"Point d’alerte et recommandations pour se protéger du coronavirus = Covid-19" par Jacques Hallard


ISIAS Santé Point d’alerte et recommandations pour se protéger du coronavirus = Covid-19

Sélection d’articles par Jacques Hallard , Ing.CNAM, site ISIAS 02/03/2020


Sommaire

1. Voyages interrompus, établissements fermés, mesures d’éloignement... Six choses à savoir sur les mesures prises contre le coronavirus en milieu scolaire franceinfo avec AFP France Télévisions - Mis à jour le 02/03/2020

2. Coronavirus : comment faire son gel hydroalcoolique soi-même ? Paul Turban Journaliste - Publié le 02/03/2020 à 14:00 – Document ‘rtl.fr’

3. Cartes - Coronavirus : le point sur l’épidémie pays par pays Diffusé à 17h19, le 23 février 2020 , modifié à 06h27, le 29 février 2020 - Par Ugo Pascolo avec AFP – Document ‘europe1.fr’

4. Santé - Coronavirus en France : le point sur l’épidémie de Covid-19 Par Julie Kern Rédactrice scientifique pour ‘Futura Sciences’

5. Coronavirus : à quelles cartes se fier pour connaître la propagation ? Par Marcus Dupont-Besnard – 02/03/2020 – Document ‘numerama.com’

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1.
Voyages interrompus, établissements fermés, mesures d’éloignement... Six choses à savoir sur les mesures prises contre le coronavirus en milieu scolaire franceinfo avec AFP France Télévisions - Mis à jour le 02/03/2020 | 14:30 - Publié le 02/03/2020 | 14:30 - Partager Twitter Envoyer

Des restrictions strictes sont mises en place, lundi, dans trois foyers – ou ’clusters’ – du virus en France métropolitaine.

Photo Le directeur d’une école publique d’Auray (Morbihan) ferme son établissement en raison de l’épidémie de Covid-19, le 2 mars 2020. (MAXPPP)

Voyages interrompus, établissements fermés, mesures d’éloignement... Six choses à savoir sur les mesures prises contre le coronavirus en milieu scolaire

Des établissements fermés dans certaines zones, des voyages scolaires annulés mais des élèves qui peuvent reprendre le chemin de l’école : le ministère de l’Education nationale a publié, lundi 2 mars, ses nouvelles recommandations pour limiter la diffusion du coronavirus Covid-19 en milieu scolaire.

>> Coronavirus : suivez toutes les informations en direct avec franceinfo Franceinfo récapitule les principales mesures et revient sur la manière dont elles sont élaborées.

1 Retour à l’école pour les élèves rentrant de zones exposées

’Le virus circulant déjà sur le territoire, il n’y a plus de raison de confiner des personnes revenant de zones exposées à une circulation active du virus’, peut-on lire dans une foire aux questions publiée par le ministère de l’Education nationale.

Ainsi, les élèves et personnels de retour de Lombardie et de Vénétie, dans le nord de l’Italie, de Macao, Hong-Kong, Singapour, Corée du Sud et Iran vont pouvoir retourner à l’école. Interrogé par franceinfo sur cette consigne, qui ’questionne’certains syndicats et parents d’élèves, le ministère indique appliquer les ’recommandations de Matignon ainsi que du ministère des Solidarités et de la Santé’.

2 Des restrictions strictes dans les ’clusters’

A l’heure actuelle, deux cas justifient des mesures restrictives, selon les dernières consignes du ministère. Tout d’abord, des restrictions strictes s’appliquent pour toute personne venant de la province du Hubei, en Chine. Par ailleurs, ces mesures s’appliquent aux trois foyers (’clusters’) du virus en France.

Le premier se trouve dans l’Oise et concerne particulièrement les communes de Creil, Crépy-en-Valois, Vaumoise, Lamorlaye, Lagny-le-Sec, La Croix-Saint-Ouen, Montataire, Nogent-sur-Oise et Villers-Saint-Paul. Le deuxième se situe en Haute-Savoie, sur la commune de La Balme-de-Sillingy. Enfin, le troisième ’cluster’ est localisé dans le Morbihan (sur les communes d’Auray, Carnac et Crac’h).

