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"Le pouvoir aux populations : 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050" par le Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard

lundi 30 novembre 2009, par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Energies renouvelables
Le pouvoir aux populations : 100%
d’énergies renouvelables d’ici 2050
Power to the People, 100% Renewables by 2050
Viser 100 pour cent d’énergies vertes et renouvelables, c’est bon de toute
façon et quoi que vous pensiez du changement climatique. C’est le moyen de
résoudre notre problème énergétique, de permettre aux populations de
retrouver le contrôle des énergies et de nous assurer un environnement plus
propre, plus sûr et plus sain.
Dr. Mae-Wan Ho

ISIS Conférence 30/11/2009
Lancement de Green Energies - 100% Renewable by 2050 [1], 25 Novembre
2009, Salle du Jubilee, Chambre des Communes, Westminster, Londres, UK.
La présentation de la conférence en anglais peut être téléchargée ici (fichier PDF
PowerPoint)

Green Energies report
£18.00 à commander sur

http://www.i-sis.org.uk/onlinestore...

  Le pouvoir aux peuples dans tous les sens du mot

Note du traducteur : le mot power en anglais peut recouvrir à la fois la notion de
pouvoir, de capacité, de faculté, mais aussi celle de force, de puissance, enfin celle
d’autorité.

Avantages des énergies vertes : elles sont accessibles, abordables, efficaces,
flexibles, facilement mises à niveau et discrètes, surtout si vous gardez les
équipements et les installations de petite taille.

Nous sommes ravis d’avoir de telles recommandations favorables pour notre rapport.
Alan Simpson, député au Parlement britannique, conseiller spécial du Secrétaire d’État pour l’énergie et le climat au Royaume-Uni, qui le définit comme [2] « une feuille de route
pour la survie » ; il souligne par ailleurs que ce rapport met le sujet du climat en débat en
Grande-Bretagne et dans de nombreux autres pays, pour éviter le "chaos climatique".

Yokeling Chee, Directeur de Third World Network, a déclaré [3] : "c’est justement ce
que les gouvernements du monde doivent fairer pour marquer leur attachement à la
Convention des Nations Unies sur les changements climatiques". Rien que cela nous
montre qu’il n’y a aucune frontière entre les peuples des pays développés et ceux des
pays en développement, en matière de climat et lorsqu’il s’agit d’énergies
renouvelables.


Ce dont nous avons besoin, c’est de redonner le pouvoir aux populations dans tous les
sens du mot pouvoir
[voir Power, dans les Définitions et compléments ici in fine], par
un engagement à viser 100 pour cent d’énergies renouvelables d’ici 2050. C’est
beaucoup plus réaliste que les options non renouvelables qui sont favorisées au
Royaume-Uni et par les gouvernements d’autres pays ; et c’est beaucoup plus abordable.

L’énergie renouvelable est une énergie inépuisable qui ne se tarit pas. En outre, elle est
source de liberté : une fois que vous avez installé votre propre matériel pour la capter,
personne ne peut surveiller le compteur, si vous n’en voulez pas, ou couper votre
approvisionnement. Elle est en principe accessible à tous : il n’y a donc pas besoin de se
battre pour elle. Et comme populations concernées, nous en gardons le contrôle.

Mais le qualificatif de renouvelable n’est pas suffisant : il doit s’agir d’une énergie
verte
, ce qui signifie aussi qu’elle doit être respectueuse de l’environnement, qu’elle doit
être saine, sûre, non polluante et durable. La notion de durabilité a besoin de
davantage de commentaires, parce qu’elle a été trop souvent pillée et détournée pour
exprimer exactement le contraire.

Etre durable correspond à un état qui peut se maintenir pendant des centaines ou des
milliers d’années, tels que les écosystèmes naturels ; ceci est possible grâce à une
économie circulaire, de réciprocité et de coopération, qui renouvelle et régénère
l’ensemble [4] (The Rainbow And The Worm, ISIS publication).

C’est tout à fait le contraire de l’économie dominante du néolibéralisme, qui résulte de
la concurrence et de l’exploitation et qui a conduit la planète et ses habitants au bord
d’une catastrophe irréversible, sans parler de l’effondrement financier actuel qu’elle a
induit [5] (voir Financing Poverty, SiS 40).

