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"La résistance de l’amarante de Palmer aux herbicides 2,4-D et dicamba est confirmée dans l’état du Kansas aux Etats-Unis" par GMWatch

Traduction et compléments de Jacques Hallard
samedi 16 mars 2019 par GM Watch


ISIAS Pesticides

La résistance de l’amarante de Palmer aux herbicides 2,4-D et dicamba est confirmée dans l’état du Kansas aux Etats-Unis

Compléments sur l’amarante de Palmer et les désherbants Dicamba et 2,4-D

L’article d’origine a été publié le 05 mars 2019 par GMWatch sous le titre « Palmer amaranth resistance to 2,4-D and dicamba confirmed in Kansas  » et il est acessible sur ce site : https://gmwatch.org/en/news/latest-news/18796-palmer-amaranth-resistance-to-2-4-d-and-dicamba-confirmed-in-kansas

Palmer Amaranth

L’apparition de ’super mauvaises herbes’ résistantes aux herbicides signifie que les jours sont comptés pour les plantes cultivées génétiquement modifiées (OGM) pour être tolérantes au 2,4-D et au dicamba. Delaware Agriculture 2.0 Generic (CC BY 2.0)

Des recherches menées à la ‘Kansas State University‘ ont confirmé la résistance au dicamba et au 2,4-D d’une population de ‘mauvaises herbes’, l’amarante de Palmer, récoltées dans le cadre d’une étude de conservation de la biodiversité à long terme dans le sud du comté de Riley sur le terrain expérimental ‘Ashland Bottoms Agronomy’ de l’État du Kansas,

Il s’agit du premier cas confirmé de résistance au dicamba et au 2,4-D chez l’amarante de Palmer, ce qui accentue encore le défi de la gestion de cette ‘mauvaise herbe’ pour les agriculteurs utilisant des semences de plantes cultivées OGM tolérantes aux herbicides, au lieu du travail du sol pour lutter contre les ‘mauvaises herbes’ ou plantes adventices.

L’amarante de Palmer est considérée comme l’une des mauvaises herbes à feuilles larges les plus dommageables sur le plan économique et les plus difficiles à contrôler dans les cultures aux États-Unis.

Auparavant, dans l’état du Kansas, l’amarante de Palmer avait déjà développé une résistance à de nombreux groupes d’herbicides, notamment les herbicides des groupes 2 (ALS), 5 (atrazine), 9 (glyphosate) et 27 (HPPD), laissant aux producteurs très peu d’options pour gérer cette ‘mauvaise herbe’. Le dicamba et le 2,4-D (groupe 4) sont utilisés depuis de nombreuses années pour lutter contre l’amarante de Palmer, mais les agriculteurs se sont plaints d’un contrôle médiocre au cours de ces dernières années.

Les herbicides dicamba et 2,4-D sont utilisés pour remplacer la matière active à effet herbicide glyphosate dans les systèmes de cultures d’OGM dans lesquels les mauvaises herbes résistantes au glyphosate sont devenues un gros problème. L’industrie des OGM a développé des plantes OGM tolérantes au 2,4-D et au dicamba, afin que les agriculteurs puissent essayer de contrôler les ‘mauvaises herbes’ à l’aide de ces herbicides, au lieu du glyphosate, qui est un produit désormais défaillant pour le contrôle de ces ‘mauvaises herbes. Mais maintenant que des mauvaises herbes résistantes à ces deux herbicides ont été trouvées au Kansas, les plantes génétiquement modifiées (OGM) tolérantes au 2,4-D et au dicamba seront également bientôt devenues obsolètes.

Résistance à d’autres herbicides

En plus de la résistance aux herbicides du groupe 4, des recherches préliminaires indiquent également que cette population d’amarante de Palmer a survécu à l’application des herbicides du groupe 27 (Callisto) et du groupe 14 (Cobra). Bien que la résistance aux herbicides du groupe 27 de l’amarantes de Palmer augmente dans l’État du Kansas, cette population semble avoir plus de survivants (88%) et un niveau de résistance beaucoup plus élevé que celui précédemment signalé. Les données de l’État du Kansas suggèrent un pourcentage élevé de survivants (69%) en réponse au traitement par Cobra, par rapport à une population vulnérable connue qui était complètement contrôlée.

