ISIAS

"Quelques aspects des mouvements sociaux de rue dans le monde et de la pensée contemporaine chez certains intellectuels en France, et autres apports interreligieux, philosophiques et musicaux" par Jacques Hallard

mardi 2 avril 2019 par Hallard Jacques


ISIAS Sociologie Politique

Quelques aspects des mouvements sociaux de rue dans le monde et de la pensée contemporaine chez certains intellectuels en France, et autres apports interreligieux, philosophiques et musicaux

Des turbulences sociales contemporaines … aux cultures et musiques circumméditerranéennes, traditionnelles et pacificatrices

Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 27/03/2019

PLAN : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Pour Françoise Fressoz, « La démocratie, en danger, doit se réinventer - Pour contrer la montée des régimes populistes, il serait temps de « remolariser » la mondialisation et d’y inclure les peuples » (‘Le Monde’ et le Cercle des économistes :« 2019, la fin d’un monde ? », mardi 12 mars 2019). On assiste en de nombreux endroits à une intensification des situations conflictuelles et revendicatives, amenant confusion et chaos (voir ’Rapports de force, pouvoirs et contre-pouvoirs’ par Jacques Hallard samedi 2 juillet 2016).

De grandes tensions et des comportements belliqueux et violents se généralisent, alors que, dans le même temps, des penseurs tentent de mettre en garde gouvernants et citoyens, et de proposer des alternatives plausibles. Démocratie et citoyenneté sont, ici ou là, remises en débat. Considérant que ’La culture est la pierre angulaire d’une société démocratique’ Mise en perspective de Jacques Attali – Partie 3. Par Jacques Hallard, dimanche 21 août 2016, il est toujours possible, par exemple, de se référer à ces intellectuels francophones qui prennent la parole en ces temps incertains et chaotiques … et de (ré)écouter chants et musiques traditionnelles, profanes ou sacrées, qui sont toujours appréciées, par exemple pour « Penser les deux rives de la Méditerranée  »… alors qu’en de nombreux endroits, des mouvements publics divers s’organisent et se manifestent. Mais, de toute façon, de nombreux mouvements sociaux s’expriment dans les rues et les espaces publics dans plusieurs pays et pour des motifs divers, interpellant partout les modes de gouvernance et invitant les populations et les citoyens à s’impliquer dans des actions et des débats publics.

Une mobilisaton internationale en faveur du climat

La ‘Marche du Siècle’ pour le climat s’est généralisée à travers tous les continents, en partie sur l’initiative de jeunes personnes déterminées. Par exemple, le comportement de la jeune suédoise Greta Thunberg [voir Greta Thunberg, la jeune écolo suédoise devenue le visage de la COP24] a été déterminant dans le déclenchement de ces actions au niveau mondial, mais il a aussi fait l’objet de controverses sur son personnage et ses proches. Ces actions publiques confirment tout à fait le constat fait antérieurement : ’Faisons donc confiance à la jeunesse et encourageons-la à réparer ce qui est cassé, pollué, gaspillé’, par Jacques Hallard, mercredi 28 décembre 2016

Le mouvement pour le climat s’amplifie (Le Monde mardi 19 mars 2019) : selon Rémi Barroux et Audrey Garric, « Pour beaucoup de contestataires, il n’est plus temps de débattre, il faut désormais agir… loin de s’en tenir aux marchés, les militants du climat multiplient aussi les actes de désobéissance civile… » - « Ils l’avaient surnommée la ’ Marche du siècle ’, elle fut historique. Samedi 16 mars 2019, 350.000 personnes ont manifesté en France pour lutter contre le changement climatique, dont près de 100.000 à Paris selon les organisateurs – 36.000 selon la préfecture de police… »

Le phénomène social des « gilets jaunes »

De son côté, le mouvement dit des « gilets jaunes  » s’est aussi répandu dans de nombreux pays à partir de la France où il perdure depuis plusieurs mois ; il ne réunit plus actuellement que quelques dizaines de milliers de personnes chaque samedi depuis le mois de novembre 2018, parfois avec des violences extrêmes et d’importantes destructions matérielles, alors qu’à propos du Brexit en Grande Bretagne, une foule estimée à environ un million de manifestants se sont retrouvés pour la première fois ce 23 avril 2019 à Londres [voir Royaume-Uni : impressionnante manifestation des anti-Brexit à Londres].

Par ailleurs, un nombre incalculable de manifestants se réunissent et se renouvèlent depuis plusieurs semaines à travers la République algérienne démocratique et populaire, et particulièrement dans la capitale Alger, jusque-là, heureusement, dans une ambiance plutôt pacifique ; voir Manifestations de 2019 en Algérie — Wikipédia.

En France, les manifestations des gilets jaunes se sont traduites par des réactions de nature politique, sociale et économique, dont celles-ci :

Gilets jaunes : quelles sont les mesures du gouvernement ? Le Premier ministre Édouard Philippe a tenté de répondre à la colère en annonçant des mesures en faveur du pouvoir d’achat. Quitte à mettre en danger l’équilibre budgétaire. Source AFP. Modifié le 04/12/2018 à 15:39 - Publié le 04/12/2018 à 15:32 | Le Point.fr

Pouvoir d’achat : les premiers effets des mesures « gilets jaunes » sur l’opinion - Joël Cossard eaux Le 28/02/2019 à 17:13 - Mis à jour à 19:41 – « Près de deux « CSP- » sur dix (employés et ouvriers) estiment que leur pouvoir d’achat s’est accru depuis la mise en place de la prime d’activité et de la défiscalisation des primes de fin d’année, décidées en décembre dernier par Emmanuel Macron pour sortir de la crise des « gilets jaunes ». – « Selon Opinion ay, 17 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a augmenté du fait des mesures très ciblées prises par Emmanuel Macron pour sortir de la crise des « gilets jaunes … »

Tandis que de lourds impacts économiques dans les grandes villes françaises étaient estimés, le gouvernement devait prendre des mesures pour venir en aide aux opérateurs économiques, commerçants et artisans, victimes de destructions par certains manifestants violents, dénommés « casseurs » : voir Mouvement des « gilets jaunes » : accompagnement des entreprises impactées

’Gilets jaunes’ : Matignon annonce des mesures de fermeté et limoge le préfet de police - PAR AFP Mis à jour le 18/03/2019 à 17:42 Publié le 18/03/2019 à 17:40 – « Le Premier ministre Edouard Philippe a réagi lundi aux violences ayant émaillé les dernières manifestations des ’gilets jaunes’ en annonçant plusieurs mesures de fermeté, et en remplaçant le préfet de police de Paris… »

Mise en œuvre d’un ‘Grand Débat National’

Le ‘Grand débat national’ a été « l’une des réponses de l’exécutif à la colère des ’gilets jaunes’ : Emmanuel Macron a annoncé, le 27 novembre 2018, la mise en place d’une ’grande concertation de terrain’ durant trois mois pour permettre aux ’acteurs économiques, sociaux’ et aux ’territoires’ de construire des ’solutions’ et des ’méthodes d’accompagnement’ de la transition écologique. L’initiative du président de la République, depuis rebaptisée le ’grand débat national’, doit commencer le 15 janvier 2019. Il doit désormais porter sur quatre thèmes, détaillés par le Premier ministre Edouard Philippe : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté (dont l’immigration), l’organisation de l’État et des services publics. L’IVG, la peine de mort et le mariage pour tous ne seront en revanche ’pas sur la table’, a précisé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Gri veaux. Emmanuel Macron doit lancer ce ’grand débat national’ par une lettre adressée aux Français et un déplacement dans l’Eure. Des réunions d’initiatives locales sont ensuite prévues, avec un grand rôle joué par les maires, ’des stands mobiles’ mis à la disposition de ceux qui veulent participer à l’organisation, un site Internet, mais aussi des ’conférences citoyennes régionales’. Composée d’une centaine de Français tirés au sort dans chaque région, elles seront amenées à donner leur avis sur les remontées ’à la fin du processus du débat’. ’Nous [y] croyons’, a martelé Edouard Philippe une semaine avant le lancement. Cette grande consultation a cependant connu quelques problèmes au démarrage. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouant, devait piloter le débat, mais a finalement renoncé après une polémique sur sa rémunération. En coulisses, plusieurs ministres ont également fait part de leurs craintes sur cette initiative. ’En théorie, il faut six mois pour organiser ce genre de débat, a glissé un membre du gouvernement à France 2. On n’est pas prêts, c’est super risqué !’…

Voir à ce propos notre’Contribution au Grand Débat National 2019 sur la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté’ par Jacques Hallard, dimanche 10 mars 2019

Grand Débat national : la première synthèse faite par les Français eux-mêmes - 22/03/2019 06:00 CET | Actualisé 22/03/2019 06:00 CET - Make.org avec le HuffPost, LCI, France Bleu et Nice-Matin, ont lancé un débat dans lequel les Français votent sur les propositions des Français. Axel DauchezPrésident de Make.org - ’Avec ce débat, les Français ont déterminé eux-mêmes les consensus et les controverses sur lesquels notre démocratie représentative pourra se reconstruire de façon apaisée’. – « Le Grand Débat national vient de s’achever et la mobilisation citoyenne a été un impressionnant succès. Il a initié un processus positif de réconciliation nationale. Cependant, le plus dur reste à venir… »

Parmi les réclamations exprimées, on trouve le Référendum d’initiative citoyenne, à travers « une proposition de référendum d’initiative citoyenne relayée en 2018 par ‘giletsjaunes-coordination.fr’1,2. Le référendum d’initiative citoyenne (RIC), ou référendum d’initiative populaire (RIP), est le nom donné à une proposition de dispositif d’initiative populaire en France, dont l’instauration, proposée depuis plusieurs décennies par différents bords de l’échiquier politique, est la revendication principale du mouvement des Gilets jaunes depuis l’automne 2018. Le processus proposé est un dispositif de démocratie directe qui permet à des citoyens réunissant un nombre de signatures fixé par la loi de saisir la population par référendum sans que soit nécessaire l’accord du Parlement ou du président de la République… » - Voir aussi : Le RIC, de quoi s’agit-il ? « Le RIC (référendum d’initiative citoyenne) est au cœur des revendications des Gilets jaunes. Son objectif ? Faciliter la consultation du peuple, sans associer le Parlement en amont comme c’est le cas pour le référendum dit ’d’initiative partagée’ », ainsi que la note : Le RIC : des citoyens, non pas manipulés mais informés, décident. Par Sciences Citoyennes et Attac, mercredi 16 janvier 2019. Cette tribune co-signée par la commission démocratie d’Attac (Attac France - L’action citoyenne)https://www.google.fr/url?sa=t&...et l’association Sciences Citoyennes (Site web de l’association Sciences Citoyennes),https://www.google.fr/url?sa=t&...est également disponible sur le site de Mediapart.

Ce sujet a aussi été abordé dans un article rapportant les ’Contributions à la démocratie participative et à l’initiative citoyenne … avec Jo Spiegel et Raphaël Glucksmann’ par Jacques Hallard, mercredi 09 janvier 2019.

Pour The Conversation’ (25 mars 2019), Le grand débat national et la démocratie, (c’est) un jeu dangereux ; les auteurs développent les points suivants : « Des problèmes méthodologiques importants », « Une démocratie représentative jugée immorale », unn pas « Vers une démocratie illibérale ? » et « Des réponses ambiguës et contradictoires »…

Dans une chronique diffusée par ‘latribune.fr’, (26/03/2019), Olivier Damaisin, (député de Lot-et-Garonne, Délégué Général de l’Alliance Centriste et Référent Grand Débat national pour la région Nouvelle Aquitaine), estime à propos du Grand Débat National, qu’il faut Réinventer les territoires, le réveil nécessaire de la ruralité ! : « Alors que s’est clos la consultation des citoyens dans le cadre du Grand Débat national le 18 mars dernier, qu’en est-il de la question de la « fracture territoriale » ? - « Le débat semblait tranché, or le Baromètre des Territoires 2019 (Baromètre des Territoires 2019 - Institut Montaigne), publié tout récemment par Elabe [https://www.google.fr/url?sa=t&...Études, Conseil, Planning Stratégique] pour l’Institut Montaigne, montre que, plus qu’une fracture territoriale, les Français éprouvent un morcellement social. Les trois quarts d’entre eux s’estiment heureux, mais 60% sont également révoltés face à l’injustice et aux inégalités socio-économiques… » - Une référence possible : « Morcellement du social  » L’illusion d’un social, par François Sentis, mercredi 17 septembre 2003.

Sous le titre Grand débat, quand les jeunes s’en mêlent, Patrick Roger pour ‘Le Monde’ (25/03/2019) rapporte que « Soixante-dix jeunes de 18 à 25 ans ont planché sur les quatre thèmes du grand débat national à Aix-en-Provence. Certains ont rédigé une tribune appelant le gouvernement à ne pas laisser « tomber dans l’oubli » les propositions issues des discussions… » - Voir aussi Grand Débat National : Une conférence composée uniquement de jeunes, « on a montré qu’on est pas con, et qu’on est cultivé » selon Adrien Max - Journaliste web et presse écrite - 20 Minutes France (23/03/19).

Un autre évènement majeur, dans le cadre du Grand Débat National, a été l’expression de plusieurs dizaines d’intellectuels, invités à débattre par le Prédisent de la République : cela a fait l’objet d’environ huit heures d’enregistrements disponibles qui montrent la diversité et la vigueur des opinions, des critiques et des recommandations qui ont été formulées à cette occasion les 21-22 mars 2019.

A côté de ces contributions officielles des intellectuels français qui avaient répondu à l’invitation du Président français, et dont les accès sont donnés plus loin, nous avons retenu à la suite une sélection des participations récentes, émanant d’autres personnalités, dans le cadre des émissions régulières de radio par France Culture : ‘Talmudiques’ [https://www.franceculture.fr/emissi...[Talmudiques : podcast et réécoute sur France Culture]->https://www.franceculture.fr/emissi...] et ‘Questions d’Islam’ [Questions d’islam : podcast et réécoute sur France Culture].

Par ailleurs, dans un contexte difficile pour l’église catholique, apostolique et romaine, fragilisée par les affaires de pédophilie, nous avons noté des tentatives originales et fructueuses de relations interreligieuses positives en certains points du territoire, d’une part, et les contributions de philosophes et de ‘religieux du Livre’ (chrétiens, juifs et musulmans), d’autre part. Ces actions viennent à la rescousse des valeurs démocratiques et républicaines, typiquement françaises, en vue d’une pacification des esprits qui est tout à fait indispensable pour « vivre ensemble  » au plan social, à la fois dans les cadres culturels et cultuels en France. Voir à ce sujet Marcel Gauchet-Jérôme Fourquet : peut-on encore vivre ensemble en France ? Par Alexandre DevecchioPaul Sugy- Mis à jour le 22/03/2019 à 18:29. Figarovox/Grand entretien – « Depuis la Révolution française, la France n’avait jamais été aussi morcelée. C’est le terrible constat que dresse Jérôme Fourquet […directeur du département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’institut de sondages IFOP depuis 2011. Ses travaux portent notamment sur le Front national et, plus largement, sur les comportements et attitudes politiques en lien avec les religions, l’immigration ou les questions d’identité. Jérôme Fourquet est également expert en géographie électorale… »] dans « L’Archipel français -Naissance d’une nation multiple et divisée » - En se lançant dans ce monumental travail d’enquête qui fera date, le politologue avait en tête les thèses de l’historien et sociologue Marcel Gauchet […Directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre de recherches politiques Raymond Aron), il est rédacteur en chef de la revue Le Débat (Gallimard), l’une des principales revues…], sur la sortie de la religion et la « fracture sociale » [« une expression qui désigne généralement le fossé séparant une certaine tranche socialement intégrée de la population d’une autre composée d’exclus… »]. Pour ‘Le Figaro Magazine’, les deux penseurs se rencontrent pour la première fois… »Photo.

Pour compléter ce dossier, à usage didactique, nous avons introduit in fine une sélection de musiques traditionnelles [ayant à la fois un ancrage socio-culturel géographique, une transmission et une re-création], avec des vidéos provenant des cultures juives, chrétiennes et musulmanes qui se veulent aussi pacificatrices, par essence, et qui témoignent de la richesse de ces cultures méditerranéennes, [voir Festival des Cultures Méditerranéennes ], dans les pays allant du Maghreb au Proche-Orient .

Une cinquantaine de documents écrits et ou sonores ont été choisis sur les divers thèmes présentés ci-dessus : tout cela a été réparti dans six rubriques (notées de A à F) et sont introduits dans le sommaire ci-dessous.

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Sommaire

Rubrique A - La ‘marche du siècle’ pour le climat dans le monde et en France

1. Des étudiants du monde entier en grève pour demander une action contre le changement climatique Par Kathiann Kowalski, publié le 14 mars 2019 par Science News. Traduction Jacques Hallard.

2. Marche du siècle : Entre 145.000 et 350.000 manifestants pour le climat dans toute la France ParF.H. avec AFP -Environnement- Publié le 16/03/19 par ‘20minutes.fr’

3. Climat : 36 000 personnes défilent à Paris pour la ’Marche du siècle’ selon la police, 100 000 selon les participants - Par Valentine Pasquesoone Benoît Zagdoun Franceinfo France Télévisions - Mis à jour le 16/03/2019

4. Introduction à la ‘Marche pour le Climat’ en France selon Wikipédia

5. Article de Wikipédia sur Greta Thunberg - Photo de Greta Thunberg en août 2018.

6. Quelques vidéos sur les interventions de Greta Thunberg

7. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg 09 février 2019 / Chronique de Isabelle Attard

8. Comment l’égérie de l’écologie Greta Thunberg fait le jeu du capitalisme vert Par Emmanuel Aumonier - Publié le 18/03/2019

9. Selon Laurent Alexandre, « Greta Thunberg est instrumentalisée par des militants extrémistes » - Par Laurent Alexandre - Mis à jour le 19/03/2019

10. « Partout enfants et adolescents se lèvent pour réparer un monde mis en danger » 20 mars 2019, par Yonne Lautre

11. Note de Wikipédia sur ‘Mr Mondialisation’

Rubrique B - ADDENDA – Les mouvements de rue en Algérie

B1. Algérie : la mobilisation ne faiblit pas après un mois de contestation Par RFI Publié le 22-03-2019 - Lahouari Addi - Document RFI

B2. Soulèvement populaire en Algérie : Enrico Macias évoque son possible retour (vidéo) Par Ahmed Oul 23 mars 2019 à 15:50 – Document ‘observalgerie.com’

Rubrique C - La mode des gilets jaunes dans le monde et en France

12. Mouvement des Gilets jaunes dans le monde d’après Wikipédia

13. Le Mouvement des ‘Gilets jaunes’ en France daprès Wikipédia

14. Pour suivre toute l’actualité du Mouvement dit « des gilets jaunes »

15. Gilets jaunes : 200 millions d’euros de dégâts pour les commerces, 760 banques touchées

16. « Gilets jaunes » : La facture des dégradations s’élèverait à 200 millions d’euros - 21/03/19 à 03h59 -20 Minutes avec AFP

17. Bruno Le Maire évalue l’’impact significatif’ des gilets jaunes sur l’économie française Par Paul Louis le19/03/2019 – Document BFMTV

18. « Gilets jaunes » et black blocs relancent la bataille des Champs Elysées16 mars 2019 Par Mathilde Goanec, Christophe Gueugneau et Karl Laske – Document ‘mediapart.fr’

Rubrique D - Apports des intellectuels français dans le Grand Débat National

19. Le Grand débat national en France d’après Wikipédia

20. Site officiel du ‘Grand Débat National’ en France - Mars-avril 2019

21. Accès à tous les échanges du président Macron avec des intellectuels lors du Grand Débat National organisé par France Culture 18 mars 2019

Rubrique E - Des philosophes et des ‘religieux du Livre’ à la rescousse d’une pacification bien indispensable

Avant-propos - « Religions du Livre »

22. Quelques références d’actualités sur la pédophilie au sein de l’église catholique

23. Belfort - Religion - Création d’une nouvelle association interreligieuse dans l’Aire urbaine Par Adeline Divoux - Le 17/03/2019

24. Ris-Orangis : toutes les religions dans une seule rue - Mercredi 28 novembre 2018 à 16:50 Par Martine Bréson et Alice Kachaner, France Bleu Paris et France Bleu

25.Les ressources de la démocratie -20/01/2019 - Dominique Schnapper chez ‘Talmudiques’

26. L’héritage des sciences de l’homme -27/01/019 – Perinne Simon-Nahum chez Talmdiques

27. Le judaïsme et le Coran : quel rapport ? -03/02/2019 – Méir M. Bar-Asher chez Talmudiques 1/2

28. Les juifs dans le Coran -10/03/2019 - L’islamologue et érudit Meir Bar-Asher chez Talmudiques 2/2

29. Hommage à Abdelwahab Meddeb dans le cadre des émissions Questions d’islampar Ghaleb Bencheikh avec France Culture les dimanches de 7h05 à 8h – Vidéo 56 minutes 03/03/2019

30.La jeunesse musulmane dans la République avec Chiheb M’nasser avec France Culture – Enregistrement 1 heure -24/02/2019 -

31. Le citoyen, le chercheur et le croyant avec Haouès Seniguer chez France CultureVidéo 55 minutes - 17/02/2019

32. Cinq livres pour comprendre les nouveaux enjeux de l’islam en France ParAnne-Bénédicte Hoffner, le 13/05/2018 à 12h25 – Documents ‘La Croix’

Rubrique F - Les apports pacificateurs des musiques dans les cultures juives, chrétiennes et musulmanes

33. La musique adoucit les mœurs(proverbe) selon Wikipédia

34. Musiques Andalouses-Maghrébines et Juives, Chrétiennes, et Musulmanes du Proche-Orient

35. Orchestre Brihi de Fès dirigé par Haj Abdelkrim Raïs الحاج عبد الكريم الرايس

36. El Hadj Abdelkrim Rais & Orchestre Brihi - Al Oûchaq, Insiraf Btayhi - Hamed Triqui – Vidéo 17:32 ajoutée le 25 mars 2014

37. Andalussyat : Le Festival international des musiques andalouses - Les temps forts de la 15e édition - Publié par ALM - Date : décembre 03, 2018

38. Agadir : La musique andalouse à l’honneur By newstourisme - Newstourisme (Communiqué de presse) (Blog)- Novembre 12, 2018

39. Merveille d’Abdelkrim Rais - Qoudam Al-Ouchaq- 11 -الحاج#NEUNUNDDREIZIGعبد#NEUNUNDDREIZIGالكريم#NEUNUNDDREIZIGالريس-شذرات#NEUNUNDDREIZIGمن#NEUNUNDDREIZIGنوبة#NEUNUNDDREIZIGالعش#NEUNUNDDREIZIGاق - Yassine Benseddik – Vidéo ajoutée le 20 février 2018

40. Qui était Abdelkrim Raïs ? Article de Wikipédia

41. ’Khayna’ - The Mediterranean - Andalusian Orchestra Feat. Benjamin Bouzaglo Orchestre de Jérusalem Est et Ouest - תזמורתhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ירושליםhttps://www.youtube.com/channel/UCK...מזרחhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ומערבJerusalem Orchestra E&W - Vidéo ajoutée le 23 janvier 2012 -

42. Chaâbi algérois - Benjamin Bouzaglo - Vidéo ajoutée le 15 février 2017 - Mosaïque - Orchestre andalou d’Ashkelon sous la direction de Tom Cohen

43. El Gusto Amed Bernaoui et chikh el Yamine Sobhane allah ya latif Bercy 2O11 Vidéo ajoutée le 18 août 2012 - Ter Gui

44. ’Lamouni’ - The New Andalusian Orchestra Ashkelon Feat. Shimon Siboniתזמורתhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ירושליםhttps://www.youtube.com/channel/UCK...מזרחhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ומערבJerusalem Orchestra E&W - Accès à la vidéo 11:11 ajoutée le 13 avr. 2011 

45. Lamouni li Gharou minni - Inas Masalha et Emil Zrihanאינאס#FüNFUNDVIERZIGמסאלחה,ואמיל#FüNFUNDVIERZIGזריהן– Vidéo 11:11 ajoutée le 25 mars 2015 תזמורתhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ירושליםhttps://www.youtube.com/channel/UCK...מזרחhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ומערבJerusalem Orchestra E&W

46. Rabbi Haim Louk, Alfonso Cid & Tom Cohen - Ya Bent Bladi -يا#SECHSUNDVIERZIGبنت#SECHSUNDVIERZIGبلادي– Montreal - Accès à la vidéo ajoutée le 13 mai 2012  : Tom Cohen - Festival Sefarad - Montreal,

47. Sidi Habibi - Orchestre de Jérusalem Est et Ouestתזמורתhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ירושליםhttps://www.youtube.com/channel/UCK...מזרחhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ומערבJerusalem Orchestra E&W - Vidéo ajoutée le 5 février 2018

48. Firqat Alnoor - From Morocco with love - Firqat Alnoorפירקתhttps://www.youtube.com/channel/UCW...אלנוּרhttps://www.youtube.com/channel/UCW...فرقةhttps://www.youtube.com/channel/UCW...النور - Vidéo ajoutée le 15 novembre 2017

49. Chants sacrés et profanes – Juifs, Chrétiens, Musulmans – Document ‘advitam-records.com’ - 58’43 – 1èreparution en janvier 2004 - Livret en français et en anglais

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Dernière minute : le mouvements sociaux de rue en Grance Bretagne - Brexit : immense manifestation à Londres pour exiger un nouveau référendum - Publié le samedi 23 mars 2019 par ‘Le Monde’

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Rubrique A - La ‘marche du siècle’ pour le climat dans le monde et en France

1.
Des étudiants du monde entier en grève pour demander une action contre le changement climatique  : plus de 1.000 événements étaient prévus le 15 mars 2019 pour protester contre l’incapacité des gouvernements à réduire les émissions de gaz à effet de serre – Traduction de Jacques Hallard/ISIAS.

