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"Convergence : jaune et bleu font le vert Symbolisme des couleurs en Occident et en Chine" par Jacques Hallard

mercredi 12 décembre 2018 par Hallard Jacques



ISIAS Créations artistiques
Convergence : jaune et bleu font le vert
Symbolisme des couleurs en Occident et en Chine
收斂 : 黄色+蓝色=绿 西方和中國的色彩象徵
Convergence : yellow and blue make the green - Symbolism of colors in the West and in China
Konvergenz : Gelb und Blau machen das Grün - Westliche und chinesische Farbsymbole
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 08/12/2018

Plan Création artistique Introduction et interprétation Sommaire Auteur


Création artistique

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Convergence : jaune et bleu font le vert - Travail individuel réalisé dans le cadre de l’Atelier du ‘pinceau chinois’, sous l’égide de l’association locale ‘Mollégès Group Art’ 13940, par l’apprenti Jacques Hallard.

Le pinceau chinois ou pinceau de calligraphie, ou encore pinceau à lavis (ct :毛筆 cs :毛笔 py :máobǐ, japonais : 筆 fude), est, selon Wikipédia : » l’un des quatre trésors du lettré chinois (et par extension du monde chinois : Chine, Corée, Japon et Vietnam). S’ils se ressemblent, le pinceau à lavis (ou à peinture) et le pinceau à calligraphie diffèrent, notamment par la nature des poils. « Parmi les instruments humains, il en est un qui se distingue parmi les autres comme symbole d’art et de beauté : c’est le pinceau. Il permet à l’homme de communiquer, d’exprimer ses rêves et ses pensées1. » En Europe, le pinceau à aquarelle, aussi appelé « mouilleur » ou « pinceau à lavis », est assez proche du pinceau de calligraphie de par sa forme et conserve les mêmes propriétés que certains pinceaux à lavis. Il est généralement constitué de poils de petit-gris (un écureuil nordique), qui ont de très bonnes propriétés de rétention d’eau, ou parfois de poney, moins absorbants… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinceau_de_calligraphie

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Introduction et interprétation

Ce travail a été inspiré par le ‘mouvement des gilets jaunes’ qui s’est mis en place courant octobre 2018, et dont le vêtement de couleur jaune fluorescent est typiquement porté par les manifestants qui s’en réclament.

D’après Wikipédia, « Le mouvement des gilets jaunes — du nom des gilets de haute visibilité de couleur jaune portés par les manifestants — est un mouvement de protestation, non structuré, apparu en France en octobre 2018. Au départ centrée sur la hausse des prix du carburant automobile (elle-même liée pour partie à l’augmentation de la taxe sur les produits pétroliers), la contestation s’élargit rapidement à d’autres revendications, portant sur le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, notamment rurales et périurbaines, la démission ou encore la destitution du président de la République française, Emmanuel Macron. À la manière d’une jacquerie, cette mobilisation trouve son origine dans la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels de citoyens à manifester. Présentée par les médias comme spontanée et non partisane, elle s’organise autour d’une première manifestation nationale le 17 novembre 2018, qui se répète les samedis suivants. Des violences provoquent d’importants dégâts matériels, notamment à Paris, et conduisent à de nombreuses arrestations. Pendant les rassemblements, plusieurs personnes meurent et des centaines sont blessées. Les manifestants reçoivent le soutien de l’opinion publique et de plusieurs dirigeants de partis politiques d’opposition (Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez). Initialement hostile à toute revendication du mouvement, l’exécutif annonce début décembre 2018 un moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants, puis son retrait du projet de loi de finances. Le mouvement s’étend, dans de moindres proportions, dans d’autres pays… ». Article complet ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_Gilets_jaunes

Le climat social et politique était encore très tendu en France ce 7 octobre 2018 et de nombreuses prises de position ont été prises, dont celles-ci, sélectionnées :

Marche pour le climat et Gilets jaunes, entre risque d’affrontement et convergence des luttes – Novethic 07/12/2018

Gilets jaunes. Syndicats et politiques appellent à « la convergence des luttes » - Le Télégramme 07/12/2018

Voir la signification précise de la Convergence des luttes (en Politique) : « Stratégie syndicale ou politique qui cherche à faire converger dans un même mouvement social des luttes différentes mais proches, dans des actions communes ».

Pascal Paquin : contre les injustices sociales et climatiques mais aussi contre toute violence, jeudi 6 décembre 2018 par Paquin Pascal dans une série intitulée Les Chroniques de Yonne Lautre

« Voici trois semaines que le mouvement des gilets jaunes a été lancé, dénonçant les injustices fiscales et sociales, notamment à partir de la taxe sur les carburants.
Nous sommes effectivement dans une urgence sociale tant les inégalités se creusent sans cesse depuis des décennies et s’accélèrent. Quant aux urgences climatiques, le dossier est tout à fait abyssal tant tous les indicateurs sont au rouge très foncé ».

« Les convergences sont évidentes : les plus fragiles, les plus précaires, les plus attaqués par le capitalisme ultra-libéral, et cela fait de plus en plus de millions de personnes, seront les plus impactés par la crise climatique ».

« Pour ne pas sombrer dans la barbarie, il nous faut tisser de tous nos bras, de toutes nos forces, pour les alternatives, pour construire ensemble des nouvelles solidarités, une alter-économie. Ici et maintenant, mettons-nous à construire, à mettre en place, pour plus d’équité sociale et pour l’écologie. En réinventant aussi la démocratie. C’est possible, nous l’expérimentons déjà localement dans des dizaines d’espaces. Par contre il faut s’opposer à toute forme de violence. Et quand des porte-parole des gilets jaunes appellent cette semaine à investir l’Elysée, sachant pertinemment ce que cela signifie en terme de violence, de mise en danger de biens et de personnes, en volonté de chaos qui ne pourrait déboucher que sur un pouvoir encore plus sécuritaire et inégalitaire, je me désolidarise complètement. Il faut stopper tout appel à la violence et toute violence ». Source : http://yonnelautre.fr/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=convergences

Ce travail au pinceau chinois présenté ci-dessus se réfère au symbolisme des couleurs qui est exprimé d façon classique aussi bien dans la culture occidentale que dans la culture chinoise traditionnelle et contemporaine.