Bien que les herbicides du groupe 14 puissent être efficaces pour lutter contre l’amarante, une couverture complète des petites mauvaises herbes est essentielle pour une bonne suppression des adventices. Les chercheurs de l’État du Kansas affirment qu’ils soupçonnent fortement que cette population d’amarante de Palmer résiste également aux herbicides à base d’atrazine, de glyphosate, de SLA et peut-être de s-métolachlore, d’après des observations effectuées sur le terrain.

Ces nouveaux développements montrent à quel point les plantes cultivées génétiquement modifiées (OGM) contribuent à faire progresser les partisans de l’agriculture intensive dans le même vieux cul-de-sac des traitements intensifs avec des produits chimiques. En replacement, une nouvelle approche utilisant des techniques agro-écologiques est attendue depuis longtemps.

Incidemment, il convient de noter que l’amarante de Palmer est nutritive et délicieuse sur le plan alimentaire, en plus de croître rapidement et de résister à la sécheresse et aux maladies, ce qui lui a valu d’être désignée comme l’une des ’plantes cultivées du futur’. Dans un système agricole alternatif, sa domination croissante pourrait alors être considérée comme une aubaine, plutôt que comme un problème !

Source principale : Kansas State University - https://webapp.agron.ksu.edu/agr_social/m_eu_article.throck?article_id=2110&amp ;eu_id=322 - Image de Palmer Amaranth : Générique Delaware Agriculture 2.0 (CC BY 2.0) - Content 1999 - 2019 GMWatch. Web Development By SCS Web Design

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Informations complémentaires :


Compléments sur l’amarante de Palmer d’après Wikipédia

Amaranthus palmeri, l’Amarante de Palmer ou quelite3, est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Amaranthaceae originaire d’Amérique du Nord. Port de la plante, avec inflorescence :

Description de cette image, également commentée ci-après

Évolution en ‘super mauvaise herbe’

Cette plante annuelle est récemment devenue envahissante, constituant une nouvelle « super mauvaise herbe » préoccupante dans le sud des États-Unis, notamment dans les cultures de cotonnier, du fait qu’elle a acquis une résistance à des herbicides, notamment au trifloxysulfuron sodique et surtout au Roundup, le désherbant le plus utilisé au monde, banalisé aux États-Unis par les cultures de plantes transgéniques rendues résistantes au Glyphosate. Ceci a incité à réutiliser des désherbants bien plus toxiques encore (par ex. le paraquat4). Des phénomènes similaires ont été constatés en Inde, entrainant de nombreux suicides de cultivateurs de coton transgénique5

En 2009, une équipe scientifique américaine pilotée par Todd Gaines (Université d’État du Colorado) a étudié les populations d’amarantes de Palmer devenues résistantes au glyphosate en Georgie6. Ces plantes surexpriment une forme de l’enzyme 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase ou EPSPS insensible au glyphosate (alors qu’il en est la cible chez une plante normale). Ceci permet à ces plantes de dégrader (par métabolisation) le glyphosate au sein des cellules mêmes6. Cette enzyme est amplifiée (multipliée) par un facteur de 5 à 160 dans les cellules de ces amarantes devenues résistantes au glyphosate6et le taux d’expression génétique est dans ce cas corrélé avec le nombre de copies du gène6 ; et des copies du gène amplifié sont présentes sur chaque chromosome de ces Amarantes6, y compris dans les cellules reproductrices, ce qui rend cette adaptation héritable aux générations issues de ces plantes6. Selon T Gaines et ses collègues « Cette apparition d’une amplification de gènes comme mécanisme de résistance aux herbicides dans une population d’herbes naturelles est particulièrement importante car elle pourrait menacer l’utilisation durable de la technologie des cultures résistant au glyphosate »6.

Alimentation

Ses feuilles et ses graines étaient consommées autrefois par certaines tribus amérindiennes.
Les feuilles de la plante avant floraison sont consommées dans les régions du Mexique où elle est présente.
La plante peut toutefois être toxique pour le bétail en cas de concentration dans les feuilles de nitrates ou d’oxalates.

