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"Alors que les désastres causés dans les océans par les déchets de matières plastiques sont mieux connus et largement diffusés, des prises de conscience émergent et des solutions sont préconisées" par Jacques Hallard

vendredi 3 août 2018 par Hallard Jacques




ISIAS Ecologie Plastiques
Alors que les désastres causés dans les océans par les déchets de matières plastiques sont mieux connus et largement diffusés, des prises de conscience émergent et des solutions sont préconisées
Série : Les pollutions, notamment marines, par les déchets plastiques sont gigantesques mais des initiatives sont prises pour tenter de limiter ce désastre
Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 02/08/2018

Partie 1 : ’La généralisation de l’emploi des matières plastiques aboutit à une accumulation désastreuse des déchets dans les milieux marins’ par Jacques Hallard, jeudi 28 juin 2018

Partie 2 – PLAN : Introduction Sommaire Auteur

India World Environment Day{{}}

La Vénus des plastiques - Channi Anand, ASSOCIATED PRESS, Jammu INDIA in ‘Bas du formulaire

India World Environment Day’ > Voir directement dans ce dossier

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Introduction

Poursuivant l’étude du dossier sur les méfaits des matières plastiques et leurs impacts sur l’environnement planétaire, l’actualité nous rapporte régulièrement la situation critique en la matière, comme ce qui s’est passé par exemple récemment sur les plages à Saint-Domingue dans la République dominicaine

La Chine a pris, début 2018, la décision de limiter les importations de déchets à recycler sur ses territoires (voir l’article La Chine compte interdire l’importation de 32 types de déchets solides, Xinhua 20.04.2018).

Cela peut-il stimuler le recyclage des plastiques dans d’autres pays, comme en Wallonie belge ou même en France, offrant ainsi de nouvelles opportunités industrielles, et évitant ainsi des transports de matières potentiellement polluantes sur de très longues distances ? Voir l’article Que faire de nos déchets si la Chine n’en veut plus ? publié le 26/01/2018 : « Le durcissement de la réglementation en Chine embarrasse les Européens, qui, faute d’avoir développé leurs propres filières de recyclage, vont devoir trouver d’autres pays pouvant servir de dépotoirs… »

Plusieurs documents sélectionnés pour un usage pédagogique – écrits et vidéos - et figurant dans le sommaire ci-dessous, constituent autant de preuves des désastres relevés dans les océans, dans les estuaires et sur les plages à travers le monde : depuis le Pacifique avec son « septième continent  » de plastiques d’une superficie qui égalerait trois fois celle de la France, dans l’Atlantique nord avec la mer des Sargasses (Pourquoi une nouvelle Mer des Sargasses étouffe les Antilles , 3 octobre 2017, 22:51 CEST) et jusqu’à l’Arctique, également touché par les déchets plastiques.

Les données sur la production mondiale de plastiques révèlent l’ancienneté de cette pollution, notamment marine, et la gravité de la situation, en particulier : les effets catastrophiques sur la faune marine, des animaux mourant d’étouffement, (voir l’article Pollution plastique des océans : la faune souffre en continu, publié le 16 février 2017), ou la pollution généralisée des chaînes alimentaires au niveau mondial avec les microplastiques ; voir l’article Des microplastiques dans les poissons et les fruits de mer, 16 mai 2018. Un risque supérieur réside dans la diffusion marine des nanoparticules, notamment celles qui proviennent de la dégradation des plastiques des mers, à partir de particules ultrafines (PUF), des molécules dont la taille varie entre 1 et 100 nanomètres (1 nm = 10-9 m = 0,000000001 m) ; voir les articles sur les nanoparticules de Novéthic et de Wikipédia) ; voir l’article Nanoparticules dans nos assiettes et plastique dans nos océans.

De nombreuses mises en garde n’ont cessé d’être publiées au cours du premier semestre 2918, comme le retracent en partie des documents sélectionnés dans ce dossier, et des mesures fortes ont été prises. Par exemple la dernière mise en garde du Gouvernement pour les emballages en plastique (par lephare le 25 juillet 2018) en République démocratique du Congo , ou encore en Inde : Bombay déclare la guerre au plastique (« La lutte pour la préservation de l’environnement est devenue une problématique planétaire, y compris dans les pays en voie de développement. L’Inde a déclaré la guerre aux sacs plastiques… », selon ‘France 2’France Télévisions’, mis à jour le 01/08/2018 à 21:58).

Toutes ces informations apportent certes des constats pénibles pour la Planète entière, mais aussi son lot de prises de conscience : écouter par exemple Une prise de Conscience Globale (par admin Mar 9, 2018 LA POLLUTION PLASTIQUE OCEANIQUE) ; « Une prise de conscience mondiale. Même si les constats sont alarmants, la prise de conscience est mondiale, le travail des ONG commeTara est colossal et commence à porter ses fruits. Ce sera encore long pour éradiquer complètement le phénomène de pollution plastique océanique, mais cette prise de conscience globale est un grand Espoir. @oceanoplastic #plastic #pollution #océan #plastique #littoral

Il en découle ainsi des questionnements qui interpellent les citoyens du monde, d’une Planète fragilisée de tous côtés : cette « plastification du monde » serait-il irréversible ? Faudra-t-il mette en œuvre, financer et généraliser un prototype de bateau voilier spécialement conçu pour nettoyer les océans ? Faut-il bannir définitivement les plastiques jetables en Europe et comment faire accepter une telle mesure par les opérateurs économiques concernés et les consommateurs habitués à l’usage facile des matières plastiques ? Le concept de « Zéro Déchet, un mode de vie en transition » amorce-t-il la mise en place des solutions possibles ?

Une démarche mondiale sera-t-elle possible, et suffisante ? Par exemple la ‘Journée mondiale de l’océan’ « une démarche lancée en 1992 à l’issue du sommet de Rio et qui vise à faire du 8 juin de chaque année une occasion de sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leurs ressources… Voir aussi la Journée Mondiale de l’Océan le 8 juin à l’UNESCO (Participez à la Journée Mondiale de l’Océan à l’UNESCO !).

Le présent dossier s’ajoute à d’autres articles concernant les océans en général et qui ont été postés sur http://www.isias.lautre.net/ISIAS  : ils sont à découvrir à partir de ce site : http://www.isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=oc%C3%A9ans

La suite à venir de ce dossier tentera notamment de rendre compte d’autres lieux impactés, mais aussi des solutions pratiques qui sont déjà à la portée de chaque terrien citoyen, des ONG, des mouvements associatifs et des collectifs divers, et bien sûr des gouvernements et des instances internationales …

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Sommaire

1. Saint-Domingue : les dangers de la pollutionFrance 2 France Télévisions Mis à jour le 22/07/2018

1Bis. Note Wikipédia sur Saint-Domingue en République dominicaine

2. Recyclage : la Chine ne veut plus des déchets des autresVidéo 1:23 - 23 janvier 2018 - Document ‘francetvinfo’

3. Déchets : la Chine ferme ses portes, une opportunité pour l’industrie française ? Par Giulietta Gamberini04/11/2017

4. Et si Bruxelles et la Wallonie devenaient la poubelle du monde 26 janvier 2016 – Document ‘L’Echo’ - Michel Lauwers

5.Déchets dans le monde : c’est l’overdose ! ParCécile Cazenave / GEO - Lundi 23 juillet 2018

6. Zéro Déchet, un mode de vie en transition - Jérémie PICHON – Vidéo 05 mars 2018

7. Un plongeur se filme dans un océan de plastique Vidéo LE MONDE 06.03.2018

8. Visualisez la taille de l’énorme « décharge flottante » de plastique dans l’océan Pacifique Par Pierre Breteau LE MONDE 23.03.2018

9. Plastique : tour du monde choc de la pollution des océans -Vidéo ajoutée le 27 mai 2018

10. La pollution plastique en mer : le septième continent - 30-03-2018 - Document ‘L’Encyclopédie de l’environnement’

11. La mer de plastique dans le Pacifique fait trois fois la taille de la France Le Monde.fr avec AFP 22.03.2018

12. Les déchets plastique en mer, un septième continent ? Par Roselyne Messal Journaliste 29 mars 2018 ‘Futura Planète’

13. La production mondiale de plastique Par Roselyne Messal Journaliste 29 mars 2018 ‘Futura Planète’

14. Un bateau voilier pour nettoyer les océans des déchets plastiques – Vidéo ajoutée le 4 novembre 2016

15. La plastification du monde serait irréversible Par Frédéric Joignot - LE MONDE IDEES 21.04.2018

16. Des animaux marins qui s’étouffent dans notre plastique : le spot déchirant de Sea Sheperd - [VIDEO] Marina Fabre 28 avril 2018 Novéthic

17. Taux record de microplastique dans l’océan Arctique - Par Sylvie Burnouf - LE MONDE 25.04.2018

18. Pollution plastiques dans l’arctique -Concepcion AlvarezNovéthic mai 2018

19. Plastic partout ! Histoires de déchets - Vidéo 1:30:07 ajoutée le 02 avril 2018Constats et solutions

20. Plastique : tour du monde choc de la pollution des océans – Vidéo 1:52 - L’Obs YouTube 27 mai 2018

21. Bruxelles veut bannir les plastiques jetables Par Patricia Jolly LE MONDE 29.05.2018

22. #PLASTIQUE : tour du monde choc de la pollution des océans – Vidéo - Cette actualité a été publiée le 01/06/2018 par Fred.

23. La Vénus des plastiques Par Frédéric Joignot ‘Idées Le Monde’, samedi 16 juin 2018

24. Alerte, l’océan coule ! - Publié par Boris Victor13 juin 2018 –

25. Journée mondiale de l’Océan. Des nanoparticules de plastique sournoises dans l’océan - Patrick Deixonne. Recueilli par Christelle Guibert. Modifié le 08/06/2018 ‘Ouest France’

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1. Saint-Domingue : les dangers de la pollution - En République dominicaine, les plages de Saint-Domingue sont envahies par des tonnes de plastique. France 2 France Télévisions - Mis à jour le 22/07/2018 | 22:33 publié le 22/07/2018 | 22:33

À Saint-Domingue, en République dominicaine, les autorités font face à une catastrophe écologique. Le paradis des cartes postales s’est transformé en une mer de plastique. Des tonnes de déchets plastiques sont rejetées tous les jours. Sur les bancs de sable et dans l’eau, partout des bouteilles, des détritus et des emballages jetés par les habitants des bidonvilles. Face à l’ampleur du phénomène, des opérations de nettoyage sont organisées. Plus de 500 volontaires y participent. ’La grande majorité des déchets a été rejetée par le fleuve Ozama, explique un bénévole, c’est le 6e jour de nettoyage et nous avons déjà enlevé 60 tonnes de détritus.’

Un danger pour la biodiversité

Cette pollution est surtout dangereuse pour l’environnement ’elle rend les espèces malades, remet en cause la biodiversité et menace la santé de toutes les espèces y compris l’espèce humaine’, précise un militant écologiste. Selon l’ONG américaine Parley, 250 000 tonnes de plastiques flottent sur les océans, l’équivalent d’une surface de six fois la France.

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/saint-domingue-une-maree-de-plastique-sur-les-plages_2862155.html

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Saint-Domingue, submergé par une mer de plastique, prouve que nous avons saturé l’océan de nos déchets – Par Ludovic Dupin @LudovicDupin pour Novéthic - 24 juillet 2018 - [Vidéo] Photo  : 60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées ces six derniers jours des plages de Saint-Domingue. @ParleyForOcean

« 60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées en 6 jours sur les plages de Saint-Domingue… en vain. Les grandes marées ont rejeté 12.000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des phénomènes de plus en plus courants sur la planète signifiant que nous avons largement dépassé la capacité de nos océans à être notre poubelle… »

© 2018 Novethic - Tous droits réservés - Article complet avec vidéo à consulter sur ce site : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/video-saint-domingue-submerge-par-une-mer-de-plastique-prouve-que-nous-avons-sature-l-ocean-de-nos-dechets-146118.html?utm_source=Abonnes+Novethic&amp ;utm_campaign=7008eb08a9-Recap_2018_07_27&utm_medium=email&utm_term=0_2876b612e6-7008eb08a9-171059761

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1 Bis.
Note Wikipédia sur Saint-Domingue en République dominicaine

La ville de Saint-Domingue3 (Santo Domingo ou Santo Domingo de Guzmán en espagnol, ou San Domingo de façon plus ancienne : on parle de la bataille de San Domingo) est située sur la côte sud de l’île d’Hispaniola, que la République dominicaine, dont elle est la capitale, partage avec Haïti. Fondée de 1496 à 1502, Santo Domingo est le plus vieux site de peuplement européen des Amériques habité sans discontinuité et fut le premier siège du pouvoir espagnol dans le Nouveau Monde. Depuis 1932 elle est le chef-lieu du district national… » Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Domingue_(ville)

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2. Recyclage : la Chine ne veut plus des déchets des autresVidéo 1:23 - 23 janvier 2018 - Document ‘francetvinfo’ -

La Chine a décidé d’interdire l’arrivée de déchets venus de l’étranger afin de ne recycler que ses propres déchets. Dans les ports de Chine, une véritable traque s’organise. Celle des déchets venus de l’étranger. Ici, désormais, les camions passent même au rayon X. Depuis le début du mois de janvier 2018, Pékin ne souhaite plus recycler les déchets envoyés par containers entiers. Les sanctions seront exemplaires : minimum cinq ans de prison. Les autorités chinoises préfèrent recycler leurs propres déchets : ces montagnes d’ordures qui s’entassent encore à ciel ouvert et ravagent la lisière des villes.