L’ensemble des établissements scolaires situés dans ces communes seront fermés ’à titre conservatoire’, jusqu’à nouvel ordre, précise le ministère. Dans le cas d’un retour de voyage en provenance de ces zones, les élèves ou personnels de l’éducation ne doivent pas être envoyés à l’école ou aller travailler. Les enfants concernés ne doivent pas non plus participer aux activités périscolaires.

Exception aussi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), où un professionnel de santé exerçant dans un hôpital parisien et son enfant de 12 ans ont été contaminés. Par mesure de précaution, les élèves de sa classe ne seront pas accueillis au collège pendant les quatorze prochains jours, a indiqué la préfecture du département.

3 Les voyages scolaires annulés ou interrompus

Le gouvernement a décidé que l’ensemble des voyages scolaires à l’étranger et en France, dans les zones identifiées comme des ’clusters’, étaient suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les voyages en cours doivent être interrompus. S’agissant des voyages dans l’Hexagone, ils peuvent se poursuivre normalement, à condition qu’aucun transit ne soit prévu dans l’un des foyers du virus.

4 Des consignes en cas de symptômes

Sous la responsabilité du directeur d’école ou du chef d’établissement, un élève présentant des symptômes de fièvre, de toux ou des difficultés à respirer doit être isolé, et le Samu immédiatement contacté.

Les préconisations actuelles précisent que le port du masque n’est pas adapté, à l’exception des personnels de santé et d’urgence.

5 Mise en place de cours à distance

Pour les élèves qui ne peuvent pas retourner en classe, une ’continuité pédagogique’ sera mise en place pour ’maintenir un contact régulier entre l’élève et ses professeurs’. Ce service peut s’appuyer sur une plateforme pédagogique gratuite du Cned, baptisée ’ma classe à la maison’, qui offre la possibilité de tenir des classes virtuelles, de la grande section de maternelle à la terminale.

Le directeur d’école ou le chef d’établissement doit s’assurer que l’élève a bien accès à tous les supports de cours et qu’il est mesure de réaliser les devoirs ou exercices requis.

En cas d’examen, si un élève est empêché de se rendre à une convocation, par exemple pour une épreuve de contrôle continu du bac, il lui sera proposé de la repasser ultérieurement ’dans les mêmes conditions’.

6 Des mesures évolutives en fonction des circonstances

Contacté par franceinfo, le ministère de l’Education nationale précise la manière dont ces mesures sont établies. Les préfets et les directeurs des Agences régionales de santé (ARS) décident régulièrement de l’étendue des périmètres dans lesquels des restrictions sont prises après avoir identifié des ’clusters’ en lien avec le ministère de la Santé. ’Ils ont la responsabilité conjointe de décider et mettre en œuvre les opérations dans leur périmètre géographique’, indique-t-on rue de Grenelle.

Charge ensuite aux recteurs d’appliquer ces décisions dans les écoles et établissements scolaires de leur académie, et de les faire évoluer au besoin. Leur autorité s’applique sur l’ensemble des personnels académiques et peuvent contrôler ’l’ensemble des services et des établissements d’enseignement, publics ou privés sous contrat, du primaire à l’université’, ajoute-t-on du côté du ministère.

La sélection de franceinfo sur le coronavirus

• En images. Ces cartes montrent une chute spectaculaire de la pollution en Chine

• Décryptage. A quel point le virus est-il dangereux ? On a posé la question à des experts (et ils sont plutôt rassurants)

• Analyse. Ecoles, stades, concerts... Le casse-tête des fermetures et des annulations d’événements

• VIDEO. Coronavirus : les quatre gestes simples à adopter pour se protéger et éviter la propagation

A lire aussi

Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/voyages-interrompus-etablissements-fermes-mesures-d-eloignement-six-choses-a-savoir-sur-les-mesures-prises-contre-le-coronavirus-en-milieu-scolaire_3848955.html

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2.
Coronavirus : comment faire son gel hydroalcoolique soi-même ? Paul Turban Journaliste - Publié le 02/03/2020 à 14:00 – Document ‘rtl.fr’

