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"Trois moutons isolés dans un paysage. Fête de l’Aïd el Kébir " par Jacques Hallard

lundi 10 août 2020 par isias


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Trois moutons isolés dans un paysage. Fête de l’Aïd el Kébir – 三只羊在景中孤立 ; 斋节节 - - Three sheep isolated in a landscape Feast of Eid el Kebir - Drei Schafe isoliert in einer Landschaft ; Eid el Kebir Festival – ثلاثة أغنام معزولة في منظر طبيعي ; مهرجان عيد الكبير

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS - 08/08/2020

Plan : Créations artistiques {{}}Introduction {{}}Sommaire Auteur


Créations artistiques

C :\Users\Jacques\Documents\CHINE Moutons isolés dans un paysage1596362194463_P1000066-compressed(1).jpg

Travail au pinceau chinois avec couleurs de Jacques Hallard

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Autres œuvres artistiques se rapportant au mouton et à l’agneau :

Œuvre artistique chinoise inspirée par la culture russe

上海梅尔尼科夫美术馆

在21世纪的今天,富有一定艺术阅历和拥有一颗怀旧之心的中国人,对俄罗斯经典艺术大都有着一种无以名状的亲近与崇敬之情。

当《安娜·卡列尼娜》中女主人公的倩影通过托尔斯泰的文字呈现在我们面前,当《天鹅湖》的小天鹅乘着柴可夫斯基柔曼的在华夏的音乐殿堂舞姿蹁跹,人们往往会沉浸在..

Aujourd’hui, au 21ème siècle, les Chinois avec une certaine expérience artistique et un cœur de nostalgie ont une affinité et un respect indescriptibles pour l’art classique russe.

Quand l’ombre de l’héroïne dans ’Anna Karénine’ nous est présentée à travers les mots de Tolstoï, quand le petit cygne du ’Lac des cygnes’ danse sur le music-hall de Tchaïkovski Rouman en Chine Les gens ont tendance à être plongés dans un autre monde ...

Référence : 上海梅尼科夫美术馆 - Musée d’art de Shanghai

Influence : Constantin Stepanovitch Melnikov (en russe : Константин Степанович Мельников ; né le 3 août 18901 à Moscou et mort le 28 novembre 1974 à Moscou)…

Source : http://www.sbdart.net/

Tableau de Marc Chagal

观展|从毕沙罗夏加尔到包豪斯的以色列现代艺术_网易艺术

Du peintre Marc Chagall, ’Lonely’, 1933, huile sur toile, 102x169cm ; don de l’artiste en 1953 - 夏加尔,《孤独》,1933年,布面油画,102x169cm,1953 年由艺术家捐赠 - Exposition | Art moderne israélien de Pissarro Chagall au Bauhaus

夏加尔出生于俄国犹太家庭,因年少时家境贫困。黑暗的木屋、附近的乡民、演奏着小提琴的人、牛、羊、鸡、马等都存在于少年夏加尔心中的,成为了他的日后创作泉源。夏加尔于1910年前往法国,并于1922年定居于巴黎近郊。在巴黎他受到了后印象派、表现主义、立体派等思潮影响。第二次世界大战期间移居美国,开始设计芭蕾舞的布景和服装。在美国的设计元素也取材于个人生活、美梦和俄罗斯民间传说。“超现实主义派”一词据说是阿波利奈尔为形容夏加尔的作品而创造出来的。

Marc Chagall est né dans une famille juive russe, vivant dans la pauvreté quand il était jeune. Les maisons en bois sombre, les villageois et les voisins, des personnes jouant du violon, les vaches, les moutons, les poulets, les chevaux, etc…, tous ces éléments existent dans le cœur du jeune Chagall et deviennent la source de ses futures créations. Chagall se rend en France en 1910 et s’installe en banlieue parisienne en 1922. À Paris, il a été influencé par le post-impressionnisme, l’expressionnisme et le cubisme. Il a déménagé aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et il a commencé à concevoir des décors et des costumes de ballet. Des éléments de conception aux États-Unis sont également basés sur la vie personnelle, les rêves et le folklore russe. Le terme « surréalisme » aurait été inventé par Apollinaire pour décrire les œuvres de Chagall.

夏加尔,《孤独》,1933年,布面油画 102x169cm,1953年由艺术家捐赠-

特拉维夫艺术博物馆所藏的《孤独》带有犹太属性,并将《圣经》和犹太历史结合。《孤独》中的人物形象带有象征性和隐喻性,一个孤独的犹太人坐在地上,手持卷轴,背景是烟雾弥漫的建筑物,让人想到先知耶利米哀叹耶路撒冷的毁灭,或哀叹纳粹对犹太人的迫害。画面中,大屠杀的恐怖和牺牲的主题由白色小母牛代表,小提琴是东欧犹太小镇的标志之一,徘徊的天使则意味着永恒的希望。

罗斯科在1903年生于沙俄时期的陶格夫匹尔斯(今属拉脱维亚),虽并未遭受排犹主义的直接影响,但罗斯科的童年也在充满排犹情绪的环境下度过。

Le ’solitaire’ du Musée d’art de Tel Aviv a des attributs juifs et combine la ’Bible’ avec l’histoire juive. Les personnages de ’Lonely’ sont symboliques et métaphoriques. Un Juif solitaire assis par terre, tenant un rouleau avec un bâtiment enfumé en arrière-plan rappelle aux gens le prophète Jérémie déplorant la destruction de Jérusalem ou déplorant les nazis, persécuteur des juifs. Sur la photo, le thème de l’horreur et du sacrifice de l’Holocauste est représenté par la génisse blanche ; le violon est l’un des symboles de la ville juive d’Europe de l’Est et l’ange errant signifie l’espérance éternelle.

Source : https://art.163.com/19/0927/10/EQ2SVH6G009998I0.html

Tableau ’La bergère de North Sarah’ ; peinture à l’huile ; 180X170cm – 1987 年;《北萨拉的牧羊女》;油画;180X170cm

Tableau intégré dans une série relative à l’artiste chinois Liu Yonggang artiste peintre et sculpteur nominé pour ses influences diverses - 23 mars 2017 11:29 - Sina Collection Weibo -《影响》提名艺术家•刘永刚 2017 年03月23日 11:29 新浪收藏 微博

邵大箴/文 以文字为素材,做成一座座巨大的雕塑,而且连成宏大的雕塑群,应该说是刘永刚的创举。他能有如此的气魄,从绘画创作迈出这一大步,有其必然的内在原因。他对艺术的理解,似乎从形而下的层面跳越到一个很高的新境界。艺术之所以成为艺术,它不仅是现实生活的直接反映,它是把现实中的精神用艺术手段加以形象化,给人以力感和美感,给人以想象和启迪

Texte de Shao Dazhen - En utilisant le texte écrit comme matériau, d’énormes sculptures sont réalisées, et elles sont reliées à un immense groupe de sculptures. Il faut dire que l’œuvre pionnière de Liu Yonggang. Il peut avoir un tel courage, et ce grand pas de la création de la peinture a ses inévitables raisons internes. Sa compréhension de l’art semble avoir sauté d’un niveau métaphysique à un nouveau niveau très élevé. La raison pour laquelle l’art devient art n’est pas seulement le reflet direct de la vie réelle, mais aussi de visualiser l’esprit dans la réalité avec des moyens artistiques, donnant aux gens un sentiment de force et de beauté, et donnant aux gens imagination et inspiration.

/文 在刘永刚看来,中华民族的每个文字都有它的美感,都是一幅独立的画面;同时也要承认,即使兼具象形意味,所有的文字毕竟又是一种对物象的抽离。所以,既能体验到文字感性之美,同时,又能在感性的玩味中,抽离出它的结构、形式、间架的抽象之美,这应该是在国外接受现代艺术熏陶的过程中,刘永刚所获得的重要滋养。

在出国之前,刘永刚学习和掌握的是西式油画语言,刘永刚早期油画所表现的,主要是民族的生活,这是在他个人创作史上第一次面临的中西方文化的碰撞。在这个过程中,他获得了一定的成功。但是,这次碰撞毕竟还是有限的。

Texte de Sun Zhenhua - Pour Liu Yonggang, chaque caractère chinois a sa propre beauté et est une image indépendante ; en même temps, il faut reconnaître que même s’il a une signification pictographique, tous les personnages sont une sorte d’abstraction de l’objet. Par conséquent, vous pouvez expérimenter la beauté perceptive du texte écrit et en même temps extraire la beauté abstraite de sa structure, de sa forme et de son cadre dans le jeu perceptif. C’est ce que Liu Yonggang a gagné en recevant une initiation à l’art moderne dans des pays étrangers : une source d’inspiration importante.

Avant de partir à l’étranger, Liu Yonggang avait appris et maîtrisé la symbolique de la peinture à l’huile occidentale. Ce que les premières peintures à l’huile de Liu Yonggang ont montré, était principalement la vie de la nation, son pays. C’était la première fois qu’il faisait face à la collision entre les cultures chinoise et occidentale dans son histoire personnelle de création. Dans ce processus, il a obtenu un certain succès. Cependant, le résultat de cette collision est encore finalement assez limitée.

出国之后,他转向了西方现代抽象油画,作为一个中国人,特别是有着浓厚的中国文化情结的人,势必在他的绘画艺术中,表现和融入东方文化的情愫,这是一种更深层次的文化碰撞。当抽象油画还不能更加淋漓尽致地将他个人与西方文化碰撞所产生的感受表达出来的时候,他需要寻找新的载体,而汉文、八斯巴文、蒙古文本身的表意性、形式感,特别是文字本身所凝聚的那种民族的身份感和东方意味,既可以在油画中得到一定程度地体现,更可以将它们转化为立体的艺术。这种转变将不仅在艺术上实现了不同艺术类型之间的融通,更重要的是,它还具有让中国文化走向世界,并且站立起来的象征意义。

Après être allé à l’étranger, il s’est tourné vers la peinture à l’huile abstraite moderne occidentale. En tant que Chinois, en particulier une personne avec un fort complexe culturel chinois, il est tenu à exprimer et à intégrer la culture orientale dans son art de la peinture. C’est un niveau plus profond, à cause du choc culturel. Lorsque la peinture à l’huile abstraite ne peut pas exprimer pleinement ses sentiments personnels de la collision avec la culture occidentale, il a besoin de trouver un nouveau support, et le sens idéographique et formel des textes chinois, baspa ‘tibétains’ et mongols, tout particulièrement. C’est le sens de l’identité nationale et du sens oriental condensé par le texte lui-même, qui peut non seulement se refléter dans les peintures à l’huile dans une certaine mesure, mais aussi se transformer en art tridimensionnel. Cette transformation permettra non seulement d’intégrer différents types artistiques dans l’Art, mais plus important encore, elle aura également la signification symbolique de permettre à la culture chinoise d’aller à travers le monde et de s’y faire voir.

Source : http://collection.sina.com.cn/ddys/2017-03-23/doc-ifycstww0729488.shtml?cre=techpagepc&amp ;mod=f&loc=5&r=9&doct=0&rfunc=100

Travail de l’artiste chinois Youwei

展览|中国油画院2018级古典研修班右卫写生展_cm

Youwei - 展览|中国油画院2018级古典研修班右卫写生展 – Une exposition de 2018 avait montré une oeuvre de Youwei de 2018, issue d’une classe de formation à la peinture classique de l’Académie de peinture à l’huile de Chine. 地 址:北京市朝阳区高碑店文化新大街1704号 - Durée de l’exposition : du 18 au 22 décembre 2018 – Source : https://www.sohu.com/a/281950750_370686

Vidéo 4:21 - Watercolor Master - Huang Youwei Watercolor Painting- Wall

08 mai 2019 v-art watercolor – « I will bring more watercolor videos for you. Happy Painting. Please subscribe this new watercolor channel, if you like this video and don’t want to miss new watercolor video update. :D Thanks » - Source : https://www.youtube.com/watch?v=4AWpU_H_pHI

Vidéo - Watercolor painting tutorial ‘Clouds’ (Huang Youwei) - 16 avril 2019 - v-art watercolor - Find more about Huang Youwei, please check : https://www.youtube.com/watch?v=ylOSy... I will bring more watercolor videos for you. Happy Painting. Please subscribe this new watercolor channel, if you like this video and don’t want to miss new watercolor video update. D Thanks Renaissance by Audionautix is licensed under a Creative Commons Attribution license (https://creativecommons.org/licenses/...) Artist : http://audionautix.com/ - Source : https://www.youtube.com/watch?v=hLvoozJa7Mg

L’ Agneau mystique ! Le secret de la peinture à l’huile belge 神秘羔羊!比利時油畫顏料下藏玄機

神秘羔羊!比利時油畫顏料下藏玄機

比利時的聖巴夫主教座堂內收藏了一幅名為《神秘羔羊之愛》(Adoration of the Mystic Lamb)畫作,在過去600多年來,一直多次被人偷去或搶去,堪稱世上被盜次數最多的藝術品。近日,根特市的藝術品修復專家發現,該畫作的顏料下另有真跡。

Un tableau intitulé ’Adoration de l’agneau mystique’ se trouve dans la cathédrale de Saint-Bavon en Belgique et a été volé ou volé de nombreuses fois au cours des 600 dernières années. L’œuvre la plus volée. Récemment, des experts en restauration d’art à Gand ont découvert qu’il y avait une autre peinture authentique sous la peinture visible.

《神秘羔羊之愛》是由15世紀比利時畫家范艾克兄弟(Jan and Hubert Van Eyck),是世界上最古老的油畫之一,描繪《聖經》中日常生活的場景,遠距繪有一頭羊。專家自2012年開始修復,近月移除畫作部分顏料時,發現底部藏有另外一幅與原畫風格不同、繪畫了一隻佔畫作面積比例大得多的綿羊大特寫,令人十分驚訝。

’L’Adoration de l’agneau mystique’ a été créé par les peintres belges du XVe siècle Jan et Hubert Van Eyck. C’est l’une des plus anciennes peintures à l’huile au monde. Elle représente des scènes de la vie quotidienne dans la Bible, avec un mouton tiré de loin. Les experts réparent depuis 2012. Lorsqu’ils ont enlevé une partie de la peinture du tableau ces derniers mois, ils ont trouvé un autre gros plan d’un mouton avec un style différent de la peinture originale, qui occupait une proportion beaucoup plus grande de la surface de peinture. Source : https://www.exmoo.com/article/69943.html

Vidéo 4:10 - L’Agneau mystique par Jan et Hubert Van Eyck 28 mars 2020 Abdelkader Oulad Elhaj - Achevé en 1432, l’agneau mystique, connue sous le nom de « retable de Gand », de Jan et Hubert Van Eyck, est l’une des peintures les plus importantes jamais réalisées. Il s’agit de la première œuvre d’art majeure de la peinture à l’huile, ce qui la rend extrêmement influente pour les artistes du monde de l’art depuis des siècles. Das 1432 fertiggestellte mystische Lamm, bekannt als ’Gent-Altarbild’ von Jan und Hubert Van Eyck, ist eines der wichtigsten Gemälde, die jemals gemalt wurden. Es ist das erste große Kunstwerk in der Ölmalerei, das es seit Jahrhunderten für Künstler in der Kunstwelt äußerst einflussreich macht. Source : https://www.youtube.com/watch?v=TEj7lfyjRuw

Vidéo 4:43 - L’Agneau mystique de van Eyck 08 octobre 2019 Croire - L’adoration de l’Agneau mystique, le polyptyque de frères van Eyck exposé à Gand (Belgique) fait voler en éclats les conventions de l’art médiéval. Une œuvre fascinante commentée en diaporama. Source : https://www.youtube.com/watch?v=FBhH3RQxM-U

Autres sources d’information sur ce sujet de l’agneau mystique des frères van Eyck :

L’Agneau mystique — Wikipédiafr.wikipedia.org › wiki › L’Agneau_mystique

L’Adoration de l’Agneau mystique des frères Van Eyck : étude ... www.connaissancedesarts.com › Peinture et sculpture - 11 avril 2020

Travail artistique contemporain représentant des animaux à cornes

缪塞图片-缪塞素材-缪塞插画-摄图新视界

Musser - 摄图 >插画 >鹿、 驼鹿和山绵羊角动物抽象 illustrat.eps - Illustration avec photographie d’un nouvel horizon - 摄图新视界 - Diverses bêtes à cornes, cerfs et moutons des montagnes – Source : https://xsj.699pic.com/tupian/0bd0n8.html

Voir également ces autres articles et communiqués à caractère artistique :, L’Agneau de Paul Klee ; Arthur John Elsley - La joie du printemps - Des enfants jouent dans un champ avec un agneau Impression artistique ; « the nouveau-né agneau » par William Bouguereau, reproduction d’art, Gustave Moreau, Le Loup et l’Agneau : esquisse pour les“Fables de La Fontaine”, aquarelle, 28,5 x 19,5 cm, Paris ; L’agneau de Irving Couse Eanger (1866-1936),

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Introduction

La « grande fête du sacrifice », dénommée Aïd el Kébir ou Aïd el-Adha, est l’une des plus importantes des fêtes musulmanes : elle a eu lieu cette année pendant quelques jours à partir du 31 juillet 2020 dans les pays de culture Islamique et elle fait l’objet en France d’une réglementation particulière pour les pratiques de l’abattage rituel des moutons sui sont sacrifiés à cette occasion.

Pour Aurélien Marq, polytechnicien et haut fonctionnaire chargé des questions de sécurité intérieure, [voir [Aurélien Marq - Comité Laïcité République ] ->https://www.google.fr/url?sa=t&...;;rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwj1ya-Kv4nrAhVDzRoKHRAwDLoQFjAOegQIAhAB&url=https%3A%2F%2Fwww.laicite-republique.org%2F%2B-aurelien-marq-%2B.html&usg=AOvVaw2upyDnjEycRBa1vd7rzNMv]il s’agit d’une fête religieuse que les musulmans devraient questionner de façon critique, car : « L’islam a choisi comme fête principale la commémoration du fait qu’un père (Abraham en hébreu : אַבְרָהָם en arabe : إبراهيم /ib.ra.’him/) le principal patriarche des religions juive, chrétienne et musulmane… ») « était prêt à assassiner son fils, là où le judaïsme a choisi une cérémonie de pardon, et le christianisme la naissance d’un enfant… » - Cet auteur invite donc à repenser la symbolique du mouton sacrifié…

Quoi qu’il en soit, deux vidéos de l’imam Ismaïl Mounir (prédicateur, enseignant, auteur, fondateur de l’Institut Amine) sont suggérées pour comprendre de façon vivante et simple, la célébration de cette grande fête de l’Aïd, avec des conseils pratiques de l’abattage d’un mouton et du partage de la viande au sein de chaque foyer musulman, ainsi que le sens religieux et psychologique de ce sacrifice d’un mouton.

L’évènement de l’Aïd aussi est une opportunité pour faire une distinction entre mouton, agneau, brebis et bélier, d’une part, et pour aborder le symbole fort de l’agneau pascal dans le christianisme, d’autre part. Le symbole de l’agneau christique, dans le bestiaire de la Bible a, par ailleurs, inspiré un grand nombre de reproductions artistiques, comme nous l’avons signalé plus haut.

L’agneau est avant tout un symbole majeur des trois religions monothéistes, dites encore abrahamiques, qui sont le judaïsme, le christianisme et l’islam ; il est souvent considéré en psychologie et dans le domaine de la spiritualité en général, comme « un symbole de puissance, opposé au loup ou au lion, qui sont des symboles de pouvoir… ».

