"L’origine naturelle du coronavirus (qui n’est pas sorti d’un laboratoire), sa persistance dans l’environnement, sa transmission dans l’air, aux êtres humains et aux animaux, les consignes pour le lavage des mains et les désinfections, ainsi que quelques thérapies innovantes porteuses d’espoir, par Jacques Hallard



ISIAS Biologie Coronavirus

L’origine naturelle du coronavirus (qui n’est pas sorti d’un laboratoire), sa persistance dans l’environnement, sa transmission dans l’air, aux êtres humains et aux animaux, les consignes pour le lavage des mains et les désinfections, ainsi que quelques thérapies innovantes porteuses d’espoir

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 07/04/2020

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Selon certains, le virus SARS-CoV-2 (vu sur cette image au microscope électronique à transmission d’un virus isolé d’un patient américain), qui cause la pandémie COVID-19, serait d’origine humaine ; mais des scientifiques ont maintenant réfuté cette théorie. Source

Plan : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Ce dossier propose de faire un point sur les signes cliniques de la maladie, de revoir les différentes dénominations utilisées à propos de la pandémie du Covid-19, de rapporter l’état des connaissances actuelles sur la persistance du coronavirus dans l’environnement, sur les divers objets de notre quotidien et sa transmission possible par l’air. On peut également voir à ce sujet la vidéo Persistance du coronavirus, retour cyclique, disparition : quels scénarios après l’épidémie ? – Et pour faire le point sur la pandémie, voir par exemple Coronavirus : où en est l’épidémie en France et dans le monde ? Article mis à jour le 07/04/20 12:14 – « Le pic de l’épidémie de coronavirus n’est pas encore atteint en France. Dans le monde, plus d’un million de malades sont recensés et près de 75.000 morts. En Italie, les décès repartent à la hausse. Courbe des cas et décès en France et dans le monde, bilan en chiffres par régions, nouvelles restrictions du confinement à Paris, avancée sur le dépistage et les commandes de masques… ».

L’accent est mis ensuite sur la présence des coronavirus chez les animaux et leur transmission entres les espèces d’êtres vivants. Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)  : « Les coronavirus sont une famille regroupant de nombreux virus qui touchent plusieurs espèces animales. Certains de ces virus peuvent également atteindre l’Homme, ou lui être spécifiques. Les maladies qu’ils provoquent sont variées mais ils atteignent principalement les systèmes respiratoires et digestifs. Du point de vue de la santé publique, les coronavirus émergents ont été au cours de ces dernières années responsables de l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), du MERS (Middle East Respiratory Syndrom). Un nouveau coronavirus a été identifié en Chine à partir de fin décembre 2019. Récemment renommé SARS-CoV2 (après avoir été initialement identifié comme 2019-nCoV), ce virus est responsable d’une maladie respiratoire parfois grave chez l’homme, désignée comme COVID-19. Ces trois virus émergents ont tous pour ancêtre des virus isolés chez différentes espèces de chauves-souris. Ils ont vraisemblablement franchi la barrière inter-espèces en passant d’abord par un mammifère puis à l’Homme. Depuis de nombreuses années, l’ANSES mène avec ses partenaires institutionnels des travaux de recherche autour des mécanismes de transmission inter-espèces des coronavirus. L’Agence fait le point sur ses travaux de recherche concernant les coronavirus des animaux… » - Source : https://www.anses.fr/fr/content/les-coronavirus

Une publication américaine est ensuite traduite et indique que, contrairement à une référence commune à la théorie du complot, l’origine du coronavirus en question est bien naturelle et que celui-ci ne s’est pas disséminé à partir de travaux qui auraient été effectués dans un laboratoire quelconque.

On peut également se référer à l’article suivant : Coronavirus et 5G : la théorie du complot qui embrase le Royaume-Uni – « Une théorie du complot très populaire outre-Manche lie le Covid-19 à la technologie 5G. Malgré les démentis scientifiques, plusieurs antennes ont été détruites » - Par Julie Malaure - Publié le 06/04/2020 à 19:27 | Le Point.fr. – On peut encore lire à ce sujet l’article suivant : Coronavirus : le complotisme, l’autre épidémie virale - Publié le 05/04/2020 à 05:07, mis à jour à 13:31 par ‘ladepeche.fr’ – « Le nouveau coronavirus qui a entraîné l’épidémie de Covid-19 a fait redémarrer les adeptes du complot mondial. La maladie mortelle qui touche la planète entière est propice à toutes les thèses ‘conspirationnistes’. La Fondation Jean-Jaurès [La Fondation Jean-Jaurès agit aux côtés de tous ceux qui défendent le progrès et la démocratie dans le monde], a mesuré pour la première fois l’adhésion de la population française aux thèses ‘complotistes’ autour de ce coronavirus…Tout croire, douter de tout ou… prendre le temps de réfléchir ? Lorsque la mer est calme, la raison évite en général les deux premières tentations et réfléchie, navigue entre ces écueils. Entre le crédule béat et le méfiant pathologique, la majorité choisit le raisonnable. Jusqu’au moment de la tempête… »

Enfin, sont indiqués dans ce dossier des rappels de consignes pratiques de lavage des mains et des désinfections en général qui peuvent aider à limiter la propagation du coronavirus dans les populations, d’une part, et un aperçu sur quelques pistes de thérapies innovantes qui sont en cours d’études et de recherches appliquées, porteuses d’espoir, d’autre part.

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Sommaire

1. Coronavirus : forte toux, essoufflement rapide… ces signes d’aggravation qui doivent vous alerter Par Le Parisien avec AFP - Le 28 mars 2020

2. Vocabulaire : bien comprendre la différence entre coronavirus, SARS-CoV-2 et Covid-19 Nadine Fadel - Publié le 3 avril 2020 – Document ‘la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe’

3. COVID-19 : Quelle stabilité du virus dans notre environnement ? Cette actualité a été publiée le 4/04/2020 par Équipe de rédaction Santélog - The Lancet Microbe

3bis. Clés, téléphone, billets... Voici comment éviter d’être contaminé par le coronavirus au travers de ces objets - Business Insider 05/04/2020, 9:05

4. Le coronavirus pourrait finalement se transmettre par l’air Par Fabien Goubet (photo) - Publié vendredi 3 avril 2020 – Document ‘letemps.ch’

5. Les animaux de compagnie peuvent-il attraper ou transmettre le coronavirus ? Par Bénédicte Demmer, Journaliste - Mis à jour le 26 mars 2020 – Document ‘doctissimo.fr’

6. Coronavirus : votre animal de compagnie peut-il contracter et transmettre le virus ? - Samedi 28 mars 2020 à 8:38 - Par Sonia Ghobri, France Bleu Azur, France Bleu Vaucluse, France Bleu Provence, France Bleu

7. Les singes, potentielles victimes du coronavirus - Par Marine Protais, France Bleu La Rochelle, France Bleu Poitou, France Bleu - Lundi 30 mars 2020 à 17:59 - La Palmyre, Les Mathes, France

8. Identification des coronavirus liés au SRAS-CoV-2 chez les pangolins malais - Traduction Jacques Hallard - Référence : Identifying SARS-CoV-2 related coronaviruses in Malayan pangolins – Auteurs : Tommy Tsan-Yuk Lam, et al

9. Covid-19 : des souches similaires de coronavirus découvertes chez des pangolins en Chine Par Emeline Férard - Publié le 27/03/2020 à 13h07 - Document ‘geo.fr’

10. Non, le coronavirus n’a pas été fabriqué en laboratoire – Série ISIAS Biologie Coronavirus - Traduction de Jacques Hallard

11. La théorie du complot d’après Wikipédia

12. Pourquoi le savon est-il efficace contre le coronavirus ? Lire la bio Par Julie Kern Rédactrice scientifique - Publié le 05/04/2020 – Document ‘futura-sciences.com’

13. Coronavirus : l’hygiène d’accord, mais attention aux intoxications aux désinfectants Par Frédéric Mouchon - Le 3 avril 2020 à 06h51 – Document ‘leparisien.fr’

14. #coronavirus : lancement d’un essai clinique national sur 800 patients visant à comparer 4 thérapies 13 mars 2020

15. Vaccin contre le coronavirus : quand sera-t-il trouvé ? Par Julie Giorgetta - Mis à jour le 01/04/20 15:39 – Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’

16. Travaux en cours sur des thérapies innovantes Présentation au cours du Journal télévisé ‘Le 20h’ Présenté par Laurent Delahousse - Mis à jour le 05/04/2020

17. Coronavirus : une société bretonne obtient le feu vert pour traiter des malades avec du sang de ver marin Par CNEWS avec AFP - Mis à jour le 05/04/2020 à 11:20 Publié le 05/04/2020

18. Un ver marin contre la détresse respiratoire – Par Loïc Mangin - 02 avril 2020 – Document ‘pourlascience.fr’

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1.
Coronavirus : forte toux, essoufflement rapide… ces signes d’aggravation qui doivent vous alerter Par Le Parisien avec AFP - Le 28 mars 2020 à 08h12 - Photo Les équipes de la Protection civile de l’Essonne intervenant aux côtés du Samu et des pompiers auprès de patients touchés par l’épidémie de coronavirus. LP/Florian Garcia

Vendredi 27 mars 2020, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon a appelé chacun à être attentif à un éventuel « signe de difficulté respiratoire, d’une toux pour laquelle on a du mal à revenir à un état normal ». Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a tenu vendredi soir à « alerter » les patients atteints par le nouveau coronavirus, notamment les jeunes adultes, sur des signes d’aggravation de la maladie devant les conduire à appeler le Samu.

Podcast. Pandémie de coronavirus : ce que les scientifiques ont appris sur le Covid-19

Source : http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-forte-toux-essoufflement-rapide-ces-signes-d-aggravation-qui-doivent-vous-alerter-28-03-2020-8289693.php

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2.
Vocabulaire : bien comprendre la différence entre coronavirus, SARS-CoV-2 et Covid-19 Nadine Fadel - Publié le 3 avril 2020 à 10h03 – Document ‘la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe’

Depuis le début de la pandémie, trois termes font partie de notre quotidien, régulièrement prononcés par les experts et les journalistes : ’coronavirus’, ’SARS-CoV-2’ et ’Covid-19’. A quoi correspond chacune de ces appellations ? Elements de réponse, ici, suite à la question de Marie-Annick.

La confusion entre les termes coronavirus, Covid-19 et SARS-CoV-2 s’explique par le fait que les intervenants qui en parlent à longueur de journée, dans les médias et sur les réseaux sociaux, semblent les utiliser indifféremment. Pourtant, il existe bien une différence entre ces appellations.

Coronavirus

Le coronavirus ne se conjugue pas au singulier. Il en existe plusieurs. C’est, en fait, une famille de virus, à l’origine de plusieurs maladies. Les coronavirus sont en forme de couronne. Ces microbes se posent sur tous types de surfaces ; les mains, les vêtements et tout ce que l’on touche les véhiculent, jusqu’à ce qu’ils acèdent à un corps humain. Ils profitent aussi des gouttelettes projetées lors d’un éternuement ou d’une toux, pour passer d’une personne à une autre.

