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"Une « révolution numérique », une « transition ou transformation digitale » ?" par Jacques Hallard

mardi 31 décembre 2019 par Hallard Jacques

Une « révolution numérique », une « transition ou transformation digitale » ? - Les rouages des technologies informatiques entraînent des changements rapides dans la carte et la nature des emplois et de nouveaux problèmes sont posés, s’ajoutant à tous les autres qui menacent déjà notre environnement

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 30/12/2019 et Bastien

Série : L’ère des technologies numériques (ou digitales) et de l’intelligence artificielle (IA)

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Pablo Servigne  : « Tout l’enjeu, c’est de transformer notre peur de l’effondrement en courage »

Plan : Résumé Préambule Introduction Sommaire Publications ISIAS antérieures {{}}Auteurs


Résumé

Les vidéos du préambule ci-dessous sont destinées à se mettre dans le bain rapidement avec une connotation tournée vers l’emploi. L’introduction présente le contenu de ce dossier en 3 rubriques : A. Une sorte de révision des termes de base des technologies numériques – B. Divers aspects dans le monde du travail et de la formation professionnelle (la partie la plus développée ici) – C. Un début de prise de conscience des impacts sur notre environnement, avec le concept de collapsologie placé in fine dans l’introduction et des recommandations finales dont celles de WWF. Le sommaire classe et énumère les accès à près d’une cinquantaine de documents sélectionnés qui sont reproduits par la suite en entier ou en partie avec accès à la totalité.


Préambule

Avant tout, se replacer rapidement dans le contexte, entendre le jargon spécialisé et ses fondamentaux pour mieux comprendre les enjeux professionnels, plus particulièrement dans le monde du travail et de la formation professionnelle, et avant de tenter d’y voir clair sur les dangers, les risques et les conséquences environnementales des technologies numériques, afin de tenter d’esquisser et de promouvoir des solutions concrètes.

De prime abord, pour entrer en contact avec quelques aspects modernes du numérique, du digital et autre informatique, on peut commencer par se reporter à ces quelques vidéos sélectionnées.

Découvrir tout d’abord la transformation numérique présentée par Syntec Numérique avec une vidéo 2:26 - « Le numérique est un secteur dynamique qui transforme notre société et améliore notre quotidien. Nouveau pilier de l’économie française, le numérique recrute : 35.000 embauches annuelles en moyenne et 12.000 créations d’emplois nets en 2014 en France. Découvrez les métiers du numérique sur http://talentsdunumerique.com/ et rejoignez la communauté des talents du numérique : https://www.facebook.com/talentsdunum... @talentsdunum - Catégorie : Éducation

Poursuivre avec ceci : La transformation digitale c’est quoi ? 5 minutes pour comprendre : « La transformation digitale, ou transformation numérique, n’est ni un buzzword [mot à la mode], ni une énième lubie. Il s’agit d’un phénomène sociétal qui touche aussi bien notre vie privée que notre vie professionnelle. L’introduction de nouvelles technologies et l’apparition de nouveaux usages ont bouleversé notre monde d’un point de vue culturel, structurel et organisationnel… » - Consulter – en musique ! - le communiqué dynamique de ‘visiativ-industry.fr’ : Comprendre la transformation digitale en 5 minutes

Pour en savoir encore un peu plus, se reporter à une vidéo 10:34 > « Mais au fait, le digital, c’est quoi ? » - « Avant de rentrer dans le vif de la création de contenus digitaux, prenons un peu de recul. À quoi correspond aujourd’hui la sphère digitale ? De quels supports parle-t-on ? De quels types de contenus ? Peut-on se passer aujourd’hui d’un site mobile ? Que penser du responsive design ? Faut-il être présent sur tous les réseaux sociaux ? Avoir un blog ? Autant de questions que doit se poser une marque à l’heure de définir sa présence digitale. Pour consulter tous les modules de la formation, rendez-vous sur la page www.lesnavigauteurs.fr/formation/contenusdigitaux/ - Catégorie : Éducation –Aller à Formation 2 : Mais au fait, le digital, c’est quoi ?

Ou encore cela : Quels sont les métiers du numérique ? 04 décembre. 2016 - Pôle Numérique CCI Normandie - « Quand on parle des métiers de l’économie numérique, on pense souvent à l’ “informaticien à lunette”. Cette vision est très réductrice car en réalité, le numérique concerne des emplois diversifies dans de nombreux secteurs ». Catégorie : Films et animations. Voir cette vidéo 3:52

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Introduction

Le présent dossier à usage didactique regroupe 48 documents sélectionnés qui figurent dans le sommaire ci-dessous et qui sont répartis dans les 3 rubriques notées A, B et C.

Ce travail s’inspire des sujets abordés lors de conférences sur le sujet des technologies numériques, de l’intelligence artificielle et de la robotisation ; il fait suite à d’autres dossiers postés sur le site ISIAS dans la série « L’ère des technologies numériques (ou digitales) et de l’intelligence artificielle (IA) ». Les accès à ces publications antérieures postées sur le site ISIAS sont indiqués ici.

En guise de révision, la rubrique A traite successivement et de façon basique, les points suivants : l’Intelligence Artificielle (IA), l’Internet en général, le WEB (World Wide Web), les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), l’infonuagique (ou ‘Cloud computing’), les bases de données (ou Big Data), la chaîne de blocs (ou blockchain), l’Internet des objets, les algorithmes, les moteurs de recherche web ou d’entreprise, dominants ou … alternatifs, dont un nouvel ‘Open Data’ destiné aux entreprises, ainsi que les dispositifs de réalités virtuelles, augmentées et/ou mixtes ; enfin l’univers de la robotique est abordé dans de nomreux secteurs dactivités humaines.

Plus spécialement, sur ‘Machine learning’ ou apprentissage automatique, sur ‘Deep learning’ ou apprentissage profond, sur les machines à vecteurs de support (support vector machine’ ou SVM) et enfin sur les algorithmes de forêt aléatoire, on peut se reporter à notre dossier : ’L’incorporation des intelligences artificielles (IA), faible et forte, et donc des réseaux de neurones artificiels, dans les arts numériques, les médias et les réseaux sociaux ; la politique française pour implémenter l’IA dans des secteurs jugés prioritaires’ par Jacques Hallard & Bastien Maleplate ; dimanche 22 septembre 2019.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’intelligence artificielle propement dite, et les réseaux adverses génératifs (en anglais generative adversarial networks ou GANs), [« une classe d’algorithmes d’apprentissage non-supervisé qui permettent de générer des images avec un fort degré de réalisme »], on peut aussi consulter notre dossier : ’Etat de l’art et prospective concernant l’intelligence artificielle (IA) dans les domaines artistiques (arts numériques) en France, au Québec Canada et en Californie’ par Jacques Hallard avec Bastien Maleplate, mardi 03 septembre 2019.

La rubrique B aborde les situations, les opportunités, souvent optimistes et … parfois même enjolivées, mais également les menaces, les bouleversements et les impacts dans les domaines de l’emploi, du travail, des métiers et de la formation. Tout se passe comme si nos contemporains étaient pris malgré eux dans un tourbillon incessant d’avancées technologiques, vantées et proposées à grand renfort de publicités et de sollicitations de toutes natures…

D’après une note [Joël Decarsin : « Les technologies dispensent de se poser des questions  », par Blaise Mao le 13 mai 2015] citée par Wikipédia, « La « révolution numérique  », pas plus que ne l’a été autrefois la « révolution industrielle », n’est l’œuvre des « citoyens ». Ceux-ci n’en sont pas les instigateurs mais seulement les participants. À nouveau, les mots sont subvertis afin que, dans tous les esprits, ce qui aliène passe pour ce qui émancipe » - Joël Decarsin, « Les technologies dispensent de se poser des questions » [voir archive], Usbek et Rica, 13 mai 2015 (propos recueillis par Blaise Mao).

Découvrir qui est Blaise Mao - Histoire d’Usbek & Rica, revue qui veut questionner le futur 1/3 - Vidéo 7:55 - 20 janvier 2017 - Prospective et Innovation – « Blaise Mao est co-fondateur et rédacteur en chef de Usbek et Rica, le magazine qui explore le futur » - https://usbeketrica.com/ - Catégorie : People et blogs – Source : https://www.youtube.com/watch?v=wsevEJ5OuJk

La rubrique C relate des faits objectifs et tente de formuler des propositions concrètes, avec 9 documents choisis, pour faciliter une prise de conscience sur les impacts du numérique sur notre environnement ; elle ouvre le vaste sujet qui reste à approfondir : les problèmes nouveaux qui sont être posés vis-à-vis de notre environnement, par l’intrusion de toutes les techniques, méthodes et outils de l‘informatique, du numérique et du digital dans tous les domaines, que ce soit au niveau individuel, professionnel, national ou planétaire.

Ces impacts se matérialisent et, s’ajoutant aux défis énergétiques et climatiques déjà bien répertoriés, sinon partagés par le plus grand nombre de nos contemporains : ils interrogent notre conscience et devraient guider nos comportements et nos orientations pour éviter le pire, que certains qualifient comme un risque d’effondrement généralisé, désigné par le terme de collapsologie (« l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder…).

Pour terminer cette rubrique C du présent dossier, on peut consulter sur ce terme de collapsologie, 2 vidéos avec Pablo Servigne, la seconde étant plus positive et optimiste que la première, qui est, elle, descriptive et plutôt faite de sombres constats :

1. Une leçon de collapsologie avec Pablo Servigne Vidéo 41:28, 29 mars 2019 - France Culture

Catastrophes naturelles, réchauffement climatique, montée des populismes… La fin du monde serait-elle déjà en marche ? C’est l’hypothèse des collapsologues, ces chercheurs qui s’intéressent à l’effondrement de notre civilisation. France Culture reçoit leur figure de proue en France, Pablo Servigne. Pour en savoir plus : https://www.franceculture.fr/emission... Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5D... Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture/ - Catégorie : Actualités et politique – Source : https://www.youtube.com/watch?v=gJckUccWZ9Y

2. Pablo Servigne : « Tout l’enjeu, c’est de transformer notre peur de l’effondrement en courage » - Vidéo 02:25 - L’auteur et conférencier Pablo Servigne, invité au Monde Festival le 6 octobre 2019, a débattu sur le thème « Comment vivre dans un monde effondré ? ». Publié le 08 octobre 2019 à 17h15 – « L’auteur de Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes – le best-seller qui a lancé la « collapsologie » en France – était l’invité du Monde Festival le 6 octobre 2019, à Paris. Il est intervenu sur le thème « Comment vivre dans un monde effondré ? » avec Corinne Morel Darleux, une des principales représentantes de l’écosocialisme en France, et Jean Hegland, romancière américaine qui a écrit l’ouvrage apocalyptique Dans la fort. Dans cet extrait, il répond à la question : « Faut-il accepter d’avoir peur ? » Pour lui, avoir peur est normal, et même salvateur. Accepter ses émotions et les partager permet de créer du lien et d’agir face à la catastrophe climatique et à la possibilité d’effondrement. La rencontre était animée par Audrey Garric, journaliste au Monde. Source pour visionner : https://www.lemonde.fr/festival/video/2019/10/08/pablo-servigne-tout-l-enjeu-c-est-de-transformer-notre-peur-de-l-effondrement-en-courage_6014705_4415198.html

Voir aussi un film sur la question de l’effondrement : « Foutu pour foutu », d’Agathe Bru et Romain Sanchez - 27 décembre 2019, par Yonne Lautre

« L’effondrement, un sujet d’actualité dont on entend de plus en plus parler. Agathe Bru et Romain Sanchez, deux jeunes diplômés de 25 ans, se sentent très concernés par cette thématique inquiétante. Ensemble, ils ont réalisé un film qui met en scène deux jeunes « paumés » héritiers de ce monde. Leur but ? Montrer que ceux qui se posent des questions ne sont pas seuls, mais aussi informer sur ce sujet… sensible ». Interview #POSIPITCH. Accès par : https://positivr.fr/foutu-pour-foutu-film-effondrement-transition-posipitch/ - Voir également « Un docu bien foutu  ».

Et… pour changer de matière et voir d’autres sujets plus divers … Retrouvez le Monde Festival en vidéo !

Quelques prises de position à propos de l’Intelligence Artificielle (IA)

Et même le célèbre Elon Musk, PDG de Tesla, n’a-t-il pas été jusqu’à déclarer : « je pense que nous devrions être très prudents au sujet de l’intelligence artificielle. Si je devais miser sur ce qui constitue notre plus grande menace pour l’existence, ce serait ça 1 ».

Voir aussi sur ce sujet : Intelligence artificielle : pourquoi Musk, Hawking et Gates s’inquiètent ? – « Après Elon Musk et Stephen Hawkins, le fondateur de Microsoft, Bill Gates, estime que le développement de l’Intelligence artificielle est un problème pour l’humanité » - Par Jean-Philippe Louis - Publié le 30 janvier 2015 à 12h42 – « Au gré du progrès technologiques, les questions quant à l’émergence d’une intelligence artificielle (IA) se font de plus en plus pressantes. Bien que nous n’en sommes qu’à un stade primaire dans la robotique, l’idée d’une révolte de robots basée sur les oeuvres d’ Isaac Asimov – et d’autres auteurs à sa suite - ne manquent pas de ressurgir, inquiétant même les penseurs récents de la cybernétique [qui est « l’étude des mécanismes d’information des systèmes complexes, explorés en vue d’être standardisés lors des conférences Macy et décrits en 1947 par Norbert Wiener dans ce but… »].

Ainsi, Bill Gates, ex-patron de Microsoft s’est ému lors d’une discussion sur le site Reddit des progrès d’un système robotique autorégulé : “Je suis dans le camp de ceux qui s’inquiètent du développement d’une super-intelligence”, a-t-il expliqué. “D’abord, les machines travailleront pour nous, et pas de façon très intelligente, ce qui est assez positif. Mais ensuite, dans quelques décennies, les progrès seront tels que ça deviendra un problème”. Gates reprend ainsi l’idée du physicien Stephen Hawking, qui lançait de son côté que “le développement d’une intelligence artificielle complète, peut signifier la fin de l’espèce humaine”.

Des robots conscients  ? - Bill Gates reprend ainsi l’idée d’un système régulé automatiquement tendant vers le désordre. Surtout, il confirme des propos tenus par Elon Musk , fondateur de Tesla. “Je suis d’accord avec Musk et d’autres, je ne comprends pas pourquoi certaines personnes ne semblent s’en inquiéter”, indique le fondateur de Microsoft. Alors que nous sommes encore à l’ère de l’IA faible [« une intelligence artificielle non-sensible qui se concentre sur une tâche précise… »] -, le robot simule une intelligence à partir d’algorithmes - c’est l’idée d’un robot doté d’une conscience de soi qui semblait intriguer Elon Musk [le patron de Tesla] : “Je pense que nous devrions être très prudents au sujet de l’intelligence artificielle. Si je devais miser sur ce qui constitue notre plus grande menace pour l’existence, ce serait ça. De plus en plus de scientifiques pensent qu’il devrait y avoir une surveillance réglementée, au niveau national et même international, juste pour s’assurer que nous ne faisons rien de stupide”, s’était-il inquiété lors d’une conférence au MIT.

L’affaire est paradoxale venant de créateurs d’intelligence numérique comme Gates et Musk. D’ailleurs, après avoir posé les limites de ces développements, Bill Gates a malgré tout souligné que la technologie robotique irait d’abord vers une évolution positive dans la compréhension du langage à la traduction “une fois que les ordinateurs-robots atteindront un niveau de compétence à partir duquel voir et bouger”.

Google, premier visé  ? - Ces inquiétudes et ces alertes semblent se diriger vers le géant de l’internet, Google qui continue d’acquérir des sociétés spécialisées - Dark Blue Labs et Vision Factory - dans l’Intelligence Artificielle avec une volonté affichée : aller vers un transhumanisme, un courant de pensée apparu dans les années 80 qui prône l’idée de l’amélioration de l’homme par la robotique. De sorte que l’on se demande si la Sillicon Valley pourrait à elle seule, sauver l’humanité.

Nous sommes assaillis par l’émergence des objets connectés (suivre les actualités avec ‘L’Usine Digitale’), et les usages des puces incorporées se sont très vite répandus sur de nombreux produits dans la distribution commerciale (voir RFID pour Radio Frequency Identification, comprenez radio-identification). Voir aussi plus en détails le Web des objets. Toutes ces innovations conduisent à l’idée d’un homme “cyborg”. Découvrir les réalités de ce concept : Homme réparé ou augmenté : quand la technologie se mêle à la biologie

[D’après Wikipédia, un cyborg (de l’anglais « cybernetic organism », traduisible par « organisme cybernétique ») est un être humain — ou à la rigueur un autre être vivant intelligent, en science-fiction — qui a reçu des greffes de parties mécaniques ou électroniques. Le terme s’emploie surtout en science-fiction ou en futurologie ; aujourd’hui, utiliser le terme, notamment pour des personnes ayant reçu des prothèses, peut être perçu comme de mauvais goût par les intéressés1…) - Source ]

« Et comme Apple a fait de l’iPhone un prolongement des phalanges, certains se demandent si ce n’est pas l’influence des sociétés technologiques - et non des robots eux-mêmes - sur les vies futures, qui doivent attirer l’attention. Ainsi, certains chercheurs comme le physicien Alexander Wissner Gross, indiquait que c’est “la tentative de domination du monde qui pourrait bien être un précurseur d’intelligence et non le contraire” ». Auteur : Jean-Philippe Louis - Tous droits réservés - Les Echos 2019 – Source : https://www.lesechos.fr/2015/01/intelligence-artificielle-pourquoi-musk-hawking-et-gates-sinquietent-192465

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Sommaire


Rubrique A – Révision des éléments basiques

1. Généralités sur l’Intelligence Artificielle (IA) d’après le CNTRL Par Françoise Laugée et Machine learning. Document ‘la-rem.eu’

2. Une présentation d’Internet par Wikipédia

3. Présentation du WEB (World Wide Web) par Wikipédia

4. Une introduction aux TIC = Technologies de l’information et de la communication avec Wikipédia

5. Introduction à l infonuagique ou ‘Cloud computing’ par Wikipédia

6. Découverte du concept de Big data ou bases de données avec Wikipédia

7. La notion de ‘Blockchain’ présentée par Wikipédia

8. L’Internet des objets décrit par Wikipédia

9. Wikipédia nous précise la notion d’algorithme

10. Qu’est-ce qu’un algorithme ? Vidéo 4:16 09 février 2018 - les Maths en Tongs

11. Qu’est-ce qu’un algorithme ? - Document ‘openclassrooms.com’

12. Le Moteur de recherche expliqué par Wikipédia

13. Liste de moteurs de recherche web ou d’entreprise répertoriés par Wikipédia

14. Les 10 meilleurs moteurs de recherche alternatifs à Google Par François Besson - 10 octobre 2017 – Document ‘1ere-position.fr’

15. Open Data : l’INPI lance un moteur de recherche gratuit sur les entreprises - Publié le 18 décembre 2019 par La Revue du Digital

16. Réalités virtuelle et augmentée : quelles différences ? -16/04/2018 à 15h29 - Photo – Document ‘bfmtv.com’

17. Réalité virtuelle, réalité augmentée... Ne confondons pas ! #01Focus Vidéo 2:40 - 25 septembre 2016 - 01netTV

17 bis. Définition et informations sur les robots – Extrait d’une note de CNRTL

17 ter. Faire connaissance avec les robots d’après Wkipédia

18. Tour d’horizon sur la « Révolution numérique » avec Wikipédia


Rubrique B – Dans l’emploi, le travail, les métiers et la formation

19. L’impact des technologies numériques - Document officiel ‘un.org/fr’

20. Technologies, équipes et culture d’entreprise : la transformation des entreprises ne doit pas être qu’une transformation de façade - Avis d’expert - Publié le 29/06/2019 - Document ‘usinenouvelle.com’

21. Accès au Colloque du 24 septembre 2019 : « L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi » - 06/12/2019 - Référence ‘Fondation Res Publica’

22. Présentation de la Fondation Res Publica, par Jean-Pierre Chevènement – Document ‘fondation-res-publica.org

23. Quel impact les technologies numériques ont-elles sur le travail ? (1) - Intervention de Dominique Turcq, Consultant, Fondateur de l’Institut Boostzone, auteur de Travailler à l’ère post-digitale (Dunod, 2019), lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

24. Accès à 3 enregistrements de France Culture : Comment les GAFA ont bouleversé le travail -GAFAM : le déclin de l’empire américain - L’algorithme contre le libraire

25. Métiers menacés par l’IA : 4 ans après l’étude d’Oxford, le verdict Par Tom Morisse30 Octobre 2017

26. L’emploi à l’ère de l’intelligence artificielle : des robots et des hommes Par Obsession - Publié le 04 octobre 2019 à 13h15 – Document ‘o.nouvelobs.com’

27. Vingt millions d’emplois menacés par la robotisation en France Par Remy Demichelis Publié le 27 juin 2019 – Document ‘lesechos.fr’

28. L’intelligence artificielle est-elle une véritable menace pour nos emplois ? Par Bruno Bonechi (partner chez PwC en conseil en stratégie digitale) - Publié le 24 avr. 2019 – Document Le Cercle

29. L’Intelligence Artificielle : une véritable menace pour nos emplois ? L’équipe Dynamique Entrepreneuriale 05/01/2019

30. Robotisation, IA : quels sont les métiers les plus menacés ? Par Céline Deluzarche Journaliste - Document ‘futura-sciences.com’

31. IA et robots : une menace pour l’emploi ? Par La Rédaction 21/02/2019 – Document ‘entreprendre.fr’

32. Robots, IA... sont-ils des menaces pour votre job et votre vie quotidienne ? Publié le 29/01/2019 à 15h05 Document ‘capital.fr’

33. Les emplois les plus menacés par les robots et ceux qui résistent Par ‘intelligenceartificielle’

34. L’emploi dans le numérique – Communiqué de « l’Ecole 42 »

35. Ecole 42 : entre scandale, sexe, harcèlements et arnaques financières, Mediapart révèle pourquoi le co-fondateur a démissionné De Chromerit - Posté le 19 avril 2019 à 11h52 dans Insolite – Document ‘hitek.fr’

36. Numérique Formation - Ecole 42 : « La plupart des pays nous envient » Diffusé par Le Parisien 24.06.2019

37. Formation au numérique - Wikipédia nous fait découvrir les « Ecoles 42 »


Rubrique C – Prise de conscience des impacts sur notre environnement

38. Le numérique est-il écologique ? Par Clément Cosnier - @clementcosnier Publié le 20 novembre 2019 -Document ‘siecledigital.fr’

39. Numérique : cliquer, c’est polluer Par Maxime Tellier 25/12/2019 (mis à jour à 10:50) – Document ‘France Culture’

40. La face cachée du numérique - Réduire les impacts du numérique sur l’environnement Document ADEME - Novembre 2019

41. Le numérique : quel impact pour la planète ? Par Marie Maillard (Marie Maillard - Rédactrice web - Le petit fumeur

42. Impact environnemental du numérique selon Wikipédia

43. En France, on perçoit le numérique comme une menace pour la planète Par Marine Protais - Le 27 novembre 2019 – Document ‘ladn.eu’

44. Environnement : le numérique met-il la planète en danger ? Par Rédacteur le 24.11.2019 à 11h00 – Document ‘Sciences et Avenir’

45. Le numérique mondial, le ’septième continent’ de la consommation d’énergie Par Olivier Bénis publié le 21 octobre 2019 à 15h49 – Document ‘franceinter.fr/’

46. Faire de la transition numérique un accélérateur de la transition écologique : 26 propositions d’action aux acteurs publics pour mettre le potentiel de transformation du numérique au service de la transition écologique – Document diffusé par ‘wwf.fr’

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Rubrique A – Révision des éléments basiques

1. Généralités sur l’Intelligence Artificielle (IA) d’après le CNTRL Par Françoise Laugée et Machine learning. Document ‘la-rem.eu’

Présentation du CNRTL en préambule : Créé en 2005 par le CNRS, le CNRTL fédère au sein d’un portail unique, un ensemble de ressources linguistiques informatisées et d’outils de traitement de la langue. Le CNRTL intègre le recensement, la documentation (métadonnées), la normalisation, l’archivage, l’enrichissement et la diffusion des ressources. La pérennité du service et des données est garantie par l’adossement à l’UMR ATILF (CNRS – Nancy Université), le soutien du CNRS ainsi que son intégration dans le projet d’équipement d’excellence ORTOLANG. Source : https://www.cnrtl.fr/

Le dictionnaire du CNTRL (Centre national de ressources textuelles et lexicales) en propose la définition suivante : « Recherche de moyens susceptibles de doter les systèmes informatiques de capacités intellectuelles comparables à celles des êtres humains  » (La Recherche, janv. 1979, n° 96, vol. 10, p. 61).

Cette expression, que l’on croyait réservée à une poignée de spécialistes à la pointe de l’informatique, est entrée récemment dans le langage courant. Si l’intelligence artificielle (IA) recouvre de nombreux domaines, quelques-unes de ses applications font désormais partie de notre actualité. Pas un jour ne passe sans que soit annoncée une recherche, une activité, une invention qui lui est liée, prête à modifier notre vie quotidienne.

L’an 2000 a marqué l’entrée de la société dans l’ère de l’information numérique. Des réseaux interconnectés permettent à des terminaux de communiquer grâce à un langage unique. A peine quinze ans plus tard, l’intelligence artificielle sort des laboratoires. Ses applications se démocratisent, outrepassant l’idée que les internautes pouvaient s’en faire, à travers l’image d’un robot nommé Hal dans 2001 : L’Odyssée de l’espace, le célèbre film de Stanley Kubrick, la trilogie Matrix des frères Wachowski ou A.I. de Steven Spielberg. L’intelligence artificielle ne relève plus désormais de la science-fiction.

Le développement des machines connectées et la dématérialisation des contenus ont fait entrer l’IA dans nos vies. Avec des dizaines de milliards d’objets connectés à l’horizon 2020, un monde numérique se superpose au monde réel. L’informatique ayant envahi tous les domaines d’activité, la puissance de calcul des ordinateurs, combinée à la gigantesque avalanche de données disponibles (big data), nous fait entrer dans un monde où les machines apprennent à tirer d’elles-mêmes des conclusions auxquelles, seul, l’homme ne serait pas parvenu, en corrélant des masses impressionnantes d’informations. C’est l’une des branches de l’IA appelée le machine learning (apprentissage automatique), dont certaines applications sont déjà répandues, comme la traduction automatique, la reconnaissance optique de caractères ou, plus spectaculaire encore, la reconnaissance du langage naturel, dont l’assistant personnel intelligent Siri d’Apple, fonctionnant à la voix, est un exemple connu. Les progrès du machine learning intéressent les géants de l’internet. Facebook et Google s’en servent pour perfectionner leurs algorithmes, notamment afin qu’ils soient capables de donner la priorité aux contenus de qualité. Avec l’essor du big data, le machine learning se retrouve au cœur du fonctionnement de nombreux services sur le web, principalement dans les domaines de la publicité, du marketing et de la recommandation.

De nombreuses applications d’un usage courant sont des concentrés d’intelligence artificielle, comme la commande vocale sur les smartphones, l’étiquetage automatique des photos sur les réseaux sociaux, l’assistant personnel intelligent (basé sur la reconnaissance vocale, le traitement du langage naturel et la synthèse vocale) qui anticipe les demandes de son utilisateur (Google Now), les applications résumant un article en quelques lignes (Summly) ou le convertissant en vidéo (Wibbitz), sans oublier les lunettes à réalité augmentée et autres wearable technologies. Sur un autre registre, le géant du commerce en ligne, Amazon, utilisera avant la fin de l’année 2014 quelque 10 000 robots, construits par sa filiale Kiva Systems, afin d’assurer le traitement des commandes, imposant des rythmes de travail déjà dénoncés par ses employés. Ce sont également les algorithmes du trading à haute fréquence (THF) qui génèrent seuls, sans intervention humaine, une bonne partie (40 %) des transactions sur les marchés boursiers du monde entier.

Combinée au big data, l’intelligence artificielle s’apprête à révolutionner notre vie de tous les jours, avec le déploiement de l’analyse prédictive. Répandue dans le secteur de la finance, cette méthode d’anticipation des phénomènes politiques, économiques et sociaux est appliquée dans des secteurs d’activité toujours plus nombreux. Ainsi, grâce à elle, les techniques du marketing et de la publicité ciblée atteindront des niveaux de perfection inégalés en matière de prévision des comportements individuels, analysant toutes les données disponibles sur les acheteurs potentiels, leurs habitudes, leurs goûts, leurs humeurs, leurs moyens financiers, etc. A la tête d’équipes constituées d’informaticiens, de mathématiciens, de statisticiens, des entreprises se sont spécialisées dans la lecture du futur proche, comme cette start-up suédoise Recorded Future, financée par Google et la CIA.

Le plus grand laboratoire d’intelligence artificielle au monde est en train de voir le jour à Mountain View, le Google X Lab. En décembre 2012, Google a embauché l’ingénieur, informaticien, futurologue et, notamment, inventeur des premiers scanners, Ray Kurzweil, pour travailler sur de nouveaux projets concernant l’apprentissage automatique et le traitement du langage. Un autre expert mondialement reconnu du deep learning (apprentissage en profondeur) – branche de l’intelligence artificielle s’inspirant de la neurobiologie –, Geoffrey Hinton, a rejoint Google en mars 2013, après que sa compagnie DNNresearch a été intégrée à Google. En mai 2013, l’entreprise de Mountain View s’est également associée à la Nasa dans un projet de recherche baptisé Quantum Artificial Intelligence Lab. En décembre 2013, Google a effectué par ailleurs sa huitième acquisition d’entreprise dans le domaine de la robotique en moins d’un an, en reprenant le fabricant de robots, Boston Dynamics, constructeur de prototypes de robots humanoïdes pour l’Agence de recherche et développement de l’armée américaine (Darpa). Un mois plus tard, en janvier 2014, Google annonçait l’acquisition de la société américaine Nest Labs, spécialisée dans les alarmes et les thermostats intelligents pour la maison, et deux semaines plus tard, le rachat de DeepMind, entreprise britannique spécialisée dans l’intelligence artificielle, à l’origine d’applications commerciales dans les domaines de la simulation, du commerce électronique et des jeux.

Les recherches en intelligence artificielle sont prometteuses, notamment celle sur le cerveau artificiel. Ce projet de deep learning conduit au sein du Google X Lab par Andrew Ng, professeur à l’université de Stanford, a déjà démontré en 2012 qu’un réseau de 16 000 processeurs, exécutant un logiciel simulant le fonctionnement du cerveau humain, est capable d’apprendre à reconnaître des chats dans des vidéos, sans que soit introduite dans le système l’information « ceci est un chat ». Des chercheurs de l’université américaine de Purdue (Indiana) ont présenté en décembre 2013 les résultats d’une expérience similaire de deep learning, avec un processeur capable d’apprendre à reconnaître des images.

Classée en 2013 parmi les dix technologies d’avenir par le MIT (Massachusetts Institute of Technology), le deep learning intéresse tous les géants de l’internet. En janvier 2014, Facebook a embauché le Français Yann LeCun, spécialiste de l’intelligence artificielle à l’université de New York, pour diriger son nouveau laboratoire consacré à cette technologie. Ces recherches en intelligence artificielle doivent permettre de renforcer l’efficacité des services proposés par les groupes internet, en anticipant plus efficacement les comportements des internautes. Selon Sylvain Peyronnet, professeur à l’université de Caen au sein du Groupe de recherche en informatique, image, automatique et instrumentation (Greyc), « l’une des finalités, c’est d’arriver à modéliser le comportement des internautes pour trouver des patterns cachés ». Alain Cardon, chercheur en informatique avancée et intelligence artificielle à l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA), ajoute : « Cela pourrait aussi devenir un formidable outil de contrôle et de surveillance des humains. D’où l’intérêt de créer un comité d’éthique de l’informatique au niveau mondial » (source : 01net.com, 28 janvier 2014). La modélisation et l’anticipation des comportements humains conduisent à une société où régnerait, en l’absence de garde-fous, la tyrannie de la transparence. Comme le soutient sans se lasser la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), les individus devront être informés, éduqués, responsabilisés sur les conséquences de ces intrusions permanentes dans leur vie privée, au risque d’y perdre leurs libertés et d’être manipulés sans le savoir. Contrairement à certains États précurseurs, comme les pays baltes, la Scandinavie et la Grande-Bretagne, la France n’a toujours mis en place un enseignement du code informatique à l’école.

Grâce aux progrès de l’intelligence artificielle durant ces dix dernières années, la société bascule dans l’ère de l’analyse prédictive. Qu’en sera-t-il alors, lorsque la capacité de traitement de données massives des ordinateurs concernera également la prise de décision ? L’invention des voitures sans chauffeur – les Google cars dont des prototypes sont déjà autorisés à circuler, sous certaines conditions, dans l’Etat du Nevada depuis mai 2014 et à partir de septembre 2014 sur les routes de Californie – est cet exemple spectaculaire où un robot décide à la place de l’homme. Le futurologue de Google, Ray Kurzweil, annonce que le test de Turing – le moment à partir duquel on ne saura plus distinguer si l’on converse par écrit avec une machine ou un humain – sera passé en 2029.

Tandis que le physicien Stephen Hawking, spécialiste des trous noirs, s’interroge : « Prend-on assez au sérieux l’intelligence artificielle ? ». A l’occasion de la sortie en avril 2014 de Transcendance, film de science-fiction réalisé par Wally Pfister qui raconte l’histoire d’un ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir de manière autonome, le scientifique écrit, dans une tribune publiée dans le quotidien britannique The Independent en mai 2014 : « Réussir à créer une intelligence artificielle pourrait être le plus grand événement de l’histoire de l’humanité. Cela pourrait également être le dernier, si nous n’apprenons pas à éviter les risques. » Stephen Hawking nous avertit :« On peut imaginer que telle technologie déjoue les marchés financiers, dépasse les chercheurs, manipule nos dirigeants et développe des armes dont on ne pourra pas comprendre le fonctionnement. L’impact à court terme de l’intelligence artificielle dépend de qui la contrôle. Et, à long terme, de savoir si elle peut être tout simplement contrôlée. » La notion de progrès évince souvent celle du risque…

N.B : Nous vous recommandons la lecture de l’article, aussi ironique qu’inquiétant, d’Olivier Tesquet, « 2014-2100 : confessions d’un enfant du siècle Google », (Télérama, n° 3350, 29 mars 2014).

la revue européenne des médias et du numérique - La revue ...https://la-rem.eu -Qui sommes-nous ? Paraissant chaque trimestre depuis décembre 2006, La revue européenne des médias et du numérique est conçue et réalisée par l’Institut de recherche et d’études sur la communication l’IREC , dirigé par Francis Balle, professeur à l’Université Panthéon-Assas (Paris 2) en partenariat avec l’INSEEC U. Pour une présentation détaillée de la revue, rendez-vous sur cette page. Retrouvez également le comité de patronage et la liste des auteurs. Toutes nos archives sont en accès libre. Souhaitez-vous nous contacter ? –

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2.
Une présentation d’Internet par Wikipédia

Internet est le réseau informatique mondial accessible au public. C’est un réseau de réseaux, à commutation de paquets, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux, eux-mêmes regroupés en réseaux autonomes (il y en avait plus de 91 000 en 20191). L’information est transmise via Internet grâce à un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données, qui permet des applications variées comme le courrier électronique, la messagerie instantanée, le pair-à-pair et le World Wide Web. C’est l’apparition de ce dernier qui a popularisé Internet.

