ISIAS

"Expérimentation au champ d’Eucalyptus génétiquement modifiés : les évaluations concernant l’environnement sont toujours insuffisantes" par le Prof. Joe Cummins

Traduction et compléments de Jacques Hallard
lundi 8 février 2010 par Cummins Professeur Joe

L’administration de l’agriculture des Etats-Unis, USDA / APHIS, envisage de
soutenir des expérimentations largement dispersées sur le terrain, avec une
insouciance téméraire en matière de sécurité et en violation flagrante du
principe de précaution
Prof. Joe Cummins

Communiqué de presse de l’ISIS en date du 08/02/2010
Ce rapport a été soumis à l’USDA / APHIS, (adimistration fédérale de
l’agriculture aux Etats-Unis) sous l’égide de l’ISIS

S’il vous plaît diffusez très largement et faites vos propres soumissions en ligne à l’adresse
suivante
ou par la poste : deux exemplaires à : * APHIS Dossier no-2008 - 0059, Regulatory
Analysis et * Development, PPD, APHIS, Station 3A-03.8, 4700 River Road Unit 118, Riverdale, MD
20737-1238, avant le 18 Février 2010


L’article original en anglais s’intitule Field Testing Genetically Engineered Eucalyptus : Environment
Assessment Still Inadequate. Il est accessible sur le site de l’ISIS

La société américaine de biotechnologie forestière ArborGen a eu un succès considérable
en obtenant la permission de l’USDA / APHIS (United States Department of Agriculture /
Animal and Plant Health Inspection Service) pour procéder à des essais en plein champ
avec des plantes d’eucalyptus génétiquement modifiés (GM) provenant de cette société
(Note de l’auteur : les termes GM, transgénique ou génétiquement modifié sont utilisés
indifféremment dans le texte qui suit).

Le premier essai au champ d’eucalyptus génétiquement modifiés GM a été effectué dans
l’état de l’Alabama, aux Etats-Unis, et il a fait l’objet du constat suivant : absence
d’impact significatif (selon un critère et un classement désigné en anglais sous
l’expression FONSI).
Antérieurement, l’ISIS s’était déjà opposé à la demande d’une expérimentation sur le
terrain [1] ( GM Eucalyptus Environmental Assessment Irregular , SiS 35).

Des essais au
champ supplémentaires ont été effectués en Floride. Maintenant, la société ArborGen
propose une suite gigantesque en envoyant deux demandes d’essais sur le terrain sur 29
sites, dont la taille varie de 0,5 à 20 acres, situés en Alabama, en Floride, au Texas et en
Louisiane [2]

Les services administratifs de l’agriculture USDA / APHIS ont préparé un projet révisé
d’évaluation environnementale en réponse à ces demandes, pour poursuivre les
recherches sur des arbres d’eucalyptus transgéniques, dont la dissémination a été
permise avec l’autorisation de planter des arbres supplémentaires, et pour la dispersion
dans l’environnement, d’eucalyptus transgéniques qui seront autorisés en culture jusqu’à
leur floraison sur 28 des 29 sites proposés.

Ces plantes sont issues d’un clone, codé EH1, dérivé d’un hybride d’Eucalyptus grandis X
Eucalyptus urophylla, et qui a été génétiquement modifié avec différents concepts. Le but
de cette dissémination dans l’environnement est d’évaluer l’efficacité des constructions
génétiques ayant pour objet de conférer une tolérance au froid, d’altérer la biosynthèse
de la lignine, et enfin d’altérer la fertilité. En outre, les arbres ont été conçus avec un
gène marqueur de sélection.

Les deux permis combinés demandés par ArborGen permettraient d’observer le matériel
jusqu’à la floraison sur un maximum de 330 acres, répartis dans tous les 28 sites, avec
des surfaces allant de 0,5 à 20 acres.

  Gène utilisé comme marqueur de sélection

Le gène marqueur de sélection pour la résistance à la kanamycine (nptII) a été conçu et
intégré dans les arbres ; ce gène est considéré comme étant sûr selon l’organisme APHIS.
Dans un certain nombre de cas, les plantes transformées avec ce gène ont été
déréglementées par l’APHIS (maïs, colza, coton et papaye, dans les pétitions antérieures).

