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"Qui a peur de Huawei ? » - A propos du numérique « une ressource épuisable et non renouvelable »" par Jacques Hallard

samedi 25 janvier 2020 par Hallard Jacques


ISIAS Intelligence artificielle Environnement

« Qui a peur de Huawei ? » - A propos du numérique « une ressource épuisable et non renouvelable
 » - Réponses de Françoise Berthoud à une question rarement posée : est-ce une menace ou un espoir pour l’environnement ? Autres constats, positions critiques, repères et recommandations, notamment dans l’éducation, pour tendre vers une sobriété numérique

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 25/01/2020

Série : L’ère des technologies numériques (ou digitales) et de l’intelligence artificielle (IA)

La première partie du titre est empruntée à deux productions : l’une de France Culture (‘Entendez-vous l’éco ?’ 01/02/2019) et l’autre de France Télévision (‘Le monde en face’ 14/01/2020)

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Plan : Quelques repères Définition/Sobriété numérique Introduction {{}}Sommaire Auteur


Quelques repères

L’intelligence artificielle (IA), l’apprentissage machine et l’apprentissage profond sont des technologies numériques (TIC) en pleine expansion, qui amplifient grandement les usages faisant appel à Internet et qui ont des incidences directes dommageables, notamment sur les consommations d’énergie électrique, avec des répercutions sur les émissions de carbone et, par conséquence, sur les dérèglements climatiques.

« Le numérique mondial consomme 5 fois plus de ressources naturelles que le parc automobile français, selon une étude inédite du cabinet @greenit, rendue publique lundi 21 octobre 2019. Et autres informations à découvrir… » > Source : https://twitter.com/franceinfoplus/status/1186202668701757440

« Internet et l’ensemble des nouvelles technologies numériques consomment chaque année environ 7% de la production mondiale d’électricité… » > Source : http://www.ordi3-0.fr/impact-environnemental-numerique.html

« Les ‘data centers’ consomment plus d’électricité aux Etats-Unis que l’industrie automobile. Ce type d’infrastructure consomme près 30 milliards de watts, soit l’équivalent de la production de 30 centrales nucléaires. Un seul ‘data center’ peut consommer plus d’énergie qu’une ville moyenne. En 2020, leurs émissions de CO2 pourraient dépasser celles du trafic aérien mondial… » > Source : https://wordlesstech.com/the-cost-of-powering-the-internet-infographic/

« En vingt ans, de 1995 à 2015, le poids des pages Web a été multiplié par 115, passant de 14 Ko à 1.600 Ko… » > Source

« A l’échelle de l’Internet mondial, les terminaux concentrent 65 % du bilan énergétique, 67 % des émissions de gaz à effet de serre, 73 % du potentiel d’épuisement des ressources naturelles non renouvelables et 82 % de la consommation d’eau… » -https://business.lesechos.fr/direct...Source

Comment le numérique pollue la planète ? Par Justin Delépine 21/01/2020 - Photo : Justin Delépine, journaliste à Alternatives économiques.

« Inodore et sans saveur, le numérique a tout d’une technologie propre et inoffensive. Il n’en est rien. Derrière tous nos clics, et ils sont de plus nombreux, se cachent des centres de stockage de données et des centaines de milliers de câbles souterrains et sous-marins pour acheminer les données. Tout cela consomme beaucoup d’électricité, qui reste au niveau mondial, très dépendante des énergies fossiles. Et qui dit énergie carbonée, dit émissions de gaz à effets de serre. Sans oublier la fabrication de tous les objets connectés très gourmands en métaux rares, dont l’extraction est elle aussi polluante. Si le fait de visionner des vidéos sur Netflix ou Youtube s’apparente à l’empreinte carbone d’un pays comme l’Espagne, le bilan carbone du numérique au niveau mondial correspond à celui de la Russie. De quoi regarder son smartphone différemment… » - Voir la vidéo 2:45 à la source. - Retrouvez notrehttps://www.alternatives-economique...dossier complet sur la pollution numérique. Source.

Alternatives Economiques

Image illustrative de l’article Alternatives économiques

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Définition / Sobriété numérique

La sobriété numérique est, selon Wikipédia, « une démarche qui vise à réduire l’impact environnemental du numérique. L’expression « sobriété numérique » a été forgée en 2008 par l’association GreenIT pour désigner « la démarche qui consiste à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens »1. Le numérique est responsable, selon un rapport de l’association française The Shift Project d’octobre 20182, de 3,7 % des émissions de CO2 mondiales3 et, selon un rapport de septembre 2019 de GreenIT4, de 3,8 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, et contribue à l’épuisement du stock de ressources abiotiques (minerais). La notion de sobriété numérique a été reprise par The Shift Project dans son rapport d’octobre 2018. Partant du constat que l’augmentation de l’empreinte écologique des infrastructures numériques est tendanciellement en divergence par rapport aux différents engagements internationaux pris par la France et l’Union européenne, et en particulier l’accord de Paris sur le climat (2015), cette association préconise de limiter les usages du numérique5… » Source

Sobriété numérique : vers une prise de conscience collective ? Publié le mardi 18 juin 2019 – Document ‘cigref.fr’

Les questions environnementales et énergétiques prennent une importance sociétale de premier plan. L’actualité nous le rappelle de manière quotidienne. Elles sont désormais inscrites à l’agenda de la plupart des directions générales. Les directions du numérique ne peuvent être absentes de cette réflexion sur leur sobriété numérique. En effet, l’évolution de l’empreinte écologique des infrastructures numériques est tendanciellement en divergence par rapport aux différents engagements internationaux pris par la France et l’Europe.

Ainsi la consommation énergétique mondiale, et son corollaire en termes d’émission de gaz à effet de serre, du numérique passera de 3% environ en 2018, au même niveau que le transport aérien, à environ 7% en 2025, ordre de grandeur équivalent à celui des émissions de l’automobile. Sous la triple injonction de l’engagement sociétal de leur organisation, de l’évolution réglementaire probable dans ce domaine, et de son impact sur le recrutement des jeunes talents, les directions du numérique des grandes entreprises et administrations publiques seront, probablement à court terme, dans l’obligation d’adopter des démarches de sobriété numérique.

Les étudiants des grandes écoles interpellent leurs futurs employeurs sur l’écologie (Le Monde) – « 30.000 jeunes signataires d’un « manifeste pour un réveil écologique »

‘The Shift Project’ : un constat sans appel

C’est dans ce contexte que Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project, et Hugues Ferreboeuf, directeur de projet chez The Shift Project, ont présenté lors du séminaire de printemps du Cigref, le 23 avril 2019, leur rapport « Lean ICT : Pour une sobriété numérique ». Ils formulent ainsi plusieurs préconisations pour les grandes organisations :

  • La première consiste à développer une pédagogie de la prise de conscience de l’impact environnemental du numérique.
  • La deuxième porte sur l’adoption du concept de sobriété numérique comme principe d’action de la transformation numérique, notamment en termes d’usage de la vidéo, de contrôle des copies numériques, de renouvellement des équipements d’infrastructure et des terminaux, mais également de prise en compte du bilan carbone des projets numériques parmi les critères d’arbitrage.
  • Enfin, la troisième porte sur l’intégration de critères énergétiques et environnementaux dans les appels d’offre des grands donneurs d’ordre.
    Un label “numérique responsable”

Cette urgence environnementale au sein du numérique, l’Institut Numérique Responsable l’a bien comprise en lançant il y a quelques jours avec le soutien du Ministère de la Transition Écologique et solidaire, de SGS et de la FING, le label Numérique Responsable (NR). Ce label récompense les entreprises qui suivent un programme menant à davantage de sobriété numérique. La démarche de labellisation proposée se base sur plusieurs piliers :

  • Une communauté engagée pour le numérique responsable : le label NR rassemble des entreprises engagées dans ces problématiques ;
  • Une démarche accessible : le label fournit les outil pour une marche progressive vers la sobriété numérique ;
  • Un référentiel précis construit par des experts du Green IT ;
  • Un label exigeant garantissant la crédibilité d’une démarche numérique responsable.
    Les travaux engagés par le Cigref

Investi depuis longtemps dans de nombreux projets concernant le green IT, le Cigref se réjouit de voir naître ces initiatives en faveur d’une prise en considération des enjeux environnementaux et sociétaux au sein du numérique. En effet, le Cigref publie régulièrement depuis plusieurs années des rapports destinés à aider les entreprises à s’engager dans des démarches de sobriété numérique, conscient des enjeux que représente ce secteur. Dernièrement c’est un référentiel pratique pour les acteurs du numérique concernant les questions d’éthiques liées au numérique qui a été réalisé par le Cigref, en collaboration avec ‘Syntec numérique, et mis à la disposition de tous.

1èrede couverture - Éthique et numérique : à télécharger librement ou à redécouvrir à gratuitement à partir de la source

Quelques publications du Cigref

Cigref, réussir le numérique

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Réalisé par TLTInfos légalesQui sommes-nousContact - Cigref © 2020 – Source : https://www.cigref.fr/sobriete-numerique-prise-de-conscience-collective

Pour une sobriété numérique Par Hugues Ferreboeuf - Dans Futuribles 2019/2 (N° 429), pages 15 à 31 – Etude mise en ligne sur ‘Cairn.info’ le 29/07/2019 - https://doi.org/10.3917/futur.429.0015 - Cet article est en accès conditionnel - Acheter le numéro 22,00€ 132 pages, électronique uniquement HTML et PDF (par article).

Résumé - Il est souvent affirmé que la transition numérique pourrait être favorable à la transition écologique, par exemple en permettant de substituer aux transports l’essor des télécommunications, ou en contribuant à optimiser les flux d’énergie, notamment de l’électricité. Mais rien ne permet aujourd’hui d’étayer une si heureuse conjecture. Au contraire, une étude du Shift Project que présente ici Hugues Ferreboeuf révèle que la consommation d’énergie entraînée par la production des équipements numériques et par leur usage croît dans des proportions très importantes, ainsi du reste que la consommation de métaux rares. Ainsi ces activités soi-disant vertueuses ont-elles un impact négatif sur le climat et les ressources naturelles. Cette tendance n’est pas inéluctable, mais son inflexion impliquerait des changements radicaux. H.J.

English abstract on Cairn International Edition

Plan Auteur Sur un sujet proche – Source : https://www.cairn.info/revue-futuribles-2019-2-page-15.htm#

Livre – « Sobriété numérique : les clés pour agir » par Frédéric Bordage

Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter à internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train…

Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Nous sommes plus de 4 milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d’aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail !

Cette boulimie a un coût environnemental considérable. L’empreinte écologique de l’univers numérique représente déjà un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d’inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n’est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.

Un essai, un lexique et un guide pratique… - © GreenIT.fr - 2004/2020 - Contact - Crédits : Breek - dispense de déclaration CNIL – Source : https://www.greenit.fr/2019/09/10/sobriete-numerique-les-cles-pour-agir/

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Introduction

Ce dossier a tout d’abord présenté ci-dessus quelques repèreset une définition de la sobriété numérique – A usage didactique, il comprend à la suite une vingtaine de documents dont les détails sont indiqués dans le sommaire ci-dessous.

Le contenu de ce dossier commence par présenter l’entreprise chinoise Huawei, fondée en 1987 dans la ville de Shenzhen et qui propose commercialement des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) : téléphones mobiles, réseau de télécommunications 5G, équipements et logiciels de vidéosurveillance. Huawei a vendu plus de 200 millions de téléphones en 2019 et elle étend son influence dans 170 pays du monde. Les Etats-Unis mais aussi l’Australie, le Japon et le Royaume Uni ont d’ores et déjà exclu Huawei de leur marché national potentiel pour le développement du réseau de la téléphonie mobile 5G, qui apparaît comme l’enjeu économique majeur du numérique dans les années à venir. La position des pays et des opérateurs européens est incertaine et les négociations bilatérales en cours sont disparates. Le lien entre Huawei et le puissant Parti communiste chinois inquiète beaucoup de monde, en termes d’indépendance technologique et de cybersécurité ; certains observateurs et responsables considèrent l’entreprise Huawei comme un possible cheval de Troie du pouvoir politique et économique chinois, capable d’assurer sa dominance géostratégique mondiale. De récentes émissions, citées dans ce dossier, ont récemment alimenté le débat. Voir également l’article Le Parti communiste chinois - Un Parti très peu « communiste » - « Le Parti communiste chinois (PCC) a été fondé dans la discrétion en 1921 à Shanghai par une poignée de militants. Parmi les treize délégués de ce premier congrès figurait Mao Zedong… - Sous-titres : Un parti de masse - Cooptation des élites dirigeantes - La relève : en 2003, Jiang Zemin a laissé son poste à Hu Jintao, à l’issue de ses deux mandats - La Chine dans ses frontières actuelles - Voir la version intégrale - Publié ou mis à jour le 2020-01-04 21:10:08 par ‘Hérodote.net’ « Le média de l’Histoire ». Selon Wikipédia, « Xi Jinping (chinois : 习近平 ; pinyin : xí jìnpíng [ɕǐ tɕînpʰǐŋ]a) est un homme d’État chinois né le 15 juin 1953 à Pékin1, actuel président de la république populaire de Chine… ». Source – Voir aussi : Président de la république populaire de Chine.

Les impacts des technologies du numérique n’ont pas été abordés dans les récentes présentations médiatiques. Par contre, l’ingénieure de recherche en informatique au CNRS Françoise Berthoud a apporté une contribution percutante en décrivant les impacts du secteur du numérique ; elle tente de discerner, en l’argumentant, si les technologies de la communication et de l’information (TIC) constituent un véritable espoir ou une évidente menace pour l’environnement.

Les différents articles sélectionnés à la suite rapportent les analyses effectuées par divers auteurs qui abordent les impacts du numérique sur l’environnement, mais aussi la fracture numérique qui se profile, notamment en France, et les conséquences sanitaires avec des pathologies qui se manifestent chez les utilisateurs. Le débat sur l’emploi du numérique (Internet et nouveaux médias), est particulièrement vif dans le secteur éducatif au sein duquel s’expriment des critiques et certains auteurs voudraient éviter que le système éducatif ne tombe dans le piège de la toile…

Sélection d’articles sur le numérique et l’intelligence artificielle dans le secteur de l’éducation

L’impact de l’IA sur l’éducation - Innovation Pédagogique –« 15 janvier 2019 - L’Intelligence Artificielle est de tous les sujets, l’éducation n’y échappe donc évidemment pas. Cela a donné lieu à des essais très manichéens ... » -

www.axess-education.fr › intelligence-artificielle-education

L’intelligence artificielle dans le secteur de l’éducation - Axess ... – « L’intelligence artificielle a-t-elle sa place dans l’éducation ? Lutter contre l’échec scolaire est l’un des enjeux de ces dernières années… » -

www.actuia.com › domaine › education

DOSSIER - L’intelligence artificielle en éducation - École ... -28 juin 2019 - Dossier. Qu’est-ce que l’intelligence artificielle (IA) ? Quelle place prend-elle dans nos vies ? Quel est son apport en éducation ? -

www.skillogs.com › 2018/03/31 › le-rapport-villani-sur-lia-et-leducati...

Le rapport Villani sur l’IA et l’éducation – Skillogs – Pour mémoire - 31 mars 2018 - Le rapport sur l’intelligence artificielle (IA), sous la houlette de Cédric Villani, a été rendu public le 29 mars 2018... -

IA et éducation : la Chine met ses élèves au banc d’essai-6 août 2019 – « La Chine mène actuellement un test grandeur nature dans l’éducation en utilisant l’IA de deux manières totalement différentes… » - IA et éducation : la Chine met ses élèves au banc d’essai - La Chine intègre de plus en plus l’Intelligence Artificielle dans l’éducation afin de fournir des tutorats personnalisés aux élèves. Mais cela ne permet-il pas tout simplement de standardiser les connaissances ? - Par Éléonore Lefaix - @ELefaix
Publié le 6 août 2019 à 11h15.

Comment l’intelligence artificielle peut-elle renforcer l’éducation ? 12 Février 2019 – « Le pouvoir de transformation de l’intelligence artificielle (IA) touche tous les secteurs économiques et sociaux, y compris l’éducation… » - fr.unesco.org › news › comment-lintelligence-artificielle-peut-elle-ren...