C’est pourquoi il est important de modifier la définition du développement durable que
l’on doit à Brundtland, comme suit : « à utiliser les ressources naturelles de façon
responsable et équitable, afin de répondre aux besoins de tous dans le présent, sans
compromettre les besoins des générations futures ».

En tout cas, ceci est logique si l’on
veut que les énergies vraiment vertes et renouvelables soient librement accessibles à
tous.

Malheureusement, nos dirigeants politiques [au Royaume-Uni] sont en grande majorité
aveugles vis-à-vis de ces simples faits. Ils sont déterminés par le paradigme néo-libéral
et rançonnés par les grandes entreprises. Les énergies vertes réellement renouvelables
qui donnent le pouvoir au peuple, ne laissent pas suffisamment de profits pour satisfaire
la gourmandise de ces grandes entreprises !

C’est pourquoi le sommet de Copenhague [en décembre 2009] risque de s’effondrer
avant qu’il ne commence.
Les grandes entreprises et les gouvernements se battent pour
que les populations ne puissent pas prendre plus de pouvoir, et elles se font la guerre
entre elles pour obtenir une plus grosse part du gâteau, c’est à dire encore plus de
pouvoir.

  Si vous êtes convaincus du changement climatique, les énergies vertes et renouvelables constituent la bonne solution

Le débat entre les scientifiques de la climatologie [6] vient d’être marqué par certains e-
mails piratés. Permettez-moi de le dire à présent : le réchauffement climatique est bien
réel et les activités humaines ont beaucoup à voir avec cela [7]. C’est la meilleure
explication que l’on a pu donner pour expliquer toutes les observations qui ont pu être
effectuées dans le passé et encore présentement.

Il est important de réaliser que les énergies vertes et renouvelables sont bonnes de
toutes manières, peu importe que vous croyez ou non dans le changement climatique.

Il
résout notre problème énergétique, il permet aux populations d’en retrouver le contrôle,
et il nous donne un environnement plus propre, plus sûr et plus sain.

Les industries du charbon et du pétrole ont désespérément besoin de n’importe quelle
excuse pour continuer leurs affaires comme d’habitude.

Alors, s’il vous plaît, ne leur
laisser pas faire cela. Les gens sont affectés par toutes sortes de théories de complots, à
l’exception de la plus évidente : que les grandes entreprises ont des fins lucratives et une
grande soif de profits, et qu’elles vont exploiter toutes les possibilités pour les obtenir.

Ce
qu’elles ne peuvent pas obtenir pour conduire leurs affaires comme d’habitude, par le fait
que les activités humaines sont bien responsables du changement climatique, alors elles
l’obtiendront par des crédits de carbone ‘bidon’ pour sauver le climat.

La bourse du carbone ne donne pas le pouvoir aux peuples, car elle permet aux gros
pollueurs de reporter le fardeau de la réduction du CO2 atmosphérique sur les pays en
développement qui sont les moins à même de faire face et qui souffrent déjà, en tant que
premières victimes des catastrophes climatiques.

Elle financialise aussi le problème ; elle
limite les actions de prévention par des solutions réalistes et elle pille les caisses
publiques des états.

L’effondrement de l’économie doit servir de leçon, car il est causé
par un marché financier non réglementé et non régulé, qui crée de soi-disant « richesses »
à partir de rien : c’est ce qui est ruineux pour l’économie réelle des biens et des services
[5].

  Le réchauffement planétaire est bien réel et il est d’origine humaine

La meilleure réplique aux sceptiques et aux négationnistes du climat est contenue dans
une publication de Jim Hansen et de ses collègues [8]. Hansen est un scientifique de la
NASA qui n’est pas du tout apprécié par les industriels du pétrole et du charbon, ni par le
gouvernement américain.

Hansen et ses collègues sont critiques vis-à-vis du dernier
rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), parce
que les modèles climatiques utilisés ne sont pas assez fiables, et qu’ils sont incapables de
prévoir que la glace polaire puisse fondre pendant l’été, comme cela a été rapporté par
les médias depuis plusieurs années maintenant.

