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"Contribution au débat sur le réseau de téléphonie mobile 5G et l’IA" par Jacques Hallard

vendredi 6 mars 2020, par Hallard Jacques



ISIAS Numérique 5G IA

Contribution au débat sur le réseau de téléphonie mobile 5G et l’IA : caractéristiques techniques, usages envisagés et perspectives, état des lieux, dangers et inconvénients, résistance à son acceptabilité

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 06/03/2020

Série : L’ère des technologies numériques (ou digitales) et de l’intelligence artificielle (IA)

La 5G en progrès en ChineSource

Plan : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule - « L’innovation responsable : un gage de confiance pour tous » Par Michael Miebach, Chief Product & Innovation Office chez Mastercard - - Par Les Experts Du Siècle - @siecledigital - Publié le 03 février 2020 à 10h20 - Mis à jour le 3 février 2020 à 10h27.

« L’être humain a toujours eu à cœur d’innover. On assiste aujourd’hui à une accélération technologique avec des technologies émergentes qui, de la 5G à l’IA, de l’IdO à l’informatique quantique, composent les unes avec les autres et se combinent pour élargir le champ des possibles et créer de grandes quantités de données. Avec près de 2,5 quintillions d’octets de données créés quotidiennement selon les estimations, notre vie est de plus en plus entre les mains de la technologie. À mesure que le champ des possibles s’élargit, il nous appartient donc, en tant qu’innovateurs, de prendre nos responsabilités, de veiller à ce que la technologie soit au service des personnes pour lesquelles elle est conçue et inspire confiance ».

« Si nous élaborons des modèles informatiques aptes à produire des voitures autonomes, diagnostiquer des cancers et détecter la fraude dans des circuits financiers complexes, nous devons dans le même temps être en mesure de garantir un processus décisionnel qui minimise les partis pris et les effets négatifs et exploite les données de manière à améliorer les expériences proposées et le bien commun – tout en respectant les normes en matière de vie privée, de protection des données et de sécurité des réseaux ».

« Les années 2010 ont été marquées par une croissance extraordinaire de l’interconnexion. Le marché s’est davantage intéressé à la rapidité et au degré de développement potentiel des nouveaux acteurs technologiques, qu’à leur impact global sur la société. L’époque où les choses allaient vite et où tout volait en éclat est peut-être révolue. La réussite comme l’échec sont aujourd’hui avant tout affaire de confiance, mais le monde de la technologie commence tout juste à le réaliser ».

« Le service d’analyse de ‘Harvard Business Review’ et Mastercard ont récemment mené une enquête auprès de cadres supérieurs du monde entier afin d’identifier les principaux moteurs de l’innovation. Cette étude a révélé un décalage important entre ce que souhaitent les consommateurs et ce que les entreprises pensent que les consommateurs recherchent. Pour les entreprises, les clients sont friands d’innovations qui permettent de réduire les coûts, d’améliorer les délais de livraison, d’offrir des services personnalisés ou qui sont compatibles avec les formats mobiles. La protection de la vie privée arrive en cinquième position sur la liste. Mais reste la question de savoir ce que veulent réellement les gens ».

« Les consommateurs veulent certes payer moins cher, mais ils sont en second lieu en quête d’innovations aptes à préserver la confidentialité de leurs données. Le ‘Trust Barometer’ d’Edelman, le baromètre annuel de la confiance et de la crédibilité de l’agence Edelman, révèle cette année qu’être compétent ne suffit pas, selon les entreprises, à gagner la confiance du public. Les dimensions de la confiance liées à l’éthique, telles que l’intégrité ou la finalité, sont en effet trois fois plus importantes que la compétence ».

« Qu’est-ce que cela implique pour la prochaine décennie ? Il faudra évaluer les technologies émergentes – et leur interaction avec les technologies existantes – en fonction de leur impact sur la société et trouver un moyen optimal d’utiliser de manière sûre et intelligente les données qui sont générées à des vitesses record ».

« Et surtout, il est important de redéfinir la notion de croissance en revoyant notre manière de créer de la valeur en lien avec les gouvernements, les start-up et les entreprises en place – et en mettant l’accent sur la confiance avant tout. Dans un contexte de croissance exponentielle des données, il nous appartient de traiter les données de manière appropriée et de nous assurer que les algorithmes alimentés par ces données et utilisés dans le domaine de l’IA sont conçus et contrôlés de façon à réduire au minimum les partis pris et les discriminations. Il faut mettre en place des mesures de protection des consommateurs réalisables compte tenu du degré de connectivité présent dans nos vies. Cela passe par une collaboration étroite entre tous les acteurs de l’écosystème numérique, qu’il s’agisse d’une exigence réglementaire ou non ».

« Il est important de tenir compte de l’impact de l’innovation lorsque nous créons des expériences dont les consommateurs ont envie. Parce qu’il ne faut pas porter atteinte à la vie privée pour de simples raisons de commodité. Parce qu’on ne peut pas gagner en rapidité au détriment de la sécurité. Parce que le potentiel humain d’innovation doit être contrebalancé par le besoin tout aussi humain de pouvoir faire confiance ».

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Introduction

Ce dossier, à usage didactique, comprend une sélection de 35 documents qui sont présentés et ordonnés dans le sommaire ci-dessous et qui visent à faire, en ce début d’année 2020, un point sur le vaste et brûlant sujet des technologies numériques (ou digitales), de l’évolution rapide des techniques et des offres des réseaux de téléphone mobile, dont la ‘5G’, ainsi que de l’intrusion puissante et systématique de l’intelligence artificielle (IA) et de ses dérivés que sont : l’apprentissage automatique (en anglais : machine learning, ou « apprentissage machine »), apprentissage artificiel ou encore apprentissage statistique, d’une part, et l’apprentissage profond (en anglais : deep learning, deep structured learning, hierarchical learning), d’autre part.

Par exemple, les applications des offres à travers le numérique, en France comme ailleurs, bouleversent le secteur de la distribution des biens ; on apprend par Cécile Prudhomme « qu’un cap historique pour le commerce en ligne français … a dépassé les 100 milliards d’euros en 2019 », et « que l’on comptabilisait, fin 2019, 16,27 millions de cyberacheteurs sur mobile, contre 13,16 millions fin 2018 ». Source.

Selon Sarah N’tsia (JDN), le total des ventes sur Internet en France s’élevait à 103,4 milliards d’euros en 2019… et l’offre en ligne continue de s’étoffer avec plus de 190.000 sites marchands enregistrés par la Fevad [1] - Accédez à tous les contenus du Monde en illimité. Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante.

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Source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/29/risques-de-la-5g-huawei-le-commissaire-europeen-thierry-breton-devoile-la-position-de-l-europe_6027655_3234.html

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12.
La 5G : l’UE ouvre la porte à Huawei mais pose des conditions strictes Par Le Figaro avec AFP mis à jour il y a 48 min – Document ‘lefigaro.fr’ Tech & Web - Photo

Huawei, soupçonné par les États-Unis d’espionnage pour le compte de Pékin, Huawei a aussitôt salué dans un communiqué la décision des Européens. AFP - Après le feu vert partiel de Londres, l’UE a ouvert à son tour sa porte mercredi au chinois Huawei pour développer la 5G, à des conditions très strictes mais au risque de mécontenter les Américains. Huawei a aussitôt salué dans un communiqué la décision des Européens, les félicitant pour leur approche « objective et basée sur les faits » concernant la sécurité de la 5G.

À lire aussi : Boris Johnson défie Trump sur Huawei

Washington fait pression sur ses alliés pour exclure Huawei, qu’elle soupçonne d’espionnage pour le compte de Pékin : l’Australie et le Japon l’ont écoutée, mais l’UE résiste, même si elle est toujours sous la menace d’une guerre commerciale avec les États-Unis. « Nous en Europe, on accepte tout le monde mais on a des règles, ces règles sont claires, exigeantes », a déclaré le Commissaire européen à l’Industrie Thierry Breton, lors de la présentation d’un guide de mesures à prendre dans l’UE pour assurer la sécurité des réseaux 5G.

Cette « boîte à outils », élaborée par tous les États membres de l’Union en collaboration avec la Commission européenne, contient des recommandations sur ce qu’il convient de faire pour éliminer les risques spécifiques au déploiement des infrastructures de la nouvelle technologie mobile 5G. Ces préconisations, que les États membres de l’UE ont promis de suivre, ne sont pas contraignantes.

Selon le communiqué de l’UE, il est recommandé afin d’« atténuer les risques pour la sécurité » de procéder à des « exclusions nécessaires (...) pour les actifs critiques et sensibles (...) tels que les fonctions de gestion et d’orchestration du réseau ». Chaque pays et chaque opérateur est également appelé à « avoir plusieurs sources de fournisseurs pour diminuer les risques ».

 » À voir aussi - 5G : comprendre la révolution qui vient

5G : comprendre la révolution qui vient

La 5G arrive bientôt en France : comment fonctionne cette technologie ? Que va changer la 5G dans notre quotidien ? Quelles en seront les conséquences ? Figaro Live fait le point.

Vidéo 5:41 > à la source

Huawei, acteur incontournable

Numéro deux sur le marché des smartphones, le chinois Huawei s’est imposé dans le développement de l’internet mobile ultra-rapide 5G face à ses rivaux suédois Ericsson, finlandais Nokia et sud-coréen Samsung.

Dans un entretien mardi au quotidien belge l’Echo, Walter Ji, patron de Huawei Europe, jugeait « impossible » que son entreprise soit exclue de l’UE. « Nous avons tissé des liens forts et posé des fondations solides avec nos partenaires technologiques locaux. Notre technologie est à la pointe et elle représente beaucoup de valeur commerciale aux yeux des opérateurs. Cela n’arrivera pas’ », avait-il prédit.

À lire aussi : Berlin aurait la preuve que Huawei a travaillé avec les services chinois

Même si Thierry Breton répète à l’envi que l’« Europe n’est pas en retard sur la 5G », en rappelant qu’« elle dispose de 50% des brevets mondiaux dans ce domaine », il paraît difficile pour l’Union de se passer de Huawei : sur le plan industriel, il dispose d’une avance technologique sur ses concurrents et il est déjà présent dans de nombreux pays. C’est d’ailleurs ce qu’a expliqué mardi le gouvernement britannique pour justifier sa décision : il a décidé d’intégrer Huawei aux déploiements de la 5G, tout en le maintenant éloigné des équipements les plus risqués, en particulier le « coeur de réseau »depuis lequel tout est piloté

Le Figaro - Actualité en direct et informations en continu

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Source : https://www.lefigaro.fr/flash-eco/bruxelles-invite-les-28-a-exclure-de-la-5g-les-entreprises-a-haut-risque-20200129

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13.
La 5G menace-t-elle votre santé ? Vidéo 6:40 - #LesDécodeurs - 08 août 2019 - Le Monde

« Une catastrophe sanitaire en devenir. » C’est ainsi qu’on peut trouver la 5G présentée par certains opposants. En cours d’expérimentation dans différentes villes françaises, la technologie 5G – pour « cinquième génération » – devrait supplanter la 4G dans les années à venir. Avec un débit des dizaines de fois plus élevé, une stabilité accrue et une latence réduite, elle doit ouvrir un large champ d’applications. De l’« Internet des objets » connectés (IoT) à la chirurgie à distance, ce nouveau réseau se veut révolutionnaire. Mais à mesure que l’on s’approche de son déploiement, des voix de plus en plus nombreuses de scientifiques et de militants se font entendre. Comme la 4G avant elle et les ondes téléphoniques en général, la 5G comporterait des risques pour la santé. Sauf que ces accusations reposent sur des argumentaires bien fragiles, voire fallacieux, et illustrent le phénomène du ‘cherry picking’. Cette vidéo est un nouvel épisode de notre rubrique vidéo avec ‘Les Décodeurs’, à retrouver sur notre site et notre chaîne YouTube, un jeudi sur deux à 18 heures. « Fake news », canulars… démêlons ensemble les informations qui circulent sur Internet. Sources et liens utiles : - Rapport de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) consacré au rapport Bio Initiative : https://bit.ly/2H6yKwn - Communiqué de presse du Centre international pour la recherche sur le cancer (CIRC) suite à la classification des ondes électromagnétiques des téléphones portables comme « peut-être cancérogènes » : https://bit.ly/2Yz4LYD - Présentation de l’état actuel de la connaissance scientifique des ondes téléphoniques par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), organisme reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et chargé de proposer un cadre réglementaire aux émissions d’ondes électromagnétiques : https://bit.ly/2Yz545J - Science-Based Medecine - Cell phones and cancer : random chance in clinical trials https://bit.ly/2McUuuy - « Distinguer la polémique du commentaire scientifique : quelques lignes de conduite illustrées par le cas de Sage et Burgio (2017) », Grimes, D. R. and Bishop, D. V. (2018), Child Dev, 89 : 141-147. doi:10.1111/cedv.1301 : https://bit.ly/2ThVC0K ___ Abonnez-vous à la chaîne YouTube du Monde dès maintenant : http://www.youtube.com/subscription_c... - Catégorie : Actualités et politique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=v1hAE9aLZIY

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14.
Pourquoi l’intelligence artificielle a besoin d’éthique - Vidéo 5:59 - 03 avril 2019 - Le Monde

A mesure qu’elle se déploie dans tous les secteurs, l’intelligence artificielle pose de graves et inédites questions éthiques. Algorithmes simplistes, erreurs statistiques en série, reproduction d’inégalités sociales…, les risques sont à la mesure des promesses de cette technologie : gigantesques. Faut-il moraliser l’intelligence artificielle ? Le cerveau d’un robot peut-il être éthique ? Et si oui, comment ? Voici quelques éléments pour mieux comprendre et alimenter la discussion. Sources : - ’Open Letter on Artificial Intelligence’ https://futureoflife.org/ai-open-letter - Michael Jordan : « Une approche transversale est primordiale pour saisir le monde actuel » https://www.lemonde.fr/sciences/artic... - Stanford University, Artificial Intelligence - Philosophy, Ethics, and Impact http://web.stanford.edu/class/cs122/ - Intelligence artificielle : des problèmes éthiques très concrets… et des réponses encore balbutiantes https://www.lemonde.fr/pixels/article... ___ Abonnez-vous à la chaîne YouTube du Monde dès maintenant : http://www.youtube.com/subscription_c - ... - Catégorie : Actualités et politique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=tf4-_4IbXPs&feature=youtu.be

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15.
L’innovation responsable : un gage de confiance pour tous Par Michael Miebach, Chief Product & Innovation Office chez Mastercard - Par Les Experts Du Siècle - @siecledigital Publié le 3 février 2020 à 10h20 - Mis à jour le 3 février 2020 à 10h27 – Document ‘siecledigital.fr’ Technologie Tribunes

L’être humain a toujours eu à cœur d’innover. On assiste aujourd’hui à une accélération technologique avec des technologies émergentes qui, de la 5G à l’IA, de l’IdO à l’informatique quantique, composent les unes avec les autres et se combinent pour élargir le champ des possibles et créer de grandes quantités de données. Avec près de 2,5 quintillions d’octets de données créés quotidiennement selon les estimations, notre vie est de plus en plus entre les mains de la technologie. À mesure que le champ des possibles s’élargit, il nous appartient donc, en tant qu’innovateurs, de prendre nos responsabilités, de veiller à ce que la technologie soit au service des personnes pour lesquelles elle est conçue et inspire confiance.

Si nous élaborons des modèles informatiques aptes à produire des voitures autonomes, diagnostiquer des cancers et détecter la fraude dans des circuits financiers complexes, nous devons dans le même temps être en mesure de garantir un processus décisionnel qui minimise les partis pris et les effets négatifs et exploite les données de manière à améliorer les expériences proposées et le bien commun – tout en respectant les normes en matière de vie privée, de protection des données et de sécurité des réseaux.

Dans la même catégorie : Les règles fiscales mondiales vont être repensées

Les années 2010 ont été marquées par une croissance extraordinaire de l’interconnexion. Le marché s’est davantage intéressé à la rapidité et au degré de développement potentiels des nouveaux acteurs technologiques qu’à leur impact global sur la société. L’époque où les choses allaient vite et où tout volait en éclat est peut-être révolue. La réussite comme l’échec sont aujourd’hui avant tout affaire de confiance, mais le monde de la technologie commence tout juste à le réaliser.

Le service d’analyse de ‘Harvard Business Review’et Mastercard ont récemment mené une enquête auprès de cadres supérieurs du monde entier afin d’identifier les principaux moteurs de l’innovation. Cette étude a révélé un décalage important entre ce que souhaitent les consommateurs et ce que les entreprises pensent que les consommateurs recherchent. Pour les entreprises, les clients sont friands d’innovations qui permettent de réduire les coûts, d’améliorer les délais de livraison, d’offrir des services personnalisés ou qui sont compatibles avec les formats mobiles. La protection de la vie privée arrive en cinquième position sur la liste. Mais reste la question de savoir ce que veulent réellement les gens ?

Les consommateurs veulent certes payer moins cher, mais sont en second lieu en quête d’innovations aptes à préserver la confidentialité de leurs données. Le Trust Barometer d’Edelman, le baromètre annuel de la confiance et de la crédibilité de l’agence Edelman, révèle cette année qu’être compétent ne suffit pas, selon les entreprises, à gagner la confiance du public. Les dimensions de la confiance liées à l’éthique, telles que l’intégrité ou la finalité, sont en effet trois fois plus importantes que la compétence.

Qu’est-ce que cela implique pour la prochaine décennie ? Il faudra évaluer les technologies émergentes – et leur interaction avec les technologies existantes – en fonction de leur impact sur la société et trouver un moyen optimal d’utiliser de manière sûre et intelligente les données qui sont générées à des vitesses record.

Et surtout, il est important de redéfinir la notion de croissance en revoyant notre manière de créer de la valeur en lien avec les gouvernements, les start-up et les entreprises en place – et en mettant l’accent sur la confiance avant tout.
Dans un contexte de croissance exponentielle des données, il nous appartient de traiter les données de manière appropriée et de nous assurer que les algorithmes alimentés par ces données et utilisés dans le domaine de l’IA sont conçus et contrôlés de façon à réduire au minimum les partis pris et les discriminations. Il faut mettre en place des mesures de protection des consommateurs réalisables compte tenu du degré de connectivité présent dans nos vies. Cela passe par une collaboration étroite entre tous les acteurs de l’écosystème numérique, qu’il s’agisse d’une exigence réglementaire ou non.

Il est important de tenir compte de l’impact de l’innovation lorsque nous créons des expériences dont les consommateurs ont envie. Parce qu’il ne faut pas porter atteinte à la vie privée pour de simples raisons de commodité. Parce qu’on ne peut pas gagner en rapidité au détriment de la sécurité. Parce que le potentiel humain d’innovation doit être contrebalancé par le besoin tout aussi humain de pouvoir faire confiance.

Source : https://siecledigital.fr/2020/02/03/linnovation-responsable-un-gage-de-confiance-pour-tous/

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16.
Les métaux rares mettent le monde sous tension Par Antoine de Ravignan 22/01/2020 Alternatives Economiques n°397

« Le numérique consomme beaucoup de métaux, dont l’extraction a un fort impact environnemental et qui se raréfient. Pour éviter la pénurie et réduire la pollution, des solutions existent… Les filières de retraitement n’absorbent que 50 % des déchets d’équipements électriques et électroniques à l’échelle de la France, 10 % au niveau mondial… » - Sous-titres :

Grande variété et grosse quantité

Entrer dans l’ère de la sobriété

Article complet à lire sur ce site : https://www.alternatives-economiques.fr//metaux-rares-mettent-monde-tension/00091351?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Les_plus_lus&utm_content=24012020

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17.
Nouveau monde. Startup, intelligence artificielle, informatique quantique… La France est-elle dans la course ? Jérôme Colombain - Mis à jour le 25/01/2020 | 09:12, publié le 25/01/2020 | 09:10 - Document ‘Franceinfo Radio France’ - Photo - Avatar digital, intelligence artificielle, innovation technologique. (Photo d’illustration) (GETTY IMAGES)

Les initiatives se multiplient en France, depuis plusieurs années, en matière d’innovation technologique. Selon l’analyste Georges Nahon, qui a passé 15 ans en Californie, c’est stratégique, à la fois pour des raisons économiques et de souveraineté.

Les pouvoirs publics français ont récemment publié le French Tech 120, une sélection de plus de 120 jeunes pousses du numérique à fort potentiel. De son côté, Emmanuel Macron a reçu le 20 janvier, à Versailles, les patrons de grandes entreprises étrangères, dont beaucoup d’entreprises technologiques, dans le cadre de l’opération Choose France. L’occasion de faire le point sur l’innovation en France. Et dans le monde.

franceinfo : La France est-elle pour de bon dans la course à l’innovation technologique ?

Georges Nahon, analyste, ex PDG d’Orange Silicon Valley : Oui, c’est incontestable. En quelques années, l’action combinée des pouvoirs publics et du secteur privé a contribué à créer un engouement pour l’entreprenariat, notamment chez les jeunes dans le domaine du numérique. Cela se traduit par une meilleure préparation de notre société aux technologies que dans d’autres pays. Une préparation à la fois aux impacts positifs et aussi aux conséquences dont nous devons nous méfier.

De quoi faut-il ’se méfier’ en matière de numérique ?

Par exemple, dans le domaine de l’intelligence artificielle beaucoup de choses ont été discutées et analysées. Cela a débouché sur une initiative conjointe entre la France et le Canada, annoncée récemment au G7, pour définir des cadres de développement responsables, transparents, ouverts pour l’IA.

Quelles sont les tendances du futur que vous observez dans la Silicon Valley ?

Dans la Silicon Valley, on revient en quelque sorte aux origines avec une grosse activité en matière de circuits intégrés, c’est-à-dire à base de silicium. Beaucoup d’entreprises créent des circuits spécifiquement destinés à l’intelligence artificielle et à l’informatique quantique du futur. Je pense que les jeunes innovateurs doivent s’orienter vers les deep tech, c’est-à-dire les technologies réellement de rupture, issues des laboratoires et des centres de recherche.

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Source : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/nouveau-monde/nouveau-monde-startup-intelligence-artificielle-informatique-quantique-la-france-est-elle-dans-la-course_3780001.html

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18. Courant d’opinions sur l’Intelligence Artificielle (IA) et le numérique en général


18.1.
« Les applications bénéfiques de l’intelligence artificielle vont, de loin, l’emporter » selon Yann Le Cun Propos recueillis par Alain Beuve-Méry Publié le 07 février 2020 à 14h30, mis à jour hier à 09h33 – Document ‘www.lemonde.fr’ IdéesIntelligence artificielle- Article réservé aux abonnés - Illustration en couleurs  : une exposition gérée par une intelligence artificielle, au centre culturel de la Banque du Brésil, à Rio de Janeiro, le 6 septembre 2019. MAURO PIMENTEL / AFP

Spécialiste renommé de l’intelligence artificielle (IA), Yann Le Cun est professeur à l’université de New York et responsable de la recherche en IA chez Facebook. Il a été titulaire, en 2016, de la chaire « informatique et sciences numériques » au Collège de France. Il a notamment écrit Quand la machine apprend. La révolution des neurones artificiels et de l’apprentissage profond (Odile Jacob, 2019).