IA et éducation – « L’intelligence artificielle (IA) est aujourd’hui un enjeu de société. Le site de Toulouse est d’ailleurs reconnu pour ses forces académiques et ses besoins industriels dans ce domaine… » - c2ip.insa-toulouse.fr › Index › Pédagogies - Pour en savoir plus : Bibliographie IA INSA - Pour en savoir encore plus : Bibliographie IA exhaustive

Rôle et impact de l’intelligence artificielle en éducation ...« L’intelligence artificielle repose sur des algorithmes qui permettent aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. Cette technologie innovante permet de minimiser l’erreur et d’améliorer l’expérience des utilisateurs dans divers domaines, notamment celui de l’éducation. Quels sont donc le rôle et l’impact de l’IA sur l’éducation ? » - « Les écoles du Groupe IGS tirent pleinement profit des technologies numériques pour proposer un programme de formation adapté aux enjeux de la digitalisation… »

Par ailleurs, tenant compte de ces risques et de ces défis, des voies d’élèvent et des propositions concrètes sont formulées pour une écoconception des services numériques qui doivent s’organiser comme une filière d’excellence : l’auteur Frédéric Bordage, « un spécialiste français du numérique responsable », rappelle notamment que le numérique est une ressource critique, non renouvelable et qui sera épuisée dans une génération : il préconise donc une low-tech numérique, prônant une vraie et urgente sobriété numérique avec 7 bonnes résolutions à prendre pour l’année 2020. Voir à ce sujet l’article La low tech, une réaction saine aux promesses inachevées du numérique - Thomas Coëffé / Publié le 13 septembre 2019 à 12h11 par BDM/Média. Sous-titres : Le désenchantement numérique replace l’humain au centre des préoccupations - Les principes de base de la conception “basse technologie” - L’éclectisme des produits et des services low tech - Une tendance favorisée par la prise de conscience écologique… - Source.

Rappel ! Qu’est ce qu’une ressource naturelle non renouvelable ? « Par définition, une ressource naturelle est qualifiée de non renouvelable ou épuisable, lorsque sa vitesse d’exploitation ou de destruction dépasse, largement ou non, sa vitesse de création ou de régénération. Par exemple : les énergies fossiles, l’eau, les sols ou terres cultivables, les métaux et les minéraux… » – Par Zineb Mechieche Ingénieure d’études, Environnement / HSE / rédactrice / blogeuse mainsvertes.org / graphiste / Community manager/ Algeria area – Université des Sciences et de la Technologie ’Houari Boumediène’ التعليم العالي Algiers، 16111 - CREDEG Centre de Recherche et de Développement… - par ‘Mains vertes’ © 2018.

De son côté, Pauline Richard, attachée de presse et consultante en communication, rappelle les impacts écologique cachés ou méconnus mais croissants et elle expose 5 bonnes pratiques du numérique responsable à mettre en œuvre dans les entreprises.

Et finalement, se retrouve en annexe une contribution de Manon Molins (responsable du projet MesInfos, au sein de la FING ( Fondation Internet Nouvelle Génération), diffusée par [Transitions², à l’intersection du numérique et de l’écologie]et intitulée « Le numérique au service de la nature (biodiversité, qualité de l’air et de l’eau…) ».

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Sommaire

1. Découvrir l’entreprise chinoise Huawei avec Wikipédia

2. Qui a peur de Huawei ? 01/02/2019 – Enregistrement de 58 minutes de France Culture

3. Emission ‘Le monde en face’ - Qui a peur de Huawei ? Document de France TV réalisé par Romain Besnainou - Diffusé le mardi 14.01.20

4. Qui a peur de Huawei ? Vidéo 1:10:14 sur ‘Le monde en face’ 14/01/2020 HU2S TV

5. Résumé du programme ‘Qui a peur de Huawei ?’ Réalisé par Romain Besnainou - Document ‘Culture Infos’ – Géopolitique France - 2019

6. Page personnelle de Françoise Berthoud CNRS

7. Le numérique : menace ou espoir pour l’environnement ? Vidéo 43:54 - Françoise Berthoud – Ecoinfo

8. Le numérique : menace ou espoir pour l’environnement ? Vidéo 51:46 - 15 avril 2019 - Fondation Rovaltain

8 bis. L’impact environnemental du numérique – Document ‘ordi3-0.fr’

9. Le numérique est une ressource critique – Document ‘GreenIT.fr’

10. Définition de l’Informatique Durable selon Wikipédia

11. Le numérique est-il bon pour l’environnement ? 26/09/2018 - Document ‘cgslb.be’

12. « La fracture numérique constitue une bombe à retardement dans la mesure où 100 % des services publics seront dématérialisés d’ici 2022 » - 12 janvier 2020 à 06h00 – Par Jean-Philippe Mengual et Corentin Voiseux - Document ‘lemonde.fr/idees’

13. « Selfie » ou petit traité de pathologie numérique Par Murielle Joudet - 15 janvier 2020 à 07h00 – Document ‘Le Monde’ - Article réservé aux abonnés

14. Lecture sur l’écran - 5. Critique d’Internet et des nouveaux médias – Dossier eduscol.education.fr - Synthèse

15. ’Critiques de l’école numérique’ : l’éducation prise dans le piège de la toile ? – Par Pascal Hérard - 06.11.2019 - Document ‘information.tv5monde’

16. L’écoconception des services numériques comme filière d’excellence - Tribune Collective 05/04/2019 à 06:00 Mis à jour à 09:57 – Document ‘business.lesechos.fr’

17. Pour une low-tech numérique Par Frédéric Bordage le 24 septembre 2019

18. Cinq bonnes pratiques du numérique responsable en entreprise Par Pauline Richard - 20 Août 2019 – Document ‘label-nr.fr’ –

Annexe - Le numérique au service de la nature (biodiversité, qualité de l’air et de l’eau…) Par Manon Molins – Document ‘transitions2.net’

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1.
Découvrir l’entreprise chinoise Huawei avec Wikipédia

Huawei (prononciation française : /ruawɛ(j)/ ; en chinois simplifié : 华为 ; chinois traditionnel : 華為 ; pinyin : Huáwéi Écouter), officiellement Huawei Technologies Co. Ltd. (en chinois simplifié : 华为技术有限公司 ; chinois traditionnel : 華為技術有限公司 ; pinyin : Huáwéi jíshù yǒuxiàn gōngsī), est une entreprise fondée en 1987, dont le siège social se trouve à Shenzhen en Chine et qui fournit des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le métier historique de Huawei est la fourniture de réseaux de télécommunication aux opérateurs : l’entreprise fournit des matériels, des logiciels et des prestations de services pour les réseaux de télécommunications des opérateurs et les réseaux informatiques des entreprises.

Aujourd’hui[Quand ?], Huawei est un fournisseur de solutions numériques en terminaux, réseaux et cloud, pour les opérateurs, entreprises et consommateurs. Ses produits et solutions sont déployés dans plus de 170 pays. En 2018, Huawei est le 2e constructeur mondial de smartphones derrière Samsung et devant Apple2… - Article complet ici

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2.
Qui a peur de Huawei ? 01/02/2019 – Enregistrement de 58 minutes de France Culture dans le cadre de
Savoirs
Entendez-vous l’éco ?’par Tiphaine de Rocquigny du lundi au vendredi de 14h00 à 15h00.

Après les Etats-Unis, l’Australie ou encore le Royaume Uni, la France se retourne contre Huawei et veut rendre son utilisation par les opérateurs téléphoniques français plus stricte. Un conflit qui se cristallise autour de la 5G, enjeu de taille pour le géant chinois des télécoms.

Le 1er décembre 2018 - Illustration - Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei est arrêtée à Vancouver. Les États-Unis la soupçonnent de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l’Iran. Crédits : Kyodo News - Getty

Après une série consacrée au rôle des banques, notre regard se tourne vers l’actualité et en particulier vers le géant chinois des télécoms Huawei, au cœur de fortes tensions géopolitiques. 

Le 1er décembre dernier, la vice-présidente de Huawei, Meng Whanzou, était arrêtée au Canada, accusée par les Etats-Unis d’avoir contourné l’embargo contre l’Iran. Un nouveau rebondissement dans la fronde que Washington mène au fleuron technologique chinois, soupçonné d’espionnage pour le compte de Pékin. 

Les Etats-Unis mais aussi l’Australie, le Japon et le Royaume Uni ont d’ores et déjà exclu Huawei du chantier de la 5G, enjeu économique majeur des années à venir. 

Alors, Huawei est-il vraiment le cheval de Troie du pouvoir chinois ? L’Europe, et la France en particulier, peuvent-elles se permettre d’exclure le géant des télécom du marché de la 5G ? Et quelles conséquences cette affaire pourrait-elle avoir sur la stratégie de Pékin ? Voilà les questions que nous allons poser à nos trois invités.

Intervenants : Sébastien Jean , directeur du CEPII, centre d’expertise et de recherche sur l’économie mondiale ; Didier Casas , Président de la Fédération Française des Télécoms, directeur général adjoint de Bouygues Télécom ; Claude Meyer ,Conseiller au Centre Asie de l’IFRI, enseigne l’économie internationale à Sciences Po et à l’étranger.

À découvrir :

Chine – Etats-Unis : Vers une guerre froide technologique ?

Pourquoi les Etats-Unis n’ont pas réellement intérêt à voir la Chine se démocratiser

Imbroglio diplomatico-judiciaire autour du géant chinois des télécommunications Huawei

Tags : Chine

L’équipe – Production : Tiphaine de Rocquigny - Avec la collaboration de : Cédric Fuentes, Arjuna Andrade, Julie Delabrosse, Louis Drillon, Aliette Hovine – Réalisation : Elisabeth Miro

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-vendredi-01-fevrier-2019

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3.
Emission ‘Le monde en face’ - Qui a peur de Huawei ? Document de France TV réalisé par Romain Besnainou - Diffusé le mardi 14.01.20 à 20h55 et disponible jusqu’au 13.02.20 - Politique - 70 minutes - 2019 – Pour tous publics

Symbole de réussite et d’ambition, Huawei étend son influence dans 170 pays du monde mais en Europe et aux Etats-Unis, son lien avec le Parti communiste chinois inquiète. En seulement une année, le géant chinois a perdu le droit d’utiliser les applications Google et est désormais sur la liste noire de Washington. L’entreprise qui a vendu plus de 200 millions de téléphones en 2018 pourrait devenir la bête noire de Donald Trump. L’ampleur de l’affaire traduit les craintes suscitées par la montée en puissance de la Chine et rebattent les cartes de la géopolitique mondiale.

Accueil France 5 Le monde en face - France TV contactez-nous partéléphone, courrier,email ou facebook. Du lundi au vendredi de 09h00 à 20h00.

Source : https://www.france.tv/documentaires/politique/1142701-qui-a-peur-de-huawei.html

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4.
Qui a peur de Huawei ? Vidéo 1:10:14 sur ‘Le monde en face’ 14/01/2020 HU2S TV

La rivalité entre les puissances occidentales et la Chine se focalise sur le sort de Huawei, symbole de la réussite et de l’ambition de Pékin. Téléphones, réseau 5G, vidéosurveillance… Huawei a vendu plus de 200 millions de téléphones l’an dernier et étendu son influence dans 170 pays. En Europe comme aux Etats-Unis, cette suprématie inquiète. L’entreprise a ainsi perdu le droit d’utiliser les applications Google et a vu sa directrice financière arrêtée à la demande des Américains. Enquête sur ce nouveau géant et ses liens avec le parti communiste.

Catégorie : Divertissement - Musique utilisée dans cette vidéo En savoir plus Écoutez de la musique sans publicité avec YouTube Premium - Titre : Baranne (Beatless)-17883 - Artiste : Emmanuel Hoepffnerr, SACEM|Pierre Hoepffner, SACEM - Album : UPMCD052 Obscura - Concédé sous licence à YouTube par AdRev for a 3rd Party (au nom de Ultraphonic Music Ltd, PRS (Ultraphonic)) - Titre : BREATH FROM THE PAST A-15520 - Artiste : Adix, GEMA|Bintig Moritz, GEMA|Steve Lextor, GEMA|Marc Steinmeier, GEMA - Album : SCDV0733 CRIME SCENE - Ominous, Dark & Tragic - Concédé sous licence à YouTube par : AdRev Masters Admin, AdRev for a 3rd Party (au nom de Sonoton Vanguard (Sonoton)) - Titre : Moving Heaven And Earth A - Artiste : Thomas Simmerl, Tobias Meggle, APM Music - Sonoton Recorded Music Library - Sonoton Virtual - Album : OPEN SPACES - DOBRO & SWISS HANG - Concédé sous licence à YouTube par AdRev Masters Admin, AdRev for a 3rd Party (au nom de Sonoton Virtual) ; AdRev Publishing - Titre : SUSP : Internet Troll Disturbance-License Lab - Artiste : The License Lab - Picture Puncture - Album : PICX-004 Questions Remain - Concédé sous licence à YouTube par AdRev for a 3rd Party ; AdRev Publishing

Source https://www.youtube.com/watch?v=FhtxB9IJ_uQ

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5.
Résumé du programme ‘Qui a peur de Huawei ?’ Réalisé par Romain Besnainou - Document ‘Culture Infos’ – Géopolitique France - 2019 - GénéralVidéos

La rivalité entre les puissances occidentales et la Chine se focalise sur le sort de Huawei, symbole de la réussite et de l’ambition de Pékin. Téléphones, réseau 5G, vidéosurveillance… Huawei a vendu plus de 200 millions de téléphones l’an dernier et étendu son influence dans 170 pays. En Europe comme aux Etats-Unis, cette suprématie inquiète. L’entreprise a ainsi perdu le droit d’utiliser les applications Google et a vu sa directrice financière arrêtée à la demande des Américains. Enquête sur ce nouveau géant et ses liens avec le parti communiste.

Pourquoi regarder ?

Ce documentaire bien construit explique clairement les tenants et aboutissants de la guerre économique qui fait rage entre l’Occident et la Chine. Le passage sur les enjeux liés à l’arrivée de la 5G est particulièrement instructif. Enfin, la visite du siège de Huawei, dont les bâtiments s’inspirent de l’architecture européenne, se révèle assez étonnante.

Où regarder ce programme ? TV5 lundi 20 janvier à 00h20 - Accéder à - Source : https://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/16724609-qui-a-peur-de-huawei/

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6.
Page personnelle de Françoise Berthoud CNRS Photo -

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Françoise Berthoud Ingénieur de recherche en informatique, laboratoire LPMMC (UMR 5493, CNRS, UJF), GDS EcoInfo (GDS3524, CNRS)

Domaines d’activités actuels :

Au sein du LPMMC :

Responsable technique du projet Projet Phynum-CIMENT : responsable technique de deux pôles mésoinformatiques

  • Participation au comité de pilotage du projet CIMENT
  • Responsable des appels d’offre du sous projet PHYNUM, de la maintenance technique et logicielle de deux plateformes méso-informatiques (120 processeurs) correspondantes (medetphy, healthphy)
  • Activités d’animation et de formation autour du calcul scientifique 
    Dans le cadre du CNRS (sur le plan national) :

Directrice du Groupement De Service EcoInfo : ’Pour une informatique éco-responsable’ :

Ce groupe de travail, essentiellement constitué d’experts en informatique (systèmes, services, infrastructures et réseaux) s’est consolidé par des experts en ACV, datacentres, et aspects sociaux ou sociétaux. Le GDS comprend aujourd’hui une vingtaine d’experts issus du CNRS, de l’INRIA, de l’Université Joseph Fourier, de l’institut télécom, des Arts et Métiers ParisTech, etc…) Cette entité est soutenue par l’institut d’informatique (INS2I). Ce groupe est en lien avec plusieurs réseaux d’experts (chercheurs, ingénieurs de recherche) sur les différents sujets liés aux questions environnementales.

Les objectifs de ce groupe de travail sont essentiellement tournés vers la mise à disposition d’informations, d’expertises au travers du site web www.ecoinfo.cnrs.fr et vers la sensibilisation, la formation et la rédaction de recommandations basées sur des données d’ACV.

Membre du comité de coordination de l’Informatique Scientifique (CCIS) du CNRS

Parcours professionnel antérieur :

  • 1988-1993 : ingénieur en informatique dans le secteur privé (développement, système) (Toulouse, Lyon)
  • 1993-2002 : ingénieur d’étude en informatique (systèmes et réseaux) au Laboration de Physique Numérique (Grenoble)
    Formation initiale :
  • 1988 : DEA (Master Recherche) en biomathématiques, Université Pierre & Marie Curie
    Dans la même rubrique : EcoInfo

Source : https://lpmmc.cnrs.fr/spip.php?article172

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7.
Le numérique : menace ou espoir pour l’environnement ? Vidéo 43:54 - Françoise Berthoud – Ecoinfo - [Conference in French] - Publié originellement 15 janvier 2019 - JDLL 2019 (https://www.jdll.org/) - Main revlibre channelPar revlibre@tube.piweb.be

Considered as a technological solution to the energy transition and more generally to environmental issues, digital technology has been widely promoted for more than 10 years by politic...