Un internaute est une personne qui utilise un accès à internet. Cet accès peut être obtenu grâce à un fournisseur d’accès via divers moyens de communication électronique : soit filaire (réseau téléphonique commuté à bas débit, ADSL, fibre optique jusqu’au domicile), soit sans fil (WiMAX, par satellite, 3G+, 4G, ou 5G).

Un nombre croissant d’objets peuvent se connecter à Internet, cette évolution est appelée l’Internet des objets.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet

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3.
Présentation du WEB (World Wide Web) par Wikipédia

https://upload.wikimedia.org/wikipe... historique du World Wide Web par Robert Cailliau. Photo - Où la toile est née, plaque commémorant la création du World Wide Web dans les locaux du CERN.

Le World Wide Web [ˌwɝld waɪd ˈwɛb]a (litt. la « toile (d’araignée) mondiale », abrégé www ou le Web), le réseau mondial ou la Toile, est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet. Le Web permet de consulter, avec un navigateur, des pages accessibles sur des sites. L’image de la toile d’araignée vient des hyperliens qui lient les pages web entre ellesb.

Le Web n’est qu’une des applications d’Internet1, distincte d’autres applications comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le partage de fichiers en pair à pair. Le Web est inventé le 12 mars 1989 au CERN, à Meyrin, près de Genève par Tim Berners-Lee et le Belge Robert Cailliau plusieurs années après Internet2. C’est également le Web qui a rendu les médias grand public attentifs à Internet. Depuis, le Web est fréquemment confondu avec Internet3 ; en particulier, le mot Toile est souvent utilisé dans les textes non techniques sans qu’il soit clair si l’auteur désigne le Web ou Internet.

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web

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4.
Une introduction aux TIC = Technologies de l’information et de la communication avec Wikipédia

Cloud – Le Nuage - Aperçu schématique des grandes composantes des Technologies de l’information et de la communication (TICS), et du cloud computing tel qu’émergeant au début des années 2000

Technologies de l’information et de la communication (TIC : transcription de l’anglais information and communication technologies, ICT) est une expression, principalement utilisée dans le monde universitaire, pour désigner le domaine de la télématique, c’est-à-dire les techniques de l’informatique, de l’audiovisuel, des multimédias, d’Internet et des télécommunications qui permettent aux utilisateurs de communiquer, d’accéder aux sources d’information, de stocker, de manipuler, de produire et de transmettre l’information sous différentes formes : texte, musique, son, image, vidéo et interface graphique interactive (IHM). Les textes juridiques et réglementaires utilisent la locution communications électroniques.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) posent des questions nouvelles quant à leur intégration sociétale et à leurs besoins en ressources (matériaux, énergie).

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Technologies_de_l%27information_et_de_la_communication

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5.
Introduction à l’ infonuagique ou ‘Cloud computing’ par Wikipédia

Le cloud computing1 /klaʊd kəmˈpjuːtɪŋ/2, en français l’informatique en nuage3 (ou nuagique3 ou encore infonuagique3 au Québec), consiste à utiliser des serveurs informatiques distants par l’intermédiaire d’un réseau, généralement Internet, pour stocker des données ou les exploiter.

Les serveurs distants sont loués à la demande, le plus souvent par tranche d’utilisation, selon des critères techniques (puissance, bande passante, etc.), mais, également, au forfait. Le cloud computing se caractérise par sa grande souplesse : selon le niveau de compétence de l’utilisateur client, il est possible de gérer soi-même son serveur ou de se contenter d’utiliser des applicatifs distants4,5,6.

Les principaux services proposés en cloud computing sont le SaaS (Software as a Service), le PaaS (Platform as a Service) et le IaaS (Infrastructure as a Service). En fonction du service, les systèmes d’exploitation, les logiciels d’infrastructure et les logiciels applicatifs seront de la responsabilité soit du fournisseur soit du client.

Les grandes entreprises du secteur informatique et de l’information (GAFAM notamment) développent le cloud computing en investissant massivement pour s’offrir et offrir à leurs clients de la puissance de calcul et de stockage d’information7. C’est un important changement de paradigme des systèmes informatiques, jusque-là constitués de serveurs éparpillés dans les entreprises et collectivités... Une conséquence environnementale est que les empreintes carbone et eau du secteur, déjà élevées, risquent de beaucoup croître ; on cherche à les réduire en optimisant le refroidissement des centres de données et leur fonctionnement, ainsi qu’en utilisant des énergies vertes8 mais les perspectives de mégadonnées (en anglais big data), de l’informatique ubiquitaire associée aux objets connectés et de développement des chaînes de blocs (en anglais blockchains) et de l’intelligence artificielle évoquent plutôt une explosion des besoins en énergie.

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing

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6.
Découverte du concept de Big data ou bases de données avec Wikipédia

Le big data /ˌbɪɡ ˈdeɪtə/1 (litt. « grosses données » en anglais), les mégadonnées2,3 ou les données massives4, désigne des ensembles de données devenus si volumineux qu’ils dépassent l’intuition et les capacités humaines d’analyse et même celles des outils informatiques classiques de gestion de base de données ou de l’information5.

L’explosion quantitative (et souvent redondante) de la donnée numérique contraint à de nouvelles manières de voir et analyser le monde6. De nouveaux ordres de grandeur concernent la capture, le stockage, la recherche, le partage, l’analyse et la visualisation des données. Les perspectives du traitement des big data sont énormes et en partie encore insoupçonnées ; on évoque souvent de nouvelles possibilités d’exploration de l’information diffusée par les médias7, de connaissance et d’évaluation, d’analyse tendancielle et prospective (climatiques, environnementales ou encore sociopolitiques, etc.) et de gestion des risques (commerciaux, assuranciels, industriels, naturels) et de phénomènes religieux, culturels, politiques8, mais aussi en termes de génomique ou métagénomique9, pour la médecine (compréhension du fonctionnement du cerveau, épidémiologie, écoépidémiologie...), la météorologie et l’adaptation aux changements climatiques, la gestion de réseaux énergétiques complexes (via les smartgrids ou un futur « internet de l’énergie »), l’écologie (fonctionnement et dysfonctionnement des réseaux écologiques, des réseaux trophiques avec le GBIF par exemple), ou encore la sécurité et la lutte contre la criminalité10. La multiplicité de ces applications laisse d’ailleurs déjà poindre un véritable écosystème économique impliquant, d’ores et déjà, les plus gros joueurs du secteur des technologies de l’information11.

Certains auteurs [Qui ?] supposent que le big data pourrait aider les entreprises à réduire leurs risques et faciliter la prise de décision, ou créer la différence grâce à l’analyse prédictive et une « expérience client » plus personnalisée et contextualisée12.

Divers experts, grandes institutions (comme le MIT13 aux États-Unis, le Collège de France14 en Europe), administrations15 et spécialistes sur le terrain des technologies ou des usages16 considèrent le phénomène big data comme l’un des grands défis informatiques de la décennie 2010-2020 et en ont fait une de leurs nouvelles priorités de recherche et développement, qui pourrait notamment conduire à l’Intelligence artificielle en étant exploré par des réseaux de neurones artificiels autoapprenants17.

Illustration - Une visualisation des données créée par IBM18 montre que les big data sur les modifications de Wikipedia par le robot Pearle ont plus de signification lorsqu’elles sont mises en valeur par des couleurs et des localisations19.

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Big_data

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7.
La notion de ‘Blockchain’ présentée par Wikipédia

Illustration - Représentation d’une chaîne de blocs. La chaîne principale (en noir) est composée de la plus longue suite de blocs après le bloc initial (vert). Les blocs orphelins sont représentés en violet.

Une (ou un) blockchain, ou chaîne de blocs1,2, est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s’agit d’une base de données distribuée dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne3. L’ensemble est sécurisé par cryptographie. Par extension, une chaîne de blocs est une base de données distribuée qui gère une liste d’enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage ; c’est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti.

Il existe une analogie avec le réseau Internet, car dans les deux cas les technologies emploient des protocoles informatiques liés à une infrastructure décentralisée. Internet permet de transférer des paquets de données d’un serveur ’sûr’ à des clients distants (charge aux destinataires de vérifier l’intégrité des données transmises), alors qu’une blockchain permet à la « confiance » de s’établir entre des agents distincts du système4. Avec la technologie blockchain, le « tiers de confiance » devient le système lui-même : chaque élément réparti de la blockchain contient les éléments nécessaires à garantir l’intégrité des données échangées (par un algorithme cryptographique).

L’article complet est accessible sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Blockchain

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8.
L’Internet des objets décrit par Wikipédia

https://upload.wikimedia.org/wikipe...

Différents aspects de l’Internet des objets.

L’Internet des objets, ou IdO (en anglais (the) Internet of Things, ou IoT) est l’interconnexion entre l’Internet et des objets, des lieux et des environnements physiques. L’appellation désigne un nombre croissant d’objets connectés à l’Internet permettant ainsi une communication entre nos biens dits physiques et leurs existences numériques. Ces formes de connexions permettent de rassembler de nouvelles masses de données sur le réseau et donc, de nouvelles connaissances et formes de savoirs.

Considéré comme la troisième évolution de l’Internet, baptisé Web 3.0 (parfois perçu comme la généralisation du Web des objets mais aussi comme celle du Web sémantique) qui fait suite à l’ère du Web social, l’Internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux usages variés, dans le domaine de la e-santé, de la domotique ou du quantified self.

L’Internet des objets est en partie responsable d’un accroissement exponentiel du volume de données généré sur le réseau, à l’origine du big data (ou mégadonnées en français).

Selon une équipe de l’ETH de Zurich, du fait des smartphones puis du nombre croissant d’objets connectés, en dix ans (2015-2025), 150 milliards d’objets devraient se connecter entre eux, avec l’Internet et avec plusieurs milliards de personnes1. L’information issue de ces mégadonnées devra de plus en plus être filtrée par des algorithmes complexes, ce qui fait craindre une moindre protection des données personnelles, une information des personnes et de la société de moins en moins autodéterminée notamment en cas d’appropriation exclusive de filtres numériques par des entités (gouvernementales ou privées) qui pourraient alors manipuler les décisions. L’ETH plaide donc pour des systèmes d’information ouverts et transparents, fiables et contrôlés par l’utilisateur1.

Voir l’article en entier sur ce site :https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_des_objets

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9.
Wikipédia nous précise la notion d’algorithme

Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre une classe de problèmes1. Le mot algorithme vient du nom d’un mathématicien perse du IXe siècle, Al-Khwârizmî (en arabe : الخوارزمي)2. Une autre étymologie dit qu’un algorithme est un calcul (« arithmos » en grec), qui est tellement long et difficile à faire à la main qu’il en devient douloureux : « algos » signifie douleur en grec : un algorithme est un calcul pénible à faire à la main. Le domaine qui étudie les algorithmes est appelé l’algorithmique. On retrouve aujourd’hui des algorithmes dans de nombreuses applications telles que le fonctionnement des ordinateurs3, la cryptographie, le routage d’informations, la planification et l’utilisation optimale des ressources, le traitement d’images, le traitement de texte, la bio-informatique, etc…

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10.
Qu’est-ce qu’un algorithme ? Vidéo 4:16 09 février 2018 - les Maths en Tongs

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=1ANpkDxJHo4

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11.
Qu’est-ce qu’un algorithme ? - Document ‘openclassrooms.com’

Un algorithme est la description précise, sous forme de concepts simples, de la manière dont on peut résoudre un problème. Dans la vie de tous les jours, nous avons souvent besoin de résoudre des problèmes. Surtout si on considère la notion de ’problème’ au sens large.

Omniprésence des algorithmes

Un exemple de problème qui nous concerne tous (oui, même vous) est celui de la cuisine : vous êtes dans une cuisine, vous trouvez du riz, comment le cuire ? Voici une marche à suivre simple :

  • remplir une casserole d’eau ;
  • y ajouter une pincée de sel ;
  • la mettre sur le feu ;
  • attendre l’ébullition de l’eau ;
  • mettre le riz dans la casserole ;
  • le laisser cuire 10 à 15 minutes ;
  • égoutter le riz.
    J’ai décrit une solution au problème ’il faut faire cuire du riz’, sous forme de concepts simples. Vous remarquerez qu’il y a pourtant beaucoup de choses implicites : j’ai précisé que vous étiez au départ en possession du riz, mais il faut aussi une casserole, de l’eau, etc. On peut se trouver dans des situations spécifiques où tous ces objets ne sont pas disponibles, et il faudra alors utiliser un autre algorithme (ou commencer par construire une casserole...).

Les instructions que j’ai utilisées sont ’précises’, mais on pourrait préciser moins de choses, ou plus. Comment fait-on pour remplir une casserole d’eau, plus précisément ? Si le cuisinier à qui la recette est destinée ne sait pas interpréter la ligne ’remplir une casserole d’eau’, il faudra l’expliquer en termes plus simples (en expliquant comment utiliser le robinet, par exemple).

De même, quand vous programmez, le degré de précision que vous utilisez dépend de nombreux paramètres : le langage que vous utilisez, les bibliothèques que vous avez à disposition, etc…

Rôle privilégié des ordinateurs

Si on trouve des algorithmes dans la vie de tous les jours, pourquoi en parle-t-on principalement en informatique ? La raison est très simple : les ordinateurs sont très pratiques pour effectuer des tâches répétitives. Ils sont rapides, efficaces, et ne se lassent pas.

On peut décrire un algorithme permettant de calculer les décimales de la racine carrée de deux, qui soit utilisable par un humain. Vous pourrez ainsi calculer, à l’aide d’une feuille et d’un crayon, les 10 premières décimales (1,4142135624). Mais s’il vous en faut un million ? Un ordinateur deviendra alors beaucoup plus adapté.

De manière générale, on peut concevoir de nombreux algorithmes comme des méthodes de traitement d’information : recherche, comparaison, analyse, classement, extraction, les ordinateurs sont souvent très utiles pour tripoter la masse d’informations qui nous entoure continuellement.

Vous aurez peut-être pensé au célèbre moteur de recherche Google (qui a initialement dominé le marché grâce aux capacités de son algorithme de recherche), mais ce genre d’activités n’est pas restreint au (vaste) secteur d’Internet : quand vous jouez à un jeu de stratégie en temps réel, et que vous ordonnez à une unité de se déplacer, l’ordinateur a en sa possession plusieurs informations (la structure de la carte, le point de départ, le point d’arrivée) et il doit produire une nouvelle information : l’itinéraire que doit suivre l’unité.

Notion de structure de données

En plus de manipuler l’information, il faut aussi la stocker. La manière dont on organise cette information stockée peut avoir des conséquences très importantes sur leur manipulation.

Concrètement, prenez par exemple un dictionnaire : on peut définir un dictionnaire comme ’un ensemble de mots et leur définition’. Cependant, pourrait-on utiliser correctement un dictionnaire dont les mots sont placés dans le désordre ? Certainement pas, parce qu’il serait très difficile de trouver la définition d’un mot que l’on cherche (c’est encore possible, il suffit de lire le dictionnaire page par page jusqu’à ce qu’on trouve le mot). L’ordre alphabétique est clairement une solution très efficace pour pouvoir retrouver rapidement le mot que l’on cherche.

Il y a des liens forts entre les algorithmes (qui décrivent des méthodes) et les structures de données (qui décrivent une organisation). Typiquement, certaines structures de données sont indispensables à la mise en place de certaines méthodes, et à l’inverse certains algorithmes sont nécessaires aux structures de données : par exemple, si on veut rajouter un mot dans un dictionnaire classé alphabétiquement, on ne peut pas juste l’écrire dans l’espace libre sur la dernière page, il faut utiliser un algorithme pour l’ajouter au bon endroit. L’étude des structures de données est donc inséparable de celle des algorithmes, et vous n’y échapperez pas.

Algorithmique pour l’apprenti programmeur

Connectez-vous ou inscrivez-vous gratuitement pour bénéficier de toutes les fonctionnalités de ce cours !

Source : https://openclassrooms.com/fr/courses/1467201-algorithmique-pour-lapprenti-programmeur/1467284-quest-ce-quun-algorithme

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12.
Le Moteur de recherche expliqué par Wikipédia

Un moteur de recherche est une application web permettant de trouver des ressources à partir d’une requête sous forme de mots. Les ressources peuvent être des pages web, des articles de forums Usenet, des images, des vidéos, des fichiers, etc.

Certains sites web offrent un moteur de recherche comme principale fonctionnalité ; on appelle alors « moteur de recherche » le site lui-même. Ce sont des instruments de recherche sur le web sans intervention humaine, ce qui les distingue des annuaires. Ils sont basés sur des « robots », encore appelés « bots », « spiders « , « crawlers » ou « agents », qui parcourent les sites à intervalles réguliers et de façon automatique pour découvrir de nouvelles adresses (URL). Ils suivent les liens hypertexte qui relient les pages les unes aux autres, les uns après les autres. Chaque page identifiée est alors indexée dans une base de données, accessible ensuite par les internautes à partir de mots-clés.

C’est par abus de langage qu’on appelle également « moteurs de recherche » des sites web proposant des annuaires de sites web : dans ce cas, ce sont des instruments de recherche élaborés par des personnes qui répertorient et classifient des sites web jugés dignes d’intérêt, et non des robots d’indexation.

Les moteurs de recherche ne s’appliquent pas qu’à Internet : certains moteurs sont des logiciels installés sur un ordinateur personnel. Ce sont des moteurs dits « de bureau » qui combinent la recherche parmi les fichiers stockés sur le PC et la recherche parmi les sites Web — on peut citer par exemple Exalead Desktop, Google Desktop et Copernic Desktop Search, Windex Server, etc.

On trouve également des métamoteurs, c’est-à-dire des sites web où une même recherche est lancée simultanément sur plusieurs moteurs de recherche, les résultats étant ensuite fusionnés pour être présentés à l’internaute.

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13.
Liste de moteurs de recherche web ou d’entreprise répertoriés par Wikipédia

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14.
Les 10 meilleurs moteurs de recherche alternatifs à Google Par François Besson - 10 octobre 2017 – Document ‘1ere-position.fr’

Google est le moteur de recherche sur internet de référence pour tous les acteurs du SEO. En effet, en concentrant plus de 90% des parts de marchés. Quel que soit le navigateur (Google Chrome, Mozilla Firefox, Safari…) ou l’appareil, le géant américain est le plus populaire. Cependant, vous pourriez être intéressé pour découvrir un nouveau moteur de recherche qui permet d’effectuer des recherches et obtenir un même résultat ou très similaire. Chacun essaie de se différencier en misant sur les faiblesses de Google, avec parfois des idées originales comme la plantation d’arbres par exemple. Voici une liste des moteurs de recherche, d’outils de recherche les plus notables.

Voir panneau de logos des moteurs de recherche

Google profite de 90 % des requêtes mondiales mais deux autres acteurs, Bing et Yahoo !, misent sur un moteur de recherche avec une bonne expérience utilisateur et surtout d’un large choix de fonctionnalités et d’outils.

Soyez plus visible sur tous les moteurs de recherche grâce à l’expertise de 1ère Position

Voici une liste des moteurs de recherche alternatifs à Google les plus connus :

  • Bing : Moteur de recherche historique développé par Microsoft depuis 1998 (MSN Search), 2e plus gros moteur de recherche de France après Google
  • Yahoo ! : Moteur de recherche très complet avec des fonctionnalités uniques
  • Qwant : Moteur de recherche français qui mise sur la protection des données depuis 2011
  • DuckDuckGo : “Le moteur de recherche qui ne vous espionne pas” d’après ses développeurs
  • Ecosia : Un moteur de recherche allemand qui s’engage auprès de la cause environnementale
  • StartPage par ixquick : Un métamoteur de recherche web qui protège votre vie privée
  • Lilo : Un moteur de recherche philanthropique qui redistribue ses revenus à la guise des internautes
  • Quora  : Un moteur de questions-réponses enrichi par le système collaboratif
  • Xaphir : Moteur de recherche français (racheté par Qwant)
  • Yippy  : Moteur de recherche qui trie les résultats en dossier selon les besoins de l’internaute
    Table des matières

1ère Position - Agence de Référencement SEO et SEA

Image associée

Accès au document complet : https://www.1ere-position.fr/blog/10-meilleurs-moteurs-de-recherche-alternatifs-google/

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15.
Open Data : l’INPI lance un moteur de recherche gratuit sur les entreprises - Publié le 18 décembre 2019 par La Revue du Digital dans A la une - Illustration - Le portail renseigne gratuitement sur 5,9 millions d’entreprises

L’Institut national de la propriété industrielle lance un moteur de recherche sur les entreprises, 100% gratuit. Les informations sont issues du registre national du commerce et des sociétés. Les données sont consultables entreprise par entreprise, et par dirigeant. Elles étaient auparavant uniquement disponibles « en masse », dans des formats qui nécessitaient, de la part des utilisateurs, un minimum de connaissances dans le domaine du traitement des données.

Des informations sur 5,9 millions d’entreprises

Le portail des entreprises centralise les informations sur 5,9 millions d’entreprises actives, 25 millions d’actes et 1,8 million de comptes annuels. Ce portail répond à la politique gouvernementale d’ouverture des données. Le projet est porté par Pascal Faure, directeur général de l’Inpi. « Le portail donne un accès simple, fluide, rapide et gratuit, aux données du Registre National du Commerce et des Sociétés, ce qui représente une vraie nouveauté » affirme-t-il.

« Le besoin est réel, nous prévoyons un nombre élevé de consultations et je me réjouis que l’Inpi puisse démocratiser ces informations et offrir ces nouveaux services à l’ensemble des acteurs économiques et des citoyens  » ajoute-t-il.

Le service donne accès aux données d’identité légale des sociétés, en provenance des greffes des tribunaux à compétence commerciale et centralisées par l’Inpi dans le registre national du commerce et des sociétés (RNCS), dans le cadre de sa mission de conservation et de diffusion.

La vie des entreprises accessible d’un clic

Les données d’identité légales des sociétés comprennent la date de création, d’immatriculation, la forme juridique, le capital social, la dénomination sociale, le nom commercial, le sigle, l’activité principale, les représentants et l’adresse des établissements. Ces données permettent de suivre la vie des entreprises immatriculées au RNCS : modifications et radiations. Le portail DATA donne également accès aux statuts et actes des entreprises, ainsi qu’aux comptes annuels non confidentiels.

Ces informations peuvent être exploitées pour une meilleure connaissance des clients, partenaires, fournisseurs et de leur activité, au cas par cas ou selon des critères de sélection avec des recherches par zone géographique, recherche de portefeuilles d’entreprises d’un dirigeant, extractions de données pour enrichissement d’analyses sectorielles et financières, etc.

Les critères de la recherche portent sur la dénomination sociale ou nom de l’entreprise, les noms et prénoms du dirigeant, le numéro siren, le nom de la commune du siège de l’entreprise et les mots contenus dans le descriptif de l’activité de l’entreprise.

La création d’un compte nécessaire pour plus d’informations

Le portail DATA permet 2 niveaux de consultation. Une première recherche peut s’effectuer, sans aucune identification de l’utilisateur, sur un ou plusieurs critères. L’utilisateur peut consulter toutes les informations d’identité légale des entreprises.

Pour avoir accès aux observations, aux procédures collectives ou aux documents associés (comptes annuels, actes et statuts), l’utilisateur doit créer un compte (nom, prénom, adresse mail) et accepter par un clic les conditions de réutilisation des données (données personnelles notamment).

En 2017, l’Inpi avait mis à disposition gratuitement les comptes annuels déposés aux greffes depuis le 1er janvier 2017, puis avait complété ces informations par la mise à disposition gratuite des nouvelles inscriptions enregistrées au registre national du commerce et des sociétés : immatriculations, modifications et radiations des sociétés.

Des interfaces applicatives à venir

En février 2020, le portail DATA sera complété par les données de propriété industrielle des entreprises : brevets, marques, dessins et modèles, enregistrés ou publiés. Dans le même temps, l’Inpi travaille à la mise à disposition de recherches avancées et d’API (interfaces applicatives) qui permettront aux ré-utilisateurs de faire des requêtes plus fines dans les données en masse.

La mise à jour des données est quotidienne. L’Inpi fournit gratuitement les statuts et les actes des entreprises, les comptes annuels non confidentiels et les données relatives aux nouvelles inscriptions (immatriculations, modifications, radiations), telles que transmises par les tribunaux de commerce, tribunaux d’instance ou tribunaux mixtes de commerce, soit environ 1 million d’actes par an, 1,2 millions de comptes annuels et 1,4 million d’inscriptions par an. Le portail DATA est consultable depuis le site inpi.fr ou directement avec l’url : data.inpi.fr.

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16.
Réalités virtuelle et augmentée : quelles différences ? -16/04/2018 à 15h29 - Photo – Document ‘bfmtv.com’

Entre la 3D, les casques « VR » ou les lunettes immersives, vous ne savez plus si votre monde est virtuel ou tout simplement augmenté. Voici quelques clés pour bien comprendre ce qui sépare ces deux technologies.

Aux origines des deux concepts, on trouve une ambition commune : modifier l’expérience du réel (vision, sensation, odeur, etc.) à travers des outils informatiques. Et la démarche ne date pas d’hier, puisque les premières interfaces immersives apparaissent dès la fin des années 1950. Le cinéaste américain Morton Heilig développa ainsi, entre 1957 et 1962, son projet de « cinéma du futur », le Sensorama.

Cette borne d’arcade qui recréé les vibrations d’une moto, le souffle du vent et même les odeurs de la ville, peut être considérée comme l’ancêtre du casque de réalité virtuelle, même si son fonctionnement rappelle plus celui d’un cinéma dynamique façon Futuroscope ou du farfelu « Odorama » proposé par John Waters en 1981 dans Polyester.

Immersion vs. « hybridation »

Pour différencier réalité virtuelle et réalité augmentée, il faut se pencher sur l’expérience qu’elle propose. La réalité virtuelle extrait le spectateur du réel en recréant un univers entièrement factice, avec lequel il peut toutefois interagir. C’est le principe des casques VR (Oculus Rift, Samsung New Gear, etc…) qui occultent l’espace alentour pour projeter l’utilisateur dans un jeu vidéo ou dans un monde en trois dimensions, avec, à la clé, quelques frayeurs.

La réalité augmentée consiste plutôt à rajouter des éléments virtuels dans le monde réel. Là où un casque VR capte chaque mouvement pour le retranscrire dans les animations 3D visualisées par le joueur, des lunettes en réalité augmentée reconnaissent des images ou des motifs devant l’utilisateur et les utilisent pour faire surgir des informations virtuelles et donc « augmenter » l’expérience réelle. C’est le principe sur lequel s’appuient les filtres Snapchat ou un jeu comme Pokemon GO, mais aussi les Google Glass ou la caméra Kinect.

Vers une réalité mixte ?

La technologie évoluant à la vitesse de l’éclair, certains rêvent déjà de projeter et de manipuler nos données directement dans le monde réel, à la manière d’un Tony Stark dans Iron Man. Cette « réalité mixte » est devenue le nouveau Graal des start-up spécialisées.

Avec Hololens, Microsoft a déjà aidé un chirurgien à réaliser une intervention chirurgicale en superposant des radios sur le corps du patient. Fin 2017, après six années de développement, des levées de fonds records (1,4 milliard de dollars) et plusieurs semaines de buzz vidéo savamment orchestré, la start-up Magic Leap a quant à elle présenté ses lunettes immersives d’un nouveau genre sobrement nommées Magic Leap One. Elles devraient être disponibles courant 2018. Smartlink.fr

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Source : https://www.bfmtv.com/operations/realites-virtuelle-et-augmentee-quelles-differences-1420426.html

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17.
Réalité virtuelle, réalité augmentée... Ne confondons pas ! #01Focus Vidéo 2:40 - 25 septembre 2016 - 01netTV

La réalité virtuelle et la réalité augmentée se développent à toute vitesse, mais connaissez-vous vraiment leur fonctionnement ? Les explications en vidéo avec Jérôme Colombain. Regardez toutes nos vidéos en avant-première sur : http://www.01nettv.com ! Suivez-nous : Facebook ► http://on.fb.me/1JUP9P7 Twitter ► http://bit.ly/1R3mcB9 Abonnez-vous sur Youtube ► http://bit.ly/1GasHfn - Catégorie : Science et technologie

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Ko2EbOz0Yl4

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17 bis.
Définition et informations sur les robots – Extrait d’une note de CNRTL

A. − [Dans des œuvres de fiction sc.] Machine, automate à l’aspect humain capable d’agir et de parler comme un être humain. Contrairement à ce que l’on avance souvent, elle [la machine] n’est pas un robot, une sorte d’homme mécanique singeant l’homme naturel (Couffignal,Mach. penser,1964, p. 16).Aux figures familières et un peu fatiguées du monstre fantastique la SF [science-fiction] a ajouté de nouveaux venus : mutants, robots, extraterrestres (G. Cordesse, La Nouv. science-fiction amér.,1984, p. 124).

P. anal. ou p. métaph. Personne qui agit de manière automatique, conditionnée. Nous n’étions rien de plus que des Stücke, terme militaire par quoi le règlement de la Wehrmacht définit ses propres soldats, littéralement « des morceaux », entendez des robots interchangeables, mécaniquement répartis selon les hasards de l’immatriculation (Ambrière,Gdes vac.,1946, p. 49).Ce sont ces deux mêmes réactions de la clientèle avertie et organisée et des autorités publiques très attentives aux techniques productives et aux excès des techniques de vente qui préservent la capacité de discernement des consommateurs et leur évitent d’être transformés en robots de l’achat automatique (Perroux,Écon. XXes.,1964, p. 453).

En compos. ou en appos. Mais l’homme que le TNP veut présenter, ce n’est pas l’homme à la petite semaine des pièces du boulevard, ce n’est pas l’idée faite homme des pièces de propagande, ce n’est pas l’homme-robot des pièces de laboratoire, c’est l’homme dans son intégrité, dans sa substance, l’homme dans sa condition d’homme (Serrière,T.N.P.,1959, p. 160).Les tactiques adoptées conservent une certaine souplesse : les équipes, les individus ne constituent pas encore des mécaniques parfaites et nous ne sommes pas encore au siècle des joueurs-robots (Jeux et sports,1967, p. 1389).

B. − Domaine techn.

1. Appareil effectuant, grâce à un système de commande automatique à base de micro-processeur, une tâche précise pour laquelle il a été conçu dans le domaine industriel, scientifique ou domestique. Robot manutentionnaire ; robot interplanétaire, spatial ; robot calculateur ; robot de montage. Ce bref aperçu donne une idée de la complexité des machines transfert, véritables robots de l’industrie automobile moderne (Tinard,Automob.,1951, p. 391).Cette sorte d’inertie ne sera peut-être pas gênante pour les lents robots lunaires, mais elle peut devenir sérieuse pour la commande de l’« alunissage » de la fusée qui, elle, sera rapide (Decaux,Mesure temps,1959, p. 38).

2. Appareil électroménager à fonctions multiples, destiné à réaliser diverses préparations de cuisine`` (Courtine Gastr. 1984). Maints robots de cuisine fonctionnent à l’électricité : grils, moulins à café (Combat,19-20 sept. 1953, p. 3, col. 1).

3. [Fréq. en compos. ou en appos.] Avion-robot, voiture-robot ; robot-manipulateur ; robot-mixer. Le sous-marin pourra devenir un type de navire susceptible d’obtenir des effets marquants et souvent décisifs au moyen des torpilles et des engins robots aériens qu’il embarquera (Le Masson,Mar.,1951, p. 63).Un dispositif qui permet de localiser avec la plus grande précision tous les enregistrements d’une cassette et de manipuler cette cassette à volonté. Bref, le premier stéréo-robot (Le Point,2 oct. 1978, p. 89, col. 2).

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Source : https://www.cnrtl.fr/definition/robot

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17 ter.
Faire connaissance avec les robots d’après Wkipédia

Un robot est un dispositif mécatronique (alliant mécanique, électronique et informatique) conçu pour accomplir automatiquement des tâches imitant ou reproduisant, dans un domaine précis, des actions humaines. La conception de ces systèmes est l’objet d’une discipline scientifique, branche de l’automatisme nommé robotique.

Le terme robot apparaît pour la première fois dans la pièce de théâtre (science-fiction) R. U. R. (Rossum’s Universal Robots), écrite en 1920 par l’auteur Karel Čapek1. Le mot a été créé par son frère Josef à partir du mot tchèque « robota » qui signifie « travail, besogne, corvée ».

Les premiers robots industriels apparaissent, malgré leur coût élevé, dans le début des années 1970. Ils sont destinés à exécuter certaines tâches répétitives, éprouvantes ou toxiques pour un opérateur humain : peinture ou soudage des carrosseries automobiles. Aujourd’hui, l’évolution de l’électronique et de l’informatique permet de développer des robots plus précis, plus rapides ou avec une meilleure autonomie. Industriels, militaires ou spécialistes chirurgicaux rivalisent d’inventivité pour mettre au point des robots assistants les aidant dans la réalisation de tâches délicates ou dangereuses. Dans le même temps apparaissent des robots à usages domestiques : aspirateur, tondeuses, etc.

L’usage du terme « robot » s’est galvaudé pour prendre des sens plus larges : automate distributeur, dispositif électro-mécanique de forme humaine ou animale, logiciel servant d’adversaire sur les plateformes de jeu bot informatique.