SARS-Cov-2

SARS-Cov-2 (acronyme anglais de ’severe acute respiratory syndrome coronavirus 2’) est le nom scientifique du nouveau coronavirus. Il est apparu en Chine, en décembre 2019 et a gangréné le monde aujourd’hui. Il est le virus qui cause la maladie. 

Covid-19

Covid-19 est le nom de la maladie infectieuse respiratoire, causée par le SARS-Cov-2. Plusieurs symptômes y sont associés : des difficultés respiratoires, des maux de têtes, des douleurs musculaires, de la fièvre, de la fatigue. Le Covid-19 est très contagieux. D’où la nécessité du confinement. Si les malades ne côtoient personne pendant une certaine durée, la maladie ne circulera plus.

Une question, une réponse

Nous vous proposons, en vidéo, la réponse de la pharmacienne Magalie MERAULT, à la question de Marie-Annick de Capesterre-Belle-Eau - Pour consulter les autres numéros de cette rubrique ’Covid-19 : une question, une réponse’, vous pouvez cliquer ici : la playlist Facebook ’Covid-19 : 1Q1R’.

Bonus 

La question ’C’est quoi le coronavirus ?’ a été abordée dans un numéro de l’émission ’1jour1Actu’. Cette petite vidéo ludique est conçue pour être comprise des enfants. Cliquez ICI : ’1jour1actu : C’est quoi le coronavirus, ou Covid-19 ?’. 

Source : https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/vocabulaire-bien-comprendre-la-difference-entre-coronavirus-sars-cov-2-et-covid-19-819062.html

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3.
COVID-19 : Quelle stabilité du virus dans notre environnement ? Cette actualité a été publiée le 4/04/2020 par Équipe de rédaction Santélog - The Lancet Microbe - Photo

Cette vaste question déjà abordée, mérite d’être reposée régulièrement afin de tenir compte à la fois de l’évolution possible du virus lui-même, mais aussi des réponses humaines pour le contrer, elles-mêmes motrices d’évolution génique. Cette recherche en laboratoire d’une équipe de l’Université de Hong Kong, présentée dans le Lancet Microbe, vient confirmer la persistance du coronavirus durant plusieurs jours sur certaines surfaces, mais révèle aussi sa sensibilité à des températures très élevées et aux désinfectants usuels.

De précédentes études ont déjà évalué la persistance du nouveau coronavirus sur différentes surfaces :

  • Une étude de chercheurs des National Institutes of Health (NIH), des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), de l’Université de Californie Los Angeles (UCLA) et de l’Université de Princeton, présentée dans le New England Journal of Medicine (NEJM), a conclu à une « viabilité » possible de SARS-CoV-2 :
  • dans les aérosols jusqu’à 3 heures,
  • sur une surface en cuivre : jusqu’à 4 heures,
  • sur du carton, jusqu’à 24 heures,
  • sur du plastique et de l’acier inoxydable, jusqu’à 2 à 3 jours.
  • Une étude de bioingénioeurs de Stanford publiée dans la revue Environmental Science & Technology décrit le comportement possible de SARS-CoV-2 et les voies de transmission possibles de COVID-19 et confirme un risque via les eaux usées mais une vulnérabilité du virus aux UVC.
  • Enfin, une étude plus récente de l’Université et du National Strategic Research Institute du Nebraska et de la United Stated Air Force School of Aerospace Medicine, accessible sur le portail de prépublication portail medRxiv, apporte des données sur sur l’excrétion, la transmission et la contamination de l’infection à SARS-CoV-2 : L’étude confirme pour la première fois l’excrétion virale aéroportée dans les zones de soins des patients atteints suggérant l’hypothèse d’une transmission possible via l’air.
    Voir les tableaux de la présence du virus sur différentes surfaces au cours du temps. Ici, les chercheurs de Hong Kong rappellent les preuves de détection du coronavirus SRAS-CoV-2 dans ces différents types d’échantillons cliniques mais établissent aussi pour la première fois, la stabilité du virus, dans différentes conditions environnementales.

Sur la stabilité du SARS-CoV-2 à différentes températures : le virus apparaît ici très stable à 4 ° C, mais sensible à la chaleur. Incubé durant 14 jours, à 4 ° C, la charge virale (précisément le tire infectieux) est extrêmement peu réduit, au 14è jour. A une température d’incubation de 70 ° C, le temps d’inactivation du virus est réduit à 5 minutes. Ces données ne contredisent pas celles d’une récente étude épidémiologique qui évalue le lien entre conditions climatiques et propagation de COVID-19, mais n’aborde pas et pour cause des températures aussi élevées que 70° C.

Sur la stabilité du virus sur différentes surfaces : A température ambiante (22 ° C) avec une humidité relative d’environ 65%, une gouttelette de 5 μL de culture virale déposée sur différentes surfaces et objets trempés avec 200 μL de milieu de transport de virus pendant 30 minutes pour éluer le virus. Les auteurs précisent que ce mode de récupération du virus ne permet pas nécessairement d’évaluer le risque de transmission par contact indirect avec la surface contaminée. La comparaison des durées de détection entre les différents matériaux testés (Voir extrait de l’annexe 1 sur visuel ci-contre) présente un grand intérêt : Si aucun virus infectieux n’a pu être récupéré sur du papier d’imprimante ou des mouchoirs en papier après une incubation de 3 heures, le délai est porté à 2 jours pour les surfaces en bois et en tissus. Les durées les plus longues sont constatées avec des surfaces lisses (verre : 4 jours, acier inoxydable et plastique : 7 jours…). Il est frappant de constater qu’un niveau détectable de virus infectieux est détecté sur la couche externe d’un masque chirurgical 7 jours après « l’inoculation du virus ».

Et au contact de virucides et de désinfectants ? L’exposition de 15 μL de culture SARS-CoV-2 à 135 μL de divers désinfectants à la concentration habituelle d’utilisation, montre qu’aucun virus infectieux n’a pu être détecté après une incubation de 5 minutes à température ambiante (22 ° C). En revanche, cette durée est portée à 15 mn (pas d’expérience réalisée entre 5 et 15 mn) pour le savon ménager. Le SRAS-CoV-2 apparaît « extrêmement stable » dans une large gamme de valeurs de pH à température ambiante (pH : 3–10). Ainsi, le nouveau coronavirus peut être très stable dans un environnement favorable mais il s’avère également sensible aux méthodes de désinfection standard.

Source : The Lancet Microbe April 02, 2020 DOI : 10.1016/S2666-5247(20)30003-3 Stability of SARS-CoV-2 in different environmental conditions. Voir précisément les différents résultats

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Source : https://www.santelog.com/actualites/covid-19-quelle-stabilite-du-virus-dans-notre-environnement

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3bis.
Clés, téléphone, billets... Voici comment éviter d’être contaminé par le coronavirus au travers de ces objets - Business Insider 05/04/2020, 9:05 Tech

Le coronavirus se transmet principalement par des gouttelettes provenant de fluides corporels de personnes atteintes par la maladie. Le virus pourrait survivre ainsi longtemps sur des surfaces — ce qui constitue un défi pour la vie quotidienne. Bien que les scientifiques ne pensent toujours pas que les surfaces soient le principal moyen de propagation du coronavirus, il est possible de l’attraper en touchant une surface sur laquelle se trouve le virus, puis en se touchant le visage, selon le Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américain.

Le Dr Jenny Harries, cheffe adjointe des services sanitaires britanniques, a déclaré à la BBC en mars que le coronavirus pouvait vivre sur des surfaces souples pendant 24 heures, et sur des surfaces dures pendant 48 heures. Plus récemment, le Guardian a fait état d’une nouvelle étude publiée par le New England Journal of Medicine, le 17 mars. Celle-ci a révélé que le coronavirus pouvait survivre sur le plastique et l’acier pendant 72 heures, sur le carton pendant 24 heures et sur le cuivre pendant 4 heures.

A lire aussi — 11 questions cruciales sur le coronavirus pour lesquelles nous n’avons pas de réponse

Voici les objets dont il faut se méfier, et ce qu’il faut faire pour minimiser les risques d’attraper le coronavirus >

Lire l’article complet avec tous les détails des recommandations sur ce site : https://www.businessinsider.fr/cles-telephone-billets-voici-comment-eviter-detre-contamine-par-le-coronavirus-au-travers-de-ces-objets-184240#les-telephones-portables

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4.
Le coronavirus pourrait finalement se transmettre par l’air Par Fabien Goubet (photo) - Publié vendredi 3 avril 2020 à 17:15 - Modifié vendredi 3 avril 2020 à 19:28 – Document ‘letemps.ch’

Covid-19 - Un faisceau de preuves suggèrent que la transmission du virus dans l’air ambiant est bel et bien possible. La question reste débattue, mais, en attendant, les Etats-Unis seraient sur le point de recommander le port du masque généralisé afin de limiter les risques

Image d’illustration. Les grosses gouttelettes ne voyagent pas très loin, en général à moins de deux mètres d’une personne malade, puis elles retombent par gravité. — © VIA REUTERS

Les Américains bientôt encouragés à porter des masques de protection dans les lieux publics ? Possible, avance le magazineScience qui croit savoir que les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) seraient sur le point de modifier leurs recommandations à la lumière des récents résultats suggérant que le SARS-CoV-2, le virus entraînant le Covid-19, serait aussi transmis dans l’air ambiant via les aérosols.

Alors qu’on estimait jusqu’ici que le virus se propageait avant tout via de grosses gouttelettes éjectées par la toux, les éternuements ou les postillons, de nouvelles études suggèrent qu’il voyagerait aussi via l’air et les fameux aérosols, ces nuages de gouttelettes microscopiques – mille fois plus petites que les postillons – parfaitement invisibles à l’œil nu.

Aucun des travaux dont il est ici question n’en apporte une preuve définitive. Mais tous semblent « confirmer l’hypothèse de l’aérosolisation du virus lors de la respiration », rapporte le magazineScience en citant une lettre rédigée par Harvey Fineberg, membre de l’Académie nationale des sciences américaine et adressée à Kelvin Droegemeier, responsable du Bureau de la politique scientifique et technologique à la Maison-Blanche. Du très officiel donc, et peut-être de quoi amener à revoir les conseils prodigués à la population.

Si elle venait à être corroborée, cette hypothèse des aérosols changerait la donne. Les grosses gouttelettes ne voyagent pas très loin, en général à moins de deux mètres d’une personne malade, puis elles retombent par gravité. Deux voies d’infection sont dès lors possibles : lorsque ces postillons sont directement inhalés, ou bien lorsqu’ils contaminent des surfaces qui sont ensuite touchées par des doigts qui iront immanquablement sur la bouche, le nez ou les yeux. Dans les deux cas, la distanciation sociale et l’hygiène des mains, mantras répétés depuis le début de l’épidémie, suffisent à minimiser les risques.