Comment répondez-vous aux nombreuses critiques qui fleurissent sur les effets potentiels, imaginaires ou réels, de l’IA ?

Il y a beaucoup d’effets positifs que les gens ignorent, certains sont potentiellement négatifs et d’autres relèvent du fantasme. Aujourd’hui, quand on achète une voiture, celle-ci intègre un système nommé AEBS [Advanced Emergency Braking System], reposant sur des méthodes d’IA, qui permet par exemple de détecter qu’un piéton traverse la rue devant une voiture et qui entraîne automatiquement son freinage pour éviter l’accident. L’IA permet d’augmenter ainsi la sécurité routière. Selon les statistiques, cela diminue les collisions de 40 %. De même, l’utilisation de l’IA pour l’analyse d’images médicales permet la détection de tumeurs dans les mammographies. Dans la décennie qui vient, on peut envisager le développement de beaucoup d’applications en sciences, en médecine et en biologie.

Article réservé à nos abonnés - Lire aussi Yann LeCun, l’intelligence en réseaux

Grâce à l’IA, des entreprises comme Facebook ou Google arrivent aussi à filtrer automatiquement des contenus abusifs – pornographiques, violents, haineux, à caractère terroriste, etc. Il s’agit de permettre aux gens de communiquer sans tuer la liberté d’expression, tout en maintenant une certaine civilité dans le discours. Il y a énormément d’applications positives dans la recherche d’information, la traduction, la compréhension de la langue naturelle, la reconnaissance de la parole, les agents virtuels intelligents du type Alexa.

Où vous situez-vous entre ceux qui craignent une évolution à la « Terminator » et ceux qui prédisent que l’IA va résoudre tous les problèmes ?

Les applications bénéfiques vont, de loin, l’emporter. Si certaines ont des effets négatifs, cela ne sera que temporaire. Toute nouvelle technologie crée des effets pervers qui sont ensuite corrigés. Actuellement, deux inquiétudes sont perceptibles en Europe. La première porte sur l’emploi et concerne les salariés qui se demandent comment un robot peut les remplacer dans leur travail ou rendre leurs compétences professionnelles obsolètes. La seconde se situe à l’opposé : si l’Europe ne fait rien, la Chine ou les Etats-Unis vont prendre le contrôle de l’économie, car ces pays sont plus avancés que nous sur l’IA. Face à ces questions, la réponse est à la fois politique et économique…

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18.2.
« Les algorithmes d’intelligence artificielle bouchent les horizons des internautes selon Hugues Bersini » Publié le 07 février 2020 à 14h30 - Tribune Hugues Bersini Chercheur en informatique – Document ‘lemonde.fr/idees’ - Article réservé aux abonnés

Dans une tribune au « Monde », le chercheur Hugues Bersini appelle plates-formes et réseaux sociaux à redonner une place aux produits et aux savoirs qui ne passent pas par la simple imitation du plus grand nombre.

Tribune. Nous n’avons jamais été aussi prévisibles que depuis quelques années, et ce à partir des myriades de données que nous abandonnons dans les serveurs des immenses entreprises informatiques qui prennent graduellement le contrôle de nos existences. L’« autocomplétion « est sans doute la forme la plus élémentaire et la moins nocive de ce profilage. Vous tapez un courrier sur Word ou sur WhatsApp que vous démarrez par « Cher… » et, automatiquement, le logiciel vous propose de compléter ce début de phrase par « monsieur » plutôt que par « ami » ou « collègue ».

Il ne s’agit là que d’une facilitation d’usage, une anticipation bienvenue de vos agissements, et finalement rien de moralement condamnable. Nulle nouveauté ne vous est proposée, ce profilage assez inoffensif ne fait qu’extraire des régularités statistiques et les met à votre disposition pour gagner du temps.

On comprend bien que, dans un but éminemment commercial, les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) aient pour vocation, non pas de vous proposer ce que vous connaissez, pratiquez ou possédez déjà, mais bien de vous suggérer de nouveaux produits censés vous séduire. Comment Amazon va-t-il vous proposer un produit nouveau dont il espère que vous ferez l’acquisition ? Le premier mode de fonctionnement se fonde sur la similarité des produits. Si vous avez aimé un livre de tel auteur, alors il y a de fortes chances pour que vous appréciiez également d’autres ouvrages, mais du même auteur ou du même genre (polar, guide de voyage…).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Algorithmes : « Voulons-nous des individus passifs ou, au contraire, des utilisateurs acteurs de la façon dont ils consomment du contenu ? »

On perçoit bien deux limitations à cela : l’immensité du catalogue que cela exige (doit-on prendre en compte tous les livres existants ?), ensuite la restriction aux produits d’une seule et même catégorie, car comment mesurer la similarité entre L’Etre et le Néant, de Jean-Paul Sartre, et la dernière offre de raviolis de la marque Buitoni ?

Grégarisme interposé

Et c’est là qu’Amazon et les autres ont fait montre d’un génie indéniable pour étendre rationnellement l’offre des possibles : il suffit de jouer sur la faculté d’imitation des consommateurs. Si M. X, qui a aimé L’Etre et le Néant, a aussi aimé les raviolis Buitoni, alors M. Y, qui, lui, n’a aimé que L’Etre et le Néant, pourrait être susceptible de se régaler également des raviolis Buitoni. Il s’agit donc, ici, d’étendre plus largement les horizons par grégarisme interposé, chaque consommateur devenant un référentiel pour chaque autre…

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter S’abonner pour lire la suite—[BLOC_RESTREINT_ABO]] – Source : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/07/les-algorithmes-d-intelligence-artificielle-bouchent-les-horizons-des-internautes_6028809_3232.html

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18.3.
« Si l’on n’y prend garde, l’intelligence artificielle reproduira nos stéréotypes de genre selon Isabelle Rauch » Publié le 07 février 2020 à 14h30 - Tribune Collectif - Isabelle Rauch, députée (LRM) de la Moselle appelle, dans une tribune au « Monde », à agir pour une intelligence artificielle inclusive, qui ne soit pas un vecteur supplémentaire de discriminations. Article réservé aux abonnés

Tribune. Les espoirs placés dans l’intelligence artificielle (IA) se sont multipliés ces dernières années. Des géants de la tech aux start-up, tous les acteurs du numérique se sont progressivement emparés de cette innovation et contribuent à son évolution exponentielle. Si le gouvernement s’attaque, à juste titre, à la mise en place d’une stratégie nationale cohérente en faveur de son développement, il ne faudrait cependant pas se précipiter dans une course à l’IA sans réfléchir profondément aux conséquences de cette technologie sur l’avenir.

L’IA, qui génère des aides à la décision dans des domaines de plus en plus nombreux, n’est pas une intelligence. Elle ne dispose ni d’une conscience, ni d’une raison, ni d’imagination. Elle ne crée rien : ses capacités d’action reposent uniquement sur l’absorption de millions de données qui lui permettent d’analyser une situation et de prendre une décision. Les algorithmes doivent donc « apprendre ». Or, comme tout processus d’apprentissage, celui-ci peut être biaisé, notamment par des données du passé qui présentent un certain nombre de caractéristiques propres à des époques ou à des faits sociaux qu’il n’est pas souhaitable de voir se perpétuer à l’avenir par le truchement d’une machine reproduisant des archaïsmes à grande échelle.

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Il en est ainsi des inégalités entre les femmes et les hommes, qui sont inscrites dans les données dont se nourrissent les algorithmes et dont l’IA est incapable de reconnaître le caractère discriminant. Si l’on n’y prend garde, les algorithmes reproduiront nos stéréotypes de genre et perpétueront la place inégale des femmes par rapport aux hommes dans nos sociétés, ce constat étant valable pour d’autres formes d’inégalités, et encore plus pour les inégalités croisées.

Des femmes sous-représentées

Depuis quelques années, de nombreuses personnes alertent sur ce risque. Une récente étude portant sur les publicités ciblées de Google montre qu’à profil équivalent, les offres d’emploi proposées aux femmes sont moins rémunérées que celles destinées aux hommes. De même, les logiciels de traduction donnent aux mots anglais non genrés « doctor » et « nurse » des traductions genrées en français : « un » docteur et « une » infirmière.

Le sexisme dans l’IA revêt un second aspect non moins important : celui qui touche le monde du numérique et de l’IA en particulier. Les femmes y sont sous-représentées et occupent souvent des postes moins importants hiérarchiquement que leurs collègues masculins. Il y a seulement 12 % de chercheuses dans le secteur de l’IA, tout comme parmi les salariés du numérique en France. Les études scientifiques ou d’ingénieurs restent rarement associées aux filles, qui doivent trop souvent lutter pour s’y affirmer, à l’école comme en entreprise.

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18.4. « 
Le terme IA est tellement sexy qu’il fait prendre des calculs pour de l’intelligence » d’après Vincent Bérenger Publié le 07 février 2020 à 14h30 - Mis à jour le 08 février 2020 à 17h49 - Tribune Vincent Bérenger Informaticien : « Croire que l’intelligence artificielle ait quelque chose à voir avec l’intelligence humaine est une illusion, détaille l’informaticien Vincent Bérenger dans une tribune au « Monde ». Article réservé aux abonnés

Tribune. C’est une éminente figure de l’intelligence artificielle (IA), Yann Le Cun, qui souligne que les prouesses de l’IA démontrent bien plus les limites intellectuelles humaines que l’intelligence de ses réalisations. Nous sommes de mauvais calculateurs, nous ne savons pas brasser de grandes quantités d’informations, notre mémoire n’est pas fiable.

Sous cet angle, il est moins étonnant que des IA dopées aux gigahertz et aux téraoctets écrasent les experts humains dans des exercices que nous considérions, il y a peu, comme des sommets intellectuels. John McCarthy (1927-2011), un pionnier de l’IA, s’en serait agacé – « Dès que ça marche, on arrête de l’appeler IA » (« As soon as it works, no one calls it AI anymore », selon les propos rapportés par le polytechnicien Bertrand Meyer sur son blog. Cela signifie-t-il que, depuis soixante ans, il y ait maldonne sur l’intelligence ? Que l’IA coure après une chimère ? Il semblerait bien…

Alors faut-il renoncer à la désignation même de la discipline ? Je suis sans illusions : le terme IA est tellement sexy, comment y renoncer ? Je crois qu’il continuera, longtemps encore, à jeter le trouble dans le public, les médias et l’industrie, faisant prendre des calculs pour de l’intelligence, des algorithmes pour des terminators.

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Les limites de l’IA montrent, au moins, que ses réalisations ne sont en rien des créatures artificielles. Elles ne comprennent pas ce qu’elles font ni à qui elles ont affaire. Elles n’ont pas conscience des problèmes qu’elles traitent, de l’importance que les humains y attachent, ni des bénéfices qu’ils en espèrent. Elles ne savent rien des rêves des créatures de chair, d’émotions, de filiations, d’ambitions, de désirs et de peurs. Comment des algorithmes pourraient appréhender nos problèmes, répondre aux attentes contradictoires que nous avons peine à formuler quand nous ne les dissimulons pas sous le vernis de la bien-pensance ? Comment jauger des avantages et des inconvénients, en « discuter » avec nous afin d’aboutir à des compromis que nous ne manquerons pas de remettre en cause ? Vaste défi pour une machine…

Esprits animaux

Il est peut-être utile de commencer par redescendre quelques marches du piédestal sur lequel nous nous sommes hissés. Nous ne percevons qu’une infime partie des événements, parce qu’invisibles, trop rapides ou trop lents, ou encore trop nombreux. Pour ceux que nous parvenons à saisir, nous avons bien du mal à établir ce qui relève de la cause ou de l’effet, égarés par l’incessante recombinaison des causalités en cascades d’effets infiniment variés. Notre esprit ne décèle que les régularités que nos sens limités peuvent enregistrer, il détecte les coïncidences, mais à la condition qu’elles frappent intensément nos sens.

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Source : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/07/le-terme-ia-est-tellement-sexy-qu-il-fait-prendre-des-calculs-pour-de-l-intelligence_6028810_3232.html

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18.5.
Intelligence artificielle : l’UE peaufine sa stratégie Par Cédric Vallet Publié hier à 10h48, mis à jour hier à 18h05 - Article réservé aux abonnés – Illustration humoristique : COLCANOPA

L’Union européenne veut devenir championne des données et de l’intelligence artificielle. Thierry Breton, commissaire chargé du dossier, présentera, le 19 février, la stratégie européenne dans un Livre blanc.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est allée un peu vite en besogne. A peine installée dans son bureau du Berlaymont, à Bruxelles, l’ancienne ministre allemande annonçait son intention de lancer une initiative législative au sujet des implications humaines et éthiques de l’intelligence artificielle, dans les cent premiers jours de son mandat. Au sein de la Commission européenne, on se demandait quelle mouche avait piqué la présidente. «  Von der Leyen a voulu aller très vite, cela a un peu surpris en interne, alors qu’il est nécessaire de prendre un peu de temps, de bien consulter  », explique un fonctionnaire européen. La Commission a donc tempéré ses ardeurs.

Le 19 février 2020 Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur, présentera les grandes lignes de la stratégie européenne, dans un Livre blanc. Un prélude aux initiatives législatives. La Commission cherche un équilibre entre deux objectifs : soutenir l’innovation et le développement économique d’une technologie de pointe, grâce à des investissements et des règles communes, tout en rassurant les citoyens face aux risques d’une invasion des objets connectés, des algorithmes opaques et des ordinateurs apprenants.

Explosion attendue de l’Internet des objets

Lorsqu’on évoque l’intelligence artificielle, il faut parler des données. C’est le mantra de Thierry Breton, qui a insisté pour que l’attention politique se focalise sur la captation de ces milliards d’informations numériques, en couplant une «  stratégie européenne des données  » au livre blanc. Car elles sont le carburant de l’intelligence artificielle. C’est grâce à elles que des algorithmes s’entraînent, qu’ils apprennent et déterminent une action.

L’explosion attendue de l’Internet des objets dans les foyers, les voitures, les industries, rend très sensible la question du stockage et du traitement des informations, nouvel or incolore de l’économie mondiale. Selon la Commission européenne, on passera de 33 zettabytes de données dans le monde en 2018 (1 zettabyte = 1 000 milliards de milliards de bytes) à 175 en 2025. L’immense majorité de ces données ne devrait plus être stockée dans des clouds hors de l’Union européenne, mais au plus proche de leurs sources avec le développement de l’informatique périphérique permettant une fluidité et une rapidité de traitement.

La Commission ne veut pas rater le coche et souhaite créer un « espace européen des informations » facilitant leur stockage, leur circulation et leur analyse, pour peser face aux Etats-Unis et à la Chine. L’une des clés pour que cette économie des données profite aux entreprises européennes se situe dans les capacités techniques de celles-ci. Les besoins en recherche et en investissement dans les infrastructures de stockage et d’encryptage, dans la puissance de calcul, sont énormes. En 2016, dans le domaine de l’intelligence artificielle, 3,2 milliards d’euros avaient été investis dans l’Union européenne, contre 12,1 milliards aux Etats-Unis et 6,5 milliards en Asie…

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18.6.
Tribune Opinion - L’intelligence artificielle tient-elle ses promesses en finance ? Par Karl Eychenne (stratégiste et économiste) - Publié le 11 févr. 2020 à 10h28 - Mis à jour le 11 févr. 2020 à 10h30 - Document ‘lesechos.fr’ Le Cercle - Photo [Lecture conditionnelle].

« Il se disait il y a quelques années que l’intelligence artificielle ferait mieux que les humains sur les marchés. Quelques années plus tard, les résultats sont décevants, estime Karl Eychenne. Ces dix dernières années, l’intelligence artificielle a franchi un cap, en partie grâce à l’opiniâtreté de Yann LeCun, Prix Turing 2019.L’apprentissage profond et toutes ses variantes ont permis à l’intelligence artificielle de faire des progrès spectaculaires dans certains domaines tels que la détection de mélanomes, la voiture sans chauffeur ou la reconnaissance faciale… »

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18.7.

Chronique - « The wall » : les limites à venir de l’IA – Document ‘lesechos.fr’ Sciences & Prospectives [Lecture conditionnelle].

L’intelligence artificielle commence à buter sur plusieurs dimensions : ses besoins en énergie, la fragilité de certains de ses apprentissages ou encore la difficulté d’agrégation des résultats. De quoi nous rappeler, écrit Etienne Grass, que nous restons encore très dépendants de notre bon vieux cerveau humain.

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18.8.
Intelligence artificielle : vers un nouvel ordre international ? 30/01/2020 dans le cadre des émissions de France Culture
Cultures Mondepar Florian Delorme du lundi au vendredi de 11h à 11h55 – Enregistrement de 58 minutes -
Actualités

Journée spéciale aujourd’hui sur France Culture à l’occasion de la Nuit des idées : Quelles idées neuves pour 2020 ? L’occasion pour Cultures Monde de se pencher sur un enjeu montant des relations internationales : l’intelligence artificielle. Une émission préparée par Margaux Leridon. 

Illustration - 4K resolution Futuristic Brain in big data connection systems.artificial intelligence Concept – Photos • Crédits : MR.Cole_Photographer

Santé connectée, éducation augmentée, mais également armes autonomes et surveillance de masse : les projections liées aux potentialités de l’intelligence artificielle excitent les appétits des puissances internationales qui y voient un moyen de renforcer leurs capacités d’action dans presque tous les domaines.

Objet de fierté sur le plan civil et de fantasmes sur le plan militaire, ces nouvelles technologies sont au cœur d’une intense compétition entre les Etats-Unis et la Chine. D’un côté, les GAFAM, de plus en plus indépendants de Washington, poursuivent leur rêve de puissance aux accents libertaires, tout en restant les étendards de la primauté technologique américaine.

De l’autre, les BATX, sous le contrôle attentif du Parti communiste chinois, passent lentement mais sûrement d’une volonté de rattrapage à un désir de dépassement de leurs rivaux. Au milieu, la Russie, l’Europe, ou encore la Corée du Sud qui tentent de ne pas trop se laisser distancer.

Quels sont les acquis réels de la Chine et des Etats-Unis en matière d’intelligence artificielle ? Quelles sont leurs applications concrètes, notamment dans le domaine de la guerre ? Ce duel technologique tend-il à réorganiser les relations internationales dans une logique de blocs ? Comment se positionnent les autres puissances technologiques sur ce sujet ? Et dans quelle mesure les acteurs de cette course, à savoir les entreprises, remettent-ils en cause la souveraineté des états ? 

Le problème de l’Union européenne, c’est que les pays ont des intérêts différents en terme de souveraineté numérique. Charles Thiboult

À lire aussi Actualités Les réseaux, nouveau territoire de la guerre ? L’homme est en train de devenir une donnée numérique. Jean-Christophe Noël

À écouter aussi 5 min La Revue de presse des Matins du samedi - Intelligence artificielle versus intelligence.. naturelle ?- La machine aboutit à une démission de l’autonomie morale et politique de l’Homme. Juliette Faure

À écouter aussi 5 min Le Journal de la philo Intelligence Artificielle : l’enjeu du siècle - Tous les enjeux de gouvernance autour de l’Intelligence artificielle sont éminemment complexes et font intervenir des enjeux de puissances. Julien Nocetti

Extraits sonores

  • Extrait d’une conférence à la Rotschild Foundation de Demis Hassabis, co-fondateur et dirigeant de DeepMind, entreprise rachetée par Google en 2014 (Royal Academy of Arts, 17 septembre 2018)
  • Le 21 mars 2017 à la Cité des Sciences et de l’Industrie s’est tenu l’événement de clôture des travaux de France IA, la stratégie française en intelligence artificielle. François Hollande y a tenu un discours dont voici un extrait (Extrait discours officiel, vidéo de l’Elysée, 21 mars 2017)
  • Lors d’une rencontre avec des jeunes Russes en septembre 2017, Vladimir Poutine considérait que celui qui « deviendra le leader dans le domaine de l’intelligence artificielle sera le maître du monde » (RT, septembre 2017)
  • Extrait de Terminator 3 de Jonathan Mostow (2003)
    Extraits musicaux 
  • Musique de fin : « Cyborg » de Whomadewho » (Gomma)
  • Musique en tapis : « Abglanz » de Pantha du Prince (Rough Trade)
  • Retrouvez les musiques diffusées dans l’émission sur notre playlist Soundsgood à télécharger sur Spotify, Deezer, Youtube, Napster :
    Chroniques 11H53 5 min

Intervenants : Juliette Faure Doctorante au CERI, diplômée du Master en Relations internationales de Sciences Po Paris et Columbia University ; Julien Nocetti chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Jean-Christophe Noël ancien officier de l’armée de l’Air, chercheur associé au Centre des Etudes de sécurité l’IFRI. Charles Thibout politiste, chercheur associé à l’IRIS et chercheur doctorant au Centre européen de sociologie et de science politique (Paris 1/CNRS/EHESS).

À découvrir : Y a-t-il un cerveau dans la machine ?- Intelligence Artificielle : l’enjeu du siècle- Tags : actualité intelligence artificielle Relations internationales Chine États-Unis Europe Géopolitique

L’équipe – Production : Florian Delorme – Réalisation : Vincent Abouchar, Benjamin Hû - Production déléguée Mélanie Chalandon, Helaine Lefrancois - Avec la collaboration de Bertille Bourdon, Margaux Leridon

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/intelligence-artificielle-vers-un-nouvel-ordre-international

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19.
Ericsson s’auto-proclame numéro 1 de la 5G, devant Huawei Par Alexandre Schmid - 14 février 2020 à 17h05 – Document ‘clubic.com’ – Photo logo

Ericsson annonce être le leader des équipements 5G, devant ses concurrents Huawei et Nokia. Une révélation qui devait être réalisée en grande pompe lors du MWC.

Le MWC 2020 de Barcelone étant annulé, Ericsson a tenu une conférence de presse un peu plus discrète que prévu pour évoquer son actualité et son avenir. Initialement, le groupe avait songé organiser son plus grand événement au sein du salon depuis sa création.

Lire aussi : Apple prévoit de vendre beaucoup plus d’iPhone en 2020 et 2021 grâce à la 5G

Ericsson estime être le meilleur

L’équipementier a donc dû se contenter d’une conférence somme tout plus sobre, tenue à Londres, et au cours de laquelle Ericsson a déclaré être le leader du secteur des équipements réseau 5G. Un statut qu’on attribuait jusqu’ici plutôt à Huawei, à l’égard du nombre de contrats signés. Ericsson est actuellement impliqué dans la création d’un réseau 5G fonctionnel dans 14 pays.

« Nous avons déployé 24 réseaux à travers le monde. Nous avons été les premiers à déployer des réseaux sur quatre continents. Donc pour nous, il est difficile de voir qui que ce soit devant nous actuellement ... Nous pensons que nous avons un portefeuille compétitif qui est au même niveau ou en avance sur nos concurrents », a assuré sur scène Fredrik Jejdling, vice-président exécutif de la société.

Lire aussi : 5G : la Chine prévient la France de ne pas discriminer le géant Huawei

Huawei mis sur la touche

Pendant longtemps, il semblait que Huawei avait un train d’avance en termes d’équipements 5G. Il avait réussi à convaincre plus d’opérateurs qu’Ericsson et Nokia, notamment grâce à un rapport qualité-prix défiant toute concurrence. Mais la roue a tourné et Huawei a du mal à trouver de nouveaux clients.