Photo : Atlas (2013), robot androïde de Boston Dynamics

Photo : Bras manipulateurs dans un laboratoire (2009)

Photo : NAO (2006), robot humanoïde éducatif d’Aldebaran Robotics

Photo : DER1 (2005), un actroïde d’accueil

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18.
Tour d’horizon sur la « Révolution numérique » avec Wikipédia

La « révolution numérique » (ou plus rarement « révolution technologique »2, « révolution Internet »3 ou « révolution digitale »4) : c’est le bouleversement profond des sociétés provoqué par l’essor des techniques numériques telles que l’informatique et le développement du réseau Internet.

Cette mutation se traduit par une potentielle mise en réseau planétaire des individus au travers de nouvelles formes de communication telles que le courriel, les réseaux sociaux, la messagerie instantanée, les blogs et autres sites web privés et publics, commerciaux ou non. Sur le Web, la révolution numérique s’accompagne d’une originelle décentralisation dans la circulation des idées5 qui devient de plus en plus sujette à l’hypercentralisation des acteurs privés[pas clair]6,7.

La révolution numérique se caractérise aussi par le développement de l’intelligence artificielle et l’essor du domaine de la robotique et est perçue par certains intellectuels et militants comme un ensemble de faits et une construction idéologique que l’on peut remettre en cause.

Photo - L’ordinateur constitue l’élément clé du phénomène « révolution numérique ». À la fin des années 1970, les premiers ordinateurs personnels sont fabriqués à grande échelle.

Photo - La constitution du réseau Internet, par lequel des ordinateurs du monde entier peuvent se connecter entre eux, a constitué le deuxième facteur décisif de la « révolution numérique ». On dénombre un million d’ordinateurs connectés en 1992 et 36 millions quatre ans plus tard[réf. nécessaire]. Les sigles http (Hyper Text Transfer Protocol) et www (World Wide Web) peuvent être considérées comme le symbole de cette mutation.

Photo - Les développements de la robotique et de l’intelligence artificielle structurent le phénomène « révolution numérique ».

Photo - La « révolution numérique » et plus spécialement le développement de l’intelligence artificielle suscitent craintes et questionnements, y compris au sein de la sphère high tech, chez Bill Gates, ex-PDG de Microsoft (photo) et Elon Musk, PDG de Tesla, qui déclare : « je pense que nous devrions être très prudents au sujet de l’intelligence artificielle. Si je devais miser sur ce qui constitue notre plus grande menace pour l’existence, ce serait ça 1. »

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Rubrique B – Dans l’emploi, le travail, les métiers et la formation

19.
L’impact des technologies numériques - Document officiel ‘un.org/fr’ Photo

Les technologies numériques peuvent contribuer à promouvoir la justice et la paix dans le monde. Les progrès du numérique peuvent favoriser et accélérer la réalisation de chacun des 17 Objectifs de développement durable, qu’il s’agisse de mettre fin à l’extrême pauvreté, de réduire la mortalité maternelle et infantile, de promouvoir l’agriculture durable et le travail décent ou encore de parvenir à l’alphabétisation universelle.

Toutefois, les technologies peuvent aussi menacer le droit à la vie privée, compromettre la sécurité et creuser les inégalités. Elles ont des incidences sur les droits de l’homme et l’action humaine. Comme les générations précédentes, nous – les autorités, les entreprises et les particuliers – devons choisir comment nous souhaitons exploiter et gérer les nouvelles technologies.

Un avenir numérique pour toutes et tous ?

Jamais dans l’histoire, une innovation ne s’est propagée aussi vite que les technologies numériques : elles ont touché près de la moitié de la population des pays en développement en deux décennies seulement, bouleversant les sociétés. En améliorant la connectivité, l’inclusion financière et l’accès aux services commerciaux et publics, la technologie peut amplement concourir à promouvoir l’égalité. 

Ainsi, dans le domaine de la santé, des technologies d’avant-garde faisant appel à l’intelligence artificielle aident à sauver des vies, à diagnostiquer des maladies et à accroître l’espérance de vie. En matière d’enseignement, les environnements d’apprentissage virtuels et les possibilités de formation à distance donnent accès à des programmes éducatifs à des personnes qui en seraient autrement exclues. Les services publics deviennent également plus accessibles et sont assurés de façon plus responsable, grâce aux systèmes reposant sur la technologie de la chaîne de blocs, et les procédures bureaucratiques sont allégées à l’aide de l’intelligence artificielle. En outre, la pertinence et la précision des politiques et programmes peuvent être améliorées grâce aux mégadonnées.

Cependant, les populations qui n’ont pas encore accès à ces technologies ne bénéficient pas de ces avancées et se retrouvent encore plus marginalisées. Bon nombre des laissés-pour-compte sont des femmes, des personnes âgées ou des personnes qui vivent avec un handicap, des membres de minorités ethniques ou linguistiques ou de groupes autochtones et des habitants de régions pauvres ou reculées. L’accès aux technologies progresse de plus en plus lentement, voire régresse dans certains groupes. À titre d’exemple, les femmes sont 12 % moins nombreuses que les hommes à utiliser Internet dans le monde. Si cet écart s’est réduit dans la plupart des régions entre 2013 et 2017, il est passé de 30 à 33 % dans les pays les moins avancés.

Les algorithmes, s’ils reposent sur des données qui ne sont pas suffisamment diversifiées, peuvent reproduire, voire amplifier, la partialité humaine et systémique. Il est donc possible que la question ne soit pas abordée comme il convient, compte tenu du manque de diversité dans le secteur des technologies.

L’avenir de l’emploi

Au cours de l’histoire, les révolutions technologiques ont modifié les dynamiques de l’emploi, en créant de nouvelles formes et de nouveaux modes de travail et en rendant d’autres obsolètes. Elles ont ainsi transformé les sociétés de façon globale. Les mutations en cours auront certainement de profondes répercussions. Ainsi, l’Organisation internationale du Travail (OIT) estime que le passage à une économie plus verte pourrait créer 24 millions d’emplois dans le monde d’ici à 2030, du fait de l’adoption de pratiques durables dans le secteur de l’énergie, de l’utilisation de véhicules électriques et de l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.

D’autre part, des groupes comme McKinsey publient des rapports selon lesquels 800 millions de personnes pourraient perdre leur emploi d’ici à 2030, à cause de l’automatisation, et des sondages révèlent que la majorité des personnes employées s’inquiètent de ne pas être suffisamment formées ou compétentes pour trouver un emploi bien rémunéré.

Il est largement admis que, pour faire face à ces évolutions, nous devrons modifier notre approche en matière d’éducation, par exemple en accordant plus de place aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques, en développant les compétences non techniques et la résilience et en permettant aux personnes d’enrichir et d’élargir leurs compétences tout au long de leur vie. Il importera de mieux valoriser le travail non rémunéré, tel que la prise en charge des enfants et des personnes âgées à domicile, d’autant que ce type d’activité sera de plus en plus nécessaire au vu de l’évolution de la composition démographique partout dans le monde.

L’avenir des données

À l’heure actuelle, les technologies numériques telles que le groupage des données et l’intelligence artificielle sont utilisées pour analyser des problèmes et en assurer le suivi dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de l’environnement ou pour accomplir des tâches quotidiennes comme effectuer un trajet ou payer une facture. Elles peuvent être employées pour défendre et exercer les droits de l’homme, mais aussi pour y porter atteinte, par exemple, dans le cadre de la surveillance des mouvements, des achats, des conversations et des comportements. Les pouvoirs publics et les entreprises ont de plus en plus d’outils pour collecter et exploiter des données à des fins financières ou autres.

Néanmoins, les données personnelles seraient une ressource utile pour tout un chacun si leur propriété était mieux réglementée. Selon le type de protections mises en place, les technologies basées sur les données peuvent contribuer à améliorer les moyens d’action et le bien-être des populations et à promouvoir les droits universels.

L’avenir des médias sociaux

Les médias sociaux mettent en lien près de la moitié de la population mondiale. Ils permettent aux personnes de faire entendre leur voix et de communiquer en temps réel avec d’autres personnes qui se trouvent à l’autre bout du monde. Mais ils peuvent aussi alimenter les préjugés et semer la discorde, en facilitant la diffusion des discours de haine et des fausses informations et en renforçant les effets de chambre d’écho. Ainsi, les algorithmes des médias sociaux peuvent contribuer à la fragmentation des sociétés dans le monde entier ou bien avoir une influence inverse.

L’avenir du cyberespace

Comment faire face à ces évolutions ? Voilà une question qui fait l’objet de nombreux débats, au niveau des pays comme à l’échelle internationale, en cette période où les tensions géopolitiques s’accentuent. Le Secrétaire général a pointé du doigt la menace d’une « grande fracture » entre les puissances mondiales, chacune ayant sa propre stratégie basée sur Internet et l’intelligence artificielle, ses règles monétaires, commerciales et financières dominantes et sa vision géopolitique et militaire opposée à celles des autres. Une telle rupture pourrait être comparée à un mur de Berlin numérique. La coopération numérique entre les États, dans un cyberespace où régneraient les principes universels relatifs à la paix et à la sécurité, aux droits humains et au développement durable, apparaît de plus en plus comme une condition essentielle à la vie dans un monde uni. L’une des grandes recommandations émises par le Groupe de haut niveau sur la coopération numérique est de conclure un pacte mondial pour la coopération numérique.

Pour en savoir plus :

Les Objectifs de développement durable

« L’ère de l’interdépendance numérique » : rapport du Groupe de haut niveau sur la coopération numérique créé par le Secrétaire général

OIT 

Discours du Secrétaire général à l’occasion de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (version trilingue)

Stratégie du Secrétaire général en matière de nouvelles technologies

ONU | Questions thématiques : Les mégadonnées

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United Nations - Conditions d’utilisation - Confidentialité de l’information - Contactez-nous - Courriers frauduleux - Droits d’auteur - FAQ - Index de A à Z

Nations Unies : Bienvenuehttps://www.un.org › fr

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Source : https://www.un.org/fr/un75/impact-digital-technologies

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20.
Technologies, équipes et culture d’entreprise : la transformation des entreprises ne doit pas être qu’une transformation de façade - Avis d’expert - Publié le 29/06/2019 À 17H45 – Document ‘usinenouvelle.com’ ElectroniqueTélécomsInformatiqueNumeriqueIllustration

Tribune- Il ne suffit pas d’ajouter un chatbot sur son site internet pour dire d’une organisation qu’elle a basculé dans l’ère du numérique, met en garde Christian Duprat, Vice-Président régional France, Royaume-Uni, Irlande et Benelux chez TIBCO Software.

La ’transformation numérique’, expression galvaudée s’il en est, a été le mantra de tous les grands groupes depuis dix ans. Ces derniers, en effet, sont soumis à la double pression d’un consommateur toujours plus exigeant, et d’une concurrence toujours plus rude. Pour autant, il faut s’entendre sur ce qu’on met derrière le terme transformation. Il ne suffit pas d’ajouter un chatbot sur son site internet pour dire d’une organisation qu’elle a basculé dans l’ère du numérique. Les entreprises sont contraintes de mettre en œuvre des stratégies réellement percutantes pour rester compétitives. La technologie en est une composante majeure, mais n’aurait aucun impact sans la mobilisation d’une culture et d’équipes tournées vers l’innovation.

L’innovation : une dynamique et un état d’esprit permanents…

Les entreprises ont longtemps tenu pour acquis le fait qu’elles pouvaient compter sur un avantage comparatif durable : pricing, brevets, design d’expérience… Ce principe est battu en brèche par les géants du web et les startups dites disruptives. Pour rester dans la course, les organisations doivent se penser comme des projets organiques en perpétuelle évolution. Elles peuvent pour cela capitaliser sur des savoir-faire anciens – ce qu’a fait Bic pour diversifier son activité – et/ou faire évoluer leur philosophie – ou Décathlon, jadis ’supermarché pour sportifs du dimanche’, maintenant référence de l’innovation grâce notamment à sa plateforme ’Décathlon création’.

La réussite de telles stratégies dépend d’une multitude de variables, dont l’intelligence collective. Saint-Gobain, par exemple, s’est ouvert aux idées de ses collaborateurs et partenaires pour renouveler ses produits – dont un quart n’étaient pas vendus il y a cinq ans. Cette manière de faire s’avère payante, car la marque est aujourd’hui classée parmi les plus innovantes au niveau mondial . L’on voit bien que la problématique est moins technologique que culturelle.

… qui s’appuient sur les outils numériques

Pour autant, il n’est pas question de minorer l’importance des outils numériques dans le processus de transformation. Ces outils sont déterminants à plus d’un titre, car ils apportent une économie certaine de temps, d’argent et d’énergie et permettent d’éliminer les tâches laborieuses. Ce bénéfice est d’autant plus appréciable quand on sait qu’un salarié sur cinq trouve son emploi dépourvu de sens ! Mieux : s’enclenche alors un cycle vertueux, dans lequel les gains de productivité sont réinvestis pour encourager le développement des collaborateurs. C’est donc toute l’entreprise qui désormais se concentre sur des tâches à plus grande valeur ajoutée, de la finance au marketing en passant par les RH. EDF l’a bien compris, et a été jusqu’à ouvrir une structure dédiée au développement de solutions d’IA pour répondre aux besoins métiers du groupe.

In fine, toutes les parties prenantes de l’entreprises sont gagnantes, le client final en premier lieu. Prenons le secteur de l’assurance, soumis à des perturbations majeures (démographiques, climatiques, règlementaires…). Dans ce contexte de forte pression, les compagnies sont obligées de créer des modèles analytiques basés sur la données pour mieux identifier leurs clients et segmenter leurs offres. Grâce au déploiement de ce type d’analyses, le client bénéficie de meilleures options et la compagnie d’assurance gaspille moins de ressources sur des informations non-fiables. Les innovations interviennent à différents niveaux, produisant un effet domino : le service marketing lance une campagne adaptée afin d’attirer les clients, la communication ’inbound’ est gérée différemment etc.

Adaptabilité et créativité au cœur de la transformation numérique

Transformer une entreprise ne se résume donc pas à lui appliquer un vernis digital : il s’agit d’impliquer toute la structure dans un processus de mutation profonde. Pour cela, les organisations ont tout intérêt à maîtriser les rouages des cycles d’innovation et d’y sensibiliser l’ensemble de leurs collaborateurs. Cela passe par une formation aux outils mais aussi et surtout par le développement de deux qualités fondamentales : l’adaptabilité et la créativité. Dans un contexte de changement permanent, il n’est en effet plus possible de prétendre faire des prédictions fiables à cinq ans. De fait, le principal actif d’une entreprise aujourd’hui réside dans la capacité qu’ont ses équipes à réinventer leur métier et à réagir à de nouvelles donnes.

Prenons donc la question de la – nécessaire – transformation des entreprises par le bon bout : en premier lieu insuffler une culture de l’innovation qui emmène toute la structure et ensuite mettre le potentiel des nouveaux outils au service de cette culture.

Christian Duprat, Vice-Président régional France, Royaume-Uni, Irlande et Benelux chez TIBCO Software - Des avis d’expert sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction de L’Usine Nouvelle.

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Source : https://www.usinenouvelle.com/article/avis-d-expert-technologies-equipes-et-culture-d-entreprise-la-transformation-des-entreprises-ne-doit-pas-etre-qu-une-transformation-de-facade.N856875

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21. Accès au Colloque du 24 septembre 2019 : « L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi » - 06/12/2019 - Référence ‘Fondation Res Publica’

Introduction - 06/12/2019 - Intervention de Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica, lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Le point sur les technologies actuelles (robotique, numérique, Intelligence Artificielle…) - 06/12/2019 - Intervention de Rachid Alami, Directeur de recherche en robotique au LAAS-CNRS (Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes), Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Quel impact les technologies numériques ont-elles sur l’emploi ? - 06/12/2019 - Intervention de Béatrice Clicq, Secrétaire confédérale de Force Ouvrière au secteur de l’Égalité et du Développement durable, lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Quel impact les technologies numériques ont-elles sur le travail ? (1) - 06/12/2019 - [Repris en détail à la rubrique ci-après] - Intervention de Dominique Turcq, Consultant, Fondateur de l’Institut Boostzone, auteur de Travailler à l’ère post-digitale (Dunod, 2019), lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Quel impact les technologies numériques ont-elles sur le travail ? (2) - 06/12/2019 - Intervention de Flore Barcellini, Professeur des Universités en ergonomie, Directrice de l’Équipe Pédagogique Nationale « Travail, Orientation, Formation, Social » du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Comparaisons internationales. Que faire face aux blocages ? - 06/12/2019 - Intervention de Vincent Charlet, Délégué général de la Fabrique de l’Industrie, lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Entre les techno-critiques et les techno-béats, qui croire ? - 06/12/2019 - Intervention de Franck Dedieu, Directeur adjoint de la rédaction de Marianne, lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Débat final - 06/12/2019 - Débat final lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

Fondation Res Publicahttps://www.fondation-res-publica.org -52 rue de Bourgogne 75007 Paris France Tél : +33 (0) 1 45 50 39 50 Fax : +33 (0) 1 45 55 68 73 - Contacter la Fondation

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Source : https://www.fondation-res-publica.org/L-impact-des-technologies-numeriques-sur-le-travail-et-l-emploi_r160.html

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22.
Présentation de la Fondation Res Publica, par Jean-Pierre Chevènement – Document ‘fondation-res-publica.org – Photo

La Fondation Res Publica a été créée en décembre 2005 sous la forme d’un établissement reconnu d’utilité publique. Elle s’est donné pour objectif la réflexion, l’analyse et la capacité de proposer des choix de politiques publiques, face aux grands enjeux actuels, dans le cadre national et dans le cadre du monde globalisé. Sa perspective est celle d’une évolution vers un dialogue réel des cultures et des nations, dont la traduction politique est la multilatéralité dans la prise de décision et la conduite des actions les plus conséquentes pour l’avenir du monde. Dans le même esprit elle mène une réflexion constructive à propos des grandes questions de société, fondée sur l’exigence et l’actualité d’un modèle républicain pour le XXIe siècle. Depuis la fin de l’année 2008, la Fondation a tout particulièrement consacré sa réflexion à la crise économique qui frappe le monde entier, aux réponses à apporter, au nouveau modèle de développement à favoriser, à la lumière d’un intérêt général seul capable d’équilibrer les dérives du marché.

Un centre de réflexion et de proposition sur les enjeux principaux du monde d’aujourd’hui
La Fondation Res Publica s’est attachée depuis quatre ans à examiner les principaux défis d’aujourd’hui, tant dans leur dimension thématique (approvisionnement énergétique, question agricole et alimentaire, avenir du dollar, régulation des échanges, par exemple) qu’à partir de cadres géographiques particuliers : l’Asie du sud-est entre ses géants, l’avenir des Balkans, du Moyen-Orient, le devenir de l’Afrique... Elle s’est également consacrée à une reflexion approfondie sur l’évolution de la société : inégalités en France, Ecole et société du savoir, entreprises et territoires, problèmes clés des institutions, des finances publiques, du système politique et médiatique, etc. Elle a réservé une place très importante à l’Europe et à la relation franco-allemande dans toutes ses dimensions.

En 2009, la Fondation s’est attachée spécialement à préciser les diagnostics et à formuler des propositions face à la crise financière et économique actuelle. La crise, telle qu’elle se développe, consacre le double-retour de la puissance publique et du fait national. La solution sera sans doute moins « social-démocrate » que républicaine. La matrice et la dynamique républicaines sont précieuses pour rétablir les équilibres brisés par la globalisation. Le modèle républicain constitue une grille de lecture adaptée aux défis de la refondation du système économique, financier et social mondial. Les Etats nationaux détiennent les capacités nécessaires pour mener des actions d’envergure. L’Europe des cercles concentriques (G4, Eurogroupe, et enfin les 27 pays membres) qui s’est mise en mouvement montre bien que le temps de la coopération n’est pas celui de l’intégration. La France a un rôle particulier à jouer pour dynamiser une construction européenne réaliste : une Europe des peuples, une Europe des nations et donc des Etats, une Europe à géométrie variable et s’assumant comme telle.

Les Etats-Unis n’ont plus les moyens de dominer seuls le reste du monde. La multipolarité est l’horizon du monde qui vient. Une redistribution de la puissance s’opère. Elle doit se traduire à travers la réforme des institutions internationales. Et la relance économique doit s’inscrire dans une projection à long terme d’un modèle de développement plus soucieux de l’environnement. Il s’agit de promouvoir un modèle de croissance qui puisse être étendu et généralisé, ce qui n’est manifestement pas le cas du modèle actuel des pays développés. Sur le fondement de ces idées, la Fondation Res Publica a privilégié les axes de réflexion et de proposition suivants :

Pour une refondation européenne
Dans l’épreuve, les faux semblants ont été pulvérisés. Il n’existe pas aujourd’hui de demos européen, comme l’a relevé, à juste titre, la Cour constitutionnelle fédérale de Karlsruhe. Les nations européennes constituent des réalités profondément enracinées dans l’Histoire. Poser le problème de la démocratie au niveau de l’Europe revient à admettre la réalité des nations européennes et à reconnaître que c’est dans le cadre de la nation que s’exerce d’abord la démocratie. C’est de cette manière que l’Europe dont nous avons besoin pourra se ressourcer. Prise entre la concurrence des pays à bas coûts de main d’œuvre et un dollar sous-évalué, l’Europe est menacée de déclin industriel. Plus que de mécanos institutionnels, nous avons d’abord besoin d’action et de volonté conjuguées.

La Fondation s’est ainsi attachée à définir ce que pourrait être un gouvernement économique de la zone euro, une politique européenne de l’énergie, une politique commerciale fondée sur une concurrence équitable. La relation franco-allemande est, de ce point de vue, centrale. Nous consacrons beaucoup d’effort à la connaissance approfondie des évolutions de notre voisin et partenaire. Il s’agit de formuler des propositions capables d’infléchir l’actuelle politique de l’Allemagne vers une attitude moins « orthodoxe », mais mutuellement bénéfique, sans dissimuler les obstacles qui se trouvent sur ce chemin. La relation que nous devons entretenir avec la Russie, acteur-clé pour l’avenir européen, non seulement pour nos approvisionnements énergétiques, mais pour l’équilibre d’un monde multipolaire, n’est pas moins importante.

Une révision du rôle de l’Etat
La crise systémique du capitalisme financier met en évidence la nécessité de disposer des outils d’un Etat moderne, adaptés aux nouveaux défis. Les changements en cours ne périment pas l’Etat mais lui assignent de nouvelles responsabilités. La réhabilitation de l’Etat au cœur de l’ordre international s’est imposée, mais le rôle qu’il va devoir assumer suppose des choix. Devra-t-il être le pompier qui éteindra les feux dans l’urgence avant de se retirer ? Ou doit-il jouer un rôle plus actif, stratège et anticipateur, pour un pilotage de long terme ? Devant les insuffisances criantes de la régulation des activités financières, un retour de l’Etat doit être pensé comme outil de l’intérêt général au niveau national, européen et mondial, non pas pour éteindre les feux de la dépression puis se retirer ensuite, mais bien pour intervenir durablement dans le pilotage de l’économie et la construction d’un nouveau modèle de développement.

Relever les défis de la crise mondiale
La Fondation a consacré plusieurs de ses travaux à analyser sans relâche les phénomènes marquants du désordre mondial. La question de l’évolution du commerce international est posée à travers les échecs répétés des cycles de l’OMC. Le respect des valeurs proclamées d’échanges justes entre les différentes parties du monde, qui fondaient l’Organisation mondiale du commerce, doit conduire, à de forts correctifs. La question de la protection dans le cadre d’une concurrence équitable peut être posée. De même, une nouvelle régulation du système monétaire international, actant la faiblesse du dollar et l’émergence d’autres monnaies (yuan, yen, euro) ne pourra être éludée à moyen terme. Elle devra prendre en compte les intérêts légitimes des pays émergents et des pays pauvres.

Une matrice républicaine pour améliorer les rapports entre les peuples
Le « choc des civilisations » n’est pas dans l’intérêt de l’Europe et encore moins de la France. Il contribuerait à une régression dans l’intégrisme et l’obscurantisme et ne manquerait pas d’encourager aussi les replis dans les pays européens. L’approfondissement du modèle républicain offre une réponse à tous les pays qui ne veulent pas se laisser entraîner dans cet engrenage. Il n’y a pas de développement qui vaille sans le respect de l’authenticité et de la dignité de chaque peuple. Il s’agit de « faire se rejoindre dans une société donnée, la modernisation avec le sentiment de l’authentique ; rendre cette société capable, soit d’intégrer à son propre legs les emprunts d’outillages et de méthodes qu’elle fait à l’extérieur, soit de transposer son identité traditionnelle en termes d’avenir » (*). Chacun doit trouver dans sa propre culture et dans son histoire particulière à la fois la motivation de son développement et un accès à l’universel. La force et la cohérence de l’idée républicaine fournissent ainsi la meilleure boussole pour les temps difficiles qui s’annoncent. A partir des valeurs républicaines, il s’agit d’ouvrir un chemin d’universalisation et de fonder la paix sur le dialogue des cultures, les échanges et la reconnaissance mutuelle des différentes nations. Le message de la France, comme logiciel républicain à l’œuvre dans l’histoire des deux derniers siècles, n’a rien perdu de sa force malgré tous les obstacles.

Penser un espace européen et euro-méditerranéen
Ainsi, tout particulièrement, dans le monde multipolaire qui émerge, la Fondation s’efforce de cerner ce qui peut fonder la cohésion d’un ensemble européen et euro-méditerranéen. C’est un travail de fond sur les valeurs et les concepts d’organisation qu’il convient de mener. Cet effort de recherche appliquée doit mettre en valeur les convergences possibles en matière de droit, d’administration, de service public, d’éducation, d’intégration et d’accès à la citoyenneté. Il doit permettre aussi les rapprochements concrets, à travers des projets de coopération en matière industrielle, d’infrastructures de communication à l’échelle continentale ou d’organisation monétaire : il s’agit de promouvoir une coopération d’égal à égal dans un vaste ensemble européen sur la base de complémentarités à renforcer et de valeurs universelles naturellement sujettes à débat et à confrontation. La Fondation veut être un laboratoire du dialogue entre les nations et les cultures en fournissant des concepts et des projets à tous ceux qui entendent œuvrer au rapprochement entre « les deux rives ».

Les concepts-clés du modèle républicain
Un des objets privilégiés de la Fondation est l’approfondissement des concepts-clés du modèle républicain (nationalité fondée sur la citoyenneté, intégration, laïcité, éducation civique, mission à cet égard fondatrice de l’Ecole, égalité de tous devant la loi, prévalence de l’intérêt général, organisation territoriale équilibrée, garantie des libertés publiques, définition et rôle des services publics, civisme versus « montée des communautarismes » etc.), ainsi que le développement, à partir de ces notions, du dialogue entre les cultures et entre les nations. A l’heure des communautarismes, de la désintégration du tissu social et de l’espace public, ce modèle républicain est de pleine actualité. Dans cette perspective, lorsque la Fondation se tourne vers les problèmes de la société française, le perfectionnement du modèle républicain la conduit à mener une réflexion dégagée des œillères partisanes sur le renouvellement nécessaire de la démocratie.

Les activités de la Fondation
Les activités de la Fondation consistent en l’organisation de séminaires, de colloques, de débats et de discussions, mais également en la production régulière, ou à la demande, de notes et de dossiers. Ces travaux peuvent intéresser les pouvoirs publics, les institutions européennes, les Etats ou les régions d’Europe ou riverains de la Méditerranée, ou encore les entreprises engagées dans les projets d’investissement ou de développement dans des régions du monde où une bonne intelligence des sociétés est indispensable.

Le travail de la Fondation s’appuie sur la réunion d’experts, d’universitaires et de chercheurs dont le travail fait l’objet d’une programmation constamment renouvelée. Le processus de recherche de la fondation commence par un programme de travail préalablement défini par le Conseil scientifique qui désigne pour chaque thème retenu un ou plusieurs chefs de file. La coordination est assurée par le directeur et par une équipe d’animation rapprochée. Des tables rondes régulières ainsi que des débats-rencontres permettent d’éclairer les problématiques et les points-clés des thèmes à traiter.

Plus de cent colloques, séminaires et tables-rondes ont été tenus à ce jour, permettant l’édition d’autant de Cahiers, plusieurs études, notes et documents ont été publiés, ainsi que deux livres issus de la collection L’Idée Républicaine. Enfin, un site internet - www.fondation-res-publica.org - met à votre disposition tous les travaux de la Fondation Res Publica.

(*) Jacques Berque – Recherche, technologie et progrès en coopération – Rapport au ministre de la Recherche et de la Technologie, 15 avril 1982.

Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation I Dimanche 15 Février 2009

Source : https://www.fondation-res-publica.org/Presentation-de-la-Fondation-Res-Publica-par-Jean-Pierre-Chevenement_a26.html

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23.
Quel impact les technologies numériques ont-elles sur le travail ? (1) - Intervention de Dominique Turcq, Consultant, Fondateur de l’Institut Boostzone, auteur de Travailler à l’ère post-digitale (Dunod, 2019), lors du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ du mardi 24 septembre 2019.

J’ai écrit un livre sur les évolutions du travail à l’échéance de 2030 [1]. Je viens du monde de la stratégie et du management. J’ai passé un tiers de ma vie précédente à enseigner le management, notamment à HEC et à l’INSEAD. J’ai consacré un autre tiers au conseil à l’international, chez McKinsey en particulier, et le troisième tiers à la direction de grandes entreprises, en particulier chez Manpower (qui ne fait pas que du travail temporaire) où je m’intéressais à la stratégie à mettre en œuvre pour fournir aux clients les meilleures ressources possibles pour créer un avantage compétitif. J’ai créé il y a une quinzaine d’années l’Institut Boostzone, centre de recherche sur l’avenir du monde du travail et du management des hommes pour faire la synthèse de ces différentes expériences afin d’essayer de comprendre en quoi les forces qui sont en train de s’exercer sur nous vont changer la façon de travailler, le monde du travail et évidemment la façon de gérer les entreprises. Il faut distinguer, à l’intérieur de ce qu’on a tendance à voir comme un grand sac (le digital), le digital à l’ancienne, autrement dit l’informatique et l’intelligence artificielle (IA).

L’informatique, qui est entrée dans l’Histoire au cours des années soixante (plans informatiques, changements informatiques des entreprises, etc.), est une science exacte. Les formules proposées dans un tableau Excel fournissent des résultats exacts. Cette informatique classique, qui continue à entrer dans nos entreprises avec l’augmentation des performances, des mémoires, des micro-processeurs, etc., a structuré notre façon de regarder les nouvelles technologies.

L’informatique et les technologies numériques à l’ancienne ont permis de réduire les coûts de transaction. Autrefois, pour acheter un billet de train, nous devions nous rendre à la gare, faire la queue, discuter avec le guichetier qui lui-même traitait avec son ordinateur et nous donnait notre billet après avoir encaissé par carte bleue ou autre moyen de paiement. Aujourd’hui nous achetons un billet de train en cinq minutes à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable. Le coût du billet n’a pas changé, le coût de transaction a été considérablement diminué. De la même façon on a réduit les coûts de transaction pour tout un ensemble de process à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise, avec ses fournisseurs, ses clients, etc. Mais qui dit réduire les coûts de transaction dit évidemment réduire un certain nombre de tâches, voire un certain nombre d’emplois. On retient que l’informatique a contribué à réduire un certain nombre d’emplois, ce dont on peut discuter, même pour l’informatique traditionnelle dont on peut dire aussi qu’elle a créé beaucoup d’emplois. Je ne rentrerai pas dans les discussions quantitatives car on peut faire dire tout et n’importe quoi aux chiffres mais, objectivement, le tableau Excel a permis aux comptables de faire les choses beaucoup plus rapidement que ce qu’ils faisaient auparavant avec une calculette manuelle.

L’autre impact de l’informatique que nous continuons à payer lourdement aujourd’hui est la réduction des contacts humains du fait que l’interaction, la transaction sont effectuées par une machine. Dans tous les cas où on a réduit les coûts de transaction on a aussi réduit le nombre de personnes avec qui on était en interaction, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. À l’intérieur de l’entreprise on ne se voit plus. On est rivé à son ordinateur pratiquement toute la journée. Je suis effaré du nombre de gens qui me disent ne jamais voir leur chef parce que celui-ci est trop occupé… Le boulot d’un manager est quand même de voir les gens et de les « manager » ! On constate donc un vrai problème de diminution du contact humain à la fois dans la société et dans l’entreprise, ce qui est grave car il s’agit d’une déshumanisation de la société.

En même temps on subit une augmentation de la charge cognitive : comme on peut faire les choses beaucoup plus vite on pense qu’on va en faire beaucoup plus dans la journée et notre structure organisationnelle nous encourage à en faire de plus en plus. Ceci entraîne la multiplication des tâches avec des systèmes d’urgence et une surcharge cognitive assez élevée. C’est l’informatique au sens traditionnel du terme qui nous a amenés là.

L’intelligence artificielle c’est autre chose (comme l’a très bien expliqué Rachid Alami).
L’intelligence artificielle n’est pas exacte. Elle se base sur des approximations, de la statistique, des algorithmes de probabilité. Elle peut parfois se tromper en identifiant à tort un chat sur une photo. Quand on dicte des notes à son téléphone le résultat peut être cocasse. Mais c’est quand même génial et je me sers constamment d’applications comme Siri (application informatique de commande vocale développée par Apple) pour dicter à mon téléphone, en dépit de leur imperfection. Il est très important d’avoir à l’esprit cette spécificité de l’intelligence artificielle. Nous attendons de l’administration fiscale que le calcul de notre impôt soit exact. Ce résultat exact sera obtenu avec l’informatique. On ne l’aura pas avec l’intelligence artificielle qui utilise un certain nombre de bases, de règles, qui fonctionnent très bien, y compris pour la traduction (moi-même je me sers beaucoup de Google Translate et autre pour traduire), mais reste un système approximatif.

L’intelligence artificielle n’a donc pas réduit les coûts de transaction. Elle a réduit les coûts de prévision, les coûts d’analyse, les coûts d’approximation, les coûts de diagnostic, les coûts d’estimation. Ce n’est pas du tout la même chose. On continue à avoir besoin d’aller plus loin si on veut quelque chose d’exact. Elle fait parfois des erreurs. Beaucoup de travaux ont été faits, sur la reconnaissance des images de radiographie par exemple, qui montrent que l’on a besoin de la collaboration entre la machine et les hommes pour avoir de meilleurs résultats.

Ce qui est en train de se passer ici est particulièrement intéressant. L’informatique nous remplace, l’intelligence artificielle nous augmente. Le chirurgien est ravi d’avoir un robot qui travaille avec lui, le radiologue est ravi qu’une analyse supplémentaire l’aide à faire son diagnostic ou le confirme.