Mais si le virus est capable de flotter dans l’air pendant plusieurs heures, protégé par de minuscules gouttelettes comme une étude récente duNew England Journal of Medicine l’a suggéré, alors se prémunir serait autrement plus délicat.

Lire aussi :  Sur quelles surfaces le coronavirus persiste-t-il le plus longtemps ?

Une autre étude mentionnée dans la lettre va dans ce sens. Menée par une équipe du Centre médical de l’Université du Nebraska, elle met en évidence la présence ubiquitaire d’ARN viral dans les chambres destinées aux patients positifs : dans les toilettes, sur les rebords des fenêtres en passant par les cadres des lits, environ 75% des surfaces testées étaient positives à l’ARN viral. Même constat dans des échantillons d’air, y compris à plus de deux mètres des patients. De quoi amener les auteurs à évoquer une possible transmission par les aérosols, même si dans cette expérience, les scientifiques n’ont pas trouvé d’éléments infectieux à proprement parler, le virus étant en quantité a priori insuffisante.

D’autres travaux apparaissant dans cette lettre évoquent enfin les équipements de protection dont sont vêtus les personnels soignants (blouses, surblouses, charlottes, etc.) comme sources potentielles de transmission. Menés par une équipe de l’Université de Wuhan, ils suggèrent que le fait d’ôter ces vêtements semblerait resuspendre le coronavirus dans l’air. Précision importante : ces deux dernières études sont en attente de validation et donc de publication. La prudence est donc de rigueur.

Le point scientifique sur le coronavirus

« Les masques doivent jouer un rôle, sans doute plus grand qu’auparavant pensé, mais attention de ne pas tomber dans l’excès inverse en voyant du virus dans tout l’air qu’on respire », tempère Serge Kouzan, pneumologue au Centre hospitalier Métropole Savoie à Chambéry.

Lire aussi :  Quatre questions sur l’efficacité des masques de protection

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va dans le même sens et a répété le 27 mars que la transmission par les aérosols ne survenait que dans des cas très précis, par exemple lors de l’intubation de patients dans un état critique. 

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Source : https://www.letemps.ch/sciences/coronavirus-pourrait-finalement-se-transmettre-lair

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5.
Les animaux de compagnie peuvent-il attraper ou transmettre le coronavirus ? Par Bénédicte Demmer, Journaliste - Mis à jour le 26 mars 2020 – Document ‘doctissimo.fr’ - Photo

Après le tout premier cas d’un chien testé positif au nouveau coronavirus covid-19, les propriétaires d’animaux de compagnie s’interrogent. Nos compagnons à quatre pattes peuvent-ils attraper le nouveau coronavirus et peuvent-ils le transmettre ?

La chauve-souris, le serpent et maintenant le pangolin… Depuis le début de l’épidémie de coronavirus 2019-nCoV en décembre dernier, les études se multiplient afin de trouver l’origine pour mieux lutter contre la maladie respiratoire et stopper l’épidémie qui a déjà fait près de 122 000 malades dont plus de 4 300 morts (chiffres au 11 mars 2020). Le foyer de l’épidémie étant le marché d’animaux de Wuhan, les scientifiques pensent le nouveau coronavirus pourrait avoir été transmis par un animal. En 2002, le Sras avait pour origine la civette. Plus tard, le Mers avait été transmis par le dromadaire… Le nouveau coronavirus serait, lui aussi, une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmise de l’animal à l’homme. Cette information a suscité grand nombre d’inquiétude chez les propriétaires d’animaux de compagnie. 

Aucune preuve de transmission d’un animal de compagnie à l’Homme

Face à toutes ces hypothèses, la question se pose forcément. ’A l’heure actuelle, rien ne prouve que les animaux de compagnie/animaux domestiques tels que les chiens ou les chats peuvent être infectés par le nouveau coronavirus, explique l’Organisation mondiale de la Santé.

Deux cas de chiens appartenant à une femme touchée par le Covid-19 ont été déclaré à Hong-Kong.  ’Le suivi du premier chien placé en quarantaine pendant 14 jours à partir du 26 février, puis testé à six reprises, a permis de noter un très faible taux de virus dans les voies respiratoires cavité buccale, puis des résultats négatifs ainsi que l’absence d’anticorps sériques témoignant d’une infection transitoire. La présence du virus dans les déjections n’a pas été démontrée alors que celles-ci sont souvent riches en coronavirus chez les animaux réservoirs. Le deuxième chien testé positif le 18 mars est sous quarantaine et sous surveillance. Les deux chiens n’ont jamais présenté de signes cliniques.’, explique l’Académie nationale de médecine dans un communiqué du 24 mars 2020. Pour la communauté médicale et scientifique 

A la suite de ces cas l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a réuni un groupe d’experts qui a conclu que ’si le génome du virus a été détecté dans les cavités nasales et orales d’un chien au contact d’un patient infecté à Hong Kong, la détection du génome n’est pas une preuve suffisante pour conclure à une infection de l’animal.  Une contamination passive n’est pas à exclure, notamment du fait de la survie possible du virus sur une muqueuse humide sans nécessairement s’y répliquer’.

’A ce jour, rien ne prouve que les animaux de compagnie puissent propager la maladie. Il n’est donc pas justifié de prendre des mesures à l’encontre des animaux de compagnie qui pourraient compromettre leur bien-être’, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé animale. Une étude ayant été demandée par le ministère de la Santé à l’Anses sur le sujet, publiée le 11 mars 2020 donne également les mêmes conclusions : ’le passage du SARS-CoV-2 de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable’.

Les coronavirus font partie d’une grande famille des virus ARN (acide ribonucléique). La plupart du temps, ils se manifestent par des symptômes digestifs ou respiratoires comme les coronavirus canins ou félins ou les gamma et betacoronavirus chez les oiseaux et le bétail. Certains comme le MERs et le SRAS ont franchi la barrière de l’espèce et se transmettent à l’homme, mais cela reste un phénomène rare.

Coronavirus : comment protéger son animal ? 

En attendant l’Académie nationale de médecine recommande tout simplement de ’Renforcer les mesures habituelles de biosécurité vis-à-vis des nombreux agents pathogènes pouvant être transmis (aérosols, salive, déjections) par les animaux de compagnie (chien, chat, furet, rongeurs notamment) et souvent ignorés du propriétaire.’

L’OMS, médecins et organisations mondiales vétérinaires conseillent si vous ou votre animal n’avez pas été en contact avec une personne touchée par la maladie de :

  • Bien se laver les mains à l’eau et au savon après un contact avec un animal domestique, sa litière ou ses excréments ;
  • Ne pas se laisser lécher le visage
  • Restez éloigné de vos animaux si vous êtes malade et portez un masque de protection ;
  • Se couvrir la bouche et le nez lorsqu’on tousse ou éternue ;
  • Une cuisson complète des œufs et de la viande ;
  • Eviter le contact avec des personnes malades présentant des signes respiratoires dégradés.
    Si une personne de votre foyer est porteuse du Cvodi-19 ?

Selon un communiqué de l’organisation mondiale vétérinaire, a priori pas d’inquiétude à avoir si l’animal n’a pas côtoyé spécifiquement un malade touché par le 2019 n-CoV. Si jamais c’était le cas, l’Académie nationale de médecine recommande de ’séparer le propriétaire ayant le Covid-19 de son animal de compagnie pendant la période où le malade peut être excréteur du virus. Autant que possible, il faudrait instaurer une quarantaine permettant de limiter tout contact rapproché de l’animal avec les autres membres de la famille (animal dans la chambre, par exemple).’ Les spécialistes conseillent d’appeler immédiatement le vétérinaire en expliquant bien la situation et de ne surtout pas déplacer l’animal dans un lieu public ou à la clinique vétérinaire, ’attendez les consignes de l’équipe vétérinaire’.

Maladies transmises par les chats Photo

Face au risque de multiplication d’abandon des animaux qui se contastent déjà, l’Académie nationale de Médecine a tenu à rappeler que ’dans un foyer où une personne malade a le Covid-19, le risque pour les personnes vivant sous le même toit est bien plus lié aux contacts avec ce malade qu’avec l’animal de compagnie’ soulignant que ’tout particulièrement en période de confinement, l’animal de compagnie est bien plus un ami qu’un danger.’

Sources :

Source : https://www.doctissimo.fr/sante/epidemie/coronavirus-chinois/animaux-compagnies-contamines-transmission-coronavirus-2019-n-cov#

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6.
Coronavirus : votre animal de compagnie peut-il contracter et transmettre le virus ? - Samedi 28 mars 2020 à 8:38 - Par Sonia Ghobri, France Bleu Azur, France Bleu Vaucluse, France Bleu Provence, France Bleu

Le risque de transmission du coronavirus des chiens et chats à l’Homme est quasiment nul. Toutefois, des précautions sont à prendre, le virus peut se retrouver sur leur pelage par inadvertance.

Le risque de transmission du coronavirus des chiens et chats à l’Homme est quasiment nul. Toutefois, des précautions sont à prendre, le virus peut se retrouver sur leur pelage par inadvertance.

Photo - Regard de chat British Shorthair © Radio France - Isabelle Noguès

Un chat a été testé positif au Covid-19 en Belgique, ce vendredi. Il a été contaminé par son maître. Deux chiens ont été diagnostiqués à Hong Kong ces dernières semaines, lors d’une campagne dépistage sur une vingtaine d’animaux de compagnie dont les propriétaires sont porteurs du coronavirus. Toutefois, les cas de contamination sur des animaux de compagnie sur rare

L’animal domestique ne transmet pas le coronavirus à l’Homme 

Selon plusieurs analyses scientifiques, rien n’indique que les chiens et chats puissent transmettre le coronavirus à l’Homme. L’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé se sont prononcés sujet. En revanche l’humain peut contaminer son animal de compagnie. ’C’est une transmission unilatérale en cas de contacts très rapprochés entre l’animal et son maître infecté’, précise Audrey Durand, vétérinaire à domicile à Nice. 

Capture d’écran du site de l’Organisation Mondiale de la Santé - ’Questions-Réponses’ - Sonia Ghobri (à la source)

Nos animaux de compagnie devraient-ils avoir peur de nous ? Pas vraiment puisqu’ils ne tombent pas malade selon le docteur Durand. ’ Le chien ou le chat ne va pas reproduire le virus en grande quantité, contrairement aux humains. C’est pour cette raison que le risque de contamination est très faible de l’animal à l’Homme et à l’inverse très important de l’Homme à l’Homme’. 

’Les chiens ou les chats peuvent en revanche représenter une surface inerte comme vos courses ou une poignée de porte ou un bouton d’ascenseur. Le virus peut se retrouver sur l’animal’.

