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"Mise à jour sur les effets des ondes ou champs électromagnétiques (CEM) sur la santé des êtres vivants" par Jacques Hallard

dimanche 17 mars 2019 par Hallard Jacques


ISIAS CEM Santé

Mise à jour sur les effets des ondes ou champs électromagnétiques (CEM) sur la santé des êtres vivants

Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 17/03/2019

Plan : Introduction Sommaire Auteur



Introduction

A. Avant-propos

B. Se (re)mettre au courant sur les ondes et les champs électromagnétiques

C. Nous baignons dans un univers de plus en plus pollué par les ondes et CEM

D. Les nouvelles technologies du numérique s’imposent rapidement partout

E. Comment et pourquoi mesurer les ondes et champs électromagnétiques

F. Au travail ! Pour comprendre, agir et se protéger

A.
Avant-propos

Le présent document, constitué pour un usage pédagogique, tente d’apporter des éléments provenant de sources variées, afin de mettre à jour les connaissances acquises, de faire ressortir les avantages des usages et des applications aujourd’hui possibles, sans omettre de rapporter les critiques formulées, et en soulignant les dangers, les risques et les précautions à prendre selon un certain nombre de sources ‘autorisées’ qui ont été choisies.

Les références sélectionnées proviennent essentiellement d’articles de la presse, générale et médicale spécialisée, ainsi que d’organismes officiels : d’une part, L’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour la santé publique créée en 1948 » ; d’autre part, l’INRS ou « Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, « qui est une association loi de 1901, sans but lucratif, créée en 1947 sous l’égide de la Sécurité Sociale (CNAM). L’INRS est géré par un Conseil d’administration paritaire composé à part égale d’un collège représentant les employeurs et d’un collège représentant les salariés, présidé alternativement (tous les 2 ans) par un représentant d’un de ces collèges. L’INRS est réparti en France sur deux sites et regroupait, en 2018, 579 personnes (209 personnes à Paris et 370 en Lorraine) aux compétences variées : ingénieurs, médecins, chercheurs, chimistes, ergonomes, psychologues, formateurs, économistes, juristes et spécialistes de l’information, etc… » 

Enfin, des informations concises proviennent du Ministère de la Transition écologique et solidaire qui indique très simplement les 6 bons comportements pour réduire spécialement son exposition personnelle aux ondes relatives aux téléphones mobiles, à l’aide d’une vidéo avec animation (3:13).

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B.
Se (re)mettre au courant sur les ondes et les champs électromagnétiques

Voilà des décennies que les effets physiologiques et pathologies des ondes ou champs électromagnétiques sont discutés et controversés. On peut éventuellement consulter au préalable le dossier suivant pour répondre à cette question : Quelle est la différence avec les ondes et champs magnétiques ? 16 mars 2019 – Rappel : « Longueur d’onde importante = Fréquence basse (27,12 MHz = 11,06 m) onde courte Longueur d’onde petite = Fréquence élevée (2450 MHz = 12,24 cm) radar. L’électron va céder son énergie au milieu rencontré provoquant un réchauffement plus ou moins profond, et ce réchauffement va provoquer une altération de l’homéostasie et entrainer une augmentation de la circulation du sang pour ramener une température normale. Exemple d’utilisation : CB, téléphone portable, télévision, four micro-ondes, Wifi… »

On peut également consulter la vidéo (2:05) intitulée Qu’est-ce qu’un champ éléctrique et un champ magnètique ? - Le Petit Electricien – Document ajouté le 20 novembre 2017 - www.lepetitelectricien.blogspot.com et www.facebook.com/electromecanicienESA -

Ou encore ceci : C’est quoi une onde électromagnétique ? Remi Explique – Vidéo (5:07) ajoutée le 11 février 2016 – « J’y explique qu’une onde électromagnétique est la propagation d’une variation des champs magnétique et électrique. On peut en générer en accélérant vibrer des électrons. Une fois en mouvement les champs magnétique et électrique vont s’auto-entretenir et se propager à la vitesse de la lumière ». Sources : AP Physics 1 : Waves 10 : Resonance and Standing Waves on a String : https://www.youtube.com/watch?v=7xCmt... Motion of Plucked String  : https://www.youtube.com/watch?v=_X72o... L’image du spectre électromagnétique à 4:20 est une image adaptée d’un document de la NASA, trouvée sur wikipédia : https://commons.wikimedia.org/wiki/Fi... L’original de la NASA (en anglais) : https://plus.google.com/u/0/b/1092874... Images : Pixabay (images libres de droits) : http://pixabay.com/ Musiques : David TMX - Le curé qui voulait baiser - Fourni par Jamendo - Catégorie : Éducation – Source : https://www.youtube.com/watch?v=LgOH6xxCBQA

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C.
Nous baignons dans un univers de plus en plus pollué par les ondes et CEM

Pendant ces dernières décennies donc, les sources d’émissions de ces ondes et champs électromagnétiques (CEM) n’ont pas cessé de se diversifier à travers la conception, les fabrications et les offres d’équipements les plus divers, créant, certes, de nouveaux secteurs d’activités économiques, faisant émerger, par voie de conséquence, de nouveaux besoins au niveau des particuliers comme des professionnels, mais en laissant planer le doute sur les impacts négatifs, dangers et risques, de ces nouvelles technologies sur la santé des êtres vivants en général et des êtres humains en particulier.

Ainsi, notre environnement proche s’est vu colonisé en très peu d’années par toutes sortes de nouveaux équipements, devenus incontournables pour beaucoup d’utilisateurs : des téléphones mobiles ou cellulaires, des ‘smartphones’ et autres ‘i-phones’, jusqu’aux tablettes tactiles (ou tablettes électroniques2, ardoises électroniques3, ou encore tablettes numériques4), et aux oreillettes ou casques connectés ou encore écouteurs, (un système de communication permettant de recevoir des messages directement dans l’oreille).

A ces équipements électroniques s’ajoutent les outils de télécommunications ou de « communication électronique », comme le Wi-Fi ou Wifi (« un réseau local permettant de relier entre eux, sans fil, plusieurs appareils informatiques dans le but de faciliter la transmission de données »), ainsi que les appareils de passerelle domestique, communément appelée ‘box Internet’ (de l’anglais signifiant « boîte » , « selon un terme de marketing générique utilisé en France, un type de boitier servant d’équipement de terminaison de réseau, qu’un fournisseur d’accès à Internet (FAI) fournit à ses abonnés au haut débit (par ADSL, fibre, ou câble) pour disposer d’un accès à Internet et souvent de services associés (téléphonie IP et télévision IP »).

Plus récemment, se sont imposées des enceintessans fil « une caisse dans laquelle sont fixés un ou plusieurs haut-parleurs qui reçoivent des signaux audios sans liaison filaire, utilisant principalement les technologies du Wi-Fi, du Bluetooth, de la UHF longue portée, mais aussi la liaison Kleer, A2DP ou DLNA ». Pour s’informer sur ces dispositifs, on peut notamment consulter cet article : Enceintes et objets connectés : des espions dans la maison ? – 05/12/2018 - « 8 % des achats de Noël seront commandés cette année par le biais d’un assistant vocal, selon une étude Opinionway. Est-ce à dire que les enceintes et autres objets connectés ont déjà pris le pouvoir dans nos maisons ? À l’heure où de plus en plus de ces produits vont grossir la hotte du Père Noël, c’est l’occasion de faire le point sur les atouts et les risques de ces nouveaux objets… » Article à lire en totalité sur ce site : http://mag.casden.fr/Comprendre-votre-environnement/Enceintes-et-objets-connectes-des-espions-dans-la-maison

Il est maintenant aussi question de mettre de plus en plus à la disposition des usagers, des Assistants personnels intelligentsVoir par exemple la photo Google Home l’enceinte connectée de Google – « Un assistant personnel intelligent (aussi appelé assistant personnel virtuel ; en anglais, intelligent personal assistant ou virtual assistant) est un agent logiciel qui peut effectuer des tâches ou des services pour un individu ».

« Parfois, le terme ’chatbot’ (ou dialogueur1 ou encore agent conversationnel) est utilisé pour faire référence aux assistants virtuels en général ou spécifiquement ceux accessibles par ‘chat’ en ligne (ou dans quelques cas les programmes de chat en ligne qui sont pour le divertissement et qui n’ont pas de buts utiles). Ces tâches et les services effectuées par l’assistant sont basés sur les entrées fournies par l’utilisateur, la connaissance de l’emplacement de l’utilisateur, les données historiques conservées par l’assistant et la possibilité d’accéder à des informations à partir d’une variété de sources en ligne : la météo, la circulation routière, les nouvelles, les cours boursiers, l’agenda de l’utilisateur, les prix de vente au détail de divers produits, etc… - À partir de 2017, les capacités et l’utilisation d’assistants virtuels s’étendent rapidement, avec de nouveaux produits qui entrent sur le marché. En mai 2017, un sondage en ligne a été réalisé pour trouver les assistants personnels intelligents les plus largement utilisés aux États-Unis. Les résultats étaient Siri d’Apple (34%), Google Assistant de Google (19%), Alexa de Amazon (6%) et Cortana de Microsoft (4%)… » - Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assistant_personnel_intelligent

Cet ensemble de technologies ouvre la voie à l’Internet des objets : « L’Internet des objets, ou IdO (en anglais Internet of Things, ou IoT) est l’interconnexion entre Internet et des objets, des lieux et des environnements physiques. L’appellation désigne un nombre croissant d’objets connectés à Internet permettant ainsi une communication entre nos biens dits physiques et leurs existences numériques. Ces formes de connexions permettent de rassembler de nouvelles masses de données sur le réseau et donc, de nouvelles connaissances et formes de savoirs ». « Considéré comme la troisième évolution de l’Internet, baptisé Web 3.0 (parfois perçu comme la généralisation du Web des objets mais aussi comme celle du Web sémantique) qui fait suite à l’ère du Web social, l’Internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux usages variés, dans le domaine de la e-santé, de la domotique ou du quantified self. »

« LInternet des objets est en partie responsable d’un accroissement exponentiel du volume de données généré sur le réseau, à l’origine du big data (ou mégadonnées en français). Selon une équipe de l’ETH de Zurich, du fait des smartphones puis du nombre croissant d’objets connectés, en dix ans (2015-2025), 150 milliards d’objets devraient se connecter entre eux, avec l’Internet et avec plusieurs milliards de personnes1. L’information issue de ces mégadonnées devra de plus en plus être filtrée par des algorithmes complexes, ce qui fait craindre une moindre protection des données personnelles, une information des personnes et de la société de moins en moins autodéterminée, notamment en cas d’appropriation exclusive de filtres numériques par des entités (gouvernementales ou privées) qui pourraient alors manipuler les décisions. L’ETH plaide donc pour des systèmes d’information ouverts et transparents, fiables et contrôlés par l’utilisateur1 … »

Différents aspects de l’Internet des objets. L’article est à lire en totalité sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_des_objets

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D.
Les nouvelles technologies du numérique s’imposent rapidement partout

Concernant les ondes ou champs électromagnétiques (CEM) dans notre environnement, la situation actuelle résulte d’une pénétration rapide et invasive de toutes ces nouvelles technologies du numérique, et spécialement du développement plus récent de l’intelligence artificielle (l’IA) qui n’est qu’une branche évoluée de l’informatique, basée sur le numérique (ou digital). Un ensemble d’opérateurs économiques, principalement états-uniens et chinois, se sont taillé une énorme place économique et dominante au plan mondial - Voir par exemple nos dossiers qui traitent de cela :

’Faire connaissance avec l’Intelligence Artificielle (IA)’ par Jacques Hallard, vendredi 30 novembre 2018

’La nébuleuse des opérateurs économiques du numérique de l’électronique et des télécommunications’ par Jacques Hallard, dimanche 30 décembre 2018

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E.
Comment et pourquoi mesurer les ondes et champs électromagnétiques

Pour déterminer les niveaux d’émissions des ondes et champs électromagnétiques, on peut avoir recours à des mesures : voir et écouter Les ondes électromagnétiques : comment sont-elles mesurées ? 01netTV – Vidéo (2:10) ajoutée le 4 février 2017. « Les appareils électriques et électroniques émettent tous des ondes électromagnétiques. Les seuils de tolérance sont décidés pas l’ANSES, l’agence nationale de santé. Mais les mesures sont réalisées sous l’égide de l’ANFR, l’agence nationale des fréquences. Amélie Charnay, journaliste à 01net a eu un accès privilégié à l’ANFR. Elle nous explique comment sont mesurés les champs électromagnétiques des différentes catégories d’objets ». Découvrez son reportage - http://bit.ly/1R3mcB9 Abonnez-vous sur Youtube ► http://bit.ly/1GasHfn - Catégorie : Science et technologie – Source : https://www.youtube.com/watch?v=nS1fGYcvV1o

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Pour plus de détails techniques concernant les mesures, on peut se référer à ceci : Champs ElectroMagnétiques et santé – Document technico-commercial ‘Emitech’ – « Les champs électromagnétiques (CEM) ou EMF (acronyme du terme anglais ElectroMagnetic Field) suscitent des interrogations et inquiétudes relatives à leurs impacts sur la santé. Le débat public se focalise le plus souvent sur les lignes à haute tension et les antennes relais des téléphones mobiles. Les sources d’exposition aux ondes électromagnétiques sont, dans les faits, très nombreuses. Elles peuvent provenir de l’environnement immédiat (téléphones portables, ordinateurs, portails, antivol, etc ...), de services publics (émetteurs FM et TV), systèmes de communication des services publics : gendarmerie, pompiers, ..., radars maritimes et aériens, ...), d’équipements industriels (presses à souder, fours, ...) ou médicaux (examen d’imagerie médicale par résonance magnétique) ».

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Détectez les ondes électromagnétiques (partie 1) - Ondélectro Protection – Vidéo (4:44) ajoutée le 22 septembre 2016 - Mesure d’ondes électromagnétiques basse fréquence (électricité) et solutions adaptées. Catégorie : People et blogs - Source : https://www.youtube.com/watch?v=57BaE4kFeaQ

Détecter les ondes électromagnétiques (partie 2)- Vidéo (3:34) ajoutée le 24 mars 2017 Ondélectro Protection - Où se cachent les ondes électromagnétiques haute fréquence dans nos habitations ? Retrouver les solutions anti-ondes sur www.ondelectro-protection.com - Catégorie : People et blogs – Source : https://www.youtube.com/watch?v=gQW8nH77zeM

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Présentation de nos détecteurs d’ondes électromagnétiques - Réalisez votre diagnostic vous-mêmes ! Vidéo (7:54) ajoutée le 25 octobre 2018 navotifamily – « Où trouver ces détecteurs d’ondes ? https://www.navoti-shop.com/166-detec... Vous pouvez facilement réaliser un diagnostic électromagnétique chez vous ou à votre travail grâce à une sélection de 4 détecteurs d’ondes simple d’utilisation et polyvalent. Une fois les pollutions détectées, quantifiées, utilisez notre guide de bonnes pratiques afin de trouver les solutions correctrices en fonction de chaque situation rencontrée. Vous pouvez télécharger ce guide librement ici : https://bit.ly/2vqPJpN Sont présentés dans ce film : - Détecteur de champ électrique Peakmeter - Testeur de tension induite - Testeur de terre (préalable à la mise à la terre ou à la pose d’accessoires électriques blindés) - Détecteur polyvalent ESI-23 et ESI-24 (champ électrique, magnétique et hyperfréquences) »

« Découvrez tous nos produits sur https://www.navoti-shop.com/ Vidéo réalisée par notre partenaire Jean CAILLOT de Be-Onde TAGS : diagnostic électrique, diagnostic électromagnétique, champ électromagnétique, décharge electrostatique esd, decharge electrique dans la main, mesurer son exposition aux ondes, comment réaliser un diagnostic électromagnétique, ondes électromagnétiques, champ magnétique, détecteur d’ondes électromagnétiques esi 24, détecteur d’ondes électromagnétiques, comment se protéger des ondes électromagnétiques, comment se protéger des ondes du compteur linky, comment se protéger des ondes - Catégorie : Science et technologie » – Source : https://www.youtube.com/watch?v=r2-c2GedDwg

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Champs ElectroMagnétiques (CEM) et santé – Document ‘Emitech Group

« Les évolutions des usages et des technologies conduisent à une gestion toujours plus poussée du spectre électromagnétique. Dans les années à venir, l’émergence de produits relevant de ‘l’Internet of Things’ ou Internet des objets densifiera encore davantage le nombre d’émetteurs potentiels ».

« Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses ? La seule certitude est qu’un laboratoire d’essais spécialisé dans les mesures ne peut pas répondre à une telle question. Loin des débats entre épidémiologistes, chercheurs, docteurs et parfois d’intervenants sans aucune connaissance sur le sujet, Emitech intervient comme spécialiste de la mesure. Notre métier vise à quantifier les niveaux d’exposition aux ondes selon les méthodes d’essais et normes en vigueur et d’effectuer ces prestations dans les règles de l’art ».

Les différentes mesures ’ondes et santé’ réalisées sur site par Emitech Group

Mesures in situ selon le protocole ANFR/DR-15 version 3.1 visant à vérifier pour les stations émettrices fixes, le respect des limitations, en termes de niveaux de référence, de l’exposition du public aux champs électromagnétiques dans la bande 100 kHz à 6 GHz : Cartographie à la sonde large bande jusqu’à 6 ou 18 GHz (CAS A) ; Mesures spectrales détaillées (CAS B par services et/ou CAS B émissions significatives et/ou CAS B extrapolation). Accréditation COFRAC.

Mesures ’radar’ : Mesures à la sonde large bande jusqu’à 40 GHz . Mesures à la fréquence du radar, jusqu’à 40 GHz. Niveaux comparés aux limites de la RECOMMANDATION DU CONSEIL du 12 juillet 1999 relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques et/ou aux limites de la directive travailleur2013/35/UE. Possibilité zonage selon l’INSTRUCTION N° 302143/DEF/SGA/DFP/PER/5 relative à la protection des personnes contre les effets des champs électromagnétiques émis par les équipements ou installations relevant du ministère de la défense. Accréditation COFRAC jusqu’à 18 GHz.

Mesures HQE – Cible 12 (Niveau Base / Niveau Performant / Niveau Très Performant) - Identification des sources ’radiofréquences ’ et ’énergie’ de l’environnement immédiat et du projet - Mesures avant et après travaux - Estimation du champ électromagnétique ambiant et celui du projet avec expression de la contribution du projet à l’exposition globale et réalisation d’un bilan de puissance prévisionnel - Orientation pour prendre des dispositions justifiées et satisfaisantes pour optimiser le champ électromagnétique du projet.

Mesures de champs magnétiques (50Hz et autres) : Selon le protocole UTE C99-132 pour la mesure in situ des champs magnétiques 50 Hz générés par les ouvrages de transport d’électricité édition Novembre 2010 et additif RTE au protocole UTE C99-132 (lignes à haute tension aériennes et/ou souterraines, etc.) - Mesure de champ magnétique 50 Hz en application du décret 11-1697 (NT CTO 12 00146 Indice 1) / Accréditation COFRAC - Selon la norme CEI 62110 relative aux champs électriques et magnétiques générés par les systèmes d’alimentation à courant alternatif (poste de transformation, lignes à haute tension…) - Procédures de mesures du niveau d’exposition du public - Niveaux comparés aux limites de la RECOMMANDATION DU CONSEIL du 12 juillet 1999 relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques et/ou aux limites de la directive travailleur 2013/35/UE.