Grâce à l’intelligence artificielle on est en train de mettre en place une sorte d’escalier mécanique de compétences. L’intelligence artificielle permet à chacun de monter d’une marche. Si sur cette marche quelqu’un tarde à monter sur la marche supérieure, cela peut générer de vrais conflits. Avant, pour devenir taxi il fallait passer un examen et connaître les rues de Paris. Aujourd’hui ce n’est plus nécessaire puisque tout le monde dispose d’un GPS. Chacun peut donc monter sur la marche des taxis… qui protestent et cherchent le moyen d’accéder à la marche supérieure (ils ont trouvé : ils sont aimables !). C’est un point fondamental que l’on retrouve dans nombre de professions. Dans le bâtiment, il fallait deux personnes pendant une journée pour faire le métrage d’une pièce, maintenant on dispose au milieu de la pièce un appareil qui en quelques minutes fournit les métrages au millimètre près. Le métreur (profession d’ailleurs assez rare dont les services sont coûteux) peut travailler beaucoup plus vite et faire plus de métrages. Il ne lui reste qu’à corriger les résultats de la machine (qui se trompe quand même de temps en temps). L’intelligence artificielle nous permet donc de gravir un escalier de compétences et d’accomplir beaucoup plus de tâches. Le métreur peut métrer beaucoup plus de bâtiments, le chirurgien peut faire plus d’opérations et le radiologue plus de diagnostics, ce qui n’est pas sans intérêt à l’heure où les régions françaises manquent de personnel médical. C’est la notion d’assistant, voire d’équipier dont on parlait tout à l’heure. Mais cela va encore plus loin, au point de nous poser de vraies questions de management :

Que faire du temps libéré ? Avec le digital, c’était très simple, si la technologie permettait de gagner 10 % de temps de travail sur l’ensemble des salariés, on licenciait 10 % du personnel. Avec l’intelligence artificielle c’est un peu plus compliqué parce que l’on continue à avoir besoin des humains. Cela ouvre des logiques extrêmement intéressantes en termes de management : choisit-on de mettre plus d’humain ? plus de qualité ? ou poursuit-on les licenciements ?

Beaucoup plus sérieusement parce que plus « inquiétant », nous devons veiller à ne pas investir les machines et l’intelligence artificielle du rôle d’experts. Ce ne sont pas des experts mais des systèmes qui évaluent, qui nous aident à apprécier les choses. Mais l’intelligence artificielle, qui peut se tromper, qui n’est pas exacte, n’est pas un expert parfait. Concrètement, le conseiller financier d’une banque, face à un client qui sollicite un prêt, va se faire aider par l’intelligence artificielle qui analyse toutes sortes de données (légales ou non) le concernant et dit si on peut ou non lui accorder un prêt. Si le conseiller s’en tient à l’opinion de l’intelligence artificielle, il la prend pour un expert et abdique sa responsabilité personnelle. Si, face à un vieux client qu’il connaît bien, il prend le risque de lui accorder son prêt contre l’avis de l’IA, l’humain est à sa place, assume sa responsabilité Si tout se passe bien et que la personne rembourse, pas de problème. Dans le cas contraire, le patron du conseiller financier peut lui reprocher de n’avoir pas respecté l’avis de l’intelligence artificielle. Il existe donc un risque que la hiérarchie érige l’intelligence artificielle en expert, lui attribuant un rôle qu’elle ne devrait jamais avoir. Cela pose un problème de management et d’éthique absolument fondamental. Je conseille à tout le monde de relire Hannah Arendt parce que ce problème nous ramène à la question du « mal ordinaire » [2]. Ce que dit la machine sans se poser les questions relève du « mal ordinaire » tel que le définissait Hannah Arendt. Et il faut absolument que dans nos organisations nous conservions notre responsabilité humaine par rapport aux décisions que nous prenons, ce que fait le chirurgien aujourd’hui, ce que doit faire aussi le conseiller bancaire.

Cela étant, je voudrais aller un cran plus loin. Si je parle du « post-digital », c’est que pour moi le digital est acquis. Si une entreprise n’est pas digitalisée, elle est morte. Qui ne regarde pas en quoi l’intelligence artificielle va nous aider est mort. La vraie question est donc : Qu’est-ce qui vient derrière ?

Ce qui vient derrière va être considérablement aidé par ces nouvelles technologies. Je voudrais souligner trois bouleversements qui risquent de changer notre monde du travail encore beaucoup plus que tout ce qui s’est passé au cours des vingt à quarante dernières années.

D’abord les neurosciences. On commence, grâce notamment à ces technologies, à comprendre de mieux en mieux comment fonctionne notre cerveau et surtout comment il fonctionne mal, comment des biais interviennent dans nos décisions. En effet, si l’intelligence artificielle a des biais, nous en avons au moins autant, voire beaucoup plus. Mais la meilleure connaissance du fonctionnement de notre cerveau nous permettra bientôt d’améliorer nos processus décisionnels en tant qu’individus et d’améliorer le recrutement parce que nous serons en mesure de recruter les gens, non pas avec une intelligence artificielle qui va fabriquer des clones, comme cela a été très bien dit, mais en connaissant mieux des besoins particuliers des individus, les structures particulières de leur cerveau afin de savoir sur quel type de projet on peut les mettre, comment on peut les faire travailler en équipe, etc. Je vois le côté positif des choses (on peut voir le côté négatif mais ce n’est pas le moment). Cela va changer considérablement l’environnement de travail, la façon de travailler, la façon de s’évaluer, de se former. On ne se formera pas demain, quand nous aurons compris comment fonctionne notre cerveau, comme on se formait hier. On pourra faire de l’hyper-individuation. Ceci grâce aux neurosciences qui progresseront notamment grâce aux technologies digitales.

On oublie souvent que la technologie qui a le plus bouleversé le XXème siècle n’est pas le téléphone ni l’automobile mais la biologie. Sans vaccins et sans antibiotiques, nous ne serions pas 8 milliards ! De la même manière La biologie va bouleverser le XXIème siècle, de façon extraordinairement brutale. Nous sommes en train de comprendre comment fonctionne notre ADN, comment modifier notre ADN, comment l’épigénétique modifie notre ADN alors qu’on ne s’y attendait pas. Nous réalisons que notre relation à la nature est en train d’être totalement bouleversée. Aujourd’hui on peut même identifier nos préférences politiques à partir de notre ADN ! Ce sujet mobilise tout un corps de recherche aux États-Unis. Cela signifie que grâce à la biologie nous pourrons demain prévoir les maladies dont nous risquons d’être atteints, la nature des risques que nous encourons (les compagnies d’assurance sont en train de s’y intéresser…), la nature de la qualité du travail que nous allons pouvoir fournir dans une entreprise : Sommes-nous résistants à la douleur ? Sommes-nous ponctuels ? La vigilance est de mise. C’est pourquoi les lois éthiques qui sont en train de se mettre en place sont particulièrement importantes. Le monde du travail va connaître un bouleversement.

Le troisième bouleversement n’est pas technologique mais sociologique. Deux points, en sociologie, sont en train d’émerger que je trouve particulièrement passionnants :

Le premier est le besoin de proximité humaine. Nous sommes tous lassés des répondeurs qui nous enjoignent de taper 1, 2 ou 3 ou des systèmes « intelligents » qui ne comprennent rien à ce qu’on leur dit. On va donc réinventer le contact humain qui sera le nouveau luxe. Aujourd’hui ce n’est pas le digital qui va nous différencier de nos concurrents mais notre capacité à mettre de l’humain dans le contact avec les individus, les clients, les employés, les fournisseurs, etc. Cela signifie que l’on va réinventer l’humain. Il nous faut réfléchir à notre responsabilité individuelle dans la relation à l’humain. D’abord, dans un marché en croissance, nous allons avoir plus de loisirs (qui sont créateurs d’emplois). M. Chevènement a justement évoqué l’importance de la culture. Plus difficile : comment allons-nous rétribuer ces contacts humains ? Ce ne sont pas les robots, les automatismes, qu’il faut incriminer mais notre pingrerie. Ce ne sont pas les robots qui ont tué les pompistes. S’il n’y a plus de pompistes dans ce pays, c’est parce que nous avons préféré pour un ou deux centimes de moins par litre nous servir dans une station-service automatique. C’est nous qui avons tué les pompistes. Allons-nous demain tuer les caissières ? Que voulons-nous pour demain ? Voulons-nous des robots assistants à domicile pour nos parents fatigués ou voulons-nous une personne ? Sommes-nous prêts à la payer ? Qu’allons-nous sacrifier pour ce faire : la nouvelle voiture, des vêtements ? Qu’allons-nous changer dans nos habitudes, individuellement, pour nous payer du contact humain et une vraie vie en société ? C’est une vraie question sociétale qu’il faut se poser.

D’autant plus – c’est le deuxième changement sociologique que je voudrais souligner – qu’aujourd’hui tout le monde a besoin de sens, dans son travail, dans son œuvre, dans ses dépenses. Les habitudes des consommateurs sont en train de changer extrêmement vite (en témoigne l’exemple du « bio »). Ce qui est intéressant chez Greta Thunberg n’est pas ce qu’elle dit mais le symbole que l’on en fait. Elle représente une génération qui ne veut plus de la façon dont la précédente a vécu. Plus largement, de nombreuses personnes veulent autre chose dans leur vie. Ils veulent notamment du sens dans leur travail, dans leur vie sociale. C’est extrêmement important.

Pour toutes ces raisons, s’il est bien de parler du digital, je crois qu’il faut absolument aller beaucoup plus loin et se demander ce qui va changer notre monde du travail à l’ère du post-digital.

Jean-Pierre Chevènement : Merci, M. Turcq, pour cet exposé très instructif.

[1] Travailler à l’ère post-digitale. Quel travail en 2030 ? Dominique Turcq, éd. Dunod, 2019.
[2] Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, Hannah Arendt, trad. A. Guérin, éd. Gallimard, 1966.

Le cahier imprimé du colloque ’L’impact des technologies numériques sur le travail et l’emploi’ est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation. Fondation Res Publica I Vendredi 6 Décembre 2019

Voir aussi : emploi, industrie, numérique, technologie, travail

Source : https://www.fondation-res-publica.org/Quel-impact-les-technologies-numeriques-ont-elles-sur-le-travail-1_a1243.html

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24.
Comment les GAFA ont bouleversé le travail - Géants du web : les nouveaux bras de fer (2/3)Enregistrement de 58 minutes France Culture 18/12/2019 – Donne aussi accès à 2 autres enregistrements : La Méthode scientifique GAFAM : le déclin de l’empire américain ? - Il y a une séduction de cette puissance de dérégulation. Patrick Cingolani - Le caractère hétéronome du travail est renié. Il y a un imaginaire qui est celui de la dénégation de l’hétérogénéité du travail. Patrick Cingolani - Les Pieds sur terre Amazon : l’algorithme contre le libraire

D’un côté, des sièges sociaux futuriste, et de l’autre, des usines tout ce qu’il y a de plus « XXe siècle » où des ouvriers chinois assemblent à la chaîne des smartphones derniers cris. L’organisation du travail promue par les GAFA constitue-t-elle une avancée ou un retour en arrière ?

Photo - Colis Amazon • Crédits : John MACDOUGALL - AFP

Le mois dernier, l’ancien secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi accusait Amazon d’avoir « détruit 7.900 emplois en France », et invitait les consommateurs à l’approche des fêtes à se tourner vers les « alternatives locales » et les « PME françaises ». 

Cette inquiétude n’est pas nouvelle et dépasse largement nos frontières.En effet, un peu partout désormais, le modèle économique promu par les GAFA est remis en cause, avec des citoyens et des responsables politiques qui dénoncent la dégradation des conditions des travailleurs.

D’Amazon à Uber, les effets des géants du numérique sur l’emploi apparaissent de plus en plus insupportables alors même que ces modèles se consolident et que leur place dans l’économie mondiale ne cesse de s’étendre. 

L’organisation du travail promue par les GAFA constitue-t-elle une avancée ou un retour en arrière ? Crée-t-elle autant d’emploi qu’elle n’en détruit ? Comment les géants du numérique transforment-ils nos pratiques et nos espaces de travail ?

Peut-on réglementer les géants d’Internet, ou la précarité leur est-elle inhérente ? Comment défendre l’intérêt des travailleurs dans ce nouvel environnement ? Quelles sont les avancées notables en la matière ?

Le soft low est le cadre que souhaitent les entreprises de la Silicon Valley et se développe à l’échelle internationale. Donna Kesselman - Il y a une disruption sur la notion même de travail. Donna Kesselman 

- La menace Amazon pour la poste est de perdre une partie de sa clientèle, alors que la poste est en pleine reconversion. Michel Savy 

Extraits sonores : 

- Extrait du documentaire « Amazon : le défi logistique » dans lequel on entend Ronan Bolé (« on ne court pas chez Amazon »), directeur des Opérations France puis un manager dans l’un des centres français (RMC, 02 janvier 2017)

- Voici ce qu’entend quotidiennement un travailleur chargé de la collecte des produits (un « pickeur ») chez Amazon (Extrait du Cash investigation « Travail, ton univers impitoyable » de Sophie Le Gall, France 2, 26 septembre 2017)

- Angie Aker a travaillé dans l’un des énormes entrepôts du groupe Amazon. Elle raconte à Brut son quotidien éprouvant (Brut, 30 juillet 2019)

- Thomas Schneider, représentant syndical d’Amazon Allemagne explique que la grève peut être un moyen efficace pour obtenir de meilleures conditions de travail (I Télé, 14 décembre 2014)

- Le 08 mai dernier, les chauffeurs d’Uber appelaient à manifester contre leurs conditions de travail. On entend successivement un chauffeur new-yorkais puis un chauffeur brésilien (TV5 Monde, 08 mai 2019) 

Extraits musicaux : Musique en tapis : « Moth to the flame » de Gorodisch (label : Leaf) - « Le petit colis » chanté en 2000 par Anna Karina (label : Mercury) - Une émission préparée par Margaux Leridon. 

Intervenants : Donna Kesselman, professeure à l’université Paris Est-Créteil, sociologue du travail, spécialiste des droits sociaux aux États-Unis. Patrick Cingolani, sociologue, professeur à l’université Paris Diderot. Michel Savy, ingénieur, économiste, professeur émérite à l’université Paris Est, auteur de « Nouveaux lieux, nouveaux flux : les mobilités de l’avenir », ed. Odile Jacob et de « Le transport de marchandises », ed. Presses polytechniques et universitaires romandes.

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Tags : GAFAM Géopolitique ’En raison d’un mouvement social...’

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25.
Métiers menacés par l’IA : 4 ans après l’étude d’Oxford, le verdict Par Tom Morisse 30 Octobre 2017

En 2013, l’étude sur l’automatisation de Frey et Osborne jetait un grand froid dans le débat public : et si les progrès technologiques constituaient une gigantesque menace pour l’emploi ? Nous avons mené l’enquête pour voir ce que les métiers les plus menacés étaient devenus 4 ans plus tard. Un indice : ils se portent bien, merci.

Vous en avez entendu parler, c’est sûr : l’étude par laquelle tout a commencé. En septembre 2013, les chercheurs Carl Benedikt Frey et Michael Osborne de l’université Oxford jetaient un pavé dans la marre techno-optimiste en publiant leur papier « The Future of Employment : How Susceptible Are Jobs to Computerisation ? ». Leur verdict : 47% des emplois américains étaient menacés d’informatisation. Véritable coup de génie car l’intelligence artificielle ne connaissait pas le retentissement médiatique d’aujourd’hui, cette étude a marqué le coup d’envoi de nombreuses conversations sur les liens entre progrès technologique et risques pesant sur l’emploi.

La démarche de Frey et Osborne consistait à assigner aux 700 types d’emplois de la classification administrative O*NET (nous connaissons des taxonomies équivalentes en France, par Pôle Emploi par exemple) une probabilité d’informatisation - entre 0 et 1 - à un horizon d’1 ou 2 décennies. Le tout en s’appuyant sur des avis d’experts du machine learning, qui ont évalué 70 métiers, avant que l’approche ne soit extrapolée à l’ensemble des catégories… grâce à un modèle de machine learning !

A la fin du compte, Frey et Osborne répartissaient l’ensemble des emplois américains en 3 catégories :

  • 33% des travailleurs en probabilité d’informatisation faible (< 0,3),
  • 19% en probabilité moyenne (entre 0,3 et 0,7),
  • 47% en probabilité haute (> 0,7).
     

4 ans plus tard : que sont devenus les métiers les plus menacés ?

4 ans après la parution de cette étude précurseur, nous avons voulu regarder ce qu’étaient devenus les emplois des métiers les plus menacés : ceux dont la probabilité d’informatisation était supérieure à 0,9. Soit 172 métiers sur les 702 qui étaient disséqués. Nous avons ainsi comparé les statistiques du nombre d’emplois par métier aux Etats-Unis, entre 2013 (chiffres auxquels avaient accès Frey et Osborne) et 2016 (les derniers qui nous sont accessibles).

Verdict : la destruction de l’emploi n’a pas lieu. Au contraire : au global, le nombre d’emplois relevant de ces métiers a augmenté de 4,4% en 3 ans. Sur 172 métiers différents, 57% ont vu leurs effectifs progresser.

Si l’on compare les taux de croissance des emplois de ces différents métiers par rapport au taux de croissance de l’emploi global aux Etats-Unis, afin de gommer l’effet d’entraînement de l’économie entière, le tableau est plus nuancé. En effet, 38% des métiers à très haute probabilité d’informatisation ont vu leurs emplois progresser plus vite que l’emploi agrégé total.

Il n’empêche que le taux de croissance de l’emploi des 172 métiers étudiés, soit +4,4%, et celui de l’emploi américain total, +5,9%, sont relativement proches. Bien loin des craintes relayées de si nombreuses fois.

Les métiers qui se développent, et ceux qui reculent

Regardons à présent le top 10 des emplois hautement menacés… qui croissent le plus vite, et le top 10 de ceux qui à l’inverse déclinent rapidement - en nous concentrant sur les métiers qui recensaient plus de 100.000 emplois en 2013 :

Consulter le tableau en anglais

Que remarque-t-on ? Les métiers en développement sont plutôt à chercher du côté de la restauration (en cuisine comme en salle), et ceux en repli sont des postes de bureau, de support administratif, de « clerks » comme on les nomme dans la langue de Shakespeare (ex : collecter des documents, rentrer des données…). La cause de ces reculs est sans doute bien l’informatisation, car ce sont des métiers qui consistent avant à la traiter et à la transmettre.

Pour autant, on trouve aussi des postes de ce type en expansion plus rapide que la croissance moyenne de l’emploi aux Etats-Unis : les secrétaires généralistes (c’est-à-dire hors domaines juridique et médical) ou des fonctions de traitement des demandes dans la finance ou l’assurance, par exemple.

Comment expliquer l’écart ?

Avant toute chose, il faut rappeler que dans les études économiques, il est toujours difficile de détacher l’influence d’une variable spécifique de toutes les autres. Aussi, la comparaison de l’évolution de l’emploi avec les prédictions de Frey et Osborne est forcément « polluée » par d’autres facteurs au-delà des seules technologies informatiques, comme les goûts des consommateurs (c’est pourquoi les emplois de manucures et pédicures ont bondi de 27% en 3 ans).

Ensuite, Frey et Osborne prenaient soin de préciser dans leur étude qu’ils évaluaient des risques d’informatisation des métiers, sans faire aucune prédiction sur le nombre d’emplois qui disparaîtra effectivement. On doit souligner que la possibilité d’informatisation d’un métier n’est pas nécessairement suivi d’une mise en pratique. Si par exemple les systèmes d’information d’une entreprise sont anciens, et les données éparpillées, il sera très difficile d’automatiser un métier avant d’avoir mis à jour cette infrastructure fondamentale.

Cela étant dit, plusieurs partis pris de l’étude de 2013 demeurent critiquables :

  • Les auteurs ont étudié l’informatisation de métiers, et non l’informatisation des tâches dont chaque métier est constitué. Et toutes les tâches correspondant à un métier donné ne sont pas forcément informatisables. Avec une approche basée sur les tâches, 3 économistes de l’OCDE ont ainsi trouvé que 9% des emplois au sein de l’OCDE étaient automatisables.
  • La question posée aux experts en machine learning pour l’évaluation des emplois n’était peut-être pas la bonne : « Les tâches de ce métier peuvent-elles être suffisamment spécifiées, sous condition que soit disponible un volume conséquent de données, pour être réalisées par des équipements de pointe contrôlés par ordinateur ? » La question est davantage orientée vers des considérations théoriques que pratiques, et explique pourquoi des métiers qui intuitivement sont difficiles à informatiser se retrouvent classés à très haut risque. Du coup, on soupçonne que les métiers qui consistent à manipuler des bits d’information, et ceux qui consistent à agencer des atomes, ont été mis sur le même pied d’égalité. Prenez le métier de couvreur, auquel est assignée une probabilité d’informatisation de 0,9. Les étapes de ce travail peuvent être facilement formalisées, mais créer un robot efficace capable de saisir, découper et poser isolants et matériaux de toiture prendra un bon nombre d’années.
  • Plutôt que de demander à des experts en machine learning de donner un avis sur les métiers à partir de la lecture des fiches de poste, les auteurs auraient pu solliciter des représentants des métiers eux-mêmes.
    Conclusion : « prediction without iteration is hallucination » (une prédiction sans itération est une hallucination)

Avec leur étude de 2013, Frey et Osborne ont « senti » quelque chose avant tout le monde, et leur important effort de formalisation du potentiel d’informatisation des différents métiers était salutaire - et nous ne serions pas capables de l’égaler !

C’est finalement parce qu’ils ont été victimes de leur succès, et que leurs résultats sont toujours autant mobilisés 4 ans après, sans réflexion sur leur validité, que nous avons souhaité exercer un « droit de suite ».

Car comme pour tout bon modèle de machine learning, ce n’est pas la prédiction dans son aspect figé qui compte, mais le niveau de pertinence de ses prévisions par comparaison avec ce qui est effectivement arrivé. Analyser les résultats d’études passées est donc impératif pour mieux saisir l’ampleur des changements en cours - ou son absence - et ainsi mettre à jour les modèles pour prédire le futur avec davantage de finesse. Pour plagier la célèbre citation de Thomas Edison, une prédiction sans itération est une hallucination. Et l’époque fait la part trop belle aux hallucinés.

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Si vous souhaitez en savoir plus cliquez ici.Une envie ? Un projet ? Contactez-nous- © 2019 Fabernovel - Source : https://www.fabernovel.com/fr/insights/economie/metiers-menaces-par-l-ia-4-ans-apres-l-etude-d-oxford-le-verdict

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26.
L’emploi à l’ère de l’intelligence artificielle : des robots et des hommes Par Obsession - Publié le 04 octobre 2019 à 13h15 – Document ‘o.nouvelobs.com’ High Tech - Photo - Clarc, un robot capable d’évaluer l’état de santé des personnes âgées, dans un centre de rééducation en France en 2019 ((c) Afp)

Paris (AFP) - L’intelligence artificielle est déjà en partie à l’œuvre avec ses capacités phénoménales, suscitant des espoirs mais surtout des inquiétudes pour l’emploi, qu’il s’agisse des tâches répétitives des caissières ou de celles plus complexes des avocats ou des médecins.

Selon une étude de l’université d’Oxford qui avait fait sensation en 2013, 47% des emplois américains pourraient être remplacés par des robots intelligents d’ici une vingtaine d’années.

Plus mesurée, l’OCDE estimait l’an dernier que 14% des travailleurs ’courent un risque élevé’ que leurs tâches actuelles soient automatisées au cours des 15 prochaines années.

En France, selon une estimation citée en 2018 par un rapport du député LREM Cédric Villani, 10% des emplois seraient menacés de disparaître, et 50% seraient automatisés à plus de 50%.

Tout en reconnaissant que les transitions économiques ont ’souvent des coûts sociaux et humains très élevés’, le mathématicien restait confiant, soulignant que ’l’automatisation des tâches et des métiers peut constituer une chance historique de désautomatisation du travail humain’, pour peu qu’un effort massif de formation soit engagé.

La machine a jusqu’à présent surtout remplacé l’homme pour des tâches physiques et prédictives. Mais avec l’intelligence artificielle, ce sont les capacités cognitives de l’homme qui sont en concurrence avec la machine.

’Le défi de l’intelligence artificielle, c’est de faire en sorte que le robot puisse prendre une décision dans un environnement’ donné, expliquait Rachid Alami, directeur de recherche en robotique (LAAS-CNRS), lors d’un colloque en septembre.

Aucune magie derrière tout cela, mais le traitement de masses de données avec une gigantesque puissance de calcul, relève le chercheur. ’Vous donnez à la machine 100.000 images de chats dans toutes les configurations possibles, et la machine saura trouver un chat’, résume-t-il.

- Tâches complexes -

Le ’deep learning’ (apprentissage profond) façonne les robots du futur, capables d’effectuer des tâches complexes, mais aussi de formuler un diagnostic médical, donner le feu vert à un prêt immobilier, conduire une voiture autonome, etc.

Dès lors, presque tous les champs du travail sont concernés : logistique et transport, mais aussi services, ressources humaines, aide à la personne...

’L’intelligence artificielle ne touchera pas seulement les caissières’, remarque Béatrice Clicq, secrétaire confédérale sur les questions d’égalité et de développement durable chez Force ouvrière. Elle cite l’exemple du secteur des ressources humaines, qui emploie déjà l’IA pour l’analyse des CV au risque, selon elle, ’de recruter des clones’.

La compagnie américaine Hirevue revendique un million d’entretiens d’embauche passés au crible de sa technique d’analyse faciale par intelligence artificielle. Les candidats interrogés par vidéo voient leurs intonations, vocabulaire et expressions du visage comparés par algorithme à une base de données compilées auprès de précédents candidats ayant réussi dans le poste.

Une méthode qui conduit à recruter des profils similaires au modèle, au risque d’évincer des postulants moins conventionnels mais talentueux, renforçant les discriminations déjà à l’oeuvre sur le marché de l’emploi, selon ses détracteurs.

- ’Nouveaux prolétaires’ -

Quel sera le delta entre suppressions et créations d’emplois ? Nul ne se risque à un pronostic, mais ’les populations concernées ne sont pas les mêmes’, souligne Béatrice Clicq.

L’automatisation de nombreux métiers fait peser le risque d’une société ’bipolarisée’, divisée entre les plus chanceux, aux jobs très qualifiés, et les personnes à plus faible niveau d’études, cantonnées dans des boulots précarisés ou vivant des aides sociales.

Déjà, les plateformes numériques ont créé une catégorie de ’nouveaux prolétaires’ - titre d’un livre de la sociologue Sarah Abdelnour -, payés à la tâche, comme les livreurs à vélo ou les ’travailleurs du clic’. Ces derniers, rémunérés quelques centimes par micro-tâche informatique, constituent la main-d’œuvre invisible indispensable à l’intelligence artificielle, en fournissant les millions de données nécessaires au ’deep learning’.

Derrière la voix suave d’Alexa, l’interface vocale d’Amazon, des centaines de milliers de conversations et de voix ont été ’étiquetées’ par ces micro-travailleurs.

Le premier impact de l’intelligence artificielle aura donc été de favoriser l’émergence d’une catégorie de travailleurs précarisés et dispersés aux quatre coins de la planète, ce qui rend leur organisation collective difficile.

- Les algorithmes imposent le tempo -

Flore Barcellini, chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers, pointe la ’vision technocentrée’ véhiculée par l’intelligence artificielle : c’est le technicien qui domine, et le travailleur doit se plier à la machine. ’Il y a une injonction de modernisation à tout prix, sans prendre en compte la participation des travailleurs eux-mêmes’, note-t-elle.

Le risque est que l’homme soit contraint de ’suivre la machine’. Déjà, les algorithmes imposent leur tempo au travailleur des entrepôts d’Amazon, ou au livreur de Deliveroo.

Dominique Turcq (auteur de ’Travailler à l’ère post-digitale’), consultant passé par le cabinet de conseil McKinsey et l’entreprise de recrutement Manpower, estime que l’IA est ’davantage une machine à augmenter qu’une machine à remplacer’, ouvrant à l’homme de nouvelles possibilités. ’La question est : que fait-on avec le temps gagné ? On pourrait par exemple améliorer la qualité du travail’.

Mais ’attention à ne pas donner à l’IA un rôle d’expert’, met-il en garde. Quelle autonomie aura le salarié si la machine dicte un choix qu’il conteste ? Le médecin face au diagnostic de l’intelligence artificielle ? L’employé de banque prêt à accorder un prêt qu’a refusé la machine ?

Quelle part de ’travail intelligent’ restera-t-il à l’homme ?

Marie David et Cédric Sauviat, deux polytechniciens très critiques (auteurs de ’Intelligence artificielle, la nouvelle barbarie’) craignent qu’in fine, ’la machine prive l’homme de la possibilité de s’accomplir’ et le ’rende doublement incompétent’, en accomplissant des tâches qui devraient lui revenir et en lui imposant un standard étranger aux facultés humaines.

Selon eux, il est grand temps de placer l’intelligence artificielle ’au cœur du débat d’idées contemporain, au même rang et peut-être même bientôt devant les problèmes du climat et de la biodiversité’.

D’autant que la révolution de l’IA est largement en route et que nous y contribuons souvent à notre insu. Chacun de nous, par exemple, en se connectant à Facebook ou YouTube, fournit bénévolement des données qui viennent nourrir les algorithmes.

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27.
Vingt millions d’emplois menacés par la robotisation en France Par Remy Demichelis Publié le 27 juin 2019 à 7h00 Mis à jour le 28 juin 2019 à 12h00 – Document ‘lesechos.fr’ Intelligence artificielle - Photo Les robots pourraient supprimer l’équivalent de 8,5 % des emplois industriels, selon un nouveau rapport du cabinet Oxford Economics.

Les rapports se suivent et se ressemblent, ou presque. Comme ses prédécesseurs, celui du cabinet Oxford Economics conclut que la robotisation de l’industrie pourrait supprimer des emplois : 20 millions d’ici à 2030, soit 8,5 % des postes dans ce secteur au niveau mondial. Au mois d’avril dernier, l’OCDE estimait quant à elle que 14 % représentent un « risque élevé » d’automatisation. La tendance se confirme : on s’éloigne des 47 % apocalyptiques de l’étude de l’université d’Oxford parue en 2013. « La crainte d’une destruction de masse de l’emploi par les robots apparaît quelque peu exagérée », indiquent même les rédacteurs du dernier rapport, « How Robots Change The World » , publié cette semaine.

Sa particularité est de se concentrer sur les conséquences des robots physiques, et pas de l’intelligence artificielle en général. Les auteurs ont également calculé la valeur créée des postes existants pour chaque machine adoptée, d’où leur optimisme malgré le nombre d’emplois menacés. « Nous estimons qu’une augmentation de 1 % du stock de robot par travailleur dans le monde de l’industrie entraîne une hausse de 0,1 % de la production par travailleur. » Autrement dit, les économies réalisées avec les robots augmentent la valeur du travail de ceux qui restent. Elles invitent ainsi à réinvestir pour créer de nouveaux postes qui ne peuvent pas être automatisés, ce qui produirait un effet de « déplacement » de l’emploi.

Illettrisme numérique : des solutions pour les 11 millions de Français concernés

Ce qui constitue néanmoins un danger pour les professionnels les moins formés qui risquent de ne pas avoir les compétences requises pour les nouveaux postes. Les conséquences négatives sur le marché du travail devraient être davantage ressenties dans des zones dépendantes de l’industrie où les emplois sont moins rémunérés : « En moyenne, un nouveau robot déplace près de deux fois plus d’emplois dans les régions à faible revenus par rapport aux territoires où les salaires sont plus élevés dans un même pays », précise le rapport.

Voir la carte en détail - Les régions où la robotisation risque d’avoir les conséquences les plus néfastes sur l’emploi sont indiquées en roue. Oxford Economics/DR

En France, ce sont les (anciennes) régions de Franche-Comté, de Basse Normandie, du Limousin et de Picardie qui pourraient être les plus touchées, et particulièrement les métiers dans les entrepôts de stockage. A l’inverse, l’Ile-de-France, et le bassin méditerranéen représentent les zones les moins susceptibles de pâtir de la robotisation.

« A une époque où les inégalités économiques croissantes et la polarisation idéologique soulèvent des inquiétudes, ces constatations ont des implications sociales et politiques importantes », soulignent les auteurs.

Source : https://www.lesechos.fr/tech-medias/intelligence-artificielle/20-millions-demplois-menaces-par-la-robotisation-1032726

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28.
L’intelligence artificielle est-elle une véritable menace pour nos emplois ? Par Bruno Bonechi (partner chez PwC en conseil en stratégie digitale) - Publié le 24 avr. 2019 à 17h11 - Mis à jour le 25 avr. 2019 à 11h49 – Document Le Cercle - Photo

LE CERCLE/POINT DE VUE - Intelligence artificielle, robotique, ces nouvelles tendances font rêver, mais inquiètent aussi car les bouleversements qu’elles entraînent vont bien plus vite que lors des dernières révolutions technologiques, explique Bruno Bonechi, partner chez PwC Stratégie Digitale.

Fantasme ou peur réelle, nous sommes nombreux à nous poser la question de savoir si les robots de demain vont occuper les emplois d’aujourd’hui. Légitimement on peut se demander si notre poste va être robotisé et automatisé.

Une nouvelle révolution est en marche. Après la révolution mécanique, de masse, l’automatisation, nous assistons à l’introduction des nouvelles technologies dans notre quotidien professionnel et personnel. 

Aujourd’hui, nous ne parlons plus d’exécution élémentaire et répétitive sans valeur ajoutée, mais de la différence première entre l’homme et le monde animal, la réflexion. Réfléchir n’est plus un atout, car le robot sait aussi le faire, et mieux que nous.

C’est donc le secteur tertiaire qui est dorénavant touché lorsqu’il représente plus de 75 % des emplois en France . À défaut de révolution, certains experts parlent d’un deuxième âge de la machine. Mais ceci n’est que le début. Plus les progrès se développeront, plus nous assisterons à de nouvelles avancées comme c’est déjà le cas dans la BioTech ( robot chirurgien ), FinTech ( robot banquier ) ou LegalTech ( robot juriste ).