Nos articles et dossiers antérieurs publiés sur le site ISIAS et marqués ‘Islam’ et ‘Judaïsme’, peuvent être consultés à partir de ce lien : http://isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=islam+juda%C3%AEsme

Une incursion dans les travaux rituels de la franc-maçonnerie (exprimés en loge mais aussi sous forme de textes et dénommés ‘planches’), rappelle et commente le symbole du mouton à travers une œuvre légendaire de Saint Exupéry  : ‘le petit prince’, [voir Le Petit Prince (1943)[]->https://www.google.fr/url?sa=t&...;;rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi7pIDMtInrAhVhzoUKHSL9AQwQFjAAegQIFRAB&url=https%3A%2F%2Fwww.antoinedesaintexupery.com%2Fouvrage%2Fle-petit-prince-1943%2F&usg=AOvVaw2kQM5u5s1CM06QyLOL79S5]https://www.google.fr/url?sa=t&...avec ce passage célèbre : « Dis monsieur, dessine-moi un symbole » - « Un symbole, mais pourquoi faire ? Je t’ai déjà dessiné un mouton… ». La symbolique de l’agneau est aussi détaillée dans les ‘Hauts Grades’ de la Franc-Maçonnerie et elle est reprise dans un document choisi. Nous introduisons à cette occasion des informations sur les ‘nouvelles obédiences maçonniques françaises’ (selon Wikipédia) et nous donnons une définition de ce qu’est une ‘planche maçonnique’.

Le mouton – dans le rituel sacrificiel de l’Aïd - nous a également amené à considérer la notion de totem et les différentes significations que ce mot peut revêtir selon les contextes et dans des domaines très variés. Voir la définition de totem d’après ‘larousse.fr’ : « Animal ou végétal considéré comme l’ancêtre et/ou le protecteur d’une collectivité ou d’un individu. Le totémisme a reçu une définition variée suivant les auteurs : aussi, de nos jours, c’est plutôt la nature du totem, les relations, de type symbolique, qu’il entretient avec le groupe qui font l’objet des travaux des anthropologues, notamment après les positions prises par Lévi-Strauss dans le Totémisme aujourd’hui [1962], qui marque une date dans l’histoire du concept.) - Deux documents ont été choisis dans ce dossier pour illustrer la symbolique du mouton considéré comme ‘animal totem’.

Finalement, une approche psychologique est proposée avec deux documents qui traitent du conformisme en général et du comportement de suiveur en particulier - comme évolue un troupeau de montons - dans les sociétés, les partis politiques, les associations et maints autres regroupements et mouvements sociaux…

Pour être précis, on peut lire l’introduction suivante d’un article de Wikipédia : « Le conformisme est une attitude très largement étudiée en sciences sociales qui correspond à un comportement qui est en accord avec ce qui est attendu d’un individu ou d’un groupe dans une situation donnée : être conforme veut dire ne pas dévier de la norme admise, ne pas prendre une liberté en agissant de façon différente de ce qui est attendu, socialement. Il existe différentes formes de conformisme, qui impliquent les individus de manière plus ou moins forte1. Celui-ci a des implications dans plusieurs secteurs comme dans la consommation, les goûts musicaux, la mode ou encore l’économie. Ce principe est considéré comme une condition du fonctionnement de nos sociétés2, cependant il est remis en cause par plusieurs courants de pensée3,4,5 et de nombreux mouvements artistiques6. En psychologie, Solomon Asch (1907-1996) explique que l’individu se conforme pour éviter d’une part le conflit entre deux opinions différentes (l’une exprimée par la majorité, l’autre exprimée ou représentée mentalement par le sujet en minorité) et d’autre part, éviter d’être rejeté par la majorité (l’expérience de Asch). Pour Asch, le conformisme correspond à un suivisme, dans lequel le sujet qui se conforme n’adhère pas aux opinions de la majorité7…. » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conformisme

L’introduction de ce dossier - constitué à des fins didactiques – se termine avec cette expression courante, d’après Wikipédia, du ‘Mouton de Panurge’ (locution) : « l’expression « mouton de Panurge » désigne un suiveur : une personne qui imite sans se poser de questions, qui suit instinctivement ce que fait le plus grand nombre et se fond dans un mouvement collectif sans exercer son esprit critique ni seulement faire preuve de l’intelligence qu’on peut espérer d’un être humain. Les moutons de Panurge sont invoqués pour fustiger l’esprit grégaire… - Origine : cette expression tire son origine d’un épisode du ‘Quart Livre’ de François Rabelais, sans s’y trouver exactement en ces termes. Alors que Pantagruel et ses compagnons, dont Panurge, parcourent la mer afin de consulter l’oracle de la Dive Bouteille, ils abordent un navire de commerce et font connaissance avec les passagers. Une altercation éclate entre le marchand Dindenault et Panurge, le premier s’étant moqué de l’accoutrement ridicule du second. Après le retour au calme, Panurge décide de lui acheter un mouton. La transaction s’éternise car le troupeau appartient à la race de Chrysomallos, le bélier à la toison d’or, ce qui explique leur coût élevé. Panurge, après avoir en vain essayé d’abréger les boniments à propos des propriétés merveilleuses de ces bêtes, en acquiert finalement un et le jette à l’eau. Le reste du troupeau va rejoindre son congénère, emportant Dindenault et les autres bergers qui tentent de les retenir en s’accrochant à eux… » - « Panurge sans aultre chose dire jette en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons crians et bellant en pareille intonation commencerent soy jecter et saulter en mer aprés à la file. La foulle estoit à qui premier y saulteroit aprés leur compaignon ». Extrait du Quart Livre, chapitre VIII - Pour cet épisode, Rabelais s’inspire des Macaronées de Folengo, où Cingar, afin de venger Balde et son escorte d’un différend avec des paysans, pratique le même stratagème. Autre utilisation : le Mouton de Panurge est le titre d’une chanson de Georges Brassens…

Suggestion d’écoute : une vidéo 3:16 de Georges Brassens > ’Le mouton de panurge’ | Archive INA - 02 juillet 2012 - Ina Chansons Abonnez-vous http://bit.ly/inachansons > 26 décembre 1964 - Georges BRASSENS, aux côtés de Jean-Pierre CHABROL et Claude SANTELLI, interprète ’Le mouton de panurge’ en s’accompagnant à la guitare. Émissions TV, Archive tv, Archive television, tv replay live, live music, french tv Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel http://www.ina.fr - Abonnez-vous http://www.youtube.com/subscription_c... – Source : https://www.youtube.com/watch?v=XK2I70BDMJc

Le sommaire ci-dessous indique les accès aux documents auxquels on peut se reporter en cas de besoin … ou de curiosité, et qui ont été sélectionnés et ordonnés pour réaliser ce dossier.

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Sommaire

1. La fête de l’Aïd al-Adha ou Aïd el-Kébir d’après Wikipédia

2. Que fêtent les musulmans lors de l’Aïd-el-Kébir ? Par Hicham Abdel Gawad - Publié le 31 juillet 2020 à 06h00 - Mis à jour le 31 juillet 2020 à 14h22 – Document ‘lemonde.fr/le-monde-des-religions’

3. Aïd al Adha ou Aïd el Kébir - Crise alimentaire, des millions de vies menacées - La fête de l’Aïd el Kebir 2020 est estimée aux alentours du vendredi 31 juillet 2020. Document ‘secours-islamique.org’

4. L’abattage rituel : un guide pratique pour l’Aïd-el-Kébir – Document officiel ‘agriculture.gouv.fr’ - 24/07/2020

5. L’Aïd al Adha, la soumission contre la conscience ? - Une fête religieuse que les musulmans devraient questionner Par Aurélien Marq – 31 juillet 2020 – Document ‘causeur.fr’

5 bis. Vidéo 9:06 - Sacrifier un mouton pour l’Aïd : est-ce obligatoire ? 06 août 2019 – Document ‘Beur FM’ - Par Ismaïl Mounir

6. Quelle est la différence entre l’agneau, le mouton, la brebis et le bélier ? Le 07/03/2018 – Document ‘congo-autrement.com’

7. Le bestiaire de la Bible : l’incroyable force symbolique de l’Agneau – Par Philippe-Emmanuel Krautter

8. L’agneau – Document canadien du Québec ‘interbible.org’ - Chronique du 22 avril 2011

9. Le Nouveau Phalanstère – Psychologie - Spiritualité : Agneau, symbole de puissance

10. Symbole de l’agneau dans la Bible - 26 Avril 2015 – Document ‘etudes-revelations-bibliques.com’

11. Travail maçonnique - Planche : Le petit prince et le symbole - 27 mars 2018

12 Philosophie – Symbolique de l’agneau dans les Hauts Grades de la Franc-Maçonnerie - 18 Mai 2012. Rédigé par A. M. - Document ‘hautsgrades.over-blog.com’ –

13. Les nouvelles obédiences maçonniques françaises selon Wikipédia

14. Définition de ‘planche maçonnique’ selon Wikipédia

15. Introduction de Wikipédia concernant le Totem

16. Définition de la notion de totem selon le CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

17. Animal Totem - Le Mouton Par Laura Fontaine –

18. Blog - Quêtes spirituelles à Grenoble France – Informations sur le mouton Par Anne - 24 février 2017 - Documentation de ‘luminessens.org’

19. Psychologie - Le conformisme, ou comment l’être humain devient un mouton Publié le 21 août 2016 - Publié par Jérome Lichtle (photo) – Document ‘blog.francetvinfo.fr

20. Psychologie des foules : comment pense un mouton ? Par Michael Ferrari sur son Blog

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1.
La fête de l’Aïd al-Adha ou Aïd el-Kébir d’après Wikipédia

Reproduction - Sur une enluminure ottomane, Gabriel arrête le bras d’Ibrahim prêt à sacrifier son fils Ismaël.

L’Aïd al-Adha (en arabe : عيد الأضحى, ‘Īd al-Adá ?, signifiant « fête du sacrifice ») ou l’Aïd el-Kebir (en arabe : العيد الكبير, Al-‘Īd al-Kabīr ?, signifiant « la grande fête » par opposition avec l’Aïd el-Fitr appelé Aïd as-Seghir, ou « petite fête »note 1), est la plus importante des fêtes musulmanes. Elle est appelée Tabaski dans les pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale (Tchad, Cameroun) ayant une importante communauté musulmane. Elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier mois du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le mont Arafat et marque chaque année la fin du hajj.

Appellations - L’Aïd al-Adha porte différents noms, notamment le jour du sacrifice. Ainsi ce dernier est appelé Aïd el-Kebir (« la grande fête ») par opposition à l’Aïd esseghir ou Aïd el-Fitr, « la petite fête »1. L’Aïd el-Kebir est nommé la Tabaski ou Tobaski (mot sérère, ancienne fête religieuse sérère2,3,4,5) dans les pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal6, Guinée et Gambie3) et d’Afrique Centrale. En Afrique du Nord, il est appelé Tafaska chez les berbérophones7. En Turquie, il est appelé Kurban Bayramı8 et dans les Balkans, Kurban Bajram. En Éthiopie, il est appelé Arefa. En Indonésie, on l’appelle Lebaran Haji, à Bahreïn Aïd hejaj, en Iran Aïd qurban, et en Inde ’Bakrid’ ou ’Bakreed’.[réf. souhaitée] En France, il est parfois désigné par l’expression « fête du mouton »1.

Rites et traditions islamiques

Photo - Tabaski à Kounkané (Sénégal)

Cette fête commémore la force de la foi d’Ibrahim (Abraham dans la tradition judéo-chrétienne) à son Dieu, symbolisée par l’épisode où il accepte de sacrifier, sur l’ordre de Dieu, son fils Ismaël9 (dans la tradition judéo-chrétienne, cet épisode est appelé ligature d’Isaac, car le fils à sacrifier s’appelle Isaac).

Après son acceptation de l’ordre divin, Dieu envoie l’archange Gabriel (Jibrīl) qui, au dernier moment, substitue à l’enfant, un mouton qui servira d’offrande sacrificielle. En souvenir10,11 de cette dévotion d’Ibrahim à son Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal (le mouton qui a six mois ou la chèvre qui a deux ans ou le bovin qui a deux ans et qui est entré dans la troisième année lunaire ou le chameau qui a complété cinq ans12) selon les règles en vigueur. Notamment, le musulman doit se comporter au mieux avec l’animal, Mahomet ayant dit : « Certes Allah a prescrit l’excellence dans toute chose. Ainsi lorsque vous tuez, tuez de manière parfaite et si vous égorgez, égorgez de manière parfaite. Que l’un de vous aiguise son couteau et qu’il apaise la bête qu’il égorge13 » . Il faut manger la viande du sacrifice, en garder et en offrir aux pauvres14, proches, voisins, collègues, etc.

Le jour de Aïd el-Kebir constitue un jour de célébration dans la tradition prophétique musulmane. En effet, dès l’annonce de la vision de la nouvelle lune, les musulmans glorifient la grandeur de Dieu par le takbir. Il est également fortement recommandé de multiplier les aumônes et les cadeaux ce jour-là.

Selon l’orientaliste Eugen Mittwoch, cette fête est une récupération d’une tradition préislamique de sacrifice dans la vallée de Mina15.

Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFd_al-Adha

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2.
Que fêtent les musulmans lors de l’Aïd-el-Kébir ? Par Hicham Abdel Gawad - Publié le 31 juillet 2020 à 06h00 - Mis à jour le 31 juillet 2020 à 14h22 – Document ‘lemonde.fr/le-monde-des-religions’ - Photo - Tunisien transportant un mouton pour la fête de l’Aïd el-Adha, en novembre 2010. FETHI BELAID / AFP

La « fête du sacrifice », ou Aïd el-Adha, est une des plus importantes des fêtes musulmanes. Elle a lieu cette année le 31 juillet 2020.

La « fête du sacrifice » (Aïd el-Adha en arabe, ou Aïd-el-Kébir, « la grande fête ») est une commémoration de l’épisode du sacrifice d’Abraham rapporté dans le Coran, qui présente de nombreux prophètes en commun avec le texte biblique.

  • Qu’est-ce que la fête du sacrifice ?
    Dans le récit coranique, Abraham se voit sacrifier son fils en songe. Obéissant à cette vision, le patriarche sera arrêté in extremis par l’ange Gabriel envoyé par Dieu, lequel remplacera le sacrifice d’un enfant par une « immolation généreuse » (sourate 37, verset 107). Les interprètes musulmans classiques identifient cette « immolation généreuse » à un bélier.

Cet épisode est très proche de son pendant biblique, même si traditionnellement, les exégètes musulmans – à quelques exceptions près – ont considéré que l’enfant du sacrifice était Ismaël, et non Isaac. L’identité de l’enfant reste la divergence majeure entre la tradition islamique majoritaire et la tradition biblique.

Quoi qu’il en soit, le sacrifice de l’enfant n’aura pas lieu et Dieu rachètera sa vie, supposément contre celle d’un bélier. Cet épisode renvoie à deux symboles : la confiance indéfectible d’Abraham en Dieu et la miséricorde divine concrétisée par l’interdiction du sacrifice humain.

  • Quand a lieu cette célébration ?
    L’Aïd-El-Kébir se déroule à la fin du pèlerinage obligatoire (le hadj), le 10e jour du mois lunaire de Dhûl hijja (« mois du pèlerinage »), et dure trois jours. Une prière particulière a lieu le premier jour et précède l’immolation d’une bête, traditionnellement un mouton – bien que la tradition classique mentionne un bélier, c’est-à-dire un mouton non châtré.
  • Que dit exactement le Coran ?
    Le passage coranique suivant sert de base à la plupart des interprétations (sourate 37, versets 101 à 111, traduction de Denise Masson) :

[37 : 101]

« Nous lui avons alors annoncé une bonne nouvelle : la naissance d’un garçon, doux de caractère.

[37 : 102]

Lorsque celui-ci fut en âge d’accompagner son père, celui-ci dit : “Ô mon fils ! Je me suis vu moi-même en songe, et je t’immolais ; qu’en penses-tu ?”

Il dit : “Ô mon père ! Fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras patient, si Dieu le veut !”

[37 : 103]

Après que tous deux se furent soumis, et qu’Abraham eut jeté son fils, le front à terre,

[37 : 104]

nous lui criâmes : “Ô Abraham !

[37 : 105]

Tu as cru en cette vision et tu l’as réalisée ; c’est ainsi que nous récompensons ceux qui font le bien …

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Le Monde des religions - Actualités, vidéos et infos en direct -Accédez à tous les contenus du Monde en illimité. Soutenez le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante. Consultez le journal numérique et ses suppléments, chaque jour avant 13

Le Monde des Religions - Corine Sombrun

Source : https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2020/07/31/que-fetent-les-musulmans-lors-de-l-aid-el-kebir_6047781_6038514.html

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3.
Aïd al Adha ou Aïd el Kébir - Crise alimentaire, des millions de vies menacées - La fête de l’Aïd el Kebir 2020 est estimée aux alentours du vendredi 31 juillet 2020. Document ‘secours-islamique.org’

A la crise sanitaire du COVID19 vient s’ajouter une crise alimentaire qui aggrave fortement la vie de millions de familles dont les conditions de vie sont déjà très précaires : extrême pauvreté, conflits, manque d’accès à l’eau et à la nourriture, crise climatique… Des dizaines de millions de personnes sont menacées de ne plus pouvoir manger à leur faim, du fait de l’absence de revenus et de rupture des chaînes d’approvisionnement, conséquences directes de la crise sanitaire qui a mis à mal la vie économique et sociale dans de nombreux pays. Pire encore, plusieurs pays d’Afrique de l’Est, notamment la Somalie où nos équipes mènent actuellement des actions d’urgence, sont confrontés au ravage de toutes les cultures par la pire invasion de criquets depuis 25 ans. C’est donc dans un contexte difficile que nous nous apprêtons à célébrer cette année l’Aïd Al Adha (Fête du Sacrifice).

Objectif 2020 : apporter une aide alimentaire à 213.000 personnes vulnérables dans le monde

Chaque année, les équipes du SIF se mobilisent pour préparer l’Aïd El Kebir et relayer la générosité des donateurs auprès des personnes les plus démunies. Cela fait des mois que le SIF travaille dans de nombreux pays pour que ce grand événement, traditionnellement une fête, laisse un impact bénéfique et durable pour des milliers de personnes.

Si la crise sanitaire a impacté de nombreux projets, entre autres celui de l’Aïd El Kebir, nos équipes s’attèlent actuellement à trouver les solutions adaptées, comme pour Ramadan, de sorte que les bénéficiaires puissent recevoir leurs colis de viande le jour de l’Aïd. C’est bien l’intérêt du bénéficiaire qui prime et nous mettons tout en œuvre pour y arriver. otre générosité est donc plus que jamais essentielle pour que les personnes qui vivent dans le dénuement puissent subvenir à leurs besoins pendant cette crise sanitaire. Avec le SIF, soutenez 213.000 personnes vulnérables dans le monde en leur offrant un mouton à l’occasion de l’Aïd al Adha, et permettez-leur de vivre ce moment si particulier et si cher à leurs yeux !