Il convient de souligner que les plantes cultivées destinées à l’alimentation humaine et
animale, et déréglementées par l’APHIS, ne sont pas étiquetées et il n’y a eu aucun effort
de fait pour étudier l’impact du gène de résistance aux antibiotiques sur les populations
humaines ou sur la question posée par les animaux d’élevage. Par conséquent, le gène
n’est effectivement pas l’objet d’expérimentation et l’APHIS n’a aucune raison de
supposer que l’utilisation de ce gène n’a pas d’impact significatif.

  La modification génétique pour la résistance au froid

La modification génétique la plus importante consiste en l’introduction de gènes pour la
résistance au froid. Les gènes introduits comprennent le codage d’une protéine appelée
facteur de transcription C-Repeat Binding Factor (CBF), conduit par un promoteur
inductible par un stress de froid intense. Le facteur de transcription régule l’expression
d’un certain nombre de gènes conférant une résistance au gel.

L’utilisation du promoteur inductible par un stress au froid, pour conduire expression du transgène CBF, améliore
considérablement la tolérance au gel sans montrer d’impact négatif sur d’autres
caractères d’importance agronomique.
Le promoteur inductible par le froid provoque l’expression du gène sous des
températures froides, atténuant ainsi la réduction du potentiel de croissance à basse
température.
Un promoteur constitutif tel que celui du CaMV, utilisé pour conduire le
transgène CBF, pourrait réduire la croissance des plantes. Une demande de brevet a été
soumise par ArborGen ; elle comporte les séquences de gènes CBF employés par
ArborGen dans ses Eucalyptus génétiquement modifiés [3] .

Compte tenu de la propension des transgènes CBF à produire des impacts néfastes sur la
croissance quand ils sont contrôlés par un promoteur constitutif, il est conseillé de faire
une étude plus complète du protéome (l’ensemble des protéines exprimées par un
génome, cellules, tissus ou l’organisme) des plantes modifiées avec CBF et le promoteur
inductible par un stress au froid.

La présomption que les effets des transgénes CBF et que son promoteur inductible par le
froid n’ont pas d’effets secondaires nocifs, ne se justifie pas sans une étude plus
complète.

  Gène altérant la fertilité des arbres

Conformément aux informations de l’APHIS, le gène barnase a été introduit dans
plusieurs autres plantes cultivées qui ont déjà été examinées et analysées dans de
multiples évaluations environnementales par l’APHIS ; il a été accordé pour ce gène un
statut sans réglementation : le maïs mâle stérile (pétitions USDA APHIS pour la
déréglementation 95-288-01P, 97-342-01P et 98-349-01P), colza (pétitions 98-278-01P et
01-206-01P) et chicorées (pétition 97-148-01P).

Il n’y a aucune raison de croire que la fonction et l’expression de ce gène va être
différente de celle des plantes où il a été évalué précédemment.
Lors de tests effectués sous serre, en utilisant le tabac et un modèle d’eucalyptus (E.
occidentalis) à floraison précoce, le demandeur a trouvé que le gène barnase présentait
une efficacité de 100 pour cent en empêchant la formation de pollen.
Dans le développement de boutons floraux à partir de lignées transgéniques d’eucalyptus
contenant cette cassette génétique et cultivées en plein champ, 90 pour cent des
lignéees ont montré une ablation complète du pollen.

Des observations récentes faites à partir de l’étude menée sur le terrain en Alabama, en
vertu d’une autorisation BRS accordée (BRS n ° 06-325-111R-A1), confirment que sur les
arbres résistants au froid provenant de ce site, les fleurs ne produisent pas de pollen
viable. L’APHIS a conclu que le gène barnase n’aura pas d’impact significatif sur
l’environnement.
L’APHIS ignore le fait que le produit du gène barnase est la barnase ribonucléase, une
toxine d’empoisonnement cellulaire puissant chez les êtres humains, les petits
mammifères et les oiseaux [4].

La toxine en cause a été conçue pour tuer des cellules cancéreuses [5] .