Plusieurs millions de tonnes par an

Beaucoup de professionnels qui vivaient du recyclage des déchets étrangers s’inquiètent, malgré la diminution de la pollution. Pour alimenter ses usines en matériaux recyclés, Pékin importait en moyenne 30 millions de tonnes de papier et de carton usagé chaque année et 8 millions de tonnes de déchets plastiques venus des États-Unis ou d’Europe. Rien qu’en France, 170 000 tonnes de plastique usagé exportées chaque année devront s’entasser chez les recycleurs de l’Hexagone.

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/recyclage-la-chine-ne-veut-plus-des-dechets-des-autres_2576544.html

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3.
Déchets : la Chine ferme ses portes, une opportunité pour l’industrie française ? Par Giulietta Gamberini | 04/11/2017, 9:30 - Photo

En 2015, la Chine a importé 49,6 millions de tonnes de déchets destinés à constituer les matières premières de son industrie : plus d’un quart de la totalité des déchets valorisables exportés au monde, et plus de la moitié de ceux exportés par l’Europe. (Crédits : DR) La Chine a annoncé cet été vouloir radicalement restreindre l’importation de déchets à partir de 2018. Dans un premier temps, des pertes pour les collectivités locales et les industriels du recyclage semblent inévitables. Mais à long terme, ce bouleversement pourrait faciliter une relocalisation de l’industrie manufacturière.

Depuis le 18 juillet, le monde entier retient son souffle. Collectivités locales, industriels du recyclage, États attendent impatiemment des précisions sur la décision annoncée le 18 juillet par la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : celle de restreindre radicalement l’importation des déchets sur son territoire. 24 catégories de matières premières valorisables seront désormais interdites, a fait savoir le ministre chinois de l’Environnement, dont huit familles de plastiques (PE, films plastiques, styréniques, PVC, PET, PET Bouteilles, PC CD/DVD, autres déchets et rebuts), les papiers en mélange, certains textiles comme la laine et le coton, d’autres déchets provenant de la fabrication du fer ou de l’acier.

Le gouvernement chinois doit préciser cette liste pour une entrée en vigueur de l’interdiction le 31 décembre 2017. Mais malgré l’insistance de diverses organisations professionnelles, n’ont circulé pour l’instant que des projets de décision informels. Le nouveau niveau de pureté requis pour le papier (qui selon les rumeurs pourrait atteindre 0,3%, contre jusqu’à 1,5% aujourd’hui, un défi quasiment impossible à relever à court terme pour les collectivités territoriales et leurs opérateurs qui collectent les déchets ménagers) reste par exemple toujours inconnu, explique Evguenia Dereviankine, associée chez le cabinet UGGC Avocats, qui a également un bureau à Shanghai. Un suspense qui hante les professionnels, sans pour autant laisser beaucoup de place à l’espoir : la plupart s’attendent à une forte limitation des volumes de déchets admis, puisque les plastiques usagés (film d’emballage, bouteilles, flaconnage, etc.) risquent d’être complètement interdits.

L’exutoire des déchets du monde

Motivée par des préoccupations de protection de l’environnement national et de la santé de ses ressortissants, domaines dans lesquels le droit du commerce international reconnaît des pouvoirs souverains étendus aux États, la décision de la Chine est légitime, estime Evguenia Dereviankine. L’objectif est notamment d’augmenter la collecte et le tri des déchets sur le marché domestique, qui aujourd’hui finissent en partie à la décharge ou à l’incinérateur, explique l’avocate. Il s’agit ainsi de lutter contre la pollution des sols et de l’air.

’En augmentant le taux de collecte et de recyclage des déchets à l’intérieur du pays, les Chinois espèrent combler leurs besoins d’importation’, précise-t-elle.

Adoptée sans avoir été précédée par aucune forme de négociation au sein de l’OMC, la décision chinoise n’en reste pas moins brutale et potentiellement explosive. En 2015, la Chine a en effet importé 49,6 millions de tonnes de déchets destinés à constituer les matières premières de son industrie : à savoir plus d’un quart de la totalité des déchets valorisables exportés au monde (180 millions de tonnes pour une valeur 86 milliards de dollars, selon des chiffres des Nations Unies compilés par l’Institute of scrap recycling industries, l’association des industriels américains de recyclage), et plus de la moitié de ceux exportés par l’Europe. Ce rôle d’exutoire des déchets du monde, facilité par la faiblesse des prix de location des navires qui retournent en Asie après avoir répondu à la demande occidentale de produits chinois, est d’ailleurs encore plus marqué pour le plastique : des 11,8 millions de tonnes de cette matière exportées mondialement chaque année, 9 millions servent au made in China.

Des capacités de stockage insuffisantes

’Un bouleversement du marché mondial, qui concernera tous les pays occidentaux, est donc inévitable’, considère Evguenia Dereviankine. ’À ce jour, la capacité des autres usines mondiales n’est pas en mesure de consommer ces volumes aujourd’hui importés par la Chine’, expliquait en effet dans un communiqué publié au lendemain de la décision chinoise la Fédération des entreprises du recyclage françaises (Federec). ’La
demande européenne pour des plastiques recyclables est trop faible à aujourd’hui pour
absorber l’excédent crée’, ajoute Evguenia Dereviankine. Des conséquences peuvent d’ailleurs déjà être constatées. Le voyage des bateaux chargés de déchets vers la Chine prend en effet environ trois mois : ’Depuis le début du mois d’octobre, ceux qui envoient leurs déchets en Chine prennent donc un risque’, souligne l’associée de UGGC Avocats. ’Les douanes chinoises accroissent déjà depuis plusieurs mois leurs contrôles sur les importations’, affirme pour sa part Federec.

La fédération constate notamment déjà un grossissement des stocks en France, qui pourraient conduire rapidement à une saturation, puisque ’nos centres de tri n’ont pas les capacités de stockage suffisantes’. D’autant plus qu’en raison de l’amélioration du geste et de l’extension des consignes de tri, les volumes de plastique collecté s’accroissent régulièrement depuis plusieurs années... De surcroît, en raison de cet accroissement de l’offre excédentaire, ’le marché d’achat du plastique destiné au recyclage -dont la compétitivité par rapport au plastique vierge a déjà été durement pénalisée la chute des prix du pétrole, NDLR- s’est effondré : les collectivités, qui jusqu’à présent en tiraient des prix positifs leur permettant de financer le traitement, devront désormais très certainement payer pour s’en débarrasser’, souligne Evguenia Dereviankine. Et les marges des recycleurs vont aussi se réduire.

Une augmentation de l’éco-contribution, solution de court terme

À court terme, la grande partie des déchets auparavant exportés en Chine devra ainsi sans doute être incinérée ou mise en décharge, à contresens de l’objectif affiché par le gouvernement Philippe d’atteindre 100% de plastique recyclé en 2025. Afin de financer le manque à gagner des collectivités dû à ce changement de destination, une solution inévitable consistera, selon l’avocate, dans une augmentation coordonnée au niveau de l’UE de l’éco-contribution sur les produits neufs en plastique mis sur le marché européen. En frappant également les produits importés de Chine, dont est constituée une grande partie des déchets européens, elle agirait à l’extérieur comme une mesure de rétorsion, mais également en interne comme une incitation à l’éco-conception. Mais dans cette voie aussi, les limites risquent d’être vite atteintes : ’La loi régule strictement la construction de décharges et d’incinérateurs en Europe, et ceux qui existent ne suffiront probablement pas’, observe l’avocate.

La chute des prix du recyclé en faveur d’une relocalisation

À plus long terme, l’espoir est donc de transformer l’interdiction chinoise en ’une formidable opportunité d’accroître le recyclage en France et en Europe’, selon les mots de Federec. En améliorant la qualité des déchets collectés tout d’abord. Mais surtout en développant des débouchés locaux pour les matières recyclées. Après l’expérience positive du dispositif de l’Ademe ’Orplast’ (Objectif Recyclage Plastiques), visant à soutenir financièrement l’intégration de matières plastiques recyclées par les plasturgistes ou transformateurs, lancé en 2016 et en cours de renouvellement, Federec plaide ainsi pour l’adoption de dispositifs de soutien qui pourraient prendre la forme de bonus pour les matières recyclées (réduction de la TVA notamment) ou de malus pour les matières premières d’origine fossiles (intégration des externalités via un prix carbone).

La chute momentanée des cours des matières premières recyclées pourrait d’ailleurs relancer l’industrie manufacturière en Europe, souligne Evguenia Dereviankine. Et exiger un pourcentage de matière recyclée dans les produits vendus en Europe serait une manière de renforcer le mouvement, puisqu’elle fournirait aux producteurs européens un temps de rebond par rapport à la concurrence chinoise. L’occasion de lancer la transition est d’ailleurs servie sur un plateau d’argent : le lancement depuis le 24 octobre des réflexions pour l’élaboration d’une feuille de route de l’économie circulaire, que le gouvernement Philippe souhaite pour le début 2018. A condition d’améliorer le dialogue entre ministères de l’Environnement et de l’Economie, met en garde Carl Enkell, avocat spécialiste du droit de l’environnement, afin d’assurer une meilleure correspondance entre exigences environnementales et besoins du tissu industriel français.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/dechets-la-fermeture-des-portes-chinoises-une-opportunite-pour-l-industrie-francaise-756507.html

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4.
Et si Bruxelles et la Wallonie devenaient la poubelle du monde - 26 janvier 201816:51 – Document ‘L’Echo’ - Michel Lauwers, Journaliste - Source : L’Echo – Illustration ©Kristof Vadino.

Onze grands entrepreneurs proposent onze idées pour faire avancer Bruxelles et la Wallonie. La première consiste à valoriser les déchets plastiques belges mais aussi ceux venus de l’étranger.

[Ceci est la première des onze idées développées dans le cadre de L’appel des XI. Découvrez le projet ici >]

Le constat

La Chine a déclaré qu’elle allait cesser d’importer 24 catégories de déchets, dont une série de plastiques collectés et triés. Peu après l’annonce faite par Pékin, la Commission européenne a dévoilé une nouvelle stratégie visant à limiter les plastiques à usage unique, en proposant que tous les emballages plastiques soient recyclables et recyclés d’ici 2030. Sur 8,4 millions de tonnes de déchets plastiques envoyés annuellement des pays développés vers la Chine, 424.000 tonnes proviennent de la Belgique. Des experts pensent qu’à l’avenir, la Chine n’importera plus que 1,5 million de tonnes.

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Idée

Inversons les flux et développons une industrie de transformation des déchets plastiques en Belgique en général et en Wallonie en particulier. Les technologies de tri s’améliorent. On pourrait désormais trier la plupart des types de plastiques utilisés dans les emballages. Investissons dans des centres de tri de pointe, ainsi que dans des usines de production de recyclats en Région wallonne et à Bruxelles.

Devenons la ’poubelle intelligente’ de l’Europe. En traitant nous-mêmes non seulement ces 424.000 tonnes de plastiques, mais également une partie des flux des autres pays développés désormais refusés par la Chine. C’est-à-dire, une partie de ces 7 millions de tonnes aujourd’hui bloquées ou en balade. Allons encore un pas plus loin : aujourd’hui, de gros flux de déchets de type PMC quittent la Belgique pour l’Allemagne ou les Pays-Bas, où ils sont mieux triés et recyclés. Construisons les installations ad hoc en Wallonie pour inverser ce courant-là également.