Offrez un mouton pour l’aïd el kebir

En plus d’offrir l’occasion de partager un moment de convivialité à celles et ceux qui n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins, vous offrez, sur le plan nutritif, une nourriture aux apports multiples. … Disponible exclusivement sur Internet - Afin de respecter notre engagement envers vous et ne pas dépasser la quantité disponible de 3.000 équivalents moutons. Important  : Prix moyen, qui peut varier selon les pays. Avec ce montant, le SIF s’engage à honorer au moins 1 sacrifice entier.

Aïd Al Adha comme projet et levier de développement - Le SIF a su transformer ce rite de l’Aïd Al Adha en action humanitaire pérenne en soutenant économiquement les activités des producteurs locaux afin de leur donner les moyens de subvenir à leurs besoins alimentaires grâce à la mise en place d’une véritable économie solidaire entre le producteur et le consommateur.

L’exemple du Pakistan

Dans le cadre de ses opérations de Aïd El Kebir, le SIF travaille avec des éleveurs locaux qui fournissent les bêtes destinées à l’abattage. Ces fermiers sont réunis en coopératives et sont formés à la gestion du bétail et au développement d’une structure d’entreprenariat. Cela part de la mise en place de la structure opérationnelle, à la gestion managériale, en passant par la mise en œuvre de procédures standard. En plus de son aide opérationnelle et technique, le SIF apporte également son soutien en proposant une assistance financière afin d’aider ces structures à devenir rentables sur le moyen et long terme.

Lors de l’Aïd Al Adha de 2019, la distribution de viande par le SIF a bénéficié à 4.740 foyers parmi les populations les plus défavorisées, et notamment des réfugiés afghans, des orphelins et des personnes en situation de handicap. Au total, plus de 20 tonnes de viande fraiche ont été distribuées aux familles dans le besoin, en partie grâce à ce système d’économie circulaire de circuit court et à la générosité des donateurs.

AÏD AL ADHA : le cercle vertueux du don – Voir le schéma

Offrir un mouton de l’Aïd avec le SIF multiplie l’impact de votre don, permettant au plus grand nombre de personnes dans le besoin de fêter l’Aïd dignement, dans le respect du rite musulman.

secours islamique France - Tél : Administratif +33(0)1 60 14 14 99

Appel d’offre de Secours Islamique France pour fonçage de 05 puits ...

Source : https://www.secours-islamique.org/index.php/bienfaisance/aid-al-adha.html

Note de l’auteur : cette source n’était plus accessible le 03 août 2020.

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4.
L’abattage rituel : un guide pratique pour l’Aïd-el-Kébir – Document officiel ‘agriculture.gouv.fr’ - 24/07/2020 – Photo Pascal Xicluna/agriculture.gouv.fr

En 2020, la célébration de l’Aïd el-Kébir débutera le 31 juillet 2020. Pour accompagner cette fête traditionnelle musulmane, un guide pratique relatif à son organisation a été réalisé par les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur. Il a été distribué à l’ensemble des préfectures et directions départementales de la protection des populations ainsi qu’à l’ensemble des participants : professionnels, associations musulmanes, association de protection des animaux.

À l’occasion de la première Instance de dialogue entre les pouvoirs publics et les Français de confession musulmane le 15 juin 2015, le ministre de l’intérieur a souhaité la constitution d’un groupe de travail sur la fête de l’Aïd-el-kébir.
Constitué de représentants du culte musulman, de professionnels de l’ensemble de la filière et de représentants des administrations concernées, ce groupe de travail s’est réuni dès la rentrée 2015 pour étudier les questions pratiques, techniques et juridiques liées au déroulement des abattages lors de l’Aïd-el-kébir afin d’élaborer un guide pratique.

Régir la bonne mise en œuvre des abattages

Ce guide a pour vocation de mettre à disposition des professionnels, des administrations, des collectivités ainsi que des citoyens concernés par cette fête, un ensemble de données concrètes concernant les règles régissant la bonne mise en œuvre des abattages lors de l’Aïd-el-kébir. Il a également pour objectif de recenser et de partager les bonnes pratiques d’organisation constatées dans les différents départements, afin que tout un chacun puisse profiter de ces retours d’expérience. En effet, certains sites temporaires existent et fonctionnent de façon optimale depuis désormais 10 ans. Une cartographie des abattoirs mobilisés pendant l’Aïd-el-Kébir 2018 est proposée.

À télécharger

Guide pratique « Aïd-el-Kébir - Modalités d’organisation et d’encadrement de l’abattage » (PDF, 5.41 Mo)

Abattoirs agréés d’ovins, pérennes ou temporaires, de France métropolitaine en 2019 (PDF, 4.86 Mo)

Capacité d’abattage et abattage dans les abattoirs agréés en France métropolitaine en 2019 durant les 3 jours de l’Aïd-el-Kébir (PDF, 4.85 Mo)

Note : les cartes sont réalisées par le service de la statistique et de la prospective du ministère.

L’Aïd-el-kébir, ou Aïd-el-adha, est une fête célébrée chaque année par les musulmans du monde entier. Elle commémore, selon la tradition musulmane, le sacrifice que Dieu demanda à Abraham pour éprouver sa foi. Cette fête, réunissant les familles, est un moment important de partage et de convivialité, qui s’accorde avec la liberté de culte assurée par notre Constitution.

Elle se traduit en France par l’abattage de plus de 100 000 moutons, sur une période comprise entre un à trois jours. L’organisation de cette fête constitue donc un véritable défi logistique pour l’ensemble des parties prenantes : communautés musulmanes, professionnels de l’élevage et de l’abattage, collectivités territoriales, État...

service public - Maison Bois d’Architecte

Source : https://agriculture.gouv.fr/abattage-rituel-un-guide-pratique-pour-laid-el-kebir

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5.
L’Aïd al Adha, la soumission contre la conscience ? - Une fête religieuse que les musulmans devraient questionner Par Aurélien Marq – 31 juillet 2020 – Document ‘causeur.fr’

Reproduction - Le Sacrifice d’Isaac (1603) par Caravage (c) Wikimédia Commons

La principale fête musulmane est désormais solidement ancrée dans la société française et les personnalités politiques ne manquent jamais d’offrir leur voeux à cette occasion. Toutefois, le rite de l’Aïd et le mythe qu’il commémore méritent d’être interrogés de manière critique.

Il est impossible de comprendre une religion sans analyser ses fêtes et ses rites. Dès la plus tendre enfance, avant tout enseignement des croyances et des dogmes, ils imprègnent plus ou moins consciemment ceux qui y participent. Ne l’oublions pas : la force des religions vient en grande partie de leur capacité à s’adresser à la personne humaine dans sa totalité, conscient et inconscient, en lui parlant le langage des mythes, des symboles, et des rituels.

Il est impossible de comprendre l’islam sans analyser sa principale fête, la plus connue et la plus populaire : l’Aïd el-Kébir (« la grande fête ») également appelée Aïd al-Adha (« la fête du sacrifice »). Il faut aussi naturellement réfléchir à ce que représente le ramadan, tout aussi important, mais ce n’est pas l’objet ici.

Une réflexion critique nécessaire

Il est probable que nombre de musulmans seront sincèrement surpris et peut-être choqués par mon analyse. Pour eux, et c’est très bien ainsi, l’Aïd el-Kébir est simplement une fête de famille chaleureuse, de bons souvenirs d’enfance, un moment de partage entre amis, entre voisins, chez certains une occasion privilégiée pour se soucier sincèrement des plus pauvres. Pour eux, ce rite est précieux parce qu’il incarne la stabilité dans un monde dont les bouleversements s’accélèrent, et plus encore parce qu’il tisse un lien entre les vivants, les morts et les générations à venir, et c’est là une aspiration naturelle. Pour autant, tout comme il est indispensable de s’autoriser à critiquer les textes, il est indispensable de critiquer les symboles et les rites, dont l’influence inconsciente est au moins aussi grande. Et plus leur charge affective est importante, plus leur influence est forte, et plus la critique doit être exigeante.

Au demeurant, je ne fais que souligner ce qui a été déjà écrit ailleurs par des musulmans, notamment Al Ghazâli et la Grande Mosquée de Paris. Que d’autres musulmans le trouvent choquant ne peut que me réjouir : c’est la preuve qu’il y a un espoir pour que se généralise une critique interne à l’islam, capable d’arracher de ses rites autant que de ses textes le poison de la tentation théocratique. Les juifs et les chrétiens ont fait ce travail critique, même s’il fut parfois douloureux mais d’autant plus nécessaire – je pense par exemple à l’analyse au scalpel du père Maurice Bellet dans Le dieu pervers, ouvrage fondamental pour comprendre les abus sexuels dans l’Eglise – pourquoi les musulmans en seraient-ils incapables ?

La commémoration d’un sacrifice

Au-delà de la célébration festive en elle-même, parfaitement légitime et même sympathique, l’Aïd al-Adha est une commémoration. En tant que telle, elle renvoie à un événement précis, ici un événement mythique – j’emploie « mythique » au sens de « archétypal, porteur d’une signification profonde intemporelle », sans préjuger de sa factualité historique à mes yeux totalement secondaire. Souvenons-nous de ce que Flavius Sallustius écrivait au sujet des mythes de sa propre religion : « Ces choses n’eurent jamais lieu, mais elles sont toujours. »

L’islam a choisi comme fête principale la commémoration du fait qu’un père était prêt à assassiner son fils, là où le judaïsme a choisi une cérémonie de pardon, et le christianisme la naissance d’un enfant

Or, caché derrière la fête, souvent un peu oublié mais inconsciemment toujours présent, le mythe que l’Aïd al-Adha glorifie et réactive chaque année, ce mythe dont elle entretient la vitalité dans l’inconscient des croyants, ce mythe qu’elle les prépare à accepter comme exemplaire et bon, est ni plus ni moins que la glorification de l’acceptation d’un sacrifice humain, celui d’un fils par son propre père. Glorification du renoncement à la fois aux liens affectifs instinctifs et à la morale, au nom de la soumission aveugle à la volonté divine.

En effet, l’Aïd al-Adha commémore le sacrifice d’Ibrahim (qui n’est pas tout à fait Abraham), ou plutôt le fait qu’Ibrahim ait accepté de sacrifier son fils sans autre raison que parce qu’Allah le lui avait demandé. Point fondamental : il ne s’agit pas ici de procéder à un sacrifice humain par nécessité, comme le faisaient les Aztèques qui étaient persuadés que sans le sang des victimes le Soleil s’éteindrait, et que le monde disparaîtrait. Tout-puissant, Allah ne saurait avoir besoin d’une telle offrande, ce que confirme évidemment le fait qu’au final, l’enfant n’est pas tué. Il ne s’agit donc pour ce dieu tout-puissant que de se prouver à lui-même la soumission d’Abraham/Ibrahim, au mépris des dégats psychologiques que la preuve exigée infligera à celui-ci, ainsi qu’à son enfant et à leur famille.

Un mythe problématique pour les monothéismes

Et c’est bien l’obéissance absolue que valorise par exemple la Grande Mosquée de Paris, pourtant considérée comme adepte d’un islam dit modéré, lorsqu’elle évoque l’histoire que commémore l’Aïd al-Adha. Sur son site internet, la page intitulée Abraham (Ibrahim) indique explicitement : « Pour prouver sa soumission, Abraham se vit dans l’obligation de sacrifier l’un de ses fils. Lequel ? » Suit un long développement examinant du point de vue musulman la question de savoir si l’enfant en question était Isaac ou Ismaël, ce qui contraste avec l’absence totale d’interrogation sur la signification éthique de l’épisode. A l’inverse, le christianisme comme le judaïsme luttent avec l’immoralité de cette histoire depuis des siècles. CG Jung, dans une lettre publiée dans le recueil « La vie symbolique », évoque même un Midrash selon lequel « on fait encore sonner le Schofar au jour de la réconciliation pour rappeler à YHVH son acte d’injustice envers Abraham (en le forçant à tuer Isaac) et pour l’empêcher de le répéter. »

La docilité pour ne pas dire la servilité d’Ibrahim est valorisée, élevée au rang de vertu héroïque.

Rien de comparable dans le texte de la Grande Mosquée : « Au cours de son apostolat, Abraham fut mis à rude épreuve : le sacrifice de l’un de ses deux fils. Ayant donné toute la mesure de sa soumission à Dieu, il fut miraculeusement arrêté dans son geste et l’immolation n’eut pas lieu. » Puis : « L’épreuve de soumission dont il fut le héros sincère (khalîl) concerne Ismaël et non Isaac. »

Sans ambiguïté, la docilité pour ne pas dire la servilité d’Ibrahim est valorisée, élevée au rang de vertu héroïque. A aucun moment n’est soulevé le point crucial : si quelqu’un vous ordonne d’assassiner votre enfant sans autre raison que de lui prouver votre totale soumission à ses moindres volontés, la seule réponse valable d’un point de vue éthique est le célèbre mot du général Cambronne, de préférence accompagné d’un certain geste popularisé par Mila. Que celui qui exige la mise à mort de l’enfant soit mortel ou immortel, humain ou divin, naturel ou surnaturel, ne change rigoureusement rien à l’affaire au plan moral.

Deux approches opposées

Il est important ici de souligner qu’Ibrahim n’est pas tout à fait Abraham. Leurs histoires se ressemblent énormément, mais elles divergent sur des éléments fondamentalement signifiants.

Pour le judaïsme comme pour le christianisme, le point clef est que l’enfant n’a pas été sacrifié. Pour le faire venir avec lui jusqu’au lieu prévu pour la mise à mort, Abraham ment à son fils, et le fait qu’il mente montre qu’il a conscience de la dimension immorale de ce qu’il s’apprête à faire. L’histoire est profondément ambiguë, gênante même, et depuis au moins le Moyen-Âge nombre de penseurs juifs comme chrétiens en sont arrivés à dire que Dieu ne pouvait pas avoir ordonné un sacrifice humain à Abraham, même pour le tester, et qu’Abraham n’avait fait que suivre initialement une (hypothétique) coutume primitive et barbare, Yahvé n’intervenant que pour y mettre fin. En outre, alors que l’ordre de mise à mort venait directement de Dieu, c’est un ange qui finalement arrête Abraham et lui dit de ne pas sacrifier son enfant. On pourrait donc dire aussi qu’entre un dieu qui lui ordonnait de tuer Isaac et un ange qui lui permet de ne pas le faire, Abraham a choisi l’ange. Quoi qu’il en soit, le moment de l’alliance, et ce qui est depuis considéré comme la leçon du mythe, c’est que Yahvé ne veut pas qu’Isaac soit sacrifié. Yahvé est donc le dieu avec lequel Abraham a fait alliance en ne tuant pas son fils.

Pour l’islam, en revanche, le point clef est l’absolue soumission à la volonté divine, c’est-à-dire le fait que le père soit prêt à tuer l’enfant pour se plier à l’ordre reçu. Islam, on le sait, signifie en même temps « soumission » et « paix », mais c’est une paix qui naît de la soumission, non de l’harmonie. Nulle tromperie du père envers le fils dans cette version : Ibrahim dit ouvertement à Ismaël de quoi il en retourne, et son fils accepte le sacrifice et s’offre volontairement. L’ambiguïté biblique disparaît, la conduite juste et valorisée est univoque : c’est l’obéissance. Certains commentateurs musulmans écrivent même que le diable tenta de dissuader le patriarche de tuer Ismaël : l’ange biblique est vu ici comme démoniaque. Contrairement à Abraham, c’est en n’écoutant pas cet ange qui lui dit d’épargner son fils qu’Ibrahim réussit l’épreuve – il faut que la main d’Allah en personne l’arrête. Dans cette version la question centrale n’est pas « faut-il ou non tuer l’enfant ? », puisque le même comportement est d’abord jugé mauvais lorsque suggéré par l’ange puis bon lorsqu’ordonné par Allah, mais « à qui faut-il obéir ? » Et j’ajoute : obéir à tout prix. Ici, la conclusion est donc qu’Allah est le dieu avec lequel Ibrahim a fait alliance en acceptant de tuer son fils.

Soumission contre choix

Il y a là deux archétypes puissants mais radicalement différents : l’un de la soumission absolue, l’autre du choix plutôt que de l’obéissance aveugle. Pas étonnant que les adorateurs du premier fassent preuve d’hostilité envers les fidèles du second. Notons d’ailleurs que la « ligne de démarcation » traverse en pratique les trois religions dites « abrahamiques » : de même qu’il y a des musulmans qui font le choix de la conscience, ou dont l’amour pour leurs enfants est trop fort pour qu’ils acceptent de leur infliger cette immolation de l’esprit et de l’âme qu’est le carcan dogmatique, il y a des juifs et des chrétiens qui font le choix du fanatisme forcené. Dès lors, rien de surprenant dans les crimes commis au nom de la religion. Un dieu capable d’exiger qu’on lui sacrifie son enfant est un être terrible, terrifiant, qui pousse ses adorateurs à la surenchère dans les démonstrations de dévotion, que ce soit pour échapper à son courroux ou pour tenter de satisfaire un maître qui a prouvé qu’il n’en a jamais assez – et je pense naturellement à ceux que Fethi Benslama appelle les « surmusulmans » dans un livre intitulé, ce n’est pas un hasard Un furieux désir de sacrifice. Selon ses propres termes : « La définition que je propose du « surmusulman » est la suivante  : c’est le musulman qui veut être plus musulman que le musulman qu’il est. Cela peut passer par la multiplication des signes extérieurs de fidélité  : des marques corporelles et vestimentaires, un lourd carcan rituel, l’obsession de la pureté, cela peut conduire à la défense violente de la religion. »

Photo - Des clients assistent à la préparation de leurs moutons, dans un abattoir temporaire installé dans un hangar de Pantin, en 2004 © THOMAS COEX / AFP

Bien sûr, ces processus largement inconscients ne font pas tout. Bien sûr, ils ne touchent pas toutes les personnes de la même manière. Mais qui peut prétendre qu’ils n’auraient aucune incidence ? Sans oublier qu’ils sont profondément révélateurs. Songez-y : l’islam a choisi comme fête principale la commémoration du fait qu’un père était prêt à assassiner son fils, là où le judaïsme a choisi une cérémonie de pardon, et le christianisme la naissance d’un enfant. Au passage, on remarquera que cette primauté chrétienne donnée à Noël relève de la piété populaire, alors que l’Eglise s’évertue à répéter que Pâques est la fête la plus importante, Pâques qui est évidemment la résurrection du Christ mais aussi le sacrifice de Jésus par son père divin, ce qui est évidemment comme un écho de l’histoire d’Abraham. « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Repenser l’Aïd 

Certains penseront que tout ceci est anecdotique. Si seulement ! En réalité, on touche au cœur des difficultés que notre société rencontre avec l’islam. Chaque année, dès leur plus jeune âge, tous les musulmans vivent et ravivent collectivement, avec une intensité émotionnelle extrême, un rituel symbolique et sans doute initiatique dont la référence mythique exalte la soumission à un ordre arbitraire au détriment de la conscience morale. Comment ne pas évoquer Al Ghazâli, dont l’influence imprègne tout le sunnisme contemporain, qui affirmait que si Allah ordonnait de faire le mal et de croire des mensonges, il faudrait faire le mal et croire des mensonges ?

