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"Etats-Unis - Cinq leçons que nous avons retenues à partir des incendies de forêts en Californie" par Tim Arango, Jose A. Del Real & Ivan Penn

Traduction et compléments de Jacques Hallard

lundi 27 avril 2020, par Arango Tim , Del Real Jose A. , Penn Ivan



ISIAS Climat Forêts

Etats-Unis - Cinq leçons que nous avons retenues à partir des incendies de forêts en Californie

Ajouts sur les incendies liés au climat : en Amazonie (année 2019), en France (été 2019), en Australie (janvier 2020), en Corse (février 2020), en Ukraine (Tchernobyl) et en
Europe en général (avril 2020) - Chronologie des grands incendies

L’article d’origine de Tim Arango, Jose A. Del Real et and Ivan Penn a été posté le 04 novembre 2019 par sous le titre « 5 Lessons We Learned From the California Wildfires  » et il est accessible sur ce site : https://www.nytimes.com/2019/11/04/us/fires-california.html - [Accès conditionnel pour l’accès à l’article complet]

La saison des incendies de cette année 2019 en Californie a été affectée par des pannes d’électricité, le changement climatique et un incendie très destructeur il y a deux ans. La semaine dernière, les pompiers ont combattu l’incendie de Kincade à Geyserville, en Californie. Crédit ... Eric Thayer pour The New York Times

Les incendies qui ont fait rage en Californie au cours des deux dernières semaines ont dévoré des milliers d’hectares et poussé les habitants de l’État à fuir de leurs maisons. Les incendies de Kincade et de Getty, qui ont tous deux été principalement maîtrisés lundi, ont fait la une des journaux. Mais des vents violents ont déclenché plusieurs incendies - à un moment donné, 16 brûlaient - et ont attiré l’attention du président Trump, qui a approuvé les fonds de secours fédéraux pour la Californie avant d’utiliser Twitter pour faire exploser l’état de préparation de l’État à faire face aux incendies. Les pannes d’électricité planifiées ont également privé de nombreux Californiens d’électricité pendant des jours. La Californie n’est qu’à mi-chemin de sa saison des incendies, qui se produisent traditionnellement en automne, mais qui s’est récemment prolongée en été et en hiver. Alors, maintenant que les incendies se sont éteints, pour le moment, voici ce que nous avons appris.

[Voir aussi : KINCADE FIREdécembre 3, 2019 IEC-IESNovembre 2019 Par Alexandra Cataldi et Elsa Bourrouilh].

[2019 California wildfires - From Wikipedia, the free encyclopedia - The 2019 wildfire season was a fire season in California, United States. As of December 22, 2019, over 7,860 fires have been recorded according to Cal Fire and the US Forest Service, totaling an estimated of 259,823 acres (105,147 hectares) of burned land.[1] Although the 2019 fire season had been relatively quiet in California through mid-September as compared to past years, October through December was still expected to have the greatest fire potential as the Diablo and Santa Ana winds pick up.[3][4] In late October, the Kincade Fire became the largest fire of the year, burning 77,758 acres (31,468 ha) in SonomaCounty by November 6. Massive preemptive public safety power shutoff events have been controversial. Pacific Gas & Electric, Southern California Edison and San Diego Gas & Electric had preemptively shut off power to 800,000 electric customers to reduce the risk of wildfires by preventing electrical arcing in high winds from their above-ground power lines.[5][6] While large areas were without power for days, people in fire danger areas had trouble getting information, and critical life support equipment would not work without backup power.[7] … - More : https://en.wikipedia.org/wiki/2019_California_wildfires ].

La saison des incendies a été beaucoup moins destructrice et mortelle

Si vous ne voyiez que les images télévisées et les photographies des incendies, vous pourriez penser que la Californie faisait face à une crise sans précédent. Vous auriez eu tort. Jusqu’à présent, les incendies ont été remarquablement moins destructeurs et moins mortels par rapport à ceux des deux dernières années, malgré des vents qui ont été les plus forts observés au cours de la décennie. En 2017 et 2018, la Californie a connu les incendies les plus importants, les plus destructeurs et les plus meurtriers enregistrés dans la longue histoire des incendies de forêt de l’État.