La publication de Hansen et de ses collègues, explique de manière convaincante
pourquoi le modèle du GIEC est trop conservateur et il apporte en même temps les
réponses aux questions posées par les personnes qui sont sceptiques en ce qui concerne
le climat.

L’un des principaux arguments des sceptiques est de dire que le CO2 ne peut être tenu
pour responsable du réchauffement planétaire, parce que, dans le passé de la terre, les
changements de concentration en CO2 atmosphérique ont été à la traîne derrière les
températures enregistrées, de quelques 800 ans [9].

Toutefois, la situation actuelle est tout le contraire : même si la température a augmenté,
le CO2 a augmenté beaucoup plus rapidement que la température. Alors, quelle est
l’explication ?
Les principaux résultats de Hansen et ses collègues sont les suivants [10] (voir l’article
350ppm CO2 the Target, dans la revue Science in Society N° 44) :

1. Le présent est un état de non-équilibre, quand les gaz à effet de serre (GES), émis
par les activités humaines, augmentent beaucoup plus vite que le système ne
peut y répondre, et ce n’est pas la même chose que l’état d’équilibre enregistré
dans l’histoire de la terre.

2. Les modèles du GIEC ne tiennent compte que des processus de rétroaction
rapides, alors que les changements dus à la rétroaction lente des gaz à effet de
serre (et de la végétation) ont besoin de la durée pour se manifester dans les
systèmes terrestres, et en particulier dans les océans

3. Le fait d’inclure le processus de rétroaction lente donne un bien meilleur
ajustement pour les variations de température dans l’histoire passée de la terre,
pour les niveaux de CO2 observés.

4. En fait, le CO2 a deux fois plus d’effet sur la température que le GIEC ne lui
attribue. Et l’on aboutit finalement à la conclusion qu’une concentration de 350
ppm de CO2 atmosphérique est l’objectif à atteindre, et non pas 450 ppm, comme
l’a indiqué le GIEC.

Le responsable en chef du GIEC est d’accord avec ce nouvel objectif à fixer et à
atteindre.

Cela signifie que nous devons réduire le niveau actuel, qui est de 385 ppm de CO2 pour
le faire redescendre rapidement à 350 ppm.

Hansen et ses collègues ont affirmé que cela peut se faire en cessant de brûler du
charbon, à moins que des technologies efficaces de capture et de stockage du
carbone (CSC) [ou séquestration du carbone] ne puissent être développées.

  Les fausses solutions doivent être abandonnées

Les technologies de capture et de stockage du carbone (CSC) ne seront pas
disponibles avant 30 ans, au plus tôt
 ; elles sont beaucoup trop onéreuses et elles sont
susceptibles d’être très inefficaces et dangereuses (voir le chapitre 9 de l’article [1]).

Qu’en est-il de l’énergie nucléaire ? Le nucléaire n’est pas une énergie renouvelable.

La soi-disant renaissance du nucléaire se délite, car les technoligies qui lui sont liées sont
tout à fait reconnues comme hautement dangereuses, à risques, peu rentables et non
durables (voir les chapitres 3-7 de l’article [1]).

Aux Etats-Unis, l’industrie nucléaire a été incapable de faire annuler l’interdiction
exprimée à ce jour par un seul état et le Président Obama a fait geler le site de Yucca
Mountain, qui avait été envisagé comme site de stockage possible pour les déchets
nucléaires à longue durée de vie.

Le Royaume-Uni et la France sont bien les seuls états,
et minoritaires en Europe, à s’engager dans la filière de l’électronucléaire.

Un autre piège à éviter est le soi-disant ’International Biochar Initiative’ (chapitre 8 de
l’article [1]) qui transforme des plantes bioénergétiques en charbon de bois destiné à être
enterré dans le sol.

Cette technologie est supposée permettre à la fois une récupération
d’énergie à partir de la biomasse et la séquestration du carbone dans le sol pour
améliorer sa fertilité, du fait que le charbon resterait stable pendant des centaines sinon
des milliers d’années, tout en augmentant les rendements des cultures.