Confidentialité Publique - Catégorie Science & Technologie - Licence Attribution - Étiquettes écoinfoenvironnementINRIAlogicielslibresnumérique - Durée 43 min 54 sec

Source : https://www.youtube.com/watch?v=b8yL-ikvszE&amp ;vl=fr

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8.
Le numérique : menace ou espoir pour l’environnement ? Vidéo 51:46 - 15 avril 2019 - Fondation Rovaltain

Par Françoise BERTHOUD, Directrice du Groupements de Service EcoInfo du CNRS et Kevin MARQUET, Maître de conférences à l’Institut National des Sciences Analytiques de Lyon. Avec son cortège de dématérialisation et d’accélération des technologies, le numérique peut-il être un accélérateur de la transition écologique ? Ou au contraire représente t il, du fait de sa consommation en ressources et en énergie, une menace pour l’environnement ? Catégorie : Science et technologie

Source : https://www.youtube.com/watch?v=7TBb4FFdUpA

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9. L’insoutenable croissance du numérique Par Justin Delépine 15/01/2020 Alternatives Economiques n°397– Extraits et sous-titres

« Le numérique connaît une croissance exponentielle et son empreinte environnementale également. Avec la multiplication des équipements et des usages, ce n’est pas près de s’arrêter ».

Autant de gaz à effet de serre que la Russie

A lire Alternatives Economiques n°397 - 01/2020 - Pollution : la face cachée du numérique

Sur le même sujet ; Pollution et numérique : début d’une prise de conscience

Production très gourmande

« En moyenne, une donnée numérique parcourt 15.000 km » - « Sur le cycle de vie d’un smartphone, sa production représente 90 % de son empreinte énergétique et son alimentation (rechargement des batteries) 10 %. Mais à cela il faut ajouter le fonctionnement du réseau qu’il utilise… »

Grosse chaleur dégagée

« Toute cette infrastructure est sous tension électrique constante. Elle est donc gourmande en courant. En France, par exemple, le numérique représente 10 % de la consommation électrique nationale, soit 40 tWh… »

A plein régime et en continu

« Or, que ce soient les opérateurs de réseau, comme les fournisseurs d’accès à Internet, à l’instar d’Orange, Bouygues ou SFR, ou ces gestionnaires de centres de données que sont les fournisseurs de contenus comme Netflix, Google ou Facebook, chacun cherche à tout prix à combattre « le risque de latence » pour l’utilisateur… »

« Les infrastructures sont largement surdimensionnées », résume Laurent Lefèvre de l’INRIA

Une économie sans limites

« Le numérique s’est en effet construit avec la volonté de livrer un service toujours plus efficace et rapide, mais avec une très faible, voire une absence, de prise en compte de son poids énergétique et environnemental… »

Le royaume de l’obsolescence

« Le déploiement à venir de la 5G le montre. Le réseau mobile de cinquième génération, qui doit rentrer en application dans les années à venir, est le résultat d’une innovation technologique, mais il promet de multiplier encore davantage la consommation de données… »

Faible recyclage

« Avec un tel renouvellement, nos armoires se remplissent de vieux smartphones et ordinateurs. Car en fin de vie, ces déchets n’aboutissent pas toujours dans la poubelle appropriée. Le taux de collecte des téléphones portables n’est que de 49 % en France, contre 95 % pour les ordinateurs… »

1. Il n’existe pas de chiffre global sur la consommation énergétique du numérique issu de mesures directes, mais uniquement des projections réalisées à partir d’échantillons représentatifs. Nous utilisons ici principalement les chiffres de The Shift Project, dont les calculs s’appuient sur la méthode Andrae et Edler.

Lire l’article complet à la sourcein Alternatives Economiques n°397 - 01/2020

Alternatives Economiques-Contactez-nous : Service relations clients Rédaction Signaler un contenu illicite Qui sommes-nous ? - Soutenez-nous : Alternatives Economiques est une coopérative 100% indépendante qui appartient à ses salariés et qui ne vit que grâce à ses lecteurs. Nous avons besoin de vous pour faire vivre ce projet.

https://lh3.googleusercontent.com/j...

Source : https://www.alternatives-economiques.fr//linsoutenable-croissance-numerique/00091337?utm_source=emailing&amp ;utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne&utm_content=15012020

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Empreinte environnementale du numérique mondial : une forte hausse depuis 2010 (étude) - Posté par La rédaction – Document ‘cddd.fr’

La démocratisation du numérique a complètement bouleversé notre quotidien, apportant son lot d’innovations et de transformations mais aussi d’impacts sur l’environnement. Ces derniers sont de plus en plus importants comme le révèle l’étude « Empreinte environnementale du numérique mondial  » réalisée par le think tank ‘GreenIT.f’r dont le fondateur Frédéric Bordage forme les membres du C3D à la sobriété numérique. Décryptage des principaux résultats.

L’impact environnemental du numérique multiplié par trois entre 2010 et 2025

L’étude de GreenIT.fr a utilisé la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV) pour déterminer l’évolution de l’empreinte environnementale du numérique mondial entre 2010 et 2025. Et les résultats sont édifiants. Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, l’empreinte environnementale du numérique représente un pays d’environ deux à trois fois la France. Le numérique participe activement à l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables et au réchauffement climatique.

Ses impacts sur l’environnement découlent surtout de la fabrication des divers équipements destinés aux utilisateurs (ordinateurs, box, téléviseurs connectés, smartphones) qui représentent entre 59 et 84 % des impacts. Viennent ensuite la consommation électrique des équipements, la consommation électrique du réseau numérique, la fabrication des équipements de réseau puis la consommation électrique des centres informatiques (entre 1 à 16 % des impacts).

Mais au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette étude est la vitesse avec laquelle ces impacts ont augmenté. En valeur absolue, sur la période 2010-2025, l’étude prévoit que les impacts environnementaux du numérique vont tripler. Ce qui concerne surtout les émissions de gaz à effet de serre liées au numérique, multipliées par trois.

L’étude révèle aussi que les sources des éléments numériques à l’origine de son impact environnemental sont en pleine transformation. Alors que jusqu’en 2015 les ordinateurs et imprimantes étaient les premières causes de pollution, un basculement s’est opéré. Depuis, ce sont les télévisions, les smartphones et objets connectés qui génèrent le plus d’émissions de gaz à effet de serre, preuve d’un changement des habitudes de consommation. D’après l’étude, le nombre d’objets connectés entre 2010 et 2025 devrait être multiplié par 48 et la taille des téléviseurs devrait doubler.

Ces résultats n’annoncent donc rien de bon pour notre planète mais l’étude se veut pédagogique et non pessimiste, c’est pourquoi elle liste un certain nombre de solutions pour transiter vers une « low-tech numérique ».

Des solutions simples et efficaces pour diminuer l’empreinte environnementale du numérique

Ce rapport évoque un certain nombre de préconisations pour changer l’impact environnemental du numérique. Il propose notamment de réduire le nombre d’objets connectés en les mutualisant, de réduire le nombre d’écrans plats pour les remplacer par d’autres dispositifs d’affichages, ou encore d’augmenter la durée de vie des équipements.

Pour que ces mesures puissent être mises en œuvre, l’étude de GreenIT.fr invite les pouvoirs publics à adopter différentes normes pour :

  • Rendre obligatoire la distinction entre mise à jour logicielle corrective et évolutive ;
  • Interdire les offres commerciales d’engagement ou réengagement contre des équipements quasi-gratuits ;
  • Consigner les équipements numériques pour en favoriser le recyclage.
    Mais Frédéric Bordage, auteur de l’étude, estime qu’il faut aller plus loin qu’une simple réduction des gaz à effet de serre : « Nous sommes à l’heure du choix : allons-nous augmenter continuellement la diagonale des écrans géants qui trônent au milieu du salon et les renouveler à chaque coupe du monde de football ? Ou préférons-nous préserver les dernières ressources numériques disponibles pour garantir la résilience de l’humanité ? ».

Comme le rappelle ce rapport, l’urgence écologique touche tous les domaines. Il est impératif de changer nos habitudes de consommation numérique et d’adopter une posture de sobriété, en articulant high tech et low tech numérique, afin de faire du digital un outil au service de la résilience. Pour changer les habitudes du plus grand nombre, le C3D poursuit dans cette optique une formation à la sobriété numérique avec Frédéric Bordage, pour que ses membres deviennent ambassadeurs des bonnes pratiques digitales.

A propos du C3D Contact Partenaires - Créé en 2007, le Collège des Directeurs du Développement Durable (C3D) est une association de type loi 1901, réunissant plus de 150 directeurs du développement durable et de la RSE d’entreprises et d’organisations privées et publiques.

© 2016 Copyright C3D. Tous droits réservés. Source : http://www.cddd.fr/etude-greenit-empreinte-numerique-environnement-forte-hausse-depuis-2010/

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8 bis.
L’impact environnemental du numérique – Document ‘ordi3-0.fr’ - Ilustration

Ordi 3.0 est un « un projet national de territoire », à dimension collective, participative et sociale, développé avec le soutien de l’ensemble de la collectivité territoriale (citoyens, porteurs de projets associatifs et entrepreneuriaux, opérateurs de la collecte, de la réparation, du réemploi d’équipements électriques et électroniques et de sa réutilisation), pour développer une filière nationale de collecte, de rénovation et de redistribution de matériels informatiques permettant les usages du numérique par le plus grand nombre de personnes physiques et morales, dans une démarche d’économie solidaire, circulaire et de qualité environnementale.

Un constat alarmant : Internet et l’ensemble des nouvelles technologies consomment chaque année environ 7% de la production mondiale d’électricité.

Selon le rapport Clicking Clean publié le 10 janvier 2017 par Greenpeace, le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. La pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation.

Selon Green IT, les émissions de gaz à effet de serre produites par internet varient de la façon suivante :

  • les utilisateurs qui contribuent à 47 % des émissions ;
  • le réseau à 28 % ;
  • le centre de données (data center) à 25 %.
    L’empreinte écologique du numérique est loin d’être négligeable même si elle paraître anodine comparé à la consommation en CO2 de notre voiture et si est difficile de croire que l’on puisse ’polluer’ en en surfant sur Internet, en restant tranquillement installé dans son canapé. Pourtant à en croire Gerhard Fettweis de l’Université de Dresde, si dans 25 ans, si les technologies informatiques ne progressent pas, l’internet consommera autant d’énergie que l’humanité en 2008 !

Pourquoi pollue-t’on sur Internet - Le Tatou : Youtube 28 juin 2017

Pourtant, courriels, réseaux sociaux, recherches d’informations sur internet, commerce en ligne, conférences vidéo ou audio... améliorent les échanges, évitent les déplacements favorisent les téléactivités et participent à la limitation de nos émissions de gaz à effet de serre. Mais à l’inverse le fait surfer sur le Net, d’envoyer un email, de télécharger des documents, les partager a un poids pour la planète, d’autant plus important que nous sommes actuellement 2 à 3 milliard d’internautes à naviguer sur le Web quasi quotidiennement, tant pour notre vie professionnelle que personnelle. Il ne semble pas assuré que les avantages positifs du numérique en terme d’impact énergétique équilibre ou compense les préjudices que ceux-ci infligent à l’environnement, si l’on en juge par les chiffres et exemples inquiétants que nous rapportent les études scientifiques les plus sérieuses :

  • Le simple fait de regarder une heure de vidéo sur une tablette ou un smartphone consomme d’avantage d’électricité qu’un réfrigérateur pendant toute une année ;
  • Un personnage virtuel de Second Life consomme chaque année autant d’électricité qu’un Brésilien et 10 fois plus qu’un Camerounais ;
  • Une recherche sur Google pourrait, à ce qu’on dit, chauffer une tasse de thé ;
  • Télécharger la version électronique d’un quotidien consomme autant d’électricité que de faire une lessive (source : institut de recherche IZT) ;
  • La vidéo Gangnam Style, visionnée 2,7 milliards de fois sur la planète, a induit une demande d’électricité équivalente à la consommation annuelle d’une petite centrale ;
  • En France, chaque salarié, dans une entreprise de 100 personnes, reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33. A raison d’une taille moyenne d’1 Mo ;
  • Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’envoi des courriers électroniques d’une entreprise de 100 personnes représente chaque année 13,6 tonnes de CO2, soit 14 allers-retours Paris-New York ;
  • L’empreinte carbone mondiale annuelle du spam équivaut à 3 millions de voitures sur la route chaque année. 17 millions de tonnes de CO2 sont ainsi relâchées dans l’atmosphère, soit 0,2% des émissions mondiales (source : ICF).
    En cause, l’utilisation d’énergie engendrée par le fonctionnement des ordinateurs de l’émetteur et du destinataire du mail, la production de cet ordinateur et notamment de ses composants électroniques ainsi que le fonctionnement des data centers, qui stockent et traitent les données.

La fabrication des équipements informatique, une phase très polluante

C’est surtout la phase de fabrication, dont le bilan environnemental, domine largement, la contribution de l’informatique à l’ensemble des impacts environnementaux » soulignent les auteurs de l’ouvrage : La face cachée du numérique. Elle concentre plus de 80% des impacts résultant de l’extraction des matières premières et de la fabrication des équipements (épuisement des ressources, effet de serre, destruction de la couche d’ozone, consommation d’énergie, pollution par les métaux lourds et les perturbateurs endocriniens).

Selon le cabinet d’étude Carbone 4, le fait que l’empreinte carbone des Français ait stagné, et non baissé, ces cinq dernières années s’explique par le poste « informatique », dont les consommations augmentent, contrebalançant entièrement les gains réalisés sur la consommation d’énergie des logements. C’est l’équipement des Français en smartphones et tablettes qui fait exploser la note, depuis leur arrivée sur le marché en 2008.

Le développement inexorable des objets connectés

L’IDC (cabinet de conseil spécialisé) dans un rapport ’The digital universe of opportunities : rich data and the increasing value of the internet of things’ prévoit qu’en 2020, 212 milliards d’objets connectés seront en activités dans la planète et que le poids des données transférées annuellement atteindra les 40 000 milliards de Go.

Eviter la fabrication de ces équipements, et pour le moins, rallonger leur durée de vie par le réemploi, la réparation et la mutualisation de leur usage, est une mesure impérieuse qui amoindrirait leur impact environnemental. « Actuellement, les appareils sont renouvelés tous les 18 mois en moyenne, alors que leur durée de vie technique est de 7 à 8 ans », déplore Fabrice Flipo (co-auteur de la Face cachée du numérique.

La consommation électrique des infrastructures de Internet (centre de données, liaisons et matériel associés aux réseaux)

L’article du New York Time « Energie, pollution et Internet », ouvre ainsi son enquête du quotidien américain sur le coût écologique du Cloud computing (informatique dans les nuages, le fait que nos données soient stockées, non pas dans les nuages, mais dans des infrastructures très matérielles).

« Des dizaines de milliers de data center (gigantesques bâtiments abritant des serveurs) sont aujourd’hui nécessaire pour supporter l’explosion de l’information numérique. Des quantités gigantesques de données sont mises en circulation chaque jour lorsque, d’un simple clic ou au contact du doigt, les gens téléchargent des films sur iTunes, regardent l’état de leurs comptes sur le site de leur banque, envoient un mail avec une pièce jointe, font leurs courses en ligne, postent un message sur Twitter ou lisent un journal en ligne. » 

Professeur Feuillage - Episode 08 - LA POLLUTION DU WEB : Youtube 3 fév. 2013

Les immenses bâtiments qui abritent les centres de données de Facebook, Google, Microsoft ou Twitter consomment d’énormes quantités d’énergie : ils fonctionnent souvent au maximum de leurs capacités jour et nuit, quelle que soit la demande. Ils représentaient en 2010 entre 1,1 et 1,5% de la consommation mondiale d’électricité. Google a lui tout seul possède 900 000 serveurs qui consomment au moins 2 milliards de kWh. Soit 1 % de la consommation de l’ensemble des centres de données dans le monde et 0,01 % de la consommation mondiale d’électricité.

Les ‘data centers’ consomment plus d’électricité aux Etats-Unis que l’industrie automobile, selon le site Wordless Tech.

Ce type d’infrastructure consomme près 30 milliards de watts, soit l’équivalent de la production de 30 centrales nucléaires. Un seul data center peut consommer plus d’énergie qu’une ville moyenne. En 2020, leurs émissions de CO2 pourraient dépasser celles du trafic aérien mondial. 

En moyenne, 6 et 12 % de l’énergie consommée est réservée à la puissance de calcul. Le reste sert, en particulier à refroidir des bâtiments, souvent immenses, les ventilateurs doivent maintenir une température constante, propice au bon fonctionnement du matériel.