Toujours plus puissante

Grâce à l’apprentissage automatique (’Machine Learning’), l’intelligence artificielle est capable d’apprendre, toute seule, et très vite. Ainsi, AlphaGo Zero de DeepMind (entreprise racheté par Google en 2014) peut apprendre seul, sans jouer contre l’humain , contrairement à son prédécesseur, AlphaGo, moins performant mais qui fut pourtant le premier programme informatique capable de battre l’humain au jeu de Go en 2016.

Concernant l’impact sur les emplois en termes de type de poste menacé, de nombre et de délais, force est de constater que ni les experts et ni les économistes ne sont d’accord sur les chiffres.

Lire aussi :
> Pour l’OCDE, la robotisation ne menace «  que  »9 % des emplois
> Intelligence artificielle : DeepMind terrasse les humains à StarCraft II

En 2013, selon des chercheurs britanniques de l’université d’Oxford , l’impact sur les emplois serait de 47 % dans les 10-20 années à venir. Ce haut risque de robotisation concernait principalement les secteurs de l’administration, du transport, de la production et de la logistique. Alors qu’en 2016 l’OCDE publiait une étude avec un impact de 9 % en moyenne au sein des 21 pays. En France, on estime que 1,5 % seulement des emplois perdus pourraient être remplacés par des emplois dédiés (ingénieur, développeur, technicien). Aux USA, on pense que d’ici 2021, ce sont 6 % des postes qui seront supprimés.

Comment expliquer alors de telles divergences ? En regardant de plus près, on remarquera que les études ne considèrent l’emploi que dans sa globalité, alors que celui-ci peut requérir une grande diversité de tâches. Ainsi, deux personnes qui ont un emploi avec le même intitulé font souvent des choses très différentes. Dès lors, il suffit que certaines tâches ne soient pas automatisables pour que la personne conserve un avantage sur le robot.

Une intelligence sélective

Même si un individu effectue beaucoup de tâches répétitives, il a besoin parfois d’interagir avec d’autres personnes, ce qui rend une automatisation totale de son poste difficile. Aussi, on peut observer que certains emplois qui semblent hautement automatisables ne le sont en réalité pas. Il est donc difficile et compliqué de prédire combien et quels emplois seront détruits, mais aussi créés.

De plus, ce n’est pas parce qu’un emploi est automatisable qu’il le sera. En effet, développer un robot et une intelligence artificielle spécifiquement pour un emploi, une tâche, est un processus long et couteux . Si le robot n’est pas accepté par les employés ou les clients, s’il n’est pas rentable au sein de la chaine de valeur de l’entreprise ou s’il se heurte à des freins culturels, alors le retour sur investissement sera négatif ou à défaut nul.

Certaines études annoncent un gain de croissance de 1 % de par l’automatisation qui pourrait correspondre à une création de 350.000 emplois d’ici 7 ans. D’autres prédisent même que l’intelligence artificielle pourrait augmenter de 10 % les effectifs en entreprise.

De plus, la délocalisation qui a été réalisée il y a quelques années dans les pays où la main-d’œuvre était moins chère pourrait être relocalisée en occident, puisque le robot pourra produire encore moins cher.

Peut-être alors que la question n’est pas de penser en destruction ou création d’emplois, mais en hausse générale du bien-être de la population après que l’ensemble des ajustements aura été réalisé comme cela a été le cas après chaque révolution industrielle. Mais cela sera-t-il réellement le cas ou allons-nous assister à quelque chose de différent ?

De nouvelles aptitudes

Telles que les stratégies créant de nouveaux modèles économiques de par la transformation digitale, les critères actuels ne semblent plus adaptés à l’analyse de cette nouvelle révolution. Ainsi, on peut observer selon les analyses de l’OCDE que depuis plus de trois décennies l’emploi s’est découplé de la productivité. En effet, malgré la hausse de la productivité la création de nouveaux emplois n’est pas au rendez-vous. Comment peut-on alors expliquer cela ?

Erik Brynjolfsson, professeur au MIT Sloan School of Management et auteur du ’Deuxième âge de la machine’ (Odile Jacob, 2015) nous propose un début de réflexion. Normalement lorsqu’une technologie est synonyme de destruction d’emplois, les travailleurs concernés acquièrent de nouvelles compétences et migrent vers de nouveaux emplois.

Rappelons néanmoins que les innovations engendrent une certaine marginalisation d’une partie de la population : ce sont les moins qualifiés et les plus âgés qui rencontrent des difficultés pour se former. C’est ce qu’on appelle la fracture numérique.

Par exemple, si la productivité entraîne une perte d’emplois dans le secteur secondaire, elle entraîne aussi une hausse des salaires, donc du pouvoir d’achat, donc de la consommation de services, et par conséquent une hausse de l’emploi dans ce secteur. Mais lorsque le processus prend une décennie, que peut-on faire ? Et compte tenu de l’avancée régulière des technologies, que se passe-t-il si celles-ci changent de nouveau en cours de processus ? N’y a-t-il pas un risque de voir l’incapacité de la société à s’adapter à cette accélération numérique ? Les entreprises ne devraient-elles donc pas rattraper leur retard dans l’investissement de leur transformation digitale, numérique et l’implémentation de l’intelligence artificielle ?

Lire aussi :
> Entreprises : 20 conseils pour devenir championnes de l’IA
> Comment les entreprises s’organisent autour de la data

A contrario, et selon le Dr Ulrich Zierahndu ZEW Research Deparment ’Labour Markets, Human Resources and Social Policy’, une nouvelle technologie met un certain temps avant d’être implantée au sein des entreprises et de la société. Sachant que le principal obstacle à la robotisation des entreprises selon Forrester sont les processus non optimisés pour 26 % des personnes impliquées sur des projets RPA (Robotic Process Automation).

Selon le Dr Ulrich Zierahn, nous assistons plus à une évolution qu’à une révolution. Ce qui serait ainsi le cas de l’Industrie 4.0 ou ’quatrième révolution industrielle’. De plus, si l’homme souhaite bénéficier de ces changements il lui faudrait alors se tourner vers de nouvelles tâches ou de nouveaux emplois complémentaires aux robots.

En effet, il ne faut pas penser en dualité, mais plutôt en un tout. Une unité entre l’homme et le robot. Car l’addition des deux sera toujours plus performante que l’homme ou le robot seul.

Si l’on reprend l’exemple des intelligences artificielles d’IBM ou de Google, on constate que celles-ci sont plus fortes que l’humain pour résoudre un cas particulier. Donc de répondre à une problématique particulière. Mais seul l’humain est capable d’assembler le tout pour synthétiser la quintessence d’une réponse. En d’autres termes, l’intelligence artificielle est plus forte que l’homme pour répondre aux questions, mais elle ne sait pas choisir seule les questions les plus pertinentes.

Les challenges de l’appropriation

Si l’on prend l’exemple de la Biotech, on pourrait imaginer un robot ’médecin’ qui traiterait les examens de routine, laissant ainsi le temps au médecin de se focaliser sur ses patients et travailler sur les cas les plus complexes.

On peut alors penser que l’innovation technologique aura pour conséquence une hausse des revenus et que certaines personnes qui perdront leur emploi seront amenées à court terme à travailler sur de nouvelles tâches ou évolueront vers de nouveaux emplois. Néanmoins, certains travailleurs peu qualifiés qui seront impactés par l’automatisation seront aussi ceux qui bénéficieront le moins de nouvelles formations pour s’adapter.

Lire aussi : > L’intelligence artificielle révolutionne la santé

Mais ces nouvelles vagues technologiques n’auraient-elles pas d’autres impacts que l’emploi ? Nous évoquions avec l’exemple du médecin la hausse des revenus ; ne peut-on donc pas imaginer un impact plus large sur la distribution des salaires ? Rappelons qu‘aujourd’hui certains salariés ne coûtent pas moins cher qu’un robot.

Nous assistons depuis presque deux décennies à une baisse du revenu disponible médian . Contrairement au salaire moyen qui lui a fortement augmenté. Un paradoxe ? Pas vraiment. En effet, si l’on regarde la disruption des modèles économiques imposés par le digital, il suffit de regarder l’impact de Netflix sur Blockbuster ou d’Instagram sur Kodak. Ils ont créé plus de richesses avec moins d’employés et leurs fondateurs aujourd’hui multimillionnaires récupèrent toute l’augmentation du PIB.

Une richesse non partagée

Les nouveaux usages digitaux et les nouvelles technologies du numérique, couplés à internet crée une situation de disruption inédite qui impacte l’ensemble des secteurs sans exception et différentiation. Une inquiétude croissante au sein des gouvernements. 

Nous pouvons donc nous poser légitimement la question. Est-ce donc tant le chômage qu’il faut craindre dans les années à venir ? Ou plutôt cette nouvelle distribution des salaires et donc de la richesse entraînant encore de plus fortes inégalités ? Doit-on parler de redistribution ou plutôt de remplacement ?

Concentration du capital d’un côté, robotisation de l’autre, que nous réserve donc l’avenir ? À quel nouveau scénario la société devra-t-elle s’adapter ? Une taxe sur les robots ? Une nouvelle réglementation ? Un nouveau cadre juridique ?

Dans tous les cas, il faudra remonter en amont, au niveau de l’éducation où il faudra redéfinir les métiers et les qualifications afin de permettre à chacun d’accroitre sa productivité. Comme le signale le rapport Villani , nous avons besoin face à l’émergence de l’IA d’une éducation plus critique et créative. Nous devons trouver une approche plus orientée vers la pensée numérique afin que l’on puisse comprendre le facteur humain dans la modélisation des systèmes artificiels.

Bruno Bonechi est partner chez PwC Stratégie Digitale, Innovation et IA

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29.
L’Intelligence Artificielle : une véritable menace pour nos emplois ? L’équipe Dynamique Entrepreneuriale 05/01/2019

Robots manutentionnaires, androïdes assistants, chatbots qui discutent avec des clients, programme informatique qui compose lui-même de la musique, voitures autonomes, autant d’innovations qui se multiplient grâce à l’Intelligence Artificielle. Capable de simuler de l’intelligence et donc de remplacer l’être humain dans certaines de ses actions professionnelles et quotidiennes, elle est présente depuis les années 1950 et suscite encore aujourd’hui de nombreux débats. Pour certains, elle est le symbole ultime de l’innovation quand pour d’autres, elle est une menace pour l’humanité, notamment dans le travail jusqu’ici dédié à l’être humain. L’IA, véritable destructeur d’emploi ? Et qu’en pensent les différents protagonistes ? Enquête.

1,2 trillion de dollars. C’est ce que devrait atteindre le marché de l’Intelligence Artificielle, cette année, soit un chiffre en croissance de 70 % par rapport à 2017, selon Gartner (entreprise américaine de conseil et de recherche spécialisée dans les techniques avancées, ndlr). Les géants du numérique comme Apple, Google, Facebook ou encore Microsoft investissent dans ce secteur et de nombreuses jeunes pousses naissent autour de cette innovation qui donne lieu à des débats enflammés. Une des plus célèbres intelligences artificielles reste Watson, la propriété de la multinationale informatique IBM. Celui-ci est capable de parcourir un dossier médical de 300 pages en une demi-seconde pour aider un médecin ou d’établir un profil psychologique simplement en discutant avec un humain. Des inquiétudes se dessinent néanmoins sur la menace qu’elle porterait sur le travail. Est-ce justifié ou non ? Qu’en pensent les experts, entrepreneurs et politiques ?

Les Français plus ou moins méfiants envers l’IA

Deux études nous montrent que les Français ont une perception plutôt méfiante à l’encontre de l’Intelligence Artificielle. La première, effectuée en avril dernier par Harris Interactive avec le cabinet de conseil Julhiet Sterwen souligne que trois-quarts d’entre eux déclarent que le développement de la technologie va modifier leur façon d’exercer leur travail et que 8 % craignent même que leur travail disparaisse. Mais 70 % de nos compatriotes pensent qu’elle est une opportunité pour leur entreprise et deux tiers pensent que les modifications effectuées par cette technologie sont bénéfiques pour son fonctionnement. La deuxième, réalisée par Keley Consulting et l’institut YouGov France met en lumière que 59,3 % des Français considèrent l’IA comme une opportunité pour l’Hexagone et 48,5 % qu’elle peut améliorer leurs conditions de vie. 

Des dirigeants séduits par cette technologie 

Les entrepreneurs et dirigeants sont eux davantage séduits par l’Intelligence Artificielle, notamment dans les aspects bénéfiques qu’elle peut apporter à leur entreprise. Infosys, société de conseil et de services technologiques, a ainsi dévoilé en janvier 2018, son étude au cours de laquelle elle a interrogé 1 000 dirigeants de sept nationalités différentes. 78 % des dirigeants français interrogés affirment avoir réalisé des bénéfices substantiels après avoir déployé l’IA. 66 % des personnes sondées l’ont utilisée en premier lieu, pour l’automatisation des processus métier. Cette technologie apporte un certain nombre d’atouts aux sociétés tant au niveau de la rapidité que de la flexibilité, avec une productivité optimisée et des coûts réduits. Elle peut devenir une véritable alliée dans leur développement et transformation. Dans l’industrie, son intégration au sein du process de production permet d’optimiser le temps de traitement et de laisser les humains se concentrer sur des activités à valeur ajoutée. Dans la gestion de la relation client, elle permet de faciliter le travail des salariés via des logiciels CRM et d’améliorer un service client, via des chatbots. Dans le domaine de la santé, les assistants virtuels ou objets médicaux intelligents peuvent s’avérer utiles dans le traitement de patients. Reste qu’il existe quelques inconvénients notamment sur les risques de cyber-attaques et défaillances techniques qui peuvent engendrer a contrario des coûts financiers considérables. 52 % des entreprises françaises sont ainsi sensibles à l’IA dont 36 % utilisent déjà des solutions et 16 % ont l’intention de s’en servir dans l’avenir, confortant le rapport publié en mars dernier par Tata Consultancy Services, entreprise indienne de services en informatique. 37 % d’entre elles consacrent à cette technologie, un budget supérieur à un million d’euros et 71 % prévoient même d’augmenter leur investissement.

Une menace considérable pour les emplois…

D’après un rapport réalisé en novembre 2015 par le cabinet de conseil, McKinsey Global Institute, d’ici 2030, 45 % du travail accompli actuellement par des humains pourraient être réalisés dans le futur par l’IA, entraînant notamment la suppression de 30 % des emplois dans l’hôtellerie et la restauration. Selon une étude du think tank Institut Sapiens publiée en août 2018, plus de 2,1 millions de Français verraient leurs emplois disparaître dans les années qui viennent à cause de l’Intelligence Artificielle. Cinq types de professions seraient plus menacés que d’autres, dans le domaine de la banque et des assurances, de la comptabilité, du secrétariat ou encore des métiers de caissiers et de la manutention. Les effectifs de salariés dans le premier secteur devraient disparaître entre 2038 et 2051, le deuxième entre 2041 et 2056, le troisième entre 2053 et 2072, le quatrième entre 2050 et 2066 et le dernier entre 2071 et 2091. Une compagnie d’assurances japonaise, Fukoku Mutuel Life Insurance, a par exemple décidé de licencier en janvier 2017, 25 % de son effectif, soit 34 personnes, pour le remplacer par un système utilisant l’IA afin de faire des économies et de traiter plus rapidement les remboursements médicaux de ses clients. Un site a même été créé pour savoir si un métier sera destiné ou non à être automatisé dans l’avenir. Prénommée Will Robots Take My Job, la plateforme a été lancée en juin dernier et s’appuie sur une étude réalisée en 2013 par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, deux chercheurs en sciences sociales à Université d’Oxford. En rentrant simplement l’intitulé du job dans une barre de recherche, un chiffre est délivré concernant le pourcentage de chance d’être remplacé par un robot. Les télémarketeurs ou les souscripteurs d’assurance ont 99 % de chances de voir leurs métiers confiés à une intelligence artificielle, contre 11 % et 2 % pour les journalistes et les dirigeants d’entreprises. Le site suscite l’intérêt de la population puisque depuis son lancement, 1,4 million de personnes l’ont visité.

Ou une opportunité pour en créer de nouveaux ?

D’autres études vont à contre-courant des analyses présentées ci-dessus. Le Forum économique mondial, également appelé le forum de Davos, a publié un rapport sur ce thème, en septembre 2018. Selon celui-ci, 58 millions d’emplois seraient créés d’ici 2022 par l’Intelligence Artificielle, 75 millions seraient reconvertis tandis que 133 millions « de nouveaux rôles peuvent apparaître, plus adaptés à une nouvelle division du travail ». Deux autres études vont dans ce sens. Celle menée par l’entreprise multinationale américaine Cognizant, spécialisée dans les services d’informatique et de conseil, annonce que l’Intelligence Artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois. Quant à celle de Institute for the Future (groupe de réflexion ndlr) et de Dell, troisième plus grand constructeur d’ordinateurs au monde, 85 % des jobs à venir d’ici 2030 n’existent pas encore aujourd’hui. Des métiers comme coach pour robots ou chatbots, géomaticien, ingénieur expert en cloud et virtualisation ou encore le data scientiste, le psydesigner et les personnes chargées de la monétisation, devraient se développer ou voir le jour. 

Des experts, scientifiques et entrepreneurs s’inquiètent…

Plusieurs experts, entrepreneurs et scientifiques, conscients des opportunités de l’IA, ont néanmoins des réserves sur celle-ci et ont souligné la nécessité de la réguler. Stephen Hawking, le célèbre physicien théoricien et cosmologiste britannique, décédé en mars dernier, a souvent alerté l’opinion sur les conséquences des technologies d’intelligence artificielle, les considérant comme un danger tout autant qu’une source d’opportunité : « La montée de l’IA pourrait être la pire ou la meilleure chose qui soit jamais arrivée à l’humanité. ». Même s’il considérait que les bénéfices pouvaient être intéressants comme la possibilité d’éradiquer la maladie et la pauvreté, le scientifique a écrit en décembre 2016, une tribune dans les colonnes du journal anglais The Guardian, déclarant que « l’automatisation des usines a déjà décimé les emplois dans la fabrication traditionnelle, et la montée de l’intelligence artificielle est susceptible d’étendre cette destruction d’emplois profondément dans les classes moyennes. » Elon Musk, le fondateur de Tesla et de Space X, s’est également inquiété des menaces sur le marché du travail en affirmant en juillet 2017 « Que faire au sujet du chômage de masse ? Ce sera un défi social massif. Il y aura de moins en moins d’emplois que des humains sauront mieux faire qu’un robot ». Il a lui-même lancé une société de recherche sur cette technologie, OpenAI, afin de construire une intelligence artificielle générale sécurisée, ayant un impact positif sur l’humanité. Quant à Bill Gates, milliardaire et créateur de Microsoft, il a demandé aux gouvernements de taxer les robots travailleurs en indiquant que « le travail d’entrepôt, la conduite, le nettoyage des locaux, il y a un certain nombre de choses qui sont des catégories d’emplois significatives qui disparaîtront certainement dans les 20 prochaines années. »

… tandis que d’autres la défendent 

L’économiste et essayiste français Nicolas Bouzou considère que le travail des êtres humains ne va pas disparaître avec l’Intelligence Artificielle, mais qu’il va muter. Cette crainte de la fin du travail est pour lui infondée, puisqu’il déclare dans le résumé de son essai, « Le travail est l’avenir de l’homme », « aucun chômage dans le monde n’est aujourd’hui lié à l’utilisation des nouvelles technologies qui, bien au contraire, constituent un fantastique vecteur de progrès et d’emplois. À condition de faire du travail humain une question intellectuelle et politique prioritaire, et de trouver enfin le courage de réformer en profondeur notre marché du travail et notre système de formation, seuls coupables du chômage de masse que connaît la France ». Dans son ouvrage, il ajoute que les pays qui sont le plus en avance au niveau de la technologie robotique comme le Danemark ou l’Allemagne, sont ceux qui sont les moins éloignés du plein emploi. Pour Boi Faltings, professeur au Laboratoire d’intelligence artificielle de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne, ndlr) les prévisions selon lesquels les robots intelligents effectueront le travail d’un humain, sont trop optimistes. Selon lui, l’androïde jouera le rôle du second, qui « s’occupera d’une partie du travail afin de rendre l’humain plus efficace. » Daron Acemoglu et Pascual Restrepo, économistes du MIT (Massachusetts Institute of Technology, université et institut de recherche dans le domaine de la science et la technologie, ndlr) attestent que cette progression de l’automatisation ne répond qu’à une pénurie de travailleurs qui ne sont déjà plus sur le marché de l’emploi.

Des plans politiques stratégiques mise en place en France

Sur la question de l’Intelligence Artificielle en France, les institutions et les personnalités politiques s’y intéressent de plus en plus, avec de multiples plans stratégiques en tête. Lors d’un colloque organisé au Collège de France à Paris, en mars dernier, Emmanuel Macron, le président de la République, a annoncé qu’un budget de 1,5 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros reviendraient pour des appels à projets, serait attribué sur l’ensemble de son mandat. Cette décision fait suite aux propositions du député LREM et mathématicien Cédric Villani, dans son rapport intitulé « Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne », commander par l’Élysée en septembre 2017. L’objectif est de faire de la France, une des forces en matière d’Intelligence Artificielle afin de peser face aux États-Unis et à la Chine, des pays puissants en matière de recherche et développement sur ce sujet. Dans ce rapport de deux cent quarante pages, l’élu politique propose un certain nombre de recommandations. Il veut d’abord mettre en place un meilleur accès aux données, en prônant « une politique de la donnée offensive qui vise à favoriser son accès, son partage et sa circulation », à l’échelle de l’Europe et un développement de la recherche, à travers la création d’un « réseau de recherche d’excellence », symbolisé par des instituts interdisciplinaires répartis dans l’Hexagone. Cédric Villani souhaite également que la stratégie se concentre sur des secteurs clés comme la santé, les transports, l’écologie, la défense et la sécurité. Au sujet de l’impact de l’IA sur l’emploi, le député recommande la création d’une structure ayant pour but « d’anticiper et expérimenter des dispositifs d’accompagnement » ainsi que « des modalités nouvelles de production et de répartition de la valeur » et pour des questions éthiques, la mise en place « d’une instance pour émettre des avis, donner des jugements en toute indépendance, qui puisse être saisie par le gouvernement comme par les citoyens, et qui nous dise ce qui est acceptable ou non acceptable. » Outre ce rapport, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, a également en septembre dernier appelé les entreprises à partager et améliorer leurs données, pour accélérer l’innovation en matière d’intelligence artificielle. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a aussi présenté en octobre 2018, un plan pour faire de sa circonscription, un pôle majeur sur cette technologie et valoriser les sociétés spécialisées dans ce secteur. La région regroupe en effet, plus de la moitié des 500 entreprises et équipes de recherche françaises spécialisées en Intelligence artificielle et 40 % des dépenses de recherche et développement au plan national.

Quand l’Intelligence Artificielle fait son cinéma

À quoi ressemblera l’Intelligence Artificielle dans un avenir proche ? Depuis des décennies, le cinéma tente de répondre à cette question via de multiples films de science-fiction. Dans la plupart des histoires racontées, elle est souvent considérée comme une menace pour l’humanité. Dans la saga Terminator de James Cameron, le programme Skynet exploite les robots dans le but d’éliminer les humains tandis que la Matrice, dans le cycle Matrix réalisé par les sœurs Wachowski, contrôle le monde et maintient ses habitants dans un univers virtuel. Peu d’œuvres cinématographiques sur ce thème s’éloignent de la vision effrayante de cette technologie, à part le film de Steven Spielberg, A.I. Intelligence artificielle, sorti en 2001, qui met en lumière David, un robot androïde qui veut devenir un « véritable » petit garçon. L’Intelligence Artificielle s’invite également de plus en plus dans l’industrie cinématographique, en devenant parfois scénariste, réalisateur ou acteur. En 2016, une IA au nom de Benjamin a écrit un script de court-métrage de science-fiction, intitulé Sunspring. Pour cela, elle a reçu, du réalisateur Oscar Sharp et le chercheur spécialisé en intelligence artificielle Ross Goodwin, des domaines sur un ensemble de films d’anticipation sortis entre 1980 et 1990. Avec comme résultat, un scénario assez étrange et des dialogues sans queue ni tête. Watson, l’intelligence artificielle d’IBM a réalisé il y a deux ans la bande-annonce du film d’horreur, Morgan en analysant 100 trailers de long-métrages horrifiques pour comprendre les mécanismes de la peur. Après ce processus, elle a englouti l’ensemble de l’œuvre du réalisateur Luke Scott pour en extraire les passages les plus puissants. Quant à Tony Kaye, créateur du film American History X, il a annoncé cette année qu’il comptait employer une IA comme actrice-acteur principal(e) de son futur film, 2nd Born, et qu’elle soit reconnu(e) par le SAG (Screen Actors Guild, syndicat professionnel américain des acteurs et comédiens, ndlr).

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30.
Robotisation, IA : quels sont les métiers les plus menacés ? Par Céline Deluzarche Journaliste - Document ‘futura-sciences.com’ robotique , intelligence artificielle

Robots manutentionnaires, chatbots qui répondent aux clients, voitures autonomes, intelligence artificielle : les machines sont appelées à remplir de plus en plus de tâches. Voici les emplois qui pourraient disparaître le plus rapidement.

Quelque 2,1 millions de Français « ont une forte probabilité de voir leur emploi disparaître dans les prochaines années », affirme le think tank Institut Sapiens. Ces actifs travaillent dans cinq types d’emplois particulièrement menacés par la technologie. Pour établir son classement, l’Institut a dressé une liste de postes dont les tâches sont automatisables puis croisé cette liste avec celle des métiers qui ont connu la plus forte diminution d’effectifs entre 1986 et 2016. Ils ont ensuite prolongé la courbe selon plusieurs hypothèses (tendance actuelle ou accélération de l’automatisation). Voici selon leurs prévisions la date à laquelle ces professions vont s’éteindre.

Employés de banque et d’assurance : entre 2038 et 2051

Leurs effectifs ont diminué de 39 % entre 1986 et 2016. De plus en plus de clients paient par Internet ou par une application mobile pour effectuer leurs opérations courantes et les agences ferment à tour de bras. Plus de 4.700 agences bancaires pourraient ainsi disparaître d’ici 2020 en France, selon une autre étude du cabinet Sia Partners. Résultat, la profession est vouée à « une véritable extinction prochaine et rapide », affirme l’Institut Sapiens.

Employés de la comptabilité : entre 2041 et 2056

Le métier de comptable s’est déjà radicalement transformé depuis quelques années. La saisie manuelle a été remplacée par des logiciels performants et l’intelligence artificielle sera bientôt capable d’effectuer toutes les tâches sans aucune intervention humaine. Résultat, les effectifs de comptables et aides-comptables ont fondu de 10 % en 30 ans et leur disparition est programmée d’ici 2041.

Secrétaire de bureautique et de direction : entre 2053 et 2072

Avec l’essor de l’informatisation, un employé effectue déjà les tâches de plusieurs auparavant. Le nombre de secrétaires a ainsi chuté de 26 % en 30 ans. Mais entre les chatbots qui prennent les rendez-vous et assistants numériques personnels qui organisent les plannings, le métier est tout bonnement voué à disparaître. Sauf peut-être pour une poignée de privilégiés qui continueront à s’offrir leurs services pour une question de prestige.

Photo - Avec l’essor des caisses automatiques, le métier de caissière pourrait totalement disparaître d’ici 2050. © choostudio, Fotolia 

Caissiers et employés de libre-service : entre 2050 et 2066

Le nombre de caissiers et d’employés de libre-service a augmenté de 6 % par rapport à 1986, mais la courbe est décroissante depuis les années 2000. Il suffit de voir les caisses automatiques qui fleurissent dans les supermarchés pour s’apercevoir que le métier est menacé. Il faudra cependant attendre la fin d’une génération, celle qui a toujours le réflexe de s’orienter vers une personne humaine, pour voir son extinction. 

Ouvriers de la manutention : entre 2071 et 2091

Classé parmi les métiers les plus pénibles et les moins sécurisants par la Dares (le service des études statistiques du ministère du Travail), le métier d’ouvriers manutentionnaires emploie encore 675.000 personnes en 2016, mais la profession a connu une baisse d’effectifs de 17 % en 30 ans. Dans les entrepôts des géants du e-commerce, ce sont des robots qui parcourent aujourd’hui les allées et préparent les paquets. Mais la profession restera relativement épargnée jusqu’à la fin du siècle grâce au faible coût de la main-d’œuvre, estime l’Institut Sapiens.

Autres métiers à risque : les conducteurs de véhicules, menacés par l’arrivée de la voiture autonome, et les agriculteurs, au fur et à mesure que les robots cueilleurs et les drones vont envahir les champs.

Quel impact sur l’emploi ?

Faut-il se réjouir de la disparition d’emplois pénibles, répétitifs et peu valorisants ou s’alarmer de la future aggravation du chômage ? D’autres métiers semblent à l’inverse avoir le vent en poupe, selon l’Apec (Association pour l’emploi des cadres), comme webmarketeur, consultant en e-reputation, géomaticien ou ingénieur cloud. D’autre part, le sujet a fait l’objet d’innombrables études aux résultats contradictoires, certains prophétisant une automatisation de la moitié des emplois (université d’Oxford), d’autres une robotisation limitée à 9 % (OCDE). Ce qui est sûr, c’est que les emplois vont se transformer et qu’en toute logique, il y aura besoin de moins de main-d’œuvre.

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31.
IA et robots : une menace pour l’emploi ? Par La Rédaction 21/02/2019 – Document ‘entreprendre.fr’ - Illustration

Les hommes seront-ils bientôt remplacés par des machines plus économiques et plus performantes ? Quelles seront les conséquences de l’arrivée massive de l’intelligence artificielle et des robots dans les secteurs de la production comme des services ? Eléments de réponse.

Dans le monde entier, la question de l’emploi soulève de nombreuses inquiétudes face à la présence décuplée de ces nouveaux acteurs virtuels et technologiques dans notre économie.

La peur de l’inconnu

Cette donnée ne peut être négligée, car, au fil des siècles, la plupart des hommes ont rejeté ou craint la nouveauté, tout comme les avancées technologiques décisives. La raison en est simple : elles sont sources de progrès, mais aussi d’instabilité. Ces sauts techniques ou technologiques sont synonymes de disparition de certains métiers et compétences, pour en créer d’autres, qui requièrent des profils différents. Cette constatation reste valable que l’on évoque l’invention de la roue, de la machine à vapeur, de l’électricité ou plus récemment d’Internet.

Pourtant, rien ne change, à chaque époque, les Cassandre prévoient la fin d’un monde, tandis que d’autres imaginent l’avènement d’un autre univers. Et les points de vue s’affrontent.

Des millions d’emplois bientôt périmés

Une étude de l’OCDE avance que de 9 à 14 % des emplois des pays de la zone peuvent être totalement robotisés. Il s’agit essentiellement d’emplois routiniers, non ou peu qualiés, et peu rémunérés. L’impact en fonction des pays serait très différent : de 5 à 6 % pour un pays comme la Norvège à plus de 30 % pour la Slovaquie, en fonction du pourcentage de ce type d’emplois présents dans le pays aujourd’hui. Le secteur de la production n’est pas le seul concerné, les services le sont également : la banque, l’assurance, les professions juridiques sont déjà impactés, et cela touche même certaines professions que l’on pensait protégées.

Dans les services aussi

Ainsi, certaines banques ont déjà des coachs financiers virtuels, capables de fournir des conseils financiers simples aux clients. Quant aux fameux « golden boys » des grandes villes, leur nombre a drastiquement chuté avec l’apport informatique en matière de prévisions et d’analyse de données. Les robots d’accueil vont être de plus en plus présents, certains sont en test pour devenir de véritables assistants, par exemple pour les seniors. Plus les travaux sur l’intelligence artificielle se développent, plus les robots, quelle que soit leur apparence extérieure, vont trouver leur place dans notre monde. La « menace » est donc bien présente.

La question de ces emplois menacés prend un nouvel aspect lorsque l’on considère les difficultés grandissantes de recrutement sur certains emplois. Ainsi, des entreprises telles qu’Amazon et de grands groupes logistiques disposent de centaines de « robots » dans leurs entrepôts, pour le stockage, la manutention et la préparation de commandes. Car les candidats se font rares. Même souci dans la restauration, où des expériences d’automatisation sont déjà en cours pour servir des boissons ou des plats de type fast-food. D’où la pertinence d’avoir recours à ce type de solutions.

Des théories divergentes

Les économistes ne s’accordent pas sur le nombre d’emplois impactés par la robotique et l’intelligence artificielle. Les prévisions diffèrent selon les chercheurs, la fourchette allant de 5 à… 30 % ! Dans certains cas, on parle de disparition pure et simple, dans d’autres d’une « transformation signicative » de l’emploi, même si ces dernières années, on a pu voir que la plupart des métiers ont subi des modifications suite à l’utilisation de l’informatique et du numérique. L’étude OCDE met d’ailleurs en avant que ce sont plutôt des tâches qui sont en péril, plutôt que des emplois à part entière.

Là où l’humain prévaut

En 2017, Carl-Benedikt Frey et Michael Osborne, économistes de l’université d’Oxford, ont élaboré une théorie qui fait office de référence. Ils ont identifié trois types de tâches compliquées à reproduire par des robots ou automates :

• Les tâches liées à la perception et à la manipulation de très petits objets, s’effectuant notamment dans des situations complexes et peu commodes.

• Les tâches liées à l’intelligence créative, exigeant de trouver des solutions originales, ainsi que le domaine artistique.

• Les tâches requérant une intelligence dite sociale, telle que la compréhension face aux réactions humaines, la négociation, la capacité à convaincre, ou tout type d’assistance incluant une forte dimension affective.

Des domaines hautement robotisables

Le monde des transports va clairement être impacté par les robots. Des chercheurs du MIT ont même prévu que 3000 véhicules autonomes et collaboratifs pourraient ainsi remplacer les 14 000 chauffeurs de taxis new-yorkais ! De même, les jobs de caissiers, vendeurs en points de vente, tout comme les métiers de la finance, tous collecteurs de données, sont a priori voués à une disparition au moins partielle.

L’impact en France

Le Conseil d’Orientation pour l’Emploi (COE) a fait une synthèse des différentes études en France et à l’étranger pour conclure qu’un consensus se forme sur le fait que « l’introduction d’innovations a été globalement favorable  » par le passé. Cependant, face aux divergences de chiffres, le Conseil a mené sa propre étude sur la France, avec cette conclusion : « Moins de 10% des emplois sont très exposés au vu des mutations technologiques, environ la moitié est susceptible d’être profondément transformée.  » Pour la suite, le COE prévoit une « poursuite de la complexication des métiers  », avec une demande du marché du recrutement axée sur les compétences transversales (savoir travailler en mode projet par exemple) et les compétences techniques (sur les innovations).