L’article d’origine de Kathiann Kowalski a été publié le 14 mars 2019 par Science News Climate, Science & Society soss le titre « Students worldwide are striking to demand action on climate change  » ; il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/students-worldwide-are-striking-demand-action-climate-change

students protesting in Lausanne

PASSER À L’ACTION - Ces étudiants de Lausanne, en Suisse, qui défilent le 2 février 2019, font partie des milliers de personnes qui ont protesté au cours des derniers mois contre l’échec des gouvernements pour prendre des mesures plus énergiques afin de faire face au changement climatique. Une grève mondiale était prévue pour le 15 mars 2019. DEGHILAGE GUSTAVE / FLICKR (CC BY-NC-ND 2.0)

Au cours des derniers mois, un nombre croissant d’étudiants dans le monde entier ont manqué les cours : non pas pour jouer, mais pour protester.

Le thème qui les anime est le même : le changement climatique de la Terre, comme en témoignent l’augmentation des incendies de forêt et des sécheresses à répétition, la montée des mers et des conditions météorologiques extrêmes. Selon des élèves et des étudiants, les gouvernements n’ont pas fait assez pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone, afin de limiter le réchauffement planétaire ni pour planifier des moyens de s’adapter aux effets du changement climatique.

Le 15 mars 2019, cette manifestation dirigée par des étudiants sera crescendo avec une grève coordonnée qui prévue dans le monde entier. Plus de 1.300 événements sont prévus dans 98 pays différents, allant de l’Argentine à la République de Vanuatu, selon une liste conservée par le groupe Fridays For Future (un mouvement étudiant engagé dans la protection du climat).

« Ces enfants parlent avec une clarté morale et une intensité poignante, que seuls les oreilles les plus blasées peuvent ne pas entendre », déclare Michael Mann, [« un climatologue et géophysicien américain, actuellement directeur du Earth System Science Center de l’Université d’État de Pennsylvanie1. Il a contribué à la compréhension scientifique du changement climatique en fonction de l’évolution de la température au cours du dernier millénaire et mis au point des techniques pour filtrer le bruit des données climatiques afin d’isoler des tendances significatives5. En 2012, l’Union européenne des géosciences a décrit ses publications comme « exceptionnelles pour un scientifique si jeune ». Mann est également cofondateur et contributeur au blog en climatologie RealClimate. Début 2019, il a été récompensé par le Tyler Prize for Environmental Achievement4…]. –

Michael Mann dit qu’il croit que le mouvement de grève dans les écoles « explique en partie pourquoi nous allons bientôt voir un tournant dans l’action contre le changement climatique aux États-Unis et dans le reste du monde ».

Ce qui motive Milou Albrecht, 14 ans, de Castlemaine, en Australie, qui est le chef de file des grèves dans son pays, c’est l’inquiétude face aux incendies de forêt. Quand elle était petite, un incendie s’approcha rapidement du pays de brousse où elle jouait chez un ami. La fumée emplissait l’air, se souvient-elle, et tout le monde a dû évacuer. ’Vous ne saviez pas quoi prendre, alors nous n’avons rien pris.’

Photo : en Australie, Milou Albrecht est l’une des jeunes chefs de file des grèves dans les écoles en Australie. Elle rencontre ici Bill Shorten, qui dirige actuellement le parti travailliste de son pays. Sally Ingleton - Milou se souvient avoir senti la terreur en attendant que le feu passe dans un bunker souterrain. Poussée par la crainte d’en savoir plus sur les feux de brousse, elle a appris que le changement climatique rend de tels feux de forêt plus fréquents en Australie et ailleurs.

La température moyenne de la planète a augmenté d’environ 1 degré Celsius depuis l’époque préindustrielle, selon un rapport publié en 2018 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies (SN : 12/22/18, p. 18). [Voir Half a degree stole the climate spotlight in 2018 - New data show limiting warming to 1.5 degrees Celsius, not 2 degrees, will make a difference. By Carolyn Gramling 8:36am, December 17, 2018 – Photo : le furie de la rivière Florance ; les changements climatiques ont intensifié les pluies de l’ouragan Florence, provoquant le débordement de la rivière Waccamaw en Caroline du Sud aux Etats-Unis].

Le réchauffement climatique induit par l’homme a déjà provoqué de multiples changements dans le climat de la Terre, a noté le GIEC dans son rapport, soulignant des vagues de chaleur plus importantes, des pluies plus abondantes ou de la neige en masse et, paradoxalement, un risque accru de sécheresses.

Si les émissions continuent au taux actuel, l’augmentation des températures moyennes mondiales atteindra 1,5° C entre 2030 et 2052, a annoncé le GIEC. Au-delà de ce point, les impacts seront encore plus graves.

Et plus les gens attendent depuis longtemps pour réduire les rejets de gaz à effet de serre, plus cela pourra être difficile. Selon une étude d’octobre 2017 publiée dans la revue ‘Environmental Science & Technology’, par exemple, plus les entreprises américaines du secteur de l’énergie et de l’automobile attendent longtemps, et plus les coûts d’une action réparatrice seront élevés.

De nombreux étudiants soutiennent que de telles données indiquent qu’il est temps d’agir. Read an all-ages version of this story onScience News for Students. (Lisez une version pour tous les âges de cet article dans ‘Science News for Students’).

C’est un mouvement mondial

De nombreux jeunes manifestants s’inspirent de Greta Thunberg, une adolescente suédoise de 16 ans atteinte du syndrome d’Asperger. Bien que cette forme légère d’autisme puisse laisser mal à l’aise les gens dans des situations sociales, Greta a commencé à manifester régulièrement devant le Parlement de Suède pendant l’été 2018. Ses protestations ont inspiré le mouvement Fridays for Future.

Greta a également encouragé les enfants à faire la grève dans d’autres pays et s’est entretenue avec des délégués à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNU) de 2018, qui s’est tenue en décembre à Katowice, en Pologne.

« Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout, et pourtant vous leur volez leur avenir devant leurs yeux », a déclaré Greta. Elle a encore le temps de limiter les pires impacts, mais seulement si les gouvernements agissent maintenant. « Jusqu’à ce que vous commenciez à vous concentrer sur ce qui doit être fait, plutôt que sur ce qui est politiquement possible », a-t-elle déclaré, « il n’y a pas d’espoir ».

Le message de Greta s’est propagé comme une traînée de poudre. Haven Coleman, 12 ans, originaire de Denver et chef de la formation des grèves dans les écoles américaines, a été inspirée par les changements qu’elle a observés dans son coin du monde. « Nous sommes touchés par les inondations et les incendies et nous sommes confrontés à une sécheresse depuis 19 ans », dit-elle. Le changement climatique rendra ces événements encore plus fréquents et aggravera la pollution atmosphérique, en particulier des incendies de forêt. Et cela le rend encore plus personnel pour Haven Coleman : elle souffre d’asthme, alors respirer de l’air sale lui pose déjà des problèmes.

Photo : aux ÉTATS-UNIS, même avant les grandes grèves prévues pour le 15 mars 2019, Haven Coleman était en grève tous les vendredis depuis le début de l’année. Ici, elle est emmitouflée pour tenir au froid, par un vendredi glacial en février. Nicole Coleman

En Ouganda, Vanessa Nakate note que les deux premiers mois de cette année ont déjà été exceptionnellement chauds et secs. Le 15 mars 2019, elle envisage donc de se joindre aux manifestations étudiantes dans la capitale, Kampala. Les étudiants ougandais vont aussi faire la grève à Jinja, une ville située au bord du lac Victoria, a-t-elle annoncé.

« Tous les âges sont les bienvenus pour les grèves climatiques », dit le joueur de 22 ans. « Être un adolescent ne vous empêche pas de frapper pour le climat ».

Les impacts du changement climatique sur la Terre vont frapper durement les pays en développement, comme le sien. Beaucoup de gens là-bas ont une électricité limitée, peu de services publics et de faibles revenus. Et les résidents sont plus susceptibles de travailler à l’extérieur, où ils sont soumis à une chaleur extrême ou à d’autres problèmes. Ces personnes ont également tendance à avoir moins d’argent pour payer les mesures d’adaptation, telles que l’achat et le fonctionnement d’un climatiseur.

« Le déni climatique, c’est comme le suicide », déclare Nakate au sujet des personnes qui affirment que le changement climatique ne se produit pas. « Nous ne pouvons pas nous laisser périr en regardant sans rien faire », dit-elle. ’Ne pas agir pour le climat, c’est comme s’enfermer dans une maison en feu.’
Changement exigeant

Si ce sont les adultes qui doivent agir, pourquoi les enfants manifestent-ils ? « C’est notre génération qui a le plus gros intérêt là-dedans », explique Scarlet Possnett, 15 ans, une adolescente du Suffolk, en Angleterre, qui organise le YouthStrike4Climate. Un premier grand pas consiste pour les gouvernements à reconnaître le changement climatique comme une crise, a-t-elle déclaré. Et beaucoup, apparemment, ne voient pas l’urgence, ajoute-t-elle.

Possnett note que 100 entreprises à travers le monde sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, citant des chiffres tirés d’un rapport publié en 2017 par CDP, un groupe britannique rassemblant des données sur la pollution. L’adolescent pense que ces grandes entreprises ne réduiront pas elles-mêmes leurs émissions. Pour les inciter à agir, a-t-elle déclaré, « il faut un changement de politique ».

EN BELGIQUE - Des étudiants ont défilé à Bruxelles, en Belgique, le 21 février.
greensefa / Flickr (CC BY-NC 2.0)
Une étude récente révèle que les politiques visant à encourager une plus grande dépendance vis-à-vis des énergies renouvelables ont permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans 18 pays industrialisés, dont la Suède, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Les études sur l’efficacité énergétique et les économies d’énergie ont également permis de réduire les émissions de ces pays et d’autres pays.

Mais, souligne l’étude, ces réductions jusqu’à présent « sont loin d’atteindre » les objectifs de l’Accord de Paris de 2015, dans lesquels la plupart des pays du monde se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à 2 degrés au-dessus des niveaux préindustriels. Pour ce faire, il faudra réduire les émissions d’environ 25% au cours des 10 prochaines années, Corinne Le Quéré de l’Université d’East Anglia en Angleterre et ses collègues ont rapporté dans Nature Climate Change le 25 février 2019. La clé de cela sera d’énormes progrès l’utilisation des combustibles fossiles », indique le rapport.
Faire face à la peur

Lilah Williamson explique que de nombreux jeunes ont du mal à se souvenir d’une époque où le changement climatique ne les menaçait pas. Et pour aller de l’avant, « nous ne connaîtrons pas une époque sans [son] destin imminent », déclare ce jeune homme de 14 ans de Burnaby, Canada. La région où elle vit a souffert de tempêtes qui ont déversé des pluies plus fortes que par le passé. Il y a eu également davantage de sécheresses et d’incendies de forêt. « Je ne peux tout simplement pas imaginer ce que ce sera dans le futur », dit-elle.

Susie Burke, psychologue à Castlemaine, en Australie, et la mère de Milou, soulignent de tels élèves. En imaginant comment le changement climatique les affectera laisse beaucoup d’enfants anxieux et empathiques envers ceux qui souffrent de ces événements graves, elle et ses collègues ont rapporté en mai 2018 dans Current Psychiatry Reports une étude sur les impacts psychologiques du changement climatique.

EN ANGLETERNE - Le 15 février, des milliers d’étudiants ont manifesté à Londres pour soutenir l’action en faveur du changement climatique.
APPEL SOCIALISTE / FLICKR (CC PAR 2.0)

Burke soutient les manifestations de sa fille. Les grèves à l’école sont une manière « centrée sur le problème » de faire face aux impacts du climat, dit-elle. « Vous essayez de faire quelque chose pour résoudre le problème qui vous cause du stress. » Les manifestations peuvent rassurer les enfants et les adolescents sur le fait qu’ils ne sont pas seuls : ’Vos préoccupations sont partagées par tout un groupe de personnes.’

Se renseigner sur le changement climatique et ses impacts peut sembler accablant, déclare Milou. Mais prendre part à des manifestations contre le climat a « donné le sentiment de pouvoir, d’être inspirant et même amusant.

Et, si l’on en croit la grève mondiale, il est essentiel que les gouvernements agissent contre le changement climatique pour la prochaine génération. Comme Greta l’a déclaré à la réunion des Nations Unies, ’nous n’avons plus d’excuses, et nous manquons de temps.’

[Voir également le diaporama publié par le journal ‘Le Monde’ : « Fridays for future » : la mobilisation autour du monde - LE MONDE | 15.03.2019 à 15h40. « Vendredi 15 mars 2019, étudiants, lycéens et collégiens se sont mobilisés dans plus de 2.000 villes du monde dans le cadre du mouvement « Fridays for Future »pour le climat, né dans le sillage de Greta Thunberg, jeune Suédoise de 16 ans devenue une des principales jeunes activistes de la lutte contre le réchauffement climatique. Démarrer la lecture ici ]

Citations

C. Le Quéré et al. Drivers of declining CO2 emissions in 18 developed economies. Nature Climate Change. Published online February 25, 2019. doi : 10.1038/s41558-019-0419-7.

United Nations. Katowice Climate Change Conference – December 2018. Katowice, Poland.

Intergovernmental Panel on Climate Change. IPCC special report on global warming of 1.5º C. Published online October 8, 2018.

S. Burke, A.V. Sanson and J. Van Hoorn. The psychological effects of climate change on children. Current Psychiatry Reports. Vol. 20, May 2018. doi : 10.1007/s11920-018-0896-9.

S. Supekar and S. Skleros. Analysis of costs and time frame for reducing CO2 emissions by 70% in the U.S. auto and energy sectors by 2050. Environmental Science & Technology. Vol. 51, October 3, 2017, p. 10932. doi : 10.1021/acs.est.7b01295.

CDP. The Carbon Majors Database : CDP Carbon Majors Report 2017. Published July 2017.

Further Reading - Lectures complémentaires

C. Gramling. Half a degree stole the climate spotlight in 2018. Science News. Vol. 194, December 22, 2018, p. 18.

C. Gramling. These weather events turned extreme thanks to human-driven climate changeScience News. Vol. 193, January 20, 2018, p. 6.

T. Sumner. 195 nations approve historic climate accordScience News. Vol. 189, January 9, 2016, p. 6.

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Fichier - ISIAS Climat Students worldwide are striking to demand action on climate change French version.1 – Jacques Hallard.

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2.
Marche du siècle : Entre 145.000 et 350.000 manifestants pour le climat dans toute la France Par F.H. avec AFP - Environnement - Publié le 16/03/19 à 20h26 — Mis à jour le 17/03/19 à 11h16 - Photo : Entre le chiffre de manifestants annoncé par le ministère de l’Intérieur et celui des organisateurs de la « Marche du siècle », on passe du simple à plus du double. Lewis Joly/SIPA

La « Marche du Siècle » a mobilisé en France entre 145.000 et 350.000 personnes, selon le chiffre du ministère de l’Intérieur ou celui des organisateurs, le 16 mars 2019.

La « Marche du siècle » a mobilisé entre 5 et 10 fois plus que les « gilets jaunes », ce samedi. Selon les organisateurs, « plus de 350.000 personnes dans 220 villes de France se sont rassemblées pour dénoncer l’inaction du gouvernement français face à la crise climatique et son cynisme vis-à-vis de la crise sociale ». Contre 145.000 manifestants pour le ministère de l’Intérieur. Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur annonçait 32.300 manifestants « gilets jaunes » mobilisés.

A Paris, cette « Marche du siècle » a rassemblé 45.000 personnes, selon un comptage indépendant pour un collectif de médias (dont 20 Minutes​) réalisé par le cabinet Occurrence. La préfecture de police a de son côté chiffré cette affluence à 36.000 manifestants à Paris et les organisateurs à 107.000. A Lyon, le cortège a réuni 18.000 personnes selon les autorités, 30.000 selon les organisateurs.

Parallèlement, une « marche des solidarités » contre les « violences policières » et un « racisme d’Etat » a réuni 4.900 personnes, selon le cabinet Occurence.

Dans le même temps se déroulait l’acte 18 de la mobilisation des « gilets jaunes », marqué par des violences et l’incendie parti d’une banque au rez-de-chaussée d’un immeuble près des Champs-Elysées.

Société : « Gilets jaune », climat, violences policières… EN DIRECT. 32.300 « gilets jaunes » et 230 interpellations en France

Planète : Inaction climatique, le combat judiciaire de quatre ONG contre l’Etat s’ouvre jeudi

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20 Minutes, information en continu, actualités, politique, sport… - © Copyright 20 Minutes -Source : https://www.20minutes.fr/societe/2474275-20190316-marche-siecle-entre-145000-350000-manifestants-climat-toute-france

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3.
Climat : 36 000 personnes défilent à Paris pour la ’Marche du siècle’ selon la police, 100 000 selon les participants - Par Valentine Pasquesoone Benoît Zagdoun Franceinfo France Télévisions - Mis à jour le 16/03/2019 | 23:12, publié le 16/03/2019 | 12:05 - Photo  : La marche pour le climat à Strasbourg (Bas-Rhin), le 16 mars 2019. (Frederick Florin / AFP)

Ce qu’il faut savoir  : des milliers de manifestants dans la rue dans toute la France, dont 36.000 à Paris selon la préfecture de police de Paris. Samedi 16 mars 2019, les participants à la ’Marche du siècle’ voulaient exiger ’des réponses à la hauteur de l’enjeu’ que représente le changement climatique et la perte de la biodiversité.

220 rassemblements ont eu lieu en France. A Paris, cette ’marche du siècle’ a rassemblé 45.000 personnes, selon un comptage indépendant pour un collectif de médias réalisé par le cabinet Occurrence. 

350.000 en France. En France, ’plus de 350.000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer l’inaction du gouvernement français face à la crise climatique et son cynisme vis-à-vis de la crise sociale’, ont affirmé les organisateurs dans un communiqué. Le point sur la mobilisation région par région.

’Jonction avec les gilets jaunes’. Des politiques de gauche, dont le député insoumis de la Somme François Ruffin, ont plaidé pour une ’jonction’ entre les manifestations pour l’environnement et celles des ’gilets jaunes’. ’Conjuguer social et écologie permet une alliance entre classes intermédiaires et populaires, rien ne se fait historiquement en France sans cette alliance : 1789, mai 68, 1981...’, a-t-il déclaré à l’AFP.

>>> Retrouvez ici l’intégralité de notre live #CLIMAT à la source : https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/direct-climat-marche-du-siecle-manifestation-paris-opera-republique-rechauffement-climatique_3236149.html

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4.
Introduction à la ‘Marche pour le Climat’ en France selon Wikipédia - Photo - Première Marche pour le Climat à Paris. 9 septembre 2018, place de l’Hôtel de ville.

La marche pour le Climat est un mouvement citoyen apartisan d’aspiration écologique dans différents pays occidentaux visant à lutter contre le réchauffement climatique. Elle est née à la suite de la démission de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire le 29 août 2018.

Initiées par de simples citoyens épaulés par des organisations non gouvernementales, plusieurs de ces Marches pour le Climat ont eu lieu en France, faisant l’objet de rassemblements d’une ampleur inédite pour un sujet écologique1. Ces marches ont parfois été coordonnées avec d’autres marches dans le monde.

Sommaire

  • 29 août 2018 : Démission de Nicolas Hulot, annoncée le matin sur l’antenne de France Inter2 « [Le réchauffement climatique] c’est le pire défi que l’humanité n’a jamais rencontré. [...] Je ne souhaite que personne, personne, ne récupère et ne fustige le gouvernement parce que, à l’observation, c’est l’ensemble de la société (et je peux m’y mettre également) qui porte la responsabilité. Mais, sur les sujets que je porte, on n’a pas la même grille de lecture. [...] Est-ce [qu’une] société structurée descend dans la rue pour défendre la biodiversité ? Est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité et de nos propres enfants3 ? »
    Le soir même, plusieurs réactions citoyennes font échos aux déclarations de Nicolas Hulot, dont : Marche pour le climat, initiée par Maxime Lelong4, Non monsieur Hulot vous n’êtes pas seul, de Mathieu Hestin5, Climat : accélérons la lutte, de Godefroy Troude6.
  • 3 septembre 2018 : Appel de 200 personnalités « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité », dans le journal Le Monde7. En deux jours, l’appel est partagé par 173 000 utilisateurs Facebook8.
  • 4 septembre 2018 : Appel de 100 personnalités « Libérons l’investissement vert ! », dans le journal Alternatives économiques demandant au gouvernement « de lancer d’urgence un grand programme d’investissement public en faveur de la transition écologique », signé par des députés (Delphine Batho, Yannick Jadot, Barbara Pompili, François Ruffin, Boris Vallaud, etc.), des économistes, des militants syndicaux et associatifs9.
  • 7 septembre 2018 : Appel de 700 scientifiques en appelant aux décideurs politiques (dans le journal français Libération qui y consacre sa Une et ses 8 premières pages)10
    Cet article concerne un événement récent ou en cours. Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources. La dernière modification de cette page a été faite le 21 mars 2019 à 16:12. - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_pour_le_Climat_(France)

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5.
Article de Wikipédia sur Greta Thunberg - Photo de Greta Thunberg en août 2018.

