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"Faire la classe à la maison, hors les murs de l’école, pendant le confinement imposé à cause du coronavirus et de la pandémie Covid-19" par Jacques Hallard

samedi 18 avril 2020, par Hallard Jacques

ISIAS Education Francophonie

Faire la classe à la maison, hors les murs de l’école, pendant le confinement imposé à cause du coronavirus et de la pandémie Covid-19

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS 18/04/2020

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Source - Voir aussi : Science en action - Ressources interactives
pour l’apprentissage des sciences. À propos d’eduMedia

’Si la pandémie a une vertu, et une seule, c’est de nous rappeler nos dépendances et nos dettes envers ceux que nous ne connaissons pas.’ - Débat entre François Dubet et Denis Lafay in ’L’épreuve du confinement révèle des inégalités qui peuvent devenir haine’

Plan : Préambule Introduction Citations Sommaire Auteur


Préambule - Ce dossier à usage didactique s’ouvre par une réponse donnée à des parents par Claude Halmos, essayiste et psychanalyste française, sur le rôle de ceux-ci dans la poursuite de la scolarité pendant la période du confinement imposée par les autorités. Voir : Confinement, mode d’emploi 4 : l’école à la maison – « Les difficultés des parents confrontés à la nécessité d’assurer le travail scolaire de leurs enfants à la maison. La psychanalyste Claude Halmos répond à la question de Serge et Nancy lors d’une émission de ‘France Info’ » - Diffusé le 18/04/2020 - Durée d’enregistrement : 03’08 - Photo – A (ré)écouter à la source : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-dans-ma-tete/ - On peut aussi écouter cette conversation (durée 3 minutes) intitulée « Confinement  : ’C’est trèséprouvant psychologiquement’, estime la psychanalyste Claude Halmos  » diffusée par ‘francetvinfo’ - Autre enregistrement à écouter (durée 2 minutes 58) : « Confinement, mode d’emploi 2 : comment faire avec les enfants »

Suggestion : si vous voulez vous contenter d’une pause musicale de qualité par des artistes confinés
pour les enfants et leurs parents, visez cette entrée N°19 !


Introduction

Point sur la fin du confinement en France … et au Danemark

France - Reprise des cours le 11 mai 2020 : retour à l’école progressif de la crèche au lycée – Par Elodie Benarousse - Mis à jour le 13/04/20 21:00 – Document ‘journaldesfemmes.fr’ – « Le Président français Emmanuel Macron a annoncé hier soir [13 avril 2020] que le confinement serait prolongé jusqu’au lundi 11 mai 2020. Les crèches, les écoles maternelle et primaire, les collèges et les lycées ouvriront leurs portes progressivement à la fin du confinement, excepté dans l’enseignement supérieur. Les étudiants ne reprendront pas les cours avant l’été. Le point sur les dernières annonces… » - Source : https://www.journaldesfemmes.fr/maman/enfant/2619747-reprise-des-cours-le-11-mai-retour-a-l-ecole-progressif-de-la-creche-au-lycee/

Emmanuel Macron annonce une prolongation du confinement jusqu’au 11 mai 2020 Vidéo 9:36 - 13 avril 2020 - Le Monde - Emmanuel Macron a annoncé lundi la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai 2020 dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 qui a fait [jusqu’à maintenant] près de 15.000 morts en France. A cette date, « à partir du 11 mai 2020, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées », a précisé Emmanuel Macon, mais les universités ne rouvriront « pas avant l’été ». Sur le plan sanitaire, le président de la République a affirmé que « le 11 mai, nous serons capables de tester toutes les personnes ayant un symptôme », tout en demandant aux personnes âgées et fragiles de rester confinées. Catégorie : Actualités et politique – Source : https://www.youtube.com/watch?v=ZpLrj8UvnZk

Cette annonce ; qui a retenu un score d’audience jamais égalé à la télévision [Voirhttps://www.rtl.fr/actu/politique/a...Allocution de Macron : 35,3 millions de téléspectateurs, un record absolu], a suscité immédiatement nombre de critiques et de questions. Par exemple, celle-ci : Confinement : rouvrir les écoles après le 11 mai, pour quoi faire ? Par Anthony Berthelier- 14/04/2020 13:27 CEST diffusé par ‘huffingtonpost.fr’- « Une décision qui tranche avec celle de pays déjà ‘déconfinés’… C’était sans doute la plus grosse surprise de l’allocution d’Emmanuel Macron. Le président de la République a annoncé, dans son discours lundi 13 avril 2020, que certains établissements scolaires commenceraient à rouvrir à partir du 11 mai prochain. C’est par le chemin de l’école que la France commencera d’ailleurs son retour à la vie normale, deux mois après la mise en place du confinement général pour lutter contre la propagation la pandémie de coronavirus. Au final, seuls les étudiants de l’enseignement supérieur attendront la fin de l’été pour retourner à l’université selon les mots du chef de l’État. “L’école ne sera pas obligatoire le 11 mai, le retour sera progressif”, a précisé le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ce mardi, soulignant que le 11 mai ne serait pas synonyme d’un retour à la normale. “Il est hors de question d’avoir des classes bondées. Il faudra réfléchir à des aménagements”, a-t-il affirmé. Édouard Philippe a d’ailleurs tenu à indiquer, lors des questions au gouvernement de ce mardi, qu’il ne souhaitait “rien annoncer de définitif” sur cette question. “L’impact du confinement est probablement très élevé et très durable”, sur la scolarisation de certains enfants a expliqué le Premier ministre. C’est pourquoi il veut “ramener vers le chemin de l’école le plus grand nombre de nos enfants.” Un retour qui “ne peut bien entendu pas se faire au prix de la santé”, a-t-il lancé… » - Article complet à lire à la source © 2020 Le Huffington Post SAS (fait partie de HuffPost News) ; tous droits réservés. Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/confinement-rouvrir-les-ecoles-apres-le-11-mai-pour-quoi-faire_fr_5e957794c5b606109f5fa68a??ncid=newsltfrhpmgnews#EREC-101

Danemark - ’C’est maintenant qu’il faut mettre nos enfants dehors et les exposer’ : les Danois confiants dans la réouverture des écoles après le confinement Par Ludovic Piedtenu pour Radio France - Mis à jour le 15/04/2020 à 09:06 –Photo – Au Danemark, à partir de ce mercredi 15 avril 2020, les crèches, écoles maternelles et primaires danoises accueillent à nouveau les enfants de moins de 11 ans. Une mesure bien acceptée par les parents, dans ce pays peu touché par le Covid-19. - Crèches, écoles maternelles et primaires rouvrent progressivement leurs portes à partir ce mercredi 15 avril au Danemark, une première en Europe ! Le royaume scandinave, avec près de 300 morts et plus de 6 500 infections au Covid-19 et où près de six millions d’habitants sont confinés depuis le 12 mars, mise sur un retour graduel à la vie normale dans l’espoir d’immuniser petit à petit la population. Pour le retour des élèves, quelques mesures ont été prises comme des classes par tout petits groupes et autant que possible en plein air, en respectant au maximum les règles d’hygiène. C’était une décision plutôt facile, dit Johan, père de deux enfants de 3 et 6 ans, à Aarhus, dans le nord du pays. ’Nos hôpitaux semblent maîtriser la situation, ça paraît le bon moment pour attraper ce virus, c’est maintenant qu’il faut mettre nos enfants dehors et les exposer, parce qu’ils l’auront de toute façon tôt ou tard.’

Photo - Retour à l’école pour les petits Danois, mercredi 15 avril 2020. Ici dans une rue d’Aarhus. (LUDOVIC PIEDTENU / RADIO FRANCE) - L’annonce la semaine dernière de cette rentrée n’a pas provoqué d’opposition massive chez les parents d’élèves expliquent Simon et Frédéric, deux Français installés au Danemark. ’Ici c’est simple, les gens font confiance au gouvernement et le gouvernement leur fait confiance. Il n’y a pas de pression, il ne vont pas marteler une propagande de peur comme en France. Ils font ça étape par étape mais au moins ça rassure les gens.’

Un déconfinement par étapes

Les cours n’ont toutefois repris que dans la moitié des communes danoises et dans 35% des établissements à Copenhague, la capitale. Les autres ont demandé plus de temps pour s’adapter aux règles de sécurité sanitaire encore en vigueur. Tous les établissements devraient être ouverts d’ici le 20 avril 2020. Ce retour à l’école ce matin pour les enfants de moins de 11 ans n’est pas une obligation, mais c’est une aubaine pour certains parents, pour qui cela signifie la possibilité de retourner au travail. C’est aussi un choix économique que fait le Danemark pour ne pas ajouter, disent ses gouvernants, de la crise à la crise. Toutes les autres restrictions, notamment l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes et la fermeture des cafés, des restaurants, des salles de sport et des salons de coiffure, sont censées rester en vigueur au moins jusqu’au 10 mai 2020.

>> Coronavirus : suivez l’évolution de la pandémie en France et à l’international dans notre direct

Franceinfo - Actualités en temps réel et info en direct -Nous contacter Qui sommes-nous ? – Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/cest-maintenant-quil-faut-mettre-nos-enfants-dehors-et-les-exposer-les-danois-confiants-dans-la-reouverture-des-ecoles-apres-le-confinement_3916813.html

Pendant le temps que dure le confinement, les professionnels de l’éducation ont dû apprendre à faire la classe pour les élèves confinés dans l’habitation de leurs parents, hors les murs de l’école, et faire preuve de créativité pour garder le contact avec les élèves et avec leurs parents pour les plus jeunes d’entre eux… Le présent dossier a été construit dans ce contexte particulier ; il comprend une sélection de documents qui sont classés et répartis en 8 parties dans le sommaire détaillé ci-après.

Partie 1 de ce dossier

En attendant cette reprise de la scolarité, ce dossier propose, dans un premier temps, de découvrir comment arriver à bien faire l’école à la maison pendant le confinement et comment aider à la continuité pédagogique avec des conseils à destination des équipes de direction et des équipes pédagogiques. Une offre éducative et culturelle francophone à la maison existe bel et bien et il y a des ressources numériques tout à fait utilisables en période de confinement et les institutions de la Francophonie se sont d’ailleurs mobilisées pour assurer la continuité des enseignements pendant le confinement.

Partie 2 de ce dossier

La deuxième partie de ce dossier se concentre spécialement sur les écoles maternelles. Selon Wikipédia, « En France, l’école maternelle est destinée aux enfants des classes de toute petite section (à partir de deux ans ou plus, selon les secteurs) jusqu’à la grande section. Gratuite et facultative, elle scolarise en 2014, 11,8 % des enfants de deux ans et la quasi-totalité des enfants de trois à cinq ans. On peut retrouver actuellement en France 15.079 écoles maternelles publiques, ainsi que 137 maternelles privées. Le cycle maternel constitue un élément important du système éducatif français et se donne pour but d’assurer l’éveil et la socialisation des jeunes enfants… » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_maternelle_en_France

Une présentation de l’école maternelle en France est indiquée dans un document officiel qui la considère comme « une école de l’épanouissement et du langage » des petits enfants et un livret d’accompagnement à l’instruction à domicile des enfants de 3 et 4 ans, est mis à disposition par le Ministère de l’Éducation nationale français.

La fermeture des écoles depuis le 16 mars 2020 et qui est prolongée – au moins – jusqu’au 11 avril 2020, a obligé les enseignants à mettre en route une autre forme de pédagogie virtuelle à distance et de relations continues avec les enfants par l’intermédiaire des parents, tout au moins avec ceux qui disposent à leur domicile des équipements électroniques indispensables pour le faire. On entrevoit là l’existence d’une inégalité sociale évidente et des experts, dans un débat sur le sujet, déclarent que ’L’épreuve du confinement révèle des inégalités qui peuvent devenir haine’ et que cela « ouvre la voie à un désordre démocratique et politique aux conséquences insoupçonnées » [les détails de ce débat sont repris à la fin de ce dossier].

Partie 3 du dossier

Le corps essentiel de ce dossier est constitué d’un ensemble éclectique de contributions concrètes élaborées à l’intention des enfants des classes maternelles et de leurs parents pendant le confinement. Choisis et communiqués par une enseignante de maternelle, Professeur des écoles, en mars et avril 2020 - quelques exemples de propositions de travail scolaire sont indiquées dans le N° 5 du sommaire et sont répertoriés avec les lettres de A à Q.

Partie 4 de ce dossier : école à domicile

Le défi des enseignants est aussi posé pour assurer l’école à domicile à l’intention des enfants présentant des troubles cognitifs, d’une part, et pour établir un contact permanent avec les élèves – ou avec leurs parents, et comment faire pour contacter les élèves qui restent non joignables pour des raisons diverses, d’autre part.

Partie 5 : situations en francophonie

Quelques documents exposent la situation scolaire dans des pays francophones où un confinement est aussi imposé par leur gouvernement et, pour le Maroc en particulier, un document expose les besoins les plus urgents en matière d’enseignement, notamment dans des territoires ruraux éloignés des centres urbanisés.

Partie 6 : l’école « hors les murs »

Les caractéristiques des méthodes d’enseignements pour faire l’école hors les murs de la classe sont abordées à l’occasion : un programme canadien de maillage culturel entre le monde des enseignants, les parents des enfants scolarisés et leur communauté sociale et leur appartenance linguistique, peut constituer un élément de référence.

Puis est exposé un texte qui traite de l’accompagnement des élèves en difficulté scolaire dans une structure adaptée « hors les murs de l’école » et la contribution de la Banque des Territoires peut être utile à connaître pour apporter des solutions concrètes sur ce sujet.

Partie 7 : plein d’articles / éducation et des vidéos d’orchestres confinés !

Dans un premier temps sont rappelés les nombreux travaux déjà postés sur le site ISIAS sur l’éducation, les enseignements et les formations, notamment les nouveaux outils et techniques de l’information et de la communication (TIC) comme les ‘MOOC’ pour les apprentissages à distance et en dehors des murs de structures établies, le concept des ‘classes inversées’ qui changent complètement les méthodes et les rapports entre le enseignants et les élèves, ainsi que ce que les neurosciences apportent pour une meilleure compréhension des processus d’apprentissage en milieu scolaire et des conseils pratiques pour des enseignements plus efficaces - Voir par exemple le guide intitulé Huitstratégies d’enseignement efficaces recommandées, selon Hattie et Marzano, publié le 26 avril 2016 au Canada par Lucie Barriault – « Robert Marzano et John Hattie ont tous les deux analysé un nombre important de recherches afin de cibler les facteurs qui influencent le plus les résultats scolaires des élèves. En utilisant des méthodes différentes, les chercheurs ont tiré plusieurs conclusions semblables de leurs analyses et s’entendent sur l’efficacité de huit stratégies d’enseignement… » - Source : http://rire.ctreq.qc.ca/2016/04/strategies-hattie-marzano/...

Dans un second temps, une place est réservée, à titre de distraction et de découverte, à quelques vidéos présentant le travail collectif de groupes de musiciens qui se coordonnent en restant confinés pour exercer leur art.

Partie 8 : réflexions sur l’école à distance et l’éducation en général

Quelques documents ont été sélectionnés pour donner la parole à Philippe Meirieu, Frédérique Lebel, François Dubet et Denis Lafay.

Ce dossier comprend in fine un compte-rendu de Vincent Gibert qui montre par quelles mesures imposées les autorités de Singapour (新加坡 une cité-État d’Asie du Sud-Est), ont réussi à aplatir les courbes de la manifestation de la pandémie de Covid-19 dans ce petit état d’un peu plus de 6 millions d’habitants.

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Quelques citations sur l’éducation des enfants

« L’essentiel dans l’éducation ce n’est pas la doctrine enseignée, c’est l’éveil ». Ernest Renan , Souvenirs d’enfance et de jeunesse (1883)

« Une éducation, qui ne consulte jamais les aptitudes et les besoins de chacun, ne produit que des idiots ». Citation de George Sand ; Lettres retrouvées, Hier et aujourd’hui (1848).

« Les talents sont innés, l’éducation les développe, les circonstances les mettent en jeu ou les rendent inutiles ». Citation de François Gaston de Lévis ; Les maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

« Établir la paix durablement est le travail de l’éducation. La politique ne peut qu’éviter la guerre ». Maria Montessori

« Le plus important, avec les enfants, c’est de s’assurer que leur éducation, dans le sens le plus large du terme - c’est à dire l’acquisition de connaissances mais aussi le développement des qualités humaines fondamentales - soit complète. C’est dans l’enfance que sont posées les fondations de la vie ». Dalaï Lama

« La véritable éducation consiste à pousser les gens à penser par eux-mêmes ». Noam Chomsky

« L’éducation doit aider l’individu à mûrir librement, à s’épanouir en amour et en humanité ». Jiddu Krishnamurti , De l’éducation (1953)

« Le vrai éducateur a l’intuition du niveau d’aptitude, puis il explore, questionne et guide ; il permet un temps d’assimilation et même de retraite, lorsque la progression devient trop pénible ». Marylin Ferguson , Les enfants du verseau, trad. Guy Beney, p.219

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Sommaire


Partie 1 : enseigner pendant le confinement

1. Coronavirus : comment faire l’école à la maison pendant le confinement ? Guillemette JeannotBenoît Jourdain Document ‘France Télévisions’ - Mis à jour le 23/03/2020

2. Coronavirus - Guide de continuité pédagogique à destination des équipes de direction et des équipes pédagogiques - Numérique éducatif (DANE) - 30 mars 2020 – Document officiel

2.1. L’offre éducative et culturelle francophone à la maison - Des ressources numériques en période de confinement

2.2. Covid-19 - La Francophonie mobilisée pour assurer la continuité des enseignements pendant le confinement - Dernière modification : 31/03/2020 – Document ‘conseil-europe.delegfrance.org’

2.3. Bac 2020 : contrôle continu, confinement et soutien scolaire en ligne – Document ‘etudiant.aujourdhui.fr’


Partie 2 de ce dossier : les écoles maternelles

3. Livret d’accompagnement à l’instruction à domicile des enfants de 3 et 4 ans – Document ‘ekladata.com’ par le Ministère de l’Éducation nationale français

4. Présentation de l’école maternelle en France : une école de l’épanouissement et du langage - 28 août 2019 – Document officiel


Partie 3 du dossier  : documents pédagogiques pour les maternelles

5. Contributions concrètes à l’intention des enfants de maternelles et de leurs parents pendant le confinement Par une enseignante de maternalle, Professeur des écoles – Mars- Avril 2020 - Quelques exemples de propositions :

A. Poésie - Qui est vraiment l’homme de couleur ?

B. Pédagogie - Culture d’Afrique - Homme de couleur ! (en français) – Album broché pour les enfants de 3 à 5 ans – Publié le 27 juillet 2007 par Jérôme Ruillier

C. Pédagogie - Culture de Chine – Le Tangram

D. Livre pour les parents - Psychanalyse des contes de fées

E. Livre - Neigeblanche et Roserouge. Interprétation psychanalytique des contes par Eugen Drewermann

G. Documentaire sur les « poissons carrés du 1er avril » - Publié par charivari le 26 octobre 2016 - Vieux reportage d’Astrapi

H. Découvrir le monde des Blops - Hervé Tullet : I am Blop ! Vidéo 8:05 - 11 juillet 2013 – Phaidon

I. Oh ! un livre qui fait des sons - Hervé Tullet - Classique jeunesse - 10 octobre 2019 - Lis-moi une histoire

J. Hervé Tullet : A Workshop 29 mars 2011 - Phaidon

K. Projet ’Moi, c’est Blop !’ H. Tullet - Article de Christine Técher-Ethève

L. Une si petite graine d’Eric Carle Par La vie d’une ‘maikresse’... - De la Petite Section au CM2

M. Le Loup qui voulait être un super-héros : une lecture pour rire et booster l’estime de soi des enfants ! Jeff - Septembre 27, 2017

N. Initiation aux couleurs en anglais - What is black and white ? By Petr Horacek - Vidéo 0:27 - 27 janier 2019 - MI-YOUNG LEE

O. Le bonnet rouge avec Brigitte Weninger, John A. Rowe, Editions Nord-Sud

P. Initiation à l’écologie avec ’La grosse faim de P’tit Bonhomme’

Q. Une ressource pédagogique réputée parmi d’autres : L’École des loisirs


Partie 4 de ce dossier : école à domicile

6. La scolarité au CNED pour l’école maternelle (Centre national d’enseignement à distance)

7. Coronavirus - confinement : le défi de l’école à domicile pour les enfants à troubles cognitifs Par Thomas Hermans - Publié le 23/03/2020

8. Coronavirus et confinement : comment contacter les élèves injoignables ? RTL Midi Christelle Rebière publié le 31/03/2020


Partie 5 : situations en francophonie

9. Belgique - Coronavirus et confinement : la classe à la maison, difficile et inégalitaire Par Régis De RATH - Publié le jeudi 26 mars 2020 – Document ‘rtbf.be’

10. Sénégal - Coronavirus - Fermeture des écoles pour une durée de 3 semaines - Vidéo 8:05 - Samedi 14 Mars 2020 – Document officiel ‘dakaractu.com’

11. Algérie - Coronavirus : prolongation de la fermeture des écoles, des universités et des centres de formation - Publié le mardi 31 mars 2020 – Document ‘aps.dz’

12. Suspension des cours au Maroc : le ministère donne plus de détails Par LE SITEINFO - 13 mars 2020 - Document ‘lesiteinfo.com/maroc’

13. Maroc – Éducation - Construire des écoles là où les besoins sont les plus urgents


Partie 6 : l’école « hors les murs »

14. Prélude au déconfinement - Par ici les sorties - Hors les murs - Avant-propos par Michèle Amiel et Monique Ferrerons – Document ‘cahiers-pedagogiques.com’

15. France - L’école hors les murs… de la classe - 12 février 2007 –

16. Canada - L’école hors les murs : un projet de maillage culturel école-famille-communauté – Document ‘horslesmurs.ca’

17. Education - Y a-t-il une place hors les murs de l’école pour l’accompagnement des élèves en difficulté scolaire ? Publié le 14 janvier 2014 par Valérie Liquet dans Jeunesse, éducation et formation - Social – Document ‘banquedesterritoires.fr’ avec ‘Localtis’


Partie 7 : plein d’articles / éducation et des vidéos d’orchestres confinés !