Il s’avère que le charbon se dégrade parfois très rapidement et que son effet sur les
rendements des cultures est erratique.

Surtout, la proposition de mettre en place des
cultures énergétiques sur des centaines de millions d’hectares de terres, dites ‘terres de
rechange’, est illusoire et précisément de même nature que ce qui s’est produit pour les
‘biocarburants’, ou mieux agrocarburants : voici cinq ans que cette mise en oeuvre
avait déjà abouti à la saisie de terres à usage agricole, à l’accélération de la déforestation
et à une exacerbation dangereuse de la tendance à une réduction de l’oxygène dans
notre atmosphère.

De nouvelles recherches montrent que, tandis que les concentrations en CO2 ont été en
hausse, les concentrations en oxygène dans la couche de l’atmosphère ont été réduites
plus rapidement que cela pourrait être expliqué par l’augmentation du taux de CO2 [11]
(O2 Dropping Faster than CO2 Rising, SiS 44).

En outre, cette tendance à la baisse s’est
accélérée depuis 2003, coïncidant précisément avec l’essor des ‘biocarburants’.

Donc,
les politiques climatiques qui se concentrent exclusivement sur la séquestration du
carbone pourraient s’avérer être désastreuses pour l’ensemble des organismes vivants
qui ont besoin de l’oxygène pour leur respiration, y compris les êtres humains.

Nous devons abandonner les fausses solutions et nous tourner vite vers les énergies
vertes qui sont déjà disponibles en abondance (voir les chapitres 11-26 de la référence
de l’article [1]).

  Il y a un potentiel énorme pour les énergies vertes

Des éoliennes installées sur toutes les surfaces des terrains disponibles qui ne sont pas
couverts par les forêts, les villes, ou recouverts de glace, et en supposant que ces
éoliennes ne fonctionnent qu’à 20 pour cent de leur capacité nominale, pourraient fournir
40 fois plus que la quantité d’électricité mondiale, soit encore cinq fois ses besoins
énergétiques totaux.

L’énergie solaire, avec une efficacité énergétique modeste de 10 pour cent, pourrait
fournir de l’énergie pour tout le monde, en occupant seulement 0,1 pour cent des terres
émergées de la planète.

Et le méthane, [tiré du biogaz] provenant de la digestion anaérobie des déchets
organiques, peut être utilisé pour la cuisson, pour le chauffage, pour la production
d’électricité et pour les véhicules de transport et les machines agricoles : son usage
pourrait épargner plus de 50 pour cent de la consommation d’énergie au niveau mondial.

En outre, d’autres ressources sont disponibles localement : les microcentrales
hydroélectriques, l’énergie marémotrice, la géothermie, le conditionnement des eaux
profondes, etc ...

Les énergies vertes sont largement accessibles, abordables, efficaces, flexibles,
facilement mises à niveau, et discrètes - surtout si vous maintenez les équipements et les
installations de petite taille - voire esthétiques, si des artistes et des concepteurs se
mettent au travail sur ce sujet.

La clé du succès réside dans la mise à profit des ressources qui sont le plus facilement
disponibles localement. Les déchets organiques doivent être la ressource la plus
universellement disponibles comme source d’énergie dans le monde, et n’oubliez surtout
pas, que vous obtenez également, à l’issue du processus de transformation biologique,
de bons fertilisants naturels pour les cultures, à partir du résidu digéré.

  Des énergies vertes pour une autonomie énergétique

Les énergies vertes se prêtent particulièrement bien à la distribution et la production
décentralisée, ce qui donne aux populations une autonomie énergétique par rapport aux
grands opérateurs industriels des divers secteurs de l’énergie. Là repose la clé de leur
succès futur.

Au cours de l’année 2008 et pour la première fois, plus de disposiitfs exploitant les
énergies renouvelables ont été installés que de capacités nouvelles résultant des
équipements conventionnels.

L’Allemagne est devenue la première grande économie à base d’énergie renouvelable
dans le monde.