L’efficacité énergétique du data center où se trouve le serveur qui héberge le site web varie, en fonction des divers éléments, comme par exemple :

  • la qualité des composants électroniques ;
  • le système de refroidissement utilisé ;
  • la provenance de l’énergie utilisée (énergies renouvelables est la solution la plus écologique).
    Quelques entreprises seulement utilisent des logiciels entièrement repensés et des systèmes de refroidissement adaptés pour économiser de l’énergie, comme Google et Facebook qui ont repensé leur modèle de fonctionnement et ont massivement investi dans les énergies renouvelables.

La consommation électrique du surf - Internet 

Repportage de hi-tech euronews.flv sur la consommation électrique. des Centres de recherche - Youtube 14 sept. 2012

Le coût énergétique de la navigation en ligne et de la consultation de sites

En plus de consommer de l’électricité juste en étant allumés, tablettes, ordinateurs et smartphones vont en utiliser davantage lors des visites de diverses pages web. Surfer sur le Net s’avère polluant pour l’environnement dans le sens où les serveurs consomment de l’électricité et dégagent de la chaleur. Selon l’Ademe, la recherche d’information via un moteur de recherche représente au final 9,9 kg équivalent CO2 par an et par internaute. Selon Le projet « Web energy archive » la consommation électrique liée à la consultation des sites varie selon diverses circonstance :

  • La plate-forme matérielle : environ 50 Wh pour 1000 pages visités via un PC et 9 Wh pour 1000 pages, via des terminaux mobiles ;
  • Le navigateur Chrome est le plus énergivore ;
  • Le type de sites (nombre d’images, de vidéos …) présentent des variations entre 10 et 250 mWh. Chrome consomme 3 fois plus que Firefox.
    Les 100 sites français les plus visités consomment 8 GWh par an soit la consommation de plus de 3 000 foyers français. Créer des sites ’écologiques’ permettrait d’économiser 20 à 25 % d’énergie, notamment au niveau de la batterie des appareils qui les lisent. Sur une hypothèse de 1 heure de consultation par jour, on pourra avoir une différence de 10,6% d’autonomie en moins soit quasiment un cycle de décharge en plus tous les 10 jours », précise le rapport d’étude. 

Pour que les sites Internet deviennent plus écologiques, les développeurs doivent réduir les image, en limitant l’usage du flash, et des affichages publicitaires.

Interview de Jonathan Schaeffer, ingénieur et informaticien au CNRS de Brest pour parler des méfaits de l’internet sur l’écologie : Youtube 7 mars 2016

L’émission de CO3 généré par l’envoi de courriels

Selon le site Arobase, chaque jour, c’est une inflation de messages (plus de 215 milliards d’e-mails en 2016 (hors spam) qui sont envoyés dans le monde. Dans un rapport de 2014, l’Ademe estimait que l’envoi d’un e-mail de 1 Mo produit l’équivalent de 15 grammes de CO2. L’impact climatique varie avec le poids des pièces jointes et le nombre de destinataires. Par exemple, l’envoi de 33 e-mails d’1 Mo à 2 destinataires par jour et par personne génère annuellement des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, soit l’équivalent de plus de… 1 000 km parcourus en voiture. Au niveau d’une entreprise de 100 collaborateurs, l’envoi d’e-mails génèrerait ainsi 13,6 tonnes de CO2 par an.

’Les transferts d’informations mis en œuvre lors de l’envoi d’un courriel ou d’une requête nécessitent à chaque étape des équipements qui consomment de l’énergie tant pour leur fabrication que pour leur fonctionnement. Cette consommation et les matériaux nécessaires à la fabrication des matériels entrent en compte dans le calcul de l’impact de ces opérations.’

Selon les moments et selon les mesures, le spam représente entre 55 et 95 % du trafic total de l’e-mail. La majeure partie (près de 90%) est filtrée en amont par les outils anti-spam des messageries et est donc invisible aux yeux des internautes (elle n’apparaît donc pas dans le dossier Indésirables). (sources Vade RetroAltospamSignal Spam).

Lire aussi sur ce dossier l’article sur le site fournisseur-energie.com : Internet, le plus gros pollueur de la planètre ?

Moins d’impacts, C’est possible ! - Les recommandations de l’ADEME dans son rapport : Internet, courriels : réduire les impacts

À l’achat : du matériel économe et adapté

Un ordinateur portable consomme 50 à 80 % moins d’énergie qu’un ordinateur fixe. Choisissez un ordinateur adapté à vos besoins, sans suréquipement. Privilégiez les modèles portant l’Écolabel Européen ou certifiés Energy Star.

  • Une utilisation plus économe de de l’ordinateur ;
  • utilisez le mode veille avec discernement. Un ordinateur en veille utilise encore 20 à 40 % de sa consommation en marche. Autant l’arrêter le plus souvent possible !
  • branchez votre ordinateur sur une multiprise à interrupteur car la plupart des ordinateurs continuent à consommer, même à l’arrêt ;
  • débranchez votre portable dès que ses batteries sont chargées ;
  • diminuez la luminosité de l’écran. Vous consommerez moins et c’est aussi plus confortable pour la vue ;
  • évitez les économiseurs d’écran avec des graphismes en 3D. Ils sont destinés à prolonger la durée de vie de mais peuvent consommer autant, sinon plus que le mode actif. Ne les confondez pas avec les économiseurs d’énergie qui assurent des économies conséquentes quand l’ordinateur est en mode veille.
    Des conseils pour limiter la consommation énergétique des courriels
  • Réduire l’importance du nombre de destinataires. Je cible les destinataires de mes message ; Ainsi, décupler leur nombre multiplie par 4 les émissions de gaz à effet de serre tandis que soustraire un destinataire permet de gagner 6 g équivalent CO2, soit 44 kg par an et par personne.
  • Quand je réponds à un message groupé, je sélectionne les destinataires de ma réponse : je ne l’envoie qu’à ceux qui sont concernés !
  • J’envoie des documents faciles à lire et donc rapides à consulter avec peu de texte pour raccourcir le temps de lecture.
  • J’optimise la taille des documents que j’envoie (fichiers compressés, images et PDF basse résolution, lien hyper-texte à la place d’un document...).
  • Je supprime les pièces jointes qui peuvent être attachées au message quand je réponds à un correspondant.
  • Je cherche une solution alternative si mon courriel est très lourd.
  • Je limiter le temps de stockage des mails et des pièces jointes : plus le courriel est conservé longtemps, plus son impact sur le changement climatique sera fort.
  • Je gère ma boîte en essayant de ne conserver que les courriers électroniques nécessaires, et seulement pendant qu’ils le sont. Je fais un tri régulier de ma boîte courriel.
  • Je supprime immédiatement tous les spams ! Encore mieux, j’installe un anti-spam sur mon ordinateur.
    Extrait DVD ’Internet, la pollution cachée’ editionsmontparnasse - Youtube 3 mars 2015

Comment limiter les impacts des requêtes Web

  • Je simplifie mes recherches. Pour éviter d’utiliser le moteur de recherche, j’entre directement l’adresse URL d’un site et j’enregistre les sites que je consulte souvent comme « favoris » dans le navigateur internet.
  • J’optimise ma recherche en utilisant des mots-clefs précis et je cible ma demande : je limite ainsi la sollicitation des serveurs du moteur de recherche.
    Autant d’actions qui permettent de gagner 5 kg éq CO2 par an et par personne.

Plus généralement et quel que soit le type d’opération :

  • Je n’imprime les messages, les pièces jointes, les pages web que si c’est utile ;
  • Je réduis l’usage des clouds qui permettent de stocker en ligne des photos, des vidéos.. ;
  • Je règle mon imprimante « qualité brouillon » et « recto-verso » ;
  • J’éteins la connexion internet la nuit ;
  • Je ne regarde pas la télévision, via des sites web.
     Voir aussi :

Article de Rue 89 sur les écogestes numériques

Dossier du CERDD sur le numérique et l’écologie 

Le recours aux logiciels libres pour limiter l’impact écologique de l’informatique 

Il est encore à noter la performance accrue des logiciels qui exigent des machines de plus en plus puissantes et énergivores. Windows et Office de Microsoft excitent à l’excès, sans que cela soit toujours nécessaire, la puissance du processeur, la mémoire vive et l’espace disque en contraignant les consommateurs à acheter des ordinateurs, toujours plus puissants et adaptés à cette cadence de travail et donc, de plus en plus énergivores. Alors que des logiciels libres, plus légers permettent de faire durer les appareils (logiciels libres auxquels recourent habituellement les structures de l’économie sociale et solidaire qui assurent la rénovation des équipements de seconde main (cf. programme Ordi 3.0).

L’esprit dans lequel se développe les logiciels libres va de pair avec des valeurs et une philosophie centrée sur l’humain (et non la technologie) et les biens communs. Le modèle libre contribue au développement d’une informatique plus durable. L’esprit du libre inspire des domaines de la société qui recourent aux technologies du numérique, tels l’open hardwarel’open foodl’open datal’open seed initiativeles creative commons (entre autre), poussent à la relocalisation de la production, à l’indépendance et à la créativité, tout en se focalisant sur les besoins réels des consommateurs, souvent intégrés dans le circuit de production (voir à ce sujet l’article sur le peer-to-peer).

Les logiciels libres permettent de limiter l’impact environnemental et la consommation énergétique du secteur informatique. Ils permettent :

  • de meilleures optimisations techniques donc une meilleure efficacité énergétique ;
  • de s’approprier une application et de la faire évoluer selon ses propres besoins, ce qui permet par exemple d’avoir une version plus légère d’un système d’exploitation et de faire tourner des applications sur des ordinateurs d’anciennes générations ou d’occasion.
  • d’éviter les contraintes imposées par des éditeurs d’applications, qui incitent au renouvellement d’un matériel (qui pourtant fonctionne encore bien).
    Voir ressources logicielles libres sur le site ordi3.0 - Accueil

Source : http://www.ordi3-0.fr/impact-environnemental-numerique.html

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9.
Le numérique est une ressource critique – Document ‘GreenIT.fr’

Dans un article précédent, nous avons défini le numérique comme une ressource épuisable et non renouvelable.

L’objectif de cet article est de vous faire prendre conscience du caractère critique du numérique. Ainsi, à l’issue de votre lecture, vous devriez considérer le numérique comme une ressource critique non renouvelable.

Une ressource est considérée comme critique lorsque l’humanité en a absolument besoin pour survivre ou pour perpétuer la civilisation. L’air, l’eau, et les terres arables sont des ressources critiques car elles sont vitales. Elles répondent aux besoins physiologiques de base (pyramide de Maslow).

Si le numérique n’est pas vital à court terme, il est en revanche indispensable au mode de vie et à l’organisation de la société d’aujourd’hui.

Communiquer : un besoin critique

Communiquer et sauvegarder notre savoir sont deux opérations essentielles à la survie et au développement de l’humanité. En effet, si le genre homo, et notamment homo sapiens, s’est si bien adapté aux changements de son environnement, c’est grâce à sa capacité à s’organiser et à transmettre des informations de générations en générations. Deux opérations grandement facilitées par les moyens modernes de sauvegarde et de transmission d’information : le numérique.

Il y a 50 ans déjà, pouvoir continuer à communiquer, même après une attaque nucléaire massive, était considéré comme… critique. C’est dans cette logique que les Etats-Unis, alors en pleine guerre froide avec l’URSS, ont décidé de créer l’Arpanet, ancêtre de l’internet moderne.

Le monde moderne, totalement dépendant du numérique

Depuis la création d’Arpanet et sa mutation en l’Internet, nous sommes devenus totalement dépendants du numérique. Le monde d’aujourd’hui est en effet binaire à bien des égards. Prendre rendez-vous chez un médecin, payer ses impôts, sauvegarder puis regarder ses photos souvenirs, travailler, choisir un itinéraire routier, gérer les feux tricolores, diffuser et écouter la radio et la télévision, passer un scanner ou une IRM : tous nos usages quotidiens – des plus farfelus aux plus vitaux – reposent désormais sur le numérique.

Dans ce contexte, il est difficile d’imaginer un monde sans numérique. Et pourtant, comme nous l’avons vu dans l’article précédent : en tant que ressources, notre stock de numérique s’épuise inexorablement.

Imaginez maintenant un monde sans numérique : cela serait nécessairement le chaos à court terme, le temps que la société se réorganise “à l’ancienne”. Il faudrait au moins une génération pour ressortir le papier, les fax, les lignes téléphoniques analogiques, les CB, etc. et réorganiser les bases de nos échanges avec ces outils.

L’enjeu n’est pas tant de faire à l’ancienne – nous y parviendrons – que de réussir à ralentir et décroître dans le calme.

Le monde d’aujourd’hui brasse en effet des quantités astronomiques de données, à la vitesse de la lumière. L’économie repose désormais sur cet axiome : de plus en plus de données de plus en plus vite.

Si cette inévitable transition vers la rareté du numérique n’est pas gérée à temps, nous risquons fort de nous retrouver avec de gros blocages économiques et sociaux qui pourraient accélérer l’effondrement en cours. Un cercle vicieux s’enclencherait alors, nous plongeant dans un univers “à la Mad Max” car la désorganisation de la société génère le chaos qui profite aux plus forts.

Sauvegarder notre savoir pour préserver notre avenir

Au-delà de la capacité d’échange indispensable à l’organisation globale de la société, c’est notre capacité à transmettre notre connaissance et notre culture, de génération en génération, qui distingue l’homme de l’animal. Notre “réussite” en tant qu’espèce est en effet étroitement liée à notre aptitude à capitaliser la connaissance et la transmettre au fil du temps.

Nous prenons pour acquis le fait que notre culture et notre connaissance sont en lieu sûr. Mais ce n’est absolument pas le cas avec le numérique.

Les documents critiques des Etats sont stockés sur papier en caractères lisibles par des êtres humains. Et il y a une bonne raison à cela. Dans 500 ans, il y a infiniment plus de chances que l’humanité puisse lire des documents papiers écrits avec des mots et des phrases plutôt qu’une carte perforée ou un disque dur. Qui est encore capable de lire une disquette 5 pouces ¼ dont la commercialisation a cessé il y a moins de 30 ans ?

Dans ce contexte, nous devrions nous garder du tout numérique et il est heureux que les livres et autres documents papier continuent à sédimenter notre savoir et notre culture. Car ce sont finalement les meilleurs moyens de transmissions dont nous disposons sur le long terme.

J’espère vous avoir convaincu que le numérique – que cela soit souhaitable ou pas – joue un rôle prépondérant dans la bonne marche de la société actuelle, et qu’à ce titre, il est urgent de :

  • le considérer comme une ressource critique,
  • mais aussi de lui trouver des alternatives.
    C’est l’objet du prochain article qui portera sur la “low-tech numérique”, une approche que nous avons imaginé il y a déjà quelques des années et qu’il est désormais urgent de mettre sur le devant la scène. Source : GreenIT.fr

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10.
Définition de l’Informatique Durable selon Wikipédia

L’informatique durable1,2, l’informatique verte3,4, le numérique responsable5, ou encore le green IT6 (appellation officielle en français : éco-TIC7) est un ensemble de techniques visant à réduire l’empreinte sociale, économique et environnementale du numérique.

Dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), elle conçoit ou recourt à des écotechniques afin de diminuer les impacts que les TIC font subir à l’environnement au cours de leur cycle de vie.

L’informatique durable participe au développement durable par l’écoconception de produits et services numériques, la conception de systèmes d’information durables ou l’optimisation et le changement de modèles d’un TIC8,9… » - Article complet à lire ici

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11.
Le numérique est-il bon pour l’environnement ? 26/09/2018 - Document ‘cgslb.be’ – Illustration

D’après une étude menée par l’association mondiale des opérateurs, nous sommes actuellement cinq milliards à posséder un téléphone portable. Et rares sont les entreprises qui peuvent se passer des ordinateurs ou d’internet, que le numérique soit leur cœur de métier ou non. C’est sûr, la numérisation de l’économie bat son plein ! Mais à quel prix ?

L’innovation technologique est indispensable pour réussir la transition vers une société sobre en carbone nous dit-on. Mais quand on sait que les ressources qui font le succès des technologies numériques sont limitées et non renouvelables, la transition juste par l’innovation technologique est-elle supportable ?