Dans un contexte de violences folles [voir « ’Gilets jaunes’ : violences et pillages en plein Paris » - « Les débordements ont été très violents en marge de la journée de mobilisation des ’gilets jaunes’ à Paris samedi 1er décembre 2018 »], nous avons notamment retenu les interprétations des couleurs suivantes, suggérées en Occident par Edward de Bono, (né le 19 mai 1933 à Malte, un psychologue, médecin et spécialiste en sciences cognitives), d’une part, et par Bernard Valeur (Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers qui mène ses recherches dans le domaine de la photo-physique et de la photochimie, en collaboration avec l’Ecole normale supérieure de Cachan et le CNRS), d’autre part.

Le jaune représente la chaleur, la lumière, l’énergie solaire, et sur un plan psychologique : la critique positive et l’expression créative, imprimées dans une vision optimiste.

Le bleu indique la paix, l’unisson, mais aussi l’autorité qui stimule les échanges et échafaude l’organisation, canalise les idées, fixe les normes et les règlements qu’elle est par ailleurs chargée de faire respecter.

Le vert suggère une approche avant tout écologique et il exprime l’espérance et la liberté ; il stimule aussi la créativité, la recherche des solutions de rechange, des alternatives possibles. Comme le dit De Bono : « Il s’inspire de la pensée latérale, d’une façon différente de considérer un problème. Il sort des sentiers battus et propose des idées neuves. C’est la fertilité des plantes, la semence des idées… ».

La couleur verte renvoie aussi à la notion de Pacte écologique qui est – d’après Wikipédia -« une proposition de charte environnementale élaborée par la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme (FNH) et le comité de veille écologique (CVE), en France. Mise en ligne le 7 novembre 2006, elle propose aux candidats à l’élection présidentielle française de 2007 10 objectifs et 5 propositions concrètes en lien avec le développement durable. Les principaux candidats (en nombre de suffrages) ont signé la charte : Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal qui a promis de créer le poste de « Vice-premier ministre pour l’écologie », que propose le Pacte… » Voir l’article complet ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_%C3%A9cologique

Le pacte écologique, première victime de la crise - Par Françoise Fressoz Publié le 06 décembre 2018 à 11h21 - Mis à jour le 06 décembre 2018 à 11h21 – Document ‘lemonde.fr’ - Dans sa chronique, la journaliste Françoise Fressoz déplore le recul du gouvernement en faveur de l’écologie.

Chronique. Quelle que soit l’issue de la crise qui s’est ouverte depuis la révolte des « gilets jaunes », elle a déjà fait une victime : l’écologie. Le pays a la mémoire courte, il se souvient à peine de l’émotion suscitée à la fin du mois d’août par le départ de Nicolas Hulot du gouvernement. L’ancien animateur d’« Ushuaïa », devenu la caution écologique d’Emmanuel Macron, avait quitté son poste en constatant son impuissance à entraîner les Français dans son combat contre le réchauffement climatique, alors qu’une succession d’épisodes anormaux – sécheresse, incendies, inondations – venait de sonner le tocsin. L’écologiste ne croyait pas si bien dire.

Le prix à payer

Quatre mois après son départ, la fiscalité pétrolière est devenue prétexte à une grave déchirure nationale, le niveau de violence atteint lors des manifestations étant proportionnel aux difficultés quotidiennes rencontrées par une partie non négligeable des Français. A contrecœur, Edouard Philippe a dû se résoudre, mardi, à annoncer le gel pendant six mois de la nouvelle hausse des taxes prévue au 1er janvier. Mais, comme cela ne suffisait pas, le président de la République a annoncé, mercredi soir, qu’il n’y aurait pas de hausse du tout l’an prochain. Simultanément, le consensus autour de la fiscalité carbone, cette alliance gauche-droite conclue au nom de l’urgence écologique, s’effrite dangereusement. Certains partis de gouvernement, comme Les Républicains, remettent désormais ouvertement en cause ce qu’on appelle la trajectoire carbone, cette augmentation continue de la fiscalité sur les énergies fossiles prévue entre 2018 et 2022 et qui devait être couplée à une convergence des taxes entre le diesel et l’essence. Voté dans la loi de finances pour 2018, cet alourdissement programmé représente quelque 15 milliards d’euros sur cinq ans. Le prix à payer pour permettre au pays de respecter ses engagements internationaux, à condition toutefois d’être socialement soutenable, ce qui n’est manifestement plus le cas.

Le fait que le clash social se produise dès la première année de la trajectoire constitue un sérieux avertissement, car, la fiscalité énergétique allant crescendo, le surcoût annuel pour les ménages est évalué à 313 euros par an en moyenne en 2022, contre 79 euros en 2018. Or, ni les mesures d’accompagnement prévues pour faciliter la transition écologique ni la sensibilité croissante d’une partie de l’opinion à la catastrophe écologique ne sont de nature à corriger le vice originel : la fiscalité écologique est, par nature, très injuste. Destinée à détourner l’usager de la consommation des énergies les plus polluantes, elle se doit de frapper fort pour être efficace, mais, ce faisant, aboutit à matraquer les plus faibles, et tous ceux qui n’ont pas la possibilité ou les moyens d’échapper à l’automobile ou à la chaudière au fioul. Autrement dit, elle agit à rebours de ce qu’on attend d’un impôt dans un pays farouchement attaché à l’égalité. D’où cette explosion de colère qui a révélé l’ampleur de la fracture sociale et territoriale. C’est comme si deux France étaient entrées en cohabitation parce que plus rien ne les lie. Et, pendant ce temps, la dette contractée à l’égard des générations futures continue de s’alourdir… - La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

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Source : https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/06/le-pacte-ecologique-premiere-victime-de-la-crise_5393469_823448.html

En peinture, l’union des couleurs jaune et bleue produit le vert. C’est le sens que nous avons tenté de donner dans ce travail artistique, d’après le symbolisme exprimé pour ces couleurs dans la culture occidentale.