Lorsque la semaine dernière a commencé, des incendies avaient brûlé environ 75.000 acres dans des zones sous la juridiction de ‘Cal Fire’, l’agence de lutte contre les incendies de l’État de Californie.

Plus de 600.000 acres avaient brûlé à la même période l’année dernière, selon ‘Cal Fire’. Et c’était avant que l’incendie du camp ne détruise Paradise, dans le nord de la Californie, incendiant des milliers de maisons et tuant 86 personnes. Alors que cet incendie brûlait, l’incendie de Woolsey a ravagé Malibu et d’autres parties du sud de la Californie, brûlant près de 100.000 acres.

[Voir aussi : « Le Woolsey Fire est un feu de forêt qui s’est produit dans les comtés de Ventura et de Los Angeles en Californie entre le 8 et 21 novembre 2018 »… Source].

Les incendies de cette année ont été moins destructeurs, en partie à cause de la préparation et en partie à cause de la chance, ont déclaré les responsables des incendies. Les services d’incendie ont été plus rapides à ordonner des évacuations et ils ont mis davantage d’équipes de pompiers et d’avions en attente. Et certains des incendies ont brûlé dans des zones qui ont connu des incendies ces dernières années, les laissant sans beaucoup de nouveau combustible – repousses et arbustes - à brûler, a déclaré le capitaine Tony Imbrenda, porte-parole du service d’incendie du comté de Los Angeles. Le capitaine Imbrenda a averti que la saison des incendies est longue et qu’elle pourrait devenir plus meurtrière. ’Nous ne voulons pas que les gens soient bercés dans un sentiment de complaisance que nous avons une certaine capacité cette année, que nous n’avions pas l’année dernière’, a-t-il déclaré. ’Ce n’est pas le cas.’

Power lines pass through the area where the Kincade fire ignited near the Geysers, Calif.

Les lignes électriques traversent la zone où le feu de Kincade s’est allumé près des Geysers, en Californie. Crédit ... Max Whittaker pour le New York Times - Les pannes de courant n’ont pas complètement empêché de nouveaux incendies.

Avant la saison des incendies, les régulateurs de l’État ont approuvé les programmes de sécurité et de prévention soumis par les principaux services publics appartenant à des investisseurs en Californie.

Les trois grandes sociétés d’électricité - Pacific Gas and Electric, Southern California Edison et San Diego Gas & Electric - ont inclus des pannes intentionnelles dans le cadre de leurs stratégies de prévention des incendies de forêt causés par leurs équipements. Il n’est donc pas surprenant que PG&E, déjà en faillite après avoir accumulé des dizaines de milliards de dollars en responsabilité contre les incendies de forêt parce que son équipement avait causé deux douzaines d’incendies ces dernières années, a coupé l’électricité de ses clients alors que des rafales de vent soufflaient, atteignant 102 milles à l’heure dans le nord de la Californie. Ce qui était inattendu, ce fut le nombre de personnes dont le service public a perdu connaissance.

Jamais auparavant dans l’histoire de la Californie, un service public n’avait délibérément coupé le courant à trois millions de personnes, ce que PG&E a fait le 26 octobre 2019 pour tenter de prévenir les incendies de forêt. Il s’agissait de la deuxième coupure de courant de masse en deux semaines, mettant en colère le gouverneur, les législateurs et les habitants laissés à tâtons dans le noir - beaucoup pendant près d’une semaine.

Malgré la stratégie d’interdiction généralisée de PG&E, il semble qu’elle n’ait pas complètement empêché l’équipement du service public de déclencher des incendies de forêt. Les lignes, les poteaux et les transformateurs de la compagnie d’électricité sont soupçonnés d’avoir causé jusqu’à cinq incendies de forêt, y compris le grand incendie de Kincade qui a ravagé Wine Country.

