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"L’aubergine Bt (brinjal) génétiquement modifiée (OGM) et cultivée au Bangladesh s’impose-t-elle réellement ou bien n’est-t-elle que de la poudre aux yeux ?" par GMWatch

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 9 décembre 2018 par GM Watch



ISIAS OGM
L’aubergine Bt (brinjal) génétiquement modifiée (OGM) et cultivée au Bangladesh s’impose-t-elle réellement ou bien n’est-t-elle que de la poudre aux yeux ?
L’article d’origine a été publié par gmwatch.org le 03 Septembre 2018 sous le titre « GM Bt brinjal in Bangladesh : GMO win or smoke and mirrors ?  ».

Damaged Bt Brinjal in Bangladesh

Un article examiné par des pairs sur l’aubergine Bt (brinjal) génétiquement modifiée (OGM) et cultivée auBangladesh, est censé prouver son succès. Au cours des dernières années, GMWatch a publié de nombreux rapports sur le Bangladesh indiquant que cette plante (OGM) avait fait l’objet d’une défaillance générale.

Mais un tweet émanant de Tamar Haspel ardent promoteur des OGM et des pesticides, est relié à un nouvel article examiné par des pairs [1], qui revendique des avantages spectaculaires.

L’article est publié dans la revue ‘Frontiers in Bioengineering and Biotechnology’ comme ’Perspective Article’, une mise en perspective, dont l’auteur principal est Tony Shelton (Université Cornell, état de New York), qui a dirigé les actions de propagande en faveur de l’aubergine Bt (brinjal) génétiquement modifiée (OGM) au Bangladesh. « L’évènement génétique » évoqué dans l’article est ‘EE-1’ ; le gène génétiquement modifié et inséré dans le code génétique de l’aubergine pour produire un insecticide, la toxine Bt, qui cible un parasite appelé la pyrale des pousses et des fruits (EFSB).

[Qu’est-ce qu’une plante Bt ? version PDF par Inf’OGM - Date de publication : juillet 2014.

« Une plante génétiquement modifiée (PGM) Bt est une plante dans laquelle on a inséré un ou des gènes d’une bactérie du sol, Bacillus thuringiensis (d’où le nom de plante Bt). Photo - Bacillus thuringiensis Crédits : A.J. Cann ».

Pourquoi fabriquer des plantes Bt ?

« La bactérie Bacillus thuringiensis sécrète naturellement jusqu’à une vingtaine de toxines insecticides différentes (sous forme de cristaux nommés Cry) qui attaquent spécifiquement certaines familles d’insectes : toxines Cry1 et Cry2 pour les papillons (famille des lépidoptères, notamment la pyrale du maïs) ; toxines Cry3 pour les coléoptères (type scarabées...) ; et Cry4 pour les diptères (mouches...). Les agriculteurs, notamment ceux cultivant en agriculture biologique, utilisent cette bactérie comme insecticide, en la pulvérisant sur les cultures… » Article d’InfoGM à lire en totalité sur ce site : https://www.infogm.org/faq-OGM-definition-plante-Bt ].

En résumé, Haspel a tweeté ceci :

’Au Bangladesh, l’aubergine ‘brinjal Bt’ (OGM) est un succès sans équivoque.
- Augmentation considérable des rendements
- Réduction radicale de l’utilisation des pesticides
- Augmentation de la rentabilité pour les producteurs et aide certains des plus pauvres
Développé par une société indienne, les semences peuvent être récupérées’ [c’est-à-dire semées pour générer une nouvelle culture].

Je me suis souvent plainte de l’absence de données publiées et évaluées par des pairs sur l’aubergine ‘brinjal Bt’ pour compenser les années de battage médiatique émanant des gens de l’Alliance for Science (l’Alliance pour la science) et son employé Mark Lynas.

Ces données ont-elles finalement été produites et l’image brillante du succès de l’aubergine ‘brinjal Bt’ est-elle fiable ?

Un examen plus attentif de la nouvelle étude donne la réponse : c’est non, et de plus, l’approche elliptique et les omissions apparemment calculées de l’article semblent confirmer, au lieu de les réfuter, les rapports émanant du Bangladesh selon lesquels à l’aubergine ‘brinjal OGM Bt’ effectivement ne fonctionne pas n’importe où, en dehors du lobby des OGM.