Des précautions sont toutefois à prendre. Le docteur Durand recommande de confiner autant que possible son animal de compagnie ; d’appliquer les gestes barrières : éviter les bisous, éternuer dans son coude, garder une distance d’un mètre les passants quand vous promenez votre chien ... ’Les chiens ou les chats peuvent en revanche représenter une surface inerte comme vos courses ou une poignée de porte ou un bouton d’ascenseur. Le virus peut se retrouver sur l’animal’. Par exemple : vous croisez une voisine porteuse du coronavirus. Elle vous parle de loin mais en caressant votre chien. Ses postillons se retrouveront sur ses poils et vous risquerez d’être contaminé

’Pas du gel hydroalcoolique. Des animaux brûlés arrivent aux urgences’.

Cela peut paraître évident, il ne faut absolument pas laver son animal avec du gel hydroalcoolique. ’On peut lui passer une lingette avec de l’eau savonneuse sur son chat ou son chat, utiliser du savon de Marseille sur son pelage mais certainement pas du gel hydroalcoolique. Des animaux brûlés arrivent aux urgences’.

Seules les urgences sont acceptées chez les vétérinaires 

Les vétérinaires prennent aussi des mesures pour limiter la propagation du coronavirus. Désinfection de la salle de consultation entre chaque patient, seules les urgences sont acceptées et sur rendez-vous. ’S’il y a une urgence vitale. Pour un abcès, une plaie évidemment il ne faut pas attendre la fin du confinement. Mais inutile de venir pour des bobos du quotidien, des vaccinations ou des coupes de griffes. Ces rendez-vous seront remis à plus tard’, précise le docteur Audrey Durand. Certains de ses confrères vétérinaires ne font rentrer que les animaux dans leur cabinet. Les propriétaires les déposent puis les récupèrent sur le parking. 

Les associations de défense des animaux ne le répéteront jamais assez : n’abandonnez pas vos animaux ! ’Je n’ai pas de demandes d’abandons d’animaux parce que à la SPA, nous avons fait passer le message en amont. Nous fait un travail de pédagogie pour expliquer que les animaux ne transmettent pas le coronavirus’, se réjouit Nicole Vallauri, présidente de la SPA dans les Alpes-Maritimes. 

Nous avons recueilli une chatte de 8 ans parce que les gens avaient peur qu’elle donne le coronavirus à leurs petits-enfants. 

Anne-Marie David directrice de l’ARPA, l’Alliance pour le respect et la protection des animaux à Nice, dresse le même constat. Depuis le début de l’épidémie, elle ne déplore qu’un seul abandon lié au coronavirus. ’Le samedi 21 mars nous avons recueilli une chatte de 8 ans parce que les gens avaient peur qu’elle donne le coronavirus à leurs petits-enfants. Ce couple ne voulait pas prendre de risques. On leur a expliqué qu’ils n’avaient rien à craindre mais quand les personnes pris leur décision, c’est difficile de les faire changer d’avis’. Ce chat se porte bien.

La crise économique va t-elle entraîner des abandons ? 

En revanche Anne-Marie David redoute des abandons pour des raisons économiques. Cette crise sanitaire est aussi une crise économique. _’Nous distribuons déjà une tonne de nourritures aux gens qui ont des petits moyens. Là ça risque de doubler parce que beaucoup de personnes sont au chômage technique, qui pourrait se transformer pour certains en chômage tout court ... Mais nous sommes là pour vous aider, n’abandonnez pas vos animaux, on peut vous aider !’ répète la directrice de l’ARPA. Pour tout renseignement, vous pouvez joindre l’association au 04 93 26 29 70.

Source : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/votre-animal-de-compagnie-peut-il-contracter-et-transmettre-le-coronavirus-1585353607

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7.
Les singes, potentielles victimes du coronavirus - Par Marine Protais, France Bleu La Rochelle, France Bleu Poitou, France Bleu - Lundi 30 mars 2020 à 17:59 - La Palmyre, Les Mathes, France – Photo

Les grands primates ont un patrimoine génétique extrêmement proche de celui des êtres humains. Ils pourraient donc, eux aussi, être atteints du Covid-19. Dans les parcs animaliers de Poitou-Charentes, des mesures de précaution ont été prises pour les protéger d’une éventuelle contamination.

La Vallée des Singes, dans la Vienne, est le seul parc animalier de France à accueillir des bonobos © Maxppp - Paul Zinken

Les singes peuvent-ils être porteurs du coronavirus ? Oui, à en croire une étude expérimentale réalisée en Asie le mois dernier. Des scientifiques chinois ont tenté d’injecter le Covid-19 à des macaques de laboratoire. Et ils sont tombés malades. Six jours après l’injection, ils ont contracté une pneumonie. Mais aucun n’en est mort. 

Pour le moment, il n’y a pas de cas de transmission naturelle recensé chez les grands singes. C’est donc l’Homme qui pourrait faire circuler le virus chez les primates, puisque leur patrimoine génétique est très proche du notre, assure Jean-Pascal Guéry, directeur scientifique du parc animalier de La Vallée des Singes dans la Vienne.

Les grands primates sont sensibles exactement aux mêmes virus que nous, comme la grippe, la varicelle, la gastro entérite. Donc oui, il y a de fortes chances qu’ils puissent attraper le coronavirus.

Impossible de mettre un grand singe sous respirateur

Si des grands singes venaient à être contaminés, ce serait ’catastrophique’ estime Jean-Pascal Guéry. Il craint une potentielle épidémie au sein du parc animalier.

Les humains peuvent l’attraper, mais ils seront soignés si les hôpitaux arrivent à faire face. Nous, on n’a aucune possibilité de mettre un grand singe sous respirateur. 

Impossible également d’appliquer les mesures adoptées avec les humains. _’_Confiner des animaux, c’est compliqué. Donc si un individu l’attrape, tout le groupe pourrait disparaitre.’ 

Jean-Pascal Guéry en est persuadé, en cas de contamination, les 25 bonobos et 10 gorilles de La Vallée des Singes pourraient mourir. ’Et ce serait dramatique’, se désole-t-il. D’autant que le bonobo est une espèce en voie de disparition. Alors pour éviter de propager le virus chez les grands singes, des mesures de précaution ont été prises dans les parcs animaliers de Poitou-Charentes.

Des mesures de précaution

Depuis deux semaines, l’accès aux visiteurs est évidemment interdit. Les grands primates sont placés sous haute surveillance. Seuls les soigneurs sont encore en contact avec eux, mais ils doivent appliquer des gestes barrières : le port du masque et de gants est obligatoire. 

Au Zoo de La Palmyre, près de Royan, il faut même passer par un pédiluve entre chaque enclos. Des mesures plus drastiques que lors d’autres épidémies plus classiques comme la varicelle, le rhume ou encore la gastro entérite. 

Mais le directeur de La Palmyre se veut rassurant. ’Les animaux sont quasiment en quarantaine !’, promet Patrick Caillé. Comme nous, finalement.

Animaux Confinement en France Coronavirus Covid-19 La Rochelle

Marine Protais France Bleu La Rochelle

Marine Protais

France Bleu 2020 – Tous droits réservés - Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-singes-potentielles-victimes-du-coronavirus-1585581790

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8.
Identification des coronavirus liés au SRAS-CoV-2 chez les pangolins malais

Traduction Jacques Hallard - Référence  : Identifying SARS-CoV-2 related coronaviruses in Malayan pangolins – Auteurs : Tommy Tsan-Yuk Lam, et al – Joint Institute of Virology (Shantou University / The University of Hong Kong) & Guangdong-Hongkong Joint Laboratory of Emerging Infectious Diseases, Shantou University, Shantou, Guangdong, 515063, P. R. China - Revue scientifique Nature (2020) Cite this article - Metrics details - Correspondence to Yan-Ling Hu or Yi Guan.

Supplementary Data : Partial genomic sequence of the Guangdong pangolin coronavirus (GD/P1L) reconstructed from the sequencing data of Liu et al. Viruses 11, (2019). Gaps were placed based on the alignment with BetaCoV/bat/Yunnan/RaTG13/2013. Reporting Summary -

L’épidémie de pneumonie virale en cours en Chine et au-delà est associée à un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. Cette épidémie a été provisoirement associée à un marché de fruits de mer à Wuhan, en Chine, où la vente d’animaux sauvages peut être la source d’une infection zoonotique. Bien que les chauves-souris soient probablement des hôtes réservoirs pour le SRAS-CoV-2, l’identité de tout hôte intermédiaire qui aurait pu faciliter le transfert à l’homme est inconnue. Ici, nous rapportons l’identification de coronavirus liés au SRAS-CoV-2 dans des pangolins malais (Manis javanica) saisis lors d’opérations anti-contrebande dans le sud de la Chine. Le séquençage métagénomique a identifié les coronavirus associés au pangolin qui appartiennent à deux sous-lignées de coronavirus liés au SARS-CoV-2, dont un qui présente une forte similitude avec le SARS-CoV-2 dans le domaine de liaison aux récepteurs. La découverte de plusieurs lignées de coronavirus de pangolin et leur similitude avec le SRAS-CoV-2 suggèrent que les pangolins devraient être considérés comme des hôtes possibles dans l’émergence de nouveaux coronavirus et devraient être retirés des marchés humides pour empêcher la transmission zoonotique.

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Source : https://www.nature.com/articles/s41586-020-2169-0

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9.
Covid-19 : des souches similaires de coronavirus découvertes chez des pangolins en Chine Par Emeline Férard - Publié le 27/03/2020 à 13h07 - Mis à jour le 27/03/2020 – Document ‘geo.fr’

Le pangolin pourrait avoir joué un rôle dans l’émergence du coronavirus à l’origine du Covid-19. En analysant des tissus de pangolins saisis en Chine, des chercheurs ont identifié deux souches de coronavirus similaires à celui du Covid-19. Une découverte qui suggère que les mammifères pourraient bien avoir joué un rôle dans l’apparition du virus responsable de la pandémie actuelle mais le flou demeure.

Alors que la France a récemment décrété l’état d’urgence sanitaire, la pandémie de coronavirus continue de progresser à travers le monde. Le dernier bilan fait état de plus de 530.000 cas dont 24.000 morts et les Etats-Unis sont désormais passés en tête des pays les plus touchés avec plus de 85.000 cas, dépassant la Chine et l’Italie qui comptent respectivement 81.000 et 80.000 cas.

Si une course contre la montre a été lancée pour trouver un traitement et tenter d’enrayer la pandémie, des recherches sont également menées pour éclairer une autre zone d’ombre : l’origine du virus du Covid-19, appelé SARS-CoV-2. Les travaux réalisés jusqu’ici semblent abonder vers une conclusion commune. A l’instar de l’épidémie de SRAS-en 2003, le pathogène aurait pour origine la faune sauvage.

