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"Etats-Unis - D’autres preuves suggèrent que l’hydroxychloroquine n’aide pas à traiter COVID-19" par Tina Hesman Saey

Traduction et compléments de Jacques Hallard

vendredi 24 avril 2020, par Hesman Saey Tina


ISIAS Pandémie COVID-19

Etats-Unis - D’autres preuves suggèrent que l’hydroxychloroquine n’aide pas à traiter COVID-19 : jusqu’à présent, ce médicament utilisé contre le paludisme n’est pas à la hauteur du battage médiatique fait à son propos

Complément sur la saisonnalité possible du Covid-19

France - Position du ministre de la Santé Olivier Véran

L’article de Tina Hesman Saey a été publié le 02 avril 2020 sour le titre « More evidence hints that hydroxychloroquine doesn’t help treat COVID-19  » et il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-evidence-hydroxychloroquine-does-not-help-treat-covid-19

Malaria drug hydroxychloroquine

L’hydroxychloroquine, un médicament antipaludique, n’a montré aucun avantage par rapport aux soins standard dans deux études préliminaires examinant dans quelle mesure ce médicament pourrait traiter la pandémie COVID-19. Liliboas / iStock / Getty Images Plus

[D’après Wikipédia, « L’hydroxychloroquine (HCQ) est un médicament (commercialisé sous forme de sulfate d’hydroxychloroquine sous les noms de marque Plaquenil, Axemal (en Inde), Dolquine et Quensyl) indiqué en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices2. Il est inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS. En 2020, cette molécule est également le sujet de recherches dans le contexte de la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2… – Source pour l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroxychloroquine ].

L’hydroxychloroquine, un médicament contre le paludisme, a été présentée par certains, dont le président Trump, comme un remède miracle contre le COVID-19. Mais de nouvelles preuves préliminaires suggèrent que les patients atteints de coronavirus ne s’en sortent pas mieux avec le médicament qu’avec des soins standard.

Des chercheurs iraniens ont examiné six études, y compris de petites recherches menées en France et en Chine, qui avaient suggéré que le médicament pourrait légèrement raccourcir le temps de récupération des malades. Les six études ont comparé l’hydroxychloroquine aux soins de type standard, ce qui peut inclure une surveillance, des fluides, de l’oxygène et d’autres soins de soutien au besoin. Dans toutes les études, il n’y avait pas de différences statistiquement significatives dans les résultats observés chez des patients qui prenaient de l’hydroxychloroquine et chez ceux qui n’en prenaient pas, rapportent les scientifiques le 20 avril 2020 sur medRxiv.org.

Un peu plus de personnes prenant le médicament présentaient des poumons plus clairs que celles recevant un traitement standard. Et après avoir pris le médicament, le matériel génétique du virus était également détectable chez un peu moins de personnes que celles qui n’avaient pas pris le médicament. Mais il y avait aussi des effets secondaires plus légers, tels que des éruptions cutanées et des maux de tête, dans le groupe sous hydroxychloroquine. Les chercheurs avertissent qu’il y avait trop peu de patients dans les études pour tirer une conclusion définitive sur l’efficacité du médicament.

Pendant ce temps, des chercheurs de Caroline du Sud et de Virginie ont examiné les dossiers de 368 patients masculins atteints de COVID-19, admis dans les centres médicaux de la ‘US Veterans Health Administration’ du 9 mars au 11 avril 2020. Cette étude rétrospective n’a également montré aucun avantage de la prise de l’hydroxychloroquine seule ou en combinaison avec de l’azithromycine pour traiter la maladie, par rapport aux soins standard (témoins), rapporte l’équipe le 21 avril 2020 sur medRxiv.org. L’azithromycine est un antibiotique qui agit également pour atténuer l’inflammation. Dans certaines études, il est testé en association avec l’hydroxychloroquine.

Cette équipe a également constaté qu’il y avait plus de décès chez les hommes prenant de l’hydroxychloroquine que chez ceux qui n’en prenaient pas. L’hydroxychloroquine plus l’azithromycine n’a pas été associée à un taux de mortalité plus élevé.

L’hydroxychloroquine a empêché le coronavirus d’infecter des cellules de singe lors de tests de laboratoire (SN : 3/19/20). Le médicament est utilisé pour traiter les personnes atteintes de maladies auto-immunes. Les chercheurs espèrent donc qu’il pourrait également calmer les réactions immunitaires hyperactives qui endommagent les poumons et d’autres organes chez les patients atteints de COVID-19 et gravement malades.

L’hydroxychloroquine est connue pour interférer avec les rythmes cardiaques et elle peut entraîner des crises cardiaques soudaines.

Citations

J. Magagnoli et al. Outcomes of hydroxychloroquine usage in United States veterans hospitalized with Covid-19. medRxiv.org. April 21, 2020. doi : 10.1101/2020.04.16.20065920.