Retombées positives

Les technologies numériques transforment notre façon de consommer, de travailler, de produire, de nous déplacer, d’apprendre et même de prendre part à la vie publique. Elles peuvent aussi nous apporter de nouvelles solutions pour répondre aux défis environnementaux, car un ordinateur offre des possibilités extraordinaires pour rassembler, trier, analyser, stocker et récupérer les données. Aujourd’hui, la magie de la technologie nous permet de réaliser :

  • l’observation et la surveillance de l’état de notre planète en temps réel (qualité de l’air, des forêts, des stocks et flottes de pêche) ;
  • la gestion optimale de nos systèmes énergétiques, alimentaires ou encore de mobilité ;
  • l’adaptation de l’éclairage public aux besoins réels des populations ;
  • la détection des fuites d’eau dans les réseaux ;
  • le désencombrement de la circulation et des flux de transport, l’information en temps réel des alternatives de mobilité disponibles ;
  • des améliorations en matière d’efficacité énergétique et en production d’énergie renouvelable.
  • l’optimisation de la collecte des déchets, l’utilisation des intrants dans l’agriculture, etc.
    Cependant, le numérique n’est pas que du virtuel. Malgré les retombées positives dans le domaine de l’environnement et d’autres domaines, le passage vers l’ère numérique laisse des traces bien réelles, elles.

Quelles traces ?

La fabrication des appareils et des infrastructures numériques demandent des quantités impressionnantes de ressources naturelles non renouvelables et parfois extrêmement rares.

On parle d’une cinquantaine à une soixantaine de métaux impliqués dans la fabrication des équipements électroniques de notre quotidien. Un téléphone portable par exemple contient une quarantaine d’éléments, soit presque la moitié des éléments du tableau de Mendeleïev ! En plus de la quantité impressionnante d’ingrédients différents, ce qui est surtout remarquable c’est leur circuit d’approvisionnement extrêmement complexe. Chaque étape, de la prospection à la transformation en passant par l’extraction et le transport représente une source de pollution alarmante.

Destruction et gaspillage

L’extraction de métaux rares est de loin la première source d’impacts environnementaux, suivi, en fin de vie, de la production de déchets particulièrement nocifs. Elle nécessite le recours aux énergies fossiles, le gaspillage d’énormes quantités d’eau, la destruction d’espaces naturels et le déversement de produits chimiques qui vont avoir un effet néfaste sur la biodiversité et donc sur l’environnement. Par ailleurs, l’exploitation des ressources minières, qui ne profite qu’à une minorité, provoque des conflits régionaux et le travail forcé des enfants.

Gouffres énergétique

Sur le plan énergétique, le développement fulgurant des technologies, combiné à l’entrée dans l’ère numérique provoquent une explosion de la quantité de données échangées et par conséquent un besoin accru en énergie des « data center ». Ces usines du numérique, qui abritent des milliers de serveurs de stockage des données sont des gouffres énergétiques. Il faut des quantités impressionnantes d’électricité pour les faire fonctionner et les refroidir. Selon Greenpeace, les data center sont responsables de 2 % des émissions de CO2.

Si la transition numérique est inévitable, il s’avère donc relativement nécessaire de réfléchir à la manière dont elle doit s’opérer, car elle ne doit pas se faire au détriment de l’environnement.

Colloque sur le numérique, l’environnement et l’emploi

Actuellement nul ne peut encore savoir avec précision quelle sera la portée des changements annoncés de la « révolution numérique » sur l’environnement, le monde du travail et l’emploi. Voilà pourquoi pour faire avancer la réflexion, la cellule environnement organise au CEME de Charleroi, une journée d’information autour du concept de la numérisation le 22 novembre 2018 .

Renseignez-vous au 02 558 53 13 ou en envoyant un e-mail à charline.wandji@cgslb.be

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12.
« La fracture numérique constitue une bombe à retardement dans la mesure où 100 % des services publics seront dématérialisés d’ici 2022 » Publié le 12 janvier 2020 à 06h00 – Par Jean-Philippe Mengual (Président de HYPRA, entreprise solidaire d’utilité sociale spécialisée dans l’accès des personnes handicapées et malvoyantes aux services numériques) et Corentin Voiseux (Directeur général de HYPRA) - Document ‘lemonde.fr/idees’ - Article réservé aux abonnés – Photo. « Les référentiels nationaux (passeport informatique, PIX - le service public en ligne d’évaluation, développement et certification des compétences numériques) placent toujours la maîtrise technique au premier plan dans les apprentissages. » Andrew Brookes/Westend61 / Photononstop - Tribune

Rappelant dans une tribune au « Monde » que 100 % des services publics seront dématérialisés d’ici 2022, les experts de l’accès au numérique Jean-Philippe Mengual et Corentin Voiseux prônent un changement de méthode pour les publics en difficulté.

Tribune. Quelques mois seulement après son arrivée au pouvoir, le président de la République avait proclamé le 29 septembre 2017 cet objectif : « il faut réduire la fracture numérique en Europe. » L’action du gouvernement se matérialisait en mars 2019 par un plan visant à démocratiser l’accès au haut débit (100 millions d’euros pour s’attaquer à cette fracture numérique dite « primaire ») et à mieux former les Français aux usages du numérique par le moyen du « pass numérique » (10 millions d’euros pour cette fracture dite « secondaire »).

13 millions de Français se disaient alors en difficulté avec le numérique. Le problème était financier, pensait-on : il suffisait de solvabiliser ceux qui souhaitent se former, exactement sur le mode des tickets-restaurants permettant aux salariés de bénéficier de leur repas du midi. Le tout dans des lieux « dédiés ».

Lire aussi Jacques Toubon s’inquiète de l’effet de la dématérialisation sur l’accès aux services publics

La bonne nouvelle, c’est que ces structures existaient déjà et leur personnel aussi. On les appelait déjà « établissements publics numériques » (EPN pour les initiés, « cyberbases » pour les anciens), en clair le plus souvent une bibliothèque, une médiathèque ou un point d’accueil, ou mieux encore un « tiers lieu » depuis que ce terme est à la mode. Dans ces établissements, on trouvait depuis déjà depuis plus d’une dizaine d’années des « médiateurs numériques ».

Une politique « industrielle » d’inclusion numérique

La moins bonne nouvelle, c’est que bien des années après leur création, on retrouve toujours ce chiffre de 13 millions de personnes exclues du numérique. De fait, lors des réunions préparatoires au lancement de la stratégie nationale d’inclusion numérique, les dirigeants d’EPN ou les médiateurs numériques expliquaient que les publics ne se présentaient pas, et que beaucoup devaient fermer faute de financement… Antoine Darodes, alors directeur de l’Agence du numérique et désormais directeur de cabinet de l’actuel secrétaire d’Etat au numérique, donnait son diagnostic à l’occasion d’une réunion de concertation : « Les EPN ont un problème de marketing, il faut les rendre plus sexy. »

La difficulté historique des EPN à porter une politique « industrielle » d’inclusion numérique s’expliquerait donc, d’après les pouvoirs en place, par deux raisons : les gens ne se forment pas par manque de moyens, et ils ne poussent pas la porte des EPN parce que ceux-ci ne sont pas assez attractifs ou visibles sur leur territoire…

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13.
« Selfie » ou petit traité de pathologie numérique Par Murielle Joudet Publié le 15 janvier 2020 à 07h00 – Document ‘Le Monde’ - Article réservé aux abonnés - Photo Manu Payet et Sébastien Chassagne dans « Selfie ». APOLLO FILMS

Une comédie à sketches, signée de cinq scénaristes, qui examine notre addiction aux écrans. L’AVIS DU « MONDE » - POURQUOI PAS

Selfie emprunte sa forme et son ton à la tradition du film à sketches tel qu’on l’a connu durant les grandes heures de la comédie italienne. Le film se donne d’ailleurs les mêmes ambitions : celles d’ausculter avec un regard aussi acerbe qu’amusé un travers humain, en l’occurrence « l’influence de la technologie numérique sur les honnêtes gens ». De la toute-puissance des algorithmes capables d’anticiper nos moindres désirs, jusqu’à la romance improbable sur Twitter en passant par la folie narcissique d’un couple obsédé par le nombre de vues de ses vidéos narrant le quotidien de leur enfant malade : Selfie se concentre sur quelques cas cliniques au détour de sketchs qui finissent par s’entrecroiser (un personnage secondaire d’un épisode est le héros d’un autre).

Les défauts du genre

Si le diagnostic est souvent le bon, et si les conséquences de nos comportements sont poussées jusque dans leurs retranchements pour faire émerger leur caractère aussi pathologique qu’absurde, tous les sketchs n’ont pas la même d’observation. Film de scénaristes (au nombre de cinq) plus que de mise en scène, Selfie a finalement les défauts de ce genre d’exercice : les ficelles scénaristiques peinent à se dissimuler, le grotesque et l’outrance allant crescendo deviennent vite la marque de la toute-puissance des scénaristes sur leurs personnages.

Film français de Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Thomas Aurouet, Cyril Gelblat, Vianney Lebasque (1 h 47).

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Source : https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/01/15/selfie-ou-petit-traite-de-pathologie-numerique_6025907_3246.html

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14.

Lecture sur l’écran - 5. Critique d’Internet et des nouveaux médias – Dossier eduscol.education.fr- Synthèse

Des points de vue contrastés en réponse à des questions volontiers provocantes

Nicholas Carr : un article célèbre... et un livre

Is Google making us Stupid ?

Est-ce que Google nous rend idiot ?

« Il nous a semblé important de vous proposer à la lectureIs Google Making Us Stupid ?, l’article de Nicolas Carr, publié en juin 2008 dans la revue The Atlantic, et dont la traduction, réalisée par Penguin, Olivier et Don Rico, a été postée sur le FramaBlog en décembre. Dans cet article, Nicolas Carr, l’auteur de Big Switch et de Does IT matter ?, que l’on qualifie de Cassandre des nouvelles technologies, parce qu’il a souvent contribué à un discours critique sur leur impact, part d’un constat personnel sur l’impact qu’à l’internet sur sa capacité de concentration pour nous inviter à réfléchir à l’influence des technologies sur notre manière de penser et de percevoir le monde. Rien de moins. » - Le Monde.fr, le 18/12/2009

Un livre : The Shallows - Présentation du livre de Nicolas Carr - The Shallows : What the Internet Is Doing to Our Brains - Ce livre a été traduit en français sous le titre Internet rend-il bête ? Édité chez Robert Laffont.

Critique de la lecture numérique. The Shallows de Nicholas Carr

« À partir de l’analyse du livre de Nicholas Carr, The shallows, l’auteur s’interroge sur l’évolution des pratiques de lecture induites par le numérique. Celles-ci se caractérisent par une surcharge cognitive qui ne favorise pas la lecture-réflexion, construction historique et culturelle systématisée au XIIe siècle. Cette question capitale ne concerne pas seulement les « natifs du numérique », mais participe de la vie intellectuelle de tous. Cependant, il ne faut pas limiter l’analyse de la lecture sur internet à l’analyse des outils actuellement disponibles, et on peut imaginer une combinaison heureuse entre la lecture classique du livre imprimé comme lecture de référence et la lecture numérique. » - BBF 2011 - t. 56, n° 5

Je lis sur le Web donc je pense autrement

Pr. Michael Agger - Traduit par Peggy Sastre
« Pour comprendre comment Internet nous transforme, Nicholas Carr est un excellent guide. L’Internet, observe-t-il, ’se comprend mieux en tant que dernier maillon d’une longue série d’outils ayant contribué à façonner l’esprit humain’. Il est comparable à d’autres ’technologies intellectuelles’ qui ont façonné nos activités et notre culture.

Google et Platon

Les inquiétudes que nous avons sur l’Internet, les anciens Grecs les avaient sur cette nouvelle technologie qu’était l’écriture... Platon démontre comment la nouvelle technologie de l’écriture est supérieure parce qu’elle permet une transmission ordonnée et logique du savoir...

Comme un saumon à l’agonie

Carr en vient à l’ère d’Internet armé des dernières innovations en matière de science du cerveau... ’Quand nous surfons’, écrit Carr, ’nous entrons dans un environnement qui pousse à la lecture en diagonale, à une pensée pressée et distraite, et à un apprentissage superficiel’.

Mots-croisés

’Essayez de lire un livre tout en faisant des mots-croisés ; voici l’environnement intellectuel d’Internet’...

En donc quoi, nous sommes un peu plus distraits ? Peut-être que l’Internet nous aide à développer de nouveaux esprits, qui peuvent traiter et évaluer l’information en des bouffées d’attention plus brèves et directes... Ce n’est pas que nous n’apprenons rien quand nous surfons sur nos sites et nos flux d’actualité, c’est que nous ne sommes plus capables de faire les connexions minutieuses que nous faisions avant. Nous pataugeons dans des eaux peu profondes.

Consommation distraite

Le problème ne vient pas forcément d’une information en ligne qui serait d’une qualité moindre que celle des livres ou des conversations. Le problème, c’est que nous la consommons dans un état de distraction...

Fin d’un règne

Carr reconnaît tout au long de ‘The Shallows’ qu’il n’est ni possible ni souhaitable de faire reculer une technologie. Comme tout le monde, il adore les flux RSS. Mais parce que Carr est quelqu’un qui a grandi dans une configuration mentale linéaire et écrite, il essaye de capter les qualités de nos ’anciens cerveaux’ avant qu’ils ne deviennent une rareté. » - Slate, 22/06/2010

Des dossiers qui ont suivi

Internet Actu - Le papier contre l’électronique

Hubert Guillaud

Introduction
Nicolas Carr : “Est-ce que Google nous rend idiot ?”
traduction française de l’article de Nicholas Carr Is Google Making Us Stupid ? - Internet Actu, 23/01/2009

1ère partie
Nouveau support, nouvelle culture

’Lit-on de la même manière sur un support de papier et sur un support électronique ? Le débat commence à être ancien : on pourrait le faire remonter aux critiques de Socrate à l’encontre de l’écriture à une époque où la transmission du savoir se faisait uniquement de manière orale. Elle se pose également en terme de conflit depuis la naissance de l’hypertexte, comme l’évoquait Christian Vandendorpe dans Du Papyrus à l’hypertexte. Un peu comme si deux mondes s’affrontaient : les anciens et les modernes. Ceux pour qui le papier est un support indépassable et ceux pour qui le changement, la bascule de nos connaissances vers l’électronique, à terme, est inévitable.

Pas sûr que ce dossier parvienne à réconcilier les tenants de chacune des positions, qui, malgré de nombreuses nuances, semblent profondément séparer les raisonnements. A tout le moins, espérons que ce dossier permettra de résoudre quelques questions : La lecture sur nos ordinateurs a-t-elle les mêmes qualités que nos lectures sur papier ? Notre attention, notre concentration, notre mémorisation sont-elles transformées par le changement de support ? Sommes-nous aussi attentifs quand nous lisons sur écran que quand nous lisions sur du papier ? Les contenus s’adaptant au support, est-ce que le média, par ses caractéristiques propres, altère notre rapport à la connaissance ?’ - Internet Actu, 30/01/2009

2e partie
Le papier contre l’électronique : lequel nous rend plus intelligent ?

’... il est temps de nous mettre à comprendre l’impact des différences de support. Et notamment de nous demander vraiment si l’un des deux supports est capable de nous rendre plus intelligents.’
Le calme est bon pour l’esprit...
L’idiotie de nos sociétés n’est pas la faute de la technologie...
Le web : plus stimulant que le papier ! - Internet Actu, 10/02/2009

3e partie
Vers de nouvelles manières de lire

’Comme le résume bien le philosophe Larry Sanger - en réponse à l’inquiétude de Nicolas Carr se plaignant d’être devenu incapable de lire des documents longs à force de parcourir des formes courtes sur le web -, si nous ne sommes plus capables de lire des livres, ce n’est pas à cause d’un déterminisme technologique, mais uniquement à cause d’un manque de volonté personnelle. La question est alors de savoir : le média a-t-il un impact sur notre capacité de concentration ?’ - Internet Actu, 31/03/2009

4e partie - Qu’est-ce que lire ?
’Dans cette bataille d’arguments sur les vertus de la lecture selon les supports, un excellent papier duNew York Times essaye dépassionner le débat en se référant aux derniers travaux des chercheurs sur le sujet. Pour son auteur, Motoko Rich, tout l’enjeu consiste au fond à redéfinir ce que signifie lire à l’ère du numérique.’

Internet Actu, 29/04/2009

Books - Internet rend-il encore plus bête ?

Books, n° 7 - Juillet-Août 2009 ( voir le sommaire) {{}}

Numéro spécial coordonné par Olivier Postel-Vinay.
Ce numéro de Books, consacré à la mutation culturelle induite par Internet et les technologies qui l’entourent, regroupe les points de vue les plus contraires. ’Au-delà de la question désormais classique : ’Le Net nous rend-il bête ?’, le vrai débat porte bien entendu sur le point de savoir si la culture du Net est en passe de balayer la vieille culture humaniste, fondée sur le respect de la profondeur, sur la préférence pour la réflexion solitaire, au profit d’une culture privilégiant la vitesse et le fragmentaire, mais aussi la réflexion collective. En filigrane, mais de manière obsessionnelle, c’est aussi la question de l’avenir du livre et de la lecture qui est posée…’.