Qu’il y ait malgré tout parmi les musulmans des voix qui s’élèvent et appellent à « donner la priorité à l’horizon éthique sur l’injonction dogmatique », pour reprendre la très belle formulation d’Abdelwahab Meddeb, prouve de la part de ceux-là un admirable élan vers le bien, et permet d’espérer en la nature humaine ! On sait cependant la réplique de Gabin dans Le Président : « Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre. »

Les musulmans d’aujourd’hui ont à leur disposition des penseurs remarquables de leur propre tradition, qui se sont astreints à un authentique travail critique, et tous les corpus philosophiques du monde, d’Aristote à Confucius. Il leur revient de s’emparer de ces outils pour éviter le piège de la surenchère dans les démonstrations de soumission, et pour affirmer sans honte qu’Ibrahim aurait dû dire non. Que l’islam auquel ils aspirent, la paix à laquelle ils aspirent, ne naît pas de l’acceptation de l’assassinat d’un enfant, mais au contraire de la reconnaissance sereine que leur sens moral, ou tout simplement leur amour pour leurs enfants, leur donnent la force de refuser un tel sacrifice, et que ce refus est bon. Que pour eux, l’Aïd el-Kébir ne sera plus la fête du sacrifice, mais la fête de l’enfant resté vivant, une célébration reliant les générations dans une spiritualité de la vie et de la joie. Comme l’écrit le juriste et philosophe musulman Yadh Ben Achour dans La deuxième Fatihâ : « L’homme libre, ami de Dieu, ne vaut-il pas mieux que l’homme esclave de Dieu ? »

Quant aux non-musulmans, qu’ils ne sous-estiment pas la puissance psychologique inconsciente d’une fête comme l’Aïd al-Adha, ni la manière dont sa force affective peut être utilisée à des fins de propagande. Que ses ombres ne fassent pas oublier ce qu’elle a de beau, mais que ses beautés ne rendent pas moins vigilants face aux ombres de ce à quoi elle renvoie. Ici, en France et plus généralement en Europe, sa popularité et sa visibilité croissante rendent plus nécessaire que jamais de réaffirmer clairement et fièrement ce qu’est notre civilisation, et de proclamer et de prouver que nous n’y renoncerons pas.

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Causeur.fr - Surtout si vous n’êtes pas d’accord

Fichier:Logo causeur.fr.png — Wikipédia

Source : https://www.causeur.fr/aurelien-marq-aid-islam-reforme-rite-fete-179764

Extrait d’un article de Wikipédia : Causeur

Causeur est, initialement, un journal en ligne. Se présentant comme un « salon de réflexions », il a été créé le 15 novembre 20072 par la journaliste Élisabeth Lévy, l’historien Gil Mihaely et l’éditeur François Miclo. Une version mensuelle sur papier est publiée depuis juin 20083, et distribuée chez les marchands de journaux depuis le 4 avril 2013.

Le média

Ligne éditoriale

Le slogan « Surtout si vous n’êtes pas d’accord » résume le parti pris éditorial d’un certain pluralisme. Causeur publie des articles polémiques4,5 ou des tribunes qui vont à l’encontre de ce qu’il appelle le « prêt-à-penser médiatique », avec par exemple tout un dossier publié en 2015 jugé antiféministe par L’Express4. Il laisse s’exprimer un ensemble de sensibilités, du libéral Georges Kaplan6 à l’écrivain communiste Jérôme Leroy5. Si Causeur se positionne comme politiquement inclassable, on peut identifier une dominante conservatrice, souverainiste et républicaine à travers les nombreuses critiques de la mondialisation, de la construction européenne et des réformes sociétales qui y sont publiées. Souvent classé à droite, le journal en ligne compte parmi ses sources de financement des personnalités aussi diverses que Charles Beigbeder ou Xavier Niel1, et n’en revendique pas moins l’éclectisme de ses participants. Gérald Penciolelli, actionnaire de référence de Causeur avec 44 % des parts, est l’ancien repreneur de Minute5. D’après Le Monde, Gérald Penciolelli a été présenté à Causeur par deux actionnaires fondateurs et collaborateurs du journal : « Basile de Koch, l’ex-plume de Charles Pasqua, marié à Frigide Barjot, et Marc Cohen, l’ancien communiste de L’Idiot international »5. Au sein de la rédaction, la gauche est notamment représentée par Jérôme Leroy, communiste, qui y intervient comme critique littéraire7,8. Des critiques de la modernité, de la croissance et de la société industrielle apparaissent sous la plume de Bruno Maillé, Daoud Boughezala ou Jacques de Guillebon.[réf. nécessaire] Pour Le Monde c’est « une revue vendue à 10 000 exemplaires volontiers réactionnaire et ouverte aux infréquentables jusque dans son capital »5.

Source pour l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Causeur

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5 bis.
Vidéo 9:06 - Sacrifier un mouton pour l’Aïd : est-ce obligatoire ? 06 août 2019 – Document ‘Beur FM’ - Par Ismaïl Mounir (l’imam Ismaïl Mounir est prédicateur, enseignant, auteur, fondateur de l’Institut Amine (L’essentiel de l’Islam accessible à tous)et référent religieux de ‘Beur FM’ (Accueil - Beur FM).

Le sacrifice en islam, quel est son statut ? Quels sont les règles à suivre ? Faut-il s’endetter pour égorger un mouton ? Je réponds à ces questions dans cette vidéo : sacrifier un mouton pour l’aïd, obligatoire ? L’essentiel de l’Islam accessible à tous ! Trouvez la formation qui vous convient. Plus de 120 heures de formations. Construisez maintenant votre vie à la lumière de l’Islam Cliquez ici : https://swiy.io/plateforme-ismailmounir - Abonnez-vous en un clic : https://swiy.io/ismailmounir - [Série inédite] Comment faire du Coran mon compagnon de vie : https://swiy.io/coran-serie-inedite - Où me retrouver ? - Instagram : https://swiy.io/ismailmounir-instagram - Facebook : https://swiy.io/ismailmounir-facebook - Twitter : https://swiy.io/ismailmounir-twitter

Source : https://www.youtube.com/watch?v=X-Gv0Z_0WU4

On peut aussi vivement conseiller d’écouter une autre vidéo 10:56 du même auteur : [L’Islam au Présent] ’Les 5 manières de construire l’amour’ - Imam Ismaïl Mounir - 14 février 2020.

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6.
Quelle est la différence entre l’agneau, le mouton, la brebis et le bélier ? Le 07/03/2018 – Document ‘congo-autrement.com’

Si vous vous demandez quelle est la différence entre un bélier et un mouton, vous risquez d’être surpris. En effet, il n’y en a pas vraiment… Explications !

Mouton, bélier, brebis et agneau : quelle est la différence ?

Mouton

Photo - Le moutonOvis aries, est une espèce domestique de mammifères herbivores appartenant à la sous-famille des Caprinés, dans la grande famille des Bovidés. C’est plus précisément un ovin, du genre Ovis. Le jeune mâle est l’agneau et la jeune femelle l’agnelle, la femelle est la brebis et le mâle est le bélier.

En réalité, le terme “mouton” est un nom générique qui regroupe  : 

- agneau (le petit) 
- brebis (la femelle) 
- bélier (le mâle)

Le mouton a été domestiqué par l’humain il y a des milliers d’années, fort probablement avant la vache et le cheval ! Populaire depuis des siècles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Le bélier est un mouton mâle 

Photo - Les béliers sont en fait des moutons mâles non castrés, les brebis sont des moutons femelles et les agneaux sont les bébés. Lorsqu’on utilise le mot “mouton”, on ne fait pas de différence entre les mâles et les femelles. En revanche, lorsqu’on utilise le mot “bélier”, on désigne spécifiquement le mouton mâle en âge de procréer.

Vous l’aurez compris, le bélier est censé se reproduire avec la brebis afin de donner naissance à de petits moutons. Il atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 6 à 8 mois, un peu plus tard que la brebis. Un seul bélier peut normalement se reproduire avec une trentaine de brebis au cours d’une saison de reproduction. À noter qu’une saison de reproduction dure 60 jours.

Par ailleurs, les béliers sont généralement plus gros et plus forts que les brebis ou que les moutons castrés. En effet, ils peuvent parfois atteindre les 450 kilos ! De plus, même si presque toutes les espèces de moutons (mâles et femelles) possèdent des cornes, celles des béliers sont souvent plus longues.

Agneau

Photo - L’agneau (Petit de la brebis et du bélier) est un mouton qui n’a pas encore atteint l’âge de 1 an. Il naît après une période de gestation d’environ cinq mois, la mise bas, ou agnelage, pouvant durer d’une à trois heures. L’agneau est principalement élevé pour sa viande, mais également pour sa peau et son poil. 

Brebis

Photo - La brebis, femelle du bélier, est un mammifère ruminant principalement exploité pour son lait, sa viande et sa laine. Alors que son lait représente une source alimentaire indispensable à certaines populations, il est principalement transformé en produits laitiers dans le reste du monde.

Les brebis représentent, avec les chèvres, des animaux laitiers très importants pour de nombreux pays en voie de développement. En effet, leur lait a une valeur nutritionnelle supérieure à celle de la vache et de la chèvre, et les coûts de production sont faibles. Finalement, le renouvellement générationnel des brebis est rapide, la période de gestation étant de cinq mois.

Agneau et mouton

Un agneau est un enfant, mâle ou femelle, né de l’union d’une brebis et d’un bélier. Pour porter ce nom, il doit être âgé de moins de 300 jours. Ensuite, s’il est castré, il devient un mouton. Si on le conserve pour la reproduction, il demeure, selon son sexe, une brebis ou un bélier. Le mouton est toujours très consommé dans les pays orientaux et maghrébins, l’agneau l’a détrôné en Europe.

Moutons et les chèvres 

Photo - Les moutons et les chèvres sont étroitement liés (les deux font partie de la sous-famille des Caprinae) et il est parfois difficile de les distinguer uniquement par leur apparence.

Visuellement, les moutons et les chèvres diffèrent par la barbe et la lèvre supérieure divisée chez les ovins, unique chez les caprins. La queue des moutons, même courte, est pendante, tandis que celle des chèvres est érigée. Les races ovines sont également souvent naturellement dépourvues de cornes (soit dans les deux sexes soit seulement chez les femelles), tandis que les chèvres naturellement sans cornes sont rares (bien que de nombreuses chèvres en soient privées artificiellement). Les mâles diffèrent par leur odeur : pendant le rut, celle des boucs est forte et caractéristique , alors que les béliers n’en ont pas.

Commentaire de Catherine WEILER | dimanche, 20 janvier 2019 - L’espèce des moutons appartient à la famille des OVINS et non pas à celle des BOVIDES (boeufs entre autres). Amicalement.

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Source : https://www.congo-autrement.com/page/la-difference-entre/quelle-est-la-difference-entre-l-agneau-le-mouton-la-brebis-et-le-belier.html

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7.
Le bestiaire de la Bible : l’incroyable force symbolique de l’Agneau – Par Philippe-Emmanuel Krautter | 21 mai 2019 – Document ‘fr.aleteia.org’ - Photo - Domaine public - Agnus Dei - Zurbaran

Présent à de nombreuses reprises dans l’Ancien Testament, l’agneau, animal fragile et innocent, ne prendra pleinement sa force symbolique qu’avec le Nouveau Testament. Victime pascale par excellence, il représente en images, comme en message, le sacrifice ultime du Christ pour la rédemption des hommes. Cet animal biblique compte parmi les plus importants dans le Nouveau Testament.

Les prophètes de l’Ancien Testament, tel Isaïe, ont tout de suite relevé le trait saillant caractérisant l’agneau : « Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche ». C’est en effet la première image que l’on peut avoir de ce frêle animal qui de tout temps représente l’innocence, ce que confirme un autre prophète, Jérémie : « Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom ».

C’est dans ce contexte que les premiers temps bibliques associeront agneau et victime expiatoire, avec pour point culminant la fameuse nuit de l’Exode au cours de laquelle le sang de l’agneau sacrifié devait marquer les linteaux et côtés des portes du peuple d’Israël afin de les épargner de la colère divine qui allait s’abattre sur tous les premiers-nés égyptiens. L’institution de l’agneau pour la Pâque juive était née et sera dès lors commémorée chaque année.

Reproduction - Wikimedia Commons Van Eyck, L’Adoration de l’Agneau mystique (détail), 1432, Gand, cathédrale Saint-Bavon.

L’agneau pascal, un symbole fort du christianisme

Le legs de l’Ancien Testament pour les débuts du christianisme fut essentiel, un grand nombre de traits majeurs ayant été repris. L’agneau avec la Passion du Christ va cependant prendre une force symbolique plus profonde encore, constituant l’un des emblèmes majeurs des chrétiens.. Si l’agneau faisait jusqu’alors figure de victime expiatoire, le Christ sera, en effet, associé à l’innocent animal, décrit ainsi par Jean le Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde », la dernière partie de la phrase étant essentielle.

Cet Ecce Agnus Dei repris par la liturgie en latin depuis ces premiers siècles dépasse tous les sacrifices de l’Ancien Testament pratiqués jusqu’alors et qui devaient être répétés, année après année. Avec le Nouveau Testament, le sacrifice christique devient unique pour sauver l’humanité de la mort, ce qu’évoque avec une force éblouissante l’Apocalypse de saint Jean décrivant l’Agneau debout au milieu du trône, immolé et digne de recevoir la puissance, la richesse divine, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la bénédiction… Ce que confirme la Lettre aux Hébreux évoquant « le sacerdoce qui ne passe pas » et « Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même ». L’agneau devient dès lors le premier emblème de Jésus-Christ pour sa puissance salvatrice et inspirera en cela bien plus d’un artiste.

Un symbole rayonnant dans les arts

C’est pourquoi l’agneau christique inspirera un si grand nombre d’artistes, les premiers étant ceux des Catacombes, comme celle de Calixte à Rome, et dont il est encore possible de voir les représentations émouvantes sur les parois cachées sous plusieurs mètres de terre. La Croix n’est pas encore présente dans ces œuvres et l’agneau y prédomine. L’agneau eucharistique s’invitera également dans les tableaux représentant le Christ en croix comme chez Grünewald et son fameux retable d’Issenheim où l’animal lui-même sacrifié regarde le Christ cloué sur l’instrument du supplice alors que son sang se répand dans le calice, la mort conduisant à la vie par l’Eucharistie instituée.

C’est cette même symbolique qui inspirera aussi de nombreux livres de prières comme celui de Waldburg (1486) qui représente l’animal portant lui-même sa croix et dont le sang emplit lui aussi le calice à ses pattes. L’œuvre la plus forte réunissant à elle seule toute la richesse de ce symbole puissant demeure cependant certainement le fameux chef-d’oeuvre des frères Van Eyck « L’Agneau de Dieu » en la cathédrale Saint-Bavon de Gand, une catéchèse à elle seule dont la puissance évocatrice ne cesse encore d’étonner.

En images : les animaux dans la Bible et leur symbolique - Démarrer le diaporama

Lire aussi : Le bestiaire de la Bible : le poisson, de Jonas au Nouveau Testament

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8.
L’agneau – Document canadien du Québec ‘interbible.org’ - Chronique du 22 avril 2011Reproduction - Mosaïque de l’agneau pascal, cathédrale de Torcello (Italie)Le petit de la brebis est un animal qui a toujours été associé à la douceur et à l’innocence. C’est le symbole universel de la non-violence, de la fragilité et de l’impuissance (Es 53,7 ; Jr 11,19).Dans l’Ancien Testament, l’agneau est un des animaux sacrifiés pour le Seigneur. En particulier, le sacrifice de l’agneau est au centre de la fête de la Pâque juive (Ex 12). Chaque famille doit choisir un agneau mâle, sans défaut âgé d’un an. Ils doivent l’égorger le 14 du mois de Nissan au crépuscule et le rôtir pour en manger en se rappelant de la sortie d’Égypte. On prenait son sang pour en étendre sur les montants et linteaux des portes des maisons en se rappelant le même geste posé pour éviter le dernier des fléaux en Égypte.À plusieurs reprises, dans la Bible, le peuple de Dieu est représenté symboliquement comme troupeau. « Tel un berger, (le Seigneur) fait paître son troupeau … il porte les agnelets sur son sein. » (Is 40,11)Le Nouveau Testament associe Jésus au symbole de l’agneau. Jean Baptiste déclare : voici « l’Agneau de Dieu » une expression encore employée aujourd’hui lors de célébrations liturgiques. Le lien se fait entre le sacrifice de l’agneau pascal et celui de Jésus. L’évangile de Jean spécifie même qu’il est mort au même moment que les agneaux sacrifiés pour la Pâque.Le livre de l’Apocalypse est celui qui exploite le plus l’image de l’agneau. Il choisit de le faire avec le mot grec arnion qu’on peut traduire par agnelet. Ce symbole est très fréquent pour évoquer la mort/résurrection de Jésus Christ. Il réfère probablement à l’agneau pascal et la prophétie du serviteur souffrant d’Isaïe que les chrétiens appliquent à Jésus : « Brutalisé, il s’humilie ; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir. » (Es 53,7) Dans le livre de l’Apocalypse, on retrouve même un hymne pour fêter les noces de l’agneau (Ap 19) symbole de la victoire du Christ. En effet, l’apocalypse inverse la symbolique de l’agneau qui devient l’agneau vainqueur à la force guerrière des sept cornes (Ap 5,6). L’agneau revêt alors des attributs du trône, de la puissance et de la royauté. Ce symbole de douceur devient soudainement le symbole d’un pouvoir subversif très différent des rois de la terre. L’agneau sacrifié devient l’agneau glorieux, vainqueur de la mort et du mal. Sébastien DoaneChronique précédente : La houlette du berger

interBible.orgAccueil Écritures (index) Symboles (index) Vous avez des questions ? Ouvrir les Écritures : Partenaires

Source : http://www.interbible.org/interBible/ecritures/symboles/2011/sym_110422.html