’Nous sortons de ce qui était un événement historique’, a déclaré Andrew Vesey, PDG de PG&E pour les opérations de services publics, lors d’un des briefings quotidiens sur les pannes intentionnelles. ’La raison pour laquelle nous le faisons, comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, est pour la sécurité publique. Nous continuons de croire que c’est la bonne chose à faire. »

L’administration de San Diego, qui a lancé l’idée d’utiliser les pannes d’électricité comme mesure de prévention des incendies, a adopté une approche plus chirurgicale, coupant le courant à une petite fraction des clients de PG&E. Edison a également limité ses pannes intentionnelles, bien que son équipement soit également suspecté d’être la cause d’au moins deux incendies dans le sud de la Californie.

La Californie contre Trump … qui compte ?

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a été un critique déterminé du président Trump et il manque rarement une occasion de faire des joutes avec la Maison Blanche sur toutes sortes de sujets, du changement climatique au contrôle des armes à feu en passant par l’immigration…

Mais M. Newsom a félicité l’administration Trump, alors que les incendies de forêt brûlaient, d’avoir mis à disposition des fonds fédéraux pour lutter contre plusieurs incendies, notamment les incendies de Getty, Tick, Kincade et Easy. ’Son équipe est allée au-delà des attentes’, a déclaré M. Newsom la semaine dernière, selon Politico. ’Chaque demande que nous avons adressée à l’administration a été satisfaite’. Et sur Twitter, où M. Newsom attaque souvent l’administration, il est écrit : ’Merci, @realDonaldTrump’.

’Vous aviez l’impression que l’enfer avait gelé’, a déclaré Bill Whalen, ancien conseiller de Pete Wilson, ancien gouverneur républicain de Californie, à propos du tweet. Cela a duré plusieurs jours, soulignant que le désastre, aussi important soit-il, ne suffit pas à remplir le fossé entre la Californie et la Maison Blanche.

Le président Trump a renouvelé dimanche ses attaques sur Twitter contre la Californie et M. Newsom, affirmant qu’il ’fait un travail terrible de gestion forestière’. « Chaque année, alors que les incendies font rage et que la Californie brûle, c’est la même chose - puis il vient au gouvernement fédéral pour obtenir de l’aide à coup de dollars », écrit M. Trump. M. Newsom a répondu en écrivant : « Vous ne croyez pas au changement climatique. Vous êtes dispensé de cette conversation ».

Les incendies de forêt et les coupures de courant ont été la première crise majeure à laquelle M. Newsom a été confronté. Et même des critiques fréquentes, comme M. Whalen, lui ont donné des notes élevées. ’La première a choisi que tout politicien en Californie doit réaliser qu’il y a deux groupes de personnes auxquelles vous devez graviter’, a déclaré M. Whalen, qui est boursier à la Hoover Institution de Stanford. « L’un est les premiers intervenants, l’autre les victimes. Et il me semble qu’il a fait du bon travail en faisant les deux … »

A plane dropped fire retardant ahead of the Kincade fire in the Geysers, Calif.

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Ajout d’informations sur les incendies liés au climat


Amazonie - Feux de forêt répertoriés en 2019

Les feux de forêt de 2019 en Amazonie sont une série de milliers d’incendies qui se déroulèrent principalement dans la forêt amazonienne en 2019. La majeure partie des feux de forêt se sont produits dans la partie de la forêt située au Brésil (plus de 60 % de celle-ci se trouve à l’intérieur de son territoire1,2), mais des pays voisins comme la Bolivie, le Pérou et le Paraguay ont également signalé de nombreux départs de feux3. Les incendies ont suscité une importante réaction de la communauté scientifique et internationale en juillet et août 2019 à la suite des publications de l’Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (INPE) faisant état d’au moins 75 336 feux décomptés en huit mois au Brésil, statistiques basées sur des observations satellitaires4,5. De janvier au 23 août 2019, plus de 40 000 feux ont été décomptés dans la plus grande forêt tropicale au monde6, considérée comme essentielle pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agit du nombre le plus élevé depuis le début de la collecte des données en 20134,5,7,8.