Fin 2019, le groupe chinois recensait 50 contrats commerciaux liés à la 5G à travers le monde. Nokia était à 63 et Ericsson à 79. Les États-Unis ont atteint leur objectif : comme sur l’électronique grand public (smartphones, laptops...), Huawei perd ses consommateurs et clients.

L’administration américaine ne cesse de répéter que les équipements de Huawei contiennent des portes ouvertes (backdoors) permettant à l’entreprise d’effectuer des opérations d’espionnage et exhorte les autres pays à interdire le matériel télécom du groupe chinois. Le gouvernement a même menacé d’arrêter de partager des informations de ses services secrets avec les nations qui accepteraient Huawei sur leur territoire.

En France, pas d’interdiction pure et dure de Huawei, mais un dispositif a été mis en place pour empêcher les opérateurs d’installer des équipements de la société chinoise dans des zones jugées à risque. Orange a d’ailleurs préféré se tourner vers Nokia et Ericsson plutôt que Huawei.

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© Clubic SAS 2020 – Soure : https://www.clubic.com/5G/actualite-885746-ericsson-auto-proclame-numero-1-5g-huawei.html

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20.
Washington réfléchit à un ’partenariat’ avec les rivaux de Huawei Reuters•14/02/2020 à 13:40 – Illustration logo Huawei - Guerre commerciale USA / Chine

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Source : https://www.boursorama.com/bourse/actualites/washington-reflechit-a-un-partenariat-avec-les-rivaux-de-huawei-6043af15d3b9ff48d85303a21881ad82

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21.
Quels gains réels peut-on espérer avec le déploiement de la 5G ? Par Geneviève Fournier - @FournierGenevi1 - Publié le 25 février 2020 à 09h42 – Document ‘Siècle Digital’ - Photo

Une étude tente d’y répondre d’un point de vue économique global, et d’appréhender les questions importantes à anticiper d’ici les vingt prochaines années

La connectivité mise en place par la 5G promet toute sorte d’évolution, comme le rapporte une étude réalisée par McKinsey Global Institute, spécialisé dans l’étude globale de l’économie mondiale. Il convient toutefois d’être lucide, et de déterminer lesquelles de ces avancées verront le jour très prochainement ou à l’inverse, dans un « certain » temps. Le rapport publié en février 2020 prend soin également d’établir les questions à se poser dans les prochaines décennies.

Quatre grands domaines touchés par la 5G

En partant de l’évaluation des réseaux 5G déjà mis en place, McKinsey Global Institute a tenté d’analyser les secteurs où la connectivité pourra réellement voir le jour, et les véritables progrès qui seront mis en place grâce à elle dans les 10 prochaines années.

Pour réussir une telle étude, il convient de prendre en compte les éléments connexes et indissociables à la mise en place de la 5G, allant de « la fibre et des satellites au Wi-Fi et aux technologies de courte portée ». L’étude menée analyse les domaines dans lesquels la 5G pourrait être déployée, que ce soit dans la mobilité, les soins de santé, la fabrication et la vente au détail.

La 5G devrait permettre une meilleure communication entre les véhicules entre eux, ainsi qu’avec l’infrastructure et différents réseaux, en particulier avec l’apparition des voitures autonomes dans les années à venir. Dans le cadre de la santé, il s’agirait de mettre en place un « suivi des patients à distance », fondé majoritairement sur des diagnostics susceptibles d’être établis par des systèmes utilisant l’intelligence artificielle.

D’après l’étude en question, ce type de suivi pourrait permettre au personnel soignant de “passer plus de temps avec les patients”. Cette déduction reste à prouver. Les effectifs du personnel viennent cruellement à manquer, il n’est pas dit que ce système de suivi suffise à contrebalancer cela.

D’autre part, si les outils utilisés peuvent éventuellement garantir un cadre préventif, sans vouer une admiration au corps médical digne de celle qu’on décrie dans Le Médecin malgré lui, il semblerait, précisément, que la pose de diagnostic, ait quelque peu évolué depuis le 17e. De même qu’il ne suffit pas de reconnaître des taux d’analyse, et de savoir les comparer aux moyennes établies pour avoir une lecture globale de l’état du patient.

Aussi, espérons que les personnes, ou les institutions chargées de mettre en place ces systèmes de suivi seront capables de choisir avec justesse, les analyses, ou les comportements qui peuvent réellement être appréhendés par une IA. Il serait dommage de se rendre compte que plusieurs suivis à distance ne peuvent en réalité tenir compte de tous les aspects à considérer pour évaluer les besoins du patient. Chaque cas peut rapidement être considéré comme unique.

Dans une moindre mesure peut-être, la question se pose dans le domaine du retail. Si l’étude met en avant une meilleure productivité et un suivi davantage personnalisé grâce à la connectivité 5G, il convient de se poser deux questions : premièrement jusqu’où peut-on prétendre à une réelle personnalisation ? En particulier quand il s’agit de répondre aux interrogations des clients. À plusieurs reprises, il a été constaté que le service après-vente nécessite un traitement humain pour des problèmes encore trop complexes à résoudre par une chatbot. Deuxièmement jusqu’où est-il raisonnable d’aller ? N’oublions pas que la population ne cesse d’augmenter, il faudrait donc pouvoir utiliser la 5G à bon escient, et de la manière la plus efficace qu’il soit, sans pour autant négliger des domaines dans lesquels la présence humaine est nécessaire, et susceptible d’apporter du travail…

A contrario dans des domaines comme la fabrication, l’automatisation peut conduire à réduire la pénibilité, et orienter le travail humain vers tout le travail de création à faire en amont. Travail qui peut alors être amélioré d’un point de vue conceptuel. C’est sur cet aspect que plusieurs entreprises insistent en développant leurs produits, à l’instar d’application de conception 3D, comme le fait par exemple depuis plusieurs années Dassaut Systèmes, avec sa plateforme Solidworks. Consacrée à la création d’objets et d’outils, celle-ci propose de plus en plus de logiciels mis à disposition des designers pour leur offrir une meilleure visibilité sur les tâches de construction, qui seront plus tard automatisées. Et pourquoi pas ? À condition que la formation des créateurs et des designers soit assurée, et pensée en amont elle aussi par notre société.

Autrement dit, l’apparition de la 5G pourrait non seulement permettre un gain de temps, mais si tant est qu’on soit un peu vigilant, un moyen de déterminer les domaines dans lesquels la présence humaine n’est pas à retirer de manière systématique, voire au contraire à déployer, garantissant ainsi des secteurs où une disponibilité d’emplois serait garantie.

Qui dit meilleure connectivité, dit meilleure rentabilité…

L’étude proposée anticipe sur les gains réalisés grâce à une meilleure connectivité mise en place. Capable de réduire les collisions et d’améliorer la circulation, le déploiement des véhicules connectés, et plus tard autonomes, pourrait globalement permettre une “hausse de 170 à 280 milliards de dollars sur le PIB dit “global” d’ici 2030“.

En outre, la capacité d’analyses de traitement réalisées grâce à une meilleure connectivité pourrait « donner de nouveaux traitements ». Partant de cette estimation, l’étude considère que des investissements supplémentaires pourraient alors voir le jour, et générer 250 à 420 milliards de dollars d’impact sur le PIB mondial d‘ici 2030.

Pour optimiser le guidage automatisé des machines, ou améliorer le contrôle de qualité par vision par ordinateur, la faible latence d’une connexion 5G est nécessaire. Une fois atteinte, l’impact de la connectivité au réseau 5G sur le PIB pourrait atteindre 400 à 650 milliards de dollars, toujours d’ici 2030. Estimations à vérifier avec le temps…

Des aspects à ne pas négliger toutefois

L’étude relève tout de même quelques points à considérer pour garantir ces potentielles évolutions : « de nombreux cas d’utilisation introduisent des données complexes, en termes de confidentialité, de sécurité, et l’interopérabilité. ».

Il y aura d’autre part un autre pan à prendre en compte, celui des barrières réglementaires, et du capital disponible sur le long terme pour suivre le déploiement de la 5G, et donc les possibilités d’une meilleure connectivité.

Par ailleurs, il apparaît comme assez évident que la connexion 5G ne se déploiera pas au même rythme géographiquement parlant. Il est aisé de le constater dès aujourd’hui : rien qu’en comparant la France, encore en pleine réflexion sur le sujet, tandis que certaines villes des États-Unis peuvent se targuer d’avoir déployé leur réseau, grâce à l’opérateur AT&T.

Inutile de rappeler que ce type de décalage causera à la fois des inégalités économiques parmi les pays, mais également, comme le rappelle très justement le rapport établi : des différences d’ordre politique. Jusqu’où les fournisseurs pourront imposer leur politique de distribution, et à partir de quand les gouvernements et les institutions chargées de choisir leurs fournisseurs, seront en mesure de mettre en place leurs exigences en matière de sécurité, de confidentialité, et de protection des données.

Des questionnements pour l’avenir

Comment les fournisseurs de connexion vont-ils pouvoir monétiser le service qu’ils proposent, autrement dit quelle tarification sera proposée pour une latence ultra-faible ? Précisément en fonction des gains et de la valeur optimisée que l’augmentation de la connectivité pourrait procurer. Il conviendra également de suivre l’évolution de cette connectivité : quel est le « potentiel de découpage de réseau », et quels « services spécialisés adjacents » pourraient être mis en place pour assurer cette évolution ?

Une série d’investissements, et de partenariats devront avoir lieu pour garantir des solutions viables à long terme. Les opérateurs de communication pourraient notamment être rejoints par des satellites, des sociétés d’infrastructures. L’étude met le doigt sur la possible mise en place d’un service garantissant « le dernier kilomètre », pour reprendre le principe des services de livraison. Si les fournisseurs actuels s’occupent de construire la colonne vertébrale de l’architecture de la connectivité, il serait possible d’envisager le développement de services assurant la connexion des dernières petites distances. Service assuré par des « réseaux privés ».

Les mêmes questions sont à pourvoir du côté des consommateurs : une croissance massive des téléspectateurs en ligne peut être envisagée, auquel cas les services de streaming, applications de jeux, ou de divertissement en tout genre risquent fort de devoir augmenter leurs stocks de diffusion des programmes, et faire de nouvelles propositions : pourquoi pas dans des domaines de l’éducation ou de réalité augmentée ou virtuelle, avance les auteurs du document. Un panel de questions prouvant qu’il reste encore beaucoup de choses à évaluer, et à anticiper.

Plus d’informations sur : 5G

Source : https://siecledigital.fr/2020/02/25/quels-gains-reels-peut-on-esperer-avec-le-deploiement-de-la-5g/?utm_source=Newsletter+Si%C3%A8cle+Digital&utm_campaign=622d29b32e-newsletter_hebdomadaire&utm_medium=email&utm_term=0_3b73bad11a-622d29b32e-259561653

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22.
Tableau de bord des expérimentations 5G en France - Mis à jour le 24 février 2020 – Document ‘www.arcep.fr’

Plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz

Panorama des expérimentations 5G

Carte des expérimentations 5G

La disponibilité des bandes de fréquences pour la 5G

La bande 3,5 GHz (3,4 - 3,8 GHz)

La bande 26 GHz (24,25 ‑ 27,5 GHz)

Pour permettre à l’ensemble des acteurs - opérateurs, industriels, start-up...- d’anticiper l’arrivée de la 5G, l’Arcep a ouvert début 2018 un guichet « pilotes 5G » : il permet à l’Arcep de délivrer des autorisations d’utilisation de fréquences dans les bandes de fréquence pressenties pour la 5G, à titre transitoire et dans la limite de leur disponibilité. Ce tableau de bord des expérimentations 5G en France présente de manière détaillée les expérimentations en cours ou achevées, sous la forme d’un panorama de l’ensemble des cas d’usages testés, d’une carte de France des expérimentations 5G, et d’un rappel sur la disponibilité des nouvelles bandes de fréquences 5G (3,5 GHz et 26 GHz).

La cinquième génération de communications mobiles (5G) se présente comme la génération de rupture, qui devrait représenter un bond technologique ouvrant la porte à une variété de nouveaux usages numériques, aussi bien pour le grand public (démocratisation du streaming vidéo 3D, etc.) que pour les entreprises (développement d’applications de rupture dans tous les secteurs industriels). Il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’industrie française, la compétitivité de notre économie, la rénovation des services publics. Le gouvernement et l’Arcep ont annoncé leur feuille de route 5G pour la France ; et l’Arcep a publié son programme de travail 5G en juillet 2018.

Retrouvez tous les travaux de l’Arcep pour préparer l’arrivée de la 5G dans le Grand dossier ’5G’

Plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz

A la suite de l’appel lancé conjointement par l’Arcep et le gouvernement en janvier 2019, l’Arcep a autorisé de premiers acteurs à exploiter des plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz. Il s’agit de réseaux 5G expérimentaux qui ont obtenu une autorisation d’utilisation de fréquences de longue durée en bande 26 GHz, en contrepartie d’un engagement à permettre à des acteurs tiers (i.e. autres que le titulaire de l’autorisation) d’utiliser le réseau expérimental pour venir tester leurs propres cas d’usages de la 5G.

D’autres projets de plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz sont en cours d’instruction par l’Arcep et seront, le cas échéant, ajoutées ci-dessous.

Les acteurs qui sont intéressés pour profiter de ces plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz sont invités à se rapprocher des titulaires des autorisations listées ci-dessous. Ces derniers sont tenus de publier les conditions d’accès à leur réseau.

La carte ci-après fait apparaître les lieux du territoire métropolitain où des expérimentations 5G sont en cours. Les expérimentations 5G apparaissent en rouge et les plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz apparaissent en bleu.

La disponibilité des bandes de fréquences pour la 5G

La 5G nécessite de recourir à de nouvelles fréquences, en particulier dans les bandes hautes, pour accroître la capacité et les débits des réseaux mobiles.

L’Arcep travaille à la libération de ces bandes, notamment par la migration de certains usages sur d’autres bandes. Cette section fait le point sur la disponibilité des nouvelles fréquences 5G.

La bande 3,5 GHz (3,4 - 3,8 GHz)

Jusqu’en juillet 2026, la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz est attribuée partiellement à différents acteurs, notamment :

  • opérateurs de réseaux radio à très haut débit (THD radio) ou de réseaux de boucle locale radio (BLR) en Wimax dans un certain nombre de départements. Les réseaux THD radio utilisent la bande 3410 ‑ 3460 MHz. Le guichet pour l’attribution de ces fréquences pour le THD radio a été ouvert par l’Arcep, à ce stade, jusqu’à fin 2019. Les réseaux Wimax utilisent aussi dans certains départements 30 MHz répartis dans la bande 3410 ‑ 3580 MHz ;
  • Bolloré Télécom, titulaire de deux blocs de 15 MHz de fréquences. Ces blocs pourraient être réaménagés dans un bloc dont le positionnement final n’est pas encore fixé. Il pourrait se situer dans la bande 3460 ‑ 3490 MHz et dans la bande 3410 ‑ 3460 MHz dans les départements où cette bande n’est pas attribuée par ailleurs ;
  • SHD, titulaire de deux blocs de 15 MHz de fréquences dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ile-de-France. Ces blocs pourraient être réaménagés dans un bloc dont le positionnement final n’est pas encore fixé. Il pourrait se situer soit dans la bande 3410 ‑ 3460 MHz (bande THD radio) dans les départements où cette bande n’est pas attribuée par ailleurs, soit dans la bande 3490 ‑ 3520 MHz ;
  • différents utilisateurs de stations satellites terriennes, qui disposent d’autorisations jusqu’en 2023 dans la bande 3700 ‑ 3800 MHz.
    Après 2026, un besoin de bande de garde est identifié pour éviter les brouillages des radars du ministère des armées en dessous de 3,4 GHz, afin de garantir une limitation de puissance telle que recommandée par la Conférence européenne des administrations des postes et des télécommunications (CEPT) dans cette partie du spectre. Cette bande de garde est estimée entre 10 à 20 MHz actuellement par l’industrie, mais pourrait potentiellement être réduite avec l’amélioration des performances des équipements radio.

La bande 26 GHz (24,25 ‑ 27,5 GHz)

La 5G utilisera de nouvelles fréquences bien supérieures à celles aujourd’hui utilisées dans les télécommunications civiles, dans les bandes dites ’millimétriques’ (supérieures à 24 GHz). Ces nouvelles bandes de fréquences permettront notamment d’atteindre de très hauts débits pour répondre à des besoins localisés de réseaux mobiles en zones très denses, et de développer de nouveaux services 5G dédiés à l’industrie.

À ce jour, seule la bande 26,5 ‑ 27,5 GHz (1 GHz) est libre et peut être utilisée dès 2020. Par la suite, l’intégralité de la bande devrait être rendue progressivement disponible, sous réserve de conditions de coexistence avec les services de radioastronomie et d’exploration de la terre, et des travaux en cours pour évaluer l’utilisation partagée du spectre à 26 GHz entre les systèmes 5G et les stations terriennes des services par satellite dans la bande 25,5 ‑ 27 GHz de façon à éviter un impact significatif sur la couverture et le déploiement 5G dans cette bande.

Pour en savoir plus : Consultez notre grand dossier sur la 5G- 5G - expérimentations

Arcep - Les réseaux comme bien commun

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Tous les détails géographiques sont consultables à la source : https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/experimentations-5g-en-france/tableau-deploiements-5g.html

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23.
5G : définition, news et bonnes pratiques - 14 février 2020 – Communiqué ‘zdnet.fr’

Agenda : Les événements IT à ne pas manquer au premier trimestre 2020 - Accueil> News> 5G- 5G : définition, news et bonnes pratiques

Suite de la 4G, la 5G est la cinquième génération de standards en télécommunication mobile. Ces débits de données sont susceptibles de répondre à la demande croissante de données avec l’essor des smartphones et objets communicants, connectés en réseau. Considérée comme la technologie clé, qui pourrait à l’horizon 2020 des débits de plusieurs gigabits. La 5G devrait être 100 fois plus rapide que la 4G.

5G : toutes les news et analyses – ZDNet www.zdnet.fr › News - Suivez les dernières actualités, vidéos et articles sur le thème 5G. Analyses, dossiers, aide à la décision et livres blancs – Source : https://www.zdnet.fr/actualites/5g-4000237303q.htm

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24.
La 5G menace-t-elle votre santé ? #LesDécodeurs - 08 août 2019 - Le Monde – [Rappel]

« Une catastrophe sanitaire en devenir ». C’est ainsi qu’on peut trouver la 5G présentée par certains opposants. En cours d’expérimentation dans différentes villes françaises, la technologie 5G – pour « cinquième génération » – devrait supplanter la 4G dans les années à venir. Avec un débit des dizaines de fois plus élevé, une stabilité accrue et une latence réduite, elle doit ouvrir un large champ d’applications. De l’« Internet des objets » connectés (IoT) à la chirurgie à distance, ce nouveau réseau se veut révolutionnaire. Mais à mesure que l’on s’approche de son déploiement, des voix de plus en plus nombreuses de scientifiques et de militants se font entendre. Comme la 4G avant elle et les ondes téléphoniques en général, la 5G comporterait des risques pour la santé. Sauf que ces accusations reposent sur des argumentaires bien fragiles, voire fallacieux, et illustrent le phénomène du cherry picking. Cette vidéo est un nouvel épisode de notre rubrique vidéo avec Les Décodeurs, à retrouver sur notre site et notre chaîne YouTube, un jeudi sur deux à 18 heures. « Fake news », canulars… démêlons ensemble les informations qui circulent sur Internet. Sources et liens utiles : - Rapport de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) consacré au rapport Bio Initiative : https://bit.ly/2H6yKwn - Communiqué de presse du Centre international pour la recherche sur le cancer (CIRC) suite à la classification des ondes électromagnétiques des téléphones portables comme « peut-être cancérogènes » : https://bit.ly/2Yz4LYD - Présentation de l’état actuel de la connaissance scientifique des ondes téléphoniques par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), organisme reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et chargé de proposer un cadre réglementaire aux émissions d’ondes électromagnétiques : https://bit.ly/2Yz545J - Science-Based Medecine - Cell phones and cancer : random chance in clinical trials https://bit.ly/2McUuuy - « Distinguer la polémique du commentaire scientifique : quelques lignes de conduite illustrées par le cas de Sage et Burgio (2017) », Grimes, D. R. and Bishop, D. V. (2018), Child Dev, 89 : 141-147. doi:10.1111/cedv.1301 : https://bit.ly/2ThVC0K ___ Abonnez-vous à la chaîne YouTube du Monde dès maintenant : http://www.youtube.com/subscription_c... Catégorie : Actualités et politique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=v1hAE9aLZIY

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Santé : des associations tirent à boulets rouges sur la 5G Par Pierre Manière @pmaniere- 25/02/2020, 18:21 – Document ‘latribune.fr – Photo : une antenne de téléphonie mobile. (Crédits : Reuters)

Agir pour l’environnement et PRIARTEM appellent au gel du déploiement de la prochaine génération de communication mobile, jugeant qu’elle présente des risques pour la santé et l’environnement.

Si les industriels des télécoms louent la 5G et ses promesses d’un quotidien hyper-connecté, cette perspective ne fait pas rêver tout le monde. A commencer par les associations Agir pour l’environnement et PRIARTEM. Ce lundi, elles ont déposé plusieurs recours devant le Conseil d’Etat, visant à geler le déploiement de la 5G. A leurs yeux, la nouvelle génération de communication mobile présente des risques pour l’environnement et la santé. Sur ce dernier point, les associations estiment qu’il existe des incertitudes, et demandent l’application du principe de précaution.

« On sait que ces ondes ont un impact sur notre cerveau, que des personnes manifestent des troubles d’électro-sensibilité », a déclaré Sophie Pelletier, la présidente de PRIARTEM-Electro-sensible de France, lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Sachant qu’il existe, selon elle, « des suspicions de plus en plus importantes en terme de cancérogénicité ». Délégué général d’Agir pour l’environnement, Stephen Kerckhove estime pour sa part qu’avec la 5G, « on aura une explosion de l’exposition des riverains ».

« Manque de données scientifiques »

Ces mêmes associations avaient, le mois dernier, lancé une pétition contre le déploiement de la 5G. Elles veulent mettre des bâtons dans les roues du processus d’attribution des fréquences 5G aux opérateurs. Celui-ci doit s’achever au printemps. Les premiers déploiements de la 5G, eux, devraient débuter courant juillet, mais ils seront limités à quelques grandes villes.

Fin janvier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), avait de son côté évoqué un manque de données scientifiques sur les effets sur la santé de certaines fréquences d’ondes électromagnétiques utilisées pour la 5G. C’est notamment le cas pour la bande de fréquences 3,5 GHz, qui doit bientôt être attribuée aux opérateurs. Ici, l’agence a mis en évidence « un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels ». En parallèle, l’Anses a jugé que les que les données étaient « plus nombreuses » concernant les fréquences 26 GHz, dites « millimétriques », qui seront attribuées plus tard. Reste que ces dernières suscitent des inquiétudes, parce qu’elles n’ont encore jamais été utilisée par les opérateurs mobiles. L’Anses a indiqué qu’une analyse était en cours. Sa publication est prévue en début d’année prochaine.