Un monde nouveau

Qu’en est-il vraiment des créations d’emplois ? Voici la question que politiques et citoyens sont en droit de se poser.

> Les geeks ont de l’avenir
Des créations sont évidemment présentes et le seront dans le secteur du numérique, de la data, etc. Si les cinquantenaires et sexagénaires d’aujourd’hui ne sont majoritairement pas des spécialistes du digital, de la donnée et de l’algorithme, ce n’est pas le cas des plus jeunes générations, qui ont dans ce créneau une voie d’entrée et de développement toute trouvée sur le marché du travail. La robotique en fait d’ailleurs partie, même si ce n’est pas le domaine le plus important.

> Les secteurs d’avenir
Pour ce qui est des créations d’emplois non directement liées au secteur numérique, les études sont plus floues. Voici les principaux avantages mis en avant par les experts :

  • Les nouvelles technologies et la robotique vont permettre l’émergence de produits et services innovants, et donc l’émergence de nouvelles entreprises.
  • L’industrie devrait pouvoir gagner en compétitivité grâce à l’automatisation toujours plus sophistiquée, et améliorer ses coûts, permettant ainsi un développement de l’activité.
  • Tous les métiers requérant des compétences analytiques et relationnelles restent en plein essor.
  • Les réglementations et normes de plus en plus exigeantes, tout comme la transition énergétique créent des emplois depuis une quarantaine d’années, et le mouvement va se poursuivre.
  • Les métiers de la formation et de l’apprentissage sont considérés comme indispensables.
  • Idem pour les emplois liés à la communication et à l’information.
    La tendance va vers des emplois au degré de pénibilité moindre et vers plus de sécurité. A noter qu’à ce jour, les « petits » jobs non qualifiés ne sont pas vraiment à la baisse dans tous les secteurs, il y a notamment eu des créations autour des plate-formes, via le phénomène d’uberisation.

Une question de société sensible

A vrai dire, les spécialistes ne s’inquiètent pas véritablement du nombre de créations d’emplois qui devrait être suffisant. Ce sont d’autres points qui les préoccupent, comme la reconversion des moins qualifiés ou celle du timing. En effet, les destructions comme les créations se font de façon progressive et non pas soudainement, mais sont quand même fortement ressenties. Une phase de transition, comme celle qui est en cours actuellement, est donc particulièrement sensible en termes sociaux. Pour certains économistes, le refus en bloc des avancées technologiques ne mènera qu’à la régression, encore faut-il parvenir à gérer les évolutions le plus efficacement possible, sans aller ni trop vite ni… trop lentement.

Autre constatation : l’emploi résiste et progresse dans la plupart des pays développés. Il s’accroit plus rapidement que la population en âge de travailler. Les crises traversant l’Espagne ou aujourd’hui l’Italie n’ont rien à voir avec les avancées numériques et robotiques.

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Source : https://www.entreprendre.fr/ia-robots-un-danger-pour-emploi/

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32.
Robots, IA... sont-ils des menaces pour votre job et votre vie quotidienne ? Publié le 29/01/2019 à 15h05 Document ‘capital.fr’ robotPhoto INRIA/POPPY-PROJECT/H. RAGUET /FLICKR

Ordinateurs surpuissants, robots autonomes et intelligences artificielles sont facteurs de progrès économiques et sociétaux majeurs. Mais ils sont aussi une menace pour l’emploi. Comment réussir à faire cohabiter numérique et humain ? C’est l’un des thèmes du Printemps des Millenials, essai signé par Gilles Vermot-Desroches. Extraits.

En 2017, la planète abritait déjà plus d’objets connectés que d’humains, soit 8,4 milliards d’ordinateurs de bureau, téléphones, téléviseurs, fours, réfrigérateurs, chauffe-eau, lave-linge et lave-vaisselle branchés à Internet, compteurs d’électricité intelligents, machines industrielles et systèmes automobiles numériques, capteurs de mesures physiques, énergétiques, caméras de sécurité, et même désormais lunettes et médicaments connectés (contre un peu plus de 6,38 milliards en 2016). D’ici à 2020, c’est-à-dire demain, ce chiffre pourrait bondir à 50 milliards ! C’est dire ce qu’il sera en 2030 ou 2040.

« Depuis plusieurs années déjà, nous sommes entourés et dépendants de centaines de machines, plus ou moins interactives, plus ou moins sophistiquées, que nous avons intégrées dans notre quotidien en nous convainquant qu’elles étaient globalement fiables et utiles pour nous. Si l’usage fait de nos données pose des questions récurrentes, nous n’avons pas attendu que toutes les interrogations soient levées pour nous emparer de technologies qui révolutionnaient notre vie. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, le ton change : notre confiance – pour ne pas dire notre insouciance – est en train de vaciller face aux perspectives vertigineuses qu’ouvre cette rupture technologique.

La mobilisation récente des pouvoirs publics français autour de l’intelligence artificielle, avec l’initiative France IA, est de ces signes qui ne trompent pas : par-delà les fantasmes générés depuis des siècles par le rêve technologique, l’IA est devenue réalité. L’acronyme fait aujourd’hui l’objet d’une actualité quasiment quotidienne quand il n’intéressait, il n’y a pas si longtemps encore, que quelques geeks travaillant dans leur garage en attendant de voir progresser la puissance de calcul des ordinateurs. Quand on songe que celle des voitures du présent est largement supérieure à celle des premiers avions de ligne, on se dit que le monde a bel et bien changé !

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« Désormais les machines peuvent apprendre de manière autonome, en ajustant en continu leurs paramètres internes sous l’effet de l’interaction avec les humains et leur environnement (ce qu’on appelle le deep learning). Elles peuvent reconnaître des images, des paroles, des gestes, traduire et interpréter des textes, prendre des commandes, renseigner des clients et des voyageurs, conduire des drones et des voitures, livrer des colis, identifier des fraudeurs, assister des compositeurs de musique, ajouter des tableaux au corpus des peintres, vaincre les plus grands joueurs d’échecs et de go…

Fascinant ou inquiétant ?

« Chaque jour, les médias nous informent de la mise sur le marché ou de l’expérimentation d’un robot doté de toujours plus de capteurs, de processeurs et de fonctions. Il y a les voitures autonomes de Google et les navettes du Français Navya, déployées dans de nombreuses villes et sites privés du monde. Il y a aussi les humanoïdes à roulettes qui, comme les modèles Nao et Pepper de Softbank Robotics, font des présentations PowerPoint de produits en quinze langues, s’occupent de la relation client dans les magasins Nespresso au Japon, dans des grandes surfaces comme Carrefour en France, dans des halls d’aéroports internationaux et même dans certaines gares de l’Hexagone. Il y a ceux qui, comme depuis juin 2017 à Dubaï, jouent les officiers de police pour patrouiller dans les rues et informer leurs collègues humains de crimes ou délits éventuels. Il y a encore ceux qui, comme depuis décembre 2017 à Chennai, apportent les plats aux clients d’un restaurant un serveur humain se chargeant tout de même de les disposer sur les tables, car le robot n’est pas encore assez évolué pour accomplir cette tâche.

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Ces premières mondiales fascinent autant qu’elles nourrissent les inquiétudes. De fait, notre vulnérabilité va augmenter. Un petit groupe pourra tout saccager, ainsi que l’explique Flore Vasseur dans la préface d’un livre stratégique, Le Monde en 2030 vu par la CIA. Débats, colloques, reportages, tribunes, livres blancs se multiplient un peu partout dans le monde pour alerter l’opinion des dangers de la course à l’IA. Il faut dire que les sorties récurrentes d’un Elon Musk (PDG de Tesla, SpaceX et Neuralink), pour qui c’est bien cette course, davantage que l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, qui a le plus de chances de déclencher une troisième guerre mondiale, ne contribuent pas à apaiser les esprits. Le test réalisé en 2016 par Microsoft sur son agent conversationnel Tay, lancé sur Twitter pour apprendre des internautes, ne joue pas non plus en faveur des robots : très rapidement, le programme informatique s’est mis à diffuser la pire des violences verbales.

« Nombre d’experts pourtant sont formels, à l’image de Laurence Devillers, chercheuse au CNRS et membre de la Commission française de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique (Cerna) : « L’intelligence des robots n’a rien à voir avec celle des humains ! Les principes d’apprentissage des robots sont liés à l’imitation et à l’association. […] Il faut arrêter de fantasmer sur la ‘super-intelligence artificielle’ qui serait capable de prendre le pouvoir sur l’homme. Nous sommes aussi capables de construire de la bêtise artificielle si nous ne contrôlons pas plus ces machines. » Selon la chercheuse, il faut démystifier les capacités des robots, « car l’homme a naturellement tendance à anthropomorphiser la machine et à lui donner des capacités qu’elle n’a pas. Le robot est beaucoup plus fort que nous pour faire des calculs et a des compétences que nous n’aurons jamais, par exemple entendre les ultrasons et infrasons, ou entendre mieux que nous si nous sommes âgés, mais les robots ne sauront jamais le goût d’une pomme, n’auront jamais envie de cueillir une pomme et encore moins d’en manger une ! Sauf par imitation ! »

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Plus-value sociale

« Malgré tout, l’arrivée des robots est inévitable. S’ils sont encore rares en 2018, ils seront plus courants en 2025 et sans doute omniprésents en 2050 dans nos sociétés. De fait, l’intelligence artificielle n’est pas seulement une manne économique pour l’ensemble des pays du monde (dans une étude publiée en juillet 2017, le cabinet PwC estime que le développement de l’intelligence artificielle va permettre de générer 15.700 milliards de dollars de gains économiques d’ici 2030, soit un accroissement du PIB mondial de 14%). Elle est aussi et surtout porteuse d’opportunités de progrès et d’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre : véhicules autonomes, systèmes intelligents de sécurité, de gestion de l’énergie ou des transports, aide à la décision dans l’univers professionnel, recherche d’emploi optimisée, médecine prédictive et personnalisée, assistants personnels et robots de compagnie…

L’étendue du champ d’application des récentes découvertes est immense et promet de transformer radicalement nos modes de vie, potentiellement pour le meilleur. « La robotique peut être un énorme moyen d’émancipation de l’humain”, rappelle Laurence Devillers. Les premiers robots automates, même s’il ne s’agissait que de lavage, ont ouvert le marché du travail aux femmes dans les années 1960-1970. » Demain, ils pourraient bien améliorer la quantité et la qualité de la production industrielle, apporter une plus-value sociale en réduisant la pénibilité au travail et faciliter la vie quotidienne des consommateurs par une assistance domestique inégalée. Face au vieillissement annoncé de la population de nos pays, la santé est appelée à être le domaine qui va progresser le plus rapidement grâce au suivi en continu des données numériques des patients.

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Dans un futur proche, les robots sociaux pourront être également utiles pour le maintien de ces personnes chez elles : les robots seront là sept jours sur sept, jamais fatigués, pour surveiller et assister les patients et en pouvant répéter à loisir des consignes et gestes sans jamais montrer d’impatience. Ils pourront aussi jouer le rôle d’assistants pour les aides-soignants, les déchargeant de tâches fastidieuses, leur permettant ainsi de privilégier l’écoute pour renforcer le lien social avec des personnes. D’ores et déjà, le modèle Paro, une peluche robotisée en forme de bébé phoque, est utilisé avec succès dans des établissements de soins de 30 pays (dont la France) pour stimuler l’éveil des malades d’Alzheimer, les réconforter et ainsi réduire leur anxiété et leur éventuelle agressivité. Les évaluations menées ont montré que non seulement ce robot social permettait un gain économique, en contribuant à réduire la prise de médicaments, mais qu’il améliorait concrètement les conditions de travail des personnels soignants.

« Si l’Amérique du Nord est en avance sur l’ensemble des technologies de l’IA et devrait être bientôt rattrapée par la Chine, la France est particulièrement bien placée pour être un pays producteur incontournable qui contribuera à dessiner le futur visage de l’intelligence artificielle, et donc celui du monde, notamment grâce aux écosystèmes particulièrement dynamiques de la French Tech et de nos grands groupes industriels. Parmi les 80 ETI, PME et 270 start-up spécialisées dans l’IA sur le sol français, avec un rythme de création très soutenu (plus de 30% par an depuis 2010), les nouvelles générations jouent un rôle moteur. C’est le cas par exemple de Generation Robots, jeune société bordelaise devenue en quelques années le leader européen de la vente en ligne de robots programmables : elle commercialise le fameux robot français Poppy, un des premiers robots open source coconçu par l’Inria de Bordeaux et l’Ensta ParisTech, et vend ses “cobots” (des robots collaboratifs qui ne remplacent pas l’homme, mais l’aident à soulever de lourdes charges) à de nombreux industriels comme Renault, qui en utilise pour sa chaîne de production de voitures électriques.

>> En images - Siège organique, robot-manager... vous n’allez pas reconnaître votre bureau du futur

Autre entreprise très inspirante dans l’idée de construire un avenir durable grâce à l’intelligence artificielle : Naïo Technologies, créée par deux ingénieurs en robotique désireux de participer concrètement à l’agriculture responsable tout en réduisant la pénibilité du travail, en concevant des robots agricoles, viticoles et des outils électriques pour aider les exploitants à cultiver avec un impact environnemental limité. La toute dernière édition du CES de Las Vegas, en janvier 2018, qui a enregistré un record de participation des start-up françaises, a mis également en lumière de nombreuses innovations dont Buddy, le robot compagnon de Blue Frog Robotics : nouvel exemple de l’attachement des nouvelles générations à des valeurs sociétales qui dépassent la simple performance technologique, la jeune pousse prend appui sur une plateforme open source pour développer « des robots accessibles à tous qui rendent la vie plus facile, plus sûre et avec une touche de plaisir », selon ses propres mots.

Questions d’éthique

« Toutes ces initiatives ne sont pas des signaux faibles. Même si elles émanent d’une minorité de bâtisseurs engagés, elles semblent pouvoir clairement influer sur la manière dont les nouvelles technologies vont transformer le monde et, de ce fait même, nous donner confiance dans un avenir où l’humanité va cohabiter avec les machines. Que notre jeunesse française y participe activement et ne laisse pas notre pays se contenter du statut de consommateur captif d’innovations conçues et valorisées ailleurs est une très bonne nouvelle. Ne la freinons surtout pas dans cet élan, mais donnons-lui les moyens de mener au bout ses innovations au service de notre économie – et… de notre système de santé et de nos retraites !

« Ne soyons pas pour autant naïfs face aux nouvelles technologies. De nombreuses questions éthiques se posent déjà autour des innovations actuelles. L’enjeu de la gestion des données collectées dans le big data est d’autant plus présent dans le débat public qu’il ne concerne évidemment pas uniquement l’intelligence artificielle, mais l’ensemble de nos pratiques de communication contemporaines. L’intimité est aujourd’hui un enjeu aussi important à défendre qu’hier les droits civiques, car il s’agit d’un problème politique, de confiance dans l’Etat : si, dans nos démocraties matures, on peut raisonnablement espérer que sera défini un cadre législatif et réglementaire visant à promouvoir le développement d’applications respectueuses de nos données personnelles et de nos libertés individuelles, il n’en sera pas de même dans les régimes autoritaires.

>> En images - Plante espionne, robot policiers.... la technologie va améliorer notre sécurité (mais pas notre intimité)

Pourquoi les robots nous font-ils peur ?

Voici les sept craintes les plus répandues concernant les robots…
1. Le piratage et la prise de contrôle.
2. L’intelligence artificielle embarquée, qui prendrait le pouvoir sur l’homme.
3. La surveillance en continu et le recueil de nos données, qui nous enlèveraient notre liberté et notre identité.
4. La déshumanisation et le fait que les robots nous rendraient incapables d’avoir une relation socialement équilibrée avec des hommes.
5. L’utilisation des robots autonomes comme armes létales : la guerre des robots.
6. Le clivage dans la société entre ceux qui auront accès à la technologie et ceux qui n’y auront pas accès.
7. Le remplacement des hommes par des robots dans de nombreux métiers, créant un chômage massif.

Un emploi sur deux menacé ?

« Autre enjeu crucial qui concerne lui aussi, in fine, l’idéal démocratique de nos sociétés : celui de l’emploi. Selon une étude réalisée en 2013, 47% des emplois, soit près d’un sur deux, pourraient être automatisés d’ici vingt ans. D’autres experts sont plus alarmistes encore, avançant cet horizon à 2025. De fait, les robots industriels déployés sur des sites de production ont déjà supprimé de nombreux emplois à travers le monde. Chez Amazon, les machines représenteraient environ 20 % de la force de travail. Les camions sans chauffeur (selfdriving trucks) commencent également à apparaître sur les routes américaines et pourraient mettre directement ou indirectement en danger, d’ici 2025, plus de 5,5 millions d’emplois aux Etats-Unis. Certes, nombre d’experts nous rassurent en convoquant les deux précédentes révolutions industrielles, où la force mécanique nouvelle donnée par la vapeur et l’électricité a eu pour effet de redistribuer le travail entre l’homme et la machine, pour affirmer que cette destruction d’emplois ira de pair avec une création de nouveaux métiers : ainsi, il faudra bien du personnel pour fabriquer et assurer la maintenance de ces technologies. Par exemple, il faudra l’équivalent des contrôleurs aériens pour contrôler les véhicules autonomes sur la route.

Pour les humains, il s’agira plus souvent de surveiller, de réparer, de réentraîner, d’éduquer les machines que de faire le travail soi-même. De nouveaux métiers vont émerger : concepteur, entraîneur, vérificateur, éducateur, évaluateur de l’intelligence artificielle et des robots. De fait, beaucoup de robots sont conçus pour être avant tout complémentaires de l’homme : même s’il est appelé à représenter le quart des effectifs de la police locale d’ici 2030, le fameux Robocop de Dubaï a ainsi vocation à informer les policiers, pas à se substituer à eux quand il s’agit d’effectuer des arrestations. Et si les machines peuvent nous épauler, voire nous remplacer à terme pour certaines tâches, les prototypes actuels sont loin d’être encore au point. En vérité, un consensus se dessine autour de l’idée que les métiers nécessitant empathie, adaptabilité et créativité resteront le lot des humains, tandis que les métiers pénibles, dangereux et répétitifs sont destinés à être pris en charge par des machines. Autrement dit, pour paraphraser Michel Serres, nous sommes “condamnés à devenir intelligents” ! Stimulante perspective.

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« Mais n’y a-t-il pas là le risque de voir se construire un monde terriblement élitiste, aristocratique, où seule une partie de l’humanité, formée et connectée, pourra avoir accès à l’emploi ? Ce clivage entre ceux qui auront accès à la technologie et ceux qui n’y auront pas accès n’est pas anodin : chez les Millennials eux-mêmes, une frontière assez nette se dessine entre ceux qui sont superconnectés et ceux qui sont moins familiers des nouvelles technologies et des médias sociaux : 64% des premiers pensent que l’automatisation va créer de l’emploi, ouvrant de nouvelles potentialités en termes de productivité, de croissance économique mais aussi d’opportunités pour se consacrer à des tâches plus créatives et acquérir de nouvelles compétences – contre seulement 15% des jeunes moins connectés, qui craignent plutôt l’arrivée de l’intelligence artificielle et des algorithmes dans l’entreprise et s’attendent à voir leur lieu de travail devenir plus impersonnel, moins humain.

Difficile équation

« Quand on dit que les emplois les moins menacés par la numérisation sont les psychanalystes, les dentistes, les athlètes, les membres du clergé et les écrivains, quand on soutient qu’il y aura toujours besoin du génie humain pour inventer des œuvres qui soient vraiment originales, qu’un ordinateur ne pourra jamais être le nouveau Bach, le nouveau Pasteur ou le nouveau Bocuse, n’est-on pas en train de préparer l’avenir pour une seule minorité ? Au milieu de tout ce qui invite à l’optimisme, voici une vraie inquiétude. De ce fait, s’il est bien une frange de la population qui est appelée à être sévèrement touchée par la révolution digitale et la robotisation, c’est la classe moyenne. Cette vaste classe des professions intermédiaires et des transmetteurs dans les organisations – qui rassemble des métiers aussi divers que ceux de juriste, de comptable, d’auditeur, de vendeur, de trader, d’employé de banque, d’agent immobilier, de secrétaire, d’assistant médical, de responsable de la relation client… – pourrait purement et simplement disparaître, parce que ses membres ont le tort de n’être ni des dirigeants ou des innovateurs, ni des exécutants ou des artisans. Il est un fait que les tâches administratives, de contrôle du travail d’autrui et d’encadrement intermédiaire sont des tâches où l’ordinateur dépasse d’ores et déjà l’humain. C’est l’exemple connu des legal bots, capables d’avaler en quelques secondes le travail ingrat et répétitif effectué jusque-là par des juristes chargés d’analyser pour les avocats et autres décideurs des milliers de documents sur des contentieux et jugements antérieurs.

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En réalité, c’est tout l’entre-deux de l’échelle sociale, berceau de la démocratie, qui est menacé d’inutilité. Or la grande différence avec les précédentes révolutions technologiques, qui avaient déjà profondément déstabilisé les sociétés humaines, c’est que celle-ci n’a jamais été aussi rapide, et ses menaces aussi imminentes. Devons-nous nous résigner aux théories qui promettent une régénérescence de nos sociétés à l’horizon 2050, avec une nouvelle période des Trente Glorieuses pour nos pays matures et à une grande convergence des niveaux de vie au profit des pays émergents, mais au prix d’une génération entière sacrifiée sur l’autel du progrès (comme ce fut le cas par exemple pour les mineurs de la fin du XIXe siècle) ? La clé de l’équation réside entre nos mains. C’est à nous, humains, de décider de l’avenir que nous voulons construire. C’est à nous, concepteurs de ces machines, de réfléchir à la façon dont nous voulons mener l’automatisation de la planète. Sur ce point également, les nouvelles générations peuvent nous être d’une aide précieuse car elles sont, plus qu’aucune autre génération avant elles, acquises à la pensée globale et à la transversalité : elles ont l’état d’esprit et le logiciel qui peuvent permettre de définir de façon pertinente le type de monde vers lequel nous souhaitons aller. »

Texte extrait du livre Le Printemps des Millenials, de Gilles Vermot-Desroches, édition Débats publics (2018), 18 euros.

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33.
Les emplois les plus menacés par les robots et ceux qui résistent Par intelligenceartificielle

Des robots qui paieront vos retraites

L’Intelligence Artificielle ne met pas tout le monde d’accord. En effet, pour certains scientifiques, les robots pourraient bien prendre notre place, pour d’autres il n’y aurait pas de réel danger. Ces derniers pensent qu’aucune machine n’est capable de réaliser des tâches aussi bien que les humains.

De plus, certains spécialistes réfléchissent sur le fait de taxer les robots pour financer la sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites ! De quoi compenser les salariés qui ont perdu leur travail à cause d’un robot. Ils recevront une juste compensation financière… ou bien, de quoi payer une formation professionnelle.

Les avis divergents sur la survie des métiers et les robots - Les métiers qui ne disparaîtront pas selon certains scientifiques

Tant que l’I.A n’est pas à son apogée, il est aujourd’hui difficile d’imaginer la disparition de certains métiers. En effet, certains nécessitent des compétences accrues dans des domaines précis pour lesquels, l’Intelligence Artificielle n’est pas suffisante. Ainsi, voici quelques métiers qui ne sont pas voués à disparaître pour le moment.

  • Les développeurs informatiques
    Un des métiers phare du XIXème siècle est sans aucun doute lié aux progrès technologiques. Le codage a encore de belles années devant lui puisque l’I.A est aujourd’hui incapable de coder aussi bien qu’un homme. En effet, elle ne peut développer que des programmes simples et classiques.
  • Conseiller
    Le nom du métier en dit long. Une personne chargée du conseil doit avoir une connaissance accrue du produit ou du service qu’elle vend. Dans le cas contraire, il y a peu de chance que le client achète. Ainsi, l’Intelligence Artificielle et les robots ne sont pas au point pour assimiler aussi rapidement qu’un être humaine. De plus, selon certains scientifiques, les métiers qui demandent de l’empathie ne seront pas impactés par l’I.A et ses algorithmes sophistiqués.
  • Artiste
    Oui mais quoi que… Il est bon de rappeler l’article concernant le robot musicien capable de réaliser lui-même un morceau de musique. Cependant, quand il s’agit d’art, les humains ne sont jamais d’accord. Il est donc difficile de savoir si oui ou non, l’I.A prendra la place d’un artiste.

Les métiers que l’Intelligence Artificielle tend à détruire

Pour certains scientifiques, plusieurs métiers sont déjà en cours d’extinction. En effet, de nombreuses tâches sont à ce jour réalisables par des robots dotés d’Intelligence Artificielle ou non. D’ailleurs, nous pouvons prendre l’exemple d’Apple ou Samsung. Ces derniers ont remplacé plus de 60 000 postes par des robots afin d’effectuer les tâches de conception. Des substitutions de poste qui avaient valu quelques suicides dans l’entreprise sous-traitante…

  • Ouvrier
    C’est le métier qui vient instinctivement lorsque l’on parle du remplacement des travailleurs par les robots et les machines. En effet, de nombreuses usines ont déjà commencé à remplacer leur main d’oeuvre par des robots. Prenons l’exemple des assemblages de pièces de voiture qui sont déjà réalisés par des machines. Qu’en sera-t-il à terme ?
  • Employé de bureau
    Bien triste nouvelle pour les employés de bureau qui se verront surement à terme remplacé par des robots sur des tâches les plus simples. Des tâches telles que les virements bancaires qui sont déjà réalisés par des robots avec Intelligence Artificielle, le Crédit Mutuel étant un fervent utilisateur de l’I.A avec Watson d’IMB.
  • Traducteur
    Le traducteur a toujours été un métier très prisé par les amoureux des langues étrangères. Cependant, il est difficile de ne pas voir le risque qu’encourt ce métier. En effet, l’Intelligence Artificielle est déjà habilitée à le faire. Traduire un texte écrit, reconnaître une voix et la traduire… Mais il est tout de même impossible pour le moment de traduire tous les jeux de mots des langues étrangères dans une autre langue. L’humain étant pour le moment, le seul à déceler l’humour.

Finalement, faut-il avoir peur des robots ?

Bien que la liste des métiers mentionnée ci-dessus ne soit pas pour autant exhaustive, on se rend tout de même compte que l’Intelligence Artificielle modifie grandement notre façon de travailler. Des métiers autant intellectuels que manuels, qui tendent à disparaître petit à petit…

Intelligence Artificielle Danger -

Copyright © 2019 Intelligence Artificielle Danger | Propulsé par Astra - Source : https://intelligenceartificielledanger.com/robots-ia

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34.
L’emploi dans le numérique – Communiqué de « l’Ecole 42 »

Y a‐t‐il aujourd’hui dans le monde une entreprise – ou même une administration – qui ne soit pas directement concernée par la transformation numérique de son activité ?

Le développement du « numérique » concerne toutes les industries et – sinon déjà, du moins bientôt – tous les métiers. Le manque de développeurs/euses bien formé(e)s en France est ainsi préjudiciable aux employeurs/euses non seulement des industries du logiciel, de la téléphonie ou de l’Internet… mais aussi de la banque, de l’assurance, de l’automobile, de la distribution, du transport, des loisirs, etc.

Pour preuve du manque de développeurs/euses informatique en France, deux chiffres : ­

– les élèves diplômé(e)s des écoles d’informatique les plus reconnues reçoivent en fin d’études plus de 30 propositions de CDI,

– rien qu’en France, 150.000 emplois seront à pourvoir dans la filière numérique d’ici 2020.

Dans le même temps, les informaticien(ne)s qui sortent de l’enseignement supérieur public peinent à trouver un emploi. Leurs compétences techniques et leur intégrabilité au monde professionnel après 3, 5 ou 7 années d’études sont contestées par les recruteurs/euses qui leur préfèrent des étudiant(e)s mieux formé(e)s en parfois trois années seulement dans l’enseignement privé.

L’édito de Xavier Niel Président de l’Ecole 42

Depuis des années dans le domaine du numérique, j’ai remarqué que toutes les entreprises et entrepreneurs/neuses font face à un manque de talents. Je suis convaincu que des profils, ignorant parfois eux-mêmes qu’ils sont les futur(e)s génies, se trouvent partout, dans le système traditionnel éducatif, ayant décroché pendant leur scolarité, au chômage ou en poste… Le constat : des milliers de personnes qui ont les capacités d’imaginer et de créer le Monde de demain restent sans formation pour les accompagner.

C’est pour cela que 42 est la réponse ! Une formation gratuite, une pédagogie innovante, accessible à toutes et à tous dès 18 ans, sans exigence de diplômes, sans professeurs, sans cours et sans limite d’âge. Nous demandons uniquement aux étudiant(e)s d’être motivé(e)s et de se prouver à eux/elles-mêmes qu’ils/elles peuvent y arriver peu importe leur passé. C’est à eux/elles de créer leur futur et d’inventer notre avenir.

Cette ambition, partagée par l’équipe STAFF, les étudiant(e)s et moi-même, doit être offerte au plus grand nombre. Nous avons donc créé en 2019, 42 Network, représenté par plus d’une vingtaine de pays et de campus dans le monde. « Démocratiser » le modèle 42 innovant et gratuit, est un combat de tous les jours, que nous menons depuis plus de 6 ans.

À vous de créer votre avenir, 42 vous donne les codes… VOIR LA VIDÉO DE XAVIER – Source : https://www.42.fr/

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35.
Ecole 42 : entre scandale, sexe, harcèlements et arnaques financières, Mediapart révèle pourquoi le co-fondateur a démissionné De Chromerit - Posté le 19 avril 2019 à 11h52 dans Insolite – Document ‘hitek.fr’

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Entre sexe, harcèlements envers les femmes, et magouilles financières, la réputation de l’école créée par Xavier Niel a été entachée le 18 avril par une enquête publiée par le magazine Mediapart. Retour sur les dessous d’une affaire qui ébranle la réputée Ecole 42, d’où naissent bon nombre de développeurs.

L’Ecole 42, l’école des développeurs

Photo - Les écoles 42 regroupent deux établissements supérieurs d’autoformation qui permettent de former de nouveaux développeurs. Cette formation n’est pas reconnue par l’Etat, mais elle connaît son succès dans le monde du travail.

La particularité de cette école réside essentiellement dans son mode de fonctionnement. Les élèves ne suivent en effet aucun cours magistral ou travail pratique qui soit encadré par un professeur. Cette école, ouverte 24h/24 et 7j/7, demande aux élèves d’organiser leurs journées et de participer à la réalisation de projets soumis par l’équipe pédagogique de l’établissement. Fondée et financée par Xavier Niel et plusieurs associés (dont Nicolas Sadirac), cette école, qui mise sur la coopération entre les étudiants, fait face aujourd’hui à de nombreuses polémiques nées d’une enquête de Mediapart.

Des scandales depuis 2014

Photo - Les faits, bien sûr, ne datent pas d’hier. Parmi les propos recueillis par le magazine L’UsineNouvelle en novembre 2017, on peut déjà lire ce témoignage d’une étudiante anonyme : 

Les couloirs de l’école ressemblent à un vestiaire de football. Cette ambiance nous bouffe littéralement. (...) On m’a poursuivie sur un étage et demi - que j’ai dû remonter à reculons - pour voir sous ma jupe. On ne se sent pas en sécurité ici.

Les faits rapportés par L’UsineNouvelle ne s’arrêtent pas là. Au sein de la messagerie Slack générée par les élèves, et accessible à tous les étudiants (y compris les étudiantes, donc), de nombreuses publications incitaient à ’enduire les femmes avec du Mont d’or et de la graisse abdominale de féministe’. D’autres publications à tendance pornographiques montraient par exemple une femme à quatre pattes avec le commentaire suivant : ’née pour être un sac à foutre’. Suite à la demande de certains élèves, cette messagerie a par la suite été fermée. 

Malgré la publication de cette enquête, le directeur qui était en poste à l’époque, Nicolas Sadirac, n’avait pas pris les choses en main, semble-t-il. En 2014, il avait lui aussi fait parler de lui puisque des caméras filmant au sein de l’établissement l’avait pris sur le fait. Le directeur s’adonnait en effet à un jeu avec une étudiante (qui était consentante selon les informations actuelles), et lui avait administrer une fessée avant de débuter un rapport sexuel au sein de l’un des amphithéâtres de l’Ecole 42.

L’enquête publiée par Médiapart

Photo - L’enquête publiée le 18 avril 2019 sur le site Mediapart révèle pourquoi le co-fondateur de l’Ecole 42, Nicolas Sadirac, a pris la porte en octobre 2018. S’il avait pu conserver son poste malgré la vidéo qui avait circulé sur les réseaux sociaux, d’autres faits révélés par Mediapart l’ont conduit à démissionner. Ces faits concernent pour la plupart des magouilles et arnaques financières qui auraient été mis en place pendant plusieurs années. 

Si l’on veut être précis, il faut se souvenir que l’Ecole 42 est une association sans but lucratif, presque totalement financée par Xavier Niel. Mediapart révèle que certaines surfacturations de biens (comme 200.000€ de chaises, par exemple), ont cependant eu lieu. Des versements en liquide assez douteux ont eux aussi été observés. 

En octobre 2018, et suite à ces faits on peut le soupçonner, Nicolas Sadirac aurait donc été invité à démissionner, et celui-ci aurait même accepté de renoncer à son solde tout compte, d’un montant de 86 000 €, si l’affaire n’était pas ébruitée. Mediapart ne s’arrête pas là cependant, puisqu’une question reste maintenant en suspens. 

Lors de la négociation de démission en effet, où Xavier Niel et Nicolas Sadirac étaient tout deux présents, Alexandre Carayon aurait été chargé de jouer le rôle d’intermédiaire. Alexandre Carayon n’est pas un anonyme puisqu’il a quant à lui intégré LREM (La République En Marche) en 2016. Ce dernier se serait alors vu confier la mission de récupérer l’ancien ordinateur de Nicolas Sadirac. Mediapart pose ainsi la question qui dérange : Qu’y avait-il de si important dans cet ordinateur exigeant qu’un conseiller officieux du chef de l’État s’occupe en personne d’aller le récupérer ? 