A. Shamshirian et al. Hydroxychloroquine versus COVID-19 : A rapid systematic review and meta-analysis. medRxiv.org. April 20, 2020. doi : 10.1101/2020.04.14.20065276.

About Tina Hesman Saey (photo) - Tina Hesman Saey is the senior staff writer and reports on molecular biology. She has a Ph.D. in molecular genetics from Washington University in St. Louis and a master’s degree in science journalism from Boston University.

Tina Hesman Saey est rédactrice en chef et présente des rapports sur la biologie moléculaire. Elle a un doctorat. en génétique moléculaire de l’Université de Washington à St. Louis et une maîtrise en journalisme scientifique de l’Université de Boston.

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Complément sur la saisonnalité possible du Covid-19

Propos du Pr. Raoult sur la saisonnalité du Covid-19 : penser ’simplement’ que ’le fait qu’il fasse beau et chaud va freiner le virus est un petit peu trop optimiste’, réagit un virologue Mis à jour le 22/04/2020 | 12:27 – Document ‘Franceinfo Radio France’ - Photo - Le professeur Bruno Lina, virologue, à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon (Rhône), le 21 avril 2020. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Bruno Lina, professeur de virologie au CHU de Lyon, appelle à la prudence après les propos du professeur marseillais Didier Raoult, qui estime que le virus cessera de se propager avec la hausse des températures. ’Avoir simplement comme idée que le fait qu’il fasse beau et chaud va freiner le virus est probablement un petit peu trop optimiste’, estime le professeur de virologie au CHU de Lyon, Bruno Lina, ce mercredi 22 avril 2020 sur franceinfo. Le professeur Didier Raoult, déjà connu pour son utilisation de l’hydroxychloroquine comme traitement du coronavirus Covid-19, explique dans une vidéo que le coronavirus est très certainement un virus saisonnier et qu’’il est possible que d’ici un mois, il n’y ait plus de cas du tout dans la plupart des pays tempérés’ avec l’arrivée d’un temps plus chaud.

Pour Bruno Lina, le Covid-19 ’deviendra très probablement un virus saisonnier’ mais, pour le moment, ’même si le temps peut jouer en notre faveur, ce n’est pas suffisant.’ Le Covid-19 ’ne disparaîtra pas complètement cet été’. Pire, ’si l’on retrouve une vie normale comme l’été dernier, l’épidémie repartira’.

franceinfo. Est-il permis de partager cette hypothèse sur le caractère saisonnier du coronavirus ?

Bruno Lina. À terme, ce virus deviendra très probablement un virus saisonnier. Je ne vais pas dire que c’est certain mais ce sera très probable. Beaucoup de virus respiratoires, une fois qu’ils sont installés chez l’homme, prennent une saisonnalité. Soit hivernale classique comme on le voit pour la grippe, soit ’automno-estivale’ comme pour les rhinovirus. Donc ça ne veut pas forcément dire que ce sera forcément l’hiver quand on parle de saisonnalité.

Dire que le coronavirus pourrait disparaître d’ici un mois dans les pays tempérés comme le fait le professeur Raoult, c’est aller un peu vite en besogne ?

Pour l’instant, quand on observe la décroissance du coronavirus, ce n’est pas grâce à la saison mais au confinement. C’est peut-être amélioré par un effet de saison mais c’est bien le confinement qui permet ça. Il faut être extrêmement prudent car, quand le confinement sera levé aux alentours du 11 mai 2020, il y a un risque de redémarrage épidémique. Ce dernier est observé en Asie où il fait chaud. On voit aussi qu’il y a une épidémie très importante en Floride où il fait chaud.

Avoir simplement comme idée que le fait qu’il va faire beau et chaud va freiner la diffusion du virus est probablement trop optimiste. Il y a encore des notions de comportement pour ce virus qui a encore un caractère pandémique et non saisonnier pour le moment. Il a une capacité de reprise épidémique importante, très peu d’entre nous sont immunisés.

Il pourrait dans l’absolu disparaître et revenir l’hiver prochain ?

Le voir disparaître totalement cet été, je ne crois pas. En revanche, qu’il circule à très bas bruit cet été et que l’on ait un nombre de cas très limité, c’est tout l’enjeu de la levée du confinement. Mais il ne disparaîtra pas complètement cet été. En revanche, il faut qu’on soit vigilant sur une chose, c’est qu’à partir du moment où les températures faciliteront la diffusion d’un virus, il y a risque de reprise épidémique.

Mais penser que le virus, si l’on retrouve une vie normale comme l’été dernier avec 40 millions de personnes accumulées sur la Côte d’Azur ou dans le sud de la France avec des étrangers, l’épidémie repartira, c’est une évidence. Il faut donc rester prudent. Même si le temps peut jouer en notre faveur, ce n’est pas suffisant.