18. Accès à une sélection d’articles et de dossiers sur l’éducation et l’enseignement et postés sur le site ISIAS

19. Musique – De superbes vidéos postées par des Orchestres... confinés !


Partie 8 : réflexions sur l’école à distance et l’éducation en général

20. Coronavirus. La lauréate orvaltaise du concours de poésie aime la liberté - DR - Ouest-France Publié le 03/04/2020 à 20h51

21. Education - Pour Philippe Meirieu, spécialiste des sciences de l’éducation : « L’école à distance doit rester collective » Propos recueillis par Valérie Mazerolle - Publié le 12/04/2020 à 11h00 – Document ‘leberry.fr’

22. En temps de pandémie, la nouvelle école à distance Par Frédérique Lebel - Publié le : 08/04/2020 - 13:47 - Modifié le : 08/04/2020 - 21:34 – Document ‘RFI’

23. Débats - François Dubet : ’L’épreuve du confinement révèle des inégalités qui peuvent devenir haine’ Par Denis Lafay photo - 06/04/2020, 6:10 - Document ‘acteursdeleconomie.latribune.fr ‘

Addenda- Comment Singapour a aplati ses courbes du coronavirus : ils racontent Par Vincent Gibert – 02/04/2020 11:44 CEST - Document ‘Huffpost’

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Partie 1 : enseigner pendant le confinement

1.
Coronavirus : comment faire l’école à la maison pendant le confinement ? Guillemette JeannotBenoît Jourdain Document ‘France Télévisions’ - Mis à jour le 23/03/2020 | 11:06, publié le 23/03/2020 | 07:02 - Photo

En France, tous les établissements scolaires sont fermés depuis le 16 mars 2020 pour une durée indéterminée. Mais pas question de décrocher pour autant. Franceinfo vous aide à vous y retrouver dans les différentes plateformes pédagogiques. Ce ne sont pas des vacances ! Ecoles, collèges et lycées, tous fermés pour cause de coronavirus. Mais les cours continuent pour les 12 millions d’élèves scolarisés. Le calendrier scolaire reste inchangé et les élèves de troisième, première et terminale doivent préparer les épreuves du brevet et du baccalauréat prévues en juin.

Si, en cette période exceptionnelle de confinement, les professeurs assurent la continuité pédagogique par le biais de plateformes numériques dédiées, il est également possible d’accéder à d’autres plateformes d’apprentissage ouvertes au public. Voici quelques conseils pour vous y retrouver.

Faire des exercices avec les plus jeunes

En maternelle, de la petite à la grande section (cycle 1), la priorité est l’apprentissage du langage. Il s’agit de susciter la curiosité et le plaisir d’apprendre. Cette période est également celle où l’enfant développe sa personnalité. Il a besoin pour cela d’exercer sa motricité avec des coloriages, des dessins, de la peinture et se familiariser à l’alphabet par des jeux.

Votre enfant est en primaire, il faut alors se concentrer sur la maîtrise de la langue française. Du CP au C2 (cycle 2), l’acquisition des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui) est la priorité. Chaque jour, un temps de lecture et de calcul devra être aménagé. Des sites comme Educarte.fr, Jenseigne.fr peuvent vous aider dans l’accompagnement de votre enfant.

A partir du CM1 et jusqu’en CM2 (cycle 3), il s’agit pour votre enfant d’approfondir ces savoirs fondamentaux. Il est également important de proposer des temps de lecture, d’écriture et de calcul quotidiens. Vous pourrez trouver votre bonheur sur le site Monécole.fr, qui propose des ressources libres d’accès avec des jeux éducatifs ou des outils numériques.

Par ailleurs, dès le 23 mars, France 4 consacre la majeure partie de ses programmes à l’éducation. De 9 heures à 11h30, les programmes sont dédiés aux plus petits et de 13 heures à 16h40, aux plus grands, du collège au lycée.

Utiliser les banques de ressources en ligne

Le site Eduscol du ministère de l’Education répertorie également tout un ensemble de banques de ressources numériques destinées aux élèves du premier et second degré. On y trouve notamment Digitheque-belin.fr, une plateforme gratuite pour enseignants et élèves qui aide à faire classe à distance et dispense des cours de français, d’histoire-géographie, de sciences, pour le cycle 3 et le collège. Pour l’anglais à partir de la 6e, il existe le site Brne.bayardeducation.com, qui offre une banque de ressources pour la langue de Shakespeare. Les élèves des classes supérieures et ceux qui pratiquent l’espagnol peuvent se tourner vers Brne.eduplateforme.com.

Afin d’assurer la continuité pédagogique auprès de leurs élèves confinés à la maison, les enseignants utilisent également les espaces numériques de travail, ENT, de leur établissement. Ils y mettent en ligne leurs cours, leurs corrections et peuvent échanger avec leurs élèves. 

Sans oublier le Cned avec Ma classe à la maison, où sont proposés des exercices portant sur les programmes du premier et deuxième trimestres, pour les élèves de la grande section à la terminale. Il est également possible de suivre des cours via une ’classe virtuelle’ où le professeur retrouve ses élèves.

Toutes ces plateformes assurent la bascule totale ou partielle d’un établissement vers l’enseignement à distance pour les élèves en collège et en lycée. La connexion à ces sites se fait via une adresse e-mail spécifique communiquée par le chef d’établissement ou les professeurs. Les élèves peuvent s’y connecter par ordinateur, tablette ou téléphone.

Bon à savoir aussi : France Culture a modifié sa programmation pour diffuser des émissions de connaissances en matière d’histoire, de philosophie, de sciences, d’économie, de sociologie, de littérature et de patrimoine. ’Les parents peuvent aussi proposer à leurs enfants des temps de lecture, des visites virtuelles de musées, des vidéos d’actualité, des poésies à apprendre, des rédactions à faire…’, suggère Laadja Mamadi, directrice d’une école élémentaire à Paris à 20 Minutes. Et évidemment, il reste aussi le bon vieux papier puisque les livres de vos enfants peuvent également être utiles.

Profiter des bibliothèques virtuelles

De nombreux établissements publics culturels et scientifiques, en partenariat avec les ministères de l’Education et de la Culture, proposent des contenus pédagogiques. A l’instar de la Bibliothèque nationale de France, du musée du Louvre ou du CNRS. Ces ressources éducatives sont regroupées dans des bibliothèques virtuelles nommées éduthèques.

Pour les élèves qui préparent cette année leurs examens, la plateforme Lumnipropose différents contenus pour réviser le bac ou le brevet. Des conseils sont disponibles pour travailler la méthodologie, l’expression orale ou le commentaire de texte. Cette plateforme regroupe les ressources d’Arte, de France Médias Monde, de France Télévisions, de l’INA, de Radio France et de TV5 Monde. Elle offre également des contenus pour les élèves de la maternelle et du primaire. A chaque niveau de classe sont proposées des jeux, séries, dossiers, articles et vidéos.

S’aider des livres scolaires en accès libre

Dans cette période sans cours en présentiel, de nombreuses maisons d’éditions de manuels scolaires mettent à disposition leur bibliothèque jusqu’à la fin de l’année scolaire. Pour les sciences, Jeulin propose tout un ensemble de ressources, tout comme Belin ou encore Hachette.

Les éditions Bordas, Nathan, Retz et Le Robert proposent en accès libre tous leurs livres du CP à la terminale, accessibles depuis le site Adistance.manuelnumerique.com. Au choix, la recherche peut s’effectuer par niveau de scolarité, par matière ou par classe.

Ecouter des podcasts et regarder des vidéos

Si les professionnels de l’enfance s’accordent à dire que quel que soit leur âge les enfants doivent lire, aussi bien de la maternelle à la terminale, les parents n’ont pas toujours le temps de partager un moment de lecture avec les plus petits, télétravail oblige. Les podcasts peuvent remplacer un moment de lecture partagé avec les plus petits. Et permettre aux adolescents de décrocher de leur écran le temps d’un livre audio ou d’écouter une émission. 

Les éditions Astrapi, en partenariat avec franceinfo, proposent une actualité hebdomadaire pour les 7-11 ans avec ’Salut l’info’France Inter, avec ’Les Odyssées’, raconte les grands événements de l’Histoire pour les 8-12 ans. Pour les plus petits, il existe aussi ’Une histoire et... Oli’ ou encore ’Petits curieux’, qui répond en deux minutes à tout un tas des questions existentielles. 

Il est possible également de s’abonner à des blogs d’enseignants comme La classe de Mallory, qui s’adresse aux élèves de CM1 et CM2 ou Maîtresse de la forêt. Pour les plus grands, il est possible de s’abonner à des chaînes de youtubeurs, comme L’Antisèche ou Nota Bene, sur l’Histoire, de l’Antiquité au XXe siècle. Sans oublier également les sites de vidéos à distance comme france.tv ou Netflix qui proposent toute une série de documentaires animaliers, historiques ou sur l’écologie.

>> Coronavirus : retrouvez les dernières informations dans notre direct

La sélection de franceinfo sur le coronavirus :

• Eclairage. Coronavirus : comment parler de la pandémie de Covid-19 avec un enfant ?

•Conseils. Coronavirus : comment faire l’école à la maison pendant le confinement ?

• Infographies. Cas confirmés, mortalité, localisation... L’évolution de l’épidémie en France et en Europe

• Reportage. Qui aurait arrêté mon fils qui travaillait dehors sans symptômes ? Personne !’ : un petit village italien échappe à l’épidémie de coronavirus grâce à un dépistage massif

• VIDEO. Les quatre gestes simples à adopter pour se protéger et éviter la propagation

A lire aussi :

LA NEWSLETTER ACTU - Nous la préparons pour vous chaque matin - France Télévisions utilise votre adresse email afin de vous adresser des newsletters. Pour exercer vos droits, contactez-nous. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-comment-faire-l-ecole-a-la-maison-pendant-le-confinement_3870825.html

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2.
Coronavirus - Guide de continuité pédagogique à destination des équipes de direction et des équipes pédagogiques - Numérique éducatif (DANE) - 30 mars 2020 – Document officiel

visuel-covid19 guide de continuite pedagogique

Avec son Guide de continuité pédagogique, l’académie de Paris présente tous les dispositifs mis en place depuis le 5 mars 2029 - cellule d’écoute téléphonique, accompagnement, formation, conseils et ressources - pour les écoles, collèges et lycées. Ce guide, à l’attention des personnels de direction et des enseignants, est mis à jour quotidiennement.

Cellule d’écoute & accompagnement de la DANE

Ressources pour la continuité pédagogique

Ecoles

Collèges

Lycées

En savoir plus...

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2.1.
L’offre éducative et culturelle francophone à la maison - Des ressources numériques en période de confinement

Photo - Dans de nombreux pays membres de la Francophonie, chacun est invité à rester chez soi pour éviter la propagation du virus Covid-19. Mais l’éducation et la culture ne doivent pas s’arrêter. Découvrez l’exceptionnelle offre éducative et culturelle numérique proposée par les institutions de notre espace francophone !

La langue française à la maison

Continuer l’école à la maison

La culture à la maison

Organisation internationale de la Francophonie - 19-21 avenue Bosquet • 75007 Paris (France) - Téléphone (33) 1 44 37 33 25 - Télécopie (33) 1 45 79 14 98 - CONTACTS

Source : https://www.francophonie.org/ressources-numeriques-francophones-a-la-maison/1181

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2.2.
Covid-19 - La Francophonie mobilisée pour assurer la continuité des enseignements pendant le confinement - Dernière modification : 31/03/2020 – Document ‘conseil-europe.delegfrance.org’

Face à la crise sanitaire mondiale liée au coronavirus, la solidarité et la coopération internationale prennent une place d’autant plus importante. A l’occasion du 50ème anniversaire de la Francophonie, célébré à partir du 20 mars 2020, la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Louise Mushikiwabo et M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse ont souhaité adresser un message fort pour rappeler les valeurs de solidarité sur lesquelles est fondée la Francophonie au-delà du partage de la langue française.

83 des 88 États et gouvernements qui composent l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ont d’ores et déjà décidé de la fermeture des écoles pour lutter contre l’épidémie. Dans ce contexte, l’OIF est mobilisée pour assurer la continuité éducative et culturelle en français et appelle à une réponse collective.

A l’initiative de M. Jean-Michel Blanquer, prise conjointement avec M. Baba-Moussa, Secrétaire général de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), ainsi que de son Président M. Dominic Cardy, ministre de l’éducation du Nouveau Brunswick au Canada, une réunion de concertation entre les ministres des États membres du Bureau de cette Conférence s’est tenue vendredi 27 mars 2020. Elle a permis aux États membres d’échanger sur leurs expériences pour assurer la continuité des enseignements pendant la période de confinement et ainsi d’échanger des bonnes-pratiques. Un partage des ressources pédagogiques en français vient renforcer cet effort de solidarité. Des ressources et outils éducatifs et culturels en version numérique sont proposés par les différentes institutions de l’espace francophone et disponibles sur le site de l’OIF.

Par ailleurs, l’opération « Nation apprenante », lancée mercredi 18 mars 2020en partenariat avec les acteurs de l’audiovisuel public se poursuit, et permet de proposer des émissions éducatives en accord avec les programmes scolaires. Plus de détail sur https://www.education.gouv.fr/operation-nation-apprenante-303174

Le français est l’une des deux langues officielles du Conseil de l’Europe. Les deux organisations partagent également des valeurs communes, telles que la démocratie, le respect des droits de l’Homme et la promotion de la diversité culturelle et de l’éducation, sur lesquelles une longue tradition de coopération s’est développée.

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Source ; https://conseil-europe.delegfrance.org/Covid-19-La-Francophonie-mobilisee-pour-assurer-la-continuite-des-enseignements

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2.3.
Bac 2020 : contrôle continu, confinement et soutien scolaire en ligne – Document ‘etudiant.aujourdhui.fr’

Les sites internet de soutien scolaire permettent un complément d’apprentissage pour ne pas décrocher jusqu’au 4 juillet 2020.

Situation totalement inédite, en France comme à travers le monde entier, les cursus et examens sont modifiés pour cause de virus COVID-19. En France, le confinement a obligé le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles, notamment pour le baccalauréat qui, pour la première fois de son existence, se verra accordé selon le mode du contrôle continu.

Voyons ce que cela implique pour les candidats, ainsi que les moyens mis en place afin de bien s’y préparer, en particulier les sites Internet de soutien scolaire.

Ni oral ni écrit pour 740.000 élèves de classe terminale

Le Ministère de l’éducation nationale a transmis ses décisions et ses recommandations pour tous les examens, y compris le baccalauréat qui, cette année, concerne 740 000 élèves en classe de terminale.

Le contrôle continu a été choisi afin de conserver pour ces candidats la possibilité d’obtenir leur diplôme. Et ce mode d’obtention se présente de cette manière :

- Les notes obtenues en dehors de la période de confinement sont comptabilisées, en tenant compte des coefficients prévus à chacune des matières (et selon les disciplines).

- Les jurys convoqués pour l’examen prendront en compte les appréciations du livret scolaire de chaque élève, notamment en ce qui concerne l’assiduité et l’engagement et, ce, y compris lors de la période de confinement.

À quoi servent les notes obtenues pendant la période de confinement ? Les notes ne seront pas prises pour le calcul du contrôle continu mais seront prises en compte par les jurys d’examens pour évaluer l’assiduité et le sérieux des candidats. Car, dans le cas d’une reprise des cours au mois de mai, l’assiduité sera importante jusqu’en juillet, afin d’obtenir le diplôme. Dans le but d’éviter une démotivation totale des élèves.

Que se passe-t-il pour les élèves de première ? Leur oral de français est maintenu comme prévu entre le 26 juin et le 4 juillet. Leur programme est néanmoins allégé, avec 15 textes en série générale et 12 en série technologique. Pour l’épreuve écrite, ce sera également le procédé du contrôle continue qui fera foi. L’épreuve de E3C est remplacée par les notes obtenues.

Pour l’équité des notes, le principe des mentions reste le même : 12 pour Assez Bien, 14 pour Bien et 16 pour Très Bien. Enfin, pour un éventuel rattrapage, il a été décidé que les candidats n’ayant pas obtenu le diplôme pourront le repasser à la session de septembre sur décision du jury d’examen.

Se préparer à distance avec des sites de soutien scolaire en ligne

Des sites de soutien scolaire existent depuis longtemps maintenant et, ce, depuis bien avant les problèmes sanitaires créés par le COVID-19. Ce sont des sites sur lesquels sont proposés des cours à distance, des remises à niveau, du soutien au quotidien ou ponctuel, selon le souci rencontré par l’élève.

Selon la problématique rencontrée ou l’objectif envisagé, une solution est trouvée et proposée. C’est le cas notamment du site Kartable.fr (partenaire du Parisien), qui sait que chaque enfant, étudiant, est unique.

En cette période perturbée, c’est sans doute la solution idéale afin de continuer à se préparer à la suite de l’année scolaire si elle a bien lieu et, en tout état de cause, aux examens d’oral de français, à l’assiduité, ou encore à l’éventualité d’un rattrapage en septembre.

Le lien doit être gardé pour chaque élève avec ses cours et, surtout, son niveau scolaire. L’assiduité étant prise en compte, il ne faut pas baisser les bras. Un parcours personnalisé, prenant en compte les points forts mais aussi les lacunes de l’élève, est le moyen idéal d’éviter le décrochage scolaire, à deux pas seulement de l’obtention du diplôme.

Réagir sur le Forum Bac - LE PARISIEN 14.04.2020

Retour au dossier Bac 2020
Bac 2020 : Bac 2020 : contrôle continu, confinement et soutien scolaire en ligne
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Bac et Brevet 2020 : toutes les épreuves sont remplacées par les notes du contrôle continu

Pour le Brevet (DNB), Bac, BTS, Bep, Cap... seules les notes du contrôle continu seront prises en compte pour obtenir son examen.

Bac français : l’oral

Le jour j de l’oral du Bac français, méthodologie et guide de l’examen pour arriver zen et frais devant l’examinateur qu’il faudra convaincre ! Voici nos conseils pour bien préparer votre oral.

Bac : Préparer l’oral de rattrapage

Une fois les résultats obtenus, mais peut être que vous vous doutez déjà de certains échecs dans certaines matières, le temps passe vite... préparez dès maintenant votre stratégie et vos révisions.

E3C : le contrôle continu débarque dans le bac

Les épreuves communes de contrôle continu (E3C) sont la grande nouveauté de la réforme du Bac pour éviter le ’bachotage’ : voici le calendrier et à quoi s’attendre.

Dates du Bac 2020

Les épreuves finales sont annulées. L’ensemble des épreuves prévues du 17 au 24 juin sont annulées, seules les épreuves orales du Bac Français ou de rattrapage auront lieu fin juin début juillet.

Coronavirus : les 4 scénarios possibles pour le Bac 2020

Cours à distance sur fond d’inégalité des chances... confinement qui risque de perdurer... les examens du Bac auront-ils lieu en juin ? Si oui sous quelle forme ?

Source : http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/bac-2020-controle-continu-confinement-et-soutien-scolaire-en-ligne.html

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Partie 2 du dossier : les écoles maternelles

3.
Livret d’accompagnement à l’instruction à domicile des enfants de 3 et 4 ans – Document ‘ekladata.com’ par le Ministère de l’Éducation nationale qui est notamment en charge de l’enseignement, de l’éducation, de l’accès de chacun aux savoirs, de la jeunesse et de la vie associative.

Le programme d’enseignement de l’école maternelle couvre cinq grands domaines d’apprentissage, indispensables pour un développement harmonieux de votre enfant. Chacun de ces domaines trouve sa place dans l’organisation quotidienne des activités d’apprentissage que vous mènerez avec votre enfant.

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Source : http://ekladata.com/yr_UslLVjGsZEeTZZmYDrUr8NbA.pdf

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4.
Présentation de l’école maternelle en France : une école de l’épanouissement et du langage - 28 août 2019 – Document officiel

L’école maternelle, service gratuit pour les familles, accueille tous les enfants à partir de 3 ans. A partir de la rentrée de septembre 2019, tous les enfants âgés de 3, 4 ou 5 ans, c’est-à-dire, ceux nés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2016, 2015 ou 2014, sont concernés par l’obligation d’instruction. L’école maternelle est un cycle unique d’enseignement (petite section, moyenne section et grande section). Les apprentissages que les enfants y réalisent sont décisifs, notamment au niveau de la langue, compétence déterminante pour la réussite ultèrieure de leurs parcours scolaires.

La formation dispensée dans les classes enfantines et les écoles maternelles favorise l’éveil de la personnalité des enfants, stimule leur développement langagier, sensoriel, moteur, cognitif et social, développe l’estime de soi et des autres et concourt à leur épanouissement affectif. Cette formation s’attache à développer chez chaque enfant l’envie et le plaisir d’apprendre afin de lui permettre, progressivement, de devenir élève.
Elle est adaptée aux besoins des élèves en situation de handicap pour permettre leur scolarisation. Elle tend à prévenir des difficultés scolaires, à dépister les handicaps et à compenser les inégalités. L’école maternelle est la première étape du parcours des élèves dans la maîtrise des acquis fondamentaux -lire, écrire, compter et respecter autrui - à la fin de l’école élémentaire.


L’abaissement de l’âge du début de l’obligation d’instruction à 3 ans

La loi concernant l’instruction obligatoire à 3 ans a été publiée au Journal Officiel le 28 juillet 2019. Elle s’applique à compter de la rentrée scolaire 2019.
L’obligation porte sur l’instruction et non sur la scolarisation. Le choix offert aux parents d’opter pour une instruction à domicile n’est pas remis en cause.

Tous les enfants qui atteignent l’âge de 3 ans au cours de l’année civile sont soumis à l’obligation d’instruction à compter du jour fixé pour la rentrée scolaire de l’année civile concernée.

Le temps d’enseignement

La durée hebdomadaire des enseignements à l’école maternelle est de 24 heures. L’année scolaire compte 864 heures d’enseignement. Les temps de récréation, d’environ 30 minutes en école maternelle, sont déterminés en fonction de la durée effective de la demi-journée d’enseignement (arrêté du 9 novembre 2015 - JO du 24 novembre 2015).

Voir aussi :

Le respect des rythmes biologiques des jeunes enfants est essentiel, afin de faciliter les premiers apprentissages. Pendant toute la petite enfance, se construisent les affects, l’attachement, la socialisation, fondements de l’acquisition de compétences sociales fondamentales. En renforçant la prise en compte de la dimension affective des relations, l’école maternelle donne aux enfants la confiance nécessaire pour aborder avec sérénité la suite de leur scolarité.

L’école maternelle est une école qui s’adapte aux jeunes enfants et organise des modalités spécifiques d’apprentissage : apprendre en jouant, en réfléchissant, en résolvant des problèmes, en s’exerçant, en se remémorant et en mémorisant.
C’est une école où les enfants vont apprendre ensemble et vivre ensemble : comprendre la fonction de l’école, se construire comme personne singulière au sein d’un groupe. Elle engage chaque enfant à avoir confiance dans son propre pouvoir d’agir et de penser, dans sa capacité à apprendre et réussir.