Dans une
demande de brevet qui a été déposée par ArborGen en 2009 [6] , il a été déclaré : "En
conséquence, il existe un besoin pour un système d’ablation de la reproduction ayant
permis de réduire la toxicité induite par la barnase et une expression minimale dans les
tissus végétatifs de la plante". La perméabilité et la toxicité de la barnase n’a pas été
mentionnée dans l’évaluation de l’APHIS.

  Gène d’altération de la lignine

Selon l’APHIS, dans une petite série d’expériences, les gènes CBF et barnase ont
également été testés en combinaison avec des gènes introduits, mais non spécifiés
(désignés comme CBI, et considérés comme des informations commerciales
confidentielles), pour modifier la biosynthèse de la lignine En outre, les arbres ont été
conçus avec un gène marqueur de sélection commun (nptII) qui confère la résistance à la
kanamycine.

Le gène de la lignine a été introduit dans d’autres végétaux qui ont été
précédemment répartis dans l’environnement, avac les notifications et les permis. Le
transgène introduit dans les plantes installées dans ces essais sur le terrain, a déjà été
testé sur le terrain par ArborGen pendant plus de deux ans.

Il pourrait y avoir un danger que la lignine modifiée puisse conduire à une augmentation
de la sensiilité à des insectes ou à des maladies, car la lignine est souvent associée à une
résistance aux insectes et aux microorganismes pathogènes, mais les résultats des essais
sur le terrain avec ce gène particulier, n’ont montré aucune différence dans les plantes
pour la sensibilité à des ravageurs. Des mesures de la croissance ont indiqué que les
arbres contenant ce gène ont un phénotype caractérisé comme normal ou par une
diminution modérée de la croissance. Toutefois, si pendant les essais, il apparaît des
preuves d’une augmentation de maladies ou d’une sensibilité aux insectes, le demandeur
est tenu de déclarer ces imprévus (y compris une mortalité excessive ou morbidité) à
l’APHIS, selon les termes de la licence [2].

L’affirmation que les arbres à faible teneur en lignine ne sont pas sensibles à des
maladies causées par la prédation des insectes, des virus, des champignons ou des
bactéries, demande des vérifications indépendantes. Il serait souhaitable de soumettre
les arbres à des agents pathogènes et à des insectes nuisibles pour évaluer leur
résistance aux ravageurs ou agents pathogènes directement, et avec une comparaison
par rapport aux arbres du même type ‘sauvages’, non modifiés génétiquement.
Les arbres à faible teneur en lignine ont souvent une résistance mécanique amoindrie, ce
qui entraîne des problèmes lors des tempêtes, des pluies ou de neige mouillée et lourde.

Ce problème ne semble pas avoir été pris en compte dans l’évaluation du matériel
végétal dans l’environnement.

Il est regrettable que la construction génétique élaborée pour ces arbres transgéniques
ait été classée CBI, ainsi que l’emplacement des essais sur le terrain. La désignation
comme CBI semble inappropriée, car un brevet ainsi que quatre demandes de brevet
déposées par ArborGen, révélent l’ensemble de modifications génétiques utilisées pour
transformer ces arbres d’eucalyptus. Les brevets et demandes de brevets sont des
renseignements publics et les informations qui figurent dans ces demandes ne doivent
pas être désignées CBI, information commerciale confidentielle [7]..

Le fait de retenir à la source des informations vis-à-vis du public sous des appellations
classées CBI est de nature bien légère et cela empêche les autorités locales et les
résidents voisins de reconnaître et d’identifier les effets secondaires indésirables des
arbres génétiquement modifiés qui sont testés.

  Les impacts négatifs potentiels pour la santé humaine

Selon l’APHIS, les essais d’eucalyptus sur le terrain pourraient être une source de
Cryptococcus neoformans gattii, un champignon pathogène hébergé par diverses
espèces d’Eucalyptus et d’autres espèces d’arbres. Ce champignon cause des infections
cryptogamiques systémiques chez les êtres humains, conduisant à des méningites
cryptogamiques et des morts.

Le champignon C. neoformans gattii a été trouvé sur un certain nombre d’hôtes
d’Eucalyptus, dont certains sont cultivés dans des plantations commerciales et importés
et exportés à des fins ornementales.