Mesures de ’cartographie’ : Réalisation de cartographie/zonage définissant les zones selon les limites de la Directive Travailleurs 2013/35/UE et celles de la Recommandation du Conseil du 12 juillet 1999 pour le public, à l’aide d’une sonde large bande 100 kHz – 6 GHz (voire 18 ou 40 GHz), ou d’un teslamètre (champ magnétique de 5 Hz à 400 kHz avec 50 Hz discriminé…) - Réalisation de cartographie de quartiers, rues… : un véhicule circulant aux endroits souhaités, équipé d’un dosimètre et d’un GPS, enregistre en temps réel les champs électromagnétiques des principaux services, tels que FM, TV, GSM 900/1800, 3G, DECT, WIFI, WIMAX…

Mesures in-situ relatives à l’exposition des travailleurs : Mesures à proximité de bornes WiFi / DECT / Bornes de téléphonie mobile INDOOR, etc. - Mesures à proximité de postes de transformation, ou sur site proche de ligne aérienne haute tension, etc. - Mesures à proximité de station de soudage à l’arc (selon la norme EN 40444), de four à induction, etc. - Directive 2013/35/UE - Accréditation COFRAC

Source : https://www.emitech.fr/fr/ondes-et-sant%C3%A9

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Des initiatives peuvent être prises par les autorités administratives, par les collectivités territoriales, voire par des associations et ONG, pour connaître les niveaux d’exposition des populations et des particuliers. Par exemple nous rapportons in fine les réalisations en la matière par la Ville de Rennes, « qui a souhaité actualiser la cartographie des niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques, liées à la téléphonie mobile. Cette nouvelle cartographie permettra de mieux informer le public ».

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F.
Au travail ! Pour comprendre, agir et se protéger

Les documents sélectionnés dans ce dossier pour aborder tous ces aspects plus en détails figurent dans le sommaire indiqué ci-dessous.

Plus en connaitre plus et bénéficier rapidement d’une information complète et synthétique, on peut encore écouter la vidéo suivante (6:23) : Les effets des ondes électromagnétiques sur le corps humain – 11/07 BFM Business« Le 11 juillet 2015, Yves Le Dréan, chercheur à l’Inserm était l’invité de ‘Votre santé m’intéresse’, une émission présentée par Alain Ducardonnet, sur BFM Business ».

On peut également profiter d’une conférence donnée à Rennes en Bretagne par Yves Le Dréan et intitulée Ondes électromagnétiques, télécommunication et santé - Document Espace des sciences – Vidéo (1:01:30) ajoutée le 25 février 2016.

« Les Mardis de l’Espace des sciences avec Yves Le Dréan, biologiste, Institut de Recherche sur la Santé, l’Environnement et le Travail (Inserm), enseignant-chercheur (Université de Rennes 1). Le développement technologique, notamment dans le domaine des télécommunications, entraine une augmentation constante du nombre de sources artificielles de rayonnements électromagnétiques. Le lien entre l’exposition aux ondes et de possibles pathologies est souvent mis en avant dans les médias ou sur internet, mais qu’en est-il vraiment ? Où en est l’état des connaissances scientifiques actuelles : ce qui est avéré dans les interactions ondes-matières vivantes et ce qui est encore discuté et étudié dans la communauté scientifique ». Catégorie : Science et technologie – Source : https://www.youtube.com/watch?v=0AXbDnIOSWI

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Sommaire

1. Les ondes sont-elles dangereuses pour la santé ? Document ‘leparisien.fr’ (non daté)

2. La Nasa sait depuis trente ans que les ondes électromagnétiques peuvent nuire à la santé 15 mai 2014 / Marie Astier (Reporterre)

3. Que sont les ondes ou champs électromagnétiques (CEM) ? Récapitulatif des effets sanitaires – Document OMS

4. Ondes électromagnétiques : quels effets sur le cerveau des enfants ?

Par Sciences et Avenir avec AFP le 08.07.2016 à 11h50 Sciences et Avenir

5. Effets des champs électromagnétiques sur la santé - 03 mai 2017 – Document ‘inrs.fr/risques’

6. Téléphone mobile : les 6 bons comportements pour réduire son exposition aux ondes - Le 29 novembre 2017 –Document officiel Ministère de la Transition écologique et solidaire

7. Que dit l’une des études les plus complètes sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé ? 05 février 2018 Par Gregory Rozieres– Publié par ‘huffingtonpost.fr’

8. Les ondes électromagnétiques : quels dangers avérés pour la santé ?24 juillet 2018, 21:53 Document ‘theconversation.com’

9. Champs électromagnétiques et risque de cancers – 07 novembre 2018 - Document ‘cancer-environnement.fr’

10. Santé : faut-il avoir peur des ondes électromagnétiques ? Par Cécile Thibert- Mis à jour le 19/11/2018 à 15:33 - Publié le 19/11/2018 à 15:06 – Document ‘lefigaro.fr’

11. Les 5 effets néfastes du téléphone portable sur la santé – 1er février 2019 – Document ‘santemagazine.fr’

12. Polémique autour de la dangerosité des écouteurs bluetooth – Par Emilie Cailleau Le 14 mars 2019 à 13h31 - Document ‘Top Santé’

#DOUZE

13. 250 médecins alertent sur les « risques de cancer » générés par les ondes du Bluetooth et du WifiPar Anaïs Col - Publié 13.03.2019 à 12h00 – Document ‘pourquoidocteur.fr’

#VIERZEHN

14. Smartphone : 5 moyens de réduire son exposition aux ondes Par Marie-Céline Ray, journaliste (Lire la bio) - Futura-Sciences-17 févr. 2019

#VIERZEHN

15. Rennes. Les ondes électromagnétiques répertoriées sur une carte - Olivier Berrezai. Publié le 07/03/2019 à 15h28 – Ouest France

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1.
Les ondes sont-elles dangereuses pour la santé ? Document ‘leparisien.fr’ (non daté) - Smartphone, WiFi, Bluetooth : les ondes électromagnétiques sont partout. Retour sur une question de santé publique, entre ondes mobiles et cerveau fragile.

L’omniprésence des ondes

Débat aussi fréquent qu’animé, le danger des ondes sur la santé ne concerne pas que les smartphones. Ordinateurs WiFi, enceintes Bluetooth : tout appareil électronique sans fil émet des ondes à l’intérieur de votre domicile. Quant à l’extérieur, il est tout aussi difficile d’y échapper ! Les antennes relais, notamment nécessaires à vos mobiles pour surfer en 4G, envahissent peu à peu le paysage urbain.

Pourquoi, dans ce cas, ce haro sur les seuls smartphones ? Parce que les ondes émises par celui-ci sont vingt fois plus puissantes que des ondes WiFi ou Bluetooth. Mais, aussi, parce que votre smartphone est collé à votre oreille, à proximité immédiate du cerveau, principal récepteur des ondes électromagnétiques.

Les ondes et la santé, un débat toujours ouvert

Les études sur les smartphones se multiplient, les résultats sur les ondes s’alignent… sans pour autant offrir de réponse concluante. En résumé ? S’il est pour l’instant impossible de démontrer les effets des ondes électromagnétiques sur la santé, il est tout aussi impossible d’en démontrer l’absence de danger. Des effets biologiques ont bien été constatés. Il est également admis que les ondes peuvent influer sur le sommeil ou la fertilité, et auraient un impact sur l’ADN. Quant à en confirmer la portée et la durée, il s’agit d’une autre histoire ! Selon les résultats des études, il semblerait que certains effets des ondes soient réversibles lorsque cesse l’exposition. Et en dépit des soupçons, aucun lien n’est établi à 100 % entre tumeur du cerveau et ondes… Le seul fait avéré ? L’exposition intensive et croissante de la population aux ondes électromagnétiques.

Les précautions à prendre contre les ondes

À défaut d’une réponse claire, le principe de précaution prévaut. En d’autres termes, exposez-vous aussi peu que possible et préservez la santé des plus fragiles ! La population à risque comprend les personnes hypersensibles, les enfants ou les femmes enceintes. Comment, dès lors, leur éviter la proximité des ondes  ? Puisque l’exposition la plus importante est celle du smartphone, respectez quelques principes de base. En premier lieu, utilisez un kit mains libres pour téléphoner, plutôt que de coller votre mobile à l’oreille. N’offrez pas de smartphones à de jeunes enfants. Choisissez un modèle à faible indice DAS, le Débit d’absorption électrique indiquant la puissance des ondes. Et ne laissez pas votre smartphone sur la table de nuit pendant votre sommeil… Gardez à l’esprit que dix centimètres de distance entre cerveau et mobile suffisent à réduire fortement l’impact des ondes électromagnétiques.

Sur le même sujet :

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La pollution électromagnétique et son impact sur la santé – Document Protection-ondes.ch, Centre Oasis, Genève Suisse

Une nocivité naturelle
Le stress électromagnétique ► Les pathologies liées aux ondes
Les premiers symptômes ► Des effets qui ne datent pas d’hier

’Nous sommes les cobayes de la plus vaste et la plus néfaste des expérimentations’ - (Neurochirurgien suédois Leif Salford, spécialiste des tumeurs cérébrales).

Notre exposition aux champs électromagnétiques a augmenté de plus d’un milliard de fois depuis 1950 ! ’Il existe à ce jour au moins quinze mille publications scientifiques à propos des effets des champs électromagnétiques sur la santé. Mais j’ai bien peur qu’en réalité nous ne voulions pas connaître la vérité’ (Clas Tegenfeld, cité par JP Lentin, 2004, p.12)


Une nocivité naturelle

Comme nous l’avons vu dans la section l’électromagnétisme, une bonne partie des ondes est naturelle : le champ magnétique terrestre est par exemple de 500 milligauss (500 mG), soit un demi-gauss, mais il s’agit d’un champ continu circulant du + vers le -, comme le courant électrique des batteries ou des piles. Au contraire, comme le rappelle Thierry Gautier dans son livre, ’Le champ magnétique d’un appareil ménager fonctionnant sur le secteur peut être nocif, même à une faible intensité de 2 milligauss ( 2mG) car il est généré par un courant non pas continu mais alternatif.’Le courant alternatif (CA) n’existe pas dans la nature. Il s’agit d’un courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période et qui transporte des quantités d’électricité alternativement égales dans un sens et dans l’autre. Sa fréquence, exprimée en hertz (50 Hz en Europe, 60 Hz en Amérique du Nord) est le nombre de changement de sens (alternances) qu’effectue le courant en une seconde. Un courant alternatif de 50 Hz change ainsi 100 fois de sens par seconde (50 alternances positives et 50 alternances négatives). C’est ce rythme trépidant qui perturbe l’organisme. Au niveau des hautes fréquences, la problématique est double. Il y a tout d’abord la puissance d’émission : le rayonnement naturel total dans la fréquence de 900 MHz est ridiculement bas à environ 0,000005 µW/m² (rappelons que 100 µW/m² = 0,0614 V/M soit la norme de sécurité retenue à Salzbourg) tandis que les ondes artificielles autorisées par l’OMS peuvent atteindre 100 000 µW/m² (61 V/M). Les ondes autorisées sont ainsi 20 milliards de fois plus élevées que les CEM naturels ! L’autre problématique est liée aux fréquences de fonctionnement de nos organes, qui peuvent être perturbés par des fréquences parasitaires liées à nos appareils. Les ondes cérébrales sont ainsi catégorisées selon leur fréquences :

  • ondes delta de 0,5 à 4 Hz : le sommeil profond, sans rêves, le plus physiologiquement récupérateur.
  • ondes thêta de 4 à 7 Hz : la relaxation profonde, obtenue par exemple par des méditant expérimentés.
  • ondes alpha de 8 à 13 Hz : la relaxation légère, l’éveil calme.
  • ondes bêta de 14 à 30 Hz : les activités courantes et le sommeil paradoxal (le temps des rêves).
  • ondes gamma à partir de 30 Hz : une grande activité cérébrale (créativité ou résolution d’un problème).
    Or, la fréquence d’un téléphone portable se situe entre 20 et 50 Hz soit la fréquence la plus excitée du cerveau humain ! Si cette fréquence parasite est à portée du cerveau, elle l’influencera par effet de résonance et c’est la raison pour laquelle on aura plus de mal à s’endormir avec un sommeil de moindre qualité avec un téléphone posé sur sa table de chevet ! Soumis en permanence à l’influence de son téléphone, on développera également un état latent de stress (voir ci-dessous)... Enfin, Pierre Dubochet relève dans son livret la problématique de l’eau, constituante majeure du corps humain composé à plus de 99% de molécules d’eau (voir notre site www.eaunaturelle.ch) : ’Le cerveau, les poumons, le coeur, les reins et le sang sont les endroits les plus aqueux, donc ceux avec lesquels les ondes interagissent le plus. [...] Les hyperfréquences du sans-fil pénètrent plusieurs centimètres dans les tissus humains.’ Les micro-ondes qui font chauffer les molécules d’eau dans le four du même nom font artificiellement de même dans l’organisme humain avec en outre une répartition inégale de la chaleur (ce que l’on appelle des ’points chauds’). Or la norme industrielle DAS (Débit d’absorption spécifique) ou TAS (Taux...) qui mesure l’élévation moyenne de température ne tient évidemment pas compte de ces pics ! Une raison supplémentaire de considérer cette norme complètement inadaptée ! 

Le stress électromagnétique

Le mot STRESS a été employé par H. Selye (Montréal, 1936) pour signifier l’état réactionnel d’un organisme vis-à-vis d’un excitant quelconque.L’excitant que H. Selye appelle le ’stressor’, peut être un organisme vivant (microbe, prédateur), un facteur physique (froid, chaleur, irradiation), une substance chimique (poison), une lésion organique (hémorragie) , un trouble du système nerveux ou de l’équilibre psychologique (surmenage, émotion désagréable ou agréable).La réponse au stress ou ’syndrome général d’adaptation’ correspond à l’ensemble de réactions non spécifiques de l’organisme en réponse à une agression quelconque. Elle se déroule en 3 phases successives, sous le contrôle de mécanismes nerveux, hormonaux et immunitaires :1. La réaction d’alarme, au cours de laquelle l’organisme, surpris par l’agression déclenche ses premières réactions de défense, notamment par le biais d’une décharge accrue d’adrénaline.2. Le stade de résistance, plus durable, pendant lequel l’organisme accroît ses capacités de défense dans le but de se soustraire à l’agression. Cette phase est sous la dépendance des hormones qui mobilisent les substances énergétiques (corticoïdes, adrénaline, glucagon).3. Un stade d’épuisement lié à la chronicité du stress, aboutissant à un dérèglement des mécanismes de défense et susceptible de déboucher sur l’apparition de pathologies (maladies auto-immunes, maladies dégénératives, dépression, etc…)Des études réalisées sur l’animal et chez l’homme ont permis de mettre en évidence des perturbations cellulaires, des modifications physiologiques, ainsi que des symptômes caractéristiques de l’état de stress.Dès lors, l’utilisation quotidienne et courante des appareils émetteurs de rayonnements, ainsi que la surcharge électromagnétique de l’environnement qui en résulte, placent l’organisme dans un contexte de stress électromagnétique chronique, susceptible à terme de favoriser l’installation de n’importe quelle pathologie. D’autant plus que certaines fréquences émises par de tels appareils sont proches de celles de fonctions physiologiques. 


Les pathologies liées aux ondes

Comme le rappelle Carl de Miranda dans son livre, le coup de soleil, c’est ’l’expérience sans doute un peu douloureuse, que des ondes électromagnétiques peuvent considérablement affecter un être vivant.[...] En gros, la vibration énergétique de la lumière du soleil provoque une détérioration de l’intégrité de toutes petite molécules.’ Au-delà du soleil et du cancer de la peau, les ondes artificielles générées par l’homme depuis les années 1950 multiplient les risques et les symptômes de pathologies variées. La liste toujours croissante des effets biologiques nocifs ou potentiellement nocifs atteste de l’existence d’un risque réel d’émergence de pathologies induites par le stress électromagnétique chronique. Selon certains experts, la mort de Jean-Louis Servan Schreiber (cancer au cerveau) ou de Jean-Luc Delarue à 42 ans (cancer de l’estomac) seraient liées à un usage beaucoup trop intensif de la technologie sans-fil. Dans tous les cas, les cas de cancer ou d’Alzheimer explosent...Chaque organe de l’organisme fonctionne selon une fréquence régulière qui lui est propre et qui se trouve de plus en plus perturbée par la fréquence pulsée (c’est-à-dire non continue) des appareils électroniques et autres technologies sans fil : le cerveau fonctionne ainsi entre 0,5 et 50 Hz, ce qui correspond aussi aux pulsations des ondes Wi-Fi ou de la téléphonie... Petit tour d’horizon ci-dessous de tout ce qui a été documenté et pour des niveaux d’exposition bien inférieurs aux normes officielles de l’OMS :
Il y a 20 articles qui montrent que les champs électromagnétiques de basses fréquences ou d’extrêmement basses fréquences provoquent de l’Alzheimer’ (Pr Belpomme, le 11 février 2016, Colloque Pour la reconnaissance de l’électro hypersensibilité, Paris). Voir la Vidéo 19:42 Electro-hypersensibilité à l’Assemblée (2016) - Marc Khanne - Ajoutée le 22 févr. 2016 - Principaux extraits de la présentation du Pr Belpomme pour faire reconnaitre l’électro-hypersensibilité - 11 février 2016 - salle Colbert, assemblée nationale, en présence des députés L. Abeille et M. RivasiLe 31 mai 2011, juste après le départ du Professeur suédois Anders Ahlbom aux conflits d’intérêts majeurs, le CIRC classait les ondes dans la catégorie 2B des ’cancérigènes possibles’, au même titre que de belles autres saloperies chimiques (voir la liste sur Wikipedia).

Les lignes Hautes Tensions cancérigènesLa plus grande enquête épidémiologique jamais menée sur l’impact des lignes à hautes tension sur la santé est suédoise. Elle a été menée par Feychting et Ahlbom de l’Institut Karolinska de Stockholm, durant 25 années (entre 1960 et 1985) sur un échantillon de 436 000 personnes vivant dans un couloir de 300 mètres à proximité d’une ligne à très haute tension. Elle conclut à une augmentation proportionnelle du risque de leucémie chez les enfants de moins de 15 ans, suivant l’intensité du champ magnétique auquel ils sont soumis:Exposition moyenne supérieure à 1 mG = risque relatif 2 fois plus important.

Exposition moyenne supérieure à 2 mG = risque relatif 2,7 fois plus important.

Exposition moyenne supérieure à 3 mG = risque relatif 3,8 fois plus important.De fait, en Suède, plus aucune ligne à haute tension ne peut être implantée à moins de 75 mètres d’une habitation ou d’une école et les champs magnétiques ne doivent pas dépasser 2milliGauss, contre 1000 mG pour les normes de l’OMS... Voir les Normes de Sécurité dans la section Solutions.