ÉCLAIRAGE - L’Organisation mondiale de la santé a publié une recette de gel hydro-alcoolique pour faire face à la pénurie. Et cette recette peut être réalisée simplement, à la maison. Une hygiène des mains irréprochable est un moyen efficace de se prémunir de la gastro-entérite Crédit : SIPA

L’Organisation mondiale de la santé a publié sur son site Internet un ’guide de production locale des solutions hydroalcooliques’. Autrement dit, il s’agit d’une recette pour produire à partir de certains ingrédients des produits aussi efficaces que ceux présents dans le commerce

La liste des ingrédients de la recette de l’OMS peut paraître complétement inaccessible. Pourtant, vous pouvez vous fournir facilement les composants. L’éthanol 96 % peut être remplacé par de l’alcool pour spiritueux que l’on peut trouver en magasin. Le peroxyde d’hydrogène n’est autre que de l’eau oxygénée, disponible en pharmacie. Le glycérol, ou glycérine, se trouve aussi chez le pharmacien. 

Ensuite, la recette est assez simple. Dans un récipient gradué bien propre, mesurez 833 millilitres d’alcool. Mélangez-y 42 millilitres d’eau oxygénée. Ajoutez à cela 15 millilitres de glycérine. Complétez avec de l’eau jusqu’à obtenir un litre de solution. Après avoir mélangé, votre gel hydroalcoolique maison est prêt. 

Source : https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/coronavirus-comment-faire-son-gel-hydroalcoolique-soi-meme-7800186599

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3.
Cartes - Coronavirus : le point sur l’épidémie pays par pays Diffusé à 17h19, le 23 février 2020 , modifié à 06h27, le 29 février 2020 - Par Ugo Pascolo avec AFP – Document ‘europe1.fr’ - Accueil international - Carte - Parti de Wuhan, en Chine, le coronavirus s’est désormais répandu dans une trentaine de pays. © Capture https://gisanddata.maps.arcgis.com/

Depuis son apparition fin 2019, l’épidémie de coronavirus s’est répandue dans une trentaine de pays, a contaminé des dizaines de milliers de personnes et fait des milliers de victimes. Alors que l’Europe compte ses premiers morts, Europe 1 fait le point sur la propagation de cette infection respiratoire pays par pays.

Le Covid-19 prend de l’ampleur. Alors que l’organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé, vendredi, que la ’fenêtre’ pour enrayer l’épidémie du nouveau coronavirus ’se rétrécit’, cette dernière touche désormais une trentaine de pays et de territoires à travers le monde. 

>> LIRE AUSSI - Coronavirus : après l’Italie, la France risque-t-elle de voir son nombre de cas exploser ? 


L’Asie paye le plus lourd tribu

Berceau de l’épidémie, la Chine continentale, et plus particulièrement la ville de Wuhan et sa région du Hubei, est le pays le plus touché par le coronavirus. Au moins 80.000 personnes ont été contaminées, et plus de 2.700 patients en sont morts. Désormais pire que l’épidémie de Sras, dont la Chine avait déjà l’épicentre, Xi Jinping a déclaré que le coronavirus constitue ’la plus grave urgence sanitaire’ à frapper son pays depuis la fondation du régime communiste en 1949.

Le coronavirus s’est également largement répandu en Corée du Sud en infectant près d’un millier de personnes. Le Japon, Hong Kong, Macao, Taïwan, la Malaisie, Singapour, Thaïlande, Vietnam, Népal, Sri Lanka, Cambodge et Inde : la quasi-totalité de l’Asie est désormais impactée, en des degrés différents selon les pays (voir la carte ci-dessous). 

Une carte en temps réel pour voir l’évolution du coronavirus

Mise au point par des chercheurs de l’université américaine Johns-Hopkins, une carte répertorie tous les cas confirmés de Covid-19 à travers la planète, mais aussi ceux suspectés, en temps réel. Mais elle est également accompagnée de plusieurs compteurs qui informent sur le nombre de victimes... et de personnes guéries. 


Au Moyen-Orient, l’Iran est le pays le plus touché 

Moins médiatisés, les pays du Moyen-Orient sont bels et bien touchés par le Covid-19. L’Iran est d’ailleurs le pays qui enregistre le plus grand nombre de décès dû au coronavirus en dehors de Chine.