Des personnes ayant contracté ce champignon sont mortes de la cryptococcose en
Inde, en Afrique, à Taïwan, en Amérique du Sud et en Californie. Des infections à
C.neoformans se rencontrent surtout chez les patients atteints de SIDA en raison de leur
systême immunitaire qui est affaibli.

Les infections causées par ce champignon sont rares
chez ceux qui ont un système immunitaire pleinement opérationnel. Pour cette raison, C.
neoformans est parfois désigné comme un champignon opportuniste.
Il est peu probable que les arbres qui font l’objet du communiqué pour la dissémination
proposée sur le terrain puissent être une source qui pourrait introduire l’agent pathogène
aux États-Unis, puisque les arbres en question sont issus de lignées de cultures de tissus
stériles.

L’APHIS a conclu qu’une augmentation de la superficie plantée en eucalyptus
supplémentaires n’aurait aucune incidence sur la probabilité que ces essais sur le terrain
puissent conduire à une incidence plus élevée de C. gattii aux États-Unis et qu’il ne
devrait donc pas poser un risque majeur pour la santé humaine ou animale. L’APHIS ne
considère pas le fait que les eucalyptus transgéniques puissent ensuite être infectés en
culture et qu’ils pourraient servir d’hôtes à ce champignon.
En realité, le champignon Cryptococcus (une levure) est un agent pathogène grave qui
infecte les plantes et les animaux dont les êtres humains.

La discussion émanant de l’APHIS autour de cet agent pathogène, semble représenter
l’approche des avocats de la société de développement des eucalyptus transgéniques.

L’APHIS n’a pas en la matière une approche de précaution, mais plutôt demande une
preuve absolue de risque en l’absence de laquelle, ils auraient dispersé avec jubilation
tout organisme transgénique vivant, de sécurité douteuse pour l’environnement.

Par exemple, l’APHIS a omis une importante étude démontrant que les déjections des
pigeons sont une source significative de l’organisme pathogène Cryptococcus causant
des maladies humaines. Les crottes des pigeons peuvent déposer les levures pathogènes
sur les arbres d’eucalyptus [8], et la maladie cryptococcale est de plus en plus étendue à
l’échelle mondiale [9] .

L’accouplement de la levure pathogène a lieu à la surface des feuilles d’eucalyptus, et il
est renforcé par une hormone végétale. Le produit de l’accouplement, les hyphes
fongiques, sont pathogènes pour les plantes et les animaux [10] .

L’APHIS a préféré ignorer cela et ne pas tenir compte du rôle de l’eucalyptus dans la
propagation de l’infection par ces levures, et ignorer également la possibilité que
l’extension des eucalyptus entraînera également une extension des infections par la
levure Cryptococcus aux Etats-Unis.

  Le transfert génétique horizontal vers d’autres organismes vivants

Le transfert horizontal de gènes (HGT), ou transfert génétique horizontal, est une sorte de
processus dans lequel un organisme vivant intègre le matériel génétique d’un autre
organisme, sans être le descendant de cet organisme [par reproduction sexuée].
Selon l’APHIS, le transfert horizontal de gènes est un phénomène courant chez les
bactéries, mais il n’est pas commun entre les organismes supérieurs ; le transfert et
l’expression de l’ADN de ces espèces de plantes à des bactéries est peu probable.
L’APHIS conclut que le transfert horizontal de gènes ne présente aucun risque
environnemental important.

La position de l’APHIS sur le transfert horizontal de gènes, ou transfert génétique
horizontal, ignore une multitude de preuves que l’on trouve dans la littérature
scientifique et qui ont été passées en revue plus récemment en 2008 par l’Institut de
la Science dans la Société ISIS [11]. [voir l’article "Le transfert génétique horizontal se produit bel et
bien à partir des OGM" par le Dr Mae-Wan Ho et le Professeur Joe Cummins,
traduction de Jacques Hallard
.

  Conclusion

Le projet révisé de l’APHIS pour une évaluation de nature environnementale [concernant
la dissémination d’eucalyptus transgéniques tolérants au froid] est très insuffisant.