Depuis le 20 août, de nombreux incendies sont en cours dans quatre états brésiliens : Amazonas, Rondonia, Mato Grosso et Pará9. Amazonas, qui est le plus grand état du pays, et qui a la plus grande étendue de forêt tropicale intacte dans le monde, déclare l’état d’urgence le 11 août10, suivi par l’État d’Acre, dans la Région Nord11.

Les feux de forêt ont suscité des critiques vis-à-vis du gouvernement brésilien, en particulier des ONG environnementales12 et de la France, qui borde le Brésil en Guyane13,14,15,16,17. Ces agences affirment que le système politique mis en place par le président brésilien nouvellement élu, Jair Bolsonaro, a affaibli la protection de la forêt tropicale.

Le gouvernement estime que la déforestation est nécessaire pour reconstruire l’économie brésilienne, et que les données de l’INPE ont été falsifiées dans le cadre d’une campagne de désinformation menée contre lui. Au début du mois d’août, Bolsonaro a limogé le directeur de l’INPE après la diffusion de statistiques par l’agence montrant une augmentation significative de la déforestation au Brésil18,19. Début 2020, l’analyse des données satellitaires montre que la superficie brûlée en 2019 s’établit finalement autour de la moyenne des années précédentes20,21… - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Feux_de_for%C3%AAt_de_2019_en_Amazonie

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France – Vues depuis l’espace, certaines régions françaises ont été durement touchées par les catastrophes naturelles de l’été 2019. 

Marqué par deux épisodes de canicule, l’été 2019 a été le troisième plus chaud de tous les temps en France. Des températures historiques qui ont eu des répercussions visibles depuis l’espace, entraînant notamment une sécheresse d’une durée exceptionnelle. 

Planet, spécialiste de l’imagerie satellite, a isolé quelques photographies de la France prises cet été depuis l’espace. L’une des plus saisissantes a été prise au-dessus du lac de Bouzey, près d’Epinal, dans les Vosges. Interrogé parVosges Matin, Gilles Dubois - le maire de Sanchey, une commune se trouvant aux abords du lac - a déclaré que ’de mémoire, la dernière fois que le lac était aussi bas c’était il y a 32 ans, en plein hiver’.

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La rivière qui alimente le lac de Bouzey, la Moselle, a également été impactée cet été selon le maire de Sanchey. ’Les quelques pluies que nous avons eues en août et en juillet furent très localisées et n’ont pas suffi à augmenter le niveau de la Moselle’.

La sécheresse visible près du pont du Gard

Une autre rivière durement touchée ces trois derniers mois est le Gardon, célèbre entre autres pour passer en dessous du pont du Gard. Les photos satellites sélectionnées par Planet sont une nouvelle fois très parlantes. Début septembre, ’la quasi-totalité du département du Gard était soumis à des restrictions d’eau’ rappelle Planet.

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La sécheresse et les restrictions d’eau ne sont cependant pas les seuls phénomènes météorologiques à avoir eu un impact visible cet été. Comme chaque année, des multiples feux de forêts ont eu lieu, plus ou moins dévastateurs.

Les conséquences du plus gros incendie de l’été

D’après Planet, le ’plus gros incendie de l’été’ a eu lieu dans l’Aude où 1.103 hectares de végétation sont partis en fumée. Le sinistre s’est produit le 13 août 2020 sur la commune de Montirat, et près de 550 sapeurs pompiers ont été mobilisés selon France 3.

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Fin août, on ne savait toujours pas si le départ de feu, identifié au domaine de la Vène selon Midi Libre, était accidentel ou volontaire. 