« Nous sommes dans un environnement régulé »

Face à l’inquiétude des associations et d’élus, le gouvernement argue que la situation est sous contrôle. La semaine dernière, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé au Sénat qu’il existait une réglementation visant à limiter les émissions d’ondes. « Elle s’applique aussi bien à la 2G, à la 3G, qu’à la 4G, et donc à la 5G, a insisté la ministre. Nous sommes dans un environnement qui est déjà régulé. »

Elle a indiqué que les expérimentations en cours de la 5G donnaient lieu de mesures d’exposition de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). « Ces mesures sont partagées auprès d’un comité qui réunit les associations de consommateurs, les élus locaux et les opérateurs, a indiqué Agnès Pannier-Runacher. L’objectif est d’accompagner ces expérimentations, et d’en tirer des enseignements pour le déploiement de la 5G. » Si la ministre a admis qu’« il n’y a que peu de recul » sur la bande de fréquences 26 GHz, elle juge la situation différente pour celle des 3,5GHz, qui sera bientôt attribuée. « Nous avons du recul puisque ce sont des ondes dans lesquelles nous baignons pour d’autres usages depuis des années », a-t-elle argué.

Le régulateur des télécoms appelle à un débat

Consciente que les antennes mobiles font figure d’épouvantails aux yeux de certains, elle a rappelé que « plus on en est loin, plus il est difficile de s’y connecter, et plus vous avez d’émissions [venant du smartphone, Ndlr] ». C’est ce que soulignait en mars dernier Stefan Dongus, spécialiste santé à l’Institut tropical et de santé publique de Bâle, au quotidien suisse Le Temps  : « Lorsqu’un téléphone mobile dispose d’une bonne connexion réseau (par exemple à proximité d’une station de base), il rayonne jusqu’à 100.000 fois moins qu’un téléphone mobile dont la connexion réseau est faible (par exemple dans une cave à 2-3 km d’une station de base). » Voilà pourquoi, selon lui, et contrairement à certaines idées reçues, « un réseau plus dense de stations de base dans les zones à forte utilisation de téléphones mobiles peut même contribuer à réduire l’exposition totale d’une personne au rayonnement ».

Interrogé ce lundi sur France Culture sur les risques de la 5G pour la santé, Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, le régulateur des télécoms, a lui aussi rappeler que les opérateurs doivent, quelle que soit la technologie, « respecter des niveaux de champs électromagnétiques ». « Ce n’est pas parce qu’on rajoute une antenne ou une fréquence que la règle change », a-t-il insisté. Concernant l’utilisation à venir des fréquences millimétriques, « des études sont nécessaires et en cours de réalisation », a-t-il indiqué. « Il faut toujours se demander si ces nouvelles fréquences peuvent avoir des effets différents sur le corps humain, a poursuivi le chef de file de l’Arcep. L’agence de sécurité sanitaire s’occupe de cette question. » Fin janvier, l’Arcep a plaidé pour un débat sur « les enjeux de société » liés à l’arrivée de la 5G. Il a annoncé des consultations avec toutes les parties prenantes, avant une journée d’échanges début juin. Pas de quoi, visiblement, rassurer Agir pour l’environnement et PRIARTEM.

Du même auteur :

5G et IoT : le logement connecté à l’épreuve de la sécurité

Entre la 5G et l’IoT, chronique d’une interdépendance annoncée

Actualité économique et financière, bourse - Journal quotidien ... www.latribune.fr

Pétition : Abonnez Mr Nouailhac à latribune.fr

Source : https://www.mesopinions.com/petition/medias/abonnez-nouailhac-latribune-fr/14955

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Pourquoi la 5G est une mauvaise nouvelle pour l’environnement Par Amélie Charnay - 26/01/2020 à 09h02 – Document ‘.01net.com’ – Photo

Le débat sur la consommation énergétique de la 5G n’est pas encore tranché. Mais ce nouveau standard va nous inciter immanquablement à renouveler prématurément nos smartphones et à solliciter davantage le réseau mobile.

Jamais un standard de téléphonie mobile n’aura été autant décrié. La 5G ne suscite pas que des craintes, et parfois des fantasmes, concernant la santé. Un vent de protestation s’élève maintenant pour interroger son impact sur l’environnement. Le journal Le Monde a publié en ce début d’année une tribune contre la 5G signée par deux membres du think tank The Shift Project, qui milite pour une économie libérée de la contrainte carbone. Et l’année dernière, l’astrophysicien Aurélien Barreau avait poussé un coup de gueule contre la 5G depuis son compte Facebook.

Quelles conséquences environnementales pourraient avoir la 5G ? Il faudrait connaître exactement l’ampleur de son déploiement dans le monde, afin d’établir des projections. L’idéal serait également de réaliser une analyse du cycle de vie multicritère de la 5G et de la comparer à la 4G. Or, ces informations n’existent pas, tant au niveau national que mondial. Il est toutefois possible d’avancer des scénarios.

De nouveaux équipements du côté des opérateurs

La 5G va nécessiter dès cette année d’installer de nouvelles antennes dans la bande de fréquence 3,5 GHz en France. Elles seront ajoutées dans un premier temps sur les stations de base déjà existantes, avec un coeur de réseau 4G (5G dite non standalone). Lorsque viendra le moment d’utiliser les fréquences millimétriques, à l’horizon 2022/2023, un nouveau type d’antennes, lessmall cell, sera déployé. Comme elles auront une portée réduite, il faudra en mettre davantage que celles que nous connaissons actuellement pour obtenir la même couverture. A peu près au même moment, les opérateurs changeront les équipements de leur coeur de réseau pour se conformer à la deuxième spécification de la 5G (5G standalone) et basculer sur un vrai cœur de réseau 5G.

Photo - 01net.com - Une ‘small cell’, une petite antenne qui pourrait venir compléter les réseaux macro déjà existants.

Pour ce qui est de la France, l’Arcep a fixé comme objectif aux opérateurs d’équiper 3.000 sites en 2022, 8.000 en 2024, 10.500 en 2025. Mais on ignore si le territoire français est voué un jour à être jour couvert intégralement en 5G. Il est probable que cela dépendra aussi en partie de la stratégie de chaque opérateur et qu’elle n’est probablement pas arrêtée à cette heure, d’autant que seule la bande de fréquence 3,5 GHz sera attribuée cette année. De même, l’incertitude demeure sur le maintien total ou partiel des autres générations de réseau en parallèle.

Ce que l’on peut dire, c’est que le passage à ce standard nécessite de produire assurément quantité de nouveaux équipements réseau. Avec de nombreuses conséquences négatives pour l’environnement. « Cette étape de fabrication va contribuer à l’épuisement des ressources non renouvelables comme l’eau et les énergies fossiles, à polluer l’eau mais aussi détruire les sols en extrayant des minerais. Cela va enfin produire des émissions de gaz à effet et donc aggraver le réchauffement global », nous explique Frédéric Bordage, fondateur du site Green IT.fr.

Une consommation incertaine des réseaux 5G

En attendant d’en savoir plus sur l’ampleur des déploiements, le débat se focalise sur la consommation énergétique de la 5G. Or, il n’y a pas de consensus scientifique sur la question. Les opérateurs français communiquent souvent sur le fait que la 5G sera plus efficace énergétiquement que la génération précédente. « Les nouvelles antennes 5G seront plus performantes mais surtout n’émettront qu’à la demande. C’est-à-dire seulement aux moments où les terminaux en auront besoin afin de permettre une utilisation plus efficace de l’énergie », nous a résumé un porte-parole d’Orange. On peut ainsi espérer que les antennes se mettront en veille une bonne partie de la nuit.

Mais ce bénéfice va-t-il être contre-balancé par la multiplication du nombre d’antennes nécessaires aux fréquences millimétriques ? Il semblerait bien que oui. C’est le sens, en tous cas, de ce que le patron d’Orange Stéphane Richard nous a déclaré, lors de ses vœux à la presse. « A usage constant, la 5G ne consommera pas plus d’énergie que la 4G ».

Illustration - JUNG Yeon-Je / AFP -

Les équipes de l’opérateur historique ont tout de même tenu à nous rappeler que l’équation était bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le nombre d’antennes est loin d’être le seul paramètre à prendre en compte. « Les gains énergétiques vont dépendre de l’optimisation du réseau, de l’efficacité des transmetteurs, de la montée en charge du nombre d’utilisateurs, du partage des infrastructures, de l’activation des modes veille sur nos matériels. Comme dans tout nouveau réseau mobile, les gains énergétiques seront aussi graduels du fait des progrès au fil du déploiement et de l’amélioration des équipements », nous a expliqué un porte-parole.

Orange a enfin tenu à souligner qu’il prévoit bien une augmentation dans les années à venir des dépenses énergétiques de son réseau mobile mais que cela serait dû principalement à la 4G. Il doit déployer de nouveaux sites prévus dans le cadre du New Deal mobileet visant à couvrir les zones blanches. Et il compte augmenter ses capacités dans les zones denses pour répondre à l’augmentation du trafic mobile. Pour compenser cette tendance, il s’attachera à rationaliser, par exemple, ses centres de données ou encore à préparer l’arrêt de la 2G et de la 3G.

Des réseaux mobiles davantage sollicités

Ce qui fait l’unanimité, en revanche, c’est que la 5G va entraîner un effet rebond sur le comportement des utilisateurs. S’ils disposent de plus de débit, de moins de latence et de plus de capacité réseau, ils vont consommer davantage de data et se tourner vers des applications très gourmandes en bande passante comme le streaming vidéo, les jeux vidéo ou la réalité virtuelle et augmentée. C’est déjà le cas en Corée du Sudoù la 5G est disponible depuis le printemps 2019 chez les trois grands opérateurs nationaux. L’équipementier Ericsson prévoit même qu’un utilisateur sur cinq dans le monde absorbera 200 Go d’internet mobile par mois d’ici 2025 sous l’effet de la 5G.

Il se pourrait enfin que les utilisateurs finissent par bouder les réseaux fixes et se reportent constamment sur le réseau mobile via des antennes et des box 5G. C’est une tendance que l’on observe déjà avec la 4G dans les centres urbains bénéficiant d’une bonne couverture mobile indoor. Or, se connecter en mobile plutôt qu’en fixe, c’est solliciter davantage les antennes relais qui sont bien plus énergivores que les infrastructures filaires. Cela aura pour effet d’alourdir encore la facture énergétique des opérateurs.

Le renouvellement prématuré des smartphones

Cette cristallisation sur la consommation des appareils et des réseaux a le don d’agacer Frédéric Bordage. « On passe de cette manière à côté de l’essentiel : le renouvellement du matériel grand public. C’est cela qui aura le plus d’impact sur l’environnement », martèle-t-il. Car il faut savoir que 80% de la dépense énergétique d’un smartphone se produit au moment de sa fabrication. Une fois qu’il est conçu, il déjà trop tard en quelque sorte puisqu’il a contribué activement au réchauffement global. Enfin, comme pour les équipements réseau des opérateurs, la production des terminaux grand public contribue aussi à l’épuisement des ressources non renouvelables, à la pollution de l’eau et à la destruction des sol. Mais à une échelle bien plus grande.

Photo - 01net.com - La 5G dans une boutique de Sunrise à Zurich.

Des millions d’appareils 4G vont être mis au rebus prématurément, au bénéfice d’appareils flambants neufs et compatibles 5G. Smartphones, tablettes et même Always Connected PC sont concernés. D’après un autre rapport d’Ericsson, on comptait déjà 13 millions d’abonnés à des offres commerciales 5G fin décembre et le milliard devrait être atteint d’ici 2023. A tel point que le cabinet d’études IDC prévoit que la 5G redonne des couleurs au marché pourtant mature du smartphone. Les appareils compatibles devrait représenter 9% du total des ventes dès cette année et passer à 30% en 2023. De quoi franchir à nouveau la barre record des 1,4 milliards de smartphones écoulés en une année. A cela, devrait s’ajouter l’augmentation du nombre d’objets connectés de type montres intelligentes. Car les gens vont être incités à s’équiper encore et toujours plus avec la 5G.

Une course folle à la technologie

Vous l’aurez compris, la 5G est forcément une mauvaise nouvelle pour l’environnement. Dans une sorte de course folle à la technologie, l’industrie des télécoms est prisonnière d’un éternel cycle de renouvellement des standards et du matériel, même quand ces derniers continuent de fonctionner parfaitement bien. Les ingénieurs savourent les performances accrues de chaque nouvelle génération qui chasse la précédente. Mais pourquoi faire ? Les acteurs des télécoms reconnaissent volontiers aujourd’hui qu’ils ne savent pas encore quelles seront exactement les applications de la 5G pour le grand public. Tout juste concèdent-ils qu’elle va permettre dans les premiers temps de décongestionner la 4G. Il n’est même pas sûr que les opérateurs y gagnent financièrement, compte tenu de la hauteur de leurs investissements et du fait qu’ils ne vont pas augmenter sensiblement les tarifs. La question se pose donc de savoir s’il était vraiment utile de déployer la 5G pour tous. « Est-ce qu’on prend tous ces risques pour regarder des vidéos en streaming 4K à 300/km dans un TGV ? C’est ça le progrès de la 5G ? », s’interroge encore Frédéric Bordage.

Aurait-il fallu réserver la 5G aux entreprises puisque ce sont elles qui vont en tirer le plus d’applications ? Grâce au network slicing, cette capacité de découper le réseau en tranches logicielles, il sera possible de prioriser des usages critiques et de développer des innovations vraiment bénéfiques comme les opérations chirurgicales à distance à bord des ambulances ou encore la voiture autonome. Mais difficile pour la France de refuser la 5G pour le grand public, alors que le monde entier y passe. La réponse ne peut donc être que mondiale. Or, la danse est menée par quelques pays et entreprises qui jouent solo, espérant à chaque standard récupérer le maximum de parts de marché et de royalties en brevets.

Une question de régulation ou de liberté individuelle ?

Lorsque nous lançons le débat auprès du président de l’Arcep Sébastien Soriano, sa réponse est nuancée. « N’attendez-pas de moi que je critique la 5G, ce n’est pas ma mission et je dois rester neutre », prévient-il d’abord. « Toutefois, il est temps pour l’Arcep de sortir de sa posture techno-enthousiaste. Nous envisageons, par exemple, de pouvoir collecter des informations auprès des opérateurs qui permettront de fournir une sorte de baromètre vert aux consommateurs lié à des usages », ajoute-t-il. Mais pour ce qui est de l’incessant renouvellement des standards, Sébastien Soriano confesse son impuissance. « Cela dépasse largement le cadre de l’Arcep et c’est une question plus générale que les télécoms. Ce sont les consortiums qui animent les agendas de manière informelle. Il est peut-être temps que le politique ait son mot à dire », suggère-t-il.

Photo Arcep - Le président de l’Arcep Sébastien Soriano.

Une perspective que n’envisage même pas Stéphane Richard, même s’il se montre sensible au concept de sobriété numérique. Le patron d’Orange estime que c’est aux consommateurs de trancher. « C’est presque un débat philosophique et en tous cas une question de liberté individuelle. La 5G représente un progrès qui n’est pas mauvais en lui-même. Tout dépend de la consommation que vous en ferez. Après, chacun est libre de ne pas participer à la surconsommation numérique ».

Et si une partie de la solution venait des réseaux eux-mêmes ? Imaginons que l’on change de standard par le biais de simples mises à jour logicielles, le tout sans avoir à renouveler les équipements des opérateurs, ni les terminaux des utilisateurs. On réduirait alors considérablement l’impact environnemental de chaque technologie. Une perspective peut-être pas si folle. C’est ce vers quoi tend en partie actuellement la virtualisation des réseaux, qui n’est toutefois pas capable aujourd’hui de s’affranchir du hardware. Peut-être y parviendrons-nous un jour ?

Sources citées : Le Monde, étude d’Ericsson sur le nombre d’abonnés 5G

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Source : https://www.01net.com/actualites/pourquoi-la-5g-est-une-mauvaise-nouvelle-pour-l-environnement-1846716.html

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Addenda - Macron : l’IA, la physique quantique et la 5G au cœur du « discours nucléaire » Par Guerric Poncet - Publié le 10/02/2020 à 16:04 – Document ‘lepoint.fr’ Tech & Net- Photo d’illustration (à Cracovie, le 04 février 2020). © LUDOVIC MARIN / AFP

Pour la première fois, un président a classé des pans entiers du numérique dans les infrastructures dites « stratégiques », c’est-à-dire cruciales. Explications.

Emmanuel Macron a placé plusieurs enjeux numériques au cœur de son discours sur la dissuasion nucléaire, le plus important des discours militaires du quinquennat.

Lors de son intervention très attendue sur la dissuasion nucléaire vendredi 7 février 2020 à l’École de guerre, considérée comme le discours militaire le plus important du quinquennat, Emmanuel Macron ne s’est pas contenté de préciser la doctrine française sur l’utilisation des armes atomiques. Avec des mots destinés autant aux Français qu’aux observateurs étrangers, il a aussi livré sa vision de l’état du monde et des menaces, propulsant pour la première fois dans ce type de discours des enjeux numériques au rang d’infrastructures « stratégiques ».

« Le déploiement de la 5G, le cloud pour stocker les données, ainsi que les systèmes d’exploitation sont aujourd’hui des infrastructures stratégiques », a assuré le président, qui a aussi cité « l’intelligence artificielle, les applications de la physique quantique ou encore la biologie de synthèse ». « La technologie est à la fois un enjeu, un perturbateur et un arbitre des équilibres stratégiques », a-t-il jugé (dans la vidéo, à partir de 13 minutes).

Le téléphone rouge ne suffit plus

« Nous avons sans doute ces dernières années trop souvent considéré qu’il s’agissait de solutions commerciales, de sujets simplement industriels ou marchands, alors que nous parlons là d’infrastructures stratégiques, pour nos économies, évidemment, et pour nos armées », a poursuivi Emmanuel Macron. Pour lui, le numérique est à la fois un « porteur d’innovations sans limites » et un « champ de confrontation à part entière », qui « offre également des possibilités inédites de surveillance de masse des populations, d’exercice d’un autoritarisme numérique ». Et, en France, on en sait quelque chose, puisque des entreprises tricolores ne se privent pas de vendre des outils de surveillance massive à des dictateurs.

Inquiet de la rapidité des escalades désormais possibles, Emmanuel Macron a souhaité « la mise en place de mécanismes de ‘déconfliction’, robustes et transparents », car, « en temps de crise, ces ruptures technologiques mettront davantage sous tension nos capacités d’analyse, de décision, tiraillées entre exhaustivité, véracité et réactivité ». En clair, avec le numérique, il faut beaucoup plus qu’un simple téléphone rouge pour désamorcer des crises avant qu’il ne soit trop tard. Et aujourd’hui, ces mécanismes salutaires n’existent pas vraiment.

Le président a également placé le numérique au premier plan lorsqu’il a évoqué les menaces hybrides, ou asymétriques : « La frontière entre compétition et confrontation, qui nous permettait de distinguer le temps de paix, du temps de crise ou de la guerre, est aujourd’hui profondément diluée », a-t-il regretté. « Elle laisse place à de multiples zones grises où, sous couvert d’asymétrie ou d’hybridité, se déploient des actions d’influence, de nuisance, voire d’intimidation, qui pourraient dégénérer », a précisé Emmanuel Macron, faisant notamment référence aux activités russes en Ukraine et dans les pays baltes.

Lire aussi Les présidents et le discours nucléaire : « La dissuasion, c’est moi ! »

La rédaction vous conseille : Dissuasion nucléaire : Macron entrouvre la porte aux Européens- Société - High Tech et Internet -

https://www. © LUDOVIC MARIN / AFP - Tech & Net - L’actualité des Technologies – Le Point

Source : /high-tech-internet/macron-l-ia-la-physique-quantique-et-la-5g-au-coeur-du-discours-nucleaire-10-02-2020-2361986_47.php

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Dernière minute : L’Europe en quête de souveraineté technologique - L’Usine Nouvelle - 29 février 2020 – « Qu’il s’agisse de la 5G, du cloud, du calcul intensif ou de l’IA, l’ancien patron d’Atos milite pour la souveraineté européenne dans le numérique.

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Dernière minute : Le ‘cloud’ aurait finalement un faible impact climatique - Par Yvonne Gangloff - @yvonne_gangloff - Publié le 28 février 2020 à 16h37 – « Le cloud computing a bondi de 600%, mais sa consommation en énergie seulement de 6%... Le secret serait une multitude de solutions… Globalement, les centres de données du monde entier n’utiliseraient que 1% de l’électricité mondiale. Selon plusieurs scientifiques, ce taux devrait rester le même pendant encore quelques années… » - Plus d’informations sur : Écologie

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Merci à Bastien pour ses conseils avisés


Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 06/03/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Numérique 5G IA Caractéristiques techniques, usages envisagés et perspectives, état des lieux, dangers et inconvénients, résistance à son acceptabilité.7

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

http://yonnelautre.fr/local/cache-vignettes/L160xH109/arton1769-a3646.jpg?1510324931

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Portfolio


[1la Fédération du e-commerce et de la vente à distance]->https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiHn8KSlLrnAhXy6eAKHTkuAfQQFjAAegQIBxAC&url=https%3A%2F%2Fwww.fevad.com%2F&usg=AOvVaw1PTxm_CM7jdmD2ZabWjTwA],soit +15% sur un an. Voir le graphique portant sur l’évolution des ventes dans l’e-commerceoucommerce électronique1oucommerce en ligne2,vente en ligne, parfois[cybercommerce]. Source.

Un tour d’horizon s’impose sur les actualités du numérique, de l’IA et de la 5G

Les articles qui sont cités ci-après ont été glanés – principalement à partir des articles de ‘Siècle Digital’- au cours des dernières semaines et ils donnent une idée de ce qui se trame dans de nombreux secteurs avec le numérique en général.

Ces développements technologiques, présentent parfois des perspectives certes très alléchantes, comme par exemple dans les secteurs de la santé avec le robot lancé récemment sous le nom ‘Microsoft Healthcare’, un assistant numérique virtuel créé par une équipe israélienne : il répond aux questions des patients, réduisant ainsi l’activité des centres d’appels médicaux, et il les aide à décrire leurs symptômes et leur état de santé afin de les guider vers un soin approprié (médecin, infirmière, etc…). Source.