Parallèlement à ces décisions, la Jordanie a proclamé l’interdiction d’entrée sur son territoire de toute personne venant de Chine, d’Iran et de Corée du Sud, sauf ses propres ressortissants. Israël, Liban, Émirats arabes unis, Irak, Koweït et Bahreïn : la région commence petit à petit à être touchée (voir la carte ci-dessus). 

Mardi soir, sur le continent africain, seul l’Egypte était touchée, avec un patient infecté.


En Europe, la situation évolue rapidement

Alors qu’un troisième avion en provenance de Wuhan est arrivé vendredi en rapatriant 28 de ses ressortissants, la France est relativement épargnée par le coronavirus. Douze cas ont été formellement identifiés jusqu’à présent, et onze sont désormais saufs, même si le premier mort hors d’Asie a été recensé à Paris, le 15 février dernier.

>> Lire aussi - Pour Agnès Buzyn, Anne Hidalgo n’a pas préparé Paris à l’arrivée du coronavirus

La situation s’est en revanche très rapidement dégradé ces derniers jours en Italie. Le virus s’est introduit en Lombardie, avant d’infecter des centaines de personnes.

Sur le reste du continent, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Russie 2, la Belgique, l’Espagne la Finlande, la Suède, la Croatie ou encore l’Autriche sont touchés, à des degrés différents.

De l’autre côté de l’Atlantique, seuls le Canada, et les Etats-Unis semblent pour le moment atteints.

Source : https://www.europe1.fr/international/coronavirus-le-point-sur-lepidemie-pays-par-pays-3951276

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4.
Santé - Coronavirus en France : le point sur l’épidémie de Covid-19 Par Julie Kern Rédactrice scientifique pour ‘Futura Sciences’

La France est le deuxième foyer européen de la maladie de Covid-19 provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2, juste derrière l’Italie et devant l’Allemagne. Voici le dernier bilan du nombre de contaminés au 2 mars 2020.

Le dernier bilan de l’épidémie de Covid-19 en France, qui date du 29 février 2020 à 16 heures, fait état de 130 cas confirmés dans douze régions.

Seules deux personnes sont décédées en France des suites de l’infection : un patient chinois de 80 ans, le 14 février 2020 et un Français de 60 ans, le 26 février 2020. Douze personnes sont rétablies et sorties de l’hôpital. Pour les 116 patients hospitalisés, il est trop tôt pour se prononcer sur leur guérison. Neuf patients sont en situation clinique grave.

Situation actuelle du coronavirus en France

Depuis le 29 février 2020, des nouveaux cas de coronavirus en France ont été confirmés :

  • 3 cas en outre-mer à Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Il s’agit d’un habitant de l’île et ses parents venus lui rendre visite.
  • 5 cas dans la région Grand Est : 3 dans le Haut-Rhin, tous membres de la même famille, et 2 dans le Bas-Rhin, selon l’Agence régionale de Santé.
  • 9 cas dans le Morbihan, selon la préfecture du Morbihan.
  • 2 cas de la ville de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, confirmés par le maire de la ville. Il s’agit d’un père, travailleur hospitalier, et sa fille.
    Au 2 mars 2020, le bilan serait donc de 149 contaminés sur le territoire français à l’heure où nous écrivons ses lignes et dans l’attente de l’actualisation du suivi quotidien de l’épidémie par Santé publique France.

Certaines villes ou départements sont appelés « cluster  ». Ce terme désigne des endroits qui regroupent au moins 10 personnes infectées par le coronavirus en France. Le cluster le plus important de France est le département de l’Oise qui comptabilise à lui seul 47 cas, vient ensuite la ville de La Balme-de-Sillingy en Haute-Savoie, qui recense 14 cas.

Voir aussiCoronavirus dans le monde : suivez la progression de l’épidémie en temps réel avec cette carte

Gestion de l’épidémie de Covid-19 : le coronavirus en France passe au stade 2 

La France est actuellement au stade 2 (sur 3) de gestion de l’épidémie. À ce stade, l’objectif des pouvoirs publics est d’endiguer la propagation du virus sur le territoire. Le virus n’est pas en circulation active sur le territoire (critère du stade 3). Les patients sont pris en charge grâce à un protocole de soin sécurisé et les personnes en contact sont identifiées et surveillées. Des mesures pour limiter la vie collective sont prises dans ces zones, comme la fermeture des écoles ou l’interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes. Dans les régions les plus touchées, le gouvernement conseille de limiter les déplacements et de recourir si possible au télétravail.