Avant Alzheimer ou le cancer, la pathologie la plus spectaculaire et handicapante demeure toutefois l’électro hyper sensibilité qui fait donc l’objet d’une rubrique à part. Citons également :

  • baisse de 8 % de la mobilité des spermatozoïdes et de 9% de leur viabilité pour une incidence significative sur la fertilité masculine (Université d’Exeter, Royaume-Uni, Juin 2014)
  • modification de la sécrétion de la mélatonine qui joue un rôle crucial dans le sommeil et dans les processus de défense immunitaire (Wilson et coll., 1989 ; Reiter, 1993 ; Santini 2003) ;
  • induction de la synthèse des protéines de stress ou heat shock proteins (Daniells et coll., 1998 ; Goodman and Blank, 1998 ; Weisbrot et coll. 2003)
  • modifications de l’électroencéphalogramme (Mann et coll., 1999 ; Huhert et coll., 2000) ;
  • troubles neurologiques (Hocking et Westerman, 2000 ; Johensen, 2000)
  • baisse de la pression artérielle (Braune et coll., 1998) ;
  • augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-méningée qui normalement met le cerveau à l’abri des substances toxiques que véhicule le sang périphérique (Persson et coll., 1997 ; Schirmacher et coll., 2000)
  • déclenchement de céphalées, asthénie (Hocking, 1998 ; Oftedal et coll., 2000) ;
  • troubles de la mémoire (Koivisto et al., 2000 ; Krause et coll., 2000 ; McKay et Persinger, 2000) ;
  • problèmes de fertilité (Mgras et coll., 1997 ; Cecconi et coll., 2000) ;
  • implication dans les processus cancéreux (Repacholi et coll., 1997 ;Hardell et al., 1995 ; 2000 ; Bianchi et coll., 2000 ; Savitz et coll., 2000) ;
  • baisse des défenses immunitaires (Youbicier et coll. 1997 ; Del Signore et coll., 2000 ; Marino et coll., 2000 ; Youbicier 2000-2001 ; Bastide et coll. 2001).
  • Génotoxicité : perturbation au niveau de l’ADN, ADN brisé, rupture d’ADN avec à terme des risques de cancer et de leucémie (notamment Rapport européen REFLEX, 2004)
  • Risques significatifs le foetus si la maman s’expose trop aux ondes avec notamment un risque accru de fausse couche (Science et Avenir N°663, Mai 2002), voir la section Des enfants en danger.
     

Les premiers symptômes...Epuisement, stress, irritabilité, troubles de la concentration ou de la mémoire, fatigue oculaire, maux de tête, troubles du sommeil... Autant de symptômes qui pourraient provenir des ondes (et pas seulement du patron colérique ou du non-sens du travail). Attention : si vous ne faites rien, cela ira de mal en pire avec le risque de finir à terme électro hyper sensible... Et si vous ne ressentez encore rien (tant mieux pour vous !), eh bien cela ne signifie pas non plus que vous n’êtes pas impacté, simplement que vous disposez (encore) d’un bon système immunitaire. Il serait bon tout de même de veiller à ne pas trop multiplier les ondes autour de vous.Globalement, la prolifération exponentielle des appareils électroniques émetteurs de rayonnements constitue un risque réel de Santé Publique qu’il devient urgent d’anticiper en appliquant le principe de précaution, voir la section Solutions.

 


Des effets qui ne datent pas d’hier...

La charge de la preuve appartient à ceux qui prétendent à n’importe quelle action biologique des courants haute fréquence autres que la production de chaleur’ - (Christie et Loomis de l’Hôpital de l’Institut Reckefeller, 1929) - Ben voyons !
Pierre Dubochet, dans son livret sur les ondes électromagnétique, a précisément documenté l’histoire des ondes électromagnétiques et leurs effet sur la santé. On pense souvent que les recherches sont récentes alors qu’elles ont en fait débutées en même temps que la découverte et la compréhension des ondes. Quelques dates clés :

  • Fin 1880, le médecin Jacques Arsène d’Arsonval met en évidence le réchauffement des tissus corporels via un appareil émetteur d’ondes hertzienne appelé ’diathermie’
  • En 1924, première mise en évidence d’effets non thermiques par Gosset, Gutmann, Lakhovsky et Magrou.
  • En 1926, le chirurgien américain Schereschewsky révèle des cas mortels liés à des effets non thermiques chez des souris exposées aux ondes. Le débat est officiellement lancé !
  • En 1928, enquêtes sur les raisons des maux de tête du personnel travaillant à proximité des émetteurs radio à ondes courtes.
  • En 1932, Erwin Schliephake qualifie le fameux malaise des opérateurs radio de ’maladie des micro-ondes’
  • Vers 1935, avec le développement des radars, on entre dans l’ère merveilleux des micro-ondes pulsées... et de ses effets sur la santé !
  • Après la seconde guerre mondiale, invention du four à micro-ondes pour recycler les magnétrons des radars devenus inutiles.
  • En 1949, ’le rayonnement de micro-ondes devrait être traité avec la même prudence que les autres rayonnements énergétiques tels que les rayons X, la radioactivité alpha et les émissions de neutron’ mettent en garde les chercheurs de Collins Radio.
  • En 1955, le développement de l’usage du micro-onde dans les foyers met un terme aux recherches privées sur les hyperfréquences : surtout ne pas limiter un marché aussi prometteur !
  • En 1960, les recherches militaires - qui n’étaient déjà pas très sérieuses puisque non conformes à la réalité de l’exposition aux ondes des militaires - deviennent secret défense.
  • En 1967, le docteur Jean-Pierre Maschi fait le lien entre les ondes et le développement des cas de sclérose en plaques et arrive à de (trop) bons résultats en limitant les rayonnements. Le 3 avril 1968, il est convoqué chez le Conseil de l’Ordre pour avoir ’grandement enfreint les règles du Code de déontologie’ puis radié. Comme il continue néanmoins à soigner avec toujours d’aussi bons résultats, il est condamné plusieurs fois à des amendes au montant symbolique pour ’exercice illégal de la médecine’. Officiellement, la sclérose en plaque (SEP) concerne près de 100 000 personnes en France (plus de 2 millions de personnes dans le monde) et ne se soigne (mal) qu’avec des médicaments et de multiples consultations très rentables...
  • Entre 1966 et 1970 trois chercheurs (Edelwejn, Baransky et Petrou) constatent que les techniciens exposés aux micro-ondes développent des altérations fonctionnelles du système nerveux, des troubles cardiovasculaires et des troubles du comportement.
  • En 1972, le lieutenant de marine américain Z.R. Glasser recense déjà 2300 études scientifiques sur les effets biologiques des ondes électromagnétiques !
  • En 1973, un symposium international de l’OMS aborde la question et conclut dans un livre de 350 pages que ’des changements ont lieu dans les fonctions du système nerveux, cardiovasculaires et d’autres systèmes de l’organisme conduisant à des symptômes caractéristiques complexes. C’est une forme distincte de maladie professionnelle’.
  • En février 1974, le mensuel Science et Vie publie un article d’Alexandre Dorozynski intitulé ’Nous sommes tous des émetteurs-récepteurs radio’ et qui alerte sur des effets des ondes ’bien plus vastes que l’on ne le croyait’. En décembre, c’est au tour de Science et Avenir avec un article ’La pollution par les ondes, les ondes électromagnétiques ne seraient pas sans effet sur la matière vivante’.
  • En 1976, des cas de cancers sont officiellement annoncés à l’ambassade américaine de Moscou : les russes y utilisent des micro-ondes pour intercepter les communications. La dose de 6V/M - soit bien moins que la norme officielle actuelle de l’OMS de 5000V/M - était apparemment suffisante pour obtenir le ’taux de cancer le plus élevé au monde’.
  • En 1977, un mémo des renseignements militaires américains sur les résultats d’une étude soviétique, à la pointe de la recherche sur les ondes : de faibles niveau d’exposition aux extrêmement basses fréquences (ELF) pourraient être plus problématiques que ce qui était jusqu’alors envisagé. Le Directeur de la CIA de l’époque, George Bush père, avertit le Président Jimmy Carter, que ’prendre en compte ces risques pour la santé pourrait avoir de graves conséquences économiques et stratégiques’.
  • La même année, l’OMS publie plusieurs études : sur les micro-ondes et les radiofréquences, sur le laser et sur les ultrasons. L’Association Internationale de Radioprotection fondée en 1965 par les industriels du nucléaire prend peur devant autant de données ’officielles’ et décide de constituer une commission pour décider des normes internationales, l’ICNIRP ou, en bon français, la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants, qui porte donc très mal son nom ! Voir la section Des normes inadaptées.
  • En 1981, l’OMS publie son ’Critères d’hygiène de l’environnement’ Volume 16 dans lequel sont recensés divers symptômes non thermiques dues aux ondes.
  • Rebelote en 1985 sous le titre ’La protection contre les rayonnements non ionisants’ où l’OMS met noir sur blanc que les micro-ondes et les radiofréquences entrainent quantité d’effets biologiques divers et variés. ’Selon les conditions, elles agissent au niveau cellulaire, chromosomique et génétique, modifient la croissance, le métabolisme, les gonades. Les effets sont encore cardio-vasculaires, sanguins, endocriniens, agissent sur le système nerveux, les sens et le système immunitaire’ détaille Pierre Dubochet (p.18).
  • Fin des années 1980, le business de la téléphonie mobile se développe rapidement. La norme GSM (Global System for Mobile communication) se met en place.
  • En 1991, réédition revue et corrigée de la publication de l’OMS La protection contre les rayonnements non ionisants’ qui évoque sur 17 pages des effets biologiquessans variation sensible de température et nettement au-dessous du seuil de stimulation’. L’OMS néanmoins refuse d’établir des normes de sécurité au prétexte que ’les données actuellement disponibles sur l’homme sont très limitées et ne peuvent être utilisées pour calculer des limites d’exposition aux radiofréquences’. Elle se contente de reprendre la norme très laxiste de l’ANSI (American National Standard Institute) soit 61 V/M entre 2 et 300 GHz durant six minutes ! Clairement, nous sommes passés des considérations de santé publique à une considération mercantile de ne pas gêner le business... Depuis la fin des années 1980, ’l’OMS fabrique et propage le doute scientifique à propos du rayonnement électromagnétique’ précise Pierre Dubochet (p.21) qui rappelle que les 2/3 du budget de l’OMS provient des industriels et qui relate ensuite les liens d’intérêt avec les industriels de Michel Harry Repacholini, le fondateur du département de CEM de l’OMS et le président de l’ICNIRP... Accablant ! Voir la section Des normes inadaptées.

Depuis ce revirement de l’OMS, officiellement on ne sait pas ou, plus exactement, on ne sait plus puisque plus de 3500 études ont été recensées ! Comme le disait Upton Sinclair « « Il est difficile pour un homme de comprendre une chose si son salaire dépend de ce qu’il ne la comprenne pas. » Alors s’agissant d’un organisme international financé par l’industrie et les gouvernements...Restent donc les études d’autres organismes (la grande majorité des études ’favorables’ sont financées par l’industrie) pour prolonger l’histoire avec parfois quelques bonnes surprises d’éthiques au service de la vraie science  :

  • Ainsi, en 1992 le Dr George Carlo oublie que ses recherches auprès du Wireless Technology Research sont financées par l’industrie du téléphone et affirme publiquement que ’les rayonnements émis par les téléphones portables peuvent entraîner des leucémies et des dommages irréparables de l’ADN’ tandis que ’Ces dommages constituent la première étape vers la prolifération de tumeurs cancéreuses’. Sa maison fut incendiée et ses recherches ne furent plus financées...
  • En 1993, l’INSERM français ’admet la plausibilité d’un effet des champs magnétiques sur l’apparition des leucémies’.
  • Côté Suisse, une étude de 1995 de l’université de Berne relate que les élèves de l’école de Tännelenen ont le plus faible taux de passage à l’école secondaire du canton et ce depuis le mise en service e l’émetteur de Schwarzenbourg en 1939. Selon Pierre Dubochet (p.23), ’Les riverains irradiés souffrent cinq fois plus de troubles du sommeil, montrent quatre fois plus de dérangements psychiques. Les cas de cancers sont multipliés par trois et les cas de diabètes par deux’.
  • En 1997 le premier réassureur mondial, Suisse de Ré, édite une plaquette de 40 pages qui met en garde les assureurs sur le risque financier de procès liés aux ondes : ’l’on doit dès à présent s’attendre, sur la base des connaissances actuelles, à ce que les juges tranchent en faveur des requérants [...] Il faut déjà s’attendre à des coûts de défense faramineux’. Il précise en outre à l’attention des fabricants : ’Il serait bon que, de leurs côté, les industriels comprennent que les assureurs ne peuvent pas assumer n’importe quel risque’. Conséquences : aucun assureur ne couvre depuis le risque lié aux ondes électromagnétiques !
  • Le 3 août 2000, Michael Repacholi, l’homme des normes internationales de l’OMS admet devant la cour du Sénat australien que l’exposition limite au rayonnement du sans-fil «  n’a pas été basée sur la science, elle a été négociée entre les syndicats (industriels) et le gouvernement de cette époque  ».
  • Le 9 mars 2002, le Dr. Gro Harlem Brundtland, Directrice de l’OMS depuis 1998, témoigne de son électrosensibilité dans le quotidien norvégien Dagbladet le 9 mars 2002. Peu après cette confidence, elle quitte son poste...
  • La même année, cinquante médecins lancent une alerte aux ondes, bientôt rejoints par mille autres médecins et 36 000 personnes lors de l’Appel (sans fil ?) de Fribourg du 9 octobre 2002. Voir la section Actualité des ondes.
  • En 2011, le CIRC, Centre International de Recherche sur le Cancer, branche de l’OMS, peu après la démission de son expert en chef lié à l’industrie, classe enfin les ondes électromagnétiques dans la catégorie 2B ’probablement cancérigène’. Qu’en termes élégants ces choses là sont dites... mais l’histoire malheureusement continue...
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Source : http://www.lemieuxetre.ch/ondes/frame_ondes_histoires_effets_sante.htm

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2.
La Nasa sait depuis trente ans que les ondes électromagnétiques peuvent nuire à la santé 15 mai 2014 / Marie Astier (Reporterre)

Une étude scientifique vient de confirmer le lien entre usage intensif du téléphone portable et cancer du cerveau. Mais cela fait longtemps que les organismes officiels connaissent les effets sur la santé des ondes électromagnétiques. Un rapport commandé par la NASA l’avait établi dès… 1981. Reporterre révèle ce document étonnant et a retrouvé son auteur.

Mal de tête, fatigue, épuisement du système nerveux, douleurs musculaires et même cancer : ce sont quelques-uns des effets supposés des ondes électromagnétiques sur le corps humain, recensés dans un rapport de la NASA datant de... 1981.

Le document a désormais trente-trois ans, mais semble sur certains points toujours d’actualité. Alors même qu’une équipe de chercheurs de l’université de Bordeaux vient de publier une étude confirmant le lien entre usage intensif du téléphone portable et cancer du cerveau (British medical journal).

A l’époque, la NASA (National Aeronautics and space administration) s’inquiète pour ses astronautes, soumis lors de leur voyage dans l’espace des champs électromagnétiques, parfois très puissants. Elle commande alors un rapport à un docteur et ingénieur en champs électromagnétiques, Jeremy K.Raines. Son rapport s’intitule « Les interactions des champs électromagnétiques avec le corps humain : effets et théories » (rapport à télécharger ici). Il a été retrouvé par un site internet canadien. Pour réaliser son étude, l’ingénieur a épluché toutes les études scientifiques réalisées à l’époque sur les interactions entre le corps humain et les rayonnements non-ionisants. Il indique avoir utilisé plus de mille sources : articles scientifiques, comptes-rendus de conférences, articles de journaux, livres, etc… Dès l’introduction, il indique que « beaucoup de théories et d’effets, intéressants et signifiants, ont été recensés. Certains mettent en cause des fonctions vitales pour la santé et le bien-être. »

Cancers, perte du sommeil et épuisement du système nerveux

Parmi les effets recensés, le spécialiste signale des cas où les ondes auraient favorisé le développement de cancers, ou seraient liées à des morts subites du nourrisson.

Encore plus précisément, le tableau page 30 du rapport s’intéresse aux « effets subjectifs sur les personnes travaillant dans des champs électromagnétiques de fréquence radio ». Les symptômes signalés par ces patients sont le mal de tête, la fatigue, un sommeil perturbé, une irritabilité, la perte de cheveux, des douleurs musculaires et au coeur, une difficulté à respirer, etc.

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- Le tableau de la page 30 de l’étude -

Le tableau page 31 recense lui les effets « cliniques » sur les travailleurs exposés à des micro-ondes : bradycardie, perturbation du système endocrinien, hypotension, activité plus intense de la thyroide, épuisement du système nerveux central, moins de sensibilité aux odeurs, etc.

Ces symptômes sont également signalés par d’autres études scientifiques, elles aussi consciencieusement répertoriées dans le rapport en fonction des fréquences et de la durée d’exposition aux ondes. Mais ces effets sont « controversés », reconnaît le document. Car après des années d’exposition aux ondes, « il peut être difficile d’identifier les causes exclusivement responsables » des symtômes signalés. « Il reste que, quand le champ électromagnétique disparaît, les effets également », précise-t-il.

L’électro-hypersensibilité, maladie déjà décrite

Des symptômes qui ressemblent aussi étrangement à ceux présentés par les électro-hypersensibles, c’est-à-dire les personnes intolérantes aux champs électromagnétiques. Leur maladie peine encore aujourd’hui à être reconnue par les médecins et la législation.

Reporterre a voulu joindre l’auteur… et l’a retrouvé : trente ans après son étude, Jeremy K.Raines est agréablement surpris par le coup de fil reçu d’outre-Atlantique. Ce spécialiste des antennes relais est toujours indépendant, et dirige une société de conseil en analyse et modélisation des champs électromagnétiques. Même s’il n’est pas devenu spécialiste des effets des ondes sur la santé, il n’a jamais cessé de s’intéresser au sujet. Il a notamment témoigné dans le procès Yannon qui a fait date aux Etats-Unis : la justice avait reconnu les ondes électromagnétiques comme responsables de la mort d’un technicien des télécoms.