Les Assises de l’école maternelle qui se sont tenues en mars 2018 ont montré la nécessité d’approfondir la réflexion pédagogique à l’école maternelle, en particulier sur les mécanismes d’acquisition d’un vocabulaire précis et des structures de la langue pour contribuer à lutter efficacement contre la première des inégalités, celle devant la langue.


Le programme d’enseignement

Il est organisé en cinq domaines d’apprentissage :

  • Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
  • Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique
  • Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques
  • Construire les premiers outils pour structurer sa pensée
  • Explorer le monde 
    Le programme établit une définition générale pour chaque domaine d’apprentissage. Il énonce les objectifs visés et donne des indications pédagogiques de nature à fournir des repères pour organiser la progressivité des apprentissages.

Texte de référence du programme et ressources d’accompagnement

La scolarisation des enfants de moins de 3 ans est développée en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales et de montagne ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer.

En savoir plus : Circulaire n° 2012-202 du 18-12-2012 ( BOEN n° 3 du 15 janvier 2013) relative à la scolarisation des enfants de moins de trois ans

L’accueil du jeune enfant de la naissance à trois ans : 10 grands principes pour grandir en toute confiance

Ce texte-cadre, inscrit au Plan d’action pour la petite enfance et issu des travaux de consultation et de concertation de la mission Développement du jeune enfant, modes d’accueil, formation des professionnels, conduite par Sylviane Giampino (psychologue, psychanalyste, spécialiste de la petite enfance), a vocation à être partagé par l’ensemble des acteurs de l’accueil du jeune enfant en France.

Éduscol - Ministère de l’Éducation nationale -Contenus et pratiquesd’enseignement
Scolarité et parcoursde l’élève Rubrique active
Vie des écoleset des établissements
Formation desenseignants
École maternelle

Rapport de la commission nationale des examens 2016 — EPS

Source : https://eduscol.education.fr/cid103171/ecole-maternelle.html

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Partie 3 du dossier : documents pédagogiques pour les maternelles

5.
Contributions concrètes à l’intention des enfants des classes maternelles et de leurs parents pendant le confinement - Sélection parmi les propositions d’une enseignante, Professeur des écoles, spécialisée dans les classes maternelles – Mars-Avril 2020


Quelques exemples éclectiques de propositions et leurs prolongements pour les parents :

A. Poésie - Qui est vraiment l’homme de couleur ?

B. Pédagogie - Culture d’Afrique - Homme de couleur ! (en français) – Album broché pour les enfants de 3 à 5 ans – Publié le 27 juillet 2007 par Jérôme Ruillier

C. Pédagogie - Culture de Chine – Le Tangram

D. Livre pour les parents - Psychanalyse des contes de fées

E. Livre - Neigeblanche et Roserouge. Interprétation psychanalytique des contes par Eugen Drewermann

F. Sur l’île des Zertes de Claude Ponti, 12 février 2013 - Présentation par Sophie et Geraldine Assistantes Maternelles Agréées à Soisy-sous-Montmorency (95)

A.
Poésie - Qui est vraiment l’homme de couleur ?

Homme blanc,

Quand je suis né, j’étais noir
Quand j’ai grandi, j’étais noir
Quand je vais au soleil, je suis noir
Quand je suis malade, je suis noir
Quand j’ai peur, je suis noir
Quand je mourrai, je serai noir

Tandis que toi, homme blanc
Quand tu es né, tu étais rose
Quand tu as grandi, tu étais blanc
Quand tu vas au soleil, tu es rouge
Quand tu as froid, tu es bleu
Quand tu as peur, tu es vert
Quand tu es malade, tu es jaune
Quand tu mourras, tu seras gris

Alors dis-moi, de nous deux, qui est l’homme de couleur ?

Auteur : Léopold Sédar Senghor voir [Léopold Sédar Senghor — Wikipédia]

Source : https://dessinemoiunehistoire.net/poesie-qui-est-vraiment-l-homme-de-couleur/

Voir les images correspondantes dans une vidéo de 1 minute 25 secondes pour les enfants de classe maternelle à partir de ce site :

https://ssl.gstatic.com/docs/documents/share/images/services/video-5.pngVID_20200328_094851.mp4 - Google Drive : accédez à tous vos fichiers depuis n’importe quel appareil. Google LLC, 1600 Amphitheatre Parkway, Mountain View, CA 94043, USA

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B.
Pédagogie - Culture d’Afrique - Homme de couleur ! (en français) – Album broché pour les enfants de 3 à 5 ans – Publié le 27 juillet 2007 par Jérôme Ruillier

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51SMhI%2By1gL._SY496_BO1,204,203,200_.jpg

Un conte-poème tout en humour et en tendresse transmis de génération en génération par la tradition orale africaine. Il sensibilise à la différence et bouscule les idées reçues. Auteur : Jérôme Ruillier, Voiron, Isère

Biographie : Je suis auteur illustrateur d’albums pour la jeunesse depuis 20 ans environ. Ma compagne, Isabelle Carrier, également. J’ai réalisé une vingtaine d’albums en tant qu’auteur-illustrateur. La présence d’Anouk, notre fille aînée, porteuse de trisomie 21 et le questionnement de Mona, notre seconde fille, influencent et enrichissent notre travail au quotidien. Je rencontre régulièrement les lecteurs de mes livres dans les écoles maternelles et primaires, dans les collèges et lycées, dans les bibliothèques, les salons du livre, etc… C’est ce qui m’amène aujourd’hui vers la bande-dessinée, mais également avec Isabelle, à la création de semaines de peinture avec des personnes en situation de handicap mental ou à la mise en place de projets participatifs dans l’espace public en partenariat avec le tissus associatif et culturel, tel que la création de « silhouettes » en soutien à une famille de sans-papier ou de travailler avec un festival de musique à Grenoble.

Inviter l’auteur – Propositions : rencontre avec une classe, dispositif ‘Passeurs de culture’ - Modalités : durée d’environ 45 mn ou plus en fonction du projet. Thèmes en lien avec les sujets traités dans les albums. Besoins techniques en fonction du projet.

Source : https://auvergnerhonealpes-auteurs.org/auteur/ruillier-jerome/

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C.
Pédagogie - Culture de Chine – Le Tangram

« Le tangram (en chinois : 七巧板 ; pinyin : qī qiǎo bǎn, Wade-Giles : ch’i ch’iao pan), « sept planches de la ruse », ou jeu des sept pièces, est une sorte de puzzle chinois. C’est une dissection du carré en sept pièces élémentaires. Des dissections plus générales, de formes différentes, sont également appelées tangrams. L’origine du mot « tangram » semble être occidentale : il serait composé de « tang », en référence à la dynastie Tang, et de « gram » provenant du grec, rappelant le caractère dessiné des figures… » - En savoir plus avec Wikipédia > https://fr.wikipedia.org/wiki/Tangram

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8d/Tangram_carr%C3%A9.png/220px-Tangram_carr%C3%A9.png

Le carré de base

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1a/Tangram-man.png

Figure de tangram représentant un homme

Activités en lignes pour réviser, contrôler ou acquérir des connaissances... -
Le tangram (1/2) : ’Les sept planches de la ruse’

Une légende dit qu’il y a 1.000 ans en Chine un homme du nom de « Tan », fit tomber un carreau qui se brisa en 7 morceaux. En essayant de rassembler les morceaux pour reconstituer le carreau, l’homme s’aperçut qu’avec les 7 pièces il était possible de créer des formes multiples, d’où l’origine du jeu de tangram.

Niveau 1 - Niveau 2 - Niveau 3 - Niveau 4


Exemple niveau 1 - Et toi, sauras-tu reconstituer le carreau à l’aide des sept morceaux ? Voyons de plus près ces morceaux - Nous avons :

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram00.gif

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram01.gif’grand’triangle isocèle rectangle

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram02.gif’grand’ triangle isocèle rectangle

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram05.gifparallélogramme

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram04.gif’petit’ triangle isocèle rectangle

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram03.gifcarré

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram06.gif’petit’ triangle isocèle rectangle

http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram07.gif’moyen’ triangle isocèle rectangle

Soit 5 triangles isocèles rectangles, 1 parallélogramme et 1 carré. On remarquera que le petit triangle est l’unité de base du découpage :

 le carré, le parallélogramme et le triangle moyen peuvent être formés avec 2 petits triangles

 les 2 grands triangles peuvent être formés avec 4 petits triangles

 l’aire totale du Tangram est donc 16 fois l’aire du petit triangle

Source : http://soutien67.free.fr/math/activites/tangram/tangram.htm

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D.
Livre pour les parents - Psychanalyse des contes de fées

‘The Uses of Enchantement,’ traduit en français sous le titre Psychanalyse des contes de fées, est un livre de Bruno Bettelheim paru en 1976. Selon l’auteur, il a « été écrit pour aider les adultes, et plus spécialement ceux qui ont charge d’enfants, à comprendre l’importance des contes de fée »1. À travers plusieurs contes populaires tels que Blanche-Neige ou La Belle et la Bête, Bettelheim y analyse le contenu psychanalytique des contes pour enfants, s’attachant en particulier à de grands thèmes comme le complexe d’Œdipe ou encore la rivalité fraternelle chez les enfants. Il montre comment ces contes répondent aux angoisses des enfants en les informant sur les épreuves à venir et les efforts à accomplir avant d’atteindre la maturité. Il met en perspective différentes versions des contes et montre quelles sont celles qui correspondent le mieux à la structuration psychologique de l’enfant. Ainsi, telle version des Trois Petits Cochons permet au jeune enfant d’intégrer la nécessité, pour grandir, de passer du principe de plaisir (régi par la prévalence du monde imaginaire, de la toute-puissance infantile) au principe de réalité (régi par les contraintes de la vie quotidienne, liées à la socialisation) ; ce que ne permettent pas, d’après Bettelheim, d’autres versions. Après la mort de Bettelheim, Alan Dundes fait savoir qu’une partie de cet ouvrage est très proche de certains chapitres entiers de A Psychiatric Study of Myths and Fairy Tales : their origin, meaning, and usefulness, un ouvrage de Julius Heuscher publié en 1963, beaucoup moins diffusé2.

Article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychanalyse_des_contes_de_f%C3%A9es

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E.
Livre - Neigeblanche et Roserouge. Interprétation psychanalytique des contes par Eugen Drewermann – A l’attention des parents curieux

Résumé

Eugen Drewermann invite à lire ce conte de Grimm, très populaire en Allemagne, comme le récit du développement psychologique, de l’enfance à l’âge adulte et au mariage. Après avoir évoqué le paradis d’une enfance perdue, ces pages décrivent, étape par étape, l’évolution individuelle au moment de l’adolescence : chacun peut surmonter la peur qu’il éprouve devant les pulsions et le ’surmoi’ en éprouvant le bonheur de l’amour. C’est donc l’harmonie que l’on doit trouver au cours de ce cheminement, en réconciliant l’homme et la nature, la conscience et l’inconscient, le passé et le présent, l’homme et la femme. Personnages et symboles sont ainsi restitués dans une symbolique psychologique qui donne les ’clés’ d’un conte aux profondeurs insoupçonnées. ’Un savoir plus grand que toute science, une intuition qui dépasse toute analyse, des images qui puisent dans la nostalgie de l’origine pour raconter à travers des enfants les rêves des temps fondateurs qui animent toutes les religions : de tels contes pour enfants sont-ils vraiment des ’contes pour enfants’ ? ’

À propos de l’auteur - Biographie d’Eugen Drewermann

Eugen Drewermann, né en 1940, psychothérapeute et théologien, enseigne l’anthropologie religieuse à Paderborn (Allemagne). Il est l’auteur d’une oeuvre volumineuse comprenant l’exégèse, la philosophie, la psychanalyse, la théologie et l’histoire des religions. Il interprète la Bible et l’existence humaine à partir de la psychologie des profondeurs (Freud, Jung, etc.) et de l’histoire des religions. Les Editions du Cerf ont également publié La parole qui guérit (1991), L’essentiel est invisible. Une lecture psychanalytique du ’Petit Prince’ (1992), La Peur et la Faute, L’Amour et la Réconciliation, Le Mensonge et le Suicide (vol I, II et III de Psychanalyse et théologie morale, 1992) et l’Evangile de Marc. Images de la Rédemption, volume I : Introduction (1993).

Source : https://www.decitre.fr/livres/neigeblanche-et-roserouge-9782204047289.html#resume

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F.
Sur l’île des Zertes de Claude Ponti, 12 février 2013 - Présentation par Sophie et Geraldine Assistantes Maternelles Agréées à Soisy-sous-Montmorency (95) - Posté par Geraldine Blanc à 23:51


Pour les chanceux qui ne le connaitraient pas encore, je voulais vous présenter Sur l’île des Zertes, ce livre de Claude Ponti, qui parmi tous les livres de Claude Ponti (et certainement parmi tous les livres jeunesse que j’ai lu) est un de mes préférés. J’ai également beaucoup d’affection pour Blaise et le château d’Anne Hiversaire, Petronille et ses 120 petits et La revanche de Lili-Prune (que je n’ai découvert et lu qu’après avoir appelé ma fille Prune ! c’est donc un heureux hasard !). Illustration de l’album

Bon déjà, Claude Ponti, j’aime... de manière inconditionnelle. Pour la petite histoire, j’ai découvert par hasard que je l’aimais déjà de longue date, car enfant j’avais lu et adoré Quitounette, chez J’aime lire (de Claude Ponti, eh oui !) et ado, j’avais été très marquée par Les pieds bleus aux éditions de l’Olivier (Claude Ponti toujours). Il y a un autre auteur avec lequel j’ai fait le même constat, c’est Bernard Friot (que j’avais déjà adoré enfant dans mon J’aime Lire !)

Chez Claude Ponti, j’aime les mots savoureux. J’ai beau lire et relire ses albums à mesure que mes enfants grandissent, il y a certaines phrases qui me donnent l’eau à la bouche avant de les déclamer, je les attends, je les guette, et je les prononce avec délectation (’Il a juste le temps de dire : ’Oh !Un trou, il faut que je l’éviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite...’, ’Jules en a été tout sloumpy-sloumpy. Complètement sloumpy-sloumpy. Tellement sloumpy-sloumpy...qu’il est tombé raide évanoui.’, ’Il l’a trouvée si belle, si droite, si carrée...qu’il en a aussitôt été fou-amoureux-fou.’, ’Jules est parti. Tout autour de lui c’était le désert. Il s’est assis, et il a pleuré jusqu’au bout de ses larmes.’, ’Et Jules a rencontré Roméotte. Ils ont été un peu sloumpy-sloumpy et ils ont su qu’ils étaient très amoureux.’, ’Au fond du Trou, le Martabaff n’a rencontré personne.’)

Illustration : ’Ils se font une couette de sable’

J’aime les mots inventés (le Martabaff, bien entendu, le Couv-Touïour, le jus de Popotapomélos, les Carpoizelles, sloumpy-sloumpy), j’aime les illustrations qui font corps avec les mots, j’aime que les codes de la littérature soient détournées, renversés, triturés, j’aime les détails à l’infini, les clins d’oeil, les hors sujet, les pistes brouillées, les répétitions insistantes, j’aime les chiffres, j’aime les absurdités et pourtant tout fait sens, tout s’imbrique comme des Zertes qui zertillonnent.

J’aime la poésie, j’aime mon esprit qui s’évade et qui continue à tricoter au-delà de l’histoire, j’aime les émotions soulevées, les réflexions qui s’invitent, j’aime les questions de mes enfants, j’aime qu’ils m’arrêtent en plein milieu de l’histoire pour revenir en arrière, pour décortiquer l’image, pour rigoler des associations d’idées. J’aime philosopher sur Claude Ponti avec eux, les écouter parler, les espionner lorsqu’ils en parlent entre eux, les regarder ouvrir le château d’Anne Hiversaire, juste pour se faire plaisir encore un peu, pour retrouver un état de grâce. J’aime qu’une idée en amène une autre, et puis encore une autre, je me laisse emporter par le fil des pensées de l’auteur. Ces livres nous font tous les 4 voyager loin, très loin dans notre imaginaire. Quel bonheur ! 

J’aime les symboles cachés aussi dont je ne prends conscience qu’après des heures et des heures de relecture. C’est mon côté naïf, sans aucun doute, mais j’avoue qu’il m’en a fallu du temps avant de comprendre le lien entre le Martabaff et le Trou.... - Illustration

J’aime aussi la place faite aux enfants, la place faite à l’Enfant, ce monde de résistance, ce monde de petites et grandes souffrances, ce monde de possibles. J’aime la mise en forme de tout un tas d’angoisses archaîques qui se nichent en eux comme en nous, si on ose aller fouiller par là. J’aime les connotations sexuelles et la dénonciation des Interdits. J’aime cette idée de l’Enfance qui n’a cessé de m’accompagner et me construire (malgré les détours) depuis toute petite grâce à la Littérature (Saint-Exupéry, Ponti, Friot, entre autres...) et qui m’a protégée comme un phare dans mon rôle de parent lorsque j’avais des crises aigûes d’adulterie. C’est aussi grâce à ces évidences-là inscrites en moi que j’ai cheminé vers plus d’humanité. 

J’aime Claude Ponti. C’est acté, c’est inconditionnel et c’est ainsi ! Il y a de rares certitudes dans ma vie, en voilà une ! Alors, je n’ai plus qu’à vous souhaiter « Bonne lecture » si vous ne connaissez pas, bonne relecture si vous avez fait de la résistance et bonnes heures de délices et de questionnements à vos enfants !

PS : Allez, pour le plaisir, voici la couverture de La revanche de Lili-Prune (d’autant plus savoureux pour nous que la meilleure copine-voisine de ma fille Prune s’appelle Lili... elle n’est pas belle la vie ?) – Illustration de l’album

Photo - PS : je viens de trouver cette citation en cherchant des images sur le Net. Tout est dit !

« Je n’ai rien envie de dire aux enfants, j’ai envie de mettre des choses à leur disposition pour qu’ils puissent se penser. Je ne veux surtout pas leur dire quoi penser, leur imposer ma pensée. Je veux qu’ils se pensent dans le monde, dans leur monde. »

livres pour les enfants Tags : Anne Hiversaire, auteur jeunesse, Claude Ponti, j’aime lire, l’école des Loisirs, le Martabaff, les pieds bleus, Lili-Prune, littérature jeunesse, Petronille, QUitounette, sur l’ile des Zertes

Source : http://uneautreecole.canalblog.com/archives/2013/02/12/26400461.html

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G.
Documentaire sur les « poissons carrés du 1er avril » - Publié par charivari le 26 octobre 2016 - Vieux reportage d’Astrapi sur le « poisson carré » - Archives d’Astrapi : image de présentation – Humour pour tous

Vous savez, celui qui appartient à la famille des poissons surgelés et qui pond des petits glaçons qui doivent se rouler dans le sable pour se protéger…

Clic pour le reportage sur les poissons carrés

Source : http://www.lepetitjournaldesprofs.com/charivari/wp-content/uploads/sites/6/2016/10/Astrapi-poissons-panes.pdf

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H.
Découvrir le monde des Blops - Hervé Tullet : I am Blop ! Vidéo 8:05 - 11 juillet 2013 - Phaidon

Bienvenue dans le monde de Blops ! Un Blop est une forme simple, quelque part entre une fleur et un papillon ou entre une éclaboussure et un dessin d’un petit homme - surtout Blop est ce que vous voulez qu’il soit. En savoir plus sur Blops et le livre d’accompagnement de Herve Tullet à : http://uk.phaidon.com/store/search/?q...

Welcome to the world of Blops ! A Blop is a simple shape, somewhere between a flower and a butterfly or between a splodge and a drawing of a little man — above all Blop is whatever you want it to be. Discover more about Blops and the accompanying book by Herve Tullet at : http://uk.phaidon.com/store/search/?q...

Catégorie : Divertissement musical et éducatif – Source :https://www.youtube.com/watch?v=RWdv-REoyIo&feature=emb_rel_pause

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I.
Oh ! un livre qui fait des sons - Hervé Tullet - Classique jeunesse - 10 octobre 2019 - Lis-moi une histoire

Si vous cherchez des livres pour vos enfants interactifs et sans piles, vous pouvez vous tourner les yeux fermés vers les livres d’Hervé Tullet, un maître en la matière. ’Oh ! Un livre qui fait des sons’ est même souvent montré aux enfants de maternelle, car ils aiment pouvoir ’lire’ les sons tout seul comme des grands (même si au début, il faut la supervision d’un adulte pour indiquer à quel son correspond chaque couleur :D). J’espère qu’il vous plaira ! Bon visionnage ! Catégorie : People et blog

Source : https://www.youtube.com/watch?v=LLnJ-4RnNEs

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J.
Hervé Tullet : A Workshop 29 mars 2011 - Phaidon

Known in France as the ’prince of pre-school books’, Hervé Tullet - the author and illustrator - takes the concept of reading to a new level, teaching young minds to think imaginatively, independently and creatively. Phaidon attended a workshop with him at the Ecole Maternelle Jean Jaurès Sud in Paris and shared the entrancing experience with the class. Discover more about Tullet and his work at : http://uk.phaidon.com/store/search/?q... - Catégorie : People et blogs – Source : https://www.youtube.com/watch?v=VfeTTO4l0s4&feature=emb_rel_pause

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K.
Projet ’Moi, c’est Blop !’ H. Tullet - Article de Christine Técher-Ethève

Vous le savez (ou pas) mais je suis un grand fan d’Hervé Tullet. Lors de mon année de T1 en MS/GS, j’avais travaillé pendant un bon mois sur son chef d’oeuvre : ’Moi, c’est Blop !’ ... -

D’autres ressources pédagogiques pour les petits enfants à partir de ce site : https://www.pinterest.fr/pin/509680882817239985/

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L.
Une si petite graine d’Eric Carle Par La vie d’une maikresse... - De la Petite Section au CM2 

Je vous mets ici le travail que j’ai effectué, en maternelle, sur l’album : Une si petite graine d’Eric Carle avec mes GS. Pour le télécharger c’est ici : Référentiel

Et voici les fiches :

Puzzle de la couverture de l’album + Titre —> je trace les traits pour le puzzle avec un feutre noir

Analyse de la couverture - Remettre les mots : titre, auteur, illustration, éditeur au bon endroit

Recomposer le titre à l’aide d’étiquettes

Recomposer le titre + l’écrire

Compter les mots des titres

Recomposer une phrase à l’aide d’étiquettes

Retrouver les lettres des mots modèles -

Retrouver les lettres des mots modèles -

Retrouver le mot modèle (script et cursive)

Retrouver les mots dans les 3 écritures avec modèle éloigné

Savoir repérer des mots dans une grille

Remettre les images dans l’ordre

Construire des collections (de 5 à 10)

Construire des collections (de 10 à 15)

Compléter des collections (de 5 à 10) - Notion autant que

Dénombrer des quantités

Ranger du plus petit au plus grand (8 éléments)

Vous trouverez d’autres exploitations : ICI (site materalbum)

 Source : http://laviedunemaikresse.eklablog.com/une-si-petite-graine-gs-c18015302

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M. 
Le Loup qui voulait être un super-héros : une lecture pour rire et booster l’estime de soi des enfants ! Jeff - Septembre 27, 2017 | Livres jeunesse, Pour les enfants - Illustration

Aujourd’hui, Loup a une super-idée : et s’il devenait un super-héros ? Le temps d’enfiler un super-costume et le voici transformé en Super-Extra-Fabuloup ! Il ne lui reste plus qu à trouver quelqu’un à sauver… Facile ? Pas si sûr quand on est super-maladroit !