Source : https://www.bfmtv.com/societe/avantapres-secheresse-incendies-l-impact-des-catastrophes-naturelles-de-cet-ete-vu-du-ciel-1772917.html

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Incendies, canicule et sécheresse : comment expliquer la situation inédite en Australie ? Par Damien Altendorf, rédacteur scientifique05 janvier 2020, 12 h – Document ‘sciencepost.fr’

Incendies, sécheresse et chaleur exceptionnels se poursuivent sur le continent australien en ce début janvier 2020. Ceci alors même que le pays vient de connaître son année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée. En effet, 2019 a battu de très nombreux records. Notamment de septembre à décembre, mois au cours desquels la situation a dégénéré. Dans cet article, nous présentons quelques clés permettant de mieux comprendre la situation inédite en Australie.

Panaches incendiaires gigantesques, vastes étendues continentales prises dans les fumées, destructions d’habitats et de zones protégées, etc. Les images et chiffres témoignent de la gravité de la situation et animent l’actualité à l’international depuis plusieurs mois maintenant. Une actualité qui peut heurter la sensibilité, voire nourrir une certaine indignation.

Une conséquence du changement climatique ? 

Aussi, la tentation est grande de faire un parallèle direct avec le réchauffement global et d’y voir une manifestation brutale de l’urgence climatique. Un écueil dont il faut se méfier car, à l’échelle d’un tel extrême, l’essentiel de l’explication tient à la configuration météorologique basse fréquence. On entend par «  basse fréquence » une organisation de l’atmosphère à grande échelle sur des constantes de temps allant grosso modo du mois à la saison.

Photo - Vue par avion des panaches de fumée australiens (ici associés à des pyro-cumulus). Crédits : @merxplat.

Dans cette optique, le changement climatique arrive comme un facteur aggravant qui augmente le risque de présence des canicules, sécheresses ou incendies extrêmes. On lira le 4e rapport du GIEC pour plus de précisions à ce sujet. Passons désormais à la présentation des deux facteurs météorologiques jugés déterminants dans l’apparition de l’extrême évoqué.

Le dipôle de l’océan Indien dans une phase très positive

L’un est un mode de variabilité naturelle des températures de l’océan Indien : l’IOD (acronyme anglais pour Indian Ocean Dipole). Depuis l’hiver 2019, l’IOD a basculé vers une phase positive marquée. Cette dernière s’exprime par des températures de surface de la mer (SST) anormalement élevées à l’ouest du bassin et anormalement basses à l’est.

IOD Australie

Représentation schématique d’une phase positive de l’IOD. Crédits : BOM.

Or, les anomalies chaudes s’associent à un surplus de pluie et les anomalies froides à un surplus de sécheresse. Dit autrement, l’Australie est passée sous l’influence d’un mouvement subsident de grande échelle très défavorable à la mise en place d’un régime pluvieux.

Une déstabilisation record du vortex antarctique

L’autre facteur est une déstabilisation très brutale du vortex stratosphérique austral en septembre dernier. Chaque année, ce tourbillon finit par disparaître à mesure que le soleil printanier réchauffe de plus en plus le pôle. Néanmoins, le printemps 2019 a connu une déstructuration explosive. Laquelle s’est ensuite propagée vers la surface en induisant un bouleversement de la circulation atmosphérique à l’échelle de l’hémisphère sud.

anomalie de circulation Australie

Anomalie de pression en fonction de l’altitude (axe des ordonnées) et de la période de l’année (axe des abscisses) sur 2019. Notez la propagation vers la surface de la déstructuration du vortex polaire austral (vaste plage rouge/orange entre septembre et décembre). Crédits : NOAA/GDAS-CPC.