Greta Thunberg née le 3 janvier 2003 à Stockholm, est une militante suédoise pour le climat. Elle est connue pour ses manifestations régulières tenues devant la Riksdag à Stockholm en Suède sous le slogan Skolstrejk för klimatet (« grève scolaire pour le climat ») et pour avoir donné un discours à la conférence de Katowice de 2018 sur les changements climatiques de l’ONU.

Biographie

Sa mère est la chanteuse d’opéra Malena Ernman1 et son père, Svante Thunberg (sv), est acteur2. Elle a une sœur cadette2.

Un syndrome d’Asperger lui a été diagnostiqué3 à l’âge de onze ans2. À la suite d’une dépression nerveuse, elle dialogue avec ses parents au sujet de ses craintes sur l’environnement et la crise climatique. Elle leur montre différents articles et films sur le sujet, et au fil des années, elle les convainc. C’est ainsi qu’elle réalise qu’elle peut convaincre les autres4.

Devenue végane, elle a insisté pour que sa famille le devienne aussi — elle a réduit sa consommation de viande2 — et arrête de prendre l’avion5.

Militantisme

Article détaillé : Grève étudiante pour le climat.

Le 20 août 2018, Greta Thunberg est en neuvième année dans une école de Stockholm et elle décide de ne pas aller à l’école jusqu’aux élections générales du 9 septembre 20186. Son pays vient de faire face durant l’été à des vagues de chaleur et des incendies de forêt sans précédent. Elle exige que le gouvernement suédois réduise les émissions de carbone comme prévu par l’accord de Paris sur le changement climatique. Elle reste assise devant le parlement suédois chaque jour durant les heures d’école. Son slogan est « grève étudiante pour le climat »1. À la suite de l’élection, elle continue de manifester chaque vendredi. Sur Twitter, elle utilise les hashtags #Klimatstrejka, #ClimateStrike et #FridaysforFuture. Elle a participé à la manifestation Rise for Climate devant le Parlement européen à Bruxelles et à la déclaration organisée par Extinction Rebellion dans Londres7. Sa grève du vendredi a retenu l’attention du monde entier8,9. Les mêmes types de manifestations ont été organisées dans d’autres pays, y compris aux Pays-Bas, en Allemagne, en Finlande, au Danemark, au Luxembourg1011, en France, en Espagne12 et en Australie13. En Belgique, elle inspire la jeune Anuna de Wever qui lance une grève des jeunes en s’inspirant de son action.

En Australie, des milliers d’élèves ont été inspirés par Thunberg à faire la grève scolaire du vendredi, ignorant l’appel de leur Premier ministre Scott Morrison qui a déclaré au parlement que « ce que nous voulons, c’est l’apprentissage dans les écoles et moins de militantisme »14. En novembre et décembre 2018, plus de vingt mille étudiants avaient organisé des grèves dans au moins 270 villes de pays comme l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la Finlande, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse15,16,17.

Elle est en butte à des attaques de « trolls » sur Internet, ce qui pousse sa mère à publier un message sur Facebook pour la défendre. Elle explique en particulier que les actions de sa fille sont bien de son fait et qu’elle n’est pas manipulée. Ses déplacements se font avec la voiture électrique familiale18.

Greta Thunberg répond aux rumeurs de manipulation19 en expliquant que son action est purement individuelle et qu’elle aimerait ne pas avoir besoin d’agir puisque les informations scientifiques sont disponibles à tous et que les adultes et gouvernements peuvent se mobiliser20.

A la suite de la grève mondiale du quinze mars, elle s’exprime sur Facebook pour dire21 : l nous faut une nouvelle façon de penser. Le système politique que vous, les adultes, avez créé n’est que compétition. Vous trichez dès que vous pouvez car tout ce qui compte, c’est de gagner. Nous devons coopérer et partager ce qui reste des ressources de la planète d’une façon juste.

Prise de parole à la COP24

Le 4 décembre 2018, Thunberg s’adresse à la COP24, le sommet des Nations unies sur les changements climatiques15,22. Elle explique ainsi la gravité du problème : « Ce que nous espérons atteindre par cette conférence est de comprendre que nous sommes en face d’une menace existentielle. Ceci est la crise la plus grave que l’humanité ait jamais subie. Nous devons en prendre conscience tout d’abord et faire aussi vite que possible quelque chose pour arrêter les émissions et essayer de sauver ce que nous pouvons. »

Lors de la dernière journée officielle, le 14 décembre, elle déclare à la tribune de la COP2423 : « Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre. Et si les solutions au sein du système sont impossibles à trouver, nous devrions peut-être changer le système lui-même. »

Autres activités militantes

Le 24 novembre 2018, à la conférence TEDx Stockholm, elle s’exprime pour expliquer qu’elle ne comprend pas l’inaction des gouvernements et des citoyens en ce qui concerne la menace climatique alors même qu’ils affirment que ce problème est le plus important de tous24,25.

Elle se rend en train à Davos au Forum économique mondial en janvier 2019. Elle déclare qu’il est inimaginable que tant de personnalités qui s’entretiennent du climat soient venues en jet privé26 et qu’il est temps que les jeunes se mettent en colère et transforment cette colère en action27,28. Impliquée, elle est le vecteur du mouvement de grève scolaire en Europe et dans le monde pour protester contre l’inaction des États en matière de réchauffement climatique29,30.

Prix et récompenses

Greta Thunberg a été en mai 2018 l’une des lauréates du concours organisé par le Svenska Dagbladet proposant aux jeunes Suédois d’écrire un article sur le climat à l’intention des jeunes31. Elle y décrit sa peur du réchauffement climatique31. Thunberg est également l’une des trois nommés pour le prix Héros de l’environnement du WWF Suède32. Thunberg a été nommée par la compagnie d’électricité Telge Energi pour le prix Enfants pour le Climat, mais elle a refusé pour ne pas aller en avion à Stockholm33. En novembre 2018, elle a reçu la bourse d’études Fryshuset du jeune modèle de l’année34. En décembre 2018, Time Magazine l’a citée comme l’une des vingt-cinq adolescents les plus influents du monde35. En mars 2019, elle est proposée pour le prix Nobel de la Paix par trois députés norvégiens36.

Lire l’article complet avec références et annexe sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Thunberg

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6.
Quelques vidéos sur les interventions de Greta Thunberg

3:47 Le discours de Greta Thunberg à la COP 24 –Brut - YouTube - 17 déc. 2018

3:54 Le message de Greta Thunberg à Emmanuel Macron –Brut - YouTube - 18 févr. 2019

0:47 Greta Thunberg s’exprime devant les jeunes à Paris -Le Monde - 22 févr. 2019

8:36 Greta Thunberg : « Nous ne faisons que répéter ce que la science dit » -EURACTIV - 22 févr. 2019

1:41 Greta Thunberg, la jeune écolo suédoise devenue le visage de la ... -Le Monde - YouTube - 16 déc. 2018

Trois vidéos incontournables pour comprendre le phénomène Greta Thunberg Par Camille Dufétel @CamilleDufetel - Document diffusé par ID L’info durable #TousActeurs

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7.
Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg 09 février 2019 / Chronique de Isabelle Attard - Photo de Greta Thunberg

Notre chroniqueuse a vécu plusieurs années en Laponie suédoise et a présidé le groupe d’amitiés France-Suède à l’Assemblée nationale. C’est donc avec un regard attendri qu’elle s’est penchée sur l’histoire de la jeune militante écologiste... Isabelle Attard a été députée écologiste du Calvados. Elle se présente comme « écoanarchiste ». Photo de Isabelle Attard.

Depuis environ cinq mois, une jeune Suédoise de 16 ans, autiste Asperger, se retrouve sous les projecteurs médiatiques du monde entier. Elle fait la « grève de l’école » pour se faire entendre et son combat est juste. Il s’agit pour elle de passer un message aux milliardaires, aux décideurs politiques, que ce soit à la COP24 en Pologne ou dernièrement à Davos afin qu’ils respectent leurs engagements sur le climat. Son dernier discours a ému quasiment tous les militants écologistes de la planète :

Je ne veux pas que vous soyez désespérés, je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur qui m’habite chaque jour et que vous agissiez, comme s’il y avait le feu, parce que c’est le cas. […] Il y a encore une petite chance de stopper les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter des souffrances pour une grande partie de la population de la planète. »

Derrière ces moments forts, on trouve un petit génie suédois des « public-relations », Ingmar Rentzhog. L’envers du conte de fées est moins joli, mais plus intéressant.

Le journaliste d’investigation suédois Andreas Henriksson est, d’après mes recherches, le premier à avoir enquêté sur ce sujet et son article a été publié sur le blog de Rebecca Weidmo Uvell, le 11 décembre 2018.

Tout a été finement programmé pour transformer la jeune Suédoise en héroïne internationale - Photo - Greta Thunberg en grève devant le Parlement suédois.

La belle histoire de Greta Thunberg commence le 20 août 2018. Ingmar Rentzhog cofondateur de la start-up We Don’t Have Time (Nous n’avons pas le temps) croise Greta Thunberg devant le Parlement suédois et publie un post émouvant sur sa page Facebook. Nous sommes le 1er jour de la grève commencée par Greta. Le 24 août 2019, sort en librairie une autobiographie mêlant crise familiale et crise climatique, Scener ur hjärtat, corédigée par Malena Ernman la mère de Greta, Svante Thunberg son père, Beata, sa sœur, et Greta. Les parents artistes - chanteuse lyrique et acteur - sont très connus en Suède ; Greta, pas encore.

En fait Ingmar Rentzhog et la famille de Greta se connaissent déjà et ont participé ensemble à une conférence sur le climat le 4 mai 2018. Peu de place au hasard donc, dans la rencontre à Stockholm, sur le trottoir devant le Parlement entre Ingmar et Greta.

Tout a été finement programmé pour transformer la jeune Suédoise en héroïne internationale, et ce, dès le 1er article paru dans le quotidien le plus lu dans le pays, Aftonbladet, quelques heures seulement après le post Facebook de Rentzhog.

We Don’t Have Time, la start-up qu’il a cofondée en 2016, a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, qui influencera les hommes et femmes politiques et les chefs d’entreprise pour qu’ils agissent davantage contre le réchauffement climatique. C’est ce qui apparaît en tout cas dans leur plaquette web.

C’est la que ça se complique. Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve les membres de deux familles interconnectées : les Persson, enfants du milliardaire Sven Olof Persson, qui a fait fortune, entre autres, dans la vente de voitures (Bilbolaget Nord AB) et les Rentzhog. Les deux familles d’investisseurs, qui se sont rencontrées dans la région du Jämtland, n’ont aucun lien avec l’écologie, ce sont des spécialistes de la finance.

Sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation 

Photo - Ingmar Rentzhog, ou comment utiliser Greta Thunberg pour promouvoir la croissance verte.

En mai 2018, Ingmar Rentzhog est recruté comme président-directeur duthink tankGlobal Utmaning, faisant la promotion du développement durable et se déclarant politiquement indépendant. Sa fondatrice n’est autre que Kristina Persson, fille du milliardaire et ex-ministre social-démocrate chargée du développement stratégique et de la coopération nordique entre 2014 et 2016. Via l’analyse des tweets du think tank, on observe un engagement politique fort, à l’aube des élections européennes, envers une alliance qui irait des sociaux-démocrates à la droite suédoise. L’ennemi étant « les nationalismes » émergeant partout en Europe et dans le monde. Des idées qui ne déplairaient pas à notre cher président Macron.

Le 16 janvier 2019, Global Utmaning était fière d’annoncer sur les réseaux sociaux sa nouvelle collaboration avec Global Shapers, une communauté de jeunes dirigeants de 20 à 30 ans « dotés d’un grand potentiel pour jouer un rôle dans l’avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux ». Ce réseau a été créé de toutes pièces par le Forum économique mondial en 2011. Ses leaders entendent bien sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation. Tout un programme.

Je résume. Nous avons d’un côté une plateforme numérique en construction, ‘We Don’t Have Time’, qui a pris un réel essor il y a quelques mois grâce à Greta Thunberg, « jeune conseillère » de la fondation dirigeant cette plateforme. J’ai oublié de préciser au passage que les centaines de milliers d’adresses mail collectées par Rentzhog valent de l’or. Et de l’autre, nous avons une famille de milliardaires comptant une ex-ministre qui investit dans cette start-up, puis qui embauche Ingmar Rentzhog dans un think tank développant les thèmes de la croissance verte, de l’économie circulaire, bref, de greenwashing.

Ce greenwashing qui permet au capitalisme de perdurer. Greta Thunberg se retrouve à conseiller ceux qu’elle fustige. Comme disait l’auteur du Guépard, « si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change » (Guiseppe Tomasi Di Lampedusa).

Post-scriptum : Que les choses soient claires : le combat de cette adolescente et de tous les jeunes qui lui emboitent le pas, partout dans le monde, est sain et une formidable source d’espoir pour la prise de conscience écologiste. Par contre, je pense qu’il ne faut pas être dupe du rôle de certains adultes autour d’elle, spindoctor, mentor, spécialistes du greenwashing, de la croissance verte et du capitalisme. Pour lutter efficacement, ne pas être dupe est une nécessité.

Dans un post publié sur sa page Facebook le 2 février 2019 et traduit par Reporterre, Greta Thunberg a répondu à ses détracteurs.

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Lire aussi : La jeune militante du climat Greta Thunberg répond à ses détracteurs

Source : Isabelle Attard pour Reporterre - Photos :
. chapô : Greta Thunberg lors de la COP24 en Pologne, en décembre 2018. © Sadak Souici/Reporterre
. en grève : Aftonbladet
. Ingmar Rentzhog : Nordic Business

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Reporterre, le quotidien de l’écologie -Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre. https://reporterre.net/images/b_sou... Sur les mêmes thèmes : ClimatInternation – © 2014 Reporterre - tous droits reservés. Mentions légales - Source : https://reporterre.net/Le-capitalisme-vert-utilise-Greta-Thunberg

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8.
Comment l’égérie de l’écologie Greta Thunberg fait le jeu du capitalisme vert Par Emmanuel Aumonier - Publié le 18/03/2019 à 17:15 par Valeurs Actuelles – Chapô :

« Encore adolescente, la jeune Greta Thunberg est devenue en quelques mois la prêtresse de l’écologie et de la lutte contre le changement climatique. Un discours radical et des positions affirmées dont deux riches familles suédoises semblent tirer les bénéfices économiques. La stratégie, faire semblant de sauver la planète pour pouvoir continuer à faire du profit. Dans le rôle de l’idiote utile, la jeune Greta Thunberg. A 16 ans, elle est la figure de proue de la lutte contre le réchauffement climatique. Après avoir organisé des grèves pour le climat en Suède et en avoir inspiré d’autres dans le monde entier, la militante est aussi intervenue lors de la COP 24, le sommet des Nations Unies sur les changements climatiques. Cerise bio sur le gâteau sans gluten, elle vient même d’être proposée pour le prix Nobel de la Paix. La réussite est fulgurante. Greta Thunberg est déjà une icône influente de l’écologie. Pourtant si l’on gratte un peu la peinture verte, l’édifice est moins attrayant. C’est ce qu’a tenté de démontrer la députée écologiste du Calvados Isabelle Attard au site internet Reporterre.net ».

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9.
Selon Laurent Alexandre, « Greta Thunberg est instrumentalisée par des militants extrémistes » - Par Laurent Alexandre - Mis à jour le 19/03/2019 à 11:23 Photo - WOLFGANG RATTAY/REUTERS - FIGAROVOX/TRIBUNE –

L’adolescente suédoise, égérie de la lutte contre le réchauffement climatique, sert de caution à des militants qui veulent imposer des mesures fantaisistes, assure Laurent Alexandre. En promouvant les énergies renouvelables, Greta Thunberg fait aussi le jeu d’intérêts économiques pour qui la préservation du climat importe peu, ajoute le médecin.

Laurent Alexandre est chirurgien-urologue, diplômé de Sciences Po, HEC et l’ENA, et cofondateur du site Web Doctissimo. Il est l’auteur de plusieurs essais. Son dernier ouvrage, qui vient de paraître, est L’IA va-t-elle aussi tuer la démocratie ? Co-écrit avec Jean-François Copé (JC Lattès, 2019).

Le comité Nobel de la Paix envisagerait de décerner son prix à l’idole des jeunes, Greta Thunberg, qui est effectivement la réussite marketing de la décennie. Mais, pour qui roule-t-elle ?

Il est déjà paradoxal que Greta Thunberg symbolise un engagement messianique planétaire, alors que son visage n’affiche jamais la moindre empathie. Cette enfant est d’autant manipulable que ses parents ont rendu public son handicap (ce qui est irresponsable de leur part) : en tant que médecin, je pense que révéler l’état neuropsychiatrique de ses enfants mineurs aux médias devrait être un délit ! On sait depuis la description du syndrome par Hans Asperger en 1941, que les enfants Asperger sont parfois géniaux mais toujours fragiles ; les instrumentaliser est une faute morale.

Lénine qualifiait les bourgeois de gauche d’idiots utiles de la révolution ; les jeunes qui suivent Greta Thunberg sont les idiots utiles de la dictature verte.

Mais surtout, Greta Thunberg roule pour l’extrême gauche anticapitaliste. La mort piteuse de tous les modèles marxistes - de la Corée du Nord au Venezuela en passant par Cuba ou le Cambodge de Pol Pot - a laissé les anti-libéraux en plein désarroi. L’écolo-catastrophisme et son cortège de peurs est l’instrument idéal pour proposer une nouvelle utopie qui est un substitut à la dictature marxiste. En instrumentalisant la jeunesse, on impose un agenda liberticide au nom des bons sentiments.

Lénine qualifiait les bourgeois de gauche d’idiots utiles de la révolution ; les jeunes qui suivent Greta Thunberg sont les idiots utiles de la dictature verte. Ressuscitant les peurs des chrétiens de l’an mil, on persuade les jeunes qu’on brûlera bientôt dans l’enfer du réchauffement climatique sauf s’ils acceptent une réduction massive de leurs libertés. Les jeunes qui font la grève de l’école sont manipulés par des officines cherchant à faire avancer leur agenda révolutionnaire, quand il ne s’agit pas de servir les intérêts des industriels des énergies soi-disant renouvelables. Greta Thunberg organise une grève de l’école pour exiger que nous divisions au minimum par quatre notre consommation énergétique, ce qui ramènerait la consommation des Français entre celle du Nigéria et de l’Égypte. Imposer un tel retour en arrière ne peut passer que par la dictature verte.

Voir aussi - « Grève du climat » : Greta Thunberg prend la parole à Stockholm - La militante suédoise Greta Thunberg s’adresse aux étudiants participant à la « grève pour le climat » devant le Parlement à Stockholm, le 15 mars 2019.

« Grève du climat » : Greta Thunberg prend la parole à Stockholm - Regarder sur Figaro Live

Le paradoxe est que les solutions que Greta Thunberg met en avant aggraveraient en réalité le réchauffement climatique. Les « khmers verts » cachent que la France est très vertueuse en termes de gaz à effets de serre grâce au nucléaire. Les écologistes travaillent - souvent en toute bonne foi - à augmenter les émissions de CO2 qui participent au réchauffement climatique, et de particules fines, qui sont néfastes pour notre santé.

En effet, le solaire (80 grammes de CO2 produits par kilowatt-heure) et surtout l’éolien (11 grammes de CO2 par kwh) sont en apparence aussi verts que le nucléaire (6 grammes de CO2 par kwh) ou l’hydraulique (24 grammes de CO2 par kwh). Ce sont les chiffres mis en avant par les écologistes et les industriels du renouvelable eux mêmes. En réalité si l’on ferme les centrales nucléaires, dès que le soleil faiblit, que la nuit tombe ou que le temps est calme avec peu de vent, il faut allumer les centrales à charbon (820 grammes de CO2 par kwh) ou au gaz (420 grammes de CO2 par kwh). L’Allemagne en fait déjà l’amère expérience. Lorsqu’il n’y a ni vent ni soleil et qu’on a fermé les centrales nucléaires, on allume les centrales à charbon et à gaz !

Les jeunes sont sincèrement convaincus que les éoliennes et panneaux solaires diminuent le CO2 et la pollution ; la vérité est qu’ils les augmentent considérablement. Les Allemands auront dépensé 500 milliards d’euros pour un résultat désolant : l’Allemagne produit aujourd’hui neuf fois plus de gaz à effet de serre par kilowatt-heure que la France. Les ayatollahs verts et industriels du renouvelable qui instrumentalisent Greta Thunberg et la jeunesse veulent nous amener dans l’impasse allemande : les seuls gagnants seraient les chasseurs de subventions des industries éoliennes et solaires. L’ancienne député Isabelle Attard s’est d’ailleurs inquiétée du fait que les spin doctors qui ont fabriqué « le produit Greta Thunberg » ont des intérêts dans le financement des énergies renouvelables…

Il faut protéger Greta Thunberg, mais attaquer sans relâche les idées qu’elle véhicule. À son insu sans doute, Greta Thunberg favorise également les intérêts de la Chine et de la Russie. Les énergies renouvelables intermittentes nous rendent fortement dépendants des métaux rares qui fourmillent dans les installations éoliennes, solaires et de stockage et dont la Chine a un quasi-monopole. En outre, leur intermittence oblige à allumer des centrales au gaz qui remplacent les centrales nucléaires dont Greta Thunberg veut accélérer la fermeture. Et notre gaz sera de plus en plus sous le contrôle de la Russie de Poutine.

Il ne s’agit pas de nier l’urgence climatique, bien sûr, mais de développer les technologies permettant de réaliser la transition écologique sans passer par une dictature, fût-elle verte. Les officines qui ont fabriqué Greta Thunberg ont visé juste : son âge et son handicap la rendent inattaquable. Greta Thunberg est une victime honteusement manipulée. Il faut la protéger, mais attaquer sans relâche les idées qu’elle véhicule.

Suivre Greta Thunberg aggraverait le réchauffement climatique, augmenterait le gâchis d’argent public, entraînerait une dictature verte régressive et nous mettrait à la merci de la Chine et la Russie. Tous les démocrates libéraux, tous les héritiers de Raymond Aron doivent combattre les utopies mortifères qu’elle véhicule.

La rédaction vous conseille :

FigaroVox - Opinions, débats, controverses autour de l’actualité– Source :http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/03/18/31003-20190318ARTFIG00121-laurent-alexandre-greta-thunberg-est-instrumentalisee-par-des-militants-extremistes.php

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10.
« Partout enfants et adolescents se lèvent pour réparer un monde mis en danger » 20 mars 2019, par Yonne Lautre Alternatives Environnement Société

Flore Vasseur, réalisatrice de « Bigger than us » : « Partout enfants et adolescents se lèvent pour réparer un monde mis en danger »

Comme en écho aux récentes manifestations pour le climat de jeunes et d’étudiants, la réalisatrice Flore Vasseur* est partie à la rencontre des adolescents qui tirent la sonnette d’alarme et s’engagent à travers le monde. Elle nous présente ce film, Bigger than us, qui devrait sortir l’année prochaine. Comme en écho aux récentes manifestations pour le climat de jeunes et d’étudiants, la réalisatrice Flore Vasseur* est partie à la rencontre des adolescents qui tirent la sonnette d’alarme et s’engagent à travers le monde. Elle nous présente ce film, Bigger than us, qui devrait sortir l’année prochaine.

Interview.