Tout d’abord, il est surprenant, étant donné l’intérêt massif des données précises sur ce qui est censé être la première plante cultivée génétiquement modifiées (OGM) à visée dite « humanitaire », que les auteurs n’aient pas plutôt choisi d’annoncer les performances commerciales de l’aubergine ‘brinjal OGM Bt’, plutôt qu’avec ce qui n’est guère plus qu’un truc sommaire sans données expérimentales précises.

Maintenant, il n’y a rien de mal avec une mise en perspective (« Articles Perspective ») que j’ai coéditée l’année dernière, juste comme un tel article dans ‘Frontiers in Public Health’ avec le Dr Michael Antoniou, dans lequel nous critiquions ‘Cornell Alliance for Science’ pour une « science citoyenne », pour évaluer les études sur la santé face aux risques des plantes cultivées et des aliments génétiquement modifiés (OGM) [2].

Mais ces articles représentent un point de vue sur un sujet et ils n’ont pas à contenir des données expérimentales de base. L’aubergine Bt brinjal a été testée depuis 2005 et mise en culture au Bangladesh depuis 2013. Ceci est plus que suffisant pour accumuler des données pertinentes sur le rendement, l’utilisation d’insecticides et d’autres aspects du projet. Alors, pourquoi les auteurs n’en publient-ils pas certains, dans un article de type Frontiers ’Original Research ?

Certes, les auteurs notent dans les remerciements que « Le présent document comprend des résultats non publiés d’études menées au Bangladesh, qui seront bientôt soumis à des revues validées par des pairs ». Mais cela soulève simplement la question suivante : Pourquoi ne pas commencer par la publication des données, plutôt qu’avec une note non étayée et bien argumentée.

La seule donnée qui est incluse dans le document est le grand nombre d’agriculteurs (27.012) qui aurait « adopté » l’aubergine OGM Bt brinjal en 2018. Mais ce n’est pas un signe que les agriculteurs aient été désireux de cultiver cette aubergine Bt brinjal de leur propre initiative. Est-ce seulement l’indication qu’une entité quelconque (mais alors qui ?) a payé le gouvernement du Bangladesh pour donner des semences et des produits chimiques d’accompagnement aux agriculteurs ?

Revendications d’Haspel

Vous pouvez vous demander si l’article exempt de données expérimentales, comme il apparaît, permet à Haspel de faire de telles déclarations exagérées pour l’aubergine BT brinjal ; c’est ce que nous allons aborder point par point.

Revendication n° 1 : l’aubergine Bt brinjal ’augmente considérablement les rendements’

Aucune donnée de rendement n’est donnée dans l’article de Shelton et de ses collègues. C’est comme si les auteurs voulaient tenter d’éviter le sujet. Ils indiquent seulement, et de plutôt cryptique, que « l’inclusion de l’événement génétique EE1 dans un contexte de cultivar hybride pourrait encore accroître le potentiel de rendement de l’aubergine Bt. « Cela suggère que le rendement n’est pas aussi impressionnant et qu’il doit encore être amélioré ».
Revendication n° 2 : l’aubergine Bt brinjal ’réduit considérablement l’utilisation des pesticides’

Aucune preuve de cette déclaration n’est donnée dans l’article de Shelton et de ses collègues. Les auteurs ne déclarent qu’en ce qui concerne l’utilisation des insecticides, « un rendement maximum de fruits a été obtenu à partir de parcelles traitées par rapport aux parcelles non pulvérisées, ce qui indique que d’autres insectes, y compris les aleurodes, les thrips et les acariens peuvent réduire la vigueur des plantes et le rendement ultérieur.

Cela confirme la valeur des années de rapports émanant du Bangladesh selon lesquels l’aubergine Bt brinjal a été victime d’attaques de ravageurs non ciblés par la toxine Bt présente dans la plante OGM, y compris les aleurodes et les pucerons, ainsi que diverses autres maladies.

L’ONG basée au Bangladesh et la plate-forme de recherche UBINIG ont constaté que les agriculteurs inscrits dans le programme d’aubergine BT brinjal Bt avaient entendu dire qu’il convenait de pulvériser « d’énormes quantités de pesticides recommandés par les autorités de tutelle », l’Institut de recherche agricole du Bangladesh du gouvernement (BARI) et son Département de vulgarisation agricole (DAE). La liste des pesticides utilisés sur Bt brinjal comprenait même des produits interdits.