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1. Trois centres de tri ’tous plastiques’

Aujourd’hui : le projet de centre de tri, qui sera exploité à partir de 2019 à Ghlin-Baudour en périphérie de Mons par l’intercommunale Idea et le groupe Suez, traitera 27.000 tonnes par an de déchets plastiques. Les technologies qu’il utilisera permettront d’isoler quinze types de plastiques différents, soit la plupart des plastiques d’emballage (PMC, P+).

A l’avenir : on peut imaginer qu’un deuxième centre de tri aux capacités similaires voie le jour en banlieue liégeoise et un troisième en Région bruxelloise. Les plastiques triés par ces trois centres alimenteront les cinq usines de recyclats implantées en Wallonie, ainsi que l’unité opérée par le groupe Total à Feluy, dans le créneau des ’booster-polymers’. Ils augmenteront progressivement leur capacité pour dépasser ensemble les 100.000 tonnes.

2. Cinq usines de transformation des matières plastiques secondaires en recyclats ou en produits finis 

Aujourd’hui : le ministre de tutelle wallon Carlo Di Antonio (cdH) a lancé un appel en direction des industriels pour qu’ils investissent dans des usines de transformation des matières premières secondaires.

Découvrez l’Appel des XI

Onze grands entrepreneurs proposent onze idées pour faire avancer Bruxelles et la Wallonie. Nos deux Régions sont à la pointe des technologies de recyclage. Pourquoi ne pas en faire la matière première d’une nouvelle industrie porteuse ? C’est l’une des 11 idées de ’L’appel des XI’.

Découvrez-les toutes ici >

A l’avenir : cinq industriels investissent dans des installations transformant les plastiques triés en recyclats, essentiellement des granulats qu’on peut réutiliser pour fabriquer de nouveaux objets (sacs, meubles, cadres, bouteilles, tuyaux, matériaux pour fondation de routes,… sans oublier les films plastiques). Une de ces usines est entièrement dédiée aux films plastiques. Elle récupère les films usagés pour en refaire des nouveaux. Elle est située dans la région d’Arlon, de manière à être proche de l’usine de Jindal qui produit des films plastiques et qui peut directement utiliser ces recyclats.

Une autre usine wallonne est spécialisée dans les plastiques PP (barquettes, pots de fleurs…). Les trois autres traitent chacune plusieurs types de plastique (PET, plastique noir…). Pour des raisons logistiques, elles s’implantent à Liège, à Charleroi et à Namur, afin d’exploiter au maximum les voies fluviales.

Comme la qualité des recyclats qu’elles produisent est élevée et jouit d’une reconnaissance dans les milieux industriels, leur production est exportée dans un rayon de plus de 350 kilomètres autour des sites.

L’appel des XI

Aujourd’hui : à Feluy, le groupe français Total a ouvert en 2017 une unité qui mélange plastique vierge (issu directement de la pétrochimie) et plastique récupéré pour produire des ’booster-polymers’. Le concept : dans le plastique recyclé, la chaîne moléculaire compte deux fois moins de molécules par unité que dans le plastique vierge, d’où une altération de ses propriétés rhéologiques (élasticité…). Pour compenser ce ’déficit’, Total mélange ces plastiques avec des super-polymères dont la chaîne est plus dense.

A l’avenir : suite à l’accueil favorable réservé à ces recyclats par l’industrie de la transformation en Belgique et dans les pays voisins, l’unité de production de Feluy augmente sensiblement ses capacités au fil des ans. Un peu plus haut le long du canal Charleroi-Bruxelles, un rival de Total développe une autre unité au départ du même principe (mix de vieux plastiques et de polymères surperformants). Ensemble, ces sept usines, les cinq ’recyclats’ et celles de Total et de son concurrent, ont une capacité de traitement de 500.000 tonnes, supérieure au total des flux de vieux plastiques qui partaient, jusqu’en 2017, de l’ensemble de la Belgique vers la Chine.

Une partie des flux européens sont désormais redirigés vers les usines wallonnes. Côté débouchés, elles exportent leurs recyclats dans toute l’Europe : l’Union européenne a en effet suivi l’exemple de la Californie en imposant, par une directive, l’utilisation d’au moins 20% de matériau secondaire (recyclé) dans tout produit plastique, ce qui a contribué à doper la demande de matières premières secondaires.

3. Installations de tri et de recyclage spécialisées dans certains matériaux

Aujourd’hui : le parti Ecolo veut encourager à Bruxelles la réutilisation des pièces détachées des véhicules.

20% > L’UE impose l’utilisation d’au moins 20% de matériau secondaire (recyclé) dans tout produit plastique. Cela a contribué à doper la demande de matières premières secondaires.

A l’avenir : la Région bruxelloise met en œuvre divers incitants pour stimuler la réutilisation des pièces détachées automobiles. Suite à cela, plusieurs entreprises bruxelloises inaugurent une filière. L’une d’elles se spécialise dans la récupération des pièces plastiques. Une autre dans celle des pièces directement réutilisables comme pièces de rechange, qu’elle revend à un réseau de garagistes. Elles sont établies le long du canal dans le quartier Heyvaert à Bruxelles, épicentre du commerce de véhicules d’occasion. Elles offrent une alternative écologique à l’exportation de véhicules de seconde main vers l’Afrique (150.000 véhicules par an).

Aujourd’hui : il n’existe pas assez d’usines de recyclage des appareils électriques et électroniques au sud du pays.

A l’avenir : dans la région de Wavre, en Brabant wallon, un industriel ouvre une usine de démantèlement des appareils électriques et électroniques en fin de vie. Il isole les composants plastiques et métalliques. Il livre entre autres Umicore (non ferreux), en Flandre, et exporte aussi une part de sa production vers l’Asie.

Aujourd’hui : à Charleroi (Châtelet), à côté de son activité traditionnelle de recyclage des métaux ferreux et non ferreux, la société Cometsambre a développé une activité de récupération et de recyclage des pneus usés. Elle les valorise soit à destination du rechapage, soit à destination de l’industrie de la transformation (granulat).

A l’avenir : l’entreprise développe fortement ce business, au point d’exporter ses granulats aux quatre coins de l’Europe. Elle fait des petits : deux autres recycleurs de pneus se lancent dans le bassin liégeois.

[Vous consultez cette vidéo sur mobile ? Cliquez ici]

Aujourd’hui : chaque année, plusieurs tonnes de munitions sont saisies par les autorités et doivent être détruites. Il arrive aussi que les forces de l’ordre (armée ou police) aient des stocks à déclasser pour cause de vétusté, etc. Ces matériaux sont exportés vers l’Allemagne, où ils sont détruits.

A l’avenir : un entrepreneur avisé bâtit une unité de retraitement à Eupen, où ces munitions sont triées et démantelées. Les emballages en acier, carton et plastique sont valorisés dans les filières sectorielles. Après destruction de chaque amorce dans un four ad hoc, les douilles en laiton et en acier prennent le même chemin. Idem pour les projectiles inertes (composants en cuivre, acier cuivré, nickel, plomb…) et perforants (tungstène, carbure de tungstène…) : séparation, tri et recyclage. Quant à la poudre, elle est décomposée chimiquement, ce qui permet d’en récupérer les éléments azotés. Ceux-ci sont ensuite revendus aux producteurs d’engrais industriels.

4. Expertise

Aujourd’hui : les Belges ont été parmi les premiers au monde à mettre en place des systèmes de collecte et de tri de déchets en appliquant le principe de la Responsabilité élargie des producteurs (REP), ces derniers en assumant l’organisation et le coût. Ce sont les Fost+, Val-I-Pac, Recupel, Bebat, Recytyre et autres Febelauto. Notre pays a par ailleurs une longue tradition de production et de recherche dans la chimie au sens large.

8,4 millions > C’est le nombre de tonnes de déchets plastiques envoyés annuellement des pays développés vers la Chine. 424.000 tonnes proviennent de la Belgique.

A l’avenir : ces deux spécialités ayant alimenté une grande expertise au plan national, la Flandre, Bruxelles et la Wallonie exportent ce savoir-faire sous la forme de services de consultance dans une longue cohorte de pays dans le monde. Nos experts sont reconnus et recherchés.

5. Le contexte

A l’avenir, on le voit, le paysage économique du secteur des déchets pourrait être très différent. Cependant, pour saisir pleinement l’opportunité créée aujourd’hui par le rejet chinois, il faut d’abord modifier le contexte. Le premier chantier sera politique : les Régions doivent affiner leur stratégie et définir une politique favorisant clairement la collecte, le tri, le recyclage et la consommation de produits en plastique recyclé. Pareille stratégie devrait favoriser le déploiement de voies logistiques et de parcs sectoriels situés à proximité de celles-ci.

Le programme bruxellois en faveur de l’économie circulaire est un pas dans la bonne direction. Le nouveau Plan Déchets-Ressources wallon devrait notamment prévoir des incitants pour encourager les industriels à investir dans la filière, et les consommateurs à recourir aux produits à base de recyclats. Un incitant pourrait concerner la TVA, à réduire ou à supprimer sur les produits recyclés. On pourrait aussi réduire ou supprimer, selon l’efficacité des actions prises par eux, le point vert que paient les industriels aux organisations de collecte et de tri comme Fost+ ou Val-I-Pac…

L’incitant pourrait également prendre la forme d’un label qui attesterait de la quantité de plastique recyclé dans le produit convoité et attirerait l’utilisateur vers celui-ci. Au plan plus large, l’Union européenne devrait définir les conditions de recyclabilité qui sous-tendraient un tel label, et contraindre les industriels à repenser l’éco-design des produits en pensant, dès leur conception, aux dimensions des emballages et des composants recyclés.

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Lire également / L’appel des XI

’Chaque patron est venu avec ses idées et son engagement, c’était beau à voir’

En décembre, L’Echo a réuni onze capitaines d’industrie. Leur mission ? Réfléchir à la manière de faire avancer la Wallonie et Bruxelles. Avec l’aide d’un coach en créativité, ils ont dressé une liste de propositions, de laquelle ont été tirées onze idées, développées et critiquées par les parties prenantes pendant onze semaines. Pour un pari réussi ? Giles Daoust et Virginie Dufrasne font le point.

Les réactions des politiques et des experts

Rudi Vervoort, Willy Borsus, Olivier de Wasseige et Leo Neels évaluent l’Appel des XI. Et évoquent les idées à approfondir.

Réorganiser les invests publics

Le constat : Invests locales, SRIW, Sowalfin, Sogepa, les outils économiques wallons de soutien aux entreprises se font concurrence, divisent les moyens disponibles, agissent en fonction de critères…

Source : https://www.lecho.be/dossier/lappeldesxi/les-reactions-des-politiques-et-des-experts/10001746.html

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5.
Déchets dans le monde : c’est l’overdose ! Par Cécile Cazenave / GEO - Lundi 23 juillet 2018 – [Un dossier très riche avec photothèque et commentaires, ainsi qu’une vidéo retraçant la situation à travers le monde : Brésil, Europe , Japon, Nigéria, Pays-Bas.

« Chaque jour, sur terre, quatre millions de tonnes d’ordures ménagères sont produites, l’équivalent de 400 tours Eiffel ! S’en débarrasser est un casse-tête ».

CPPAP : 0322 W 90268 - Un site du groupe Prisma Media (G+J NETWORK) © PRISMA MEDIA 2018 Tous droits réservés - Conditions générales d’utilisation - Publicité - Contacts - Charte pour la protection des données personnelles - Mentions légales – Accès au document complet à la source : https://www.geo.fr/photos/reportages-geo/dechets-dans-le-monde-c-est-l-overdose-185938

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6.
Zéro Déchet, un mode de vie en transition - Jérémie PICHON – TEDxUNamur - Vidéo ajoutée le 5 mars 2018

Durant 18 années passées au service d’ONG socioculturelles, humanitaires et environnementales, Jérémie Pichon fait le triste constat d’un système basé sur la surconsommation, qui est dévastateur pour l’Homme et son milieu. En 2014, ils décident de se lancer en famille dans un défi Zéro Déchet. En trois ans, de 390 kg de déchets, ils passent à 1 kg, soit un bocal par an, et découvrent surtout un nouveau mode de vie. Ils en tirent un livre, Famille « presque » Zéro Déchet « Ze Guide », illustré par sa femme Bénédicte Moret. Lors de sa conférence, Jérémie PICHON, nous raconte avec humour, comment ils ont mené leur aventure. Il décrit surtout les bénéfices énormes et insoupçonnés, qu’ils ont tirés d’un tel changement. Car en éliminant leur poubelle, ils s’attaquent finalement au système et dessinent un mode de vie soutenable, sobre et heureux.