Mr Mondialisation : Comment en êtes-vous venue à vous intéresser aux enfants qui s’engagent pour l’environnement ?

Flore Vasseur : C’est la suite logique de mon travail et donc de mon cheminement personnel. Après avoir passé pas mal de temps à essayer de comprendre pourquoi l’intérêt général, la démocratie, les communs en fait, n’étaient plus défendus ou protégés (dans 3 romans différents), je me suis intéressée à celles et ceux qui, comme moi doutaient et essayaient de proposer des alternatives. Et donc j’ai commencé à suivre les activistes, les lanceurs d’alerte, jusqu’à réaliser un film avec Edward Snowden à Moscou ou consacrer un livre qui vient de paraître, « Ce qu’il reste de nos rêves », à Aaron Swartz, figure méconnue, mais chère au cœur de celles et ceux qui luttent. Il y a un point dénominateur commun à toutes ces personnes : elles n’ont pas renoncé à leurs rêves, à leur indignation et au sens des possibles. Soit donc à leur part d’enfant.

Parallèlement, mon propre fils, de 6 ans à l’époque, m’a un jour interpellée en m’expliquant que mon travail ne servait à rien, qu’il en avait assez que je ne fasse rien pour que « la planète ne meurt pas ». Je suis alors tombée sur le travail de deux jeunes-filles à Bali, Melati et Isabel Wijsen, 13 et 15 ans alors, pour faire interdire les sacs plastiques. J’ai réalisé un premier documentaire pour Arte et sur leur initiative, Bye bye Plastic Bags, et me suis rendu compte alors que toutes les idées, la rage, la lucidité des activistes les plus accomplis que j’avais croisés jusqu’alors, s’encapsulaient-là, dans ces toutes jeunes-femmes. Cela m’a bouleversée. J’ai voulu comprendre si cela était un épiphénomène, quelque chose d’isolé. Et j’ai vu le merveilleux : partout enfants et adolescents se lèvent pour réparer un monde mis en danger par les générations précédentes. Pas que sur l’environnement d’ailleurs.

Photo - Crédit image : Flore Vasseur

Mr Mondialisation : Pouvez-vous nous raconter plus précisément ce que raconte votre film en cours de production ?

Flore Vasseur : Il est cours de préparation à ce stade. Nous sommes dans la période critique et difficile de recherche de financement. C’est l’histoire d’une quête, celle de Melati auprès de ses pairs, ses semblables : des jeunes, comme elle, qui aident les autres, changent les comportements et parfois sauvent des vies, partout dans le monde. Elle veut comprendre quelque chose qu’on n’a pas résolu : alors que tous les faits, les preuves, les données scientifiques sont là, pourquoi est-ce que nous ne changeons pas ? Quelle est cette loi, plus forte que tout, BIGGER THAN US, qui explique notre indifférence, notre sentiment d’impuissance, notre inaction. Les jeunes activistes qu’elle va rencontrer ont réussi à ouvrir des brèches là où là société a échoué. En changeant des lois, construisant des écoles, créant leur propre outil d’information, empêchant des projets odieux qui allaient contre la Nature. C’est remarquable et pas assez raconté.

Mr Mondialisation : Que nous enseignent ces jeunes selon vous ?

Flore Vasseur : Un tas de choses ! Que si des enfants peuvent le faire, des adultes aussi ! Que nous n’avons pas le choix ! Et surtout, que ces combats, difficiles, sont aussi une très grande source de joie, de fierté. De dignité. C’est merveilleux de s’engager. Difficile aussi. Mais c’est aussi un formidable rapport au monde et à la vie. Oui, ces jeunes sont lucides et vivants, ultra-vivants même, dans un monde qui se meurt d’avoir peur de son ombre et de compter ses dernières économies.

Mr Mondialisation : Que vous a inspiré le mouvement des lycéens belges qui descendent dans la rue tous les vendredis depuis quelques semaines ?

Flore Vasseur : C’est remarquable et une nouvelle manifestation de cette idée. Les générations qui arrivent comprennent, captent quelque chose dont souvent, nous les adultes ne savons pas quoi faire. Ils n’ont pas peur de perdre leur confort. Ils savent que nous n’avons pas le choix. Et ce monde mécaniquement est le leur. Regardez ce que la société dit de la jeunesse ! Qu’elle est irresponsable, flemmarde, décérébrée. Mais qui au juste a posé ce diagnostic ? Au nom de quoi ? Qui est dans la rue ? Qui sont les grandes personnes dans cette histoire ?

https://i0.wp.com/mrmondialisation....

Mr Mondialisation : Les nouvelles générations expriment parfois un ressenti vis-à-vis de leurs parents qui ont pu, en partie, fermer les yeux sur le développement de la catastrophe environnementale planétaire. Comme éviter que ce sentiment ne se transforme en nouveau conflit stérile et uniquement accusatoire ?

Flore Vasseur : Vous avez raison, un énorme conflit de générations se prépare, une sorte de Perfect Storm, tant l’apathie, l’indifférence, l’égoïsme peut-être semblent incompréhensibles à hauteur d’enfant.

Tout dépendra de notre attitude à nous les adultes. Serons-nous capables de reconnaître que nous n’avons pas pu faire autrement ? Serons-nous capables d’accueillir ce qui vient pour ce que cela est : non une rébellion infantile, mais un formidable appel à la vie.

Et puis, être parent, c’est forcément avoir tort (c’est une citation de Winnicott, le père de pédopsychiatrie).

Être responsable, c’est faire de son mieux avec son cœur. Être digne, c’est choisir la vie dans un monde qui par peur, par confort, par automatisme, choisit la mort. Nous y sommes. Combinés ensemble (l’humilité, la responsabilité, la dignité), ces trois éléments peuvent générer un renversement incroyable.

Il nous faut faire le deuil de nos réussites tristes, de nos objets qui n’ont rassuré personne. Nous sommes déjà dans l’effondrement, tétanisés, coupables, malheureux. Un effondrement qui nous dépasse. Qu’y a-t-il de plus perdre ? Qu’avons-nous de mieux à faire que, pour une fois, tout essayer. Je vois dans ce qu’il se passe en ce moment une formidable opportunité de renverser la table, le cours des choses. Une opportunité d’alliance intergénérationnelle, plus grande que tous les partis. Quelque chose qui nous mette tous d’accord. Enfin. Car nous sommes à la corde. C’est ça l’autre grand débat : en tant qu’espèce, voulons-nous survivre ? En tant que civilisation, voulons-nous demeurer ? C’est plus grand, plus fort que nous.

Pour plus d’information sur le film et soutenir l’équipe de réalisation, une campagne de financement participatif est en cours.

* Auteur, réalisatrice, co-productrice, Flore Vasseur s’est notamment distinguée avec le film Meeting Snowden et vient de faire paraître le livre Ce qu’il reste de nos rêves (Des équateurs) consacré à Aaron Swartz.

Mr Mondialisation -Mr Mondialisation est un think tank informel et citoyen francophone à visée internationale symbolisé par un personnage anonyme portant un masque vénitien. Son objectif : alimenter le débat libre dans la sphère publique autour des grands sujets mondiaux et locaux de notre temps et faire bouger les lignes pour construire ensemble un avenir serein. Contactez-nous : mrmondialisation@protonmail.com - Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Soutenez-nous aujourd’hui en nous offrant un thé

Source : https://i0.wp.com/mrmondialisation.org/wp-content/uploads/2019/03/205acd8b6e036fd9e59449870e8a0ce5.jpg

Référence : https://mrmondialisation.org/partout-enfants-et-adolescents-se-levent-pour-reparer-un-monde-mis-en-danger/

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11.
Note de Wikipédia sur ‘Mr Mondialisation’

« ‘Mr Mondialisation’, prononcé Mister Mondialisation, site d’actualité francophone consacré aux enjeux environnementaux et sociaux contemporains d’un point de vue de la décroissance ».

Histoire

En 2004, un blog de réflexion consacré à la mondialisation est lancé à l’initiative d’un objecteur de conscience belge, alors étudiant en sociologie1,2. Le blogueur anonyme s’est fait remarquer pour la première fois en 2012 par une mise en scène du discours de Charlie Chaplin dans Le Dictateur3. La vidéo publiée sur Youtube comptabilisera plus de 1,5 million de vues4. Le personnage de Mr Mondialisation se caractérise par le port d’une bauta, un costume apparut à Venise au XVIIIesiècle5. Son objectif revendiqué est de ’sortir du culte de la personnalité’ et ’faire accoucher les esprits en toute liberté’6.

Depuis 2012, Mr Mondialisation n’est plus associé au personnage solitaire de ses débuts mais à un collectif de bénévoles7. Ceux-ci ont pour mission de rédiger des articles et d’animer des débats sur les réseaux sociaux au rythme de cinq publications journalières. Lancée en 2009, la page Facebook de Mr Mondialisation rassemblait une communauté active de plus d’un million d’abonnés en octobre 2016. Le site officiel recevrait environ deux millions de visiteurs chaque mois8.

Le fondateur qualifie lui-même le parcours suivi comme « aléatoire » et n’ayant pas été dicté par un projet pré-défini9.

Depuis septembre 2018, Mr Mondialisation accompagne la réalisation du JTerre, une émission web lancée par François Legrand et Félicien Bogaerts et à laquelle une dizaine de youtubeurs sont associés. L’ambition est « de donner naissance au premier journal du web dédié à l’actualité environnementale »10.

En novembre 2018, France 2 utilise pendant son journal télévisé de 20 heures une vidéo de Mr Mondialisation pour illustrer l’ultra-droite, un amalgame dénoncé par voie de communiqué et dans lequel le site rappelle ses ’positions humanistes, notamment en matière d’immigration ou de lutte pour les droits LGBT’.11

Positionnement

Mr Mondialisation se revendique comme étant « une entité adogmatique, apartisane et hermétique aux théories qui ne soient pas motivées par la raison » dans une perspective humaniste. Il propose une veille de l’actualité environnementale, sociale et politique. L’approche est caractérisée par une mise en avant d’initiatives qui s’inscrivent dans une démarche à la fois sociale et solidaire, et dont l’objectif est d’établir des alternatives au modèle de consommation dominant.Source insuffisante  De cette manière, il souhaite à la fois sensibiliser l’opinion publique à propos des conséquences du modèle économique productiviste et proposer des pistes de réflexion et alternatives concrètes qui témoignent de l’engagement d’individus partout dans le monde12.

Ses vidéos sont avant tout un appel au questionnement. Y sont abordés des thèmes tels que le consumérisme, la décroissance ou l’écologie politique13. En février 2016, un de ses articles a traité du rapport entre hommes et femmes, suscitant quelques réactions14.

Financement

Après avoir reposé sur le travail bénévole de son fondateur et de ses membres actifs pendant plusieurs années, Mr Mondialisation dépend désormais du financement participatif de sa communauté pour couvrir ses frais de fonctionnement et se développer. Actuellement, ces revenus permettent de subvenir aux différents coûts matériels ainsi qu’à financer un mi-temps12.

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Rubrique B - ADDENDA – Les mouvements de rue en Algérie

B1.
Algérie : la mobilisation ne faiblit pas après un mois de contestation Par RFI Publié le 22-03-2019 Modifié le 22-03-2019 à 22:46 - Lahouari Addi - Document RFI Afrique - Photo - Des Algériens défilent dans les rue de la capitale, le 22 mars 2019, un mois après le début de la contestation. © REUTERS/Ramzi Boudina

Des centaines de milliers de manifestants ont défilé vendredi 22 mars 2019 dans les rues d’Alger, pour dénoncer le prolongement du mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Depuis un mois, une marée humaine envahit les rues de la capitale chaque vendredi. Sans parler des centaines, des milliers d’Algériens qui manifestent dans les principales villes du pays, du nord au sud et d’est en ouest. Et leur détermination ne semble pas faiblir, bien au contraire.

La contestation, au départ contre la cinquième candidature d’Abdelaziz Bouteflika, s’est transformée en une protestation contre la prolongation de son mandat, le président ayant entre-temps renoncé à se présenter et reporté les élections sine die. Le temps d’organiser une conférence nationale pour aboutir à une nouvelle Constitution et à de nouvelles élections.

Des mesures qui n’ont fait que renforcerla détermination des manifestants. Drapeau algérien en main, sur le dos ou sur la tête, ils marchent depuis quatre semaines dans un esprit bon enfant et pacifique. Ils sont même salués à l’étranger pour leur civisme.

La mobilisation montre que le régime n’a pas réussi à apaiser la colère. Au contraire, ses dernières annonces ont, semble-t-il, fédéré et rassemblé les Algériens. On retient des images de fraternisation entre manifestants et forces de l’ordre, des couscous solidaires dans la rue et des chants scandés à l’unisson.

Sans leader - Tous les âges et toutes les classes sociales battent le pavé ensemble : fonctionnaires, médecins, avocats, héroïnes de la lutte pour l’indépendance. Sans leadership apparent, tous réclament un changement profond du système et se disent prêts à marcher le temps qu’il faudra.

Le message n’a jusque-là pas suscité de réponse du pouvoir, si ce n’est la confirmation cette semaine encore qu’Abdelaziz Bouteflika resterait bien en poste jusqu’à l’élection d’un successeur. Une posture de fermeté qui a du mal à masquer les fissures qui se multiplientau sein des soutiens traditionnels et politiques du pouvoir.

Le pouvoir n’a pas réussi non plus à former un gouvernement de compétence, dans les délais annoncés. Le Premier ministre algérien doit en principe dévoiler cette semaine son nouveau gouvernement de transition. Mais pour l’instant, aucune annonce du pouvoir n’a été faite en ce sens.

Ce rejet du régime est si massif que personne ne voudrait s’associer à un gouvernement de transition qui, ils le savent, sera manipulé par les militaires. Et donc personne ne veut s’y aventurer…

Lahouari Addi - 22-03-2019 - Par Clémentine Pawlotsky

Chronologie et chiffres clés

http://RFI: Actualités, info, news...

RFI : Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale -www.rfi.fr/

Image associée

Source : http://www.rfi.fr/afrique/20190322-algerie-mois-mobilisation-determination-depart-bouteflika

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B2.
Soulèvement populaire en Algérie : Enrico Macias évoque son possible retour (vidéo) Par Ahmed Oul 23 mars 2019 à 15:50 – Document ‘observalgerie.com’

Le chanteur Enrico Macias s’est exprimé, hier vendredi 22 mars 2019, sur le mouvement populaire en Algérie et son possible retour dans son pays d’enfance où il est interdit de territoire depuis 1961.

Invité de l’émission « C à vous » sur la chaîne France 5, l’artiste français d’origine algérienne a réagi à la situation politique en Algérie. Il déclare : « ça me donne de l’espoir que tout va changer ». Enrico Macias estime néanmoins qu’un changement du système politique en Algérie ne permettra pas nécessairement la levée de l’interdiction officieuse de territoire algérien dont il fait l’objet depuis plus d’un demi-siècle. « Mon cas personnel n’a rien à voir avec ce mouvement », a-t-il expliqué.

« Prêt à tout pour retourner en Algérie »

Le natif de Constantine a réitéré, une nouvelle fois, son vœu de retourner en Algérie et a expliqué que le peuple algérien avait maintes fois exprimé son désir de le voir revenir au pays. Enrico Macias se dit « prêt à prendre tous les risques pour retourner en Algérie ».

Le chanteur, qui n’a jamais caché son soutien à Israël et qui a affirmé dans un entretien avec « Le Point » qu’il se sent Algérien par ses racines, mais Israélien par solidarité avec le peuple juif.

Lire également : Après l’Algérie, Enrico Macias indésirable au Maroc

Observ’Algérie - Actualité - l’Observateur d’Algérie et du Monde - Contactez-nous : contact@observalgerie.com - © Observ’Algérie By Assalas COM

L\’Algérie sous la loupe

Source : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/enrico-macias-evoque-possible-retour-algerie-video/

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Rubrique C - La mode des gilets jaunes dans le monde et en France

12.
Mouvement des Gilets jaunes dans le monde d’après Wikipédia

Gilets jaunes dans le monde - Carte - Pays concernés par le mouvement des Gilets jaunes, né en France en novembre 2018.

Informations

Date Depuis le 16 novembre 2018

(4 mois et 3 jours)

Localisation Drapeau de la France France (principalement)[afficher] Autres pays
Caractéristiques
Organisateurs Mouvement spontané et auto-organisé
Types de manifestations Port de gilet de haute visibilité, manifestations non déclarées, manifestations déclarées, blocages d’axes routiers, opérations péages gratuits
Bilan humain
Morts 13 (11 en France et 2 en Belgique)

Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement de protestation ayant débuté de façon spontanée à l’automne 2018 en France, initialement pour s’opposer à la hausse de la fiscalité sur les carburants.

Prenant de l’ampleur en France, les manifestations s’étendent à d’autres pays, dans une moindre mesure. L’appartenance au mouvement d’origine est parfois ténue car les revendications sont propres à chaque pays, le port du gilet jaune étant souvent symbolique.

Sommaire

Au sein de l’Union européenne, le prix du gazole a augmenté en moyenne de 12,7 % entre le 1er janvier et le 22 octobre 2018. Plus particulièrement, il a augmenté de 14,4 % en Belgique et de 16 % en Allemagne1.

France

Article détaillé : Mouvement des Gilets jaunes (France).

Photo - Gilets jaunes le 1er décembre 2018 à Belfort.

La France est le premier pays qui voit naître le mouvement. Il apparaît sur les réseaux sociaux, au cours du mois d’octobre 2018, avec des appels de citoyens à manifester contre l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), décidée par le gouvernement Philippe2,3. Progressivement, d’autres revendications sont mises en avant, notamment pour diminuer le coût de la vie ou renforcer la démocratie4,5.

D’abord quasi-exclusivement limitée aux zones rurales et périurbaines, la contestation s’organise à partir du 17 novembre 2018 autour de manifestations nationales chaque samedi, ainsi que de blocages d’axes routiers et de ronds-points6,7. Soutenues par l’opinion publique, les protestations conduisent le pouvoir exécutif à revenir sur l’augmentation de la TICPE et à annoncer d’autres mesures8,9. Les manifestations se poursuivent les mois suivants, avec comme revendication principale l’instauration du référendum d’initiative citoyenne10. Le mouvement conduit à 11 morts et à des milliers de blessés, notamment des manifestants qui sont éborgnés11. Les délits commis dans ou en marge des manifestations conduisent à plusieurs milliers d’interpellations12,13.

Belgique Article détaillé : Mouvement des Gilets jaunes en Belgique.

Photo - Gilets jaunes à Bruxelles.

Le 16 novembre 2018, à la veille du premier jour de mobilisation des Gilets jaunes français, des automobilistes belges décident de lancer le mouvement dans leur pays en bloquant l’accès à quelques sites de stockage d’essence, principalement en Wallonie, où le pouvoir d’achat est moindre qu’en Flandre14,15. La mobilisation se poursuit dans les semaines qui suivent et s’étend aux taxes sur l’eau, l’électricité et sur l’achat de biens immobiliers15.

Deux personnes meurent dans le cadre du mouvement, dont un manifestant qui est percuté par un camion16,17.

Royaume-Uni

Le 14 décembre 2018, vêtus du même gilet jaune que les manifestants français, des Britanniques bloquent le pont de Westminster, au centre de la capitale du Royaume-Uni. Ces « Yellow vests » pro-Brexit demandent notamment la démission de Theresa May18. Le 5 janvier 2019, des heurts ont lieu à Londres entre la police et des Gilets jaunes pro-Brexit19. Une semaine plus tard, le 12 janvier, une autre manifestation de Gilets jaunes conservateurs pro-Brexit donne lieu à l’arrestation d’une de leur figures, James Goddard20.

Les gardes de la Tour de Londres se mettent en grève le 21 décembre 2018 — leur dernière grève avait eu lieu 55 ans auparavant —, et forment des piquets de grève en étant vêtus de gilets jaunes. Ils se disent inquiets pour leurs retraites et trouvent leurs salaires trop bas21. Une manifestation de Gilets jaunes se tient également à Londres le 12 janvier 2019 contre l’austérité et contre Theresa May ; ce rassemblement regroupe des travaillistes, des syndicalistes et des militants antiracistes22.