Socrate 2.0 - Du cerveau analogique au cerveau numérique
’Fin connaisseur de l’histoire du livre et de l’édition, le sociologue espagnol Joaquín Rodríguez dresse dans son dernier ouvrage un parallèle entre l’inquiétude du philosophe grec et celles d’un père confronté à l’obsession de son fils pour le monde du Web et du tchat.’

Books en présente un extrait.
’Mais, tels des Socrate dans le cyberespace, nous n’avons pas le recul suffisant pour comprendre parfaitement l’évolution en cours. Le grand philosophe n’a su ou pu comprendre la supériorité de l’écrit sur l’oral ni, moins encore, anticiper les considérables changements cognitifs que l’invention de l’alphabet grec allait apporter ; nous n’avons que des questions qui expriment nos soupçons et nos spéculations. Il est plus que possible, par exemple, que nos cerveaux soient en train de connaître très exactement une transformation aussi considérable que celle qu’ils ont connue dans l’Antiquité ; nos pauvres cerveaux analogiques sont peut-être en train de se convertir en cerveaux numériques, bien qu’aucun neurolinguiste ne s’aventure à nous dire ce que nous gagnons et perdons au change. Pis encore, nous savons que nos cerveaux sont des organes dont la configuration actuelle tient notamment à ce qu’ils apprirent à se transformer, en l’absence de détermination génétique, pour être capables de lire. Nos capacités cognitives actuelles les plus fines – la prévision, la planification, la déduction, l’abstraction, la pondération et la formation du jugement – sont donc nées dans une large mesure du développement historique de cerveaux lecteurs, et de l’accumulation de procédés et de traditions liés à la pratique de la lecture (la concentration, la méditation, le développement d’une argumentation)...’ - Voir tout l’extrait en ligne

Mais pourquoi donc lisent-ils moins  ?
’Après la faute à la télévision, la faute à Internet ? Attention ! Les apparences sont trompeuses ! L’étude dont les résultats sont ici présentés a été réalisée par Opinion Way en mai 2009, par Internet, auprès d’un échantillon de 1 020 personnes, représentatif de la population française. Elle ne concerne pas les moins de 18 ans. La marge d’incertitude est de 2 à 3 points. Ce sondage confirme une tendance générale de la population à lire moins de livres. Cependant, les Français qui lisent, y compris les jeunes adultes, disent lire plus de romans et de livres d’idées qu’il y a cinq ans. Ce sont les jeunes adultes qui sont les plus enclins à déclarer lire de moins en moins de livres. Mais c’est aussi dans cette population, y compris chez les gros consommateurs d’Internet, que l’on trouve la plus forte proportion de personnes déclarant lire plus qu’il y a cinq ans.’

Voir l’article en ligne www.books.fr/archives/numero-7/ Débat Télérama - Internet rend-il bête ?

télérama

Débat : Internet rend-il bête ? Sophie Lherm - ’Comment notre cerveau s’adapte-t-il au Net ? Certains craignent l’avènement d’une pensée zapping et la mort de la lecture “à l’ancienne”. Un scénario que d’autres estiment alarmiste. Entre les mails, les alertes, le relevé de nos fils RSS…, nous sommes bel et bien entrés dans l’ère de la distraction perpétuelle...’ - Télérama, 22/07/2009

Internet : sérendipité ou effets pervers ?
Et vous, euh… pensez-vous que le Web rende bête ?
’Face aux défenseurs de la ’Serendipity’— un néologisme désignant les « découvertes inattendues », expérience heureuse que vous avez sûrement éprouvée en surfant un minimum sur la Toile —, un grand vent de scepticisme se lève. Soufflé par Finkielkraut ? Des technophobes enragés ? Que nenni : ce sont bien des geeks qui défendent l’idée qu’Internet rend…’ - Telerama, 09/05/2009

Éduscol - Ministère de l’Éducation nationale

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Source : https://eduscol.education.fr/numerique/dossier/archives/lecture-sur-ecran/proces-internet

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15.
’Critiques de l’école numérique’ : l’éducation prise dans le piège de la toile ? – Par Pascal Hérard - Mise à jour 06.11.2019 à 17:09 - Document ‘information.tv5monde’ – Photo à visionner à l source : iStock /monkeybusinessimages

L’ouvrage collectif ‘Critiques de l’école numérique’ est un pavé de 400 pages dans ’la mare de l’engouement pour l’éducation 2.0’. Plus de 20 professionnels y témoignent et analysent les problèmes de plus en plus importants que ’le tout numérique’ génère dans l’apprentissage, l’enseignement et les relations éducatives, de la petite enfance à l’université. Entretien avec Christophe Cailleaux, professeur d’histoire-géographie et coordinateur de l’ouvrage. 

Le numérique doit-il être au cœur de l’éveil des enfants, des apprentissages, du parcours éducatif ? L’ouvrage collectifCritiques de l’école numérique (Editions l’Échapée) est une première réponse — critique — à ces questionnements, très peu abordés, tant les technologies de l’information sont désormais déclarées incontournables dans tous les domaines. 

Les modalités d’apprentissages, la relation éducative, sociale, ont été en réalité transformées par ces outils qui se sont glissés un peu partout. Critiques de l’école numérique traite donc, grâce aux témoignages et analyses de professionnels de la rééducation et de l’éducation, des effets, contraintes, apports ou perturbations de la ’numérisation éducative’. 

L’analyse d’un enseignant, intitulée ’Le désastre des écrans sur les enfants’, ouvre la première partie de l’ouvrage : ’Enfance’. Les constats de professionnels y sont alarmants, particulièrement sur les problèmes de développements de plus en plus importants liés à la surexposition des jeunes enfants aux écrans. 

L’école : laboratoire de l’économie numérique ? 

L’école est au centre de cet ouvrage collectif et celle-ci est devenue un enjeu majeur de la ’transformation numérique’ en cours dans la société. Mais pour le bénéfice de qui ? La modernisation de l’enseignement, synonyme de progrès et d’amélioration des apprentissages, est passée à la loupe par des enseignants qui mettent en cause l’intérêt et l’utilité réelle des technologies numériques dans la vie scolaire.

Les outils connectés ont envahi les collèges et lycées, avec une injonction : enseigner ne peut plus se faire ’comme avant’ et devrait donc être forcément accompagné par le numérique. C’est cette obligation que contestent les enseignants, particulièrement en termes d’efficacité, d’utilité et même… de réussite scolaire.

Le ’numérisme’ à l’école — nommé ainsi par un enseignant participant à l’ouvrage — n’est d’ailleurs pas évalué dans son efficacité par l’Education nationale. Pourtant, le Pisa (Programme International pour le Suivi des Acquis des Élèves, ndlr) démontre un point important : les pays où les technologies numériques sont le moins présentes à l’école, sont ceux qui ont les meilleurs résultats scolaires !

L’OCDE est capable de faire un rapport qui indique qu’il n’y a pas de plus-value, voire une moins-value avec l’usage du numérique dans l’éducation, et pourtant leurs conclusions vont à l’inverse (…) - Christophe Cailleaux , professeur d’histoire-géographie en lycée et coordinateur de ’Critiques de l’école numérique’

Le parti-pris critique — contre la généralisation des technologies de l’information dans l’enseignement — est très marqué dans cet ouvrage, mais assumé, puisque s’appuyant sur des analyses et des retours d’expérience de professionnels du terrain. Une fois refermé, Critiques de l’école numérique permet d’envisager, qu’à l’opposé des discours politiques, médiatiques et commerciaux, l’éveil des enfants et l’apprentissage scolaire ne semblent pas — au final — franchement compatibles avec l’approche du ’tout connecté.’

Entretien avec Christophe Cailleaux, professeur d’histoire-géographie en lycée et coordinateur de l’ouvrage Critiques de l’école numérique

TV5MONDE : Pourquoi cet ouvrage collectif, de professionnels, tous vent debout contre le numérique à l’école et contre l’usage des écrans chez les plus jeunes ? 

Photo à la source - Christophe Cailleau, professeur d’histoire-géographie et coordinateur de ’Critiques de l’école numérique’.

Christophe Cailleaux : Pour créer du ‘dissensus’, apporter un contre discours par rapport à la vulgate dominante qui est pro-numérique, le considérant comme une telle évidence, qu’il ne vient même pas à l’esprit de beaucoup de le critiquer. C’est comme si le numérique était de l’ordre de l’incontestable. Mais il y a un tas de stratégies dans les discours pour faire passer le numérique comme un phénomène quasi naturel. Il y a eu un livre qui a fait beaucoup parler de lui, d’un journaliste du Monde, intitulé Le tsunami numérique. Le terme ’tsunami’ n’est pas choisi au hasard.

La question n’est pas d’une ’dénumérisation totale’ de l’école, mais au moins de décélérer cette frénésie numérique.

En se rendant compte de ce discours massivement pro-numérique, tout comme dans les pratiques, nous avons voulu faire une sorte d’ouvrage de référence — même si cela peut paraître un peu prétentieux — qui contienne une somme d’analyses effectuées par des experts du terrain, de la petite enfance, du primaire, secondaire et même de l’université, pour mettre en évidence des choses qui sont cachées, invisibilisées… mais qui le sont afin de les rendre encore plus dominantes qu’elles ne le sont. 

Pour autant, pensez-vous qu’il soit possible et surtout positif, d’enseigner en écartant intégralement ces technologies en 2019 ?

Pour l’instant, la réalité est strictement inverse. L’ouvrage est assez pluriel, avec des positionnements plus ou moins radicaux sur l’usage du numérique. Mais la question qui nous préoccupe tous [parmi les auteurs] pour le moment, c’est de résister à cette invasion, cette emprise du numérique sur nos vies, et en particulier au sein de l’école, du côté enseignant, des professionnels, mais aussi des élèves. Je ne pense pas que parmi nous, beaucoup envisagent une école strictement sans numérique. Nous ne sommes pas non plus naïfs. Nous ne considérons pas que ce soit un outil neutre, mais on n’est pas dans l’idée d’une école totalement privée de numérique.

De toute façon, tout est tellement structuré autour de ces différents dispositifs, que les évacuer totalement, est simplement impensable. La question n’est pas celle d’une ’dénumérisation totale’ de l’école, mais au moins de décélérer cette frénésie numérique. Il faut savoir que les effets du numérique à l’école sont très peu évalués et cette question est très souvent esquivée. Quand il y a quelques évaluations qui sortent, y compris des institutions qui promeuvent le numérique, comme l’OCDE, tous les aspects négatifs ont tendance à être tus.

Ce qui se profile de plus en plus, c’est que le numérique est bien là pour remplacer à terme, au moins partiellement, les enseignants.

L’OCDE est capable par exemple de faire un rapport qui indique qu’il n’y a pas de plus-value, voire une moins-value avec l’usage du numérique dans l’éducation, et pourtant leurs conclusions vont à l’inverse, prétextant que cela a ’Sûrement été mal fait, les profs se sont mal appropriés de ces outils, donc il faut le faire encore plus…’

Sur les effets du numérique, les professionnels commencent à élever la voix pour faire savoir que la concentration des élèves est affectée. Il y a un zapping permanent des élèves, qui ont des difficultés à être dans une attention profonde, à fournir un travail qui dure plus de cinq minutes. On se rend compte que globalement, les effets du numériques sont soit neutres, soit carrément négatifs. Il faut plus d’évaluations scientifiques des effets du numérique sur le cerveau et les apprentissages. 

Les enseignants expriment une sorte d’impuissance face à l’injonction du tout numérique, ils semblent désemparés dans cet ouvrage.

Les enseignants se sentent déjà noyés par les réformes, qui créent un contexte d’attaque contre le métier, et celle-ci passe notamment par le numérique. Si le numérique est un outil, c’est un outil entre les mains des institutions et c’est notamment un outil de management. Ce management mène à des formes de taylorisation (organisation scientifique du travail, inventée au XIXème siècle pour obtenir un rendement maximum, ndlr), donc une dépossession et une prolétarisation des enseignants.

Ce qui se profile de plus en plus, c’est que le numérique — malgré toutes les dénégations, y compris de la part du ministre de l’Éducation nationale —, est bien là pour remplacer, à terme, au moins partiellement, les enseignants. Sans doute pas pour les classes les plus aisées, qui pourront se débrouiller avec une certaine humanité dans l’enseignement. Mais pour les classes populaires, l’idée qui monte, est que la machine peut remplacer l’humain, oui. 

Une résistance des enseignants s’organise-t-elle pour limiter l’invasion du numérique dans le monde de l’enseignement ?

Il y a toujours des formes de résistance par l’inertie, mais cette invasion du numérique au quotidien est tellement puissante et exigée par l’institution, qu’on ne peut pas y échapper. Il y a par exemple ce qui est appelé les environnements numériques de travail. Nos notes, nos cahiers de texte, nos appels doivent être faits de manière numérique. Et nous sommes obligés d’utiliser ces outils, y compris quand ils ne fonctionnent absolument pas.

Il y a cette idée de réduire le cerveau à un ensemble d’algorithmes, on le voit avec Stanislas Dehaene, un psychologue cognitiviste et neuroscientifique qui est au Comité scientifique de l’éducation (…)

Dans mon académie, un nouveau logiciel a été imposé et il est totalement dysfonctionnel. Il y avait eu pourtant plein de retours négatifs dans d’autres académies qui soulignaient que ça ne fonctionnait pas, notamment en terme de gestion de la vie de classe. Ce logiciel ECLAT est financé par la collectivité territoriale. Dans de nombreux établissements, il faut en plus financer un autre outil, en fonds propres, qui s’appelle PRONOTE et qui est assez connu. Il y a là un gaspillage de l’argent public et un mépris du travail des enseignants assez effarant. En début d’année on nous a dit de remplir le cahier de texte sur un service, puis sur l’autre, puis à nouveau sur le premier, etc. On est dépossédés au quotidien, donc résister sur ça, c’est difficile. Au niveau syndical, c’est assez contrasté : certains syndicats enseignants sont ouvertement pro-numérique et d’autres se positionnent de manière de plus en plus critique.

Avec l’intelligence artificielle — et l’automatisation des tâches par des machines — qui s’annonce un peu dans tous les secteurs, quel avenir envisagez-vous pour l’école ?

Notre ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer est vraiment fasciné par l’intelligence artificielle et par les neurosciences. Il y a cette idée de réduire le cerveau à un ensemble d’algorithmes, on le voit avec Stanislas Dehaene, un psychologue cognitiviste et neuroscientifique qui est au Comité scientifique de l’éducation, mais aussi l’un des principaux conseillers de Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l’Éducation nationale se rend d’ailleurs fréquemment à des colloques organisés par les industriels du numérique, comme en décembre dernier, où l’intelligence artificielle était au centre d’une rencontre, et où il s’est rêvé en Schœlcher des enseignants (Victor Schœlcher, promoteur de l’abolition de l’esclavage en France, ndlr), disant : ’Je vais les libérer, je vais les libérer de la tâche de corriger les copies’. Comment ? Par l’intelligence artificielle.

Avec l’approche par l’intelligence artificielle tout est vu par la lorgnette de l’apprentissage seul.

Pour Blanquer, la correction de copies est une perte de temps, d’énergie, et grâce à l’intelligence artificielle, on va pouvoir libérer les enseignants de cette tâche ingrate. Il y a une sorte de basculement qui s’opère avec cette approche. Un enseignant se préoccupe d’apprentissage, mais aussi des situations d’apprentissage. Avec l’approche par l’intelligence artificielle, tout est vu par la lorgnette de l’apprentissage seul. Pourquoi ? Parce qu’il y a un avantage : l’apprentissage est considéré au niveau individuel, devant des machines. Et on peut le quantifier. Tout peut être quantifié, évalué en permanence, mesurable. Et donc, avec cette approche, on se dit qu’un ordinateur va pouvoir le faire. Ce que Stanislas Dehaene a fait, et qui a été repris par Blanquer, ce sont des programmes sur tablettes, où l’élève a seulement à répéter plein de fois le même geste. L’apprentissage va rentrer comme ça, ils vont apprendre la lecture, le calcul en répétant. C’est quasiment du conditionnement.

En Afrique, il y a déjà des entreprises du numérique et de l’enseignement positionnées, comme Bridge, qui vendent des armées de tablettes aux écoles (…) chaque élève doit suivre les gestes à accomplir indiquées par la machine et sous surveillance de l’accompagnant.