UBINIG a déclaré que « Trente-cinq types de pesticides, y compris d’acaricides (qui tuent les tiques et les acariens), d’insecticides et de fongicides, ont été pulvérisés à plusieurs reprises dans les champs d’aubergine Bt brinjal » sous la direction des fonctionnaires de tutelle.

L’article de Shelton et de ses collègues affirme que « les agriculteurs ont enregistrés une économie de 61% du coût des pesticides par rapport aux agriculteurs qui ne cultivent par l’OGM Bt » et « n’ont connu aucune perte due à ‘EFSB ».

Toutefois, étant donné que le projet de l’aubergine Bt brinjal a été étroitement supervisé et les cultures ont été assistées tout au long de leur cycle par des fonctionnaires des organismes publics BARI et DAE, il semble possible que les agriculteurs ne disposaient pas même de quoi acheter les pesticides utilisés, mais qu’on leur a simplement donné ainsi que les graines de semences : l’article ne le dit pas clairement.

Et l’affirmation selon laquelle il n’y avait « pas de pertes en raison de l’EFSB », poursuit le mensonge par une omission qui a été au centre du battage médiatique de l’aubergine Bt dès le départ. Quelle utilisation est la protection de l’EFSB si, comme les rapports des agriculteurs l’indiquent, cette culture de plante OGM est sensible à tant d’autres parasites et maladies [voir cette photo] ?

Dans une enquête menée par le ‘Financial Express’ du Bangladesh en 2014, un journaliste avait visité le champ d’un agriculteur qui cultivait l’aubergine Bt brinjal et avait trouvé « 25-30 pour cent des plantes mortes et le reste ... luttant pour leur survie dans une grave crise d’organismes nuisibles ». L’agriculteur avait déclaré que « son champ avait alors requis plus de pesticides par rapport à celui de l’année dernière » (quand il cultivait une aubergine non OGM). D’autres agriculteurs, visités par le journaliste, avaient également vécu des expériences similaires.

Le Dr Jonathan Latham, directeur exécutif du projet des ressources Bioscience, a assisté à une conférence à l’Université Cornell sur le projet de l’aubergine Bt, donnée par le Dr ASM Mahbubur Rahman Khan de l’organisme public BARI. Selon le Dr Latham, le Dr Rahman Khan a déclaré que les cultures de ces plantes OGM ont encore besoin de pulvérisations de pesticides car les ravageurs jassides et aleurodes reviennent, posant des problèmes lorsque vous arrêtez de pulvériser ; mais ils ont ajouté qu’ils en avaient moins besoin.

Les maladies sont aussi un problème. Le Dr Latham a dit que dans le discours du Dr Rahman Khan, « Il y avait des informations selon lesquelles l’aubergine Bt était sensible à des pathogènes fongiques et que les agriculteurs doivent prendre des mesures spéciales pour la cultiver. Les agents pathogènes mentionnés étaient la pourriture due à Phomopsis, une maladie ‘des petites feuilles’ et la flétrissement bactérien. Les mesures spéciales comprennent la pose de filets sur les cultures ».

[Note du traducteur : si des filets sur les cultures peuvent empêcher les dégâts d’insectes, ils ne peuvent sûrement pas protéger les cultures contre des maladies fongiques et bactériennes comme celles qui sont mentionnées !].

Le Dr Latham a encore dit : « Ces subtilités semblent, au moins selon l’avis du BARI, être un peu au-delà des agriculteurs, afin qu’ils envisagent de soigner leurs cultures dans la phase juvénile de déploiement. Il semblait qu’ils allaient déployer un plan de gestion spéciale qui améliorerait les récoltes, Ils voient ce « succès » comme une solution qui pourrait éventuellement être adoptée ailleurs, en particulier aux Philippines. ’

Revendication n° 3 : l’aubergine Bt brinjal ’augmente la rentabilité de la ferme’

L’article de Shelton et de ses collègues a indiqué que les agriculteurs ont enregistré un rendement net plus élevé avec Bt brinjal par rapport à une aubergine brinjal non-Bt. Mais les auteurs ne donnent aucune indication quant à savoir si le gouvernement du Bangladesh ou une entité privée, subventionne le programme en donnant aux agriculteurs des semences gratuites ou subventionnées et des pesticides associés qui leur sont nécessaires, ce qui signifie que les agriculteurs supportent pas ou peu de coûts eux-mêmes. Il n’y a aucune indication quant à savoir si le gouvernement du Bangladesh ou une entité privée garantit aux agriculteurs un marché pour leurs produits en achetant les récoltes de l’aubergine Bt.