Il reste convaincu du problème : « Il y a plusieurs preuves que si vous travaillez de façon constante à proximité d’un champ électromagnétique, vous pouvez avoir des problèmes », poursuit-il. Depuis la rédaction de ce rapport, il a même lui-même expérimenté professionnellement les conséquences de l’exposition aux ondes : « Je fais partie d’un groupe d’ingénieurs qui travaillent sur les ondes radio et télé. Chacun d’entre nous connaît quelqu’un qui travaille à proximité de ces champs. Beaucoup d’entre eux développent des tumeurs au cerveau et meurent. »

Les seuils d’exposition trop élevés

Son rapport s’intéresse également aux seuils d’exposition définis à l’époque par les gouvernements pour protéger leurs citoyens de ces ondes. En 1981, aux Etats-Unis et en Europe occidentale, la majorité des législations partaient du principe que les champs électromagnétiques ne présentent un danger qu’à partir du moment où ils peuvent chauffer le corps humain. « On considère en général qu’ils n’ont pas d’effets à part ceux évidents, que l’on peut éviter et contrôler, de chauffer ou provoquer des chocs électriques », indique l’introduction du rapport. Mais « récemment, cette affirmation a été reconsidérée », poursuit le texte. Cependant, trente ans plus tard la situation n’a pas évolué, et les seuils limite d’exposition aux ondes sont toujours trop élevés, juge Jeremy Raines : « Aujourd’hui, la plupart des législations visent à nous empêcher de nous cuire nous-mêmes, pas plus. »

Cependant, « les technologies se sont améliorées », tempère-t-il. Alors, les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour la santé humaine ? « C’est la grande question, on n’y a toujours pas répondu. Je pense qu’elles le sont car le corps humain est aussi un système électromagnétique. Nous savons que le cerveau émet un champ électromagnétique, c’est l’encéphalogramme. On sait que le coeur utilise un champ électromagnétique, c’est l’electrocardiogramme. »

L’ingénieur indique une des illustrations du rapport : « Elle montre quelques signaux utilisés par le corps humain. Ils lui servent à réguler ses processus. Donc, à partir de quand les signaux électromagnétiques extérieurs interfèrent-ils avec ceux du corps humain ? Nous n’avons pas la réponse à cette question, et nous devons la trouver. »

- Une des illustrations du rapport -

Dans les années 1980, les scientifiques ont bien commencé à chercher une réponse à cette question. « Il y a eu un grand intérêt pour le sujet, raconte Jeremy Raines, car un papier scientifique publié à l’époque montrait une corrélation entre des champs électromagnétiques de haute fréquence et la leucémie. Beaucoup d’autres études ont été faites à la suite de cela. » Puis l’opinion publique s’est détournée du sujet, « l’intérêt a peu à peu disparu », regrette-t-il.

Depuis, les technologies sans fil se sont développées, le téléphone portable et le wifi se sont généralisés, mais les recherches n’ont pas suivi. Selon Jeremy Raines, l’industrie n’en veut pas « pour des raisons évidentes. » Quant aux gouvernements, « je ne pense pas qu’ils soient particulièrement intéressés non plus. »

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Lire aussi : La téléphonie 4 G augmente le niveau d’exposition électromagnétique

Source : https://reporterre.net/La-Nasa-sait-depuis-trente-ans-que

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3.
Que sont les ondes ou champs électromagnétiques (CEM) ? Récapitulatif des effets sanitaires – Document OMS (Organisation Mondiale de la Santé)

Que se passe-t-il en cas d’exposition à un champ électromagnétique ?

L’exposition aux champs électromagnétique n’a rien d’un phénomène nouveau. Cependant, au cours du vingtième siècle, l’exposition environnementale aux champs électromagnétiques générés par l’activité humaine a augmenté régulièrement, parallèlement à la demande d’énergie électrique et les progrès ininterrompus de la technique de même que l’évolution des moeurs ont conduit à la création de sources de plus en plus nombreuses. Chacun de nous est exposé à un ensemble complexe de champs électriques et magnétiques de faible intensité , tant à la maison que sur le lieu de travail, dont les sources vont de la production et du transport de l’électricité pour alimenter les appareils ménagers et les équipements industriels, aux télécommunications et aux émissions radiotélévisées.

Même en l’absence de tout champ électrique extérieur, notre corps est le siège de micro-courants dus aux réactions chimiques qui correspondent aux fonctions normales de l’organisme. Par exemple, certains signaux sont relayés par les nerfs sous la forme d’impulsions électriques. La plupart des réactions biochimiques qu’impliquent la digestion et de l’activité cérébrale par exemple, comportent une redistribution de particules chargées. Le coeur lui-même est le siège d’une activité électrique que votre médecin peut suivre sur l’électrocardiogramme.

https://www.who.int/peh-emf/about/e...

Les champs électriques de basse fréquence agissent sur l’organisme humain tout comme sur tout autre matériau constitué de particules chargées. En présence de matériaux conducteurs, les champs électriques agissent sur la distribution des charges électriques présentes à leur surface. Il provoquent la circulation de courants du corps jusqu’à la terre.

Les champs magnétiques de basse fréquence font également apparaître à l’intérieur du corps des courants électriques induits dont l’intensité dépend de l’intensité du champ magnétique extérieur. S’ils atteignent une intensité suffisante, ces courants peuvent stimuler les nerfs et les muscles ou affecter divers processus biologiques.

https://www.who.int/peh-emf/about/e...

Un champ électrique ou magnétique peut faire apparaître une différence de potentiel ou des courants dans le corps, mais même juste au-dessous d’une ligne à haute tension, les courants induits sont très faibles par rapport à l’intensité nécessaire pour produire une électrocution ou d’autres effets biologiques.

Le principal effet biologique des champs électromagnétiques de radiofréquence est de nature thermique. Cette propriété est mise à profit dans les fours à microondes qui permettent de réchauffer les aliments. Dans ce domaine de fréquence, l’intensité du champ électromagnétique auquel on peut être exposé est très inférieure à celle qui est nécessaire pour produire un effet calorifique important. C’est cet effet thermique des radiofréquences qui est pris en compte pour l’établissement de recommandations. On se pose également la question de savoir si, à la suite d’une exposition prolongée, des effets peuvent se produire en dessous du seuil d’apparition des effets thermiques. Jusqu’ici, aucun effet sanitaire indésirable résultant d’une exposition prolongée à des radiofréquences ou aux fréquences correspondant au transport d’energie électrique n’a été confirmé , mais la recherche se poursuit activement dans ce domaine.

Effets biologiques ou effets sanitaires ? Qu’est-ce qu’un danger pour la santé ?

Les effets biologiques sont la réponse mesurable de l’organisme à un stimulus ou à une modification de l’environnement. Ils ne sont d’ailleurs pas nécessairement nuisibles à la santé. Par exemple le fait d’écouter de la musique, de lire un livre , de manger une pomme ou de jouer au tennis produit divers effets biologiques, sans qu’aucune de ces activités soit censée nuire à la santé. L’organisme dispose de mécanismes très élaborés qui lui permettent de s’adapter aux influences aussi nombreuses que diverses auxquelles nous pouvons être soumis dans notre environnement. Notre vie est faite de changements perpétuels. Cela étant, il est bien entendu que notre organisme ne peut pas compenser intégralement tous les effets biologiques. Des changements irréversibles qui agressent l’organisme pendant de longues durées constituent un danger pour la santé.

Un effet sanitaire indésirable va affecter de manière visible la santé du sujet exposé ou de sa descendance, mais un effet biologique n’entraîne pas forcément un effet sanitaire indésirable. On ne conteste pas qu’au-delà d’une certaine intensité, les champs électromagnétiques soient susceptibles de déclencher certains effets biologiques. Des expériences sur des volontaires en bonne santé montrent qu’une exposition de brève durée aux niveaux d’intensité rencontrés dans l’environnement ou à la maison ne produit aucun effet nocif apparent. L’ exposition à des champs don’t l’intensité pourrait se révéler dangereuse est limitée par des recommandations ou des directives nationales ou internationales. La question qui fait actuellement débat est celle de savoir si une exposition faible mais prolongée est susceptible de susciter des réponses biologiques et de nuire au bien-être de la population.

https://www.who.int/peh-emf/about/e...

Une crainte générale d’effets sur la santé

Il suffit de jeter un coup d’oeil aux manchettes des journaux pour se rendre compte des diverses craintes qui se font jour dans le public. Depuis une décennie, ces craintes sont centrées sur de nombreux dispositifs générateurs de champs électromagnétiques tels que les lignes électriques, les fours à microondes, les écrans d’ordinateurs et de téléviseurs, les systèmes de sécurité, les radars et tout dernièrement , les téléphones portables et leurs stations relais.

Le projet international pour l’étude des champs électromagnétiques

Pour répondre à cette préoccupation croissante au sujet de la possibilité d’effets sanitaires imputables à l’exposition à des sources de champs électromagnétiques toujours plus nombreuses et plus diverses, l’Organisation mondiale de la Santé ( OMS) s’est lancée en 1996 dans un effort de recherche pluridisciplinaire de grande envergure , le Projet international pour l’étude des champs électromagnétiques ou International EMF Project. Ce projet vise à faire le point des connaissances actuelles et à mettre en commun les ressources dont disposent sur le sujet les grands organismes nationaux et internationaux ainsi que les institutions scientifiques.

Conclusions tirées de la recherche scientifique.

Au cours des 30 dernières années, environ 25.000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements non ionisants. Certains peuvent penser que cet effort de recherche est encore insuffisant, mais les connaissances scientifiques acquises dans ce domaine sont désormais plus complètes que celles que l’on possède sur la plupart des produits chimiques. S’appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique, l’OMS a conclu que les données actuelles ne confirment en aucun cas l’existence d’effets sanitaires résultant d’une exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité. Toutefois, notre connaissance des effets biologiques de ces champs comporte encore certaines lacunes et la recherche doit se poursuivre pour les combler.

Effets sur l’état de santé général

Certaines personnes qui se plaignent d’un ensemble diffus de symptômes les attribuent à une légère exposition aux champs électromagnétiques produits sur leur lieu de résidence. Il s’agit notamment d’anxiété, de céphalées, de tendances dépressives voire suicidaires, de fatigue et d’une réduction de la libido. Jusqu’à présent, les données scientifiques ne confirment pas l’existence d’un lien entre cette symptomatologie et l’exposition à des champs électromagnétiques. Elle peut, au moins en partie, être attribuée au bruit et à d’autres facteurs environnementaux ou encore à l’anxiété suscitée par les nouvelles technologies.

Effets sur l’issue de la grossesse

L’OMS et d’autres organismes ont procédé à une étude portant sur des sources nombreuses et variées de champs électromagnétiques présentes sur le lieu de résidence ou de travail : écrans d’ordinateurs, matelas d’eau , couvertures électriques, machines à souder à radiofréquence, matériel de diathermie , radars, etc. Il apparaît d’une façon générale que l’exposition aux champs le plus souvent présents dans l’environnement n’accroît pas le risque d’une quelconque issue sanitaire défavorable telle qu’avortement spontané, malformations ou maladies congénitales ou encore faible poids de naissance.

On a parfois fait état d’un lien entre une exposition supposée à un champ électromagnétique et certains problèmes de santé : c’est ainsi que l’on a constaté des cas de prématurité et de faible poids de naissance parmi les enfants de personnes travaillant dans l’industrie électronique , mais selon la communauté scientifique, ces cas ne sont pas forcément à mettre au compte d’une exposition à des champs électromagnétiques (contrairement à d’autres facteurs comme l’exposition à des solvants).

On observe quelquefois des cas d’irritation oculaire et de cataracte chez des travailleurs fortement exposés à des radiofréquences ou à des hyperfréquences, mais l’expérimentation animale ne confirme pas que ces lésions oculaires puissent se produire à des niveaux d’intensité qui ne comportent pas de risque thermique. D’ailleurs, on ne possède aucune preuve de tels effets aux niveaux d’exposition qui sont ceux de la population en général.

Champs électromagnétiques et cancer

Malgré de multiples études, les données relatives à d’éventuels effets soulèvent beaucoup de controverses. Cependant, il est clair que si les champs électromagnétiques ont un effet réel sur le cancer, alors l’accroissement correspondant du risque ne peut être qu’extrêmement faible. Les résultats obtenus jusqu’ici présentent de nombreuses incohérences, mais quoi qu’il en soit, aucune augmentation importante du risque n’a été mise en évidence chez l’adulte ou l’enfant quel que soit le type de cancer.

Selon quelques études épidémiologiques, il y aurait une légère augmentation du risque de leucémie chez l’enfant en cas d’exposition aux champs électromagnétiques de basse fréquence générés dans la maison. Toutefois, les scientifiques ne sont généralement pas d’avis que ces résultats indiquent l’existence d’une relation de cause à effet entre l’exposition à ces champs et la maladie (contrairement à certains artefacts de ces études ou à des effets sans rapport avec l’exposition aux champs en question ). Si l’on est parvenu à cette conclusion, c’est en partie du fait que l’expérimentation animale et les études en laboratoire ont été incapables de mettre en évidence le moindre effet reproductible à l’appui de l’hypothèse selon laquelle les champs électromagnétiques sont la cause ou agissent comme promoteurs de certains cancers. Les études de grande envergure, qui sont actuellement en cours dans plusieurs pays, pourraient apporter un élément de réponse à ces problèmes.

Hypersensibilité aux champs électromagnétiques et dépression.

Certains individus font état d’une ’hypersensibilité’ aux champs électriques ou magnétiques. Ils se demandent notamment si les douleurs, les algies, les migraines, la dépression, la léthargie, les insomnies, voire les convulsions et les crises d’épilepsie dont ils souffrent ne seraient pas dues à une exposition à des champs électromagnétiques.

Il n’y a guère de preuves scientifiques en faveur de l’hypothèse d’une hypersensibilité aux champs électromagnétique. De récentes études scandinaves montrent que les sujets humains ne réagissent pas de manière uniforme lorsqu’ils sont exposé à un champ électromagnétique dans des conditions convenablement contrôlées. Il n’ y a pas non plus de mécanisme biologique généralement accepté qui soit susceptible de rendre compte d’une telle hypersensibilité. La recherche dans ce domaine est difficile car bien d’autres réactions subjectives peuvent intervenir , indépendamment des effets directs du champ lui-même. Les travaux se poursuivent néanmoins.

Les grands axes actuels et futurs de la recherche

On fait actuellement un grand effort de recherche afin d’étudier la relation entre l’exposition aux champs électromagnétiques et le cancer. Des études se poursuivent en particulier -encore qu’à un rythme moins soutenu qu’à la fin des années 1990 - pour tenter de déterminer si les champs engendrés par les lignes électriques sont susceptibles d’avoir des effets cancérogènes, c’est-à-dire de causer des cancers.

Les effets sanitaires à long terme des téléphones portables suscitent également des recherches très actives. Jusqu’ici, aucun effet sanitaire indésirable imputable à une faible exposition à des radiofréquences n’a été mis en évidence. Toutefois, comme le public est préoccupé par la sécurité des téléphones portables, la recherche va s’efforcer de déterminer si des effets moins évidents ne pourraient pas malgré tout résulter de niveaux d’exposition très faibles.

Points à retenir :

  • Toutes sortes de facteurs environnementaux sont capables de produire des effets biologiques. ’ Effet biologique ’ n’est pas synonyme de ’ danger pour la santé’. Des recherches spéciales sont nécessaires pour identifier et évaluer les dangers qui menacent la santé.
  • A basse fréquence, les champs électriques et magnétiques extérieurs engendrent des courants de faible intensité qui circulent dans l’organisme. Dans l’environnement habituel, l’intensité de ces courants induits dans l’organisme est pratiquement toujours trop faible pour avoir des effets marqués.
  • Le principal effet des radiofréquences est un échauffement des tissus exposés.
  • Il est indubitable qu’une exposition de courte durée à des champs électromagnétiques très intenses peut être dangereuse pour la santé. Les craintes qui se manifestent dans le public concernent surtout les éventuels effets à long terme que pourrait avoir une exposition à des champs électromagnétiques d’intensité inférieure au seuil d’apparition de réactions biologiques aiguës.
  • Le Projet international pour l’étude des champs électromagnétiques a été lancé par l’OMS dans le but d’apporter une réponse objective et scientifiquement validée aux préoccupations du public à l’égard des dangers que pourrait comporter l’exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité.
  • Malgré de nombreuses recherches, rien n’indique pour l’instant que l’exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité soit dangereuse pour la santé humaine.
  • Au niveau international, la recherche porte principalement sur l’étude des liens qui pourraient exister entre certains cancers et les champs électromagnétiques produits par les lignes électriques ou les générateurs de radiofréquences.

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© 2019 - WHO – Source : https://www.who.int/peh-emf/about/WhatisEMF/fr/index1.html

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4.
Ondes électromagnétiques : quels effets sur le cerveau des enfants ?

Par Sciences et Avenir avec AFP le 08.07.2016 à 11h50, mis à jour le 08.07.2016 à 11h50 - Sciences et Avenir Santé Cerveau et psy

Même en l’absence de risques avérés, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande de limiter l’exposition des enfants aux téléphones portables et tablettes tactiles.https://www.sciencesetavenir.fr/ass...Photo. Enfant avec un téléphone portable © Serge Pouzet/SIPA

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés pourraient avoir des effets sur les fonctions cognitives - mémoire, attention, coordination - des enfants, indique vendredi 8 juillet 2016 un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles-mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Pas d’effets cancérogènes avérés

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que ’les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes. Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, ’il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants’, explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses. Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, ’il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif’, dit-il.

Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), ’l’effet observé pourrait être davantagé lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles mêmes’, explique le spécialiste. Certaines études semblent aussi associer ’un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée’, qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à ’un usage modéré’ des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres. ’Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense’, souligne Olivier Merckel. Cela est du à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

Contre l’interdiction des portables aux moins de 6 ans

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques. ’Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques’, explique Olivier Merckel. ’Ce ne sont pas de petits adultes’, insiste-t-il. Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes. Or, les très jeunes enfants - moins de six ans - sont aujourd’hui exposés très tôt - même in utero - à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi...).

D’où les recommandations de l’Anses d’appliquer à tous les dispositifs émetteurs d’ondes ’les mêmes obligations réglementaires’ que pour les téléphones. Principalement la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d’énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information. ’Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G’, confie l’expert de l’Anses.

L’agence sanitaire voudrait aussi que les conditions de ces mesures soient révisées pour être plus proches des conditions d’utilisation et que le niveau d’exposition générale aux ondes soit ’reconsidéré’ pour assurer des marges de sécurité plus importantes, en particulier pour les enfants. Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru. ’Il n’y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure’, affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est ’heureusement rare’, il préconise de ’retarder l’âge de la première utilisation’.

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Source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/ondes-electromagnetiques-quels-effets-sur-le-cerveau-des-enfants_103722

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5.
Effets des champs électromagnétiques sur la santé - 03 mai 2017 – Document ‘inrs.fr/risques’

Des effets avérés ou supposés

Les champs électromagnétiques peuvent avoir des conséquences sur la santé des salariés exposés. Leurs effets sur l’organisme peuvent être directs : échauffement des tissus biologiques, stimulation du système nerveux, troubles visuels… Ils peuvent être indirects, en provoquant des blessures ou en aggravant une situation de travail dangereuse : projection d’objets ferromagnétiques, déclenchement d’une explosion ou d’un incendie… Le point sur les effets connus et sur ce qui reste à démontrer.

Pour une très large gamme d’intensités, les champs électromagnétiques peuvent avoir des effets, directs ou indirects, sur la plupart des systèmes physiologiques. Ils peuvent également perturber le fonctionnement des dispositifs médicaux actifs implantés ou non comme les pacemakers ou les pompes à insuline. La survenue de tels effets à court terme est réduite par le respect des valeurs limites et des bonnes pratiques de prévention.