Il est bien évident que les interprétations symboliques varient beaucoup selon les cultures : nous avons donc rapporté également quelques documents qui expriment de façon bien différente la signification et le symbolisme des couleurs dans la culture chinoise ; le tout est à consulter dans le sommaire ci-après.

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Sommaire - Signification et symbolisme des couleurs en Occident et en Chine

1. Symbolisme des couleurs d’après Wikipédia

2. Historique et symbolique des couleurs avec Michel Pastoureau

3. La signification des couleurs Par Bernard Valeur Physicochimiste Lire la bio -Publié le 08/03/2018

4. La méthode des six chapeaux développée par Edward de Bono - Extraits

5. Lamaïeutique au secours des relations sociales - Extraits

6. La symbolique des couleurs en Chine 26 Juillet 2015 - Publié par Jardin de Chine

7. La symbolique des couleurs en Chine - Par Le Petit Journal Shanghai

8. Symbolique des couleurs en Chine Annick, 10 août 2015 – Document ‘HubMODE.org’

1.
Symbolisme des couleurs d’après Wikipédia

Illustration - Les drapeaux se fondent généralement sur une symbolique des couleurs. Le symbolisme des couleurs est l’ensemble des associations mentales entre les différentes couleurs et des fonctions sociales et des valeurs morales. Ce symbolisme varie d’une société à l’autre, dans le temps et dans l’espace. La couleur en général, en ce qu’elle s’oppose à la grisaille, a sa symbolique, et chaque champ chromatique en particulier s’associe à des significations qui se sont confirmées dans le temps ou ont pris une connotation nouvelle suivant l’évolution des mœurs ou de la technologie, et des faits historiques. Sommaire

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2.
Historique et symbolique des couleurs avec Michel Pastoureau

Les couleurs sont loin d’être banales. Parfois douces, élégantes, passionnées, parfois agressives, tristes ou ennuyeuses. Les couleurs se trouvent partout dans notre environnement, qu’elles soient naturelles ou artificielles, elles agissent inévitablement sur notre inconscient. L’interprétation et le ressenti vis à vis de celles-ci sont inhérents à une culture et une époque. Les goûts changent, la société évolue, notre lien avec les couleurs reflètent ce flux continu. Le phénomène optique des couleurs révélé par les scientifiques modernes est traité dans cet article-ci. Hors ici, ce n’est pas le rationnel qui nous intéresse mais l’émotionnel, le culturel. Grâce à Michel Pastoureau, historien et spécialiste des couleurs, et son « Petit livre des couleurs« , nous allons pouvoir appréhender notre perception des couleurs sur notre inconscient et notre bagage culturel occidental.

Bibliographie  :

Le Petit livre des couleurs - Poche – 6 mars 2014, de Michel Pastoureau (Auteur), Dominique Simonnet1èrede couverture

Des liants et des couleurs : Pour servir aux artistes peintres et aux restaurateurs - Broché – 1 octobre 2006, de Jean Petit (Auteur), Jacques Roire (Auteur), & 1 plus1èrede couverture

Technique de peinture - Soutenir F.A.Q Contact Bibliographie CoursBeauxArts.fr - Article complet sur ce site http://techniquedepeinture.com/historique-et-symbolique-des-couleurs/

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3.
La signification des couleurs Par Bernard Valeur Physicochimiste Lire la bio -Publié le 08/03/2018 - Modifié le 09/03/2018 - Dossier - La couleur dans tous ses éclats. Reproduction - Effets moirés. © Geralt CCO 

Un tour d’horizon sur la couleur, omniprésente dans la nature et dans notre culture. Vision des couleurs, nuances, teintes, fluorescence et luminescence... Le secret de la couleur ! La couleur dans tous ses éclats

Au-delà de la signification des couleurs, on ne peut parler de couleur sans évoquer son implication dans le langage, son rôle dans notre société, nos coutumes, nos conventions, nos croyances...

La classification des couleurs

La majorité des anthropologues contemporains adopte une classification en onze grandes catégories de couleurs, considérées comme universelles et communes à tous les êtres humains : blanc, noir, rouge, vert, jaune, bleu, brun (marron), violet, rose, orange, gris. Toutefois, leur importance n’est pas égale et il est opportun de les classer dans l’ordre d’apparition dans une langue donnée.