Un article paru dans ‘Tribune Dhaka’ au Bangladesh en 2017 a confirmé que le gouvernement s’était mis à « encourager » les agriculteurs simplement à travers un programme subventionné pour inciter à la culture de l’aubergine Bt brinjal : « Selon le plan, le ministère de l’Agriculture fournira des semences et des engrais à 2001 agriculteurs répartis dans 64 districts pour cultiver l’aubergine Bt brinjal sur une superficie de 2001 bighas (667 acres) pendant la saison prochaine.

« À titre d’incitatif, chaque agriculteur recevra ainsi 20 grammes de graines de semences et 15 kg d’engrais : DAP [phosphate diammonique] et MoP [chlorure de potassium], pour un coût total pour le gouvernement de 1.630.800 de Taka bangladais [soit 17.106,49 euro] ».

Un plan similaire subventionné Makhatini, en Afrique du Sud a permis l’introduction du coton Bt OGM. Mais les subventions ne sont pas maintenues. Le projet a fini par échouer lamentablement, avec la perte des compétences essentielles pour assurer des cultures plus durables chez les agriculteurs très endettés.

Compte-tenu des affirmations de Shelton et d’une omission de mauvaise foi de la part des collègues du gouvernement du Bangladesh, concernant les « incitations » aux agriculteurs, il semble n’y avoir aucune base pour cette déclaration selon laquelle la technologie des OGM Bt augmente la rentabilité de l’aubergine (brinjal) OGM Bt, au niveau agricole.

De plus, l’intervention du gouvernement du Bangladesh dans le projet semble aller au-delà des ’incitations’ financières. Il s’étend à la gestion presque totale de la production dans les champs des agriculteurs.

Dans le film documentaire sur le projet, « Bt dans le brinjal Dock », un agriculteur qui se plaint de la mauvaise performance de la plante OGM cultivée - qu’il appelle « aubergine brinjal du gouvernement » -, ce qui implique qu’il ne s’en sentait pas le propriétaire.

En 2015, les chercheurs UBINIG ont constaté que les cultures brinjal Bt OGM étaient désignées par leur courte durée de vie par des fonctionnaires de BARI et de la DAE. UBINIG a dit : « Au cours de la culture sur le terrain, les agriculteurs ont été largement supervisés par les responsables des organismes BARI et DAE. Les responsables de la DAE … ont visité les lieux au moins une fois par semaine et supervisé la croissance des plantes ».

UBINIG a ajouté : « Selon les agriculteurs, la plupart du temps, les responsables ont pris soin des plantes eux-mêmes, comme s’ils devaient démontrer une bonne performance. »

Selon l’enquête de UBINIG, les fonctionnaires ont même remplacé des plantes par des nouvelles. Tous les articles publiés par les promoteurs de cette aubergine OGM Bt doivent répondre de cette allégation, qui, si elle est exacte, à elle seule, va invalider toute la déclaration de la réussite de cette plante cultivée.

Revendication n° 4 : Bt brinjal ’aide économiquement certains des plus pauvres agriculteurs’.

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En l’absence de toute preuve que l’aubergine brinjal OGM Bt ait réussi à partir de ses propres mérites et sans aucune aide du et/ou d’autres soutiens, comme il est indiqué ci-dessus, il n’y a aucune preuve que les agriculteurs pauvres ont été aidés par ce projet. Et la section suivante suggère qu’ils peuvent finalement être affectés par ce projet.

Revendication n° 5 : l’aubergine brinjal OGM Bt est ’développée par une société indienne et que les semences peuvent être récupérées et semées par la suite pour une autre culture’.

Comme un article paru dans le journal ‘Financial Express’ l’indique clairement, la « société » qui a développé ce produit OGM Bt est, plus précisément, « le géant de la multinationale Monsanto et les semences de son allié indien Mahyco, avec l’aide financière de l’USAID ».

Un article 2014 dans le Financial Express, citant un responsable anonyme du ministère de l’agriculture (MdA) en déclarant que Mahyco possédait déjà une aubergine brinjal POG Bt. Il a dit qu’un accord avait été conclu entre l’Institut de recherche agricole du Bangladesh (BARI), Mahyco et Sathguru, Un conseil de gestion basé en Inde, selon lequel ’le droit de propriété intellectuelle (propriété intellectuelle) de cette aubergine brinjal OGM Bt est certainement celui de Monsanto-Mahyco’.