This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community. Learn more at https://www.ted.com/tedx - Catégorie : Organisations à but non lucratif - Licence YouTube standard –

TEDx Talks - Source : https://www.youtube.com/watch?v=sBm_Omugr04

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7.
Un plongeur se filme dans un océan de plastique LE MONDE | 06.03.2018 à 16h31 – Vidéo Durée : 01:07

Un plongeur britannique a diffusé une vidéo, samedi 3 mars, tournée au large de Bali, en Indonésie. Alors qu’il se rendait près de l’île de Nusa Penida, un lieu prisé des raies manta, qu’il souhaitait filmer, il s’est retrouvé au milieu de milliers de bouts de plastique. Ces marées de déchets proviennent notamment des îles environnantes, comme Java. La saison des pluies, qui pousse les détritus vers les océans, accroît le phénomène. L’Indonésie produit 130 000 tonnes de déchets chaque jour. Or seulement la moitié est traitée dans des décharges. Le reste est brûlé illégalement ou finit dans les cours d’eau ou les océans…

Source : https://www.lemonde.fr/planete/vide...

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8.
Visualisez la taille de l’énorme « décharge flottante » de plastique dans l’océan Pacifique Par Pierre Breteau LE MONDE | 23.03.2018 à 13h09 • Mis à jour le 23.03.2018 à 13h30 | - Photo

Selon une étude, les déchets de plastique agglomérés dans le Pacifique occupent une zone qui équivaut à trois fois la France métropolitaine.

Trois cent vingt millions de tonnes de plastique produites chaque année dans le monde. Et une partie de cette masse se retrouve, à terme, dans les océans, par le jeu des déchets charriés par les eaux de pluie, les fleuves, etc. Ces déchets s’agglomèrent ensuite dans les océans à la faveur des tourbillons géants créés par les courants marins, et finissent par former des zones remplies de déchets, bouteilles, microparticules…

S’il ne s’agit pas d’une masse compacte et homogène : l’étude, publiée par la revueScientific Reports le 22 mars, estime cette aire de déchets à 1,6 million de km2 dans le Pacifique, soit trois fois la France métropolitaine.

En 2018, la « décharge flottante » du Pacifique fait trois fois la taille de la France métropolitaine

Voir le cercle sur cette carte : il représente la taille de la « décharge flottante » de plastique qui se trouve dans l’Océan Pacifique, à titre de comparaison. Source : Scientific Reports

Ces estimations sont quatre à seize fois supérieures à deux précédentes études de ce vortex, soulignent les chercheurs. Un résultat en partie lié à des méthodes d’analyse « plus fiables », les précédentes s’étant surtout concentrées sur les microplastiques. Mais qui pourrait « aussi être attribué à l’augmentation de la pollution plastique des océans dans la zone », notamment en lien avec les débris du tsunami japonais de 2011.

Les auteurs indiquent par ailleurs que les 80 000 tonnes de cette décharge flottante « augmentent de façon exponentielle ». Ce qui conduit de plus en plus de poissons, de tortues ou de mammifères marins à s’empêtrer dedans ou à s’en nourrir.

Lire aussi : La mer de plastique dans le Pacifique fait trois fois la taille de la France

Abonnez vous à partir de 1 € - Source : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/03/23/visualisez-la-taille-de-l-enorme-decharge-flottante-de-plastique-dans-l-ocean-pacifique_5275416_4355770.html

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9.
Plastique : tour du monde choc de la pollution des océans - Vidéo ajoutée le 27 mai 2018

La production mondiale de plastique dépasse les 320 millions de tonnes par an. Et nous en jetons beaucoup, souvent pas à l’endroit approprié... Une bonne part de nos déchets de plastique finit dans les océans où ils forment de véritables ’soupes’. Dans le Pacifique, le plus grande de ces décharges grandit d’année en année : le fameux ’8e continent’ fait désormais trois fois la surface de la France. 80.000 tonnes de déchets venus des quatre coins de la planète s’y concentrent.

Catégorie : Actualités et politique - Licence YouTube standard – Source : https://www.youtube.com/watch?v=F9vosz5sGug

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10.
La pollution plastique en mer : le septième continent - 30-03-2018 - Document ‘L’Encyclopédie de l’environnement’ - PhotoVoir le PDF

« Les plus grandes décharges de déchets au monde sont loin de nos yeux, à des milliers de kilomètres du territoire français. On les nomme le septième continent, car ces zones polluées sont vastes comme un continent. On estime que chaque minute 80 à 120 tonnes de déchets finissent en mer ; une grande partie de ces déchets sont des matières plastiques. Alors que les débris les plus denses s’accumulent sur les fonds marins, ceux qui flottent sont entrainés par les courants, convergent et s’accumulent dans les gyres sub-tropicaux, de grands courants circulaires. Quels sont les effets de cette pollution plastique sur l’environnement et sur l’homme ? »

1. D’où vient la pollution plastique ?

Depuis son développement commercial dans les années 1950, le plastique a connu un véritable succès. Sa production mondiale suit une croissance exponentielle. Elle a atteint 288 millions de tonnes en 2012, soit une augmentation de 620 % par rapport à 1975. Le succès du plastique vient de ses qualités remarquables : facilité de mise en forme, faible coût, imputrescibilité, résistance mécanique … C’est le matériau idéal pour l’emballage qui est d’ailleurs son principal secteur d’utilisation (40 à 50 %, selon PlasticsEurope
[1]).

On estime que 80 % des déchets en mer proviennent des terres émergées. Cette pollution provient surtout des déchets ménagers, qui sont mal collectés, mal recyclés ou abandonnés dans la nature ou sur les bords des routes. Ces déchets vont être portés par les vents, poussés par les pluies pour emprunter le chemin des égouts, des rivières et des fleuves, puis finir dans les océans. La négligence est la principale cause de cette pollution, à laquelle il faut y ajouter les catastrophes naturelles, comme les crues et les tsunami.

On estime que la mauvaise gestion des déchets ménagers ou municipaux était responsable en 2010 de 5 à 13 millions de tonnes de pollution plastique dans les océans
[2]. Plus préoccupant encore, ce chiffre pourrait être multiplié par 10 en 2025, soit 50 à 130 millions de tonnes de plastique qui pourraient être annuellement déversées dans les océans. Cette augmentation serait principalement due à l’augmentation de la consommation en plastique des pays émergents qui n’ont pas encore mis en place des infrastructures de collecte et de recyclage.

2. Comment s’accumule-t-elle dans les gyres ?

La pollution en surface du milieu marin, très emblématique, a beaucoup attiré l’attention de la communauté scientifique et du grand public. Mais en fait aucun écosystème n’est épargné. Même les endroits les plus reculés sont concernés : les baies, les estuaires, les lacs, les déserts et les plaines abyssales sont aussi contaminés par le plastique. Quant à la pollution des rivières et des fleuves, elle doit être étudiée de manière plus approfondie, d’autant plus que ce sont les principaux véhicules des plastiques vers la mer.

Bien que les premiers signes de cette pollution plastique en mer datent des années 1970, ce n’est que dans les années 90 qu’un navigateur américain et expert dans ce domaine, C. Moore
[3], a alarmé la communauté scientifique à propos de l’accumulation de plastique dans certaines zones. Les débris de plastique ne se dégradent que très lentement et persistent dans le milieu marin. Sous l’effet des courants circulaires qui animent les cinq grands bassins océaniques, ils s’accumulent dans les « gyres sub-tropicaux ». Ces vastes mouvements tourbillonnaires de sens anticyclonique (c’est à dire contraire au sens de rotation terrestre) s’accompagnent d’un lent flux convergent en surface, ce qui y concentre les particules flottantes.

Illustration Figure 1. Cartographie de la pollution des océans par les micro-plastiques. L’échelle sur la droite exprime les concentrations en micro-plastiques proches de la surface, en nombre de pièces par km2 (en échelle logarithmique). Figure extraite de l’article de E. van Sebille, Environmental Research Letters 2015 .

Il y a ainsi 5 zones d’accumulation océanique des plastiques qui se situent respectivement dans le Pacifique Nord, le Pacifique Sud, l’Atlantique Nord, l’Atlantique Sud et l’Océan Indien. Ces 5 zones d’accumulation apparaissent en orange ou rouge sur la carte de la figure 1, de même que la Mer Méditerranée et la Mer Noire qui présentent aussi de fortes concentrations en débris de plastique.

On parle couramment de continent de plastique mais ce ne sont pas des terres émergées sur lesquelles nous pourrions marcher. L’appellation de 7e continent vient du fait que les zones d’accumulation de pollution plastique sont vastes comme des continents. La plus grande zone est située dans le Pacifique Nord et fait près de 6 fois la taille de la France soit 3,4 millions de kilomètres carrés.

3. Dans quel état est le plastique ?

Illustration Figure 2. Plastiques récoltés dans le gyre de l’Atlantique Nord lors de l’Expédition 7e Continent, en Mai 2014. Les morceaux mesurent typiquement 1 à 2 millimètres. [source : www.septiemecontinent.com]. Pour ses divers usages le plastique a été conçu pour être imputrescible et pour durer. Une fois dans l’environnement cette propriété devient un inconvénient majeur. En fonction de sa nature, la durée de vie d’un plastique peut aller de quelques années à plusieurs siècles. En mer, sous l’effet de l’abrasion par les vagues et du rayonnement solaire, le plastique se fragmente. Ainsi, dans les gyres sub-tropicaux, la majorité des débris sont des fragments qui ne font plus que quelques millimètres, comme on peut le voir sur la figure 2.

Le septième contient serait en fait plutôt une soupe de petits morceaux de plastique, des particules nommées micro-plastiques. Les concentrations de surface dans les gyres sub-tropicaux sont de 200 000 à 600 000 morceaux par kilomètre carré. Cette pollution plastique s’étend sur des millions de kilomètres carrés si bien qu’on peut estimer que 5 000 milliards de particules flottent dans nos océans
[4].

4. Quels sont les effets sur l’environnement ?

4.1. Des animaux emprisonnés, des plastiques avalés

Photo : Figure 3. Oiseau avec un fil à la patte prise lors des Expédition 7e Continent en Juin 2015 [photo : Vinci Sato – source : www.septiemecontinent.com]

Le premier effet de cette pollution, le plus direct, est l’emprisonnement des animaux dans les filets dérivants ou les gros débris. C’est une cause de mortalité importante de mammifères marins, de tortues et d’oiseaux.

Un second effet direct est l’ingestion. On admet maintenant que cela concerne toute la chaîne alimentaire de l’écosystème marin. Il existe un continuum de tailles de débris de plastique, de plusieurs centimètres jusqu’au micron (millième de millimètre), voire jusqu’au nanomètre (millionième de millimètre).

Photo  : Figure 4. Photo d’un copépode Centropages typicus contenant des particules de polystyrène de 7.3 µm visualisées par microscopie de fluorescence (vue dorsale). [Photo tirée de l’article Microplastic ingestion by zooplankton (Environmental Sciences and Technology 2013 volume 47 pp 6646-6655]A chaque taille d’organisme marin de la chaîne alimentaire correspond une taille de débris qui risque d’être ingéré. Après ingestion, le plastique s’accumule dans le système digestif des animaux, qui alors se nourrissent moins et finissent par mourir. Sur la figure 4 on observe ainsi des morceaux micrométriques de polystyrène qui se sont accumulés dans le système digestif d’un copépode (zooplancton)
[5].

4.2. Des espèces invasives transportées

Un grand nombre d’organismes, dont certaines espèces peuvent être invasives, s’agglutinent sur les plastiques et sont transportés avec eux au gré des courants, sur des milliers de kilomètres et ce pendant plusieurs décennies. C’est un véritable danger pour l’équilibre des écosystèmes.

Photo : Figure 5. Photo MEB (Microscopie électronique à balayage) d’un micro-plastique récupéré lors d’une expédition 7e Continent en Mai 2014 dans le gyre sub-tropical de l’Atlantique Nord. L’image est colorée artificiellement pour accentuer les contrastes. Le plastique apparaît en rose. Une grande partie du micro-plastique, qui fait 2 mm de long, est recouvert d’un biofilm à base de bactéries, diatomées et autres micro-organismes [photo auteurs]Les organismes associés au plastique sont aussi divers que des poissons, des algues, des coquillages…. Ils peuvent être visibles à l’œil nu ou de taille microscopique. En outre il a été démontré que les bactéries qui se développent sur les plastiques dans les gyres sont différentes des bactéries naturelles du milieu marin. Certaines pourraient être potentiellement pathogènes. On appelle cet ensemble d’organismes associés au plastique la plastisphère (figure 5).