Les onze couleurs fondamentales classées par Brent Berlin et Paul Klay (Basic Colour Terms, Their Universality and Evolution, 1969) en sept stades correspondant à l’ordre dans lequel elles apparaissent dans une langue donnée. © DR

Les onze couleurs fondamentales classées par Brent Berlin et Paul Klay (Basic Colour Terms, Their Universality and Evolution, 1969) en sept stades correspondant à l’ordre dans lequel elles apparaissent dans une langue donnée. © DR 

Couleurs : le vocabulaire des nuances

Au-delà de ces onze couleurs, il existe une extraordinaire diversité de nuances que nous percevons et que nous décrivons au plan esthétique, mais sans leur accorder une signification symbolique. Comment le langage permet-il d’exprimer ces nuances ? Ce sujet relève de la linguistique : diverses combinaisons lexicales consistent en effet à :

  • ajouter au terme de couleur (bleu, rouge, vert, brun, rose, etc.) un adjectif (clair, foncé, profond, sombre, éclatant, pâle, vif, etc.) qui exprime qualitativement ce que les paramètres clarté et saturation caractérisent quantitativement ;
  • combiner deux termes de couleur pour exprimer des couleurs intermédiaires, comme bleu-vert, jaune-orangé, jaune-vert, rouge-pourpre, etc. ;
  • modifier la terminaison d’un terme de couleur, par exemple verdâtre, jaunâtre, bleuté, etc. ;
  • ajouter au terme de couleur un référent : bleu marine, bleu ciel, bleu pervenche, bleu saphir, rouge rubis, vert émeraude, vert pomme, rouge coquelicot, rouge sang, jaune citron, gris perle, etc. Dans ces exemples, le référent est un nom commun, mais il peut être également un nom propre : nom de ville (bleu de Sèvres, bleu de Chartres, bleu de Delft), d’un pays (bleu de Prusse, bleu de Chine, rose Bengale), de peintre (vert Véronèse, bleu Nattier, bleu Klein), d’époque (vert Empire), etc…
    Les expressions utilisant les couleurs

Par ailleurs, les couleurs sont souvent associées à des mots comme adjectifs non pas pour exprimer une nuance, mais pour conférer à ce mot un sens particulier : liste rouge, nuit blanche, mariage blanc, bulletin blanc, ballets roses, messagerie rose, cordon bleu, humour noir, alerte orange, alerte rouge, fil rouge, caisse noire, langue verte, steak bleu...

La signification des couleurs

La signification des couleurs peut être différente selon les cultures. Ci-dessus, les mots-clés de l’évocation des couleurs dans la société occidentale contemporaine. Parmi la symbolique des couleurs, on retient souvent la signification du rouge, une couleur associée à la passion, au danger, au feu. © B. Valeur, DR

La signification des couleurs peut être différente selon les cultures. Ci-dessus, les mots-clés de l’évocation des couleurs dans la société occidentale contemporaine. Parmi la symbolique des couleurs, on retient souvent la signification du rouge, une couleur associée à la passion, au danger, au feu. © B. Valeur, DR 

Toutes ces expressions touchent aux symboles et aux codes des couleurs qui méritent une attention particulière. Il convient de souligner que le caractère symbolique d’une couleur, son code d’usage et l’engouement dont elle fait l’objet varient d’une société à l’autre, et pour une société donnée, changent selon les époques.

Au quotidien, les couleurs de nos vêtements, des tissus de notre environnement (rideaux, tapis, nappes, coussins, etc.), ainsi que celles des objets de la vie courante, sont l’expression de notre goût personnel qui est influencé par tout un contexte socioculturel dans lequel nous sommes immergés. « C’est la société qui ’fait’ la couleur, qui lui donne sa définition et son sens, qui construit ses codes et ses valeurs, qui organise ses pratiques et définit ses enjeux. », a écrit avec raison Michel Pastoureau (spécialiste de la symbolique des couleurs).

Source : https://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/physique-couleur-tous-eclats-1396/page/12/

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4.
La méthode des six chapeaux développée par Edward de Bono - Extraits

La méthode des 6 chapeaux (application de la maïeutique de Socrate) extraite de l’ouvrage « Six chapeaux pour penser », est une méthode de management personnel ou de groupe, développée par Edward de Bono, permettant de traiter les problèmes dont une des conséquences est d’éviter la censure des idées nouvelles, dérangeantes, inhabituelles. Pour cela, chaque participant prend un « chapeau » d’une couleur particulière, lui assignant ou lui reconnaissant un rôle. Ce chapeau peut changer durant la réunion. Il peut aussi être identique à celui d’autres participants.

La méthode

Quand il s’agit d’utiliser la méthode lors d’une réunion, le principe est de faire l’effort d’endosser tous les modes de pensée à tour de rôle (ou de les reconnaître chez les autres intervenants). Une séquence d’utilisation des chapeaux est déterminée à l’avance selon le problème à traiter (ex : tous les participants pensent d’abord en chapeau blanc, ensuite en rouge, puis en noir, etc.) ; chacun des intervenants doit utiliser le mode de pensée relié au chapeau déterminé par la séquence.

Ce système crée un climat de discussion cordial et créatif et facilite la contribution de chacun. Cela permet à tous d’être sur la même longueur d’onde en même temps et les idées des uns provoquent les idées des autres.

Cette méthode centralise l’énergie créatrice de l’équipe, rarement sollicitée. On peut résoudre les problèmes plus rapidement en concentrant sa pensée sur la tâche à accomplir. Les idées nouvelles sont alors protégées de la critique immédiate et peuvent donc se développer. Cette méthode est donc beaucoup plus productive que la méthode d’argumentation critique habituelle. Quand il s’agit d’un management personnel, l’effort se porte sur le changement successif des modes de pensée…

Chapeau jaune

La critique positive : lorsqu’il porte le chapeau jaune, le penseur admet ses rêves et ses idées les plus folles. Ses commentaires sont constructifs et tentent de mettre en action les idées suggérées par les autres membres du groupe. C’est le soleil et l’optimisme.

Chapeau bleu

L’organisation : c’est le meneur de jeu, l’animateur de la réunion qui canalise les idées et les échanges entre les autres chapeaux. C’est le bleu du ciel qui englobe tout.