Autres pays

  • Drapeau : AllemagneAllemagne : le 25 novembre 2018, environ 160 personnes forment une chaîne sur le pont de l’amitié, à la frontière franco-allemande23. Des manifestations de Gilets jaunes (allemand : Gelbwesten) ont également lieu à Nuremberg, Munich, Stuttgart et à Berlin24. Le mouvement est axé contre le Pacte mondial sur les migrations15.
  • Drapeau : BulgarieBulgarie : un mouvement de protestation anti-vie chère, commencé plus tôt, emprunte le symbole du gilet jaune au mouvement français. Des Bulgares bloquent des routes aux frontières avec la GrèceKulata (bg)) et avec la Turquie (Kapitan Andreevo et Lesovo (bg)). Les manifestants s’opposent à la hausse du carburant et demandent la démission du gouvernement25,26.
  • Drapeau : CroatieCroatie : plusieurs manifestations de quelques dizaines de Gilets jaunes sont recensées sur différents samedi27,28.
  • Drapeau : EspagneEspagne : le 21 décembre 2018, le mouvement des indépendantistes catalans reprend le symbole du gilet jaune pour leur manifestation annuelle. Les Gilets jaunes français Priscillia Ludosky et Thomas Miralles participent au rassemblement29. Photo - Un manifestant à Barcelone (21 décembre 2018).
  • Drapeau : GrèceGrèce : une quinzaine de personnes manifestent devant l’ambassade de France en Grèce en soutien aux mouvement français. Le rassemblement est organisé par l’homme de gauche Panayiótis Lafazánis27.
  • Drapeau : IrlandeIrlande : des centaines de personnes participent à un mouvement « Gilets jaunes », dans le centre de Dublin, contre les échecs apparents du gouvernement. En solidarité avec les manifestations des Gilets jaunes français, un groupe appelé « Yellow Vests Ireland » descend dans la rue les 15, 22 et 29 décembre 2018, et les 5 et 12 janvier 201930,31,32,33.
  • Drapeau de l’ItalieItalie : le mouvement touche le pays sur les réseaux sociaux, avec des revendications comme la diminution du prix du carburant et de taxes, et des appels à changer l’Union européenne34. Le 15 décembre 2018, des manifestants mobilisés contre un décret-loi restrictif sur l’immigration portent des gilets jaunes27.
  • Drapeau : MonténégroMonténégro : 2 000 Gilets jaunes se rassemblent à Podgorica le 9 décembre 2018 pour réclamer la libération du député d’opposition Nebojša Medojević (en), emprisonné depuis le 30 novembre35,36, et l’abandon du mandat d’arrêt envers Milan Knezevic37.
  • Drapeau : Pays-BasPays-Bas : l’âge de départ à la retraite, le prix des mutuelles et l’immigration sont au centre des revendications de Gilets jaunes, le prix du carburant étant secondaire15. Le 1er décembre 2018, 100 à 200 personnes se réunissent à Maastricht et La Haye15,38,39.
  • Drapeau : PolognePologne : le 12 décembre 2018, des agriculteurs polonais en gilets jaunes bloquent une autoroute près de Varsovie, afin de demander une aide du gouvernement pour les éleveurs de porc ayant subi des pertes à cause de la peste porcine africaine40.
  • Drapeau : PortugalPortugal : des manifestations de Gilets jaunes ont eu lieu dans le pays le 21 décembre 201841. La manifestation a compté 150 personnes à Braga, une centaine à Lisbonne, Porto et Faro, 60 à Coimbra et Aveiro42 et a été analysée comme un échec dans la presse nationale43.
  • Drapeau : RussieRussie : fin décembre 2018, plusieurs Gilets jaunes participent à une manifestation contre l’augmentation des tarifs de stationnement à Moscou, qui réunit au total 3 000 personnes. Une autre manifestation moscovite, contre les constructions arbitraires, réunit plusieurs dizaines de Gilets jaunes27,44.
  • Drapeau : SerbieSerbie : alors que le pays a connu des manifestations dans plusieurs villes contre le prix de l’essence en juin 2018, le député Boško Obradović revêt à l’Assemblée nationale un gilet jaune et appelle à manifester le 8 décembre 201815. Des manifestations ont lieu à Belgrade en décembre 201845.
  • Drapeau : SuèdeSuède : le symbole du gilet jaune est repris par les opposants au Pacte mondial sur les migrations lors d’une manifestation, le 8 décembre 2018 à Stockholm27.
  • Drapeau : SuisseSuisse : le 5 janvier 2019, une cinquantaine de Gilets jaunes manifestent sur la place Fédérale de Berne46.
    Dans le reste du monde
  • Drapeau : Afrique du SudAfrique du Sud : plusieurs Gilets jaunes participent aux manifestations quotidiennes contre la mauvaise qualité des services publics47,48.
  • Drapeau : AlgérieAlgérie : à Béjaïa (Kabylie), des Gilets jaunes sont aperçus lors de manifestations d’étudiants de l’université de Béjaïa et d’employés du groupe Cevital — respectivement en faveur de la liberté d’expression et de celle d’entreprendre — les 10 et 11 décembre 201849.
  • Drapeau : AustralieAustralie : plusieurs actions de militants habillés de gilets jaunes sont répertoriées en 201850.
  • Drapeau : CanadaCanada : le 8 décembre 2018, des manifestations de Gilets jaunes rassemblant plusieurs centaines de personnes ont lieu à Edmonton et Calgary pour protester contre l’instauration récente d’une taxe carbone ainsi que la signature du Pacte mondial sur les migrations51,52. Le 5 janvier 2019, une manifestation de personnes portant des gilets jaunes contre l’immigration illégale, contre la taxe carbone et pour le réseau d’oléoducsTrans Mountain a lieu au Manitoba53.
  • Drapeau : CentrafriqueCentrafrique : le 10 décembre 2018, une cinquantaine de Gilets jaunes tentent de rallier l’aéroport international de Bangui pour faire valoir leur mécontentement concernant la vente de 1 400 armes de mauvaise qualité auprès de Florence Parly, ministre française des Armées en visite à Bangui54.
  • Drapeau : ÉgypteÉgypte : craignant une contagion révolutionnaire (à l’approche notamment du huitième anniversaire de la révolution égyptienne du 25 janvier), les autorités égyptiennes interdisent préventivement la vente de gilets jaunes aux particuliers, après que Mohamad Ramadan, un avocat d’Alexandrie, se soit affiché sur Facebook avec un gilet jaune55.
  • Drapeau : États-UnisÉtats-Unis : le 22 décembre 2018, une douzaine de personnes manifestent devant le Consulat général de France à New York en soutien aux Gilets jaunes français27.
  • Drapeau : HongrieHongrie : plusieurs Gilets jaunes sont présents lors d’une manifestation contre l’assouplissement de la législation sur les heures supplémentaires48, le 9 décembre 201847.
  • Drapeau : IrakIrak : des centaines de personnes manifestent pour de meilleurs services de première nécessité le 4 décembre 2018 à Bassorah. Le gilet jaune était déjà un symbole de manifestation depuis 201556.
  • Drapeau : IsraëlIsraël : un rassemblement de Gilets jaunes a lieu le 14 décembre 2018 au Centre Azrieli de Tel-Aviv, pour protester contre la vie chère57. Une nouvelle manifestation a lieu le samedi 22 décembre58.
  • Drapeau : JordanieJordanie : des manifestations de Gilets jaunes ont lieu en décembre 2018 à Aqaba, Taybeh (région de Petra) et dans la banlieue d’Amman, pour dénoncer la situation économique du pays59.
  • Drapeau : LibanLiban : plus d’un millier de manifestants, certains vêtus de gilets jaunes, descendent le 23 décembre 2018 dans les rues de Beyrouth en réponse à des appels sur les réseaux sociaux à protester contre la crise socio-économique60.
  • Drapeau : MarocMaroc : l’Union marocaine des techniciens (UMTEC) appelle les techniciens à porter des gilets jaunes durant les heures de travail à partir du 17 décembre 2018, pour une « semaine de la colère »61. Le 10 janvier 2019, des centaines de commerçants manifestent en gilets jaunes contre le nouveau système de facturation concernant leurs transactions62.
  • Drapeau : TaïwanTaiwan : les partisans de la « Ligue de réforme fiscale et juridique », qui manifestent à partir de décembre 2016 contre certaines taxes, arborent pour la première fois des gilets jaunes lors d’un rassemblement regroupant quelque 10 000 personnes en face du palais présidentiel de Taipei, le 19 décembre 201863,64. La solidarité avec le mouvement français est revendiquée par une des porte-paroles de la Ligue65. Des manifestants habillés en jaune et demandant une réforme fiscale interrompent le 1er janvier 2019 une cérémonie du Nouvel an à laquelle assiste la présidente, Tsai Ing-wen66.
  • Drapeau : TunisieTunisie : le mouvement apparaît à la mi-décembre 2018. Après avoir porté le gilet jaune, les manifestants utilisent la couleur rouge des gilets pour faire référence au drapeau national et en raison de la pénurie de gilets jaunes67. Le 13 du mois, un des fondateurs du mouvement tunisien est arrêté par la police et cinquante mille gilets jaunes environ sont saisis par la police27.
  • Drapeau : TurquieTurquie : malgré l’interdiction de manifester68, plusieurs milliers de personnes se réunissent le 16 décembre 2018 à Diyarbakır contre la hausse des prix à l’appel de la Confédération des syndicats des travailleurs du service public de Turquie27,69. Le mouvement de protestation est encouragé via les réseaux sociaux68.
    NB. Cet article concerne un événement récent ou en cours. Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources. La dernière modification de cette page a été faite le 17 mars 2019 à 16:15.

Source de l’article complet avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_Gilets_jaunes_dans_le_monde

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13.
Le Mouvement des ‘Gilets jaunes’ en France d’après Wikipdia

Mouvement des Gilets jaunes en France - Photo - Gilets jaunes à Belfort, le 19 janvier 2019.

Informations

Date Depuis le 17 novembre 2018

(4 mois et 4 jours)

Caractéristiques
Organisateurs Mouvement peu structuré
Participants Pic le 17 novembre 2018 à 287 710 personnes (selon le ministère de l’Intérieur) ou à 1,3 million (selon France Police – Policiers en colère)
Revendications Changement de politique fiscale, amélioration du niveau de vie des classes populaires et moyennes, référendum d’initiative citoyenne, démission d’Emmanuel Macron
Types de manifestations Port de gilet de haute visibilité, manifestations non déclarées, manifestations déclarées, blocages d’axes routiers, opérations péages gratuits
Bilan humain
Arrestations 8 400 interpellations

1 800 condamnations

(au 14/02/2019)

Bilan humain
Morts 11a
Blessés  4 000 (au 20/03/2019)

Le mouvement des Gilets jaunes est apparu en France en octobre 2018 et s’est étendu dans de moindres proportions à d’autres pays. Ce mouvement social spontané trouve son origine dans la diffusion, principalement sur les réseaux sociaux, d’appels à manifester.

La mobilisation a pour motivation de départ le rejet de l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Elle s’élargit rapidement à d’autres revendications fiscales et sociales (hausse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, maintien des services publics, taxation du kérosène et des fiouls maritimes, rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune…), ainsi que politiques (amélioration de la démocratie représentative, comme par le référendum d’initiative citoyenne, démission du président Emmanuel Macron…).

À partir du 17 novembre 2018, le mouvement s’organise autour de blocages de routes et ronds-points et de manifestations nationales chaque samedi. Les protestations trouvent un fort écho dans les zones rurales et périurbaines, et s’étendent aussi aux grandes villes. Des violences lors des manifestations hebdomadaires provoquent d’importants dégâts matériels et donnent lieu à de nombreuses arrestations. Onze personnes trouvent la mort accidentellement.

Plusieurs centaines de personnes sont blessées, parfois très gravement, notamment chez les manifestants. Ce qui est considéré comme une mauvaise conduite du maintien de l’ordre entraîne des craintes de la part d’associations comme Amnesty International ou d’institutions comme l’ONU et le Conseil de l’Europe. L’usage de certaines armes non létales (LBD, grenades de désencerclement) est remis en question.

Initialement opposé à toute concession, le pouvoir exécutif renonce à la hausse de la TICPE. Le président de la République, Emmanuel Macron, annonce ensuite des mesures chiffrées à plusieurs milliards d’euros en faveur des Français en difficulté, et lance le grand débat national. Cette réponse de l’exécutif est cependant jugée insuffisante par la plupart des Gilets jaunes, qui poursuivent leur mobilisation sous différentes formes.

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14.
Pour suivre toute l’actualité du Mouvement dit « des gilets jaunes »

Mouvement des ’gilets jaunes’ - Découvrez gratuitement tous les articles, les vidéos et les infographies de la rubrique Mouvement des ’gilets jaunes’ sur ce site : https://www.lemonde.fr/mouvement-des-gilets-jaunes/

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15.
Gilets jaunes : 200 millions d’euros de dégâts pour les commerces, 760 banques touchées |J.Cl.| 21 mars 2019, 8h12 – Document ‘leparisien.fr’

Photo - Sur les Champs-Élysées (Paris), samedi 16 mars, la manifestation des Gilets jaunes a été extrêmement violente. Des magasins ont été vandalisés et pillés, alourdissant la facture du mouvement de contestation sociale. LP/Olivier Corsan

Bruno Le Maire a fait le bilan à l’Assemblée nationale : la facture, directe et indirecte, du mouvement des Gilets jaunes est très lourde.

Un samedi à 30 millions. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a corrigé le coût des dégradations commises pendant les manifestations des Gilets jaunes. La facture s’élève désormais à 200 millions d’euros, avec celles commises samedi dernier lors de l’acte 18, particulièrement violent. Lundi, la Fédération française de l’assurance (FFA) avait annoncé 170 millions de dégâts, sans tenir compte de la casse du week-end puisque toutes les plaintes n’avaient pas été déposées.

« Si l’on regarde plus précisément la manifestation du samedi 16 mars, l’évaluation globale du coût des dégradations est de 30 M€, et porte donc le coût total des dégradations de 170 à 200 millions d’euros », a déclaré le ministre devant les commissions des affaires économiques et des finances de l’Assemblée.

Première cible des Gilets jaunes avec les radars : les banques. L’acte 18 l’a encore démontré : un immeuble a pris feu et a dû être évacué après qu’une filiale de la Société Générale, la banque Tarneaud, a été volontairement incendiée. Ce jeudi matin, Europe 1 affirme que 760 agences bancaires ont été vandalisées depuis le début du mouvement, le 17 novembre. Parmi elles, selon le Syndicat national de la banque, 500 agences ont été dégradées de façon importante, une quarantaine gravement. « Les salariés ont d’abord des inquiétudes quant à leur intégrité physique si jamais les manifestations dégénéraient. Ensuite, sur le plan psychologique, il y a une fatigue à être constamment pointés du doigt comme responsables de situations économiques ou sociales sur lesquelles ils n’ont aucune prise », a expliqué à la radio le président du Syndicat Régis dos Santos.

73.500 personnes au chômage partiel

Il y a par ailleurs, selon le ministre, un « impact direct et de court terme sur la croissance française » du mouvement de contestation sociale, qui « peut aller jusqu’à 0,2 point de PIB (produit intérieur brut) pour 2018 et 2019 », soit plus de 4,5 Mds€, a fait valoir Bruno Le Maire.

Le chômage partiel dû au mouvement a touché 73 500 personnes travaillant dans 5 100 entreprises, ce qui représente un coût de près de 40 M€ pour les finances publiques.

Et c’est sans compter le manque à gagner en termes de chiffre d’affaires : « sur la grande consommation et la distribution, la baisse des ventes a été de 2,7 % pour le non alimentaire durant 16 semaines consécutives. Elle a été de 6 % les samedis pour l’alimentaire ». Par enseignes, « 140 millions de pertes de chiffre d’affaires pour Auchan, 45 millions pour Fnac Darty, 50 M€ pour Casino, 30 à 40 millions pour Système U », a-t-il précisé.

Les commerçants s’étaient beaucoup émus du manque à gagner à l’approche des fêtes de fin d’année, période la plus faste, mais les consommateurs étaient tout de même parvenus à réaliser leurs achats, en utilisant massivement l’e-commerce. Janvier, février et mars traduiraient une vraie perte pour le secteur. « Concernant l’habillement, les grands magasins, les magasins populaires, la baisse de chiffre d’affaires cumulée depuis le début des manifestations est de 9 à 15 % par rapport à l’année précédente et la chute est encore plus importante dans les magasins de centre-ville avec -20 à -30 % de trafic le samedi qui ne sont pas rattrapés par des ventes en ligne ou des ventes dans la semaine », a poursuivi le ministre de l’Économie.

Lire aussi > Gilets jaunes à Paris : commerces attaqués, propriétaires excédés

Lundi, la FFA estimait que 30 à 40 % des petits commerçants n’avaient pas souscrit une garantie pour se couvrir contre le manque à gagner.

Mots clés : Économie Gilets jaunes dégradations coûtcommerces Bruno Le Maire

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16.
« Gilets jaunes » : La facture des dégradations s’élèverait à 200 millions d’euros Publié le 21/03/19 à 03h59 — Mis à jour le 21/03/19 à 03h59 - 20 Minutes avec AFP - {{}}Photo - Un kiosque à journaux brûlé lors de l’acte 18 des ’gilets jaunes’, le 16 mars 2019. — Lionel Urman/SIPA

Degradations - Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a par ailleurs souligné un « impact direct et de court terme sur la croissance française » du mouvement

Les dégradations commises durant les manifestations des « gilets jaunes »s’élèvent désormais à 200 millions, après la prise en compte de celles de l’acte 18 du mouvement,a indiqué mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

« Si l’on regarde plus précisément la manifestation du samedi 16 mars, l’évaluation globale du coût des dégradations est de 30 millions d’euros, et porte donc le coût total des dégradations de 170 à 200 millions d’euros », a déclaré Bruno Le Maire devant les commissions des affaires économiques et des finances de l’Assemblée. Il y a par ailleurs selon le ministre un « impact direct et de court terme sur la croissance française » du mouvement des « gilets jaunes » qui « peut aller jusqu’à 0,2 point de PIB (produit intérieur brut) pour 2018 et 2019 », soit plus de 4,5 milliards d’euros.

« Quand on prend les chiffres secteur d’activité par secteur d’activité on s’aperçoit que derrière le 0,1 à 0,2 de croissance, il y a la réalité de difficultés sérieuses pour des secteurs entiers de notre économie qui représentent beaucoup de chiffre d’affaires en moins et autant de difficultés pour les salariés et les chefs d’entreprise concernés », a expliqué Bruno Le Maire.

73.500 personnes au chômage partiel

Le chômage partiel dû au mouvement a ainsi touché 73.500 personnes travaillant dans 5.100 entreprises, ce qui représente un coût de près de 40 millions d’euros pour les finances publiques, a-t-il ainsi indiqué.

Le ministre a par ailleurs fourni des éléments chiffrés sur les pertes de chiffre d’affaires pour le commerce depuis le début du mouvement en novembre. « Sur la grande consommation et la distribution, la baisse des ventes a été de 2,7 % pour le non alimentaire durant 16 semaines consécutives. Elle a été de 6 % les samedis pour l’alimentaire ».

Par enseignes, « 140 millions de perte de chiffre d’affaires pour Auchan, 45 millions pour Fnac Darty, 50 millions d’euros pour Casino, 30 à 40 millions pour Système U », a-t-il précisé. « S’agissant des grands centres commerciaux, la baisse sur les quatre mois de manifestations est de l’ordre de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en raison de la baisse de fréquentation ».

-20 à -30 % de trafic le samedi dans les magasins de centre-ville

« Concernant l’habillement, les grands magasins, les magasins populaires, la baisse de chiffre d’affaires cumulée depuis le début des manifestations est de 9 à 15 % par rapport à l’année précédente et la chute est encore plus importante dans les magasins de centre-ville avec -20 à -30 % de trafic le samedi qui ne sont pas rattrapés par des ventes en ligne ou des ventes dans la semaine », a poursuivi le ministre de l’Economie.

Il a ajouté que « sur l’artisanat, les chiffres fournis par les CMA (Chambres des métiers et de l’artisanat) sont une perte de chiffre d’affaires de 20 % à 50 %, de 25 % dans les métiers de service et jusqu’à 50 % dans les métropoles ».

Politique : « Gilets jaunes » : On vous résume le débat entre les six chefs des grands partis

Justice : « Gilets jaunes » : L’ancien boxeur, Christophe Dettinger, réclame trois millions d’euros à Leetchi

Montpellier - « Gilets jaunes » à Montpellier : Les agents de sécurité anti-casseurs seront de retour samedi dans le centre-ville

Mots clefs : Gilets jaunes Commerce Bruno Le Maire

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17.

Bruno Le Maire évalue l’’impact significatif’ des gilets jaunes sur l’économie française Par Paul Louis le 19/03/2019 à 18h26 – Document BFMTV

Face aux commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat, le ministre de l’Économie a évalué le coût du mouvement des gilets jaunes pour l’économie française. ’Les images de violence abîment la France, notre réputation, notre attractivité’, a-t-il regretté. 

Auditionné ce mardi avec Christophe Castaner par les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat, Bruno Le Maire a tenu à détailler l’impact ’significatif’ des gilets jaunes sur l’économie française, trois jours après les violences qui ont émaillé le 18e acte à Paris.

’Le premier impact de cette crise est un impact de court terme qui porte sur le chiffre d’affaires des entreprises et sur leur perte d’exploitation’, a débuté le ministre de l’Économie. Il a maintenu les chiffres de ’0,1 point de PIB’ en moins au 4e trimestre 2018 et ’jusqu’à 0,2 point pour 2018/2019’. Le locataire de Bercy a néanmoins appelé à la prudence face à ses évaluations, rappelant qu’il y a ’des effets de report de consommation qui sont très difficiles à évaluer’. 

Bruno Le Maire a aussi revu à la hausse le coût global des sinistres qui ont été recensés pendant les manifestations. Estimé à 170 millions d’euros par la Fédération française de l’assurance (FFA), sans compter l’acte 18, il est désormais évalué à ’200 millions d’euros’.

Baisse de la fréquentation hôtelière 

’Concrètement, cet impact est lié au blocage de certains dépôts, aux difficultés d’approvisionnement des grandes surfaces et à la baisse d’activité touristique en particulier à Paris dans le secteur de l’hôtellerie-restauration’, a poursuivi Bruno Le Maire. En effet, la fréquentation hôtelière aurait reculé de 1,1% en décembre par rapport à décembre 2017 et de 5,3% à Paris. 

Il a également pointé une baisse de fréquentation des centre-villes qui a entraîné un report de consommation et une baisse des achats. 

Une prévision de croissance à 1,4%

’Les images de violence abîment la France, notre réputation, notre attractivité’, a regretté Bruno Le Maire, avant de rappeler néanmoins que ’ces violences ne remettent pas en cause les fondamentaux économiques de notre pays’, ni ’l’attractivité retrouvée depuis deux ans’. 

’Nous avons été la première nation européenne en termes de d’investissements industrielle en 2017. Nous avons créé 342.000 emplois en 2017, 164.000 en 2018. Et le rythme de la création d’emplois se maintient au premier trimestre 2019’, a voulu rassurer le ministre de l’Économie. 

Bruno Le Maire s’est également félicité des ’4000 à 5000 emplois’ rapatriés en France grâce au Brexit. Enfin, confirmant la prévision de croissance de la Banque de France à 1,4%, il a salué la ’performance de la croissance économique de la France qui devrait faire en 2019 mieux que la moyenne de la zone euro’.

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BFMTV - Actualités en continu et info en direct et replay -Contact – Source : https://www.bfmtv.com/economie/bruno-le-maire-evalue-l-impact-significatif-des-gilets-jaunes-sur-l-economie-francaise-1655549.html

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18.
« Gilets jaunes » et black blocs relancent la bataille des Champs Elysées 16 mars 2019 Par Mathilde Goanec, Christophe Gueugneau et Karl Laske – Document ‘mediapart.fr’ - Photo - Dans l’une des rues menant aux Champs-Élysées, le 16 mars 2019. © MG

Pour marquer la fin du « grand débat » lancé par le président de la République Emmanuel Macron, les « gilets jaunes » et les « autonomes » se sont rendus en masse samedi, aux Champs-Élysées. Et ils se sont violemment opposés aux forces de l’ordre, du matin au soir.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Un café près de la place de la République. Depuis huit heures du matin, les gilets jaunes montés de Toulon, Hyères ou Nice partent par petits groupes vers les Champs-Élysées, où le rendez-vous a été donné pour midi. Certains sont montés en train, d’autres en avion ou en voiture, alors que cet acte XVIII marque la fin du « grand débat » initié par Emmanuel Macron, il y a deux mois. C’est le jeune Florent, à cheval entre Paris et Toulon depuis le début du mouvement, qui sert de guide.

Source : https://www.mediapart.fr/journal/france/160319/gilets-jaunes-et-black-blocs-relancent-la-bataille-des-champs?onglet=full

Voir également : Notre dossier « gilets jaunes » : la révolte des oubliés

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Rubrique D - Apports des intellectuels français dans le Grand Débat National

19.
Le Grand débat national en France d’après Wikipédia

Cet article concerne un événement récent ou en cours. Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources. La dernière modification de cette page a été faite le 21 mars 2019 à 00:30.
Date Du 15 janvier au 15 mars 2019
Localisation Drapeau de la France France

Le grand débat national est un débat public annoncé en décembre 2018 et lancé le 15 janvier 2019 par le président de la République française Emmanuel Macron en raison du mouvement des Gilets jaunes en France.

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20.
Site officiel du ‘Grand Débat National’ en France - Mars-avril 2019

À l’initiative du Président de la République, le Gouvernement engage un Grand Débat National permettant à toutes et tous de débattre de questions essentielles pour les Français.

Source : https://granddebat.fr/

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21.
Accès à tous les échanges du président Macron avec des intellectuels lors du Grand Débat National organisé par France Culture 18 mars 2019


Grand débat national : échange avec des intellectuels (1ère partie)lundi 18 mars 2019 de 18h20 à 20h - 2h11

Podcast : Emmanuel Macron échange avec des intellectuels - 18/03/2019

Le président de la République a répondu pendant plus de 8 heures ce lundi aux questions d’une soixantaine d’intellectuels représentant les domaines des savoirs, de la recherche et de la pensée contemporaine.

Photo - Emmanuel Macron pendant le Grand débat des intellectuels, le 18 mars 2019 à l’Elysée • Crédits : MICHEL EULER / POOL - AFP

Grand débat national : échange avec des intellectuels (2ème partie) - Grand débat national : échange avec des intellectuels (2ème partie)

18/03/2019

Seconde partie du débat où le président de la République se confronte à l’Elysée aux visions et aux questions d’une soixantaine d’intellectuels représentant les domaines des savoirs, de la recherche et de la pensée contemporaine.