Plus précisément, une récurrence anticyclonique s’est installée sur l’Antarctique tandis qu’une ceinture dépressionnaire s’est consolidée plus au nord qu’à l’accoutumée. En particulier, un lobe de basses pressions a pris ancrage au sud de l’océan Indien, favorisant des vents d’ouest à nord-ouest sur le territoire australien. De tels vents déportent l’air surchauffé du désert vers les franges littorales sud et sud-est. Dans un contexte préalable de déficit pluvieux dû à l’IOD, la surchauffe a été majorée et les températures se sont facilement envolées. Ajoutés au vent sensible, les incendies ont pu s’en donner à cœur joie.

Pour l’instant, la situation n’est pas prévue s’améliorer de manière franche. Plusieurs remontées brûlantes et sèches sont encore attendues sur les zones déjà affligées par les événements des dernières semaines. La vague scélérate météorologique n’est donc pas encore terminée. Affaire à suivre.

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Source : https://sciencepost.fr/incendies-canicule-et-secheresse-comment-expliquer-la-situation-inedite-en-australie/

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Europe - Le temps sec provoque des incendies en Europe Par Euronews Dernière MAJ : 24/04/2020 - 15:39 – Document ‘euronews.com’ – Vidéo 1 minute Tous droits réservés Euronews

En pleine pandémie de coronavirus, l’Europe est frappée par une vague d’incendie, causée par une sécheresse dans précédent. Déjà durement frappés par la pandémie, qui les prive des travailleurs saisonniers ukrainiens, les agriculteurs polonais affrontent aussi une sécheresse sans précédent. ’C’est la grande panique, nous ne savons pas ce qui va nous arriver’, dit Adrianna Bukowska-Lazarska, dont l’exploitation produit habituellement plus de 300 tonnes de fraises par an dans la région de Czerwinsk, à une cinquantaine de kilomètres de Varsovie.

Des niveaux d’eau historiquement bas en Pologne

La sécheresse risque de réduire la production alimentaire, a mis en garde le ministre de l’Agriculture Jan Krzysztof Ardanowski. La Pologne n’en manquera pas, mais les prix risquent de monter, a-t-il laissé entendre.

Le président Andrzej Duda s’est lui aussi montré inquiet et a appelé mercredi ses compatriotes à économiser l’eau. ’Nous n’avons pas vu de niveaux d’eau aussi bas depuis qu’on les mesure, autrement dit depuis 100 ans’, précise Grzegorz Walijewski, porte-parole de l’Institut de météorologie et de gestion de l’eau (IMGM).

’C’est vrai aussi pour les débits, cela n’a jamais été aussi grave’, ajoute-t-il, et les prévisions sont mauvaises pour les mois de mai et de juin. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’aggrave. Statistiquement, un Polonais dispose de 1.600 m3 d’eau par an, soit trois fois moins que la moyenne dans l’Union européenne. ’Nos ressources sont comparables à celles de l’Egypte’, a alerté en juin dernier la Cour des comptes polonaise (NIK), qui a intitulé son rapport ’Pologne, désert d’Europe’.

6.000 hectares partent en fumée dans le parc national polonais de Bierbza

La sécheresse, qui a favorisé de grands incendies dans le parc national de la Biebrza a fait partir 6 000 hectares en fumée : des bancs de sable blanc habituellement cachés à deux mètres sous l’eau sont apparus au milieu de la Vistule, le plus grand fleuve polonais, dont la profondeur officiellement mesurée est tombée à 60 cm.

’Cet hiver il n’y a pas eu de neige. Maintenant on n’a pas de pluies. Il nous faudrait de la petite pluie continue pendant une semaine, pas une averse violente, dont l’eau part rapidement sans pénétrer dans le sol’, explique Marian Sikora, président de la Fédération des unions de producteurs agricoles.

’La terre est sèche, il faut faire un trou de 15 centimètres pour trouver de l’humidité’, poursuit l’agriculteur.

Les fraises de Mme Bukowska-Lazarska ne manqueront pas d’eau dans l’immédiat : un système d’arrosage qu’elle a installé est alimenté par un puits profond. ’Mais mes coûts ont doublé’, dit-elle : ’Il faut de l’énergie pour les pompes et pour chauffer et filtrer l’eau, trop froide’.