IA et Santé au Japon - Un médicament imaginé par une intelligence artificielle va être testé sur des humains - 20 Minutes avec agence - Publié le 03/02/20 à 13h45 « La phase de tests sur des humains arrive après 12 mois, contre environ quatre ans et demi habituellement… Le traitement a été développé conjointement par Exscientia, une start-up britannique, et le laboratoire pharmaceutique japonais Sumitomo Dainippon Pharma… La nouvelle molécule est destinée aux personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs… »– Source

IA - Une intelligence artificielle a réussi à concevoir l’un des antibiotiques les plus puissants au monde Par Joana Pimenta - Publié le 24 février 2020 à 14h31 - Mis à jour le 24 février 2020 à 15h12 – « Un exploit qui pourrait révolutionner le secteur pharmaceutique… Une innovation basée sur le machine learning… L’halicin, le premier antibiotique au monde développé par une IA… » -Source

IA – Un outil d’alerte avait été lancé en amont pour le Coronavirus en 2014 – « Une intelligence artificielle aurait alerté sur le coronavirus chinois plusieurs jours avant l’OMS. Baptisée BlueDot, cette IA avait été créée au Canada en 2014 par l’entreprise du même nom ». Par Remi Lou le 27 janvier 2020 à 17h30 – Source

IA - Coronavirus : Moscou déploie la reconnaissance faciale pour surveiller les malades Par Valentin Cimino - @ciminix - Publié le 22 février 2020 à 15h39 – « 2.500 personnes sont actuellement surveillées de très près dans la capitale russe… Moscou prend des mesures drastiques pour limiter la propagation du virus… Le monde s’indigne face à de telles mesures… » - Source

Numérique - Coronavirus : la Chine développe des ‘QR codes’ de couleur pour suivre l’état de santé des malades - Par Valentin Cimino - @ciminix
Publié le 20 février 2020 à 08h16 – «  Avec l’aide des géants technologiques asiatiques, le gouvernement chinois espère pouvoir enrayer la propagation du coronavirus. L’administration de Xi Jinping a fait appel à Alibaba ainsi qu’à Tencent pour développer un nouveau système de ‘QR code’ avec différentes couleurs afin de suivre l’état de santé des habitants avec précision dans tout le pays… Tout faire pour limiter la propagation du Coronavirus… » -https://siecledigital.fr/2020/02/20...Source

Qu’est-ce que le ‘QR Code’ ? « Le ‘QR Code’ est un code-barres à deux dimensions qui permet d’encoder des données. Il s’agit le plus généralement d’un lien vers une page Internet (URL)… » - Lire la suite sur ce site : https://www.unitag.io/fr/qrcode/what-is-a-qrcode

IA – Des modèles prédictifs pour la dissémination de nouveaux virus à partir des données des données des compagnies aériennes … et de « petits murmures sur des forums ou blogs ». Source

IA Reconnaissance faciale : les géants du numérique mettent la pression à Clearview AI - Par Yvonne Gangloff - @yvonne_gangloff - Publié le 7 février 2020 à 14h24 – « Nombreuses seraient les administrations américaines qui utilisent le logiciel de Clearview AI… une entreprise qui propose notamment à la police américaine un logiciel en mesure de comparer un portrait avec trois milliards de photos trouvées sur les réseaux sociaux… Et comme l’indique CBSnews, cela n’est pas vraiment du goût des géants du numérique. Depuis plusieurs semaines maintenant, la société fait parler d’elle car elle permettrait de surveiller les américains… »

IA - L’intelligence artificielle corrige Wikipédia Olivier le 23 février 2020. « L’intelligence artificielle n’a pas fini de rendre des services, y compris là où on ne l’attendait pas vraiment. Cette fois, c’est Wikipédia qui en profite… » Source

IA - L’intelligence artificielle, nouveau front « terrifiant » dans la cyber-guerre –« Du fuzzing au spear phishing, les hackers ont des outils plus intelligents à leur disposition ; la Direction de la cybersécurité israélienne établit des directives de protection… » - Par Shoshanna Solomon 16 février 2020. Source

IA Cybersécurité - Bouygues Construction paralysée par une cyberattaque : les pirates réclament une rançon – Par Damien Licata Caruso, Florian Loisy et Jérémie Pham-Lê- Le 31 janvier 2020 à 16h17, modifié le 31 janvier 2020 à 19h25 - « Les cybercriminels ont réussi à s’introduire dans le système informatique et à le paralyser. Le groupe de BTP confirme être victime d’un rançongiciel et a porté plainte. Une enquête judiciaire a été ouverte. Les chantiers de Bouygues Construction continuent mais les services informatiques du groupe de BTP sont toujours hors-ligne. Après l’attaque, le chantage. Le groupe de hackers qui a réussi à s’infiltrer jeudi dans le système informatique du groupe Bouygues Construction tente bien d’extorquer le géant du BTP. « Une attaque virale de type ransomware ou rançongiciel a été détectée sur le réseau informatique de Bouygues Construction le 30 janvier. Par mesure de précaution, les systèmes d’information ont été arrêtés afin d’éviter toute propagation », a confirmé le groupe dans un communiqué diffusé vendredi après-midi. Un rançongiciel est un code informatique malveillant empêchant la victime d’accéder au contenu de ses fichiers car ils sont chiffrés ou rendus illisibles. Les cybercriminels ne seraient pas repartis les mains vides, selon plusieurs sources…. » - Source 

Cybersécurité - Un milliard d’appareils connectés en Wi-Fi touchés par une faille Par Valentin Cimino - @ciminix - Publié le 27 février 2020 à 08h23 - Mis à jour le 27 février 2020 à 10h36 – « Parmi les appareils touchés, nous retrouvons les iPhone, iPad, Mac, ou les enceintes Echo d’Amazon… Un milliard d’appareils connectés au Wi-Fi sont concernés… Les failles de sécurité sont de plus en plus fréquentes… PayPal : des transactions frauduleuses réalisées grâce à Google Pay-Source

Cybersécurité - Le Royaume-Uni va inaugurer son service de cyberattaque au printemps Par Benjamin Terrasson - @BenTerrasson - Publié le 27 février 2020 à 17h01 – « Le projet, en gestation depuis deux ans, a connu plusieurs mois de retard… Une volonté offensive revendiquée… Selon la loi de programmation militaire entre 2019 et 2025, 1 000 recrutements sont prévus pour atteindre un effectif total de 4 000 personnes avec un budget de 1,6 milliard d’euros… » - Source

Cyberattaques : 3,5 milliards de dollars de perte en 2019 selon le FBI Par Yvonne Gangloff - @yvonne_gangloff - Publié le 13 février 2020 à 14h49 – « Cette estimation ne concerne que les attaques survenues aux USA… 467.361 plaintes pour cyberattaques et autres crimes en 2019… Les États américains touchés de manière différente (globalement, la Californie est l’État le plus touché) … Le renseignement américain averti la Chambre des représentants : la Russie veut influer l’élection de 2020… -Source

Numérique - La start-up toulousaine Kinéis lève 100 millions d’euros pour sa constellation de nanosatellites - 03/02/2020 à 06h53 - Mis à jour le 04/02/2020 à 09h29 – « La jeune entreprise française souhaite déployer une constellation de nano-satellites dédiée aux objets connectés. Une pépite française du ’New Space’. La jeune entreprise toulousaine Kinéis, qui souhaite déployer une constellation de nanosatellites dédiée aux objets connectés à compter de 2022, a annoncé lundi avoir réalisé une levée de fonds de 100 millions d’euros auprès de plusieurs actionnaires. L’opération sera financée par CLS (Collecte localisation Satellites), actionnaire majoritaire de Kinéis, ainsi que la maison mère de CLS, le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et Bpifrance, via le fonds SPI.. » - Source 

Voir aussi l’article Le New Space, qu’est-ce que c’est ? By : NASA Goddard Space Flight Center - CC BY 2.0 – ‘Découvrez le phénomène le plus important pour les mois et années à venir, le « nouvel âge spatial », expression qui n’est que la traduction d’un mouvement relativement récent surnommé le New Space (ou encore Alt.Space)… » - Par Johan Honnet pour ‘Contrepoints’.

IA Etats-Unis - La Maison Blanche veut doubler son budget pour l’IA et l’informatique quantique Par Mathilde Rochefort - Publié le 12 février 2020 à 10h54 – « D’autres secteurs vont forcément pâtir de cet investissement colossal… Faire face à la Chine…Source

5G en France - Huawei va installer en France une usine d’équipements pour la 5G, 500 embauches prévues Par SudOuest.fr avec AFP - Publié le 27/02/2020 à 16h41 - A La Une Sud Ouest Éco Sciences Et Technologie – « Huawei est le premier équipementier télécoms du monde… Un investissement minimal de 200 millions d’euros est prévu par le géant chinois des télécoms, qui n’a pas précisé dans quelle région serait implantée l’usine… Selon Huawei, l’usine devrait produire environ 1 milliard d’euros d’équipements par an. Le groupe envisage d’en faire un site largement automatisé… » - Source

5G en Chine : déploiement du train autonome le plus rapide du monde - Vitesse de 350 km/h - Sièges équipés d’écrans tactiles 5G - Eclairage intelligent pour économiser l’énergie du train - Par Valentin Cimino - @ciminix - Publié le 13 janvier 2020 à 09h17 - Source

5G - Bouygues, SFR, Orange et Free candidats pour obtenir des fréquences 5G Par Benjamin Terrasson - @BenTerrasson - Publié le 26 février 2020 à 10h36 – « Les autorisations devraient être délivrées par l’ARCEP au plus tard en juin 2020… » - Source

IA - L’Europe et le numérique : la Commission européenne dévoile sa stratégie pour l’intelligence artificielle Par Yvonne Gangloff - @yvonne_gangloff
Publié le 24 février 2020 à 12h16 – « L’UE présente de nouvelles idées permettant de s’assurer que l’IA est utilisée de manière responsable… L’Europe veut créer un “écosystème de confiance”… L’économie des données propulse l’Europe en leader du domaine… Source 

Numérique - Données industrielles : l’UE dévoile un plan pour rattraper son retard technologique - Par Valentin Cimino - @ciminix - Publié le 20 février 2020 à 08h04 – « La Commission européenne fait le pari des données industrielles pour propulser l’Europe à l’avant-garde de la prochaine vague d’innovation… Les entreprises européennes dépendent beaucoup trop des entreprises américaines et asiatiques… Une alliance européenne va être créée pour développer une plateforme de ‘cloud computing’… La Commission européenne veut rétablir un équilibre des forces… Un document de travail sur l’intelligence artificielle et plus particulièrement sur la reconnaissance faciale, est en cours de rédaction pour permettre de définir un cadre sur cette technologie… - Source

5G - Les États-Unis font tout pour convaincre le Royaume-Uni d’abandonner Huawei - Aucun accord n’a pu être trouvé entre Mulvaney et Cummings cette semaine. Par Valentin Cimino - @ciminix Publié le 22 février 2020 à 14h19 – « Le Royaume-Uni ne veut pas céder aux pressions américaines… Les relations pourraient se tendre entre Trump et Johnson… » - https://siecledigital.fr/2020/02/22...Source

5G Fiscalité - le Japon approuve une loi pour aider les entreprises à développer la 5G - Par Valentin Cimino - @ciminix - Publié le 19 février 2020 à 09h06 - Mis à jour le 19 février 2020 à 12h07 – « Si le Parlement va dans le sens du gouvernement, le projet de loi pourrait être appliqué dès l’été 2020… Une fiscalité 5G pour faire face à la concurrence chinoise… Les législateurs japonais veulent mettre le yen numérique sur le tapis au G7Source

Numérique – En France, le Sénat adopte la proposition de loi sur la régulation des “Géants du Net” Par Geneviève Fournier - @FournierGenevi1 - Publié le 20 février 2020 à 14h29 – « Le texte a été adopté à l’unanimité le 19 février 2020, une première étape avant un passage devant l’Assemblée nationale… « neutralité des terminaux, interopérabilité des plateformes, lutte contre les acquisitions dites « prédatrices »… garantir un principe de libre choix de l’utilisateur… Lutte contre les acquisitions prédatrices… » -Source

IA - Livre - « Le Fabuleux Chantier » : Un appel pour une intelligence artificielle « bénéfique » - Par David Larousserie Publié le 27/02/2020 à 07h00 – « Les deux auteurs souhaiteraient faire collaborer des talents pour développer les systèmes d’intelligence artificielle de demain… » - Article réservé aux abonnés – Source : ‘Le Monde Sciences et Médecine’ – 26/02/2020 Page 6

Numérique : le ‘cloud’, enjeu de souveraineté - Par Sophy Caulier - Publié le 16 février 2020 à 16h00 - Mis à jour le 17 février 2020 à 02h20 - Réservé à nos abonnés – Enquête - En dépit de l’échec des premiers ‘clouds’ souverains, la France ne veut pas baisser les bras et défend l’idée d’une solution nationale ou européenne pour abriter les données sensibles et échapper à la mainmise des géants américains. Le 1er février 2020, Cloudwatt s’est éteint. Discrètement, sans fleurs ni couronnes, les derniers ordinateurs ont été débranchés. Un message laconique sur le site d’Orange confirme la fermeture définitive de ce « cloud souverain », un service d’hébergement sécurisé de données. Voulu par le gouvernement en 2012, ce service devait proposer aux administrations et aux entreprises une offre nationale– comprendre non américaine – d’hébergement en ligne de leurs données sensibles pour en garantir la confidentialité. Las, malgré 250 millions d’euros investis par l’Etat et par les principaux partenaires, notamment Orange et SFR, ce projet n’a pas trouvé son public… - Source

Voir aussi à propos de ‘cloud’ – selon Wikipédia - Le cloud computing1 /klaʊd kəmˈpjuːtɪŋ/2, en français l’informatique en nuage3 (ou nuagique3 ou encore infonuagique3 au Québec), consiste à utiliser des serveurs informatiques distants par l’intermédiaire d’un réseau, généralement Internet, pour stocker des données ou les exploiter. Les serveurs distants sont loués à la demande, le plus souvent par tranche d’utilisation, selon des critères techniques (puissance, bande passante, etc.), mais, également, au forfait. Le cloud computing se caractérise par sa grande souplesse : selon le niveau de compétence de l’utilisateur client, il est possible de gérer soi-même son serveur ou de se contenter d’utiliser des applicatifs distants4,5,6. Les principaux services proposés en cloud computing sont le SaaS (Software as a Service), le PaaS (Platform as a Service) et le IaaS (Infrastructure as a Service). En fonction du service, les systèmes d’exploitation, les logiciels d’infrastructure et les logiciels applicatifs seront de la responsabilité soit du fournisseur soit du client. Les grandes entreprises du secteur informatique et de l’information (GAFAM notamment) développent le cloud computing en investissant massivement pour s’offrir et offrir à leurs clients de la puissance de calcul et de stockage d’information7. C’est un important changement de paradigme des systèmes informatiques, jusque-là constitués de serveurs éparpillés dans les entreprises et collectivités... Une conséquence environnementale est que les empreintes carbone et eau du secteur, déjà élevées, risquent de beaucoup croître ; on cherche à les réduire en optimisant le refroidissement des centres de données et leur fonctionnement, ainsi qu’en utilisant des énergies vertes8 mais les perspectives de mégadonnées (en anglais big data), de l’informatique ubiquitaire associée aux objets connectés et de développement des chaînes de blocs (en anglais blockchains) et de l’intelligence artificielle évoquent plutôt une explosion des besoins en énergie… » - Source

Numérique - Derrière le mirage du « cloud », le nuage noir de la pollution - Par Morgane Tual Publié le 26/02/2020 à 01h48 – « Apparu en 1996, le mot « nuage », qui désigne une technologie reposant sur d’innombrables ‘data centers’, permet aux géants de la Silicon Valley de faire oublier le fonctionnement de ce système polluant… » - Source

Demain en 3D - Pourra-t-on bientôt lire dans nos cerveaux ? Futur proche - Les nouvelles technologies repoussent sans cesse les limites. « Bientôt, nous pourrons communiquer avec nos objets connectés, rien que par le cerveau. Quelles sont ces innovations ? À quoi ceci pourra-t-il servir ? Explications ». 26 janvier 2020 20:24 - TF1 – « Contrôler un objet par la volonté, écrire un texte directement sur un ordinateur sans avoir tapé de mots, mais simplement en y pensant : tout ceci ne sera peut-être bientôt plus de la science-fiction. Au fil des années, les nouvelles technologies repoussent en effet les limites, au point de s’immiscer dans notre cerveau. Une start-up française développe ainsi actuellement un prototype de bandeau qui se pose à l’arrière du crâne et qui permet de décoder les impulsions électriques émises par notre cerveau. Grâce à lui, nous allons donc pouvoir, simplement par la pensée, contrôler notre téléphone, par exemple ouvrir une application ou y regarder des photos. Bref, plus besoin d’écrire un message puis de l’envoyer à une personne. Il suffira d’y penser. Cette technologie intéresse grandement les géants du web. Facebook estime notamment être bientôt capable de taper 100 mots par minutes directement à partir du cerveau ».

« Encore plus futuriste : afin de se passer d’un bandeau ou d’un casque, Elon Musk, le président de Tesla, a mis 100 millions de dollars sur la table pour développer des électrodes deux fois plus fines qu’un cheveu. Elles seraient ensuite implantées directement dans le cerveau, précisément sur le cortex. L’armée américaine regarde de très près cette innovation. Elle imagine pouvoir faire piloter par la pensée un essaim de drones par une seule personne, que ce soit depuis un bâtiment sécurisé mais aussi en pleine opération. Au-delà de son application militaire, cette technologie pourrait aussi bouleverser notre quotidien. Par exemple, au bureau, dans un open-space. Chaque salarié y disposerait de ses propres implants. Et tout le monde pourrait donc communiquer par la pensée et non plus par les mots. Certes, le silence serait alors garanti ! Mais évidemment pas le risque de piratage. Installer un système électronique dans notre cerveau, c’est en effet aussi laisser la possibilité à de gens mal intentionnés de lire nos envies, nos réactions, nos besoins. Pas sûr que tout le monde soit prêt à prendre ce risque… » - TF1 Mis à jour : 27/01/2020 Créé : 26/01/2020 - Source

Présentation du contenu de ce dossier consacré au numérique, à la 5G et à l’IA

En fait, comme on a pu le découvrir ci-dessus, ce sont tous les secteurs d’activités qui sont impliqués avec la généralisation des applications nouvelles du numérique. Voir à ce sujet une tentative de synthèse présentée récemment : Conférence Publique sur l’Intelligence Artificielle au service de l’Homme 2/2 au Ciné-Palace de Saint-Rémy-de-Provence 13 par Jacques Hallard, organisée par l’association ‘Cour des Arts’ le 09 janvier 2020 à 19h00. Posté le mercredi 8 janvier 2020 – « Ces technologies numériques entraînent aussi des conséquences géostratégiques mondiales et des questionnements sur les transformations professionnelles et sociales qui en résultent, ainsi que des dangers et des risques sanitaires et environnementaux dans tous les secteurs d’activités humaines et à l’échelle planétaire. Ces éléments ne doivent laisser personne indifférent, tant les sociétés humaines, les entreprises et les utilisateurs particuliers vont être de plus en plus impliqués, parfois malgré eux et à leur insu, réduisant ainsi le nombre de degrés de liberté pour les individus et les populations… »

Les documents choisis à la suite dans ce dossier peuvent aider à faire connaissance avec les caractéristiques, parfois compliquées à comprendre, des différentes techniques en jeu, les usages actuels en croissance exponentielle et ceux qui se profilent, l’état de l’art et de la situation à travers les actions en cours chez les opérateurs (fabricants et distributeurs), la nécessité de faire en toute transparence la lumière sur les dangers potentiels et le inconvénients possibles, et en observant le niveau de résistance (manifesté ou non) concernant l’acceptabilité de ces technologies emboîtées.

Deux documents ont tout d’abord été sélectionnés : l’un « pour tout comprendre du réseau mobile du futur de la 5G en 10 questions » ; l’autre pour relayer les propos de Thierry Breton qui, peu après sa nomination comme commissaire européen au numérique a déclaré ceci : ’Il est faux de considérer que l’Europe est en retard sur la 5G’, face à la compétition, voire à la guerre internationale entre les Etats-Unis et la Chine

La nouvelle Commission européenne est en effet entrée en fonction le 1er décembre 2019. Présidée par Ursula von der Leyne, elle compte 26 autres commissaires désignés chacun par un Etat membre. Les commissaires de la Commission européenne ont été nommés pour la période 2019-2024) ; voir https://ec.europa.eu/commission/commissioners/2019-2024_fr - Parmi ceux-ci Thierry Breton, « membre de la Commission européenne, est chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l’espace, après approbation par le Parlement européen » ; il est donc en première ligne pour tout ce qui se rapporte au numérique au niveau européen.

Voir également ’L’émergence pacifique’ de la Chine dans le monde - 26 février 2020 Sommaire -
















C.


Avec les puissances occidentales, Etats-Unis et L’Union européenne : concilier compétition et coopération -



















1. Le caractère central de la relation Chine-Etats-Unis détermine une grande part de la stratégie chinoise… [Document ‘senat.fr’].

Dans ce présent dossier, la bonne trentaine de documents sélectionnés et ordonnés dans le sommaire ci-dessous permettent de dresser un panorama actualisé des évènements liés à toutes ces technologies, en particulier avec le déploiement en cours du réseau 5G, mettant en relief les efforts des opérateurs et des instances politiques, ainsi que des agences de régulation pour tenter de dominer le sujet, éventuellement de corriger le cours des choses dans le sens du bien commun au niveau planétaire.

Les derniers documents rassemblés dans ce dossier rappellent les interrogations concernant les risques que peut présenter la ‘5G’ sur la santé des populations, ainsi que les conséquences du numérique sur l’environnement qui sont encore mal évaluées, comme par exemple : l’augmentation de la consommation incertaine des réseaux 5G en énergie électrique, la probabilité que les réseaux mobiles de communication soient encore davantage sollicités du fait des pressions de marketing exercées par les opérateurs sur les utilisateurs actuels et/ou potentiels, le renouvellement vraisemblablement prématuré des smartphones qui seront proposés à la clientèle au fur et à mesure des développement techniques, et en un mot le questionnement posé du fait de cette course folle aux technologies de pointe qui devrait pourtant imposer un cadrage politique international de la régulation de tous ces systèmes électroniques, tout en maintenant une assurance que les libertés individuelles, l’autonomie des usagers et une sécurité suffisante des systèmes ne seront pas trop impactés.