Ecoutez l’intégralité de ce débat, en 4 parties

Pour l’instant, nous vous proposons les deux premières parties du débat. Les deux suivantes seront disponibles mardi 19 dans la matinée.

À écouter aussi - 18/03/2019 - Seconde partie du débat où le président de la République se confronte à l’Elysée aux visions et aux questions d’une soixantaine d’intellectuels représentant les domaines des savoirs, de la recherche et de la pensée contemporaine.

Ecoutez l’intégralité de ce débat, en 4 parties

Pour l’instant, nous vous proposons les deux premières parties du débat. Les deux suivantes seront disponibles mardi 19 dans la matinée.

Vous pouvez aussi télécharger ce débat en podcast, par ici sur iTunes et téléphone Apple ; et ici en RSS pour les téléphones Android et autres.

Écouter 2h11 Grand débat : échange avec des intellectuels (1ère partie)

Écouter 1h39 Grand débat : Emmanuel Macron échange avec des intellectuels (partie 2)

Écouter 1h43 Grand débat : Emmanuel Macron échange avec des intellectuels (partie 3)

Écouter 2h30 Grand débat : Emmanuel Macron échange avec des intellectuels (partie 4)

Retrouvez le débat Emmanuel Macron face aux intellectuels en vidéo

DIRECT VIDEO - Actualités Grand débat : Emmanuel Macron échange avec des intellectuels, en direct sur France Culture -Vidéo

Intervenant : Emmanuel Macron - Huitième président de la République, fondateur du mouvement En marche ! Ancien ministre de l’économie, ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée

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Grand débat national : échange avec des intellectuels (2ème partie)

La genèse du débat d’Emmanuel Macron avec des intellectuels à l’Elysée

Tags : Politique Grand débat des intellectuels

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Vidéo Loi de 1905 : la laïcité selon Emmanuel Macron lors du débat avec les intellectuels LE 18/03/2019

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/grand-debat-national-echange-avec-des-intellectuels-1ere-partie/grand-debat-national-echange-avec-des-intellectuels-1ere-partie

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Rubrique E - Des philosophes et des ‘religieux du Livre’ à la rescousse d’une pacification indispensable


Avant-propos - « Religions du Livre  » est une expression courante pour désigner les religions abrahamiques, inspirées par le monothéisme de l’Ancien Testament, soit le judaïsme, le christianisme et l’islam. Cette expression souligne la particularité de ces religions de se former autour d’un livre. Cette définition pourrait permettre de rajouter à cet ensemble de nombreuses religions comme l’hindouisme, des religions proche-orientales antiques ou, par extension, certaines religions africaines.1 « L’expression « religions du Livre » n’est vraiment exacte pour aucune des trois, et des études récentes en ont encore souligné la relative impropriété. »2 Cette expression provient2 de la formule coranique Ahl al-Kitab (« gens du Livre ») désignant les juifs et les chrétiens. Pour le Coran, « le Livre est supposé venir d’une mère, la « Mère du Livre » (sourate 3, v. 7 et sourate 13, v. 39), sorte de matrice céleste où gît de tout temps la parole divine3… »

« Le catholicisme romain se considère comme n’étant pas une « religion du Livre » et rejete cette appellation4. Le pape Benoît XVI critique comme un fondamentalisme la lecture littérale d’un texte alors que celui-ci est conditionné par son époque d’écriture ; selon lui le christianisme s’affirme par la Parole de Dieu, le Verbe, le Logos fait chair et non par l’écrit5. Pour la théologienne Roselyne Dupont-Roc, « Le christianisme rassemble les disciples d’une personne, Jésus Christ, Verbe fait chair, Parole de Dieu[...] Le christianisme n’est pas une religion du Livre ni même de l’écrit, même s’il entretient un rapport fort avec celui-ci. »6. Pour Antoine Guggenheim, « Les livres (le pluriel est significatif) sur lesquels il s’appuie, n’ont pas le statut qu’a le Coran pour les musulmans ; les Évangiles ne sont pas plus un Coran déformé que l’Ancien Testament n’est un Évangile raté. »7

« En revanche, le judaïsme se considère plutôt comme la « religion de l’interprétation du Livre ». Les rabbins ne considèrent pas la Torah comme un livre mais un ensemble de livres. Judaïsme et christianisme partagent l’Ancien Testament dans des versions légèrement différentes, contrairement à l’islam qui ne reconnaît pas ce livre.

Article complet avec notes et références sur ce site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_du_Livre

22.
Quelques références d’actualités à lire sur la pédophilie au sein de l’église catholique

Sodoma : sexe, rumeurs et confusion - Le Monde des Religions-13 mars 2019 - Dans son livre Sodoma*, Frédéric Martel dénonce l’hypocrisie de cardinaux ... Et le cocktail d’un parfait polar : religion + sexe + pouvoir

Monseigneur Luc Ravel signe unlivresur les abus sexuels dans l’Église - Le Figaro-14 mars 2019 - Monseigneur Luc Ravel, archevêque de Strasbourg et ancien évêque aux Armées, appelle, à travers son livre*, à bien distinguer justice civile ...

Pédophilie, les propos choquants de l’abbé de La Morandais - La Croix - ... dans plusieurs émissions de télévision, auteur de nombreux livres – dont un livre de cuisine – ou encore co-fondateur d’un fonds de dotation ...

Roger Caillois : lareligionn’a pas besoin de Dieu L’Express-18 févr. 2019 - Chroniquant un livre de Julian Huxley, Roger Caillois se penche sur le

Lareligionde la laïcité, unlivrede Joan W. Scott - Club de Mediapart (Blog)-19 févr. 2019 - La laïcité est-elle un substitut de religion ? Les laïques sont-ils antiféministes ? Les féministes sont-elles racistes ?

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23.
Belfort - Religion - Création d’une nouvelle association interreligieuse dans l’Aire urbaine Par Adeline Divoux - Le 17/03/2019 à 20:30 – Document ‘estrepublicain.fr’

Une nouvelle association voit le jour dans l’Aire urbaine : celle du Groupe interreligieux du Nord Franche-Comté (Agire-NFC). Elle regroupe les responsables des trois religions monothéistes. Le groupe existait déjà depuis 1991, mais n’avait pas encore été officialisé de manière juridique.

Photo HD - Les réunions ont lieu tous les deux mois dans les différents lieux de culte de l’Aire urbaine. Photo ER /Adeline Divoux

L’association du Groupe interreligieux du Nord Franche-Comté (Agire-NFC), regroupant les responsables des trois religions monothéistes de l’Aire urbaine, se crée ce lundi.

« Le groupe existait déjà de manière informelle depuis 1991, mais il n’avait pas été officialisé de manière juridique, donc nous signons les statuts ce 18 mars », précise Dominique Blanchet, évêque du diocèse de Belfort-Montbéliard.

« Se connaître, s’estimer, s’entraider »

Avec lui, trois autres responsables religieux autour de cette association : Elysé Mayanga Pangu, inspecteur ecclésiastique de l’Église protestante unie de France, Laurent Hoffnung, vice-président de la communauté israélite de Belfort et Ali Sahab, président de l’association des musulmans du Territoire de Belfort.

« L’objet de cette association, c’est de chercher des relations entre les différentes religions, nous sommes tous les enfants d’Abraham », sourit Dominique Blanchet.

Thème choisi cette année pour Agire-NFC : la fraternité. « Nous nous réunissons tous les deux mois en moyenne, dans l’optique de mieux nous connaître, de s’estimer et de s’entraider », ajoute-t-il. L’association vise également à lutter contre les amalgames et l’extrémisme autour des religions. « La géopolitique ne doit pas être absente de nos discussions. Les mots peuvent réparer les maux », glisse Bouabdallah Kiouas, vice-président de l’association des musulmans.

« Le fait de devenir une association de loi 1901 nous met en capacité de parler à l’opinion publique, mais aussi aux autorités », affirme Elysé Mayanga Pangu. « Ce groupe est nécessaire, vital même, parce que notre pays traverse une zone de turbulences inquiétante », ajoute Slimane Gharbi, membre du conseil d’administration de l’association des musulmans.

1991 : Date à laquelle le groupe interreligieux s’est formé, de manière informelle.

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24.
Ris-Orangis : toutes les religions dans une seule rue - Mercredi 28 novembre 2018 à 16:50 Par Martine Bréson et Alice Kachaner, France Bleu Paris et France Bleu

Si vous vous promenez dans la rue Jean Moulin à Ris-Orangis (Essonne), vous passerez devant une église, une mosquée, un temple protestant et une synagogue. Ce mercredi, tous participent à une journée porte-ouverte pour rapprocher encore un peu plus les différentes communautés.

Photo - Ensemble pour faire tomber les préjugés. © Radio France - Alice Kachaner Ris-Orangis, France

La rue Jean Moulin à Ris-Orangis (Essonne) peut surprendre. Sur une centaine de mètres, on y trouve une église, une mosquée, un temple et une synagogue. 

L’islam, le christianisme et le judaïsme : tous au même endroit 

Dans la commune, certains habitants n’hésitent pas appeler la rue Jean Moulin, la petite Jérusalem. Pour rapprocher les différentes communautés, de nombreux événements sont organisés. Ce mercredi les quatre lieux de culte sont ouverts au public. Une façon de promouvoir la tolérance et le vivre-ensemble.

Un mélange qui est une chance

Quand le rabbin Michel Serfaty a suggéré que la mosquée s’installe juste à côté de la synagogue, cela n’a pas plu à tout le monde, se souvient le rabbin. On lui a dit ’Tu n’as pas peur d’avoir des musulmans à côté de toi ?’ mais il a répondu ’Quelle chance d’être sur le même trottoir.

Aujourd’hui, la question de la mixité ne se pose pratiquement plus dans la ville. ’A Ris-Orangis tout le monde est mélangé ensemble’, dit un lycéen musulman. ’ Juifs, musulmans, chrétiens, moi je les vois comme des frères, je les vois pareils que moi, on est tous des humains’. 

Le Père Mathurin, de l’église catholique, se réjouit de cet état d’esprit qui, dit-il, règne dans la ville. ’C’est merveilleux de savoir qu’on dépasse les différences pour mettre en valeur ce qui nous unit’.

La bataille contre les préjugés n’est pas finie

On a encore des récalcitrants’, indique Mohamed Touhami, président de l’association musulmane culturelle rissoise, en charge de la mosquée. ’Il y a des gens qui ne veulent pas voir de juifs, c’est un combat que je mène’. 

Pour faire évoluer les mentalités, des voyages ont été organisés en Israël mais aussi en Pologne pour voir des camps de concentration, pour lutter contre le négationnisme. ’Je revois les imams, en train d’arpenter les allées d’Auschwitz, sangloter d’émotion’, se rappelle le rabbin.

Les enfants, un relais pour toucher les familles

Pour que tous soient associés à ce ’vivre ensemble’ un livre pour les enfants a été édité. Il explique l’histoire de cette rue Jean Moulin. Il sera envoyé aux familles de la ville et il a été lu dans les centres de loisirs. Le maire de Ris-Orangis soutient toutes ces initiatives. Stéphane Raffalli était l’invité de France Bleu Paris ce mercredi à 08h15.

Photo - Les enfants un relais pour toucher les familles. © Radio France - Alice Kachaner

Mots-clés : religions - Crédits - Mentions légales - Politique de confidentialité - ACPM - France Bleu 2019 – Tous droits réservés

Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/ris-orangis-toutes-les-religions-dans-une-seule-rue-1543419752

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25.
Les ressources de la démocratie - 20/01/2019 - Photo - Dominique Schnapper Crédits : DR - Radio France - 32 minutes – Dans le cadre de l’émission Talmudiquespar Marc-Alain Ouaknin le dimanche de 9h10 à 9h42 sur France Culture.

Nous vivons un temps de crise politique qui est l’occasion d’une nouvelle interrogation sur les institutions politiques et les formes de gouvernement qui sont les nôtres aujourd’hui. « Crise de la démocratie », l’expression est sur toutes les lèvres et répétée à l’envie dans les différents médias et dans les analyses de tous les commentateurs politiques, économiques et autres.

Mais savons-nous les uns et les autres de quoi parlons-nous exactement ?

Déjà à la fin des années 90, l’historien du droit Léon Robert Ménager écrivait : « lorsque des millions d’individu dans certains lieux d’Europe et d’Asie des millions d’individus peuplaient les places et les rues pour désacraliser une certaine religion de l’État, dénoncer la falsification du discours officiel sur la source réelle et la pratique du pouvoir, pour exiger paisiblement mais avec résolution le libre exercice de la critique, et enfin pour couronner l’ensemble, réclamer la liberté tout court et son indissociable corrélation, la dignité, tout cela, souvent et un peu partout se résumait en un mot presque magique : démocratie »

Léon-Robert Ménager posait alors cette question simple et importante : « De quel espoir, ce mot démocratie était-il donc porteur ? ». La question a gardé toute son actualité et la remarque qui l’accompagnait aussi. « Démocratie, écrivait-il, est un mot entouré d’une aura qui l’éloigne de toute explication sérieuse, comme s’il s’agissait d’une sorte de modèle politique idéal irrationnel resté haut dans le ciel des projets inaccessibles. »

Et pourtant ce mot, comme la réalité qu’il recouvre, a une histoire qui commence dans la Grèce du VIIIe siècle avant notre ère. Un faisceau de faits, politiques, philosophiques, économiques, religieux, artistiques et culturels en sont à l’origine et au cœur de son évolution. Le mot a une histoire, une évolution, des transformations, des adaptations selon les pays et les sociétés, un mot auquel on a accolé de très nombreux adjectifs : libérale, directe, semi-directe, participative, représentative, sociale, populaire. 

Mais ce mot « démocratie » n’appartient-il à la liste très fermée des termes qui ne supportent aucun adjectif : « La démocratie c’est comme la virginité, écrivait, Léon-Robert Ménager, elle est ou elle n’est pas ! » - Dès lors l’urgence n’est-elle pas, pour pouvoir entrer dans les débats, pour débattre de ces débats eux-mêmes, de revenir à la signification ou aux différentes significations du mot « démocratie » lui-même.

Sans ce savoir, qui demande un temps certain, celui de l’étude, la démocratie ne risque-t-elle pas de se retourner contre-elle-même au nom de la démocratie. La démocratie ne court-elle pas aussi le risque par cette ignorance de disparaître et d’ouvrir la porte a des régimes politiques d’une violence que notre modernité pensait s’être débarrassé de manière définitive. 

Tout comme on pensait s’être débarrassé de l’antisémitisme que l’on voit cependant réapparaître à chaque temps de crise. Antisémitisme qui était pour Hannah Arendt l’une des dimensions essentielles du totalitarisme et en éclairait la compréhension.

Mais le rapport des juifs et de la démocratie se réduit-il à l’antisémitisme qui naît dans ces temps de crise ? 

Ne faut-il, aujourd’hui, aborder ce rapport des juifs et de la démocratie, sous un autre angle, qui permettrait peut-être, et c’est un « peut-être » d’espoir, de trouver des clefs, en tout cas des pistes, pour d’une part mieux comprendre le sens de la démocratie et d’autre part pour sortir de la crise que celle-ci traverse actuellement !

L’invitée : Dominique Schnapper est sociologue et politologue. Elle est professeur et directrice d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Elle a été membre du conseil constitutionnel de 2001 à 2010. Elle est présidente de l’Institut d’études avancées de Paris. Depuis février 2016, elle est présidente du conseil scientifique de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (DILCRA) - Et en décembre 2017, Jean-Michel Blanquer l’a désignée pour devenir la présidente du Conseil des Sages de la Laïcité. Dominique Schnapper est également présidente du Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Mahj)

Transition sonore à écouter à la source : Isaac Strauss : Hanouka, polka (extrait) à partir de ce site : https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/talmudiques-du-dimanche-20-janvier-2019

Le livre de l’invitée : 1èrede couverture - La citoyenneté à l’épreuve – La démocratie et les Juifs - Editions Gallimard • Crédits : Radio France - Quatrième de couverture - ’Les nations démocratiques se sont constituées en agrégeant des groupes divers, pré-nationaux, et en élaborant un espace public commun à tous - la communauté des citoyens. Pour ce faire, il convenait de transcender par le civisme les affiliations historiques, religieuses et culturelles - qu’on regroupe sous le terme d’« ethniques » - des individus et des groupes réunis dans la nation. 

Pour autant, les fidélités particulières qui caractérisent les individus historiques ne disparurent pas. S’agit-il d’une faiblesse ou d’une vertu de la démocratie ? Le destin des juifs, minoritaires, nous éclaire sur la construction de la nation moderne et sur le projet démocratique, ses vertus, ses contraintes et ses dévoiements. 

C’est l’histoire de la sortie du monde traditionnel par l’émancipation et la promesse de la modernité citoyenne, puis de la trahison de cette promesse. Elle révèle la tension entre un monde nouveau, tourné vers l’avenir et fondé sur l’innovation scientifique et politique, d’une part, et la transmission et la réinterprétation de la tradition, de l’autre. S’affichent alors les limites de l’intériorisation du civisme et de ses exigences par les individus, ainsi que la fragilité intrinsèque du projet démocratique.’ [Présentation de l’éditeur]

Émissions ’Talmudiques’ en relation avec cette émission

Philanthrope, mécène et collectionneur : une certaine idée de la France1/1 - Avec Dominique Jarassé - https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/une-certaine-idee-de-la-france

Philanthropes, mécènes et collectionneurs : une certaine idée de la France 2/2 - Avec Dominique Jarassé - https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/philanthrope-mecene-et-collectionneur-une-certaine-idee-de-la-france

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Les conditions du débat (1/5) : Et l’argent dans le débat ?

Tags : judaïsme Philosophie - L’équipe – Production ; Marc-Alain Ouaknin – Réalisation : Dany Journo

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/talmudiques-du-dimanche-20-janvier-2019

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26.
L’héritage des sciences de l’homme 27/01/019 - 32 minutes – Perinne Simon-Nahum • Dans le cadre de l’émission Talmudiquespar Marc-Alain Ouaknin le dimanche de 9h10 à 9h42 avec France Culture - Photo - Crédits : DR - Radio France

’Nos humanité nous rendent elles inhumains ?’ s’interrogeait Georges Steiner en s’indignant de sa propre surdité à la demande d’un mendiant au sortir d’un cours particulièrement intense portant sur une des grandes pièces du théâtre antique.

Mais oser poser et partager cette insoutenable question n’est-ce pas déjà répondre d’une humanité qui n’abdique pas devant la souffrance de l’autre et l’extrême exigence éthique de celui qui se construit avec le texte ?

Dans notre période de hautes turbulences dans lesquelles les moins pessimistes voient les soubresauts du monde connu parvenu à son terme, cette question continue de résonner, 

Mais si, dans cette probable longue période transitoire d’accouchement d’un le monde inédit, nous en inversions les termes ?

Pour nous demander : qu’est-ce qui dans nos Humanités nous garantirait de rester humain ? Qu’est-ce qui nous permettrait de garder le cap d’une humanité choisie, Non pas celle d’un passé regretté, d’un âge d’or supposé, mais celle qui parcourt l’Histoire et lui survit, si l’histoire est cette longue série d’événements qui nous ordonnent et dans lesquels se construit chaque vie ?

Bien sûr nos questionnements contemporains ne sont plus ceux des Européens qui en leur ’temps modernes ’ découvrirent un Nouveau Monde, de nouvelles manières d’êtres humains que de longues controverses et les progrès de l’esprit ont fini par intégrer ,si ce n’est accueillir, dans le giron de l’Humanité.

L’enjeu aujourd’hui n’est plus de décider de qui est un être humain, étant entendu que toute personne a droit à la dignité et que tous les hommes naissent libres et égaux en droit ... mais : où et comment pouvons-nous continuer de vivre et avec quels repères ? 

N’aurions-nous pas tout intérêt à interroger ceux qui aux jalons des temps modernes et de notre époque contemporaine ont fait des sociétés humaines leur objet d’étude et de l’organisation des hommes pour vivre sans s’entretuer, une science ? 

Et envisager avec eux les voies d’une humanité répondant au défi de sa survie dans notre ultra moderne monde contemporain ?

De ces chercheurs et pionniers dans les sciences humaines on peut dire ce que disait Lévinas de Maimonide :

« A côté des recherches savantes qui situent un grand penseur au carrefour des influences qu’il a subies et de celles qu’il a exercées, il y a une place pour une question modeste mais grave : qu’est-il pour nous ? La valeur d’une vraie philosophie ne se place pas dans une éternité impersonnelle. Sa face lumineuse est tournée vers les êtres temporels que nous sommes. Sa sollicitude pour nos angoisses fait partie de sa divine essence. L’aspect véritablement philosophique d’une philosophie se mesure à son actualité. Le plus pur hommage qu’on puisse lui rendre consiste à la mêler aux préoccupations de l’heure. Celles de notre époque sont particulièrement poignantes. Elles concernent l’essence même de notre civilisation en tant que juifs et en tant qu’hommes. »

Oui que sont-ils pour nous tous ces penseurs du passé, ces penseurs de l’humain et de la modernité ? Que peuvent nous apprendre les premiers penseurs des sciences humaines sure notre société aujourd’hui ? Comment eux-mêmes ont-ils conjugué cette relation entre tradition et modernité ? Question générale mais qui se pose particulièrement dans le judaïsme car ce dernier est lié de façon intrinsèque à la modernité. Comme nous l’avons vu la semaine dernière avec Dominique Schnapper, l’émancipation est passée par là !

L’invitée : Perrine Simon-Nahum est directrice de recherche au CNRS, professeure attachée au Département de philosophie à l’École Normale Supérieure, auteure de très nombreux articles et ouvrages très remarqués et directrice de collection chez Odile Jacob. Elle a publié notamment : La Cité investie. La science du judaïsme français et la République (Le Cerf, 1992) ; André Malraux. L’engagement politique au XXe siècle (Armand Colin, 2010) ; Michelet, Journal, nouvelle édition (Gallimard, 2017).

Transition musicale à écouter à partir de la source d’origine : François Couperin - Première Leçon de Ténèbres

Le livre de l’invitée : Les Juifs et la modernité : L’héritage du judaïsme et les Sciences de l’homme en France au XIXe siècle. Éditions Albin Michel. 1èrede couverture

Les Juifs ont souvent entretenu un rapport singulier à la modernité. C’est particulièrement vrai en France où, très tôt émancipés, ils prirent pleinement part à l’épanouissement du pays. En même temps qu’elle leur accorde la citoyenneté, la Révolution française leur ouvre l’accès à la science.

Héritiers d’une culture où sacré et profane, loin d’être opposés, s’entremêlent, ils sont les premiers à s’engager dans l’aventure des sciences de l’homme qui marque le XIXe siècle. En effet, les savants juifs conservent de la tradition une conception du temps et de l’histoire qui leur permet d’échapper aux dilemmes auxquels sont confrontés les érudits protestants ou catholiques. 

Leur familiarité avec l’Orient et l’absence de dogmes, autorisant l’inclusion du religieux dans leurs objets d’étude, expliquent leur rôle fondateur dans l’essor de la science des religions mais aussi de la philologie, de la linguistique, de la mythologie comparée ou de la sémantique. Salomon Munk, Michel Bréal, Adolphe Franck, James et Arsène Darmesteter sont les grands ancêtres des intellectuels du XXe siècle.

Cette rencontre entre judaïsme et modernité éclaire d’un jour nouveau l’histoire politique et intellectuelle française, restituant au religieux la part qui lui revient. Elle permet de saisir comment, depuis leurs disciplines respectives, les savants juifs contribuent à poser l’une des questions centrales de la modernité : celle de l’identité.