La sélection de franceinfo sur le coronavirus

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Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/propos-du-pr-raoult-sur-la-saisonnalite-du-covid-19-penser-simplement-que-le-fait-qu-il-fasse-beau-et-chaud-va-freiner-le-virus-est-un-petit-peu-trop-optimiste-reagit-un-virologue_3928739.html

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France - Face aux soutiens ddu Professeur
Raoult, le Ministre Véran refuse d’étendre l’utilisation de la chloroquine après des résultats négatifs Jade Toussay avec AFP 22/04/2020 23:41 CEST – Document ‘huffingtonpost.fr’ –Photo

Des études sont menées pour démonter l’efficacité (ou non) de ce traitement contre le coronavirus. Mais de l’avis de certains, ces études sont volontairement ’biaisées’.

#Hydroxychloroquine : ’Les dernières publications ne sont pas en faveur de l’utilisation de ce traitement’ détaille @olivierveran.’Il n’y a pas le protocole du Dr Raoult, il y a un médicament qu’on prend quand on est malade et qui est efficace ou qui ne l’est pas’ #QAG - Vidéo 15:34 - 22 avr. 2020 - POOL New / ReutersFace aux soutiens de Raoult, Véran refuse d’étendre l’utilisation de la chloroquine après des résultats négatifs (photo d’illustration montrant Olivier Véran le 17 avril à l’Assemblée)

POLITIQUE - “Encore plus qu’avant”, la prudence est de mise. Devant le Sénat ce mercredi 22 avril 2020, le ministre de la Santé Olivier Véran a de nouveau défendu la ligne du gouvernement sur l’utilisation restreinte de l’hydroxychloroquine, en s’appuyant cette fois sur les résultats peu encourageants d’une étude américaine menée sur ce médicament comme traitement éventuel au coronavirus

Lors de la séance de questions au gouvernement, le ministre de la Santé a évoqué les études cliniques menées à l’échelle internationale sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. 

“Les dernières publications, publiées et validées, ne sont pas en faveur, clairement pas en faveur de l’utilisation en pratique courante de ce traitement, en mono ou en bi-thérapie”, a-t-il affirmé, invitant à “la prudence, encore plus qu’avant”. 

L’étude en question, publiée la veille, a été menée par un groupe d’experts américains sous l’égide des Instituts nationaux de santé. Leurs résultats sont les suivants : ils déconseillent le double traitement hydroxychloroquine et azithromycine, en raison “de toxicités potentielles” et évoquent plus particulièrement des risques pour le cœur.

Concernant la prise seule d’hydroxychloroquine (en “mono-thérapie”), le panel explique qu’il n’y a pas encore d’études rigoureuses pour permettre de trancher dans un sens ou dans l’autre. 

Le ministre de la Santé a rappelé que la France menait également ses propres études cliniques sur ces traitements à base d’hydroxychloroquine, et que des résultats français seraient bientôt disponibles. Pour l’instant, l’utilisation de l’hydroxychloroquine n’est autorisée en France que pour des cas graves, et exclusivement à l’hôpital.

Des études pour “disqualifier” celle de Didier Raoult ? Oui, pour Bruno Retailleau

L’hydroxychloroquine est donnée en bithérapie avec l’antibiotique azithromycine dans de nombreux hôpitaux du monde entier, et le cocktail est particulièrement promu par le médecin français Didier Raoult. 

Ce professeur, directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection, est soutenu par plusieurs ténors politiques, qui ne cessent de réclamer une utilisation de son traitement. Parmi eux, le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau, peu convaincu par les études en cours et les résultats cités par Olivier Véran.

“Je vois qu’en France, on a lancé des études qui ont tout fait pour biaiser le résultat. Soit qu’elles n’associaient que la molécule de chloroquine sans avoir la molécule d’antibiotique, soit qu’elles donnaient ce traitement uniquement dans une deuxième phase”, a-t-il déclaré. 

Avant d’affirmer que “certaines études” avaient pour but de “disqualifier” les travaux du professeur Raoult. “Aujourd’hui, on meurt 4 fois moins à Marseille. Est-ce que c’est parce qu’à Marseille il y a une météorologie spéciale ?”, a-t-il ironisé. ”Je pense que quand on n’a pas d’autres traitements qui fonctionnent, quand on a une molécule qu’on connait depuis longtemps, à condition que ce soit des médecins qui la prescrivent, je pense qu’on doit faire un certain nombre d’avancées dans le domaine et là aussi, je pense qu’on va prendre trop de retard.”

En visite à Marseille à l’institut du professeur Raoult, Emmanuel Macron avait estimé que son protocole devait être “testé”. “Il faut qu’on avance, qu’on montre l’efficacité et qu’on mesure la toxicité”, avait déclaré le chef de l’État. Tout en soulignant la nécessité d’être “très prudent”.

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Traduction, ajout de [compléments] et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant 23/04/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier :

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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