ISIAS

"Offres et perspectives du numérique et de l’IA, usages et acceptabilité des utilisateurs, clients et consommateurs ; actions politiques et administratives en cours" par Jacques Hallard

mardi 16 avril 2019 par Hallard Jacques



ISIAS Intelligence artificielle (IA)

Offres et perspectives du numérique et de l’IA, usages et acceptabilité des utilisateurs, clients et consommateurs ; actions politiques et administratives en cours

Sobriété numérique - Accès à des vidéos sur une argumentation pour l’adoption d’une décroissance indispensable et voulue (et non pas subie), d’une part, et d’une limitation socialement acceptée et partagée des usages du numérique et de l’Intelligence Artificielle (IA), d’autre part

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 15/04/2019

Série : L’ère des technologies numériques (ou digitales) et de l’intelligence artificielle (IA)


PLAN : Publications antérieures {{}}Introduction Sommaire Auteur


Publications antérieures

« Faire connaissance avec l’Intelligence Artificielle (IA) » par Jacques Hallard, vendredi 30 novembre 2018

’La nébuleuse des opérateurs économiques du numérique de l’électronique et des télécommunications’ par Jacques Hallard , dimanche 30 décembre 2018

’Un appel des scientifiques à une vigilance raisonnée sur les usages des écrans numériques par les enfants et les adolescents’ par Jacques Hallard, lundi 15 avril 2019

’Neuf entreprises dirigent l’avenir de l’intelligence artificielle (IA)’ par Maria Temming - Traduction et compléments de Jacques Hallard, mercredi 20 mars 2019

’L’intelligence artificielle pourrait améliorer les prévisions en ce qui concerne les répliques des séismes.’ par Carolyn Gramling - Traduction et compléments de Jacques Hallard, samedi 29 septembre 2018

’Le système d’intelligence artificielle décrit ici utilise le même type de câblage cérébral que celui que les mammifères utilisent pour se mouvoir. La dépendance du système à l’égard des cellules de grille virtuelles pourrait nous renseigner sur notre propre sens de l’orientation’ par Maria Temming - Traduction et compléments de Jacques Hallard, jeudi 23 août 2018

’Une nouvelle forme d’Intelligence Artificielle (IA) peut se concentrer sur une seule voix dans une foule : le programme mis au point peut identifier la source émettrice et supprimer tout le bruit de fond en utilisant à la fois des repères visuels et sonores’ par Maria Temming - Traduction et compléments de Jacques Hallard, mercredi 5 septembre 2018

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Introduction

Le présent dossier poursuit les travaux cités ci-dessus et il commence par la rubrique A du Sommaire avec deux documents écrits et deux ‘podcasts’ d’émissions « Divers aspects de la pensée contemporaine » de France Culture, afin de Se repérer dans le monde de l’Intelligence Artificielle .

Ce secteur, en pleine effervescence, soulève à la fois des promesses alléchantes dans le cours terme, mais aussi des périls évidents si l’on se projette dans un futur probablement proche. Les utilisateurs et opérateurs divers et variés sont-ils mus par une sorte de miracle attendu, suggéré au profit de tous, ou bien par un mirage que les efforts de marketing déployés font avaler au plus grand nombre de nos contemporains ? Les perspectives joyeuses et optimistes ne devraient-elles pas se transformer en une prise de conscience aussi rapide que possible en vue d’une limitation acceptée et partagée des usages intensifs du numérique et de l’IA ? Une argumentation en ce sens est proposée et réunie à la fin de cette introduction.

Les GAFAM jouent un rôle principal et exercent partout leur influence : il n’est pas surprenant que l’on trouve par exemple Google et Apple dans le peloton de tête dans le classement des entreprises préférées par les futurs diplômés des grandes écoles d’ingénieurs, de commerce et management en France ; voir Le salaire et le luxe en tête du podium (’Le Monde’ 11 avril 2019).

GAFAM est « l’acronyme des géants du Web : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, qui sont les cinq grandes firmes américaines (fondées entre le dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe siècle) ; elles dominent le marché du numérique, et sont parfois également nommées les ‘Big Five’, Parfois les « géants du numérique », désignent la quinzaine d’acteurs d’Internet d’envergure mondiale, dont (par ordre alphabétique) : Airbnb, Alibaba, Amazon, Apple, Baidu, Facebook, Google, LinkedIn, Microsoft, Netflix, Tencent, Twitter, Uber, Xiaomi, Yahoo, etc… »

Du fait de ces opérateurs économiques s’exerçant à l’échelle mondiale, le secteur du numérique et de l’intelligence artificielle (IA, dont l’actualité peut être suivie notamment sur ce site : https://www.lemonde.fr/intelligence-artificielle/ , ainsi que sur celui-ci : https://siecledigital.fr/ ), l’IA représente un marché en plein essor et il paraît utile et opportun, pour comprendre, d’adopter tout d’abord une approche économique et d’examiner les perspectives de croissance, les forces économiques et financières en présence et les opportunités qui se profilent dans l’écosystème de l’IA, en particulier en France. Une étude proposée en 2016 par le Groupe XERFI (« stimuler l’information » – Voir Analyse de marché en ligne Xerfi : études économiques et analyses), traitait « du marché et du potentiel de l’écosystème français à l’horizon 2020, avec l’étude détaillée des débouchés, tous les éléments pour comprendre les enjeux autour de l’AI et le panorama des forces en présence »… C’est un bon document de départ pour entrer dans ce « nouveau monde » : « La révolution de l’intelligence artificielle est pour demain. Dans ce bouleversement permis par l’essor des ‘Big Data’ et les progrès dans le calcul intensif, la France a bel et bien une carte à jouer. Mais l’écosystème français, qui repose sur l’excellence académique en mathématiques et en informatique, doit rapidement se consolider »… « Les nombreuses start-up tricolores (Snips, Wepopp, Ubiant, etc...) sont en effet sous la menace des géants nord-américains du numérique (Google, Facebook, Amazon, IBM, Microsoft) qui entendent bien s’imposer comme les fers de lance de cette rupture technologique. Alors que les promesses en termes de gains de productivité, de création de produits innovants et d’amélioration de la relation client ont fini par convaincre les acteurs d’investir massivement dans l’IA, les entreprises utilisatrices multiplient les partenariats et les investissements pour ne pas se laisser ‘désintermédier’. Dès lors, quelles sont les perspectives du marché et les débouchés les plus porteurs d’ici 2020 ? Quelles sont les réelles opportunités des nombreuses « pépites » françaises ? » - Les points forts de cette étude de base parue le 15/12/2016 (148 pages, Réf : 6SAE50 / XR, 1.600 € HT) sont à découvrir à partir de ce site : https://www.xerfi.com/presentationetude/Le-marche-de-l-intelligence-artificielle_6SAE50

Pour Eytan Messika(professeur à l’ESCP et l’EDHEC, qui s’intéresse à l’intelligence artificielle et à ses impacts sur la formation. Il est le fondateur de ‘The Mansion’, une société spécialisée dans la conception de conférences et formations pour les entreprises). L’intelligence artificielle (est envisagée) comme stratégie et non plus comme outil, {{}}8 avril 2019 : « L’étude [Intelligence artificielle et capital humain - Quels défis pour les entreprises ? Mars 2018] du ‘Boston Consulting Group, « un cabinet international de conseil en stratégie » (BCG), sur l’évolution de l’intelligence artificielle et le capital humain, est édifiante pour la simple et bonne raison qu’il existe une véritable distorsion entre l’impact de l’intelligence artificielle, la prise de conscience de cet impact, les décisions pour anticiper ou prévenir cet impact et les moyens opérationnels déployés. D’un côté, 12 % des dirigeants, 24 % des salariés et 49 % des managers indiquent savoir précisément de quoi l’IA s’agit. Mais seulement 20 % des dirigeants déclarent faire à l’heure actuelle de l’IA une priorité stratégique. Comment expliquer cette distorsion ? » … - Référence : Intelligence Artificielle : seule une entreprise française sur cinq a pris la mesure de cette nouvelle révolution technologiqueBCG 04 décembre 2018, Press Release.

En France, une initiative gouvernementale a été prise en 2018 en faveur de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) : «  Le Sommet ‘Tech for Good’ (Innover pour le bien commun) a réuni, le 23 mai 2018 à l’Hôtel Matignon, les grandes entreprises mondiales de la technologie. Son ambition : réfléchir à la contribution de la technologie au service du bien commun. Le Premier ministre Edouard Philippe a assisté aux conclusions des tables rondes (portant sur l’avenir de l’éducation, le travail à l’ère de l’intelligence artificielle, l’égalité et la diversité à l’heure de la technologie) et a clôturé le sommet…

A cette occasion, de grandes sociétés mondiales ont pris position : voir Uber, IBM, Microsoft, Google, Accenture, Visa… Les principales annonces des géants du numérique au sommet ‘Tech for Good’Par JulietteRaynal et Léna Corot | IntelligenceartificielleEconomie numériqueIBM – Source :https://www.usine-digitale.fr/editorial/uber-ibm-microsoft-google-accenture-visa-les-principales-annonces-des-geants-du-numerique-au-sommet-tech-for-good.N697219

Si vous êtres entreprenants et que vous avez des projets, voir Envie de se lancer dans la Tech for Good ? Suivez les conseils des pionniers par Marion GarreauNumerique - Publié le 02/02/2019 à 16H00 – « Créer et diriger une entreprise technologique à impact social comporte des spécificités, notamment en matière de financement, de choix des statuts et de considération de l’impact. Le mouvement Fest a fait témoigner différents acteurs sur ces questions. Une entreprise à impact social est une entreprise comme les autres. Enfin presque ! Ses normes de rentabilité peuvent être inférieures aux entreprises plus classiques de son secteur. Les talents qu’elle va attirer vont avoir des attentes particulières en matière de gouvernance et d’impact. Cette question de l’impact est une préoccupation à gérer en plus du reste. Pour toutes ces raisons, les conseils et bonnes pratiques de ceux aux manettes des modèles de réussite de la ‘Tech For Good’ ne sont pas de trop. En voici quelques-uns, glanés à l’occasion d’un événement organisé, mercredi 30 janvier 2019, par le mouvement France Eco-Sociale Tech : FESTde France Digitale ; voir France Digitale : Faire de la France le HUB des startups européennes … » - Accès conditionnel à la totalité de cet article à partir de ce site : https://www.usinenouvelle.com/editorial/envie-de-se-lancer-dans-la-tech-for-good-suivez-les-conseils-des-pionniers.N800890

Lire également les articles de ‘l’Usine Nouvelle’ : Le sommet ’Tech for Good’ d’Emmanuel Macron, entre annonces et ethic-washing par Manuel Moragueset La ’tech for good’ bénéficie d’un concours et d’un premier fonds d’investissement à impact par Marion GarreauTechnos et Innovations , Robotique. Publié le 27/11/2018 à 12H32.

La rubrique B du Sommaire, aborde L’émergence d’un écosystème ‘Start-up’ français. Selon Wikipédia, « Une startup, jeune pousse1,2 ou société qui démarre en français, est une nouvelle entreprise innovante, généralement à la recherche d’importants fonds d’investissement, avec un très fort potentiel éventuel de croissance économique, et de spéculation financière sur sa valeur future (création d’entreprise). Sa phase de recherche et de développement de produit innovant, de tests d’idée, de validation de technologie, ou de modèle économique, est plus ou moins longue, avant sa phase commerciale, et son taux de risque d’échec est très supérieur à celui d’autres entreprises, de par son caractère novateur, sa petite taille et son manque de visibilité3. Les startups s’établissent généralement dans des pépinière d’entreprises / incubateur d’entreprises / technopoles, ou encore hacker houses, sur des marchés innovants (en particulier à partir des années 1990, avec la célèbre nouvelle économie / économie numérique / bulle Internet / bulle spéculative / histoire d’Internet). Elles peuvent être financées par divers formes de Capital risque / Business angel / fonds commun de placement dans l’innovation, etc... »

La rubrique C fait le point sur Le secteur des opérateurs des télécommunications électroniques et la rubrique D présente Le numérique et les réseaux sociaux utilisés, notamment dans les entreprises.

La rubrique E traite de L’acceptabilité de l’IA par les particuliers et dans le monde du travail, tandis que la rubrique F retrace Le développement de l’IA dans le secteur public et à travers les médias

La rubrique G introduit Les orientations politiques en faveur de l’IA et en particulier des actualités sur l’épineuse question de la taxation des grandes sociétés de l’informatique en Europe et en France.

Pour finir, la rubrique H rapporte Quelques avis sur l’IA, dont l’appel à la sobriété numérique résultant des travaux du groupe The Shift Project dont son président Jean-Marc Jancovici [consulter son site ici Jean-Marc Jancovici[ ], ->https://www.google.fr/url?sa=t&...;;rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwjk0rOIt8jhAhWjx4UKHYEPDJ8QFjAAegQIARAB&url=https%3A%2F%2Fjancovici.com%2F&usg=AOvVaw0MWK2hfPL4gTwyEJC19c3r]apporte une conclusion sans appel sous la forme d’une question brûlante : « L’amélioration de l’efficacité énergétique rattrapera-t-elle l’inflation des usages numériques ? ».

Tous les documents produits lors d’une conférence de restitution donnée en octobre 2018 à la Caisse des Dépôts et Consignations, sont accessibles sous forme de vidéos et tout cela constitue une très bonne base d’information, de réflexion et de prise de conscience, aussi bien pour nos choix individuels que dans le cadre des associations, des mouvements citoyens, des structures éducatives et d’animation sociale, dans les entreprises et dans les administrations publiques. Accès aux documents par ce site : https://theshiftproject.org/article/pour-une-sobriete-numerique-rapport-shift/

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Argumentation pour l’adoption d’une décroissance indispensable et voulue (et non pas subie), d’une part, et d’une limitation acceptée et partagée des usages du numérique et de l’IA, d’autre part

Pour en savoir plus sur les conséquences d’une intensification du développement du numérique et de l’Intelligence Artificielle (IA), sur une augmentation prévisible et considérable des besoins en énergie électrique, et donc sur l’aggravation des effets sur les dérèglements climatiques au niveau de la planète Terre, nous pouvons consulter les vidéos suivantes qui reflètent en particulier les points de vue de Jean-Marc Jancovici et de ses collègues :

Jancovici : Vive le réchauffement climatique ? 27/02/2019 - Jean-Marc JancoviciVidéo 32:05 ajoutée le 02 mars 2019 - Jean-Marc Jancovici était invité dans l’émission d’Yves Calvi le 27 février 2019 sur le thème ’Vive le réchauffement climatique ?’ pour parler des records de température en février 2019. Page facebook de Jancovici : https://www.facebook.com/jeanmarc.jan... Site : https://jancovici.com Podcasts : https://soundcloud.com/presages-podca... - Catégorie : Actualités et politique

Jean-Marc Jancovici et Philippe Bihouix : Croissance et Effondrement [en direct] - Thinkerview - Diffusé en direct le 12 février 2019- Vidéo 2:06:55

Interview de Jean-Marc Jancovici et Philippe Bihouix, en direct le 12/02/2019 à 21h Sourcez, verifiez les faits en direct : ✅ https://captainfact.io/videos/ Soutenez-nous : ▶️ https://tipeee.com/thinkerview Ecouter en podcast audio : 🎙️ https://thinkerview.com/feed/podcast/ 🎙️ https://itunes.apple.com/fr/podcast/t... 🔗 SITE : https://thinkerview.com 🔗 YOUTUBE : https://youtube.com/Thinkerview 🔗 FACEBOOK : https://facebook.com/Thinkerview 🔗 TWITTER : https://twitter.com/Thinker_View 🔗 MASTODON : https://mamot.fr/@thinkerview 🔗 PEERTUBE : https://thinkerview.video (CC BY-NC-SA 4.0) https://creativecommons.org/licenses/... Cette œuvre vidéo et sonore de Thinkerview est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. Mettre obligatoirement un lien vers la source originale entière en cas de réutilisation. Merci. Catégorie : Actualités et politique - Licence : Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée)

Jancovici : Interview sur RTS - 03/01/2019 - Jean-Marc JancoviciVidéo 14:14 ajoutée le 03 janvier 2019 - Président du laboratoire d’idées ’The Shift Project’, l’ingénieur français Jean-Marc Jancovici a relevé jeudi 3 janvier 2019 que la sortie du nucléaire décidée par la Suisse n’est pas forcément le remède face aux problèmes climatiques. ’Vous avez décidé que vous ne remplaceriez pas vos centrales nucléaires, vous n’avez pas dit par quoi, ou plus exactement, il y a un doute’, a déclaré dans La Matinale Jean-Marc Jancovici. ’Alors si on peut doubler le nombre de barrages en Suisse, ça va bien question CO2, mais si on remplace (le nucléaire) par des centrales à gaz, les émissions augmenteront. Et si on ne veut pas les augmenter, la sortie du nucléaire n’est pas une voie à suivre...’ A l’heure où Donald Trump s’est retiré de l’accord de Paris, le spécialiste du climat pointe la Suisse du doigt, en rappelant que ’l’empreinte carbone d’un Suisse, soit la totalité des émissions qui lui permettent d’avoir les produits et services qu’il utilise, n’est pas très loin des Etats-Unis. Les Suisses utilisent beaucoup l’avion et ils achètent beaucoup de produits qu’ils ne peuvent pas fabriquer chez eux.’ ’Choisir ou subir la décroissance’ Membre du récent Haut conseil français pour le climat, il note aussi ’qu’en Europe et dans la zone de l’OCDE de manière plus large, depuis 2007, on a déjà commencé à observer un ralentissement très fort lié à la difficulté croissante d’approvisionnement en matière première.’ Partant de ce constat, il convient qu’il est très difficile d’être à la fois ’pro planète et pro business’. ’Aujourd’hui, quand on fait croître les indicateurs économiques, nulle part on ne compte le fait qu’on va consommer une partie de la planète Terre. Alors la décroissance, on va l’avoir de toute façon, la seule question c’est : est-ce qu’on la choisit ou est-ce qu’on la subit ?’ Vidéo originale : https://www.rts.ch/info/monde/1011090... Site de Jean-Marc Jancovici : http://jancovici.com Page facebook : https://www.facebook.com/jeanmarc.jan... - Catégorie : Actualités et politique

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Sommaire du dossier

A.
Se repérer dans le monde de l’Intelligence Artificielle

1. Dossier ‘Orange’ : ‘Intelligence Artificielle entre espoirs et dangers pour l’Homme’ - 26.01.2018

2. Les cinq saisons de l’intelligence artificielle (1/5). Récit par David Larousserie - Publié le 17 juillet 2018

Deux Podcasts de France Culture :

Divers aspects de la pensée contemporaine - Émission du 7 octobre 2018 - Au risque de l’intelligence artificielle - Date de diffusion : 07/10/2018 - Invité : Christophe HABAS – Grand Orient de France - Thème : Au risque de l’intelligence artificielle

Divers aspects de la pensée contemporaine - Émission du 7 avril 2019 - L’intelligence artificielle et ses dangers - Date de diffusion : 07/04/2019 - Invité(s) : Christophe HABAS Grand Orient de France - Thème : L’intelligence artificielle et ses dangers

B.
L’émergence d’un écosystème ‘Start-up’ français

3. [Infographie] - La situation de l’écosystème français des start-up
en un coup d’oeil
Par ChristopheBys - 14 mai 2018

4. Entrepreneuriat en France : où en est-on ? -Le 20 mars 2019 – Document ‘Cafedelabourse.com’

5. French Tech : un label français et une marque commune – Selon Wikipédia

6. La ‘French Tech’ publie une liste de 13 capitales et de 96 communautés en France et à l’International : y êtes-vous ?04/04/2019

7. La France attire de plus en plus d’investisseurs étrangers : elle consolide son attractivité en2018 - Gouvernement.fr - 04 avril 2019

8. Point d’étape sur l’écosystème Startups français en 2019 ParAdrien Chaltiel – 10 février 2019

C.
Le secteur des opérateurs des télécommunications électroniques

9. Chiffres clefs des opérateurs de communications électroniques en France

10. Étude ‘Arthur D. Little’ 2018 sur l’économie des Télécoms – Diffusé par la Fédération Française des Télécoms – 17 décembre 2018

11. Étude IDATE 2018 : indicateurs de progrès dans les communications électroniques#ELFavec une étude comparative de la France aux 5 plus grands pays européens : Allemagne, Espagne, Italie, Pologne et Royaume-Uni – Diffusé par la Fédération Française des Télécoms – 17 décembre 2018

12. Les opérateurs télécoms jouent les bons élèves – Par Elsa Bembaron- Mis à jour le 17/12/2018 à 19:57 – Document ‘Le Figaro Premium

D.
Le numérique et les réseaux sociaux utilisés, notamment dans les entreprises

13. Pénétration du numérique dans le monde et en France en juillet 2018 - Chiffres Internet 2018 - Thomas Coëffé / 29 août 2018 – Document BDM/Média

14. Quels sont les réseaux sociaux les plus utilisés par les entreprises en 2018 ? Par Isabelle Cougnaud 24/10/2018 à 15h12 - Stratégie digitale ‘BFM Business’

15. Intelligence artificielle : priorité des entreprises françaises ? Par La Redaction le mercredi 21 mars 2018 – Document ‘Services Mobiles’

16. IA Gafa : « L’enjeu pour l’Europe est d’accélérer la numérisation de ses entreprises » Par François Lévêque Professeur d’économie à Mines ParisTech -31/12/2018

E.
L’acceptabilité de l’IA par les particuliers et dans le monde du travail

17. Sondage sur les Français et l’Intelligence Artificielle -CSA / FRANCE INTER / LIBERATION - 25 janvier 2018.

18. Intelligence artificielle au travail : l’essayer c’est l’adopter Par Philippe Duport Emission « C’est mon boulot » 2:57 / ‘FranceInfo’

19. Ipsos intègre désormais l’intelligence artificielle dans sa méthodologie : comment ? Par ‘L’invité des Echos’ – Emission / Orange Actualités 19 octobre 2018

20. Stratégie d’influence : toujours aussi efficace en 2018 ? Un petit plus pour vos campagnes d’influence ! Par Mathias Lapierre Twitter@Mat_L8 15 novembre 2018

21. Intelligence artificielle au travail : les Français sont plus réticents que leurs voisins Par Anaïs Cherif - 21/06/2018

22. Le mythe de l’intelligence artificielle, une pseudo science ? Propos recueillis par NANCY CATTANMis à jour le 13/03/2018

F.
Le développement de l’IA dans le secteur public et à travers les médias

23. Dématérialisation des services publics : quelle politique pour les exclus du numérique ? Document officiel,le 8 novembre 2018

24. La transformation numérique dans les achats publics : point d’étape -31 mai 2018, par cdemeure

25. “Le numérique, levier pour le développement économique, l’attractivité des quartiers et l’emploi des habitants” – Document ‘Pays et Quartiers Nouvelle Aquitaine

26. Permettre aux opérateurs de prendre le virage d’une économie numérique créatrice de richesses Document CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel)

G.
Les orientations politiques en faveur de l’IA

27. Pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée – Parlementaires français - 15 mars 2017

28. Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne -Mars 2018 – Document ‘ladocumentationfrancaise.fr’

29. Le Canada et la France lancent le GIEC de l’Intelligence artificielle – Publication Novéthic - 13 décembre 2018

30. Intelligence artificielle et Europe : une histoire qui s’accélère : l’Europe n’a aucun retard technique en comparaison avec les GAFA – Par Éléonore Lefaix Twitter@ELefaix 3 octobre 2018

31. Qui sont les 61 personnalités du numérique invitées au ‘Sommet Tech For Good ?Stéphanie Mundubeltz-Gendron - Publié le 23 mai 2018

32. Quels sont les projets des quatre futurs Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle - Manuel MoraguesOccitanie , Provence-Alpes-Côte d’Azur , Auvergne-Rhône-Alpes , Île-de-France , Recherche - Publié le 08/11/2018

33. Où en est la stratégie française en intelligence artificielle ? Publié le 14/11/2018

Actualités : sous le titre Plan intelligence artificielle : « Il faut aller au-delà des effets d’annonce », 10 avril 2019.

Actualités – Les Français veulent limiter l’influence des GAFAM en Europe - Alexandra Segond, le 25/03/2019 à 12:22 – Document ‘La Croix’ - Explication

Actualités - Taxe GAFA : l’Europe doit prendre les devants pour sa commissaire à la Concurrence Par Valentin Blanchot Twitter@vblanchot 9 avril 2019

Actualités - Gafam : deux tiers du chiffre d’affaires échapperont à la taxe française - 09 avr. 2019 07:50 – Document LCI Politique - Mis à jour : mardi dernier à 08:48

H.
Quelques avis sur l’IA, dont l’appel à la sobriété numérique

34. Google lutte pour la transparence politique des élections législatives européennes - Un engagement important pour les prochaines élections législatives – Par Daphné Vuillet 26 novembre 2018

35. La data, c’est plus fort que toi - Pourquoi les algorithmes sont beaucoup plus politiques que ce vous croyez - Avec Bertrand Hartemann

36.Conférence « Pour une sobriété numérique » - The Shift Project -https://theshiftproject.org/article/presentation-sobriete-numerique-compte-rendu/ 4 novembre 2018

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A. Se repérer dans le monde de l’Intelligence Artificielle

1.
Dossier ‘Orange’ : ‘Intelligence Artificielle entre espoirs et dangers pour l’Homme’ - 26.01.2018 – Document d’hellofuture.orange.com –

Décryptage, entre fantasme et réalité.

Progrès ou cauchemar ? Certains s’inquiètent de l’arrivée de robots intelligents destructeurs d’emplois, voire d’une IA consciente qui remplacerait l’humanité. D’autres y voient au contraire un nouveau champ de progrès pour l’Homme. Les progrès rapides de l’intelligence artificielle (IA) annoncent une nouvelle ère, celle des machines capables d’apprendre par elles–mêmes (machine learning) et de mimer les réseaux de neurones du cerveau humain pour un apprentissage profond (deep learning). Certes, aujourd’hui, l’IA est encore limitée. Les algorithmes d’IA sont très performants pour certains types de tâches bien précises, mais sont loin d’égaler les capacités cognitives très diversifiées d’un petit enfant. Et les type Djingo d’Orange ou Alexa d’Amazon ne peuvent pas encore tenir une vraie conversation, ou comprendre des subtilités fines de la langue naturelle comme peut le faire une être humain. Le dialogue reste très pragmatique et orienté vers un but précis. Mais dans un futur plus ou moins proche, nous pourrions assister à la naissance de la machine consciente ou singularité technologique.

Demain, Matrix ? Selon Raymond Kurzweil, pape du transhumanisme qui travaille chez Google, cette IA dotée de son propre libre arbitre dépassera l’homme et pourra fabriquer des machines encore plus intelligentes. Une perspective effrayante qui rappelle le film « Matrix » ou le Skynet de la saga « Terminator ».

Néanmoins, la plupart des scientifiques restent sceptiques face à ces prévisions apocalyptiques, même si certaines figures respectées de la sphère technologique (Stephen Hawking, Elon Musk, Bill Gates) ont exprimé leur inquiétude.

D’autres, au contraire, mettent en avant les nombreux services que vont rendre l’IA dans la santé (prédiction des cancers, génétique), le transport (voiture autonome, drones), environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humains (EIAH), le spatial (robots sur Mars ou d’autres planètes), la banque (Il s’agit de robot-advisor.), les services clients (chabots) ou le marketing (assistants personnels).

Entre fascination et répulsion, l’intelligence artificielle ne laisse personne indifférent.

Les autorités scientifiques, les chercheurs et les chefs d’entreprise se saisissent de cette question, à l’instar d’Orange qui voit cette révolution riche de promesses mais qui doit bénéficier au plus grand nombre.

Une brève histoire de l’IA

Au commencement étaient les ordinateurs. Puis Alan Turing invente le test qui porte son nom. En 1956, le séminaire du Darmouth College marque les débuts de la recherche en intelligence artificielle. Voici les principales étapes d’une marche en avant qui n’est pas achevée.

1943 La naissance des ordinateurs

Les premiers ordinateurs voient le jour. Construits avec des technologies qui précédaient les circuits intégrés (tubes à vide, relais électromécaniques), ils sont peu performants.

1950 Le test de Turing

Le mathématicien britannique Alan Turing publie son article ’Computing Machinery and Intelligence’ et met au point son test à l’aveugle pour déterminer qui est l’humain ou l’ordinateur.

1950 La première machine capable d’apprendre

Claude Shannon développe Theseus, une souris électromécanique capable d’apprendre à trouver la sortie d’un labyrinthe. Avant même l’apparition du terme ’intelligence artificielle’, il s’agissait de la première démonstration effective d’une machine capable d’apprendre.

1956 Le séminaire du Dartmouth College

Le séminaire du Dartmouth College, aux Etats-Unis, invente le terme d’Intelligence Artificielle (IA) et aboutit à la création de concepts qui marquent les débuts de la recherche en IA.

1958 Le ’list processing’

John McCarthy, co-organisateur du séminaire du Dartmouth College, créé le langage informatique LISP (mot forgé à partir de l’anglais ’list processing’) qui permet de faciliter la programmation d’IA.

1959 Le ’General Problem Solver’

Herbert Simon et Allen Newell inventent le General Problem Solver, une stratégie de résolution de problèmes largement utilisée dans le domaine de l’intelligence artificielle.

1965 Le programme Eliza

Eliza est un programme informatique écrit par Joseph Weizenbaum, capable de dialoguer en anglais en incarnant le rôle d’une psychologue.

1974 Le système MYCIN

MYCIN est un système expert utilisant l’IA pour identifier des bactéries causant des infections sévères et recommander des antibiotiques en adaptant le dosage au poids des patients.

1996 La victoire de Deep Blue

Le champion d’échecs Garry Kasparov est battu par le superordinateur Deep Blue d’IBM. Un événement qui démontre que l’IA est plus performante que l’homme dans certains domaines précis.

2005 Le robot Stanley

En 2005, Stanley, un robot construit à l’université Stanford, remporte le ’DARPA Grand Challenge’ en conduisant de manière autonome pendant 131 miles sur une piste de désert sans avoir fait de reconnaissance préalable.