Mots-Clés : Ecole 42 mediapart scandales développeurs - Source(s) : Mediapart Numerama L’UsineNouvelle

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36.
Numérique Formation - Ecole 42 : « La plupart des pays nous envient » Diffusé par Le Parisien 24.06.2019 -

La nouvelle directrice générale de l’Ecole 42, fondée par Xavier Niel, a annoncée la création d’un réseau de 20 campus à l’international. Photo Sophie Viger, directrice générale de l’Ecole 42 depuis octobre dernier. (Crédits Photo:LP/Philippe Lavieille)

Elle n’a pas eu à forcer beaucoup sa nature pour s’imposer à la tête d’une école de « geeks », par nature essentiellement masculine. « Toute petite déjà, je voulais tout faire comme les garçons », s’amuse Sophie Viger, nouvelle directrice générale de l’Ecole 42.

Depuis ses premiers pas sur le ZX81, l’un des premiers ordinateurs personnels des années 1980, qu’elle chipait à ses frères, cette « grosse gameuse » passée par des études de biologie et de musicologie avant d’apprendre à coder, a fait tomber bien des barrières. « Je suis devenue prof de programmation informatique, dit-elle, parce que je trouvais que cette manière était mal enseignée ». Aujourd’hui pour inciter les femmes à se lancer dans le code, elle a son argument bien rodé : « Ça vous donne le pouvoir et l’autonomie ! ».

Des antennes à Rio, Jakarta, Madrid...

Huit mois après sa nomination comme directrice générale (DG) de l’Ecole 42, Sophie Viger annonce ce mardi un projet d’envergure pour l’établissement de formation créé par Xavier Niel en 2013 : son développement à l’international. Trois ans après l’ouverture d’un campus en Californie, 42 lance un réseau de 20 campus partenaires dans le monde. D’ici 2020, 11 nouveaux campus seront créés, à Rio, Jakarta, Madrid, Bogota, Québec… ou encore Angoulême. « Nous avons aussi mis en place un partenariat avec 19 en Belgique, 1337 au Maroc, ou School 21 en Russie… », donne en exemple la DG. Objectif : harmoniser les formations sur le modèle du centre parisien, entièrement gratuit, ouvert à tous sans condition de diplôme, sur sélection après une phase en immersion intensive (la fameuse « Piscine »). « L’idée est que l’on puisse se prévaloir d’un même socle de compétences, sous le label 42 Network ». Et l’ambition est d’enchaîner, ensuite, sur « au moins 10 nouveaux campus chaque année ».

« Personne n’est au chômage à la sortie de 42 »

Ancienne directrice de la Webacadémie qui forme aussi des développeurs web, Sophie Viger veut exporter très largement le modèle hors normes de cette institution – non reconnue par l’Etat – qui fonctionne sans profs ni cours, en faisant appel à la débrouillardise et à la créativité de ses étudiants. Et qui produit ses résultats. « Personne n’est au chômage à la sortie de 42 », vante-t-elle. Mieux encore : « 70% de nos étudiants reçoivent une offre d’embauche pendant leur premier stage ». Et du développeur web qui peut concevoir des sites Internet au consultant indépendant en passant par le chef de projet en start-up, « le spectre d’emplois est très large ». « La plupart des pays nous envient 42 », appuie la DG.

Mais cette ex-développeuse indépendante ne lorgne pas qu’à l’international. En quelques mois, elle a réussi à dynamiter les règles de son campus parisien. A son arrivée en octobre dernier, déjà, elle a « fait péter la limite d’âge » en ouvrant la formation jusqu’ici réservée aux moins de 30 ans. « J’ai été remerciée par des mamies qui m’ont dit “On attendait ça depuis tellement longtemps !” » se réjouit la quadragénaire, par ailleurs très engagée en faveur de la mixité et qui a ainsi entrepris de féminiser le public très masculin de 42.

Objectif, 35% de femmes à la rentrée

« En 5 ans, de 2013 à 2018, la proportion de femmes était déjà passée de 7 % à 15 %. En février 2019, il y avait 26 % de femmes à la Piscine, et 21 % dans les élèves retenues ». C’est pour la directrice le fruit d’un gros travail d’évangélisation. « Nous avons pris de nombreuses mesures pour qu’elles se sentent légitimes. Dorénavant, 50 % des places dans les checks-in, les phases de sélection qui précèdent la Piscine, leur sont réservées ». Des collégiennes, des lycéennes, ont été invitées à découvrir l’établissement qui a été sécurisé et rendu plus accueillant avec l’installation de toilettes spécifiques, un détail qui n’en est pas un. « Nous avons aussi mis en place une adresse mail qui peut être utilisée par toutes les victimes de racisme, de sexisme ou d’homophobie. Les personnes incriminées sont automatiquement convoquées », insiste Sophie Viger. Autant de gestes qui, - espère la directrice, - feront de 42 une « école de référence pour les codeuses » : « J’espère avoir 35 % de femmes à la rentrée de novembre ».

D’ici là, la pétillante directrice se sera attelée à un autre projet : celui de pousser les murs de son campus parisien du XVIIe arrondissement (lire ci-dessous). De quoi ravir ses élèves. « Elle veut faire bouger plein de choses. Elle a la réputation de beaucoup échanger avec les étudiants », témoigne une ancienne élève. L’intéressée ne dit pas autre chose. « Dans les murs, glisse-t-elle dans un immense sourire... on m’appelle la Tornade ».

Ecole 42 à Paris : le Campus va s’agrandir.

Autre chantier de taille à laquelle va s’attaquer l’équipe de 42 : la transformation de son campus situé boulevard Bessières dans le XVII e arrondissement. Physiquement, l’établissement va traverser la voie de tramway pour construire deux nouveaux bâtiments, juste en face de l’actuelle école située au numéro 42. L’un sera construit en terrasses, côté boulevard Bessières au niveau des numéros 73 à 89, avec jardin partagé sur le toit et salle de spectacle en sous-sol, qui seront accessibles aux riverains. L’autre, en bois, côté rue du Docteur-Paul-Brousse, comprendra une épicerie solidaire ouverte aux habitants. Baptisé NOC 42 — pour « Not Only a campus » –, ce nouvel ensemble lauréat de l’appel à projets « Réinventer Paris » est conçu comme un lieu de vie avec 950 places de dortoir réservés aux étudiants. « 42 est gratuit mais vivre à Paris a un coût : ces lits seront proposés à petits prix pour rester en cohérence avec nos valeurs », souligne Sophie Viger. Et les jeunes pensionnaires seront invités à lever le nez de leurs écrans pour participer à la vie du quartier.

Photo - Le nouveau bâtiment, situé sur le boulevard Bessières (XVIIe) dans Paris, en face de l’actuel, sera construit en terrasses, avec jardin partagé sur le toit. (Crédits Photo :/AR Studios d’architecture)

Livraison prévue en 2021
« Lors d’un hackathon organisé fin mai, nos étudiants ont conçu une plate-forme qui leur permettra de s’impliquer de façon bénévole, en participant à des maraudes ou en aidant des femmes seules par exemple. » Un projet plein de résonance pour la directrice générale qui a grandi dans un HLM tout proche.

Pour mener à bien le projet d’extension, la démolition des bâtiments devrait commencer dans six mois. Les travaux devraient être terminés « d’ici deux bonnes années » selon Sophie Viger, qui a aussi pour mission de doubler le nombre d’étudiants accueillis.

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Le Parisien

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37.
Formation au numérique - Wikipédia nous fait découvrir les « Ecoles 42 »

Les écoles 42 sont trois établissements supérieurs d’autoformation non reconnus par l’État dont l’objectif est de former des développeurs à Paris, Lyon et Fremont en Californie. À l’issue d’une formation comprise entre 2 et 5 ans, l’établissement délivre des certifications professionnelles labellisées Grande École du Numérique1.

Historique

Ces établissements ont été créés et sont financés par Xavier Niel (fondateur d’Iliad-Free), avec plusieurs associés, dont Nicolas Sadirac (ancien directeur général d’Epitech)2, Kwame Yamgnane et Florian Bucher (anciens cadres d’Epitech).

Annoncé le 26 mars 2013, l’établissement de Paris a ouvert ses portes le 15 juillet 2013 pour la dernière phase des admissions3. Il a accueilli les étudiants retenus pour la première rentrée en novembre 2013. L’école reçoit le 23 juillet 2015 la visite du président de la République François Hollande, puis le 27 octobre 2015 celle d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie et des finances4,5.

Le 17 mai 2016, Xavier Niel annonce l’ouverture de 42 USA dans la Silicon Valley à Fremont en Californie6. En juin 2019, l’école 101 de Lyon intègre 42 et est rebaptisée 42 Lyon Auvergne-Rhône-Alpes7. Le même mois, 42 annonce l’ouverture de onze nouveaux campus, dont un en France8, d’ici 2020 : 42 Rio, 42 São Paulo, 42 Jakarta, 42 Yerevan, 42 Tokyo, 42 Bogota, 42 Angoulême8, 42 Madrid, 42 Québec ainsi que deux futurs établissements partenaires en Russie : School 21 (Novossibirsk), School 21 (Kazan)9.

Les établissements

Les établissements 42 font partie de l’association à but non lucratif, nommée 42, dont Xavier Niel est le président et Sophie Viger la directrice générale. La formation n’étant pas agréée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, les étudiants ne peuvent prétendre à des bourses d’État. Cependant, l’école a rejoint le dispositif Grande École du Numérique10 et permet donc aux étudiants de bénéficier d’une aide financière attribuée par le CROUS11. L’aide financière est attribuée sous condition de ressource pendant toute la durée de la formation (36 mois pour 42). Son montant est indexé sur le barème de la bourse sur critères sociaux de l’enseignement supérieur. Les établissements tirent leurs noms du roman Le Guide du voyageur galactique. Dans ce roman, la réponse que donne l’ordinateur à l’« ultime question » est 42 12,13.

Le fonctionnement

Le mode de fonctionnement de 42 a été notamment inspiré de celui de l’EPITECH : sélection à l’aide de sessions de « piscine » et enseignement selon le mode projet14.

Admission et inscription

Le candidat doit avoir au minimum 18 ans ou être titulaire du baccalauréat (il est possible d’entamer une candidature pour les candidats dans l’année de leurs bac). Aucun diplôme n’est requis pour les candidats de plus de 18 ans. En 2015, une expérimentation a lieu avec pôle emploi afin de former à la programmation, pendant dix mois, un groupe d’une trentaine de chômeurs seniors15. Cette formation a depuis été renouvelée chaque année.

La première sélection se fait à l’aide d’une série de tests de logique et de mémoire sur le site web de l’établissement destinés à évaluer les capacités des étudiants à apprendre l’informatique16. La seconde sélection s’appelle la « piscine ». C’est un processus de sélection intensive de quatre semaines pendant lesquelles le postulant doit réaliser des travaux pratiques en langage C ainsi que des travaux d’intérêt général, parfois considérés par les étudiants comme une punition dégradante17. Sous l’œil de l’équipe pédagogique qui scrute tous leurs faits et gestes depuis le bocal (bureau de l’équipe pédagogique) à l’aide des big data18,19. L’inscription à la formation est gratuite et concerne chaque année environ 850 étudiants à Paris18.

Particularités de la formation

Il n’y a pas de cours magistraux ni de travaux pratiques encadrés par des professeurs. Les étudiants sont libres d’organiser leurs journées à la réalisation des projets proposés par l’équipe pédagogique. L’établissement est ouvert 24h/24 et 7j/7.

La formation dispensée, de type qualifiante, se veut inspirée des changements apportés par Internet avec une pédagogie qualifiée de « pair à pair ». Elle délivre un certificat non reconnu par l’État français mais désormais reconnu par le gouvernement comme un équivalent niveau bac +3[source insuffisante] ou bac +5[source insuffisante] en fonction de l’avancée dans le cursus. La formation dure entre 2 et 5 ans selon la rapidité de l’étudiant à finir les « projets », et couvre différents métiers de l’informatique.

Programme

Les premiers projets sont essentiellement axés sur le développement en langage C en environnement plateforme UNIX. En fonction de son niveau, l’étudiant peut s’inscrire à des piscines pédagogiques de deux semaines pour découvrir de nouveaux paradigmes de programmation : web en PHP, orientée objet en C++, fonctionnelle en OCaml et Unity. D’autres projets initient les étudiants à la sécurité informatique, au développement mobile ainsi qu’au réseau[réf. nécessaire].

Évolution de la pédagogie

La seconde année, de 2014 à 2015, a été mise en place une jauge indiquant le niveau de l’étudiant, ainsi qu’un système de point de correction, permettant de s’échanger un point contre une correction. La réalisation des projets n’est plus contrainte par le temps.

La gratuité, le fait qu’aucun diplôme ne soit requis à l’entrée et une pédagogie qui rejette toute notion de transmission de savoir ont fait de cet établissement une école de la deuxième chance avec, à la sortie, chez les futurs employeurs un soupçon de réticence fondée non sur les compétences qui sont reconnues mais sur la crainte d’une inadaptation au monde des grandes entreprises20,21.

Modèle économique

L’investissement a été réalisé par Xavier Niel : 70 millions d’euros, dont 20 millions pour la création de l’établissement parisien et 50 millions pour couvrir les frais de fonctionnement de celui-ci pour 10 ans22. L’objectif lors de la création de 42 est de permettre la création chaque année de 150 entreprises, dont cinq géants d’Internet, dans l’espoir que ces jeunes pousses versent leur taxe d’apprentissage à l’établissement. Début 2015, Nicolas Sadirac déclare alors : « Si nous ne sommes pas capables de faire naître cinq gros succès par an, c’est que nous aurons échoué. Il n’y aura alors plus de raisons de nous financer »18.

Critiques

La création de la formation 42 et de sa pédagogie ne sont pas exemptes de critiques de la part de certains formateurs et professionnels du secteur. Le président de l’association MUNCI, par exemple, dans un chat de janvier 201523 explique : « Nous sommes évidemment très favorables de façon générale aux écoles de la seconde chance (…) Néanmoins, nous sommes très partagés sur l’école 42 (…) nous sommes très mitigés sur cette « pédagogie de la débrouillardise » sans formations et sans formateurs. De plus, nous contestons l’idée d’une pénurie globale de développeurs en France, sur laquelle communique régulièrement cette école, qui nous fait un peu penser à une « usine à développeurs ». L’engouement médiatique autour de l’école 42 nous paraît totalement disproportionné. Certains vont un peu vite en besogne, et on a parfois l’impression que nos meilleurs ingénieurs n’ont qu’à bien se tenir face aux futurs « diplômés » de 42… Pour finir, on jugera l’arbre à ses fruits… ».

L’ambiance sexiste de l’école est aussi critiquée par des étudiantes. Dans un établissement comptant moins de 10 % de filles, des étudiants ont eu des comportements sexistes24 : photos pornographiques en fond d’écran, prise de photos sous les jupes, avances déplacées, s’ajoutant au partage, trois ans durant, de « contenus pornographiques à teneur misogyne » sur la chaîne de discussion ’NSFW’ 25 de l’école sur le canal Slack public26. Cette ambiance est toutefois minorée par certains élèves, filles comprises24. Si le canal a été fermé par l’administration et des travaux d’intérêt général et un travail sur le sexisme ont été infligés aux coupables, aucune sanction d’exclusion n’a été prise26,27. En juillet 2018, Nicolas Sadirac démissionne à la suite d’un audit de NJJ, en faisant don de son solde de tout compte à l’école28.

Campus

Paris - Le bâtiment qui a été racheté à l’État français en 2011 pour 12,6 millions d’euros29 est situé au 96 boulevard Bessières30, dans le 17e arrondissement de Paris. Il s’étend sur une surface de 4 242 mètres carrés31 et comporte trois grandes salles de travail nommées « clusters » qui contiennent chacune 300 Macintosh. En plus de deux autres salles généralement réservées aux événements et d’un amphithéâtre réservé aux conférences. Le 1er octobre 2016, Art42, le premier musée de Paris d’art urbain, s’ouvre dans l’établissement. Visitable deux fois par semaine, il comporte plus de 150 œuvres d’artistes32,33,34.

Lyon - En juin 2019, l’école 101 de Lyon est rebaptisée 42 Lyon Auvergne-Rhône-Alpes et devient ainsi le second campus français de 427.

Fremont - 42 USA est situé au 6 600 Dumbarton Circle, à Fremont en Californie. Le bâtiment 42 Silicon Valley a été racheté à une université. Le campus fait à peu près 24.200 m2 et a un dortoir gratuit de 600 places. Le projet américain se monte à 100 millions de dollars35.

Les établissements du 42 Network

L’école UHA 4.0 de l’Université de Haute Alsace à Mulhouse (janvier 2015) est membre du réseau 42 Network36. L’ENTIC Reims (École des nouvelles technologies de l’information et de la communication) est membre du réseau 42 Network (octobre 2017)37. L’école 19, à Bruxelles est membre du réseau 42 Network (février 2018)38. L’école 1337, cofondée par Xavier Niel et l’OCP, à Khouribga au Maroc est membre du réseau 42 Network (septembre 2018)39,40. L’école Hive, à Helsinki en Finlande est membre du réseau 42 Network (2019)41,42.

Campus prévus

Le 6 décembre 2017, Xavier Niel annonce la création d’une école 42 à Alger, et ce lors de la visite d’Emmanuel Macron en Algérie43.

En juin 2019, 42 annonce l’ouverture de onze nouveaux campus, dont un en France8, d’ici 20209 : 42 Rio, 42 São Paulo, 42 Jakarta, 42 Yerevan, 42 Tokyo, 42 Bogota, 42 Angoulême8, 42 Madrid, 42 Québec.

Palmarès CodinGame : Début 2017, 42 Paris arrive en tête des scores du jeu en ligne CodinGame44. Ce n’est plus le cas en 201945.

Filmographie : 42, born to code, documentaire de Emmanuel Réau, 55 min, 201546

Source de l’article complet avec références et annexes sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/42_(%C3%A9coles)

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Rubrique C – Prise de conscience des impacts sur notre environnement

38.
Le numérique est-il écologique ? Par Clément Cosnier - @clementcosnier
Publié le 20 novembre 2019 à 22h45 - Mis à jour le 21 novembre 2019 à 08h20 – Document ‘siecledigital.fr’ - Photo

Dans son ouvrage « La Nouvelle Religion du Numérique, le numérique est-il écologique ? », Florence Rodhain souligne qu’à rebours d’un imaginaire collectif construit par une pensée magique / dominante, les technologies numériques sont un des secteurs les plus polluants au monde.

Illustration - Les technologies numériques sont un des secteurs industriels les plus polluants de la planète (source Groupe CNRS EoInfo 2012). Florence Rohdain, docteur en systèmes d’information et Maître de conférences HDR à l’École polytechnique universitaire de Montpellier dévoile assez vite, la réponse à la question posée dans le sous-titre de son pamphlet intitulé La Nouvelle Religion du Numérique, le numérique est-il écologique ?, publié aux Éditions EMS, 2019.

S’appuyant sur ses travaux ainsi que sur ceux d’autres chercheurs, l’auteure a articulé son ouvrage en deux grandes parties. La première fait le lien entre numérique et écologie avec un traitement de différents grandes thématiques (mythe du 0 déplacement, Co2, Novlangue numérique, zéro papier, consommation électrique…). La seconde se concentre sur l’idéologie qui accompagne le développement numérique, pensée magique qui se rapprocherait d’une nouvelle religion.

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Les entreprises peinent à déployer efficacement les modèles d’IA

Je vais ici me concentrer sur la première partie de l’ouvrage, celle qui traite de la question de l’écologie et du numérique. Si la seconde permet de problématiser et contextualiser la première et que c’est précisément la porte d’entrée qui vous intéressait , je ne peux que vous inviter à vous plonger dans l’essai de l’auteure. Pour garder une fluidité dans la lecture, je ne mentionnerai pas l’ensemble des sources sur lesquelles Florence Rodhain s’appuie pour développer son argumentaire.

Les technologies numériques, premier poste de consommation électrique des ménages

En 2008, une étude financée par EDF, l’ADEME et l’Union européenne dévoile que l’informatique et l’audiovisuel sont le premier poste de consommation électrique des ménages. Les TIC représentaient alors 30% de l’électricité.

Si les technologies de l’information et de la communication ont été optimisées (baisse de la consommation en mode veille, ordinateurs portables plutôt que postes fixes, etc), les foyers sont de plus en plus équipés en matériels énergivores. Ainsi, en 2017, un ménage français possède en moyenne 5,5 écrans pour consommer de la vidéo.

Pollution du Hardware, du bureau à l’estomac

Le taux de récupération des déchets issus du matériel informatique est de 20%. Le reste ? Incinéré, recouvert sans prétraitement où prend la route des pays en développement. Dans ces décharges, l’eau de pluie entraîne les produits toxiques dans les sols. Cours d’eau et nappes phréatiques sont ainsi contaminés à l’exemple de la rivière Lianjiang en Chine. Cette eau polluée par les produits toxiques contenus dans les déchets électroniques se retrouve dans les sols où poussent fruits et légume à la fois proche des cours d’eau pollués, mais également ceux qui sont éloignés via l’eau de pluie.

Novlangue Numérique

Le numérique est souvent présenté comme immatériel. Or, l’ordinateur portable est lui bien concret avec ses matériaux : plastique, métaux rares et une fin de vie qui le voit souvent trôner dans une décharge. Florence Rodhain reprend le Newspeak de 1984, le roman de George Orwell où la nouvelle langue restreint la pensée en éliminant les nuances et les concepts, en supprimant des mots ou en modifiant le sens originel. Le ministère de la paix est ainsi celui qui est chargé de la guerre.

Dématérialisation et pollution

Avec la dématérialisation, l’idée c’est que nous sortirions de la matière. Le fichier PDF qui remplacerait le papier, qui serait sans matière et pourtant présent partout n’est pourtant pas vaporeux. La matière est juste multiple : écrans, puces, serveurs, câbles, clés usb, disque dur externe… et oblige l’utilisateur à consommer de l’électricité pour sa consultation.

Le cloud pollue

Le numérique dématérialise. Le cloud est pourtant beaucoup plus matériel que le laisse supposer l’image de non-matérialité induite par le mot. En effet, au-delà des matériaux des terminaux qui nous servent à accéder aux données et de leurs composants multiples, si celles-ci ne sont plus nichés dans nos ordinateurs, elles sont bien stockées dans des data centers. Ces hangars hébergent des serveurs fonctionnant 24/24h. Au-delà du hardware déjà évoqué, les besoins en énergie sont importants. Ainsi, “les besoins en électricité de certaines fermes sont aussi élevés que les besoins de 250 000 foyers européens, soit la taille de la ville de Nantes”. Selon un rapport de Greenpeace intitulé Votre Cloud est-il Net ?, “ de nombreuses entreprises high-tech d’ordinaire à la pointe du progrès, ont décidé d’alimenter leurs data centers dernier cri avec des énergies d’un autre âge, provenant d’installations parmi les plus polluantes de la planète”. Apple serait classé en tête pour la consommation d’énergie sale avec seulement 15,3% d’énergie propre tandis que Yahoo (56,4%) et Dell (56,3%) seraient les plus gros consommateurs d’énergie propre.

Mythe du “zéro déplacement” et écologie : la technologie ne remplace pas le déplacement de personnes

Alors que l’invention du téléphone laissait présager la fin des déplacements, les premiers mots d’Alexander Graham Bell, son inventeur, auraient été : “Monsieur Watson, venez tout de suite, j’ai besoin de vous !”. Comme le précise Florence Rodhain, “toutes les données agrégées disponibles montrent que les déplacements augmentent au même rythme que les télécommunications”.

L’auteure pointe 4 raisons principales qui corrèlent augmentation des technologies de l’information et de la communication et accroissement des transports.

  • La première est l’effet neutre : il se produit quand une TIC ne remplace ni un voyage ni n’en provoque un supplémentaire. Sans les TIC, il n’y aurait pas eu de voyage. On peut prendre l’exemple du Mooc du MIT qui ne se substitut pas au suivi présentiel de ce même cours si la version en ligne n’avait pas existé ou encore un échange sur skype avec sa petite amie en trimestre Erasmus et qui ne remplace pas le fait d’aller la voir durant son séjour.
  • La seconde tient aux “méta-motivations” : l’auteure avance que lors de déplacement de salariés, des méta-motivations influeraient sur ces derniers (visite à la famille ou à des amis, découverte d’une ville ou d’un pays…).
  • Les “effets de complémentarité” : l’utilisation d’un mode de communication en augmenterait un autre. Les moyens de communication dans leur diversité, leur efficacité et leur maillage favoriseraient les sollicitations et les opportunités en même temps qu’elles les coordonneraient mieux et les faciliteraient.
  • La théorie de la “richesse des médias” : elle classe les médias en prenant en compte la richesse qu’ils permettent de transmettre. Et à ce jeu là, email < téléphone < face à face. Florence Rodhain rappelle que 80% de la communication est non verbale et que la gestuelle, le visage, le regard la voix et l’odeur sont peu ou non numérisable.
    Le télétravail est-il écologique ?

D’un point de vue écologique, le télétravail ne serait intéressant (et économique) que si le salarié n’a pas de bureau attitré dans les locaux de sa société. Le télétravail favoriserait l’éloignement du domicile et du lieu de travail, cet éloignement couplé à la présence un jour par semaine accroîtrait la consommation d’essence quand le salarié s’y rend. L’éloignement des réseaux de moyens de transport collectif favoriserait la voiture dans les déplacements personnels. Par ailleurs, le télétravail ne réduirait pas les déplacements, mais modifierait le but de ces derniers. En effet, à défaut de sociabilité en présentiel liée à l’environnement de travail, les télétravailleurs augmenteraient leurs déplacements pour aller voir leurs amis ou partiraient en voyage plus souvent.

Le déplacement sur le web est-il plus polluant que celui en avion ?

Le numérique produit plus de CO2 que l’aviation civile, et ce, depuis 2007. À ce rythme, les technologies numériques devraient d’ailleurs dégager 3 fois plus d’émission de CO2 en 2025 que l’avion et devraient produire autant que l’ensemble du transport routier (hors poids lourds).

Numérique et mythe du “zéro papier”

La consommation de papier augmente au même rythme que les technologies de l’information et de la communication et plus rapidement que le PIB.

Pourquoi plus de papier avec les TIC ?

Le terme de dématérialisation sous-tend pourtant la réduction de l’utilisation du papier. Si la numérisation se substitue au papier dans le cas de certains documents, cela reste marginal par rapport aux nouvelles possibilités d’impression permises par les technologies numériques. Internet, en donnant accès à une plus grande richesse de document, ouvre la possibilité et la tentation de les imprimer. Les innovations en matière d’impression font baisser les coûts et permettent d’imprimer plus vite et plus aisément. Avec “l’effet gratuité”, les salariés n’hésitent pas à imprimer sur leur lieu de travail, même pour de l’usage personnel. De nombreuses entreprises, en sus de conserver les documents numérisés, préfèrent imprimer (parfois en plusieurs exemplaires) et conserver leurs documents. Le gaspillage serait également en progression d’après une enquête IPSOS sur 6 600 salariés de 10 pays européens. En France, 1 page sur 6 imprimée sur le lieu de travail ne serait pas utilisée, l’équivalent de 1,2 million d’arbres par an.

Le livre papier serait plus écologique que le livre numérique

En matière de CO2, une tablette correspond à 137 livres. En prenant les chiffres d’Hachette d’un achat de 4,5 livres par an, l’amortissement écologique d’une tablette prendrait 30 ans. En tenant compte de l’obsolescence programmée, Florence Rodhain suppose qu’une liseuse a une durée d’utilisation moyenne de 2 ans. Il faudrait donc lire 68 livres par an pour être dans les clous en matière d’éco-responsabilité, et ce, sans tenir compte des pertes s’agissant des ressources épuisables pour les fabriquer ainsi que sur les externalités négatives sur les écosystèmes. Ainsi, en France, “seuls 10% des déchets électroniques sont gérés de façon responsable et globalement”. La liseuse obsolète a ainsi de fortes chances de terminer sa vie dans une décharge.

La nouvelle religion du numérique, Le numérique est-il écologique ?
Florence RODHAIN – 2019 – 132 pages - Éditions EMS

Siècle Digitalhttps://siecledigital.fr

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39.
Numérique : cliquer, c’est polluer Par Maxime Tellier 25/12/2019 (mis à jour à 10:50) – Document ‘France Culture’

Repères | Oubliez la dématérialisation, le virtuel. Le numérique pèse bel et bien sur l’environnement : il consomme de l’électricité, rejette des gaz à effet de serre, incite à l’exploration minière... Les empreintes sont multiples mais pas si évidentes à mesurer.

Photo d’un site chinois - Un tas de vieux composants informatiques dans une usine de recyclage à Guiyu en Chine, à une centaine de km de Hong Kong.• Crédits : Guillaume Payen - Getty

“Le numérique n’a rien d’immatériel”, écrit l’ADEME dans un rapport, “La face cachée du numérique”, publié en novembre 2019. Ce document est l’une des quelques études qui mesurent l’empreinte laissée par l’informatique sur notre environnement. L’impact n’est pas neutre, il va même croissant mais n’est pas si simple à quantifier. Revue des principales connaissances sur le sujet.

Une empreinte de plus en plus importante 

“À l’échelle planétaire, en 2019, le numérique est constitué de 34 milliards d’équipements pour 4,1 milliards d’utilisateurs. La masse de cet univers numérique atteint 223 millions de tonnes, soit l’équivalent de 179 millions de voitures (cinq fois le parc automobile français).” Ces chiffres saisissants sont issus du rapport publié en septembre 2019 par GreenIT, un cabinet d’expertise qui défend un développement éco-responsable de l’informatique. 

Photo du site de construction d’un data center géant de Huawei à Guiyang dans le centre-ouest de la Chine (août 2019).• Crédits : Wu Dongjun/Visual China Group - Getty

L’étude montre aussi que le numérique consomme 5,5% de l’électricité mondiale et génère 3,8% des gaz à effet de serre émis par l’humanité. Des statistiques proches d’autres études, notamment de Greenpeace qui estimait en 2017 qu’internet consommait 7% de l’électricité mondiale ; estimation qui ferait du numérique le 3e “pays” consommateur derrière la Chine (21%) et les États-Unis (14%) selon cette même étude.

Pour autant, ces mesures ne suffisent pas à rendre compte de l’empreinte globale. “Que fait-on entrer dans le bilan environnemental du numérique ?”, interroge Nicolas Mazzucchi, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique où il est spécialiste cyber. “Certains impacts sont faciles à mesurer, comme la consommation électrique des data centers et leur évolution sur les 25 dernières années, par exemple. Mais il n’y a pas que cela : la construction d’un ordinateur et de composants électroniques nécessite l’extraction minière de métaux stratégiques… Est-ce qu’on tire la pelote jusque là pour calculer le bilan environnemental du numérique ? Mais si on veut le faire, il est très difficile d’arriver à une métrique fine, compte tenu du très grand nombre de paramètres.”

Numérique et extraction minière vont de pair

Photo - La ville minière de Bayan Obo en Mongolie intérieure (Chine) dispose de l’un des plus grands gisements de terres rares dans le monde.• Crédits : Bert Van Dijk - Getty

Car le numérique ne fait pas que consommer de l’électricité : pour fonctionner, nos objets connectés ont besoin de métaux dits “rares”. “On dénombre une trentaine de métaux rares tels que l’indium, le gallium ou encore les terres rares, qui sont une classe de métaux rares”, explique Guillaume Pitron, journaliste spécialiste de la géopolitique des matières, dans une interview à l’Agence française de développement. Les terres rares regroupent une quinzaine de métaux : le cobalt, le tungstène, le tantale, etc. Tous ces matériaux possèdent des propriétés magnétiques très recherchées par l’industrie du high-tech mais il y a un problème : ils sont inégalement répartis sur la planète et leur production est polluante, en plus d’être peu rentable.

“Les conditions d’exploitation et de production des terres rares sont sujettes à controverse”, exposait un chimiste dans Libération en mai 2019, ces minerais étant très difficiles à valoriser. 

Les méthodes de séparation utilisées aujourd’hui font appel à des procédés complexes – extraction liquide-liquide, résines échangeuses d’ions, etc. – et notoirement polluants : rejets d’acides, de bases, de solvants, de métaux lourds ou de déchets radioactifs. 
Michel Latroche, directeur de recherche CNRS à l’Institut de chimie et des matériaux Paris-Est.

Pour évaluer la qualité d’un produit vis-à-vis de l’environnement, ’il ne faut pas regarder que la consommation d’une voiture électrique, sinon on passe à côté des pollutions délocalisées’, expliquait aussi Jean-Louis Perez à l’AFP en juin 2019. Co-auteur d’un documentaire réalisé avec Guillaume Pitron (“Le côté obscur des énergies vertes”, co-produit par Arte et la RTBF), il ajoutait : ’Il faut adopter une approche globale pour prendre en compte tout le cycle de vie, de la construction à la destruction”. Dans leur reportage, les deux cinéastes montrent un lac artificiel de couleur complètement noire en Mongolie, “pollué par les rejets des usines de raffinage de terres rares (...)”, mais aussi les “villages des cancers” liés à l’extraction du graphite dans l’Heilongjiang (nord-est de la Chine), “des villages vides où il ne reste qu’une ou deux personnes qui témoignent’, disent-ils.

Photo satellite de l’exploitation minière de Bayan Obo en Mongolie intérieure (Chine) : le site est exploité pour ses ’terres rares’, des métaux aux propriétés très recherchées par l’industrie du high tech.• Crédits : DigitalGlobe via Getty Images - Getty

Dans leur documentaire, les auteurs évoquaient surtout les énergies renouvelables, dont ils voulaient révéler l’envers pas si propre. Mais les industries du numérique utilisent aussi ces métaux rares. Dans une note publiée par l’Ademe en novembre 2019, l’Agence relativisait d’ailleurs l’importance de ces matériaux dans la production d’énergies renouvelables et préférait alerter sur le quasi monopole exercé par la Chine, qui réalisait environ 86% de la production mondiale en 2017.

La vidéo et le porno, principaux consommateurs

Mais face à ces grands chiffres, l’internaute lambda ne peut pas faire bien plus que constater les dégâts. Toutefois, d’autres études montrent que notre comportement et nos habitudes en ligne ont aussi un impact. Dans un rapport publié en 2019, “L’insoutenable usage de la vidéo en ligne”, le think tank The Shift Project estimait que le visionnage de vidéos en ligne avait généré plus de 300 millions de tonnes de CO2 en 2018, soit autant de gaz à effet de serre que l’Espagne, ou près de 1% des émissions mondiales.

