plastiques qui flottent sur les océans ?

Avec une vidéo en anglais, un sélection d’articles postés sur le site ISIAS ‘Océans’et traitant des océans et un appel de ‘Tara Expéditions’ pour soutenir le développement des actions éducatives dans les écoles.

Auteur : Christophe Magdelaine / notr+e-planete.info- Document notre-planete.info en date du 01 août 2017,

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17.
APPEL « 2024 Zéro Plastique Jetable  » - Communiqué de lancement – 14/09/17 - Diffusé par ‘Green Cross’ et posté sur ISIAS ‘Ecologie Plastiques’

A l’occasion des JO de Paris : APPEL « 2024 ZERO PLASTIQUE JETABLE » ! – par une série de personnalités… - Communiqués de presse, Eau et océans – Voir sur ce site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?article684&amp ;lang=fr

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18.
Peut-on venir à bout de tout le plastique que nous produisons ? Par Anna Moreau et Simon Lehmann Vidéo Durée : 05:06 LE MONDE | 04.09.2017 à 14h32

Théoriquement, ce qui est pratique avec le plastique c’est que c’est recyclable. Enfin, certains plastiques. Et puis, il faut les trier en amont. Et c’est souvent difficile de les recycler plus d’une fois. Si bien qu’en fin de compte seuls 10 % des emballages plastiques sont recyclés dans le monde. Alors qu’arrive-t-il aux 6,3 milliards de tonnes de plastique qui ont été produites, puis mises à la poubelle depuis les années 1950 ? Décharges, incinération, décomposition dans la nature… alors que la production de plastique risque de doubler d’ici à 2050, il n’existe encore aucune solution satisfaisante pour le traiter. Fait à base d’hydrocarbures, peu coûteux, il est pourtant considéré comme la matière jetable par excellence. Explications en vidéo.

Vers un monde sans déchets ? « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival, le samedi 23 septembre 2017, une table ronde sur la réduction des déchets : objectifréaliste ou utopie ?Avec Béa Johnson, Philippe Chalmin et Alexandre Garcin. Retrouvez le programme du Monde Festival 2017.

LE MONDE Abonnez vous à partir de 1 € - Source : https://www.lemonde.fr/festival/video/2017/09/04/peut-on-venir-a-bout-de-tout-le-plastique-que-nous-produisons_5180811_4415198.html

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19.
Pourquoi, dès demain, la France va crouler sous les déchets plastiques - 31/10/2017 à 08h49 – Document ‘BFM Business’ -Illustration de Steve Snodgrass - CC

La Chine a prévenu qu’elle cesserait d’importer toutes sortes de déchets, en particulier plastique, sur son sol fin octobre. L’Europe y envoie la moitié des détritus qu’elle ne traite pas sur son sol. Le secteur du recyclage en France prévoit de fortes turbulences pour les prochains mois.

Les stocks sont d’ores et déjà en train de gonfler, affirme la fédération des professionnels du recyclage. En cause, une décision prise au cœur de l’été par la première usine de recyclage du monde : la Chine a annoncé le 18 juillet à l’OMC qu’elle cesserait d’importer certains déchets sur son soldès l’automne 2017. Deadline : fin octobre. La Chine qui absorbe aujourd’hui la moitié de tous les détritus qu’exporte l’Europe.

À compter de ce mercredi 1er novembre, les pays producteurs qui envoient quelques 50 millions de tonnes de déchets solides en Chine par an, dont 9 millions de plastiques, vont devoir se débrouiller avec leurs poubelles. En tout cas avec 24 types de rebuts désormais bannis : huit familles de plastiques, les papiers non-triés, certains textiles comme la laine et le coton, et des déchets métalliques issus de la fabrication du fer et de l’acier.