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9.
Le Nouveau Phalanstère – Psychologie - Spiritualité :
Agneau, symbole de puissanceL’agneau est un symbole majeur des trois monothéismes : un symbole de puissance, opposé au loup ou au lion qui sont des symboles de pouvoir. La puissance est la force d’exister, alors que le pouvoir est toujours une force d’empêcher et de nuire.L’agneau n’a aucun pouvoir, ne peut rien empêcher. Il est pourtant pure puissance parce qu’il dit oui à la vie. Le sacrifice rituel de l’agneau est une méditation sur l’injustice. La mort de l’agneau innocent est injuste, comme toute vie est injuste, même et surtout quand elle se finit par la mort du Juste (Socrate, Jésus). Néanmoins, dans ces situations, l’agneau ne veut même pas du pouvoir de fuir, et il veut encore moins montrer les dents ou culpabiliser ou maudire ses bourreaux, mais il accueille, accepte, dans la crainte et les tremblements, voire même pardonne. Agneau tout amour. L’agneau sacrifié, c’est l’initié qui vit et aime en sachant qu’il est déjà mort. Mort, il peut renaître à un autre niveau de conscience : anastasis. C’est la raison pour laquelle les Grecs avaient invité la Traegodia qui, avant d’être le genre littéraire que nous connaissons, était la sacrifice du Bouc en l’honneur de Dionysos. Dionysos, « deux fois né », mourant et renaissant, que les premiers chrétiens identifiaient sur leurs tombeaux à Jésus. Raison pour laquelle Nietzsche, ce penseur de la Puissance, signait ses courriers : « Dionysos le crucifié ». La Résurrection n’est pas une réanimation, car le miracle n’est pas la NDE (EMI). Mais le vrai miracle est de renaître à un autre niveau de conscience, à ce niveau où je dis oui à la mort comme à la vie, où je peux dire oui à la vie parce qu’enfin je n’ai plus peur de dire oui à la mort. Tel est le courage surhumain de l’agneau qui finalement est ressuscité avant de mourir, ressucité de son vivant– le courage de la puissance qui est le seul levier qui reste à celui qui a volontairement renoncé aux métaux, à tout pouvoir (celui des armes, mais aussi celui de l’argent, de la position sociale, et même à ce pouvoir plus subtil qu’est la pensée savante). L’agneau ne veut rien, ne sait rien : il se tient simplement, tremblant, dans la présence de l’instant. Il est et n’a plus rien. Qu’à se donner.Déjà en Genèse XIII, Abraham sacrifiait un bélier, à la place de son fils. Bélier et Bouc sont aussi, dans le mythe biblique et le mythe dionysien, des symboles du Désir, de la puissance sexuelle. Voir également le symbole dionysien du satyre. L’agneau désirant est un symbole de la paradoxale fécondité de celui qui (s’)engendre en renonçant. Car il faut n’avoir plus qu’à aimer pour renoncer comme un agneau sacrifié. L’optimiste et le pessimiste n’aiment pas vraiment la vie. Ils ont plus de peur que d’amour. Le pessimisme voit l’injustice fondamentale de l’existence, mais il en nourrit du ressentiment : « la vie ne vaut pas le coup ». L’optimiste nie le sérieux de l’injustice, il la prend pour un simple accident de l’existence qu’on pourrait annuler ou éviter, il s’efforce de croire qu’on « va en sortir ». Donc au fond, ils refusent tous les deux de voir la vie comme elle est : ils ne l’aiment pas comme elle est. Avec plus ou moins de discrétion, ils lui en veulent, et Nietzsche nous dit qu’ils sont sournoisement malades. Leur maladie s’appelle Ressentiment. Mais l’agneau ne veut pas autre chose que ce qui est : fiat, amen, ainsi soit-il… L’agneau tremble mais ne se détourne pas, comme l’optimiste, pauvre naïf, croit encore pouvoir le faire ! Regarder les choses comme elles sont : condition indispensable pour pouvoir les traverser. Le dionysien s’efforce de voir la souffrance et de trouver « l’éternelle joie au cœur de l’existence ». Dionysos, dieu souffrant, déchiqueté tous les hivers par les Tians, est aussi le Dieu de l’Ivresse, lui qui connaît l’Eternel Retour et sait donc que tout revient, que les souffrances de l’hiver reviendront. Eternellement, il faudra les re-traverser, mais il dit Oui. Telle est la joie profonde. Raison pour laquelle Pâque ou Pâques se dit Pessah, qui veut dire « traverser ». Dionysos le profond n’en « sort pas », et les espoirs de l’optimiste le font rire, l’optimiste ayant oublié que l’espoir était la dernière illusion, le dernier des maux de la boite de Pandore. Le pessimiste est submergé, l’optimiste se/nous raconte des histoires pour oublier. Mais le dionysien n’en sort, ni ne succombe : il traverse. Il vit avec, il « fait avec » comme on dit, trouvant dans la contemplation de l’injustice la force de dire oui, malgré tout. C’est cela, la puissance. Et, après avoir sacrifié l’agneau, il nous faut encore le manger. Ce qui signifie que cet agneau que nous sommes, il nous faut encore le devenir. Il nous faut traverser la Pâque où l’on « brise les jambes » de l’agneau. C’est bien le cœur qui est brisé par le spectacle de l’injustice : mais cette médiation de l’injustice, c’est bien tout ce qui est demandé. Psaume 51, verset 19. Vivre avec un cœur brisé, sans succomber et être brisé soi-même, et tenir encore debout, et se relever : tâche difficile, surhumaine. 


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Source : https://sites.google.com/a/volubilys.fr/phalanstere2/spiritualite/agneau-et-puissance

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10.
Symbole de l’agneau dans la Bible - 26 Avril 2015 – Document ‘etudes-revelations-bibliques.com’

Définition de l’agneau - La meilleure définition du symbole de l’agneau est celle-ci :

Le Livre de Vie de l’Agneau p.25

(17) L’homme pur et innocent est un agneau. Celui-là a forcément en lui le cœur et l’esprit de sa jeunesse. Il parle alors comme un enfant, disant ce qu’il a vu et entendu sans se soucier de ceux qu’il dérange. Tel je suis. C’est pourquoi lorsque Jean m’a vu en ce jour, il a dit : voici l’Agneau de Dieu ! Et il présenta, par Jésus, ma personne et mon personnage, ainsi que les domaines et matières dans lesquelles je vous conduirai, et ce que seraient les miracles que j’accomplirai. Ces miracles concernent les guérisons dont je viens de parler. Jean fut donc envoyé devant moi pour préparer mon chemin. Mais quand il présente l’Agneau (qui est ce même agneau qui combat le monde corrompu dans l’apocalypse), nul ne s’aperçoit qu’il s’agit du Fils de l’homme qui arrive au soir du monde quand les portes sont fermées. Cela vous fait saisir pourquoi il est écrit :
Jésus se présenta à eux (ses disciples) les portes étaient fermées.

L’Image du Christ

Esa 53:6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Esa 53:7 Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche.

Esa 53:9 On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche.

Esa 53:10 ¶ Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance … Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains.

Esa 53:11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

Esa 53:12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Si vous avez lu ce passage, alors vous verrez ce que Jean a vu et qui est l’agneau. Ce passage de Isaïe est clé. Il en dit long sur le Sauveur et de l’objet de sa venue. Isaïe faisant parti de l’ancien testament, appréciez ce passage comme l’Evangile dans le sens propre du terme.

Jn 1:29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Jn 1:36 et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu.

Il est écrit en autre que cet agneau a livré sa vie en sacrifice, et cela tous les chrétiens le savent. Mais ce que l’on ne voit pas est écrit dans l’ancien testament.

Le sacrifice de l’agneau par l’ancien Serpent, Satan

Mais… les religions idolâtres ont massacrés le Christ.

Esa 66:3 Celui qui immole un bœuf est comme celui qui tuerait un homme, Celui qui sacrifie un agneau est comme celui qui romprait la nuque à un chien, Celui qui présente une offrande est comme celui qui répandrait du sang de porc, Celui qui brûle de l’encens est comme celui qui adorerait des idoles ; Tous ceux-là se complaisent dans leurs voies, Et leur âme trouve du plaisir dans leurs abominations.

Ce verset reproche aux religions qui ont simulé des sacrifices en forme d’offrande. Le livre de vie de l’agneau annonce que Dieu n’aime pas les cérémonies. Ces religions se sont prosternées devant des idoles de pierre, ils ont fait du sacrifice de l’agneau sur une croix, une idolâtrie.

Ex 13:13 Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l’âne ; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de l’homme parmi tes fils.

Le vrai sacrifice n’est pas celui des idolâtres, mais l’image de la prophétie qui désigne le Fils (agneau) qui sauve des ténèbres les méritants (tout premier né de l’âne). C’est un rachat du péché par la mort(spirituel), le Fils de l’homme doit ouvrir les yeux qu’il est en train de se perdre. Le premier qui voit, renaît ,il est le premier né de l’Esprit .Et ceux qui ne voient pas, ne se rachèteront pas, ils connaîtront la seconde mort. Les premiers nés de l’âne (méritants) seront rachetés avec l’agneau(le livre de vie de l’Agneau) de leurs péchés. Ils mangeront le livre ouvert dans l’Apocalypse, la manne dans le désert (de vie : les ténèbres, sans avenir).

Offrir un agneau sacrifice de culpabilité

No 6:12 Il consacrera de nouveau à l’Eternel les jours de son naziréat, et il offrira un agneau d’un an en sacrifice de culpabilité ; les jours précédents ne seront point comptés, parce que son naziréat a été souillé.

Ce verset cite le retrait de l’Elus qui s’installe confortable sur la montagne en retrait (nazireat) avec la communauté qui l’a choisi. Ce retrait est le sacrifice d’abandonner sa vie antérieur, son ancienne famille, c’est pour cela qu’il est pardonné, comme le nazireat du premier d’entre nous, l’auteur du livre de vie. C’est aussi un sacrifice de culpabilité pour avoir participer à la destruction de la création sans en avoir conscience. Il offre le Livre de vie de l’Agneau en guise de rachat à ceux qui n’ont pas encore ouvert les yeux sur la chute du monde (avènement).Et pour cela, il est dit qu’il a porté le péché de beaucoup d’hommes.

Le 14:21 S’il est pauvre et que ses ressources soient insuffisantes, il prendra un seul agneau, qui sera offert en sacrifice de culpabilité, après avoir été agité de côté et d’autre, et avec lequel on fera pour lui l’expiation. Il prendra un seul dixième de fleur de farine pétrie à l’huile pour l’offrande, et un log d’huile.

Il mettra en œuvre la connaissance (pain fleur de farine) qu’il a acquis, et sa préparation (huile), en offrande à ceux qu’il croisera. La préparation est un sacrifice et le Livre vous dit comme vous procurer cette huile pour vous éclairer dans la prochaine nuit infernale.

Le livre de vie p.452

(16) Ne connaissant point le jour de l’exécution du décret, ni ne sachant pas exactement quelle situation vous allez rencontrer, vous devez prévoir et amasser tout ce que vous estimerez nécessaire pour vivre d’une manière autonome, car il s’agit d’une guerre et de la dernière guerre que la Terre connaîtra. Utilisez donc sans crainte tous les moyens dont vous disposez pour emporter des semences originelles, des vivres et des médicaments en grandes quantités ; des vêtements chauds, des tentes et autres abris ; ainsi que des outils pour travailler les champs, du bétail, et tout ce que l’on emploie habituellement. Ce que vous laisserez doit être considéré comme perdu, et ce que vous emmènerez doit vous permettre de résister et de prendre un nouveau départ. Sauvez l’or et les pierres précieuses si vous voulez, pour en faire des parures ou autres ornements. Et si vous avez une bourse, utilisez-la ; d’abord pour multiplier le livre de vie et le faire connaître au plus grand nombre, ensuite pour vous munir de tout ce dont vous aurez besoin, notamment pour vous défendre…

La pâque

A la Pâque, nous mangeons l’agneau. Les insensés le mangent au pied de la lettre, mais les élus le mangerons avec hâte. L’agneau est l’image de Jésus et Le sauveur est un état d’Esprit qui sauve les hommes qui ont la marque de la loi de Moïse (fronteaux). Le meilleur choix pour véhiculer ce mouvement comme une vague ne peut être qu’un livre. Et comme les textes anciens sont codés ou voilés, incompréhensible pour le commun des mortels, le dernier livre ne peut être que celui qui les dévoile, un livre ouvert.

Ap 6:1 Je regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens.

Ap 10:8 Et la voix, que j’avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et dit : Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre.

Ap 10:9 Et j’allai vers l’ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit : Prends-le, et avale-le ; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.

Manger la Pâque est dévorer un livre qui se nomme Agneau, comme une passion. Il raconte comment on doit vivre pour que ‘l’on ne se fasse plus de mal : comment l’on doit devenir un agneau blanc sans tâche (sans péché).

Ap 7:14 Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.

L’effort de suivre l’agneau est aussi ce sacrifice de la circoncision. Enlever ses défauts est douloureux, changer de vie et quitter ses proches incirconcis est une déchirure. C’est l’image de changer de vêtements ou de blanchir sa robe. Comprenez maintenant pourquoi il n’y a que ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie puisse comprendre le passage :

Ap 21:27 Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau.

Pâque n’est pas un jour comme Dimanche, mais un temps de la fin des temps entre le printemps et l’hiver de l’avènement. Imaginez que chaque étoile dans le ciel abrite un système solaire comme le nôtre. Une terre nourrit ses enfants comme nous, et que ces hommes vivent les mêmes moments que nous.

Le sacrifice perpétuel de l’Agneau

Eze 46:13 Tu offriras chaque jour en holocauste à l’Eternel un agneau d’un an, sans défaut ; tu l’offriras tous les matins.

Si le matin est l’aube du septième jour, le repos de l’Eternel. Alors pourquoi il est écrit « tous les matins ? Il s’agit du sacrifice perpétuel.

Eze 46:15 On offrira, tous les matins, l’agneau et l’offrande avec l’huile, comme holocauste perpétuel.

Ce sacrifice est perpétuel parce chaque monde passe par l’Apocalypse, comme le dit le Livre de Vie de l’Agneau

Le Livre de Vie de l’Agneau p.77

(27) Chaque étoile éclaire sa planète bleue, qui est bleue en raison de l’eau qui s’y trouve. Et sur chacune de ces terres il se trouve un monde vivant qui suit le même chemin de vie que nous suivons. Les uns sont déjà passés par le jour où nous sommes, qui est le plus redoutable des jours, les autres y passeront. Sur chacune de ces terres, Dieu envoie toujours ses deux témoins. Le premier pour garder les hommes debout ; le second pour les éclairer, les changer en ange, leur donner les règles de l’existence et les conduire dans le royaume des cieux. Le royaume des cieux s’entend aussi sur Terre, car c’est le règne de Dieu qui s’opère le moment venu sur chaque Terre qui sont aussi nombreuses qu’il y a d’étoiles. N’en doutez pas, ce sera démontré à l’évidence et compréhensible par tous. Chaque monde vit entre le sixième et le jour du Seigneur, l’apocalypse, qui est la révélation de la création et de la vérité. Chaque ange mange la connaissance (l’Agneau) écrit dans son propre livre de vie ouvert. L’agneau est un livre, l’accomplissement de la prophétie, et l’esprit de l’homme qui deviendra un ange et puis l’esprit Saint. Il est le livre, pierre de chevet de celui qui aura la volonté de sacrifier sa vie pour sauver l’homme de sa barbarie. C’est pour cela qu’il est désigné depuis les temps ancien comme le Sauveur, Jésus, celui qui est innocent, blanc et sans tâche face à l’œil de L’Eternel.

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Etudes et révélations bibliques,Symboles Bibliques, Symboles ... -« Je cherche dans les textes de la Bible, les sens et significations des histoires, paraboles et des prophéties. Les symboles Bibliques, la cabale sont les thèmes de mon site…. »

Source : http://www.etudes-revelations-bibliques.com/2015/04/symbole-de-l-agneau-dans-la-bible.html

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11.
Travail maçonnique - Planche : Le petit prince et le symbole - 27 mars 2018| 12| by A.S.- Le petit prince et le symbole de William L.

« Dis monsieur dessine-moi un symbole »

« Un symbole, mais pourquoi faire ? Je t’ai déjà dessiné un mouton ».

« Oui je sais, mais le mouton tout le monde le voyait comme un mouton. Alors que pour moi c’était mon ami et plus encore. Il était gentil et il me suivait partout comme un mouton. Mais pour les gens qui passaient, ils ne voulaient pas parler de mon mouton, ils le caressaient et puis c’est tout.

C’est pour cela que je veux que tu me dessine un symbole.

Parce que nous avons tous besoins d’un symbole pour vivre et croire en quelque chose. C’est ce qui nous aide à vivre et qui nous tiens chaud et compagnie quand nous nous sentons seul et perdu dans le noir de la vie ».

« Je comprends mon petit Prince ce que tu veux dire, mais crois tu qu’avec un symbole les gens te parleraient plus ? Et que ce symbole te protègerait dans tes moments de solitudes et de doutes mieux que ne le fait ton mouton »

« Oh oui ! Parce que avec un symbole les gens ne verraient en lui que ce qu’ils veulent voir et du coup ils me parleraient de ce qui les intéresses et de ce qu’ils auront vue. Et alors je serais moins seul et je pourrais partagé et échangé avec eux »

« Mais le mouton que je t’ai déjà dessiné est déjà un symbole dans beaucoup de religions, et les religions sont faites pour réunir les hommes. »

« Oui je sais, mais les hommes au lieu de ce rapprocher grâce aux religions, et aux symboles qui les composent, ils transforment ces symboles en dogme et en source de conflits.

Moi je veux un symbole qui rassemble et non qui divise.

J’aimerais un symbole ou les hommes mettraient ce qu’ils ont de meilleurs en eux, un symbole qui nous ouvre vers les autres pour qu’à leurs tours les autres s’ouvrent à nous.

Un Symbole qui permette de communiquer, d’échanger et de partager.

Dis monsieur, tu crois que cela existe et que tu pourrais me le dessiner ? »

« Ce que tu me demande est très difficile et en même temps très facile. Cela dépend du cœur des hommes.

Lire l’intégralité de la planche “Le Petit Prince et le Symbole 1er

Source du document : https://www.gadlu.info/planche-le-petit-prince-et-le-symbole.html

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Philosophie – Symbolique de l’agneau dans les Hauts Grades de la Franc-Maçonnerie - 18 Mai 2012. Rédigé par A. M. - Document ‘hautsgrades.over-blog.com’ - Publié dans #symbolisme – Note relue avec corrections orthographiques, pour la forme et la ponctuation par Jacques Hallard.

Le monde végétal est bien représenté dans notre rituel ou nous retrouvons tour à tour : la rose lors de notre initiation, puis l’acacia, le laurier et l’olivier, contrairement au monde animal qui est relativement plus discret.

Au grade de maitre secret nous retrouvons une clef d’ivoire, puis un chien nous accompagne au grade de maitre élu des neuf, jusqu’à l’entrée d’une caverne.

Des chameaux accompagnés de mages font leur apparition au grade de chevalier du royal arche dans leur périple vers Babylone. Puis nous trouvons l’agneau qui nous escorte tout le long de notre réception au 17ème Degré. Agneau vers lequel nous devons tendre.

Nous le retrouvons également dès le premier jour de notre parcours Ecossais sous la forme d’un tablier blanc [en peau] qui nous est déjà remis à cette occasion - et nous y reviendrons – avec une notion de sacrifice. Ce même agneau nous le retrouvons une fois l’an comme met principal le jeudi précédent Pâques lors de notre agape pascale. Nous le consommons lors de l’exécution d’un rituel bien précis après l’avoir sacrifié.

Les écrits ainsi que l’iconographie sur la symbolique de l’agneau sont abondants et nous permettent de mieux comprendre et d’appréhender les voies de la transformation que nous propose notre rituel de chevalier d’orient et d’occident.

A tous les étages de la civilisation méditerranéenne, l’agneau premier-né, celui que l’on appelle l’agneau de la Saint Jean, apparait dans sa blancheur immaculée et glorieuse comme une cratophanie printanière.

Il incarne le triomphe du renouveau, la victoire de la vie sur la mort, l’innocence. C’est cette même fonction qui fait de lui, par excellence, une victime propiatoire qu’il faut sacrifier pour assurer son propre salut. Dans certains rituels, il symbolise l’espérance…

Ce que l’on peut constater, c’est que l’agneau de lait, des juifs aux chrétiens puis de ceux-ci aux musulmans, est la victime sacrificielle en toutes occasion et surtout du renouveau où se succèdent pâque juive [Pessah], pâques chrétienne (mort et résurrection du Christ « agneau de dieu ») et sacrifice du ramadan.