Historiquement, c’est assez fascinant à voir, puisque l’intelligence artificielle a été prétendument conçue comme imitation du cerveau, et aujourd’hui, on est dans une sorte de processus inverse. L’apprentissage devient alors un fonctionnement calqué sur l’intelligence artificielle et les algorithmes. Et qui est le mieux placé pour enseigner à des algorithmes qu’une machine elle-même ? Cette approche n’est pas qu’un fantasme. En Afrique, il y a déjà des entreprises du numérique et de l’enseignement qui se sont positionnées, comme Bridge, qui vendent des armées de tablettes aux écoles. Ces tablettes sont équipées de programmes qui demandent des gestes aux élèves. Ces élèves sont encadrés non plus par des enseignants mais par des sortes d’accompagnateurs très peu payés, avec des classes très nombreuses où chacun doit suivre les gestes à accomplir, indiqués par la machine et sous surveillance de l’accompagnant. L’idée est de tester là-bas cette approche, pour le vendre ailleurs. Les marchés sont immenses, il y a donc des raisons de penser que ces méthodes soient l’avenir de l’enseignement…

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Source : https://information.tv5monde.com/info/critiques-de-l-ecole-numerique-l-education-prise-dans-le-piege-de-la-toile-325219

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16.
L’écoconception des services numériques comme filière d’excellence - Tribune Collective Le 05/04/2019 à 06:00 Mis à jour à 09:57 – Document ‘business.lesechos.fr’ – Photo : il devient impératif de réduire l’empreinte environnementale. - Shutterstock

Chronique Le numérique français, par la voix de son secrétariat d’Etat, a dessiné une troisième voie entre la Silicon Valley et le modèle chinois en la matière. Lettre à Monsieur Cédric O, nouveau secrétaire d’Etat au numérique :

Nous, professionnels, associations et élu(e)s engagé(e)s pour un numérique responsable, voulons agir pour que l’exemplarité environnementale soit un atout du numérique français, au même titre que le respect de la vie privée, l’accessibilité, la sécurité. La France inspirera ainsi l’émergence d’un numérique européen associant éthique et prise en compte de l’environnement.

A l’heure où le numérique représenterait 10 % de la consommation mondiale d’électricité et autant d’émissions de gaz à effet de serre que l’aviation civile, il est temps de réduire son empreinte environnementale. Parmi les leviers d’action, l’écoconception des services numériques est fondamentale .

L’enjeu est aussi social car l’absence d’écoconception accentue la fracture numérique. Le phénomène d’« obésiciel » rend certains services numériques trop lents ou inutilisables, notamment sur de vieux équipements et dans les territoires où la connexion et le pouvoir d’achat sont faibles.

Il est enfin économique : c’est une promesse d’activité, d’emplois et de réduction de coûts pour nos entreprises.

« Les valeurs peuvent être un facteur de compétitivité », disait Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d’Etat au numérique. Pour faire émerger la filière d’écoconception de service numérique, nous proposons trois actions. Un, rendre obligatoire la formation à l’écoconception de services numériques dans les formations aux métiers du numérique certifiées par l’Etat. Deux, établir un référentiel de conformité de l’écoconception de service numérique _ en commençant par les sites Web _ à l’image du référentiel de conformité RGAA (Référentiel général d’accessibilité pour les administrations) pour les personnes en situation de handicap. Trois, inscrire l’obligation d’écoconception des services numériques dans le cadre législatif français (en commençant par les sites Web).

Une hiérarchie des priorités

Le numérique est ce « pharmakon » décrit par le philosophe Bernard Stiegler : à la fois remède et poison. Est-il bénéfique pour la protection de notre environnement ? Les décennies de numérisation de nos sociétés sont aussi celles de la plus forte augmentation de notre empreinte écologique. D’après les chiffres du Collectif conception numérique responsable, le numérique connecté représente déjà un septième continent d’impacts environnementaux.

Certaines idées reçues nous détournent d’une hiérarchisation des actions. Certes, les centres informatiques consomment beaucoup d’énergie. Il convient d’augmenter encore leur efficience énergétique et de les alimenter en électricité issue d’une énergie renouvelable. Certes, les écogestes numériques sont un levier d’action. L’Ademe publie régulièrement des guides de bonnes pratiques. Mais c’est la fabrication et le renouvellement accéléré de nos 22 milliards de terminaux qui concentre l’essentiel de l’empreinte écologique et des gaz à effet de serre.

A l’échelle de l’internet mondial, les terminaux concentrent 65 % du bilan énergétique, 67 % des émissions de gaz à effet de serre, 73 % du potentiel d’épuisement des ressources naturelles non renouvelables et 82 % de la consommation d’eau.

Fabriquer moins d’équipements

Il faut donc en priorité fabriquer moins d’équipements et allonger leur durée de vie. Pour y parvenir, d’une part développons le réemploi de ces produits. D’autre part, déployons l’écoconception des services numériques.

Les services numériques sont constitués d’un ensemble de matériels et de logiciels permettant de réaliser nos actes numériques quotidiens, notamment sites Web et applications mobiles.

Lorsque la mémoire était comptée, les informaticiens étaient plus enclins à concevoir des logiciels à l’architecture et au code synthétiques. Songeons que l’ordinateur, qui a emmené l’homme sur la Lune, disposait d’une mémoire d’environ 70 kilo-octets, soit environ le poids d’un e-mail.

Aujourd’hui, les contraintes informatiques étant moindres, il y a inflation de logiciels, plus gourmands en puissance informatique. En vingt ans, de 1995 à 2015, le poids des pages Web a été multiplié par 115, passant de 14 Ko à 1.600 Ko.

Les applications de smartphones, conçues et développées en hâte, consomment d’autant plus d’énergie qu’elles sont grasses et actives jour et nuit. Les systèmes d’exploitation de nos ordinateurs ou smartphones imposent des mises à jour évolutives de plus en plus lourdes.

Plus les services numériques sont lourds, plus le fonctionnement de nos équipements ralentit et exige une technologie dernier cri. En conséquence, leur durée de vie raccourcit.

Grâce à l’écoconception des services numériques, les retours d’expérience du Collectif conception numérique responsable montrent, sur des cas concrets en France et en Europe, des réductions d’impact environnemental d’un facteur 2 à 70 (changement climatique, épuisement des ressources rares, etc.).

Un cercle vertueux pour le numérique et l’emploi

Représentants de différentes sphères du numérique, nous appelons les décideurs publics à se saisir de cet enjeu qui interroge déjà des milliers d’entreprises et de citoyen(ne)s en France, dans le monde. Construisons une filière d’excellence, comme nous l’avons fait pour l’industrie du jeu vidéo.

Concepteurs d’applications mobiles, de sites Web, d’intelligence artificielle ou tout autre service numérique, les pionniers seront demain, en France, ambassadeurs d’une conception visionnaire des services numériques. En Europe et au-delà, ils seront ces lanternes qui éclairent une troisième voie.

  • Les signataires :
    Isabelle Autissier, présidente de WWF France ;  Frédéric Bardeau, président cofondateur de Simplon ; Frédéric Bordage, fondateur de GreenIT. fr et Collectif conception numérique responsable, Jean-Christophe Chaussat, président de l’INR, l’Institut du numérique responsable ; Mathieu Delemme, directeur général de Numerik-ea, Ecedi ;  Paula Forteza, députée de la 2e circonscription des Français de l’étranger ; Denis Guibard, vice-président du C3D ; Matthieu Orphelin, député de la 1re circonscription du Maine-et-Loire ; Laetitia Vasseur, cofondatrice et directrice de l’association Hop, Halte à l’obsolescence programmée. 

(Les chiffres mentionnés ci-dessus sont issus des contributions du Collectif conception numérique responsable et de l’ouvrage « Ecoconception Web : les 115 bonnes pratiques » publié chez Eyrolles, 2e édition septembre 2015/ 3e édition avril 2019).

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17.
Pour une low-tech numérique Par Frédéric Bordage le 24 septembre 2019

Tags : idée, low-tech numérique

Dans deux précédents articles, nous avons établi que le numérique est une ressource critique, non renouvelable et qui sera épuisée dans une génération. Compte tenu de cette tension, il est urgent de lui trouver une alternative pour permettre à l’humanité de continuer à transmettre sa connaissance de génération en génération et à s’organiser en communiquant. Deux clés indispensables pour assurer notre résilience.

Plus les années passent et plus il apparaît évident que la low-tech est la seule voie possible pour construire la base de notre avenir numérique.

Lorsque nous avons forgé l’expression “low-tech numérique”, il y a déjà quelques années, l’idée était de vous amener à réfléchir à l’articulation possible entre une low et une high tech numérique. Cette articulation, si elle est planifiée suffisamment tôt, c’est à dire maintenant, peut augmenter significativement notre résilience face à l’effondrement en cours.

Low-tech numérique : kesako ?

La “low-tech numérique”, qui peut sembler être un oxymore, désigne les technologies numériques qui reposent sur des techniques largement diffusées, éprouvées, maîtrisées (simples à utiliser, fabriquer et à réparer), et qui nécessitent peu de ressources abiotiques pour être fabriquées.

Le caractère “low” ou “high” d’une technologie numérique est une question de perspective, notamment temporelle. En 1999, envoyer un SMS en 2G relevait de la high-tech numérique. Mais en 2019, cela relève plus de la low-tech.

Pérenniser le numérique

Compte tenu des enjeux évoqués précédemment, la question de la quantité de ressources abiotiques nécessaires est cruciale. Les technologies numériques les plus pérennes dans le temps seront à la fois celles que l’on maîtrise le mieux, mais aussi celles qui consomment le moins de ressources sur leur cycle de vie complet, de leur fabrication à leur fin de vie en passant par leur utilisation.

L’exemple que j’utilise souvent quand je présente la low-tech numérique en conférence est celui des écrans. Un affichage LCD basique (comme sur les premiers téléphones portables) est tout à fait suffisant pour téléphoner et envoyer des messages de type SMS. Le seul intérêt des écrans ultra-modernes des smartphones récents est de pouvoir afficher des photos, des vidéos, et des applications de cartographie.

Se focaliser sur la fabrication et la réparation

Il est également important de comprendre que la consommation électrique sur la phase d’utilisation n’est pas forcément l’aspect le plus important. Un équipement qui consomme un peu plus d’électricité sur la phase d’utilisation mais qui nécessite deux fois moins de ressources pour être fabriqué et dont la durée de vie est plus importante devrait être privilégié.

Il est donc essentiel de se focaliser sur la quantité de ressources nécessaires à la fabrication de l’appareil et sur sa facilité de réparation dans le temps. Bien que préoccupante, la consommation d’énergie sur la phase d’utilisation est finalement moins critique.

Articuler low et high tech numérique

Au final, l’intérêt de cette notion de low-tech numérique est surtout de structurer notre réflexion lorsque nous concevons les produits et les services numériques de demain. Très souvent, lorsque j’éco-conçois un service numérique en adoptant un posture radicale, mes principales recommandations aboutissent à de la low-tech numérique. Ces derniers temps, il m’est souvent arrivé de proposer à des clients de compléter ou de remplacer un site web par un service d’alerte par SMS ou e-mail qui se substitue presque totalement au site web.

L’enjeu n’est pas tant de faire disparaître le numérique actuel, mais plutôt de répondre au choix suivant : souhaite-t-on continuer à augmenter indéfiniment la taille des écrans de télévision qui trônent au milieu de nos salons ? Ou préférons-nous conserver les dernières réserves de minerais pour fabriquer des outils numériques critiques pour l’avenir de l’humanité ?

Nous sommes à l’heure du choix. Or, ne pas choisir reviendrait à opter pour un avenir numérique tout high-tech. Un avenir impossible. Source : GreenIT.fr

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Frédéric Bordage (photo) - Expert en green IT, sobriété numérique, et numérique responsable, j’ai créé la communauté GreenIT.fr en 2004. Je conseille des organisations privées et publiques, et anime GreenIT.fr et le Collectif Conception Numérique Responsable (@CNumR).

Green IT - GreenIT.fr -Site web

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Source : https://www.greenit.fr/2019/09/24/%ef%bb%bfpour-une-low-tech-numerique/

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18.
Cinq bonnes pratiques du numérique responsable en entreprise Par Pauline Richard - 20 Août 2019 – Document ‘label-nr.fr’ - Illustration (à reproduire et à afficher)

Le numérique, un impact écologique caché, mais grandissant

La révolution numérique que nous connaissons aujourd’hui n’est pas sans impact sur notre environnement. Cet impact se traduit à chacun de nos usages numériques et également sur l’ensemble du cycle de vie des équipements numériques. L’empreinte matérielle du Numérique est cependant sous-estimée par ses utilisateurs, à cause de « l’invisibilité » des infrastructures utilisées (notamment avec l’utilisation du cloud), et la petite (voir toute petite) taille des équipements. De plus, l’utilisation quotidienne de ces appareils (smartphones et ordinateurs notamment) rend la prise de conscience d’autant plus problématique.

Un impact présent tout au long du cycle de vie

Si la consommation énergétique liée à l’utilisation de ces appareils est élevée (4,4% de la consommation d’énergie primaire dans le monde), et croissante (30 milliards d’objets connectés aujourd’hui, contre 75 milliards en 2025), il ne s’agit pas de la phase la plus polluante du cycle de vie.

En effet, toutes les études montrent que la fabrication représente environ 60% des impacts environnementaux : épuisement des ressources naturelles non renouvelables avec la multitude de métaux rares présents dans ces appareils, pollution de l’eau, du sol et de l’air. Pour réaliser un ordinateur, il faut l’équivalent de 100 fois son poids en matières premières.

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 5 bonnes pratiques pour réduire son impact numérique

#1 Allonger la durée de vie du matériel existant, réemployer et recycler vos équipements 

Etant donné l’impact majeur de la fabrication de nos équipements numériques, allonger la durée de vie d’un appareil existant est une étape clé ! Si en 1985, la durée de vie d’un ordinateur était en moyenne de 10,7 ans, elle est aujourd’hui de 3 ans …

#2 Réduire les consommables et recycler les déchets

Les salariés français continuent à imprimer en moyenne 65kg de papier par personne et par an. La réduction des consommables passe par exemple par la réduction des impressions pour le papier et l’encre. Alors, n’imprimez plus que le nécessaire, en noir et blanc et recto verso.

De plus, seuls 30% des appareils électroniques jetés sont finalement recyclés. Pensez à la filière DEEE (déchets électriques et électroniques) en fin de vie !

#3 Limiter l’usage du cloud et de la vidéo en ligne

On pense souvent au stockage des données et à la pollution des data centers. Celle-ci existe, mais les allers et retours nécessaires pour passer les informations d’un terminal à un serveur consomment 2 fois plus d’énergie que de les stocker sur place pendant 1 an. Il faut donc limiter l’utilisation du cloud, en stockant certaines données en local. Et puis, bien évidemment, supprimer les données quand elles ne sont plus nécessaires (vos mails par exemple). 

La vidéo en ligne représente plus de 60% du trafic internet … En effet, regarder une émission en streaming HD via sa box ADSL émet autant de gaz à effet de serre que de fabriquer, transporter et lire un DVD ! Finalement, mieux vaut arrêter les vidéos de chats ... et lire un bon livre 

#4 Acheter responsable

En plus de conserver vos équipements plus longtemps, il est également possible d’acheter du matériel reconditionné et de l’apporter chez un reconditionneur lorsque l’on ne s’en sert plus. Pensez également à regarder les critères de durabilité lors de l’achat de votre équipement : est-il réparable, quelle est la composition, etc.

#5 Choisir l’électricité la moins impactante sur la phase d’utilisation

La première étape est de choisir un fournisseur d’énergie verte. Bien évidemment, nous vous recommandons d’utiliser des énergies renouvelables. Cependant passer à de l’énergie verte, ne vous dispense pas de réduire votre consommation avec par exemple :

  • la mise en veille lors de votre pause ou encore mieux l’arrêt complet de vos équipements électroniques !
  • Débranchez tout ce qui peut l’être. En effet, tout appareil branché continue à consommer, notamment votre box internet (laisseriez-vous l’eau couler en quittant votre logement ?)
  • Vous pouvez pour vous aider, utiliser des multiprises et les éteindre les soirs en partant. 
    Label Numérique Responsable : Label NR

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Le label NR - Pour réduire l’impact du numérique

La transformation digitale bouleverse et transforme le monde de l’entreprise. Or le numérique n’est pas une industrie immatérielle. Les défis environnementaux qui accompagnent la transformation numérique sont encore trop souvent mal traités. L’empreinte écologique du numérique risque encore de s’alourdir : boom de la consommation d’énergie, hausse des émissions de gaz à effet de serre, aggravation de la pollution des sols et de l’air, épuisement des ressources non renouvelables, érosion accrue de la biodiversité ou encore gestion de plus en plus difficile de l’extraction et de la fin de vie des équipements, etc.

Le numérique responsable est une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC). Vous aussi rejoignez une communauté d’organisations qui agissent pour réduire l’impact du numérique.