Les articles R. 4453-3 et R. 4453-4 Code du travail définissent des valeurs seuils en fonction des effets sur la santé.

Effets directs des champs statiques, électriques ou magnétiques

Les champs électriques statiques peuvent provoquer des réactions cutanées. En effet, ils induisent au niveau de la peau des personnes exposées une modification de la répartition des charges électriques. Cette modification est perceptible surtout au niveau des poils et des cheveux (seuil de perception : 10 kV/m, seuil de sensations désagréables : 25 kV/m).

Les champs magnétiques statiques peuvent être à l’origine :

  • d’une modification de l’électrocardiogramme (ECG) au-delà de 8 T ;
  • d’effets sensoriels (nausées, vertiges, goût métallique au-delà de 2 T).
    Ces effets peuvent survenir en cas d’exposition à un champ magnétique statique de très grande intensité et lorsqu’on se déplace dans le champ.

Effets directs dus aux courants induits

Ces effets sont fonction de la densité de courant induit dans l’organisme humain (produit du champ électrique interne et de la conductivité du corps humain). L’unité de cette densité de courant induit est l’ampère par mètre carré (A/m2).

Effets dus aux courants induits en fonction de leur densité

  • Inférieure à 10 mA/m2 : pas d’effet connu sur la santé
  • De 10 à 100 mA/m2 : effets visuels et nerveux, soudure des os
  • De 100 à 1 000 mA/m2 : stimulation des tissus excitables
  • Supérieure à 1 000 mA/m2 : fibrillation

Cancérogénicité

Sur la base de plusieurs études épidémiologiques mettant en évidence un risque accru de leucémie chez des enfants vivant à proximité de lignes à haute tension, le CIRC a classé les champs électromagnétiques très basses fréquences (inférieur à 100 kHz) comme « peut-être cancérogènes pour l’homme » (groupe 2B).

En 2011, le CIRC a également classé les champs électromagnétiques radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme » (groupe 2B). Ce classement a été établi suite à quelques études épidémiologiques, sur la base d’un risque accru de gliome (un type de cancer malin du cerveau) associé à l’utilisation de téléphone sans fil.

À ce jour, il n’a pas été possible d’établir un lien de causalité entre les expositions incriminées et l’apparition de leucémies lors d’exposition à des champs magnétiques de très basses fréquences..

De manière générale, les études sont, à ce jour, insuffisantes pour conclure définitivement sur le caractère cancérogène ou non des champs électromagnétiques de basses ou hautes fréquences.

Troubles visuels

Des personnes soumises à un champ magnétique variable (autour d’une fréquence de 20 Hz et au-dessus d’un seuil d’intensité de 2 à 3 mT) ressentent parfois des troubles visuels, caractérisés par la perception de taches lumineuses appelées magnétophosphènes. A la fréquence du réseau électrique 50 Hz, ces troubles peuvent apparaitre à partir d’une exposition de la tête à une induction magnétique externe de 4 à 6 mT (source Icnirp 2010).

Hyperthermie due aux champs haute fréquence

Lors de l’exposition à des champs hautes fréquences (supérieur à 100 kHz), l’énergie absorbée par les tissus biologiques peut entraîner une augmentation de la température du corps entier (hyperthermie) ou d’une région. Cependant, le corps humain est capable, jusqu’à un certain point, de lutter contre cet échauffement par la thermorégulation. Cet échauffement des tissus se caractérise par le débit d’absorption spécifique (DAS) exprimé en W/kg.

L’exposition accidentelle à de fortes puissances peut entraîner des brûlures superficielles ou profondes.

Effet auditif dû aux impulsions hautes fréquences

Certaines personnes peuvent percevoir un effet auditif, spécifiques aux ondes pulsées hautes fréquences (de 0,3 à 6,5 GHz). Cette sensation est souvent décrite comme un « clic ». Les radars sont les principales sources susceptibles de générer cet effet.

Hypersensibilité électromagnétique et symptômes non spécifiques

Quel que soit le type de champ électromagnétique, certaines personnes se plaignent de symptômes non spécifiques tels qu’asthénie physique ou musculaire voire douleurs musculaires, fatigue, pertes de mémoire ou apathie contrastant avec une irritabilité anormale, troubles du sommeil, maux de tête, vertiges, malaise… L’inquiétude vis-à-vis de ce risque peut elle-même induire des effets sans rapport avec le risque réel.

 

Pour ces symptômes, non spécifiques et réversibles, il est difficile de préciser le rôle de l’exposition aux champs électromagnétiques, qu’elle soit environnementale ou professionnelle.

 

« A l’heure actuelle, les études scientifiques ne permettent pas d’établir un lien entre les symptômes ressentis par les personnes hypersensibles et une exposition prolongée ou non à des intensités de champs électromagnétiques rencontrés dans notre environnement quotidien.
De la même façon, il n’a pas été prouvé que les personnes électro sensibles réagissent de manière plus précoce que les personnes non sensibles à la présence de champs électromagnétiques.

En revanche, il est admis que les personnes hypersensibles aux champs électromagnétiques sont en état de réelle souffrance et celle-ci doit être prise en compte lors de traitements principalement centrés sur la prise en charge sanitaire des symptômes dans un cadre pluridisciplinaire. Dans tous les cas, il est admis que cette prise en charge soit effectuée le plus tôt possible après apparition des premiers symptômes. »

Effets indirects

Les champs électromagnétiques peuvent être à l’origine d’effets indirects susceptibles de provoquer des dommages sur l’homme, d’être à l’origine d’un incident ou d’un accident, ou d’aggraver une situation de travail dangereuse.

Il peut s’agir :

  • du déclenchement d’une explosion ou d’un incendie du fait de l’apparition d’étincelles
  • d’un dysfonctionnement de systèmes comprenant des composants électroniques
  • de la projection d’objets ferromagnétiques en présence d’un champ statique puissant.
     

Les effets indirects spécifiques aux basses fréquences sont dus aux courants de contact qui apparaissent lorsqu’une personne touche un objet métallique isolé de la terre et se trouvant dans le champ. Les effets apparaissent à partir de certains seuils dépendant de leur fréquence.

L’ensemble des effets indirects de l’exposition aux champs électromagnétiques est précisément décrit dans le « Guide non contraignant de bonnes pratiques pour la mise en œuvre de la directive 2103/35/UE » vol 1.

Effets sur les implants médicaux

Les implants passifs (broches ,plaques, vis ou stent par exemple), lorsqu’ils contiennent des matériaux conducteurs, peuvent être parcourus par des courants induits à l’origine d’échauffement des tissus en contact avec l’implant. Sous l’effet de champs magnétiques statiques intenses, le risque est alors le déplacement de l’implant par attraction lorsque l’implant est ferromagnétique.

Les implants actifs (stimulateur cardiaque, défibrillateur, stimulateurs neurologiques, valves neurologiques) peuvent subir des dysfonctionnements électriques et/ou électroniques (déprogrammation, reprogrammation, arrêt, stimulation ou inhibition inappropriés).

Les dispositifs médicaux actifs portés près du corps (pompe à insuline,…) peuvent aussi être le siège de dysfonctionnements lors de leur exposition à des champs électriques ou magnétiques dont l’intensité est parfois inférieure aux limites d’exposition fixées pour le public.

Effets sur la grossesse

Pour ce qui concerne les enfants à naître, il apparaît de façon générale que l’exposition aux champs électromagnétiques aux niveaux les plus fréquemment rencontrés ne semble pas accroître le risque de mauvais développement du système nerveux ou d’hyperthermie.

 

En tout état de cause, la réglementation prévoit que lorsque, dans son emploi, la femme enceinte est exposée à des champs électromagnétiques, son exposition doit être maintenue à un niveau aussi faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre en tenant compte des recommandations de bonnes pratiques existantes, et dans tous les cas, à un niveau inférieur aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques.

Pour en savoir plus - Brochures INRS - Outil Logiciel à

Sommaire du dossier complet

INRS : Santé et sécurité au travail

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Source : http://www.inrs.fr/risques/champs-electromagnetiques/effets-sante.html

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6.
Téléphone mobile : les 6 bons comportements pour réduire son exposition aux ondes - Le Mercredi 29 novembre 2017 –Document officiel Ministère de la Transition écologique et solidaire - Photo. Crédits : Arnaud Bouissou / Terra

Le ministère de la Transition écologique et solidaire lance une campagne d’information « téléphone mobile et santé ». Que savons-vous des effets des radiofréquences sur la santé ? Quels sont les bons comportements à adopter avec un téléphone mobile pour réduire son exposition aux ondes ?

Téléphone mobile et santé

Bon ou mauvais pour la santé ? Il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique démontrant que l’usage des téléphones mobiles présente un risque pour la santé. Cependant, faute d’un recul suffisant, des interrogations subsistent sur d’éventuels effets à long terme des ondes radiofréquences, d’autant plus que certains consommateurs font de ces technologies un usage intensif et ce de plus en plus jeune.

Dans un contexte où plus de 90 % des adultes et des enfants n’utilisent pas de kit mains libres lors des appels et 75 % des mineurs équipés d’un mobile l’ont été avant 14 ans, cette campagne s’appuie sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) visant à réduire l’exposition aux radiofréquences.

Vidéo ’Téléphones mobiles et santé : les 6 bons comportements’ (à la source)

Une campagne pour sensibiliser et informer

Bon ou mauvais pour la santé ? Il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique démontrant que l’usage des téléphones mobiles présente un risque pour la santé. Cependant, des interrogations subsistent sur d’éventuels effets à long terme des ondes radiofréquences, d’autant plus que certains consommateurs font de ces technologies un usage intensif et ce de plus en plus jeune. À titre de précaution, voici 6 comportements à adopter pour réduire son exposition aux ondes émises par les téléphones mobiles :

- utiliser un kit mains-libres ou le haut-parleur ;
- éviter les conversations trop longues ;
- privilégier les messages texte pour communiquer ;
- éviter de maintenir le téléphone à l’oreille dans les transports ;
- privilégier les zones de bonne réception ;
- choisir un téléphone mobile ayant un DAS faible.

En réponse à la loi relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, cette campagne d’information « téléphone mobile et santé » vise à sensibiliser et à informer le grand public pour promouvoir un usage responsable et raisonné des téléphones mobiles. Elle a été élaborée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, avec le ministère des Solidarités et de la Santé, l’Anses et l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

Kit de communication :

[Affiche A3 web] Téléphone mobile. Adopter les 6 bons comportements (PDF - 233.78 Ko)

À titre de précaution, voici 6 bons comportements à adopter pour réduire son exposition aux ondes émises par les téléphones mobiles.

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À titre de précaution, voici 6 bons comportement à adopter pour réduire son exposition aux ondes émises par les téléphones mobiles.

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Que savons-vous des effets des radiofréquences sur la santé ? Quels sont les bons comportements à adopter avec un téléphone mobile pour réduire son exposition aux ondes ?

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Que savons-vous des effets des radiofréquences sur la santé ? Quels sont les bons comportements à adopter avec un téléphone mobile pour réduire son exposition aux ondes ?

Pour en savoir plus :

Le portail interministériel qui présente les effets sanitaires, les travaux du gouvernement, la législation en vigueur…

Le service d’assistance sur les champs électromagnétiques géré par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS)

Fiche ’Ondes électromagnétiques’

https://www.google.fr/url?sa=t&...

Ministère de la Transition écologique et solidaire : Accueil Actualités Presse Ministère Politiques publiques Mentions légales Contact

Résultat de recherche d’images pour ’Ministère de la Transition écologique et solidaire’

Source : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/telephone-mobile-bons-comportements

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7.
Que dit l’une des études les plus complètes sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé ? 05 février 2018 Par Gregory Rozieres– Publié par ‘huffingtonpost.fr’ Rubrique Science

Photo - Stefano Rellandini / Reuters

Smartphones, wifi et antennes sont-ils dangereux ? Une étude américaine a testé sur des années le rôle des ondes sur des souris.

Que dit l’étude la plus complète sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé

SCIENCE - Les ondes électromagnétiques émises par nos smartphones sont-elles dangereuses pour la santé ? Cette question fait débat depuis des années, mais aucune étude scientifique n’a réussi à prouver de façon claire que les radiofréquences pouvaient être dangereuses.

En 2016, une grande étude américaine, dirigée pendant 10 ans par le Programme national toxicologique américain (NTP) avait publié des résultats préliminaires montrant un lien entre ondes émises par les téléphones portables et certains cancers chez les rats.

Ce vendredi 2 février, le NTP vient de publier l’intégralité des deux études, qui ont coûté 25 millions de dollars. Pendant 10 ans, environ 3000 rongeurs (rats et souris) ont été soumis à divers tests. Les plus longs ont duré 2 ans (ce qui équivaut à 70 ans chez un humain).

Les résultats ont été vérifiés par plusieurs scientifiques au sein du NTP, mais devraient également, fin mars, être revus par la communauté scientifique, notamment de différentes agences et organismes de santé, précise le NPT dans un communiqué.

En attendant, les deux rapports ont été mis en ligne.

Une preuve partielle, des preuves ambiguës

Que nous apprennent ces deux documents ? Commençons par la mauvaise nouvelle, mais lisez la suite avant de jeter votre téléphone dans les toilettes. Il existerait ’quelques preuves d’une activité cancérigène des téléphones portables’.

Cette affirmation se base sur l’observation de ’schwannomes malins au niveau du coeur’ des rats mâles testés. Ce qu’affirmait déjà le rapport partiel publié en 2016. 5,5% des rongeurs exposés au plus haut niveau d’ondes ont en effet développé ce type de tumeurs. A l’inverse, le groupe de contrôle, sans onde, n’a pas été touché. Les deux groupes intermédiaires (90 rongeurs à chaque fois), exposés à des niveaux moins élevés, sont également concernés, mais dans une moindre mesure.

Ces éléments font dire au NPT que les ondes électromagnétiques pourraient avoir un impact sur le développement de ces tumeurs bien particulières. Mais uniquement chez les rats mâles. Et c’est une restriction importante. Car chez les rates, le lien n’existe plus. De même chez les souris, quel que soit leur sexe.

Autre enseignement de l’étude, en dehors des risques de cancers, les chercheurs ont remarqué que les rats, mâles et femelles semblent avoir plus de problèmes au coeur, ce qui en ferait ’un organe cible spécifique pour les radiofréquences des téléphones portables’. Mais encore une fois, rien sur les souris.

Des rats exposés étonnamment résistants

Et pour le reste du corps ? Les chercheurs américains ont également relevé des augmentations dans différents organes sur les rats et les souris, mais les différences avec le groupe de contrôle ne sont pas suffisamment significatives. C’est ce qui a décidé le NPT à classer ces preuves dans la catégorie ’ambiguës’, ’signifiant qu’il n’est pas clair que l’augmentation soit liée aux ondes électromagnétiques’.

En 2016, le pré-rapport évoquait également un lien entre radiofréquences et tumeurs cérébrales. Problème : encore une fois, les choses ne sont pas similaires chez les femelles ou les souris. De plus, l’écrasante majorité de ces cellules cancéreuses se sont développées alors que les rats étaient très âgés. Or, le groupe de contrôle des rats mâles... n’a pas vécu très longtemps.

A la fin de l’étude de deux ans, 50 à 68% des rats exposés aux ondes étaient encore en vie, contre seulement 28% de ceux du groupe de contrôle. Pourquoi ? A priori, les rongeurs à l’abri des ondes ont eu plus de problème de reins que les autres. Est-ce que les ondes auraient protégé de cette maladie ou est-ce le simple fait du hasard ? Impossible de savoir en l’état.

Même si ces résultats sont nuancés, ils peuvent faire froid dans le dos. Après tout, notre utilisation des téléphones portables, du wifi et des autres objets connectés nous expose en continu à des ondes électromagnétiques. Pour autant, il faut se garder de tirer des conclusions hâtives.

Des cobayes bombardés d’ondes puissantes...

D’abord, et logiquement, car les rongeurs ne sont pas des humains. Mais surtout car ’les niveaux et la durée de l’exposition aux radiofréquence sont bien plus importants que ce qu’expérimentent les gens même avec l’utilisation la plus intensive d’un téléphone’, explique dans un communiqué John Bucher, responsable des deux études pour le NPT.

Les rats et souris étudiés ont été soumis à un ’Débit d’absorption spécifique’ allant de 1,5 à 6 w/kg sur tout le corps. C’est le fameux DAS dont vous avez peut-être entendu parler, et qui permet de mesurer la puissance des ondes nous touchant.

En Europe, la limite fixée est de 2w/kg. Mais elle concerne une exposition locale, par exemple quand vous collez votre téléphone à l’oreille. En Europe, le DAS fixé par les autorités est de 0,08 W/kg pour le corps entier.

Il faut aussi rappeler que la puissance d’une onde électromagnétique diminue avec le carré de la distance. En clair, plus l’émetteur est éloigné de la cible, plus l’onde sera faible, comme le montre le graphique à la source

... et pendant longtemps

Autre spécificité de l’étude : les rongeurs ont reçu une exposition prolongée et très intense. Sept jours sur sept, pendant deux ans, rats et souris étaient exposés à des ondes électromagnétiques par vague de 10 minutes pendant 18 heures. Soit 9 heures par jour.

Logique : l’objectif du NTP était de savoir si les radiofréquences pouvaient être cancérigènes, dans l’absolu. Pas si notre exposition quotidienne est dangereuse.

Pour toutes ces raisons, John Bucher estime que ’ces résultats ne doivent pas être directement extrapolés à l’usage humain d’un téléphone portable’, même s’il note que ’les tumeurs qui nous avons vues dans les études sont similaires aux tumeurs rapportées dans d’autres études traitant d’utilisateurs intensifs de téléphones portables’.

Pour être clair, le chercheur explique ne pas avoir changé ses habitudes d’utilisation de son téléphone portable. ’Au mieux il pourrait y avoir un faible effet cancérigène... s’il y en a bien un’, a-t-il précisé à l’agence AP.

Toujours aucune preuve d’un impact sur l’homme

Otis Brawley, chef médical de la American Cancer Society et qui n’a pas participé à l’étude, a de son côté rappelé que ’les preuves d’une association entre téléphones portables et cancer sont faibles et que, jusqu’alors, nous n’avons pas vu de risque important chez les êtres humains’, rapporte le Washington Post.

En effet, les études ayant analysé l’impact sur l’homme n’ont pas été concluantes. Celle qui a fait le plus de bruit est Interphone, l’une des plus grandes études publiée sur le sujet. Si elle ne montrait aucun lien entre cancer et utilisation du téléphone portable en général, un risque accru pour les utilisateurs très important avait été noté.

Mais il avait ensuite été contesté à cause de biais et d’erreurs. Suite à cela, l’OMS avait classé les ondes électromagnétiques dans la catégorie ’possiblement cancérigène’, sans qu’aucune preuve ne puisse être démontrée.

A l’inverse, une récente étude australienne a analysé l’évolution du nombre de cancers du cerveau chez l’ensemble des Australiens. Depuis 1984, ce nombre est resté stable, alors que le nombre de téléphones portables a explosé (maintenant, 90% des habitants du pays ont un téléphone). Une autre étude menée au Danemark est arrivée à la même conclusion.