Liste des variétés

Selon Tropicos (6 août 2017)7 (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

  • variété Amaranthus palmeri var. glomeratus Uline & W.L. Bray
  • variété Amaranthus palmeri var. palmeri
    Notes et références

Références taxinomiques

 Mauvaises herbes résistantes au glyphosate :
Amaranthus hybridus · Amaranthus palmeri · Amaranthus spinosus · Amaranthus tuberculatus · Ambrosia artemisiifolia · Ambrosia trifida · Bidens pilosa · Brachiaria eruciformis · Bromus diandrus · Bromus rubens · Chloris elata · Chloris truncata · Conyza bonariensis · Conyza canadensis · Conyza sumatrensis · Cynodon incompletus · Digitaria insularis · Echinochloa colona · Eleusine indica · Hedyotis verticillata · Kochia scoparia · Leptochloa virgata · Lolium perenne · Lolium multiflorum · Lolium rigidum · Parthenium hysterophorus · Plantago lanceolata · Poa annua · Raphanus raphanistrum · Sonchus oleraceus · Sorghum halepense · Urochloa panicoides

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amaranthus_palmeri

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Compléments sur les désherbants Dicamba et 2,4-D


Dicamba

D’après Wikipédia, le dicamba est un désherbant organochloré actif sur un certain nombre d’adventices dicotylédones. Il a été déclaré en tant qu’herbicide aux États-Unis en 1967 et a depuis été communément utilisé aussi bien en agriculture que dans les secteurs industriels et résidentiels4. C’est un dérivé du benzène, ou plus précisément de l’acide benzoïque. Il est produit par de nombreuses entreprises (25 fabricants aux États-Unis en 2010) et commercialisé sous diverses marques, notamment Banvel, Diablo, Oracle et Vanquish5. Les principaux producteurs à l’échelle mondiale sont BASF, Changqing Agrochemical, DuPont, Monsanto, Syngenta et Yangnong Chemical6,7.

Mode d’action

Le dicamba fait partie des herbicides agissant comme une phytohormone. À doses infimes, il peut stimuler ou interrompre la croissance des dicotylédones8.

La firme Monsanto, principal producteur de dicamba dans le monde en parallèle du glyphosate (auquel certaines plantes ont développé localement une résistance), produit des espèces végétales génétiquement modifiées, résistantes au dicamba9.

Toxicité

Le dicamba est modérément toxique par ingestion pour l’homme (la DL50 orale chez le rat est de 757 mg·kg-1 de poids de corps) et faiblement toxique par inhalation (CL50 ≥ 200 mg·l-1 pour le rat) ou voie cutanée (DL50 > 2,000 mg·kg-1 pour le rat)10.

La plupart des données proviennent d’études sur des animaux de laboratoires, non extrapolables avec certitude à l’Humain, et ne prenant pas en compte d’éventuels effets synergiques, de long terme ou de potentialisation[réf. souhaitée].

De plus les effets varient selon les animaux étudiés : une étude n’a relevé aucun effet sur la reproduction de rats en captivité (exposés sur trois générations) mais chez la lapine le taux d’avortement augmente au-dessus de 10 mg·kg-1 et le poids des fœtus diminue à 0 ; 0,5 ; 1 ; 3 ; 10 ou 20 mg·kg-1·j-1 (distribuées du 6e au 18e jour de la gestation), avec des effets toxiques notés chez la mère. Des effets sur le foie sont notés chez la souris, mais n’ont pas été détectés chez l’homme11.

Son interdiction est envisagée par l’État de l’Arkansas en 201812.

Les réserves émises à l’encontre de son utilisation relèvent de son action nocive pour la flore (et possiblement la faune) locale — le produit, volatil, pouvant être transporté sur de longues distances après épandage9,13 — et du principe de précaution, son action sur les divers organismes (dont l’homme) étant toujours à l’étude.

Effet sur la santé

Le dicamba ne semble pas être mutagène, mais est suspecté d’être tératogène chez l’homme, bien que de tels effets n’ont pas été démontrés chez le rat ou le lapin.

Il pourrait aussi interférer avec les processus de reproduction.

Symptômes d’empoisonnement chez l’homme, par le dicamba : perte d’appétit (anorexie), vomissement, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur), essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d’acide benzoïque dans l’urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés.
L’inhalation peut être suivie d’irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix.

Le dicamba est très irritant et corrosif pour les muqueuses oculaires et l’œil qu’il peut endommager durablement en cas de projection si les yeux n’ont pas été immédiatement nettoyés (rinçage à l’eau courante durant au moins 15 minutes, qui n’exclura éventuellement pas un gonflement des paupières et une opacification de la cornée durant une semaine. [réf. souhaitée]

Réglementation

Sur le plan de la réglementation des produits phytopharmaceutiques :

Pour remplacer le Roundup, le firme Monsanto pousse ce désherbant qui inquiète fortement des associations de citoyens car il est estimé que celui-ci est 75 à 400 fois plus dangereux que le glyphosate pour les plantes environnantes et les insectes.