Chapeau vert

La créativité : lorsqu’il porte le chapeau vert, le penseur provoque, recherche des solutions de rechange. Il s’inspire de la pensée latérale, d’une façon différente de considérer un problème. Il sort des sentiers battus et propose des idées neuves. C’est la fertilité des plantes, la semence des idées

Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_des_six_chapeaux

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5.
La maïeutique au secours des relations sociales - Extraits

Selon Wikipédia, « La maïeutique, du grec ancien μαιευτική, par analogie avec le personnage de la mythologie grecque Maïa, qui veillait aux accouchements, est une technique qui consiste à bien interroger une personne pour lui faire exprimer (accoucher) des connaissances. La maïeutique consiste à faire accoucher les esprits de leurs connaissances. Elle est destinée à faire exprimer un savoir caché en soi. Son invention remonte au IVe siècle av. J.-C. et est attribuée au philosophe Socrate, en faisant référence au Théétète de Platon. Socrate employait l’ironie (ironie socratique) pour faire comprendre aux interlocuteurs que ce qu’ils croyaient savoir n’était en fait que croyance. La maïeutique, contrairement à l’ironie, s’appuie sur une théorie de la réminiscence pour faire ressurgir des vies antérieures les connaissances oubliées. Au sens de « faire accoucher », le terme maïeutique est utilisé par les sages-femmes ».

La maïeutique de nos jours

« Le terme de maïeutique, laïcisé, englobe généralement les techniques de questionnement visant à permettre à une personne une mise en mots de ce qu’elle a du mal à exprimer, ressentir, ou ce dont elle a du mal à prendre conscience (émotions, désirs, envies, motivation...). Il est ainsi utilisé en lien avec les techniques empathiques développées par Carl Rogers, centrées sur l’affect (écoute active ou écoute bienveillante) ou les techniques de médiation, avec l’alterocentrage, terme créé par Jean-Louis Lascoux, médiateur. Malgré l’alibi philosophique, l’on est donc, avec ce relativisme psychologisant, au plus loin de la conception socratique, ironique, et non pas compatissante, et de plus inséparable d’une perspective critique, liée à la valeur de vérité.

Dans son acception originelle, la méthodologie permet de délier et de relier différemment les parties rationnelle, appétive et ardente de l’esprit pour accéder à une réflexion plus proche de la vérité, de l’ordre et de la mesure3 ».

« L’empathie, dans l’approche centrée sur la personne, a ceci de commun avec la maïeutique qu’elles participent toutes deux d’une forme d’accouchement et de confiance en l’individu concerné de pouvoir effectuer cet accouchement. Cependant, une différence fondamentale réside en effet dans leurs fondements épistémiques ».

« Dans la maïeutique, « l’accoucheur » croit déjà savoir de quoi le parturient va accoucher. Le savoir est prédéterminé, et l’accoucheur s’en croit détenteur. Si la maïeutique permet une démarche critique envers ce dont le parturient pourrait accoucher (en le comparant avec ce savoir prédéterminé), elle empêche tout développement de la connaissance réciproque entre « sage-femme » et « parturient-e », et tout esprit critique envers ce savoir, ou tout développement de la connaissance tout court. Le praticien de la maïeutique croit qu’il n’a rien à apprendre de son interlocuteur : il n’a aucun intérêt pour les réponses de ce dernier, vu qu’il croit déjà connaître ce qui est - rappelons cependant que la maïeutique socratique repose sur l’idée que Socrate ne sait rien, ce qui ne lui interdit nullement de soumettre les prétendus savoirs à une épreuve critique. Mais la critique ne se définit pas par l’empathie, même si elle peut l’envelopper, comme le montre Ricœur à propos de la compréhension des actions des hommes du passé ».

« L’empathie, au contraire, est une attitude d’intérêt envers les représentations et les ressentis de l’autre. À ce titre, la maïeutique représente une forme de développement de connaissance, autre que l’introspection et l’expérimentation, qui s’appuie sur l’intersubjectivité, et est reprise par beaucoup d’auteurs contemporains en sciences sociales4. Depuis les années 1970, le dialogue socratique est aussi une forme de pratique philosophique remise à l’ordre du jour par Gerd Achenbach, Michel Tozzi et Michel Weber5... ».

Article complet avec bibliographie et liens externes sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFeutique_(philosophie)

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6.
La symbolique des couleurs en Chine 26 Juillet 2015 - Publié par Jardin de Chine

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Les couleurs nous permettent de décrire le monde qui nous entoure. Chacune revêt aussi une connotation particulière propre à une culture. En Chine, il existe cinq couleurs dites ’traditionnelles’ (五颜, wǔ yán), classées selon un ordre précis, qui n’est pas étranger à la philosophie des cinq éléments.

Mais avant de vous faire un dessin, un point sur le mot ’couleur’ en chinois : 颜色 (yánsè). En chinois ancien, le caractère 颜 désigne le visage. Beaucoup d’expressions liant face et couleur sont employées pour désigner le teint ou l’humeur comme 脸色、面色、颜面 (liǎnsè, miànsè, yánmiàn) et on peut lancer à quelqu’un 今天脸色好! (jīntiān liǎnsè hǎo, Tu as bonne mine aujourd’hui !).

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Dès l’antiquité, une couleur a été associée à chacun des cinq éléments chinois. Le vert 青 (qīng) est ainsi associé au bois, le jaune 黄 (huáng) à la terre, le rouge红 (hóng) au feu et le blanc 白 (bái) au métal. Plus difficile à comprendre, l’analogie du noir黑 (hēi) avec l’eau, qui tire peut-être son origine du Yi Jing, dans lequel le noir correspondait à la couleur des profondeurs.

Pourquoi les Chinois associent-ils à la terre le jaune, alors que nous serions tentés d’y affilier le marron ou le vert ? Peut-être parce que le berceau de la culture chinoise se situe sur le plateau du fleuve Jaune 黄河 (huánghé), ou plateau de la terre jaune 黄土 (huángtǔ). D’ailleurs, selon les légendes antiques, le père de la nation chinoise serait un empereur jaune 黄帝 (huángdì).