“Les vidéos en ligne représentent 60% du flux mondial de données”, ajoute l’Ademe dans son rapport “La face cachée du numérique”. Or, ce sont ces flux qui consomment de l’énergie en faisant fonctionner en continu les data centers, les infrastructures réseaux et les équipements des consommateurs (ordinateurs, smartphones, tablettes, box, etc.). “La vidéo est un support d’informations dense”, poursuit The Shift Project dans son rapport : 

10 heures de film haute définition, c’est davantage de données que l’intégralité des articles en anglais de Wikipédia en format texte ! 
The Shift Project.

“On sait que le numérique est très polluant s’agissant de la consommation des données et de la vidéo, notamment”, reconnaissait le secrétaire d’État au Numérique Cédric O le 27 novembre. “[La consommation induite par les vidéos] est quasiment plus polluante que l’industrie aéronautique et la plupart des Français ne sont pas conscients qu’il n’est pas innocent de regarder des vidéos… D’ailleurs, il faut regarder la composition des vidéos en règle générale’. 

Quand vous savez qu’un quart à un tiers des vidéos regardées sont du porno… Cela veut dire que les vidéos porno produisent quasiment autant de gaz à effet de serre que l’industrie aéronautique. Cela fait quand même réfléchir. 
Cédric O, secrétaire d’État au Numérique.

La vidéo en ligne est un gouffre énergétique

Ventilation de la consommation d’électricité des différents usages de la vidéo en ligne en 2018 en térawattheure (TWh), en %

Consommation totale : 589 TWh - Vidéo à la demande (Netflix, Amazon Prime…)
197 TWh soit 33% - Pornographie (Youporn…) 157 TWh soit 27% - Plateformes
(Youtube principalement) 125 TWh soit 21% - Autres (réseaux sociaux…) 109 TWh soit
19% - L’énergie consommée par des appareils d’une puissance totale de 1 térawatt (1.000 milliards de watts) qui ont fonctionné pendant une heure. En 2017, la France a produit 529,4 TWh d’électricité.

Graphique à consulter à la source] : Radio France - Rédaction internationale Source : The Shift Project Récupérer les données Créé avec Datawrapper

The Shift Project confirme ces chiffres : sur les mille milliards de milliards d’octets de vidéos en ligne “consommés” en 2018 (1,05 zetta-octets), 27% étaient hébergés sur des plateformes de streaming de contenus pornographiques (Pornhub, YouPorn, XVideo, etc.). Ces vidéos représentent 16% du flux total de données et 5% du total des émissions de gaz à effet de serre dues au numérique. Hormis les contenus porno, la VOD représentait 34% de la vidéo en ligne (Netflix, etc.), les “tubes” comptaient pour 21% (YouTube, Dailymotion, etc.) et le reste, 18%, venait des réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Tik Tok, Snapchat, Twitter) et d’autres vidéos en ligne (petits services de streaming, vidéos directement hébergées sur un site, etc..).

Les solutions pour réduire la consommation

Quelles solutions pour limiter l’impact du numérique ? Au niveau individuel, la plupart des associations appellent à une prise de conscience du public. Ce qui semble être en train d’arriver : d’après le dernier baromètre annuel sur le rapport des Français au numérique (publié en novembre), seuls 38% des sondés voyaient internet comme une chance pour l’environnement en 2019. Ils étaient pourtant une majorité (53%) en 2008. Dans ce même document, on apprend que 69% des Français sont prêts à changer leurs pratiques et que 80% d’entre eux seraient prêts à acheter d’occasion ou à conserver leur équipement plus longtemps.

Du côté des associations, de nombreuses voix appellent à la sobriété : réduire le nombre d’objets connectés (une box par immeuble plutôt que pour chaque appartement, demande GreenIT), favoriser le recyclage, le réemploi, la réparation (certaines ONG proposent d’allonger la garantie légale ou de lutter contre le modèle économique de renouvellement rapide des téléphones portables)... L’ADEME incite aussi à éteindre sa box lorsqu’on ne l’utilise pas : 

Une box internet et TV consomme autant qu’un grand réfrigérateur ! Entre 150 et 300kWh par an. Ne la laissez pas en veille si vous ne l’utilisez pas. Vous économiserez ainsi environ 30 euros par an. 
Extrait de ’La face cachée du numérique’ publié par l’ADEME en novembre 2019.

GreenIT propose aussi de regarder des vidéos en basse définition plutôt qu’en haute définition (4K, 8K, etc.). Une idée qui ne convainc pas Nicolas Mazzucchi, le chercheur s’explique : ’Dans un secteur aussi mondialisé, il sera quasi impossible d’avoir une réduction par l’usage car les utilisateurs sont de plus en plus demandeurs d’une qualité de service, de mobilité, etc. Ils n’accepteront pas qu’on leur demande d’utiliser une qualité de service dégradée’

L’idée pour Nicolas Mazzucchi est d’inciter les entreprises du numérique à mettre en œuvre les normes les plus respectueuses possibles de l’environnement, en les encourageant et en les obligeant. Mais aux États-Unis, les géants de la Silicon Valley agissent sans qu’il soit forcément question de régulation imposée : ’Comme ce sont les principaux gestionnaires de données dans le monde, la facture électrique commençait à peser très fort. On voit donc de plus en plus Microsoft, Google ou Facebook souscrire des contrats d’approvisionnement avec des entreprises d’énergies renouvelables, prendre un certain nombre de parts à l’intérieur, tenter de positionner leurs data centers dans les régions les plus froides possibles’. Dans ce cas-là, l’écologie et l’économie font bon ménage.

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“Testament numérique” : que deviennent nos données après notre mort ?

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’Illectronisme’, ’abandonnistes’ : près d’un quart des Français ne sont pas à l’aise avec le numérique

Tags : économie numérique Protection de l’environnement énergie Numérique

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40.

La face cachée du numérique - Réduire les impacts du numérique sur l’environnement Document ADEME - Novembre 2019 - 20 pages - Réf. 8710 – Collection ‘Clés pour agir’

Les outils numériques nous intéressent et nous séduisent : amélioration des échanges, meilleur partage de l’information, communication instantanée, autant de nouvelles pratiques qui s’invitent dans notre vie quotidienne et notre travail...

Mais ils ont aussi des impacts sur l’environnement :

  • consommations d’énergie
  • consommation de matières premières
  • pollutions
  • production de déchets...
    En tant qu’utilisateurs, nous pouvons agir pour alléger ces retombées. Ce guide donne les conseils pratiques à appliquer au quotidien.

    Les personnes malvoyantes ou non voyantes peuvent consulter ce guide pratique sur le site deHandiCaPZéro. En appelant au n° 0.800.39.39.51 (service et appel gratuits), il est également possible de commander des versions adaptées en braille, en caractères agrandis et sur CD audio.

Documents à télécharger : guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf
(PDF — 869.3 Ko — 15/06/2017)
- Télécharger - PDF - 869.3 Ko

Source : https://www.ademe.fr/face-cachee-numerique

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41.

Le numérique : quel impact pour la planète ? Par Marie Maillard (Marie Maillard - Rédactrice web - Le petit fumeur- 03/12/2017 - Mise à jour 27/06/2019 – Document ‘ID L’info durable #TousActeurs’

Rapide, pratique et en perpétuelle évolution, le numérique a bouleversé le 21ème siècle. Devenu presque indispensable, il n’est pourtant pas sans impact sur l’environnement et émet une pollution loin d’être virtuelle.

Regarder un film en streaming, stocker un document sur le Cloud ou écouter une musique sur Internet… tant de gestes qui paraissent anodins mais qui, à l’échelle mondiale, ont un impact environnemental conséquent. Explications avec Frédéric Bordage, fondateur et directeur du site d’actualités du numérique responsable GreenIT.

Le numérique, bien qu’il ne produise pas de déchets a quand même un impact environnemental ?

Le numérique a un impact environnemental conséquent. Si l’on prend l’exemple d’Internet, on a réalisé une analyse de cycle de vie simplifié en 2015, on a regardé son empreinte écologique et c’est à peu près deux fois celle de la France. C’est un sixième continent tant sur les émissions de gaz à effet de serre que sur l’épuisement de ressources naturelles ou encore la consommation d’énergie.

Le plus gros c’est ce qu’on appelle le hardware, le matériel nécessaire pour naviguer, avoir accès à Internet etc…

Le gros de l’empreinte environnementale d’Internet se trouve effectivement dans les terminaux des utilisateurs, donc dans les équipements. On va avoir une certaine quantité d’impacts environnementaux qui ne sont pas seulement des gaz à effet de serre, il faut y ajouter l’épuisement de ressources naturelles.

On entend souvent dire : « Le Cloud a un impact environnemental » très fort, est-ce vrai ?

Le Cloud a un impact environnemental très fort car l’idée du Cloud, c’est de déplacer ses données personnelles ou professionnelles au milieu de l’Internet plutôt que d’accéder localement à ses données comme on le faisait avant sur son disque dur. On va avoir beaucoup d’échanges réseaux quelque soit le document utilisé, vous allez fréquemment le télécharger. La promesse du Cloud, c’est que vous allez pouvoir accéder à vos données de n’importe où avec n’importe quel équipement. Le Cloud nous incite à multiplier les équipements. Plus on ajoute des objets, plus on ajoute de l’empreinte environnementale.

Envoyer un mail paraît être beaucoup plus durable que d’envoyer un courrier.

Mieux vaut supprimer des images de 20 mégaoctets chacune que de supprimer 2000 e-mails de 100 kilos-octets. L’idée de supprimer les mails, c’est une idée qui est farfelue d’une certaine façon. Ce qu’il faut supprimer et ne pas transporter, ce sont les gros documents.

Quels autres impacts environnementaux peut-on évoquer ?

Les principaux impacts du numérique au sens large sont d’abord concentrés dans la phase d’extraction des matières premières et de leur transformation en composants électroniques qui jouent sur l’épuisement de ressources abiotiques qui sont toutes les ressources naturelles non renouvelables qui ont été fabriquées géologiquement il y a des centaines de millions d’années.

Après, on a tous les impacts liés au processus de transformation des matières premières en composants électroniques. Ça va être l’eutrophisation, le changement climatique, tout un tas d’impacts qui vont avoir un effet délétère sur la biodiversité et donc sur l’environnement.

Il n’y a pas que l’environnement qui est touché par l’extraction de ces ressources...

Les ressources naturelles notamment les minerais sont de plus en plus rares. Aujourd’hui, les diamants de sang ont été remplacés par les minerais des conflits qui sont devenus des pierres rares qui permettent malheureusement de financer les guerres civiles, notamment en Afrique.

Quels types de solution peut-on avoir à notre échelle pour avoir une approche plus durable et responsable ?

La clef quand on veut réduire son empreinte numérique, c’est d’abord allonger la durée de vie de ses équipements, conserver le plus longtemps possible ses terminaux. On va éteindre sa box quand on n’a plus besoin du réseau et on va éviter l’usage du Cloud. Si on regarde la télévision et notamment des flux synchrones comme le journal de 20H, on va privilégier la TNT plutôt que l’ADSL. En appliquant ces gestes relativement simples, on va réduire de façon très conséquente son empreinte environnementale.

Avez-vous des exemples pour donner une idée de l’empreinte numérique de l’activité française ?

Un internaute par an c’est aux alentours de 200 kilos de gaz à effet de serre, 3000 litres d’eau et environ 350 kwh d’énergie donc c’est une empreinte relativement conséquente. 200 kilos de gaz à effet de serre c’est à peu près ce que va émettre l’utilisation de dix ordinateurs portables. 3.000 litres d’eau c’est ce qui permet de fabriquer 3 smartphones ou ce qui va permettre à un être humain de vivre pendant plusieurs années. 350 kwh d’énergie, ça commence à être conséquent sachant qu’un foyer c’est 6.000 kwh d’énergie sur une année. A l’échelle du monde, l’Internet c’est deux fois l’empreinte de la France, c’est 1.000 twh d’énergie, c’est vraiment important.

Interview réalisée en partenariat avec France Inter. Pour écouter la chronique Social Lab (Naviguer sur Internet n’est pas anodin pour la planète), cliquez ici.

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https://lh3.googleusercontent.com/m...

Source : https://www.linfodurable.fr/technomedias/la-pollution-invisible-du-numerique-632

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42.
Impact environnemental du numérique selon Wikipédia

L’impact environnemental du numérique regroupe l’ensemble des effets des technologies de l’information et de la communication sur l’environnement.

L’expression « pollution numérique » désigne les impacts environnementaux négatifs de ces technologies qui ressortent de leur bilan environnemental. La consommation d’électricité non négligeable des systèmes, l’usage de matières premières et d’énergie grise pour la fabrication des appareils, leur transformation en déchets après leur remplacement sont généralement évalués.

Sommaire et quelques extraits

Numérique et papier : Le remplacement du papier par des documents électroniques peut amener à diminuer la consommation de papier4. Encore faut-il montrer que la facilité d’imprimer rapidement un document papier n’en stimule pas la consommation. La technologie permet l’économie, mais les utilisateurs semblent utiliser plutôt les corrections manuelles sur papier que les systèmes de gestion de versions sur document électronique. La consommation de papier a plus que doublé au cours des vingt dernières années5.

Numérique et transports : De même, l’informatique a permis la baisse de la consommation des moyens de transport, par l’amélioration des véhicules et de la logistique6. Le calcul numérique contribue à la réduction de la consommation des aéronefs de l’aviation civile. L’effet de cette baisse, cependant, est entièrement effacé et dépassé par l’augmentation des flux, la baisse des coûts ayant permis une augmentation de la quantité de marchandises transportées.

La circulation électronique des données implique au moins une consommation d’électricité, diffuse chez les utilisateurs, concentrée dans les centres de données. La consommation diffuse, plus difficile à évaluer, consomme avec discrétion plus d’énergie qu’il n’y paraît à cause des pertes en ligne et du mauvais rendement énergétique de la recharge des appareils portables, tandis que les opérateurs peuvent construire les centres de données à proximité de moyens de production électrique. Selon l’organisation environnementale Greenpeace, le secteur informatique consomme 7 % du total de la production électrique mondiale, soit environ 1,4 % de la consommation énergétique mondiale. L’impact de cette consommation dépend de la façon dont est produite cette électricité. Certaines des plus importantes organisations industrielles de l’informatique et d’Internet se sont engagées pour un Internet alimenté par des énergies renouvelables7.

La facilité d’envoyer des messages en masse entraîne la prolifération d’usages parasites de l’informatique comme le pourriel, qui représente plus de la moitié des courriels envoyés dans les années 20108 et pèse sur le coût énergétique final des messages utiles.

Au crédit des technologies de l’information et de la communication, l’augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs et la multiplication des capteurs de toutes natures ont permis la construction des modèles qui alertent sur l’état de la planète et le réchauffement climatique.

Impact positif du numérique etc…

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Impact_environnemental_du_num%C3%A9rique

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43.
En France, on perçoit le numérique comme une menace pour la planète Par Marine Protais - Le 27 novembre 2019 – Document ‘ladn.eu’

44 % des répondants au baromètre numérique annuel de l’Arcep considèrent qu’internet et les ordinateurs sont une menace pour l’environnement. Un changement de perception important par rapport à 2008.

Il y a dix ans, le numérique était considéré comme une chance à tout point de vue : l’emploi, l’éducation et même la transition énergétique. Cette vision est en train de s’effriter sur certains aspects, révèle le rapport de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse), du Conseil général de l’économie (CGE) et de l’Agence du numérique sur les pratiques numériques des Français, publié mercredi 27 novembre 2019.

En particulier sur la dimension écologique. Depuis plusieurs années, différents experts nous alertent sur le bilan environnemental problématique du numérique. Cette idée semble commencer à faire son chemin dans les esprits des Français. 44 % des 2 259 répondants à ce baromètre annuel pensent que le numérique constitue une menace pour l’environnement. Et seuls 38 % estiment qu’au contraire internet et les ordinateurs représentent une chance pour la transition écologique. La tendance s’est inversée par rapport il y a dix ans. En 2008, ils étaient 53 % à considérer le numérique comme une chance pour la planète et 35 % à le voir comme une menace. Ce désenchantement est particulièrement visible chez les plus jeunes. Une génération sensible à la crise écologique. Seuls 33 % des 12-17 estiment que le numérique a un rôle positif pour la planète, contre 43 % en 2008.

Lire aussi Smartphones, télés, consoles... leur impact environnemental s’aggrave à une vitesse folle

Les Français prêts à faire des efforts

Face à ces inquiétudes, 80% Français se disent prêts à changer moins souvent de smartphones, tablettes et ordinateurs, et à acheter d’occasion. Une tendance qui semble se confirmer dans les faits si l’on en croit la bonne santé du marché des appareils reconditionnés.

69 % se disent même prêts à réduire l’impact de leurs usages. Un chiffre étonnement haut. Dans la pratique, cette tendance n’est pas encore visible. 78 % de la population utilise internet quotidiennement, contre 80 % il y a un an. Une baisse qui n’est pas significative selon les auteurs du rapport, qui parlent plus d’une « stagnation ».

Lire aussi Dix gestes pour passer votre numérique au green (et améliorer vos performances)

L’usage de la vidéo en ligne, pourtant accusé de représenter une importante partie de l’impact environnemental du numérique, progresse lui à grande vitesse. 36% des utilisateurs de smartphone disent utiliser une application de vidéo à la demande, une progression de 11 points par rapport à 2018.

Pas de politique publique claire sur le sujet

Que compte faire le gouvernement pour répondre à ces craintes et réduire l’empreinte environnementale du numérique ? Pas grand-chose pour le moment. Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, présent lors de la remise du rapport, estime que le sujet est complexe et difficilement mesurable. « L’impact global du numérique sur l’environnement est assez incertain. La transition d’un modèle énergétique centralisé vers un modèle en réseau, qui est clé pour aller vers une sobriété énergétique, n’est pas possible sans l’outil numérique. De la même manière l’impact du e-commerce n’est pas évident. Il n’est pas certain qu’une camionnette qui fait des trajets optimisés à certaines heures n’ait pas un impact moindre que toutes les familles qui vont faire leurs courses dans le centre commercial du coin. Il est donc difficile de définir des priorités de politique publique sur ce sujet, il faut continuer d’étudier. »

Concernant la consommation énergétique des data centers, Cédric O dit ne pas avoir la main sur ceux qui stockent les données liées à la vidéo en ligne. « La plupart ne sont pas en France. Pour les ‘data centers’ du pays, il faut par contre continuer les initiatives permettant de réduire leur impact, comme celle mise en place dans le 13ème arrondissement parisien (où la chaleur d’un data center permet de chauffer une piscine) ».

Seule réelle piste de solution avancée par le secrétaire d’État : la sensibilisation, notamment concernant l’impact de la vidéo en ligne car « de nombreux citoyens n’en ont pas encore conscience », estime-t-il. Selon le baromètre, 45 % disent ne pas avoir été assez informés des enjeux environnementaux liés au numérique.

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Source : https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/francais-percoivent-numerique-comme-menace-planete/

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44.
Environnement : le numérique met-il la planète en danger ? Par Rédacteur le 24.11.2019 à 11h00 – Document ‘Sciences et Avenir’

Les nouvelles technologies, voraces en énergie et en minerais, accentuent les risques environnementaux. Une solution : restreindre l’intelligence artificielle à des usages essentiels. Extrait du hors-série de Sciences et Avenir 199 daté octobre-novembre 2019.

Photo - ’Pollution’ d’écrans d’ordinateurs rejetés par la mer sur une plage de Hong Kong, en 2006. Les innovations technologiques incessantes rendent rapidement obsolètes les appareils numériques, posant le problème de leur démantèlement. PAUL YEUNG/REUTERS

Et si le remède était pire que le mal ? L’adage semble incongru face aux brillantes promesses de l’intelligence artificielle (IA) en matière d’environnement, qui ont convaincu par exemple le député Cédric Villani : dans son rapport sur l’IA publié en mars 2018, il leur consacre une partie entière. Comprendre la dynamique des écosystèmes, optimiser la gestion des ressources, diminuer la consommation énergétique : l’IA permettrait de révolutionner notre société dans un sens durable, jusqu’à sauver la planète. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

’Cette empreinte va doubler entre 2010 et 2025 !’ etc…

Sciences et Avenir, l’actualité des sciences

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Lire l’article complet est à lire sur ce site (accès conditionnel) : https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/intelligence-artificielle/l-ia-et-nous-environnement-le-numerique-met-il-la-planete-en-danger_137671

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45. Le numérique mondial, le ’septième continent’ de la consommation d’énergie Par Olivier Bénishttps://twitter.com/OlivierBenispublié le 21 octobre 2019 à 15h49 – Document ‘franceinter.fr/’

Dans une étude publiée le 22 octobre 2019, le cabinet d’experts GreenIT révèle que l’empreinte environnementale de nos vies numériques équivaut de 2 à 3 fois (selon l’indicateur observé) à celle de la France. Contrairement à une idée reçue, ce sont les appareils que nous utilisons au quotidien, qui polluent le plus.

Photo - Une pile d’équipements électroniques dans une usine du Havre (en mai 2017) © AFP / Charly Triballeau

Si le numérique était un pays, il aurait le même impact sur l’environnement que deux à trois France cumulées. Il faut dire que partout dans le monde, ces outils se sont confortablement installés et multipliés : d’ailleurs, si l’on mettait tous les appareils numériques du monde sur une (très, très grande) balance, ils pèseraient autant que 179 millions de voitures, soit cinq fois le parc automobile français.

► DOCUMENT - Le rapport complet sur le site de GreenIT

Forcément, une telle masse de produits connectés, ça a un coût pour notre planète. En 2019, d’après le cabinet GreenIT, l’empreinte environnementale du numérique mondial est impressionnante : 6.800 TWh (térawatt-heures) d’énergie consommée, 1.400 millions de tonnes de gaz à effet de serre émis, 7,8 millions de m3 d’eau douce utilisés...

Ça ne vous dit pas grand-chose ? Plus concrètement, cela représente respectivement 82 millions de radiateurs électriques allumés en permanence, 116 millions de tours du monde en voiture, et 3,6 milliards de douches. Une part non négligeable, aussi, de notre impact global sur l’environnement (même si étrangement, c’est pour la consommation d’électricité que le numérique représente une goutte d’eau dans nos usages globaux).

Notre utilisation des outils numériques, un enjeu majeur

C’est la fabrication de tous ces appareils qui a l’impact le plus fort sur l’environnement, et donc nos propres habitudes d’utilisateurs. Viennent ensuite la consommation électrique des équipements, du réseau et des centres informatiques, et enfin la fabrication des équipements plus spécifiques comme les réseaux et les centres informatiques.

Comme depuis 15 ans, GreenIT estime que ce sont les utilisateurs qui concentreront la majorité de l’impact écologique du numérique en 2025. Ainsi, 62 % des émissions de gaz à effet de serre liées au numérique sont liées à notre utilisation de tous ces appareils, dont 35 % rien que pour leur fabrication. Et ce ne sont plus seulement les ordinateurs (qui représentaient en 2010 près de 40 % des impacts) qui détériorent notre environnement : d’ici 2025, les télévisions (et leurs écrans de plus en plus larges), smartphones et objets connectés devraient représenter de 31 à 65 % de l’impact du numérique.

À (ré)écouter - https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-27-aout-2017

Le cabinet estime toutefois que quatre mesures simples pourraient réduire drastiquement cette empreinte titanesque du numérique sur l’environnement : réduire le nombre d’objets connectés (par exemple en les mutualisant), réduire le nombre d’écrans plats (en les remplaçant par d’autres technologies moins polluantes, comme les vidéo projecteurs ou les lunettes de réalité virtuelle), augmenter la durée de vie des équipements (en favorisant le réemploi, ou en luttant contre des modèles économiques incitant à changer régulièrement d’appareil, comme le font les opérateurs téléphoniques), et enfin ’écoconcevoir les services numériques’.

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Info : Déconnecter en vacances, c’est bon pour la planète

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Source : https://www.franceinter.fr/environnement/le-numerique-mondial-le-septieme-continent-de-la-consommation-d-energie

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46.

Faire de la transition numérique un accélérateur de la transition écologique : 26 propositions d’action aux acteurs publics pour mettre le potentiel de transformation du numérique au service de la transition écologique – Document diffusé par ‘wwf.fr’

L’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing), le WWF France et GreenIT.fr, avec le concours du Conseil national du numérique (CNNum), publient leur Livre Blanc Numérique et Environnement. Présenté aujourd’hui aux secrétaires d’Etat Brune Poirson (écologie) et Mounir Mahjoubi (numérique), ce Livre Blanc présente 26 propositions d’action aux acteurs publics pour mettre le potentiel de transformation du numérique au service de la transition écologique.

Ce Livre Blanc a vocation à ouvrir un nouvel agenda politique : celui de la convergence des transitions numérique et écologique.

Forts de l’expérience d’acteurs pionniers agissant déjà au croisement des deux transitions – des investisseurs, start-up, grandes entreprises, collectivités, associations, chercheurs –, les auteurs du Livre Blanc proposent des pistes d’action pour réduire l’empreinte écologique du numérique, mieux concevoir les politiques environnementales, soutenir l’innovation numérique en faveur de l’écologie et mobiliser le potentiel des données.

Ce Livre Blanc n’entend pas faire la synthèse de toutes les propositions existantes, mais a vocation à lancer le débat sur les mesures les plus appropriées, à susciter des contre-propositions et des propositions complémentaires, à nourrir la réflexion des pouvoirs publics.

Pour Damien Demailly de l’Iddri, qui a coordonné la rédaction du Livre Blanc, « selon la manière dont les nouveaux produits et services portés par le numérique seront conçus par les innovateurs, utilisés par les citoyens et régulés par les pouvoirs publics, la transition numérique facilitera ou au contraire rendra plus difficile la transition écologique. Ainsi, par exemple, l’autonomisation des véhicules conduira à la division par deux ou au contraire au doublement de la consommation d’énergie dans le domaine de la mobilité. L’avenir n’est pas écrit, mais il s’écrit aujourd’hui. Et les pouvoirs publics – nationaux comme locaux – ont un rôle à jouer ».

Les mesures mises en avant par les auteurs parmi les 26 mesures proposées par ce Livre Blanc

  • Généraliser l’affichage « durabilité » sur les équipements numériques (chantier 1, mesure 2)
    « Le numérique n’est pas une industrie immatérielle », rappelle Pascal Canfin, directeur du WWF France. « Un téléphone portable, par exemple, consomme soixante métaux différents, dont une vingtaine seulement est actuellement recyclable. Or la durée de vie de nos équipements numériques ne cesse de baisser. L’une des mesures à prendre de toute urgence pour inverser cette tendance est de mieux informer les consommateurs, en généralisant l’étiquetage des produits en fonction de leur durée de vie, leur réparabilité, la disponibilité de pièces détachées et leur empreinte écologique ».
  • Rendre obligatoire l’éco-conception des services numériques publics et des grandes entreprises (chantier 1, mesure 6)
    Pour Frédéric Bordage, fondateur de GreenIT.fr, « les services numériques – c’est-à-dire l’ensemble des logiciels et matériels informatiques qui supportent nos usages connectés courants comme réserver un billet de train, prendre rendez-vous chez un médecin ou encore envoyer un courriel – doivent être conçus de façon plus responsable ». L’éco-conception d’un site web permet par exemple de diviser par trois ses impacts écologiques tout en améliorant l’expérience des utilisateurs. « Une mesure simple serait de rendre obligatoire l’éco-conception des sites web et services en ligne des pouvoirs publics et des grandes entreprises, en complétant l’obligation légale en matière d’accessibilité numérique à laquelle ils sont déjà soumis. »
  • Réserver une place, dans les programmes d’innovation numérique, à des projets innovants focalisés sur la production d’impacts écologiques « radicaux » (chantier 3, mesure 3)
    « L’État et les collectivités locales françaises ont développé de nombreux dispositifs pour soutenir l’innovation numérique, que ce soit d’importants programmes sur les véhicules autonomes, l’industrie du futur ou la ville intelligente, des appels à projets et des prix pour récompenser les innovateurs, ou encore des incubateurs de start-up », rappelle Jacques-François Marchandise, délégué général de la Fing. « Mais ces dispositifs demeurent trop souvent aveugles aux enjeux écologiques ou s’y intéressent de façon superficielle.
    Il est nécessaire d’y réserver une place à des projets innovants focalisés sur la production d’impacts écologiques radicaux, du type zéro émissions ou zéro déchets, et qui soient capables de passer à l’échelle et d’être robustes face aux effets rebonds
     ». Une exigence serait que ces projets s’engagent à mesurer leurs impacts réels et à publier les résultats.
  • Créer des territoires d’expérimentations numériques et écologiques pour accueillir les innovateurs qui veulent collaborer avec les pouvoirs publics (chantier 3, mesure 4)
    Soutenir l’innovation passe aussi par une coopération plus poussée entre innovateurs et acteurs publics. « Si, dans la mobilité, les pouvoirs publics commencent à intégrer des innovations telles que le covoiturage, l’autopartage ou le véhicule autonome, ils restent en retard dans bien d’autres domaines », remarque Mathieu Saujot, coordinateur de l’initiative Transition numérique et écologique à l’Iddri. « Les plateformes d’échange de biens entre particuliers, par exemple, peuvent réduire jusqu’à 20 % les déchets des ménages. Mais aujourd’hui, ces innovateurs peinent à travailler avec les pouvoirs publics, ne serait-ce que pour proposer leurs solutions sur les sites de gestion des encombrants des villes ».

L’une des propositions du Livre Blanc pour remédier à ce problème consiste à créer – aussi bien en zones urbaines que rurales – des territoires d’expérimentations numériques et écologiques pour accueillir les innovateurs qui veulent tester leurs solutions et collaborer étroitement avec les pouvoirs publics, et assurer un partage d’expérience entre ces territoires.

Document à télécharger : Livre blanc — Numérique et environnement 26 mesures pour mettre le potentiel de transformation du numérique au service de la transition écologique. PDF - 1.43 Mo

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Source : https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/livre-blanc-numerique-environnement

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Accès aux publications antérieures / site ISIAS traitant des divers aspects du numérique

A propos des MOOC, TICE…

’Faut-il se réjouir, s’inquiéter ou se moquer des MOOC qui se répandent dans l’enseignement et les formations ?’ par Jacques Hallard ; lundi 18 décembre 2017 par Hallard Jacques - français

’Les pratiques d’apprentissage à l’école … et ailleurs, à partir de l’observation du cerveau par les neurosciences, et à l’aide des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE), des formations en ligne ouvertes à tous ou MOOC (de l’anglais ‘massive open online course’) et des ‘classes inversées’’ par Jacques Hallard ; mardi 2 janvier 2018 par Hallard Jacques - français

’Les MOOC se mettent en place mais les risques qui les accompagnent doivent être pris en compte’ par Jacques Hallard ; samedi 17 octobre 2015 par Hallard Jacques - français

’La santé des jeunes est menacée par les ondes’ par Jacques Hallard ; samedi 9 juillet 2016 par Hallard Jacques - français

Conférence interactive de Jacques Hallard : La santé des jeunes est-elle menacée par les ondes, les MOOC et autres TIC (technologies de l’information et de la communication) ? ; mercredi 10 avril 2019 par Hallard Jacques - français

Conférence de Jacques Hallard à l’Association Franco-allemande dimanche 11 février 2018 à 16h30 à la ‘Salle Municipale Mérindol’ 84000 AVIGNONISIAS Histoire Pédagogie  ; mardi 9 janvier 2018 par Hallard Jacques - français

’Arrivée des ‘MOOC’ et des outils pédagogiques interactifs. Usages et risques sanitaires, sociaux, écologiques et psychologiques’, par Jacques Hallard ; dimanche 4 octobre 2015 par Hallard Jacques - français

A propos du transhumanisme

’A propos du transhumanisme L’Homme augmenté dans un monde recomposé’, dossier de Jacques Hallard ; vendredi 21 octobre 2016 par Hallard Jacques - français

« Humanisons le transhumanisme ! » par Edgar Morin ; mercredi 9 novembre 2016 par isias - français

A propos de l‘Intelligence Artificielle (IA)

’Faire connaissance avec l’Intelligence Artificielle (IA)’ par Jacques Hallard , vendredi 30 novembre 2018

’La nébuleuse des opérateurs économiques du numérique de l’électronique et des télécommunications’ par Jacques Hallard , dimanche 30 décembre 2018

’Offres et perspectives du numérique et de l’IA, usages et acceptabilité des utilisateurs, clients et consommateurs ; actions politiques et administratives en cours’ par Jacques Hallard , mardi 16 avril 2019 par Hallard

Conférence de Jacques Hallard, Ingénieur CNAM, sur l’Intelligence artificielle : miracle ou mirage, promesse ou périls ? Le vendredi 26 Avril 2019 à 18h30 à la Salle des Fêtes d’Eygalières 13 , lundi 22 avril 2019

’Etat de l’art et prospective concernant l’intelligence artificielle (IA) dans les domaines artistiques (arts numériques) en France, au Québec Canada et en Californie’ par Jacques Hallard avec Bastien Maleplate, mardi 03 septembre 2019

’L’incorporation des intelligences artificielles (IA), faible et forte, et donc des réseaux de neurones artificiels, dans les arts numériques, les médias et les réseaux sociaux ; la politique française pour implémenter l’IA dans des secteurs jugés prioritaires’ par Jacques Hallard & Bastien Maleplate ; dimanche 22 septembre 2019

’La volonté de survivre pourrait amener l’IA à un niveau supérieur : des chercheurs soutiennent que le principe biologique de l’homéostasie rendrait des robots plus intelligents’ par Tom Siegfried - Traduction et compléments de Jacques Hallard, samedi 16 novembre 2019

’Quelques méthodes et techniques aboutissant à l’Intelligence Artificielle (IA) : de l’Histoire des sciences du 17ème siècle, jusqu’aux applications numériques actuelles’ par Jacques Hallard et Bastien, mardi 19 novembre 2019

Conférence Publique sur l’Intelligence Artificielle et les Arts, au Ciné-Palace de Saint-Rémy-de-Provence, par Jacques Hallard, organisée par l’association ‘Cour des Arts’ le 12 décembre 2019 à 19h00, dimanche 1er décembre 2019

’Une intelligence artificielle (IA) a permis de découvrir des géoglyphes cachés, communément appelés lignes de Nazca au Pérou qui montrent une figure humanoïde’ par Maria Temming - Traduction et compléments de Jacques Hallard, mercredi 4 décembre 2019.

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Auteurs : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant et Bastien (conseils scientifiques et techniques) – 30/12/2019

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS IA UNE révolution numérique.6

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

http://yonnelautre.fr/local/cache-v...

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