Les énergies renouvelables représentent 9,5 pour cent de l’énergie totale
consommée, en fournissant 15,1 pour cent de l’électricité. L’énergie éolienne arrive en
tête des énergies renouvelables avec 25 GW et elle représente 7 pour cent de l’électricité
produite.

Les autres sources sont : l’énergie hydroélectrique et ; presque égales et en
seconde position, la biomasse, le solaire et la géothermie. Rien que pour l’année 2007,
les nouvelles capacités d’énergies renouvelables en Allemagne ont augmenté d’une
puissance équivalent à celle deux centrales nucléaires.

Dans ce domaine, le pays a
dépassé ses objectifs successifs depuis 2000 et, dans son secteur des énergies
renouvelables, on est très optimiste quant au passage possible à 100 pour cent
d’énergies renouvelables d’ici 2050.

La clé de ce succès réside dans sa législation et
dans les subventions gouvernementales appropriées qui ont été accordées à ce secteur,
6
en particulier des tarifs attrayants pour le rachat de l’électicité : cela à stimulé le marché
intérieur.

Il y a des choses merveilleuses sur l’arc en ciel des possibilités qui pourront satisfaire et
combler votre imagination : la photosynthèse artificielle pour récolter et stocker la
lumière du soleil, les dispositifs de la thermoélectricité qui peuvent transformer en
électricité, la chaleur qui est dispensée en pure perte, et le meilleur de tout : nous
pouvons nettoyer les déchets toxiques et nucléaires radioactifs avec les réactions
nucléaires de faible énergie, la fusion froide qui fonctionne réellement !

  Donc, en conclusion, le monde peut être à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050

• Une gamme variée d’options vertes, vraiment écologiques et abordables existent déjà,
et d’autres innovations sont en cours de mise au point.

• Les politiques qui assurent la promotion des innovations et qui stimulent le marché
intérieur pour une production et une distribution décentralisée, sont la clé de la réussite.

• La coopération mondiale est cruciale : les pays développés ont une obligation
internationale de soutenir les pays en développement pour combattre le réchauffement
planétaire et pour limiter les changements climatiques en faisant appel auxénergies
renouvelables.

  Références bibliographiques

1. Ho MW, Cherry B, Burcher S and Saunders PT. Green Energies, 100% Renewables by
2050, ISIS/TWN, London/Penang, 2009.

2. Simpson A. Foreword to Green Energies, 100% Renewables by 2050, ISIS/TWN,
London/Penang, 2009.

3. Chee Y. Foreword to Green Energies, 100% Renewables by 2050, ISIS/TWN,
London/Penang, 2009.

4. Ho MW. The Rainbow and the Worm, the Physics of Organisms, 3rd ed., World Scientific,
Singapore & London, 2008.

5. Ho MW and Saunders PT. Financing poverty, editorial, Science in Society 40, 2-3, 2008.

6. “Hackers leak e-mails, stoke climate debate”, David Stringer, Associated Press, 20
November 2009,
http://news.yahoo.com/s/ap/20091121...

7. “Statisticians cool down the climate controversy”, Lynne Peeples, 28 October 2009,
http://www.scienceline.org/2009/10/...

8. Hansen J, Sato M, Kharecha P, Beerling D, Berner R, Masson-Delmotte V, Pagani M,
Raymo M, Royer DL and Zachos JC. Target atmospheric CO2 : where should humanity aim ?
2008, http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/0...

9. CO2 lags temperature, therefore it CAUSES temperature ? Carbon Climate, Debating
the Global Warming Issue, 20 September 2009,
http://www.carbonclimate.info/2009/...

10. Ho MW. 350 ppm CO2 the target. Science in Society 44, 4-7, 2009.

11. Ho MW. O2 dropping faster than CO2 rising. Science in Society 44, 8-10, 2009.
The Institute of Science in Society, The Old House 39-41 North Road, London N7 9DP
telephone : [44 20 7700 5948] [44 20 8452 2729]

Contact the Institute of Science in Society www.i­sis.org.uk/

 Définitions et compléments

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIS Power to the People, 100% Renewables by 2050 French version .2

PDF (Traduction en français, définitions et compléments ) sur demande à yonne.lautre@laposte.net