Cet herbicide inquiète d’autant plus les associations que celui-ci a la propriété de se « re-vaporiser » après épandage, de cette manière le dicamba peut contaminer plusieurs hectares de végétation à cause d’un simple coup de vent.

Par ailleurs une ferme bio a été obligée de détruire ses propres récoltes après avoir été contaminées par du dicamba utilisé à des kilomètres14,15.

Voir aussi : Pesticide Biocide Désherbant

Liens externes

Voir également :

Dicamba : le cousin du glyphosate qui fait polémique aux Etats-Unis Par AFP/Relaxnews publié le 20/09/2018

Trois questions sur le dicamba, le (très) puissant herbicide qui pourrait ... https://www.francetvinfo.fr › Monde › Environnement › Pesticides › Glyphosate9 nov. 2017 - Pendant ce temps, outre-Atlantique, l’utilisation d’un autre herbicide fait polémique : il s’agit du dicamba, un désherbant remplaçant le glyphosate...

Pétition : Dicamba, l’herbicide de l’Apocalypse

https://www.sciencesetavenir.fr/.../dicamba-les-etats-unis-vont-trancher-sur-son-utilisatio...

21 sept. 2018 - La pression monte sur l’agence américaine de protection de l’environnement qui doit décider d’ici novembre 2018 si elle ré-autorise le dicamba ...

Dicamba : le pesticide qui se répand au-delà des champs - CRIIGEN ... https://www.criigen.org/.../35/.../Dicamba-le-pesticide-qui-se-repand-au-dela-des-cha...

Utilisé depuis les années 1960, le dicamba revient à la mode depuis que les firmes agrochimiques ont créé des plantes tolérantes à ce pesticide ...

Après le glyphosate, le dicamba fait des ravages aux États-Unis https://www.courrierinternational.com › ... › The Washington Post - Washington

7 sept. 2017 - Le dicamba, un herbicide produit par Monsanto et BASF, a tendance à s’envoler au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, tuant tout sur ...

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Le 2,4-D ou acide 2,4-dichlorophénoxyacétique

L’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique (noté aussi 2,4-D) est un composé organique de formule brute C8H6Cl2O3. C’est un acide fort qui entre, ainsi que ses sels ou esters, en tant que substance active dans la composition d’herbicides. C’est une molécule active contre les adventices dicotylédones mais inactive contre les graminées, qui peut donc être utilisée comme désherbant sélectif pour traiter le gazon et les céréales par exemple. Elle empêche la chute des fruits et agit comme une hormone de croissance (auxine) sur les plantes qui meurent.

Comme herbicide, le 2,4-D est classé dans la famille des acides phénoxys, eux-mêmes appartenant au groupe O de la classification HRAC des herbicides, celui des herbicides auxiniques (ou auxines de synthèse), dont le site d’action précis n’est pas élucidé6.

C’est un des contaminants de l’eau, des sols, de l’air et des pluies, qu’on retrouve aussi dans l’air intérieur, et adsorbé sur les poussières, sur les moquettes par exemple7.

C’était un constituant de l’agent orange, herbicide utilisé à large échelle durant la guerre du Viêt Nam.

Sommaire

C’est un herbicide mis au point durant la Deuxième Guerre mondiale. Cet herbicide a été utilisé comme constituant de l’agent orange, mélange d’herbicides utilisé durant la guerre du Viêt Nam pour faciliter la progression des troupes américaines dans la jungle8.

Production et synthèse

L’acide 2,4-dichlorophénoxyacétique est principalement produit au moyen du procédé de Pokorny8. Le 2,4-dichlorophénol réagit avec l’acide chloroacétique dans une solution alcaline à 100 °C. Le solvant peut être de l’eau, du toluène, du xylène ou encore du chlorobenzène. Le produit est un mélange de sels et d’esters qui peuvent être convertis en acide à l’aide d’un acide fort. Le produit final est purifié par cristallisation ou par distillation.

Toxicologie

Il est classifié comme un perturbateur endocrinien ou suspecté de l’être, selon les pays. La Suède, la Norvège et le Danemark l’ont interdit totalement et le Canada seulement dans les espaces verts publics.

Sa toxicité semble la même qu’il soit sous forme d’acide, de sels ou d’esters. Il est, selon Santé Canada, faiblement irritant pour la peau, sans être un sensibilisant cutané (sauf selon une évaluation de la Commission européenne en 2001) sous forme d’ester d’éthyle et d’hexyle (EHE). Il n’irrite sévèrement l’œil que sous sa forme acide.