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Les habits de l’empereur sont d’ailleurs traditionnellement jaunes, tout comme les tuiles de la Cité interdite. La tradition antique attribuait aussi aux couleurs un point cardinal : est, ouest, sud, nord et centre. Le jaune était assimilé au centre, et l’empereur étant celui qui contrôlait la terre du pays, il se devait d’adopter cette couleur.

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Le rouge 红 est la couleur la plus symbolique de la culture chinoise. Elle a même été consacrée par notre culture au travers de l’expression ’rouge chinois’. Et c’est d’ailleurs en rouge que s’est illuminée la tour Eiffel pour l’Année de la culture chinoise en France !

Cette couleur est utilisée pour presque toutes les grandes occasions : la fête du Printemps, les mariages et les naissances. Couleur du sang et du feu, elle symbolise la vitalité. Ainsi, on souhaite aux jeunes mariés une vie rouge et flamboyante (红红火火, hónghóng huǒhuǒ). On dira de quelqu’un qui est populaire qu’il est rouge (很红, hěn hóng). 红颜 (hóngyán, couleur rouge) ne désigne pas une personne à la peau rouge, mais une fille avec laquelle un homme possède des affinités...

Le glauque 青, un type de bleu-vert, est une couleur à connotation plutôt méliorative. Elle représente le printemps et la jeunesse. La jeunesse, qui se dit d’ailleurs ’vert printemps’ 青春 (qīngchūn), les jeunes se traduisant par 青年 (qīngnián, littéralement ’âge vert’). Le bleu se désigne par 蓝 (lán) et est plus souvent utilisé pour décrire le ciel 蓝天 (lántiān). Telle est également la couleur des tuiles du temple du Ciel.

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En Chine, comme un peu partout dans le monde, le noir 黑 symbolise le caractère sérieux, cérémonial. Il s’agissait de la couleur des dignitaires impériaux et autres mandarins. Un peu comme les robes de nos avocats... Le noir exprime aussi le secret en chinois, ce qui est fait dans l’ombre. C’est pourquoi la mafia se traduit par ’société noire’ (黑社会, hēi shèhuì), l’argent sale par黑钱 (hēiqián) et les travailleurs clandestins par 黑工 (hēigōng).

Illustration 

À l’inverse de notre culture, le blanc 白 est en Chine non pas la couleur de la pureté et du mariage, mais celui de la malignité et de l’enterrement. Ainsi, mariage et enterrement, les deux étapes les plus importantes de la vie, sont désignées par ’l’évènement rouge et l’évènement blanc’ (红白大事, hóng bái dàshì). Les acteurs de l’opéra de Pékin portant le masque blanc jouent le rôle des méchants, ce qui se traduit par 唱白脸 (chàng báiliǎn, ’interpréter les faces blanches’). Une personne dont les dents rayent le parquet est appelée ’un loup avec des yeux blancs’ (白眼狼, báiyǎn láng). Le blanc peut aussi vouloir dire des efforts vains, comme dans l’expression 白说了(bái shuōle, c’est comme si je n’avais rien dit).

Dans toutes les langues, les couleurs, au-delà de leur rôle descriptif, véhiculent un sens particulier. Un dernier exemple pour conclure : lorsque l’on menace un ennemi avant de se battre en Chine – bien que cela n’arrive que très rarement, on annonce ’Je vais te donner un peu de couleur pour voir !’ (给你点颜色看看 !, gěi nǐ diǎn yánsè kànkàn) - Source

Voir aussi : La diététique chinoise#culture chinoise, #langue chinoise - Jardin de Chine : une porte ouverte sur la culture chinoise

http://img.over-blog-kiwi.com/100x1...

Source : http://www.jardindechine.com/article-la-symbolique-des-couleurs-122043440.html

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7.
La symbolique des couleurs en Chine - Par ‘Le Petit Journal’ Shanghai - Publié le 04/03/2018 à 21:15 | Mis à jour le 05/03/2018 à 05:38

La Chine est l’un des plus grands pays du monde avec l’une des cultures les plus anciennes. Dans la cosmologie chinoise, les choses sont souvent liées à des éléments symboliques qui ont des caractéristiques uniques. Nous verrons comment les couleurs sont utilisées dans le symbolisme chinois et quelles sont leurs significations.

Les couleurs permettent aux Chinois de décrire le monde qui les entoure. Chaque couleur a une signification particulière qui peut être différente d’une culture à l’autre. En Chine, il existe cinq couleurs « traditionnelles » (五 颜, wǔ yán), organisées selon un ordre spécifique, directement lié à la philosophie des cinq éléments. Certaines couleurs en chinois sont considérées comme néfastes, d’autres sont de bon augure.

Les 5 éléments

Il existe une théorie populaire sur la couleur en Chine : la couleur verte signifie bois, rouge signifie feu, jaune la terre, blanc le métal et noir l’eau.

Le noir

Le noir représente l’eau. En Chine, comme ailleurs dans le monde, le noir 黑 symbolise quelque chose de sérieux, de très formel. C’était la couleur portée par les dignitaires impériaux, tout comme les tenues de nos avocats en Occident. Le noir exprime aussi le secret en chinois, quelque chose qui se passe dans l’ombre. C’est pourquoi la mafia est traduite comme ’société noire’ (黑社会, hēi shèhuì), l’argent sale par ’l’argent noir’ (黑钱 hēiqián) et les travailleurs clandestins par les ’travailleurs noirs’ (黑 工 hēigōng). Le noir est également considéré comme une couleur neutre. Ainsi, dans la Chine moderne, les gens portent habituellement des vêtements noirs dans leur vie quotidienne et le blanc est généralement pour les funérailles.