Fait révélateur, le fonctionnaire MdA a ajouté : « Le point le plus frappant de l’accord est qu’il a été donné une indemnité ou BARI a donné une indemnité de Monsanto-Mahyco et Sathguru pour tout type de catastrophe en ce qui concerne la recherche de l’aubergine brinjal OGM Bt ».

L’article a cité le directeur général de BARI en disant que « le droit de la semence développée par l’institut sera au profit de BARI, mais que le gène Bt et la technologie sera au profit de Mahyco ».

Il a reconnu que ’selon l’accord, BARI doit obtenir l’autorisation de Mahyco pour transférer le gène Bt dans de nouvelles variétés’.

Zobair Al Mahmud, spécialiste des droits de propriété intellectuelle et chargé de cours en pharmacie clinique et pharmacologie à l’Université de Dacca, a un grave problème avec le « droit exclusif » de Mahyco sur l’aubergine brinjal OGM Bt : il prive effectivement les agriculteurs des droits relatifs aux aubergines locales autochtones : « Neuf variétés indigènes d’aubergines brinjals bangladaises, dans lesquelles ont été intégrés le gène OGM Bt par BARI, seront hors de portée pur une autorisation par les agriculteurs. Il s’agit certainement d’une sorte de bio-piraterie ».

Que ce soit ou non sous le régime de brevets, ces graines de semences contenant le caractère génétique OGM Bt, « peuvent être ‘sauvées’ [c’est-à-dire que les semences produites sur ces plantes peuvent être récupérées pour être semées à nouveau pour une initier autre culture] », comme le prétend Haspel, sont à Mahyco. Cependant, Shelton et ses collègues indiquent dans leur article que les agriculteurs sont « découragés de le faire pour des raisons agronomiques ». Cela signifie probablement que les aubergines brinjals OGM Bt ne se reproduisent pas conformes aux plantes sources, contrairement aux aubergines brinjals traditionnelles non-GM, où le coût des semences peut être ainsi évité (économisé), ainsi que de priver les agriculteurs de leurs droits d’utiliser les variétés traditionnelles d’aubergines brinjals, du fait du génie génétique appliqué à ces plantes va détruire leur intégrité génétique, ainsi que les traits utiles qu’ils incarnent et qui ont été développés antérieurement par les agriculteurs.

En conclusion, l’article de Shelton et de ses collègues soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses et ne fournit aucune preuve que les aubergines brinjal OGM Bt réussissent bien au Bangladesh, ni qu’elles ont pu aider les producteurs fermiers pauvres à travers le pays. Et « la victoire des OGM sans équivoque », rapportée par Haspel semble devoir être juste une autre tromperie sur les OGM, sans équivoque !

Références 

1. Shelton AM, Hossain MJ, Paranjape V, Azad AK, Rahman ML, Khan ASMMR, Prodhan MZH, Rashid MA, Majumder R, Hossain MA, Hussain SS, Huesing JE and McCandless L (2018). Bt eggplant project in Bangladesh : History, present status, and future direction. Front. Bioeng. Biotechnol. 6:106. doi : 10.3389/fbioe.2018.00106

2. Antoniou MN, Robinson CJ (2017). Cornell Alliance for Science evaluation of consensus on genetically modified food safety : Weaknesses in study design. Front. Public Health. 13 April. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2017.00079/full

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[Articles sur ce sujet déjà postés sur le site ISIAS

’OGM - Inde - Une aubergine génétiquement modifiée arrive’ par le Dr. Mae-Wan Ho, le Professeur Joe Cummins , vendredi 14 juillet 2006 - Traduction Jacques Hallard - français

’Il ne faut pas cultiver l’aubergine Bt’ par le Dr. Mae-Wan Ho , samedi 30 mai 2015 - Traduction Jacques Hallard français

’La dissémination dans les cultures d’une aubergine Bt est stoppée en Inde’ par le Dr.Mae-Wan Ho, lundi 19 avril 2010 - Traduction Jacques Hallard - français

’Finissons-en dès maintenant avec les OGM’, par le Dr Mae-Wan Ho , dimanche 13 mars 2016 - - Traduction Jacques Hallard- français ].

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Traduction, compléments entre […] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 07/12/2018

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