Voir aussi Coronavirus : quelles sont les personnes les plus vulnérables ?

Lien externe : COVID-19 : situation épidémiologique en France

Source (à actualiser) : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/epidemie-coronavirus-france-point-epidemie-covid-19-79834/

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5.
Coronavirus : à quelles cartes se fier pour connaître la propagation ? Par Marcus Dupont-Besnard – 02/03/2020 – Document ‘numerama.com’ - Sciences Accueil Sciences

De nombreuses cartes sont diffusées pour suivre la propagation de Covid-19. Mais toutes n’ont pas la même valeur scientifique et informative. Voici ce qu’il faut savoir sur les cartes du coronavirus.

L’épidémie Covid-19 est récemment passée au « stade 2 ». Le ministre de la santé Olivier Véran a annoncé, samedi 29 février, de nouvelles mesures drastiques, dont l’annulation jusqu’à nouvel ordre de tous les événements rassemblant plus de 5 000 personnes dans des lieux clos. Le but est de limiter la propagation du coronavirus, à l’heure où, ce lundi 2 mars, on dénombre 89 000 personnes infectées. Le taux de mortalité n’est que de 3,4 %, pour un taux de guérison de 50,6 %, mais il s’agit évidemment de protéger les plus vulnérables, les personnes âgées et immunodéficientes.

À lire : La chloroquine, un remède contre le coronavirus ? Pourquoi ce médicament fait débat

Face à aux épidémies Covid-19 se diffusant à l’échelle du globe, il est important de suivre en détails la propagation pour bien comprendre la situation : l’évolution des chiffres, pays par pays, région par région. Les cartes ont un rôle important à jouer au quotidien pour ce suivi public. Elles peuvent être utiles et pertinentes, comme la carte ci-dessous, issue d’un site interactif en ligne sur lequel on reviendra plus bas. Mais certaines cartes peuvent en revanche s’avérer problématiques. Celles qui appartiennent à ce second cas posent un double-bémol : une fiabilité contestable et une portée anxiogène. Quelles sont ces cartes et pourquoi faut-il s’en méfier ? On fait le point.

Carte fiable et précise de la propagation du coronavirus, zoomée sur l’Europe (2 mars 2020). // Source : Johns Hopkins

Attention : toutes les cartes n’ont pas d’intérêt informatif

Parmi les cartes les plus présentes, on retrouve ce que l’on appelle les cartes « choroplèthes ». Ces dernières vont représenter une quantité par un dégradé de couleurs. Dans cette catégorie, pour une carte des températures, du bleu sera une température négative, du jaune sera une faible température, l’orange sera la température au-dessus, puis le rouge le maximum enregistré. Concernant Covid-19, ce type de représentation cartographique est très utilisé sur les réseaux sociaux, et c’est également le choix majoritaire des contributeurs de Wikipédia pour illustrer l’épidémie au sein de chaque pays.

L’utilisation des cartes choroplèthes pour le coronavirus est pourtant une mauvaise idée et il vaut mieux éviter de s’y fier ou de les partager. Bien souvent, elles se traduisent simplement par la colorisation en rouge d’une région touchée, qu’importe à quel point elle est touchée. C’est bien là le problème, confirme Jules Grandin à Numerama. Il est cartographe et chef du service infographie aux Échos. «  Imaginons qu’on ait deux cas en Russie, alors on colorie toute la Russie, en renvoyant l’image qu’il est partout sur une zone immense alors que ce n’est pas le cas. Inversement, à côté il pourrait y avoir des centaines de cas dans un petit pays, que le coloriage ferait alors peu apparaître. »

« Il faut garder en tête que ce ne sont pas des territoires qui sont contaminés, mais des gens » - Les cartes choroplèthes ne délivrent qu’une information partielle. Et celle-ci est, en plus, déconnectée du contexte. Les cas d’infection à un instant T dans un lieu doit systématiquement être relié à une notion de proportionnalité, afin de mettre en exergue l’échelle réelle de l’épidémie. C’est pour cette raison que ces cartes fixes coloriant des zones entières « ne sont pas un bon reflet de la réalité  ». Autre problème, elles font souvent abstraction du ratio entre les personnes infectées, les guérisons, les décès, l’évolution à travers le temps. Ces éléments sont pourtant à prendre dans leur ensemble dans une telle crise sanitaire.