Cette nouvelle aventure de Loup ravira les apprentis héros bien que la quête la plus difficile pour un héros soit de trouver un défi à sa taille ! Après plusieurs tentatives infructueuses, Loup va se retrouver dans une situation délicate, bloqué dans une barque qui fonce vers une chute d’eau !!! Ses amis uniront leurs forces pour le sauver !

Après cette expérience éprouvante, Louve rassurera Loup : “Merci Louve, tu m’as sauvé, murmura-t-il. Moi qui voulais être ton super-héros, c’est raté…

– Tu es mon héros à moi, c’est déjà bien assez, répondit Louve. Et je t’aime comme tu es, avec tes défauts et toutes tes qualités.

Sur ces derniers mots, nous, parents, pouvons alors rassurer nos enfants : Nous vous aimons comme vous êtes. Un fabuleux message pour booster leur estime personnelle !

Source : https://papapositive.fr/loup-voulait-etre-super-heros/

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N.
Initiation aux couleurs en anglais - What is black and white ? By Petr Horacek

Vidéo 0:27 - 27 janier 2019 - MI-YOUNG LEE – Catégorie : People et blogs

Source : https://www.youtube.com/watch?v=K7g3Jb1LoS8

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O.
Le bonnet rouge avec Brigitte Weninger, John A. Rowe, Editions Nord-Sud

C’est l’histoire d’un lutin qui perd son bonnet rouge. Les animaux trouvent les uns après les autres une place dans ce bonnet : une grenouille, une souris, un lapin, un hérisson, un oiseau, un renard, un sanglier, un loup et un ours. Mais quand arrive une toute petite puce, il n’y a plus de place ! 

L’illustrateur joue avec le texte et les images, les animaux sortent du cadre qui leur est réservé, des empreintes de pas marchent sur le texte... Une jolie version du conte traditionnel de la moufle revisité joyeusement. L’histoire n’a pas lieu en hiver comme c’est souvent le cas.

Source : http://www.petitestetes.com/livres-musique-et-dvd/livres/les-histoires/le-bonnet-rouge.html

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P.
Initiation à l’écologie avec ’La grosse faim de P’tit Bonhomme’

Pierre Delye - Cécile Hudrisier (illustrations) Editions Didier Jeunesse - Exploitation pour des MS proposée par Catherine Ledot en Zep à Chalons en Champagne (Marne) – Illustration - Source : http://materalbum.free.fr/al25/fichiers.htm -

Voir aussi ce site pour télécharger le texte et les exercices proposés : http://www.zaubette.fr/la-grosse-faim-de-p-tit-bonhomme-a125722046

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Q.
Une ressource pédagogique réputée parmi d’autres : L’École des loisirs

Fondée en 1965 par Jean Fabre, Jean Delas et Arthur Hubschmid - L’École des loisirs est un éditeur français de littérature de jeunesse créée en 1965. Son siège est situé 11, rue de Sèvres (Paris 6e)1. L’école des loisirs possède un fonds vivant de plus de 6 000 titres, publie 300 nouveautés par an et compte 1 000 auteurs au catalogue2.

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Partie 3 du dossier

6.
La scolarité au CNED pour l’école maternelle (Centre national d’enseignement à distance)

CNED= Centre national d’enseignement à distance — Wikipédia

Formation tout au long de la vie - Page d’accueil - CNED

Formations en ligne et cours par correspondance

A partir de l’année scolaire 2019-2020, l’instruction est désormais obligatoire dès3 ans. Vous souhaitez inscrire votre enfant au CNED ? On vous explique comment cela fonctionne.

Quelles sont les différentes formules de scolarisation au CNED ?

Il existe 3 formules de scolarisation au CNED :

  • la classe complète à inscription réglementée
    Dans le cadre de la classe complète à inscription réglementée, votre enfant suivra la totalité de ses cours au CNED. Le CNED devient l’école de votre enfant, au même titre que n’importe quelle école maternelle française. La formule de la classe complète règlementée est accessible de la Petite Section à la Grande Section de Maternelle. En fin d’année scolaire, votre enfant disposera d’un certificat de scolarité et d’un avis d’orientation. Le conseil des maîtres émettra un avis de passage en classe supérieure. L’inscription au CNED est conditionnée par un avis favorable délivré par le directeur académique des services de l’éducation nationale (DA-SEN) de l’académie dont vous dépendez si vous résidez en France, ou du conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France (COCAC) si vous résidez à l’étranger. Les inscriptions en classe complète à inscription règlementée sont ouvertes chaque annéedu 28 mai au 31 décembre.
  • la classe complète à inscription libre
    Si vous n’obtenez pas l’avis favorable du DA-SEN, du COCAC, ou que vous ne souhaitez pas le demander, vous pouvez opter pour une inscription en classe complète libre, accessible uniquement en Grande section, pour l’année scolaire 2019-2020. La formule de la classe complète libre est accessible uniquement en Grande Section de Maternelle. Tout comme dans le cadre de l’inscription réglementée, votre enfant sera suivi de manière individualisée et son niveau sera évalué grâce aux devoirs envoyés au CNED. En fin d’année scolaire, le conseil des maîtres ne pourra pas émettre un avis sur le passage en classe supérieure. Votre enfant disposera d’un livret de compétences, délivré en fin de formation : il permet d’attester que votre enfant a suivi une formation au CNED. Les inscriptions en classe complète libre sont ouvertes chaque année du 28 mai au 31 mars.

Les cours par matière - Si vous souhaitez que votre enfant suive une matière en particulier par le biais du CNED, en complément de ses cours, cela est possible grâce à cette formule. Les cours par matière sont accessibles uniquement en Grande section. L’inscription à un cours par matière ne permet pas d’obtenir un avis d’orientation. La formule des cours par matière est accessible uniquement en Grande Section de Maternelle. Votre enfant sera suivi de manière individualisée et son niveau sera évalué grâce aux devoirs envoyés tout au long de l’année scolaire. Le livret de compétences sera délivré en fin de formation. Les inscriptions aux cours par matière sont ouvertes toute l’année.

Comment se déroulent les cours en école maternelle au CNED ?

Pour la Petite et la Moyenne Section de Maternelle

Les cours de Petite Section et de Moyenne Section de Maternelle sont uniquement accessibles en classe complète réglementée. Lors de l’année scolaire 2019-2020, le ministère de L’Éducation nationale et de la Jeunesse met à disposition des parents qui scolarisent leurs enfants au CNED un livret d’accompagnement, afin de les guider lors des apprentissages. Tout au long de l’année scolaire, entre le 1er septembre et le 30 juin, les parents pourront solliciter les professeurs du CNED grâce au tutorat électronique. L’inscription de votre enfant en Petite ou Moyenne Section de Maternelle au CNED permettra de valider son année scolaire. Votre enfant pourra ainsi passer l’année suivante dans la classe supérieure. À partir de l’année scolaire 2020-2021, les élèves inscrits en Petite et en Moyenne Section de Maternelle recevront des cours conçus par le CNED.

Pour la Grande Section de Maternelle

Les cours de Grande Section de Maternelle sont accessibles en classe complète réglementée, en classe complète libre et en cours par matière. Les cours sont répartis sur les 36 semaines de l’année scolaire. Les contenus conçus par le CNED sont conformes aux programmes officiels du ministère français de L’Éducation nationale et de la Jeunesse. Ils couvrent l’intégralité du programme. Les connaissances de votre enfant sont vérifiées régulièrement par le biais d’évaluations écrites et orales à envoyer au CNED. Toutes les évaluations doivent être envoyées régulièrement entre le 1er septembre et le 15 juin de l’année scolaire en cours. Si votre enfant est inscrit en classe complète réglementée, vous recevrez un certificat de scolarité et d’un avis d’orientation. Si votre enfant est inscrit en classe complète libre ou en cours par matière, vous recevrez un livret de compétences, qui permet d’attester que votre enfant a suivi une formation au CNED.

Je réside en France. Puis-je scolariser mon enfant au CNED à partir de 3 ans ?

Si vous résidez en France et que vous avez obtenu l’accord du DA-SEN, vous pouvez, dès l’année scolaire 2019-2020, scolariser votre enfant au CNED en école maternelle :

  • en classe complète règlementée en Petite Section, à partir de 3 ans
  • en classe complète règlementée en Moyenne Section, à partir de 4 ans
  • en classe complète règlementée en Grande Section, à partir de 5 ans
    La scolarisation au CNED en Petite Section, en Moyenne Section et en Grande Section est ouverte aux élèves qui resident en France à partir de l’année scolaire 2019-2020. Si vous souhaitez que votre enfant suive une matière en particulier par le biais du CNED, en complément de ses cours, cela est possible grâce aux cours par matière, à partir de 5 ans, en Grande Section.

Je réside à l’étranger. Puis-je scolariser mon enfant au CNED à partir de 3 ans ?

Si vous résidez à l’étranger et que vous avez obtenu l’accord du conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France de votre pays de résidence, vous pouvez, dès l’année scolaire 2019-2020, scolariser votre enfant auCNED en classe complète règlementée en Grande Section, à partir de 5 ans. La scolarisation au CNED en Petite Section et en Moyenne Section sera ouverte aux élèves qui résident à l’étranger à partir de l’année scolaire 2020-2021. La scolarisation en classe complète règlementée en Petite Section, à partir de 3 ans, et en Moyenne Section, à partir de 4 ans, sera ouverte aux élèves qui résident à l’étranger à partir de l’année scolaire 2020-2021. Si vous n’obtenez pas l’avis favorable du conseiller de coopération et d’action culturelle, vous pouvez opter pour une inscription libre, qui est accessible uniquement en Grande section pour l’année scolaire 2019-2020. Si vous souhaitez que votre enfant suive une matière en particulier par le biais du CNED, en complément de ses cours, cela est possible grâce aux cours par matière en Grande Section.

www.efv.lt | Lycée International Français de Vilnius

Source : https://blogs.smooz.fr/blog-de-lecole-primaire/10-2019/la-scolarite-au-cned-lecole-maternelle

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7.
Coronavirus - confinement : le défi de l’école à domicile pour les enfants à troubles cognitifs Par Thomas Hermans - Publié le 23/03/2020 à 20:03 - Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire’ - Photo - L’école à la maison, image d’illustration. / © Rémy Perrin/MaxPPP

En temps normal, les classes dites Ulis offrent à des enfants en situation de handicap une prise en charge personnalisée. Des habitudes bousculées par le confinement à cause de l’épidémie de Covid-19. Un professeur d’Ulis du Loir-et-Cher explique ses méthodes pour assurer la continuité pédagogique.

ULIS. Quatre lettres pour un sigle encore peu connu. Les Unités Localisées d’Inclusion Scolaire - ce nom est apparu en 2015 pour décrire une réalité plus ancienne - ’permettent la scolarisation dans le premier et le second degrés d’un petit groupe d’élèves présentant des troubles compatibles’, selon les explications du site de l’Education nationale.

Concrètement, une Ulis permet l’enseignement à des élèves, dont les troubles ne permettent pas de suivre correctement un cursus dit classique, de progresser à leur rythme en suivant un enseignement personnalisé. Pas de programme à respecter à la fin de l’année, juste un suivi poussé et des acquis adaptés.

Coronavirus : la classe à la maison, comment parents, élèves et enseignants s’organisent en région Centre-Val de Loire ? 

Une personnalisation qui doit faire face à l’épreuve du confinement et de l’école à la maison.

C’est le cas pour les dix élèves de l’Ulis du collège Saint-Joseph de Mer, dans le Loir-et-Cher. Cette classe accueille des adolescents âgés de 12 à 16 ans, souffrant de troubles des fonctions cognitives. ’Ce sont des élèves reconnus handicapés, ce qui a de répercussion sur leurs capacités d’apprentissage’, explique Jean-Baptiste Gilles-Choquet, professeur chargé de l’Ulis. 

’Des adolescents qui suivent un programme de primaire’

Son maître mot : ’adaptation’. ’C’est marqué sur ma fiche de poste, je suis professeur spécialisé dans l’adaptation scolaire’, abonde-t-il. Une spécificité nécessaire face aux élèves. ’Ce sont des adolescents qui suivent un programme de primaire.’ 

Pour lui, l’adaptation c’est ’lever les freins à l’apprentissage des programmes’, et le renforcement des fondamentaux en mathématiques et en français, deux matières dont il assure l’enseignement. L’adaptation, c’est aussi intégrer ces élèves aux classes du collège ’en SVT, en musique, en arts plastiques ou en histoire, selon leurs capacités’. 

Dans le Loiret, une école inclusive accueille près d’un quart d’élève en situation de handicap 

Alors pour une telle classe, le confinement peut ressembler à un défi de plus. Jean-Baptiste Gilles-Choquet considère de son côté que c’est ’pousser l’adaptation’ un cran plus loin. 

Rassurer malgré la distance

Première mesure : l’échange. Le centre national d’enseignement à distance a mis à disposition un outil de visioconférence pour le confinement, qui permet aux enseignants de garder un contact direct avec leurs élèves et d’assurer la continuité pédagogique. Avec comme but de ne pas perturber les enfants selon le professeur :

Certains ont des difficultés avec le changement, et ce changement là est très fort. D’autres ont créé une cloison entre ce qui se passe à la maison et ce qui se passe à l’école. On est dans une nécessité de décloisonner. Les troubles, c’est ça : la difficulté face à l’imprévu. 

Alors chaque jour, Jean-Baptiste Gilles-Choquet et son auxiliaire de vie scolaire passent entre 30 et 45 minutes en visioconférence individuelle avec chaque élève, accompagné par un parent, un frère ou une soeur. Il leur propose un plan de travail, et implique la famille dans l’apprentissage. ’Je ne peux pas vérifier directement ou les aider autant que je voudrais’, regrette-t-il ainsi.

Accompagner les parents

Surtout quand d’autres difficultés apparaissent, comme ’les connexions internet pourries, les vidéos qui ne fonctionnent pas ou certains qui ne sont pas à l’aise avec l’informatique. Au collège, on a des bons outils pédagogiques, à distance c’est compliqué.’

Tout aussi compliquée, voire impossible, est la confection de programmes complets individuels. Jean-Baptiste Gilles-Choquet avoue déjà une surcharge de travail depuis le début du confinement, qui l’empêche de faire tout ce qu’il voudrait. 

On devrait pouvoir faire le maximum, mais on ne peut pas non plus expliquer les méthodes pédagogiques aux parents. Tu ne peux pas leur demander de faire classe à ta place avec des élèves à besoin particuliers. Mon boulot, c’est de me rendre compte au fur et à mesure ce qui ne va pas.

Pour le moment, sa stratégie semble fonctionner. Il envoie chaque jour les exercices adaptés avec les consignes aux parents, et les appelle le soir. ’L’objectif, c’est que les enfants restent la tête au travail, et qu’ils se rendent compte qu’on est là pour eux.’ Là est peut-être le principal. 

A lire aussi :

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Tours : les enfants du personnel médical peu présents dans les établissements scolaires 

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Tags : Loir-et-Cher éducation société handicap Coronavirus santé

France 3 Régions, toute l’actualité de la région

France 3 Régions — Wikipédia

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loir-cher/coronavirus-confinement-defi-ecole-domicile-enfants-troubles-cognitifs-1805348.html

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8.
Coronavirus et confinement : comment contacter les élèves injoignables ? RTL Midi Christelle Rebière publié le 31/03/2020 à 17:44

Alors que les élèves entrent dans leur troisième semaine de confinement, certains n’ont pas encore donné signe de vie.

Vidéo à la source - Coronavirus et confinement : comment contacter les élèves injoignables ? - Marie Guerrier édité par Youen Tanguy - 31/03/2020 La page de l’émission

Les élèves sont entrés dans leur troisième semaine d’école à la maison. Depuis le début du confinement, on redoute que cela crée des inégalités entre les familles qui peuvent faire classe et les autres. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, l’a reconnu ce mardi 31 mars : ’Nous avons perdu entre 5 et 8% des élèves qui n’ont pas d’ordinateur ou de tablette, et n’ont pas donné signe de vie.’

C’est ce que confirme Ghislaine Bazir, proviseure du lycée professionnel Nadar, à Draveille (Essonne) et membre du syndicat IDFO. ’Sur un établissement de 600 élèves, ils étaient une soixantaine au début à ne pas répondre. On en a récupéré une quarantaine, mais il en reste une vingtaine dont nous n’avons pas de nouvelles. La moitié sont des absentéistes notoires et l’autre moitié est en grande fragilité, en grande rupture avec l’école.’

Ce lycée a donc mis en place un système d’informations croisées entre les professeurs et les CPE afin de prendre des nouvelles des élèves et pouvoir garder le contact avec les décrocheurs. ’Un mois et demi sans école, ça ne creuse pas les inégalités, ça les révèle très crûment’, souffle Ghislaine Bazir qui insiste sur l’importance de ’continuer d’essayer de les joindre et ne rien lâcher (mails, SMS, coups de téléphone…)’.

Fracture numérique, absence de connexion internet...

Plusieurs éléments expliquent que des élèves soient en décrochage et ne répondent pas. La fracture numérique d’abord et le manque de matériel informatique, même si les collectivités et les associations concernées essayent d’en fournir. 

À lire aussi histoire

La Curiosité retourne à l’école : Le sport à la maison

Ensuite, le peu ou l’absence totale de connexion Internet. Dans ces cas-là, il faut passer par du format papier envoyé par la poste par exemple, avec qui le ministère de l’Éducation nationale vient de passer un accord. 

Enfin, il y a les difficultés sociales. Quand les enfants sont jeunes et qu’on ne parvient pas à joindre les familles, les chefs d’établissement envisagent de demander l’aide des mairies pour prendre contact. Au-delà du travail scolaire, il s’agit aussi (et surtout) de vérifier que tout va bien dans les familles.

La rédaction vous recommande

Source : https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/coronavirus-et-confinement-comment-contacter-les-eleves-injoignables-7800338677

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Partie 5 : situations en francophonie

9.
Belgique - Coronavirus et confinement : la classe à la maison, difficile et inégalitaire Par Régis De RATH - Publié le jeudi 26 mars 2020 à 11h47 – Document ‘rtbf.be’

Juliette, troisième fois, peux-tu t’installer ! Il est où le dossier que t’a donné Jeanne ? ! Il faut que tu te mettes au travail pour l’école ! ’. A quelques variantes de prénoms près, cet air résonne déjà dans pas mal de salons et de cuisines depuis le début du confinement. Quand il ne fait pas trembler les murs...

Newsletter info : recevez chaque matin l’essentiel de l’actualité. 10 jours déjà que la cloche ne sonne plus… Dans chacun des foyers de Belgique, c’est évidemment une autre dynamique qui s’est installée.

►►► À lire aussi : Coronavirus et confinement : les Belges toujours plus inégaux pour l’accès à un ordinateur et internet

Alors, bien sûr, il y a des aspects positifs : plus de réveil pénible, plus de courses contre la montre pour ’s’habiller-se laver les dents-avaler le petit déjeuner-préparer les collations- où est ta tenue de gym ??-prendre le cartable-arriver à l’heure à l’école’… ouf ! Mais la gestion de la classe à domicile n’est pas toujours simple pour des parents… souvent eux-mêmes en télétravail. 

J’ai l’impression que les inégalités éclatent au grand jour

Chez Géraldine, Renaud, Sasha et Alexis, comme dans beaucoup de famille, il a fallu mettre en place un horaire afin de permettre à tout le monde de travailler plus ou moins en paix. Mais la cohabitation télétravail-enfants à scolariser à la maison n’est pas simple.

Pour moi cette expérience ne peut être positive que si toutes les conditions de disponibilité et de conforts matériel et technologique sont réunies’, constate la mère de famille. ’Malheureusement, ce n’est pas le cas de nombreuses familles. J’ai l’impression que les inégalités éclatent au grand jour’.

Le réel apprentissage, c’est aussi le contact avec les autres

Le plus difficile pour ces parents confinés transformés en professeurs particuliers tient aussi dans l’absence de formation pédagogique. Si se replonger dans les divisions des nombres décimaux ou dans les conjugaisons de l’imparfait, réveille parfois de très lointains souvenirs, appréhender les matières enseignées en cinquième primaire, voire en quatrième secondaire ou en rhéto, reste un véritable défi.

►►► À lire aussi : Le ras-le-bol des parents face au travail exigé par certaines écoles : ’Stop ! Nous ne parvenons pas à suivre !’

Vous l’aurez compris, j’attends avec impatience la reprise de l’école et le retour à une vie sociale normale’, plaisante Géraldine Georges. Alexis, est en 5e primaire. Il sait qu’il ne peut pas demander pour jouer pendant les périodes de travail. Il s’accroche et s’applique. La journée du jeune garçon est jalonnée d’objectifs, entre travaux et découvertes que lui a fait parvenir son institutrice. Tout cela entrecoupé de récrés et de pauses pour manger et se défouler. On n’a pas eu le temps de se préparer. Ni de préparer nos élèves. Pour le corps enseignant aussi, ce confinement inédit est bien particulier. Jeanne Delhausse, institutrice dans une classe de 5-8 ans à l’école Clair-Vivre d’Evere, trouve tout cela très étrange : ’En particulier parce qu’on n’a pas réellement eu le temps de se préparer, de les préparer, de préparer les supports nécessaires pour garder le lien entre eux et avec eux’, explique-t-elle.