Cependant, même si les fraises, les myrtilles ou les framboises polonaises poussent bien grâce à l’arrosage artificiel sophistiqué, il n’est pas sûr qu’on puisse les cueillir, craint l’agricultrice.

La Russie et les Pays-Bas touchés

La Russie a également été touchée par des incendies. En Siberie, dans la région de Kemerovo, des feu de prairies ont atteint des habitations. 16 maisons ont été détruites dans le village de Postnikovo.

Aux Pays-Bas, deux incendies font rage dans le Peel et dans le parc national De Meinweg. L’armée de l’air participe aux opérations de largage d’eau. Des évacuations ont eu lieu à titre préventif.

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Source : https://fr.euronews.com/2020/04/24/le-temps-sec-provoque-des-incendies-en-europe

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En 2020, le feu arrose d’abord la forêt Par Yves-Landry Kouamé (son site) samedi 18 janvier 2020 - Document ‘agoravox.fr’

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Support de la vie par le maintien des écosystèmes, notre patrimoine forestier est en ruine, éreinté par les incendies, l’appât du gain, les abattages illégaux et le réchauffement climatique.

Voir le suivi par satellites des incendies dans le monde - © https://fires.globalforestwatch.org/map/#activeLayers=viirsFires%2CactiveFires&activeBasemap=topo&activeImagery=&planetCategory=PLANET-MONTHLY&planetPeriod=null&x=-6.591797&y=24.793897&z=2

Plus d’un milliard d’animaux sans défense n’auront vécu qu’une semaine en 2020, le feu en a décidé ainsi sur le territoire australien. Après l’Amazonie en été 2019, ces flammes plus dévastatrices embrasent une surface de forêt tellement importante qu’elle hystérise la toile. Pendant que nos déchets plastiques continuent de mener une guerre féroce contre les animaux aquatiques qui eux meurent par asphyxie en ingurgitant nos immondices, sur la terre le feu assure.

Un patrimoine forestier en crise

Le plus grand prédateur de la biodiversité terrestre durant ces six derniers mois est bel et bien le feu. Il a tendance à surprendre tout le monde, arrivant si rapidement qu’il sature les capacités humaines à en mesurer la portée et à y faire face. Pourtant en 2018 le Camp Fire, l’incendie le plus meurtrier de Californie avait ravagé 60 mille hectares de forêt et emporté 85 vies humaines. En été 2019, le monde entier assista impuissant à la destruction par le feu d’environ 900 mille hectares de forêt en Amazonie et plus de 700 mille feux ont été détectés dans la forêt du Congo, deuxième plus vaste couvert végétal tropical, là où Greenpeace révèle 15 millions d’hectares exploités illégalement entre 2002 et 2008. Notre patrimoine forestier est en crise. Cependant il n’y a rien de surprenant. En effet, le cinquième rapport biennal produit en 2018 par l’Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO) et le Bureau australien de météorologie dressait en son temps le tableau cohérent mais sombre des changements climatiques en cours en Australie. Selon ce rapport le climat australien s’est réchauffé d’un peu plus de 1 ° C depuis 1910, entraînant une augmentation de la fréquence des événements de chaleur extrême et les océans autour de l’Australie se sont réchauffés d’environ 1 ° C depuis 1910, contribuant à des vagues de chaleur marines plus longues et plus fréquentes. Ces prévisions n’empêcheront pas les récents incendies emportant 8 millions d’hectares de forêt soit plus d’un quart du territoire ivoirien mais montrent clairement que ces feux sont imputables au réchauffement climatique qui en asséchant la végétation conduit à une accentuation de la récurrence des feux de forêt autrefois naturels.