2011 Le programme Watson

Le programme d’IA Watson d’IBM surclasse les meilleurs joueurs du jeu télévisé américain de questions réponses Jeopardy !

2017 Les chatbots

Les agents conversationnels, ou chatbots, sont devenus omniprésents dans les services clients des marques. Ces programmes informatiques sont capables de simuler une conversation avec un ou plusieurs humains par échange vocal ou textuel.

2018 Réseaux à capsules

Les CapsNet, ou réseaux à capsules, ont été développés par Geoffrey Hinton, chercheur anglo-canadien spécialiste des réseaux de neurones artificiels. Ce routage dynamique entre capsules permet d’améliorer les performances des algorithmes de reconnaissance visuelle.

Vous avez dit IA ?

L’intelligence artificielle tient le haut du pavé depuis quelques mois.
Mais que recouvre exactement cette expression ? Où en est-on de ses progrès ?

C’était la vedette de la deuxième édition du salon Viva Technology, en juin 2017 à Paris : l’intelligence artificielle. Pas surprenant car, comme l’a noté Stéphane Richard, le PDG d’Orange, lors d’un « keynote », « l’intelligence artificielle est entrée dans une nouvelle dimension, grâce aux progrès du deep learning (apprentissage profond) qui lui ont permis de devenir une technologie beaucoup plus fiable ». Et d’illustrer son propos par deux chiffres : 75 %, c’était en 2011 le taux de reconnaissance d’objets dans une image ; on est aujourd’hui à 97 %, « même si la lumière est pauvre ou l’image floue ». Comme Stéphane Richard l’a souligné, « cette tâche est réalisée par l’IA avec un résultat bien meilleur et une rapidité supérieure à ce que peut effectuer n’importe quel opérateur humain ». Pour le patron d’Orange, « nous sommes à un moment décisif de l’histoire en termes de rythme d’innovation et de potentiel disruptif dans tous les secteurs ».

« Nous sommes à un moment décisif de l’histoire en termes de rythme d’innovation et de potentiel disruptif dans tous les secteurs » - Stéphane Richard, PDG d’Orange

Mais qu’est-ce donc que cette IA qui fait les gros titres et suscite autant d’interrogations que d’espoirs ou d’inquiétudes ? Nicolas Demassieux, directeur de la recherche d’Orange, plante le décor : « l’IA cherche à reproduire les capacités cognitives de l’être humain avec des algorithmes et des ordinateurs ». Selon Jean-Gabriel Ganascia, enseignant à l’université Pierre et Marie-Curie et chercheur au CNRS, qui intervenait lors du dernier festival Futur en Seine, en juin 2017, « le terme a été introduit en 1956 par deux jeunes mathématiciens qui ont eu l’idée d’étudier l’intelligence avec les ordinateurs, apparus dix ans auparavant. Leur but : décomposer l’intelligence en fonctions élémentaires et simuler chaque fonction avec un ordinateur. Par exemple : le raisonnement, la reconnaissance des objets sur des images, le langage naturel, etc ».

Deep learning et machine learning.

Ces deux jeunes chercheurs sont John McCarthy du Dartmouth College et Marvin Minsky de Harvard. Avec Nathaniel Rochester d’IBM et Claude Shannon de Bell Telephone Laboratories, ils organisent cette année-là un séminaire au Dartmouth College, université privée du New-Hampshire (États-Unis). C’est le début des recherches en intelligence artificielle. « Nous tenterons de découvrir comment une machine pourrait utiliser le langage, créer des abstractions et des concepts, s’améliorer elle-même, résoudre des problèmes qui sont aujourd’hui l’apanage de l’intelligence humaine », écrivait à l’époque John McCarthy.

Avant ce séminaire fondateur, le mathématicien anglais Alan Turing avait mis au point son célèbre « test de Turing », décrit dans une publication fondatrice1. Il s’agissait de faire converser un humain avec d’autres personnes et un ordinateur. Si la personne n’était pas capable de différencier les hommes de la machine, celle-ci avait réussi le test.

L’apparition récente des techniques d’apprentissage profond et l’apprentissage automatique font bondir les performances des algorithmes. Mais durant plusieurs décennies, les recherches stagnent sans découvertes majeures. Jusqu’à l’accélération récente des techniques d’apprentissage automatique, ou « machine learning », vers des techniques d’apprentissage profond, « deep learning », qui a fait bondir les performances des algorithmes et leur a permis de s’attaquer à des tâches bien plus complexes.

Le machine learning permet à une machine d’adapter ses comportements en se fondant sur l’analyse des données à sa disposition. Un robot peut ainsi apprendre à marcher en commençant par des mouvements aléatoires, puis en sélectionnant les mouvements lui permettant d’avancer.

Le deep learning est la branche du machine learning qui utilise comme modèles mathématiques les réseaux de neurones formels, eux-mêmes construits sur la représentation mathématique et informatique d’un neurone biologique, née en 1943.

« Depuis cinq ans, on observe une accélération indubitable des performances de l’IA. Par exemple, la reconnaissance de formes ou d’objets dans les images. Sur cette tâche précise, on peut affirmer que l’IA est meilleure que l’homme », décrit Nicolas Demassieux, qui travaille sur l’intelligence artificielle depuis les années 1980.

« Le français Yann Le Cun, responsable du programme IA de Facebook, a démontré en 2010 que, sur d’immenses quantités d’images, il obtenait de meilleures performances avec l’IA qu’avec les autres techniques », ajoute Jean-Gabriel Ganascia. Même efficacité de l’intelligence artificielle pour la détection d’un cancer de la peau à partir d’une coupe histologique (tranche d’un organe suffisamment fine pour pouvoir être observée au microscope), qu’a réussi récemment le programme Watson d’IBM.

Vidéo : Le domaine médical est un des secteurs clefs de l’IA.

IA faible, IA forte.

Mais si les progrès de l’IA sont réels, celle-ci est toujours qualifiée de faible, en opposition à l’IA forte et consciente d’elle-même que prédisent les transhumanistes. Vous applaudissez le superordinateur Deep Blue d’IBM qui a battu le champion d’échecs Garry Kasparov dès 1997 ? Vous saluez le programme informatique AlphaGo de Google DeepMind qui a vaincu le champion du monde de jeu de go l’année dernière ? Désolé, mais ce sont des IA faibles !

De même que les chatbots, ces logiciels de conversation automatique qu’on trouve de plus en plus dans les services de relation client, comme Watson pour Orange Bank. Ou encore des assistants personnels présents dans nos smartphones ou couplés à des enceintes connectées, comme Siri d’Apple, Cortana de Microsoft, Alexa d’Amazon et Djingo d’Orange. « Un jour, nous pourrons dialoguer avec ces assistants de manière naturelle, mais ce n’est pas encore le cas », constate Luc Julia, « père » de Siri d’Apple et désormais vice-président innovation de Samsung.

Faibles, certes, « ces IA sont très efficaces pour remplir une tâche spécialisée », précise Nicolas Demassieux. Le patron de la recherche d’Orange ajoute : « L’intelligence humaine, elle, peut faire énormément de choses : raisonner, communiquer, manipuler des concepts, etc… Une IA qui reconnaît un chat dans une image ne maîtrise pas le concept de chat. L’IA faible actuelle est encore très, très loin de ce que peut réaliser un humain ».

La manière dont « pense » l’IA est l’un des problèmes que ne savent pas encore résoudre les chercheurs. C’est ce qu’on appelle le phénomène de la boîte noire.

[D’après Wikipédia, « Une boîte noire, ou boîte opaque, est la représentation d’un système sans considérer son fonctionnement interne (que ce soit un objet mécanique ou électronique, un organisme, une personne, un mode d’organisation sociale, ou n’importe quel autre système). Ce fonctionnement interne est soit inaccessible (ce qui est semble-t-il l’utilisation première, qui reste courante), soit omis délibérément (c’est alors un outil théorique qui permet de choisir d’étudier exclusivement les échanges extérieurs). Le fonctionnement de la boîte noire n’est donc appréhendé que sous l’angle de ses interactions : « Ce qui — en dernière analyse — justifie l’attitude ludique, c’est que le seul moyen concevable de dévoiler une boîte noire, c’est de jouer avec. » (René Thom)1.

https://upload.wikimedia.org/wikipe...

Schématisation : les entrées et les sorties sont représentées, mais ce qui fait le lien entre les deux est « masqué par la boîte noire ».

La boîte noire est représentée de façon élémentaire en affichant les entrées et les sorties mais en masquant le fonctionnement interne. Tout peut être représenté sous forme d’une boîte noire : un transistor, un algorithme, un réseau comme internet, le fonctionnement d’une entreprise ou les relations humaines au sein d’un groupe.

Le contraire d’une boîte noire, dit boîte blanche, est un système dont les mécanismes sont visibles et permettent d’en comprendre le fonctionnement. Une bicyclette illustre bien ce type de système parce que, contrairement à ce qui se passe avec une boîte noire, les mécanismes de propulsion, de guidage, d’adhérence et de freinage sont visibles au premier coup d’œil… » Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bo%C3%AEte_noire_(syst%C3%A8me) ].

Pour l’instant, les systèmes d’intelligence artificielle fonctionnent en étant abreuvés de masses de données par des opérateurs humains. « Mais il nous manque encore un moyen de faire réfléchir la machine », explique Luc Julia. La manière dont « pense » l’IA est d’ailleurs un des problèmes que ne savent pas encore résoudre les chercheurs. C’est ce qu’on appelle le phénomène de la boîte noire : l’IA répond parfaitement à une tâche une fois entraînée, mais ne sait pas expliquer comment elle est arrivée à ce résultat. « L’expérience de l’IA n’est pas transmissible à l’humain et elle ne sait pas décrire son raisonnement », note Nicolas Demassieux.

La singularité ? Une supercherie.

L’IA actuelle est donc pour l’instant un ensemble de techniques qui s’améliorent peu à peu, mais encore très éloignées de l’androïde conscient et immortel des films de science-fiction. Jean-Gabriel Ganascia, auteur du Mythe de la Singularité 2 , pense que l’arrivée prochaine – Raymond Kurzweil évoque 2030 – d’une IA omnisciente et dangereuse est « une supercherie ». Ray Kurzweil au « Stanford Singularity Summit »

« La singularité se base sur deux arguments, explique-t-il. Un : la loi de Moore, définie en 1964 par le fondateur d’Intel, qui établit que la puissance des processeurs double tous les 18 mois. Or, la technologie du silicium qui compose ces puces a des limites physiques. Deuxième argument : le machine learning permet dans certains cas aux IA de s’auto enseigner. Là encore, cet apprentissage a des limites. Quand on apprend, il faut à un moment introduire des notions totalement nouvelles comme l’ont fait Galilée ou Einstein. On ne sait pas comment une machine peut d’elle-même établir ces nouveaux paradigmes. »

[Selon Wikipédia, « Les lois de Moore sont des lois empiriques qui ont trait à l’évolution de la puissance de calcul des ordinateurs et de la complexité du matériel informatique. Au sens strict, on ne devrait pas parler de « lois de Moore » mais de « conjectures de Moore » puisque les énoncés de Moore ne sont que des suppositions. Il existe trois « lois » de Moore, deux authentiques (au sens où elles furent émises par Gordon E. Moore), et une série de « lois » qui ont en commun de se prétendre « loi de Moore » mais qui n’en sont que des simplifications inexactes… » Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Moore ].

Cette technologie perfectible a pourtant commencé à bouleverser nos modes de vie, et va continuer à le faire dans le futur, avec l’arrivée programmée des voitures autonomes, des robots chirurgiens, des algorithmes avocats ou des majordomes virtuels. A ‘Viva Technology’, Stéphane Richard a rappelé que « l’intelligence artificielle offre un potentiel certain de croissance, à la fois pour l’économie comme pour l’humanité. Les innovations dérivées de l’IA vont devenir le centre névralgique des entreprises et de la société en général, et tous les acteurs doivent s’y préparer intellectuellement, politiquement, socialement ».

1. Computing machinery and intelligence, 1950.

2. Ed. du Seuil, 144 pages, février 2017.

12 changements de l’IA dans nos vies

Smartphones, automobiles, maison, commerce, relation client, santé et même justice, l’intelligence artificielle est une réalité dans bien des aspects de la vie quotidienne. Avec souvent des bénéfices concrets tangibles. Revue de détail.

Dans l’industrie

Grâce à la maintenance prédictive qui associe IA et Internet des objets (IoT), les industriels peuvent prévoir les pannes avant qu’elles ne se produisent. L’ascensoriste ThyssenKrupp peut ainsi remplacer les pièces avant leur usure.

Dans les villes

L’IA au service de la smart city : Cenon, près de Bordeaux, a installé des capteurs connectés dans les chaudières des bâtiments municipaux les plus énergivores pour améliorer leur performance énergétique.

Dans les médias

Les robots journalistes sont de plus en plus employés par la presse. Ils donnent la météo, rendent compte de centaines de rencontres sportives le week-end, affichent les résultats boursiers… Associated Press, le Los Angeles Times, mais aussi Le Monde et Le Figaro utilisent ces algorithmes.

Dans l’astronomie

La NASA et Google ont annoncé lors d’une conférence de presse commune avoir découvert deux nouvelles exoplanètes baptisées Kepler-80g et Kepler-90i grâce aux technologies de machine learning (apprentissage automatique).

Dans l’automobile

Les voitures autonomes sont pilotées par des IA. Tesla a été pionnier avec la technologie Mobileye (rachetée par Intel pour 15 milliards de dollars), suivi par tous les constructeurs.

Dans les smartphones

Les assistants personnels vocaux qui équipent les smartphones sont des IA. Siri (Apple), Google Assistant (Pixel Phone), Cortana (Microsoft), Bixby (Samsung), Magic Live (Huawei), le PH-1 du créateur d’Android : tous les fabricants proposent leur IA, dont les performances sont encore largement perfectibles.

Dans la relation client

En mariant Big Data et chatbots, les marques peuvent améliorer leur relation client. Exemple : IntelligentX Brewing.co, la première bière premium créée à partir d’un algorithme de machine learning s’améliorant grâce aux avis des clients.
Dans le domaine de la justice, le chatbot Do Not Pay est un avocat robot qui aide les gens à contester des amendes ou réclamer des compensations aux compagnies aériennes. Mais il aide aussi les demandeurs d’asile du Royaume-Uni dans leurs démarches.

Dans la banque

Les banques mettent de l’IA dans leurs produits. Wells Fargo propose le virement par commande vocale : un service alliant IA et identification biométrique de la voix permet de transférer de l’argent à sa baby-sitter en une phrase, de manière sécurisée.
Ou encore, en Chine, on peut déjà payer avec son visage, grâce à la technologie de reconnaissance faciale à base d’IA de Face ++, utilisée par Alipay, l’appli de paiement mobile du géant de l’e-commerce Alibaba aux 120 millions d’utilisateurs.

Dans la santé

Le projet Deep Learning de Google peut diagnostiquer un cancer plus vite que les oncologues. Watson d’IBM a établi un nouveau diagnostic d’une forme rare de leucémie et proposé un traitement qui s’est avéré efficace.

Dans le commerce ou la distribution

The North Face (vêtements de sports) utilise l’IA sur son site Web pour interroger ses clients sur leur usage de ses produits et leur faire des offres personnalisées. Ceux qui utilisent l’IA achètent plus pour un panier moyen plus important. Ou encore, McDonald’s utilise un « bot » dans ses Drive pour prendre les commandes. L’appli My Starbucks Barista (barman) permet de commander vocalement une boisson qui sera préparée dans le Starbucks le plus proche.

Dans la maison

Orange a inventé Djingo, un assistant virtuel que l’on commande à la voix (envoie un SMS, allume la lumière). Ce haut parleur intelligent développé en coopération avec Deutsche Telekom devrait être commercialisé en 2018.

Dans l’art

Grâce à son algorithme, le projet The Next Rembrandt d’ING et Microsoft a réussi à produire un tableau en tous points semblable à ceux du maître hollandais.
Au cinéma, Benjamin, un réseau neuronal développé par le réalisateur Oscar Sharp et le scientifique Ross Goodwin a écrit un scénario de science-fiction qui a donné lieu au court métrage Sunspring, avec Thomas Middleditch, acteur de la série Silicon Valley.

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Des IA made in France ?

Aujourd’hui, les intelligences artificielles sont américaines. Et demain, peut-on envisager des IA made in France ? Les moyens colossaux en recherche et développement déployés depuis plusieurs années par les GAFAM3 et IBM assurent pour l’instant une avance considérable aux sociétés américaines, principalement dans la Silicon Valley.

La Chine, de son côté, a décidé d’investir massivement dans l’IA et annonce un budget de 13,5 milliards d’euros pour les trois prochaines années. Les géants chinois de l’Internet et du e-commerce Baidu, Tencent et Alibaba ne comptent pas laisser les GAFAM dominer ce marché prometteur, estimé à près de 60 milliards de dollars d’ici à 2025 par une étude récente du cabinet Tractica. Les enjeux sont importants, qu’il s’agisse de la vitalité des écosystèmes, de potentialités économiques et d’emplois ou de cybersécurité. Coincée entre ces deux puissances économiques et technologiques, la France aimerait trouver sa place pour bénéficier elle aussi des avancées de l’IA, que certains présentent comme « l’électricité du XXI siècle ».

Les atouts de la France

Notre pays a des atouts, avec des chercheurs qui font autorité, comme Yann le Cun, recruté par Facebook, ou Luc Julia, père de l’interface vocale Siri d’Apple et actuellement vice-président innovation de Samsung. D’autre part, les mathématiciens et ingénieurs français sont réputés dans le monde entier.

Autre atout : un écosystème de soixante-huit centres de recherche. Par exemple, une équipe de l’INRIA4 à Nancy travaille sur le projet Orpailleur. À Lille, l’équipe Magnet planche sur le machine learning dans les réseaux d’information. Au CNRS, le pôle Robotique et Intelligence Artificielle (LAAS-CNRS) étudie « les fonctions de perception, de décision, de mouvement, d’action, de communication et d’interaction entre le robot et son environnement ».

« Même si notre industrie sur le sujet de l’IA est encore très loin des énormes entreprises américaines, notre recherche, elle, se porte bien » - Cédric Villani

Le 21 mars 2017, à la Cité des Sciences et de l’Industrie à l’occasion de la présentation du rapport plan France IA lancé par le gouvernement quelques semaines plus tôt, en janvier, le mathématicien Cédric Villani a souligné que « même si notre industrie sur le sujet de l’IA est encore très loin des énormes entreprises américaines, notre recherche, elle, se porte bien ». France IA est une démarche qui à pour but la mobilisation de toute la communauté française de l’intelligence artificielle avec comme objectif principal « l’élaboration d’une stratégie nationale destinée à confirmer la place de la France au premier plan de l’IA ». Photo de Cédric Villani. © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons / CC-BY 3.0

Dix groupes de travail

Dix groupes de travail sur dix thèmes clés (recherche, formation, véhicule autonome, relation client, etc…) ont établi un diagnostic de la situation française et mené une analyse des enjeux, puis émis des recommandations dont la mise en œuvre doit contribuer à « placer la France en leader de l’IA ».

Une stratégie nationale sur l’IA

Lors de Futur en Seine en juin 2017, Frédérique Vidal, la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a déclaré vouloir « mobiliser plus de cinq mille chercheurs, les meilleurs spécialistes de chaque discipline, pour passer des concepts aux POC 5 puis à la mise de produits sur le marché ».

Le 8 septembre dernier, le Premier ministre Edouard Philippe a demandé à Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, d’engager un travail de prospective sur les enjeux liés aux nouvelles frontières technologiques, afin que la France se dote d’ici la fin de l’année 2017 d’une stratégie ambitieuse en matière d’intelligence artificielle.

Dans ce cadre, le Premier ministre a lancé la mission « stratégie nationale sur l’intelligence artificielle » et remis une lettre de mission à Cédric Villani, nouvellement élu député de l’Essonne, pour poser les fondements de cette réflexion. Sa mission : étudier les actions nécessaires pour permettre à la France et à l’Europe d’être à la pointe de l’économie fondée sur l’intelligence artificielle.

Les pouvoirs publics peuvent s’appuyer sur Bpifrance, la banque publique d’investissement, qui a élaboré un plan stratégique sur l’IA. « Ce n’est pas qu’un sujet de start-up, mais aussi de PME et de grands groupes, qui doivent ouvrir leurs données, qui sont le moteur de l’intelligence artificielle », a expliqué Paul-François Fournier, directeur innovation de Bpifrance. Mais ce polytechnicien, ancien cadre dirigeant chez Orange, a aussi réaffirmé l’urgence à soutenir financièrement les jeunes pousses de l’IA sous peine de les voir partir à l’étranger : « Google a racheté 70 start-up en 18 mois, la totalité des entreprises du SBF 120 seulement 40 ! » - La capacité des acteurs publics et privés à investir dans la recherche fondamentale, à soutenir l’écosystème des start-up et à développer des solutions opérationnelles made in France déterminera la place de notre pays dans un monde où l’intelligence artificielle va jouer un rôle déterminant dans tous les secteurs de la société.

3 Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft

4 Institut national de recherche en informatique et en automatique

5 Proofs of concept, ou démonstrations de faisabilité

L’IA chez Orange : Nicolas Demassieux, directeur de la recherche d’Orange, est confiant dans la capacité de l’Hexagone à occuper et tenir un rôle de tout premier plan dans la bataille de l’intelligence artificielle car « la France a un très bon niveau de formation. Et le tissu des start-up est en train d’exploser ». « Chez Orange, ajoute-t-il, nous travaillons sur l’IA depuis longtemps dans nos centres de Rennes et Lannion. Nous avons annoncé l’assistant personnel Djingo, nous travaillons avec Watson d’IBM pour Orange Bank, mais aussi en interne sur une IA d’optimisation de notre réseau. »

Vers une nouvelle collaboration Homme-machine ?

Transports, banques, médias, santé : l’arrivée des intelligences immatérielles (algorithmes) et matérielles (robots) n’annonce-t-elle pas moins des licenciements massifs ou la fin du travail qu’une nouvelle forme d’hybridation entre l’homme et la machine ?

L’intelligence artificielle pourrait détruire des millions d’emplois, remplaçant les chauffeurs par des véhicules automatiques ou les avocats par des algorithmes. C’est ce qu’avancent régulièrement des études plus ou moins alarmistes. En 2014, le cabinet Roland Berger a ainsi publié une étude selon laquelle la robotisation menacerait 42 % des emplois et pourrait en détruire 3 millions en France d’ici à 2025.

Selon diverses prévisions, quasiment toutes les catégories socioprofessionnelles, tous les métiers seraient menacés : ouvriers, chauffeurs, employés de banque, caissières, chirurgiens, journalistes, avocats, comptables, etc. En mai 2017, les universités d’Oxford et Yale ont publié un calendrier des années où l’IA va surpasser l’humain, et sera donc susceptible de le remplacer : 2024 pour les traducteurs, 2027 pour les chauffeurs de camions, 2031 dans le commerce de détail, 2049 pour les écrivains, 2053 pour les chirurgiens. Et en 2062, les IA seront en mesure de réaliser toutes les tâches humaines plus efficacement que nous. Diable !

« L’IA n’est qu’une forme particulière d’automatisation de certaines tâches plutôt qu’un remplacement des emplois. » Nicolas Demassieux

« Une vieille histoire »

Certains spécialistes sont nettement moins pessimistes. Nicolas Demassieux est de ceux-là. « L’automatisation, c’est une vieille histoire, rappelle le directeur de la recherche d’Orange. Ça a commencé avec les machines à tisser qui ont remplacé les tisserands, d’où la révolte des Canuts à Lyon. Ça a continué avec les ordinateurs qui ont mis au chômage les employés aux écritures dans les banques. L’IA n’est qu’une forme particulière d’automatisation de certaines tâches plutôt qu’un remplacement des emplois. Le vrai problème, c’est la rapidité de changement de ces tâches, liée à la numérisation. »

Jean-Gabriel Ganascia, enseignant et chercheur, est lui aussi sceptique sur ce remplacement de l’homme par la machine et relativise la pertinence des études. Il s’appuie sur la catégorisation de la philosophe Hannah Arendt qui distingue le travail (labor), l’activité qui permet à l’homme de subsister, de l’œuvre (work), la réalisation matérielle de l’artisan ou de l’artiste et l’action, au sens d’action politique6 .

« Le travail laborieux et des activités intellectuelles elles aussi répétitives seront certainement remplacés, a-t-il expliqué lors du festival Futur en Seine en juin 2017. Mais dans le domaine de l’œuvre, il faut des talents que ne possèdent pas les robots. Et de nouveaux métiers vont apparaître grâce à des formations hybrides, qui intègrent le numérique, et qui doivent se dérouler tout au long de la vie. » Ce professeur d’informatique se dit optimiste… « à condition d’affronter les transformations majeures que va provoquer l’intelligence artificielle ».

Les moins qualifiés sont les plus menacés

Chercheur en ergonomie dans le département SENSE des Orange Labs, Mustafa Zouinar travaille sur l’interaction homme-machine. Il rappelle que certaines études, comme celle de McKinsey, montrent que 5 % seulement des activités humaines peuvent être automatisées à 100 % : « ce sont les professions à bas niveau de qualification dans un environnement stable qui risquent d’être le plus touchées, comme une chaîne de montage en usine ».

Selon lui, on se dirige plutôt vers une forme d’hybridation, où l’opérateur humain et la machine collaborent pour effectuer une tâche. « Pour la voiture autonome, par exemple, le conducteur pourra reprendre le contrôle à des moments particuliers, illustre-t-il. Comme c’est le cas, déjà, dans les avions avec le pilotage automatique. » Une collaboration qui va durer sans doute encore longtemps d’après les experts de la robotique car les machines n’ont pas les capacités adaptatives de l’être humain. Le terme ‘cobot’, , ou robot collaboratif, incarne cette tendance.

Le rapport entre innovation technologique et niveau du chômage est un thème très controversé depuis les années 1980.

Le rapport entre innovation technologique et niveau du chômage est un thème très controversé depuis les années 1980. « Un économiste comme Alfred Sauvy a montré que le sujet est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit, poursuit Mustafa Zouinar. Dans l’industrie automobile, par exemple, la robotisation a certes détruit des emplois mais elle a également fait baisser le prix des voitures, ce qui redonne du pouvoir d’achat aux consommateurs qui achètent plus de biens de consommation et donc créent des emplois dans d’autres secteurs économiques. C’est la logique de la destruction créatrice de Schumpeter ».

[D’après Wikipédia, « La « destruction créatrice » désigne le processus continuellement à l’œuvre dans les économies et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs d’activité économique conjointement à la création de nouvelles activités économiques. L’expression est associée à l’économiste Joseph Schumpeter (1883-1950) qui en assure une large diffusion avec la parution de son livre Capitalisme, Socialisme et Démocratie publié en anglais aux États-Unis en 1942, traduit en français en 1951. L’idée s’inspire de la pensée du philosophe Friedrich Nietzsche (1844-1900) et de la formulation proposée pour la première fois par l’économiste Werner Sombart (1863-1941). Bien qu’étant conservateur, Schumpeter tira une grande partie de sa compréhension de la « destruction créatrice » des œuvres de Karl Marx. Elle a été reprise par Theodore Levitt dans Innovation et marketing (1969)… » Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_cr%C3%A9atrice ].

Photo - Un exemple de cobot

« Uncanny valley » ou « vallée dérangeante »

[Selon Wikipédia, La vallée dérangeante, ou vallée de l’étrange1 (de l’anglais uncanny valley) est une théorie scientifique du roboticien japonais Masahiro Mori, publiée pour la première fois en 19702, selon laquelle plus un robot androïde est similaire à un être humain, plus ses imperfections nous paraissent monstrueuses. Ainsi, beaucoup d’observateurs seront plus à l’aise en face d’un robot clairement artificiel que devant un robot doté d’une peau, de vêtements et d’un visage visant à le faire passer pour humain. Ce n’est qu’au-delà d’un certain degré de réalisme dans l’imitation, selon cette théorie, que les robots humanoïdes seront mieux acceptés. C’est pour cela qu’est utilisé le terme de vallée : il s’agit d’une zone à franchir dans laquelle chaque progrès fait vers l’imitation humaine amènera au départ plus de rejet, mais passé un certain seuil de réalisme une acceptation plus grande… » Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_d%C3%A9rangeante ].

Un autre aspect à prendre en compte dans cette révolution mondiale est que toutes les sociétés n’appréhendent pas l’arrivée de robots munis d’IA de la même façon. Si les Français et les Européens souffrent du syndrome de l’ Uncanny valley (plus un robot est proche d’un être humain, plus il nous apparaît monstrueux), les Japonais, eux, sont beaucoup moins réticents.

« Je reviens du Japon, dont le taux de natalité est très bas et qui va manquer de main d’œuvre, témoigne Jean-Gabriel Ganascia dans La Tribune à l’occasion de Futur en Seine. Leur vision est très différente de la nôtre. Ils se disent : avec les robots, nous allons continuer d’avoir une industrie compétitive. Les Français et les Européens, eux, ont une vision négative, et pensent par exemple à instaurer une taxe sur les robots. »

« Dans les années 1970 et 1980, le Japon, dont les ressources naturelles sont limitées, a énormément investi dans l’industrie informatique et la technologie, qui apparaissent comme une réponse à ses problèmes, dont le vieillissement de la population », confirme Mustafa Zouinar.

L’IA tueuse d’emplois n’est pas une fatalité mais il faut que la société accompagne cette quatrième révolution industrielle.

Ainsi donc, l’IA tueuse d’emplois n’est pas une fatalité mais il faut que la société accompagne cette quatrième révolution industrielle d’un effort considérable en formation et d’un coaching des individus vers les nouveaux métiers qui ne manqueront pas d’apparaître dans le sillage de ces algorithmes.