Jeanne est institutrice, elle entretient un contact virtuel étroit avec ses élèves

Si l’institutrice espère que ses petits élèves trouveront dans leur vie confinée de quoi progresser et apprendre, elle est aussi inquiète du temps qui s’écoule loin des bancs d’école : ’Je suis inquiète pour la suite, en particulier pour les enfants dont les parents ne maîtrisent pas la langue d’apprentissage ou ceux qui n’ont pas la possibilité de soutenir leurs enfants dans leurs progrès. Je suis inquiète pour les enfants qui démarrent en lecture et qui n’auront peut-être pas l’occasion de lire à la maison. Je suis inquiète pour l’écart qui va se creuser encore plus entre les enfants qui sont suivis et soutenus et ceux qui le sont moins’. Mes élèves appellent cela des ’vacances de travail’ - Une fois revenus en classe, tous trouveront sans aucun doute de belles choses à en tirer, ensemble, en partageant les expériences de chacun. Reste à savoir quand ce moment arrivera.

►►► À lire aussi : Toutes les infos sur le coronavirus

Je pense, j’espère que les enfants arriveront à tirer de belles choses de cette expérience compliquée’, confie Jeanne Delhausse. ’J’espère surtout qu’ils comprendront, avec ces ’vacances de travail’’– comme disent certains enfants de la classe – qu’apprendre ça peut venir de n’importe où et que, même si on leur demande de continuer à lire, à écrire, à calculer un peu tous les jours, ce qui est important aussi c’est la façon dont ils vont accepter de s’ennuyer ou au contraire, la façon dont il vont s’occuper, inventer, apprendre par eux mêmes’.

Rythme intense

Sasha est en première latine à l’Athénée Adolphe Max à Bruxelles. Et elle travaille plusieurs heures par jour, peut-être davantage encore que pendant les périodes de cours. Studieuse, Sasha a même du travail à domicile en gym et en dessin. Le rythme est intense. Les écoles ne sont pas censées donner de nouvelles matières, mais on voit dans les faits que les professeurs s’attendent à ce que les élèves aient réalisé tout ce qu’il leur est demandé pour... la rentrée scolaire. Au risque de se faire sanctionner. Après 10 jours de classe à domicile, certains parents tresseraient bien des couronnes de laurier aux enseignants ! Ou, mieux : leur donneraient le Prix Nobel !

Source : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-et-confinement-la-classe-a-la-maison-difficile-et-inegalitaire?id=10467439

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10.
Sénégal - Coronavirus - Fermeture des écoles pour une durée de 3 semaines

Vidéo 8:05 - Samedi 14 Mars 2020 – Document officiel ‘dakaractu.com’

Le président de la République Macky Sall a décidé la fermeture provisoire des écoles du Sénégal pour une durée de 3 semaines à partir du lundi 16 mars 2020.

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11.
Algérie - Coronavirus : prolongation de la fermeture des écoles, des universités et des centres de formation - Publié le mardi 31 mars 2020 à 21:15 – Document ‘aps.dz’ – Photo

ALGER- Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé mardi soir la prolongation de la fermeture des écoles, des Universités et des centres de formation professionnelle et ce, dans le cadre des mesures de prévention et de lutte contre la propagation du Coronavirus. L’annonce a été faite lors d’une rencontre entre le Président Tebboune et des représentants d’organes de presse nationaux. 

Le Président de la République avait ordonné, le 12 mars dernier, la fermeture des écoles des trois cycles d’enseignement, ainsi que des Universités et établissements de la formation professionnelle, jusqu’à la fin des vacances de printemps le 5 avril prochain afin d’éviter la propagation du coronavirus.

La décision concerne aussi les établissements de formation relevant du secteur de la Formation et de l’enseignement professionnels, ainsi que les écoles coraniques, les zaouias, les classes d’alphabétisation et tous les établissements éducatifs privés et les jardins d’enfants.

Président Tebboune : l’Algérie a été la première à prendre les mesures contre le coronavirus

ALGER- Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, mardi, que l’Algérie avait été la première à prendre les mesures nécessaires face au nouveau Coronavirus. Concernant les décisions prises face à cette pandémie, le Président Tebboune a déclaré, dans une rencontre avec des médias nationaux, ’nous avons été les premiers à réagir, et ce, avant même les pays européens’, citant à ce propos ’la fermeture des écoles, des lycées, des universités voire même les stades’ en tant que mesure préventive.

A ceux qui disent que l’Algérie a tardé à prendre des mesures préventives contre l’épidémie, le Président de la République a rappelé que les décisions prises dès le recensement du premier cas de coronavirus, introduit par un ressortissant étranger. ’Nous avons été les premiers à effectuer des contrôles aux niveaux des aéroports et des ports et à rapatrier nos ressortissants, notamment de Wuhan (Chine), et à les placer en quarantaine’, a-t-il soutenu à ce propos.

Et d’ajouter que ces allégations procèdent d’une ’virulente attaque’ contre l’Algérie, évoquant ’des parties qui ne digèrent toujours pas la stabilité dont jouit notre pays’. Par ailleurs, le Président de la République a affirmé que ’l’Algérie n’a rien à cacher’ concernant cette épidémie.

Mots clés : Coronavirus Le président Abdelmadjid Tebboune A LA UNE ! Covid19

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Source : http://www.aps.dz/algerie/103588-coronavirus-prolongation-de-la-fermeture-des-ecoles-des-universites-et-des-centres-de-formation

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12.
Suspension des cours au Maroc : le ministère donne plus de détails Par LE SITEINFO- 13 mars 2020 à 20 h 55 - Document ‘lesiteinfo.com/maroc’ - Photo

Les cours seront suspendus à partir du lundi 16 mars 2020, jusqu’à nouvel ordre, dans l’ensemble des crèches, des établissements d’enseignement, de formation professionnelle et des établissements universitaires, qu’ils soient privés ou publics, a annoncé ce vendredi le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

“Cette décision s’inscrivant dans le cadre des mesures de prévention visant à endiguer la propagation du Coronavirus ‘Covid-19’, est applicable à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur publics et privés, les établissements de formation des cadres ne faisant pas partie d’universités, les écoles et les centres de langues relevant des missions étrangères et les centres de langues et ceux de soutien scolaire privés”, a précisé le ministère dans un communiqué.

Le ministère a affirmé “qu’il ne s’agit nullement de vacances scolaires exceptionnelles, d’autant plus que les cours seront dispensés à distance afin de permettre aux élèves de poursuivre leurs études tout en restant à domicile”.

La décision de suspension des cours représente une mesure préventive visant à protéger la santé des élèves, des stagiaires, des étudiants, des cadres administratifs et pédagogiques exerçant dans les établissements d’enseignement et tous les citoyens, l’objectif ultime étant de lutter contre la propagation du virus Corona, déclaré comme une “pandémie” d’envergure mondiale par l’OMS.

“Dans le souci de contribuer à faire face à cette situation exceptionnelle, les cadres pédagogiques et administratifs sont appelés à s’investir efficacement dans la mise en œuvre des mesures à prendre en vue de garantir la continuité des cours en mettant à disposition suffisamment de ressources numériques et audiovisuelles et de kits didactiques pour les besoins d’un enseignement et d’une formation à distance en faveur des apprenants”, souligne-t-on de même source.

Le ministère assure qu’il veillera à informer la famille de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique ainsi que les apprenants, leurs parents et les citoyens, de tous les développements qui surviennent dans cette conjoncture exceptionnelle via tous les canaux disponibles.

M.S. (avec MAP)

Source : https://www.lesiteinfo.com/maroc/suspension-des-cours-au-maroc-le-ministere-donne-plus-de-details/

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13.
Maroc – Éducation - Construire des écoles là où les besoins sont les plus urgents - Voir de nombreuses photos à la source

Remise de matériel scolaire - Plus de 400 enfants viennent de bénéficier de matériel scolaire pour leur rentrée ✨ Image prise lors de la remise du matériel aux écoliers de villages isolés dans la Province de Midelt.

Nos moyens d’actions - Construire

Dans la Province d’Errachidia de nombreuses écoles manquent d’infrastructure pour dispenser une éducation de qualité aux enfants. Ainsi, afin de répondre à ce besoin et promouvoir l’éducation pour tous, nous construisons des écoles et des salles de classe. En partenariat avec la Délégation Marocaine de l’Education Nationale, ces salles de classe respectent les normes de construction imposées dans le pays et encouragent l’économie locale. Notre engagement s’inscrit dans la durée et répond à ces objectifs :

  • Permettre aux enfants d’étudier dans des salles de classe « en dur »
  • Construire dans les zones où le besoin est le plus urgent
  • Soutenir la scolarisation des enfants des villages et lieux désertiques
    Equiper - Afin d’améliorer les conditions de scolarité des enfants du sud marocain, nous équipons, autant que possible, les écoles dans le besoin. Tous les projets d’équipement sont réalisés localement avec des artisans locaux : peintres, menuisiers, maçons, forgerons, éditeur… L’équipement des écoles a plusieurs objectifs :
  • Soutenir la préscolarisation des jeunes enfants en agrandissant les garderies, en les équipant de jardins d’enfants et en les sécurisant avec des murs d’enceinte
  • Encourager la mixité et le bien être des enfants avec la création de terrain de sport
  • Sensibiliser les enfants aux notions d’hygiène de base et prévenir l’arrêt prématuré de la scolarité des jeunes filles avec la réalisation de blocs sanitaires
  • Rendre possible l’accès à la lecture aux enfants en créant des bibliothèque solidaire et éthique.
  • Responsabiliser les enfants sur l’environnement avec la création de jardins potager, la plantation d’arbres et le forage de puits.
    Donner - Le manque de matériel pour assurer une éducation de qualité aux enfants est une réalité. C’est pourquoi nous équipons autant que possible les enfants ainsi que les équipes pédagogiques de matériel nécessaire au fonctionnement de leur activité. Nous travaillons en partenariat avec des associations locales afin de répartir l’aide de la façon la plus adéquate. Voici les différents types de dons que nous réalisons :
  • Du matériel scolaire (cartable complet) et sportif (ballons, balles, vêtements et chaussures de sport) pour les enfants
  • Des livres de lecture pour les enfants à travers nos opérations « Un Enfant, Un Livre »
  • Du matériel informatique pour les équipes pédagogiques afin de les aider dans leur mission et pour créer des salles informatiques (ordinateur, imprimante, consommable)
  • Des jeux, jouets, livres d’illustration et peluches pour les garderies afin que tous les enfants puissent jouer.
    Construction et équipement d’école – vidéo à la source - Découvrez en 3 minutes nos projets de construction d’écoles et de salles de classe, ainsi que leur équipement 📙

Soutien à la pré-scolarisation - Construction de garderies, équipement de celles-ci en jardins d’enfants, découvrez l’utilité et la magie de ces projets pour les plus petits…🎈

Bilan : 32 salles de classe dont 8 écoles complètes - 240 000 enfants ont reçu du matériel scolaire - 14 jardins d’enfants

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Un rallye humanitaire 100 % étudiant | Le Cygne noir 2017-2018

Source : https://enfantsdudesert.org/maroc-education/

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Partie 6 : l’école « hors les murs »

14.
Prélude au déconfinement - Par ici les sorties - Hors les murs - Avant-propos par Michèle Amiel et Monique Ferrerons – Document ‘cahiers-pedagogiques.com’

Pourquoi a-t-on besoin, parfois, de sortir de l’école pour mieux enseigner, apprendre ?
Pour remonter dans le temps, rappelons qu’un des points forts des classes nouvelles de 1945, c’était « l’étude du milieu  », c’est-à-dire l’ouverture de l’école sur l’extérieur. Aujourd’hui plus que jamais l’école est un des endroits où l’on apprend, mais pas le seul, et elle doit prendre en compte tout ce qui se passe au-delà de ses murs.

Les sorties organisées par le monde enseignant, c’est bien le moins, ont des objectifs ! De socialisation, de citoyenneté ou d’apprentissage. Dans ce dossier, les témoignages passionnés sont nombreux et relèvent même parfois de l’acte de foi. Les acquis des élèves ne semblent pas faciles à mettre en évidence sur chacun de ces champs, pour justifier le bienfondé de ces sorties.

Les sorties, par la rupture qu’elles permettent, bousculent les certitudes, créent un espace pour le questionnement des élèves. Mais sortir, est-ce aussi travailler, ou la sortie ne serait-elle que la partie attractive du travail scolaire fait intramuros ? La sortie n’est-elle qu’un moyen de relancer la motivation ?

Les sorties culturelles semblent indispensables : l’école n’est-elle pas dans sa mission, lorsqu’elle guide tous les élèves dans des lieux qu’ils pourront continuer à fréquenter toute leur vie (théâtre, musée, etc.) ? C’est in situ que chacun peut s’approprier les pratiques culturelles : apprendre à lire une œuvre d’art, accéder à la compréhension des spectacles vivants.

La sortie convoque l’élève dans sa globalité, avec ses sens, pas seulement la vue et l’ouïe comme en classe, mais aussi son toucher, son odorat ainsi que sa sensibilité et son affect, ce qui pourrait expliquer que les sorties laissent souvent des souvenirs extraordinaires, de ceux qui restent des années après dans les mémoires de nos élèves. Plus, en tout cas, que les cours ordinaires.

Sortie que l’enseignant considère comme ratée ou apothéose d’une année scolaire, l’engagement est colossal, dans la phase de préparation, dans le déroulement, dans le suivi : de l’organisation pédagogique à la recherche de financements, aux relations internes et externes (direction, parents, élèves, collègues, conseil d’administration, collectivités de rattachement, mécènes), à la prise en compte des textes officiels considérés parfois comme un carcan, la charge de travail est telle, les risques inhérents à ce type d’activité si forts (mise en danger relationnelle ou physique) que beaucoup réfléchissent à deux fois avant de se lancer. Lorsque cela se passe différemment, avec réflexion du conseil pédagogique, discussion dans les équipes de préférence pluridisciplinaires, débat au sein du conseil d’administration, intégration dans le projet d’établissement, les difficultés dans les choix restent les mêmes mais sont partagées collectivement : la prise en charge des élèves qui ne partent pas, des élèves perturbateurs, le financement des accompagnateurs, l’aide aux élèves handicapés, l’éventuel retard pris dans l’avancée du programme.

Convenons qu’à ce jour, les enseignants sont autodidactes dans ce domaine, et imaginons comment la formation pourrait aider à développer des compétences nécessaires dans ce champ si complexe et exposé que celui des sorties scolaires.

Soulignons enfin à quel point il paraitrait essentiel que l’administration, du ministère jusqu’aux chefs d’établissement, facilite et encourage l’organisation de telles sorties, au lieu de les considérer comme une source de dépenses et de tracas. C’est le meilleur de l’école qui s’y joue. Alors oui, sortons !

N° 502 Par ici les sorties - Les Cahiers pédagogiques -

Cahiers pédagogiques N°526 - Ressources inclusion

Source : https://www.cahiers-pedagogiques.com/Hors-les-murs

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15.
France - L’école hors les murs… de la classe - 12 février 2007 – Document ‘Institute for Outdoor Learning

Ce regain d’intérêt pour l’”outdoor education” (OE), également appelée “education outside the classroom” (EOtC), prend effectivement place ... Alors que les usages des TIC rendent de plus en plus poreuses les frontières entre l’espace scolaire et l’espace privé et remettent en question unité de temps et unité de lieu, la Grande Bretagne investit dans l’apprentissage hors les murs en lançant en novembre dernier son Learning outside the classroom manifesto : un programme de 2.7 millions de livres pour soutenir les sorties, visites, voyages scolaires et autres activités extérieures, répondant ainsi un an après aux recommandations du parlement (Education outside the classroom, 2005).

Le manifeste préconise la création d’un organisme indépendant, le Council for learning outside the classroom, pour accompagner le développement de ces activités et prévoit la publication d’un ensemble de recommandations à destination des collectivités, des chefs d’établissement et des enseignants au printemps prochain ; un premier document de travail concernant la prévention des risques et gestion des incidents est d’ores et déjà disponible, alors que TeacherNet fournit également quelques conseils sur ces aspects.

Ce regain d’intérêt pour l’”outdoor education” (OE), également appelée “education outside the classroom” (EOtC), prend effectivement place dans un contexte où les préoccupations sécuritaires et juridiques ont mobilisé les débats ces dernières années, et où les activités extérieures tendent à stagner, voire même à diminuer pour ce qui concernent les sorties en milieu naturel et les voyages scolaires.
Rien à voir avec les TIC, me direz-vous ? Effectivement, si ce n’est que la plus-value de ces situations d’apprentissage “moins formelles” est reconnue officiellement par l’institution, et étayée par plusieurs rapports de recherche depuis 2004…Un premier rapport publié par la National Foundation for Educational Research (NFER) en 2004, Review of Research on Outdoor Learning, fait état des bénéfices de ces activités sur l’apprentissage, en examinant les résultats de 150 études réalisées entre 1993 et 2003.
Les analyses montrent en particulier l’influence positive des travaux pratiques extérieurs sur les apprentissages disciplinaires, si tant est que leur inscription dans le travail en classe soit explicite : ils favorisent la rétention des connaissances et renforcent les liens entre les dimensions affective et cognitive de l’apprentissage.
Les séjours sportifs, quant à eux, améliorent l’autonomie, la confiance en soi, l’efficacité personnelle, les compétences de communication et l’esprit d’équipe, alors que les bénéfices sur les performances physiques sont moins évidents.
Les rencontres organisées au sein de l’institution scolaire et autres projets éducatifs tournés vers la communauté (parents, professionnels), augmentent la motivation et le sentiment de responsabilité des élèves, tout en renforçant leur sentiment d’appartenance et en influant positivement sur les relations entre pairs, avec les enseignants et avec les membres de la communauté.

Ces mêmes bénéfices sont soulignés dans un rapport publié par l’OSFTED en 2004 : Outdoor education : Aspects of good practice. Un rapport qui pointe cependant les manques en termes d’évaluation et d’accompagnement pédagogique et les inégalités d’accès à ces activités. Ces points faibles sont repris dans les conclusions du dernier rapport de la NFER, Education Outside The Classroom : An Assessment of Activity And Practice In Schools and Local Authorities (novembre 2006). Si le déclin n’est pas aussi manifeste qu’on aurait pu le croire, il n’en est pas moins vrai que les sorties ou séjours en milieu naturel ainsi que les séjours sportifs demeurent relativement rares, alors que les activités dans l’espace scolaire et les visites et autres sorties ponctuelles dans des lieux proches sont en augmentation.

Ces tendances sont toutefois à relativiser : les élèves de fin de primaire sont globalement davantage exposés à ces situations pédagogiques que les élèves de secondaire, alors que sur le plan disciplinaire, les auteurs relèvent une prépondérance des TP de géographie.
Les principaux freins au développement de ces activités extérieures concernent la gestion des risques et le financement (coût du transport notamment) ; à ces facteurs s’ajoute la confiance que l’enseignant a dans son administration (soutien du chef d’atblissement et de la collectivité) et dans sa propre capacité à organiser de telles activités. Des résultats qui laissent penser que, malgré les insuffisances relevées en termes de formation initiale (NFER, 2006), les efforts devraient porter davantage sur la formation continue et prendre en considération à la fois les questions sécuritaires et l’intégration avec les programmes scolaires. En tous cas, ce sont les voeux exprimés par les enseignants qui ont participé à l’enquête de la NFER…

Des informations complémentaires pourront être trouvées sur le site de l’Institute for Outdoor Learning. Laure Endrizzi - More Posts - Website - Tendances et prospective Laure Endrizzi

Source : https://eduveille.hypotheses.org/231

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16.
Canada - L’école hors les murs : un projet de maillage culturel école-famille-communauté – Document ‘horslesmurs.ca’

C’est un projet de maillage culturel école-famille-communauté qui a permis le développement de ressources pédagogiques et la réalisation d’une exposition de ‘photo-romans’ multilingues par des enfants nouveaux arrivants.

Objectif - Procéder à un maillage culturel réussi dans lequel l’enfant nouvellement arrivé est reconnu et valorisé pour qui il est.

Contexte - En 2016, Gatineau accueillait 7.535 personnes immigrantes, dont plusieurs enfants fréquentent, dès leur arrivée, des classes d’intégration linguistique, scolaire et sociale communément appelées « classes d’accueil ». Ces classes ont comme mandat de développer leurs compétences langagières et de leur fournir les fondements d’une intégration réussie à la société québécoise.

Ressources pédagogiques - Des situations d’apprentissage inductif qui regroupent autant la description des activités hors murs qui ont été réalisées que les réinvestissements en classe.

Exposition - Triptyque de photos à partir duquel des enfants nouveaux-arrivants ont composé une histoire. Vitrine sur certains clichés pris par les enfants (12 panneaux).

Exposition 2018 : 10 panneaux de clichés capturés par des élèves de 5 à 12 ans - découvrant leur quartier et leur communauté - dans le cadre d’activités d’apprentissage inductif. Cliquez ou taper sur les images pour les agrandir.

Activités en classe - Thème français : Madlenka

Présentation - Couverture de l’album Madlenka de Peter Sis (2000)

L’album Madlenka de Peter Sis (2000) confronte l’élève d’entrée de jeu à des scripts différents. Après une mise en situation voulant qu’une petite fille prénommée Madlenka a une dent qui bouge, l’auteur nous entraîne dans une visite de son quartier où elle souhaite annoncer fièrement cette nouvelle à ses amis. On passe alors de la France à l’Inde, puis à l’Allemagne pour n’en nommer que quelques-uns.

Ce faisant, l’auteur donne au lecteur accès à la diversité qui caractérise New-York, et qui est illustrée par un graphisme original et un détail saisissant de l’illustration, volontairement en noir et blanc. Chaque nouvel ami que Madlenka rencontre la salue dans sa langue d’origine. Le prénom de l’héroïne change en fonction des langues et s’illustre par une écriture et une mise en exergue différente relativement au choix des caractères différents.

Par une mise en page habile, Madlenka se retrouve toujours au cœur du quartier, entourée de référents culturels, mis en couleur et en relief, reflétant le pays de l’ami rencontré. Ainsi diversité, scripts et histoire s’entremêlent-ils et servent-ils de fil d’Ariane pour ouvrir les jeunes lecteurs à une autre lecture du monde. De plus, un travail sur les expressions idiomatiques à travers les langues telles que La petite souris ou encore La fée des dents est tout à fait pertinent comme approfondissement.