Source : https://label-nr.fr/les-bonnes-pratiques-du-numerique-responsable/

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Annexe -

Le numérique au service de la nature (biodiversité, qualité de l’air et de l’eau…) Par Manon Molins – Document ‘transitions2.net’ agirlocal nature biodiversité qualité de l’air qualité de l’eau

Les enjeux

La protection des ressources naturelles, l’air, l’eau, les sols, les forêts, les océans, de la faune, fonge et flore, n’est pas seulement une question pour les prochaines années. Elle relève en effet d’enjeux immédiats propres à la santé et évidemment liées aux questions de pollution de l’air et de l’eau. Aujourd’hui, selon l’OMS, quelque 3 millions de décès par an sont liés à l’exposition à la pollution de l’air extérieur et à l’alimentation (les risques de sécheresse, acidification et contamination des sols et de l’eau ne sont plus à démontrer), comme à la diversité de la vie sur terre : plus de la moitié des vertébrés ont disparu en quarante ans selon WWF...

La protection de la biodiversité se pense à tous les échelons de la puissance publique : certaines régions se dotent d’agences pour la nature et la biodiversité, mettent en place des stratégies régionales pour la biodiversité ; la nouvelle “Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages” instaure la création d’une Agence Française pour la biodiversité ; le Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, les programmes européens, se placent dans des dynamiques de soutien aux initiatives des acteurs locaux.

Dans un monde où 80% de la population mondiale devrait être urbaine d’ici 2050, les actions se font au niveau local. Les villes doivent faire face à des enjeux environnementaux fort - elles mettent par exemple en place des stratégies de lutte contre la dégradation de la qualité de l’air : incitation au télétravail, aux mobilités douces… ; Le concours “Capitales Françaises de la biodiversité” récompense les stratégies municipales en matière de biodiversité.

Le numérique n’est pas “au service” de la nature. Le vivant n’a pas besoin des technologies pour exister - elles ont d’ailleurs joué leur rôle dans son altération. Mais ce raccourci nous permet d’envisager le numérique au service des hommes désireux de protéger la nature, de l’exploiter durablement. Le numérique fait monter en compétences les citoyens, leur place dans ces stratégies est au coeur du travail engagé sur les territoires : sciences citoyennes, Open Data, projets collaboratifs, Civitech, Do It Yourself et lieux d’innovation sont autant d’apports aux stratégies des territoires et au développement de l’écocitoyenneté.

La nature est au cœur de puissants intérêts économiques et la notion de ’communs’ est développée dans ce domaine pour désigner un ensemble de ressources qui n’ont pas vocation à être privatisées ni détruites et dont la préservation est l’affaire de tous. Les convergences entre ’communs de la nature’ et ’communs numériques’ (communs de la connaissance, logiciels, réseau internet) vont croissant.

Ce chapitre se propose d’évoquer les espaces où le numérique intervient en terme de biodiversité, de protection des ressources naturelles. Mais comme pour tous les chapitres de ce kit, le problème ne peut être pris seul. La protection de la nature demande une transformation des comportements, des modes de consommations et de production… Bref, un nouveau modèle de société.

Parole d’expert : « Sans technologies, nous ne pourrions pas survivre en tant qu’espèce. (...). Pour pouvoir survivre, nous sommes beaucoup plus dépendants les uns des autres, et de la technologie. Nous manipulons la nature et notre environnement à l’aide d’instrument et de techniques. La technologie détermine notre socialité et est donc extrêmement importante, pour régler non seulement notre rapport à la nature, mais aussi les relations entre nous et celles avec notre psychisme. » Michel Bauwens, Sauver le Monde,2015

Où le numérique fait-il levier ? - Mieux comprendre la nature pour agir

Les inventaires biologiques jouent un rôle central dans la compréhension et la protection de la nature. La dématérialisation de cette connaissance naturaliste s’accroît : les institutions et les territoires mettent de plus en plus à disposition de tous des données ouvertes et jouent le rôle d’agrégateur de données de sources différentes. Au niveau national, cette ouverture des données a été envisagée dans la récente “Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages” qui implique que les données issues des études d’impact réalisées soient dorénavant déversées dans l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), afin d’enrichir l’offre publique d’Open Data.

À l’ère numérique, ce rôle d’observation, de classification et de production de données sur la nature et l’environnement est de plus en plus distribué et les pouvoirs publics s’appuient sur l’expansion des sciences participatives et collaboratives - et parfois les soutiennent financièrement et opérationnellement comme avec le programme 65 millions d’observateurs qui s’appuie sur des outils numériques (portail de participation, encyclopédie interactive, système d’analyse collaborative des données, outils de reconnaissance automatique d’espèces…).

Professionnels ou amateurs, mettre sa compétence de naturaliste au service de la collectivité permet d’enrichir considérablement la connaissance commune. Le SINP recense des dizaines de dispositifs de sciences participatives en ligne, souvent spécialisés par territoire - chacun disposant de sa propre faune & flore. On peut ainsi collaborer à des atlas et bases de données ouvertes, comme celle de Tela Botanica : FloraData recense la flore des territoires, et permet par exemple d’alimenter une cartographie des fleurs sauvages en milieu urbain ; ou encore celle des Petits Débrouillards Bretagne : les taxinomes, pour explorer la biodiversité avec une médiathèque à consulter, enrichir, à mettre en débat...

L’offre d’Open Data des pouvoirs publics en matière d’indicateurs et de données sur l’environnement est bien présente. Elle s’organise aussi par région : en Bretagne, des portails d’informations, de cartographies, de données, de tableaux de bord, permettent aux parties prenantes de s’informer sur des enjeux environnementaux majeurs, propres à leur territoire - l’ensemble de la région Bretagne se trouve classée en ’zone vulnérable aux nitrates d’origine agricole’, une problématique au coeur d’un duel entre pouvoirs publics, privés et associatifs : les données sur la qualité de l’eau (l’Observatoire de l’eau en Bretagne...) sont donc essentielles.

Mais les données moins “officielles”, les capteurs ont également leurs rôles à jouer, qu’ils soient utilisés dans le cas de mouvements collectifs ou de manières spécialisées. Les données “crowdsourcées” font partie des outils de participation. Plume Labs se concentre sur la qualité de l’air, regroupant les données de 11 000 stations dans le monde pour fournir une météo de la pollution dans plus de 200 villes et des prévisions sur les 24h à venir. L’objectif est de créer de la connaissance commune, qui sert par exemple dans le cas de politiques publiques, mais également d’équiper les citoyens de capteur pour cartographier la pollution autour d’eux pour comprendre, suivre et réduire leurs expositions personnelles aux principaux polluants. Autre exemple, l’association Labo Citoyen propose aux individus de construire et d’utiliser des capteurs de mesure de la pollution, et de partager ces données en Open Data, le tout dans une démarche de collaboration entre acteurs associatifs, collectivités territoriales, institutions publiques et privées pour pousser un effort de sensibilisation aux questions environnementales, et co-organiser des ateliers de conception de ces capteurs.

Les dispositifs numériques sont également prégnants pour étudier et gérer des écosystèmes locaux (systèmes d’information géographique ; la suite logicielle gratuite I-Tree, qui permet de comprendre et mesurer les bénéfices des arbres en milieu urbain ; les images satellites pour cartographier les forêts, associées à d’autres types de données pour la plateforme Global Forest Watch...). Ces dispositifs peuvent s’intégrer au sein même des stratégies des espaces concernés : les capteurs professionnels de la forêt d’Orléans par exemple permettent aux chercheurs de rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur l’écosystème ; L’Infolab dédié à la biodiversité du grand parc de Miribel Jonage à Lyon permet la tenue d’un espace citoyen collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration des données du parc.

A l’objectif scientifique de création de connaissance, s’ajoutent des objectifs pédagogiques, de sensibilisation, comme nous le voyons dans les dispositifs de science citoyenne cités plus haut ou encore avec l’utilisation de serious games - EcosysGame, le jeu développé par Cap Sciences, Centre de culture scientifique, technique et industrielle et la région Aquitaine. La réalité augmentée est également utile : depuis l’herbier amélioré avec Plantnet - un outil d’aide à l’identification des plantes par l’image - à des projets de visualisation avec EcoMobile - un projet de l’université d’Harvard pour permettre à des élèves de primaire d’explorer virtuellement et en temps réel l’écosystème d’un véritable étang (qualité de l’eau, flore, …) qu’ils filment avec la caméra de leur smartphone.

Les bases de données ne servent pas uniquement à créer de la connaissance, à outiller la prise de décision et à sensibiliser, mais également à entreprendre des actions militantes : plaidoyers s’appuyant sur les données ouvertes et moins ouvertes ; lutte contre les polluants et les espèces génératrices d’allergies (l’application et plateforme GPS ambroisie permettent à tout citoyen de révéler la présence de la plante et outillent les collectivités dans leurs stratégies de lutte) ; encouragement d’une consommation durable (Bristol food for free, une cartographie des plantes comestibles de la ville de Bristol) ; ou encore création de systèmes d’alerte (les smartphones de Rainforest Connection, recyclés en microphones de surveillance pour arrêter la destruction illégale des arbres).

Les applications que l’on peut tirer des données sont donc multiples et permettent d’agir au niveau local pour la protection de la nature. Le numérique peut également être utile aux actions d’adaptation - qui visent à anticiper et limiter les dégâts liés au changement climatique, sécheresse, contamination des sols et de l’eau, ou encore catastrophes naturelles sur les territoires à risques - avec par exemple des systèmes d’alerte via des capteurs signalant des feux de forêt ou encore le controversé et massivement utilisé “Facebook Check” - qui permet aux utilisateurs de Facebook d’indiquer à leurs réseaux s’ils sont en sécurité. Dans la suite du hackathon sur la biodiversité, en novembre 2016 se tient le “HackRisques” organisé par le Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer pour “développer des dispositifs de prévention et de gestion des risques à même d’améliorer la diffusion de l’information avant, pendant et après la survenue d’une catastrophe naturelle”.

Controverses

  • « Pour vivre heureux, vivons cachés »- au sens premier de la fable : le débat sur l’ouverture des données liées à l’état des écosystèmes locaux repose sur le fait que leur libre accès mettrait en danger certaines espèces exposées, mais qu’elles permettent en même temps aux associations de plaider pour leur préservation.
  • L’Open Data est encore trop peu ré-utilisée, l’interprétation des données demande des compétences que peu possèdent.
  • Repos trop fort sur les amateurs : démission de l’appareil public ?
    Parole d’expert : « La faiblesse des effectifs de professionnels de la nature, qui est constatée unanimement en France, impose de facto de transférer aux associations des missions d’inventaire, de collecte d’informations sur le terrain, de gestion, de sensibilisation et d’information du public. » Conseil Économique et Social français, La nature dans la ville, Biodiversité et urbanisme,2007

Exploiter et protéger la nature

Biomimétisme, bionanotechnologie, biotech, …, la science s’inspire du vivant, d’où l’important enjeu de protection de la biodiversité, car c’est en elle que nous puisons les innovations qui nous détacheront peut-être un jour des énergies fossiles - Glowee est un système de lumière biologique utilisant les propriétés naturelles bioluminescentes d’organismes marins ; des matériaux polluants - PILI, prototypé à La Paillasse, lieu de “biohack”, est une encre biologique produite par des micro-organismes ; ou encore de l’agriculture massive (aquaculture, viande synthétique…).

L’un des aspects incontournables lorsqu’on parle gestion et protection d’un écosystème local est celui des communs qui reposent sur la vision d’une communauté d’acteurs qui s’organise pour prendre en charge la ressource dont ils dépendent (eau, terres cultivées, forêts, …) et éviter sa surexploitation. Si les communautés gérant des communs matériels de type ressources naturelles peuvent être outillées par le numérique (pour s’organiser via des réseaux locaux, des plateformes, ou encore suivre l’évolution du commun avec des données sur la qualité de l’eau, des sols, …), les communs dématérialisés comme Wikipedia ont également leurs rôles à jouer dans la protection de la nature : “Wiki Loves Earth 2016 est un concours international de photographie. Il a pour but principal d’encourager la valorisation des zones naturelles protégées à travers des projets Wikimédia”.

L’économie collaborative s’intègre dans de nombreux secteurs, et le numérique participe de son essor. Les outils numériques collaboratifs permettent par exemple de déployer des démarches de trocs, d’échanges locaux de ressources naturelles. Graines de Troc est une plateforme en ligne “où chacun peut proposer et échanger ses graines, en constituant tous ensemble une collection commune”. Ces initiatives - à contre-courant de l’industrialisation monopolistique des semences, seront a priori soutenues par la nouvelle “Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages” qui stipule que les échanges gratuits entre jardiniers amateurs, agriculteurs seront autorisées. Cette loi ne concernera cependant que les semences relevant du domaine public…

L’aménagement du territoire est un domaine dans lequel la question de la protection des ressources naturelles, de l’environnement est prégnante. Le numérique y a un rôle à jouer. D’abord parce que cet aménagement est peut-être l’une des sphères où la démocratie participative s’impose le plus, puisque le public y est obligatoirement associé : enquêtes, débat public et concertation - aujourd’hui largement outillés par le numérique. Ensuite au travers de mouvements militants. A titre d’exemple, le collectif des Naturalistes en lutte s’oppose à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes car 5 espèces rares ont été répertoriées sur le site : disposer des données des bureaux d’études, comme la nouvelle loi le stipule, permettra d’aider les mouvements citoyens dans leur dialogue avec les pouvoirs publics.

Les processus de démocratie participative et de consultation en ligne s’appliquent également à des enjeux législatifs : la “Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages” a ainsi été discutée par plus de 9000 participants sur le site de Parlement & Citoyens, l’occasion pour des particuliers et des associations locales de débattre et de proposer de nouveaux amendements.

Autre forme possible de la lutte pour la biodiversité : les plateformes de financements participatifs permettent aux citoyens, associations, de se lancer dans des projets environnementaux et la question de la biodiversité ne fait pas exception - le projet Graine de vie (mouvement citoyen pour la sauvegarde des variétés potagères et fruitières) fut financé à son lancement sur KissKissBankBank. Les pétitions en ligne sont également des espaces privilégiés - la pétition contre le chalutage profond (aujourd’hui interdit) appuyée par le blog influent de la dessinatrice Pénélope Bagieu, a récolté des centaines de milliers de signatures.

FabLab, biofablab, greenfablab, … Les lieux de conception et de fabrication essaiment, et les projets environnementaux qui y sont initiés ne sont pas anodins. Souvent observés pour leurs projets contre l’obsolescence programmée ou encore sur les énergies renouvelables, la biodiversité, la protection de la nature y sont également à l’honneur. Des lieux ancrés sur un territoire, pour des projets qui ont parfois une ambition universelle : le Floating FabLab - un bateau au Pérou - est à la fois une “plateforme mobile pour la recherche en bioremédiation, et un outil d’intégration sociale qui apporte éducation et technologie aux communautés négligées” ; En Europe, le projet Open Source BeeHives, développé au sein du FabLab Barcelona, se veut un réseau de citoyens luttant contre le déclin du nombre d’abeilles par la fabrication de ruches faites-maison, connectées et Open Source.

Controverses

  • La démocratie participative en question : le masque du numérique (en remplaçant par exemple une enquête publique par des concertations numériques en amont) qui, sous couvert d’impliquer les citoyens, maintient les dispositifs classiques de décision ?
  • Le sujet environnemental reste entre les mains des experts ? Malgré des démarches d’Open Data, des associations, l’accès à l’information, particulièrement dans le cas de problématiques environnementales complexes, reste faible.
  • Des temps incompatibles ? L’aménagement du territoire se fait à court terme alors que les problématiques écologiques sont de long terme.
  • Les communs : une approche décentralisée et localisée, qui pose des questions de gouvernance, juridiques, économiques : quels régimes juridiques sont les plus appropriés ? Quelle répartition de la valeur au sein de la communauté ? Comment éviter l’altération, le « détournement » du commun ? Quelles alliances avec le public-privé ?
  • Des lieux citoyens d’innovation souvent réservés aux porteurs de projets qui ont déjà les compétences pour se lancer ?
    Parole d’expert : « Les stratégies régionales « climat » et « biodiversité », sont deux volets du SRADDT adopté par le Conseil régional. Elles intègrent toutes les deux la nécessité de développer l’écocitoyenneté. Cette modalité est donc reconnue comme essentielle et particulièrement sensible à l’usage d’outils numériques de mise en réseau des hommes et des informations. » - Schéma Directeur des Usages et Services Numériques - Une nouvelle dynamique pour le Nord-Pas-de-Calais, 2015

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Source : http://www.transitions2.net/catalogue/view/1400/le-numerique-au-service-de-la-nature

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 25/01/2020

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