4.3. Une pollution chimique avérée

Ces débris de plastique représentent une pollution chimique à plusieurs titres. Ils contiennent des composés qui peuvent être chimiquement transférés dans les organismes marins lors de l’ingestion (ils sont dits bio-disponibles). Certaines de ces molécules sont potentiellement toxiques et peuvent s’accumuler dans l’organisme (elles son bio-accumulables). Par ailleurs, au cours du vieillissement du plastique dans l’environnement, des composés chimiques incorporés lors de sa fabrication (principalement des additifs) peuvent être relargués dans l’environnement ou lorsqu’ils sont ingérés par les organismes.

Les plastiques sont aussi des vecteurs de polluants organiques persistants. Certains plastiques ont ainsi la capacité de concentrer des polluants présents dans l’environnement au cours de leurs longs séjours dans les rivières, les fleuves puis les océans. Les plastiques peuvent ainsi multiplier la concentration initiale de ces molécules par un facteur allant jusqu’à 100 000. Ces molécules risquent aussi de se bio-accumuler dans les organismes vivants, c’est à dire de se concentrer le long de la chaîne alimentaire. Dans un article de la revue Nature en 2013, plusieurs chercheurs se sont regroupés pour proposer de classifier les débris de plastique comme substance dangereuse
[6]. Sans suite pour l’instant.

La pollution des écosystèmes par les plastiques est une problématique d’une grande complexité et les scientifiques ne sont pas encore capables d’évaluer pleinement ses conséquences sur l’équilibre des écosystèmes et sur la santé des consommateurs. Les impacts sociaux et économiques sont également certains et considérables. Un engagement des pouvoirs publics est nécessaire pour améliorer la gestion des déchets municipaux. La prise de conscience et l’engagement de chacun sont également primordiaux.

Références et notes :


[1]PlasticsEurope : http://www.plasticseurope.fr/


[2]Jambeck, J. R. ; Geyer, R. ; Wilcox, C. ; Siegler, T. R. ; Perryman, M. ; Andrady, A. ; Narayan, R. ; Law, K. L. (2015) « Plastic waste inputs from land into the ocean », Science 347, (6223), 768-771.


[3]Moore, C. J. (2008) « Synthetic polymers in the marine environment : A rapidly increasing, long-term threat ». Environmental Research 108, (2), 131-139.


[4]Eriksen, M. ; Lebreton, L. C. M. ; Carson, H. S. ; Thiel, M. ; Moore, C. J. ; Borerro, J. C. ; Galgani, F. ; Ryan, P. G. ; Reisser, J., (2014) « Plastic Pollution in the World’s Oceans : More than 5 Trillion Plastic Pieces Weighing over 250,000 Tons Afloat at Sea ». Plos One 9 (12).


[5]Cole, M. ; Lindeque, P. ; Fileman, E. ; Halsband, C. ; Goodhead, R. ; Moger, J. ; Galloway, T. S., (2013) « Microplastic Ingestion by Zooplankton ». Environmental Science & Technology 47, (12), 6646-6655.


[6]Rochman, C. M. ; Browne, M. A. ; Halpern, B. S. ; Hentschel, B. T. ; Hoh, E. ; Karapanagioti, H. K. ; Rios-Mendoza, L. M. ; Takada, H. ; Teh, S. ; Thompson, R. C., (2013) « Classify plastic waste as hazardous ». Nature 494, (7436), 169-171.

L’Encyclopédie de l’environnement est publiée par l’Université Grenoble Alpes - www.univ-grenoble-alpes.fr - Pour citer cet article : TER HALLE Alexandra, PEREZ Emile (2018), La pollution plastique en mer : le septième continent, Encyclopédie de l’Environnement, [en ligne ISSN 2555-0950] url : http://www.encyclopedie-environnement.org/eau/pollution-plastique-en-mer/.

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Source : http://www.encyclopedie-environnement.org/eau/pollution-plastique-en-mer/

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11.
La mer de plastique dans le Pacifique fait trois fois la taille de la France Le Monde.fr avec AFP | 22.03.2018 à 21h32 • Mis à jour le 23.03.2018 à 07h21

Une étude révèle que la gigantesque décharge qui flotte entre Hawaï et la Californie est bien plus large qu’estimé précédemment.

Photo - Des milliards de morceaux de plastique et 80 000 tonnes de déchets : la gigantesque décharge qui flotte dans le Pacifique est bien plus importante qu’estimé précédemment. Elle s’étend sur une surface de trois fois la France, selon une étude publiéepubliée dans la revue Scientific Reports, jeudi 22 mars 2018.

Alors que la production de plastique dépasse les 320 millions de tonnes par an, une partie de ces sacs, bouteilles, emballages, filets de pêche abandonnés et microparticules dégradées s’agglutinent dans plusieurs zones des océans, sous l’effet de tourbillons géants formés par les courants marins, et menacent animaux et écosystèmes.

Estimant que tout kilomètre carré contenant plus d’un kilo de plastique fait partie de cette poubelle entre Hawaï et la Californie, les auteurs de l’étude évaluent sa taille à environ 1,6 million de km2, soit trois fois la France continentale, même s’il ne s’agit pas d’une masse compacte. Et en se basant sur la récolte de 1,2 million d’échantillons et des survols aériens, ils concluent aussi que 1 800 milliards de morceaux de plastique, pesant quelque 80 000 tonnes, flottent dans ce magma qui « augmente de façon exponentielle ».

Ces estimations sont ainsi 4 à 16 fois supérieures à deux précédentes études de ce vortex, soulignent les chercheurs. Un résultat lié à des méthodes d’analyse « plus fiables », et aussi probablement à « l’augmentation de la pollution plastique des océans dans la zone », notamment en lien avecles débris du tsunami japonais de 2011.

Des gros débris et des microplastiques

De manière générale, le plastique représentait 99,9 % des déchets récoltés, mais pas nécessairement sous forme microscopique, comme s’y attendaient les scientifiques. Plus des trois quarts de cette décharge étaient constitués de débris dépassant cinq centimètres et près de la moitié, de matériel de pêche abandonné. Ces cordes et ces filets « fantômes » tuent beaucoup « de poissons, de tortues et même de mammifères marins »qui s’empêtrent dedans, explique à l’AFP l’auteur principal Laurent Lebreton, de la fondation Ocean Cleanup. Mais c’est, malgré tout, « plutôt une bonne nouvelle », parce que « les gros débris sont bien plus faciles à collecter que les microplastiques », souligne-t-il. Les microplastiques, eux, sont particulièrement néfastes pour la santé : ingérés par les poissons, ils entrent ensuite dans la chaîne alimentaire.

Malgré le constat inquiétant, Laurent Lebreton refuse de désigner des coupables. « Les gens voient la quantité de matériel de pêche et pointent du doigt l’industrie de la pêche, mais ils mangent aussi du poisson. Ce n’est pas la question d’un secteur ou d’une région, c’est principalement notre mode de vie et de consommation, les plastiques à usage unique, la société du tout-jetable », souligne-t-il. « Nous devons prendre des mesures importantes en la matière. Nous résoudrons ce problème à l’échelle mondiale », conclut-il.

Lire aussi : Pour sauver les océans des déchets plastiques, devenez citoyens des îles Poubelles

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Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/22/la-decharge-de-plastique-qui-flotte-dans-le-pacifique-fait-trois-fois-la-taille-de-la-france_5275054_3244.html

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12.
Les déchets plastique en mer, un septième continent ? Par Roselyne Messal Journaliste - Dossier publié le 29 mars 2018 – Document ‘Futura Planète’

Objets flottants ou microparticules, ces déchets plastique se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins.

Chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produites annuellement) finissent en mer, dont une grande partie est constituée de matières plastique. Certains n’hésitent pas à parler de « septième continent ». Objets flottants ou microparticules, ces déchets plastique se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins. Quels effets ont-ils sur l’Homme et son environnement ?

Photo - Le septième continent de plastique se situe également au fond des océans. Des plongeurs retirent ici des filets pris sur les récifs. © Dwayne Meadows, NOAA, NMFS, OPR, DP 

Pour éviter la pollution de l’eau, il faut notamment développer le recyclage du plastique. La tâche n’est pas simple mais de nombreuses initiatives fleurissent dans le monde pour réduire l’impact écologique de ces déchets sur l’océan et développer de nouvelles techniques de recyclage (voir la vidéo ci-dessous en anglais).

Chaque année, l’Homme génère en moyenne 280 millions de tonnes de plastique. Afin de traiter ces déchets, des microbiologistes ont développé un système de recyclage original. Découvrez en vidéo le Fungi Mutarium, un concept permettant de faire pousser des champignons sur du plastique. © LIVIN Studio

Ce dossier de L’actualité chimique fait suite à une communication de l’Ifremer (Institut de recherche pour l’exploitation de la mer) et de PlasticsEurope (représentant les industriels du plastique européens). Connaître pour pouvoir agir, c’est le défi relevé par plusieurs organismes de recherche publique, comme l’Ifremer.

À voir aussi : plastiques alimentaires | cellules solaires plastiques | plastiques memoire de forme | dechets | dechets dans monde | dechets nucleaires dans espace | sacs plastiques recyclables | dechets d3e | dechets de nature

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La production mondiale de plastique Par Roselyne Messal Journaliste - Dossier publié le 29 mars 2018 – Document ‘Futura Planète’

La production mondiale de plastique augmente chaque année (299 millions de tonnes, soit + 4 % en 2013 par rapport à 2012), en lien direct avec l’accroissement de la population, avec pour conséquence l’augmentation de la quantité de déchets. Pourquoi ce succès ?

Photo - Où en est la production mondiale de plastique ? Filets, chaussures en plastique, pneus se retrouvent parfois dans l’océan. © NOAA Photo Library, Flickr, CC by-nc 2.0 

Apparus dans les années 1950, les plastiques, ces matériaux pluriels, répondent à de multiples usages et sont aujourd’hui incontournables. Du fait de leurs qualités particulières — hygiène, résistance aux chocs et aux variations de température, facilité de mise en forme... et imputrescibilité (une qualité, mais un défaut majeur !) —, on les croise à chaque instant de notre vie quotidienne, en particulier sous la forme d’emballages, qui représentent actuellement 66 % des déchets plastique.

Photo - Une idée de ce que l’on peut retrouver sur les plages… © Forest & Kim Starr, CC by-nc 3.0 

La production mondiale de sacs plastique a explosé dans les années 1970, jusqu’à atteindre 4-5 milliers de milliards par an... En France, 16 milliards de sacs étaient encore distribués en 2000, avec, depuis, une baisse spectaculaire de 90 %, soit 1 milliard quand même !

Les types de déchets plastique retrouvés sur une berge. © DR

Encadré - Les types de déchets plastique retrouvés sur une berge. © DR 

Les déchets plastique dans les égouts, les rivières puis la mer

Ni collectés ni recyclés, la plupart des déchets finissent par emprunter le chemin des égouts, des rivières... poussés par les pluies, les courants, les vents... Les apports terrestres représentent ainsi 80 % des déchets qui arrivent en mer.

À côté de la négligence, des catastrophes naturelles (crue, tsunami, glissement de terrain de décharge en bord de littoral...), des accidents (suite à une perte de conteneurs, 150 tonnes de granulés plastique industriels furent retrouvés sur les plages de Hong Kong en juillet 2012), c’est l’activité économique qui reste le principal vecteur de cette pollution (industries, activités urbaines et portuaires, zones de pêche, décharges à ciel ouvert, tourisme...). On a constaté par exemple une augmentation de 75 % du volume des déchets en Méditerranée en période estivale près des zones touristiques.

Photo - Bouteilles en plastique, en verre, conteneurs : toutes sortes de plastiques sont trouvés sur nos plages. © Nigel Mykura, CC by-nc 2.0 

Quant aux déchets marins, on constate qu’ils sont majoritairement d’origine maritime en Atlantique (zone de pêche et de transports maritimes) et terrestre en Méditerranée (tourisme, urbanisation). Six millions de tonnes de débris sont rejetés chaque année par les navires (dont des conteneurs...). Dans la mer du Nord, 90 % des débris rencontrés sont des emballages en plastique (sacs, bouteilles).

En fonction de leurs propriétés et de leur épaisseur, ces déchets ont des durées de vie diverses : 1 à 5 ans pour le fil de nylon, 1 à 20 ans pour les emballages plastique fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastique et 600 ans pour les fils de pêche en nylon.