Si vous n’êtes pas rassurés pour autant, plutôt que de s’envelopper d’une couverture d’aluminium comme Chuck McGill dans la série ’Better Call Saul’, le plus simple reste d’utiliser un kit main libre et de choisir un smartphone avec un DAS faible. Dans le classement mis en ligne par Cnet, le téléphone le plus populaire et émettant le moins d’ondes a un DAS de seulement 0,26 w/kg.

Fichier:Le Huffington Post 2017.svg

Source : https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/05/que-dit-lune-des-etudes-les-plus-completes-sur-limpact-des-ondes-electromagnetiques-sur-la-sante_a_23353210/

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8.
Les ondes électromagnétiques : quels dangers avérés pour la santé ? 24 juillet 2018, 21:53 CEST Mis à jour le 26 juillet 2018, 00:02 CEST - Le téléphone portable représente-t-il un risque pour la santé des utilisateurs ? Jon Tyson/Unsplash – Document ‘theconversation.com’

Auteur : Rémy Slama- Directeur de recherche en épidémiologie environnementale, Inserm, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) - Déclaration d’intérêts : Rémy Slama ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire. – Partenaires :

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Alors que 79 % des Français interrogés déclarent utiliser un téléphone mobile tous les jours, quel est aujourd’hui l’état des connaissances concernant le risque potentiel représenté par leur utilisation ? Remy Slama répond à cette question dans son livre Le mal du dehors, L’influence de l’environnement sur la santé. Extrait.

Les champs électromagnétiques de très basse fréquence

Les champs électromagnétiques dont la fréquence est inférieure à celle de la lumière visible, contrairement aux rayons ultraviolets, X, gamma, alpha… n’ont pas l’énergie suffisante pour ioniser la matière. Cette gamme « non ionisante » du spectre électromagnétique inclut notamment, en allant vers les fréquences les plus élevées : les ondes radio AM, les ondes FM et télévisées, les micro-ondes (émises par les fours à micro-ondes et les téléphones portables), et les ondes infrarouges, juste en dessous de la fréquence du rayonnement de la lumière visible.

Considérons d’abord les fréquences les plus faibles. Les champs électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence sont générés par les lignes à haute tension servant à transporter l’électricité sur des longues distances. On parle de haute tension lorsque le courant dépasse les 50 000 volts, et on y a recours pour le transport d’électricité car à puissance égale, la perte d’énergie est plus faible quand la tension du courant est élevée. Les études épidémiologiques ont suggéré une association entre la proximité de ces lignes et le risque de développement de leucémies de l’enfant (OMS, 2007), sans qu’un mécanisme biologique qui pourrait expliquer un tel effet ait été identifié. Le CIRC a classifié les champs électromagnétiques comme un cancérigène humain possible (niveau « 2B »). Les méta-analyses réalisées à partir des études épidémiologiques ne sont en revanche pas en faveur d’une augmentation du risque d’autres cancers de l’enfant (tels que les cancers du cerveau) ou des cancers de l’adulte.

Micro-ondes et réchauffement

Si on continue à se promener le long du spectre électromagnétique, on arrive aux micro-ondes. Ce sont elles dont on se sert pour réchauffer les molécules d’eau dans les fours à micro-ondes, eau qui compose par ailleurs la majorité de notre cerveau. Or les téléphones portables en émettent également.

Une partie des émissions du téléphone est due au microprocesseur de l’appareil et a donc lieu même si celui-ci n’est pas en communication ou se trouve en mode « avion ». Les technologies Bluetooth et wifi émettent autour de 2,4 GHz, ce qui est aussi dans la gamme des micro-ondes. La puissance des émissions est généralement plus faible pour un appareil donné que celle des communications et donc, à durée égale d’utilisation, l’énergie transmise à l’organisme absorbant l’onde sera plus faible.

Le principal mécanisme connu par lequel les rayonnements ayant la fréquence de ceux des téléphones portables actuels interagissent avec l’organisme est un réchauffement. Les effets possibles d’un tel réchauffement – dont l’intensité est bien plus faible que si on se trouvait à l’intérieur d’un four à micro-ondes – ne sont pas clairs en l’état actuel des connaissances.

Hypersensibilité aux champs électromagnétiques

Des préoccupations concernant un nouveau trouble de santé, l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques (la terminologie en usage est celle d’intolérance idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques), ont émergé. Des études randomisées en aveugle, dites de provocation, auprès de personnes déclarant souffrir d’une telle hypersensibilité suggèrent que celle-ci n’est pas reliée à l’exposition aux champs électromagnétiques (Rubin et coll., 2011) – c’est-à-dire que, sans nier les symptômes déclarés par les personnes se déclarant hyper- sensibles, il n’y a pas d’élément fort montrant qu’elles ont des réactions physiologiques particulières en présence d’un champ électromagnétique.

En revanche, dans la gamme des radiofréquences, des études expérimentales chez l’animal indiquent des effets possibles des champs électromagnétiques sur le sommeil, la régulation thermique ou la prise alimentaire (Pelletier et coll., 2013 et 2014).

Gliomes et névromes : un niveau de preuve limité

Une préoccupation importante concerne le risque de cancer, et notamment de cancer du cerveau. Les cancers du cerveau les plus fréquents sont les gliomes malins, et ils sont considérés comme étant de développement rapide. Le CIRC indique que le niveau de preuve en faveur d’une augmentation du risque de gliome ou de névrome acoustique en lien avec l’utilisation de téléphone sans fil est limité. Postérieurement à ces conclusions, en 2018, le National Toxicology Program (NTP) américain a publié les résultats d’une longue étude dans laquelle des rats et des souris avaient été exposés à des champs électromagnétiques similaires à ceux émis par les téléphones portables actuels pendant leur vie entière, depuis la conception. Des augmentations du risque de certaines tumeurs du cerveau (les gliomes déjà pointés du doigt par le CIRC à partir notamment des études humaines) et de tumeurs cardiaques bénignes (dits schwanommes ou neurinomes) étaient observées en lien avec l’exposition, mais uniquement chez les animaux mâles et pas chez les femelles. Il n’y avait aucun élément en faveur d’une augmentation du risque d’autres types de tumeurs dans cette étude du NTP.

Comme pour les champs électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence, le CIRC a classifié les champs de la gamme des radiofréquences dans la catégorie 2B, « catégorie utilisée lorsqu’on considère crédible un lien de cause à effet, mais sans qu’on puisse éliminer avec une certitude raisonnable le hasard, un biais ou des facteurs de confusion ». Le niveau de preuve est considéré comme inadéquat pour les autres types de cancer que les gliomes.

Des précautions peu coûteuses, en attendant d’en savoir plus

L’utilisation de la téléphonie mobile était très rare avant les années 1990, et le type d’appareil et l’intensité d’utilisation ont beaucoup évolué depuis cette période. Pour les tumeurs cérébrales de développement lent comme le méningiome, davantage de recul temporel est donc nécessaire pour pouvoir mettre en évidence ou écarter un effet éventuel de l’exposition aux champs électromagnétiques dans la gamme des micro-ondes chez l’humain.

Dans l’attente de davantage de connaissances, des précautions ont été émises par les agences sanitaires. Celles de l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail française, sont notamment de limiter l’utilisation de téléphones par les enfants, de ne pas garder son téléphone sur soi ni dormir à côté, de téléphoner en utilisant un casque filaire permettant de ne pas coller le téléphone contre sa tête, ou encore de privilégier l’achat de téléphones affichant un faible niveau d’émission (ou DAS, pour débit d’absorption spécifique).

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The Conversation : des analyses de l’actualité par des universitaires

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Image associée

Source : https://theconversation.com/les-ondes-electromagnetiques-quels-dangers-averes-pour-la-sante-97350

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9.
Champs électromagnétiques et risque de cancers – 07 novembre 2018 - Document ‘cancer-environnement.fr’

Les champs électromagnétiques (CEM) suscitent des interrogations et inquiétudes relatives à leurs impacts sur la santé, qui se focalisent en particulier sur les lignes à haute tension et les antennes relais des téléphones mobiles.

Les sources d’exposition aux ondes électromagnétiques sont nombreuses, provenant de l’environnement immédiat (radio, téléphone portable…), industriel (équipement de soudage, fours, télécommunications, radars…) ou médical (examen d’imagerie médicale par résonance magnétique…). Les évolutions des technologies sans fil, très rapides, devraient se poursuivre dans les prochaines années, leur diffusion progressant aussi à grande vitesse. D’après l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en France (ARCEP), on comptait 61,9 millions de cartes sim (téléphones mobiles et accès internet nomade) en France au deuxième trimestre 2010, soit + 4,6 % sur un an.

L’électromagnétisme est une force de faible énergie qui résulte du couplage entre un champ électrique et un champ magnétique. Le terme de « champ » désigne la zone dans laquelle l’effet de cette force se fait sentir sans être visible, ni même perceptible, le plus souvent.

Lorsqu’un courant électrique circule dans un conducteur (cafetière, lampe de chevet), il génère la production d’un champ magnétique, et à une certaine distance de la source, lorsque le champ électromagnétique (CEM) est formé, il y a « couplage » des deux champs. Plus l’intensité électrique est élevée, plus le champ magnétique est important. L’intensité du CEM diminue rapidement lorsqu’on s’éloigne de la source (en fonction de l’inverse du carré de la distance ex : si on s’éloigne de 2 fois, l’intensité du champ diminue d’un facteur 4). L’intensité d’un CEM peut être fortement atténuée par d’éventuels dispositifs de protection (blindages…).

L’utilisation brève de la plupart des appareils électriques fait que l’exposition aux CEM est le plus souvent de courte durée mais certains dispositifs produisent toutefois constamment des CEM. C’est le cas notamment des lignes de transport d’électricité.

Pour visualiser le schéma du spectre électromagnétique : Cliquez ici


Sources de champs électromagnétiques et types de champs

  • Le spectre des ondes électromagnétiques est très étendu : des rayonnements ionisants (les plus énergétiques) aux ondes extrêmement basse fréquence.
  • Les radiofréquences (ondes émises entre autres par les téléphones mobiles et les antennes relais) et les champs extrêmement basses fréquences (lignes électriques, voies ferrées, etc.), les ondes les moins puissantes, font l’objet de nombreuses études et de controverses.

« Invisibles mais bien présents » dans notre environnement, certains champs magnétiques sont d’origine artificielle tandis que d’autres sont d’origine naturelle, le champ naturel variant beaucoup selon les conditions météorologiques et augmentant notablement par temps d’orage (INRS, 2008). Les plus fortes expositions de l’ensemble de la population sont toutefois celles des champs artificiels.

Le spectre des ondes électromagnétiques est extrêmement étendu. Mesurée en hertz (Hz), la fréquence des ondes correspond au nombre de leurs oscillations par seconde (voir schéma du spectre électomagnétique).

Le spectre des ondes électromagnétiques se décompose en rayons ionisants et non-ionisants. Les plus énergétiques sont les rayonnements ionisants (ex : rayons X et Gamma) ils interagissent avec la matière en produisant des ionisations et peuvent causer des lésions cellulaires plus ou moins importantes. Parmi les rayonnements non-ionisants les plus énergétiques figurent les rayons ultra-violets émis par le soleil, les lampes à bronzer. Viennent ensuite la lumière visible, les infra-rouges puis les radiofréquences, hyperfréquence et micro-ondes (radars, fours à micro-ondes, téléphones cellulaires), les basses et extrêmement basses fréquences et les champs statiques (0 Hz).

Radiofréquences (RF) et champs extrêmement basse fréquence (EBF) font l’objet de beaucoup d’attention aujourd’hui.
Les RF vont de 10 milliers de hertz (KHz) à 300 millions de hertz (GHz). Les antennes de radio, télévision, radar et de communication mobile, mais aussi les fours à micro-ondes (domestiques) sont les principales sources de RF.
Les EBF couvrent la partie inférieure des basses fréquences, de 0 à 10 kHz. Ces champs ont des sources nombreuses, présentes à l’intérieur (installations électriques, lampes, appareils ménagers, radioréveil, ordinateur) comme à l’extérieur (lignes électriques de transports, transformateurs et câbles souterrains électriques, voies ferrées, éclairage public). 


Effets biologiques des champs électromagnétiques

Les effets biologiques des champs électromagnétiques (CEM) vont de la stimulation de tissus excitables (système nerveux et muscles) pour les plus basses fréquences, à l’échauffement des tissus pour des fréquences plus élevées.

Les phénomènes biologiques engendrés par les CEM dépendent de l’interaction ondes/matière à la fréquence considérée.
Certains effets sont bien établis :

  • jusqu’à la fréquence de 100 kHz, les CEM induisent des courants pouvant entrainer la stimulation de tissus excitables (système nerveux et muscles),
  • au-dessus de 10 MHz, les CEM induisent dans les tissus un échauffement (effet thermique, par orientation des molécules d’eau),
  • entre 100 kHz et 10 MHz, les deux phénomènes coexistent.
    D’autres effets possibles des CEM font encore l’objet de débats scientifiques tels que la génotoxicité, le risque de cancers, des effets sur la multiplication cellulaire, des modifications de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, des perturbations enzymatiques et hormonales.


    Effets sanitaires des champs extrêmement basse fréquence 


  • Les CEM extrêmement basse fréquence (induits par les lignes électriques de transports, transformateurs électriques, voies ferrées, lampes, appareils ménagers, ordinateurs, etc.) ont été classés cancérogènes possibles pour l’homme par le CIRC (groupe 2B).
  • Les études montrent un lien statistiquement significatif entre les leucémies infantiles et une exposition résidentielle à des champs magnétiques supérieurs à 0,2 à 0,4 µT. Aucun effet biologique ne permet cependant à ce jour d’expliquer ce lien.

 

L’AFSSET, aujourd’hui dénommée ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié une mise à jour des connaissances sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques extrêmement basses fréquences. Ces champs sont typiquement ceux émis lors du transport et de l’utilisation de l’énergie électrique et notamment par les lignes à très haute tension.

Pour en savoir plus, voir le site de l’ANSES.

 

En 2002, le CIRC a classé les champs extrêmement basse fréquence, les CEM-EBF (50-60 Hz), cancérogènes possibles (groupe 2B), en raison d’observations épidémiologiques concordantes identifiant clairement l’association d’un plus grand nombre de cas de leucémies infantiles avec ces champs magnétiques dans l’environnement des enfants. Les mécanismes d’action biologiques et les liens de causalité n’ont cependant pas pu être mis en évidence jusqu’à maintenant.

Dans son rapport de mars 2010, l’Afsset (aujourd’hui Anses) fait un bilan des connaissances des expositions aux CEM-EBF et de leurs effets sanitaires. L’agence fait aussi le point sur l’exposition des populations, les valeurs limites, la réglementation et les préoccupations sociales suscitées par ces champs. La gamme de champs considérée va jusqu’à quelques milliers de hertz : on y trouve les champs magnétiques relatifs au transport et à la distribution d’électricité (différentes lignes de haute tension, d’évacuation de barrage hydraulique, d’alimentation de ville, réseaux de transport…), aux appareils électroménagers (autour de 50 Hz) et nombres de sources d’énergie électromagnétique présentes notamment en milieu de travail (écrans d’ordinateur, équipement de soudage, transformateurs, fours…).

L’Agence estime que si les sources d’exposition aux CEM-EBF sont connues, l’exposition qui en résulte est encore insuffisamment documentée, bien que des appareils permettent de quantifier l’exposition individuelle aux différentes sources dans les activités quotidiennes. Pour mesurer cette exposition, pour les fréquences inférieures à 100 kHz, on utilise l’induction de courant électrique (on mesure l’intensité du courant induit dans les tissus, en Ampères/m²). S’agissant des effets sanitaires, ceux à court terme sont connus et on sait s’en protéger en appliquant une valeur limite d’exposition (100µT pour 50Hz). Une réserve est cependant faite à propos de l’hypersensibilité pour laquelle les données actuelles ne permettent pas d’établir de relation de cause à effet.

Les connaissances épidémiologiques et biologiques des effets à long terme sont en revanche contrastées. Les études épidémiologiques font apparaître un lien entre les leucémies infantiles et les expositions à des CEM-EBF. L’association est « statistiquement significative pour une exposition résidentielle, moyennée sur 24 h, à des champs magnétiques dont les niveaux sont supérieurs à 0,2 ou à 0,4 µT, selon les études ». L’ignorance des mécanismes biologiques sous-tendant ce lien constitue « un défi à la compréhension des questions soulevées par les résultats des études épidémiologiques » (Afsset, 2010). Les cancers sont les seules pathologies pour lesquelles est établie une relation statistique avec ces CEM, hormis l’hypothèse, qu’on ne peut pas écarter, de leur implication dans les maladies d’Alzheimer et de sclérose latérale amyotrophique, rapportée dans une méta-analyse d’expositions professionnelles (Garcia, 2008).

S’agissant des valeurs limites d’exposition, l’Anses partage les conclusions qui ont conduit l’ICNIRP à confirmer les valeurs en cours, basées sur une exposition aigüe (pas de relation claire entre augmentation du risque d’apparition d’un effet biologique et niveaux croissants d’exposition).

 


Radiofréquences (RFID, téléphonie mobile) et cancer

En janvier et octobre 2009, l’Afsset a rendu publiques des expertises collectives qui actualisent l’état des connaissances biologiques et sanitaires de la RFID (identification par radiofréquence) et de l’ensemble des radiofréquences (RF). Le rapport Afsset sur les RF fait aussi le point sur l’exposition des populations, ses valeurs limites, la réglementation et les préoccupations sociales suscitées, et analyse les termes de la controverse publique.

Identification par radiofréquence (RFID)

Les résultats de l’expertise Afsset ne permettent pas d’établir l’existence d’un risque sanitaire lié à l’exposition aux CEM émis par des systèmes d’identification par radiofréquence (titres de transports en commun, traçabilité des marchandises, etc.), systèmes souvent abrégés en RFID.

La RFID utilise les ondes radio pour identifier à distance, sans contact, un « objet » (marchandise, animal, personne) portant une « étiquette » radio. Certaines applications sont déjà très répandues dans la vie courante : identification d’animaux, titres de transport en commun, traçabilité des marchandises. Quatre bandes de fréquences, correspondant à des applications spécifiques, sont utilisées par la RFID. Ces fréquences vont des basses fréquences (125 kHz) aux hyperfréquences (5,8 GHz). Les étiquettes radio comportent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux ondes radio émises par la borne de lecture. Dans la majorité des cas, seules les bornes émettent une radiofréquence, d’une puissance allant de 10 mW à 2 W, et les étiquettes sont des dispositifs passifs n’utilisant que l’énergie de l’onde radio émise par la borne.

Les résultats de l’expertise de l’Afsset ne permettent pas d’établir à ce jour l’existence d’un risque sanitaire lié à l’exposition aux CEM émis par des systèmes RFID. Toutefois, il est à noter que l’exposition professionnelle peut être plus importante que celle de la population générale.