Le rouge

Le rouge symbolise la chance, le bonheur et le feu. Les Chinois croient généralement que le rouge est un signe de joie et de bonne fortune. Il est la couleur commune du Nouvel An chinois et d’autres fêtes officielles ou traditionnelles. C’est pourquoi de nombreuses personnes âgées ou mariées donnent habituellement une enveloppe rouge en signe de bonne chance. Le rouge dans la culture chinoise n’est pas envisageable pour un enterrement, car il représente le bonheur. Ainsi, il peut être assez offensant de porter des vêtements rouges durant une cérémonie funéraire.

Le vert

’Porter un chapeau vert’ signifie ’être cocu’ en chinois. En Chine, la couleur verte a généralement une signification négative. Les Chinois pensent que quelqu’un qui ne se sent pas bien a un ’visage vert’. ’Avoir un visage vert’ signifie aussi être en colère. Une autre signification populaire est de tromper quelqu’un. ’Porter un bonnet vert’ signifie être infidèle à votre mari. Généralement, ce terme est donc utilisé pour une femme qui a eu une relation adultère.

Le blanc

La couleur blanche symbolise fortement la pureté et la luminosité du métal. C’est la couleur officielle des vêtements lors d’une cérémonie funéraire. Les Chinois sont également obsédés par la peau blanche, car elle est généralement liée à votre position dans la société, car elle signifie que vous ne voyez pas beaucoup le soleil et donc que vous travaillez plutôt dans les bureaux ou administrations.

Le jaune

La dernière couleur est le symbole de la terre. Cette couleur, très importante dans le symbolisme chinois, représente la gloire, la sagesse, l’harmonie, le bonheur, la culture. Le jaune était réservé à l’empereur, c’était la couleur de la royauté. Plus tard, la symbolique s’est modifiée considérablement puisque le jaune est devenu la couleur du sexe et de la pornographie.

Source : GuideInChina - https://lepetitjournal.com/shanghai/actualite/symbolique-couleurs-chine-traditions-superstitions

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8.
Symbolique des couleurs en Chine – Par Annick, 10 août 2015 – Document ‘HubMODE.org’- A la une

‘Hubmode’ revient de Shanghai et Shenzen, où nous avons formé des dirigeants de Mode chinois à la méthode ‘Fast Fashion’. Nous aimons ce pays depuis très longtemps et Alain Bogé, le co-fondateur de Hubmode, s’est plongé dans la signification des couleurs en Chine. Capital pour les marques qui souhaitent y vendre et communiquer. Les couleurs ont toujours eu une grande importance en Chine.

En 1600 (avant J.-C.) apparait la théorie des 5 éléments ou wuxing, qui va déterminer les relations harmonieuses entre les cieux, la terre et les humains. Cette théorie va se baser, à partir des 5 éléments, sur les interrelations entre différentes composantes, dont les couleurs :

Eléments : Eau Bois Feu Terre Metal

Directions : Nord Est Sud Centre Ouest

Saisons : Hiver Vert Eté Fin Eté Automne

Couleurs : Noir/Bleu Vert Rouge Jaune Blanc

(Tien Rein Lee 2012)

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Rouge (hong) : illustration

Le rouge est la couleur la plus importante en Chine.

Le symbole se réfère au soleil rouge, source de vie, vitalité, bonheur, chaleur. C’est la couleur des prières, des célébrations, du respect. Le héros célébré portera une étole de couleur rouge (hong pi) sur ses épaules. Une invitation sur papier rouge (hong tie) sera un gage de respect et annoncera un évènement heureux.

En Chine, on se marie en rouge, symbole de joie et de bonheur. Une « entremetteuse » sera dénommée « femme rouge (hong niang) !! (Huang Qiang 2011).

Le rouge est, bien sur, le symbole de la révolution et du communisme, et qui viendrait de la cocarde tricolore de la révolution française de 1789 et de la révolution russe de 1917 (armée rouge).

Le rouge est aussi la couleur du Nouvel An chinois (Haller 2009).

Dans l’opéra traditionnel chinois, le visage maquillé en rouge (hong lian) définit la loyauté, l’honnêteté, la bravoure (Huang Qiang 2011).

Blanc (Bai : Illustration (rappelant la figure de « la grue blanche déployant ses ailes » du Taï Chi Chuan forme Yang, style Tung).

C’est la partie féminine (yin) dans le concept du Yin et du Yang. C’est le contraire du rouge. C’est la couleur de la mort et du deuil.

Quand les chinois s’habillent en blanc pour le deuil, cela signifie qu’ils accompagnent le défunt au royaume de la pureté et des cieux. Ce n’est pas un deuil personnel, mais un accompagnement du défunt au royaume de la perfection (Kasha 2009).

C’est aussi la couleur de la lumière, de la pureté et de la propreté (Guimei He 2009).

Le héron blanc et l’ibis sont les oiseaux de l’immortalité (Haller 2009).

En politique, le blanc représente la réaction, le défaut et l’action vaine (Guimei He 2009).

Noir (hei) Illustration

C’est le yang et c’est le symbole de la force, de l’autorité, de la noblesse et de la virilité. C’est une couleur élégante et prestigieuse. Cela peut être aussi la couleur de l’honnêteté. Dans l’opéra traditionnel chinois, les hommes honnêtes sont maquillés en noir.

Mais c’est aussi la couleur du désastre, de l’adversité, du crime.

(Guimei He 2009). Les mots « marché noir » (heishi) et « travailleur clandestin » (heigong) reprenne le vocable hei (Morel 2005). Il n’est pas vraiment recommandé de donner des cadeaux avec un emballage noir alors que le rouge sera le bienvenu….

Vert ()

C’est une couleur très positive en Chine. C’est synonyme de vie, printemps, dynamisme, vitalité. Ce n’est pas systématiquement synonyme de produits bio en Chine et cela peut également synonyme de mauvais gout, si le vert est associé au rouge (Morel 2005).