Toutefois, le scénario exact demeure mystérieux. Si cette hypothèse se confirme, comment le SARS-CoV-2 est-il passé de l’animal à l’homme ? Chauve-souris, serpent, pangolin, les chercheurs ont évoqué plusieurs espèces pouvant avoir joué le rôle d’hôte intermédiaire. Aujourd’hui, une étude publiée dans la revueNature vient apporter de nouvelles données.

On sait déjà que les pangolins, de même que les chauves-souris, sont porteurs de coronavirus qui constituent une vaste famille de virus. Ces travaux révèlent cependant que des chercheurs de l’Université de Hong Kong ont découvert chez des pangolins deux types de coronavirus apparentés au SARS-CoV-2 dont un montrerait une forte similarité avec ce dernier.

Des pangolins saisis analysés en laboratoire

Originaire d’Afrique et d’Asie du sud-est, le pangolin décroche un triste titre : celui d’animal le plus braconné au monde. Selon une vaste étude récemment parue, plus de 900.000 spécimens aurait été capturés dans la nature entre 2000 et 2019. Cible du trafic : les écailles et la viande de pangolin particulièrement prisées sur les marchés asiatiques, notamment en Chine.

Photo - Le pangolin a la particularité de se mettre en boule quand il se sent menacé ce qui le rend malheureusement très facile à capturer. Stephencdickson/CC BY-SA 4.0

C’est justement sur des spécimens saisis en Chine que l’étude s’est basée. Les chercheurs ont analysé les tissus congelés de 18 pangolins javanais (Manis javanica) confisqués par les autorités de la région de Guangxi entre 2017 et début 2018. Ils ont également étudié des écailles, des morceaux de peau et d’autres tissus de pangolins saisis par les autorités de Guangzhou début 2019.

A partir de ces échantillons, l’équipe a mis en évidence deux génomes de coronavirus jamais séquencés. Deux sous-lignées qui se sont montrées similaires à 85,5 et 92,4% au SARS-CoV-2. L’une d’elles, plus particulièrement, a présenté une forte similarité au niveau d’un fragment de protéine située à la surface du virus appelé ’receptor-binding domain’ (en français, ’domaine de liaison au récepteur’).

Comme l’a souligné le professeur Edward Holmes, virologue de l’université de Sydney qui a participé aux recherches, cette découverte est d’une importance non négligeable. Car ces fameux ’receptor-binding domain dictent la façon dont le virus est capable de s’attacher et infecter les cellules humaines’, explique-t-il dans un communiqué.

Déjà révélée en février dernier sur le siteBioRvix, cette découverte suggère que le pangolin pourrait bien avoir joué le rôle d’hôte intermédiaire dans l’émergence du nouveau coronavirus. Cependant, les similarités mises en évidence demeurent insuffisantes pour confirmer totalement que le Covid-19 provient bien du mammifère à écailles, comme le concède le Pr Holmes.

Le rôle que les pangolins ont joué dans l’émergence du SARS-CoV-2 (la cause du Covid-19) est encore flou’, précise-t-il. ’Cependant, il est frappant de voir que les virus de pangolin contiennent certaines régions génomiques très étroitement apparentées au virus humain’.

Réduire le commerce pour éviter une autre pandémie

Chez la chauve-souris, des souches similaires au SARS-CoV-2 ont déjà été identifiées et ont montré une plus forte proximité, faisant du mammifère volant une piste sérieuse. Une théorie a ainsi récemment avancé que l’agent du Covid-19 pourrait être le fruit d’une recombinaison de deux coronavirus différents, l’un issu des chauves-souris et l’autre issu des pangolins.

Là encore, les données manquent pour le confirmer. Le mystère est donc loin d’être résolu mais ces découvertes ’nous indiquent que des virus qui semblent relativement bien adaptés aux humains sont présents au sein de la faune sauvage’, souligne le Pr Holmes. ’Les chauves-souris sont certainement impliqués, les pangolins pourraient l’être mais il est possible que d’autres espèces animales le soient aussi’.

Bien que le tableau demeure largement incomplet, cette pandémie alerte sur les conséquences de nos interactions avec la faune sauvage qui contient ’de nombreux coronavirus qui pourraient potentiellement émerger chez les humains dans le futur’, poursuit le virologue. Avec ses collègues, il appelle ainsi à considérer avec sérieux le cas du pangolin très présent sur les marchés asiatiques.

Si le rôle des pangolins comme hôtes intermédiaires dans l’émergence SARS-CoV-2 reste à confirmer, la vente de ces animaux sauvages dans les marchés devrait être strictement interdite pour éviter une future transmission zoonotique [de l’animal vers l’humain], souligne àBBC News, le Dr Tommy Lam, chercheur à l’université de Hong Kong et principal auteur de l’étude.

Face à la pandémie, la Chine a décrété une interdiction complète du commerce et de la consommation d’animaux sauvages. Une décision saluée par les ONG qui espèrent voir cette réglementation devenir permanente.

A lire aussi : Contre le coronavirus, la Chine recommande un traitement à base de bile d’ours

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10.
Non, le coronavirus n’a pas été fabriqué en laboratoire – Série ISIAS Biologie Coronavirus - Traduction de Jacques Hallard

Une analyse génétique montre que son origine est bien dans la nature : les scientifiques ont pris au sérieux les théories du complot (voir la note à la fin de cette traduction) sur les origines du ‘SRAS-CoV-2’ et ils les ont démystifiées.

L’article d’origine de Tina Hesman Saey a été publié le 26 mars 2020 par Science News sous le titre « No, the coronavirus wasn’t made in a lab. A genetic analysis shows it’s from nature  » et il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-covid-19-not-human-made-lab-genetic-analysis-nature?utm_source=email&amp ;utm_medium=email&utm_campaign=latest-newsletter-v2&utm_source=Latest_Headlines&utm_medium=email&utm_campaign=Latest_Headlines

La pandémie de coronavirus qui entoure le globe entier est causée par un virus naturel, et non pas par un virus qui aurait été fabriqué en laboratoire, selon une nouvelle étude.

La constitution génétique du virus révèle que le ‘SRAS-CoV-2’ n’est pas un méli-mélo, un mélange de virus connus, comme on pourrait s’y attendre s’il était d’origine humaine. Et il présente des caractéristiques inhabituelles qui n’ont été identifiées que récemment dans des ‘fourmiliers écailleux’ appelés pangolins : c’est la preuve que le virus provient bien du milieu naturel. Voilà ce que Kristian Andersen et ses collègues ont rapporté le 17 mars 2020 dans la revue ‘Nature Medicine’.

Lorsque Andersen, chercheur en maladies infectieuses au ‘Scripps Research Institute ‘de La Jolla, en Californie, a entendu parler pour la première fois du coronavirus provoquant une épidémie en Chine, il s’est demandé d’où venait le virus. Initialement, les chercheurs pensaient que le virus se propageait par des infections répétées, passant des animaux dans un marché de fruits de mer situé à Wuhan, en Chine, aux humains, puis transmis ensuite de personne à personne. L’analyse d’autres chercheurs a depuis lors suggéré que le virus n’a probablement sauté qu’une seule fois d’un animal à une personne et s’est propagé d’humain à humain depuis environ la mi-novembre 2020 (SN : 3/4/20).

Mais peu de temps après que la constitution génétique du virus a été révélée au début de janvier 2020, des rumeurs ont commencé à bouillonner et à sa propager selon lesquelles le virus avait peut-être été conçu dans un laboratoire et diffusé intentionnellement ou accidentellement.

Une coïncidence malheureuse a alimenté les théoriciens du complot, explique Robert Garry, virologue à l’Université Tulane de la Nouvelle-Orléans. L’Institut de virologie de Wuhan est « très proche » du marché des fruits de mer et il a mené des recherches sur les virus, y compris sur les coronavirus, trouvés chez les chauves-souris qui peuvent potentiellement provoquer des maladies chez l’homme. ’Cela a amené les gens à penser que, oh !, cela s’est échappé et est descendu dans les égouts, ou quelqu’un est sorti de son laboratoire et est allé au marché, ou quelque chose comme ça’, dit Garry.

Des disséminations accidentelles de virus, y compris le SRAS, se sont produites dans d’autres laboratoires par le passé. Donc, « ce n’est pas quelque chose que vous pouvez simplement rejeter d’emblée », dit Andersen. « Ce serait stupide ».

À la recherche d’indices

Andersen a réuni une équipe de biologistes et de virologues évolutionnistes, y compris Garry, dans plusieurs pays pour analyser le virus afin de détecter des indices démontrant qu’il pourrait avoir été créé par un être humain, ou encore qu’il aurait été élaboré, développé et libéré accidentellement à partir d’un laboratoire.

« Nous nous sommes dit : « Prenons cette théorie - dont il existe plusieurs versions différentes - selon laquelle le virus a une origine non naturelle… comme hypothèse potentielle sérieuse », explique Andersen.

Réunis au moyen de ‘Slack’ et d’autres portails virtuels, les chercheurs ont analysé la constitution génétique du virus, ou séquence d’ARN, pour trouver des indices sur son origine.

Il était clair « presque du jour au lendemain que le virus n’était pas d’origine humaine » dit Andersen. Quiconque espère créer un virus devra travailler avec des virus déjà connus et les assembler pour avoir les propriétés biologiques souhaitées.

Mais le virus du ‘SRAS-CoV-2’ a des composants qui diffèrent de ceux des virus précédemment connus, ils ont donc provoqué un virus ou de virus inconnus dans la nature. « Les données génétiques démontrent irréfutablement que le ‘SRAS-CoV-2 ‘n’est dérivé d’aucune épine dorsale de virus précédemment utilisée », écrivent Andersen et ses collègues dans l’étude.

« Ce n’est pas un virus que quelqu’un aurait conçu et bricolé. Il y a trop de fonctionnalités distinctes, dont certaines sont contre-intuitives », explique Garry. « Vous ne feriez pas cela si vous vouliez essayer de créer un virus plus mortel ».

D’autres scientifiques sont d’accord. « Nous ne voyons absolument aucune preuve que le virus aurait été conçu ou libéré à dessein », explique Emma Hodcroft, épidémiologiste moléculaire à l’Université de Bâle en Suisse. Elle ne faisait pas partie du groupe d’Andersen, mais fait partie d’une équipe de scientifiques avec ‘Nextstrain.org’ qui suit les petits changements génétiques dans le coronavirus pour en savoir plus sur la façon dont il se propage dans le monde.

Cette découverte démystifie une analyse largement contestée, publiée sur ‘bioRxiv.org’ avant l’examen par les pairs, qui prétendait trouver des morceaux de VIH dans le coronavirus, dit Hodcroft. D’autres scientifiques ont rapidement signalé des failles dans l’étude et les auteurs ont rétracté le rapport, mais pas avant qu’il n’ait alimenté la notion selon laquelle le virus aurait été conçu.