A ce stade, nous suggérons aussi la lecture de nos dossiers suivants :

Partage de musiques et chants traditionnels d’après la culture des trois ‘religions du livre’ à l’occasion de Pessah chez les juifs, de Pâques chez les Chrétiens et du Ramadan chez les musulmans, dimanche 12 avril 2020 par Hallard Jacques - français

’Relations entre les fêtes religieuses (عيدhttps://isias.lautre.net/spip.php?a...الفطرAïd al-Fitr musulmane,שבועותChavouot juive, Pentecôte chrétienne), symboles religieux, rites de la franc-maçonnerie et rites de passage dans diverses cultures du monde, notamment dans la tradition Navajo (sud-ouest des Etats-Unis) qui ouvre la porte à l’écologie’ par Jacques Hallard - samedi 30 mai 2020 - français

L’étude détaillée de ces trois rituels, nous dit le dictionnaire des symboles fait, apparaître la continuité de leur signification symbolique jusque dans les moindres détails. Ainsi l’effusion du sang, rédempteur du Christ sur la croix, n’est pas sans rapport avec ce sang salvateur dont les juifs enduisent les montants et les linteaux de leurs portes pour écarter les forces du mal.

Cet agneau, nous le retrouvons dans l’apocalypse de Jean, support de notre rituel du 17ème degré. Il est sur la montagne de Sion, au milieu de la Jérusalem céleste.

René Guénon nous propose un rapprochement :
Se fondant sur une description presque identique du Brahmâ-pura et de la Jérusalem céleste, il suggère un rapprochement phonétique entre l’agneau et l’agnivédique. Il nous dit ceci :
« Nous ne prétendons pas qu’il y ait entre les mots agni et ignis (équivalent du latin d’Agni) autre chose qu’une de ses similitudes phonétiques qui ne sont pas pour autant accidentelles ».

La similitude ne saurait être fortuite car outre le caractère sacrificiel d’Agni, l’un et l’autre, apparaissent comme la lumière au centre de l’être que l’on atteint dans la quête de la connaissance suprême.

Ce rapprochement avec le Dieu védique du feu, manifeste aussi l’aspect solaire, viril et lumineux de l’agneau. C’est la face léonine de l’agneau que l’on trouve également signalés dans l’apocalypse de Jean qui emploie vingt-huit fois le mot agneau pour désigner le Christ.

Ignis signifie feu en latin. Un certain symbolisme du feu qui dans diverses formes se lient assez étroitement avec l’amour. L’agneau se trouve associé à la fois aux représentations du paradis terrestre et de la Jérusalem céleste. L’Agni parmi la divinité védique est le dieu du feu et de la liaison entre le monde terrestre et le monde divin. L’Agni védique est le symbole de l’agneau.

L’iconographie de l’agneau est elle aussi abondante ? On peut citer « l’agneau mystique » des frères Van Eych qui est un polyptique de l’adoration visible à la cathédrale de Gand.

De tous les êtres vivants, nous dit Louis Charbonneau-lassay dans son bestiaire du Christ, qui eu l’honneur de représenter le Christ, l’agneau est celui qui a connu la plus grande vague.

Et celle-ci repose sur des bases bien établies par les écritures sacrées et par ce que les liturgies chrétiennes ont de plus auguste et de plus immuable. Dans tous les cultes à sacrifice, l’agneau fut par excellence la victime virginale : sa blancheur, sa grâce, son âge le désignant pour ce rôle. Victime expiatoire et propiatoire, substitué à l’humanité coupable, il a pris à ce titre le premier rang parmi les symboles et les emblèmes du Christ.

Son iconographie présente une progression. Les plus anciennes images le représentent
en victime et il est en position couchée ; plus tard, nous le retrouverons en position debout comme la victime triomphante du ciel.

A travers ce survol restrictif de la symbolique et de l’iconographie de l’agneau, découle entre autres deux notions : celle de sacrifice et de bouc-émissaire.

Le sacrifice est présent dans toutes les traditions du monde et y aurait-il une humanité sans sacrifices ? Il existe toujours des rites de passage, des sacrifices souvent expiatoires c’est à dire des sacrifices de victimes qui protègent l’homme de sa violence.

Dans le premier livre de l’ancien testament, on lit comment l’offrande d’Abel (les premiers-nés de son troupeau) fut acceptée et celle de Caïn qui avait offert les fruits de son travail fut refusée. Plus loin c’est Abraham qui est prêt à sacrifier son fils. Mais Dieu retint son bras scarificateur.

Selon R.Girard, dans le processus culturel, les sacrifices d’animaux permettent de détourner la violence individuelle vers des objets de substitution  ; je cite « on choisit les animaux les plus précieux pour leur utilité, les plus doux, les plus innocents, les plus en rapport avec l’homme par leur instinct, par leur habitudes. On choisissait dans l’espace animale les victimes les plus humaines, si l’on peut s’exprimer ainsi.

Selon R. Girard, si Abel ne tue pas son semblable, c’est parce qu’il tue lui-même des animaux qui les lui rappelle et il décharge ainsi sa violence sur les animaux sacrifiés. Alors que Caïn, ne bénéficiant pas de tels expédients, sacrifie son frère.

La violence du sacrifice permet de canaliser notre propre violence, d’exorciser le mal en lui donnant une forme propre dont on peut se débarrasser à l’occasion du sacrifice et permettre à la société de survivre de façon satisfaisante. L’objet du sacrifice répond ainsi à la fonction de bouc-émissaire .Mais ajoute-t-il « c’est quelque chose qui nous gêne : on ne veut pas savoir que l’humanité entière est fondée sur l’escamotage mythique de sa propre violence projetée vers de nouvelles victimes ».

Il s’oppose à la vision sacrificielle des évangiles et nous en propose une lecture non-sacrificielle. Selon lui, Jésus apporte un message d’amour et de non-violence. Il serait victime de ce mécanisme et aurait été pris comme bouc-émissaire. En le sacrifiant, le peuple juif s’est bien sauvé car il a préservé le secret du mécanisme sacrificiel. Globalement, on peut retenir que le sacrifice d’un point de vue religieux permet, grâce a une substitution, le sauvetage des âmes et, sociologiquement, le sauvetage d’une société.

Le grade de chevalier d’orient et d’occident peut-être considéré comme une introduction au chapitre rose-croix, pour certains même la première partie du ‘temple noir’.

L’expérience du 17éme degré nous introduit dans une démarche sacrificielle, le plus humble de tous étant le modèle vers lequel nous devons tendre. Cette démarche n’est pas qu’un abandon de la personnalité égotique : elle est aussi une relativisation de notre existence. Ce degré marque une rupture avec le précédent. Nous avons quitté l’exil de Babylone, passé le pont de Gandhara en laissant nos biens matériels derrière nous et nous avons entrepris de reconstruire, l’épée dans une main et la truelle dans l’autre. Et voilà que, comme d’habitude, au REAA le décor change.

Nous sommes maintenant en référence à l’apocalypse de Jean et à la Jérusalem céleste. Ce degré marque le lien entre l’ancienne et la nouvelle loi. C’est à ce degré de chevalier d’orient et d’occident (synthèse de deux mondes en opposition et de toute forme de dualité) que s’opère, nous dit I. Mainguy, « le passage entre la tradition judaïque développé par l’ancien testament à la tradition chrétienne néotestamentaire qui va se référer à l’apocalypse ».

L’apocalypse, qui nous occupe au 17éme degré, en est une vision partielle. Le support en est l’évangile de Jean. Vison partielle car ce sont des extraits de textes qui nous sont lus et ces extraits ne concernent que les onze premiers chants de l’ouvrage. Les extraits choisis proposent un sens qui va soutenir l’aspect alchimique dans le déroulement de la cérémonie.

Les messages sont simples mais codés : ils s’achèvent par deux phrases :
- La loi est unique. La dualité repose dans la loi.
- Le nombre sept règle le ballet des mondes infinis.
Ces deux phrases vont guider l’impétrant pour être admis parmi les chevaliers d’orient et d’occident. C’est le trait d’union entre l’ancienne et la nouvelle alliance.

Au début de sa réception, le récipiendaire est revêtu d’une ‘haire’ blanche en signe d’humilité et de simplicité. Les épreuves qu’il va subir consiste en des rites de purification progressive. Ces épreuves sont comme une dissolution successives, progressive d’écorces, nous dit I. Mainguy.

Ces écorces correspondent au sept sceaux, qui scellent le livre de la vie et que seul pourras briser celui qui sera à l’image de l’agneau prêt à s’offrir totalement en sacrifice pour les autres.

On demande clairement au récipiendaire de se substituer au christ-agneau libérateur dont l’action permet d’accéder à de nouveaux dévoilements, par là-même, à de nouveaux états de construire. Pour être digne de porter cette ‘haire’, la cérémonie se termine par l’effusion de sang.

Pourquoi par le sang ? Tout bon maçon ne doit pas craindre de répandre son sang pour la maçonnerie et la défense de ses frères apparaît à nouveau la notion de sacrifice. L’eau et l’effusion de sang rappelle le passage du pont de Gandhara du chevalier de l’orient et de l’épée. Ce que l’on demande ici au récipiendaire : c’est de mourir à lui-même et de donner la dernière goutte de son sang pour pouvoir ouvrir le livre des sept sceaux.

Au moment où il doit être sacrifié, on lui dit que la maçonnerie n’a nul besoin de son sacrifice et que le courage dont il a fait preuve, le rend digne d’ouvrir les sceaux car il est devenu semblable à l’agneau immolé.

Nous devenons des soldats œuvrant dans une fraternité. .Après ces purifications le récipiendaire devenu innocent comme l’agneau ouvre les sceaux : il devient ce mystérieux agneau qui va prendre possession du dessein divin. L’agneau évoque la figure du serviteur souffrant, conduit comme un agneau à l’abattoir, ainsi que le décrit Isaïe.

Dans l’apocalypse de Jean, c’est le Christ exécuté sur la croix. L’agneau c’est le verbe triomphant et il va pouvoir transmettre au monde ce message. Quand on représente le livre des sept sceaux surmonté de l’agneau tenant l’étendard, on signifie que le Johanisme (dont l’agneau à l’étendard est le sceau) conduit à la connaissance, représentée par ce livre. Le fait que ce livre soit scellé représente la connaissance secrète. Voilà à mon sens une des possibilités d’interprétation de l’agneau a ce grade.

Nous nous sommes réunis il y a quelque temps le jeudi précédent Pâques pour procéder à l’agape pascale rituelle. Les fêtes pascales sont liées dans l’ancien testament à l’histoire du passage des Hébreux qui cherchent à quitter l’Egypte à travers les barrières édifiées par pharaon, leur oppresseur.

Notre agape pascale se déroule autour de trois éléments clés :
- L’extinction des lumières.
- La réanimation des lumières.
- Le sacrifice de l’agneau.

Dans le 18ème degré, après Abel et Abraham nous sacrifions l’agneau. C’est également la victime du seder (repas rituélique de la pâque juive), des rituels chrétiens du jeudi saint (avec le fait que c’est le christ agneau de dieu qui s’offre lui-même en sacrifice) et aussi chez les pratiquants musulmans avec leur célébration de la grande fête de l’Aïd el Kabîr.

Lors de l’agape pascale, nous partageons les espèces et l’esprit qui nous fondent chevalier rose-croix. Dans l’agape pascale, nous manifestons cette offrande de soi, cet amour de l’humanité de Dieu, des chevaliers entre eux, selon la tradition inaugurée par le Christ mais fondement actuel du lien universel de tous les chevaliers Rose croix du monde. Au 3ème degré, avec le drame d’Hiram, nous avons perdu la parole. Nous l’avons vainement recherché à partir du 4ème degré, où nous étions « les serviteurs d’un Dieu caché ». Cette quête nous a conduit au 18ème degré où nous sommes devenu « les amis d’un Dieu révélé », tenant à la fois du clerc et du laïque, ou chevalier Rose –croix, lorsqu’on nous a dévoilé I.N.R.I., le feu transmutatoire.

On sait que le langage des « cours d’amour » n’était accessible qu’aux seuls initiés pour qui l’âme est la seule réalité qui puisse permettre d’atteindre le Divin. Dans ces conditions, cette désignation « d’agape Pascale » se justifie doublement. Agapè en grec, c’est l’amour partagé, l’amour altruiste, la caritas des latins, dévoyée en charité. Ce n’est pas l’éros passionnel, possessif et foncièrement égoïste. C’est le repas pris en commun par « les Amis de Dieu ». Il illustre l’Amour universel que nous nous portons les uns aux autres, et surtout cet amour qui est un dépassement de soi, au service de tous les hommes à travers le sacrifice de Jésus dans sa dimension symbolique.

La qualification de cette agape dite « Pascale », signifie le début d’un processus alchimique qui commence au début du printemps en mars, sous le signe du bélier et lorsque la lune est à son plein.

Nous allons partager le Pain, le Vin et sacrifier l’agneau sous le signe de la croix.
Cette croix, c’est la table autour de laquelle nous avons pris place. C’est celle qui indique celui qui est l’objet et le sujet de l’œuvre, lorsque nous nous mettons au signe d’ordre du « bon pasteur », la croix de Saint André, ou lorsque nous exécutons des libations avec notre calice.

C’est celle sous la forme de laquelle l’agneau est rôti lorsque nous passons la branche montante de cette croix de la tête à l’extrémité postérieure et la branche transversale à la hauteur des épaules pour y attacher les pattes postérieures. Cette croix c’est le hiéroglyphe alchimique du creuset. Elle est dans la tête où se trouve le cerveau, la pierre encéphale dont nous devons extraire la « pierre non-pierre », par le vitriolum. C’est pourquoi il est dit que le Christ a vécu sa passion sur le Golgotha qui veut dire lieu du crâne. Le contenu de la boite crânienne étant la demeure de la partie divine de l’homme. Michel-Ange, qui le savait, inscrivit une coupe sagittale du cerveau dans la fresque du plafond de la Chapelle Sixtine.

Le vin est lié à la faculté créatrice et représente le premier acte fondateur d’une nouvelle terre et d’un nouveau ciel. C’est l’incarnation de l’âme universelle dans la totalité des êtres vivants. Le symbole de la vigne et du vin est synonyme de l’esprit. « Que ce vin symbole de l’esprit élève notre intelligence. » Le pain est le reflet du vin dans le monde manifesté et il en devient la nourriture essentielle. Les 12 pains de proposition exposés dans le temple en sont la meilleure représentation.

Nous sacrifions l’agneau. L’agneau de Dieu, par lui, nous absorbons une nourriture organique en même temps que spirituelle. L’agneau puise sa lointaine origine culturelle dans le temps où Yahvé frappait les premiers-nés des Egyptiens. La tradition chrétienne verra dans l’agneau pascal l’image du christ immolé et dont le sang est répandu sur la croix pour le salut des hommes dans la nouvelle alliance. Le chevalier Rose-croix en mangeant l’agneau incorpore cette tradition est devient signe lui-même. La loi prescrivant de faire rôtir cet agneau de façon à le figurer sur la croix latine nous pouvons dire qu’il est soumis à l’action du feu dans le creuset transmutatoire.

Placé sous le patronage de Saint jean l’évangéliste, il faut savoir que la clé de l’art réside dans l’utilisation du Feu, celui d’I.N.R.I., appelé Mercure, unique agent dont on ait besoin et que les auteurs ont décrit sous de nombreux noms. Ce feu n’est « ni celui des charbons ardents, ni celui du bois enflammé ». Ce feu doit être applique trois fois, pour obtenir un SOLVE et COAGULA, c’est-à-dire une mort et une résurrection, l ’Oeuvre au noir et l’œuvre au blanc, comme l’indique les trois clous qui fixèrent le crucifié.

En répétant sept fois ce Solve et Coagula, on obtient la pierre philosophale, de même nature que celle du Vitriolum, mais dont la puissance et la rapidité d’action ont décuplé : l’œuvre au rouge. Ceci nous amène à l’extinction et à la réanimation des lumières : Mort et résurrection.

L’extinction des sept lumières, l’une après l’autre conduit au « tout est consommé », pour dire tout est « consumé », calcifié, mortifié. Le corps est comme mort, ce n’est pas « un dernier sommeil » car il reste un Feu divin inextinguible, parole de vie. L’âme réalise une ascension au travers du monde imaginal, comparé par Nicolas Flamel à une procession, à un cortège coloré chaque couleur représentant une étape, sept en tout, l’une conditionne l’apparition de l’autre.

La réanimation des sept lumières consiste à les allumer une à une, pour passer de l’Un au multiple grâce au feu inextinguible, parole de vie, reflet de la lumière, qui éclaire l’intelligence de la matière en même temps que celle de l’opérateur, et les maintient dans un état d’éveil, sans lequel aucune transmutation n’est possible.

Cette réanimation des lumières est une résurrection, « la Parole à vaincu la mort ». Lumière et influence spirituelle (la première est porteuse de la seconde) sont créatrices, transformatrices et évolutives : dans cette optique, rien n’est impossible : nous sommes dans l’axe alchimique de la transmutation du plomb en or. Nous comprenons l’importance du, 18ème degré dans la hiérarchie des autres degrés initiatiques. Il est le degré de la transmission, de la transformation et du don d’amour.

La transmission : Le chevalier rose-croix est un intercesseur entre le ciel et la terre et en vertu de la loi d’hermès, il reçoit l’influence céleste et la dirige vers le monde terrestre ou elle se répand sous la forme des trois vertus théologales.

La transformation : la puissance des trois vertus transforme l’âme de l’homme, l’obscurité devient lumière, le plomb devient Or, par le degré de chevalier rose-croix, nous passons des petits mystères aux grands mystères, la parole enseigne l’âme, sur le sens de la vie, de la création, sur la réalité de l’âme, sur l’immortalité. Le vieil homme rend son âme mortelle et l’homme libéré de ses chaines arrive au pied de l’échelle de Jacob.

Don d’amour : l’homme de cet état devient le don, il reçoit et donne en permanence, il reçoit et donne le pain de vie et le vin de l’esprit. L’Amour est la clef qui ouvre le Don. L’Amour est l’éclair qui ouvre la voie du cœur. Pour cet homme, l’espérance, la foi et la charité s’effacent, il ne reste que le feu de l’amour et la lumière de la connaissance. J’ai dit T.S.A.

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Source : http://hautsgrades.over-blog.com/article-l-agneau-105396398.html

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13.
Les nouvelles obédiences maçonniques françaises selon Wikipédia

« En France, depuis les années 1970, il apparaît et disparaît de nouvelles obédiences maçonniques chaque année. Ce mouvement s’est notablement amplifié à la suite de la crise des rites maçonniques égyptiens en 1998. Certaines de ces obédiences sont d’une origine et d’une tradition bien connues et documentées. D’autres sont d’une origine et d’une authenticité plus difficilement vérifiables et ne réunissent que quelques dizaines de membres. Des risques de dérives diverses, par exemple sectaires ou affairistes, peuvent exister dans certains cas1. Pour certaines de ces obédiences, de nombreuses sources fiables, vérifiables et indépendantes permettent leur étude. Pour d’autres, il existe parfois très peu de sources indépendantes et leur existence réelle elle-même n’est pas toujours attestée. En 2016, en France une source évoque dans une tentative de comptage, 42 obédiences et 188 130 francs-maçons et maçonnes2… » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelles_ob%C3%A9diences_ma%C3%A7onniques_fran%C3%A7aises#Grande_Loge_traditionnelle_de_France

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14.
Définition de ‘planche maçonnique’ selon Wikipédia : Planche, plancher v. intr. : Dans la plupart des loges françaises ou reprenant les usages français, conférence ou dissertation présentée en loge. Suivant les pays, rites et degrés, cette dissertation est appelée « travail », « planche », « morceau d’architecture » ou d’autres expressions. Les planches sont souvent suivies de commentaires. Cette pratique est extrêmement marginale dans les loges des pays anglophones. Par extension, tout écrit lu en loge, comme un courrier, désigne aussi les lettres que s’échangent les francs-maçons. Le verbe intransitif plancher signifie « préparer ou exposer une dissertation »60… - Source de cet extrait : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vocabulaire_de_la_franc-ma%C3%A7onnerie#P

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15.