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L’équipe – Production : Marc-Alain Ouaknin – Réalisation : Dany Journo

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/lheritage-des-sciences-de-lhomme

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27.
Le judaïsme et le Coran : quel rapport ? 03/02/2019 – Méir M. Bar-Asher • Dans le cadre de l’émission
Talmudiquespar Marc-Alain Ouaknin le dimanche de 9h10 à 9h42 avec France Culture - Photo : Crédits : DR - Radio France

Il y a presque une vingtaine d’années, l’année qui précéda le 11 septembre, je fus invité dans un lycée de Mantes-la-Ville pour parler de littérature en cours de français à une classe de jeunes filles dont la plupart étaient à la fois issues de l’émigration et de confession musulmane. Ce sont les élèves elles-mêmes qui avaient choisi de m’inviter après la lecture de l’un de mes ouvrages, Bibliothérapie, si mes souvenirs sont bons. 

Je sus par la suite que cette invitation n’était pas allée de soi, et qu’un débat s’était engagé dans la classe entre une élève et une autre : « Quoi tu vas inviter un feuj ! Toi ! » disait l’une, effarée, étonnée et presque en colère. Et l’autre de répondre, c’était la fille d’un imam : « Oui c’est un philosophe et un rabbin il a beaucoup de choses à nous apprendre ! »

Quelques années plus tard, en 2005, c’est une autre classe que leur professeure de français prépara et emmena à Bruxelles, pour participer au premier congrès imams rabbins pour la paix, organisé par Alain Michel et la Fondation Hommes de Parole. Je fus aussi présent. Deux événements qui transformèrent la vie de ces élèves, qui s’aperçurent, avec étonnement et une grande joie, que les préjugés peuvent se dépasser, que l’éducation reçue à la maison ou au sein d’une communauté peut être infléchie par l’étude, la rencontre et la bonne volonté. 

Je crois que je n’avais pas mesuré toute la dimension révolutionnaire que représentaient pour elles ces deux événements où ces élèves participèrent très activement. 

Je n’avais pas mesuré à quel point le judaïsme et les juifs et les rabbins, étaient pour elles des points de crispation, de mise à distance, voire d’un rejet profond, sans doute plus inconscient que conscient, mais tout à fait réel.

Elles écoutèrent, questionnèrent, dansèrent avec la rabbins qui dansaient et chantaient avec les imams, découvrirent le soufisme avec des soufis qui venaient de Jérusalem et dont elles s’étonnèrent qu’ils parlaient aussi bien l’hébreu que l’arabe et revinrent dans leur lycée et leurs quartiers avec une âme nouvelle, ambassadrices du fait, qu’« impossible » n’est pas un mot définitif, et décidèrent de transmettre et de faire connaître leur expérience.

Mais surtout, dès la séance d’ouverture de ce congrès, en séance plénière, elles lurent un appel qu’elles avaient préparé et qu’elles adressaient aux centaines d’Imams et de rabbins présents dans cette grande salle du palais des Congrès et qui allaient débattre pendant plusieurs jours, un Appel dont les dernières lignes résonnent encore dans ma mémoire :

« Nous avons confiance que ces textes, fondateurs de vos religions mais aussi patrimoine précieux de l’humanité, peuvent transmettre la vie dans toute sa complexité.

Nous avons confiance que, lus et enseignés par des hommes et des femmes responsables, ils peuvent permettre de reconnaître et d’accepter les différences comme des richesses possibles et non comme des dangers certains.

Nous vous demandons ainsi de veiller à préserver l’intégrité morale et physique de tout être humain en garantissant une interprétation juste des textes dont vous êtes dépositaires.

Nous vous demandons de ce fait, de délivrer sans ambiguïté des enseignements conformes à cette justesse, pour que ces textes fassent entendre avec vous, qui avez savoir et autorité, leurs paroles de sagesse et de paix. »

Entre temps l’histoire politique de ce début de XXIe siècle, dans le monde entier, n’a pas démenti l’urgence de s’interroger avec sérieux et de manière dépassionnée sur toutes ces questions et en particulier sur quelques-unes qui déjà à l’époque les bouleversaient particulièrement, et qui dans le contexte de leur expérience si étonnante prenaient d’autant plus de force et les déroutaient singulièrement.

L’invité : Meir M. Bar-Asher est directeur du Département de Langues et Littératures arabes à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Il a également dirigé l’institut d’Études asiatiques et africaines de l’Université hébraïque de Jérusalem (2004-2006) et l’institut Ben-Zvi pour l’étude des communautés juives orientales et présidé le Comité professionnel pour l’enseignement de l’arabe du ministère israélien de l’Éducation (2011-2012). 

Son champ de recherches couvre le shi‘isme (y compris la religion nusayrite-‘alawite), l’exégèse du Coran et les affinités religieuses entre le judaïsme et l’islam. Il est Auteur de très nombreux articles importants et de plusieurs livres très remarqués. Son dernière ouvrage : Les juifs dans le Coran, aux éditions Albin Michel, 2019.

Illustration musicale à écouter à la source : Rabbi Haim Louk, Alfonso Cid & Tom Cohen - Ya Bent

Le livre de l’invité : Les juifs dans le Coran - Éditions Albin Michel - Préface de Mohammad Ali Amir Moezzi 

Présentation de l’éditeur  

’Le Coran est-il antisémite ? L’islam véhicule-t-il une « haine du Juif » qui le rend incompatible avec les valeurs occidentales ? 

Le regard de l’islamologue est indispensable pour dépassionner le débat et sortir des jugements à l’emporte-pièce. Sans rien masquer des aspects les plus problématiques, le grand savant Meïr M. Bar-Asher fait le point sur ce dossier brûlant. 

Il passe en revue l’image des « fils d’Israël » et des « Juifs » dans le Coran et le Hadîth, ainsi que les bases coraniques du statut de dhimmi. IL s’attarde également sur l’apport extraordinaire de la tradition juive à l’exégèse musulmane du Coran, ainsi que sur les parallèles entre les lois religieuses juive et musulmane, halakha et sharia

Il montre surtout que la question du rapport de la tradition islamique à la figure du Juif et au judaïsme est complexe, et qu’on ne saurait la ramener à la caricature qu’en donnent tant les prédicateurs islamistes que les islamophobes. Un ouvrage accessible, essentiel pour comprendre les enjeux de société actuels.’

Editions Albin Michel • Crédits : DR - Radio France – 1èrede couverture

À découvrir également :

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Tags : judaïsme Philosophie

L’équipe – Production : Marc-Alain Ouaknin – Réalisation ; Dany Journo

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques/le-judaisme-et-le-coran-quel-rapport

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28.
Les juifs dans le Coran d’après Méir M. Bar-Asher • dans le cadre des émissions
Questions d’islamde France Cuture avec Ghaleb Bencheikh les dimanches de 7h05 à 8h - 55 minutes - 10/03/2019

L’islamologue et érudit Meir Bar-Asher évoque dans cette émission le cadre historique de la rencontre entre juifs et musulmans, de la représentation du judaïsme et des juifs dans le Coran, pour terminer par les similitudes entre loi coranique et loi juive.

Partie d’échecs entre un juif et un musulman, El Libro de los Juegos, XIIIe siècle, Bibliothèque de l’Escurial, Espagne

Illustration - Partie d’échecs entre un juif et un musulman, El Libro de los Juegos, XIIIe siècle, Bibliothèque de l’Escurial, Espagne • Crédits : Bibliothèque de l’Escurial, Espagne

L’islamologue et érudit Meir Bar-Asher évoque dans cette émission le cadre historique de la rencontre entre juifs et musulmans, de la représentation du judaïsme et des juifs dans le Coran, pour terminer par les similitudes entre loi coranique et loi juive.

Les récits bibliques rapportés dans le Coran sont assez fidèles, et la représentation des juifs de l’époque biblique assez positive. Mais ce n’est pas le cas des juifs de l’époque tardive, contemporains de Muhammad notamment à Médine. Parler d’antisémitisme dans le Coran est anachronique. Cependant, des versets du Coran peuvent nourrir un rejet des juifs. Tout est dans l’ambivalence de l’écrit révélé. 

C’est cela qu’un entretien serein passera en revue afin de désamorcer la charge émotionnelle liée à un sujet aussi problématique. 

La pause musicale : Ensemble « D’une seule voix »

Bibliographie : Les juifs dans le CoranMeir M. Bar-Asher Albin Michel, 2019 – 1èrede couverture

Intervenant : Meir M. Bar-Asher - Islamologue, philosophe, directeur du département de Langues et Littératures arabes à l’Université hébraïque de Jérusalem.

À découvrir

Actualité de l’antisémitisme

Pédophilie dans l’Eglise catholique : comment réagit le Vatican depuis les premiers scandales ?

Ismaël et Isaac ou la consolidation du lien symbolique unissant les fils d’Abraham

La place de Jésus et de Marie dans le Coran

Tags : Islam Coran judaïsme Religion et spiritualité

L’équipe – Production : Ghaleb Bencheikh – Réalisation : Franck Lilin - Avec la collaboration de Daphné Abgrall

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/les-juifs-dans-le-coran

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29.
Hommage à Abdelwahab Meddeb dans le cadre des émissions Questions d’islampar Ghaleb Bencheikh avec France Culture les dimanches de 7h05 à 8h – Vidéo 56 minutes 03/03/2019

Poète, essayiste, romancier, traducteur, enseignant, et producteur d’émissions radiodiffusées Abdelwahab Meddeb, (1946-2014). L’émission dont il fut le producteur originel lui consacre une édition avec l’intellectuel et écrivain Maati Kabbal qui est, en l’occurrence, son biographe. Photo - Abdelwahab Meddeb • Crédits : Radio France

Poète, essayiste, romancier, traducteur, enseignant, et producteur d’émissions radiodiffusées Abdelwahab Meddeb, (1946-2014), fut un touche-à-tout. Les sujets sur lesquels il se pencha ne traduisaient pas seulement un désir de cumul encyclopédique, ils révélaient surtout une volonté de savoir et un souci de maîtrise des savoirs abordés. Aussi passait-il, aisément, d’une discipline à une autre tout en tissant des conjonctions subtiles et parfois déroutantes. Il était capable de construire des petits édifices transdisciplinaires, faisant dialoguer soufisme et architecture, philosophie et poésie, roman et peinture. Mû par la passion de l’écriture, il était en permanence en quête de lettres et de signes dans le vaste territoire du verbe. 

L’émission dont il fut le producteur originel lui consacre une édition avec l’intellectuel et écrivain Maati Kabbal qui est, en l’occurrence, son biographe. 

Livre cité dans l’émission 

« Abdelwahab Meddeb. Traverser les signes, transgresser les règles ». Editions Centre culturel du livre. 

À écouter aussi 29 minutes : A voix nueAbdelwahab Meddeb (1/5) - Hommage

À écouter aussi 25 minutes : Les Nuits de France Culture Nuit spéciale : Hommage à Abdelwahab Meddeb - Entretien 1/3 Avec Michel Deguy, Marie-José Mondzain et Hind Meddeb

La pause musicale : Paolo FresuScores ; AmazighMarchez Noir

Bibliographie :

Contre-prêches Abdelwahab Meddeb Le Seuil, 2006

Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora Albin Michel, 2013

Intervenant : Maati Kabbal, écrivain, essayiste et traducteur marocain

À découvrir :

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Le citoyen, le chercheur et le croyant

Ismaël et Isaac ou la consolidation du lien symbolique unissant les fils d’Abraham

Souffler, écouter, méditer : la voie soufie

Tags : Islam Abdelwahab Meddeb Idées Religion et spiritualité

L’équipe - Production : Ghaleb Bencheikh – Réalisation : Franck Lilin - Avec la collaboration de Daphné Abgrall

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/hommage-a-abdelwahab-meddeb-0

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30.
La jeunesse musulmane dans la République avec Chiheb M’nasser – Dans le cadre des émissions Questions d’islampar Ghaleb Bencheikh les dimanches de 7h05 à 8h avec France Culture – Enregistrement 1 heure - 24/02/2019 -

L’islamologue et historien des idées Chiheb M’nasser aborde la relation triangulaire entre la tradition religieuse islamique, son inscription dans la République et sa pratique par toute une frange de la jeunesse française.

Photo - Les Scouts Musulmans de France aux côtés des anciens combattants en 2011• Crédits : Godong/Universal Images Group

L’islamologue et historien des idées Chiheb M’nasser aborde la relation triangulaire entre la tradition religieuse islamique, son inscription dans la République et sa pratique par toute une frange de la jeunesse française. Après un diagnostic posé où l’on décèle des maux, il y a lieu d’évoquer des pistes à envisager dans les politiques publiques afin d’y remédier. Enfin, l’émission mettra en avant comment promouvoir un pacte civique d’amitié fraternelle au lieu des peurs et des exclusions réciproques. 

Nous n’avons pas anticipé les difficultés ’intégrationnistes’ dans le territoire national. Ensuite, nous payons aussi le tribut de la question sociale. Au ’revivalisme’ de l’islam s’est greffée une question sociale, qui est la question des quartiers prioritaires et de la place de ces quartiers dans la société française. (...) La République Française s’est trouvée dans une difficulté post-impériale, elle est entrée dans une amnésie historique vis-à-vis de son passé. Une amnésie de la place de l’Islam dans l’histoire et la mémoire nationale.

À écouter aussi 58 minutes : Questions d’islam Seydi Djamil Niane : l’espoir incarné par la jeunesse

À écouter aussi 1h02  :Questions d’islamLes Scouts musulmans de France

La pause musicale : Du Oud-Wild Serenade, label Bleu

Bibliographie : La construction humaine de l’islam : entretiens avec Rachid Benzine et Jean-Louis SchlegelMohammed ArkounAlbin Michel, 2012

Intervenant : Chiheb M’nasser - Islamologue, historien des idées

À découvrir :

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Abus sexuels dans l’Eglise : des religieuses également victimes de prêtres

La sagesse rend-elle heureux ?

L’aumônerie musulmane aux armées

Tags : Islam jeunesse monde musulman Religion et spiritualité

L’équipe – Production : Ghaleb Bencheikh – Réalisation : Franck Lilin. Avec la collaboration de Daphné Abgrall

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/la-jeunesse-musulmane-dans-la-republique

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31.
Le citoyen, le chercheur et le croyant avec Haouès Seniguer chez France Culture Vidéo 55 minutes - 17/02/2019 – Dans le cadre des émissions Questions d’islampar Ghaleb Bencheikh les dimanches de 7h05 à 8h - Photo - Anthologie du ’ Verger ’ de Sa’di 245 x 170 mm Boukhara (Ouzbékistan), vers 1552 - 1556

Le chercheur Haouès Seniguer nous parle de l’engagement du citoyen dans la cité notamment des chercheurs, des scientifiques, des universitaires, il évoquera également la dialectique entre l’objet de l’étude et de la recherche et l’appartenance confessionnelle.

Dans une société plurielle et sécularisée et sous la voûte commune de la laïcité, c’est d’abord le citoyen in abstracto de ses appartenances qui est appréhendé dans un premier temps. Puis, il se déterminera comme il l’entend selon ses options spirituelles et métaphysiques. Alors, comment rendre possible un dialogue entre les attributs d’un même individu composite sur le plan identitaire, a fortiori, lorsqu’il s’agit d’un acteur social. La réponse viendra de Haouès Seniguer maître de conférences en sciences politiques à l’IEP de Lyon. Il incarne lui-même, entre autres, ces trois composantes. Il témoignera de leur circularité fluide et assumée harmonieusement. 

La redéfinition de la laïcité suppose que la laïcité d’avant n’est pas véritablement la laïcité en tout cas ne correspond plus à l’état de la société d’aujourd’hui. A mon avis c’est un tort car ça donne le sentiment à tort ou raison que cette laïcité doit systématiquement s’adapter aux nouveaux venus et en particulier aux musulmans.

À écouter aussi Vdéo 55 minutes Questions d’islam Haoues Seniguer

Extraits musicaux : Aisha - cover Ahmed Alshaiba - Sniper by Ahmed Alshaiba - Medine11 Septembre

Bibliographie : Spiritualités et engagements dans la citéJérôme Alexandre, Philippe Corcuff, Haoues Seniguer et Isabelle Sorente le Bord de l’eau, 2018

Intervenant : Haoues Seniguer - Maître de conférences en science politique à Sciences Po Lyon

À découvrir

Les Cent cinquante chapitres de Grégoire Palamas

Les juifs dans le Coran

Nicodème, le chercheur de Dieu

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Tags : Islam Religion et spiritualité

L’équipe – Production : Ghaleb Bencheikh – Réalisation : Franck Lilin - Avec la collaboration de Daphné Abgrall

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/le-citoyen-le-chercheur-et-le-croyant

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32.
Cinq livres pour comprendre les nouveaux enjeux de l’islam en France Par Anne-Bénédicte Hoffner, le 13/05/2018 à 12h25 – Documents ‘La Croix’ - Illustration - Salle de prières de la grande mosquée de Belfort. / Lionel Vadam/L’Est Républicain/MaxPPP

La production littéraire sur les thématiques liées à l’islam est incroyablement abondante. Quelques conseils – loin d’être exhaustifs – pour choisir.

Réveillons-nous  ! Lettre à un jeune musulman français, Mohamed Bajrafil. Plein Jour, 175 p., 15 €.

Déjà auteur il y a trois ans d’Islam de France, l’an I. Il est temps d’entrer dans le XXIe siècle, Mohamed Bajrafil est excédé. Il voit ses coreligionnaires se préoccuper de « futilités » (« un homme peut-il serrer à la main d’une femme qui n’est pas son épouse  ? ») et résumer par des simplismes des questions débattues depuis des siècles par la tradition musulmane (« qu’est-ce qu’un mécréant en islam  ? »). Il est inquiet aussi devant le nombre des « prédateurs qui rôdent sur la Toile » – ceux qu’ils nomment « les bigots », que d’autres qualifient de salafistes – et de « la menace qu’ils font subir à l’islam ».

Cet imam et conférencier, formé aux sciences islamiques et spécialiste de droit musulman, a choisi le genre de l’interpellation, dans une longue missive en forme de mise en garde étayée. « Ils cherchent à te vider de toute intelligence en te proposant un marché qui, au mieux, te coupe du monde, au pire te transforme en monstre, te pousse à tuer des innocents au nom de la religion », prévient-il. Il montre, exemples à l’appui, combien la tradition musulmane est plus riche et complexe que ce que veulent faire croire les salafistes.

À lire aussi : Mohamed Bajrafil  :« La nécessitédu dialogue entre islam et christianisme sest imposée »

À la différence de beaucoup de ses confrères, et tout en restant dans le cadre de pensée classique, Mohamed Bajrafil ne se borne pas à retenir les avis les plus « ouverts » pour mieux dissimuler les plus tranchants. Il plaide pour déclarer caducs ces derniers, et en produire de nouveaux, adaptés au contexte actuel dans lequel vivent les musulmans.

« Oui, le Coran nous apprend à prendre le meilleur en son sein (…). Ce qui signifie qu’il nous demande d’être libres envers tout, même envers lui », ose-t-il affirmer. Libérés de la prison mentale dans laquelle veulent l’enfermer les « bigots », les musulmans pourront alors s’intéresser « au réchauffement climatique, à la procréation médicalement assistée, ou encore au manque d’accès à l’eau potable »

À lire aussi : « L’urgence est de faire une lecture critique du Coran »

Lislam, une religion française, Hakim El Karoui. Gallimard, Le Débat. 289 p., 24 €.

Ancien banquier et consultant, Hakim El Karoui reprend ici les principaux résultats d’une vaste enquête statistique menée en 2016 par l’Institut Montaigne. Celui dont on dit qu’il a l’oreille du président Emmanuel Macron peut pour la première fois « mesurer » la prégnance de certaines pratiques phares de l’islam contemporain – le voile, le « halal », le jeûne du Ramadan – et ainsi esquisser une description du paysage musulman français.

Il apparaît qu’une petite moitié (46 %) d’individus sont « totalement sécularisés ou en train d’achever (leur) intégration dans le système de valeurs de la France contemporaine » ; qu’un quart de croyants « très pieux » revendiquent l’inscription de leur religion dans l’espace public mais rejettent « le niqab et la polygamie » ; et qu’un dernier gros quart (28 %) de musulmans ont « adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République ».

Fort de ce constat, Hakim El Karoui déplore les timidités de la gauche, et plus généralement la pauvreté du débat intellectuel français, obsédé par la question « postcoloniale ». Mais alors que faire ? Le fondateur du Club XXIe siècle est convaincant lorsqu’il défend l’idée de « faire connaître les réussites, (de) mobiliser les bonnes volontés », ou lorsqu’il rappelle l’insuffisance de la réponse sécuritaire et la nécessité d’une « insurrection idéologique ». Mais ses propositions, centrées sur les questions organisationnelles (quelle structure ? quel financement ? etc.), apparaissent d’autant plus en retrait avec les objectifs annoncés…

Musulmans et chrétiens. Pistes pour un dialogue sans angélisme ni pessimisme. Hicham Abdel Gawad. La Boîte à Pandore, 132 p., 19,90 €.

Ancien enseignant de religion musulmane en collège-lycée, étudiant dans une université catholique, musulman lui-même, Hicham Abdel Gawad est un habitué des rencontres islamo-chrétiennes. Son expérience en la matière, mais aussi ses études – il est titulaire d’un master en sciences des religions et doctorant dans la même discipline – l’ont conduit à s’interroger sur les spécificités de ce dialogue entre « deux religions monothéistes, universelles, prétendant chacune à la vérité et qui divergent fondamentalement sur la question dogmatique ».

Ce que le jeune chercheur – déjà auteur de deux ouvrages Les questions que se posent les jeunes sur l’islam et Que faire face à une personne radicalisée – propose ici est une méthode, pour sortir à la fois du mode classique de la controverse – « un échange qui n’en est pas un » – tout en dépassant le stade de la simple « fraternisation », où l’on évite soigneusement « toute critique ». Après avoir soigneusement listé les (nombreux) chausse-trappes du dialogue, Hicham Abdel Gawad souligne les atouts de l’éthique de la discussion du philosophe allemand Jürgen Habermas appliquée au dialogue islamo-chrétien. Il ne s’agirait donc plus de « niveler les différences entre islam et christianisme dans l’optique d’une entente mutuelle mais au contraire de les exploiter (…), en entrecroisant deux traditions qui se sont construites différemment ». Non pas de « chercher » la vérité mais de la « construire » par la pratique de la discussion.

Un exercice que les États laïques – et de plus en plus pluralistes – devraient encourager, pour éviter de voir « des groupes communautaristes concourir de manière conflictuelle dans des actions au service de leur propre représentation du monde ». À charge pour les religions de travailler pour « traduire leurs énoncés potentiellement pertinents d’un langage religieux vers un langage commun ».

À lire aussi : 11 livres pour comprendre l’islam et le monde musulman

Islam, la dernière chance. Pourquoi, comment et que réformer dans l’islam  ? Nour-Eddine Boukrouh, Saïd Branine. Entrelacs, 285 p., 19 €

Ancien homme d’affaires, membre du gouvernement algérien entre 1999 et 2005, et même candidat à l’élection présidentielle de 1995, Noureddine Boukrouh est un homme engagé. Depuis une dizaine d’années, il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à cette « réforme » de l’islam qu’il appelle de ses vœux : L’islam sans l’islamisme, en 2006, Réformer peuple et pouvoir (2012), ou encore Que faire de l’islam  ? un an plus tard. C’est cet observateur averti de la montée de l’islamisme, avant même la décennie noire, que Saïd Branine, co-fondateur du site Internet français Oumma.com, a choisi d’interroger.