Certaines parties du matériel génétique du virus sont similaires à celles du VIH, mais c’est quelque chose qui provient du fait que ces virus ont partagé de l’information à partir d’un ancêtre commun au cours de l’évolution, dit Hodcroft. « Essentiellement, leur affirmation était la même que moi, prenant une copie de l’Odyssée et disant : « Oh !, cela contient le mot ‘le’, puis ouvrant un autre livre, voyant le mot ‘le’ et disant : « Oh mon Dieu, c’est le même mot, il doit y avoir des parties de l’Odyssée dans cet autre livre », dit-elle. « C’était une affirmation vraiment trompeuse et une approche scientifique vraiment mauvaise ».

Trouver des caractéristiques particulières

Le groupe d’Andersen a ensuite cherché à déterminer si le virus aurait pu être accidentellement libéré d’un laboratoire. C’est une possibilité réelle, car les chercheurs de nombreux endroits travaillent avec des coronavirus susceptibles d’infecter les humains, dit-il. « Les trucs sortent parfois du laboratoire, presque toujours accidentellement », dit-il.

Selon Andersen, quelques caractéristiques inattendues du virus ont attiré l’attention des chercheurs. En particulier, le gène codant pour la protéine pointue du coronavirus a 12 blocs de construction d’ARN supplémentaires, ou nucléotides, coincés en elle.

Cette protéine pointue dépasse de la surface du virus et permet au virus de s’accrocher et d’entrer dans les cellules humaines. Cette insertion de blocs de construction d’ARN ajoute quatre acides aminés à la protéine pointue et crée un site dans la protéine pour une enzyme appelée ‘furine à découper’. Cette dernière fabriquée dans les cellules humaines et ne clive les protéines qu’aux endroits où se trouve une combinaison particulière d’acides aminés, comme celle créée par l’insertion. Le SRAS et les autres virus de type SRAS n’ont pas ces sites de découpe.

Trouver le site de cette ‘furine à découper’ a été une surprise : « Ce fut un moment de ‘aha’ et un moment ‘uh-oh’ », dit Garry. Lorsque les virus de la grippe aviaire acquièrent la capacité d’être découpés par la furine, les virus deviennent souvent plus facilement transmissibles. L’insertion a également créé des endroits où les molécules de sucre pourraient être fixées à la protéine pointue, créant un bouclier pour protéger le virus du système immunitaire.

La protéine pointue du virus COVID-19 se lie également plus étroitement à une protéine des cellules humaines appelée ACE2 que le SRAS (SN : 3/10/20). Une liaison plus étroite peut permettre au SARS-CoV-2 d’infecter plus facilement les cellules. Ensemble, ces fonctionnalités peuvent expliquer pourquoi COVID-19 est si contagieux (SN : 3/13/20).

« C’est très particulier, ces deux fonctionnalités », explique Andersen. « Comment expliquer comment cela s’est produit ? Je dois être honnête. J’étais sceptique [que c’était naturel]. Cela aurait pu se produire en culture tissulaire dans un laboratoire, où les virus peuvent acquérir des mutations, car ils se répliquent plusieurs fois dans des boîtes de laboratoire. Dans la nature, les virus porteurs de certaines de ces mutations peuvent être éliminés par sélection naturelle, mais peuvent persister dans des boîtes de laboratoire où même les virus faibles n’ont pas à se combattre pour survivre.

Vaincre la nature

Mais ensuite, les chercheurs ont comparé le ‘SRAS-CoV-2’, avec d’autres coronavirus récemment trouvés dans la nature, notamment chez les chauves-souris et les pangolins. « Il semble que le ‘SRAS-CoV-2’ pourrait être un mélange de virus de la chauve-souris et de celui du pangolin », dit Garry.

Les virus, en particulier les virus à ARN tels que les coronavirus, échangent souvent des gènes dans la nature. La découverte de gènes liés aux virus du pangolin était particulièrement rassurante car la constitution génétique de ces virus n’était connue qu’après la découverte du ‘SRAS-CoV-2’, ce qui rend peu probable que quelqu’un travaille avec eux dans un laboratoire, dit-il.

Photo - Les coronavirus qui infectent les pangolins ont fourni aux chercheurs des indices importants selon lesquels le virus du ‘SRAS-CoV-2’ est naturel. 2630ben / iStock / Getty Images Plus

En particulier, l’équipe a découvert que les pangolins ont également les acides aminés qui provoquent d’une liaison étroite de la protéine de pointe à ACE2. « Il est donc clair que c’est quelque chose qui peut se produire dans la nature », explique Andersen. « Je pensais que c’était un petit indice très important. Cela montre qu’il n’y a pas de mystère au sujet de sa liaison plus étroite à la [protéine] humaine parce que les pangolins le font aussi ».

Les sites de fixation du sucre étaient un autre indice que le virus est naturel, dit Andersen. Les sucres créent un « bouclier de mucine » qui protège le virus d’une attaque du système immunitaire. Mais les boîtes de culture de tissus de laboratoire n’ont pas de système immunitaire, ce qui rend peu probable qu’une telle adaptation puisse résulter de la croissance du virus dans un laboratoire. « Ce genre d’explication est loin de l’hypothèse de la culture de tissus », dit-il.

La similitude du ‘SARS-CoV-2’ avec les virus des chauves-souris et des pangolins est l’une des meilleures preuves que le virus est naturel, dit Hodcroft. « Ce n’était qu’un autre débordement d’animaux sur les humains », dit-elle. « C’est vraiment l’explication la plus simple de ce que nous voyons ». Les chercheurs ne savent toujours pas exactement quel animal était la source.

Andersen dit que l’analyse ne mettra probablement pas de côté les théories du complot. Pourtant, il pense que l’analyse en valait la peine. « J’étais moi-même sceptique au début et je continuais à faire des allers et retours », dit Andersen, mais il est maintenant convaincu. « Toutes les données montrent que c’est bien naturel ».

— - Voir toute notre couverture de la nouvelle épidémie de coronavirus 2019 sur ce site https://www.sciencenews.org/editors-picks/2019-novel-coronavirus-outbreak

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11.
La théorie du complot d’après Wikipédia

D’après Wikipédia, « Une théorie du complot également désignée par les néologismes conspirationnisme ou complotisme propose de donner une vision de l’histoire perçue comme le produit de l’action d’un groupe occulte agissant dans l’ombre. Loin de la simple rumeur, il s’agit (selon Peter Knight, de l’université de Manchester) d’un récit théorique qui se prétend cohérent et cherche à démontrer l’existence d’un complot entendu comme le fait qu’« un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des évènements »1. La conspiration secrète civile, criminelle ou politique, visée par la théorie du complot, agirait généralement dans l’objectif de détenir ou conserver une forme absolue de pouvoir (politique, économique ou religieux).

Du point de vue des observateurs en sciences sociales, la théorie du complot tend à se soustraire à la réfutation ; en effet, toute démonstration destinée à prouver qu’aucun complot n’est à l’œuvre sera interprétée comme une nouvelle tentative de tromper le complotiste, qui continuera à chercher ce qui se passe dans l’ombre, et qu’on ne lui dit pas. Les explications officielles ou scientifiques établies par les pouvoirs publics et relayées par les grands médias d’informations seront structurellement discréditées.

La démarche de la théorie du complot cherche à adosser à des faits avérés un responsable selon une logique souvent uni-causale de narration. Elle se différencie en cela de la démarche historique qui induit une multi-causalité.

Article complet à lire à la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_complot

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12.
Pourquoi le savon est-il efficace contre le coronavirus ? Lire la bioParJulie Kern Rédactrice scientifique -Publié le 05/04/2020 – Document ‘futura-sciences.com’

Avec l’épidémie de Covid-19 qui s’étend, des règles pour limiter sa propagation ont été diffusées par l’OMS et Santé publique France. Parmi celles-ci, le lavage des mains est sûrement la plus simple mais aussi la plus efficace. Voici comment le savon élimine le virus.

Pandémie de SARS-COV-2 : faut-il s’inquiéter ? Des mesures sanitaires sont prises par tous les gouvernements européens pour limiter la propagation du virus. Faut-il s’inquiéter de la pandémie en cours ? 

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, la première mesure d’hygiène préconisée est de se laver régulièrement les mains au savon et à l’eau. Le coronavirus est excrété du corps par des microgouttelettes qui contiennent des virions infectieux lors d’un éternuement ou d’une toux. Si, par réflexe, nous mettons la main devant notre bouche, celle-ci est aussi contaminée et contaminante !

Téléphone, poignée de porte, et surtout la main d’un proche, tout ce que nous touchons peut alors être contaminé et participe à la propagation de la maladie. Mais un geste aussi simple que de se laver les mains rigoureusement et régulièrement permet-il de limiter efficacement sa propagation ? La réponse est oui, voilà comment cela fonctionne.

Comment le savon neutralise les virus

Le savon est obtenu à partir d’un mélange d’acide gras et d’une base forte (hydroxyde de sodium ou de potassium). Les molécules le composant sont amphiphiles et leur structure peut être comparée à celle d’une épingle. La tête de l’épingle est hydrophile alors que la tige est composée d’une longue chaîne d’acide gras, hydrophobe.

L’enveloppe de certains virus ressemble à ces micelles. Les virus enveloppés empruntent un morceau de membrane aux cellules infectées, celle-ci est aussi constituée de phospholipides, amphiphiles, en plus d’autres protéines virales, notamment celles nécessaires à l’infection (protéine S). Le coronavirus, mais aussi les virus de la grippe, le VIH, et d’autres encore, possèdent une enveloppe lipidique. Il existe aussi des virus sans enveloppe appelés virus nus.

Dans l’eau, les molécules amphiphiles peuvent rester libres ou former des micelles, une sorte de bulle où les molécules amphiphiles s’organisent de telle sorte que leur tête hydrophile soit en contact avec l’eau et les queues hydrophobes au milieu.

Lorsque que nous nous lavons les mains, la queue hydrophobe des molécules libres du savon cherche à éviter l’eau, elle se fixe alors sur l’enveloppe lipidique des virus et la désorganise. Un virus enveloppé sans enveloppe lipidique fonctionnelle n’est plus infectieux.

Le savon permet aussi de briser les liaisons chimiques non-covalentes (liaisons hydrophobes et liaisons hydrogènes) qui permettent aux micro-organismes de rester accrocher aux surfaces. Les micelles peuvent entourer un débris membranaire et l’emmener avec elles dans l’eau au moment du rinçage.