Introduction de Wikipédia concernant le Totem

Le nom totem peut revêtir des significations très différentes selon le contexte.

Sommaire

  • 1 Étymologie
  • 2 Mythes
  • 3 Anthropologie et psychanalyse
  • 4 Arts et spectacles
  • 5 Informatique
  • 6 Musique
  • 7 Cinéma
  • 8 Jeux
  • 9 Attraction
  • 10 Sciences
  • 11 Urbanisme
  • 12 Renseignement
  • 13 Bibliographie
  • 14 Voir aussi
    • 14.1 Articles connexes
      Étymologie - Le mot « totem » est emprunté à l’ojibwa, langue algonquine parlée sur le pourtour des Grands Lacs nord-américains. Il a été introduit en occident par J. Long en 1791 et c’est à J.-F. Mac Lennan (1869-1870) que l’on doit le concept anthropologique correspondant. Un Ojibwa entend « totem » dans le sens de relation d’ordre purement sociologique (apparemment d’amitié) entre deux personnes. Ototeman est l’une des premières versions du terme, dans lequel otem, possessif vient du morphème grammatical ote. Le mot, pour les Ojibwas, précise à la fois une relation collective (parenté entre germains, plus généralement dans un groupe exogame), et traditionnelle. La forme aoutem relevée en Arcadie en 1609 ne s’est pas répandue en France. Certains groupes ojibwa sont organisés en clans patrilinéaires exogames, lesquels ont pour éponymes le nom d’espèces animales. Le terme sert parfois à énoncer son appartenance clanique …

Article à lire en entier sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Totem#Anthropologie_et_psychanalyse

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16.
Définition de la notion de totem selon le CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

TOTEM, subst. masc.

A. − ETHNOLOGIE

1. [Chez certains peuples amérindiens du Nord et australiens] Être mythique (animal, végétal ou objet naturel) considéré comme l’ancêtre éponyme d’un clan ainsi que son esprit protecteur et vénéré comme tel. En général le totem est transmis par la mère ; quelquefois, plus rarement, l’enfant prend le totem de son père. Plusieurs clans se réunissent pour former une « phratrie » ; il existe deux ou quatre phratries par tribu. Enfin on peut aussi constater l’existence de groupes secondaires ou « classes matrimoniales » : chaque génération a une autre classe que la génération précédente (Hist. sc., 1957, p. 1501).Le totem n’est que l’emblème, le symbole d’une force sacrée, anonyme et impersonnelle, émanant du clan et le dominant (Traité sociol., 1967, p. 49).

2. Représentation de l’être choisi pour totem (souvent, grand poteau de bois portant des figures sculptées superposées). Quoique Wrangell ait beaucoup perdu de son importance, ce n’en est pas moins une place intéressante pour l’étranger, qui peut y observer les plus beaux totems de la contrée. On appelle ainsi les larges poteaux en bois sculpté plantés par les Indiens devant leurs maisons. Ce sont des emblèmes destinés à rappeler les origines du chef de la famille et à perpétuer les hauts faits de ses ancêtres. (...) ces totems représentent des animaux monstrueux entremêlés de figures humaines grimaçantes (E. Cotteau, Le Transcanadien et l’Alaska, 1891 [1890], p. 22 ds Rey-Gagnon Anglic. 1981).

SYNT. Avoir (un animal) pour totem ; servir de totem à un clan ; célébrer des rites, observer des interdits pour le/les totem(s) du clan ; prendre son totem pour emblème ; s’identifier avec son totem ; totem particulier, personnel, sexuel ; totem d’une tribu ; détermination du totem par filiation matrilinéaire ou patrilinéaire.

B. − P. ext. [P. réf. à un groupe, parfois une pers. isolée]

1. Fam. Être ou chose généralement un animal, considéré(e) comme emblème, fétiche ou porte-bonheur. Synon. mascotte.Ce major s’appelait Murmelthier, ce qui signifie en français marmotte. Il avait de cet animal, son totem, les yeux clignotants, le corps boudiné et le perpétuel assoupissement (L. Daudet, Cœur et abs., 1917, p. 180).Dans le dos des joueurs, d’immenses numéros (...). Sur les poitrines s’étalent des animaux, totems traditionnels des municipalités américaines (Morand, New-York, 1930, p. 182).

SCOUTISME. Animal qui symbolise la patrouille, qui en devient l’emblème, le signe de ralliement. La patrouille (...) a son drapeau, le « fanion » porté par le C.P. ; avec l’emblème de l’animal choisi comme totem (Foulq.-St-Jean1969).

2. Au fig., littér. Ce à quoi on voue un respect quasi religieux ; chose sacrée. Je ne crois point la Sorbonne tabou et le sorbonnagre n’est pas le totem de ma tribu (Thibaudet, Réflex. litt., 1936, p. 138).

En appos. Les mots totem du vocabulaire professionnel (Bernanos, Mauv. rêve, 1948, p. 899).

Lire tout l’article à la source : https://www.cnrtl.fr/definition/totem

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17.
Animal Totem - Le Mouton Par Laura Fontaine –

La présence du mouton ou de la brebis comme totem nous offre d’apprécier notre innocence et notre sentiment de vulnérabilité. Dans le monde des animaux totems, le mouton représente généralement un aspect innocent de vous-même. Le totem du mouton peut également symboliser un désir de se conformer aux normes sociales.

La symbolique du mouton

Le mouton nous rappelle le temps de l’innocence et de la vulnérabilité. La symbolique du mouton est associée à :

  • Un aspect innocent de nous-même, notre « enfant intérieur » caractérisé par l’innocence, la douceur
  • Un sentiment de vulnérabilité dans un sens négatif, c’est- à-dire la faiblesse, la vulnérabilité qui pourrait se transformer en sentiment d’impuissance
  • Un sentiment de vulnérabilité dans un sens positif, c’est- à-dire l’acceptation de soi, la capacité à respecter son espace de confort avec les autres
  • La tendance à se conformer aux normes sociales ou aux valeurs familiales
    En fonction de la nature de vos impressions au moment de la rencontre avec votre animal totem, la signification du mouton sera associée à un aspect positif ou négatif de la vulnérabilité. Prêtez donc attention à l’atmosphère et aux émotions qui émergent à ce moment-là.

Le totem du mouton et l’expression de l’innocence

Le totem du mouton a des liens étroits avec l’innocence. La présence de cet animal de pouvoir peut exprimer un désir d’être plus familier avec notre propre innocence ou la fraicheur de l’esprit de l’enfance. Il pourrait également rappeler des situations ou des événements au cours desquels nous nous sommes sentis innocent ou nous avons particulièrement ressenti une douceur de vivre. Cet animal totem nous inspire à renforcer ces qualités dans notre vie actuelle.

Photo - Le mouton, un symbole de la vulnérabilité

Lorsque votre animal d’esprit se manifeste sous la forme d’un mouton, cela peut souligner un sentiment de vulnérabilité que vous éprouvez dans votre vie quotidienne. Si l’atmosphère de la rencontre avec votre animal totem est teintés de désespoir ou de peur, comme par exemple dans un rêve ou une méditation, la présence du mouton peut donner à penser que vous êtes submergé par un sentiment de vulnérabilité et d’impuissance face à une situation difficile à gérer.

D’un autre côté, la présence de cet animal de pouvoir est associée à une perspective positive sur la signification de la vulnérabilité. Le mouton pourrait signifier que vous avez la possibilité d’entrer en contact plus facilement avec une partie plus vulnérable de vous-même, la vulnérabilité étant comprise comme une disponibilité profonde à l’ouverture de soi, à l’expérience intime de votre propre douceur et innocence.

Le totem du mouton et le désir de conformité

Quand le mouton se présente dans votre vie comme animal totem, il peut symboliser un désir de se conformer, d’appartenir à un groupe particulier. Avoir le mouton comme un totem pourrait être l’expression d’une partie de vous-même qui veut être comme tout le monde afin de mieux s’intégrer, d’appartenir et de faire partie du reste du groupe.

Une autre interprétation de la signification du totem du mouton voit dans cet animal la représentation d’une partie de vous-même qui ne veut pas suivre le même chemin ou les valeurs des autres. Faire partie du groupe peut être réconfortant au début, mais vous vous sentez mal à l’aise, comme si vous étiez pris au piège ou perdu au milieu du troupeau.

Le potentiel de guérison porté par le totem du mouton

Le totem du mouton pourrait être l’expression positive de votre vulnérabilité. Il représente la vulnérabilité dans le sens de l’acceptation de soi et des autres.

Cet animal totem nous encourage à être plus tolérant avec nous-même et à regarder la souffrance émotionnelle que nous pouvons rencontrer dans notre vie actuelle avec plus de compassion. Il nous incite à prendre soin de nous au lieu de nous blâmer ou de blâmer les autres pour notre propre négativité.

Le message de sagesse du mouton est un appel à travailler sur l’acceptation de soi, de nos limites et des faiblesses des autres. Il y a beaucoup de possibilités de guérison en présence de cet animal protecteur.

L’interprétation des rêves avec le mouton

Rêver d’un mouton pourrait se référer à votre inclination à prendre soin de vous et de vos besoins tout en douceur et avec innocence. Le rêve pourrait également se faire référence à votre développement spirituel.

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Source du document : https://www.animal-totem.fr/animal-totem-mouton/

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Animal-Totem.fr : Qui sommes-nous ?

Le guide en ligne ‘animal-totem.fr’ a été inspiré des liens profonds que nous avons avec la nature et les animaux. Quand ces derniers se présentent sous la forme d’animaux totem, qu’ils apparaissent sous leur forme physique ou dans notre imagination, ils nous invitent à l’exploration d’un monde souvent inconnu. Le monde des animaux totem nous offre un point d’accès à une connexion profonde avec notre environnement et avec nous-même.

La mission de ce guide est d’aider tout lecteur à trouver des informations, à acquérir des connaissances et à decouvrir des sources de sagesse qui peuvent éclairer les passages de la vie quotidienne aussi bien que soutenir le développement personnel.

Un mot de Laura Fontaine, rédactrice en chef de ‘animal-totem.fr’

Passionnée de nature et curieuse du monde fascinant du chamanisme, je veux faire partager ma passion à tous ceux qui veulent en savoir plus sur le monde des animaux totem et des pratiques chamaniques. En plus de mes recherches menées dans une perspective ethnologique et psychologique, j’entretiens un rapport vivant avec ces pratiques et le monde des animaux totem à travers le contact avec les traditions chamaniques amérindiennes en Amérique du Nord et du Sur, ainsi qu’au gré de mes voyages.

Un guide moderne qui marche sur les traces de traditions anciennes

Marchant sur les traces de nombreuses traditions chamaniques venant du monde entier, ce guide sur les animaux totem adopte également une perspective contemporaine sur le sujet. Fondé sur les principes modernes de la psychologie et sur un travail intuitif, son objectif est de présenter des informations sur les totems aussi riches que possible et dans un format facile d’accès. Il a également été écrit avec l’intention de transmettre la portée profonde, mystique et spirituelle associée aux animaux et a notre relation avec eux comme guides ou totems .

Dans de nombreuses traditions, notre relation avec animaux totem nous rappelle que toute vie est sacrée. Depuis l’aube des temps, l’humanité a eu une relation avec les animaux qui ne se limite pas seulement à leur réalité physique, mais qui recèle de signification au niveau spirituel. De nombreux folklore, rituels, et mythes à travers le monde en témoignent et impliquent des animaux dans le cadre de l’expérience du sacré et d’une relation particulière que nous entretenons avec le monde dont nous faisons partie.

Un animal totem, parfois également appelé animal de pouvoir ou animal protecteur, est ainsi une représentation symbolique de notre caractère, de notre personnalité et de certaines dynamiques à l’œuvre dans nos vies. En tant que tel, l’animal totem a des significations multiples qui sont souvent difficiles à déchiffrer. C’est pourquoi ce guide est dédié à fournir des pistes de compréhension grâce à une approche globale, moderne et facile à saisir. Découvrez, apprenez, et trouvez votre inspiration pour explorer le monde des animaux totem.

L’esprit qui anime ce guide sur les ‘animaux totem’

Animal-totem.fr est inspire de l’amour de la nature, des animaux et de leur influence dans nos vies. Les animaux, qu’ils apparaissent dans leur forme symbolique ou physique, enrichissent nos vies. Ils sont un témoignage de la diversité et de la force primaire de la vie. Ce guide a été conçu à partir du respect de du règne animal et du rôle des animaux totem dans notre cheminement personnel et dans la vie.

Chaque créature qui nous apparaît comme un guide spirituel a le potentiel de nous montrer différentes facettes de nous-mêmes, de notre monde intérieur et de notre relation avec la vie en général. Le but de ce guide est de favoriser une meilleure compréhension et une connexion avec les animaux totem, de sorte que nous puissions puiser dans la sagesse qu’ils offrent.

Que ce guide soit de bon usage pour vous.

Laura Fontaine, rédactrice en chef d’Animal-Totem.fr

https://www.animal-totem.fr/qui-sommes-nous/

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18.
Blog - Quêtes spirituelles à Grenoble France – Informations sur le mouton Par Anne - 24 février 2017 - Documentation de ‘luminessens.org’

Le Mouton

Étymologie

MOUTON, subst. masc.

Étymol. et Hist. I. Subst. A. 1. a) 1re moitié du xiie s. « bélier » (Psautier Oxford, 64, 14 ds T.-L. : li multum des oëilles) ; b) 1155 « bélier, élevé pour la boucherie » (Wace, Brut, 8519, ibid. : li liuns ... Ocist mutuns, ocist berbiz) ; c) α) ca 1480 revenons a noz moutons (Guillaume Coquillart, Monologue Coquillart, 154 ds Œuvres, éd. M. J. Freeman, p. 280) ; β) fin du xve s. jamais saige Ne va serchant les cinq piez de mouton (H. Baude, Débat de la Dame et de l’Escuyer ds Recueil de poésies françaises, éd. A. de Montaiglon, t. 4, p. 155) ; 2. ca 1223 « viande de mouton » (Gautier de Coinci, II Ch. 9, éd. V. F. Koenig, 2944 : poree au mouton) ; 3. a) 1260 « cuir de mouton » (Étienne Boileau, Métiers, 221 ds T.-L.) ; b) 1821 « peau de mouton travaillée comme une fourrure » (Obs. modes, 25 mars, VII, 136 : collet en mouton d’Astracan). B. 1. a) α) 1155 « bélier, machine de guerre pour enfoncer les portes et abattre les murailles » (Wace, Brut, 3035 ds T.-L. : Perrieres, troies e multons, E engiens de plusurs façons Firent faire e al mur hurter Pur le mur fraindre e enfondrer) ; β) 1490 « lourde masse de fer, gros billot de bois armé de fer dont on se sert pour enfoncer des pilotis, des pieux » (Doc. ds Gdf. Compl.) ; γ) 1573 mar. cap de mouton, v. cap 1 ; δ) 1690 « pièce de bois dans laquelle on engage les anses d’une cloche pour les suspendre » (Fur.) ; b) α) 1694 plur. « petite vague crêtée d’écume » (Ac.) ; β) 1807 « petit nuage » (Michel, p. 11). 2. a) α) 1566 « personne crédule, facile à mener et à duper » (H. Estienne, Apologie pour Hérodote, éd. P. Ristelhuber, t. 1, p. 66) ; β) av. 1778 moutons de Panurge (Voltaire ds Lar. 19e) ; b) α) 1611 « personne simple, d’humeur douce » (Cotgr.) ; β) 1803 mouton enragé (Chênedollé, Journal, p. 15) ; c) 1769 « faux détenu, chargé de confesser un inculpé dont il partage la cellule » (d’apr. Esn.). II. Adj. 1. 1493 [éd.] « qui est de la nature du mouton (d’une personne) » (Martial d’Auvergne, Vigil. de Charles VII ds Gdf. Compl.) ; 2. 1763 [éd.] « doux, malléable » (Piron, L’école des pères, III, 5, p. 70 : âme tendre et moutonne). Le mot lat. correspondant était ovis, d’abord « mouton (terme générique) » puis aussi « brebis » (car le troupeau antique se composait essentiellement de brebis, étant donné qu’on sacrifiait les mâles en bas âge) ; il s’opposait à vervex « mâle châtré » et à aries « bélier » (cf. le roum. qui a conservé les sens lat.). Le système paraît avoir été désorganisé par la ressemblance formelle avec ovum ( œuf*) qui a amené la disparition d’ovis (sauf en roum.) et son remplacement par plusieurs substituts. Au sens de « brebis » on a eu recours à ovicula (v. ouaille) ainsi qu’à feta « animal qui a mis bas » et même à pecora (v. pécore), plur. de pecus « bétail ». Au sens de « mouton (terme générique) », le gallo-rom. a utilisé le lat. vervex à partir du ve s. (sens conservé dans le Nord) très tôt concurrencé par un mot gaul. *multo (que l’on peut déduire de l’a. irl. molt, kymr. mollt, bret. maout « mâle châtré destiné à la boucherie ») qui avait semble-t-il à l’origine le sens de « mâle châtré » qui était précisément l’anc. sens de vervex, mais qui en vint à désigner d’une part (dès le ixe s.) le « bélier » (sens conservé dans l’Ouest et le Midi ; cf. aussi l’ital. montone) et d’autre part par le « mouton (terme générique) », au détriment de vervex qui prit à son tour le sens de « brebis » (au ixe s.) où il a peu à peu évincé ouaille du moins dans les parlers septentrionaux. La loc. revenons à nos moutons, vient d’une allus. littér. à une scène de la Farce de Maistre Pierre Pathelin, de 1464, où le juge pour ramener les plaideurs à leur affaire « les moutons volés », s’exclame : Sus ! revenons à ces moutons (éd. R. T. Holbrook, VIII, 1291). De même, moutons de Panurge, p. allus. littér. à un épisode, de 1552, du Quart Livre de Rabelais (éd. R. Marichal, pp. 61-64). Pour le sens de « machine de guerre pour enfoncer les portes et abattre les murs », cf. le lat. aries et le fr. bélier (v. A. Schultz, Das höfische Leben, t. 2, p. 409). Voir W. von Wartburg, Zur Benennung des Schafes in den romanischen Sprachen, 1918 et FEW t. 6, 3, pp. 205b-209b.

Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.

Expressions populaires :

Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l’oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d’expression populaires bien connues :

Laisser pisser le mérinos : On ne voit pas bien au premier abord ce qui a pu valoir aux besoins naturels du mérinos, plus qu’un autre mouton, ce petit aire de nonchalance que l’on connaît... Il me paraît tout à fait raisonnable de penser, avec Pierre Guiraud, que l’expression a simplement pris le relais de la plus ancienne « laisser pisser la bête », pour « ne rien précipiter, prendre son temps ». C’est une habitude chez les conducteurs d’attelages, quelle que soit l’urgence, de faire une petite halte pour laisser pisser les chevaux ou les boeufs dès que ceux-ci en éprouvent le besoin. en effet, alors que ces animaux peuvent déféquer en marchant en toute tranquilllité, ils souffrent d’uriner en plein effort. Cela leur coupe l’envie et peut leur provoquer des troubles graves. C’est donc une loi du charretier, du cocher ou du laboureur : il faut toujours laisser pisser la bête.