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Sommaire

1. La 5G : tout comprendre du réseau mobile du futur en 10 questions Par Julien Lausson - 28 novembre 2019 – Document ‘numerama.com’

2. Information de l’Académie de la Technologie sur la 5G

3. Thierry Breton : ’Il est faux de considérer que l’Europe est en retard sur la 5G’ Par Léa Salamé - L’invité de 7h50 - Document ‘Radio France’

4. La guerre de la 5G – 25/01/2020 - France Culture dans le cadre de ses émissions Affaires étrangères par Christine Ockrent - Enregistrement de 58 minutes à écouter à la source

5. Le billet vert. La 5G pas reçue 5 sur 5 Par Gérard Feldzer – Document ‘franceinfo’ Radio France - Mis à jour le 25/01/2020

6. 5G : Deux ONG déposent un recours contre l’arrivée de la technologie controversée en France - 20 Minutes avec agences - Publié le 24/01/20 à 11h31

7. A Nantes. « La 5G = danger », dénoncent-ils - Ouest-France Isabelle MOREAU. Publié le 25/01/2020

8. Carte des villes couvertes en 5G – Document diffusé par ‘Ariase’ - Communiqué

9. 5G : tout ce qu’il faut savoir sur le réseau du futur – Par Romain Vitt, 18/01/2020 Diffusé par ‘phonandroid.com

10. 5G  : faut-il la déployer  ? - Explication de Marie Dancer, le 24/01/2020à17:40Documentla-croix.com

11. Risques de la 5G, Huawei… Thierry Breton dévoile la position de l’Europe Propos recueillis par Virginie Malingre - Publié le 29 janvier 2020 à 12h45, mis à jour à 13h47 – Document ‘lemonde.fr’

12. La 5G : l’UE ouvre la porte à Huawei mais pose des conditions strictes Par Le Figaro avec AFP mis à jour il y a 48 min – Document ‘lefigaro.fr’

13. La 5G menace-t-elle votre santé ? Vidéo 6:40 - #LesDécodeurs - 08 août 2019 - Le Monde

14. Pourquoi l’intelligence artificielle a besoin d’éthique - Vidéo 5:59 - 03 avril 2019 - Le Monde

15. L’innovation responsable : un gage de confiance pour tous Par Michael Miebach, Chief Product & Innovation Office chez Mastercard - Par Les Experts Du Siècle - @siecledigital Publié le 3 février 2020

16. Les métaux rares mettent le monde sous tension Par Antoine de Ravignan 22/01/2020 Alternatives Economiques n°397

17. Nouveau monde. Startup, intelligence artificielle, informatique quantique… La France est-elle dans la course ? Jérôme Colombain - Mis à jour le 25/01/2020

18. Courant d’opinions sur l’Intelligence Artificielle (IA) et le numérique en général

18.1. « Les applications bénéfiques de l’intelligence artificielle vont, de loin, l’emporter » selon Yann Le Cun Propos recueillis par Alain Beuve-Méry Publié le 07 février 2020

18.2. « Les algorithmes d’intelligence artificielle bouchent les horizons des internautes selon Hugues Bersini » Publié le 07 février 2020 – Document ‘lemonde.fr/idees’

18.3. « Si l’on n’y prend garde, l’intelligence artificielle reproduira nos stéréotypes de genre selon Isabelle Rauch » Publié le 07 février 2020 - Tribune Collectif - Isabelle Rauch, députée (LRM) de la Moselle appelle, dans une tribune au « Monde »,

18.4. « Le terme IA est tellement sexy qu’il fait prendre des calculs pour de l’intelligence » d’après Vincent Bérenger Publié le 07 février 2020 à 14h30 - Mis à jour le 08 février 2020 à 17h49 - Tribune Vincent Bérenger Informaticien

18.5. Intelligence artificielle : l’UE peaufine sa stratégie Par Cédric Vallet Publié hier à 10h48, mis à jour hier à 18h05 - Article réservé aux abonnés

18.6. Tribune Opinion - L’intelligence artificielle tient-elle ses promesses en finance ? Par Karl Eychenne (stratégiste et économiste) - Publié le 11 février 2020 - Document ‘lesechos.fr’

18.7. Chronique - « The wall » : les limites à venir de l’IA – Document ‘lesechos.fr’ Sciences & Prospectives

18.8. Intelligence artificielle : vers un nouvel ordre international ? 30/01/2020 dans le cadre des émissions de France Culture Cultures Monde par Florian Delorme

19. Ericsson s’auto-proclame numéro 1 de la 5G, devant Huawei Par Alexandre Schmid - 14 février 2020 à 17h05 – Document ‘clubic.com’

20. Washington réfléchit à un ’partenariat’ avec les rivaux de Huawei Reuters•14/02/2020

21. Quels gains réels peut-on espérer avec le déploiement de la 5G ? Par Geneviève Fournier - @FournierGenevi1 - Publié le 25 février 2020 à 09h42 – Document ‘Siècle Digital’

22. Tableau de bord des expérimentations 5G en France - Mis à jour le 24 février 2020 – Document ‘www.arcep.fr’

23. 5G : définition, news et bonnes pratiques - 14 février 2020 – Communiqué ‘zdnet.fr’

24. La 5G menace-t-elle votre santé ? #LesDécodeurs - 08 août 2019 - Le Monde – [Rappel]

25. Santé : des associations tirent à boulets rouges sur la 5G Par Pierre Manière @pmaniere - 25/02/2020 – Document ‘latribune.fr

26. Pourquoi la 5G est une mauvaise nouvelle pour l’environnement Par Amélie Charnay - 26/01/2020 – Document ‘01net.com’

Addenda - Macron : l’IA, la physique quantique et la 5G au cœur du « discours nucléaire » Par Guerric Poncet - Publié le 10/02/2020 à 16:04 – Document ‘lepoint.fr’ Tech & Net

Dernière minute : L’Europe en quête de souveraineté technologique - L’Usine Nouvelle - 29 février 2020

Dernière minute : Le ‘cloud’ aurait finalement un faible impact climatique - Par Yvonne Gangloff - @yvonne_gangloff - Publié le 28 février 2020 à 16h37

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1.
La 5G : tout comprendre du réseau mobile du futur en 10 questions Par Julien Lausson - 28 novembre 2019 – Document ‘numerama.com’ - Tech - Article publié initialement le 15 mars 2016 - Mise à jour avec les derniers développements concernant la procédure d’attribution.

En 2019, la 5G est à nos portes. Le lancement européen est fixé à 2020 et la nouvelle norme dépasse très largement le marché des smartphones. Cette FAQ vous permettra d’y voir plus clair sur le successeur de la 4G.

La 5G - Qu’est-ce que c’est ?

La 5G est, comme son sigle le laisse deviner, la cinquième génération des standards en matière de téléphonie mobile. Elle succédera à la 4G, qui est toujours en cours de déploiement en France en 2019. Pour le dire vite, cette norme apportera des débits plus importants encore, mais aussi un temps de latence bien plus faible qu’aujourd’hui, et pourra supporter énormément de connexions en simultané.

Mais la 5G ne doit pas être vue comme une simple évolution de la 4G. C’est en réalité une technologie de rupture. Elle « se distingue des générations précédentes en ce qu’elle vise, dès sa conception, à intégrer un nombre de cas d’usages inédit », relève l’Agence nationale des fréquences. Dès lors, son employabilité promet d’être très étendue et pourra donc servir dans des secteurs variés, notamment industriels.

Illustration - La 5G par Orange. // Source : FrAndroid

Quels atouts ?

« Avec la 4G, un film de 800 Mo prend environ 40 secondes à télécharger ; avec la 5G ça serait réduit à une seule seconde », disait en 2014 l’ex-Premier ministre David Cameron.

Voilà quel est son premier point fort : la capacité de téléchargement. Les débits en 5G seront jusqu’à 10 fois plus élevés que ceux de la 4G. Si l’on ose un parallèle, la 5G sera une sorte de fibre optique « sans fil » : elle pourrait même atteindre dans certaines situations jusqu’à 20 Gbit/s. En pratique, il faut plutôt s’attendre à une expérience de navigation entre 100 Mbit/s et quelques Gbit/s.

Photo - La 5G sera utile pour supporter un nombre croissant de connexions simultanées. // Source : Redd Angelo

Autre atout de la 5G : la latence. Cela désigne le délai de transit d’une donnée entre le moment où elle est envoyée et celui où elle est reçue. Celui-ci sera divisé par 10 par rapport à la 4G, avec un temps de réponse d’à peine une milliseconde. Cette réactivité est cruciale pour l’industrie, car des échanges constants et quasi-immédiats sont requis pour faire émerger des usages comme le transport autonome.

Troisième point fort de la 5G : la densité. Avec elle, la 5G supportera « un nombre très important de connexions mobiles simultanées », commente le régulateur des télécoms. Cela va « multiplier par 10 le nombre d’objets connectés au réseau simultanément », confirme l’agence nationale des fréquences. En clair, il s’agit d’éviter l’engorgement des réseaux à l’heure où tout devient connectable et que les capteurs pullulent.

Quels services espérer ?

Les performances annoncées de la 5G sont telles que les domaines qui vont en profiter sont très nombreux. Pour le mobinaute, la 5G permettra de charger instantanément n’importe quel contenu audiovisuel en haute et en très haute définition (vidéo 4K, vidéo en 3D…) ou de profiter du jeu à la demande (cloud gaming), avec les parties qui sont diffusées directement en streaming entre le joueur et les serveurs du service. C’est ce que proposent Shadow, GeForce Now ou Google Stadia par exemple.

« La 5G continuera d’améliorer les services existants dans le domaine grand public en donnant par exemple l’accès à des contenus vidéo de meilleures définitions et en favorisant le développement d’applications de réalité augmentée ou virtuelle », anticipe l’Agence nationale des fréquence. Mais c’est surtout du côté de l’industrie que la 5G est intéressante.

Voir « Les usages de la 5G » sur le fichier Arcep

Outre les débits accrus qui permettent de transférer plus rapidement des données en masse, la 5G, avec sa très faible latence, ouvre des perspectives dans les véhicules autonomes, l’automatisation industrielle ou le domaine de la santé. « Les sauts de performances permis par la 5G devraient également toucher de nombreux secteurs et permettre à de nouveaux usages d’émerger ».

Un graphique de l’ANFR synthétise les grands domaines qui en profiteront : la santé (télémédecine, téléchirurgie, surveillance à distance), la ville intelligente (territoires connectés, sécurité publique, maîtrise énergétique), dans l’industrie (automatisation, robotique, pilotage à distance) les transports (autonomisation, liaisons entre véhicules). Sans parler des usages qu’il reste à créer.

Voir « Quelques domaines qui profiteront de la 5G » sur le site ANFR

Qui va la proposer ?

C’est pour l’instant une inconnue. Un appel à candidatures doit être passé au cours de l’année pour savoir qui souhaite obtenir des fréquences. Évidemment, il est clair que les quatre opérateurs que sont Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile voudront obtenir des blocs de fréquences. Les quatre entreprises en possèdent déjà un certain nombre, mais elles les emploient pour la 2G, 3G et 4G.

Un tableau de bord des expérimentations 5G en France montre d’ailleurs quelles sont les sociétés qui s’y intéressent. Outre les quatre opérateurs, on retrouve des groupes comme EDF et Airbus, tandis que l’une des consultations publiques sur la 5G du régulateur des télécoms a entrainé des retours de la part de la RATP, d’Air France, d’Enedis ou encore de la SNCF. Et il ne s’agit-là que de quelques exemples.

Logos des quatre grands opérateurs français qui sont attendus sur la 5G, à voir sur FrAndroid

Cela étant, la perspective de laisser les industriels avoir accès directement aux fréquences 5G n’emballe pas vraiment le gouvernement.

Dans une interview donnée au Monde en avril 2019, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État chargée des télécoms, estime « qu’il n’y a pas encore de demande très claire de la part d’industriels ». En outre, il faut prendre garde à ne pas trop morceler les fréquences.« Éclater la bande entre un trop grand nombre d’acteurs peut poser des problèmes dans sa gestion et causer des interférences », prévient-elle.

Pour quand ?

Tout dépend de quoi on parle : si c’est le lancement de la 5G en France, le rendez-vous est fixé en 2020. C’est en effet à cette date que les premiers déploiements auront lieu et que seront ouverts les premiers services 5G. On ne sait pas encore quelle sera la première ville qui sera desservie en ultra haut débit mobile, ni par qui : un opérateur ? Plusieurs ? Chacun se lancera-t-il dans une ville différente ?

Le déploiement de la 5G débutera vraiment à partir de 2020. Carte de l’Europe sur : Digital Single Market

En principe, le calendrier européen prévoit le lancement du réseau 5G dans au moins une ville par État membre. La prochaine grande échéance est fixée à 2025 : à ce moment-là, il faudra que les opérateurs couvrent les grandes villes et les principaux axes de transport (on suppose les autoroutes et les lignes TGV au minimum, mais aussi, possiblement, tout ou partie des voies secondaires, comme les RER).

Ce qu’il va se jouer cette année, c’est la définition des modalités d’attribution des blocs de fréquences, ainsi que le lancement de la procédure qui permettra aux opérateurs de candidater pour récupérer des nouvelles ressources en fréquences. On s’attend bien sûr à ce que Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile concourent. Les lauréats seront connus en 2020.

Pour acquérir les licences 5G, les opérateurs devront collectivement dépenser au moins 2,17 milliards d’euros. Quatre blocs à prix fixe (350 millions d’euros chacun) seront proposés, assortis d’obligations précises. Ensuite, onze blocs à prix variable (à partir de 70 millions d’euros l’unité) seront mis aux enchères, avec toutefois des limites pour éviter qu’un opérateur ne rafle tout.

Et mon smartphone ?

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant : pour accéder à un réseau 5G, il faut posséder un smartphone compatible à la 5G. Certes, les premiers modèles arrivent cette année, mais il n’y a aucune raison de se précipiter dessus… tout simplement parce que le réseau 5G n’existe pas encore ! De plus, il ne faut pas perdre de vue qu’il faudra des années avant d’avoir un degré de couverture du territoire correct.

Illustration - Sans smartphone 5G, impossible de profiter d’un réseau 5G. // Source : Gregory Massari

En France, SFR a annoncé le 16 octobre la vente de smartphones 5G en France. Il s’agit du Xiaomi Mi Mix 3 5G, du Huawei Mate 20 X 5G et du Samsung Galaxy Note 10+ 5G. Seul problème (et pas des moindres) : il n’existe aucun réseau 5G en France qui soit prêt pour un usage commercial : ce n’est qu’à partir de 2020 que les opérateurs vont pouvoir vraiment s’y mettre.

Au cours des derniers mois, des constructeurs ont promis le lancementde terminaux prêts pour la 5G, C’est le cas de Huawei, LG et Motorola mais aussi Oppo, Sony, ZTE et Orange. Évidemment, les autres marques qui ne sont pas mentionnées ici vont tôt ou tard ajouter dans leur catalogue de futurs smartphones estampillés 5G. Il n’est toutefois pas urgent de se précipiter sur ces mobiles si vous n’êtes pas encore dans une zone 5G.

Illustration – Le Xiaomi Mi Mix 3 5G. // Source : Xiaomi

Quid de la santé ?

D’abord, un rappel de la situation : depuis 2011, les champs de radiofréquences électromagnétiques sont classés dans la catégorie des phénomènes pouvant peut-être être cancérogènes. Il existe donc une incertitude. C’est le Centre international de recherche sur le cancer, une structure rattachée à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a procédé à cette classification.

La catégorie dans laquelle se trouvent les ondes est appelée 2B (cancérogènes possibles). Il existe 4 autres niveaux : 1 (cancérogènes), 2A (probablement cancérogènes), 3 (inclassables) et 4 (probablement pas cancérogènes). En clair, le classement 2B est un groupe pour lequel la littérature scientifique n’a pas permis avec certitude d’établir un lien de causalité démontrant la nocivité des ondes.

Photo - Un support pour antennes relais. Source : Leon Brooks

Cela étant, la prudence reste de mise. En début d’année, les services de la ministre de la Santé ont rappelé que la 5G devra s’inscrire dans le cadre réglementaire actuel en ce qui concerne l’exposition du public aux ondes. Impossible pour cette nouvelle norme de s’en affranchir parce qu’elle serait nouvelle prometteuse ou révolutionnaire. Les règles sont les mêmes pour tout le monde.

« Les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques s’appliquent indépendamment de la technologie (2G, 3G, 4G ou 5G). Les réseaux 5G qui seront déployés par les opérateurs devront donc respecter ces valeurs limites tout autant que les technologies en place aujourd’hui », déclare l’exécutif. Celles-ci vont de 28 V/m (volts par mètre) à 87 V/m, selon les fréquences utilisées.

C’est l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qui a la charge de contrôler la conformité des terminaux radioélectriques mis sur le marché, de veiller au respect des valeurs limites réglementaires d’exposition du public, de tenir à jour le protocole de mesure, mais aussi de gérer le dispositif national de surveillance et de mesure de l’exposition aux champs électromagnétiques.

Les limites d’exposition au public sont 50 fois plus basses que les seuils à partir desquels la science a noté un risque

En avril 2019, l’ANFR a remis son rapport pour 2018 après plus de 3 000 mesures. Elle a noté que les niveaux d’exposition du public aux ondes sont globalement nettement inférieurs aux limites réglementaires en vigueur — limites qui sont elles-mêmes cinquante fois plus basses que les seuils à partir desquels les expérimentations scientifiques ont noté un risque.

Cependant, ces mesures n’incluent pas la 5G, qui n’est pas encore déployée.

Or, cette norme a une particularité technique : ses antennes ont une capacité accrue de focalisation du signal. En outre, elle fait appel à de nouvelles gammes d’ondes. Aussi l’ANFR convient « d’approfondir les méthodes de mesures et de préciser les limites sanitaires à adopter ». Ce travail se fera en lien avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Cette organisation est en effet spécialisée dans l’évaluation des risques pour la santé. L’ANFR prévoit de transmettre à l’ANSES les données qu’elle aura recueillies « pour qu’elle conduise au mieux son expertise sur les aspects sanitaires ». Ces travaux sont d’ores et déjà en cours, dans la mesure où des les phases d’expérimentation ont déjà débuté dans plusieurs villes en France.

Quelles bandes de fréquences ?

Il est prévu de dégager au profit de la 5G des fréquences situées pratiquement sur tout le long du spectre radioélectrique. L’Agence nationale des fréquences (ANFR) précise qu’elles peuvent être classées en deux grandes catégories. Les fréquences dites « basses » ont une large couverture et une bonne propagation à l’intérieur des bâtiments. Quant aux fréquences dites « hautes », elles ont une forte capacité, mais une propagation limitée dans les bâtiments.

Ceci étant dit, la stratégie consiste à utiliser à la fois de nouvelles fréquences dans la bande du spectre radioélectrique, mais aussi celles déjà attribuées pour faire passer des données en 2G, 3G et 4G. Pour l’heure, deux nouveaux blocs seront utilisés pour la 5G : celui de la bande 3,5 GHz (3,4 – 3,8 GHz) et celle, plus haute, de la bande 26 GHz (24,25 ‑ 27,5 GHz). Cette dernière appartient à la catégorie des ondes millimétriques (voir ci-après).

Des tests ont d’ores et déjà lieu pour la bande 3,5 GHz. Voir « Les bandes de fréquence 5G identifiées. Et les autres » à cette source : ANFR

D’autres fréquences ont aussi été identifiées comme adaptées à la 5G. C’est le cas des bandes situées dans la tranche des 700 et des 800 MHz, ainsi que celle à 1,5 GHz. Celles-ci sont idéales pour la pénétration dans les bâtiments et sont complémentaires des autres citées plus haut, davantage taillées pour apporter des capacités accrues en termes de vitesse de téléchargement.

À mesure que le déploiement de la 5G se fera, les opérateurs pourront demander au régulateur des télécoms de recycler les bandes de fréquences utilisées pour la 2G, 3G et la 4G afin que les opérateurs disposent de plus de ressources pour l’ultra haut débit mobile. Cette réassignation n’est pas une nouveauté : Bouygues Telecom, Orange et SFR utilisent la bande 1 800 MHz pour faire de la 4G au lieu de la 2G.

Enfin, la dernière conférence mondiale des radiocommunications, survenue en novembre, a été l’occasion de désigner de nouvelles bandes de fréquences. Y figurent les bandes 37 à 43,5 GHz, des portions 45,5 à 47 GHz, du segment 47,2 à 48,2 et de la tranche 66 à 71 GHz. « Ces fréquences sont inédites en utilisation terrestre pour un service destiné au grand public », dit-elle. Dans tous les cas de figure, la libération de ces bandes devra être organisée pour que l’on puisse y les faire migrer sur la 5G.

Ondes millimétriques ?

Les ondes millimétriques sont, comme leur nom l’indique, des ondes dont la longueur d’onde est très resserrée : l’écart entre deux crêtes va d’un centimètre à un millimètre. Tombent dans cette appellation toutes les ondes dont les fréquences vont de 24 à 86 GHz. En-dessous de 24 GHz, on parle d’ondes centimétriques. Vous devinez pourquoi. Cet écart peut atteindre jusqu’à dix centimètres.

En dehors des usages militaires, ces ondes n’étaient pas vraiment exploitées, parce que l’on croyait le signal trop instable — mais aussi parce qu’on ignore leurs effets sur la santé. Plus les fréquences sont élevée et moins la portée du signal est importante, et les ondes millimétriques ont la réputation de mal supporter la pluie, de ne pas (bien) traverser les murs et d’avoir une portée plus courte (elles seraient donc intéressantes pour couvrir des superficies réduites, mais fortement fréquentées).

Schéma explicatif : Plus la longueur d’onde s’étale, plus la fréquence est basse. Voir à la source : Benjamin Abel

Toutefois, des travaux réalisés au sein de l’université de New York indiquent que certaines fréquences ne souffrent pas d’atténuation et peuvent se comporter d’une manière presque similaire à celles des réseaux actuels. En décembre 2015, la conférence mondiale des radiocommunications a autorisé la planification et l’utilisation de ces longueurs d’onde pour le mobile d’ici 2019.

Ces bandes millimétriques « vont permettre d’atteindre des débits beaucoup plus importants », commente l’ANFR. « La bande 26 GHz, à ce jour la bande la plus élevée jamais utilisée en technologie cellulaire, sera la clé du très haut débit de ‘la fibre sans fil’ que promet la 5G. Sa capacité de pénétration des bâtiments est en revanche très faible et sa portée limitée ». C’est pour cela que d’autres bandes seront sollicitées.

Des sociétés comme Google et Facebook espèrent couvrir des zones avec des réseaux millimétriques à l’aide de drones, mais ces projets ne seront pas réalisés avant plusieurs années. Toutefois, aux États-Unis, la société Starry commercialise déjà un accès à Internet sans fil de 1 Gbit/s en utilisant les très hautes fréquences. L’offre de Starry repose sur un réseau d’antennes émettrices placées sur les toits des immeubles et d’antennes réceptrices placées à la fenêtre des usagers, communicant avec un modem à l’intérieur du logement. À débit similaire, les ondes millimétriques pourraient donc directement concurrencer les offres de fibre optique.

Quid de la 6G ?

Cela peut paraître surprenant de parler de la 6G alors que la 5G n’est pas encore une réalité concrète. Et pourtant ce sujet est arrivé sur la table au détour d’un message publié le 21 février 2019 par Donald Trump sur Twitter. Intervention qui, comme à chaque fois que le président américain prend la parole, a déclenché moult moqueries sur le réseau social.

Que dit-il ? « Je veux la technologie 5G, et même 6G, aux États-Unis dès que possible. Elle est beaucoup plus puissante, plus rapide et plus intelligente que la norme actuelle. Les entreprises américaines doivent redoubler d’efforts ou se laisser distancer. Il n’y a aucune raison que nous soyons à la traîne ». D’aucuns se sont alors demandé si Donald Trump savait de quoi il parlait.

Photo - Donald Trump le 12 avril 2019 lors d’un discours sur le déploiement de la 5G aux États-Unis // Source : Tia Dufour

Toujours est-il que la 6G est un potentiel sujet de recherche. En début d’année, on a ainsi appris que le partenariat entre LG Electronics et l’Institut des sciences et technologies avancées de Corée (KAIST) pour développer des technologies qui seront essentielles au réseau 6G. Selon Le Point, l’université du Jiangsu, en Chine, a aussi mis en place un groupe de recherche dédié.

À quoi pourrait servir cette 6G ? Selon l’International Research Journal of Engineering and Technology, elle permettra non seulement d’augmenter les débits (jusqu’à 100 fois ceux de la 5G), mais aussi d’intégrer les satellites pour une couverture mondiale. Ils permettraient aussi de faciliter l’utilisation d’hologrammes à en croire les premiers échos qu’on lit dans la presse.

En réalité, la 6G pourrait ne jamais voir le jour. C’est ce qu’a suggéré fin 2017 Neil McRae, architecte en chef du réseau de l’opérateur britannique BT Group. « Espérons que nous n’aurons pas besoin de 6G », a-t-il déclaré, selon Lightreading. En creux, si la 5G est assez révolutionnaire et flexible, alors l’évolution des réseaux mobiles pourrait se poursuivre sans passer par la création de nouveaux standards.