« Nous sommes engagés dans une transformation profonde des activités humaines, dont celle du travail, résume Mustafa Zouinar. Mais les progrès de l’IA ne sont pas aussi rapides que prévus. Dans les années 1950, Herbert Simon, économiste considéré comme un des pères de l’intelligence artificielle, disait que dans trente ans, on n’aurait plus besoin de traducteurs humains. Soixante ans plus tard, nous n’y sommes toujours pas, même si les progrès sont réels. On est donc encore très loin d’une destruction massive des emplois. »

6 The Human Condition, University of Chicago Press, 1958.

Quelques visages de l’IA

Ils sont chercheurs, ingénieurs ou « start-upeurs » et font avancer la recherche en intelligence artificielle. Sélection à consulter à la source.

Dont Rand Hindi : Codeur depuis l’âge de dix ans, ce diplômé en bio-informatique de l’University College of London a été distingué comme « innovateur de moins de 35 ans » par la MIT Technology Review et « Under 30 Europe » par Forbes. Il a fondé en 2013 Snips, une plateforme d’assistants vocaux basée sur l’IA. Sa première réalisation, l’application Tranquilien pour la SNCF, permet de prévoir les rames dans lesquelles il y a le plus de chances de trouver des places assises. Suivez le sur Twitter

IA inanimée avez-vous donc une âme ?

Qui sera responsable quand la voiture autonome aura un accident ? Les robots auront-ils une personnalité juridique ? Les systèmes prédictifs sont-ils dangereux pour les libertés individuelles ? L’intelligence artificielle soulève des questions liées à l’éthique et la responsabilité.

La voiture autonome est prévue à l’horizon 2025. Mais avant même de pouvoir effectivement rouler sans aide humaine grâce à l’intelligence artificielle, elle ne manque pas de soulever de lourdes questions de responsabilité. Si personne ne tient le volant lors d’un accident, qui sera tenu pour responsable ? Le constructeur ? Le prestataire informatique qui aura fourni le logiciel ? Les deux ? Par ailleurs, si l’IA choisit de renverser un piéton qui traverse pour éviter un accident mortel aux occupants de la voiture, qui sera comptable de cette décision ?

« À vrai dire, ce n’est pas la voiture autonome qui choisira, mais des agents humains qui auront déterminé certains algorithmes et critères d’après lesquels elle déterminera son comportement en faveur d’une orientation ou d’une autre. Mais qui dispose de la légitimité pour déterminer ces critères ? Quels seraient-ils et comment les justifier ? », s’interrogent ainsi trois chercheurs du laboratoire ETHICS de l’Université Catholique de Lille (« Quelle éthique pour la voiture autonome », La Tribune).

Photo image animée - Voilà quelques-uns des questionnements éthiques que l’IA soulève d’ores et déjà, et ne manquera pas de soulever au fur et mesure que ces algorithmes se perfectionneront et s’insèreront dans tous les aspects de nos vies quotidiennes. « Dans le cas de la voiture autonome, il n’y a pas de réponse unique. Plusieurs acteurs interviennent : l’utilisateur, le propriétaire du véhicule, le constructeur automobile, la personne qui a entraîné le programme, puisque l’IA apprend par l’expérience. Je pense qu’il faudra diligenter une enquête pour chaque cas particulier », estime Jean-Gabriel Ganascia, enseignant, auteur d’ouvrages sur l’IA et président du comité d’éthique du CNRS.

« Commençons par régler nos questionnements éthiques avant de les transférer dans les hypothétiques systèmes d’IA fortes » - Nicolas Demassieux

L’IA aurait-elle bon dos ?

Ces questionnements ne sont pas spécifiques à l’IA mais plus largement au numérique, souligne Nicolas Demassieux, directeur de la recherche chez Orange. « Aujourd’hui, il existe déjà ce genre de dilemmes sans que l’IA soit impliquée : si vous avez un bug dans un logiciel d’ABS et que celui-ci ne déclenche pas le freinage, qui est responsable, le fabricant ou l’éditeur du logiciel ? Le numérique engendre cette question de la responsabilité partout où il est employé. S’il y a relâchement de vapeurs toxiques par erreur dans une usine automatisée, ce n’est pas une question d’IA, mais d’automatisme mal programmé. Et pourtant, il y aura là aussi une recherche de responsabilité. »
« Concernant la voiture autonome, ajoute-t-il, sa performance sera meilleure que celles des humains en matière de conduite automobile : on sait que ces véhicules intelligents tueront moins que les conducteurs. Quand les IA seront assez développées et tendront vers des formes de décision qui leur seront propres, cela posera un problème éthique encore plus complexe. Il faudra que cette question soit d’abord résolue par les humains. Commençons par régler nos questionnements éthiques avant de les transférer dans les hypothétiques systèmes d’IA fortes. Et après tout, peut-être ces IA sophistiquées nous proposeront-elles des alternatives morales que nous n’avions pas imaginées ».

« On veut faire payer le robot. Or, c’est une fiction juridique : le robot n’a pas d’argent » - Jean-Gabriel Ganascia

Fiction juridique

Ces questions d’éthique et de responsabilité des machines intelligentes, les institutions commencent à s’en emparer. Le Parlement européen envisage ainsi de voter une résolution concernant la personnalité juridique des robots, suite au rapport de la députée luxembourgeoise Mady Delvaux. Pour Jean-Gabriel Ganascia, « c’est une mauvaise chose ». « On veut faire payer le robot. Or, c’est une fiction juridique : le robot n’a pas d’argent, pointe le chercheur. Il faudra donc créer un fonds d’assurances associé au robot. Qui va l’abonder ? En grande partie les fabricants de ces machines, ce qui va freiner l’innovation. Deuxième argument : cette résolution ne vaut que pour la responsabilité civile, et pas la responsabilité pénale. Payer en cas d’accident ferait l’économie d’une enquête. Or, si on veut mieux comprendre ces technologies, il faut absolument enquêter sur les causes de l’accident causé par le robot. »
Autre danger potentiel : les systèmes prédictifs basés sur des IA, qui peuvent permettre de prendre des décisions à la place des hommes, ce qui conduit à une dé-responsabilisation.

Les assurances pourraient par exemple utiliser ces systèmes pour calculer le coût des primes. Associé aux progrès actuels de la génomique, de tels algorithmes engendreraient des problèmes éthiques considérables. Le terrorisme de plus en plus présent dans nos sociétés pourrait aussi conduire les gouvernements à pousser la recherche vers des dispositifs à la Minority Report, pour tenter de détecter les crimes avant même qu’ils ne se produisent, ou arrêter quelqu’un qui serait en train de se radicaliser bien avant son hypothétique passage à l’acte. Le risque n’est donc pas tant que la machine nous remplace mais que notre résistance à endosser nos responsabilités nous pousse à laisser les IA prendre les décisions à notre place.

Sources iconographiques

1943 computer,The National Archives (United Kingdom). Theseus Maze by Claude Shannon, 1952 – MIT Museum.

Ray Kurzweil at Stanford Singularity Summit by Roland Dobbins. Prototype Watson IBM, by Clockready.

Cédric Villani, by Marie-Lan Nguyen.

Hello Future, vision du futur et innovations – Orange –

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Dossier ‘Orange’ provenant de https://hellofuture.orange.com/fr/grand-format/intelligence-artificielle-entre-espoirs-et-dangers-pour-homme/

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2.
Les cinq saisons de l’intelligence artificielle (1/5). Récit par David Larousserie - Publié le 17 juillet 2018 à 06h36 - Mis à jour le 24 juillet 2018 à 12h21 – « Elle pulvérise l’homme au jeu de go ou prend le volant de sa voiture. Une histoire qui commence en 1958 par une machine capable de distinguer sa droite de sa gauche »

Un à zéro. Puis deux à zéro. Puis trois à zéro. En ce mois de mars 2016, à l’hôtel Four Seasons de Séoul (Corée du Sud), l’issue finale de ce match ne fait plus guère de doute. Le champion coréen de go, Lee Sedol, s’incline finalement 4 à 1 face à une machine pilotée par un programme informatique, AlphaGo, développé par une filiale de Google, Deepmind. Pour la première fois, ce qui est qualifié de machine learning – aussi appelé « apprentissage machine » ou « réseaux de neurones en intelligence artificielle » – écrase un cerveau humain dans ce jeu, réputé plus difficile à simuler que les échecs. Plusieurs spécialistes soulignent qu’ils s’attendaient à une telle possibilité, mais pas avant plusieurs années…

Pour le grand public, c’est la révélation de la puissance d’une nouvelle technologie, aussi appelée deep learning (« apprentissage profond ») qui alimente désormais les assistants vocaux, le cerveau des voitures autonomes, la reconnaissance des visages ou des objets, la traduction automatique, l’aide au diagnostic médical…

L’engouement pour ces techniques d’apprentissage automatique, porté par les grandes entreprises du numérique américaines ou chinoises (Google, Amazon, Facebook, ­Microsoft, Baidu, Tencent…), balaie la planète entière et passe très rapidement des pages scientifiques des grands journaux aux pages technologiques, économiques, opinion, voire société. Car ces avatars de l’intelligence artificielle ne promettent pas seulement de bouleverser la croissance économique. Il est très vite question de nouvelles armes destructrices, de surveillance généralisée des ­citoyens, de remplacement des employés par des robots, de dérapages éthiques…

Lire aussi Comment dépasser les limites du ‘deep learning’ ?

D’où vient cette révolution technologique qui a réveillé l’intelligence artificielle ? Son histoire est pleine de rebondissements. Elle s’est nourrie de l’apport des neurosciences et de l’informatique, ce qui a inspiré son nom. Mais aussi, plus surprenant, de physique. Elle a voyagé en France, aux Etats-Unis, en passant aussi par le Japon, la Suisse ou l’URSS…

Réservé à nos abonnés – Article complet à acquérir à la source : https://www.lemonde.fr/series-d-ete-2018-long-format/article/2018/07/17/du-perceptron-au-premier-macintosh-la-prehistoire-d-une-revolution_5332451_5325928.html

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Deux Podcasts de France Culture :

Divers aspects de la pensée contemporaine – Viser l’émission du 7 octobre 2018 - Au risque de l’intelligence artificielle - Date de diffusion : 07/10/2018 - Invité : Christophe HABAS – Grand Orient de France - Thème : Au risque de l’intelligence artificielle [en préparation pour diffusion le 12 avril 2019 JH]

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Divers aspects de la pensée contemporaine - Viser l’émission du 7 avril 2019 - L’intelligence artificielle et ses dangers - Date de diffusion : 07/04/2019 - Invité : Christophe HABAS - Grand Orient de France -Thème : L’intelligence artificielle et ses dangers

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B. L’émergence d’un écosystème ‘Start-up’ français

3.
[Infographie] - La situation de l’écosystème français des start-up
en un coup d’oeil
Par ChristopheBys Publié le 14 mai 2018 à 08H57 – Document ‘L’Usine Digitale’ Economie numériqueStart-upFrench Tech - Photo - L’incubateur Player accueille des star-ups. © Pascal Guittet

Voilà un utile pense-bête réalisé par le cabinet Keyrus [voir KEYRUS[]->https://www.google.fr/url?sa=t&...;;rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwj89oi_mdLfAhVD6RoKHUY9B-YQFjAAegQICBAB&url=http%3A%2F%2Fwww.keyrus.fr%2F&usg=AOvVaw3-8bXWrGF3qLNeg32QaUJj].Ce dernier publie une infographie recensant les chiffres-clés de l’écosystème start-up français. On y retrouve des informations sur l’intervention publique et privée, et les types de start-up qui se développent. Un regret ? Davantage d’informations sur l’intervention des grandes entreprises dans l’écosystème aurait été le bienvenu. 

La France, une start-up nation ? La start-up nation européenne par excellence. Les déclarations se suivent et se succèdent mais quels sont les faits ? Le cabinet de conseil Keyrus publie une infographie de synthèse qui aide à remettre en perspective les ambitions, les actions et les résultats en la matière. 

On y retrouve notamment le poids réel de l’action publique, via un plan de 57 milliards d’investissements sur 5 ans, soit donc un peu plus de 10 milliards par an, et 1,3 milliard d’aides et subventions apportées par Bpifrance. Et à la fin ce n’est pas l’Allemagne qui gagne (pour une fois).

Si l’on compare aux 2,6 milliards d’euros recueillis via des levées des fonds en 2017, en la matière, la France fait (une fois n’est pas coutume) mieux que l’Allemagne. Mais le Royaume-Uni reste le leader. S’il doit y avoir un effet Brexit, il n’est pas encore patent pour les investisseurs qui cherchent des jeunes pousses.

En ce qui concerne les inégalités territoriales, l’économie numérique française ne fait pas franchement exception. On découvre avec étonnement le poids prédominant de la région Ile-de-France. 77 % des montants investis l’ont été dans la région francillienne. Avec un rapport de presque 1 à 20, on trouve derrière la région Auvergne Rhône-Alpes où 105 millions d’euros ont été investis et la région Provence Alpes Côte d’Azur avec 102 millions d’euros. A titre de comparaison 1,9 milliard ont été investis en Ile-de-France.

Autre enseignement : les ‘fintechs’ sont le secteur où le plus d’argent est investi, suivi par le ‘retail’ (Commerce Distribution) et les ‘medtech’ (secteur santé médical). Notons toutefois que la catégorie fourre-tout ’Autres’ arrive en tête et ne laisse pas présager une politique de spécialisation des start-up made in France

L’Usine Digitale : Actualité Web, High-tech, Cloud

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Source : https://www.usine-digitale.fr/editorial/infographie-keyrus-revele-la-situation-de-l-ecosysteme-numerique-francais.N692604

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4.
Entrepreneuriat en France : où en est-on ? - Le 20 mars 2019 – Document ‘Cafedelabourse.com’

L’entrepreneuriat représente un enjeu majeur pour la France. Si l’écosystème des startups se porte bien, l’accompagnement des entrepreneurs reste crucial.

En plein essor, les startups françaises bouclent des levées de fonds de plus en plus importantes montrant le dynamisme incontestable de cet écosystème. Découvrez les chiffres 2019 de l’entrepreneuriat en France, les secteurs les plus rentables du moment et les meilleurs outils pour créer une startup.

Entreprendre en France, quelques chiffres 2019

La création d’entreprise a atteint ses plus hauts niveaux en France ces dernières années notamment grâce à l’instauration du régime auto-entrepreneur en 2009, devenu micro-entrepreneur en 2016. Entre 2002 et 2010, le nombre de création d’entreprises a quasiment triplé. Depuis, ce taux reste relativement stable. Si selon l’INSEE, 600 000 personnes se rendent chaque année auprès des Chambres des Métiers et des Chambres de Commerce pour obtenir des renseignements sur la phase de création d’entreprise, seulement 200 000 d’entre elles démarrent réellement leur activité. Une étude Ipsos publiée le 22 novembre 2018 explique le faible taux de création d’entreprise en France. 43 % des Français ne souhaitent pas prendre des risques calculés et 40 % se disent inquiets à l’idée de travailler à leur compte.

Alors qu’une étude de 2014 du ministère des droits des femmes précisait que 62 % des hommes étaient à l’origine de la création d’une entreprise contre 28 % de femmes, les choses ont bien changé. Dans un récent sondage réalisé par Legalstart.fr, 70 % des femmes indiquent qu’il n’est pas impossible de concilier vie privée et vie professionnelle. Enfin, une autre étude publiée par l’association StartHer et le cabinet KMPG montre que les femmes dirigeantes de startups de nouvelles technologies ont levé 239 millions d’euros en 2018, soit une hausse de 68 % par rapport à 2017.

Start-up : les secteurs les plus rentables du moment

Parmi les secteurs les plus rentables pour créer une startup en 2019, on trouve le e-commerce. Les ventes en ligne ont augmenté de 13,4 % sur l’année 2018 par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires généré par les acteurs de ce secteur devrait dépasser pour la première fois le seuil des 100 millions d’euros, précise la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) dans un récent communiqué.

Le secteur du tourisme reste également dynamique. En effet, la France est en tête des pays accueillant le plus de touristes internationaux. Selon une étude menée par Deloitte et In Extenso publiée le 15 février 2019, malgré la crise des Gilets Jaunes qui a secoué la France fin 2018, le pays s’est maintenu à la première place du classement des destinations touristiques en nombre d’arrivées, avec 90 millions de touristes étrangers.

Les technologies et l’innovation constituent également un secteur particulièrement porteur. De plus en plus de startups s’imposent dans des secteurs divers tels que la Biotech, la Medtech, l’Edtech, la Greentech ou encore l’Intelligence artificielle (IA).

Enfin, l’économie sociale et solidaire est considérée comme un secteur d’avenir. Le Baromètre 2019 de l’entrepreneuriat social publié par Convergences indique que les notions d’économie solidaire et d’entrepreneuriat social sont de plus en plus connues du grand public.

Les outils pour démarrer une startup

De nombreux outils de communication sont mis à disposition des startups pour les aider à gagner en visibilité. Il existe effectivement des outils destinés à véhiculer l’identité visuelle d’une entreprise et permettant la création de flyer, d’un logo ou bien d’une carte de visite. Le site HelloPrint figure parmi les leaders du marché de l’impression en ligne en France. Cette plateforme propose un large choix de produits imprimables comme des cartes de visite, des brochures, des dépliants et flyers pas chers et notamment des flyers publicitaires. HelloPrint se démarque également par la qualité de ses supports et sa rapidité d’exécution.

Le site Internet est également un excellent support pour présenter sa startup. Il est en effet indispensable pour une entreprise de se rendre visible sur le web. Le CMS en ligne e-monsite permet de créer un site Internet rapidement, sans logiciel à installer ni à télécharger. Cet outil permet la création d’un nombre illimité de pages et d’optimiser le référencement de son site de startup.

Les espaces de coworking ou bureaux partagés sont tout aussi importants pour les startups car ils renvoient une image dynamique auprès du public. À Paris, Co-Start s’impose comme le premier espace de coworking low-cost, accessible dès 150 euros par mois et par personne, sans engagement. L’incubateur La Ruche propose également 7 espaces de coworking à Paris, Bordeaux et Marseille notamment. Mais il existe de très nombreux autres acteurs, parfois ultra sélectifs. Il faut en effet présenter un dossier solide et passer un entretien pour intégrer certains espaces de coworking à l’instar de Remix coworking.

Il existe également de nombreuses solutions proposées à l’entrepreneur pour monter son business en amont. Cabinet d’études pour réaliser l’étude de marché, logiciel de business plan en ligne pour réaliser avec succès cet incontournable de la création d’entreprise. Les outils disponibles sur le web pour créer sa société avec succès sont légion. Une fois l’activité lancée, l’entrepreneur peut aussi avoir recours aux logiciels comptables pour tenir ses comptes.

Ainsi, malgré quelques freins persistants, l’entrepreneuriat poursuit son développement en France. De nouvelles solutions sont constamment proposées aux startups pour renforcer leur accompagnement.

Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

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Source : https://www.cafedelabourse.com/actualites/entreprenariat-en-france-ou-en-est-on

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5.
French Tech : un label français et une marque commune – Selon Wikipédia

La French Tech est un label français attribué à des pôles métropolitains reconnus pour leur écosystème de startups, ainsi qu’une marque commune utilisable par les entreprises innovantes françaises. La French Tech vise notamment à donner une identité visuelle commune forte aux startups françaises, ainsi qu’à favoriser l’échange entre elles1. L’espace French Tech Central, hébergé à la station F à Paris, constitue le premier espace de co-working inter-administrations français destiné aux entrepreneurs de la nouvelle économie… »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/French_Tech

Voir également :

La French Techhttps://www.bpifrance.fr/A-la-une/Dossiers/La-French-Tech

La French Tech : toute l’actu des startups et métropoles labellisés ...

6.
La ‘French Tech’ publie une liste de 13 capitales et de 96 communautés en France et à l’International : y êtes-vous ? 04/04/2019 |– ACTU –, 7/7, FRANCE | Tags : French Tech, Start-up

Depuis maintenant cinq ans, la Mission French Tech soutient la dynamique entrepreneuriale et aide les entrepreneurs à faire de la France un écosystème puissant qui rayonne à l’international. Après une première étape qui a permis de positionner la France sur la carte mondiale de la Tech, une relance de cette dynamique était nécessaire. Pour cela, la French Tech a lancé un appel en décembre 2018 pour rassembler les entrepreneurs au sein de Communautés et de Capitales French Tech.

A l’issue de cet appel, sont aujourd’hui labellisées pour une période de trois ans renouvelable : 13 Capitales French Tech ; 38 Communautés French Tech en France (dont 2 dans les DOM-TOM) ; 48 Communautés French Tech à l’international.

Cet appel a permis de rassembler-plus de 2000 dirigeants de start-up, dans tous les territoires de France et à l’étranger. Ensemble, ces nouveaux modèles d’écosystèmes centrés vers les entrepreneurs doivent permettre de déployer une feuille de route très ambitieuse, afin de faire de la France le lieu peuvent naître, croître et devenir des entreprises florissantes capables d’avoir un impact positif sur notre pays et le monde. Les Capitales et Communautés French Tech porteront des projets structurants pour aider à l’accélération des start-up de leurs territoires.

Les 13 capitales French Tech (liste à la source)

Afin de porter la dynamique plus loin et de mieux accompagner les futurs champions mondiaux, la French Tech s’est dotée de 13 Capitales French Tech. Les Capitales French Tech rassemblent les communautés avec une forte densité de start-up en hyper-croissance qui ont mis en place une équipe locale dédiée pour mettre en œuvre la stratégie nationale de la French Tech, en l’adaptant aux particularités et aux priorités des écosystèmes locaux. Les Capitales seront les partenaires privilégiés de la Mission French Tech pour le déploiement des programmes nationaux.

Les 38 communautés French Tech en France (liste à la source)

Les Communautés French Tech, des écosystèmes en France et à l’international, sont des noeuds rassemblant les fondateurs de start-up, investisseurs, employés et autres parties prenantes de l’écosystème des start-up. Ces communautés partagent la vision de l’action publique French Tech, la déploient au niveau local et veulent jouer un rôle prépondérant dans la réalisation de ses objectifs à l’échelle mondiale, en favorisant les échanges et les rencontres.

S’y ajoutent 48 Communautés French Tech à l’international (liste à la source)

La ‘French Tech’ est une initiative entrepreneuriale dont la mission est de contribuer à faire de la France un pays où les start-up peuvent naître, croître et devenir des entreprises florissantes capables d’avoir un impact positif sur notre pays.

Source : https://www.vipress.net/la-french-tech-publie-une-liste-de-13-capitales-et-de-96-communautes-en-france-et-a-linternational-y-etes-vous/

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7.
La France attire de plus en plus d’investisseurs étrangers : elle consolide son attractivité en 2018 - Gouvernement.fr - 04 avril 2019

La France consolide son attractivité en 2018. Les investissements étrangers en France augmentent, tout comme les implantations d’entreprises étrangères. Une dynamique qui s’explique en partie par l’efficacité de l’écosystème français.

Les investissements étrangers en France font florès. La France, on le sait, est une terre attractive pour les touristes. Elle l’est aussi pour les investisseurs qui choisissent l’Hexagone pour s’y implanter.

L’an dernier, les nouvelles implantations ont progressé de 14%. Un nouveau record a été établi, avec 1 323 projets d’investissements étrangers. Cet accroissement reflète le renforcement de l’attractivité du territoire français.

Sur l’échiquier européen, la France est le 2e pays le plus attractif (pour 35% des décideurs étrangers interrogés) derrière l’Allemagne (41%) et devant le Royaume-Uni (34%). Ils sont 8 décideurs étrangers sur 10 à plébisciter la qualité des salariés, la montée en gamme des produits, la numérisation des processus industriels et la qualité du management à la française.

Les investissements européens restent prédominants (61%). En tendance, le Royaume-Uni est le pays qui a augmenté le plus ses investissements en 2018 (+33%), dans les secteurs du conseil, de l’ingénierie, des logiciels et prestations informatiques, et des services financiers.

Cela a veut dire que les mesures que le Gouvernement a prises, [...] pour inciter les entreprises installées au Royaume-Uni à venir localiser leur production en France pour tenir compte des incertitudes liées au Brexit [...] produisent leur effets’, a déclaré le Premier ministre Édouard Philippe en marge d’une visite à des ’start-up d’Etat’ installées dans l’arche de la Défense.

Quels sont les facteurs d’attractivité de la France ?

Que plébiscitent les dirigeants d’entreprises internationales implantées en France ? La taille du marché intérieur (89 %), les infrastructures de communication (87 %), les infrastructures de transport et ressources logistiques (87 %), le tissu industriel (87 %), et l’environnement des affaires (86%). L’innovation (77%) et la R&D (85%) font également partie des atouts premiers pour les dirigeants étrangers.

En matière de R&D, l’attractivité de la France repose sur son réseau de clusters (groupes de laboratoires), la proximité des marchés et des autres activités de l’entreprise, les possibilités de collaboration avec des équipes universitaires de recherche, la qualité du personnel de R&D et l’accès au financement. Les entreprises européennes réalisent 22% des dépenses de R&D des entreprises en France (Insee). Les entreprises américaines sont également très présentes avec plus du quart des décisions dans le domaine et 21% de l’emploi associé. Une dynamique qui s’explique en partie par l’efficacité de l’écosystème français.

Une plateforme pour l’exportation

De par son positionnement géographique, avec ses accès maritimes et ses infrastructures de transports, le territoire français est un carrefour stratégique permettant de se déployer vers d’autres continents.

Pour les entreprises implantées en France, notre pays est une référence pour l’exportation, notamment vers l’Afrique (70% des entreprises) et les autres pays européens (81% des entreprises). 31% des exportations sont le fait d’entreprises européennes implantées sur le territoire.

Le climat des affaires est au beau fixe. La France est perçue comme un pays économiquement stable (90 %, +5 points), qui cherche à attirer des investisseurs étrangers (89%, +6 points) et dans lequel il est facile de faire des affaires (80%, +4 points).

La France a mis en place des dispositifs pour valoriser l’attractivité économique qui sont jugés positivement par plus de 9 décideurs étrangers sur 10 : la French Tech pour promouvoir le savoir-faire français à l’international, Welcome to France (78 %), les dispositifs de soutien à l’innovation (78 %) et la carte compétences et talents (76 %) sont les mesures les plus (re)connues.

Et l’emploi ?

Plus 8 % d’emplois ont été créés en moyenne annuelle depuis 5 ans. Fin 2016, 28 600 filiales de groupes étrangers installées en France employaient 1,8 million de personnes, soit 11% de l’effectif salarié en France. En 2018, les 1 323 décisions d’investissement recensées ont permis la création ou le maintien de 30.302 emplois.

En 2018, les entreprises étrangères ont continué à investir dans des activités de production avec 320 projets générant 11.295 créations ou maintiens d’emplois. Premières contributrices à l’emploi, ces activités représentent 37% de l’emploi total et le quart de l’ensemble des investissements.

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Source : https://www.gouvernement.fr/la-france-attire-de-plus-en-plus-d-investisseurs-etrangers

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8.
Point d’étape sur l’écosystème ‘Startups’ français en 2019 Par Adrien Chaltiel – 10 février 2019 b- Logo

Chez Les Pépites Tech, nous avons décidé de dresser un bilan sur l’écosystème startup en France afin de comprendre les chiffres qui s’y cachent. Grâce aux données collectées via notre annuaire, plusieurs ressources et notre plateforme Eldorado, nous avons rassemblé de nombreuses données à jour de la French Tech. Nombre, secteur, répartition géographique et dynamiques : on vous dit tout ici.

1) Forte croissance de la création d’entreprise en France en 2018

Définition d’une startup :

C’est une question que tout le monde se pose et dont il n’existe pas de définition officielle. Cependant plusieurs définitions convergent. Etre une startup n’est pas une question d’âge, ni de taille, ni de secteur d’activité. Il faut répondre aux trois conditions suivantes :

  • Une forte croissance potentielle,
  • Utiliser une technologie nouvelle ou un service innovant,
  • Avoir besoin d’un financement,
    L’année 2018 est marquée par une forte dynamique entrepreneuriale. 691 300 entreprises ont été créées, soit 100 000 de plus qu’en 2017. Cela représente une augmentation de 17 % par rapport à l’année passée. Le nombre de micro-entrepreneurs explose, confirmant la bonne dynamique des freelances et travailleurs indépendants en France. Le bon chiffre de la création d’entreprise en 2018 est également tiré par l’augmentation du nombre de sociétés, parmi lesquels figurent les startups.

Nombre de création d’entreprises en France depuis 2016 : voir à la sourcde

2) Les startups en France

L’écosystème français est fort d’un tissu de plus de 10.000 startups (dont ⅓ en île-de-France) et pourrait en compter 13 000 d’ici 2022.

La France est donc un pays attractif par son écosystème Tech, qui génère à la fois emplois et croissance. Un territoire propice à l’innovation qui attire de plus en plus d’entrepreneurs. 15,7% de la population française (18–64 ans) a l’intention de fonder une entreprise dans les 3 prochaines années, soit 30% de plus que la moyenne en Europe (11,9%) ou qu’aux Etats-Unis (11,7%). Un statut de “Startup Nation” que la France assume de plus en plus.

3) L’action de Bpifrance en 2018

  • Hausse générale des financements pour les entreprises françaises par rapport à 2017 (+11%), avec 7,5 Md€ de crédits à l’investissement (+8 %) et 10,4 Md€ de financement court terme (+13 %)
  • Forte hausse pour l’investissement direct dans les PME (+59 %)
  • 80 000 entreprises financées
  • 500 entreprises en cours d’accélération dans les accélérateurs PME et ETI (+77 %)
    L’accompagnement par Bpifrance des startups en France en 2018 : voir à la source

Bpifrance essaye de corriger les inégalités liées à l’accès au financement en France en favorisant les projets régionaux. L’Ile-de-France capte certes la part la plus importante des aides mais d’autres pôles régionaux d’innovation émergent, à l’image de l’Auvergne Rhône-Alpes, de la Nouvelle Aquitaine ou encore de la région PACA.

4) Incubateurs / accélérateurs

La France est l’un des pays d’Europe qui possède le plus grand nombre d’incubateurs et d’accélérateurs pour accompagner au mieux les projets ambitieux. Cette tendance n’est pas prête de s’essouffler avec une augmentation de +12,5% des incubateurs et + 12% des accélérateurs en 2018.