Le Jade, pierre de couleur verte, est considérée comme la pierre la plus précieuse, dont on orne les meubles, les outils et les armes.

C’est un symbole de fécondité, car cela représente le sperme du dragon céleste, qui représente la force vitale masculine. Il n’y a pas de mauvais dragon en Chine car il rassemble non seulement la masculinité mais aussi l’Empereur, le printemps et la fécondité (Haller 2009). C’est aussi la couleur des produits verts/organiques, comme en Occident (lüsè shipin) (Xing 2008).

Traditionnellement, le vert est la couleur masculine et le rouge est la couleur féminine. Quand un couple se marie, il reçoit comme cadeau une couverture verte pour l’épouse et une couverture rouge pour le mari (Xing 2008).

Bleu (làn)

C’est le symbole de la pureté, de la fraicheur, mais aussi de la mélancolie. Dans la théorie des 5 éléments, il n’y a pas de bleu, stricto sensu. Le bleu n’est pas une couleur primaire et est considéré comme une teinte de vert. Le vert a une plus grande signification que le bleu, car il contient du jaune (Haller 2009). La signification originelle de làn est la plante indigo qui est cultivé depuis des temps immémoriaux en Chine. Les ouvriers, « cols bleus » (lànling) et les travailleurs agricoles portent des vêtements bleus, d’où une connotation d’infériorité dans cette couleur (Xing 2008).

Dans l’opéra traditionnel chinois, un visage poudré de bleu représente un personnage mauvais.

Il y a une couleur qui n’apparait pas dans les couleurs standard occidentales, mais qui existe en Chine et qui s’appelle le Qing.

C’est une couleur qui se situe entre le vert et le bleu, avec des teintes grisées et qui est liée aux bâtiments historiques, avec les briques qing, dans la porcelaine, les vêtements, dans l’opéra avec le qing yi, « vêtement de couleur qing » (2).

C’est la couleur des tuiles du temple du Ciel. Illustration - (3) www.signe-chinois.com

Jaune (huang) : Illustration

C’est la couleur de la terre et de l’or, huangjin = jaune or (Xing 2008).

Cette couleur, très importante dans la symbolique chinoise, représente la gloire, la sagesse, l’harmonie, le bonheur, la culture. Le jaune est réservé à l’Empereur, c’est la couleur de la royauté. Un personnage de légende, l’Empereur Huang Ti est dénommé « Empereur Jaune » (Urien-Drivard 2000) C’est également un symbole de pureté (Aslam 2005).). C’est la couleur suprême dans la symbolique chinoise (Haller 2009).

Dans la théorie des 5 éléments, la 5ème saison est la fin de l’Eté, où on célèbre la beauté du feuillage jaune (Haller 2009).

Mais, c’est aussi une couleur qui peut faire référence à la pornographie : huangpian (film porno), huangshù (livre érotique).. (Morel 2005).

Violet (zi)

C’est la couleur du mystère, du diable, du vice (Morel 2005).

Mais, c’est aussi synonyme de haute qualité et de produits chers (Aslam 2005).

Aujourd’hui, la culture des couleurs en Chine semble se diviser en 2 générations :

  • Traditionnel : Jaune-Rouge-Noir-Blanc-Bleu/vert, relatifs à la théorie des 5 éléments (Wu Xing), toujours utilisée dans la médecine chinoise et le fengshui (Kommonen 2008).
  • Moderne : la palette est composée d’une multitude de couleurs et de combinaisons de couleurs, avec du blanc et du noir. L’influence des tendances et des thèmes internationaux sont évidents, en particulier en provenance du Japon et de la Corée du Sud (Kommonen 2008) Pour s’implanter en Chine, il st fortement conseillé de travailler avec des designers chinois qui connaitront les méandres de cette confrontation générationnelle….
    En savoir plus ? Voir Alain Bogé co-auteur du livre « la couleur au cœur de la stratégie marketing » - Alain Bogé , - professeur à l’ISC Paris et responsable du MBA « Fragrances & Cosmetics » – a participé à la rédaction du livre La couleur au cœur de la stratégie marketing, publié aux éditions De Boeck Supérieur. Il est l’auteur du premier chapitre intitulé « La couleur et ses symboliques : une approche multiculturelle ».

Découvrez notre Atelier de Formation « Vendre la Mode en Chine » sur le site hubmode.org [proposant des MOOC de formation] : http://data.axmag.com/data/201506/20150629/U137025_F343827/FLASH/index.html

Bibliographie.

HALLER Eva (2009) “Psychologie de la couleur, effets et symboles. Ed.Pyramid.

HE Guimei (2009) “English and Chinese Cultural Connotation of Color Words in Comparison”. Asian Social Science (China).

HHUANG Quiang (2011) “A study on the metaphor od “red” in Chinese culture”. American International Journal of Contemporary Research (USA).

LEE Tien Rein (2012) “ Heaven, Earth and Humans : colour harmony in Chinese culture”. Chinese Culture University Taipei (Taiwan).

MOMMONEN Kirsi (2008) “Narratives on chinese colour culture in business context : the Yin Yang Wu Xing of Chinese values”. Helsinki School of Economics.

MOREL Guillaume “ La signification des couleurs en Chine” ABChine.fr

MOLLARD-DESFOUR Anne (2008) “Les mots de couleur : des passages entre langues et cultures”. CNRS/Université de Paris 13 Villetaneuse.

Thompson G.

XING Janet Zhiqun (2008) “Seamntics and Pragmatics of Color terms in Chinese”. Western Washington University.

Source : http://hubmode.org/symbolique-des-couleurs-en-chine/

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Auteur : Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 08/12/2018

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