Radiofréquences (RF) 

  • Les radiofréquences sont les champs induits principalement par les téléphones portables et les antennes relais.
  • Elles sont classées cancérogènes possibles (groupe 2B) pour l’homme pour le risque de gliome par le CIRC.
  • Les niveaux d’exposition aux radiofréquences sont tous inférieurs aux valeurs limites d’exposition réglementaires.
  • La question des effets des antennes-relais de téléphonie mobile sur les symptômes rapportés reste ouverte et nécessite des études approfondies avec des effectifs suffisants et des protocoles de qualité.


Dans le domaine des RF, la progression de l’usage de la téléphonie mobile, et le déploiement de nombreuses antennes relais pour couvrir l’ensemble du territoire ont suscité des inquiétudes et une controverse publique. Celle-ci a été nourrie en particulier par un débat scientifique sur l’existence d’éventuels effets non thermiques des RF sur les mécanismes cellulaires et d’éventuels effets sanitaires d’expositions environnementales à faible niveau. On considère que cette progression rapide de l’usage des téléphones portables impose de rechercher un éventuel impact de leurs rayonnements sur la santé, et notamment s’ils majorent ou non le risque de cancer de la tête et des autres organes proches de ces émetteurs (INCa, 2009). Ces téléphones communiquent sur des gammes de fréquence élevées, pénétrant jusqu’à un centimètre dans les tissus exposés.

En 2009, l’Afsset a produit un rapport d’expertise collective sur les radiofréquences. L’originalité de ce rapport réside dans la prise en compte de l’ensemble des RF supérieures à 400 MHz, et non pas seulement la téléphonie mobile (à l’exclusion des applications de RFID qui ont fait l’objet d’un rapport distinct). Ce rapport repose sur l’analyse d’un très grand nombre d’études publiées au cours des cinq dernières années.

S’agissant de l’exposition des populations, l’Afsset note que « le téléphone mobile reste très largement le principal mode d’exposition aux champs radiofréquences, en comparaison notamment à l’exposition générée par les antennes relais ». Les niveaux d’exposition aux RF sont « tous inférieurs aux valeurs limites d’exposition réglementaires et même souvent très en dessous de ces valeurs limites ».

Les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux RF. Les RF n’exercent ni effet perturbateur sur les grandes fonctions cellulaires, ni stress sur les cellules. Elles n’auraient pas non plus d’effet génotoxique à court ou à long terme, ou mutagène. Elles n’augmentent, ni ne diminuent l’incidence de cancers et n’affectent pas non plus le système nerveux ou le fonctionnement du système immunitaire. Des interrogations demeurent cependant pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide actuellement en faveur de cette hypothèse. Par ailleurs, la croissance de l’utilisation du téléphone mobile n’est pas corrélée aux tendances temporelles d’incidence ou de mortalité des tumeurs cérébrales.

En mai 2011, le CIRC a classé les RF comme cancérogènes possibles (groupe 2B) pour l’homme, sur la base d’un risque accru de gliome (monographie n°102). Il note aussi que des recherches complémentaires doivent être menées sur l’utilisation intensive à long terme du téléphone portable. L’absence de mesures individuelles des expositions et les difficultés méthodologiques des études disponibles plaident encore pour des conclusions prudentes.
Les conclusions et les recommandations émises par le CIRC rejoignent les avis et recommandations déjà émises par l’Anses dans son rapport de 2009.

S’agissant des antennes relais, aucune étude n’indique de façon probante l’existence d’une augmentation de l’incidence des cancers à proximité d’une antenne. Deux études indiquent une association entre certains troubles ressentis par les participants et leur exposition aux radiofréquences émises par les antennes-relais, mais leur interprétation est sujette à caution. Trois études ne montrent pas d’association entre les symptômes ressentis par les participants et leur exposition aux radiofréquences, et deux de ces études indiquent que certains symptômes ressentis sont significativement liés à la perception du risque ou à l’attribution des symptômes ressentis aux stations de base de téléphonie mobile (effet « nocebo »). La question des effets des antennes-relais de téléphonie mobile sur les symptômes rapportés reste ouverte et nécessite des études approfondies avec des effectifs suffisants et des protocoles de qualité.

Le développement de technologies utilisant des CEM de fréquences supérieures à 2 GHz (réseaux Wi-Fi et WiMAX) rend pertinent l’examen des études épidémiologiques réalisées sur des populations exposées à des champs utilisant de telles fréquences : un excès de lymphomes et de leucémies a été observé dans trois cohortes de militaires exposés à des radars dont la puissance délivrée est de plusieurs ordres de grandeur supérieure à celle des réseaux Wi-Fi et WiMAX. Ce résultat montre que l’on ne peut pas à ce jour écarter la possibilité d’une association entre l’exposition aux radars professionnels de plus de 2 GHz et le risque de lymphomes et de leucémies. Cependant il n’a pas été observé de relation dose-effet et aucun mécanisme d’action n’est identifié. Enfin, se pose la question de la transposition de ces résultats à des niveaux d’exposition de beaucoup plus faible puissance.

Le rapport d’expertise de l’Anses 2013 sur les radiofréquences a mis en évidence :

  • nombreuses études bien menées ne montraient pas d’effet des radiofréquences sur la santé.
  • Quelque unes montrent des effets biologiques (génotoxicité, effet physiologique sur le sommeil par exemple).
    Il n’est pour autant pas possible aujourd’hui d’établir un lien de causalité entre ces effets biologiques décrits et d’éventuels effets sanitaires qui en résulteraient.

A propos des effets cancérigènes, les données agrégées disponibles indiquent que

  • le risque de gliome n’est pas significativement modifié par l’utilisation des téléphones mobiles en population générale pour des durées d’observation de moins de 15 ans (Anses, 2013).
  • ces données ne permettent pas d’exclure avec certitude, pour les utilisateurs « intensifs », une augmentation d’incidence faible des gliomes (inférieure à 20 %) ou un risque qui se manifesterait pour des durées d’induction supérieures à 15 ans
    Des recherches complémentaires sont encore nécessaires pour mieux évaluer les risques potentiellement liés aux radiofréquences, notamment à long terme.

 
Note - mesure de l’exposition aux radiofréquences :

  • en champ éloigné de la source : on peut mesurer soit le champ magnétique soit le champ électrique. En pratique c’est la mesure du champ électrique qui est utilisée (exprimé en Volts/mètre).
  • en champ proche : il n’est pas possible d’utiliser la mesure du champ électrique et il faut recourir à la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS) qui représente la quantité d’énergie absorbée par les tissus (exprimée en watts par kilogramme (W/kg)). Cette mesure est délicate : elle fait appel à l’utilisation de mannequins dont les propriétés électromagnétiques reproduisent celles des tissus étudiés, et ne peut être effectuée que par des laboratoires spécialisés.
    Vous pouvez consulter la fiche Téléphone mobile et antennes relais : quelques repères sur les puissances pour plus d’information sur ce sujet.



Perception et comportements vis-à-vis des ondes électromagnétiques

La majorité des personnes interrogées se sentent bien informés sur les risques de la téléphonie mobile pour la santé ; elles sont en revanche peu nombreuses à avoir adopté des mesures de précaution dans l’utilisation de leur appareil.
Les ondes électromagnétiques font partie des risques émergents pour lesquels le Plan national santé environnement (PNSE) actuellement en vigueur, prévoit que l’information et la concertation soient organisées.
On constate ainsi que les inquiétudes relatives aux risques pour la santé qui seraient liés aux antennes-relais et à l’utilisation du téléphone portable se sont accrues entre 2007 et 2009. La majorité des personnes interrogées se sentent bien informés sur les risques de la téléphonie mobile pour la santé ; elles sont en revanche peu nombreuses à avoir adopté des gestes de précaution dans l’utilisation de leur appareil : 59% d’entre elles n’utilisent ainsi jamais d’oreillettes (INPES, 2009).

En France, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) recueille les mesures de champs électromagnétiques effectuées par les laboratoires accrédités à la demande de collectivités ou de riverains d’antennes relais (environ 2 500 mesures par an) et publie ces résultats sur un site Internet dédié (http://www.cartoradio.fr/). Les valeurs mesurées sont très inférieures aux valeurs limites réglementaires : 97% des mesures sont inférieures à 10% des valeurs limites d’exposition, et 80% des mesures sont inférieures à 2 V/m. Une étude récente à Besançon et à Lyon, utilisant des exposimètres portés pendant 24 heures par 377 personnes, a permis de mieux caractériser l’exposition de la population : 99% des mesures sont inférieures à 1 V/m (Viel, 2009).

 


Evolutions récentes

L’impact potentiel des radiofréquences sur la santé est l’un des thèmes prioritaires inscrits au programme de travail 2011 de l’Anses, qui a installé le 15 juin 2011 son comité de dialogue « Radiofréquences et santé »

Le PNSE2 dédie plusieurs actions aux ondes électromagnétiques. Son action 45 projette ainsi la mise en œuvre des engagements de la table ronde (d’avril-mai 2009) sur les ondes électromagnétiques : l’information et la concertation sur les champs EBF et RF. L’action 24 du Plan envisage d’améliorer les connaissances de l’hypersensibilité aux CEM (recherche) et la prise en charge des personnes qui en sont atteintes par l’information des professionnels de santé.

CEM-EBF

La plupart des recommandations formulées dans l’avis de l’Afsset en mars 2010, visent le progrès des connaissances de l’exposition des publics, des méthodes (appareils, protocole, laboratoires, indicateurs), et des effets biologiques et sanitaires. S’ajoute la nécessité de connaître la compatibilité électromagnétique avec des dispositifs médicaux implantables.

L’Agence incite à étudier tant l’exposition environnementale que professionnelle. Il s’agit, par exemple, de savoir mesurer l’exposition dans les lieux de vie et dans sa réalité (enregistreurs individuels portables), ou dans les établissements recevant des populations sensibles (femmes enceintes et enfants) situés à proximité des lignes de transport d’électricité à très haute tension.

Les travaux biologiques encouragés concernent en particulier la leucémie infantile et précisent des paramètres à étudier : cancérogénèse, génotoxicité, cytogénicité, éventuels effets co-cancérogènes… L’appui sur une puissance statistique suffisante est souligné tant en biologie qu’en épidémiologie.

Voir aussi le diaporama du Sénat [PPT] :

http://Effets sur la santé des cha...

http://Effets sur la santé des cha...

Effets sur la santé des champs électromagnétiques basse fréquencewww.senat.fr/opecst/audition_publique/presentation_aurengo_29012009.pps

http://Effets sur la santé des cha...

RFID

Radio-identification -

Illustration - Une puce de radio-identification EPC utilisée par Wal-Mart.

La radio-identification, le plus souvent désignée par le sigle RFID (de l’anglais radio frequency identification), est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » (« RFID tag » ou « RFID transponder » en anglais)1. Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collés ou incorporés dans des objets ou produits et même implantés dans des organismes vivants (animaux, corps humain2). Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l’émetteur-récepteur. Ces puces électroniques contiennent un identifiant et éventuellement des données complémentaires. Cette technologie d’identification peut être utilisée pour identifier :

  • les objets, comme avec un code-barres (on parle alors d’étiquette électronique) ;
  • les personnes, en étant intégrée dans les passeports, carte de transport, carte de paiement (on parle alors de carte sans contact) ;
  • les carnivores domestiques (chats, chiens et furets) dont l’identification RFID est obligatoire dans de nombreux pays, en étant implantée sous la peau. C’est également le cas de manière non obligatoire pour d’autres animaux de travail, de compagnie ou d’élevage de rente (on parle alors de puce sous-cutanée)…]

Dans son avis de 2009, l’Afsset recommande de poursuivre la veille scientifique en se focalisant notamment sur les fréquences intermédiaires qui ne sont pas déjà couvertes par la téléphonie mobile. Elle rappelle la nécessité que les fabricants ou intégrateurs de systèmes garantissent la sécurité, la santé et l’exposition des personnes (travailleurs et population générale). Enfin, elle préconise d’enrichir la normalisation de procédures d’expositions localisées et évaluables par des laboratoires de certification.

RF [Une onde radioélectrique, communément abrégée en onde radio, est une onde électromagnétique dont la fréquence est inférieure à 300 GHz, soit une longueur d’onde dans le vide supérieure à 1 millimètre].

L’Anses incite, comme les résultats des travaux des monographies du CIRC, à poursuivre les études sur les effets possibles à long terme, à en mener notamment sur la reproduction, le développement sur plusieurs générations d’animaux et sur la sensibilité des personnes voisines d’antennes-relais (études épidémiologiques). Un engagement est pris à évaluer les demandes de diminution de niveaux d’expositions dus aux antennes relais en dessous de 0,6 volts par mètre dans la mesure où cette valeur est scientifiquement injustifiée et que ces réductions peuvent aboutir à multiplier les antennes et à augmenter l’exposition de la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles.

L’impact potentiel des radiofréquences sur la santé est l’un des thèmes prioritaires inscrits au programme de travail 2011 de l’Anses, qui a installé le 15 juin 2011 son comité de dialogue « Radiofréquences et santé » avec pour Président Georges Mercadal, ancien Vice-Président de la Commission Nationale du Débat Public.

Sources rédactionnelles : Académies de Médecine, des Sciences et des Technologies, Afsset, CIRC, Direction générale de la santé, INCa, INPES, INRS, INSERM, Ministère de l’Ecologie, Ministère de la Santé, Supelec.

Auteur : Unité Cancer et Environnement - Relecture : Pr Jean-François Doré, Directeur de Recherche Emérite, INSERM UMR 590, Oncogenèse et Progression Tumorale, Centre Léon-Bérard, Lyon


Nos fiches sur ce thème

Pour aller plus loin -
Etudes et publications scientifiques

Mise à jour le 7 nov. 2018 -

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Cancer et environnement : Portail officiel d’information sur les risques ...

www.cancer-environnement.fr/

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10.

Santé : faut-il avoir peur des ondes électromagnétiques ? Par Cécile Thibert- Mis à jour le 19/11/2018 à 15:33 - Publié le 19/11/2018 à 15:06 – Document ‘lefigaro.fr’ – Photo

Téléphones portables, wifi, casques sans-fil... Nous utilisons au quotidien de plus en plus d’objets qui fonctionnent avec des ondes électromagnétiques. Que dit la science sur leurs impacts sanitaires ?

Téléphones portables, bornes wifi et objets connectés ont tous en commun d’envoyer et de recevoir des radiofréquences. Ces ondes électromagnétiques ne font pas de détour lorsqu’elles nous trouvent sur leur chemin. Nous sommes donc en permanence traversés par ces énergies invisibles. Un phénomène qui a suscité beaucoup d’inquiétude ces dernières décennies. En témoigne l’arrivée dans le commerce de dispositifs anti-ondes : bandeaux de grossesse, slips, bonnets pour bébé, patchs à coller sur les téléphones...

La crainte des ondes électromagnétiques est-elle fondée ? Faut-il chercher à s’en protéger ? Nous allons tenter d’y voir un peu plus clair.

Les ondes électromagnétiques peuvent-elles être dangereuses ?

Certaines ondes électromagnétiques sont loin d’être inoffensives. Mais leur dangerosité dépend de leur fréquence : plus elle est élevée, plus l’onde est riche en énergie et donc profondément absorbée par les tissus. Les ondes à haute fréquence, comme les rayons gamma (émis par des substances radioactives), ou les rayons X utilisés en radiologie sont donc très dangereuses pour les tissus biologiques. Les ultraviolets peuvent, eux, provoquer des cancers de la peau en altérant l’ADN des cellules. Mais la lumière visible, puis les infrarouges (les rayons que vous sentez en approchant vos mains d’un radiateur) sont déjà beaucoup plus inoffensives.

Et si l’on diminue la fréquence, on limite encore a priori les risques. C’est le domaine des radiofréquences, utilisées pour toutes les applications que l’on connaît : téléphones portables, boîtiers internet sans fil, etc. Cette fois, l’énergie associée à ces ondes n’est pas suffisante pour abîmer les tissus. En revanche, cette énergie est suffisante pour faire vibrer les molécules d’eau, ce qui provoque un échauffement des zones du corps exposées. C’est d’ailleurs le principe du four à micro-ondes.

Rappel - Illustration - Le spectre électromagnétique

Des normes drastiques

Les normes d’utilisation de nos objets du quotidien sont établies en fonction des effets thermiques des radiofréquences qu’ils émettent et reçoivent. Chaque objet se voit attribuer un seuil précis en dessous duquel la quantité d’énergie apportée par l’onde est négligeable et n’a pas d’effet thermique notable : c’est le DAS (débit d’absorption spécifique). Pour les travailleurs, les niveaux limites d’utilisation correspondent au DAS divisé par 10, alors que pour le grand public, on divise par 50. « En règle générale, on est à 1 à 5% du maximum autorisé, donc les normes nous protègent de façon très efficace », souligne Yves Le Dréan, biologiste à l’Institut de recherche en santé, environnement et travail (IRSET).

« En règle générale, on est à 1 à 5% du maximum autorisé, donc les normes nous protègent de façon très efficace » Yves Le Dréan, biologiste

« Si les ondes émises par les téléphones étaient très intenses, cela provoquerait des échauffements des tissus biologiques », abonde Sébastien Point, physicien et membre de la société française de radioprotection. « Mais comme elles sont très faibles, ce n’est pas le cas ». Si aucun accident n’a jamais été décrit pour des expositions inférieures aux normes, le risque existe au-delà et il concerne surtout des situations professionnelles. « Si un technicien intervient sur une antenne-relais, par exemple pour une tâche de maintenance, et que l’antenne est accidentellement remise en service pendant son intervention, il peut mourir brûlé », explique le physicien.

Se tenir très près d’une antenne-relais en fonctionnement peut donc être extrêmement dangereux. En revanche, les risques disparaissent dès que l’on s’éloigne de quelques mètres. Ce phénomène s’explique par une loi physique : « Pour tous les rayonnements, la puissance reçue diminue avec le carré de la distance, détaille Sébastien Point. Si vous vous tenez à 10 centimètres d’une antenne, vous allez être fortement exposé. Mais si vous vous éloignez de 10 mètres, l’exposition est divisée par un facteur 100 au carré, donc 10.000. Là, il n’y a aucun danger ».

Que sait-on de l’impact des ondes radios sur la santé ?

Ces vingt dernières années, plus de 3.000 études ont évalué l’impact des radiofréquences sur la santé. « L’intérêt des scientifiques pour cette question a démarré au début des années 1990 aux États-Unis, avec le développement de la téléphonie mobile », rappelle Sébastien Point. « Il y a eu un procès très médiatisé contre un constructeur de téléphones, accusé par un homme d’être à l’origine du cancer de son épouse. Cela a soudainement éveillé les consciences, alors que les populations étaient déjà exposées depuis des décennies aux antennes-relais de radiodiffusion et de télévision. »

« Les résultats des études in vivo et in vitro sont très rassurants, on sait que ce n’est pas un poison violent à court terme. » Yves Le Dréan, biologiste

Des études ont été menées en laboratoire - sur des cellules ou des animaux - mais aussi sur les populations. « Pratiquement toutes les études in vivo et in vitro avec de faibles niveaux d’exposition sont négatives », indique Yves Le Dréan. « Ces résultats sont très rassurants, on sait que ce n’est pas un poison violent à court terme. » Quelques études ont bien mis en évidence des effets biologiques, mais « ces résultats n’ont pas pu être reproduits », précise Sébastien Point.