Tout comprendre de la 5G

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Source : https://www.numerama.com/tech/147723-5g-tout-savoir-sur-le-reseau-mobile-du-futur.html

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2.
Information de l’Académie de la Technologie sur la 5G – Document ‘Académie des Technologies’

Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, lors d’un discours prononcé dimanche à Munich, a appelé l’Union européenne à préserver sa souveraineté technologique. « Je suis en charge au niveau européen de définir les règles qui feront que nous serons autonomes, que nous protégerons nos entreprises et nos citoyens », déclare-t-il lors de son interview par Lea Salamé sur France inter. Thierry Breton affirme que l’Europe n’est pas en retard sur la 5G : « L’Europe possède aujourd’hui plus de 50% des brevets sur la 5G, 30% sont chinois, 16% américains. Nous sommes en avance sur les recherches sur la 5G ».

(Re)voir la video de l’interview de Thierry Breton sur le site de France inter. Photo de Thierry Breton

© Académie des Technologies • Mentions légalesCrédits – Source : https://www.academie-technologies.fr/blog/categories/videos/posts/thierry-breton-il-est-faux-de-considerer-que-l-europe-est-en-retard-sur-la-5g

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3.
Emissions - Thierry Breton : ’Il est faux de considérer que l’Europe est en retard sur la 5G’ Par Léa Salamé - L’invité de 7h50 : Thierry Breton, commissaire européen, est l’invité de Léa Salamé à 7h50. Document ‘Radio France’ - L’invité de 7h50– Ecouter l’émission à la source. Site web de l’épisode - Légende du visuel principal : Thierry Breton © AFP / John Thys – L’invité : Thierry Breton Commissaire européen au Marché intérieur - L’équipe : Léa Salamé Journaliste - Contact

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-20-janvier-2020

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4.
La guerre de la 5G – 25/01/2020 - France Culture dans le cadre de ses émissions
Affaires étrangèrespar Christine Ockrent le samedi de 11h à 12h

Enregistrement de 58 minutes à écouter à la source

On lui prédit des qualités renversantes, des usages qui seront à jamais renouvelés dans nos industries mais aussi au quotidien. Mais derrière ces effets d’annonce, se jouent aussi des enjeux géopolitiques majeurs. Une vraie bataille d’investissements et de sûreté entre les continents.

Photo - Un technicien sud-coréen s’occupe de la maintenance d’une antenne 5G au pied d’un building, à Séoul, le 4 avril 2019. Crédits : JUNG Yeon-Je - AFP

Pour le commun des usagers que nous sommes, on change de sigle sans se préoccuper outre-mesure de leurs significations. Accrochés à nos smartphones et à nos tablettes, nous avons donc connu la 3G, la 4G et voilà qu’on nous annonce la 5G. En France, l’agence chargée de la sécurité des systèmes d’information doit dans les deux mois donner le feu vert aux opérateurs télécom et préciser les équipements qui seront autorisés. Il y va de la transmission des données en quantité de plus en plus considérable, de la rapidité des connexions mais aussi de leur sûreté. 

Et la même question embarrasse la plupart des Européens : faut-il ouvrir complètement le marché au chinois Huawei, le numéro 1 mondial du secteur ? Quelle que soit sa proximité avec le pouvoir à Pékin, et les tensions croissantes entre les deux empires qui se disputent désormais la suprématie technologique : les Etats-Unis et la Chine. 

De la 5G à l’intelligence artificielle dont les avancées transforment le siècle, le lien est direct et les enjeux stratégiques. Huawei mène en Europe une offensive de charme tous azimuts, Washington interdit désormais aux firmes américaines de travailler avec les sociétés chinoises et veut convaincre ses alliés de faire de même. Par ricochet, Pékin entend exclure de son administration tous les logiciels et composants électroniques de fabrication américaine.

Le découplage technologique est-il devenu inéluctable ? Trente ans après la naissance d’Internet et l’utopie d’un monde complètement ouvert, est-on entré dans une nouvelle guerre froide ? Technologie chinoise ou protection américaine, les Européens vont-ils devoir choisir leur camp ? Peuvent-ils à leur tour rattraper leur retard et jouer leurs propres cartes ? 

Avec Julien Nocetti, chercheur associé au Centre Russie/NEI de l’Ifri, auteur de « Cybersécurité : extension du domaine de la lutte : Inde, une résistible ascension (Politique étrangère) » pour l’Ifri, Alice Ekman, analyste responsable de l’Asie à l’European Union Institute for Security Studies (EUISS), autrice de « Rouge vif : l’idéal communiste chinois » (à paraître en février aux Editions de l’Observatoire), Dominique Boullier, professeur en sociologie à Sciences Po Paris, auteur de « Sociologie du numérique » (deuxième édition chez Armand Colin, parue en septembre 2019), Alain Sibille, professeur à Télécom ParisTech, secrétaire général d’URSI-France, une société savante sous l’égide de l’Académie des sciences.

Intervenants : Julien Nocetti, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI) ; Alice Ekman, analyste responsable de l’Asie à l’European Union Institute for Security Studies (EUISS) ; Dominique Boullier, professeur des universités en sociologie, spécialiste des usages du numérique et des technologies cognitives, chercheur senior au Digital Humanities Institute de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ; Alain Sibille, Professeur de Micro et Nano Physique à Télécom ParisTech

À découvrir : Les réseaux, nouveau territoire de la guerre ?

Tags : Chine États-Unis intelligence artificielle sécurité robotique GAFAM Google Technologie Géopolitique

L’équipe – Production : Christine Ockrent – Réalisation : Luc-Jean Reynaud - Avec la collaboration de Hugo Boursier

Voir aussi : 34 minutes - ’Dire stop’, une épreuve en démocratie ?

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/affaires-etrangeres/la-guerre-de-la-5g

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5.
Le billet vert. La 5G pas reçue 5 sur 5 Par Gérard Feldzer – Document ‘franceinfo’ Radio France - Mis à jour le 25/01/2020 | 08:59 ; publié le 25/01/2020 | 08:55 – Document ‘francetvinfo.fr’ – Illustration – Dans le cadre des émissions ‘Le billet vert, France info - Actualités - replay radio - Le billet vert - Photo (Signalétique 5G sur un stand au salon Mobile World Congress de Barcelone, février 2019 (JÉRÔME COLOMBAIN / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

L’électrosensibilité est une maladie actuellement non reconnue par l’OMS qui serait due aux ondes électromagnétiques. La première journée mondiale de protestation contre la 5G mobilise ce samedi 25 janvier toutes les associations inquiètes des conséquences que la 5G aurait sur la santé et l’environnement. 

Enregistrement 2:30 à écouter à la source

Ce samedi 25 janvier 2020 se tient la première journée mondiale de protestation contre la 5G, (cinquième génération de mobile) un déploiement qui révolutionne la téléphonie mobile mais qui inquiète des associations sur les conséquences qu’elle aurait sur la santé et l’environnement. 

Smartphone outil génial ou danger quotidien pour la santé ? 

Le smartphone, produit commercialisé depuis seulement 12 ans est aujourd’hui utilisé par plus de 4 milliards d’individus dans le monde. Un tel déploiement a révolutionné la téléphonie mobile et les moyens d’informations et de communication. Néanmoins, son utilisation inquiète de plus en plus des associations sur les conséquences qu’auraient les smartphones et les ondes qu’ils utilisent sur la santé et l’environnement. 

D’après l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire), 5% de la population française souffre de troubles ou de douleurs qui pourraient être dus aux ondes électromagnétiques. À l’occasion de la journée mondiale de protestation contre la 5G, des spécialistes de plus de 200 pays se sont rassemblés pour travailler sur la question. 

Pour Pierre-Marie Théveniaud, biologiste et président de l’association Robin des Toits, ’Il n’y a aucun doute, les ondes sont la cause de troubles de la santé. Certaines personnes sont atteintes d’électro hypersensibilité aux ondes émises par les nouvelles technologies. Cela passe par des symptômes caractéristiques et peut avoir des conséquences grave sur la santé et l’insertion sociale’

« Troubles du sommeil, violents maux de tête, vertiges, tachycardie, troubles de l’apprentissage sont les symptômes de l’électro hypersensibilité. Quand on a une électro hypersensibilité grave, les gens ne peuvent plus vivre chez eux, ne peuvent plus prendre de transports, enfin c’est quelque chose de grave, et là ça touche des millions de personnes ». - Pierre-Marie Théveniaud, président de l’association Robin des Toits, biologiste

Enjeux économique contre écologie 

Mais comme souvent, dans les produits commercialisés - aux intérêts économiques considérables - les études sont contradictoires. Les uns affirment qu’ils n’y pas de preuves formelles d’incidences sur la santé, les autres affirment le contraire, notamment lorsqu’ils défendent les personnes électro-sensibles qui sont de plus en plus reconnues par la médecine du travail. 

Dans le doute, un certain nombre de députés français et européens s’inquiètent de cette augmentation des rayonnements ambiants due à la 5G. Ils réclament un moratoire avant le déploiement généralisé, ce que font déjà un certain nombre de villes en Europe. La députée Européenne Michèle Rivasi fait partie de ceux-là, ajoutant que cela pourrait affecter la santé mais également augmenter la consommation d’énergie. 

Pour Catherine Gouhier, responsable mesures et recherche au CRIIREM, centre de recherche et d’ information indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques non ionisants, ’Les deux problèmes principaux liés au déploiement des technologies à ondes électromagnétiques sont l’absence de législation concernant leur mise en service, mais également l’impossibilité actuelle de s’en défendre’.

Il faudra changer de portable ?

Par ailleurs, les téléphones des générations précédentes vont devenir obsolètes et moins compétitifs car ces nouveaux réseaux mobiles ne s’appuient pas sur les mêmes fréquences. La 5G va produire des centaines de millions de nouveaux appareils et des dizaines de millions d’antennes. Des centaines de millions d’appareils deviendront donc autant de déchets peu recyclables. On estime que plus de 700 millions de téléphones sont jetés chaque année, la plupart dans les pays du Sud qui tentent de récupérer quelques matériaux rares, avec des incidences sur la santé.

D’un point de vue énergétique, même constat. On estime que la mise en service de cette technologie entraînera inévitablement une augmentation de la consommation et de la production d’énergie. Près de 15% de la production électrique mondiale seront alors utilisés par les objets connectés. Et des projections semblent se confirmer si rien n’est fait, à 25%, en incluant les méga-serveurs ! Finalement, c’est un choix de société. 

Deux ONG ont annoncé ce vendredi 24 janvier 2020 un recours en justice contre l’appel à candidatures lancé en décembre pour l’attribution des fréquences 5G. 

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Source : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-billet-vert/le-billet-vert-la-5g-pas-recue-5-sur-5_3781395.html

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6.
5G : Deux ONG déposent un recours contre l’arrivée de la technologie controversée en France - 20 Minutes avec agences - Publié le 24/01/20 à 11h31 — Mis à jour le 24/01/20 à 11h31 – Document ‘20minutes.fr’ - Le réseau 5G (illustration). — Geeko

Innovation problématique Les deux associations s’inquiètent des conséquences de l’arrivée de la 5G en France ? Deux ONG ont annoncé ce vendredi qu’elles lançaient un recours en justice contre l’appel à candidatures lancé en décembre pour l’attribution des fréquences 5G. Une pétition a aussi été lancée contre le déploiement de cette technologie controversée.

La 5G promet une transmission beaucoup plus rapide de très grandes quantités de données et le développement de technologies futuristes. Mais elle suscite aussi de nombreuses inquiétudes, liées à son potentiel impact en termes de santé et d’environnement.

Un recours déposé avant le 25 février 2020

L’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a lancé fin décembre la procédure d’attribution des fréquences radio comprises entre 3,4 GigaHertz et 3,8 GHz. Les conditions d’attribution sont précisées dans un arrêté publié au Journal officiel du 31 décembre. C’est cet arrêté que les associations Agir pour l’Environnementet Priartem-Electrosensibles de France veulent faire annuler.

Un recours sera déposé devant le Conseil d’Etat d’ici mi-février, avant le 25 février, date butoir pour les candidatures des opérateurs à la 5G. « Ce déploiement de la 5G n’a pas fait l’objet d’une évaluation environnementale », explique l’avocat des ONG. « Il contrevient à des réglementations protectrices de la santé et au principe de précaution. »

Le risque de « l’hyperconnectivité » et du besoin en électricité

« On inverse les choses : on prend la décision et on réfléchit après », dénonce Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement. « On ne dispose quasiment d’aucun élément sur les évaluations sanitaires et environnementales. » Au-delà de ça, les deux associations mettent en avant d’autres impacts sociétaux de cette nouvelle technologie.

« La 5G, c’est l’hyperconnectivité de tout et de tous, c’est une bascule de la société », lance Sophie Pelletier, présidente de Priartem. « Et l’Homme dans tout ça ? » La pétition « Stop à la 5G », mise en ligne ce vendredi, met aussi en avant la hausse de la consommation énergétique attendue.

Celle-ci « serait multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir », soit une hausse de 2 % de la consommation électrique du pays, estimaient des spécialistes du think tank The ShiftProject début janvier dans une tribune dans Le Monde. A cela s’ajoute l’énergie nécessaire pour la fabrication des terminaux, serveurs et de tous les objets connectés qui utilisaient ensuite cette technologie.

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7.
A Nantes. « La 5G = danger », dénoncent-ils - Ouest-France Isabelle MOREAU. Publié le 25/01/2020 à 20h58 - Photo - Manif anti-5G, hier, place Royale, à Nantes. OUEST-FRANCE

L’association ‘Résistance 5G Nantes’ alerte contre le déploiement de cette technologie, en expérimentation dans la cité des ducs.

« Acceptez-vous d’être les cobayes sans consentement d’une technologie déjà prouvée dangereuse pour la vie ? » La question, sans ambages, a le mérite d’être directe. Elle est posée par ‘Résistance 5G Nantes’, association contre le déploiement de la 5G, qui manifestait, samedi 25 janvier 2020, à grand renfort de pancartes, en plein Nantes.

Aurélie, Alain, Eva et les autres s’alarment du développement de cette technologie controversée, dix fois plus rapide que le réseau 4G. Ils ne sont pas les seuls : le sujet a été abordé par des manifestants, hier, à l’échelle mondiale.

Le déploiement de la 5G a été entrepris à Nantes par Orange et SFR, à titre expérimental, avant une commercialisation prévue en 2020-2021. Au nom du progrès, on nous balance la 5G sans rien dire de ses dangers , s’étrangle Alain Davalo, 53 ans.

Contrairement à d’autres pays, les gens ne sont pas informés. Les Nantais n’ont même pas été consultés. Incroyable ! », peste Aurélie Bosc, 47 ans, diagnostiquée électrosensible depuis l’installation de son compteur Linky. Eva Gouraud, 42 ans, abonde : « C’est un déni démocratique. Nous demandons un moratoire avant les municipales ». 

Que reprochent-ils à la 5G ? Avec ses millions d’antennes terrestres, elle expose tout le monde, 24 heures sur 24, à beaucoup plus de rayonnements. Cancers, mutations génétiques, fausses couches, Alzheimer, pertes de mémoire… Ses effets peuvent être dramatiques sur la santé, expose un manifestant. Et sur l’écologie, n’en parlons pas. 

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© Ouest-France - Source : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-la-5g-danger-denoncent-ils-6706882

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8.
Carte des villes couvertes en 5G – Document diffusé par ‘Ariase’ - Communiqué

Avant le lancement commercial de la 5G en France planifié pour le printemps 2020, une trentaine de communes pilotes ont été sélectionnées pour tester le réseau mobile 5G nouvelle génération. Localisez sur la carte 5G les villes concernées.

Déploiement de la 5G en france

Les opérateurs télécoms et constructeurs de téléphones se préparent au lancement du nouveau réseau mobile 5G. Les premiers tests de déploiement 5G grandeur nature ont débuté en janvier 2018 dans plusieurs villes pilotes en France avec les opérateurs Orange, Bouygues Telecom et SFR. Ainsi la 5G est disponible à titre expérimental sur les communes de Bordeaux, Nantes, Grenoble, Douai, Le Havre, Saint-Etienne, Lille, Montpellier et Lyon dans la bande 3400 – 3800 MHz. Quant à l’opérateur Free Mobile, ce dernier ne réalise toujours pas d’expérimentations 5G sur le territoire.

Au 1er novembre 2019, l’ARCEP, le gendarme des télécoms avait autorisé 406 antennes 5G pour des expérimentations menées par Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free mobile. Ce guichet permet à l’ARCEP de délivrer les autorisations d’utilisation des bandes de fréquences pressenties pour la 5G notamment dans les bandes 2,6 GHz TDD et 3,5 GHz à des fins d’expérimentation. Aujourd’hui, sur le territoire, certaines expérimentations sont terminées et d’autres sont toujours en cours de réalisation. D’autres acteurs tels que Nokia ou encore Ericsson réalisent également actuellement des tests sur le futur réseau 5G afin d’expérimenter d’autres usages comme l’internet des objets, la réalité virtuelle, la télémédecine …

Le lancement de la 5G en France

Actuellement en cours d’expérimentation dans plusieurs villes françaises pilotes, les premières offres 5G seront commercialisées dès 2020. Rappelons, en effet, que l’attribution des fréquences 5G doit intervenir dès le début de l’année prochaine. Concrètement, les premiers déploiements pourront commencer très rapidement après cette attribution des licences 5G.

En ce qui concerne les objectifs de déploiements 5G en France, la Commission Européenne a fixé à chaque pays membre dans sa feuille de route, une couverture 5G d’au moins une grande ville en 2020 ainsi que toutes les grandes villes et les principaux axes de transport d’ici 2025. En France, le Gouvernement veut accélérer les déploiements et souhaite que la couverture 5G sur le territoire soit déjà présente dès 2020 dans plusieurs grandes villes.

Carte 5G : les villes couvertes par le nouveau réseau mobile

Avant l’attribution des nouvelles fréquences et le début des déploiements 5G en 2020, plusieurs communes pilotes en France permettent actuellement de réaliser des tests de fonctionnement sur le réseau mobile de demain. La carte 5G ci-dessus vous indique les villes concernées par ces expérimentations ainsi que les opérateurs mobiles qui réalisent les tests 5G. Plus précisément, en cliquant sur les villes où la 5G est en cours d’expérimentation, vous pouvez connaître l’opérateur mobile qui effectue les tests sur ce nouveau réseau dans la ville concernée.

D’après les données de l’observatoire de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences), l’opérateur mobile SFR comptabilisait au 1er novembre 2019, 25 stations 5G expérimentales sur le territoire. Ce réseau mobile nouvelle génération est notamment en cours d’expérimentation avec l’opérateur SFR dans les villes de Nantes, Lyon, Toulouse, Vélizy-Villacoublay (78) et Paris. L’opérateur historique Orange disposait quant à lui de 311 supports expérimentaux autorisés avec une couverture 5G dans les villes de Pau, Lille, Douai, Valbonne, Marseille, Linas (91), Châtillon (92) et Paris. Et enfin, l’opérateur mobile Bouygues Telecom bénéficiait de 62 stations 5G autorisées par l’ARCEP. Cet opérateur mobile dispose actuellement d’une couverture 5G à des fins d’expérimentation dans les villes de Mérignac, Bordeaux, Lyon, Linas (91), Vélizy-Villacoublay (78) et Paris. Free mobile s’est également lancé dans la course à la 5G avec 8 tests 5G dont une expérimentation est menée notamment à la Station F à Paris.

  • Qu’indique la carte de couverture 5G ?
    La carte de réseau 5G mentionne les communes pilotes sélectionnées par Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile pour tester ce nouveau réseau mobile.
  • Comment bénéficier de la 5G ?
    La 5G sera ouvert à la commercialisation à compter de 2019. Pour en bénéficier, vous devrez vous équiper d’un smartphone compatible 5G, souscrire le forfait adéquat et vous situer dans l’une des communes pilotes. A partir de 2020 la 5G devrait être déployées au sein d’autres communes du territoire avant de se généraliser progressivement année après année au rythme des déploiements opérateurs.
  • Quels sont les avantages de la 5G ?
    Le nouveau réseau mobile 5G offrira de nombreux avantages aux utilisateurs avec tout d’abord une augmentation des débits (10 fois plus rapides que la 4G). Le déploiement des réseaux mobiles 5G permettra aussi à tous les usagers possédant un smartphone compatible de bénéficier d’une réactivité sans précédent avec un temps de latence divisé par 10. Autre avantage, ce réseau mobile ultra performant améliorera aussi les capacités de connectivité c’est-à-dire la densité. Le réseau 5G absorbera en effet l’explosion du trafic mobile engendrée par les milliards d’objets connectés qui arriveront dans notre quotidien dans les prochaines années.
  • Comment expliquer les performances du réseau 5G par rapport à la 4G ?
    Les performances du réseau mobile 5G sont possibles notamment grâce à l’utilisation de nouvelles bandes de fréquences qui permettent des montées en débit importantes. De plus, pour atteindre les performances annoncées, l’utilisation de nouvelles antennes intelligentes (massive MIMO, small cells…) permettra d’améliorer les capacités de connectivité et les performances du réseau. Concrètement, le réseau 5G permettra à plus d’utilisateurs de se connecter en même temps tout en conservant une connexion de qualité. Pour information, les nouvelles antennes intelligentes dirigeront les signaux 5G vers les appareils qui en ont besoin au lieu de les envoyer dans toutes les directions de manière constante, c’est ce qu’on appelle le beamforming.
  • Comment le réseau mobile 5G va-t-il se déployer ?
    Dans une première phase de déploiement, la couverture 5G sera étendue grâce à l’utilisation des infrastructures 4G des différents opérateurs mobiles. Le déploiement de la 5G devra aussi être réalisé grâce à la mise en place de petites antennes qui pourront être dissimulées à l’intérieur des bâtiments ou dans du mobilier urbain. Autre indication, le réseau mobile 5G utilisera trois bandes de fréquences à savoir la bande 700 MHz déjà utilisée par plusieurs opérateurs pour le réseau 4G et les nouvelles bandes 3,5 GHz et 26 GHz qui sont plus hautes dans le spectre.
  • D’où sont issues les données publiées sur cette carte des réseaux 5G ?
    Les villes indiquées comme étant couvertes en 5G sont issues des expérimentations autorisées par l’ARCEP dans le cadre de tests grandeur nature que chaque opérateur peut lancer sur les fréquences dédiées à la 5G et provisoirement ouvertes par l’ARCEP.

Carte des antennes mobiles - Votre ville est-elle couverte par des antennes d’Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ? Vérifiez sur notre carte de déploiement des antennes mobiles.

Test de réseau mobile - En attendant la 5G, vérifiez si votre logement est couvert par les réseaux 2G, 3G et 4G des opérateurs mobiles.

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© BeMove 2020 - Source : https://www.ariase.com/mobile/carte-5g

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9.
5G : tout ce qu’il faut savoir sur le réseau du futurPar Romain Vitt, 18/01/2020 - Diffusé par ‘phonandroid.com - Avec des informations récentes et communiqués des entreprises commerciales.