Aucun pays au monde ne peut traiter les déchets bannis

Pékin explique vouloir ainsi lutter contre la pollution de ses sols et contre les centres de recyclage qui contreviennent aux normes environnementales. Soit deux tiers des usines du secteur selon ses estimations. Dans le cadre de son plan ’National sword’ (épée nationale en français), le pays souhaite également s’attaquer au commerce illégal de déchets, qui représenterait 20% des importations totales de la Chine.

Problème, l’Europe n’a absolument pas les infrastructures nécessaires pour absorber les tonnes d’ordures que la Chine n’accepte plus. D’ailleurs aucun autre pays au monde ne les a, souligne Federec, la fédération française des entreprises du recyclage. Même pas la Turquie et l’Inde, qui importent déjà de colossaux tonnages venus d’Europe.

Une hausse des incinérations attendue

Le bannissement chinois représente certes ’une formidable opportunité d’accroître le recyclage en France et en Europe’, selon la Federec. Sauf qu’il faudra du temps. Or les stocks commencent déjà à grossir parce que les douanes chinoises accroissent déjà depuis plusieurs mois leurs contrôles sur les importation de déchets, affirme Federec. La fédération s’attend ainsi à une période de turbulences d’au moins un an. C’est-à-dire plus d’incinérations sur les premiers mois. Difficile dans ces conditions de préparer le recyclage de ’100% des matières plastiques en 2025’ sur lequel s’est engagé le Premier ministre Edouard Philippe cet été.

D’autant qu’avec des stocks nationaux de déchets qui vont s’accumuler, les prix vont chuter et les marges des recycleurs avec. Sachant qu’en termes de matières premières recyclées, l’offre est déjà supérieure à la demande.

Du coup, le secteur se met en ordre de bataille au plan mondial. Le BIR, le bureau international du recyclage, demande à Pékin de réviser sa décision. En France, les collecteurs de déchets dont le secteur a rapporté 8,1 milliards d’euros en 2016 en appellent à l’État.

La Fédération voudrait obliger les industriels à utiliser une part de plastique recyclés dans leur production. La filière va faire entendre sa voix sur la nécessité de trouver des débouchés pour rester compétitif avec des millions de tonnes de déchets supplémentaires en stock lors de l’élaboration de la feuille de route pour l’économie circulaire, qui commençait le 24 octobre, et dont le rendu est attendu début 2018.

Le recyclage chinois grand gagnant

Le gagnant de l’histoire semble pour beaucoup être la filière recyclage chinoise. Ces dernières années, la Chine a alimenté sa croissance à moindre frais grâce à ces déchets qu’elle recyclait pour les réutiliser dans ses productions. Mais cette année, le pays ’a lancé un plan pour augmenter de 67% le chiffre d’affaires de l’industrie du recyclage en 2020, par rapport à 2015’, explique un expert d’EY.

En Europe aussi, certaines entreprises y voient leur intérêt. Les exportateurs de déchets de qualité, ceux qui sont déjà triés et correctement conditionnés, pourront vendre plus cher. Et les entreprises comme la britannique MBA Polymers, spécialiste du recyclage des plastiques de haute qualité, y voit une fantastique opportunité.

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La Chine ne veut plus être la poubelle du monde ! Mercredi 27 décembre 2017 - par Sophie Bécherel – Document ‘France Inter’ – Vidéo 2 minutes

La Chine ne veut plus être la poubelle des plastiques du monde... Et d’ici quelques jours, cela va avoir des répercutions concrètes pour beaucoup de pays au monde !

En juillet dernier (2016), la Chine avait prévenu : elle veut bien être le plus gros importateur de déchets mais qu’ils soient au moins de bonne qualité ! On parle ici de papier, de ferrailles et de plastiques recyclés... Prenons les plastiques : l’an passé, le pays en a acheté 7,3 millions de tonnes. Des déchets venus des Etats-Unis, du Japon et de l’Europe. 87% des plastiques recyclés européens (dont ceux des ménages) vont directement en Chine ou indirectement via Hong Kong. C’est moins coûteux de se débarrasser de ses poubelles chez le voisin que de les valoriser soi-même. La Grande Bretagne par exemple se débarrasse du tiers de son plastique et de son papier usé en Chine. Laquelle valorise ces rebuts en fabricant de nouveaux objets manufacturés qu’elle vendra sur le marché domestique ou à l’export . 