Incubateurs et accélérateurs en France en 2018 voir à la source

5) Les investisseurs en France en 2018

Près de 4 milliards d’Euros par an ont permi à plus de 700 entreprises de se développer l’an dernier. On décompte en 2018 près de 30 nouveaux fonds d’investissement “capital risque” (nouveau fonds, ou nouvelle génération d’un fonds existant).

Les acteurs du capital risque en France en 2018 (hors business angels) : vor à la source

Découvrez aussi l’article d’Eldorado sur les 30 fonds les plus actifs en 2018.

6) Les Business Angels

  • 11 000 Business Angels fédérés depuis 2001 dont 5000 actifs qui investissent 16K€ en moyenne
  • 90 Réseaux de Business Angels (réseaux régionaux, réseaux sectoriels & d’anciens d’écoles, réseaux à l’étranger)
    D’après le rapport de France Angels, depuis 2001, les Business Angels ont investi un montant global de 550 M€. Aujourd’hui, ce sont plus de 3 500 entreprises qui sont accompagnées quotidiennement par des Business Angels.

7) Les 15 Business Angels les plus actifs en 2018

  • Xavier Niel
  • Fabrice Grinda
  • Pierre-Edouard Stérin
  • Michaël Benabou
  • Dominique Romano
  • Michel de Guilhermier
  • Jean-Paul Guisset
  • Marc Menasé
  • Christophe Courtin
  • Thibaud Elzière
  • Franck Le Ouay
  • Jacques-Antoine Granjon
  • Pierre Kosciusko-Morizet
  • David Amsellem
  • Thierry Petit
    (à lire aussi : Les Business Angel français les plus actifs en 2018).

8) Les 5 Femmes Business Angels françaises les plus influentes en 2018

  • Chantal Baudron
  • Valentine de Lasteyrie
  • Catherine Barba Chiaramonti
  • Valentine Baudouin Barbelivien
  • Angélique Gérard
    9) La France vue à l’international

Sur l’année 2018, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne totalisent plus de 15 389 M€ d’investissements, ce qui représente 65% du total des investissements en Europe en valeur et 62% en volume.

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Comparatif des investissements en France, au Royaume-Uni et en Allemagne

La France fait parti du podium 2018 des pays captant le plus d’investissements en Europe. Avec 3,644 Mds € investis en 2018, la France rattrape la deuxième place occupée par l’Allemagne (4,036 Mds € investis) mais reste en retard par rapport au Royaume-Uni qui figure premier avec 7,168 Mds investis dans des startups en 2018.

10) Ecosystème entrepreneurial : accompagnement, ambition, perspective

L’objectif est d’accompagner les entrepreneurs de la tech dans leur ambition de devenir les licornes de demain. The Galion Project produit des contenus de référence à destination de l’écosystème des startups.

L’association France Digitale réunit les entrepreneurs et investisseurs français du numérique pour attirer et fédérer les talents pour faire grandir notre écosystème.

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Label désignant tous ceux qui travaillent dans ou pour les startups françaises. Il s’agit bien entendu des entrepreneurs mais également des investisseurs, des corporate, associations, médias, opérateurs publics ou instituts de recherche qui s’engagent pour la croissance des startups.

11) Les nouveaux challenges pour la French Tech

Le mouvement “French Tech” a considérablement progressé depuis son lancement par le gouvernement français il y a 5 ans. Il doit désormais s’adapter aux nouveaux défis que pose l’écosystème startups en France. Le montant des fonds levés est croissant d’année en année et 2018 symbolise une nouvelle année record (à lire aussi notre bilan sur les levées de fonds en 2018)

Au total, les startups françaises ont levé 11,71 Mds $ sur 2 511 transactions depuis la création de la French Tech.

Cependant, Bpifrance, soutenue par le gouvernement, reste la plus grande source de financement du capital-risque en France. Des progrès restent encore à faire pour attirer davantage d’acteurs privés nationaux ou étrangers à investir dans nos startups françaises.

La France et l’Europe, malgré une dynamique plutôt positive, restent très loin derrière les 2 plus grandes startup nations que sont les Etats-Unis et la Chine. (à lire aussi notre rapport sur la bonne dynamique du secteur de la tech européenne).

L’année dernière, le gouvernement a réaffirmé son soutien à la mission French Tech, pour continuer à aider les startups françaises à se développer. Plusieurs grands axes ont été évoqué, comme par exemple un soutien plus fort envers les startups DeepTech à travers le fonds French Tech Seed (à lire aussi notre article sur ce sujet).

12) Bilan des startups des Pépites Tech

Les Pépites Tech est l’annuaire officiel des startups de la French Tech dans le monde. Tous les jours, le site présente à sa communauté d’entrepreneurs des produits et services Tech Français. Il élabore des classements hebdomadaires et mensuels en fonction des votes récoltés et constitue une base de données exhaustive des startups de l’écosystème Tech français.

D’après les données des Pépites Tech, l’annuaire de la French Tech, 8284 startups ont été créés depuis la création du site en 2015. Juste pour 2018, c’est plus de 1800 startups qui se sont créées, une augmentation de 42% par rapport à l’année dernière.

13) Les secteurs parmi lesquels le plus grand nombre de startups sont créées en 2018

FinTech

E-commerce / Marketplace

Marketing Digital

Immobilier

Big Data

High-Tech

EdTech

Distribution / Retail

D’après les données des Pépites Tech, l’annuaire de la French Tech.

14) Top 10 des levées de 2018  : voir détails à la source

(à lire aussi notre bilan des levées de fonds en France en 2018)

15) Répartition géographique

En France

Sans grande surprise, la capitale occupe une place centrale dans l’écosystème entrepreneurial français. Avec 311 transactions en 2018, elle creuse l’écart avec la deuxième ville de ce classement qui comptabilise “seulement” 28 deals. Détails à la source : France et étranger

263 startups françaises sont implantées à l’étranger l’an dernier soit une augmentation de 25% par rapport aux années précédentes.

Les Etats-Unis et l’Europe de l’Ouest sont les destinations les plus attractives (67% des projets). Les startups françaises cherchent logiquement des pays à forte croissance et maturité digitales et assez proche de la France en terme de marché et de culture.

16) Les Pépites les plus actives vor à la source

D’après les données des Pépites Tech, l’annuaire de la French Tech, la liste des Startups ayant reçu le plus de votes par la communauté.

17) Les licornes 🦄

Malgré un écosystème dynamique, un réservoir de talents important et de nombreux acteurs de l’accompagnement, la France ne compte aujourd’hui que 6 licornes : Criteo, BlaBlaCar, Vente-Privée.com, OVH, Talend et Deezer.

La taille moyenne des entreprises en France reste largement inférieure à celles des autres pays européens ou des Etats-Unis.

18) Wanna be a unicorn ! 🦄

10 startups françaises pourraient valoir 1 Mds $ dans 2 ans :

La somme des chiffres d’affaires des startups françaises a atteint 5,3 milliards d’euros (+33% en un an). 43% de leur chiffre d’affaires se fait à l’international

19) Nombre de startups qui lèvent des fonds en France en 2018

25% des Startups françaises ont été en recherche active d’investisseurs en 2018. Près de 90% recherchent des financements (autres, non-dilutifs, banquaires…).

Voici la liste des 100 derniers inscrits sur la plateforme Eldorado : consulter à la source

20) Nombre de femmes dans l’entrepreneuriat

  • 1/3 des entreprises françaises sont créées, puis dirigées, par des femmes
  • 40% des créateurs de micro-entreprises sont des femmes.
    Ces dernières ont levé 126,6 M€ pour le développement de leur startup, soit seulement 7% du montant total des levées de fonds réalisées dans l’année.

La levée de fonds moyenne pour une startup dirigée par une femme est de 1,8 M€, contre le double (3,5 M€) pour les startups créées par des hommes.

21) Focus CES 2019

Cette année, nous avons recensé plus de 400 entreprises françaises dont 376 startups qui ont représentées l’Hexagone sur la scène technologique internationale. Cet évènement a permis d’asseoir la position de la France qui représente le 3ème plus gros contingent d’entreprises derrière les États-Unis et la Chine et le 2ème en nombre de startups derrière les Etats-Unis.

Cependant cette année, l’objectif de la mission French Tech a été d’adopter une approche plus qualitative, évitant le désordre et les soucis de visibilité rencontré sur l’édition 2018 pour présenter une délégation unie autour de l’organisation Business France et du label French Tech.

Conclusion

Ce bilan de l’écosystème startup en 2018 nous montre que la France est une “Startup nation” incontestable en Europe mais qui doit encore davantage s’affirmer à l’international. L’écosystème est fort d’un nombre croissant d’entrepreneurs, aidés par des dispositifs favorisant l’innovation de plus en plus performants.

Malgré cela, la France a encore du mal à faire croître ses startups. En espérant que 2019 continue sur la même dynamique que 2018 et qu’elle fasse émerger de nouvelles pépites tech et pourquoi pas de nouvelles licornes !

Rapport complet rédigé grâce au formidable travail de Cindy Loyer, Vincent Huché et Praise Sakanwi.

Les Pépites Tech est l’annuaire partenaire de la French Tech depuis 2015. L’annuaire est en pleine refonte pour apporter de nouveaux services à l’écosystème et auprès des 8000 Startups référencées. Les Pépites Tech en pleine refonte !

La plateforme Eldorado recense la plus grande base de données de sources de financement de l’innovation en France. En 2019, la plateforme commence son internationalisation pour soutenir le développement de Startups et offrir de nouveaux services aux entrepreneurs et investisseurs. Voir eldorado.co

Bibliographie :

Source : https://medium.com/@AdrienChl/point-d%C3%A9tape-sur-l-%C3%A9cosyst%C3%A8me-startups-fran%C3%A7ais-en-2019-4c0defa4180

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C. Le secteur des opérateurs des télécommunications électroniques

9.
Chiffres clefs des opérateurs de communications électroniques en France

Chiffres clés - Fédération Française des Télécoms

Fédération Française des Télécoms 11-17, rue de l’Amiral Hamelin 75116 Paris

Créée en 2007, la Fédération Française des Télécoms réunit les opérateurs de communications électroniques en France. Elle a pour mission de promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, de l’environnement, des personnes et des entreprises du secteur, en défendant les intérêts économiques de ses adhérents et en participant à la valorisation de la profession au niveau national et international.

A lire sur ce site : https://www.fftelecoms.org/chiffres-cles/

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10.
Étude ‘Arthur D. Little’ 2018 sur l’économie des Télécoms – Diffusé par la Fédération Française des Télécoms – 17 décembre 2018

Étude Arthur D. Little 2018 sur l’économie des Télécoms : messages clés et analyses sur l’écosystème numérique mondial et français. L’étude du cabinet de conseil Arthur D. Little édition 2018 met à jour les indicateurs économiques sur le marché des Télécoms. Vous trouverez les messages clés, les analyses sur l’écosystème numérique mondial et celui de la France. Tous les détails sont donnés à partir de 16 graphiques commentés.

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Source : https://www.fftelecoms.org/etudes-et-publications/etude-2018-arthur-d-little-economie...

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11.
Étude IDATE 2018 : indicateurs de progrès dans les communications électroniques avec une étude comparative de la France aux 5 plus grands pays européens : Allemagne, Espagne, Italie, Pologne et Royaume-Uni – Diffusé par la Fédération Française des Télécoms – 17 décembre 2018

La Fédération Française des Télécoms a présenté le 17 décembre 2018 lors de sa conférence de presse les chiffres-clés 2018 du secteur des télécoms et des grands enjeux à venir pour notre industrie en 2019.

Retrouvez ci-dessous l’étude IDATE 2018 sur les 17 indicateurs de progrès dans les communications électroniques avec une étude comparative de la France aux 5 plus grands pays européens : Allemagne, Espagne, Italie, Pologne et Royaume-Uni.

Image associée

Source : https://www.fftelecoms.org/etudes-et-publications/etude-idate-2018-indicateurs-progres-communications-electroniques/

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12.
Les opérateurs télécoms jouent les bons élèves – Par Elsa Bembaron- Mis à jour le 17/12/2018 à 19:57 – Document ‘Le Figaro Premium Tech & Web ‘

Illustration - En sept ans, les tarifs des abonnements aux services télécoms ont baissé de près de 40 %, alors que l’offre s’est enrichie dans la même période. 183414547/ultramansk - stock.adobe.com

Investissements, primes, pouvoir d’achat… Ils contribuent à l’économie nationale.

Le mot d’ordre des opérateurs télécoms français pourrait être : « On a déjà donné ! » À l’occasion de son bilan annuel, la Fédération française des télécoms (FFT) a dressé la liste de ses contributions à l’économie nationale, depuis les impôts versés jusqu’aux investissements en passant par le « pouvoir d’achat rendu aux consommateurs ».

Sur ce dernier plan, la Fédération met en avant une baisse de près de 40 % des prix des abonnements aux services télécoms en sept ans, alors que l’offre s’est enrichie. Ce qui en fait le « seul service régulé à avoir connu une baisse de ses tarifs » sur la période, selon une étude réalisée par Arthur D. Little pour la FFT. L’étude rappelle que les autoroutes, le gaz, le ferroviaire, l’électricité… ont tous augmenté leurs tarifs. De ce fait, les opérateurs télécoms ne devraient pas répondre aux appels du gouvernement sur le pouvoir d’achat en baissant davantage leurs prix. « Les opérateurs télécoms ont fait le travail depuis longtemps », souligne Didier ...

Résultat de recherche d’images pour ’lefigaro.fr’

Cet article est réservé aux abonnés. 75% reste à lire. Article complet accessible sur ce site : http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/12/17/32001-20181217ARTFIG00267-les-operateurs-telecoms-jouent-les-bons-eleves.php

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D. Le numérique et les réseaux sociaux utilisés, notamment dans les entreprises

13.
Pénétration du numérique dans le monde et en France en juillet 2018

Chiffres Internet – 2018 - Thomas Coëffé / 29 août 2018 – Document BDM/Média

Nous rassemblons sur cette page toutes les statistiques liées à Internet : pourcentage d’internautes, nombre d’inscrits sur les réseaux sociaux, usages du web en France et dans le monde, sites et applications les plus populaires… Nous mettons régulièrement à jour cette page pour que les chiffres soient au plus près de la réalité. Si vous vous intéressez aux médias sociaux, nous vous conseillons de consulter notre page dédiée aux statistiques sur les réseaux sociaux.

Statistiques d’usage d’Internet

  • 4,12 milliards d’internautes, soit 54% de la population mondiale (+8% entre juillet 2017 et juillet 2018).
  • 3,36 milliards d’inscrits sur les réseaux sociaux, soit 44% de la population mondiale (+11% entre juillet 2017 et juillet 2018).
  • Taux de pénétration d’Internet dans le Monde :
    • 73% en Amérique (+3% entre janvier 2017 et janvier 2018)
    • 80% en Europe (+6% entre janvier 2017 et janvier 2018)
    • 34% en Afrique (+20% entre janvier 2017 et janvier 2018)
    • 48% en Asie du Sud (+5% entre janvier 2017 et 2018)
      we-are-social-july-2018

Usage d’Internet en France (janvier 2018)

  • 88% des Français ont accès à Internet (57,29 millions de personnes, +0,9% entre janvier 2017 et janvier 2018).
  • 58% des Français sont des utilisateurs actifs de réseaux sociaux (38 millions de personnes, +6% entre janvier 2017 et janvier 2018).
  • 93% des Français ont un mobile, 71% un smartphone, 81% un ordinateur, 41% une tablette.
  • En moyenne, on passe 4h48 par jour sur Internet et 1h22 sur les réseaux sociaux.
  • 41% des Français estiment que les nouvelles technologies présentent plus d’opportunités que de risques.
  • 64% préfèrent réaliser leurs tâches numériquement quand c’est possible.
  • 91% pensent que la sécurité et la protection des données sont très importantes.
  • 42% suppriment les cookies du navigateur pour protéger leur vie privée.
  • 36% utilisent un outil d’ad blocking pour stopper l’affichage des publicités.
    we-are-social-fr-2018

Chaque minute sur Internet

Vous pouvez consulter notre article sur les infographies annuelles mises en ligne par Domo, représentant la masse de données générées chaque minute sur Internet (chiffres tech, réseaux sociaux, médias, retail, tourisme et finances) en 2018.

Navigateurs, OS et moteurs de recherche

Navigateurs les plus utilisés dans le monde (juillet 2018)

  • Chrome (59,69%)
  • Safari (13,85%)
  • UC Browser (7,03%)
  • Firefox (5,02%)
  • Opera (3,35%)
  • IE (3,01%)
    Moteurs de recherche les plus utilisés dans le monde (juillet 2018)
  • Google (90,46%)
  • Bing (3,13%)
  • Yahoo (2,21%)
  • Baidu (1,94%)
  • Yandex RU (0,61%)
  • Shenma (0,39%)
    Systèmes d’exploitation les plus utilisés dans le monde (juillet 2018)
  • Android (42,26%)
  • Windows (35,93%)
  • iOS (12,82%)
  • OS X (5,39%)
  • Unknown (1,94%)
  • Linux (0,77%)
    Top 10 des sites les plus visités dans le monde
  • Google.com
  • YouTube
  • Facebook
  • Baidu
  • Wikipédia
  • Yahoo
  • QQ
  • Taobao
  • Amazon
  • Twitter
    Source : Alexa (juillet 2018)

Top 10 des sites les plus visités en France

Les chiffres de ce classement concernent les visiteurs uniques.

  • Google.fr
  • Youtube
  • Google.com
  • Facebook
  • Amazon.fr
  • Wikipedia
  • LeBoncoin
  • Live
  • Yahoo
  • Orange
    Source : Alexa (janvier 2018)

Top 10 des applications les plus utilisées en France en 2017

  • Facebook
  • Facebook Messenger
  • WhatsApp
  • Snapchat
  • Instagram
  • Waze
  • Shazam
  • Twitter
  • Skype
  • LeBoncoin
    Source : App Annie (janvier 2018)

Top 10 des applications les plus téléchargées en France en 2017

  • Facebook Messenger
  • Snapchat
  • WhatsApp
  • Bitmoji
  • Instagram
  • Facebook
  • Wish
  • Waze
  • Spotify
  • Netflix
    Source : App Annie (janvier 2018)

BDM - Le média des professionnels du digital-À Propos Qui sommes-nous ? Nous contacter Annonceurs - En savoir plus Mentions légales CGU Confidentialité Plan du site

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Source : https://www.blogdumoderateur.com/chiffres-internet/

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14.
Quels sont les réseaux sociaux les plus utilisés par les entreprises en 2018 ? Par Isabelle Cougnaud 24/10/2018 à 15h12 - Stratégie digitale ‘BFM Business’ - Photo by Domenico Loia on Unsplash.

Isabelle Cougnaud – « Formatrice, conférencière et consultante à Nantes, je suis experte en marketing et communication digital(e). J’aide les entreprises et entrepreneurs à atteindre leurs objectifs grâce à internet et plus particulièrement grâce aux réseaux sociaux : notoriété, fidélisation, augmentation du chiffre d’affaire, acquisition clients... Retrouvez tous mes services sur ‘unefemmedigitale.com’ ».

Les entreprises ont aujourd’hui bien compris l’intérêt d’être sur les réseaux sociaux : c’est un véritable levier pour se faire connaître, trouver de nouveaux prospects ou clients, recruter… Mais sur quels réseaux sociaux investir son temps et son énergie ?

Selon le rapport annuel 2018 d’Hootsuite, 5 médias sociaux sont particulièrement utilisés par les entreprises en France.

1. Facebook

Sans grande surprise, Facebook arrive en tête : 91 % des entreprises interrogées déclarent l’utiliser. C’est en effet le réseau social grand public, le plus utilisé en France. Depuis son changement d’algorithme en début d’année et ses scandales, les marketeurs ont pourtant craint une baisse significative de son utilisation, mais il n’en est rien.

Les entreprises s’adaptent, en utilisant notamment la publicité pour booster leurs publications et pages.

2. Twitter

Belle année pour ce réseau : Twitter a en effet réussi à être rentable sur deux trimestres consécutifs et sa popularité auprès des entreprises augmente. Selon la même étude, 83 % des entreprises l’utilisent. Ce réseau social micro-blogging, qui fait la part belle aux messages de 280 caractères, intéresse beaucoup les entreprises pour partager notamment leurs contenus (articles, vidéos…), gérer leur service client et échanger plus directement avec leurs prospects et clients.

3. LinkedIN

Le réseau social professionnel le plus utilisé en France arrive en 3ème position : 77 % des entreprises déclarent l’utiliser, et ce chiffre ne cesse de croître. C’est en effet un réseau passionnant professionnellement, particulièrement pour le B2B, pour trouver des clients et se former.

4. Youtube

La vidéo est le format incontournable cette année, et les entreprises l’ont bien compris. Elles les hébergent sur le réseau social Youtube, qui est également le deuxième moteur de recherche le plus utilisé au monde après Google. Un vrai moyen d’améliorer son référencement et de donner une image plus authentique de son entreprise.

5. Instagram

Instagram est la surprise de l’année : en 2016, selon le même rapport, il était utilisé par 18 % des entreprises, puis 22 % en 2017. En 2018, c’est 55 % des entreprises qui l’utilisent ! Sa popularité explose, et son type d’utilisation a évolué en à peine 2 ans. La coqueluche des influenceurs, est aussi le réseau social où les utilisateurs sont les plus actifs. Pourquoi l’utiliser ? La réponse dans l’un de mes derniers articles.

Voilà un petit aperçu des réseaux sociaux les plus utilisés en France. N’oubliez pas : définissez en amont votre stratégie digitale avant de vous lancer, pour obtenir un réel retour sur investissement. À vous de jouer !

BFM Business – BFMTV -Mentions légales & CGU BFMTV.com Contact Plan du site Applications Archives BFMBUSINESS

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Source : https://bfmbusiness.bfmtv.com/experts/quels-sont-les-reseaux-sociaux-les-plus-utilises-par-les-entreprises-en-2018-1551203.html

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15.
Intelligence artificielle : priorité des entreprises françaises ? Par La Redaction le mercredi 21 mars 2018 – Document ‘Services Mobiles’ « Le Magazine de l’écosystème Mobile depuis 2005 ». Business AI Strategie - Illustration - Tata Consultancy Services dévoile une première enquête terrain d’ampleur sur le rapport des entreprises françaises à l’intelligence artificielle (IA).

Intitulée « Les entreprises françaises sur la voie de l’intelligence artificielle », l’étude conduite avec le cabinet IDC, dévoile plusieurs enseignements majeurs, quelques semaines avant la publication du rapport sur l’Intelligence Artificielle mené par le député Cédric Villani.

6 indicateurs à retenir de l’étude :

– 52% des entreprises sont sensibles aujourd’hui aux enjeux d’intelligence artificielle. Parmi celles-ci, 36% utilisent déjà l’IA et 16% ont actuellement des projets de mise en place d’ici 1 à 3 ans.
– Plus de la moitié des entreprises sensibilisées à l’IA y consacrent un budget annuel supérieur à 300 000 € ; 37% d’entre elles envisagent d’ailleurs de consacrer annuellement plus d’1 million d’euros, démontrant ainsi que les projets gagnent en maturité.
– Les entreprises perçoivent plus l’IA comme un outil d’amélioration que de réelle transformation de leur activité. 64% des budgets sont en effet alloués à l’amélioration contre 36% à la transformation.
– 48% des répondants du secteur banque/assurance déclarent avoir déjà adoptés ces technologies contre 34% pour le secteur des services et 35% de l’industrie.
– Les 3 domaines d’activité les plus concernés aujourd’hui par l’IA sont l’Informatique (26%), la Relation Clients (22%) et la R&D (21%). Les technologies IA les plus fréquemment déployées en entreprises sont les algorithmes de Machine Learning destinés au prédictif et à l’analyse des données (46%), les robots logiciels qui automatisent des processus transactionnels (44%) et les outils d’analyse d’image (41%).
– Deux tiers des entreprises pensent que l’IA aura un impact sur les emplois, mais sans nécessairement être destructeur : 44% estiment que cet impact sera plus de nature à transformer que de supprimer l’emploi contre 9% qui considèrent que l’IA va détruire des emplois qui ne seront pas remplacés.

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L’enquête de terrain, administrée d’octobre à novembre 2017 auprès d’un panel de 300 entreprises françaises de plus de 250 salariés fait ressortir des tendances marquées sur l’appropriation de ce levier de croissance par les entreprises françaises. Voici ci-dessous un tour d’horizon des principaux enseignements :

1- 52% des entreprises françaises sont sensibles à l’IA, avec en moyenne un budget annuel croissant estimé à 576.000 €

La bonne maturité des entreprises françaises en matière d’intelligence artificielle est l’un des constats principaux de cette étude : 52% des entreprises françaises sont aujourd’hui sensibles aux enjeux liés à l’IA et conscientes de l’apport de l’IA dans le développement de leur structure. Parmi celles-ci, 36% utilisent déjà l’IA, et 16% ont actuellement des projets de mise en place d’ici 1 à 3 ans. A contrario, 49% d’entre elles ont un niveau de maturité faible et ne sont encore qu’au stade de la réflexion ou de la compréhension sur ces sujets.

Le budget moyen des entreprises développant des projets d’IA s’établi à 576 000 €. Dans le détail, ce budget est en moyenne de 157 000 € pour les entreprises de 200 à 1000 salariés mais s’élève à 825 000 € pour les organisations de plus de 1 000 salariés. Ce budget continuera par ailleurs à croître de façon importante dans les années à venir puisque plus de 7 entreprises sur 10 prévoient de consacrer à l’IA des budgets en augmentation, 37% envisageant même d’investir plus d’1 million d’euros.

2- L’IA en entreprise : des divergences de perception entre équipes DSI et Métiers, mais une DSI toujours aux manettes

Les résultats de l’étude montrent une vraie différence de perception de l’IA entre les DSI et les Directions Métiers, reposant sur une compréhension différenciée du terme même d’intelligence artificielle. Ainsi l’IT a une vision plus technique et restrictive de l’IA, alors que les Directions Métiers en ont une vision plus opérationnelle et liée aux usages. Les DSI associent en effet d’abord l’IA au Machine Learning (45%), aux systèmes décisionnels/Big Data (42%), ainsi qu’aux systèmes cognitifs (41%), tandis que pour les Directions Métiers, l’IA renvoie d’abord aux objets connectés et à l’IoT (49%), à la Robotique (44%), puis aux systèmes décisionnels / Big Data (41%).

Sur le plan de la mise en œuvre concrète, là aussi les opinions divergent. Près de la moitié (48%) des Directions Métiers interrogées affirment que leurs entreprises utilisent déjà des solutions d’IA, soit deux fois plus que les DSI (23%). Une différence qui peut avoir deux explications : une différence d’interprétation sur ce qu’est l’Intelligence Artificielle d’une part et une autonomie croissante des métiers sur les sujets technologiques d’autre part. La nécessité du “Time to Market” et le développement des nouveaux usages numériques, ont en effet conduit les Direction Métiers à investir ce champ d’action réservé jusqu’ici à la DSI.

En ce qui concerne la mise en œuvre de projets d’IA, les DSI se disent impliquées à 77% et décisionnaires à 58 %, tandis que côté Métiers, cette implica­tion de la direction Informatique n’est perçue qu’à 36% et son rôle de décisionnaire à seulement 22%. Une absence de visibilité du rôle de la DSI qui n’affecte cependant pas son rôle central, celle-ci conservant la pole position des départements de l’entreprise à l’origine des projets IA (51%) et au premier rang des décisionnaires dans la réalisation de ces derniers (35%).

3- Des objectifs très opérationnels dédiés à l’amélioration des services existants

Les résultats montrent qu’aujourd’hui, l’essentiel des budgets IA est d’abord dédié à l’amélioration de l’activité et la réduction des coûts, avant la transformation de l’entreprise par la création de nouveaux produits ou services. Ainsi, le ratio des budgets Amélioration-Transformation est respectivement évalué à 64%-36%. Cette prévalence de l’amélioration sur la transformation ne varie pas selon la taille de l’entreprise et s’explique par l’aspect novateur de cette technologie.

Pour les personnes interrogées, l’intérêt de l’intelligence artificielle n’est pas tant de simuler l’intelligence et le comportement humain, mais d’assister l’humain en analysant très rapidement des masses de données (Big Data). Ainsi 67% des entreprises sondées voient en l’IA une possibilité d’améliorer la qualité des produits ou des services, 66% une façon d’améliorer la compétitivité, ou bien encore 64% un moyen d’automatiser des tâches précédemment effectuées manuellement. Des objectifs qui s’orientent principalement vers les produits/services, les process internes, ou bien la stratégie de développement.

Ces objectifs se reflètent dans les principales motivations qui conduisent les entreprises à investir dans des projets d’IA. Pour 71% des dirigeants interrogées, le premier facteur incitatif est l’optimisation des opérations et des process internes, devant l’amélioration de l’efficacité des collaborateurs (65%) et l’amélioration de l’engagement et de l’expérience client (56%).

4- Une utilisation de l’IA disparate selon les domaines d’activités en entreprise

Tous les secteurs d’activités ne sont pas égaux dans l’adoption de l’IA. Sur les 36% des entreprises utilisant déjà l’IA (cf. 1er paragraphe), 48% des répondants du secteur banque/assurance déclarent être au stade de l’utilisation contre 34% pour le secteur des services et 35% de l’industrie.

[Sur les 36 % des entreprises utilisant déjà des solutions IA, 48 % appartiennent au secteur de la Banque-Assurance, 35 % au secteur de l’Industrie et 34 % aux Services. Ces tendances con rment celles identi ées par la Global Trend Study de TCS : les quatre premières banques et institutions nancières européennes interrogées investissent déjà chacune plus d’un milliard de dollars par an dans l’IA et 11 des organisations interrogées prévoient des investissements supérieurs à 500 millions de dollars par an d’ici 2020. Les applications sont multiples : cybersécurité et détection des fraudes, évaluation de risques et aide aux décisions d’investissement, automatisation des processus, assistants nanciers virtuels à destination des clients.]