Photo - Granulés plastique industriels ou « larmes des sirènes » de couleurs blanche, ambrée, noire, rouge que l’on trouve sur la plage de la côte Aquitaine (réserve naturelle nationale). © Maldeseine, CC by-nc 3.0 

Macrodéchets et microdéchets

Visibles à l’œil nu, bouteilles et sacs plastique, morceaux de polystyrène... constituent des macrodéchets qui, sous l’effet de l’érosion et de la dégradation (favorisée par la lumière et l’oxygène), finiront par se transformer en microparticules (taille inférieure à 5 mm). On rencontre en grand nombre d’autres sources de microdéchets tels les petits filaments issus du lavage des textiles synthétiques.

Illustration - Ensemble des morceaux de plastique retirés de l’estomac d’un seul fulmar nord, un oiseau de mer, au cours d’une autopsie au Laboratoire national de la faune. © Carol Meteyer, USGS, CC by-nc 2.0 

Les déchets d’origine industrielle ne représentent que 10 % et sont principalement constitués de granulés plastique destinés à être transformés. Ces perles de plastique, des microdéchets d’un demi-centimètre de diamètre, de formes et de couleurs variées, que l’on retrouve sur toutes les mers du globe, sont surnommées par l’Ifremer « les larmes des sirènes », en référence aux perles de nacre et aux morceaux de verre multicolores érodés par les vagues que l’on trouvait autrefois sur les plages.

À voir aussi : ocean plastique | plastique environnement | plastique | plastiques limentaires | petrole plastique | dechets dans monde | dechets nucleaires dans espace | nom de plastique | plastique tpe | tpe plastique

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©2001-2018 Futura-Sciences, tous droits réservés - Groupe MadeInFutura - Source : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/pollution-dechets-plastique-mer-septieme-continent-1898/page/2/

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Un bateau voilier pour nettoyer les océans des déchets plastiques – Vidéo ajoutée le 4 novembre 2016

France 2 – Journal 13H le 04/11/2016 ’Un bateau voilier pour nettoyer les océans des déchets plastiques’ avec Yvan Bourgnon Lors de la Cop 22, au Maroc, le navigateur Yvan Bourgnon va présenter le projet Manta pour nettoyer les océans. Le navigateur Yvan Bourgnon est invité du 13 heures de France 2 ce vendredi 4 novembre. Il ne sera pas dimanche 6 novembre au départ du Vendée Globe. Il part à Marrakech, au Maroc pour la Cop 22, présenter le projet Manta. ’C’est un bateau voilier révolutionnaire qui a pour but de ratisser la mer et de nettoyer les océans de ses déchets plastiques’, explique Yvan Bourgnon. C’est en faisant le tour du monde sur son catamaran qu’il constate la pollution des océans et qu’il décide d’agir à son retour en France. ’Aller dans les zones les plus contaminées’ Le voilier est un ouvrage gigantesque de 60 mètres de long et de 72 mètres de large. ’Le bateau pourra récupérer 100 tonnes, 600m3 de déchets plastiques. L’idée, c’est d’aller dans les zones les plus contaminées pour chercher les déchets plastiques dans les premières semaines et les premiers mois après le rejet dans la mer’, poursuit le navigateur. Une campagne de crowdfunding en ligne finance en partie le premier bateau, ainsi que des mécènes. Un voilier pour ramasser les déchets en mer, le projet d’Yvan Bourgnon http://france3-regions.francetvinfo.f... Sea Cleaners http://www.theseacleaners.org/ Projet Manta : le 1er Bateau pour dépolluer les Océans ! http://blog.surf-prevention.com/2016/... N’oublier pas de regarder les autres vidéos sur ma chaîne : https://www.youtube.com/channel/UCFkA...

Catégorie : People et blogs - Licence YouTube standard - Viking Eco - Source : https://www.youtube.com/watch?v=Dea4nSGLt9w

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15.
La plastification du monde serait irréversible Par Frédéric Joignot - LE MONDE IDEES | 21.04.2018 à 12h30 • Mis à jour le 22.04.2018 à 12h53 |

Rapport d’étonnement. La matière artificielle qui enthousiasmait les années pop nous a entraînés dans une spirale de destruction naturelle. Dès 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons. Est-il encore temps de réagir ?

Photo - La passion d’une époque peut devenir le drame de la suivante. Dans les années 1950, les industriels produisent en série de nouveaux objets légers et résistants, fabriqués avec une substance chimique facilement modelable : le plastique. Dans ses Mythologies (1957), Roland Barthes décrit l’enthousiasme pour cette « substance alchimique » bon marché, qui nous offre des meubles multicolores et des téléphones en bakélite, des cuisines en formica et des sacs souples imprimés. « Pour la première fois, écrit le philosophe, l’artifice vise au commun, non au rare (…). Le monde entier peut-être plastifié. »

Données alarmantes

Le monde artificiel que prédisait Barthes s’est réalisé : une étude américaine publiée dans Science Advances en juillet 2017 estime qu’entre 1950 et 2015, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites. Conséquence, les mers et les océans, grandes poubelles du monde, ont commencé à se plastifier. Le clip de la campagne « Plastic Ocean », lancée le 10 avril par l’ONG Sea ­Shepherd, nous le rappelle. Réalisé par l’agence de communication FF New York, le film montre des raies, des tortues, des dauphins et des requins étouffant dans des vagues de plastique scintillant : il est sur YouTube et il fait peur.

Un panel de données alarmantes accompagne ces images. D’après le site Planétoscope, qui compile statistiques et données sur l’environnement, 6,5 à 8 millions de tonnes de déchets en plastique sont rejetées chaque année en mer. L’ONG Expéditions Méditerranée en danger, qui lutte contre cette pollution, estimait en 2010 que 250 milliards de microfragments flottaient au large des côtes françaises, italiennes et espagnoles. Le résultat est fatal : d’après Sea Shepherd, 36 % des espèces d’oiseaux de mer et 43 % des mammifères marins sont affectées par ces déchets – et pour longtemps : les polymères mettent mille ans à se dégrader entièrement.

C’est au printemps 1997, quand...

Il vous reste 65% de l’article à lire - L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous - Abonnez vous à partir de 1 € - Source : https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/21/la-plastification-du-monde-serait-irreversible_5288716_3232.html

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Des animaux marins qui s’étouffent dans notre plastique : le spot déchirant de Sea Sheperd - [VIDEO] Marina Fabre @fabre_m)arina- Publié le 28 avril 2018 - Document Novéthic. Photo - Un million d’animaux meurent chaque année à cause des déchets plastiques en mer. ©SeaSheperd

C’est une vidéo choc que vient de publier l’ONG Sea Sheperd. Un spot dans lequel on voit des requins, dauphins et autres animaux marins mourir étouffés par la pollution plastique. ’Ce que nous avons causé, nous devons maintenant le réparer’, plaide le capitaine Alex Cornelissen, directeur de Sea Sheperd. 

© 2018 Novethic - Tous droits réservés – Source : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/video-des-animaux-marins-qui-s-etouffent-dans-notre-plastique-le-spot-dechirant-de-sea-sheperd-145765.html

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Taux record de microplastique dans l’océan Arctique - Par Sylvie Burnouf - LE MONDE | 25.04.2018 à 11h02 • Mis à jour le 26.04.2018 à 08h10

Des chercheurs ont trouvé jusqu’à 12.000 particules par litre figées dans la banquise. Jusqu’à 12.000 particules de microplastique par litre : le chiffre est si colossal qu’on a peine à y croire, mais c’est bien ce qu’ont retrouvé des chercheurs de l’Institut Alfred-Wegener pour la recherche polaire et marine (AWI, Allemagne) en faisant fondre des échantillons de banquise prélevés dans la zone arctique.

A bord du Polarstern, leur navire brise-glace de recherche, ils ont mené, entre 2014 et 2015, trois expéditions, collectant des carottes de glace le long de la dérive transpolaire (un courant océanique majeur de l’Arctique) et du détroit de Fram (à la jonction entre l’Arctique central et l’Atlantique Nord), afin d’en caractériser la teneur et la composition en microplastiques.

Leurs résultats, publiés le 24 avril dans Nature Communications, sont atterrants : aucune des cinq zones analysées n’était vierge de contaminants. Tels des cocktails figés, les blocs de banquise renfermaient les résidus de dix-sept sortes de plastiques, parmi lesquels du polyéthylène et du polypropylène (utilisés notamment dans les emballages), de la peinture, de l’acétate de cellulose (issu des filtres de cigarette), du nylon et du polyester. Avec, au total, 1.100 à 12.000 microdébris par litre d’eau glacée – des taux bien supérieurs à ceux relevés par ailleurs, même si certaines différences méthodologiques limitent les comparaisons directes.

Septième continent

Ces particules ont été transportées là par les courants marins, expliquent les chercheurs. Et, « avec une production mondiale en plastique avoisinant les 300 millions de tonnes par an, il n’est pas étonnant qu’il n’y ait plus de zone épargnée », souligne Johnny Gaspéri, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil).

La banquise les accumule alors, que ce soit au début de sa formation ou quand elle s’étoffe à mesure qu’elle dérive au gré des courants arctiques. De fait, selon la zone de prélèvement, la composition en microplastiques variait, et leur provenance aussi. Grâce à des données satellites couplées à des modèles thermodynamiques de formation de la banquise, les biologistes ont pu retracer le trajet de leurs échantillons et ainsi identifier les sources possibles de pollution.

Par exemple, les taux élevés de polyéthylène observés dans certaines aires de l’Arctique pourraient, selon eux, provenir du septième continent, cette masse gigantesque de plastique qui flotte dans l’océan Pacifique. Quant aux résidus de peinture et de Nylon, il semblerait qu’ils résultent d’une pollution locale liée à l’activité humaine – notamment de la décomposition de la coque peinte des bateaux et des filets de pêche –, suggérant que le développement de ces activités dans l’Arctique « laisse des traces », selon les termes d’Ilka Peeken, première auteure de l’étude.

Lire aussi : La plastification du monde serait irréversible

Si les microplastiques sont définis par une taille inférieure à cinq millimètres, les deux tiers de ceux prélevés lors des expéditions du Polarstern mesuraient tout au plus un vingtième de millimètre. « Cela signifie qu’ils pourraient facilement être ingérés par les micro-organismes de l’Arctique, comme les ciliés ou les copépodes [la composante majeure du zooplancton] », souligne Ilka Peeken.

Quelles sont les répercussions environnementales et sanitaires ? La recherche sur le sujet en est à ses balbutiements. Pour l’heure, « personne ne peut affirmer avec certitude à quel point ces minuscules particules de plastique sont susceptibles d’être dangereuses pour la vie marine, pas plus qu’on ne peut le savoir pour les êtres humains », constate Ilka Peeken.

Cependant, complète Françoise Amélineau, biologiste à l’Institut Littoral environnement et sociétés (LiEnSs, université de La Rochelle), on sait que « les plastiques ont tendance à fixer les polluants » et qu’il existe un phénomène de « bioamplification » par lequel la concentration en polluants augmente à chaque stade de la chaîne alimentaire. D’autant plus que les microplastiques « congelés » ne restent pas piégés dans la banquise : ils finissent par être relâchés au bout de quelques années. Avec, d’une manière ou d’une autre, un retour probable vers nos contrées.

Lire aussi : Le gouvernement britannique déclare la guerre au plastique

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Pollution plastiques dans l’arctique - Concepcion Alvarez, @conce1 - Novéthic mai 2018. Photo - Avec la fonte des glaces, ces microplastiques vont être relâchés dans les eaux. @pxhere

[LE CHIFFRE] - Jusqu’à 12 000 microparticules de plastique par litre d’eau dans l’Arctique - Des chercheurs allemands ont découvert du plastique au coeur de la banquise de l’Arctique. Des milliers de microparticules y ont été piégés et seront relâchées dans les eaux quand la glace va fondre. Leur minuscule taille rend leur collecte très difficile. En revanche, les micro-organismes marins vont pouvoir très facilement les ingérer. 