En revanche, des doutes subsistent encore quant aux effets à long terme. « On manque de recul pour pouvoir affirmer avec certitude que cela ne peut pas induire de problèmes de santé au bout de plusieurs décennies d’exposition », note Yves Le Dréan. Plusieurs équipes se sont toutefois intéressées au lien entre les téléphones portables et les tumeurs cérébrales. La plus grande menée à ce jour (l’étude INTERPHONE, 2010) n’a pas montré d’augmentation du risque lié à une utilisation du téléphone portable excédant 10 ans. Par contre, un risque accru pour les utilisateurs intensifs a été mis en évidence. Mais selon les auteurs - une équipe du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) -, « les biais et les erreurs limitent la validité de ces conclusions et ne permettent pas une interprétation de causalité ».

En clair, les scientifiques ne savent pas à ce stade si le surrisque observé est dû au téléphone portable ou au hasard. Mais la balance penche plutôt en faveur de la seconde proposition : « Si tous les utilisateurs de téléphone portable avaient un risque supplémentaire d’avoir un cancer, cela se verrait sur les registres de cancer », souligne Yves Le Dréan. « Pour l’instant, ce n’est pas ce que l’on observe. »

 » Lire aussi - Pas de danger sanitaire avec les compteurs intelligents, selon l’Anses

Cornichons et radiofréquences classés « cancérogènes possibles »

D’autres études robustes ont également conclu à l’absence de risque (une étude danoise menée auprès de 3,2 millions de personnes et une étude britannique qui a suivi près de 800.000 femmes). Mais il n’y a, pour l’heure, pas de consensus au sein de la communauté scientifique, même si les études de bonne qualité sont très rassurantes. Mais la science n’est pas figée. Récemment, deux méta-analyses (étude d’études) ont conclu que l’utilisation du téléphone portable peut augmenter le risque de tumeur cérébrale sur le long terme. Le problème, c’est que ces études sont entachées par un grand nombre de biais. « Les seuls éléments de preuves viennent d’études de faible puissance statistique avec des échantillons pas forcément représentatifs de la population », ajoute Sébastien Point. « Nous n’avons pas la preuve que c’est cancérogène, mais nous ne pouvons pas affirmer pour autant que ça ne l’est pas. »

Sébastien Point, physicien.

Face à autant d’incertitudes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de classer les ondes radios comme « possiblement cancérogènes pour l’Homme » en 2011. « Cela signifie que nous n’avons pas la preuve que c’est cancérogène, mais nous ne pouvons pas affirmer pour autant que ça ne l’est pas », explique Sébastien Point. « Les agences sanitaires préfèrent dire qu’elles ne savent pas plutôt que de prendre des risques ». Pour rappel, les cornichons - et de manière générale tout légume conservé dans du vinaigre - et le métier de pompier sont, eux aussi, classés comme possiblement cancérogènes par l’OMS.

Outre le risque de cancer, un autre aspect a aussi été abondamment étudié ces dernières années : l’impact des radiofréquences sur la fertilité. Un sujet de préoccupation légitime puisque la plupart des gens rangent leur téléphone portable dans la poche de leur pantalon, tout près de leurs parties génitales. En 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a passé en revue les études. Sa conclusion ? « Au vu de l’ensemble des données disponibles à ce jour, le niveau de preuve est insuffisant pour conclure à un éventuel effet des radiofréquences sur la fertilité masculine et féminine ».

Pas de catastrophe sanitaire en vue

« Ni les études épidémiologiques, ni les études biologiques n’ont montré que les ondes de faible intensité avaient un effet délétère », souligne Sébastien Point qui, dans un article récemment publié dans la revue Science et pseudo-sciences , alertait sur l’inutilité des dispositifs anti-ondes. « La charge de la preuve appartient à ceux qui affirment le contraire. Cela fait plus de 20 ans que nous utilisons des téléphones portables, nous n’avons toujours pas vu de catastrophe sanitaire ».

Reste une inconnue : l’émergence, depuis plusieurs années, de cas de personnes souffrant de symptômes qu’elles attribuent à l’exposition aux ondes électromagnétiques. Ce phénomène appelé « hypersensibilité électromagnétique » a fait l’objet de nombreuses études, dont l’une publiée en mars 2018 par l’Anses. Tout en reconnaissant la réalité des douleurs et des souffrances vécues par les personnes dites électro hypersensibles, celle-ci concluait à l’absence de lien de cause à effet entre ces symptômes et l’exposition aux ondes électromagnétiques.

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Auteure : Cécile ThibertJournaliste - Sa biographie - Suivre - Ses derniers articles : Bébés OGM : des scientifiques demandent un moratoire - Les acouphènes ne sont pas une fatalité - Santé : un plan d’action pour mieux soigner l’endométriose

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11.
Les 5 effets néfastes du téléphone portable (smartphones) sur la santé – 1er février 2019 – Document ‘santemagazine.fr’ – Photo

Alors que leur utilisation ne cesse d’augmenter, les smartphones restent des appareils potentiellement dangereux.

Vous souvenez-vous du temps où les téléphones portables n’étaient pas encore scotchés à nos mains ? Cette époque semble surréaliste, tellement le confort de ces petits appareils nous est devenu indispensable. Et la tendance ne devrait pas faiblir dans les prochaines années : un tiers de la population mondiale devrait être équipée d’un smartphone d’ici l’année prochaine, selon les dernières estimations. Mais passer des heures chaque jour les yeux rivés sur un petit écran, les doigts collés au clavier, a forcément des conséquences sur notre santé.

Les yeux

Un usage excessif des téléphones portables et des écrans en général impacte le cristallin de l’œil et favorise la myopie. Plus grave encore : deux femmes britanniques âgées de 22 à 40 ans auraient souffert d’une cécité temporaire de quelques mois à cause de cette mauvaise habitude. Les deux vérifiaient constamment leur smartphone le soir dans leur lit avec un seul œil, l’autre étant couvert par l’oreiller, car elles étaient sur un côté. Cette différence de lumière a provoqué une asymétrie et la perte de la vision, rapporte le quotidien britannique The Independent. Pour éviter ce problème, assurez-vous de regarder l’écran avec les deux yeux.

Le sommeil

Un des effets qui a été démontré à plusieurs reprises est la conséquence néfaste de la lumière bleue sur le sommeil. Notre horloge biologique étant basée sur la lumière, l’exposition aux écrans le soir peut provoquer des insomnies ou des difficultés à l’endormissement. Pour vous assurer de bien dormir, éteignez les appareils électroniques environ une heure et demi avant d’aller vous coucher.

Le cerveau

C’est un débat qui secoue la communauté scientifique depuis des années. La nocivité des ondes électromagnétiques et plus particulièrement leur éventuel lien avec les cancers du cerveau a été analysée par plusieurs équipes de chercheurs. La dernière étude en date est celle du National Toxicology Program, un programme de recherche américain. Dans les résultats publiés fin mai, les scientifiques expliquent avoir observé une augmentation importante des cancers du cerveau et du cœur chez le rat ayant été exposé de façon intense aux ondes de différentes puissances.

Le cou

Ce problème concerne en particulier les adolescents. Rester courbé vers l’avant est très mauvais en période de pleine croissance et peut provoquer des douleurs cervicales associées à des tensions ou des contractures au niveau de la nuque. Les médecins qui ont remarqué une hausse de ce problème lié à une mauvaise posture l’ont baptisé ’text-neck’.

Les doigts

Les accros aux ‘textos’ s’en doutent peut-être : le mouvement des doigts sur le clavier du téléphone peut provoquer des tendinites, notamment au pouce. Tout comme dans le cas de la manette de jeu pour console, répéter toujours le même geste pendant des heures n’est pas bon pour nos doigts.

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Un téléphone portable pour mon enfant ?

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12.
Polémique autour de la dangerosité des écouteurs bluetooth – Par Emilie Cailleau Le 14 mars 2019 à 13h31 - Document ‘Top Santé’ - Photo © Getty images

Un journaliste américain relance le débat autour des risques potentiels pour la santé des technologies sans fil comme les écouteurs ‘bluetooth’. Il s’appuie sur une pétition signée par près de 250 scientifiques qui s’inquiètent de la dangerosité de l’exposition aux champs électromagnétiques.

Sommes-nous assez protégés contre les champs électromagnétiqueshttps://www.topsante.com/medecine/e...de nos écouteurs bluetooth ? Markham Heid, journaliste américain, relance la polémique dans un article paru sur le site medium. Il se base sur une pétition adressée aux Nations Unies et à l’OMS dans laquelle 247 scientifiques de 42 pays s’alarment des dangers pour la santé des utilisateurs liés aux champs électromagnétiques non ionisants.

Dans cette tribune, rédigée en 2015 et actualisée en 2019, les scientifiques font part de leur préoccupation autour de ’l’exposition omniprésente et croissante aux champs électromagnétiques générés par les appareils électriques et sans fil’. Les auteurs de la pétition avancent que les ondes électromagnétiques ’affectent les organismes vivants à des niveaux bien inférieurs à la plupart des directives internationales et nationales’. Ils mettent en garde contre ’un risque accru de cancer, un stress cellulaire, une augmentation des radicaux libres nocifs, des dommages génétiques, des changements structurels et fonctionnels du système reproducteur, des déficits d’apprentissage et de mémoire, des troubles neurologiques et des effets négatifs sur le bien-être général de l’homme’. Les scientifiques plaident pour la mise en place de mesure de protection et de prévention pour le grand public et notamment les enfants.

Débat relancé autour de la dangerosité des ondes

Les avertissements de ces scientifiques doivent-ils inciter à se méfier des appareils sans fil qui fonctionnent au bluetooth comme les écouteurs, comme le fait le journaliste américain Markham Heid ? Doit-on craindre un risque de cancer à écouter de la musique en bluetooth ? Le raccourci semble abusif à l’heure actuelle, en l’absence de consensus scientifique sur le sujet. Sur son site, l’Institut national de la santé et la sécurité au travail (INRS), confirme : ’Des effets sensoriels (tels que vertiges, nausées, troubles visuels) sans conséquence pour la santé peuvent être ressentis aux très basses fréquences’. De là à considérer des risques pour la santé comme ceux avancés par les auteurs de la pétition, il y a un pas. ’À ce jour, il n’y a pas de consensus scientifique concernant des effets à long terme dus à une exposition faible mais régulière’, précise encore l’INRS.

De son côté l’OMS abonde également dans ce sens en estimant qu’à ce jour les risques sanitaires ne sont pas démontrés dans la littérature scientifique. ’Au cours des 30 dernières années, environ 25 000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements non ionisants. (...) Les connaissances scientifiques acquises dans ce domaine sont désormais plus complètes que celles que l’on possède sur la plupart des produits chimiques. S’appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique, l’OMS a conclu que les données actuelles ne confirment en aucun cas l’existence d’effets sanitaires résultant d’une exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité’. L’organisation concède toutefois que les connaissances comportent encore ’certaines lacunes’ et que ’la recherche doit se poursuivre pour les combler’.

Une certitude : le débat autour des ondes électromagnétiques est loin d’être clos.

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Source : https://www.topsante.com/medecine/environnement-et-sante/ondes/polemique-autour-de-la-dangerosite-des-ecouteurs-bluetooth-631073

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13.
250 médecins alertent sur les « risques de cancer » générés par les ondes du Bluetooth et du Wifi Par Anaïs Col - Publié 13.03.2019 à 12h00 – Document ‘pourquoidocteur.fr’

250 médecins originaires de 40 pays différents ont co-signé une pétition à destination des Nations unies et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour alerter sur les dangers des appareils sans fil. Photo : scanrail /istock

Mots clés : écouteurs cancer mémoire stress

250 scientifiques s’inquiètent des ’risques de cancer’ générés par les appareils sans fil comme les téléphones portables, les antennes, les moniteurs pour bébés... Originaires de 40 pays différents, ces derniers ont co-signé une pétition à destination des Nations unies et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour alerter sur les dangers de ces gadgets du quotidien. Selon eux, le risque viendrait de la connexion en Bluetooth ou Wifi, qui émettrait des ondes électromagnétiques potentiellement nocives pour la santé des utilisateurs.

Les risques potentiels

’De nombreuses publications scientifiques récentes ont montré que les champs électromagnétiques non ionisants affectent les organismes vivants à des niveaux bien inférieurs que la plupart des directives internationales et nationales, écrivent les médecins. Les effets incluent un risque accru de cancer, un stress cellulaire, une augmentation des radicaux libres nocifs, des dommages génétiques, des changements structurels et fonctionnels du système reproducteur, des déficits dé l’apprentissage et de la mémoire, des troubles neurologiques et des effets négatifs sur le bien-être général de l’humain’.

Selon eux, ’les dommages vont bien au-delà de la race humaine, puisqu’il existe de plus en plus de preuves d’effets nocifs sur la vie tant végétale qu’animale’. Ces 250 scientifiques estiment que ’les agences de sécurité n’ont pas su imposer des lignes directrices suffisantes pour protéger le grand public, en particulier les enfants’ et accuse l’OMS de ’manquer à son rôle’ et de se ’dérober à son devoir’ en ’ne faisant rien’. 

Les écouteurs sans fil sont-ils vraiment nocifs pour la santé ? La science semble pédaler moins vite que la technologie puisqu’aucune étude n’a été menée sur l’Homme pour attester de ces dangers, mais faut-il pour autant négliger les résultats accablants de celles menées sur les animaux ? ’Étant donné que le Bluetooth a tendance à être de faible intensité, il pourrait ouvrir la barrière hémato-encéphalique, conçue pour empêcher le passage de grosses molécules dans le cerveau’, explique cependant au Daily Mail le Dr Moskowitz, professeur de santé à l’Université de Californie, à Berkeley. 

Information et formation

Les 250 scientifiques ont formulé plusieurs demandes pour protéger le grand public : que ’les enfants et les femmes enceintes soient davantage protégés, que les lignes directrices et les normes réglementaires soient renforcées et les fabricants encouragés à développer des technologies plus sûres’.

De même, ajoutent les auteurs de la pétition, que ’les services publics responsables de la production, du transport, de la distribution et de la surveillance de l’électricité maintiennent une qualité d’alimentation adéquate et un câblage électrique adéquat pour minimiser les courants nuisibles, que le public soit pleinement informé des risques potentiels pour la santé liés à l’énergie électromagnétique et enseigne les stratégies de réduction des méfaits, ou encore que les professionnels la santé soient informés des effets biologiques de l’énergie électromagnétique en recevant une formation sur le traitement des patients présentant une sensibilité électromagnétique’. 

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14.
Smartphone : 5 moyens de réduire son exposition aux ondes Par Marie-Céline Ray, journaliste (Lire la bio) - Futura-Sciences-17 févr. 2019

Devenu indispensable dans la vie de tous les jours, le smartphone est une source d’émissions d’ondes électromagnétiques non-négligeables. Mais comment profiter pleinement des nouvelles technologies en limitant son exposition aux ondes ?

Les effets des ondes électromagnétiques sur la santé sont controversés et suscitent souvent des inquiétudes chez les utilisateurs. L’agence Santé publique France donne des recommandations pour limiter son exposition aux ondes lorsque l’on téléphone. Voici cinq habitudes simples à adopter.

Préférez les SMS

Si vous n’avez pas besoin de parler à votre interlocuteur, préférez l’envoi d’un SMS (Short Message System). Cela évite de porter le téléphone à votre oreille et raccourcit la durée d’émission des ondes.

Utilisez la fonction haut-parleur ou un kit mains libres

En utilisant le haut-parleur, vous évitez de mettre votre téléphone portable contre votre oreille, près du cerveau. Puisque votre téléphone est plus éloigné de votre corps, vous êtes moins exposé. Vous pouvez aussi opter pour un kit mains libres, qui tiendra votre téléphone à distance. De la même façon, éloignez votre téléphone de votre tête juste après avoir composé un numéro, car les émissions sont fortes à ce moment-là.

Téléphonez dans des zones bien couvertes par le réseau

Si vous téléphonez dans un train, en voyage, votre téléphone cherche constamment le réseau, il se connecte successivement à plusieurs antennes-relais, ce qui augmente l’exposition aux radiofréquences. De la même façon, évitez de téléphoner dans des zones mal couvertes par le réseau, car le smartphone devra émettre plus d’ondes pour rester en ligne. Vérifiez le nombre de barres qui indiquent la qualité du réseau.

Choisissez un téléphone avec un DAS bas

Si vous achetez un nouveau téléphone, vérifiez son DAS (débit d’absorption spécifique) et choisissez un modèle avec un DAS bas. En France, le DAS doit être inférieur à 2 W/kg. Aux États-Unis, il doit être inférieur à 1,6 W/kg.

Prudence avec les enfants et avec certains dispositifs médicaux

Les enfants, en particulier les jeunes, dont le cerveau est en développement, doivent particulièrement être protégés, d’autant plus qu’ils risquent d’être exposés sur une longue période de leur vie. Sachez également qu’un téléphone portable peut perturber certains appareils médicaux électroniques comme les pacemakers, les pompes à insuline ; éloignez votre smartphone de ces dispositifs médicaux.

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15.
Rennes. Les ondes électromagnétiques répertoriées sur une carte - Olivier Berrezai. Publié le 07/03/2019 à 15h28 – Photo archives ouest-france -

La Ville de Rennes a souhaité actualiser la cartographie des niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques, liées à la téléphonie mobile. Cette nouvelle cartographie permettra de mieux informer le public.

La cartographie, réalisée en trois dimensions (au sol, en façade et sur les toits des bâtiments), est accessible à tous. La Ville de Rennes a mandaté la société Siradel, implantée à Saint-Grégoire, pour l’établir. Elle permet de connaître, sur l’espace public, les niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques émises par l’ensemble des antennes-relais de téléphonie mobile (tous les opérateurs, toutes les technologies 2G/3G/4G, toutes les bandes de fréquence).

Un véhicule circule dans les rues

« Cette opération implique des mesures des puissances reçues au niveau de la rue. Pour cela, un véhicule circule dans les rues de Rennes depuis novembre et jusqu’au 8 mars (2019) » , indique la mairie de Rennes. L’exposition induite dans les autres bandes de fréquences (la télévision, le Wi-Fi, la radio FM par exemple) est exclue du dispositif. De même, les niveaux d’exposition à l’intérieur des bâtiments et des réseaux enterrés (comme les habitations, les stations de métro, la gare…) ne sont pas mesurés.

Des mesures possibles à domicile

Tout citoyen peut faire une demande de mesure à l’intérieur de son domicile, sachant que les niveaux d’exposition à l’intérieur des bâtiments sont très inférieurs à ceux calculés à l’extérieur. La démarche rennaise, inscrite dans le plan local de santé de la Ville, va au-delà du cadre réglementaire. Dès 2002, Rennes a été la première ville française à signer une charte avec les opérateurs de téléphonie mobile. Puis une charte révisée a été signée en 2014. Une première cartographie a été établie en 2012, elle est consultable en ligne.

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 17/03/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS CEM Santé Mise à jour sur les effets des ondes ou champs électromagnétiques (CEM) sur la santé des êtres vivants.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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