Dans le détail, 26% des entreprises ont déjà déployé des solutions d’intelligence artificielle dans le domaine de l’Informatique, 22% dans le domaine de la Relation Clients, et 21% dans le domaine de la R&D. Ces deux premiers domaines ainsi que le domaine du marketing seront à court terme les plus dynamiques en termes d’initiatives ; des projets étant à l’étude à 14% pour l’Informatique et 18% pour la Relation Clients et le marketing. Autre secteur moteur, la sécurité avec 17% des entreprises qui utilisent l’IA dans ce domaine.

Ces trois domaines sont également ceux pour lesquels les entreprises perçoivent le plus de bénéfices. Cependant on note un écart important entre entreprises à forte et faible maturité (environ 20%) excepté pour le domaine de l’Informatique pour lequel les bénéfices sont clairement perçus, que des projets soient déployés ou non. Sans surprise, ce sont les domaines les moins utilisateurs d’IA pour lequel les bénéfices attendus sont moindres (RH 12%, Achats 8%).

A noter que pour retirer des bénéfices de l’utilisation de l’IA, les entreprises s’accordent à dire que l’IA doit s’accompagner de plusieurs aménagements. Trois facteurs ressortent de l’étude : la sécurisation des systèmes contre le piratage (78%), le développement de systèmes à même de prendre des décisions fiables et utiles (70%), et l’accompagnement interne auprès des managers et employés pour accroître la confiance en l’IA (70%).

En observant les technologies IA déployées, il apparait que les algorithmes de Machine Learning destinés au prédictif et à l’analyse des données (à 46%), les robots logiciels qui automatisent des processus transactionnels (à 44%), et les outils d’analyse d’image (à 41%) sont au premier rang des approches technologiques les plus déployées.

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5-Impact sur l’emploi : les entreprises qui utilisent l’IA ne partagent pas les craintes répandues à son sujet

Selon l’étude, près de deux tiers des entreprises pensent que l’IA aura un impact sur les emplois, mais pas nécessairement destructeur : près de la moitié des entreprises (44%) estiment que cet impact sera plus de nature à transformer que de supprimer des emplois, 37% des entreprises pensent quant à elles que l’IA n’aura pas d’impact sur l’emploi et 10% assurent que l’IA va créer de nouveaux emplois. Seules 9% des entreprises considèrent que l’IA va détruire des emplois qui ne seront pas remplacés.

Ces conclusions vont d’ailleurs dans le sens des récents propos de Cédric Villani sur le lien « IA-emploi », qui estime que les effets sociaux de l’IA sont mal connus et que l’IA se mariera davantage avec les humains qu’elle ne les supplantera. Les entreprises françaises ont donc une vision pragmatique loin des prévisions les plus alarmistes mais qui ne doit pas minimiser la nécessaire adaptation des organisations au changement de compétence et de qualification. Confrontées au double défi de l’insuffisance de compétences technologiques et de la transformation des emplois découlant de l’auto­matisation et de la quatrième révolution industrielle, les entreprises et les pouvoirs publics doivent s’attacher à anticiper les changements afin de réduire le décalage entre compétences actuelles et futurs besoins.

« « Dans l’industrie, l’IA augmente la place des opérateurs et met en œuvre une nouvelle forme de collaboration Homme – Machine » déclare Fréderic Lassara président de la start-up RCup. « Pour s’assurer que l’IA soit la plus performante en production, les algorithmes doivent absolument prendre en compte les données humaines, ce qui nécessite de connecter les opérateurs/trices ». »

La question de l’emploi mise à part, les véritables freins identifiés par les entreprises interrogées sont le coût des solutions (49%), le manque d’expertise technologique en interne (31%), la complexité de la mise en œuvre des projets IA (28%) et les obstacles culturels et organisationnels (28%).

6- La maturité de la France dans le développement de l’IA

Interrogées sur le développement de l’IA en France comparé aux autres pays européens, 48% des entreprises pensent que la France est au même stade de développement, tandis que 39% des répondants estiment que le pays est en retard. Seules 13% des entreprises ont le sentiment que la France est en avance. Cette perception sur le retard pris par la France est confirmée par une étude IDC qui révèle un taux de déploiement de solutions IA inférieur à celui de l’Angleterre et des pays Nordiques, pays qui apparaissent aujourd’hui comme les plus matures sur le sujet.

Ce retard pourrait trouver sa source dans la réglementation française que 36% des entreprises estiment non adaptée au bon développement de l’IA. Voire dans l’action concrète des pouvoirs publics en faveur de l’IA, qui malgré la mission de Cédric Villani et les initiatives d’organismes tels le CNRS ou la French Tech, sont encore trop peu visibles. 35% des entreprises estiment que ces initiatives sont trop faibles pour avoir un impact, 6% les jugeant même inexistantes, et 38 % n’ayant pas d’opinion.

Il existe donc un réel besoin d’accélérer le développement d’un écosystème favorable au développement de l’IA en France. Cependant si aucune entreprise ne peut aujourd’hui ignorer cette nouvelle déferlante technologique, il peut être difficile d’en cerner les contours et d’en déterminer les opportunités. Car en plus d’être technologiquement complexe, l’IA est, comme la plupart des produits qu’elle engendre, évolutive et ce à un rythme rapide.

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16.
IA Gafa : « L’enjeu pour l’Europe est d’accélérer la numérisation de ses entreprises » Par François Lévêque, Professeur d’économie à Mines ParisTech - 31/12/2018

Les GAFA tuent-ils la concurrence et l’innovation ? Menacent-ils de déclin l’économie européenne ? Pour l’économiste François Lévêque, spécialiste de la concurrence1, il faut raison garder, même si les géants du numérique participent d’un mouvement de montée d’« entreprises superstar », qui a pour conséquence d’accroître les inégalités. Pour freiner la concentration, le droit de la concurrence doit s’adapter plus vite aux spécificités des acteurs du numérique. 

Doit-on s’inquiéter de l’hégémonie acquise par les GAFA ?

Il faut d’abord rappeler que ces acteurs ont atteint des positions de monopoles ou de quasi-monopoles d’envergure mondiale par le mérite. Pas parce qu’ils étaient protégés par des régulations, ni en tuant la concurrence par des moyens illégaux. Si le moteur de recherche de Google s’est imposé, c’est qu’il possédait certaines qualités et que la loi des effets de réseaux2, qui fait qu’un « winner takes all », s’est appliquée.

La position dominante qu’ils ont acquise va-t-elle à l’encontre de l’intérêt général ? Globalement non. Les consommateurs sont gagnants : beaucoup d’abonnés au service d’Amazon Prime trouvent génial, par exemple, de recevoir le lendemain le produit qu’ils ont commandé la veille. Les actionnaires des GAFA et leurs employés sont gagnants aussi. Ces derniers se voient offrir des salaires moyens extrêmement élevés.

Bien sûr, il y a aussi des perdants : les entreprises concurrentes moins efficaces, qui voient leur part de marché et leurs profits fondre, ainsi que leurs effectifs. Cependant, si on considère Amazon par exemple, il semble que l’entreprise crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit. Pourquoi ? Parce qu’Amazon substitue du travail salarié à du travail domestique : ce sont des salariés qui préparent les commandes et les livrent en lieu et place des consommateurs. Même si des emplois sont détruits dans les supermarchés qui ferment, le gain reste positif à l’échelle de l’économie. Bien sûr, ce bilan pourrait devenir négatif lorsqu’Amazon aura complètement automatisé ses centres de stockage.

Quels sont les aspects négatifs de cette domination ?

Il me semble qu’ils sont avant tout liés aux inégalités croissantes entre entreprises. Il y a toujours eu des entreprises qui réussissaient mieux que d’autres. Mais on observe un écart croissant entre ce qu’on appelle les « entreprises superstar » et la masse des autres entreprises, que ce soit en termes de pouvoir de marché, de productivité ou encore des salaires moyens qu’elles versent à leurs employés.

Cet écart a des effets croissants sur les inégalités de revenus. On pense ainsi souvent que si les inégalités ont cru, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, c’est que les dirigeants d’entreprises se paient plus et n’augmentent pas le salaire de leurs employés. Or en réalité, la majeure partie du creusement des inégalités de revenus entre les ménages est liée à ces écarts de salaires entre entreprises, plutôt qu’au sein des entreprises. Si on prend l’image des clubs de foot, ce qui est fondamental, ce n’est pas l’écart entre le joueur mieux payé du PSG et celui le moins bien payé, mais l’écart croissant entre le salaire moyen d’un joueur du club parisien et celui d’un joueur de Saint-Etienne ou Lorient.

Une position dominante, cela signifie un pouvoir de marché, donc un prix et un profit plus élevés par rapport à une situation où la concurrence aurait été plus forte. Un prix plus élevé pénalise les consommateurs, tandis qu’un profit plus élevé bénéficie aux actionnaires. En simplifiant, les ménages à bas revenus ne font que consommer et n’épargnent pas, donc ils achètent des services plus chers. Et les ménages à hauts revenus possèdent, directement ou indirectement, des actifs financiers, ils bénéficient donc des hausses de dividendes. Plus il y a de pouvoir de marché, plus par conséquent cela peut creuser les inégalités.

Une autre crainte souvent exprimée est que ces géants américains siphonnent la valeur ajoutée des entreprises et de l’économie en Europe

La question des dangers pour les territoires du développement de telles entreprises superstar est un angle mort de l’analyse économique. Les GAFA étant américains et l’Europe ne comptant aucun géant numérique, la crainte est vive, particulièrement en France, que le Vieux continent ne compte que des entreprises « disruptées » et pas de « disrupteurs », et donc qu’il n’y ait seulement que des destructions d’emplois à la clé. Les GAFA ont sans doute des effets positifs plus importants pour l’économie américaine que l’économie européenne, mais si on met de côté la question de l’optimisation fiscale de ces acteurs, qui pose un vrai problème à l’Europe, peut-on vraiment dire qu’ils n’apportent rien à cette dernière ? On ne sait pas le mesurer….

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E. L’acceptabilité de l’IA par les particuliers et dans le monde du travail

17.
Sondage sur les Français et l’Intelligence Artificielle - CSA / FRANCE INTER / LIBERATION - 25 janvier 2018.
A l’occasion du Forum Libération/France Inter « Voyage au cœur de l’Intelligence Artificielle », l’Institut CSA publie un sondage exclusif pour France Inter et Libération sur le rapport des Français à l’intelligence artificielle. L’étude révèle une curiosité accrue des Français pour le sujet de l’intelligence artificielle.

Photo - 80% DES FRANÇAIS ONT LE SENTIMENT QUE L’IA S’EST DÉJÀ INSTALLÉE DANS LEUR QUOTIDIEN, OU QU’ELLE EST EN TRAIN DE L’ÊTRE

La très grande majorité des Français (94%) déclarent avoir déjà entendu parler de l’IA, parmi lesquels 54% voient « très bien » de quoi il s’agit. Les hommes, les cadres et les diplômés du supérieur semblent, de manière générale, plus familiers avec cette thématique.

80% des Français sentent que l’IA est déjà présente dans leur quotidien ou en passe de le devenir. Ils sont cependant plus partagés quand il s’agit d’identifier précisément dans quelles sphères l’IA les accompagne : 59% pour les tâches administratives, 53% les voitures, 34% dans leur santé, 29% dans leur travail.

FACE AUX DÉVELOPPEMENTS DE L’IA, LE SENTIMENT QUI PRÉDOMINE EST D’ABORD…LA CURIOSITÉ, PUIS L’INQUIÉTUDE.

85% des Français pensent que l’IA va être une véritable révolution, au même titre qu’Internet. Une révolution qui aura lieu dans moins de 10 ans pour 80% d’entre eux.

Par rapport aux développements de l’IA, les Français se sentent spontanément curieux, puis dans un second temps émerge de l’inquiétude. Au final, les sentiments positifs (curiosité, enthousiasme, passion…) prédominent à 72% sur les sentiments négatifs (inquiétude, sentiment d’être dépassé, menace, agacement…) à 64%.

L’IA SELON LES FRANÇAIS : UNE OPPORTUNITÉ POUR LE BIEN-ÊTRE INDIVIDUEL AU QUOTIDIEN…

L’IA est perçue comme porteuse d’opportunités pour la vie quotidienne par 54% des Français (vs 26% comme menaçante et 20% ni l’un ni l’autre). Les domaines pour lesquels les développements de l’IA sont perçus comme « utiles » par les Français sont : la santé (70%), la conduite (69%), les tâches administratives (65%), la gestion de la maison (53%). A l’inverse les Français n’attendent pas l’IA dans des sphères privées comme leurs loisirs (71% estiment que les développements de l’IA ne sont pas utiles dans ce domaine) ou leurs relations aux autres (85% pas utile).

… MAIS DES CRAINTES SUR LES CONSÉQUENCES SOCIÉTALES

Des opportunités certaines donc pour la vie quotidienne, mais un sentiment de menace très fort sur des dimensions plus sociétales : 47% des Français considèrent que l’IA constitue plutôt une menace pour la démocratie et 70% pour la protection de la vie privée. Les craintes se cristallisent aussi fortement sur l’emploi : 64% estiment que l’IA constitue plutôt une menace pour l’emploi et 48% des actifs pensent que leur travail pourra être à terme effectué par une machine, un chiffre qui s’élève à 68% chez les jeunes.

FAUT-IL ALLER PLUS LOIN OU S’ARRÊTER LA ?

Si 46% des Français souhaitent aller plus loin en matière d’IA, 45% estiment que les choses sont bien comme elles sont aujourd’hui et 8% seulement veulent revenir en arrière. Si les craintes sont bien présentes elles n’empêchent pas la moitié des Français de continuer à vouloir avancer, et ce même si 43% pensent qu’un jour les robots prendront le pouvoir sur les humains, 52% chez les moins de 35 ans et 63% chez les ouvriers.

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Source : https://www.csa.eu/fr/survey/les-fran%C3%A7ais-et-lintelligence-artificielle

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18.
Intelligence artificielle au travail : l’essayer c’est l’adopter Par Philippe Duport Emission « C’est mon boulot » 2:57 / ‘FranceInfo’

Comment l’intelligence artificielle va-t-elle changer notre vie quotidienne au travail ? Apparemment plutôt dans le bon sens, avec moins de pénibilité, et un travail plus intéressant. Ceux qui l’expérimentent déjà s’en félicitent, selon une étude publiée jeudi 21 juin 2018.

Photo - Robot industriel pendant une démonstration concernant la robotique et intelligence artificielle en 2017. (PHILIPPE CL ?MENT / BELGA MAG)

L’intelligence artificielle est déjà parmi nous. Plus d’une personne active sur cinq travaille dans une organisation, un service public ou une entreprise privée, où elle est utilisée. Le service public est d’ailleurs en avance par rapport au privé. C’est l’une des surprises de cette étude menée par le Boston consulting group, un cabinet de conseil, et Ipsos. Mais ce n’est pas la seule.

Huit travailleurs sur dix pensent que c’est positif

On a cherché à savoir, dans sept pays dont la France, comment vivaient les travailleurs qui ’collaborent’ déjà avec l’intelligence artificielle. Et là, c’est l’enthousiasme. Huit sur dix pensent que cela aura un impact positif sur leur organisation. Mieux, à titre personnel, les trois quarts estiment que l’intelligence artificielle a des conséquences positives sur leur bien être au travail et sur leur développement professionnel. Pour Sylvain Duranton, directeur monde de BCG Gamma, l’essayer c’est l’adopter : ’Il faut en effet le voir pour le croire, les gens qui l’essayent l’adoptent et sont beaucoup plus positifs que ceux qui ne l’ont pas encore adoptée’.

Quelques réticences tout de même 

Alors il y a des craintes, quand même. Peur d’une plus grande surveillance du travail. Peur qu’il y a des pertes d’emploi. Crainte d’une déshumanisation du travail.
Mais l’étude dit que ces réticences sont beaucoup dues au manque de pédagogie dans les entreprises. ’Un tiers des actifs ont eu une discussion avec leurs managers, leur hiérarchie sur le déploiement de l’IA, et donc cette étude c’est un peu un appel aux directions générales des entreprises pour dire allez-y, vos équipes sont prêtes, en revanche il faut dialoguer, éduquer, parce que ce travail de pédagogie n’est pas fait’, ajoute Sylvain Duranton.

La France le pays le plus inquiet face à l’arrive de l’IA

Tous les pays ne réagissent pas de la même façon face à l’arrivée de l’intelligence artificielle. Et la France est même le pays le plus inquiet. Les deux-tiers des actifs ont un sentiment négatif. Mais, explique l’étude, c’est tout simplement parce que les Français sont moins exposés que les autres à l’intelligence artificielle. Des sept pays étudiés nous sommes, avec l’Allemagne, celui où ce phénomène est le moins implanté. Tout l’inverse de la Chine. Selon cette étude au quotidien ’les actifs chinois sont plus exposés à l’IA que les actifs européens ou nord-américains. Trente pour cent des actifs chinois déclarent utiliser l’intelligence artificielle dans leur travail, c’est la moitié en France ou en Allemagne.

Et parmi les bénéfices cités par ceux qui l’ont adoptée il y a - c’est assez inattendu - l’égalité hommes-femmes. L’intelligence artificielle apporterait plus d’objectivité dans le recrutement, dans les promotions. Et donc moins de sexisme.

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Source : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-mon-boulot/intelligence-artificielle-au-travail-l-essayer-c-est-l-adopter_2789345.html

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19.
Ipsos intègre désormais l’intelligence artificielle dans sa méthodologie : comment ? Par ‘L’invité des Echos’ – Emission / Orange Actualités 19 octobre 2018 - L’institut de sondage IPSOS a mis en place un vaste plan de transformation pour mieux se positionner dans un monde « disrupté » par les nouveaux entrants et la data. La directrice générale d’Ipsos, Helen Zeitoun, était l’Invitée des Echos ce matin - Vidéo 0:56 à écouter à partir de ce site : https://actu.orange.fr/societe/videos/ipsos-integre-desormais-l-intelligence-artificielle-dans-sa-methodologie-comment-CNT0000017AlI7.html

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20.
Stratégie d’influence : toujours aussi efficace en 2018 ? Un petit plus pour vos campagnes d’influence ! Par Mathias Lapierre Twitter@Mat_L8 15 novembre 2018

Les stratégies d’influence font l’effet de plusieurs débats, notamment dans les universités où on a de plus en plus tendance à dire qu’elles sont en déclin. Récemment, l’observateur Cision a réalisé une étude auprès de 175 professionnels à leur sujet, ce qui nous permet aujourd’hui de vous partager l’état véridique de cette technique commerciale.

Un secteur où des difficultés sont effectivement à prévoir

À première vue, les professionnels partagent les avis universitaires. En effet, 76% d’entre eux pensent que les consommateurs vont se lasser des campagnes sponsorisées relayées par les influenceurs. L’autre problème que rencontre cette pratique, c’est l’émergence des fake influenceurs. En effet, beaucoup de « personnalités » gonflent leur nombre d’abonnés sur Instagram, par exemple. La conséquence, c’est qu’aujourd’hui 55% des professionnels ont du mal à estimer la fiabilité des leaders d’opinion avec qui ils pourraient travailler. Il convient également de noter que les micro influenceurs supposés prendre leur place ne font pas encore tout à fait l’unanimité. 41% des professionnels préfèrent encore travailler avec des personnalités suivies massivement qu’avec ces spécialistes à la communauté moindre mais plus engagée.

Mais que recherchent les entreprises chez les influenceurs ?

En s’impliquant dans des stratégies d’influence, ce que veulent absolument les professionnels, c’est créer de l’engagement sur leurs produits (70%), gagner la confiance des consommateurs (51%), et obtenir davantage de visibilité (51%). Une autre tendance minime mais intéressante, c’est qu’ils sont 25% à rechercher également à créer du lead (un carnet de contact) et des tendances populaires, ce qui transforme la stratégie d’influence en un investissement à long terme. Actuellement, leur profil préféré est le journaliste, sûrement pour sa crédibilité et son expertise, ce qui est le plus recherché après la capacité à engager ses fans.

Comment les spécialistes mesurent l’efficacité des campagnes d’influence ?

Et bien, c’est assez simple. 93% des professionnels analysent leur trafic web ( il permet par exemple de regarder le nombre de visites en provenance de Facebook) et le nombre de partages sur les réseaux sociaux. Enfin, ils sont plus de 80% à analyser le nombre de vues (impressions) des pubs qu’ils diffusent chez leurs influenceurs, ainsi que leur croissance en nombre d’abonnés à partir du début de la campagne d’influence. Il sera également possible de s’assurer de belles retombées très prochainement grâce à la régied’influenceurs développée par Facebook, qui garantira sûrement des personnalités très fiables. En attendant, on vous conseille deux livres sur le marketing d’influence si vous souhaitez gonfler vos connaissances sur le sujet !

Dans la même catégorie : Visions of Joana : un software inédit pour élaborer, mesurer et évaluer les campagnes d’influence

Spotify devient très mobile : son application s’adapte à l’Apple Watch - Vous n’en perdrez plus une miette. Par Valentin Cimino Twitter@ciminix 15 novembre 2018

Persuadée que ses utilisateurs sont extrêmement mobiles et amateurs de montres connectées, la société Spotify adapte son application à ce nouveau mode de consommation. La plateforme de musique a présenté une nouvelle application spécialement conçue pour être utilisée sur l’Apple Watch. Nous vous en parlions déjà il y a quelques jours. Les rumeurs fuitaient à propos de tests sur l’Apple Watch. Dans un billet sur son blog, l’entreprise précise que la nouvelle version de son application permet d’accéder à votre compte Spotify et aux musiques téléchargées au préalable. Elle permet aussi de contrôler vos podcasts préférés de manière très simple sans en perdre une miette.

Spotify justifie sa démarche : « nous savons qu’il est important pour vous d’avoir de la musique lors de vos déplacements. C’est pour cette raison que nous avons décidé de développer cette nouvelle application pour nos utilisateurs très mobiles et possédants une Apple Watch. Chaque jour, nous continuons d’innover : beaucoup de nouvelles fonctionnalisés pensées pour nos utilisateurs viendront dans les prochains mois. Notamment la possibilité d’écouter votre musique et vos podcasts sans connexion internet ».

Plus de simplicité : toutes les fonctionnalités sont désormais accessibles de votre montre connectée. Comme l’explique Spotify, « tout est là, de manière intuitive et sur le cadran de votre montre ». Cette nouvelle intégration avec Apple Watch simplifie l’accès à vos chansons écoutées récemment. Comme c’est déjà le cas entre l’application mobile et depuis votre ordinateur, le lien est fait directement avec la nouvelle version sur votre montre connectée. Vous découvrez un nouveau titre pendant vos déplacements, vous l’adorez , il vous suffit de toucher l’icône « ♡ » sur l’écran de votre montre pour l’enregistrer dans votre collection. Il s’agit clairement d’une nouvelle expérience sur laquelle Spotify compte beaucoup. Elle sera disponible dans les jours qui arrivent, surveillez les mises à jour.

Plus d’informations sur : Spotify

Sourcde : https://siecledigital.fr/2018/11/15/strategie-dinfluence-toujours-aussi-efficace-en-2018/

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21.
Intelligence artificielle au travail : les Français sont plus réticents que leurs voisins - Par Anaïs Cherif - 21/06/2018, 13:10 - illustration Les Français sont les plus inquiets sur les conséquences de l’intelligence artificielle sur leur travail, selon une étude réalisée dans sept grandes économies mondiales par le Boston Consulting Group. (Crédits : Pixabay)

Perte de pouvoir d’achat, baisse de la sécurité de l’emploi... Les Français redoutent l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur leur travail, selon une étude du Boston Consulting Group publiée mercredi 20 juin. À l’inverse, ’les pays les plus avancés’ dans le développement de l’IA tels que la Chine, le Canada et les États-Unis sont les plus positifs.

Travailler avec de l’intelligence artificielle ? Les Français sont inquiets quant aux conséquences que cela pourrait avoir, selon une étude publiée mercredi 20 juin par le Boston Consulting Group (voir méthodologie en bas de l’article, Ndlr). Menée dans sept grandes économies mondiales (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, États-Unis, Canada, Chine), l’Hexagone s’illustre comme le pays le plus réticent. Interrogés sur les conséquences de l’IA sur leur travail dans les années à venir, 65% des Français déclarent au moins un sentiment négatif - inquiétude, anxiété ou rejet - contre seulement 24% pour la Chine et 51% pour les États-Unis. En Allemagne, la proportion est également forte (61%), contre 51% en moyenne dans les sept pays de l’étude.

Globalement, ’les pays les plus avancés’ dans le développement de l’intelligence artificielle, ’tels que la Chine, le Canada, les États-Unis’ sont les plus positifs quand aux conséquences attendues de ce déploiement, indique le BCG dans un communiqué.

« Il faut relativiser ces opinions négatives, qui ne sont pas surprenantes  », explique Nicolas de Bellefonds, directeur général de BCG GAMMA en France, la branche intelligence artificielle du BCG. Selon lui, elles sont surtout dues au fait que «  les Français sont les moins informés par leurs managers de l’importance stratégique du développement de l’IA. Ils sont aussi ceux qui considèrent le plus que l’IA ne les affectera pas personnellement : 69% d’entre eux estiment que l’intelligence artificielle ne pourra jamais accomplir la majorité de leurs tâches. Face à ces perceptions, il faut réaliser un vrai travail de pédagogie pour mettre en exergue les opportunités et les avantages que les Français sont susceptibles de retirer du développement de l’intelligence artificielle  », conclut-il.

Lire aussi : Intelligence artificielle : les limites de la stratégie française

Surveillance, pertes d’emplois... Des craintes partagées

Pour autant, une majorité des Français sondés s’attendent à un impact négatif sur leur salaire ou leur pouvoir d’achat (65% contre seulement 21% en Chine), ainsi que sur l’emploi (59% craignent un impact négatif sur les capacités de recrutement et 50% sur la sécurité d’emploi contre 29% en Chine). Sans compter les craintes de déshumanisation du travail et l’augmentation des inégalités dues à l’IA.

Ces préoccupations sont globalement partagées par les différents pays interrogés - y compris pour les personnes travaillant déjà avec de l’IA. Ainsi, plus de 3 personnes sur 4 redoutent une surveillance et un contrôle accrus de leur travail. C’est le cas de 82% des personnes dans les organisations qui les utilisent déjà. En parallèle, plus de deux tiers des travailleurs craignent également que cela entraîne des pertes d’emplois en raison d’une charge de travail réduite (76% lorsqu’ils utilisent déjà l’IA). Enfin, les salariés redoutent aussi largement une baisse de la cohésion sociale et des problèmes éthiques en matière de protection des données.

Optimisme pour les salariés déjà au contact de l’IA

Actuellement, plus d’une personne active sur cinq travaille déjà dans une organisation où l’intelligence artificielle est utilisée à travers des outils ou des applications (22%). Pour autant, ce constat est très contrasté selon les pays. Ainsi, la Chine est la plus avancée en la matière (31% des salariés travaillant dans des organisations utilisant déjà l’IA), suivie du Canada (26%) et des États-Unis (24%). Loin derrière, l’Europe est à la traîne avec le Royaume-Uni (20%), l’Espagne (18%), la France (16%) et enfin l’Allemagne (15%).

Les employés étant déjà au contact de l’IA sont ceux qui sont les plus positifs quant aux conséquences sur leur travail. Parmi eux, 75% estiment que l’IA a eu un impact positif sur leur efficacité, 75% sur leurs résultats, 74% sur la façon dont leur travail est organisé. Les salariés utilisant déjà l’IA sont encore plus enthousiastes que les autres lorsqu’ils évoquent l’impact de l’IA dans les cinq prochaines années : plus de 8 sur 10 considèrent que cela aura un impact positif sur leur organisation, notamment sur la croissance et l’organisation de l’entreprise.

Méthodologie : L’étude a été réalisée par Ipsos pour BCG auprès de 7.077 personnes appartenant à la population active, dont un minimum de 1.000 personnes dans chaque pays étudié (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, États-Unis, Canada, Chine). Dans chaque pays, un échantillon représentatif (méthode des quotas) de la population active nationale âgée de 18 ans ou plus a été interrogé. Ce sondage a été effectué en ligne entre le 18 mai et le 6 juin 2018.

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Source : https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/intelligence-artificielle-au-travail-les-francais-sont-plus-reticents-que-leurs-voisins-782654.html

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22.
Le mythe de l’intelligence artificielle, une pseudo science ? Propos recueillis par NANCY CATTAN Mis à jour le 13/03/2018 à 08:26 Publié le 13/03/2018 à 08:24 - Photo - Thierry Vieville. Photo Inria / I. Qinzburg

Chercheur à l’Inria, Thierry Vieville revient sur le mythe du robot qui dépasserait l’humain ; mais il s’inquiète aussi des algorithmes qui ont déjà bouleversé nos vies.

Thierry Vieville est directeur de recherches en Neurosciences Computationnelles à l’Inria Sophia Antipolis. Ce spécialiste de l’intelligence artificielle interviendra sur plusieurs événements au cours de la semaine du cerveau. Rencontre.

Grâce à l’intelligence artificielle, on tente de se rapprocher de plus en plus du cerveau humain. L’ordinateur nous supplantera-t-il un jour ?
Le cerveau et l’ordinateur n’ont rien à voir. Un cerveau humain possède près de 100 milliards de neurones, connectés chacun à 10.000 synapses, elles-mêmes dotées de mécanismes sophistiqués… cela est plus complexe que tous les ordinateurs du monde. En revanche, il est très lent ; chaque neurone traite moins de 10 informations par seconde, mais 100 milliards de neurones font cela en parallèle.