Il vise
à soutenir des essais déjà largement dispersés sur le terrain avec une insouciance
téméraire pour la sécurité et en violation flagrante du principe de précaution.
L’APHIS exige des niveaux élevés de la preuve d’un préjudice, tout en ignorant ou en
omettant les résultats qui soulèvent des préoccupations en matière de sécurité.
L’ISIS reste opposé aus mises en culture d’eucalyptus transgéniques, comme d’ailleurs de
tous les arbres transgéniques, en raison du rôle crucial que jouent les forêts dans la
stabilisation climatique [12] ( Moratorium on all GM Trees and Ban on GM Forest Trees ,
SiS 35), d’autant plus que de nouvelles recherches ont maintenant démontré que c’est le
mécanisme d’évapotranspiration des arbres forestiers qui attire la pluie, à partir des
océans vers la terre ferme, dans les régions tropicales ainsi que dans les régions
tempérées et boréales [13](The Real Importance of the Amazon Rain Forest, voir
‘L’importance réelle de la forêt amazonienne’, dans la revue Science in Society
N°46).

Cette contribution est la 43ème qui a été soumise par l’ISIS, Institute of Science in Society,
à l’USDA, United States Department of Agriculture.

The Institute of Science in Society, The Old House 39-41 North Road, London N7 9DP
telephone : [44 20 7700 5948] [44 20 8452 2729]
Contact the Institute of Science in Society www.i­sis.org.uk/

  Traduction, définitions et compléments :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.

Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : OGM Field Testing Genetically Engineered Eucalyptus Environment Assessment Still Inadequate French version.2

Version complète en PDF à demander à yonne.lautre@laposte.net

[1Cummins J and Ho MW. GM eucalyptus environmental assessment irregular. Science in Society 35 , 50, 2007.

[2United States Department of Agriculture (USDA)/Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS)Biotechnology Regulatory Services Permit applications 08-011-106rm and 08-014-101rm received from ArborGen LLC Field testing of genetically engineered Eucalyptus grandis X Eucalyptus urophylla Revised Draft Environmental Assessment December 17, 2009, 97 pages .

[3United States Patent Application 20090229008 Transcription Factors by Blocksberg LN et al., ArborGen, LLC, 10 September 2009.

[4Prior TI, Kunwar S, Pastan I. Studies on the activity of barnase toxins in vitro and in vivo . Bioconjug Chem. 1996, 7(1), 23-9

[5Balandin TG, Edelweiss E, Andronova NV, Treshalina EM, Sapozhnikov AM, Deyev SM. Antitumor activity and toxicity of anti-HER2 immunoRNase scFv 4D5-dibarnase in mice bearing human breast cancer xenografts. Invest New Drugs 2009 Sep 30. [Epub ahead of print]DOI10.1007/s10637-009-9329-2

[6United States Patent Application 20090075326 Reproductive ablation constructs , Rottman WH et al., ArborGen, LLC, 19 March 2009.

[7United States Patent 7,456,338 Modification of plant lignin content Forster ,R. , et al. Arborgen, LLC (Summerville, SC) 5 November 2008

[8Garcia-Hermoso D, Mathoulin-Pélissier S, Couprie B, Ronin O, Dupont B, Dromer F DNA typing suggests pigeon droppings as a source of pathogenic Cryptococcus neoformans serotype D . J Clin Microbiol . 1997, 35(10), 2683-5.

[9Springer DJ, Chaturvedi V. Projecting global occurrence of Cryptococcus gattii . Emerg Infect Dis . 2010, 16(1), 14-20.

[10Xue C, Tada Y, Dong X, Heitman J. The human fungal pathogen Cryptococcus can complete its sexual cycle during a pathogenic association with plants. Cell Host Microbe . 2007, 1(4), 263-73.

[11Ho MW and Cummins J. Horizontal gene transfer from GMOs does happen Science in Society 38 , 22-24, 2008. ( Horizontal Gene Transfer from GMOs Does
Happen , SiS 38)

[12Cummins J and Ho MW. Moratorium on all GM trees and ban on forest trees. Science in Society 35 , 32-34, 2007.

[13Bunyard P. The real importance of the Amazon rain forest. Science in Society 46 (to appear).


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