Consulter le schéma explicatif (en anglais) - Le coronavirus peut être résumé ainsi, un génome entouré d’une membrane lipidique contenant aussi des protéines. Les molécules de savon ressemblent à des petites épingles avec une tête hydrophile et une queue hydrophobe. En se fixant sur la membrane lipidique du virus, les molécules de savon la désorganisent. Les molécules de savon organisées en micelle entourent les débris qui seront évacués lors du rinçage. © Jonathan Corum et Ferris Jabr, The New-York Times 

Les bons gestes pour se laver les mains efficacement

Pour que cela soit efficace, il faut suivre quelques règles émises par l’Organisation mondiale de la Santé :

  • se mouiller entièrement les mains ;
  • se savonner les mains pendant au moins trente secondes ;
  • penser à frotter la paume des mains jusqu’au poignet, entre les doigts et les ongles ;
  • rincer ; 
  • se sécher les mains avec une serviette propre ou un à usage unique ;
  • fermer le robinet avec une serviette.
    Dans l’idéal, il faudrait se laver les mains après avoir fréquenté un lieu collectif, après avoir été en contact avec une personne malade ou une surface potentiellement contaminée, avant et après manger. 

Les solutions hydroalcooliques peuvent être utilisées pour dépanner dans les transports ou quand du savon n’est pas disponible. Elles contiennent de l’alcool et ont un effet similaire au savon, mais ne sont pas aussi efficaces. Elles désinfectent mais ne nettoient pas les mains. De plus, certaines possèdent des agents antibactériens qui n’ont aucun effet sur les virus.

Schéma explicatif  : à afficher dans les lieux recevant du public ; les conseils de l’OMS pour bien se laver les mains. © OMS 

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Voir aussi : Pourquoi le savon est-il l’ennemi du coronavirus ? Par CNEWS - Mis à jour le 26/03/2020 à 12:05 Publié le 26/03/2020 à 11:12

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13.
Coronavirus : l’hygiène d’accord, mais attention aux intoxications aux désinfectants Par Frédéric Mouchon - Le 3 avril 2020 à 06h51 – Document ‘leparisien.fr’

L’agence sanitaire recommande de rincer à l’eau claire les aliments que l’on prépare mais surtout pas à l’eau de javel. (Illustration) LP/Jean-Baptiste Quentin

Des radis, du raisin ou du poulet nettoyés à l’eau de javel ; des chiens et des chats désinfectés au gel hydroalcoolique ; des produits nettoyants pour sol utilisés pour l’hygiène corporelle… La peur d’être contaminé par le coronavirus conduit parfois à des comportements extrêmement dangereux.

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Au point que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a décidé ce jeudi soir de rappeler quelques règles de base quant à l’utilisation des désinfectants pour se prémunir du virus. Cette alerte intervient alors que 245 cas d’exposition à des produits potentiellement toxiques ont été rapportés par le réseau des centres antipoison du 1er au 24 mars 2020.

Ne vous lavez pas les mains à l’alcool à brûler

Si 81 % des Français se lavent aujourd’hui les mains avant de passer à table (alors qu’ils n’étaient que la moitié à le faire avant que l’épidémie ne survienne), certains font un « mésusage » des produits nettoyant ou désinfectant de surface en les utilisant… sur leur propre corps. L’Anses cite par exemple l’utilisation d’un désinfectant médical de surface mis sur les mains et le visage, du badigeonnage d’alcool sur le corps et du lavage des mains à l’eau de javel ou à… l’alcool à brûler.

Ne nettoyez pas vos aliments à l’eau de javel

« L’eau de javel est irritante et il ne faut pas laver ses fruits et légumes ou d’autres denrées alimentaires avec ce produit », insiste le docteur Sandra Sinno-Tellier, coordinatrice de la toxicovigilance à l’Anses. L’agence sanitaire recommande de rincer à l’eau claire les aliments que l’on prépare et, dans le cas de fruits ou de légumes, de les éplucher si possible. Mais de ne surtout jamais avoir recours à un produit désinfectant, y compris des lingettes !

À IMPRIMER > Les règles à adopter pour faire ses courses : l’infographie à télécharger en A4

Gare aux vapeurs toxiques

Lors des opérations de nettoyage réalisées à la maison, les centres antipoison ont rapporté des cas d’inhalation de vapeurs toxiques (de chlore notamment) ou le mélange d’eau de javel et de détartrant (vinaigre, ammoniaque…) au cours d’un nettoyage excessif ou inadapté des sols et surfaces.

« Ces dégagements gazeux peuvent entraîner des difficultés respiratoires graves notamment chez les personnes ayant des affections respiratoires préexistantes (asthme…) ». L’agence de sécurité sanitaire recommande « de pas mélanger des produits nettoyants ou désinfectant entre eux ».

Mettez le gel hydroalcoolique à l’abri des enfants

« Nous nous attendons à une probable recrudescence des accidents domestiques car les produits ménagers et les solutions hydroalcooliques se retrouvent en plus grand nombre au domicile et parfois à la portée des enfants qui peuvent accidentellement en ingérer », explique le docteur Sandra Sinno-Tellier. Les centres antipoison ont notamment rapporté des cas d’intoxication accidentelle de jeunes enfants suite au transvasement de produits ménagers dans une bouteille ou un verre d’eau.

En cas d’intoxication, appelez le centre antipoison

Ce conseil paraît évident. Mais l’Anses a constaté que certaines personnes, victimes de projections de produits corrosifs dans l’œil ou de troubles respiratoires liés à une intoxication, renonçaient à consulter « par peur d’être contaminée par le Covid-19 » dans les services d’urgence ou les cabinets médicaux… Dans ce cas, l’agence sanitaire recommande de suivre les indications du centre antipoison (numéros de téléphone consultables ici ).

Les huiles essentielles ne guérissent pas du Covid-19

L’Anses s’alarme de ceux qui pratiquent l’automédication en utilisant des « huiles essentielles » par voie orale pour « renforcer les défenses naturelles ». « Les huiles essentielles ne constituent pas un moyen de lutte contre le coronavirus », insiste l’agence sanitaire. « Certains les utilisent aussi sous forme de spray assainissant d’intérieur mais cela peut être à l’origine de crises d’asthme chez des personnes ayant des affections respiratoires chroniques », souligne Sandra Sinno-Tellier qui demande par ailleurs aux femmes enceintes et allaitantes de ne pas utiliser d’huiles essentielles par mesure de précaution.

Source :http://www.leparisien.fr/societe/sante/coronavirus-l-hygiene-d-accord-mais-attention-aux-intoxications-aux-desinfectants-03-04-2020-8293239.php

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14.
#coronavirus : lancement d’un essai clinique national sur 800 patients visant à comparer 4 thérapies 13 mars 2020 | Par Caducee.net

Afin d’accélérer la recherche sur le virus et sur la maladie COVID-19, la ministre de la Recherche Frédérique Vidal a annoncé hier le lancement de 20 projets de recherche, dont un essai clinique sur 800 patients français et 3200 patients européens. Coordonnés par le consortium REACTING, dont le chef de file est l’INSERM, ces projets de recherche s’intéressent à la modélisation de l’épidémie, la recherche de traitement ou encore la prévention.

Les projets de recherche thérapeutique sélectionnés consistent à étudier le repositionnement de médicaments déjà sur le marché et utilisés dans d’autres pathologies ainsi qu’à la recherche sur les anticorps monoclonaux neutralisants.

L’essai clinique qui devrait débuter la semaine prochaine vise à comparer 4 thérapies :
- Les traitements symptomatiques habituels en cas de détresse respiratoire (oxygène, ventilation),
- Le Remdesivir est un antiviral développé par Gilead. Il est actuellement recommandé par le HSCP pour les cas les plus graves. Il aurait une puissante activité in vitro et in vivo sur les coronavirus animaux et humains, et notamment sur le SARS-CoV et le MERS-CoV. Un essai clinique de phase 3 est en cours en Chine et les résultats sont attendus le 27 avril.
- Le Kaletra est une association de lopinavir, qui appartient à la famille des inhibiteurs de la protéase du VIH et du ritonavir utilisé à des doses qui le positionne comme booster du lopinavir,
- Le quatrième traitement associera le Kaletra et un interféron bêta du laboratoire Merck .

Le Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat à Paris, a précisé que la chloroquine n’a pas été retenue à cause des interactions médicamenteuses et des problèmes d’effets secondaires sur les patients en réanimation. Néanmoins, elle pourrait être intégrée dans un second temps si « in vivo on montre qu’il y a une efficacité ».

Liste des 20 projets de recherche sélectionnés à lire en tapant ici

Descripteur MESH : Patients , Essai clinique , Recherche , Virus , Maladie , Ritonavir , Association , Paris , Lopinavir , Temps , Chloroquine , Interactions médicamenteuses , Animaux , Anticorps , Anticorps monoclonaux , Coronavirus , Thérapeutique , Réanimation , In vitro , Oxygène , Famille , Chine

https://www.caducee.net/actualite-medicale/14776/coronavirus-lancement-d-un-essai-clinique-national-sur-800-patients-visant-a-comparer-4-therapies.html

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15.
Vaccin contre le coronavirus : quand sera-t-il trouvé ? Par Julie Giorgetta - Mis à jour le 01/04/20 15:39 – Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’

Trouver un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2 permettrait d’enrayer l’épidémie Covid-19 qui frappe le monde depuis trois mois. La piste du vaccin BCG est en cours de test. En attendant, l’Agence européenne du médicament estime qu’un vaccin contre le coronavirus n’arrivera pas avant au moins un an.

[Mise à jour le mercredi 1er avril 2020 à 15h26] - Alors que l’épidémie de coronavirus s’est généralisée en France et dans le monde, que de nouveaux cas de contaminations et de décès sont confirmés, l’Agence européenne du médicament (EMA) estime dans un communiqué le 31 mars ’qu’il pourrait s’écouler au moins un an avant qu’un vaccin contre le COVID-19 ne soit prêt pour approbation et disponible en quantités suffisantes pour permettre une utilisation généralisée’. Elle précise être en contact avec les développeurs d’une douzaine de vaccins COVID-19 potentiels. Deux vaccins sont déjà entrés dans des essais cliniques de phase I, qui sont les premiers essais nécessaires et sont effectués sur des volontaires sains. 


Fabrication d’un vaccin : les grandes étapes

Les équipes de chercheurs avancent sur l’élaboration d’un vaccin contre le nouveau coronavirus, mais toutes sont unanimes : il va falloir plusieurs mois pour le mettre au point, il ne permettra donc pas d’enrayer l’épidémie de coronavirus actuelle. En effet, il ne suffit pas seulement de trouver la bonne formule, le vaccin doit ensuite être testé sur les animaux, puis sur les humains et ce, à chaque étape de son processus de fabrication. Au total, il faut compter entre 6 et 36 mois pour la production, le conditionnement et la livraison auprès des différents pays concernés qui vont à leur tour effectuer des contrôles de qualité. ’Obtenir un vaccin efficace, non toxique et donc utilisable prend des mois voire plusieurs années. Cette épidémie va cependant permettre d’accélérer peut-être la mise au point d’un vaccin actif sur coronavirus, celui découvert à Wuhan en 2019 ou d’autres (comme on a déjà vu il y a 10 et 20 ans avec le SRAS et le MERS) ou au moins aider à optimiser la technique et le ciblage sur coronavirus’, commente Mathieu Lafaurie, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis.