© 2018 Novethic - Tous droits réservés - ‹‹ Retour à la liste des articles – Source : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/le-chiffre-jusqu-a-12-000-micro-particules-de-plastique-par-litre-d-eau-figees-dans-l-arctique-145778.html

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Plastic partout ! Histoires de déchets – Remarquable Vidéo 1:30:07 ajoutée le 02 avril 2018 - nvisrh viriosruj – [Constats et solutions]

http://ow.ly/7hn230e49aw Plastic partout ! Histoires de déchets Arte Résistants, légers et peu coûteux à produire, les emballages plastiques sont néanmoins compliqués à collecter et à recycler après usage. Résultat : les déchets s’accumulent dans la nature et dans les décharges. Quels sont les risques sur l’environnement et sur notre santé ? Tandis que certains activistes montent au créneau comme le militant et surfeur hollandais Merijn Tinga ou les créateurs canadiens de la start-up Plastic Bank, les scientifiques étudient en laboratoire les effets pervers de ce matériau synthétique omniprésent.

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20.
Plastique : tour du monde choc de la pollution des océans – Vidéo 1:52 - L’Obs YouTube - 27 mai 2018 - Publié le 28/05/18 à 11:08

La production mondiale de plastique dépasse les 320 millions de tonnes par an. Et nous en jetons beaucoup, souvent pas à l’endroit approprié... Une bonne part de nos déchets de plastique finit dans les océans où ils forment de véritables ’soupes’. Dans le Pacifique, le plus grande de ces décharges grandit d’année en année : le fameux ’8e continent’ fait désormais trois fois la surface de la France. 80.000 tonnes de déchets venus des quatre coins de la planète s’y concentrent.

+ d’infos – Source : https://www.youtube.com/watch?v=F9vosz5sGug

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Bruxelles veut bannir les plastiques jetables Par Patricia Jolly LE MONDE 29.05.2018 à 06h41 • Mis à jour le 29.05.2018 à 11h02 - Photo

Gobelets, assiettes, pailles… La Commission européenne s’attaque aux produits à usage unique, responsables de près de 70 % des déchets marins.

Pour la Commission européenne, plastique ne rime plus avec fantastique, et ce changement de paradigme devrait modifier sensiblement les habitudes de consommation des citoyens de l’Union européenne. Lundi 28 mai, dans le cadre de sa politique de réduction des émissions de carbone et de lutte contre l’invasion des mers et des océans par les déchets plastique, l’exécutif européen a rendu publique une proposition de directive visant à réduire « drastiquement » l’utilisation des produits en plastique à usage unique.

Coton-Tige, couverts et assiettes, pailles et mélangeurs de cocktails, tiges de ballons de baudruche… Ces produits du quotidien, qui, additionnés aux équipements de pêche abandonnés, représentent plus de 70 % des déchets marins en Europe, seraient ainsi interdits sous leur forme actuelle, et leurs fabricants contraints de les produire à l’aide de matériaux plus durables. Les récipients pour boisson à usage unique, eux, ne seraient plus autorisés que si leur couvercle ou leur bouchon y est attaché.

Alternatives durables

« Le plastique peut être fantastique, mais nous devons l’utiliser de manière plus responsable, a déclaré lundi Jyrki Katainen, un des vice-présidents de la Commission, dans un communiqué. Les propositions faites aujourd’hui aideront le commerce et les consommateurs à opter pour des alternatives durables. »

Dans cette série de mesures législatives figure également l’obligation pour les 28 Etats membres de réduire de façon « significative » la consommation de récipients alimentaires ou de boisson en plastique, dans un délai de six ans après la transposition de la directive, grâce à des objectifs nationaux de diminution de consommation, atteignables en utilisant des produits alternatifs ou en faisant payer les contenants actuels. D’ici à 2025, les pays membres devraient, par ailleurs, obligatoirement assurer la collecte de 90 % de leurs bouteilles en plastique à usage unique, grâce à un système de consigne par exemple.

Selon le principe du pollueur-payeur, les fabricants d’emballages de chips ou de bonbons, de gobelets, de filtres de cigarettes, de sacs plastique légers, devraient de leur côté contribuer à financer les coûts du traitement des déchets qu’ils génèrent. Et les fabricants de lingettes, de protections hygiéniques et de ballons de baudruche seraient tenus de détailler, sur les étiquettes de leurs produits, « le mode d’élimination des déchets, les effets néfastes du produit sur l’environnement et la présence de matières plastique ».

Enfin, les Etats membres auraient l’obligation de sensibiliser le public à l’impact négatif des plastiques à usage unique et du matériel de pêche, ainsi qu’aux dispositifs de réemploi et de gestion des déchets de ces produits.

Réduction des déchets à la source

La Commission, dont l’objectif est de rendre l’industrie du plastique circulaire et tous les emballages plastique recyclables à l’horizon 2030, estime que l’adoption et la mise en œuvre de la directive permettraient de réaliser, d’ici à cette date, une économie de 223 milliards d’euros sur les dommages environnementaux et d’éviter l’émission de 3,4 millions de tonnes d’équivalent CO2.

Selon Laura Châtel, chargée de campagne pour l’ONG Zero Waste France, la proposition de directive représente une « avancée à saluer ». « C’est la première fois qu’on présente une réglementation avec pour objectif la réduction des déchets à la source, et qu’on n’aborde pas la question du plastique sous le seul angle du recyclage qui ne sera pas suffisant », souligne la militante, qui appelle Paris à afficher une position « ambitieuse » dans les négociations à venir. « L’interdiction des boîtes de polystyrène pour la vente à emporter est inscrite dans la feuille de route sur l’économie circulaire présentée le mois dernier par le ministère de la transition écologique et solidaire, rappelle-t-elle. C’est le moment de la mettre en œuvre. »

Se félicitant de l’initiative de la Commission, Rethink Plastic, une coalition d’ONG en faveur d’un avenir sans plastique, dont Zero Waste est membre, regrette néanmoins que la proposition de directive ne fixe aucun objectif spécifique chiffré pour la réduction des emballages alimentaires et gobelets dans les Etats membres, risquant ainsi de les inciter à se contenter de faibles améliorations.

Pour sa part, l’industrie européenne du plastique estime que la Commission a raisonné par « raccourcis ». Dans un communiqué, PlasticsEurope a affirmé, lundi, que les déchets marins résultent plus particulièrement du « manque d’application de la législation liée à la gestion des déchets au niveau national et régional » et préconisé la mise en place d’infrastructures appropriées et l’interdiction des décharges.

Dossier prioritaire

La proposition de directive doit maintenant être discutée et amendée par les deux législateurs de l’UE – le Parlement européen et le conseil des ministres des Etats membres – dans les mois qui viennent. La Commission, qui souhaite la faire adopter avant le terme de son mandat en mai 2019, a enjoint ces instances de la traiter en « dossier prioritaire ». Une fois adoptées, ces règles entreraient en vigueur au plus tôt en 2022.

« Les déchets plastique constituent indéniablement un dossier de premier ordre, a déclaré le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, lundi. Les Européens doivent s’y attaquer de concert, car les déchets plastique finissent dans l’air que nous respirons, dans notre sol, dans nos océans et dans nos aliments. »

Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan, décimant les espèces marines et les oiseaux, et affectant la chaîne alimentaire de l’homme, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Après l’entrée en vigueur d’une législation restrictive sur les sacs en plastique en mai 2015, près de trois Européens sur quatre indiquent une chute de 50 % dans leur consommation, selon l’Eurobaromètre. « Je crois que le changement de comportement chez nos citoyens est l’un des principaux facteurs pour nous emmener vers l’économie circulaire », a déclaré M. Timmermans.

L’île grecque de Sikinos a pris une longueur d’avance sur l’UE. Le 1er juin, cette destination touristique connaîtra son premier été sans pailles en plastique. La Fondation Laskaridis, qui promeut entre autres la recherche maritime, fournira gratuitement et jusqu’à fin 2019 des pailles biodégradables de substitution à la vingtaine d’entreprises qu’abrite ce morceau de Cyclades de 300 âmes en mer Egée.

Au Royaume-Uni, les pailles, mélangeurs de cocktail et Coton-Tige en plastique seront également interdits à la fin de l’année, tandis que gobelets et assiettes en plastique seront bannis en France au 1er janvier 2020.

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22.
#PLASTIQUE : tour du monde choc de la pollution des océans – Vidéo - Cette actualité a été publiée le 01/06/2018 à 08h08 par Fred.

Pollution plastique : Le ’8ème continent’ fait trois fois la surface de la France. 80.000 tonnes de déchets venus des quatre coins de la planète ...

Visiter ce module par catégories : Environnement - Biodiversité - Espèces en danger  https://www.terresacree.org/images2..., La mondialisation et ses effets pervers  https://www.terresacree.org/images2..., Naviguer dans le sit – Source : https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-plastique-tour-du-monde-choc-de-la-pollution-des-oceans-video-137518

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La Vénus des plastiques - Par Frédéric Joignot ‘Idées Le Monde’, samedi 16 juin 2018 page 8. Introduction dd l’article : « Le photographe Channi Anand a pris ce cliché pour illuster la Journée Mondiale de l’Environnement de l’ONU 2018. La dignité de cette femme ramassant des sacs plastique dans une déarge du Nord de l’Inde masque-t-elle la tâche harassante et toxique qu’elle pratique au quotidien ? Ou nous montre-t-elle, au contraire, sa capacité de résistance ?

Vénus à la décharge - Le Monde 17/06/2018 à 12:00

Photo - Une chiffonnière dans une zone industrielle à la périphérie de Jammu, dans le nord de l’Inde, le 5 juin 2018.

« Au Jammu-et-Cachemire, cette chiffonnière risque sa vie pour la gagner. Le photographe Channi Anand a pris ce cliché mardi 5 juin 2018, Journée mondiale de l’environnement de l’ONU ».

« C’est une Vénus de l’année 2018. Elle ne sort pas des eaux mais d’une mer de plastique située à Jammu, en Inde du Nord, où, enfoncée à mi-cuisse, elle ramasse des sacs. Droite, élégante, parée de bijoux, elle affiche sa fière beauté au milieu d’une décharge qu’elle semble défier du regard. Cette chiffonnière hiératique rappelle les orpailleurs, les paysans et les ouvriers du pétrole saisis par le photographe franco-brésilien ­Sebastiao Salgado, qui conservent leur dignité malgré un travail accablant ».

« Poubelle géante - Certains critiques ont reproché à Sebastiao Salgado d’esthétiser le malheur et d’embellir la souffrance, comme l’écrivaine américaine ­Susan Sontag, qui parlait même de « l’inauthenticité du beau ». Sans doute pourrait-on dire la même chose ici : la beauté et la noblesse de cette femme nous masquent peut-être les longues journées qu’elle passe courbée en deux à fouiller cette poubelle géante. Mais justement : l’image nous révèle qu’elle n’est pas vaincue et que sa grâce résiste ».

« Channi Anand, le photographe indien de l’agence ­Associated Press qui a pris cette photo, a saisi la jeune femme pendant une pause. « Elle se tenait de cette manière, cherchant autour d’elle ce qu’elle allait collecter. » Elle fait partie d’« une communauté de chiffonniers » où les femmes sont très actives. « Tous les déchets industriels et les débris de plastique des entreprises de Jammusont jetés dans cette décharge, poursuit Channi Anand. La poussière blanche qui couvre ses bras … »

Retrouvez cet article en entier sur LeMonde.fr – Via Boursorama Contactez-nous – Source : https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/venus-a-la-decharge-0b1c9a6f3113ecd762f928b4aa726503

Une chiffonnière indienne collecte des sacs en plastique dans une zone industrielle de la banlieue de Jammu, en Inde, le mardi 5 juin 2018. Selon l’ONU, les interdictions gouvernementales sur le plastique peuvent réduire efficacement les déchets, mais la planification et le suivi sont insuffisants. beaucoup de ces interdictions sont inefficaces - India World Environment Day 2018 - Overview- An Indian rag picker collects plastic bags at an industrial area on the outskirts of Jammu, India, Tuesday, June 5, 2018. The U.N. says government bans on plastic can be effective in cutting back on waste but poor planning and follow-through have left many such bans ineffective. (AP Photo/Channi Anand) - Use Information This content is intended for editorial use only.
For other uses, additional clearances may be required. Source photo : http://binaryapi.ap.org/5741e09b7f5a49ef8e2a590da3ce5c4c/preview/AP18156271017527.jpg?wm=api&amp ;ver=0

Autre contribution -

Un travailleur indien charge des bouteilles de plastique sur un camion pour le recycler dans une zone industrielle à la périphérie de Jammu, en Inde, le mardi 5 juin 2018. Selon l’ONU, les interdictions gouvernementales sur le plastique peuvent réduire efficacement les déchets et le suivi ont laissé beaucoup de telles interdictions inefficaces - An Indian worker loads bundles of plastic bottles onto a truck for recycling at an industrial area on the outskirts of Jammu, India, Tuesday, June 5, 2018. The U.N. says government bans on plastic can be effective in cutting back on waste but poor planning and follow-through have left many such bans ineffective. (AP Photo/Channi Anand) - Use Information This content is intended for editorial use only. For other uses, additional clearances may be required. Source photo : http://binaryapi.ap.org/ef456170f3e74bd38f3c3d4cfccb5011/preview/AP18156273631906.jpg?wm=api&amp ;ver=0