Un ordinateur calculera bien plus vite mais de manière moins distribuée. Notre cerveau est par ailleurs super résistant aux pannes ; on découvre ainsi post mortem des cerveaux extrêmement endommagés chez des patients qui ont vécu normalement. L’ordinateur est bien moins résistant ; s’il y aun bug, il est rare qu’il se relève. En résumé, il n’est pas fructueux d’essayer de simplement copier l’un sur l’autre. C’est un peu comme mettre des plumes à un avion pour qu’il vole !…

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Source : https://www.nicematin.com/sante/le-mythe-de-lintelligence-artificielle-une-pseudo-science-214846

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F. Le développement de l’IA dans le secteur public et à travers les médias

23.
Dématérialisation des services publics : quelle politique pour les exclus du numérique ? Document officiel, le 8 novembre 2018

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Alors que le
gouvernement vise la dématérialisation de 100% des démarches administratives d’ici 2022, près 30% de la population restent éloignés du numérique. Le développement du numérique fait apparaître de nouvelles inégalités, entre ceux qui maîtrisent cette technologie et ceux qui en sont exclus : la fracture numérique. Comme l’illettrisme est une source de difficultés quotidiennes dans une société de l’écrit, ’l’illectronisme’ dissuade ceux qui ne savent pas utiliser Internet à accomplir certaines tâches, notamment leurs démarches en ligne.

L’illectronisme, c’est-à-dire l’illettrisme numérique, inquiète de plus en plus. Il a fait l’objet d’études récentes qui montrent que les Français sont inégaux face au numérique.

[Selon Wikipédia, « L’illectronisme est un manque ou une absence totale de connaissance des clés nécessaires à l’utilisation et à la création des ressources électroniques. C’est un néologisme, traduction de information-illiteracy, qui transpose le concept d’illettrisme dans le domaine de l’informatique… » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Illectronisme ].

Le baromètre du numérique 2017 du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) révèle ainsi que même si ’la digitalisation de la société française se poursuit à un rythme rapide et soutenu’, Internet demeure un univers éloigné pour une partie de la population. Certains Français, même bien équipés, ont un usage moins développé des démarches administratives et fiscales en ligne.

En 2017, un Français sur trois n’a pas eu recours à l’e-administration. Il s’agit pour l’essentiel de personnes âgées de 70 ans et plus, de non-diplômés et de personnes aux bas revenus. Pour le Crédoc, c’est une double peine : à l’exclusion sociale de populations souvent en difficulté s’ajoute l’exclusion numérique.

France Stratégie, dans un rapport remis en juillet 2018 au secrétaire d’État chargé du numérique et consacré aux ’bénéfices d’une meilleure autonomie numérique’, évalue pour sa part à 14 millions le nombre de Français éloignés du numérique, soit 28% de la population de plus de 18 ans. Parmi ces 28%, 16% sont des non-internautes (ne se connectent jamais à Internet) et 12% sont des ’internautes distants’ (disposent de compétences numériques très faibles). Selon France Stratégie, 30% des ’internautes distants’ indiquaient en 2017 qu’ils avaient déjà effectué au moins une démarche administrative en ligne, contre 80% pour l’ensemble des internautes français.

A l’heure où certaines démarches administratives ne sont plus accessibles qu’en ligne, plusieurs institutions publiques se sont emparées de la question de l’illectronisme.

Le Conseil d’orientation de l’édition publique et de l’information administrative (Coepia) a publié, en janvier 2018, ’Trente recommandations pour n’oublier personne dans la transformation numérique des services publics’. Une de ces recommandations est de ’garantir aux usagers un accompagnement humain chaque fois que nécessaire’.

Le Défenseur des droits, saisi par des milliers d’usagers confrontés à des difficultés pour obtenir en ligne un permis de conduire ou une carte grise, a demandé en septembre 2018 au gouvernement ’une alternative papier ou humaine à la dématérialisation’ afin que l’usager puisse toujours échanger avec l’administration.

Dans cette même décision, il recommande aux pouvoirs publics de prévoir dans la loi ’une clause de protection des usagers vulnérables’. Pour le Défenseur, il en va du ’maintien de la cohésion sociale’ car ’une dématérialisation trop rapide des services publics entraîne des risques d’exclusion et une augmentation du non-recours aux droits, mettant en péril l’égalité de toutes et tous devant le
service public qui constitue un principe fondamental de la République’.

La stratégie nationale pour un numérique inclusif

Présentée en septembre 2018, cette stratégie nationale entend lutter contre l’illectronisme, une nécessité afin que le plan du gouvernement ’100% des démarches dématérialisées d’ici 2022’ ne soit pas un handicap pour une partie des usagers. Elle vise à ce que chacun puisse être formé ou accompagné dans ses usages numériques. Plusieurs actions sont prévues. L’objectif est de détecter les publics les plus éloignés du numérique et de les rendre le plus autonome possible. 1,5 million de personnes doivent être formées par an.

La stratégie comprend trois axes majeurs :

  • la création d’un ’pass numérique’. Destiné aux personnes les plus en difficulté face au numérique, ce pass sera remis par des agents des services publics (Pôle emploi, les allocations familiales, les départements, etc.) ou des aidants numériques. Il donnera accès à 10 ou 20 heures de formation qui doivent permettre à leurs bénéficiaires de créer une boîte mail, des identifiants, d’accéder à leurs droits et de faire des démarches administratives ou des recherches d’emploi ;
  • la mise en place de ’hubs France connectée’, structures locales référentes dans l’inclusion numérique qui auront pour ’rôle de déployer et soutenir la stratégie nationale pour un numérique inclusif’ dans les territoires ;
  • un plan de formation pour les aidants numériques. Par exemple, l’État soutient la co-production d’un MOOC sur les enjeux et les bonnes pratiques de la médiation numérique. Un outil ’France Connect Aidants’ sera expérimenté afin de sécuriser la connexion des aidants pour les démarches qu’ils font pour autrui. Deux plateformes de ressources sont également à disposition des collectivités locales et des aidants numériques (kit d’intervention rapide) sur le site ww.societenumerique.gouv.fr, etc.
    Pour suivre l’ensemble des mesures inscrites dans la stratégie pour un numérique inclusif, une instance nationale est mise en place. Cette instance, qui se réunira plusieurs fois par an, ’regroupera des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des opérateurs de service public et des acteurs de la médiation numérique’.

Dans un dossier de presse du 17 octobre 2018 relatif à la 4e convention des délégués du Défenseur des droits, ce dernier considère que le plan en faveur de l’inclusion numérique va dans le sens de ses recommandations. Néanmoins, il ’s’interroge sur l’objectif de former 1,5 million de personnes au numérique alors que 13 millions de Français en demeurent éloignés et que 6,7 millions n’utilisent pas Internet’. Quant à la formation, il reprend le constat d’Emmaüs Connect, qui estime que le pass numérique de 10 à 20 heures de formation n’est pas suffisant. Il faudrait ’28h pour les publics les plus en difficulté’.

Le 29 octobre 2018, lors du 2e comité interministériel de la transformation publique (CITP), le Premier ministre a annoncé, en complément du plan d’inclusion numérique, la création de services publics de proximité. Ces services s’appuieront sur des accueils communs et mutualisés notamment dans les territoires où les services publics sont peu accessibles, à travers :

  • le développement de la polyvalence des agents, notamment dans les grands réseaux de services publics. Une expérimentation pour construire de nouveaux points de contact de proximité est lancée dans trois territoires pilotes : Longny-au-Perche (Orne), Béthune (Pas-de-Calais) et le quartier États-Unis (Grand Lyon) ;
  • l’enrichissement de l’offre de services disponibles dans les maisons de services au public (MSAP) ;
  • la mise en place des maisons de santé.
    Mots clés : Nouvelles technologies Administration Réforme de l’Etat

Sur la toile publique

Source : https://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/reforme-etat/dematerialisation-services-publics-quelle-politique-pour-exclus-du-numerique.html

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24.
La transformation numérique dans les achats publics : point d’étape - 31 mai 2018, par cdemeureIllustration

Parallèlement au corpus juridique relatif à la dématérialisation des marchés publics, le Plan de transformation numérique de la commande publique, lancé depuis décembre 2017, recense l’ensemble des actions à mener pour les cinq années à venir.

L’enjeu est la génération de gains de progrès en terme de transparence et de simplification tant pour les opérateurs économiques que pour les acheteurs. L’enjeu est d’efficacité et pas seulement juridique.

L’objectif affiché est de tirer parti de toutes les opportunités qu’offre le numérique pour simplifier, améliorer la performance de l’achat, renforcer l’efficience et la transparence des marchés public.

L’impulsion est donnée. D’ailleurs, lors de la première assemblée plénière de l’Observatoire Economique de la Commande Publique le 27 mars dernier, la séance a été ouverte par le Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du numérique. Il a insisté sur le rôle des acheteurs qui ont désormais la responsabilité de se saisir de l’ensemble des outils à leur disposition (ex allotissement, achat innovant) et y compris numérique.

Il a rappelé les échéances 2018 en terme de digitalisation de l’achat qui doivent être pensé comme une chance et pas seulement comme une obligation juridique.

L’échéance du 1er avril 2018 : depuis cette date, le service E-Dume est obligatoire. Les acheteurs ont l’obligation de recevoir un DUME transmis par voie électronique et ceci quelque soit le montant du marché concerné. Le système MPS va disparaitre progressivement.

Les échéances du 1er octobre 2018. La dématérialisation de la procédure de passation sera obligatoire pour l’ensemble des acheteurs et des marchés publics supérieurs à 25 000 € HT (hors marchés de défense ou de sécurité et hors concessions). L’échéance du 1er octobre concerne également la publication des données essentielles (open data) pour les marchés supérieurs à 25 000 € HT.

Notons également que l’arrêté du 12 avril 2018relatif à la signature électronique dans la commande publique permet d’opérer la transition entre le certificat de signature électronique « RGS » et le certificat « ElDAS » imposé par la réglementation européenne.

Pour aller plus loin, nous vous invitons à suivre nos formations « Pratique de la dématérialisation des marchés publics » les 11 & 12 juin 2018 à Paris et « L’open data dans les marchés publics » le 10 octobre 2018 à Paris.

Source : https://blog.acpformation.fr/2018/05/31/la-transformation-numerique-dans-les-achats-publics-point-detape/

A consulter également

Ce mini guide pratique est destiné à vous accompagner au mieux à passer le cap de la dématérialisation des marchés publics au 1er octobre 2018. En effet, cette échéance représente une étape significative avec la « fin du papier » et une passation des marchés publics 100% numérique.Aussi, l’enjeu est d’aller au-delà de la simple obligation réglementaire et de tirer profit de cette évolution majeure tant du côté des acheteurs que des entreprises. Dématérialisation de la commande publique - LE 1ER OCTOBRE 2018 : 100% NUMÉRIQUE…

Par le Pôle ’Commande publique’ de la CCI Nice Côte d’Azur - Sep 14, 2018 - A consulter à partir de ce site : CCI Nice Côte d’Azur : Accueil

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25.
“Le numérique, levier pour le développement économique, l’attractivité des quartiers et l’emploi des habitants” – Document ‘Pays et Quartiers en Nouvelle Aquitaine

En un peu moins de 30 ans, l’économie numérique a transformé les processus de production et les modes de consommation. Elle est aujourd’hui considérée à l’échelle nationale et régionale comme un vecteur de développement essentiel. Cette appétence pour l’économie numérique s’est traduite au niveau local par l’émergence de projets diversifiés dans les contrats de ville et les stratégies urbaines intégrées : création de pépinières, implantation de tiers lieux, structuration d’écosystèmes entrepreneuriaux, développement de filières de formation en alternance, écoles du numérique, e-administration, services numériques à la population etc.

PQA propose en 2017 un cycle de rencontres régional sur l’économie du numérique et la politique de la ville. Ce cycle se situe à la rencontre du développement social urbain et du développement économique. Il vise à sensibiliser et qualifier les participants en considérant le numérique comme un levier pour le développement économique, l’attractivité des quartiers et l’emploi au bénéfice des habitants.

Principes d’organisation

Ce cycle se décline en 4 séances thématiques organisées dans une logique de progressivité en matière de contenu et déployé géographiquement sur plusieurs sites de la Nouvelle-Aquitaine.
Chaque journée sera construite sur plusieurs séquences :

  • des temps d’apport de connaissance fondamentale
  • des temps de témoignages et d’échanges d’expérience issus de Nouvelle-Aquitaine et d’autres régions
  • des temps d’ateliers appliqués à l’étude de cas pratiques.
    Cette succession de séquences doit permettre d’élaborer une analyse et de construire des propositions opérationnelles, utiles à la conduite de projets portés par les participants.

Ce cycle s’adresse aux chefs de projet de la politique de la ville (agglomération et villes), Mission Villes, Délégués du Préfet et aux partenaires locaux, opérateurs économiques impliqués dans les quartiers.

Les participants s’engagent dans la mesure du possible à participer à l’intégralité du cycle pour bénéficier de la progressivité et de la complémentarité des séances.

Calendrier et contenu des séances

Les thèmes des 4 séances de travail proposées sont les suivants :

Séance #1 – 1er février 2017 à Pau / Sensibilisation aux enjeux du numérique
Séance introductive de « mise à plat » des connaissances et de la culture générale des participants en la matière : la place du numérique dans la société, les évolutions récentes, les faits marquants de l’irruption du numérique dans les territoires.
>> Télécharger le compte-rendu ci-contre

Séance #2 – 6 avril 2017 à Bordeaux / Stratégie de territoire, enjeux du numérique et politique de la ville
Il s’agit de faire le lien entre stratégie de développement économique, attractivité du territoire et politique de la Ville, en évoquant notamment la contribution du Numérique comme élément-moteur ou composante de la stratégie territoriale
>> Télécharger le compte-rendu ci-contre

Séance #3 – 22 juin 2017 à Angoulême / Les usages du numérique, au service de l’employabilité et du développement économique
Cette séance a permis d’apprécier la pratique du numérique, son impact dans la vie des organisations pourvoyeuses d’emplois. A notamment été abordé l’impact du numérique comme filière économique, pourvoyeuse d’emplois et de nouveaux métiers. Autant de mutations observées dans le monde du travail, qui appellent à revisiter les dispositifs de formation, mais aussi les pratiques managériales et professionnelles des acteurs économiques.
>> consulter les principaux points abordés lors de la rencontre (compte-rendu disponible prochainement)

Séance #4 – 12 octobre 2017 à Poitiers / Numérique, développement économique et quartiers : les conditions de réussite de la conduite de projet
Cette dernière séance s’attachera à rappeler les fondamentaux de la conduite de projet et sera appliquée à des cas concrets, qu’ils relèvent d’équipements structurants pour les quartiers, comme d’actions plus immatérielles.
>> télécharger la plaquette d’invitation ci-contre

Contacts : Estelle Péricard // estelle.pericard@pqn-a.fr – 06 61 54 89 92 - Xavier Steffan // xavier.steffan@pqn-a.fr – 05 56 90 81 03 - Pays et Quartiers de Nouvelle-Aquitaine : Accueil

Source : https://pqn-a.fr/mise-en-reseau-des-acteurs/cycle-developpement-economique-urbain/formation-action-economie-numerique/

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26.
Permettre aux opérateurs de prendre le virage d’une économie numérique créatrice de richesses Document CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel)

L’enjeu de la révolution numérique est de permettre aux opérateurs audiovisuels de prendre le virage d’une économie numérique créatrice de richesses économiques et culturelles.

La technologie numérique permet aux opérateurs audiovisuels de se développer et de présenter une offre gratuite à même de satisfaire les téléspectateurs également sollicités par des offres payantes présentes sur de nouveaux supports.

Que ce soit par une offre enrichie de contenus, par accès gratuit, en tout lieu, et avec une meilleure qualité, le numérique permet à l’audiovisuel de rencontrer les attentes des téléspectateurs.

Pour cela, il faut que les groupes audiovisuels soient présents sur ces nouveaux supports, qui représentent parfois un lourd investissement comme la haute définition ou la télévision mobile personnelle, voire des incertitudes économiques comme pour cette dernière. 

Les nouveaux services assurent néanmoins à l’offre gratuite des opérateurs audiovisuels des avantages qui n’étaient présents auparavant que sur les nouveaux supports : l’offre enrichie, la qualité améliorée,... Investir dans le numérique est une nécessité pour les chaînes.

Nous devons changer notre regard sur les entreprises audiovisuelles. Ce sont des entreprises, soumises comme toutes les autres aux contraintes de la réalité économique. L’audiovisuel est une industrie, les programmes sont une industrie. Il faut aujourd’hui avoir la lucidité de les considérer comme tels. L’audiovisuel est un grand secteur économique, créateur d’emplois et de richesses. Il faut aujourd’hui avoir la volonté de le traiter comme tel.

Longtemps, ces caractéristiques ont été masquées par l’attention portée, à juste titre, à l’exigence du pluralisme. Maintenant, nous devons également mieux prendre en compte la dimension économique de l’audiovisuel français. Nos groupes audiovisuels, dont le caractère hexagonal reste trop marqué, sont de dimensions encore modestes par rapport à leurs concurrents étrangers. Cette situation est malsaine et dangereuse. A l’heure de la mondialisation, elle est une menace - chacun doit en avoir bien conscience - jusque sur la préservation de l’expression culturelle française.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, profondément attaché à l’impératif du pluralisme qui, sous toutes les formes, inspire son action, le CSA donc s’inscrit dans ce nouveau regard qui doit être porté sur les entreprises audiovisuelles en prônant l’exercice d’une régulation résolument moderne.

Porter un nouveau regard, c’est aussi réexaminer certaines des règles que la loi, les décrets, les conventions conclues avec le Conseil, imposent aux entreprises audiovisuelles. Les règles sont aujourd’hui complexes, enchevêtrées, parfois incohérentes voire contradictoires, sans toujours apporter la réponse appropriée au but poursuivi. N’y voyons pas un tabou. Il est de l’intérêt de tous les acteurs du monde audiovisuel, créateurs, producteurs, professionnels des contenus, éditeurs, diffuseurs, de se pencher dans la sérénité sur cette question.

J’ajoute que les problèmes posés par la mise à disposition des contenus sur les réseaux à l’heure du numérique doivent être mieux appréhendés. Les contenus audiovisuels sont désormais présents sur de multiples supports, ils sont facilement téléchargeables, échangeables, diffusables, sans qu’une rémunération ne soit versée à ceux qui les produisent. Le contrôle des droits sur tous les supports est donc également primordial si l’on veut préserver une industrie de contenus forte.

Le développement de toutes les possibilités du numérique repose, pour l’audiovisuel, sur l’allocation d’une ressource rare, les fréquences hertziennes. 

Les innovations dans le domaine de l’audiovisuel utilisent principalement, pour se développer, une ressource rare, les fréquences hertziennes, dans la mesure où seul ce mode de diffusion permet de toucher la très grande majorité des Français. Le passage au numérique, financé par les opérateurs, permet un développement à égalité de fréquences. C’est pourquoi le législateur a spécifié que le dividende numérique, fruit de cet effort, devait être alloué en majorité aux services audiovisuels qui ont fait le choix du tout numérique pour se développer.

Dans le domaine des télécommunications, la situation est différente. D’une part, de nombreuses innovations se développent par des réseaux câblés ou filaires. D’autre part, l’évolution technologique ne s’est pas encore accompagnée de la perspective d’un basculement entre normes : la 2 G, la 3 G et bientôt la 4 G vont cohabiter. Le numérique, pour déployer toutes ses possibilités, doit remplacer les technologies les plus anciennes. 

Le débat sur le seul dividende numérique est donc insuffisant. C’est un débat sur la rationalisation de l’ensemble du spectre des fréquences qu’il faut mener, parallèlement a une analyse objective des besoins de chaque secteur. C’est comme cela que l’on maximisera les bénéfices sociaux, culturels et économiques pour nos concitoyens, c’est comme cela aussi que la France gagera deux batailles : celle des contenus et celle des réseaux.

Image associée

Source : https://www.csa.fr/web/index.php/Informer/Espace-presse/Interventions-publiques/Horizon-2012-quelles-strategies-gagnantes-pour-le-tout-numerique/Permettre-aux-operateurs-de-prendre-le-virage-d-une-economie-numerique-creatrice-de-richesses

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G. Les orientations politiques en faveur de l’IA


27.
Pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée – Parlementaires français - Annexes - Rapport de M. Claude DE GANAY, député et Mme Dominique GILLOT, sénatrice, fait au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques n° 464 tome II (2016-2017) - 15 mars 2017

Ni quête vaine ni projet de remplacement de l’homme par la machine, l’intelligence artificielle représente une chance à saisir pour nos sociétés et nos économies. Les applications présentes ou futures de ces technologies sont considérables, que l’on pense par exemple à l’éducation, à l’environnement, à l’énergie, aux transports, à l’aéronautique, à l’agriculture, au commerce, à la finance, à la défense, à la sécurité, à la sécurité numérique, à la communication, aux loisirs, à la santé, à la dépendance ou encore au handicap.

Outre un état de la recherche et de la réflexion sur le sujet, le rapport présente les enjeux éthiques, juridiques, économiques, sociaux et scientifiques de ces technologies, parmi lesquels la place prépondérante de la recherche privée, dominée par les entreprises américaines et, potentiellement, chinoises, l’accélération du passage à une économie globalisée dominée par des « plateformes », les transformations du marché du travail, les régimes de responsabilité, les biais et les problèmes posés par les données et les algorithmes, le phénomène de « boîtes noires » des algorithmes et la question des « bulles d’information ». Il évoque, par ailleurs, certains sujets d’interrogation liés à la « singularité », à la « convergence NBIC » et au « transhumanisme » et insiste sur la nécessité d’une meilleure prise en compte de règles éthiques.

Le rapport, à travers ses 15 propositions, se prononce pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée.

Sénat - Un site au service des citoyens

https://www.senat.fr/notice-rapport/2016/r16-464-2-notice.html

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28.
Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne - Auteur(s) : VILLANI Cédric, SCHOENAUER Marc, BONNET Yann, BERTHET Charly, CORNUT Anne-Charlotte, LEVIN François, RONDEPIERRE Bertrand - Editeur : Premier ministre - Date de remise : Mars 2018 - 235 pages – Document ‘ladocumentationfrancaise.fr’

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Télécharger Numérique (PDF) - Télécharger : Présentation Sommaire

En septembre 2017, M. Cédric Villani, député, a été chargé de conduire une mission sur la mise en oeuvre d’une stratégie française et européenne en intelligence artificielle (IA). Le rapport aborde successivement différentes facettes de l’IA : politique économique, recherche, emploi, éthique, cohésion sociale. Cinq annexes insistent par ailleurs sur des domaines d’intérêt particulier : éducation, santé, agriculture, transport, défense et sécurité.

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Source : https://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/184000159/index.shtml

Synthèse


Partie 1 – Une politique économique articulée autour de la donnée

Renforcer l’écosystème européen de la donnée
Inciter les acteurs économiques à la mutualisation de données
Organiser l’ouverture au cas par cas de certaines données détenues par des entités privées
Favoriser sans attendre les pratiques de fouille de texte et de données (TDM)
Mettre en œuvre la portabilité dans une visée citoyenne
Réformer le cadre international applicable aux transferts de données
Consolider et rendre visible l’écosystème français de l’IA
Créer un guichet unique d’information sur l’IA
Créer des labels pour augmenter la visibilité de l’offre domestique en IA
Consolider les filières d’acheteurs

Faire levier sur la commande publique
Ajuster les seuils d’application de la réglementation aux niveaux européens
Mettre l’achat public au service du soutien à la base industrielle européenne
Dynamiser l’achat public innovant
Mettre en place une protection de l’acheteur public pour l’inciter à l’ingénierie contractuelle
Généraliser l’emploi des exceptions à l’ordonnance sur les marchés publics

Un choix clair : mettre l’accent sur quatre secteurs stratégiques
Mener une politique sectorielle autour de grands enjeux
Expérimenter des plateformes sectorielles
Mettre en place des bacs à sable d’innovation
Mettre en œuvre une politique de la donnée adaptée à chaque secteur

Initier une dynamique industrielle européenne de l’IA
Développer la robotique européenne
Faire du développement de l’IA pour le transport une priorité de la future agence d’innovation de rupture
Innover dans l’industrie du composant adapté à l’IA
Accélérer la mise en place d’infrastructures européennes en IA

Transformation de l’État, État exemplaire
Installer un coordinateur interministériel pour la mise en œuvre de la stratégie
Créer un pôle de compétences mutualisées en IA dans l’État
Intégrer l’IA dans la stratégie numérique de l’État


Partie 2 – Pour une recherche agile et diffusante

Créer un réseau d’Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle
Mailler le territoire et les domaines de recherche
Réunir chercheurs, étudiants et entreprises
Installer une coordination nationale
Amorcer le processus par un appel à projets
Intégrer ce réseau dans l’espace européen de la recherche en IA

Des moyens de calcul pour la recherche
Développer un supercalculateur pour les besoins de la recherche
Négocier un pass dans un cloud privé pour la recherche

Rendre plus attractives les carrières dans la recherche publique
Revaloriser les carrières d’enseignants chercheurs et de chercheurs, en particulier en début de carrière
Augmenter l’attractivité de la France pour les talents expatriés ou étrangers
Former plus de spécialistes de haut niveau en IA

Fluidifier et amplifier les échanges académie-industrie
Encourager le travail partagé académie-industrie
Prendre en compte les périodes de travail dans l’industrie dans la reconstitution de carrière
Nommer des chercheurs en IA dans les conseils d’administration
Résoudre le problème du partage de la propriété intellectuelle
Encourager la création de startups par les chercheurs
Encourager par le co-financement la création de chaires industrielles


Partie 3 – Anticiper et maîtriser les impacts sur le travail et l’emploi

Anticiper les impacts sur l’emploi et expérimenter
Créer un lab public de la transformation du travail
Cibler certains dispositifs sur les emplois à plus haut risque d’automatisation
Financer des expérimentations

Développer la complémentarité au sein des organisations et encadrer les conditions de travail
Développer un indice de bonne complémentarité à destination des entreprises
Intégrer pleinement la transformation numérique dans le dialogue social
Lancer un chantier législatif sur les conditions de travail à l’heure de l’automatisation

Amorcer une transformation de la formation initiale et continue pour favoriser l’apprentissage de la créativité
Favoriser la créativité et les pédagogies innovantes
Créer une plateforme de mise en valeur des porteurs de pédagogies innovantes
Donner du temps et des moyens aux porteurs d’innovations pédagogiques

Expérimenter de nouveaux modes de financement de la formation professionnelle pour tenir compte des transferts de valeur

Former des talents en IA, à tous niveaux
Multiplier par trois le nombre de personnes formées en IA
Renforcer l’éducation en mathématiques et en informatique


Partie 4 – L’intelligence artificielle au service d’une économie plus écologique

Inscrire le sujet à l’agenda international

Favoriser la convergence de la transition écologique et du développement de l’IA
Mettre en place un lieu dédié à la rencontre de la transition écologique et de l’IA
Mettre en place une plateforme au service de la mesure de l’impact environnemental des solutions numériques intelligentes

Penser une IA moins consommatrice d’énergie
Agir pour le verdissement de la chaîne de valeur des centres de données
Soutenir les démarches écologiques chez les fournisseurs de cloud européens

Libérer la donnée écologique
Libérer la donnée publique
Libérer la donnée privée


Partie 5 – Quelle éthique de l’IA ?

Ouvrir la boîte noire
Développer l’audit des IA
Développer l’évaluation citoyenne des IA
Soutenir la recherche sur l’explicabilité

Penser l’éthique dès la conception
Intégrer l’éthique dans la formation des ingénieurs et chercheurs en IA
Instaurer une étude d’impact sur les discriminations (discrimination impact assessment)

Penser les droits collectifs sur les données
Rendre l’action de groupe effective

Comment garder la main ?
Police prédictive
Les systèmes d’armes létales autonomes

Une gouvernance spécifique de l’éthique en intelligence artificielle


Partie 6 – Pour une intelligence artificielle inclusive et diverse

Mixité et diversité : agir pour l’égalité
Une action forte : un objectif de 40 % d’étudiantes dans les filières du numérique
Une action nationale en faveur de la mixité dans la technologie
Mettre en place une base de données nationale sur les inégalités entre les femmes et les hommes au travail
Promouvoir la transparence des processus de recrutement et de promotion
Réserver des fonds en faveur de la diversité

Développer la médiation numérique et l’innovation sociale pour que l’IA bénéficie à tous
Activer l’accès aux droits fondamentaux et aux services publics
Soutenir les innovations sociales basées sur l’IA


Focus sectoriels

Focus 1 – Transformer l’éducation
Enseigner à l’heure à l’IA
Développer une complémentarité capacitante avec l’IA en renforçant la place de la créativité dans l’enseignement
Développer la maîtrise de l’apprenant sur ses données d’apprentissage en lien avec son équipe pédagogique
Accompagner la transformation des relations sociales d’apprentissage et des métiers de l’enseignement

Transformer les politiques éducatives grâce à l’intelligence artificielle
Mobiliser le potentiel de l’IA pour lutter contre les décrochages et faciliter l’orientation
Soutenir le développement d’un écosystème Edtech en phase avec les valeurs de notre système éducatif
Accompagner la transformation des métiers au sein du Ministère

Focus 2 – La santé à l’heure de l’IA
L’IA au service de la médecine
Une réorganisation des pratiques médicales autour du patient
Fluidifier les expérimentations en temps réel avec les patients et professionnels de santé

L’IA au service des politiques de santé
Mieux anticiper et cibler les politiques de santé
Assurer une veille de la donnée de santé
Mettre en place une plateforme pour le système de santé adaptée aux usages liés à l’IA
Réguler l’innovation en santé à l’heure de l’IA

Focus 3 – Faire de la France un leader de l’agriculture augmentée
À court terme : préserver nos capacités stratégiques et soutenir l’innovation agricole
Favoriser le dialogue entre les agriculteurs et l’industrie agroalimentaire pour faire émerger de nouveaux modèles de valeur
Développer les soutiens à la recherche pour le développement de la robotique et des capteurs agricoles
Garantir la couverture réseau nécessaire à une agriculture connectée
Intensifier les efforts sur la standardisation et l’interopérabilité
Outiller les démarches collectives de négociations sur les données des exploitations

À moyen terme : distribuer plus largement les capacités d’exploitation des données
Faire passer à l’échelle les initiatives de mutualisation et les services innovants aux exploitations
Développer les capacités numériques des agriculteurs, au service de la souveraineté technologique française

Focus 4 – Une politique d’innovation de rupture dans le secteur du transport au niveau européen
Une coopération franco-allemande sur l’innovation de rupture
Des plateformes de mutualisation européennes autour des mobilités
Des échéances ambitieuses pour l’autorisation des véhicules autonomes en Europe
Une politique de la donnée offensive

Focus 5 – L’IA au service de la défense et de la sécurité
La nécessité d’une IA régalienne et ses spécificités
La mise en place d’un environnement propice à l’expérimentation et au développement de l’IA
Une gouvernance et un cadre à consolider

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Source : https://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/184000159/index.shtml#book_sommaire

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29.
Le Canada et la France lancent le GIEC de l’Intelligence artificielle – Publication Novéthic - 13 décembre 2018

L’essor de l’Intelligence artificielle est fulgurant. Mais certains craignent qu’elle ne puisse constituer un danger pour l’humanité. Aussi, le Canada et la France ont annoncé la création conjointe du Groupe International d’experts en Intelligence Artificielle (G2IA), afin d’aboutir à un consensus sur un développement éthique et responsable de cette technologie.