Certaines de ses propositions – parmi lesquelles le « rétablissement » de l’ordre chronologique dans les sourates du Coran – ne convaincront pas forcément les islamologues. Mais sa description de la crise du monde arabo-musulman, de la « mentalité » musulmane aussi, est passionnante, sévère parfois quand elle fait le constat d’un « manque de conscience historique ».

À lire aussi : Perplexité autour d’une consultation surprise des musulmans de France

Les Arabo-musulmans, écrit-il, « ne sont en quête de rien, ils attendent le Jugement dernier pour être reconnus innocents et gagnants du procès commencé ici-bas. Finalement, la seule renaissance à laquelle ils croient est celle dans l’au-delà (…) Ils se tournent vers La Mecque pour prier et vers le passé pour réfléchir ».

Mais « pour comprendre ce qui se passe dans la tête d’un électeur musulman, il faut se mettre à sa place », reconnaît-il aussi. « Imaginons que dans tel pays occidental, les chaînes de télévision et de radio diffusent quotidiennement des programmes religieux (…), que dans les écoles les enseignements bibliques sont dispensés à tous les niveaux (…) et que les ouvrages de saint Augustin ou de saint Grégoire sont étudiés comme s’ils venaient de paraître… ». Un ouvrage dense mais éclairant pour comprendre les mutations en cours.

Marie, Meriem, Myriam. Trois Françaises, un attentat, Adil Jazouli. La Boîte à Pandore, 324 p., 21 €

Marie, la chrétienne, Meriem, la musulmane, et Myriam la juive, trois visages de la France. L’une est prof d’université, l’autre cadre dans une banque d’affaires, la troisième travaille dans une entreprise de communication. Avec l’habileté du romancier qu’il se découvre être dans cette première fiction, le sociologue Adil Jazouli imagine et entremêle leur histoire d’amour à chacune avec un certain Gabriel, chercheur sans attache, voyageur aux origines multiples, dont la vie de nomade se situe à peu près aux antipodes de celle de ses trois maîtresses…

Plus que par les intrigues amoureuses, ce premier roman vaut par ces portraits de femmes bien de leur temps et de leur société – solidement nourris par les années « de terrain » de l’auteur –, plongées tout d’un coup dans l’effroi en raison des attentats terroristes commis par de jeunes Français se revendiquant d’un « islam des origines »… Comment arriver encore à vivre ensemble à l’ère du soupçon ? C’est cette question brûlante qu’esquisse ce roman faussement léger.

Et aussi : Les concubinages « halal » dans les pays arabes- Le monde en livres – « Mariage et concubinage dans les pays arabes », de Chakib Guessous, L’esprit du temps, 300 p., 20 € Lire la suite

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Rubrique F - Les apports des musiques dans les cultures juives, chrétiennes et musulmanes

33.
La musique adoucit les mœurs (proverbe) selon Wikipédia

‘La musique adoucit les mœurs’ est un proverbe populaire qui semble trouver ses origines dans les écrits de Platon1. Cette expression implique que la musique aurait un effet sur les mœurs par ses vertus éducatives et apaisantes2.

En philosophie

Chez Platon

Les vertus éducatives de la musique sont évoquées par Platon dans La République : « Si la musique est la partie maîtresse de l’éducation, n’est-ce pas, Glaucon, c’est parce que le rythme et l’harmonie sont particulièrement propres à pénétrer dans l’âme et à la toucher fortement […] ? En les recueillant joyeusement dans son âme pour en faire sa nourriture et devenir un honnête homme, on repousse justement les vices, on les hait dès l’enfance, avant de pouvoir s’en rendre compte par la raison. Et quand la raison vient, on l’embrasse et on la reconnaît comme une parente avec d’autant plus de tendresse qu’on a été nourri dans la musique. »3

Mais Platon utilise aussi l’expression dans ce même dialogue dans un sens différent que celui qu’on donne de nos jours : « le rôle de la musique est évoqué comme un élément de la formation d’une classe de gardiens. Le dialogue indique alors qu’il faudrait bannir les harmonies dont la douceur trop prenante et la volupté diminueraient la force virile et le courage des guerriers. A rebours du sens courant qui lui est aujourd’hui donné, la généalogie de la maxime montre donc que les effets musicaux n’ont pas toujours été considérés comme bénéfiques. »1

Chez Aristote

On trouve chez Aristote dans la Politique la maxime « La musique adoucit les mœurs »4. Il utilise le concept de catharsis pour désigner la purification des âmes par l’art5.

En médecine

Claude Galien, médecin grec de l’antiquité, a écrit que « la musique refroidit les humeurs internes. »6 - Le docteur Mouloud Ounoughene indique que « la musique agit sur les troubles du comportement ; le contrôle des pulsions chaotiques se fait dans le cadre d´une resocialisation et d´une cohésion avec les interprètes du groupe. Stimulante ou sédative, la musique agit sur les processus physiologiques de l´homme, à savoir la tension artérielle, la fréquence respiratoire, la fréquence cardiaque et les rythmes du cerveau... Certaines musiques de Mozart ou les Nocturnes de Chopin facilitent le sommeil. »7.

La musicothérapie est utilisée pour le traitements de différents troubles. Par exemple, elle calme des patients souffrant de douleur chroniques, du fait que la musique stimule la production d’endorphines, qui sont des antidouleurs naturels, ainsi que la production de la dopamine qui active les zones de récompense du cerveau8. La musicothérapie est aussi utilisée pour le traitement du stress, de la dyslexie, de problèmes psychiatriques, ou bien encore pour aider des personnes victimes d’un AVC, ou atteintes de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer9.

Références

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_musique_adoucit_les_m%C5%93urs_(proverbe)

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34.
Musiques Andalouses-Maghrébines et Juives, Chrétiennes, et Musulmanes du Proche-Orient

35.
Orchestre Brihi de Fès dirigé par Haj Abdelkrim Raïs - mamoune tazi -

Haj Abdelkrim Rais (الحاج عبد الكريم الرايس en arabe) est un digne représentant de la musique arabo-andalouse marocaine contemporaine ou Tarab El-Andalousi. Il a participé à de nombreux festivals internationaux et obtenu plusieurs prix et distinctions.
Haj Abdelkrim Raïs est né vers 1912. Jeune élève, il rejoint le dépositaire de cet art dans la ville impériale de Fès, Mohamed Benabdeslam Al-Brihi, qui tient lui-même de son père Abdeslam Al-Brihi. C’est auprès du premier qu’il perfectionnera son éducation musicale.
Haj Abdelkrim Rais dirigera son orchestre (qui porte son nom) jusqu’à 1996, date de son décès. Ce même orchestre sera dirigé par Mohamed Briouel et portera le nom de Orchestre arabo-andalou de Fès. Il restera, par ailleurs, l’un des meilleurs rebabistes qu’a connue la musique arabo-andalouse marocaine.

Rejoignez nous sur : http://www.facebook.com/pages/Musique-Andalouse-Marocaine-Al-%C3%82la/167905502965 - Source : https://www.dailymotion.com/video/xpnx9e

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36.
El Hadj Abdelkrim Rais & Orchestre Brihi - Al Oûchaq, Insiraf Btayhi - Hamed Triqui – Vidéo 17:32 ajoutée le 25 mars 2014 - Catégorie : People et blogs

https://www.youtube.com/watch?v=R7biAf71dCE

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37.
Andalussyat : Le Festival international des musiques andalouses - Les temps forts de la 15e édition - Publié par ALM - Date : décembre 03, 2018 – dans : Musique, UneAffiche d’annonce

Le Festival international des musiques andalouses « Andalussyat » est de retour pour une 15ème édition, prévue du 12 au 15 décembre à Casablanca, Rabat et El Jadida. Cette manifestation initiée par l’Association des amateurs de la musique andalouse au Maroc s’annonce riche et festive. D’abord, elle coïncide avec le 60ème anniversaire de l’association.

« Un anniversaire est toujours un moment d’émotion et pendant lequel on se remémore les années écoulées et on se projette dans le futur », indique à ce sujet Azzedine Kettani, président de l’association. En effet, cette manifestation donne à voir une programmation riche et diversifiée. Elle propose des soirées musicales, des hommages et une conférence. Côté musique, cette édition connaîtra la participation de plusieurs orchestres et groupes musicaux andalous. A l’instar du groupe de flamenco Ursula Lopez au Megarama de Casablanca, l’orchestre de la fondation Abdelkrim Dali, l’Ensemble choral Dar Al Ala, avec la participation de l’artiste Ahmed Marbouh. Le public découvrira également l’auteur, compositeur et interprète Nouaman Lahlou et l’orchestre Haj Abdelkrim Rais (Briouel). Outre les soirées musicales, Andalussyat propose une conférence scientifique sous le thème « La musique andalouse, vecteur du vivre-ensemble avec d’éminents penseurs et intellectuels ». Celle-ci est prévue le samedi 15 décembre au Mazagan El Jadida. Enfin, le festival international des musiques andalouses rendra un hommage à Mohamed Kabbaj, ancien ministre à plusieurs reprises, ancien conseiller de Sa Majesté le Roi et ex-wali.

L’association des amateurs de la musique andalouse au Maroc s’emploie depuis des décennies à préserver et à promouvoir la musique Al Ala, en publiant notamment des écrits consacrés à cet art mais surtout en recueillant différents morceaux voués à la disparition. Ils accomplissent depuis 60 ans maintenant un travail important pour la promotion de cette musique. « Quinze années dans la vie d’un festival traduit tout le travail accompli. Cet événement est né pour rapprocher les peuples du Maghreb et nos voisins du Nord. Ce rapprochement est d’actualité et nous osons espérer que cette proximité culturelle puisse avoir un impact positif sur d’autres aspects et permettre une réelle union entre nos peuples », exprime Mouaad Jamaî, président fondateur du festival Andalussyat.

Source : http://aujourdhui.ma/culture/musique/andalussyat-les-temps-forts-de-la-15e-edition

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38.
Agadir : La musique andalouse à l’honneur By newstourisme - Newstourisme (Communiqué de presse) (Blog)- Novembre 12, 2018 - Abdellah Halimi

Illustration - Les mélomanes de la musique andalouse seront au rendez-vous, le 17 novembre 2017, avec la première soirée musicale organisée par l’Association des Passionnés des chants andalous et ce dans le cadre de son nouveau programme artistique pour la saison 2018/2019.

L’Association, présidée par Otman Benkirane a été crée en 2016 dans le but de promouvoir la musique andalouse. Pour son président M. Benkirane, un mélomane de la musique andalouse, l’initiative de créer cette association est de participer à la sauvegarde du répertoire de la musique andalouse, de faire aimer ce patrimoine musical et culturel et sa diffusion auprès des jeunes à travers des cours d’initiation aux différentes noubas et la répétition des différents textes. C’est aussi une occasion de participer à l’enrichissement de la vie artistique et culturel de la ville d’Agadir, une ville à vocation artistique.

Depuis sa création, l’Association œuvre activement à répondre à cet objectif par l’organisation de soirées musicales périodiques animées par des orchestres marocains, tels que : l’Orchestre Mohamed Doubi, l’orchestre Feu Abdelkrim Raiss, l’Orchestre Feu Larbi Temssamani et la participation des stars de la musique andalouse : Mohamed Bajedoub, Abderrahim Souiri, Abdelfettah Bennis …

La première soirée de la saison 2018/2019 sera animée par l’Orchestre du Feu Larbi Temssamani sous la direction de Mohamed Amine El Akrami avec la participation de Zineb Afailal.

Mohamed Amine El Akrami

Natif de la ville de Larache, l’artiste Mohamed Amine El Akrami est issu d’une famille religieuse, de son père M’hamed El Akrami un passionné de Semmâa et de Madih. Encourager par son père il intègre, à l’age de 10 ans, le Conservatoire de Larache pour apprendre le luth du maitre Hassan Hariri, puis confié à Larbi Temssemani, l’une des figures marquantes de la musique andalouse. En 1995, il a été choisi par son maitre à la tête de l’Orchestre de Tétouan qui porte le nom de son maître Larbi Temssamani, un hommage à un grand artiste décédé en 2001.

Zaineb Afailal

Zaineb Afailal honore ce rendez-vous musical, une artiste originaire de la ville de Tétouan, une ville d’art et de culture, d’une famille aux origines arabo-andalouse. Zaineb la choriste de l’Orchestre Larbi Temssamani intègre le Conservatoire de musique de Tétouan à l’âge de 10 ans pour apprendre le solfège, une occasion de rallier l’Orchestre Temssamani. Pour Zaineb c’était une expérience qui n’était pas facile car cette musique était dominée par les hommes. Son talent lui a permis plusieurs distinctions, telles que : le certificat d’honneur en musique andalouse, en 2016, un hommage de la 21ème édition du Festival de musique andalouse de Fès.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=R7biAf71dCE

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39.
Merveille d’Abdelkrim Rais - Qoudam Al-Ouchaq- 11 - الحاج عبد الكريم الريس - شذرات من نوبة العش اق - Yassine Benseddik – Vidéo ajoutée le 20 février 2018 - Noubâ Al-Ouchaq, magnifiquement exécutée par l’orchestre Al Brihi sous la direction de Abdelkrim Rais. Des archives du Docteur Ahmed Benseddik. Catégorie : People et blogs - Source : https://www.youtube.com/watch?v=Euw6wZaCjQU

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Haj Abdelkrim Rais عبد الكريم الرايس -

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Euw6wZaCjQU

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40.
Qui était Abdelkrim Raïs ? Article de Wikipédia

Biographie

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Naissance 1912
Décès 30 août 1996
Nom dans la langue maternelle عبد الكريم الرايس
Nationalité Marocain
Activité Musicien

Haj Abdelkrim Rais1 (الحاج عبد الكريم الرايس en arabe) est un digne représentant de la musique arabo-andalouse marocaine contemporaine ou Tarab El-Andalousi. Il a participé à de nombreux festivals internationaux et obtenu plusieurs prix et distinctions. Haj Abdelkrim Raïs est né vers 1912. Jeune élève, il rejoint le dépositaire de cet art dans la ville impériale de Fès, Mohamed Benabdeslam Al-Brihi, qui tient lui-même de son père Abdeslam Al-Brihi. C’est auprès du premier qu’il perfectionnera son éducation musicale.

Au moment où Abdelkrim assure la relève, il donnera à son orchestre le nom du maître pour perpétuer son souvenir. L’orchestre s’étoffera par la présence de plus d’une vingtaine de musiciens, comme cela a été le cas lors de sa première apparition en France en 1984. D’ordinaire, l’ensemble d’Abdelkrim Rais ne dépasse pas la douzaine d’individus.

La notoriété du maître devait être déjà grande au Maroc puisqu’en 1969, il participait, en tant qu’expert, au congrès de la musique arabe de Fès. Il avait été inclus dans la commission des échelles et des rythmes de la musique andalouse-maghrébine. Cette commission statuera définitivement sur la nature des échelles, comme elle déterminera celle des rythmes en usage dans ce répertoire. Depuis, il a été demandé à tous les ensembles du Maroc de se conformer aux résolutions techniques prises par les participants-spécialistes.

Outre ses activités musicales les plus diverses, et la direction du conservatoire de musique de Fès, on doit à Abdelkrim Rais la publication de deux ouvrages. L’un, publié en 1982, collige sa version des poèmes de Mohamed ibn al-Hasan al-Haik qui a été le premier, au début du XVIIIe siècle, à recueillir par écrit onze noubas avec leurs poèmes respectifs, la modalité musicale et les rythmes correspondants. L’autre titre a été édité en 1985. Abdelkrim Rais, avec l’aide de son élève Mohamed Briouel, réalisait une transcription en notation occidentale de la nouba Gharibat Al-Husayn.

Haj Abdelkrim Rais dirigera son orchestre (qui porte son nom) jusqu’à 1996, date de son décès. Ce même orchestre sera dirigé par Mohamed Briouel et portera le nom de Orchestre arabo-andalou de Fès.

Il restera, par ailleurs, l’un des meilleurs rebabistes qu’a connue la musique arabo-andalouse marocaine.

Sources

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41.
’Khayna’ - The Mediterranean - Andalusian Orchestra Feat. Benjamin Bouzaglo Orchestre de Jérusalem Est et Ouest - תזמורתhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ירושליםhttps://www.youtube.com/channel/UCK...מזרחhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ומערבJerusalem Orchestra E&W - Vidéo ajoutée le 23 janvier 2012 -

khayna : chant tunisien reprise en style khaligi . Catégorie : Musique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Jv8-cHCssL0

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42.
Chaâbi algérois - Benjamin Bouzaglo - Vidéo ajoutée le 15 février 2017 - Mosaïque - Orchestre andalou d’Ashkelon sous la direction de Tom Cohen - Catégorie : Musique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=JVKaMUfE7nY

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43.
El Gusto Amed Bernaoui et chikh el Yamine Sobhane allah ya latif Bercy 2O11 Vidéo ajoutée le 18 août 2012 - Ter Gui - Catégorie : Musique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=ivYZq_ZfHK4

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44.
’Lamouni’ - The New Andalusian Orchestra Ashkelon Feat. Shimon Siboni תזמורת ירושלים מזרח ומערב Jerusalem Orchestra E&W - Accès à la vidéo 11:11 ajoutée le 13 avr. 2011 : למולדת כוכב צדק - Catégorie : Vie pratique et style

https://yt3.ggpht.com/a-/AAuE7mClg8...

Source : https://www.youtube.com/watch?v=KoFPdz8gbCY

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45.
Lamouni li Gharou minni - Inas Masalha et Emil Zrihan אינאס מסאלחה, ואמיל זריהן – Vidéo 11:11 ajoutée le 25 mars 2015 תזמורתhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ירושליםhttps://www.youtube.com/channel/UCK...מזרחhttps://www.youtube.com/channel/UCK...ומערבJerusalem Orchestra E&W

Lamouni li Gharou minni - אינאס מסאלחה, ואמיל זריהן קולות האופרה אינאס מסאלחה, דניאלה לוגסי, אמיל זריהן ו - TalyTali (טלי אבן צור וטלי רובינשטיין) מנצח : אייל מזיג מנהל מוסיקלי ומעבד : תום כהן צילום ועריכה : אבי נישניבר - Inas Masalha et Emil Zrihan Les voix de l’opéra Inas Masalha, Daniella Lugasi, Emil Zrihan et Taly Tali (Tali Even Tzur et Tali Rubenstein) - Direction : Eyal Mazig - Directeur musical et arrangeur : Tom Cohen - Photographie et montage : Avi Nishniber Catégorie : Musique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=KoFPdz8gbCY

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46.
Rabbi Haim Louk, Alfonso Cid & Tom Cohen - Ya Bent Bladi - يا بنت بلادي – Montreal - Accès à la vidéo ajoutée le 13 mai 2012 : Tom Cohen - Festival Sefarad - Montreal, November 2011 Arranged and conducted by Tom Cohen - Catégorie : Musique – Source : https://www.youtube.com/watch?v=zQrEQ5OX_PE

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47. Sidi Habibi - Orchestre de Jérusalem Est et Ouest תזמורת ירושלים מזרח ומערב Jerusalem Orchestra E&W - Vidéo ajoutée le 5 février 2018 - סידי חביבי - ראשיד אל עלאמי מתוך הקונצרט ״מרוקו אורגינל״ מנצח ראשי ומנהל מוזיקלי : תום כהן צילום ועריכת וידאו : אבי נישניבר צולם בהיכל התרבות נתניה - Sidi Habibi - Rashid Alami - Du concert ’Morocco Original’, chef d’orchestre et directeur musical : Tom Cohen - Tournage - Vidéo : Avi Nishniber photographié à l’auditorium Mann à Netanya - Catégorie : Musique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=SYhG4F0zD4I

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48.
Firqat Alnoor - From Morocco with love - Firqat Alnoor פירקת אלנוּר فرقة النور - Vidéo ajoutée le 15 novembre 2017 -

הדרן מתוך המופע ממרוקו באהבה, 14.11.17, ז’ראר בכר ירושלים. ניהול מוסיקלי : אריאל כהן, ניהול אמנותי : חנה פתיה, הפקה : שירה פלד, הגברה ותאורה : צחי שושן וקובי פרץ אפקט הסאונד, צילום : עידו כהן אלורו

Catégorie : Organisations à but non lucratif - Source : https://www.youtube.com/watch?v=nmC1QQcGgYc

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49.
Chants sacrés et profanes – Juifs, Chrétiens, Musulmans – Document ‘advitam-records.com’ - 58’43 – 1ère parution en janvier 2004 - Livret en français et en anglais - Présentation, Presse, Photos etc cliquer ici

Voici un disque qui a été récompensé par un Orphée d’Or de l’Académie du Disque Lyrique et par le Prix Siloë Musique. Profanes ou sacrées, ce disque réunit quelques unes des plus belles voix de chacune des trois grandes religions monothéistes concernées par le conflit israélo-palestinien. Ils sont Juifs ou arabes israéliens, musulmans ou chrétiens palestiniens, chrétiens latins, grecs melkites ou arméniens.

En solistes ou en groupes, ils chantent la même terre, la même ville - Jérusalem - le même désir de vivre en paix. Ils ont choisi “dans leur coeur” les pièces les plus représentatives de leurs expressions musicales respectives pour porter “d’une seule voix” ce message de respect, de dignité et d’espérance. Hébreu, arabe, latin, grec, arménien... : répertoires, résonances et langues se mêlent et s’interpellent, en un exceptionnel voyage musical et témoignage humain.

Historique

Novembre 2004 : 1er concert « D’une seule voix » à Jérusalem.
Mai 2006 : tournée « D’une seule voix » en France (artistes en provenance d’Israël, de Cisjordanie et de la Bande de Gaza).
Février 2009 : six semaines après les bombardements Israéliens à Gaza, concert « D’une seule voix » à Malte.
Octobre 2009 : concert à Chypre.
Novembre 2009 : sortie du film « D’une seule voix » et du CD « D’une seule voix, les musiques du film ».

Enregistrement réalisé en HDRS par Jean-Yves Labat de Rossi en mai 2003, en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Programme et Extraits Audio  : NB. Accès à la source si les entrées ci-dessous ne fonctionnement pas – Illustration de la pochette

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Dernière minute  : le mouvements sociaux de rue en Grance Bretagne

Brexit : immense manifestation à Londres pour exiger un nouveau référendum - Publié le samedi 23 mars 2019 à 13h48, mis à jour à 16h51 – Photo. « Des centaines de milliers de personnes – plus d’un million selon les organisateurs – réclament un nouveau vote alors que le pays est dans le chaos politique… » - « Laissez le peuple décider ! », « Nous réclamons une consultation populaire !  », « Quitter l’UE ne marchera pas »

Article à lire ici : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/23/les-opposants-au-brexit-se-mobilisent-a-londres-pour-appeler-a-un-second-referendum_5440290_3210.html

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Ce dossier est dédié à la famille Raïs pour la chaleur de leur accueil à Fès et à la mémoire du Cheïkh Hadj Abdelkrim Raïs du Maroc, (1912-1996), représentant de la musique arabo-andalouse marocaine contemporaine ou الطرب الأندلسي ‘Tarab El-Andalousi’. Photo. Une référence musicale de 1977 (vidéo).


Traducteur et auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 27/03/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Sociologie Politique Quelques aspects des mouvements sociaux de rue et de la pensée de certains intellectuels.4

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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