Thème mathématique : Classer et ordonner - Présentation des images - Lors des classes promenade, les élèves ont pris des nombreux clichés. Différents thèmes étaient récurrents dont celui de la nature, particulièrement des fleurs et des ciels. Ainsi, à partir du thème du ciel, nous avons imprimé des photos et demandé aux élèves de les classer. Différents critères de classification ont été choisis par les élèves : texture des nuages, présence de lignes, etc… Dans le cadre de cette activité, un problème est survenu : « Que faire lorsqu’une image appartient à deux classes car elle possède les deux critères ? ».

Les élèves ont proposé différentes solutions :

  • modifier les critères afin que chaque photo n’appartienne qu’à une seule classe.
  • Placer la photo entre deux groupes comme sur la photo suivante :
    Photo - Classer et ordonner - Ainsi les élèves ont fait naitre le besoin et la pertinence d’un apprentissage mathématique, celui du diagramme de Venn. Nous avons réalisé cette activité dans le cadre d’une deuxième période.

Image - Lexique mathématique - Télécharger la présentation (.pdf)

Thème art : Re-tisser notre culture

Ce projet intégrant à la fois l’art du tissage et le texte fut réalisé en collaboration avec l’artiste Thoma Ewen reconnu à travers le pays pour son travail des arts textiles. Elle décrit le tissage comme un outil interculturelle créatif. Plus spécifiquement au contexte du projet Re-tisser notre culture, le tissage favorise la construction collective d’une vision de l’avenir. Cette idée de construction va de pair avec l’objectif ultime du projet Hors les murs, puisqu’il vise l’inclusion des élèves nouveaux arrivant et leurs parents en vue de favoriser leur participation à la vie citoyenne. 

Durant l’activité, les élèves et leurs parents ont participé à la création de quatre tissages. Lors la fabrication, ils furent invités à réfléchir aux éléments qui favoriseraient un monde meilleur via une carte conceptuelle collective. Sur des rubans, ils ont pu écrire des mots ou des phrases de la langue de leur choix portant sur l’avenir. Ces rubans furent par la suite intégrés dans les mailles des tissages.

Thème arts : ‘Moi !’ – C’est un projet de création permettant à l’enfant de mettre au jour son identité par l’entremise d’une réalisation bidimensionnelle. Est remis à l’élève un carton blanc sur laquelle est esquissée une silhouette humaine. Ces traits l’invitent à créer son autoportrait en ayant pour médium la craie de cire, le pastel gras, le pastel soluble à l’eau, le crayon de bois ou le feutre. Sur ce carton se trouvent des portes qu’il est par la suite convié à ouvrir. Contrastant avec la blancheur du support initial, il y trouve des petits rectangles couverts de peinture noire à gratter Grafima. Dans ces espaces, situés à hauteur de la tête, des yeux, d’une oreille et du nez, il est libre d’exprimer qui il est. Des précisions lui seront toutefois offertes en guise de réflexion initiale : ce que je vois ; ce que j’entends ; ce que je sens et ce à quoi je rêve.

Bien que ces éléments se rapportent plus précisément à chacune des portes en regard de leur emplacement sur la silhouette guidant la réalisation de l’autoportrait, l’élève peut s’en inspirer ou non pour réaliser les gravures dissimulées sous les portes qui cachent son portrait. Les objectifs de ce premier projet de création sont de permettre à l’enfant d’affirmer ses goûts et ses intérêts. Pour ce qui est des objectifs de notre recherche, la création que l’enfant propose offre l’occasion aux chercheures et au corps enseignant de mieux connaître leurs aspirations afin de guider la suite du projet.

Diaporama de la présentation Moi ! (.pptx)

http://Exposition 2018 - Hors les m...

Exposition 2018 - Hors les murs www.horslesmurs.ca › exposition-2018

Exposition 2018. 10 panneaux de clichés capturés par des élèves de 5 à 12 ans - découvrant leur quartier et leur communauté - dans le cadre d’activités ...

Exposition 2019 - Hors les murs -Hors les murs : Accueil

Source : https://www.horslesmurs.ca/activites-en-classe/

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17.
Education - Y a-t-il une place hors les murs de l’école pour l’accompagnement des élèves en difficulté scolaire ? Publié le 14 janvier 2014 par Valérie Liquet dans Jeunesse, éducation et formation - Social – Document ‘banquedesterritoires.fr’ avec ‘Localtis’

Construire, rénover et équiper l’école de demain

L’Education nationale poursuit son travail sur elle-même, reconnaissant sa pleine responsabilité dans les difficultés scolaires de certains de ses élèves et cherchant des solutions internes. Un récent rapport des deux inspections générales milite encore dans ce sens, sans méconnaître totalement le rôle éducatif assuré par d’autres acteurs que ceux de l’école.

Les difficultés scolaires se révèlent dans l’espace ’école’ et c’est donc dans cet espace que les réponses doivent être apportées. C’est une des idées clés du récent rapport au ministre de l’Education nationale et à sa ministre déléguée à la Réussite éducative intitulé ’Le traitement de la grande difficulté au cours de la scolarité obligatoire’. Idée déjà très présente lors du séminaire sur le décrochage scolaire du 8 janvier dernier (et dans le rapport ’Agir contre le décrochage scolaire : alliance éducative et approche pédagogique repensée’, voir notre article ci-contre). On notera toutefois, à la page 63 (sur les 169 que compte le rapport), que ’la réussite de l’élève en grande difficulté, plus que celle de tout autre, dépend en partie de l’offre éducative complémentaire à l’école’.

Le maître au cœur

Parmi les solutions déjà apportées à l’intérieur de l’école, le rapport propose que les maîtres bénéficient d’une ’formation beaucoup plus approfondie pour personnaliser et ajuster leur action’ et ’une coopération renforcée avec les autres professionnels que sont les médecins de l’Education nationale, les psychologues et les enseignants spécialisés pour analyser et comprendre chacune de ces situations’. Quant à l’intervention des membres des Rased, elle ’constitue une ressource importante’ mais aujourd’hui ’trop coupée de ce qui se noue et se dénoue dans la classe’.

Hors la classe, les auteurs du rapport estiment que ’quels que soient la nature et le volume des aides périphériques (à la classe), elles doivent prendre cohérence et s’articuler dans un projet d’accompagnement personnalisé dont seul le maître peut être concepteur et porteur en lien constant avec les parents’.

Ils relèvent aussi que ’beaucoup d’enseignants rencontrés considèrent que le temps scolaire, même complété par l’aide personnalisée, n’est pas suffisant pour surmonter la grande difficulté. À leurs yeux, il faut quelque chose ’en plus’ de ce qui se passe dans la classe (et non ’à la place de’)’.

’Un espace où l’on s’occupe d’eux’

Les auteurs du rapport proposent ainsi : ’Il faut à ces élèves un espace personnalisé, presque personnel, où l’on s’occupe d’eux, à la fois pour installer une aide spécifique adaptée à la complexité de leur situation et surtout pour leur apporter un accompagnement.’ Cela existe déjà. Et de citer : ’études, accompagnement scolaire d’initiative associative, dispositifs de soutien ou de ’coup de pouce’, actions conduites dans le cadre de la réussite éducative ou même centres ’de loisir’, mais aussi activités inscrites dans le cadre de l’accompagnement éducatif sous la responsabilité de l’école’… au risque de s’y perdre, les auteurs du rapport notant ’la dispersion et l’extrême diversité de cette offre’.

Ils constatent par exemple ’la grande inégalité territoriale entre des lieux où il n’y a rien, ni étude ni activité organisée (ni même parfois une ’garderie’) et d’autres sites où jusqu’à huit à dix possibilités sont proposées entre 16h30 et 18h (et parfois au-delà)’. Cela viendrait non pas de la concentration des aides sur des territoires prioritaires, mais davantage, de ’différences plus complexes entre l’urbain et le rural, entre des communes qui ont une tradition d’engagement dans le périscolaire et d’autres où l’implication est moindre ou plus récente, entre des quartiers où de multiples associations ou intervenants publics sont présents et d’autres où l’école est presqu’isolée dans un contexte social analogue’, est-il écrit dans le rapport.

Football ou étude ?

Les auteurs regrettent également que l’aide scolaire ou l’aide au travail personnel soit souvent proposée en même temps que d’autres activités périscolaires a priori plus attractives. ’Lorsqu’on offre à un élève fragile (ou à ses parents) le choix entre le football et l’étude, ou entre le chant et un soutien à la lecture, on le contraint à choisir entre ce qu’il a envie de faire et ce qui lui est immédiatement utile pour ne pas s’enfoncer dans la difficulté’, déplorent-ils, ajoutant que ’rares sont les écoles où a pu être constatée une réelle cohérence de l’offre’. Occasion pour rappeler que l’offre périscolaire ne donnera des résultats sur les élèves en grande difficulté que lorsqu’il y a ’implication de l’école dans son organisation’.

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Partie 7 : plein d’articles sur l’éducation et des vidéos d’orchestres confinés !


18.
Accès à une sélection d’articles et de dossiers sur l’éducation et l’enseignement et postés sur le site ISIAS

’L’éducation nationale est souvent critiquée sur son efficacité.’ par Jacques Hallard dimanche 20 août 2017 par Hallard Jacques - français

’(Re) découvrir les différentes méthodes pédagogiques applicables dans l’enseignement et la formation ainsi que l’évaluation de l’enseignement et des élèves’ par Jacques Hallard - jeudi 24 août 2017 par Hallard Jacques - français

’Rôle de l’éducation pour la formation aux notions d’intérêt général et de bien commun ’ par Jacques Hallard mercredi 30 novembre 2016 par Hallard Jacques - français

’Les pratiques d’apprentissage à l’école … et ailleurs, à partir de l’observation du cerveau par les neurosciences, et à l’aide des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE), des formations en ligne ouvertes à tous ou MOOC (de l’anglais ‘massive open online course’) et des ‘classes inversées’’ par Jacques Hallard mardi 2 janvier 2018 par Hallard Jacques - français

’Rôle des passeurs d’idées, pensées et savoirs émis depuis les sources de la Renaissance et des Lumières en Europe’ par Jacques Hallard dimanche 7 octobre 2018 par Hallard Jacques - français

’Regards sur la philosophie sociale de Martin Luther, précurseur de la laïcité ‘à la française’ et au service de l’éducation’ par Jacques Hallard mercredi 4 octobre 2017 par Hallard Jacques - français

’Bien qu’encore controversés, les apports des neurosciences à la pédagogie sont pourtant féconds ’ par Jacques Hallard lundi 22 janvier 2018 par Hallard Jacques - français

’Faut-il se réjouir, s’inquiéter ou se moquer des MOOC qui se répandent dans l’enseignement et les formations ?’ par Jacques Hallard lundi 18 décembre 2017 par Hallard Jacques - français

Eléments d’une méthode de travail pour l’innovation, une adaptation au changement et à la transition Partie 1 : l’action organiséedimanche 29 janvier 2017 par Hallard Jacques - français

’Eléments d’une méthode de travail pour l’innovation, une adaptation au changement et à la transition. Partie 2 : Préparation et suivi des travaux de transformation sociale’ par Jacques Hallard samedi 4 février 2017 par Hallard Jacques - français

Eléments d’une méthode de travail pour l’innovation, une adaptation au changement et à la transition. Partie 4 : Bienveillance et altruisme mais vigilance et attention dimanche 19 février 2017 par Hallard Jacques - français

’Eléments d’une méthode de travail pour l’innovation, une adaptation au changement et à la transition : Partie 5 : Aptitude et rôle de leader pour entraîner un changement avec une communication bienveillante et non violente’ par Jacques Hallard jeudi 3 août 2017 par Hallard Jacques - français

’La culture est la pierre angulaire d’une société démocratique’ Mise en perspective de Jacques Attali – Partie 3. Par Jacques Hallard dimanche 21 août 2016 par Hallard Jacques - français

’Qui a peur de Huawei ? » - A propos du numérique « une ressource épuisable et non renouvelable »’ par Jacques Hallard samedi 25 janvier 2020 par Hallard Jacques - français

’La présence de femmes musulmanes ‘savantes’, réputées et engagées est attestée depuis le IXème siècle et jusqu’à nos jours à travers le monde’ par Jacques Hallardvendredi 31 mai 2019 par Hallard Jacques - français

’Féminisme, laïcité « à la française » et valeurs républicaines reprises par des militantes musulmanes qui s’engagent en politique en France et en Belgique notamment pour la liberté de pensée et de conscience, l’égalité sexuelle et d’accès à l’éducation, leurs choix et droits vestimentaires’ par Jacques Hallard dimanche 14 juillet 2019 par Hallard Jacques - français

’Le débat continue sur l’efficacité, l’utilité et la pertinence des applications des neurosciences à l’éducation’ par Jacques Hallard jeudi 8 février 2018 par Hallard Jacques - français

’Faut-il se réjouir, s’inquiéter ou se moquer des MOOC qui se répandent dans l’enseignement et les formations ?’ par Jacques Hallard lundi 18 décembre 2017 par Hallard Jacques - français

’Les pratiques d’apprentissage à l’école … et ailleurs, à partir de l’observation du cerveau par les neurosciences, et à l’aide des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE), des formations en ligne ouvertes à tous ouMOOC (de l’anglais ‘massive open online course’) et des ‘classes inversées’’ par Jacques Hallard mardi 2 janvier 2018 par Hallard Jacques - français

’Les MOOC se mettent en place mais les risques qui les accompagnent doivent être pris en compte’ par Jacques Hallard samedi 17 octobre 2015 par Hallard Jacques - français

’La santé des jeunes est menacée par les ondes’ par Jacques Hallard samedi 9 juillet 2016 par Hallard Jacques - français

Conférence interactive de Jacques Hallard : La santé des jeunes est-elle menacée par les ondes, les MOOC et autres TIC (technologies de l’information et de la communication) ? mercredi 10 avril 2019 par Hallard Jacques - français

’Rôle des passeurs d’idées, pensées et savoirs émis depuis les sources de la Renaissance et des Lumières en Europe’ par Jacques Hallard dimanche 7 octobre 2018 par Hallard Jacques - français

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19.
Musique – De superbes vidéos postées par des Orchestres... confinés !

Message de Sophie Audugé, Déléguée Générale de SOS Éducation - Date : vendredi 03 avril 2020 à 22:17 – Référence : SOS Education Performances orchestrales : Quand la musique est plus forte !

Chère amie, Cher ami, la musique a vraiment des vertus bénéfiques pour le moral et l’esprit ! C’est pourquoi nous souhaitons partager avec vous ces superbes vidéos postées par les Orchestres... confinés !

L’Orchestre Radio France joue Le Boléro de Ravel : Cliquez pour accéder à la vidéo

L’Orchestre National de Lyon joue L’Arlésienne de Georges Bizet : Cliquez pour accéder à la vidéo

L’Orchestre philharmonique de Rotterdam joue L’Hymne (ou ode) à la joie de Beethoven : Cliquez pour accéder à la vidéo

Ces vidéos font chaud au cœur. Voir ces musiciens chez eux, chacun dans son environnement personnel, rend l’expérience totalement unique et inédite. Ces vidéos montrent ce qu’est concrètement un orchestre. Elles donnent à voir comment se constitue l’harmonie d’une œuvre musicale par l’orchestration des différents instruments. Elles mettent en évidence la rigueur et la concentration nécessaires à la pratique professionnelle de la musique.

Regarder ces vidéos en famille, avec vos enfants, peut être l’occasion d’activités ludiques amusantes, passionnantes et éducatives ! Retrouver les différents instruments, leur nom, imprimer des visuels, les colorier... Connaître les différentes familles d’instruments d’un orchestre symphonique... C’est aussi l’occasion de montrer que nous sommes tous confinés, même les musiciens, et qu’ils continuent à travailler leur art... Comme pour les apprentissages, pour l’école, la continuité du travail et l’engagement dans l’effort sont importants et nécessaires pour rester « au niveau ».

On peut ensuite s’amuser à rechercher des vidéos des mêmes orchestres en situation « classique » de représentation. Vos enfants verront ainsi le code vestimentaire, le chef d’orchestre, et l’organisation dans l’espace de l’orchestre symphonique. Pour aller plus loin, sur la plateforme Lumni, Jamy présente les différentes familles d’instruments de musique... Accédez à la vidéo en cliquant sur l’image :

Et pour les passionnés, découvrez la sélection des instruments et œuvres d’art les plus remarquables du musée de la Philarmonie de Paris en cliquant ici 

N’hésitez pas à nous faire part d’autres initiatives exemplaires et éducatives ! Priorité à l’Éducation ! Sophie Audugé, Déléguée Générale de SOS Éducation

P.S. : Pour les jeunes enfants, nous vous conseillons le livre « 3 contes de Marlène Jobert pour découvrir la musique classique » qui avait remporté un beau succès lors de sa sortie en 2010. Il est composé de 3 contes (livres) et 2 CD. Malheureusement il n’est pas accessible pour l’instant au format numérique.

SOS Éducation — Wikipédia

Source : SOS Education Accueil - SOS Education : Association Loi 1901 à but non lucratif, reconnue d’intérêt général, 120 boulevard Raspail, 75006 Paris, France - https://soseducation.org - 01 45 81 22 67 - contact@soseducation.org

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20.
Coronavirus. La lauréate orvaltaise du concours de poésie aime la liberté - DR - Ouest-France Publié le 03/04/2020 à 20h51

Notre concours de poésie, de nouvelle, de dessin et de BD se poursuit durant tout le confinement, avec un lauréat de chaque discipline toutes les semaines. Voici le premier prix de poésie enfant. Les autres poésies participantes seront automatiquement remises en lice pour les concours des semaines suivantes.

Photo - Caileen a remporté le concours de poésie de la seconde semaine. Caileen, 7 ans et demi, d’Orvault, a ému le jury par sa poésie sur l’après-confinement, judicieusement intitulée Liberté. Le concours de poésie pour jeunes reste ouvert tout au long du confinement.

La liberté

Quand le confinement sera fini

Nous accueillerons papi et mamie

J’irai à l’école

Faire du rock’n’roll

Je m’appelle Caileen

Je vais retrouver mes copines

À la piscine

Et je réaliserai mon rêve de super-héroïne

J’irai au cinéma

Manger des fraises Tagada

Avec maman et papa

Je porterai des barrettes

À mon entraînement de basket

Je donnerai mon maximum

Pendant le cours de badminton.

Ouest-France : toute l’actualité en direct, l’info en continu -Abonnez-vous

Vannes. Crise du Lévothyrox : informer les patients – Association ...

© Ouest-France - Source : https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-laureate-orvaltaise-du-concours-de-poesie-aime-la-liberte-6799817

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21.
Education - Pour Philippe Meirieu, spécialiste des sciences de l’éducation : « L’école à distance doit rester collective » Propos recueillis par Valérie Mazerolle - Publié le 12/04/2020 à 11h00 – Document ‘leberry.fr’ - Photo - Philippe Meirieu © BOILEAU FRANCK

Face au risque d’accroissement des inégalités scolaires dans un contexte d’enseignement à distance, Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon II, insiste sur la nécessité de parvenir à « construire du commun ».

Le confinement met l’école, espace du collectif, à l’épreuve. Comment surmonter cette épreuve ?

On ne va pas seulement à l’école pour apprendre mais pour apprendre ensemble. Cet apprentissage de la socialité est essentiel : il permet d’accéder au commun, de lutter contre les inégalités, et il constitue un projet politique de formation à la démocratie à travers la rencontre des autres et l’apprentissage du débat et de la coopération.
S’ils permettent de maintenir une continuité pédagogique minimale, les dispositifs individuels développés avec le confinement ne remplaceront pas l’école. Il est illusoire de le croire. Mais dans ce moment où l’enseignement se fait à distance, il faut savoir construire du commun, à travers des visioconférences par exemple, ou des activités communes. Les enseignants, dont la mobilisation et la créativité sont remarquables, développent des prises en charge collectives à distance qui permettent de reconstituer, de manière symbolique certes, l’espace de la classe. C’est essentiel.

Cette crise révèle des inégalités très fortes, notamment en termes scolaires. 

Cette école à distance met à distance un certain nombre d’enfants par rapport à l’enseignement. Le confinement, dans des circonstances parfois difficiles, risque de faire exploser les inégalités. Pour les enseignants, l’enjeu premier, par rapport aux familles les plus éloignées de la culture scolaire, les plus défavorisées, est bien de se recentrer sur le fait de garder un contact régulier, de proposer des activités accessibles à tous.

Face à ce constat, comment penser la reprise des cours ?

Beaucoup d’enseignants sont en train de découvrir qu’on ne peut pas avoir une progression identique à celle qu’on aurait dans une classe. Le moment du retour à l’école sera un moment d’adaptation, nécessaire, qui devra tenir compte des inégalités. Nous allons avoir des situations très hétérogènes. Cela nécessitera de la part des enseignants de l’imagination, de la pédagogie différenciée, et, j’insiste sur ce point, une pédagogie de l’entraide entre les élèves.

Le moment de la reprise de la classe nécessitera de la part des enseignants de l’imagination, de la pédagogie différenciée, et, j’insiste sur ce point, une pédagogie de l’entraide entre les élèves.

Photo - Philippe Meirieu

Quel est le rôle des parents dans le travail à la maison ?

Il n’est pas de remplacer l’enseignant, mais d’assurer un soutien psychologique minimal qui permette à l’enfant de travailler scolairement de la manière la plus sereine et attentive possible, de l’aider à s’organiser, à se centrer sur ce qu’il faut avoir compris.
Si je devais donner des conseils, je dirais qu’il ne faut ni abandonner les enfants ni être dans leur dos plusieurs heures par jour pour vérifier qu’ils font leur travail, parce que cela viendrait accroître leur dépendance. L’idée est de prendre un quart d’heure ou deux dans la journée pour faire le point, demander à l’enfant ce qu’il a fait, ce qu’il a trouvé facile, difficile, comment il a procédé, d’engager un dialogue. Ce qui compte également est de proposer des activités éducatives qui contribuent à maintenir l’intelligence de l’enfant en éveil, de la cuisine à la lecture commune d’un livre.

Est-ce que nous en sortirons avec un numérique toujours plus individuel, centré sur la consommation, sur la rapidité de réaction, ou est-ce que nous irons vers un numérique plus raisonné, plus coopératif, plus centré sur les échanges entre personnes, permettant de sortir de sa solitude plutôt que de s’y enfermer ? Philippe Meirieu

Pendant cette période, les écrans occupent une place grandissante. Faut-il leur résister ?