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Alerte, l’océan coule ! Le journal de BORIS VICTORFourni par  Google TraductionTraduction et ‘Le Monde’ - 13 juin 2018 - Publié par Boris Victorà 06:25 -

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Vice-première ministre de Suède, Isabella Lövin invite les autres nations à protéger l’océan pour éviter une catastrophe humanitaire mondiale. Photo.La surpêche et le changement climatique menacent une source de nourriture d’importance vitale pour plus d’un milliard de personnes. Ils sont les principaux facteurs de détérioration du plus grand écosystème du monde : l’océan. Celui-ci offre pourtant une source d’oxygène et de -régulation du climat à l’ensemble de notre planète, sans compter les emplois et les revenus qu’il génère pour des -centaines de millions de personnes.Si nous ne prenons pas des mesures urgentes pour restaurer et protéger nos océans, nous devrons bientôt faire face à une catastrophe sans précédent pour l’humanité. Nous pouvons corriger ces problèmes. L’océan est parfaitement -capable de se reconstituer, et il existe des méthodes éprouvées pour que nous l’y aidions. Nous devons nous engager plus fermement à inverser le déclin de l’océan et nous devons admettre la gravité de la situation. Comme le rappelle la Journée mondiale de l’océan, chaque 8 juin, l’océan doit être placé au cœur des priorités politiques mondiales, parce qu’il a un rôle déterminant à jouer pour nous permettre de surmonter quelques-uns de nos problèmes les plus pressants, au premier rang desquels la lutte contre le changement climatique et la production durable de nourriture en quantité suffisante pour 10 milliards de personnes d’ici le -milieu du siècle. Le sauvetage de l’océan est la clé de la survie humaine. Nous avons déjà un plan, que la communauté internationale a approuvé et qui définit les modalités de restauration et de protection de nos océans. En 2015, les dirigeants du monde entier ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030, -assorti de 17 objectifs généraux. L’objectif de développement durable n° 14, ’ Vie aquatique ’, et ses dix cibles précisent ce qui doit être fait pour améliorer l’état de l’océan. Nous avons également l’accord de Paris, par lequel les pays s’engagent à réduire leurs émissions de CO2 et à contenir la hausse de la température mondiale bien en dessous de 2 °C, ainsi que les 1 400 engagements volontaires pris lors de la toute première conférence de l’ONU sur l’océan, organisée par la Suède et les îles Fidji en 2017. Mais ce que nous n’avons pas, c’est du temps. Je demande instamment aux -dirigeants du monde entier de trouver et d’exercer au plus vite la volonté politique d’atteindre ces objectifs, d’investir dans des solutions pour l’océan, et d’encourager les entreprises et d’autres -acteurs à participer à ce mouvement. L’océan figurait à l’ordre du jour du G7 qui s’est réuni cette semaine au Canada. Redécouvrir le ’ carbone bleu ’Si nous agissons dans quatre grands -domaines, nous serons déjà en bonne voie pour y parvenir. Tout d’abord, nous devons nous -concentrer sur la pêche. L’ONU estime que les poissons constituent 20 % des apports en protéines animales d’environ 3 milliards de personnes – ce pourcentage approchant les 100 % dans de nombreuses îles et régions côtières – et qu’environ une personne sur dix -dépend de la pêche ou de l’aquaculture comme source de revenu. Les petites pêcheries représentent 90 % de tous les emplois halieutiques dans les pays en développement. Mais des décennies de surpêche, de pratiques de -pêche non durables et de pêche illicite ont exercé des pressions extrêmes sur cette ressource vitale. Le pays hôte du G7 de cette année, le Canada, ne sait que trop bien à quel point le résultat peut être dévastateur. Il a lui-même souffert de la disparition totale de sa pêcherie de cabillaud sur les Grands Bancs de Terre-Neuve, ce qui a entraîné la perte de dizaines de milliers d’emplois. Imaginez un scénario similaire dans un pays en développement vulnérable. Les résultats seraient calamiteux : malnutrition généralisée, chômage, insécurité et migrations forcées. Les signes annonciateurs sont déjà là, exacerbés par le réchauffement des mers qui pousse certains stocks de poissons à migrer hors de portée des pêcheurs locaux. Que pouvons-nous donc faire ? Concrètement, nous devons mettre en œuvre des accords internationaux destinés à lutter contre la pêche ’ illicite, non déclarée et non réglementée ’ (INN). Les mesures qui sont du ressort de l’Etat du port d’attache des navires qui se livrent à une pêche INN visent à les empêcher d’utiliser les ports et de débarquer leurs prises. Nous devons -exploiter et partager les technologies les plus récentes de surveillance et de suivi pour traduire en justice les -pêcheurs qui pratiquent des activités -illégales et pour nous assurer que nos poissons sont pêchés dans une optique de durabilité. Il convient également d’impulser un nouvel élan au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour que ses membres prennent enfin la décision d’éliminer les subventions à la pêche qui ont des effets préjudiciables. Si les plus grandes puissances économiques de la planète appuient ces mesures de tout leur poids, y compris par des investissements, deux des principaux obstacles à une pêche durable pourraient être levés. Ensuite, nous devons comprendre que la lutte contre le déclin de l’océan et celle contre le changement climatique vont de pair. Aujourd’hui, l’océan est notre meilleur allié dans la bataille pour réduire le changement climatique, parce qu’il absorbe plus de 93 % de notre chaleur excédentaire et environ un quart de nos émissions de CO2. Mais nous ne savons pas pour combien de temps encore l’océan sera -capable de remplir cette fonction, car ses propriétés chimiques et physiques sont en train de changer radicalement sous l’effet de notre addiction aux énergies fossiles. La solution se trouve dans une combinaison de réductions rapides et drastiques des émissions de CO2 et dans la -régénération des écosystèmes des -zones humides côtières, qui séquestrent pratiquement 1 million de tonnes de CO2 par jour. Ce ’ carbone bleu ’ a été largement oublié jusqu’ici. Pourtant, il offre un potentiel actuellement non -exploité, mais considérable, si nous soutenons des systèmes qui favorisent sa conservation. Le plastique, c’est dramatiqueTroisièmement, nous devons prendre des mesures à tous les niveaux pour mettre fin au déversement de plastique dans l’océan. Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique finissent dans l’océan, soit l’équivalent d’un -camion-poubelle qui se déchargerait en mer chaque minute. Les débris de plastique et les microplastiques traversent les frontières grâce aux courants océaniques. On les trouve partout, même sur les plages les plus isolées d’îles inhabitées, dans la glace arctique, dans les grands fonds marins et dans un très grand nombre d’organismes marins. Une meilleure gestion des déchets est plus que nécessaire, mais elle ne suffira pas. Nous devons nous montrer plus intelligents en ce qui concerne le plastique, en adoptant un modèle d’économie plus circulaire. Nous devons réduire considérablement notre utilisation des objets en plastique à usage unique, et nous devons éliminer les microbilles présentes dans les cosmétiques et d’autres produits lorsqu’elles peuvent être remplacées par des alternatives non nocives.
Ma dernière recommandation relève à la fois de la pêche et du changement climatique. Il s’agit d’élargir le réseau mondial des aires marines protégées, tout d’abord en réalisant l’engagement du 14e objectif de développement durable de l’ONU, protéger 10 % de l’océan d’ici 2020. Aujourd’hui, nous sommes à environ 7 % : un dernier gros effort pourrait nous donner matière à célébration en 2020, et aider l’océan à améliorer sa résilience au changement climatique, tout en donnant aux espèces marines l’espace suffisant pour se rétablir. Les négociations portant sur le -développement d’un instrument international juridiquement contraignant relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones au-delà de toute juridiction -nationale sont importantes à cet égard. Je suis fière des engagements pris par la Suède en faveur d’un océan plus sain. Nous avons protégé 13 % de nos eaux nationales, et nous voulons aller plus loin. Avec nos partenaires européens, nous prônons des mesures strictes -contre la pêche illicite et nous travaillons depuis des décennies à ramener nos stocks de poissons à des -niveaux durables. De plus, nous avons interdit les microbilles dans les cosmétiques et notre objectif est de devenir un des premiers pays du monde à ne plus utiliser d’énergies fossiles. Nous devons nous montrer solidaires pour sauver notre océan et investir dans son avenir. L’océan peut paraître immense, presque infini, mais avec sept milliards de personnes sur la planète, la part de chacun d’entre nous ne représente qu’un cinquième de kilomètre carré d’océan. Et cette part se -réduit. Si nous n’agissons pas maintenant, l’effondrement des pêcheries et des écosystèmes marins déclenchera des catastrophes pour l’humanité dans le monde entier. Les populations vulnérables des zones côtières et des îles -seront les premières à en souffrir, mais en fin de compte, nous aurons tous -besoin d’un océan foisonnant pour ne pas sombrer. © Le Monde - Publié par Boris Victorà 06:25 - Source : http://boris-victor.blogspot.com/2018/06/alerte-locean-coule.html |
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Alerte, l’océan coule !http://lirelactu.fr/source/le-monde...Le Monde mercredi 13 juin 2018 - Isabella Lövin -

« La surpêche et le changement climatique menacent une source de nourriture d’importance - vitale pour plus d’un milliard de personnes. Ils sont les principaux facteurs de détérioration du plus grand écosystème du monde : l’océan. … » Accès requis pour lire la suite de cet article.

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Journée mondiale de l’Océan. Des nanoparticules de plastique sournoises dans l’océan - Patrick Deixonne, photo, explorateur du 7e continent de plastique. | DR. Recueilli par Christelle Guibert. Modifié le 08/06/2018 à 15h49 – Document ‘Ouest France’ - Lire le journal numériqueOuest France

Nos emballages finissent en une dangereuse soupe, prouvent des scientifiques. Entretien avec Patrick Deixonne, explorateur du 7e continent de plastique, dans le gyre de l’Atlantique nord. A l’occasion de la journée mondiale de l’océan, rencontre avec Patrick Deixonne, explorateur du 7e continent de plastique.

Votre réaction en abordant ce « continent » de plastique, en 2015 ?

Je pensais voir énormément de déchets, de gros déchets... Mais cette pollution est beaucoup plus sournoise, sous forme de microparticules, en grande quantité. Si on n’a pas un filet à plancton, on peut passer à côté. On parle de 7econtinent pour alerter l’opinion publique.

Votre mission est d’abord scientifique. Où en sont vos recherches ?

Depuis une dizaine d’années, nous savons que le plastique ne se dégrade pas ou peu, mais qu’il se casse en microplastiques, en débris d’environ 1 à 5 mm. En décembre, nos équipes ont prouvé qu’il pouvait se fragmenter jusqu’en nanoparticules, invisibles à l’oeil nu. Leur nature a été identifiée ; il s’agit d’un mélange de polyéthylène, de polystyrène et de polychlorure de vinyle...

Dangereux pour l’homme ?

C’est l’objet de notre prochaine mission dans l’Atlantique Sud. Nous ne savons pas encore comment se comportent ces nanoparticules : est-ce qu’elles coulent ? Est-ce qu’elles flottent ? Sont-elles entrées dans notre chaîne alimentaire ?

Et ces nouvelles enzymes qui dégraderaient le plastique ?

On n’a pas besoin de jeter des nouvelles bactéries dans l’océan. Il faudrait déjà qu’elles puissent vivre dans l’eau salée. De même, prétendre que l’on peut nettoyer les océans de leurs déchets plastiques est utopique. C’est comme éponger une salle de bains avec le robinet ouvert. Toutes ces fausses solutions me mettent en colère. Les vraies sont à terre. Il suffit de réduire sa consommation de plastique, de stocker, de recycler.

LIRE AUSSI : Journée mondiale de l’océan. «  Van Yp  », digue belge de la planète bleue

Source : https://www.ouest-france.fr/environnement/journee-mondiale-de-l-ocean-des-nanoparticules-de-plastique-sournoises-dans-l-ocean-5810728

A SUIVRE

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 02/08/2018

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Ecologie Plastiques Alors que les désastres causés dans les océans par les déchets de matières plastiques sont mieux connus et largement diffusés, des prises de conscience émergent et des mesures sont prises.4

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti,

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