Illustration - Les petits pays ne veulent pas laisser la main uniquement à la Chine et les États-Unis en matière d’Intelligence artificielle - @iLexx

Source : https://www.novethic.fr/actualite/numerique/intelligence-artificielle/isr-rse/le-canada-et-la-france-lancent-le-giec-de-l-intelligence-artificielle-146704.html

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La France et le Canada pour un conseil de réflexion sur l’IA - Par Mathias Lapierre Twitter@Mat_L8 8 décembre 2018

Les évolutions de l’intelligence artificielle vont assurément impacter notre avenir, pour le meilleur, mais aussi peut être pour le pire. Afin d’éviter de nombreux écueils, la France et le Canada veulent créer un conseil d’experts.

C’est lors de la réunion du G7 cette semaine que la nouvelle a émergée. Comme le rapporte MIT Technology Review, la France et le Canada veulent s’unir afin de créer un groupe d’experts internationaux à même de mettre en lumière les dangers inhérents à l’intelligence artificielle. De part ses connaissances, cette organisation aurait également pour objectif de donner des conseils politiques vis à vis des IA aux gouvernements.

C’est un projet de longue date qui a un peu plus pris forme par les propos de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’état français au numérique, et Justin Trudeau, premier ministre canadien. En effet, l’idée d’un conseil avait déjà germée dans les esprits d’Emmanuel Macron et Justin Trudeau depuis plusieurs mois. Car comme le souligne ce dernier, pour devenir un leader mondial de l’IA, il faut également réfléchir aux questions d’éthique qui découlent de son développement.

Certains gouvernements, comme ceux de la Chine et des États-Unis, s’en servent déjà pour développer d’impressionnantes armes autonomes et technologies de surveillance, et c’est précisément cela que cette alliance francophone veut encadrer. À juste titre, puisque même les plus grands leaders privés de l’IA ont tiré la sonnette d’alarme à ce sujet l’année dernière. Néanmoins, c’est bien tous les gouvernements qui sont invités à s’investir dans ce conseil. A priori, cela semble en plutôt bon chemin, Mounir Mahjoubi a annoncé que plusieurs pays du G7 et de l’UE auraient déjà montré leur intérêt.

Afin d’atteindre ses objectifs de conseils politiques et éthiques, le groupe produira de nombreux rapports et évaluations à la demande des États qui l’intégreront. Il aura également la charge de repérer les lacunes dans les différents projets d’intelligence artificielle de la communauté internationale, tout en s’assurant de la qualité du partage des informations en son sein. Le groupe s’intéressera tout particulièrement au développement de l’IA et à son impact dans la recherche, le développement de l’économie, le respect des droits humains et la stabilité de la vie collective, et, enfin, à ses conséquences sur la géopolitique et la diversité culturelle. Notons néanmoins que ses missions pourront s’élargir au fil du temps.

Malgré leur léger retard vis à vis de grands pays comme la Chine (par exemple), la France et le Canada restent des acteurs à prendre très au sérieux en ce qui concerne l’IA. Comme le rappelle le MIT Technology Review, un grand nombre de sommités ont été formées par leurs soins, et ils investissent des fonds considérables. En ce qui concerne la France, c’est un plan à près de 1,5 milliards d’euros qui a été lancé pour le développement de l’intelligence artificielle cette année.

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Source : https://siecledigital.fr/2018/12/08/la-france-et-le-canada-pour-un-conseil-de-reflexion-sur-lia/

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30.
Intelligence artificielle et Europe : une histoire qui s’accélère : l’Europe n’a aucun retard technique en comparaison avec les GAFAPar Éléonore Lefaix Twitter@ELefaix 3 octobre 2018 - Photo

Mardi soir j’ai eu la chance de me rendre dans le quartier de Saint-Germain-des-Près pour assister à une conférence organisée par les Jeunes Européens d’Île de Franceainsi que la Société d’encouragement pour l’Industrie Nationale. Au programme, une conférence avec la présence de Cédric Villani pour discuter et débattre de l’intelligence artificielle, et de l’intégration de cette technologie au sein de l’Union Européenne.

L’intelligence artificielle en général

La conférence commence par un échange global sur l’intelligence artificielle, son développement et son futur. Pour Cédric Villani, l’Intelligence Artificielle est mal définie, ce n’est pas de l’intelligence. Il s’agit d’un « ensemble de techniques algorithmiques, informatiques destinées à accomplir des tâches subtiles, précises. »
Elle n’est pas nouvelle, elle est née dans les années 50, au Royaume-Uni et non dans la Silicon Valley comme certains pourraient le penser ! Elle trouve donc ses débuts dans les travaux d’Alain Turing et notamment « https://www.csee.umbc.edu/courses/4...Computing Machinery and Intelligence ».

La question à se poser est qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui le terme d’intelligence artificielle fait le « buzz » ? Comme l’explique Monsieur Villani, «  les plus grands algorithmes, principes qu’on utilise existaient déjà dans les années 80. Aujourd’hui on les fait fonctionner de manière efficace (plus efficace), notamment grâce au matériel informatique, aux gigantesques bases de données et autres raisons non identifiées… Personne n’avait prévu que ça serait aussi efficace, notre analyse n’est pas assez au point. »

À la question où fait-on de la bonne recherche en IA, la réponse est simple : partout dans le monde. Les États-Unis s’en sortent bien, car ils ont été les « premiers à déployer un système d’importation des talents, qui leur permet de travailler avec les meilleurs et ils ont été bien meilleurs pour faire du marketing, en utilisant par exemple des entrepreneurs emblématiques. »

L’Europe et l’intelligence artificielle vs. les États-Unis et l’Asie

Alors que les États-Unis disposent de budgets colossaux et que les grandes plateformes chinoises et les acteurs industriels asiatiques commencent à aligner des sommes considérables pour des projets de recherche, il est intéressant de noter qu’un grand nombre des ces acteurs viennent s’installer à Paris et dans les grandes capitales pour travailler avec les grands cerveaux humains. On peut penser àGoogle et Samsung qui en début d’année ont installé leurs centres de recherche sur l’IA à Paris. Mais le point intéressant que souligne Cédric Villani et qui se vérifie de plus en plus aujourd’hui est la «  cybercolonisation de Google, Facebook qui viennent chercher chez nous, les meilleurs talents, mais qui ne nous rendent rien. »

Mais alors que faut-il faire pour que l’Europe s’impose comme un leader dans le domaine ? La prise de conscience sur le sujet est en cours. Des réseaux d’instituts de recherche se développent, des plans se préparent dans tous les pays, suivant ceux lancés par le Royaume-Uni ou la France. Emmanuelle Macron a annoncé le lancement du plan intelligence artificielle avec un budget d’un milliard et demi d’euros pour faire de la France l’un des domaines dans le secteur.

La communication aussi sur le sujet commence à se développer, mais il s’agit au final «  d’une course contre la montre en Europe, pour éviter une alliance avec le géant américain qui veut lutter contre le géant chinois. » Cédric Villani précise également que développer « une stratégie d’IA européenne sans la Grande-Bretagne c’et une mauvaise idée. Ils sont bons en IA et en défense (espionnage, cyber-espionnage). »

Pour Cédric Villani, trois piliers sont essentiels pour la mise en oeuvre d’un programme de R&D européen en IA :

  • des cerveaux humains : «  il faut faire émerger les discours pour motiver nos meilleurs chercheurs à rester et à ne pas partir »
  • des moyens de calcul : supercalculateurs, clouds… des domaines « où le retard d’investissements se compte en dizaine de milliards d’euros comparés aux États-Unis »
  • des jeux de données
    Côté inspiration au niveau des bonnes pratiques, Cédric Villani explique que l’Europe à un marché de bonne taille. En prenant l’exemple chinois, il explique qu’il y a un « protectionnisme massif, l’écosystème est très protégé (conversation surveillée, contrôlé, pas d’accès à certains sites web… ). » Et les USA tendent également vers ce genre de modèle. Il ajoute également qu’il faudrait un patriotisme sans faille. Pour lui la mauvaise solution et qui est aujourd’hui trop présente, c’est «  un système de startups qui grandisse dans l’objectif de se faire racheter par un géant américain. Ça arrive et pas sûr que cela fait progresser notre économie. » Il ne faut cependant pas être fermé, car on a besoin que «  nos meilleurs chercheurs partent tout en gardant en tête l’objectif d’améliorer le bien-être sur notre continent ». Il ajoute également qu’il n’est pas normal qu’un acteur comme Palantir équipe la DGSI et souligne l’action récente duMinistère des Armées de généraliser Qwant sur tous les ordinateurs du Ministère.

Des budgets et des investissements

Il n’est au final pas intéressant de comparer les budgets américains face au budget européen. Google investit par exemple 15 milliards de dollars par an en R&D, aux États-Unis. Il y a ainsi un mélange d’argent privé et d’argent public. Cédric Villani souligne que l’Europe «  ne pourra pas se permettre un niveau de dépenses aussi élevé. » Le budget européen pour l’IA doit tout simplement «  s’infiltrer dans tous les ministères et les secteurs. » Pour autant, il faut réfléchir en matière d’efficacité. Si l’Europe « arrive à mettre un budget public sur la table qui correspond à sa taille, à mettre en avant des acteurs privés, même s’ils sont morcelés : on aura le bon niveau d’investissement. » Il ajoute qu’il faut une certaine volonté et de la communication, deux points sans lesquels le projet européen ne se fera pas.

Cloud, marché du travail, méfiance, environnement…

Après ces trois grandes thématiques, a eu lieu un échange basé sur des questions posées par le public et les Jeunes du Mouvement Européen.

Sur la question d’un cloud européen, pour éviter de stocker nos données à l’extérieur, la réponse est simple, c’est non. Cédric Villani explique « on a déjà essayé avec le projet du cloud souverain, un cloud français. On a brûlé un demi- milliard, c’était une solution économique mondiale inadaptée. Le cloud relève de l’industrie. Créer un cloud européen revient à dire créer un constructeur de voitures européen et mis à part Airbus, il n’y a pas de bon exemple. » La solution c’est une solution européenne que l’Europe va accompagner et non créer. Il faut que les acteurs européens « forcissent pour qu’on leur fasse confiance. »

Sur l’évolution du travail avec l’intelligence artificielle, il est pour Villani «  très difficile de faire des prédictions. » Il faut surveiller et surtout il faut que nous (l’Europe) réalisions des expériences dans le domaine, notamment sur la répartition du travail entre machine et humain, « sans expérimentation on y arrive pas. »
Pour mettre les gens en confiance face à l’IA, il est essentiel de les éduquer et de mettre un budget sur la communication. L’Allemagne par exemple « a prévu un budget de 8 millions d’euros pour communiquer en 2019. » En France, le budget était proche de zéro, mais une certaine forme de communication a eu lieu grâce au rapport réalisé par Villani.

Sur la question de l’environnement, Cédric Villani s’accorde à dire que l’IA «  peut aider pour la gestion des ressources naturelles ou la diminution de la consommation d’énergie. Mais le hardware est très polluant, il faut aller vers des procédures plus écologiques et aussi avoir des regroupements intelligents, comme des datacenters neutres en énergie. » L’Europe pourrait ainsi se positionner en tant que promoteur de solution durable.

Au final, l’Europe n’est pas en retard dans la course sur le sujet de l’intelligence artificielle, « l’Europe n’a aucun retard technique en comparaison avec les GAFA . Les réseaux de neurones ont été inventés par les cerveaux européens. » Le plus grand danger à l’échelle de l’Europe, c’est de ne pas « prendre le virage de l’IA et voir les produits dévalorisés par rapport aux autres continents.  »
Dans la démarche, il faut que les plans soient discutés et mis en place rapidement d’une manière unifiée et non individualisée. Pour éviter la méfiance, il est essentiel de communiquer et d’apprendre dès le plus jeune âge l’importance de l’informatique orientée algorithmique. Enfin au niveau individuel, si vous vous demandez ce que vous pouvez faire pour avoir une démarche « européenne » face à l’IA, favorisez Qwant à Google, pour l’hébergement choisissez OVH… Cependant, Cédric Villani ajoute que « sur certains sujets ou produits, il est impossible d’avoir une alternative européenne, comme pour Facebook. »

Exemple - Facebook Marketplace, ou l’utilisation optimale des intelligences artificielles - Une plateforme de vente futuriste – Par Mathias Lapierre Twitter@Mat_L8 3 octobre 2018

Depuis 2016, Facebook a démarré sa Marketplace. Grâce à cet outil, les utilisateurs du célèbre réseau social peuvent s’acheter ou se vendre librement des produits. Alors qu’on vous annonçait récemment que Facebook avait lancé la possibilité de sponsoriser son annonce, il semblerait que le leader des médias sociaux ait optimisé encore davantage l’expérience vendeur et acheteur.

Des IA au profit d’une expérience hors norme

Facebook Marketplace a su exploiter le potentiel des IA pour augmenter au maximum la conversion des visiteurs, ainsi que les possibilités qui s’offrent à eux pour trouver rapidement le produit qu’ils recherchent. Tout d’abord, attardons-nous sur les procédés les plus « basiques » développés à cet effet.
Grace à Facebook, il est désormais plus facile de commercer avec des personnes ne partageant pas notre langue. Les échanges sur Messenger entre vendeurs et acheteurs sont automatiquement traduits grâce à la plateforme de traduction du géant américain.
Aussi, M, une autre intelligence artificielle, proposent des phrases adaptées afin de leur permettre de communiquer plus rapidement.
Ensuite, pour les acheteurs faisant face à un produit en rupture de stock, l’entreprise de big data utilise un système de reconnaissance d’images, Lumos, pour proposer les produits les plus similaires possibles au consommateur.

Lumos et DeepText, l’avenir du e-commerce ?

Mais là où Facebook fait vraiment fort, c’est avec la profondeur de l’accompagnement qu’il offre aux commerçants de sa Marketplace. Les annonces sont automatiquement indexées, et ce même si le vendeur a été avare en informations. Lumos identifie les images, et DeepText trouve une catégorisation aux phrases les plus vides. Ainsi l’annonce « Nike 100€ » pourrait se retrouver instantanément classée dans les catégories « sport », « chaussures », « running » si elles existaient. Mieux, Lumos modifie les images afin qu’elles soient le plus agréable à consulter pour l’acheteur, et en tandem avec DeepText, analyse ses informations physiques (sexe, âge..) afin de proposer les meilleurs annonces. Facebook utilise aussi sa plateforme de reconnaissance d’images et son moteur de compréhension de texte pour repérer et supprimer les annonces violant ses conditions d’utilisation.

Pari payant

Grâce aux outils qui sont mis à disposition, Facebook Marketplace a su s’imposer comme une référence. L’engagement des consommateurs a augmenté de quasiment 100% en deux ans, par le seul système d’indexation. Autre chiffre fort, aujourd’hui, plus d’un tiers des utilisateurs de Facebook utilisent sa Marketplace, ce qui représente un trafic de plusieurs millions d’utilisateurs.

Bien que cette optimisation ne se soit pas faite en un jour (il a fallu insérer 4 millions de produits avant d’obtenir un tel résultat), les mécaniques de cette plateforme de vente nous donnent une petite idée de l’impact que pourront avoir les IA dans le monde de demain.

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31.
Qui sont les 61 personnalités du numérique invitées au ‘Sommet Tech For Good ?’ Stéphanie Mundubeltz-Gendron - Publié le 23 mai 2018 à 09H40

Dans le cadre du ‘Sommet Tech For Good’ qui se tient ce mercredi 23 mai 2018 à Matignon, le président de la République Emmanuel Macron a invité 61 personnalités de la tech française et internationale, parmi lesquelles des grands patrons et intellectuels experts des sujets numériques. Ils débattront et émettront leurs recommandations autour d’une thématique phare : ’Comment utiliser la technologie au service du bien commun’. Et ce, autour de trois sujets : éducation, travail et diversité.

61 acteurs débattront tout l’après-midi du 23 mai 2018 à Matignon autour du sujet ’Tech for Good’, où ’comment utiliser la technologie au service du bien commun’. ’L’ambition de ce sommet est de convier à Paris tous les grands acteurs de la technologie, beaucoup de grands chefs d’entreprises, de grandes scale-up du numérique mais aussi des intellectuels et des grands leaders de la philanthropie autour des sujets numériques ’, indique l’Elysée.

Organisé la veille de l’ouverture de Viva Technology, ce sommet intervient dans un moment un peu charnière pour le secteur de la tech suite à des critiques et des doutes notamment concernant les sujets des données personnelles... Objectif : offrir un espace de discussion à ces acteurs et faire en sorte qu’ils prennent des engagements au niveau de leur entreprise et/ou pour le secteur en général.

Une session sera également organisée autour de trois sujets : Tech for Work (problématique d’automatisation, interactions homme-machine...), Tech for Education (façon dont on peut utiliser la technologie pour démultipier l’accès au savoir, la formation...), et Tech for Diversity (diversité). A l’issue des ces ateliers, des recommandations seront exposées le soir-même au Premier ministre Edouard Philippe.

Liste des 61 personnalités participant au Sommet Tech For Good

  • Alain Roumilhac, PDG Manpower group France
  • Alex Karp, PDG Palantir
  • Alexandre Dayon, PDG Salesforce
  • Angela Ahrendts, Vice-président Apple Retail
  • Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO
  • Bernard Liautaud, Partenaire Balderton
  • Bill McDermott, PDG SAP
  • Brian Krzanich, PDG Intel
  • Catherine Guillouard, PDG RATP
  • Charlotte Hogg, PDG Europe Visa
  • Clare Akamanzi, PDG du Rwanda Development Board
  • Dara Khosrowshahi, PDG Uber
  • Eric Hazan, Partenaire senior McKinsey
  • Eric Leandri, PDG Qwant
  • Frédéric Mazella, Fondateur de Blablacar
  • Gilles Pelisson, PDG TF1
  • Gillian Tans, PDG Booking.com
  • Guillaume Pepy, PDG SNCF
  • Hiroshi Mikitani, PDG Rakuten
  • Isabelle Kocher, PDG Engie
  • Jacquelline Fuller, Président Google.org
  • Jean-Laurent Bonnafé, PDG BNP Paribas
  • Jean-Paul Agon, PDG L’Oréal
  • Jimmy Wales, Wikimedia Foundation
  • Joe Schoendorf, Partenaire Accel
  • John Collison, Cofondateur et PDG Stripe
  • John Kerry, Senior Fellow Carnegie Foundation
  • Julie Ranty, Directrice générale VivaTech
  • Kevin Sneader, PDG Mckinsey
  • Ludovic Le Moan, Cofondateur et PDG de Sigfox
  • Mark Zuckerberg, Fondateur et PDG Facebook
  • Maurice Lévy, Cofondateur Viva Technology
  • Maxime Baffert, Directeur général VivaTech
  • Mitchell Baker, Présidente Mozilla Foundation
  • Mo Ibrahim, Président Mo Ibrahim Foundation
  • Nick Bostrom, Directeur Future of Humanity Institute
  • Niklas Zennstrom, Fondateur et PDG Atomico
  • Octave Klaba, Fondateur et PDG d’OVH
  • Olivier Brandicourt, PDG Sanofi
  • Paul Hermelin, PDG CapGemini
  • Philippe Wahl, PDG Groupe La Poste
  • Pierre Dubuc, PDG Openclassrooms
  • Pierre Louette, PDG Les Echos
  • Pierre Nanterme, PDG Accenture
  • Satya Nadella , PDG Microsoft
  • Stéphane Richard, PDG Orange
  • Stewart Butterfield, PDG Slack
  • Sunil Bharti Mittal, Président Bharti enterprises
  • Sy Lau , PDG Tencent
  • Thomas Buberl, PDG Axa
  • Tim Collins, PDG Ripplewood
  • Tim Hwang, Directeur Harvard-MIT Ethics & Governance of AI Initiative
  • Tom Enders, PDG Airbus
  • Tony Elumelu, Président United Bank for Africa
  • Tristan Harris, Directeur exécutif Center for Human technology
  • Virginia Rometty, PDG IBM
  • Will Shu, PDG Deliveroo
  • Xavier Niel, PDG Free
  • Yossi Vardi, Entrepreneur
  • Young Sohn, PDG Samsung
  • Yves Meignié, PDG Vinci Energies
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Intelligence artificielle : les 6 chantiers majeurs de la stratégie d’Emmanuel Macron

Suivez l’Usine Digitale Publicité Mentions légales Contactez-nous RGPD - Source : https://www.usine-digitale.fr/editorial/qui-sont-les-61-personnalites-du-numerique-invitees-au-sommet-tech-for-good.N696859

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32.
Quels sont les projets des quatre futurs Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle - Manuel MoraguesOccitanie , Provence-Alpes-Côte d’Azur , Auvergne-Rhône-Alpes , Île-de-France , Recherche - Publié le 08/11/2018 À 09H30

Les noms des (probables) futurs Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle ont été annoncés par le gouvernement le 6 novembre 2018. Découvrez les projets d’Aniti – Toulouse, de MIAI (Grenoble), de Prairie (Paris) et de 3IA Côte d’Azur (Nice) - La labellisation définitive des quatre projets retenus devrait intervenir en début d’année prochaine.

Eléments-clés de la stratégie française en IA, les Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle avancent vers leur création. Le gouvernement a annoncé le 7 novembre la présélection de quatre candidats, sur douze dossiers déposés suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé le 25 juillet 2018.

Les projets retenus – Aniti (Toulouse), MIAI (Grenoble), Prairie (Paris), 3IA Côte d’Azur (Nice) - devront déposer un dossier détaillé avant le 15 janvier prochain afin d’obtenir leur labellisation définitive.

Comme pour la présélection, cette sélection finale sera menée par un jury international de personnalités reconnues de l’IA. Contacté par l’Usine Nouvelle, le porteur de l’un des projets retenus estime cependant, au vu des discussions menées avec les autorités, qu’il est peu probable que l’un des 4 projets soit éliminé lors de cette dernière étape.

Budget annuel de 20 millions d’euros

Une enveloppe de 100 millions d’euros est prévue pour financer les futurs instituts sur 4 ans. Comme seulement un tiers de leur financement doit venir de l’Etat, chaque institut devrait disposer d’un budget annuel d’une vingtaine de millions d’euros. De quoi ’avoir un impact significatif pour les écosystèmes locaux et y structurer durablement la recherche, estime le porteur de projet. Pour nous, cela change la donne.’

Les 4 futurs instituts ont en commun les critères de l’appel à manifestation d’intérêt, notamment ’constituer une masse critique pour la formation, la recherche et l’innovation’ et ’comporter un caractère interdisciplinaire affirmé’. La plupart des domaines de recherche de l’IA sont aussi présents dans chaque institut. Mais entre les forces historiques de chaque site et les intérêts des industriels partenaires, les projets ont chacun leurs spécificités.

Aniti (Toulouse) – Hybridation machine learning et raisonnement

Piloté par l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, qui rassemble 31 établissements d’enseignement supérieur et de recherche, le projet Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute privilégie une approche dite de l’IA hybride. Soit la combinaison du machine learning et du raisonnement logique, pour pouvoir expliquer et rendre plus fiable l’IA, sur laquelle Toulouse travaille depuis plusieurs années, notamment pour les transports autonomes.

33 laboratoires, soit 20% de la recherche académique locale, doivent être impliqués. Six champs d’applications prioritaires sont mis en avant : l’autonomie, la collaboration homme-machine, la smart agriculture, les systèmes prédictifs en environnement et climat, la maintenance prédictive dans les transports, la médecine préventive et la santé. Les sciences sociales et humaines seront mises à contribution.

Aniti a précisé ses objectifs en matière de formation, avec notamment le doublement visé du nombre d’étudiants formés à l’IA d’ici à 2023 et la création d’une Graduate School internationale intégrant un programme de master/doctorat.

MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble) – Le hardware de l’IA

L’institut MIAI – Multidisciplinary Institute in Artificial intelligence – est porté par Univ.Grenoble-Alpes, entité chapeautant notamment l’Université Grenoble-Alpes et les écoles d’ingénieurs regroupées dans Grenoble INP. Le CEA, le CNRS et Inria en sont parties prenantes ainsi qu’une quarantaine d’industriels, dont Atos, HPE, IBM, Facebook, Google, Thales, Orange, Enedis, ST Micro, Schneider, Kalray… Plus d’une centaine de chercheurs seront impliqués, qui seront en bonne partie regroupés dans un même lieu.

Quatre grands axes de recherche sont au programme : apprentissage machine, raisonnement et perception ; intelligence naturelle et artificielle – mieux comprendre le cerveau avec l’apport des sciences cognitives pour s’en inspirer en IA ; architecture matérielle et embarquée, soit le développement de composants électroniques (une force historique de Grenoble) dédiés à l’IA avec notamment des architectures neuromorphiques ; IA et société, qui regroupe les questions éthiques, juridiques et sociologiques que pose l’intelligence artificielle.

Côté applications, la santé, l’environnement et l’énergie sont les champs visés. Enfin, outre de classiques formations, MIAI veut développer des formations courtes pour ses partenaires industriels et développer un MBA teinté d’IA, pour sensibiliser les futurs managers aux possibilités et aux limites de l’IA.

Prairie (Paris) – Un cadre intégré pour l’IA

Le projet Paris Artificial Intelligence Research Institute a été lancé le 30 mars 2018 par le CNRS, Inria, PSL Université et l’Institut Pasteur et avec le soutien d’une douzaine d’industriels. Parmi ces derniers, les grands acteurs de l’IA – Amazon, Criteo, Facebook, Google et Microsoft – mais aussi de l’auto, avec PSA, Faurecia et Valeo. Il a vocation à rassembler dans un même lieu, prévu à Paris, des chercheurs en machine learning, traitement du langage naturel, robotique…

Prairie ambitionne de développer les connaissances dans chacun de ces domaines mais aussi de travailler sur leur intégration et de devenir une référence internationale. Côté applications, l’objectif est de travailler notamment dans le transport, l’environnement (Suez est aussi membre) et la santé.

L’institut devrait compter 150 à 200 personnes et s’appuiera aussi sur des accords de collaboration déjà signés avec de prestigieux centres de recherche étrangers, comme le laboratoire d’IA de l’université de Californie-Berkeley, MILA à Montréal, l’institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh et le Turing Institute de Londres.

3IA Côte d’Azur (Nice) - Santé et développement du territoire

L’Université Côte d’Azur (UCA), le CNRS et lnria portent le projet 3IA Côte d’Azur. Intégrant les autres institutions académiques du site comme les écoles d’ingénieur Eurecom et Mines Paris-Tech, le futur institut doit rassembler plus d’une centaine de chercheurs spécialistes de l’IA. En matière de formation, l’institut vise à former des spécialistes de l’IA, de la licence au doctorat, mais aussi, en formation continue, des cadres des entreprises locales.

Le développement de start-up issues de la recherche sera un axe privilégié, en partenariat avec le Cluster IA, le cluster sur les ‘smart vehicles’, initié notamment par IBM et Renault Software labs, ainsi qu’avec Telecom Valley, Sophia Club Entreprises, Nice Start-up ou les pôles de compétitivité comme le pôle SCS (Solutions Communicantes Sécurisées). La santé et le développement du territoire seront les principaux domaines d’applications explorés.

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33.
Où en est la stratégie française en intelligence artificielle ? Publié le 14/11/2018 à 07H00 - Photo- Le 2e Forum de l’IA s’est tenu à la Maison de la Chimie, à Paris, le 13 novembre. © Forum IA - Technos et Innovations , Stratégie , Recherche , Numerique

Le deuxième Forum IA qui s’est tenu ce 13 novembre 2018 à Paris a été l’occasion de dresser le bilan de la mise en oeuvre de la stratégie nationale en IA. Le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, a annoncé le lancement d’un programme de recherche dans quelques semaines.

Cédric Villani avait formulé ses recommandations pour la stratégie française en intelligence artificielle. Le député (LREM) a eu l’occasion, lors du deuxième Forum IA qui s’est tenu ce mardi 13 novembre, de dresser un premier bilan de l’action du gouvernement depuis la remise de son rapport, en mars. Intervenant via une vidéo, il souligne d’abord l’ambition de la stratégie définie,’qui se concentre en particulier sur la recherche pour s’assurer que nos chercheurs ne partent pas à l’étranger’.

Côté mise en œuvre, ’cela a mis du temps à démarrer’, estime Cédric Villani,qui reconnaît qu’il a d’abord fallu procéder à ’quelques nominations à des postes clés, comme celui de patron d’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique, ndlr) et de coordonnateur pour la stratégie en IA’. Le député se félicite cependant de l’avancée des instituts interdisciplinaires de recherche en IA qu’il avait appelé de ses vœux, dont la sélection a eu lieu la semaine dernière.

’La santé, l’éthique et la recherche avancent bien’, estime Cédric Villani

’Beaucoup de choses ont été lancées en parallèle, certaines avancent bien, d’autres doivent accélérer’, résume le député. Parmi les premières, selon lui, figurent le soutien à la recherche, la question de l’éthique – ’un comité d’éthique sera bientôt formé’ – et le programme industriel concernant la santé, avec notamment le Health Data Hub, un laboratoire d’exploration des données de santé dont le rapport de préfiguration a été présenté il y a un mois.