Plus que le temps passé devant les écrans, ce qui importe est la manière de les utiliser. Soit comme source de fascination qui tétanise l’intelligence, soit comme un outil d’échange, de communication, de réflexion. Je suis très attentif aux initiatives pédagogiques qui permettent d’avoir un usage contributif et coopératif du numérique. C’est un des enjeux de cette crise : est-ce que nous en sortirons avec un numérique toujours plus individuel, centré sur la consommation, sur la rapidité de réaction, ou est-ce que nous irons vers un numérique plus raisonné, plus coopératif, plus centré sur les échanges entre personnes, permettant de sortir de sa solitude plutôt que de s’y enfermer ?

Comment faire en sorte que les vacances de printemps, inédites dans leur forme, ne constituent pas une rupture ?

Ces vacances doivent permettre de marquer une pause dans le travail scolaire et dans le suivi des élèves par l’école. Mais cette pause n’est pas nécessairement une pause en matière éducative. Le scolaire va s’arrêter, mais il reste à avoir une présence éducative auprès des enfants à travers la régulation de l’usage des écrans, l’organisation d’activités stimulantes, la capacité à donner du sens à la lecture. Pour maintenir une vigilance éducative, il faut parvenir à ne pas relâcher complètement la gestion du temps, à conserver des moments ritualisés dans la journée, à alterner activités collectives et temps individuels. 

Accueil - Le Berry Républicain -

https://lh3.googleusercontent.com/YVgQXovrtTPoEps7LDTad68vtIUARIv1XuRQ8V2Gb5MTpcLua64JHw64LTTy8tctCkmWoQ=s170

Source : https://www.leberry.fr/bourges-18000/actualites/pour-philippe-meirieu-specialiste-des-sciences-de-l-education-lecole-a-distance-doit-rester-collective_13777987/

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22.
En temps de pandémie, la nouvelle école à distance Par Frédérique Lebel - Publié le : 08/04/2020 - 13:47 - Modifié le : 08/04/2020 - 21:34 – Document ‘RFI’ - Photo Casilli : une salle de classe vide dans une école à Rome (Italie), le 5 mars 2020. REUTERS/Remo

Le confinement généralisé dans de nombreux pays européens, en raison du coronavirus, rebat les codes de l’école à distance. Avec des dizaines de millions d’élèves et d’étudiants qui sont à la maison. Tous les pays ne sont pas préparés de la même faàon à ce défi. C’est ce que nous allons voir aujourd’hui dans Accents d’Europe. Un magazine enregistré et préparé lui aussi à distance et en confinement.

En Italie, de l’expérience et beaucoup d’imagination
Et tout d’abord direction l’Italie, un des premiers pays à avoir demandé aux élèves de ne plus prendre le chemin de l’école. Dans onze communes de Lombardie et de Vénétie, la quarantaine a même commencé dès le 21 février 2020. Dans la petite ville de Codogno, Cécile Debarge a pu parler, à distance, avec des enseignants qui ont bouleversé leurs pratiques, qui ont innové pour rester en lien avec leurs élèves.

En Turquie, de la propagande par la petite porte
Et en Turquie, ce sont 18 millions d’écoliers et de collégiens qui suivent les cours à la maison depuis le 23 mars 2020. Le ministère de l’Éducation a mis sur pied une plateforme internet, mais aussi trois chaînes de télévision pour aider les enseignants.
Mais dans un pays qui tolère de moins en moins toute forme d’opposition ou de libre parole, cette école à distance est une occasion en or pour instiller un peu de propagande dans les programmes. Reportage à Istanbul signé Anne Andlauer.

En Pologne, un accès inégal à internet
Voilà trois semaines que les écoliers polonais sont confinés chez eux… là encore les devoirs sont envoyés par internet et les cours parfois donnés par visioconférence. Mais, cette école à distance est un profond révélateur de la fracture numérique du pays. Tout le monde n’a pas un accès égal au réseau, c’est le moins qu’on puisse dire. À Varsovie, Thomas Giraudeau.

En France, les stars de Youtube
Et en France, cette période de pandémie met plus que jamais en évidence les chaînes Youtube de professeurs très connectés. C’est le cas de Maths et Tiques du professeur Yvan Monka. Cet enseignant d’Haguenau en Alsace a su fédérer plus de 700 000 abonnés autour de ses cours de mathématiques qui couvrent les programmes de la 6ème à la terminale. Portrait d’un pédagogue hors pair signé Robin Dussenne.

En Hongrie, la télé de papa
Et en Hongrie, c’est la 5ème chaîne de la télévision publique qui s’est reconvertie dans l’enseignement. Elle diffuse des cours de maths, de hongrois ou de langues étrangères. Mais, dans un pays dirigé par le gouvernement ultraconservateur de Viktor Orban, le ministère de l’Éducation n’a pas brillé vraiment par ses innovations. La chaîne a plutôt fouillé dans ses stocks et repêché de vieilles émissions. Style rétro garanti. Florence la Bruyère a regardé pour nous.

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Essayez avec cette orthographe : rfi.fr

Rappel concernant les règles de confidentialité de Google

RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France

Journal de RFI – Radio Grille Ouverte

Source : http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200408-pand%C3%A9mie-la-nouvelle-%C3%A9cole-%C3%A0-distance

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23.
Débats - François Dubet : ’L’épreuve du confinement révèle des inégalités qui peuvent devenir haine’ Par Denis Lafay photo - 06/04/2020, 6:10 - Document ‘acteursdeleconomie.latribune.fr ‘ – Photo

’Si la pandémie a une vertu, et une seule, c’est de nous rappeler nos dépendances et nos dettes envers ceux que nous ne connaissons pas.’

[Voir au préalable le document intitulé L’épidémie dans l’épidémie : thèses complotistes et Covid-19 ...https://www.google.fr/url?sa=t&...- Document ‘jean-jaures.org’ -[28 mars 2020] – Extrait du débat > ->https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiIq_3Nk-joAhXL8eAKHVWsBboQFjAAegQIARAB&url=https%3A%2F%2Fjean-jaures.org%2Fnos-productions%2Fl-epidemie-dans-l-epidemie-theses-complotistes-et-covid-19&usg=AOvVaw3dd956ymHFOAIgrHs7QV0m]

La ‘viralité’ des thèses complotistes sur l’origine du virus en est le porte-voix : l’anarchie des manières dont la perception de ces inégalités s’exprime, ouvre la voie à un désordre démocratique et politique aux conséquences insoupçonnées...

Le mouvement des gilets jaunes en est une illustration : il a moins protesté contre les ’patrons’ et Bernard Arnault qu’il ne s’est opposé aux ’petites inégalités’ qui pourrissent la vie et, plus encore, au sentiment d’être méprisé, d’être invisible et ignoré. Mais, en même temps, ce mouvement n’a produit aucune demande collective, chacun portant sa propre colère. On peut faire l’hypothèse que le covid-19 va exacerber cette expérience des inégalités puisque, comme vous le dites, chacun se compare au plus près de lui : maison ou appartement, capacité ou impossibilité d’aider le travail scolaire des enfants, connexion efficace ou isolement... L’épreuve du confinement révèle des inégalités que l’on pouvait tenir pour insignifiantes ou allant de soi. Comme pour les gilets jaunes, ces inégalités n’ont pas d’expression collective et politique, elles peuvent donc devenir des haines, des croyances dans les complots, des imaginaires populistes... Dans un scénario du pire, on peut toujours imaginer que les inégalités se multiplient : pourquoi cette région plus que celle-là, pourquoi des masques ici et pas là... ? Alors que les ’vieilles’ inégalités de classes avaient une expression politique, les inégalités multiples sont vécues comme des épreuves personnelles privées d’expressions collectives, elles s’individualisent et se multiplient sans s’agréger...

... En atteste d’ailleurs la polémique aux Etats-Unis - révélatrice des vicissitudes de l’organisation fédérale - suspectant la Maison Blanche de privilégier l’approvisionnement de matériel sanitaire dans les Etats, comme la Floride, favorables à la stratégie électorale de Donald Trump. La pandémie tue essentiellement les personnes âgées ou déjà fragiles. Le biais intergénérationnel constitue à la fois un marqueur criant des inégalités et une clé de voûte du ’faire société’. La considération pour les aînés, le rôle et la place qui leur sont conférés, pourraient-ils, demain, évoluer ?

Chaque année, les grippes tuent beaucoup plus les personnes âgées que les jeunes. Je suppose qu’il peut y avoir des fragilités naturelles. Avec la canicule de 2003, nous avions découvert que les EHPAD et les maisons de retraite protégeaient moins que nous ne le pensions. Les vieux mourraient beaucoup plus en France qu’en Espagne et en Italie où ils restaient davantage chez leurs enfants, faute d’État providence efficace. Et puis, nous avons oublié cet épisode... pour le redécouvrir aujourd’hui.

Ce qui choque le plus tient à la rareté des moyens de réanimation qui obligerait à trier les malades en fonction de leur espérance de guérison alors que, a priori, toutes les vies se valent. Nous n’avions jamais imaginé nous trouver dans la situation d’exercer une médecine de guerre.

Nous découvrons aussi à quel point nos vies dépendent de l’État providence et des services publics : le travail du couple exige un système scolaire, des aides diverses et des prises en charge pour les vacances scolaires. Les personnes âgées sont une affaire d’État plus que de familles. Alors que la France est plutôt bien armée en matière de protection sociale, il n’est pas exclu que la pandémie nous conduise demain à des révisions déchirantes au profit des solidarités locales, familiales, des aménagements des temps de travail. Peut-être que tout ce qu’on dénomme ’travail de soin’, le care, devra être redéfini, réparti d’une autre manière aussi au sein des familles d’une part, et entre les familles et les collectivités d’autre part.

Solidarité : la pandémie questionne en effet de manière brûlante ce qui la compose, ce qui, dans nous et dans la société, l’irrigue et l’éteint, et la cause des aînés en est une cristallisation peut-être salutaire...

Evidemment, je ne souhaite pas un retour aux seules solidarités domestiques supportées par les femmes, mais la division du travail au sein des familles et entre les familles et l’État révèle aujourd’hui sa fragilité dans la société française qui, je le répète, n’est pas la moins protectrice et la moins redistributrice. De la même manière qu’un modèle de développement économique ne sera plus tenable, un modèle d’État providence et de solidarité ne le sera plus. Nous devrons demander à la collectivité de nous aider à être solidaire, plutôt que de confier, par délégation, la solidarité au seul État.

’L’universalité du risque et l’impératif de solidarité obligeront à s’interroger sur la justice des inégalités’

A contrario, il n’est pas contestable que la pandémie rompt certaines digues consubstantielles des inégalités : elle frappe indépendamment des patrimoines, des statuts, des classes sociales, des moyens financiers, des territoires, des pays, des continents... La perception de cet effacement peut-il durablement marquer les esprits, c’est-à-dire, grâce à cette ’vulnérabilité égale’, aider à prendre conscience que demain ’il’ faudra s’employer à lutter contre les ’inégalités injustes’ ?

Pour ce qu’on en sait, le Covid-19 est aveugle et démocratique. Il frappe tout le monde et oblige chacun à se protéger tout en protégeant les autres. En même temps qu’il révèle des inégalités de conditions de vie, il est un facteur de solidarité puisque la survie de chacun dépend des autres, y compris de ceux qui n’étaient guère visibles et valorisés. De ce point de vue, comme au lendemain des guerres, bien des inégalités seront perçues comme insupportables. Après la guerre de 14-18, on se demandait pourquoi la société divisait ’ceux que les tranchées avaient unis’. Mais c’est là le scénario optimiste car on peut imaginer, à l’opposé, que la peur débouche sur la guerre de tous contre tous.

En tous les cas, l’universalité du risque et l’impératif de solidarité obligeront à s’interroger sur la justice des inégalités. Est-il juste qu’une aide-soignante, un routier, une caissière ou un livreur soient voués aux bas salaires et à la précarité quand on sait désormais que leur travail est tellement vital ? À l’opposé est-il juste que les très haut revenus soient totalement déconnectés de « l’utilité sociale » du travail accompli ? Celui qui gagne cent fois plus qu’un autre n’est jamais cent fois plus indispensable. On peut imaginer que ces questions, jusque-là un peu abstraites, s’imposent d’autant plus que nous devrons affronter une crise économique telle qu’il faudra partager les sacrifices, les pertes, et pas les bénéfices.

A propos de toute inégalité, il faut distinguer la perception de la réalité. L’ampleur, aujourd’hui incalculable, inimaginable, des répercussions économiques et donc sociales voire humanitaires, de cette crise, pourrait modifier en profondeur le ’sujet même’ des inégalités, autant dans ses dimensions de perception que de réalité. Comment ’la’ démocratie - plus exactement chaque levier de démocratie : l’exécutif, le législatif, les corps intermédiaires, les espaces de démocratie directe ou participative - doit-elle, peut-être dès maintenant, s’emparer du sujet ?

La perception des inégalités sociales n’est pas le reflet des inégalités réelles. Chaque société adhère plus ou moins à une philosophie de la justice sociale qui la conduit à percevoir les inégalités ou certaines d’entre elles comme plus ou moins acceptables. Par exemples, les Américains sont moins scandalisés par les inégalités sociales que ne le sont les Scandinaves, alors que les inégalités sont bien plus élevées aux États-Unis que dans le nord de l’Europe ; quant aux sociétés libérales, convaincues de l’ampleur de la mobilité sociale, elles tolèrent mieux les inégalités que les sociétés social-démocrates. Or la mobilité sociale n’est pas, en fait, plus grande dans les premières sociétés. Les représentations comptent autant, voir plus, que les faits.

Ces représentations joueront sans doute un rôle demain. Ceci dit, mon inquiétude concerne moins les représentations et les imaginaires que les capacités politiques. Ce que sera l’avenir post-pandémie dépendra des capacités politiques des sociétés démocratiques.

Soit elles seront en mesure d’organiser un débat et de prendre des décisions reconnues comme légitimes, soit elles n’en seront pas capables et nous pouvons craindre le pire : des paralysies anarchiques qui ont de grandes chances de déboucher sur des régimes autoritaires ou ’illibéraux’. La situation politique actuelle peut légitimement inquiéter : comment les systèmes politiques démocratiques fortement déstabilisés depuis quelques années pourraient-ils offrir des perspectives politiques courageuses et démocratiques entre des majorités fragiles, des mouvements populistes puissants et des démagogues ’incontrôlables et incontrôlés’ désormais au pouvoir dans beaucoup de ’grands pays’ ? Quant à l’avenir de l’Europe, il existe aussi de bonnes raisons de n’être pas très optimiste - or chacun sait que les réponses nationales ne pèseront pas sur l’état du monde.

’ Soit les sociétés démocratiques seront en mesure d’organiser un débat et de prendre des décisions reconnues comme légitimes, soit elles n’en seront pas capables et le pire est à craindre : des paralysies anarchiques débouchant sur des régimes autoritaires ou ’illibéraux’ ’

Toute inégalité n’est pas néfaste ou injuste, certaines sont motrices et stimulantes, elles participent à ce que des individus progressent, à ce qu’une ’communauté progresse’. De cette crise peut-il sortir une redistribution des ’bonnes’ et ’mauvaises’ inégalités ?

La question des inégalités ne s’est jamais présentée comme une alternative entre un égalitarisme absolu et l’acceptation de toutes les inégalités. Heureusement, nous n’avons pas à choisir entre la Corée du Nord - tous égaux sauf un - et Hayek - toutes les inégalités sont bonnes tant qu’elles procèdent d’un marché ouvert. L’ensemble des enquêtes conduites sur cette question montrent que les individus sont un peu plus subtils et pensent qu’ils doivent être égaux sur certains registres, comme ceux de leurs libertés fondamentales et de la satisfaction de leurs besoins élémentaires. En revanche ils estiment que certaines inégalités sont acceptables quand elles sanctionnent l’effort, le mérite et la contribution au bien commun. Et les Français apparaissent assez largement ’rawlsiens’ : ils jugent que les inégalités issues d’une compétition méritocratique sont acceptables dès lors que les plus mal lotis voient leur situation s’améliorer. Le débat n’a jamais opposé l’égalité et les inégalités, il est celui des inégalités acceptables et dans une certaine mesure utiles à tous. Sur ce dernier point, je ne crois pas à la théorie du « ruissellement », la fable selon laquelle l’hyper richesse des uns est bonne pour les plus pauvres.

Vous citez le sociologue Emile Durkheim, auteur du principe de ’solidarité organique’ : le travail de chacun contribue à la vie collective, la cohésion sociale résulte de l’interdépendance des individus entre eux. L’épreuve que nous subissons aujourd’hui pourrait-elle après, plus tard, donner à ce principe une nouvelle dimension ? Et d’ores et déjà bouleverser certains des référents, des repères, des mécanismes qui orchestrent l’organisation collective de la solidarité, et au préalable qui nourrissent notre conception et notre exercice intimes de la solidarité ?

Il nous faut revenir à la notion de solidarité car la recherche de l’égalité suppose que nous soyons solidaires des autres, de ceux que nous ne connaissons pas et pour lesquels nous sommes prêts à faire des sacrifices : payer des imports progressifs ou cotiser pour des assurances universelles. La solidarité repose sur une dimension symbolique : des croyances et des représentations communes nous attachent les uns aux autres, notamment des croyances religieuses puisque nous serions tous ’frères’ en étant les fils (moins souvent les filles) du même dieu. Dans les sociétés modernes, c’est, pour l’essentiel, la nation qui offre cette dimension symbolique de la solidarité, et qui appelle les ’sacrifices suprêmes’.

Mais il existe un autre récit de la solidarité, Saint-Simonien, puis durkheimien et solidariste, selon lequel les liens symboliques résistent mal à l’individualisme moderne, à la division du travail capitaliste et au désenchantement religieux. Dans ce cas, on considère que la société est un organisme, une ’ruche’ à laquelle chacun contribue par son travail. Plus la division du travail est intense, plus nous dépendons des autres et plus les autres dépendent de nous. Seuls, les oisifs et les ’parasites’ profitent de ce système sans y contribuer. Dans ce cas, le solidarisme, puis le socialisme, consiste en un système de droits et de protections liés au travail qui ouvre des dettes et des créances : chaque travailleur donne à la société et celle-ci doit lui ’rendre’ ce don. L’État social moderne et la société salariales se sont construit de cette manière, par la redistribution sociale, on rend aux travailleurs, aux retraités... ce qu’ils ont donné à la société. Dans les sociétés industrielles nationales, cette représentation de la solidarité était extrêmement puissante car elle transformait un conflit de classes en un ensemble de droits et de devoirs sociaux. On appelait ça le progrès social.

Progrès social dont ces ressorts de solidarité semblent s’être affaissés au fil du temps...

En effet, cette représentation s’est progressivement affaiblie, et nous avons du mal, avec la mondialisation, la multiplication des échanges et des mobilités, à nous représenter la société sous cette forme organique. Si la pandémie a une vertu, et une seule, c’est de nous rappeler nos dépendances et nos dettes envers ceux que nous ne connaissons pas. Nous ne sommes plus dans une société de purs individus en compétition, une société de vainqueurs et de vaincus, mais dans un ensemble dont nous dépendons et qui dépend de nous. Le raisonnement peut être étendu au-delà des sociétés nationales : nous dépendons de tous les autres humains et même de la nature qui s’invite à la table des droits... Si cette vision ne s’impose pas, nous risquons de vivre un retour archaïque des seule solidarités symboliques et identitaires : repli sur les identités, les nations, les voisins, repli contre tous les autres. Alors que ce virus est celui de la mondialisation, la pire solution serait les fermetures nationalistes, identitaires, et à terme : la guerre, la vraie ! Il nous faut donc, à la fois, ressouder chaque société et renforcer la gouvernance internationale. Je ne suis pas certain que ce scénario ait les faveurs de Poutine, de Trump et de quelques autres.

’Les Français estiment que les inégalités issues d’une compétition méritocratique sont acceptables dès lors que les plus mal lotis voient leur situation s’améliorer. Le débat n’oppose pas l’égalité et les inégalités, il est celui des inégalités acceptables et utiles à tous.’

L’événement, peut-être même civilisationnel, que nous entamons aura d’immenses conséquences sur les emplois. Il pourrait générer aussi des répercussions, de tous ordres, sur ’le’ travail - ce travail l’un des principaux leviers à partir desquels nous modelons notre identité, nous nous construisons intimement et socialement - : notre rapport au travail, la place que nous conférons au travail dans notre existence, la hiérarchie des priorités de ’valeurs’ liées au travail - demain recherche de sens plus que de deniers ? Et dans les entreprises, les organisations du travail, les systèmes de management, les rapports de force interne...

Je n’ai jamais cru au déclin du travail et de la civilisation du travail. Nous avons été tellement obsédés par l’emploi que nous avons parfois fini par oublier que le travail est un lien social, une solidarité, une identité, et l’une des expressions majeures de la créativité humaine. Il suffit d’observer l’expérience du chômage pour constater que le travail n’est pas seulement une ’obligation fâcheuse pour gagner sa vie’. Or, sans reprendre les critiques convenues du néolibéralisme et du néo-management, il est clair que nous avons souvent dégradé les conditions de travail, nous avons ignoré les fiertés, les identités professionnelles, nous avons agi comme si la richesse n’était produite que par des managers brillants. On ne peut pas imaginer que le retour souhaitable de la solidarité ne conduise pas à une réhabilitation du travail.

Le problème n’est pas nouveau, en France notamment où les capacités de négociation collective restent particulièrement faibles, aussi faibles que le sont les syndicats qui pensent n’avoir pas d’autre choix que l’affrontement, face à des dirigeants qui pensent n’avoir pas d’autre choix que celui de l’assouplissement des statuts et de la flexibilité des travailleurs.

Chaque jour livre son flot ininterrompu de prédictions ou d’espérances. Les prophéties dystopiques affrontent les scénarii d’une révolution des consciences et des comportements, d’un changement radical de paradigme. Votre confrère Michel Wieviorka les catégorise ainsi : les blasés (’tout redeviendra comme avant’), les pessimistes (’ce sera pire demain’) et les optimistes, chez lesquels s’entremêlent à des degrés divers candeur, foi, fatalisme, utopie, détermination, espoir. Les sciences humaines et sociales, et particulièrement les sociologues, examinent la société telle qu’elle fut et telle qu’elle est. Non telle qu’elle sera. Dans ce moment si singulier, quelle doit être la contribution des sociologues, anthropologues, éthologues, philosophes à comprendre mais aussi, « un peu », à préparer ?