Voici qui arrange tout le monde... 

Avoir un partenaire peu regardant sur la qualité de ce qu’il réceptionne et dont la conscience environnementale était jusque là inférieure au reste du monde, c’est en effet pratique. Ce temps-là est fini... Il y a 6 mois, la chine a prévenu l’Organisation mondiale du commerce qu’elle cesserait fin 2017 donc à la fin de cette semaine d’importer le PET, PVC , le polyéthylène et le polystyrène ... En tout 24 catégories de déchets recyclables solides. La raison est double. Avec l’émergence de la classe moyenne, les chinois eux-mêmes produisent ces déchets qui se substituent aux nôtres. Le pays affirme par ailleurs qu’un mauvais tri rend difficile le recyclage et la valorisation en produits non polluants. Pékin mène en parallèle une opération d’envergure sur son territoire en inspectant les usines d’utilisation du plastique recyclé. Des centaines ont été verbalisées pour non respect des normes. 

Le plastique est l’un des déchets le plus problématique. 

Issu du pétrole, il n’est pas naturellement biodégradable. Il se fragmente en morceaux de plus en plus petits pour finir dans les océans. En 50 ans, nous avons pollué toute la planète. Aucun recoin n’est épargné comme l’ont montré les prélèvements dans l’Océan Arctique. La faune marine et le plancton doivent désormais composer avec cette pollution globale et durable.

Alors que faire ? 

Enterrer ces plastiques ? pas une très bonne idée... Les incinérer et utiliser l’énergie générée ? Les fumées d’incinérateurs font des dégâts sanitaires importants. La meilleure solution : bannir le produit, tout simplement. la contrainte semble mieux marcher que les incitations au civisme . c’est la loi qui a banni les sacs plastiques des supermarchés et des marchés. C’est encore en légiférant qu’on supprimera bientôt les micro billes des cosmétiques et la vaisselle jetable. Restent tous ces usages pratiques : les films alimentaires, les boites, les jouets, les bouteilles. Des déchets qu’il nous faut à présente recycler chez nous !

Mots-clés : sciences Chine gestion des déchets - France Inter - Editions médiateur mentions légales annonceurs fréquences OJD – Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-27-decembre-2017

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Actualités locales autour d’Apt Vaucluse 84 :

Mettez-vous au vert ! - Fête du recyclage - 1er Juillet 2018 de 7h à 15h - Rencontrez un conseiller Info Énergie de l’ALTE ! Sur rendez-vous au 04 90 74 09 18. Prenez un rendez-vous avec l’un de nos conseillers, par téléphone ou en agence, à Apt, Avignon et Carpentras ou lors des permanences délocalisées :

L’Isle-sur-la-Sorgue : le 1er vendredi de chaque mois de 14h à 17h / 6 Juillet

Le Thor : le 3ème mardi de chaque mois de 14h à 17h / 17 Juillet

Forcalquier : au Village vert, le 3ème vendredi de chaque mois de 9h30 à 16h30 / 20 Juillet

Attention : il n’y a pas de permanences au mois d’Août ! Service gratuit - Pourquoi consulter un conseiller énergie ?

Professionnels du bâtiment : Rendez-vous le 6 Juillet à Goult pour développer votre activité !

ALTE : Agence Locale de la Transition Energétique Impasse Marin la Meslée - 84400 Apt - 04 86 69 17 19 - contact@alte-provence.org

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 28/06/2018 Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Ecologie Plastiques La généralisation de l’emploi des matières plastiques aboutit à une accumulation désastreuse des déchets dans les milieux marins.6

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti,

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