Voici ci-dessous l’exemple typique d’une carte qui ne présente aucun intérêt, que ce soit en termes d’information ou de logique scientifique. Qu’un pays ait enregistré au moins un cas ou un décès n’est pas un indicateur de l’ampleur de l’épidémie. Cela justifie encore moins de colorier tout un pays en rouge : « Il faut garder en tête que ce ne sont pas des territoires qui sont contaminés, mais des gens », relève Jules Grandin. Il est donc absurde de colorier intégralement en rouge une région constituée en majorité de déserts (comme pour l’Australie), alors que les personnes infectées le sont dans certaines villes spécifiques de cette région. Une carte est une représentation visuelle qui doit refléter le nombre réel de gens infectés sur un territoire.

Exemple d’une très mauvaise carte du coronavirus.

Si ce n’est là qu’une carte circulant parmi d’autres sur Twitter, il y a de quoi être étonné de retrouver des cartes de ce genre sur Wikipédia, forcément très consulté en cette période de crise. Sur la page « Épidémie de maladie à coronavirus de 2020 en France », on retrouve l’étrange carte ci-dessous. Les lieux où il y a des cas confirmés sont en rouge, et les cas hospitalisés sans confirmation sont en vert. Un choix de mesure et de couleur qui a peu de sens et ne dit rien de pertinent sur la situation de l’épidémie dans le pays. D’ailleurs, «  les couleurs ont des significations, des implications culturelles », relève Jules Grandin. En Europe, le vert est associé à du positif et le rouge à quelque chose de dangereux. Raison pour laquelle la colorisation de territoires entiers en rouge, sans proportionnalité, procurent cette sensation anxiogène.

Carte faiblement informative, qui illustre l’article « Épidémie de maladie à coronavirus de 2020 en France » sur Wikipedia // Source : Wikipedia

Quelles sont les bonnes cartes sur la propagation du coronavirus ?

Le constat de l’insuffisance des cartes choroplèthes doit donc pousser à se diriger vers d’autres formats, à savoir des cartes mises à jour en temps réel, représentant les quantités par des cercles proportionnels.

Nous avons relevé deux sites de références pour suivre l’évolution de Covid-19 :

  • La carte de l’université américaine Johns Hopkins
  • La carte française coronavirus.app
    En plus de la combinaison de nombreuses sources fiables pour leurs données, ces deux cartes ne tombent pas dans les mêmes travers que les cartes choroplèthes. Chaque cercle est proportionnel à l’ampleur du nombre de personnes infectées. Il est possible de zoomer pour une vision plus détaillée de la situation. En définitive, ces « sacs proportionnels sont beaucoup plus précis », indique Jules Grandin. Ces cartes-ci renvoient une image plus proche de la réalité de la propagation de Covid-19.

Carte par cercles proportionnels, zoomée sur l’Europe (2 mars 2020). // Source : Coronavirus.app

Que ce soit à l’échelle mondiale ou lorsqu’on clique sur les cercles, l’information est systématiquement contextualisée sur ces sites : personnes infectées depuis le début, décès, guérisons, personnes encore malades. On ne le répétera jamais assez, seule la combinaison de ces trois facteurs ensemble montre véritablement la situation telle qu’elle est. Ces cartes interactives usant de cercles proportionnels ont aussi pour avantage de ne pas contribuer à l’atmosphère anxiogène — le site coronavirus.app a même opté pour un code couleur sans rouge ni noir.

À lire : Faut-il porter des masques contre le coronavirus ?

Pour tout comprendre à l’épidémie du Coronavirus (Covid-19)

Source : https://www.numerama.com/sciences/608767-coronavirus-a-quelles-cartes-se-fier-pour-connaitre-la-propagation.html

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 02/03/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

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Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

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