Le feu dans la forêt, phénomène naturel mais l’Homme…

Le feu dans la forêt ne devrait pas inquiéter mais l’action humaine, à la base de tous les déséquilibres écologiques, a profondément modifié le cycle naturel qui existait entre celui-ci et les forêts. Les experts du secteur forestier s’accordent à dire qu’il fait partie intégrante de l’histoire des forêts car auparavant en période estivale, cela permettait l’émergence d’autres espèces, structurait progressivement le couvert végétal et offrait les minéraux inhérents au développement d’une végétation plus complexe. Ce mécanisme a été hélas dénaturé, transformant cet élément régénérateur de biodiversité en un fait destructeur voire sinistre, les forêts n’ayant plus suffisamment de temps pour se reconstruire naturellement. A long terme, l’intégrité de la biodiversité pourrait en être altérée. Si en Afrique, la culture sur brûlis et l’exploitation du bois ont fait passer le couvert végétal ivoirien de 16 millions d’hectares en 1960 à moins de 2,5 millions d’hectares aujourd’hui, ailleurs des actes malveillants et la négligence ont produit le même effet néfaste.

La forêt, une indispensable ressource négligée 

Le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé. C’est un monde productiviste, hyper capitaliste, un monde de grands bouleversements, où les espèces qui survivent sont celles qui s’adaptent le mieux au changement (Darwin). Elle est passée cette époque où le progrès donnait envie de vivre et donnait espoir en des lendemains meilleurs. Elle a laissé place à l’inquiétude, à l’incertitude et au questionnement sans fin sur l’épuisement des ressources. Il est impossible que l’humanité arrive à survivre sans les arbres, surtout dans les conditions actuelles car cela suppose de trouver une énergie inépuisable capable d’absorber la même quantité de Co2, réguler le cycle de l’eau et fournir l’humidité nécessaire à la survie de certaines espèces et même de l’agriculture. Mais aussi, la maladie étant l’un des pires ennemis de la vie, il faut dire que la suppression de la forêt originelle, même si elle est remplacée par une végétation artificielle, entraine la disparition de nombreuses espèces d’intérêt médicinal inégalé.

Nous faisons partie de cette génération, peut-être la dernière, qui peut encore changer les choses. Même si l’actualité géopolitique dominée par la menace d’une troisième guerre mondiale semble avoir plus d’éléments d’analyses médiatiques que la situation d’urgence environnementale, nous aurons tant à perdre si toute la biodiversité tombait en ruine par notre insouciance déraisonnée. Au delà de toute hystérie collective, nous n’avons pas d’autre choix que d’agir car la crise écologique en cours ne laissera bientôt à personne le choix de l’ignorer.

Etre sensible à son environnement

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L’Australie brûle encore : peut-on agir face à ces feux dévastateurs et mortels ?

Source : https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/en-2020-le-feu-arrose-d-abord-la-220792

Réagissez à l’article – De doctorix 19 janvier 16:38 – Si on étudie les incendies au cours des siècles, on constate qu’ils sont bien moins nombreux qu’avant. L’épidémie est surtout médiatique.... En réalité, les incendies de forêt sont cinq fois moins nombreux que dans les années 30, et dix fois moins que dans les siècles passés. Et je le prouve : voir No Evidence That Climate Change Causes Weather Extremes : (5) Wildfires August 12, 2019 – Source : https://www.scienceunderattack.com/blog/2019/8/12/no-evidence-that-climate-change-causes-weather-extremes-5-wildfires-32

Mais cela ne colle pas avec la tendance culpabilisatrice actuelle, celle que reprend l’auteur. Ici, ce sont les 400 dernières années : graphique à consulter ici > https://i0.wp.com/fabiusmaximus.com/wp-content/uploads/2017/12/Wildfires-in-North-America-1600-2000.jpg?ssl=1

Maintenant, pour avoir une idée plus globale, il y a cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&amp ;v=neIvOvNRgKE&feature=emb_logo

« Françaises, Français, on vous promène et vous vous laissez faire ».

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Traduction, ajout de [compléments] et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant 27/04/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

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Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Climat Forêts 5 Lessons We Learned From the California Wildfires french version.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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