A dose ingérée élevée (supérieure à la clairance rénale), chez l’animal de laboratoire, le 2,4 D affecte (outre les yeux, le foie et les reins) les glandes surrénales, les testicules et la thyroïde (y compris quand il est ingéré sous forme de sel ou d’ester), et chez le chien ces effets apparaissent à une doses moins élevée que chez les rongeurs, avec en outre un effet de délétion de la spermatogenèse et d’inhibition de l’activité prostatique chez le jeune chien9.

Le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), organisme créé par l’OMS, l’a classé en 2015 comme « possiblement cancérigène10 ».

Intoxication aiguë

  • à la suite de l’inhalation de doses élevées de 2,4 D : sensation de brûlure dans le tractus respiratoire, faiblesse, perte d’appétit et de poids, sudation, miction réduite, étourdissement, perte de coordination, hémorragie gastro-intestinale et effets sur le système nerveux.
  • à la suite de l’exposition cutanée à des doses élevées de 2,4 D : nausée, vomissements, diarrhée, maux de tête, étourdissement, faiblesse, moindres réflexes de certains muscles, picotements ou douleurs ou sensation de brûlure aux extrémités.
  • à la suite de l’ingestion de doses élevées de 2,4 D : même symptômes que pour l’exposition cutanée (ci-dessus) avec en plus : sensation de brûlure de la langue et du tractus digestif, léthargie, paralysie, congestion interne, perturbation du cerveau, œdème pulmonaire, convulsions, perte de réflexe, hypotonie et éventuellement coma.
    Le chien y est plus sensible que le chat ou la souris (élimination rénale 30 fois moindre). Une variabilité interhumaine a aussi été constatée par plusieurs études cités par l’évaluation canadienne.

Intoxication chronique

Selon les données disponibles, un effet de perturbateur endocrinien semble exister, puisque chez le rat le 2,4 D affecte d’abord les reins mais aussi la thyroïde, les testicules, les ovaires, l’utérus, les glandes surrénales, le thymus et la moelle osseuse. les poumons et yeux sont aussi touchés. Chez le chien le poids du cerveau diminue et des lésions affectent le foie et les reins.

Toxicocinétique

Le produit ingéré passe dans le sang dès l’heure qui suit avec un pic 4 heures après et les formes non-acides du produit sont hydrolisées dans l’organisme (et dans le cas où le produit a été ingéré, il est excrêté sous forme acide, à 75 % en moins de 48 h chez un adulte en bonne santé). L’excrétion est plus lente si l’exposition était cutanée11

C’est un neurotoxique (à forte dose).

Notes et références

Bibliographie

  • Exposition des populations aux pesticides dans l’environnement (Période : octobre 2007 à février 2008) Evaluation des expositions résidentielles de la population aux insecticides ou aux herbicides considérés comme non persistants, Document de veille en santé environnementale de Ghislaine BOUVIER de l’Université Bordeaux 2 pour l’AFSSET, juillet 2008 Voir page 16 du bulletin [archive]
    Articles connexes

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Le 2,4-D, ce nouveau désherbant « cancérogène » - Ouest-France https://www.ouest-france.fr/.../le-24-d-ce-nouveau-desherbant-cancerogene-3504932

23 juin 2015 - Le 2,4-D, herbicide largement utilisé dans en agriculture aux Etats-Unis, vient d’être classé « cancérogènes ou probablement cancérogènes ...

[PDF] - 2,4-D, ses sels et esters – INRS www.inrs.fr/dms/ficheTox/FicheFiche...

Le 2,4-D est un herbicide de la famille des aryloxyacides. C’est un composé « chlorophénoxy- ». Il est utilisé pour détruire les herbes à feuilles larges ...

http://Fiche complète pour 2,4-D ...

Fiche complète pour 2,4-D – CNESST www.csst.qc.ca/prevention/reptox/pages/fiche-complete.aspx?no_produit=562

Un herbicide, autorisé pour les jardiniers, classé cancérigène possible ...

- Technische I nformationen – Omya https://www.omya.com/AgroDocs/2,4%20D_f.pdf

2,4-D LIQUIDE. Herbicide hormonal contre les mauvaises herbes vivaces et annuelles en arboriculture et en grandes cultures. Matière active : 400 g/l 2,4-D ...

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Traductions avec compléments entre […] et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 16/03/2019

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Fichier : ISIAS Pesticides Palmer amaranth resistance to 2,4-D and dicamba confirmed in Kansas French version.2

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