L’efficacité d’un vaccin ne peut se démontrer que sur le long terme.


Vaccin contre le coronavirus : quelle efficacité ?

Selon un porte-parole du service du Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection, il n’est pas raisonnable de penser que le vaccin est une solution à court terme : ’L’efficacité d’un vaccin ne peut se démontrer que sur le long terme. Il faut que des personnes vaccinées et non vaccinées contre le virus aient été exposées dans une zone à risque pour que l’on puisse démontrer que la population vaccinée a été moins touchée que la population non vaccinée. Or, cela demande nécessairement un temps long’. 

Pas avant au moins 1 an, selon l’Agence européenne du médicament.


Vaccin contre le coronavirus : quand sera-t-il disponible ?

Selon l’Agence européenne du médicament (EMA) ’il pourrait s’écouler au moins un an avant qu’un vaccin contre le COVID-19 ne soit prêt pour approbation et disponible en quantités suffisantes pour permettre une utilisation généralisée’. La Commission européenne a débloqué 10 millions d’euros pour la recherche d’un vaccin contre le coronavirus et soutient un projet mettant en lien 300 hôpitaux et 900 laboratoires. En France, une Task Force (force opérationnelle) a été mise en place à l’Institut Pasteur pour le développement de vaccins. Des chercheurs ont décidé de partir du vaccin de la rougeole (même famille de virus que le coronavirus SARS-CoV-2) pour faire des premiers essais. Ils vont assembler le génome du vaccin de la rougeole avec une partie de celui du coronavirus, pour obtenir un dérivé de vaccin que tous les pays du monde savent produire. Des tests sur des souris ont commencé le 11 mars. ’Les tests vont durer un mois, un mois et demi : on vaccine des souris, ensuite, on leur prend régulièrement du sang pour voir si elles ont fait des anticorps contre le vaccin. Si elles ont fait des anticorps, on les infecte avec le coronavirus et on voit si elles résistent’, explique un des chercheurs à RTL’L’Institut Pasteur annonce un délai de 18 mois [soit l’été 2021], or il est tout à fait probable que d’ici 18 mois, l’épidémie de coronavirus n’existe plus dans ces conditions et que, même s’il y a une nouvelle épidémie de coronavirus chinois dans 18 mois, le vaccin développé pour la souche actuelle ne fonctionne plus, c’est ce qui s’est passé pour le SRAS’, rappelle le porte-parole. 


Les vaccins en cours de test


  • Vaccin BCG. Plusieurs chercheurs dans le monde, notamment en France, travaillent sur la piste du vaccin BCG anti tuberculose, contre le coronavirus. ’Lorsqu’il y a une couverture vaccinale BCG importante dans un pays donné, nous nous apercevons que la gravité de la maladie Covid-19 est moindre’, déclare Laurent Lagrost, directeur de recherche à l’Inserm, sur LCI. Les personnes vaccinées contre le BCG ne seraient donc pas immunisées contre le SARS-CoV-2 mais moins à risque de développer une forme grave en stimulant la mémoire de l’immunité innée (première immunité à entrer en jeu face à une infection) et en induisant ainsi une ’immunité innée entraînée’ explique l’Inserm dans un communiqué. L’institut Pasteur de Lille va essayer de mettre en place un essai clinique pour vérifier l’hypothèse. Cet essai imposera de suivre les participants pendant 2 à 3 mois pour avoir des données fiables.
  • Aux Etats-Unis, une société de biotechnologie, Moderna, teste depuis lundi 16 mars, son premier vaccin contre le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2), le ARNm-1273, sur un patient volontaire. L’ARNm-1273 fait partie des nouvelles thérapies développées par la société de biotechnologie. L’étude, menée par les Instituts nationaux de la santé américains (NIH), est dans sa première phase. Elle évalue l’innocuité et l’immunogénicité de trois niveaux de dose d’ARNm-1273 (25, 100, 250 μg) administrés selon un schéma de vaccination précis, sur un total de 45 adultes en bonne santé inscrits à l’étude. Les résultats ne seront pas connus avant 12 à 13 mois. L’objectif principal est d’évaluer l’innocuité et la réactogénicité d’un schéma de vaccination à deux doses d’ARNm-1273. L’objectif secondaire est d’évaluer l’immunogénicité de la protéine SARS-CoV-2 S.
  • En Chine le premier essai clinique a démarré pour tester un vaccin sur 108 volontaires, tous originaires de la ville de Wuhan où le Covid-19 a fait son apparition. Les volontaires âgés de 18 à 60 ans ont reçu une première injection vendredi 20 mars, ils sont suivis pendant les six prochains mois.
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Voir un exemple - Merci au Dr Mathieu Lafaurie, infectiologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris et au porte-parole du service du Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection.

Covid-19

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16.
Travaux en cours sur des thérapies innovantes Présentation au cours du Journal télévisé ‘Le 20h’ Présenté par Laurent Delahousse - Mis à jour le 05/04/2020 |– Replay du 20h – Viser la séquence qui débute à 28 minutes et 18 secondes - Document ‘France 2 France Télévisions’

Notamment ces 3 pistes qui sont à l’étude :

Cellules souches du cordon ombilical – Sérothérapie : échange plasmatique avec les anticorps du plasma provenant de patients guéris – Une hémoglobine très oxygénante provenant d’un ver marin [Voir Document suivant]

Source : https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-5-avril-2020_3876173.html

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17.
Coronavirus : une société bretonne obtient le feu vert pour traiter des malades avec du sang de ver marin Par CNEWS avec AFP - Mis à jour le 05/04/2020 à 11:20 Publié le 05/04/2020 à 11:25 – Document ‘cnews.fr/France’

Photo d’un ver marin- L’hémoglobine de l’arénicole était déjà étudiée pour la préservation des greffons, afin qu’ils restent viables plus longtemps dans l’attente du receveur.[FRED TANNEAU / AFP]

Et si l’arénicole pouvait sauver les malades du Covid-19 ? Samedi 4 avril 2020, la société bretonne Hemarina a annoncé avoir obtenu tous les accords nécessaires au démarrage d’un essai clinique à partir du sang de ce ver marin. Une solution produite grâce à son hémoglobine, aux propriétés oxygénantes étonnantes, va être administrée à dix personnes contaminées par le coronavirus.

Ce projet a été validé par l’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM), mais aussi par le Comité de protection des personnes (CPP).

« L’accord du CPP a été obtenu dans la nuit (du vendredi 3 au samedi 4 avril 2020). On a les deux feux verts administratifs pour pouvoir commencer », a annoncé Franck Zal, à la tête de la société Hemarina.

Mesurant entre 10 et 15 cm, l’arénicole est surtout connu pour ses petits tortillons visibles sur les plages. Son hémoglobine -molécule présente dans les globules rouges et qui a pour rôle de transporter l’oxygène dans le corps- est capable d’acheminer 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine. Contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l’arénicole est extracellulaire.

Ce projet de « respirateur moléculaire », répond au nom de code « Monaco » -acronyme de « Nation oxygen covid ». Selon Franck Zal, il représente une « perspective d’espoir pour soulager les services de réanimation ».

L’essai concernera dix patients et doit avoir lieu dans l’un des deux hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), la Pitié-Salpêtrière ou Georges Pompidou, qui disposera de ces produits.

« Dans un premier temps, on aura un test de safety (sécurité) et d’efficacité pour pouvoir voir un signe d’oxygénation chez des personnes qui vont tomber vers la réa », a précisé M. Zal. Il s’agit « de tenter d’éviter que les patients arrivent trop vite en réanimation ».

« Nos résultats seront publiés dans le respect des règles scientifiques et des personnes recevant la molécule. Dans ce temps de crise, l’opensource est la règle », a réagi Laurent Lantieri, l’un des responsables scientifiques du projet Monaco, sur Twitter.

« On voudrait que les datas (données) soient publiées et ouvertes à la communauté internationale », a renchérit M. Zal.

Basée à Morlaix, Hemarina possède sa propre ferme d’élevage de vers marins en Vendée. La société disposait fin mars de 5.000 doses de solution immédiatement disponibles, avec une capacité d’en produire 15.000 autres « assez rapidement ».

Il n’existe actuellement aucun traitement contre le Covid-19. Plusieurs études ont été lancées sur l’hydroxychloroquine, dont l’usage continue de faire débat.

À suivre aussi :

épidémie Les scientifiques écossais qui ont cloné Dolly auraient développé un traitement contre le Covid-19

pandémie Un essai clinique à base de chloroquine proposé à des médecins volontaires

CNEWS

https://www.offremedia.com/sites/de...

Source : https://www.cnews.fr/france/2020-04-05/coronavirus-une-societe-bretonne-obtient-le-feu-vert-pour-traiter-des-malades-avec

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18.
Un ver marin contre la détresse respiratoire – Par Loïc Mangin - 02 avril 2020Document ‘pourlascience.fr’

L’hémoglobine d’un ver arénicole pourrait aider les malades du Covid-19 en détresse respiratoire et leur éviter des traitements lourds. Photo - Le ver arénicole Arenicola marina et son tortillon de sable caractéristique. © Bildagentur Zoonar GmbH / Shutterstock.com

L’idée peut déconcerter, mais le ver arénicole Arenicola marina, le même dont on repère la présence sur les plages par les petits tortillons laissés à la surface du sable, pourrait aider les malades du Covid-19 en détresse respiratoire dans les hôpitaux. De quelle façon ? Grâce à son hémoglobine ! C’est ce que pensent certains réanimateurs qui ont contacté la société Hemarina, basée à Morlaix, et fondée par Franck Zal, ancien chercheur en biologie marine au CNRS, qui promeut depuis longtemps les qualités de cette hémoglobine spéciale, dénommée M101.

Une super hémoglobine - Les vers arénicoles sont dotés d’un système vasculaire où circule une hémoglobine qui alimente tout l’organisme avec l’oxygène capté par les branchies. Cependant, ici, pas de globules rouges, mais une hémoglobine circulante extracellulaire aux caractéristiques étonnantes. Celle des mammifères est composée de quatre chaînes protéiques (des globines) entourant une molécule complexe, l’hème, hébergeant un atome de fer (Fe2+), où se lie l’oxygène transporté. Chez l’arénicole, l’hémoglobine contient non pas 4, mais 156 globines organisées grâce à diverses molécules en une structure en double hexagone autour, là aussi, d’un hème à Fe2+…

Pour la Science - la science expliquée par ceux qui la font

POUR LA SCIENCE - Syndicat national de l’édition

Lire l’article complet avec illustrations sur le site suivant : https://www.pourlascience.fr/sr/covid-19/un-ver-marin-contre-la-detresse-respiratoire-19076.php

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant 07/04/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Biologie Coronavirus L’origine naturelle du coronavirus, persistance, transmission, consignes et thérapies émergentes.4

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

http://yonnelautre.fr/local/cache-v...

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