La 5G, tout le monde en parle. On nous promet quelque chose d’extraordinaire, un avenir technologique incroyable. Mais à l’heure où la 4G n’est pas encore déployée partout, on a du mal à s’imaginer ce que pourrait être un monde connecté en 5G. Pour y voir plus clair, on vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le réseau de demain.

Qu’est-ce que la 5G

La 5e génération de standards pour la téléphonie mobile est une technologie-clé qui devrait permettre à terme des débits de internet mobile de plusieurs gigabits par seconde, à des années-lumières des réseaux actuels. Le tout avec une latence réduite au minimum, et quantité de technologies pour améliorer le signal, y compris dans les environnements où les réseaux sont sur-utilisés. La 4G et la 3G avaient étaient conçues pour répondre le plus rapidement possible à un besoin de vitesse sur l’internet mobile.

La 5G s’inscrit dans un projet plus global. Tout pourra y être connecté : smartphones, tablettes, PC, mais aussi vos objets, voitures connectés, casques VR ou encore les accès internet résidentiels. Ce type de réseau devrait favoriser le cloud computing, l’intégration et l’interopérabilité d’objets communicants et de smartgrids et autres réseaux dits intelligents, dans un environnement domotisé et une « ville intelligente ». Autrement dit la 5G est aussi la modalité technique qui va accompagner le développement d’un futur encore plus connecté qu’aujourd’hui.

5G : comment ça marche

La 5G devrait reposer en partie sur les ondes millimétriques. Ces ondes sont actuellement utilisées par l’armée en France, mais les fréquences devraient être prochainement ré-attribuées aux opérateurs lors d’enchères. La plupart des opérateurs devraient intégrer leurs réseaux 4G et 5G pour une expérience la plus continue possible. Le but de la 5G étant, en plus de faire grimper le débit, de diminuer autant que possible le temps de latence, l’infrastructure devra s’appuyer sur un réseau fibre et des serveurs cache au plus près des utilisateurs.

La partie radio du réseau s’appuiera sur une variété de dispositifs semblables à ceux utilisés pour les réseaux 4G. Avec une différence : il devient possible d’installer une multitude de petites cellules mmWave dans les zones denses. Ces small cells s’appuieront sur les ondes millimétrique pour fournir un réseau très localisé – à faible portée. Ces small cells seront évidemment installées dès qu’une saturation est détectée dans une partie du réseau. Pour assurer la continuité de la connexion, des antennes plus grosses s’appuyant sur la technologie MIMO seront installées sur des points hauts. Leur taille et facteur de forme est difficilement discernable de celui des antennes cellulaires actuelles.

5G : latence réduite au maximum

L’enjeu central autour de la 5G, c’est le temps de latence : parvenir à le réduire à moins d’une milli-seconde permet de révolutionner les usages sans fil. Il devient par exemple possible d’utiliser un casque de réalité virtuelle du futur, sans fil, qui envoie une image 4K à chaque oeil, avec une expérience fluide et agréable. Le temps de latence rend la navigation plus réactive, et participe à la hausse des débits.

Une consommation énergétique minimale

L’autre enjeu autour de la 5G, c’est qu’elle devra tout connecter. Y compris de très nombreux objets connectés basse consommation, des smartphones et PC ‘always connected ‘– qui ont besoin de modules particulièrement économes pour éviter un impact trop grand sur la batterie. Les premiers modems 5G, le Qualcomm X50 et le Balong 5000 n’ont pas encore tout à fait atteint cet objectif. Ce sont des composants qui chauffent, et donc gaspillent encore un peu trop d’énergie pour l’imaginer, par exemple, dans une station météo sur batterie. Mais c’est la direction que prennent les efforts de recherche et développement.

Un réseau fiable et sécuriséhttps://img.phonandroid.com/2017/03...Illustration

Si aujourd’hui une perte de réseau ne provoque pas grand chose de dramatique, dans le futur une défaillance de la 5G pourra causer des accidents de voitures très graves par exemple. Et dans les grandes villes, avec ces millions d’objets connectés concentrés dans une toute petite zone, les défaillances peuvent vite survenir. Plusieurs solutions sont donc envisagées pour répondre à cette contrainte. La première, les Small Cells dont nous vous parlions plus haut. Le fonctionnement est simple : une grosse antenne 5G éloignée des centres urbains distribue un signal à plusieurs antennes plus petites situées en plein centre-ville comme nous l’expliquions plus haut.

Le protocole derrière la 5G est lui aussi très important

Enfin, et c’est sans doute la chose la plus importante, la 5G va mettre fin au réseau neutre. Aujourd’hui, que vous vous connectiez avec un smartphone, une tablette ou une montre connectée, les applications sont gérées de la même manière par le réseau. Demain, avec la 5G, il y aura un système de priorités en fonction des applications. Il n’y aura pas une mais plusieurs 5G. Chaque application devra utiliser les fréquences et protocoles radios les plus adaptés. Inutile de se brancher sur les fréquences les plus rapides pour une application donnant la météo par exemple.

5G : usages

C’est à l’usage que l’on se rendra compte de la puissance de la 5G. Pour Qualcomm, la 5G sera aussi importante que le moteur à explosion ou l’électricité. Dans le futur nous serons suréquipés mais également parfaitement connectés. Les industriels n’ont pas vraiment abordé la 4G comme ils l’auraient dû : trop tard, trop lentement. Pas question de se louper une deuxième fois.

Ainsi, pour l’utilisateur, la 5G devra représenter une vraie révolution. Les débits théoriques ont beau être hallucinants, nous auront droit en moyenne à 1 Gbit/s pour le téléchargement et 500 Mbit/s pour l’upload. Par contre, la différence avec la 4G c’est qu’au plus bas, la 5G proposera un débit de 50 Mbit/s à une vitesse comprise entre 0 et 120 km/h. Lors d’un voyage en avion, votre smartphone pourra en théorie se connecter en 5G avec tout de même un débit de 10 Mbit/s environ. Et tout ceci dans 95% du temps et 95% des lieux.

Pour l’utilisateur, cela ouvre des portes à peine imaginables aujourd’hui. Bien sûr les usages que l’on connaît aujourd’hui vont encore s’améliorer. Par exemple nous pourrons continuer de regarder nos vidéos en streaming mais dans plus d’endroits, avec une meilleure qualité. Les jeux VR dans le cloud seront une réalité. Les voitures communiqueront entre elles et seront totalement autonomes. La réalité augmentée s’invitera dans nos vies. Les GPS seront plus précis grâce à la triangulation de la 5G qui permet de donner une position avec une marge d’erreur de moins d’un mètre.

5G : les smartphones compatibles

Comme vu précédemment, l’utilité du réseau mobile 5G va bien au-delà des smartphones. Mais ceux-ci seront bien sûr parmi les principaux bénéficiaires de cette technologie. Actuellement, il existe deux possibilités pour rendre un smartphone compatible 5G. La première est d’utiliser un SoC Snapdragon 855 couplé à un modem X50 de Qualcomm, la solution la plus plébiscitée. La seconde est une solution développée par Huawei sur ses appareils avec SoC Kirin 980 et modem Balong 5000. Ce dernier serait d’ailleurs plus performant que son concurrent, mais il est encore tôt pour tester cela en conditions réelles. Retrouvez ci-dessous la liste des smartphones compatibles 5G annoncés : Huawei Mate X Galaxy Fold Galaxy S10 5G LG V50 ThinQ Xiaomi Mi Mix 3 5G Oppo Reno 5G OnePlus 5G.

Tous les smartphones compatibles ne seront pas commercialisés en France pour le moment. On sait seulement que le Galaxy S10 5G sera disponible à moyen terme en France chez Orange. L’Oppo Reno 5G sera réservé dans un premier temps au marché Suisse. Quant au OnePlus 5G, il sera disponible prochainement via l’opérateur britannique EE.

5G : quand pourra-t-on en profiter

Selon l’Arcep, les premiers forfaits 5G arrivent en France dès 2020. Mais ce sera progressif, et tout le potentiel de la vraie 5G sera disponible à partir de 2025 seulement, avec une promesse de débits exceptionnels et une latence extrêmement faible.

Mais pour en arriver là, les opérateurs et industriels du secteur ont encore énormément de travail à accomplir. La France a déjà un an de retard sur le 5G alerte Orange. Forcément, les grandes villes seront couvertes en premier lieu et tout le monde n’aura pas l’utilité d’un abonnement 5G dès cette année.

Les premiers opérateurs à la proposer seront vraisemblablement Orange, Bouygues et SFR. Plus discret, Free Mobile prépare aussi l’arrivée de la 5G. « Plus de 90% des sites dans les zones denses sont raccordés en fibre, élément essentiel pour le lancement de nos offres 5G », a expliqué Iliad.

5G : à quel prix ?

Les opérateurs ne proposent pas encore d’offre dont il est difficile de dire dans quelle mesure, en France, ces derniers proposeront des forfaits 5G plus chers que les autres. Mais force est de constater que la guerre des opérateurs a fait rage et que ces derniers pourraient (on insiste sur le conditionnel) profiter des premières offres 5G pour augmenter leurs tarifs. Une étude montre par exemple que les Français seraient prêts à payer leur abonnement 9 euros plus cher pour profiter de la technologie.

A cela il faut ajouter un premium sur les premiers smartphones compatibles 5G. A cause notamment de nouveaux SoC embarquant un modem et une solution de dissipation énergétique adaptée. Mediatek pourrait néanmoins très vite casser les prix et démocratiser les appareils compatibles.

La 5G pose-t-elle un risque pour la santé ?

En France, on ironise depuis quelque temps sur l’horizon auquel la technologie finira par être disponible. Mais en Suisse ou en Belgique, par exemple, l’arrivée de la 5G inquiète. Les conférences, pétitions, votes et autres actions se multiplient, localement, pour empêcher l’installation d’antennes. La crainte, c’est que les ondes de la 5G se surajoutent à celles émises par les antennes 3G, 4G, EDGE/GPRS et GSM. Sans qu’il n’y ait d’effet 100% avéré sur la santé de ces fréquences, des études, souvent contradictoires, évoquent bien un certain nombre d’années un risque.

Même si rien ne permet en l’état de dresser une conclusion claire sur le sujet, le législateur a fini par imposer aux constructeurs qu’ils mesurent les ondes émises par leurs appareils et indiquent, pour les dispositifs grand public, la quantité d’ondes absorbée par le corps, telle que mesurée à la tête et/ou à la ceinture. Un principe de précaution. Or, jusqu’ici, à chaque nouveau réseau, différentes études au fil des ans montrent que la hausse de volts par mètre n’a augmenté que de façon très marginale. Et rien n’indique que l’arrivée de la 5G augure autre chose.

Plus surprenant – la technologie 5G pourrait même aboutir à l’exact contraire, au fil de son adoption : une partie des antennes, en particulier celles de la bande 3,5 GHz, peuvent en effet diriger le signal vers les appareils qui en ont besoin, un peu comme une lampe torche – c’est ce que l’on appelle le beamforming. De quoi éviter que l’énergie émise par ces équipements ne soit absorbée par des personnes, murs, et autres obstacles inutiles. Et c’est justement la clé de son efficacité supposée dans les zones où les réseaux ont tendance à être sur-utilisés comme les gares, les stadiums, et autres lieux à forte fréquentation.

Enfin soulignons que le fait que l’OMS classe les champs électromagnétiques émis par les antennes des réseaux de télécommunications comme des « cancérogènes possibles » ne veut pas dire que ces ondes provoquent des cancers. La catégorie dans laquelle ces ondes sont classées implique que le risque, s’il existe, est faible, qu’il n’est pas avéré scientifiquement par aucune étude, sans être totalement exclu. Pour l’anecdote, les cornichons, par exemple, sont classés dans la même catégorie. Le café l’était jusqu’à récemment.

En conséquence, il semble qu’il n’y ait pour l’heure aucune raison de s’inquiéter, ce qui ne signifie pas que des études ne doivent pas être menées au fil du déploiement pour vérifier, sur le long terme, que cela reste le cas. D’autant que les antennes sont soumises par précaution à des limites de puissance que les opérateurs n’ont pas le droit de dépasser. Enfin, dernier point important : on voit ci et là des news alarmistes autour du sujet, mais il ne faudrait pas oublier trop vite qu’on vit à l’heure d’internet et des fake news, où des infos non vérifiées et des amalgames sur des sujets sensibles comme celui-ci peuvent se diffuser.

5G : Le jargon pour bien comprendre

  • Fréquences sous 6 GHz (ou « Sub-6GHz ») : ce sont les fréquences qui sont actuellement utilisées par les opérateurs. Comme pour la 4G, elles seront progressivement converties en réseau 5G. Il en existe deux types : les très basses fréquences (comme la bande en or des 800 MHz) et les hautes fréquences, comme la bande 2100 MHz.
  • Ondes millimétriques (ou « mmWave ») : ce sont les ondes dont la fréquence est supérieure à 6 GHz. Ce sont elles qui offrent des débits équivalents à ceux de la fibre optique. Elles sont dédiées à la 5G et elles n’ont pas une grande portée. Elles seront donc utilisées en ville principalement.
  • SA et NSA (acronymes de Standalone et Non-Standalone) : ce sont deux types de réseau 5G. Le premier est un réseau ou la 5G fonctionne seule et ne dépend pas du réseau 4G, tandis que le second en dépend. Vous êtes donc connectés en 5G, mais vous continuez de transiter sur un cœur de réseau 4G. A termes, tous les opérateurs proposeront un réseau SA.
  • DSS (acronyme de Dynamic Spectrum Sharing) : il s’agit d’une fonction permettant de faire coexister sur les mêmes bandes de fréquence les technologies 4G et 5G. Au départ, les opérateurs prendront la décision de dédier certaines fréquences à la 5G.
  • Agrégation de porteuse : c’est la capacité du réseau à servir un seul client avec plus d’une connexion (en upload ou en download) simultanément. Cette capacité peut fonctionner sur des fréquences classiques, sous les 6 GHz, et/ou sur les ondes millimétriques.
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Source : https://www.phonandroid.com/5g-tout-savoir-reseau-futur.html

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10.
5G  : faut-il la déployer  ? - Explication de Marie Dancer, le 24/01/2020 à 17:40 – Document ‘la-croix.com’

Deux ONG ont annoncé vendredi 24 janvier 2020 un recours juridique et une pétition contre le déploiement de la téléphonie de cinquième génération en France. Bilan carbone, soupçons d’espionnage... Que lui reproche-t-on ?

Illustration - En matière d’environnement et d’énergie, les opposants à la 5G déplorent l’absence «  dune évaluation environnementale  ». MARKOALIAKSANDR/STOCK.ADOBE

1/ Quels sont les apports attendus de la 5G ?

La 5G, c’est bien plus qu’une 4G améliorée, font valoir ses promoteurs qui parlent plus volontiers d’un véritable « saut technologique » qui va permettre d’accélérer la numérisation des économies. La 5G offre en effet un débit vingt fois plus rapide que la 4G, un temps de latence (la durée de réaction du réseau, NDLR) dix fois inférieur et la possibilité de connecter en même temps 5 fois plus d’objets que la 4G.

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De telles capacités vont créer de nouveaux usages ou démultiplier l’existant : robotisation accrue dans l’industrie, déploiement massif de flottes de voitures autonomes, développement des « villes intelligentes » qui optimiseront leurs réseaux d’énergie, de transport, etc. Sans oublier des produits et services encore inconnus.

La 5G est donc vue comme un nouveau vecteur de compétitivité et de croissance économique, mais aussi comme un enjeu stratégique : qui maîtrisera cette technologie et ses applications garantira sa souveraineté sur la scène économique et diplomatique internationale.

2/ Quels sont les points de controverse ?

Deux ONG ont annoncé vendredi 24 janvier un recours en justice contre l’appel à candidatures lancé en décembre 2019 par le gouvernement français pour l’attribution des fréquences 5G, ainsi qu’une pétition contre le déploiement de cette technologie controversée.

En matière d’environnement et d’énergie, les opposants à la 5G déplorent l’absence « d’une évaluation environnementale ». Ils mettent notamment en cause, dans la pétition mise en ligne vendredi (www.stop5g.fr), la hausse attendue de la consommation énergétique. Dans une récente tribune (1), Jean-Marc Jancovici et Hugues Ferreboeuf, du think tank The ShiftProject, estiment qu’avec la 5G, « la consommation d’énergie des opérateurs mobiles serait multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir », soit « une augmentation de 2 % de la consommation d’électricité du pays ».

Le déploiement de la 5G nécessitera aussi l’installation de nouvelles antennes, bien plus nombreuses que pour la 4G, mais aussi la mise en circulation de nouveaux téléphones et autres objets connectés, entraînant un bilan carbone désastreux, ajoutent les opposants.

Ses partisans rétorquent que des économies d’énergie, notamment, pourront être réalisées grâce à la 5G en permettant une gestion optimisée des réseaux publics dans les villes par exemple.

Sur le plan sanitaire, les inquiétudes portent sur l’exposition aux ondes suscitée par la 5G. En 2017 déjà, plus de 230 scientifiques de 40 pays ont exprimé leur « préoccupation sérieuse » concernant « l’accroissement permanent et universel de l’exposition aux champs électromagnétiques par les technologies du sans-fil ». Un risque rejeté par Margherita Pagani, enseignante à l’EMLyon, selon laquelle des craintes similaires s’étaient déjà exprimées au sujet de la 4G, sans suite.

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Sur le plan technologique, « le déploiement de cette nouvelle technologie va de pair avec de nouveaux risques, alerte Jean-Marc Jancovici. De cybersécurité notamment, de par la multiplication des points d’entrée qu’elle favorise, et une infrastructure plus décentralisée. » Les partisans de la 5G rappellent qu’elle est indispensable pour tout pays qui souhaite conserver sa souveraineté et assurer sa croissance.

Certaines inquiétudes sont d’ordre plus philosophique. « Alors que les effets négatifs de la”prolifération numérique’’ sur le bien-être personnel – notamment des enfants – et le bien vivre collectif commencent à être bien documentés, devons nous en rajouter sans même prendre le temps de savoir dans quoi nous nous lançons ? », interroge encore Jean-Marc Jancovici. Pour Sophie Pelletier, présidente de Priartem, qui défend les personnes électrosensibles, « la 5G, c’est l’hyperconnectivité de tout et de tous, c’est une bascule de la société. Et l’Homme dans tout ça ? »

3/ Quelles sont les perspectives ?

La 5G en est au début de son déploiement dans toute l’Europe – l’Asie et notamment la Corée du Sud ayant déjà un temps d’avance. Chaque pays de l’UE a commencé la mise aux enchères des fréquences, ou s’apprête à le faire.

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Le chantier 5G est retardé par les hésitations à recourir aux services de Huawei, équipementier télécoms chinois, soupçonné d’intentions d’espionnage au profit de Pékin. Les États-Unis ont banni Huaweide leur marché à ce titre et font pression sur l’UE en ce sens. La Commission européenne, et le gouvernement britannique, doivent se prononcer à ce sujet dans le courant de la semaine du 27 janvier.

De son côté, l’ARCEP, le gendarme des télécoms, a annoncé l’organisation, en juin 2020, d’une conférence pour débattre des enjeux sociétaux posés par les réseaux de télécommunications.

(1) lemonde.fr, 9 janvier 2020.

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Source : https://www.la-croix.com/Economie/France/5G-faut-deployer-2020-01-24-1201073973

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11.
Risques de la 5G, Huawei… Thierry Breton dévoile la position de l’Europe Propos recueillis par Virginie Malingre - Publié le 29 janvier 2020 à 12h45, mis à jour à 13h47 – Document ‘lemonde.fr’ - Article réservé aux abonnés - ÉconomieTéléphonie mobilePhoto

Le commissaire européen Thierry Breton a présenté la « boîte à outils » imaginée par l’UE pour se protéger contre les risques liés au déploiement de cette nouvelle technologie. Il a été auditionné à Bruxelles, le 14 novembre 2019, par les députés européens afin de devenir commissaire au marché intérieur. EU-EP / THIERY ROGE / REA

Le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton a présenté, mercredi 29 janvier 2020, la « boîte à outils 5G » qu’ont imaginée les vingt-sept Etats membres de l’UE pour se protéger contre les risques liés au déploiement de cette nouvelle technologie. Il s’agit de « règles » que se sont données les Etats et qu’ils se sont « engagés à mettre en œuvre », insiste l’ex-PDG d’Atos. Alors que les Etats-Unis ont exclu de leur marché l’équipementier chinois Huawei et font pression pour que l’Europe fasse de même, les Européens ont adopté une position intermédiaire. Pas d’interdiction donc, mais des règles de sécurité qui, dans certains cas, bannissent Huawei.

Lire le portrait : De la direction d’Atos à Bruxelles, Thierry Breton, un patron très politique

Sur la 5G, on entend parler de risque d’espionnage, de sabotage… On exagère ?

Il faut comprendre que l’architecture des réseaux 5G n’a rien à voir avec les systèmes de télécommunication précédents, c’est-à-dire 4G, 3G, 2G, GSM. Et que les risques sont autrement plus importants qu’ils l’ont jamais été. Imaginez, d’ici à 2030, la 5G va relier entre eux jusqu’à 500 milliards d’objets connectés sur la planète. Beaucoup des applications qui vont être déployées par ces réseaux concernent directement la sécurité, voire la souveraineté des Etats.

Pouvez-vous détailler les dangers ?

Les opérateurs télécoms qui gèrent les réseaux 5G vont devoir faire des opérations de maintenance extrêmement délicates. Et des mises à jour des logiciels qui sont parmi les plus complexes au monde, nécessitant davantage de lignes de code qu’il n’en a fallu pour envoyer une sonde sur la Lune. Dans la plupart des cas, les opérateurs n’auront d’autre choix que de sous-traiter ces missions. A titre d’exemple, une mise à jour nécessite que l’on aspire toutes les données du logiciel, avant de le corriger et de réinjecter le tout. Ces données, ce peut être la modélisation numérique d’une usine, du réseau de vidéo protection d’une ville, d’un hôpital…

Vous comprenez donc que ces mises à jour puissent devoir être faites sur le territoire européen et sous contrôle européen, afin que ne soient pas envoyées dans le monde entier des informations que le client de l’opérateur télécom souhaite garder confidentielles. Les entreprises doivent donc être très vigilantes dans le choix de leurs sous-traitants. Tout autant qu’ils doivent l’être dans le choix de leur fournisseur d’équipements.

Lire la chronique : « La bataille de Huawei devait être technologique et commerciale, elle est devenue géopolitique »

Vous pouvez préciser ?

Tout d’abord, il ne faut pas qu’un opérateur ne dépende que d’un seul équipementier. Si celui-ci devait avoir un souci, c’est tout le réseau qui serait menacé. Il faut aussi évoquer un autre risque inhérent au déploiement de la 5G : celui d’une intrusion dans le réseau, qui pourrait entraîner une disruption massive. Par exemple, faire sauter le courant de toute une ville ou bloquer complètement une administration. Dans ce contexte, vous comprenez bien que les opérateurs télécoms ne doivent pas sélectionner des fournisseurs à risques, qui pourraient permettre à un Etat par exemple de prendre la main sur les sites stratégiques que sont les capitales, les endroits abritant une activité militaire intense ou une centrale nucléaire. Dans ces zones, on peut avoir des règles plus strictes qu’ailleurs….

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