Personne ne peut anticiper l’état personnel et collectif dans lequel nous serons après six semaines de confinement, en France et dans la plupart des pays. Seule certitude, ce ne sera pas ’comme avant’. A priori ce sera pire, puisqu’une explosion du chômage, un endettement accru, une défiance exacerbée envers les responsables de toute nature, semblent assurés... Ce sera pire aussi car beaucoup d’entre nous seront traumatisés et endeuillés. Mais, si nous en avons les dispositions politiques et intellectuelles, nous pouvons imaginer un renouvellement de nos capacités d’action : comment reconstruire une mondialisation qui ne fragilise pas toutes les économies, comment refaire solidarité et égalité, comment agir dans la nature et pas contre elle ? Toutes ces questions qui étaient enfermées dans les critiques plus ou moins ’hors sol’, deviennent essentielles.

Les sciences humaines et sociales pourraient jouer un rôle dans cette conjoncture si elles développaient une éthique de la modestie et du sérieux en disant ce qu’il est possible de faire et quels seront les effets de nos décisions. Cette remarque peut sembler grincheuse et amère - le confinement n’est pas bon conseiller (sourire). Mais comment ne pas faire le constat que le goût de la pose indignée, de la dénonciation, de la mise à jour continue de la perversité de la domination et du pouvoir, que le désir de tout ramener à des explications simplistes, occupent la scène et envahissent la toile ? Plutôt que d’en ajouter à l’hystérie de la toile et des réseaux, nous devrions faire une cure de « positivisme » modeste : dire ce que l’on sait, ce que l’on a étudié, ce que nous apprend l’histoire. Le monde intellectuel et académique devrait s’interroger : pourquoi ses positions et ses choix sont-ils souvent si éloignés de la vie sociale ? J’ai toujours été très étonné par la situation intellectuelle des États-Unis : des campus souvent ultra critiques, radicaux, engagés dans des multiples studies... et, à côté, une société qui vote Trump et considère pour opinion recevable que la terre est plate... La France n’est pas si différente.

Il n’est pas contestable que le rôle des « vrais » experts, en premier lieu des professionnels des sciences médicales, bénéficie d’un regain substantiel de reconnaissance. Enfin ! d’ailleurs, les plateaux de télévision d’habitude pollués par les charlatans, font preuve de davantage de rigueur et de vigilance. Cette crise peut-elle permettre de ’relégitimer’ la science auprès d’une opinion publique qui lui manifeste tant de méfiance ? Ces sciences humaines et sociales de plus en plus ’reléguées’ - jusqu’au sein des mondes universitaire et politique - peuvent-elles elles aussi mieux faire ’reconnaître’ leur utilité ?

Pas sur la toile mais sur les médias ’normaux’, les bêtises anti-scientifiques ont reculé. Il serait difficile de clamer que les vaccins sont plus dangereux que les virus et que les médecins n’y connaissent rien. Le fait de décider d’une politique en s’appuyant sur un conseil scientifique ne me semble guère contestable. Même si nous sommes face à la plus grande incertitude, nous ne disposons pas vraiment d’alternative à la science, à ses interrogations et à ses querelles qui font partie de la vie scientifique normale. Sur ce plan, la pandémie est plutôt bienvenue. Les sciences humaines, j’insiste, auraient intérêt à proposer des analyses modestes et sérieuses pour ne pas basculer dans le seul monde des opinions. Elles ont sans doute matière à étudier et à dire sur les mécanismes sociaux révélés pas la pandémie puisque nous constatons que les sociétés ne réagissent pas et n’agissent pas de la même manière. La question de leur utilité, souvent déniée au nom du refus de l’utilitarisme, s’impose plus encore aujourd’hui. Je l’ai toujours pensé : les enseignants-chercheurs étant financés par les taxes et les impôts payés par tous les citoyens, ils doivent quelque chose à la société, ils doivent ’rendre compte’ - ce qui ne signifie pas ’rendre des comptes’.

La relégation des sciences humaines et sociales au sein du monde académique vient du fonctionnement même de l’enseignement supérieur et de la recherche : elles n’accueillent pas les meilleurs des étudiants parce qu’elles offrent des débouchés professionnels incertains - la France n’est pas le seul pays dans ce cas. Nous sommes, pour une part, responsables de cette situation dans la mesure où les productions les plus savantes et les plus professionnelles restent confinées dans des revues essentielles aux échanges scientifiques et, plus encore, aux carrières académiques, pendant que dans l’espace public, ces connaissances disparaissent et sont remplacées par des opinions et souvent des postures.

’ La France est plutôt bien armée en matière de protection sociale, mais il n’est pas exclu que la pandémie nous conduise demain à des révisions déchirantes au profit des solidarités locales, familiales, des aménagements des temps de travail ’

Déjà les perspectives de rétorsion judiciaire, contre l’Etat, les gouvernants, les pouvoirs publics accusés de manquements dans la gestion et surtout l’anticipation de la crise, se font grandes. L’ampleur sera proportionnée à celle de la judiciarisation et de la déresponsabilisation des consciences et des actes. Ce constat soulève deux questions : le principe de précaution constitutionnalisé n’a-t-il pas, au sein de la société, gravement empoisonné les consciences, l’exercice de la responsabilité au-delà de son périmètre originel ? Les scientifiques, auxquels l’exécutif fait sans cesse référence pour expliquer et... justifier ses décisions, pourraient-ils devenir la victime expiatoire en cas de désastre humanitaire ?

Nous ne sommes pas sortis de la pandémie que déjà, on me demande de signer un appel à un procès contre Emmanuel Macron, Edouard Philippe et quelques autres, pour ’mise danger’, et même ’haute trahison’... Je trouve cela terrifiant, car cela traduit la recherche de boucs émissaires : ’ils’ savaient, ’ils’ ont menti, ’ils’ ont sciemment tué... Au niveau collectif, ça n’est rien d’autre que la dénonciation de sa voisine infirmière accusée de répandre le virus. Evidemment, il faudra s’expliquer et expliquer comment nous en sommes arrivés là, et nous demander si nous avons agi comme il le fallait. Mais ceux qui ricanaient sur les stocks de masques accumulés inutilement à la suite des grippes, dénoncent aujourd’hui l’imprévoyance des gouvernants...

Le mécanisme est toujours le même : s’il y a des effets - une pandémie -, c’est qu’il y a des causes, et derrière les causes se tiennent des intentions de nuire. ’Ils’, les puissants, les scientifiques, la caste, les Chinois, et pourquoi pas, les juifs et les musulmans... sont derrière tout ça. Ce qui se réglait par quelques pogroms et quelques buchers, a pour théâtre désormais la justice. Voilà le scénario du pire pour la sortie de la crise. Le pire parce que chacun se dédouane de ses propres responsabilités : je dénonce le tourisme de masse, mais je revendique le droit de partir en vacances où bon me semble ; je dénonce la mondialisation mais j’adore les vêtements produits au Bangladesh... Le ’système’ fonctionne parce que chacun y participe avec enthousiasme, tant qu’il fonctionne. Aussi, ces appels aux procès sont souvent des manières de se défaire de sa propre culpabilité. Les partis qui réclamaient la tenue du premier tour du scrutin municipale, accusent aujourd’hui le gouvernement de les avoir suivis.

Certes, il faudra bien que nous comprenions ce qui est arrivé et pourquoi nous avons agi comme nous l’avons fait. Mais c’est moins le rôle de la justice que celui des institutions démocratiques. Et c’est pourquoi la métaphore de la guerre est dangereuse : le virus n’est pas une armée ennemie et la guerre appelle des traîtres et des héros, ce qui n’est pas le cas de la pandémie qui exigerait plutôt de la responsabilité et de la fermeté de caractère.

Dans et au sortir de la crise, la ’responsabilité d’éduquer’ est et sera centrale. Pour expliquer, pour aider à comprendre, à discerner, à tirer les enseignements et même à ’se construire’ autrement. Les parents, particulièrement aujourd’hui, l’école particulièrement demain, sont et seront sur le front. C’est, pour une mère, un père, un enseignant et pour l’Education nationale, une épreuve ; peut-être aussi une opportunité ?

Il n’était pas nécessaire d’attendre la pandémie pour constater que la longue période de massification scolaire est aujourd’hui à bout de souffle. La promesse de justice sociale n’a été tenue que très partiellement et c’est désormais à l’intérieur même du système scolaire que se multiplient les inégalités. La promesse du capital humain, celle de l’accroissement général des compétences n’a été tenue que pour les vainqueurs de la compétition scolaire - les autres sont confrontés à la dévaluation des diplômes et au déclassement. Enfin, la promesse démocratique, selon laquelle l’éducation de masse devait renforcer la confiance démocratique et la confiance tout court, n’est tenue que pour les plus diplômés qui constituent une élite culturelle, politique et sociale contre laquelle se retournent les vaincus de la complétion scolaire. Aujourd’hui, les électorats sont davantage définis par les niveaux de diplôme que par les critères classiques de classe sociale.

Si l’enjeu dominant de la sortie de la pandémie est celui de la solidarité et de la confiance démocratique, je ne vois comment l’école ne pourrait pas être interrogée. Plus que le fonctionnement de l’école, c’est le modèle éducatif français lui-même qui sera bousculé. Evidemment, les parents ne seront pas transformés en enseignants, mais les relations aux apprentissages, au temps de travail, aux évaluations scolaires, ne sortiront pas indemnes de cette crise. On peut cependant être optimiste quand on voit à quel point les enseignants, souvent perçus comme frileux et repliés sur leurs traditions pédagogiques, se mobilisent, inventent, se lient à leurs élèves, ne comptent pas leur temps. Il semble que 10% des élèves soient aujourd’hui à l’écart. C’est beaucoup, mais je n’aurais pas spontanément parié sur un chiffre aussi faible. Peut-être que la pandémie transformera davantage l’école et l’université que n’ont pu le faire les ministres.

’ Le monde intellectuel et académique devrait s’interroger : pourquoi ses positions et ses choix sont-ils souvent si éloignés de la vie sociale ? ’

Le chef de l’Etat l’a affirmé lors de son allocution du 16 mars annonçant le confinement. ’Lorsque nous serons sortis vainqueurs [de la guerre contre le coronavirus], le jour d’après ce ne sera pas un retour aux jours d’avant (...). Cette période nous aura beaucoup appris. Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, (...). et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences (...). Hissons-nous individuellement et collectivement à la hauteur du moment’. En résumé, comment imaginez-vous et comment espérez-vous que prenne forme ce ’jour d’après’ ?

Ce qui rend la situation si difficile, c’est qu’on peut tout imaginer. Un chose est sûre cependant : nous ne sortirons pas du confinement aussi rapidement que nous y sommes entrés. Il y aura des phases, des étapes, des transitions, des remises en route progressives, et nous allons entrer dans une période politique puisque la politique ne consistera plus à accompagner les changements face à une évolution vécue comme plus ou moins irréversible. Mes espoirs concernent notre capacité politique collective, c’est-à-dire notre capacité de dessiner un avenir et de gérer nos conflits. Mes inquiétudes concernent aussi cette capacité. Quand on est confiné, quand on perd l’expérience directe du monde social, les espoirs et les inquiétudes flottent et changent sans cesse. Et ça, c’est épuisant.

François Dubet est professeur émérite à l’université Bordeaux-II et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Dernier ouvrage paru : Le Temps des passions tristes : Inégalités et populisme, (Coédition Seuil-La République des idées, mars 2019).

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Source : https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/2020-04-06/francois-dubet-l-epreuve-du-confinement-revele-des-inegalites-qui-peuvent-devenir-haine-844301.html

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Addenda - Comment Singapour a aplati ses courbes du coronavirus : ils racontent Par Vincent Gibert– 02/04/2020 11:44 CEST - Document ‘Huffpost’

Des expatriés français expliquent au HuffPost la stratégie intrusive adoptée par la cité-État, dès le début de la pandémie, pour contrer efficacement le Covid-19.

CORONAVIRUS - Comme plus de 180 pays dans le monde, Singapour n’échappe pas à la pandémie de coronavirus. Mais, dans cette cité-État de 6 millions d’habitants, seulement quatre décès et environ 900 cas de Covid-19 y ont pour le moment été enregistrés. À titre de comparaison, la ville de Paris totalisait le 1er avril 2020 au soir environ 400 décès pour 2,2 millions d’habitants. Le très faible bilan singapourien a été rendu possible grâce à une stratégie – citée en exemple - bien différente de ce qui est actuellement vu en France ou dans d’autres pays d’Europe très touchés.

“En 2003, le Sras avait fait 24 morts à Singapour. Depuis cette épidémie, l’État a mis en place des mesures de réponses fortes. Le pays était donc déjà préparé pour cette épidémie de coronavirus, explique en préambule au HuffPost Sébastien*, un Français de 32 ans gérant d’une société de logiciel et installé à Singapour depuis 2014. Singapour est un État qui prône la sécurité avant tout, et ne prendra jamais aucun risque sanitaire”. Comme en Corée du Sud, qui a enregistré à ce jour un peu plus de 160 décès (pour 52 millions d’habitants) et où une stratégie de lutte contre le coronavirus similaire a été mise en place, le traçage technologique est l’une des mesures principales à Singapour. Le traçage s’effectue via la vidéosurveillance et l’utilisation de l’application gouvernementale TraceTogether sur smartphones.

“Tout le monde a installé cette appli”

Cette application associe un identifiant unique à chaque smartphone sur lequel elle est installée. Elle enregistre ensuite tous les identifiants associés aux smartphones détectés dans un périmètre de deux mètres pendant une durée d’au moins 30 minutes, dont les propriétaires pourraient représenter un risque de contamination, explique BFMTV. Et lorsqu’une personne s’identifie comme porteuse du virus, tous les smartphones détectés par le passé peuvent alors recevoir une alerte. “Cette application n’est pas obligatoire, mais tout le monde autour de moi l’a installée, assure Sébastien. Les données ne sont utilisées que pour lutter contre le Covid-19. C’est pour ça que la population est très coopérante ici.” Tracer les smartphones et assurer une bonne protection de la vie privée ? Cette application le garantit en associant des identifiants anonymes à chaque smartphone et assure ne pas suivre à la trace les déplacements des utilisateurs. “Dès qu’il y a une personne testée positive, il y a des enquêteurs qui vont lui poser toutes les questions possibles sur les 14 derniers jours qu’elle a passés à Singapour, ainsi qu’aux membres de sa famille : ’dans quel restaurant êtes-vous allé ? Quel transport avez-vous pris ? Qui avez-vous croisé au bureau ?’, raconte Sébastien. Ça fait deux mois que dès que je rentre dans un bâtiment, que ce soit une librairie, un centre commercial ou une banque, je dois enregistrer mon numéro de téléphone sur un formulaire à l’entrée pour pouvoir être rappelé si il y a eu un cas dans le lieu où je suis allé. C’est un vrai travail de fourmi. C’est comme ça qu’ils ont réussi à identifier très rapidement les clusters. Le plus gros cluster ici, c’est seulement 47 personnes dans un centre de loisirs.”

“Je suis appelé aléatoirement pour vérifier que je suis bien dans ma chambre”

“Dès que les autorités sanitaires identifient une personne qui a potentiellement le virus, mais qui ne le sait pas encore, elle est appelée et on lui dit de rester à domicile et de ne pas en sortir pendant 14 jours, continue-t-il. Si ce n’est pas le cas, elle peut se faire renvoyer du pays et elle risque une très grosse amende et même de la prison”. Jusqu’à six mois, et une amende pouvant atteindre 10.000 dollars singapouriens (6400 euros), selon la loi. La cité-État est connue pour ses lois sévères en temps normal et revendique un taux de criminalité très bas. Ce confinement très strict à domicile ou dans une chambre d’hôtel, plusieurs Français, parmi les 20.000 expatriés à Singapour, le connaissent actuellement ou viennent tout juste d’en sortir. C’est le cas de Jesse, 29 ans, dans l’informatique. Alors qu’il devait rejoindre la Malaisie par cargo pour travailler à distance pour son entreprise française, il a été contraint de débarquer au port de Singapour et a été automatiquement placé en quarantaine à l’hôtel. “Depuis 12 jours, j’ai interdiction de sortir de ma chambre d’hôtel, confie-t-il au HuffPost. En sachant qu’il n’est pas possible d’ouvrir la fenêtre, je respire donc de l’air conditionné 24 heures sur 24.... Je suis appelé aléatoirement pour vérifier ma santé, mais aussi que je suis bien dans la chambre, avec des questions un peu pièges comme : ‘êtes-vous sorti aujourd’hui, ou quels sont les trois derniers chiffres de votre passeport ?’”

“Mon employeur doit transmettre ma température une fois par jour”

Marie*, 27 ans, vivant depuis un an à Singapour et travaillant dans le luxe, arrive elle en toute fin de sa quarantaine. “J’y ai été placée préventivement par mon employeur alors que je revenais d’Australie, quelques heures avant que cela ne devienne obligatoire pour ceux qui arrivaient ou rentraient à Singapour”, témoigne-t-elle auprès du HuffPost. “Mon employeur doit depuis transmettre ma température une fois par jour, et le gouvernement me géolocalise plusieurs fois par jour via un SMS (voir l’image ci-dessous) auquel tu as une heure pour répondre, sans quoi il y aura des sanctions contre toi ou ton entreprise, dit-elle encore. Tu tournes un peu en rond avec des émotions qui passent de la colère, à la peur et à la solitude. L’important est de rester en contact avec ses proches, de garder un lien social. Et finalement ça passe assez vite.”

“Une cellule spécialisée nous appelle trois fois par jour en visio”

Amaury, 25 ans, vit depuis deux ans à Singapour et travaille dans la maintenance aéronautique. Il sort tout juste de sa quarantaine à domicile. “Sur un vol en rentrant de Brisbane (Australie), il y a eu un passager porteur du coronavirus. Tous les passagers étant à proximité, dont moi, ont été placés en quarantaine, raconte-t-il au HuffPost. Une cellule spécialisée nous appelle trois fois par jour en visio par WhatsApp pour vérifier qu’on se trouve bien à notre domicile. Ils nous demandent la température, si l’on a des symptômes et de montrer autour de nous en filmant que l’on est bien seul chez nous.” Laure*, 18 ans, étudiante à Singapour et de retour de vacances à Bali, vit elle une quarantaine moins intrusive, car elle n’a pas encore été contactée une seule fois par les autorités. Mais il existe une raison bien particulière : ”Étant normalement résidente aux États-Unis, je n’ai donc pas de numéro local et les autorités ne m’ont jamais contactée ou ne sont jamais encore venus chez moi... En revanche, des amis ont été contactés par message plusieurs fois avec des demandes de photos pour prouver leur environnement”. “Au début, ils avaient trois équipes d’enquêteurs du ministère de la Santé à temps plein qui contactaient les gens. Aujourd’hui, ils en ont vingt, explique Sébastien au HuffPost. Ils s’appuient parfois sur la police pour avoir accès à la vidéosurveillance et remonter le maximum de sources. Leur stratégie consiste donc à retracer tout l’arbre des personnes qui sont malades en amont. C’est comme ça qu’ils ont réussi à aplatir la courbe des contaminations dès le début.” Cela a aussi permis à Singapour d’éviter les mesures extrêmes de confinement aujourd’hui adoptées par de nombreux autres pays du monde, avec de lourdes conséquences sociales et économiques. “Aujourd’hui, seuls les bars et discothèques sont fermés, indique Sébastien. Ils nous demandent de plus en plus de télétravailler, mais ce n’est pas encore obligatoire. Les restaurants ont le droit d’ouvrir une seule table sur deux pour s’assurer qu’il y ait bien un mètre de distance sociale”. Et les habitants risquent désormais la prison s’ils se tiennent trop près les uns des autres, selon de nouvelles régulations drastiques contre la propagation du virus annoncées la semaine dernière. Parmi les mesures de distanciation physique, Singapour a annoncé l’interdiction de se tenir à moins d’un mètre d’autrui, sauf dans certaines situations comme dans les habitations. Les habitants ne doivent plus se tenir intentionnellement trop proches les uns des autres dans les files d’attente, et doivent s’asseoir en laissant au moins un mètre de distance avec une autre personne dans les lieux publics.

Photo (a) AFP – Photo (b) AFP - Des zones délimitant les distances sociales entre personnes au restaurant, sur les bancs publics ou dans les ascenseurs à Singapour.

“Je me sens beaucoup plus en sécurité ici à Singapour qu’en France”

La cité-État a pris ces nouvelles mesures pour essayer d’enrayer une résurgence des cas d’infections par le Covid-19. “Jusqu’à très longtemps, il n’y a eu ici que 200 cas enregistrés. Mais maintenant, il y a une deuxième vague avec des cas importés d’Europe et des États-Unis”, contextualise Sébastien. Les gérants de commerces doivent prendre des mesures pour faire respecter ces nouvelles règles, comme d’espacer les sièges pour le public ou de réguler les files d’attente, faute de quoi ils risquent des peines similaires. “Très tôt, ils ont responsabilisé les employeurs, explique encore Sébastien au HuffPost. Ça fait par exemple deux mois que je prends ma température deux fois par jour, qui est enregistrée quotidiennement par mon entreprise.” La semaine dernière, Singapour a aussi interdit son territoire aux non-résidents y compris pour le transit aérien. Ce qui engendre des situations compliquées pour des étrangers qui ont pourtant un permis de travail singapourien. “J’ai un ami français travaillant à Singapour qui est parti quatre jours à Bali. Il n’a pas pu rentrer, car il est trader et considéré comme pas important pour l’économie locale. Donc il n’a pas eu d’autre choix que de rentrer en France pour le moment”, raconte Sébastien. Sa situation professionnelle personnelle serait tout aussi précaire s’il venait à quitter le pays maintenant pour vouloir y revenir ensuite : “Le ministère de la Santé étudierait mon cas en regardant dans quelle industrie je travaille. Comme je ne suis pas dans une industrie-clé, comme le médical ou le transport, mais dans l’informatique, il y a très peu de chance que l’on me donne l’autorisation. Car les autorités ne veulent surtout pas surcharger le retraçage des personnes. C’est pour ça qu’aujourd’hui, je ne quitte pas le pays et je ne devrais probablement pas le faire avant au moins un an.” Aurait-il de toute façon envie de retourner en France durant cette pandémie ? “Je me sens beaucoup plus en sécurité ici à Singapour quand j’entends ce que me racontent mes amis en France”, conclut-il.

*Les prénoms ont été modifiés à la demande des personnes - À voir également sur Le HuffPost : À Wuhan, on garde ses distances malgré la levée du confinement (vidéo 01:09 à la source)

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Remerciements à Alex Risso pour des partages d’information, à Christiane Hallard-Lauffenburger pour ses discussions constructives et à Frédérique pour son action pédagogique inventive, créative, stimulante, intense et déterminée « contre vents et marées » à l’intention de enfants de classes maternelles … et de leurs parents !


Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 18/04/2020

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