En revanche, le sujet de la formation et celui de l’environnement ’avancent moins’, constate le député. Quant à la mobilité, l’autre grand secteur industriel prôné comme prioritaire par le rapport Villani, ’il faut accélérer’. Et de conclure ’Mon rôle de parlementaire sera aussi de veiller à ce que les choses avancent.’

Intervenant un peu plus tard, Bertrand Pailhès, le coordonnateur national de la stratégie d’intelligence artificielle, a précisé la répartition des 1,5 milliard d’euros d’argent public devant être consacrés à l’IA. ’Un peu moins de la moitié ira à la recherche, un petit bout sur la transformation de l’action publique, et une autre petite moitié sur les programmes industriels, en incluant la Défense.’

’Le privé doit investir’, prône Bertrand Pailhès

Au moins 100 millions d’euros sur trois ans sont prévus pour l’IA dans le cadre des ’grands défis’ financés par le Fonds pour l’innovation de rupture. Les premiers défis,lancés en juillet par le nouveau comité de l’innovation,concernent la fiabilisation de l’IA et l’amélioration des diagnostics médicaux. L’ancien directeur de cabinet d’Axelle Lemaire attend cependant que le secteur privé ’s’approprie’ ces programmes et investisse. ’Je ne suis pas partisan d’une dépense publique massive car les entreprises sont conscientes des enjeux de l’IA et investissent facilement.’

Clôturant le Forum IA, le secrétaire d’Etat au Numérique se félicite du chemin parcouru. Mounir Mahjoubi annonce ’le lancement, dans quelques semaines avec Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, d’un programme de recherche publique en IA’. Selon un porte-parole du secrétaire d’Etat, il se concrétisera par des appels à projets.

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Source : https://www.usinenouvelle.com/editorial/ou-en-est-la-strategie-francaise-en-intelligence-artificielle.N768959

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Actualités : sous le titre Plan intelligence artificielle : « Il faut aller au-delà des effets d’annonce », est parue une ‘carte blanche’ donnée par ‘Le Monde’ à Nozha Boujemaa, Directrice science & innovation chez Median Technologies, et publiée le 10 avril 2019 à 06h00, mis à jour à 14h57 – « Les recommandations présentées en 2018 par Cédric Villani tardent à se concrétiser, déplore Nozha Boujemaa, responsable de l’IA chez Median Technologies. Un an après l’annonce du plan Intelligence artificielle (IA) par Emmanuel Macron au Collège de France, le lancement opérationnel semble plus laborieux que prévu. Les recommandations du rapport « AI for Humanity » du député ‘La République en marche’, Cédric Villani et son équipe concernaient, entre autres, les domaines de la recherche, de l’innovation, des carrières, et identifiaient des secteurs applicatifs prioritaires comme le transport, la santé, la sécurité, la défense ainsi que l’environnement. A défaut du doublement des salaires des chercheurs, qui était tout simplement irréaliste pour le secteur de la recherche publique français, la loi Pacte s’est voulue une tentative de réponse en donnant la possibilité aux enseignants-chercheurs d’effectuer un mi-temps en entreprise pour augmenter leurs revenus.

[Voir La loi Pacte adoptée définitivement – 11/04/2019 – « La loi Pacte vient d’être adoptée. Elle aborde un sujet qui intéresse particulièrement Fondation Croissance Responsable. Il s’agit du volet pour repenser le rôle de l’entreprise dans la société comportant des points importants. Quels sont-ils ? En quoi cela va-t-il changer les mentalités ? Que va changer cette loi pour les entreprises ? - On en parle avec : Christian Nouel, président de la Fondation Croissance Responsable. - 12h l’heure H, du jeudi 11 avril 2019, présenté par Hedwige Chevrillon, sur BFM Business. Un entretien majeur avec ceux qui font l’actualité, par Hedwige Chevrillon. - BFM Business est la 1ère chaîne française d’information économique et financière en continu, avec des conseils pour vos finances par des personnalités de référence dans le domaine de l’économie, des interviews exclusives de patrons, de politiques et d’experts. Rendez-vous sur le canal 46 de la TV SFR et en replay sur bfmbusiness.com. - Mise en ligne le 11/04/2019].

En vérité, ce mi-temps dans le privé, c’est un mi-temps de travail non effectué dans les universités. Celles-ci n’ont pas les moyens de remplacer les enseignants-chercheurs qui forment et encadrent les étudiants. Outre les freins culturels pour ce type de mobilité, d’autres lois considèrent que, pour des raisons de déontologie, on doit interdire à tout chercheur partant en entreprise de garder des activités dans son ancien laboratoire : il reste des incohérences à surmonter dans le dispositif juridique ».

Aller au-delà des effets d’annonce

« Je ne vois pas comment on peut doubler les effectifs des chercheurs en intelligence artificielle sans y mettre les moyens en termes de ressources humaines mais aussi financières. Il ne suffit pas de dire que l’IA est une priorité et qu’on ambitionne d’être les premiers sur le plan international – qui objecterait ? –, il faut surtout aller au-delà des effets d’annonce. Aujourd’hui, avec quoi peut-on réaliser les objectifs déclarés stratégiques ? Quand on voit qu’aux Etats-Unis le seul MIT a lancé une ‘Computing School’ avec un budget d’un milliard et demi de dollars, qui correspond au budget pour l’action gouvernementale française toutes priorités confondues, on se dit qu’on est quand même loin des moyens de la compétition internationale ! Les instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA) ne sont pas encore lancés un an après l’annonce, et la force de frappe budgétaire ne suit pas, malgré une intention indiscutable pour que le plan soit opérationnel au plus vite. Un autre tournant essentiel est celui de l’interdisciplinarité pour une IA centrée sur l’humain, avec des enseignants-chercheurs en sciences humaines. On en est loin ! Stanford a pris conscience de cette nécessité et vient de créer The Institute for Human-Centred Artifical Intelligence. Ce côté interdisciplinaire est indispensable au développement de l’IA, mais on ne l’a pas assez valorisé en France… »

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Source : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/04/10/plan-intelligence-artificielle-il-faut-aller-au-dela-des-effets-d-annonce_5448104_1650684.html

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Actualités – Les Français veulent limiter l’influence des GAFAM en Europe - Alexandra Segond, le 25/03/2019 à 12:22 – Document ‘La Croix’ - Explication

La société Harris Interactive a publié une étude s’intéressant au regard des pays d’Europe sur les géants américains d’Internet – les fameux GAFAM – et sur les actions européennes à leur égard. L’étude révèle une certaine méfiance, notamment française, quant à l’influence des GAFAM sur le droit d’auteur et la circulation des données numériques.

Pourquoi avoir choisi ces huit pays européens  ?

« Ce n’est pas au client de savoir ce qu’il veut », martelait Steve Jobs, le fondateur d’Apple, qui avait en horreur les études de marché. Ne lui en déplaise, les pays européens veulent avoir leur mot à dire sur leur consommation et l’influence des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

C’est ce que révèle l’étude de la société Harris Interactive, qui a interrogé un échantillon représentatif de 6 600 personnes de plus de 18 ans, réparties dans huit pays de l’Union européenne (France, Allemagne, Pologne, République Tchèque, Italie, Espagne, Roumanie et Grèce).

« On ne pouvait évidemment pas interroger tous les pays européens, c’est pourquoi nous avons choisi pour cette étude les plus peuplés et les plus diversifiés des quatre coins de l’Europe », explique Pierre-Hadrien Bartoli, directeur de recherche au département Politique et Opinion d’Harris Interactive France.

Quels sont les résultats marquants de cette étude  ?

À deux mois des élections européennes, les pays de l’Europe de l’Ouest, et plus particulièrement la France, portent un regard assez critique vis-à-vis du pouvoir des GAFAM. « Notre étude porte sur des échantillons représentatifs, c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas des experts et qui sont donc soumises à l’opinion publique et politique. La question du pouvoir des GAFAM et le droit d’auteur ont atteint un certain niveau de maturité en France car le gouvernement français se sent très concerné par ces enjeux », indique Pierre-Hadrien Bartoli.

En effet, pour 80 % des Français et une large majorité en Europe (74 % en moyenne), ceux-ci défendraient leurs intérêts économiques bien avant les intérêts de leurs usagers. Près des trois quarts des Français estiment aussi que l’Union européenne n’a pas fait le nécessaire pour réguler leur influence et qu’ils sont un danger pour la circulation d’informations fiables sur Internet. Pour 68 % des Français, les « Giant Techs » représentent même un risque potentiel pour les démocraties européennes, contre un taux moyen en Europe de 53 %.

Quel avenir pour les GAFAM  ?

En plein débat sur le droit d’auteur, la sentence est irrévocable : selon l’étude, 80 % des Français sont favorables à l’application de règles européennes pour garantir la juste rémunération des artistes et créateurs de contenus concernant la diffusion de leurs œuvres sur Internet ; soit le même pourcentage que la moyenne européenne. Presque neuf Français sur dix approuvent la mise en place d’une taxe sur les revenus des GAFAM réalisant des bénéfices dans les pays européens.

« Les attentes exprimées montrent une réelle appétence des citoyens pour une meilleure protection et une meilleure répartition des gains des artistes », souligne Pierre-Hadrien Bartoli. En tout cas, le 8 avril prochain, le projet de loi de Bruno Le Maire pour la taxation des « Tech Giants » devrait passer sous les yeux de l’Assemblée nationale.

La récente étude d’Harris Interactive, conduite en ligne du 15 au 22 février 2019, est la deuxième sur le sujet, la première ayant eu lieu en août 2018.

© 2019 - Bayard Presse - Tous droits réservés - @la-croix.com est un site de la Croix Network – Source : https://www.la-croix.com/Culture/Francais-veulent-limiter-linfluence-GAFAM-Europe-2019-03-25-1201011209

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Actualités - Taxe GAFA : l’Europe doit prendre les devants pour sa commissaire à la Concurrence Par Valentin Blanchot Twitter@vblanchot 9 avril 2019 - Photo - Crédit : France Inter

Sur France Inter, Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence a déclaré que la l’Europe devait se mettre en marche pour instaurer la taxe GAFA. « L’Europe doit prendre la tête de ce mouvement », a déclaré Margrethe Vestager lundi 8 avril 2019 à l’antenne de France Inter. Alors que Bruno Le Maire avait présenté le projet de loi au conseil des ministres au milieu du mois de mars, il est important de voir plus loin avec la taxe GAFA. Une instauration en Europe est donc primordiale, mais un accord avec tous les états semble compliqué.

La raison est assez simple, le projet de taxe GAFA va toucher des acteurs européens et non pas uniquement étrangers à l’Europe. Elle vise à taxer des sociétés sur le chiffre d’affaires généré grâce à la publicité en ligne, l’exploitation des données personnelles, et à travers des marketplaces. Elle s’activerait en France dès lors que vous générez 750 millions d’euros de chiffre d’affaires au mondial, ou 25M€ sur le sol français. Ainsi, des sociétés comme Spotify, Criteo, ou encore leboncoin seraient touchées. D’autre part, principalement en Irlande, les géants de la tech bénéficient d’un cadre fiscal plus que favorable. Si vous voulez en apprendre plus, la taxe GAFA était le sujet d’un récent épisode de notre podcast Culture Numérique.

Au micro de France Inter, Margrethe Vestager encourage les autres pays de l’UE à prendre les devants avant que cette taxe ne soit instaurée et « harmonisée » sur le territoire. En effet, dans ce jeu politique et économique, il est crucial que des pays commencent à l’instaurer pour qu’elle soit imposée à des pays réticents. Ainsi, l’harmonisation répartirait cette taxe sur le CA (chiffre d’affaires) réalisé dans les pays, et non pas déclaré. Car c’est là tout le problème, et, encore une fois, avec l’Irlande.

Par exemple, en 2015 Google avait 55 millions d’utilisateurs en France pour 248M€ de CA déclaré. En Irlande, c’est moins de 4 millions d’utilisateurs pour 22,6 milliards d’euros.

Harmoniser permettrait donc à chaque pays de bénéficier d’un juste retour de cette taxe GAFA. Cependant, il faudra également évaluer la problématique pour les sociétés basées en France ou dans l’UE qui, elles, payent déjà d’autres impôts et taxes. Pour moi, il faudrait revoir les paramètres de cette taxe afin qu’elle soit plus protectionniste pour l’Europe et qu’elle ne pénalise pas l’émergence d’un géant local.

En attendant, si la France adopte cette loi, suivie de l’Espagne et l’Italie (qui travaillent actuellement sur un projet similaire), la voie sera bien ouverte pour lancer une instauration plus large. Espérons également que le lobbying des GAFAM ne vienne pas fausser les enjeux qu’une harmonisation représenterait. À suivre de près.

© 2017 Siècle Digital est une marque déposée par SHINE MEDIA SAS - Tous droits réservés – Source : https://siecledigital.fr/2019/04/09/taxe-gafa-europe-margrethe-vestager/

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Actualités - Gafam : deux tiers du chiffre d’affaires échapperont à la taxe française - 09 avr. 2019 07:50 – Document LCI Politique - Mis à jour : mardi dernier à 08:48 - Créé : mardi dernier à 07:50

LE CHIFFRE ECO - Selon les calculs de l’association Attac, engagée contre les multinationales, 64% du chiffre d’affaires des Gafam ne seront pas affectés par la ’taxe Gafa’ française.

Lundi soir, l’Assemblée nationale a voté l’instauration d’une taxe sur les géants mondiaux du numérique. Ce qui fait des Français les pionniers en la matière. Toutefois, cette taxation a une limite : seuls les deux tiers du chiffre d’affaires des Gafam seront épargnés par la ’taxe Gafa’ française. Seront donc uniquement pris en compte les revenus publicitaires et d’intermédiation. Quel est le but de cette démarche pour le gouvernement ? Doit-on s’attendre à l’apparition d’une taxe de l’OCDE prochainement ?

Ce mardi 9 avril 2019, Claire Fournier, dans sa chronique ’Le chiffre éco’, nous parle des modalités de la ’taxe Gafa’ française. Cette chronique a été diffusée dans La Matinale du 09/04/2019 présentée par Pascale de La Tour du Pin sur LCI. Du lundi au vendredi, dès 5h45, Pascale de La Tour du Pin vous présente la Matinale entourée de ses chroniqueurs.

LCI Copyright © 2019 – Source : https://www.lci.fr/politique/gafam-deux-tiers-du-chiffre-d-affaires-echapperont-a-la-taxe-francaise-2117869.html

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H. Quelques avis sur l’IA, dont l’appel à la sobriété numérique

34.
Google lutte pour la transparence politique des élections législatives européennes - Un engagement important pour les prochaines élections législatives Par Daphné Vuillet 26 novembre 2018Photo

À l’approche des élections législatives européennes, Google vient soutenir et aider les électeurs dans leurs décisions. L’année 2019 est crucial car ce sont près de 350 millions de votants qui vont élire 705 membres au Parlement européen. Dès lors, Google s’engage à apporter les informations nécessaires aux citoyens qui souhaitent participer aux élections. De cette manière, chaque identité politique va être transparente. Pour ce faire, Google souhaite indiquer automatiquement l’identité du groupe ayant participé financièrement à la publicité politique qu’un internaute regarde.

La recherche de la transparence politique

Cet engagement traduit une volonté de transparence et d’utilisation des données des commissions électorales des États membres afin de faciliter la compréhension du votant. À terme, Google aimerait mettre en place un système indiquant toutes les informations possibles sur l’organisme responsable de l’achat de la publicité. Grâce à ce système, il serait même possible de connaître le prix de la publicité, ou encore d’en savoir un peu plus sur l’organisme en question.

La firme de Mountain View met en place un investissement important pour rendre ses plateformes d’information plus sûre. À partir de Google News Lab (l’équipe Google qui coopère avec les journalistes), les renseignements des journalistes pourront être vérifiés plus facilement. Enfin, c’est une formation en matière de sécurité qui est proposée aux utilisateurs Google afin de se protéger sur internet.

L’utilisation des réseaux sociaux pour sur-informer les électeurs

Le problème relatif à lutte pour la transparence politique est que finalement, les vidéos publicitaires financées par ces organisations sont rarement politique. De cette façon, il est difficile pour Google de signaler ces vidéos et de les renseigner correctement car elles ne font absolument pas partie de la définition « publicité politique ». Aussi, les réseaux sociaux voient apparaître de nombreux faux-comptes sur Facebook, bots sur Twitter ou encore chaînes YouTube qui ont pour objectif d’influencer indirectement les électeurs. La bataille pour la bonne information politique et la transparence est loin d’être terminée. Loin des États-Unis, il s’agira également d’un grand test pour le géant, et les autres plateformes dans un contexte électoral.

Fake news : les robots n’ont besoin que de quelques secondes pour les diffuser - Seulement 6% des robots sont responsables de 31% des fake news.

Par Valentin Cimino Twitter@ciminix 26 novembre 2018

Souvenons-nous, des élections américaines en 2016. Les fake news se sont répandues sur les réseaux sociaux, bien plus rapidement que les tentatives factuelles de le démystifier. Et figurez-vous que ce sont les bots de Twitter qui ont joué un rôle majeur dans la diffusion de ces fausses informations. D’ailleurscertaines fake news sont toujours en ligne, sur Twitter notamment. Il y a quelques mois, 10 millions de tweets et 700 000 comptes liés à des sites faisant l’apologie de théories du complot avaient été examinés.

Aujourd’hui, une nouvelle étude parue sur ARS Technica et réalisée en grande partie par des chercheurs de l’Université de l’Indiana, a de nouveau passé à la loupe 14 millions de tweets entre mai 2016 et mai 2017, couvrant les primaires présidentielles et l’arrivée officielle au pouvoir de Trump. Les chiffres qui en ressortent sont effrayants et laissent imaginer ce qu’il pourrait se passer lors de prochaines élections : 6% des comptes identifiés comme étant des bots seraient à l’origine de 31% des fake news diffusées sur cette période. Grâce à l’amplification automatisée, ces robots ont agi en quelques secondes seulement.

Le problème c’est que les internautes ont tendance à faire plus confiance aux messages diffusés de manière très importante. En somme : plus il y a de tweets sur un sujet, plus il est crédible. C’est ce que précise Filippo Menczer, co-auteur de l’étude, il attribue le succès des fake news à cette tendance humaine certaine à accorder plus d’attention aux choses qui sont populaires. Il nomme cela le « préjugé social ». Les robots abusent même de cette pratique en faisant en sorte que des personnes réelles prennent le relai et partagent leurs informations.

Ce qui est intéressant également c’est que l’étude montre que les vraies et les fausses informations sont propagées à la même vitesse. Cependant, le constat est net : les fausses informations sont diffusées plus rapidement et plus longtemps que les vraies. Conclusion, c’est l’homme qui participe à la propagation des fake news sur Twitter en se laissant duper par les robots. Les premiers pas d’une domination de l’intelligence artificielle sur l’intelligence humaine ?

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Source : https://siecledigital.fr/2018/11/26/google-transparence-politique-elections-legislatives-europeennes/

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35.
La data, c’est plus fort que toi - Pourquoi les algorithmes sont beaucoup plus politiques que ce vous croyez - Avec Bertrand Hartemann Directeur marketing basé à Pékin, spécialiste du management de l’innovation, Bertrand Hartemann se passionne pour les nouveaux modèles économiques induits par la disruption numérique. Diplômé de la Sorbonne et du CNAM en droit, finances et économie… Voir la bio

[A propos de disruption numérique, lire par exemple Les 15 disruptions dont vous allez entendre parler ? Par Patrick Cappelli, E. Haehnsen et Eliane Kan | 24/08/2018, ].

Les algorithmes sont devenus l’infrastructure cognitive permettant d’ordonnancer l’information à une échelle jamais connue jusque-là. Ils prolifèrent dans toutes les directions faisant corps avec leur environnement. Les processus d’embauche, d’octroi de crédit bancaire, de ciblage publicitaire ou encore de diagnostic médical intègrent de manière croissante ces outils prédictifs. Avec le développement des techniques dites « d’apprentissage machine » mimant le système neuronal, on en vient même à fantasmer sur une possible mise en équation de l‘intelligence humaine. Loin d’être neutre, cette « numérisation du monde » est en soit une fiction raisonnée porteuse de valeurs. Elle échappe pourtant encore largement au champ politique et ce alors même qu’elle est potentiellement source de biais sociaux et économiques. 

Une vision actuarielle de la société

Les algorithmes décrivent l’enchaînement logique des étapes nécessaires à la résolution d’un problème. Cette automatisation des processus de raisonnement a toujours existé. Les premières méthodes de calcul et de résolution d’équation datent des babyloniens, au IIIe siècle avant J.-C. Ces mécanismes analytiques ont ensuite été systématisés par le mathématicien perse Al-Khwarizmi au IXème siècle et par le philosophe andalou Averroès au XII siècle. En 1843, Ada Lovelace, pionnière de l’informatique, réalise la première implémentation d’un algorithme sous forme de programme. La puissance calculatoire et le volume de données collectées changent aujourd’hui d’échelle. L’analyse algorithmique est désormais en mesure de faire surgir des corrélations dans de vastes systèmes stochastiques (dépendant du hasard).

Souvent parés de la vertu d’objectivité des mathématiques, ces artefacts ne sont pourtant pas neutres. Ils constituent une nouvelle forme culturelle organisant un savoir qui leur est propre. Comme toute modalité de traitement de l’information, ils traduisent des opinions. Aux Etats-Unis, ils sont placés sous la protection du premier amendement de la Constitution, portant sur le droit à la libre expression. Leur structure dépend des données entrantes ainsi que de la définition des résultats attendus. A une problématique peut donc correspondre de multiples modèles de résolution.

A la manière d’un enfant qui se « nourrit » des interactions avec son environnement, l’algorithme apprend de la sélection des informations mises à sa disposition. Le risque est alors d’avoir des angles morts, avec des données insuffisantes ou incorrectes. Déduire les évolutions futures à partir des données du passé implique également de mener une analyse critique des sous-jacents sociaux, économiques ou culturels. Aux Etats-Unis, les décisions de justice s’appuient déjà sur des outils actuariels de calcul du risque d’infraction. Les mises en détention provisoires, avant un procès, ou les libertés conditionnelles sont décidées en fonction de la note attribuée. Or comme l’a illustré le site d’investigation ProPublica (2016), certains de ces logiciels ont tendance à surévaluer le risque de récidive des populations afro-américaines. Ils ne sont pas en soi racistes mais se fondent sur des données corrélées aux origines sociales, créant ainsi « une boucle de rétroaction de l’injustice » (Virginia Eubanks, 2016). On peut dès lors s’inquiéter du risque de renforcement de la surveillance et des soupçons pesant sur les groupes les plus marginalisés.

L’automatisation de la décision risque par ailleurs de faire disparaître toute subjectivité, tout processus de dialogue. L’individu n’est plus objectivé à travers son discours, ou la manière dont il cherche à se présenter aux autres. Il est profilé par des modèles épidémiologiques de calcul des risques. Le fait pour un individu d’être relié à certains profils statistiques suffit désormais à le classifier, sans jugement sur la singularité de son parcours individuel. Se dessine une économie actuarielle, ou les individus se voient attribuer un score social par leur banque, leur employeur ou leur gouvernement. La Chine travaille déjà à l’implémentation, à grande échelle, d’un système automatisé de notation citoyenne. Dans ce contexte, l’homme n’est plus un « animal autobiographique » qui met en discours sa vie mais un flux statistique catégorisable. Il n’y a plus de place pour la jurisprudence, c’est-à-dire pour les mécanismes de justification de la singularité et de la désobéissance.

Des boites noires algorithmiques insondables 

Se détachant du religieux, la modernité a fait émerger la structure étatique comme outil premier de gestion du risque. A travers le « contrat social », l’individu consent à une délégation de souveraineté en échange de sécurité économique et sociale. Avec la numérisation du monde, la gestion de l’incertitude est progressivement déléguée aux algorithmes qui apparaissent comme un nouveau projet de « gouvernementalité » (Foucault).

Le législateur français et européen tente d’encadrer cette automatisation du « contrat social ». Les opérateurs de plateformes numériques sont aujourd’hui soumis à l’obligation de délivrer une information loyale, claire et transparente. Les facteurs influençant le référencement de l’information ou la nature des services en ligne doivent être explicités afin que les utilisateurs puissent les contester. Mais dans la pratique, l’exigence de « redevabilité » des plateformes numériques se heurte à l’obscurité des algorithmes et à l’absence de contre-pouvoir.

Il a fallu attendre le scandale ‘Cambridge Analytica’ et les révélations sur l’utilisation à des fins politiques des données de 50 millions d’utilisateurs pour que le géant Facebook soit finalement inquiété. En priorisant les contenus viraux, le réseau social a largement contribué à la propagation de fausses nouvelles, de discours haineux, jusqu’à devenir un outil d’ingérence étrangère dans les débats électoraux. Plus généralement, l’ingénierie soutenant la segmentation publicitaire s’est faite au mépris de la protection des données personnelles.

Avec le succès des technologies d’apprentissage machine ou « deep learning », il devient désormais quasiment impossible de rendre intelligible les processus de traitement. Lorsque la machine bat un joueur d’échec, la combinaison des possibles est infinie mais la règle du jeu est établie. Au contraire, avec l’apprentissage machine il n’y a plus de corpus de règles. L’algorithme est ajusté de manière itérative par un jeu continu d’essais-erreurs, c’est-à-dire sans raisonnement structuré.

L’Etat, décrit par Hobbes comme un automate artificiel, se voit désormais concurrencé par des formes techniques étrangères au domaine politique. L’exploitation des données comportementales confère une puissance sans précédent aux entreprises numériques. Cette architecture panoptique augure d’une société inquisitrice. On ne trouve, pour autant, aucun « Big Brother » central clairement identifié. L’autorité ne revêt plus une forme institutionnalisée mais s’exerce à travers une infrastructure algorithmique décentralisée auquel l’individu consent passivement.

Mots-clés : algorithme, outils prédictifs, société, technologie, informatique - Thématiques : Science High-tech

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36. Conférence « Pour une sobriété numérique » - ‘The Shift Project’ -
04 novembre 2018

Retour sur la conférence « Lean ICT : Pour une sobriété numérique » [COMPTE-RENDU – 4 OCTOBRE 2018] - 4 novembre 2018

La présentation du rapport final « Lean ICT : Pour une sobriété numérique » du Shift Project jeudi 4 octobre dernier [2018] a rassemblé plus de 180 professionnels au siège de la Caisse des Dépôts pour échanger sur l’impact environnemental du numérique.

Après un mot de bienvenu de Catherine Mayenobe, Secrétaire générale de la Caisse des Dépôts, Matthieu Auzanneau, Directeur du Shift, a introduit la démarche du Shift sur le numérique. Hugues Ferreboeuf, Directeur du groupe de travail, et Maxime Efoui-Hess, Chargé de projet Lean ICT, ont ensuite présenté les principales conclusions du rapport « Lean ICT : pour une Sobriété Numérique », qui est le fruit du groupe de travail rassemblé par The Shift Project.

Une table ronde avec des experts du secteur (ADEME, France Stratégie, Cigref) sur les leviers de politique publique et de gouvernement d’entreprise propices à encourager des comportements de sobriété numérique a suivi la présentation. Jean-Marc Jancovici, Président du Shift, a conclu l’après-midi.

Nous mettons à votre disposition les supports de présentation et les vidéos des interventions, ainsi que quelques extraits de la couverture médiatique dont a bénéficié la publication :

    • Catherine Mayenobe, Secrétaire générale, Caisse des Dépôts
    • Matthieu Auzanneau, Directeur, The Shift Project
      Présentation du rapport “Lean ICT : Pour une sobriété numérique”
    • Hugues Ferreboeuf, Directeur groupe de travail Lean ICT, The Shift Project
    • Maxime Efoui-Hess, Chargé de projet, The Shift Project
      Nous mettons à votre disposition la présentation PowerPoint utilisée.

Table ronde : Quels leviers de politique publique et de gouvernement d’entreprise pour s’acheminer vers des comportements de sobriété numérique ?

    • Marc Cheverry, Directeur économie circulaire et déchets, ADEME
    • Liliane Dedryver, Cheffe de projet, France Stratégie
    • Henri d’Agrain, Délégué général, Cigref
    • Hugues Ferreboeuf, Directeur du groupe de travail Lean ICT, The Shift Project
    • Matthieu Auzanneau, Directeur, The Shift Project
      Conclusion : L’amélioration de l’efficacité énergétique rattrapera-t-elle l’inflation des usages numériques ?
  • Jean-Marc Jancovici, Président, The Shift Project
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Source : https://theshiftproject.org/article/presentation-sobriete-numerique-compte-rendu/

A propos du climat, et pour parachever ce dossier, on peut aussi prendre connaissance de l’article suivant : Mais pourquoi Pascal Bruckner déteste-t-il Greta Thunberg ? Par Claude Askolovitch — 11 avril 2019 à 10h51 — mis à jour le 11 avril 2019 à 11h57 – Photo. Greta Thunberg lors d’une manifestation pour le climat à Berlin, le 29 mars 2019 | Tobias Schwarz / AFP - « Le philosophe ne sait rien de Greta Thunberg, sinon qu’elle mérite d’être bousculée et qu’elle doit être châtiée. Pascal Bruckner, écrivain et philosophe français, vient d’insulter dans les termes les plus vils une adolescente dont il réprouve la célébrité. Il convient d’en parler avec calme, car cette vilénie nous renseigne sur l’inconscience de nos réactionnaires. L’adolescente s’appelle Greta Thunberg, qu’il est difficile d’ignorer. Cette jeune Suédoise incarne depuis plusieurs mois une révolte des enfants contre la catastrophe climatique en cours, inspire les grèves lycéennes pour la planète et interpelle ou dialogue avec quelques adultes qui en ont la charge…. » Lire la totalité de l’article sur ce site : http://www.slate.fr/story/175659/greta-thunberg-pascal-bruckner-figaro-vox-jeunesse-autisme-asperger

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Remerciements à Bastien Maleplate, étudiant ‘Ecole 42 (Xavier Niel) Paris et Centre d’Enseignement et de Recherche en Informatique
CERI, Avignon - Université d’Avignonpour la préparation des vidéos

Auteur Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 15/04/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

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Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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