Pourquoi penser au mérinos ?... D’abord par jeun parc que le mot est amusant et donne à la locution un air absurde qui fait le ravissement du langage. Le terme mérinos semble s’être popularisé au début du XIXe siècle pour désigner, comme nouveauté, un drap épais tissé avec la laine du mouton mérinos. La robe de mérinos était la robe commune des femmes du peuple vers 1830. On trouve par ailleurs à la même époque chez Vidocq une curieuse expression, employée dans le même sens : « laisser bouillir le mouton ». « A ces mots le front de Fanfan se rembrunit, car il connaisait le fond de notre bourse. Eh ! on Dieu, laissez bouillir le mouton, ajouta Belle-Rosé, qui s’aperçut de son embarras, si vous n’êtes pas en argent, je réponds pur le reste. » (Vidocq, Mémoires, 1828).

Il semble raisonnable de penser que, par substitution, on ait pu dire « laisser bouillir le mérinos », et par croisement « laisser pisser le mérinos ». Les dates sont concordantes car l’expression, probablement en usage dès cette époque, est relevée par Delvau en 1867 : « Laisser pisser le mérinos. Ne pas se hâter ; attendre patiemment le résultat d’une affaire, d’une brouille etc. Argot des faubouriens. »

A la fin du XIXe siècle, la locution était suffisamment établie pour que l’emploi d’un euphémisme ne trompât personne : « Tout effort me dégoûte vite. A quoi bon ? N’est-ce pas la règle que l’infanterie ignore tout de l’artillerie, et vice versa ? Les galons viendront tout seuls. Il n’y a qu’à laisser pleurer le mérinos. » ( G. Darien, L’Epaulette, 1900).

Se laisser manger la laine sur le dos  : Se laisser manger la laine sur le dos est le symbole de la passivité, d’une manque de combativité qui confine à la veulerie, en fait d’un comportement plutôt niais. Cette métaphore moutonnière ne date pas d’hier ; en 1640 Antoine Oudin relevait déjà dans un parler populaire qui remonte à l’aube des bergères : «  il se laisse manger la laine sur le dos, il souffre tout. » A l’époque de Marie-Antoinette où les bergeries furent fort à la mode, la douce et chère Mme de Sabran, qui aima le poète et chansonnier Boufflers, savait que c’était là un parler bon enfant. Songeant à son adorable petit garçon, Elzéar, elle écrivait à son ami lors d’un voyage aux champs : « J’ai rencontré des troupeaux tout le long de mon chemin avec leurs petits agneaux, qui me font toujours penser à Elzéar ! Il en a la blancheur ; il en a aussi la candeur et la douceur ; mais il ne se laissera pas comme eux manger la laine sur le dos, comme disent les bonnes femmes, car il a plus d’esprit qu’il n’est gros » (Journal de Mme de Sabran, 23 août 1787.)

Cependant les termes de la locution intriguèrent les rationalistes du XXe siècle : pourquoi manger ? La brebis, certes, est fameuse de ce qu’on la tond sans qu’elle puisse protester ! La logique aidant, l’image se modifie parfois en : ’Il se laisse tondre la laine sur le dos’, ce qui resserre le champ d’application, et renvoie surtout à la prodigalité soumise et sotte de celui à qui des indélicats soutirent tout son argent.

Cette rationalisation apparente n’est pourtant que le fait de peuplades urbaines, coupées des joies de la vie au grand air et des mœurs des animaux. C’est Quitard, en 1842, qui nous donnait le mot : ’ ne pas savoir se défendre, comme les brebis qui souffrent patiemment que les corbeaux se fixent sur leur dos et leur arrachent la laine.

Voilà la clef de l’énigme : je ne sais pas pour les corbeaux, mais les pies oui, les chardonnerets, les hardis passereaux qui veulent bâtir leur nid au printemps ont l’habitude de se servir à même la bête en train de faire sa mue. Nous avons donc bien raison de dire, en modernisant le verbe, qu’on se laisse bouffer la laine sur le dos par des tas d’impositions indésirables !

Les moutons de Panurge  : « Ce sont des moutons de Panurge  » se dit de gens qui veulent tous faire la même chose, suivre une mode, ou qui se conforment à l’idée dominante à un moment donné. L’expression a pour base l’anecdote où Panurge jette un mouton à la mer pour noyer tout le troupeau, après une altercation avec le marchand Dindenault.

« Panurge, ayant payé le marchant, choisit de tout le trouppeau un beau et grand mouton, et le emportoit cryant et bellant, oyans tous les aultres et ensemblement bellans et reguardans quelle part on menoit leur compaignon. […] Soubdain, je ne scay comment, le cas feut subit, je ne eu loisir le consyderer, Panurge, sans aultre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons, crians et bellans en pareille intonation, commencerent soy jecter et saulter en mer après, à la file. La fouille estoit à qui premier y saulteroit après leur compaignon. Possible n’estoit les en guarder, comme vous sçavez estre du mouton le naturel, tous jours suyvre le premier, quelque part qu’il aille. […] Le marchant, tout effrayé de ce que davant ses yeulx perir voyoit et noyer ses moutons, s’efforçoit les empescher et retenir tout de son pouvoir. Mais perissoient. » (Rabelais, Le Quart Livre, VIII, 1552).

Malgré l’antiquité de Panurge, il ne semble pas que l’allusion soit venue en usage avant le XIXe siècle, période de retrouvailles avec Rabelais et son œuvre ’mirifique’ : « Je vous permets de tout supposer, répliqua le curé ; […] les gens de ce pays-ci sont un peu comme les moutons de Panurge. - Ah ! vous connaissez Panurge ? dit le docteur en riant. - De réputation proverbiale... » (H. Murger, Le Pays latin, 1851).

Zoologie :

Selon Matt Pagett, auteur de Le petit livre de merde (titre original What shat that ?, Quick Publishing, 2007 ; édition française Chiflet & Cie, 2008) :

’On élève le mouton pour sa viande, son lait, sa laine, et aussi pour sa capacité à ’tondre la pelouse’. Quant à ses crottes bien proprettes et apparemment inoffensives, nous allons découvrir ce qu’on peut en tirer.

Description : Ce ruminant produit des crottes rondes ou ovales, dans lesquelles on peut distinguer des fragments de végétaux. Elles sont très sèches, l’animal ayant absorbé toute l’eau contenue dans sa nourriture. Elles sentent l’herbe.

A boire et à manger : Grâce à des études approfondies, les éleveurs de moutons peuvent désormais interroger les crottes pour déceler les maladies éventuelles dans leur cheptel. L’analyse d’une crotte de mouton peut en dire long sur l’animal et sur son rapport à l’environnement ; en laissant paître des troupeaux sur les mêmes terrains, on dégrade l’écosystème naturel, phénomène aggravé par les effets dévastateurs des excréments. Ceux-ci peuvent en effet nuire à la végétation à cause de leurs trop grandes quantités d’azote.

Fume, c’est du mouton ! Avec la crotte de mouton, on peut notamment se chauffer et faire la cuisine. Connaissez-vous le hangikjöt, plat traditionnel islandais ? C’est une viande fumée dont notre ami Loftur a bien voulu nous confier la recette :

’Choisissez un gigot de mouton, d’agneau, ou, à défaut, une selle de cheval. Accrochez-le au-dessus d’un feu alimenté par de la merde de mouton séchée à laquelle vous aurez ajouté de la paille ramassée dans la bergerie. Laissez boucaner la viande pendant environ trois semaines. Vous la servirez ans les grandes occasions et vous nous en direz des nouvelles.

Merde, alors ! Incident fâcheux en Norvège, dans un restaurant. Au moment où le serveur découpait l’agneau, M. et Mme Jensen se sont aperçus qu’il était farci avec des crottes de mouton. Horreur ! On les a rassurés : une merde qui a cuit à feu doux pendant deux heures n’a jamais tué personne.’

Selon Frans de Waal, auteur de Sommes-nous trop ’bêtes’ pour comprendre l’intelligence des animaux (Édition originale 2016 ; traduction française : Éditions Les Liens qui Libèrent, 2016) :

’Si les corvidés nous impressionnent toujours, les moutons font encore plus fort : ils se reconnaissent entre eux. Des scientifiques britanniques dirigés par Keith Kendrick leur ont appris à différencier vingt-cinq paires de visages de leur propre espèce : dans chaque paire, un choix était récompensé et l’autre non. A nos yeux, tous ces portraits sont pratiquement identiques, mais les moutons ont appris les vingt-cinq différences et les ont retenues pendant deux ans. Ce faisant, ils ont activé les mêmes régions du cerveau et les mêmes circuits neuronaux que les humains, notamment certains neurones qui réagissent spécifiquement aux visages et pas aux autres stimuli. Ces neurones spéciaux s’activaient quand le mouton regardait des photos de compagnons dont il se souvenait ; de fait, il les appelait en bêlant vers l’image comme s’ils étaient là. Dans cette étude, publiée avec le sous-titre « Les moutons ne sont pas si stupides, après tout » - formule que je récuse, car je ne crois pas aux animaux stupides -, les scientifiques ont situé l’aptitude des moutons à reconnaître les visages ua même niveau que celle des primates, et jugé fort possible qu’un troupeau, que nous voyons comme une masse anonyme, soit en fait très différencié. Ce qui veut dire que mêler les troupeaux, comme on le fait parfois, doit causer plus de stress que nous ne le pensions.’

Symbolisme :

D’après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (2006, traduction française Éditions Véga, 2006) :

Guide d’interprétation

En tant que symbole onirique - Patience ; Renouvellement ; Purification ; Paix ; Modestie ; Compassion ; Sacrifice.

En tant que gardien ou protecteur - Protège contre la violence ; Garde votre groupe social.

En tant que guérisseur - Purifie le corps ; Aide à guérir du mauvais traitement.

En tant qu’oracle ou augure - Mettez fin à l’indécision ; Empêche de suivre aveuglément.

Mythes et contes

La brebis était associée à la déesse celte Brigit, dont le nom de la fête, Imbolc, signifie ’lait de la brebis’. Pour les Chrétiens, l’agneau est le symbole du Christ ressuscité. En Europe, un mouton noir est tenu pour un signe propice.

Si le mouton est votre animal de pouvoir

Vous êtes paisible et modeste. Vous apportez chaleur, amour et sécurité à votre famille et sacrifiez volontairement vos besoins pour satisfaire les siens. Vous appréciez la compassion et le service. Vos proches font l’expérience de vos éclats spontanés de joie et apprennent de vous comment profiter des plaisirs simples. Vous aimez célébrer les nouveaux commencements, comme le premier jour du printemps. Vous êtes une source de réconfort et de consolation lorsque la mort est imminente, car vous comprenez le voyage de l’âme dans l’au-delà.

Demandez au mouton de vous aider

  • à mieux exprimer vos émotions, surtout la joie et le bonheur ;
  • à profiter des plaisirs de tous les jours : un bon repas, un beau coucher de soleil ;
  • à mettre votre éducation et vos talents au service des autres ;
  • à accepter l’amour et la protection d’autrui.
    Accéder au pouvoir du mouton en :
  • guérissant les blessures du passé avec l’aide d’un thérapeute ou d’un conseiller ;
  • pardonnant les membres de la famille et en éliminant tout sentiment négatif à leur égard.
    Les anciens Égyptiens utilisaient le mouton pour sa viande, son lait, sa peau et sa laine. Les troupeaux de moutons enfonçaient les semis dans les champs. Comment pouvez-vous vous assurer que les graines positives semées dans votre travail et votre vie familiale germeront et se développeront ?

Élément Terre.

Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007, traduction française, Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :

Message des moutons :

Soyez fidèle à vous-même et honorez votre mission.

Peu importe ce qui vous arrive et ce que les autres vous font,

Maintenez votre vision. Pardonnez à tous ceux qui vous font du mal.

Faites ceci et votre âme sera une lumière rayonnante.

Vous deviendrez un Être illuminé.

Les moutons se sont incarnés pour offrir leurs services à l’époque de l’âge d’or de l’Atlantide. Ils sont arrivés des Pléiades et étaient les troisièmes animaux à venir de ce groupe d’étoiles, les autres autres étant les porcs et les pandas. La principale chose qu’ils avaient à offrir était leur laine. Bien sûr, les gens demandaient toujours leur permission avant de la prendre. Par conséquent, les moutons la donnaient avec joie, et cette réciprocité basée sur le respect permettait à tout un chacun d’avoir toujours le cœur ouvert et léger. Ils partageaient également volontiers leur lait si cela leur était demandé. Toutes les créatures venant des Pléiades ou qui viennent sur Terre en passant par cet amas d’étoiles portent le symbole d’une rose bleue dans leur aura. Les 33 pétales renferment la lumière christique de l’amour inconditionnel et leur permettent de supporter leur condition avec courage, tout en répandant l’amour autour d’elles. Les moutons sont descendus sur Terre en venant des Pléiades et en passant par le portail à haute fréquence du mont Shasta en Californie, qui est géré par l’archange Gabriel. L’archange Gabriel et sa flamme jumelle l’archange Hope gardent le contact avec le mouton durant toute sa vie. En fait, par l’intermédiaire des moutons, l’archange Hope se connecte aux humains et les touche avec des rayons d’espoir, contribuant ainsi à maintenir les esprits élevés. Cela permet à l’humanité d’aspirer à son plein potentiel et de réaliser finalement la destinée de son âme.

Ces délicieux animaux ont la réputation d’être stupides, mais en fait ce sont des animaux intelligents et centrés sur le coeur. Ils ont appris qu’ils peuvent être plus efficaces lorsqu’ils agissent ensemble. Au temps de l’Atlantide, l’herbe avait une fréquence beaucoup plus élevée et, par conséquent, leur lait et leur laine rayonnaient à la parfaite fréquence nécessaire. Les vêtements en laine émettaient un champ d’énergie de guérison bleu qui était ressentie par les personnes qui les portaient. A cette époque, ils dansaient et batifolaient joyeusement – plus comme des agneaux de grande taille avec une épaisse fourrure laineuse que comme les créatures sérieuses que nous voyons de nos jours. Ils paissaient autour des maisons et empêchaient ainsi l’herbe de pousser ce qui permettait de voir une variété riche de plantes et de fleurs sauvages se développer. Les enfants des villages jouaient avec eux et les moutons se sentaient intégrés et appréciés. Tout le monde les aimait et les honorait. Comme beaucoup d’animaux qui étaient présents durant l’âge d’or de l’Atlantide, les moutons et les béliers faisaient preuve d’un équilibre parfait entre le masculin et le féminin. Une partie de leur mission consistait à apprendre à rester en équilibre et à enseigner cette aptitude en montrant l’exemple. Lorsque les animaux conservaient leur harmonie yin-yang, ils gardaient les humains en équilibre, eux aussi.

A cette époque, tous les échanges effectués dans le monde humain et dans le monde animal étaient faits dans une parfaite harmonie. Les humains offraient l’amour, le gîte et la nourriture aux moutons, si cela était nécessaire. Les moutons offraient aux humains la guérison du cœur, la joie, le lait et la laine en échange. Tout le monde était satisfait. Tout était en parfaite harmonie sur le plan karmique. Ce qui était une mission d’amour et de foi sur Terre est devenu un sacrifice difficile. Ni les moutons ni aucun autre animal n’ont autorisé les humains à consommer leur chair, pas plus qu’ils n’ont accepté d’être utilisés comme des agneaux sacrificiels. Cependant, encore aujourd’hui, les anges bleus des Pléiades peuvent être vus dans les prés parmi les moutons, partout où ils se trouvent. Ces anges glorieux soutiennent les moutons en aidant leurs cœurs à rester forts et ouverts. Ils aident également les animaux à ne pas perdre de vue leur mission qui consiste à répandre la guérison du cœur pour les personnes et le sol. Les moutons doux et indulgents continuent de le faire, même s’ils savent qu’ils seront abattus et mangés. Et parce qu’un agneau représente l’innocence, la pureté, la joie, le don, l’amour et beaucoup d’autres belles qualités, c’est l’animal qui a été offert comme cadeau du cœur pour le bébé qui devait devenir le Christ. Il a également honoré les cœurs innocents et ardents des moutons.

Visualisation pour se connecter au cœur des moutons

  • Trouvez un endroit où vous pouvez vous détendre sans être dérangé.
  • Demandez aux anges des Pléiades de vous envelopper de leur belle et douce lumière bleue.
  • Respirez cette lumière dans votre cœur.
  • Votre ange gardien se présente à vous sous la forme d’un doux agneau blanc. Prenez-le et tenez-le dans vos bras.
  • Regardez-le dans les yeux et voyez l’innocence pure et brillante de cette créature.
  • Sentez que votre coeur s’ouvre et se développe lorsque vous le câlinez.
  • Sentez l’amour qui s’écoule de votre cœur vers tous les moutons dans le monde.
  • Demandez aux anges des Pléiades d’accepter votre amour et remerciez tous les moutons dans le monde.
  • Sentez qu’ils sont tous touchés par un ange bleu des Pléiades, qui leur chuchote votre message.
  • Soyez conscient que vous avez allumé une flamme cosmique brûlante d’amour et de guérison dans l’univers.
  • Rendez votre agneau à votre ange gardien.
  • Ouvrez les yeux et notez ce que vous ressentez.
    D’après Le Livre des symboles, réflexions sur des images archétypales (2010) dirigé par Ami Ronnberg et Kathleen Martin, avec le concours des auteurs de ARAS :

’Sur le plan domestique, le grand bélier abandonne ses hauts pics escarpés pour les vallées, les prés et les collines rocailleuses de paysages plus tranquilles. Le mouton, animal sociable, apprécie le confort et la compagnie du troupeau, dont la viande, le lait et la laine ont déterminé notre survie. Parce qu’il est facile à mener en groupe, il a acquis une réputation d’humilité et de passivité ; un mouton ’manque’ d’initiative et de discernement. L’aspect négatif du ’troupeau’ se caractérise par l’incapacité de ses membres à penser de manière autonome. Pourtant, l’un de nos symboles les plus anciens et les plus durables est celui du ’bon Berger’. sa puissance intacte pourrait suggérer un désir profond et collectif de retourner en enfance. Mais elle pourrait également signifier qu’être conduit par la guidance presciente du psychisme est parfois essentiel à la survie et à la croissance. En anglais, l’expression négative wool-gathering (’collecter la laine’) traduit un état de rêvasserie oisive, se laisser entraîner là où l’imagination nous porte. Néanmoins, les mythes nous informent que la rêvasserie peut également être un moyen de collecter quelque chose entre le naturel et le surnaturel, de lumineux et doré. Dans le mythe romain de Psyché et Cupidon, un troupeau de moutons dorés broutant dans un bosquet sacré se montre si féroce qu’on ne peut l’approcher en plein jour. Toutefois, dans la fraîcheur du soir, sous les émanations plus douces de la lune, des touffes de leur toison peuvent être ramassés dans es ronces, tout comme nous récupérons dans les fourrés du psychisme des fragments dorés du moi (indirectement) dans la lueur lunaire de l’imagination.’

Karl Kerényi, Hermes der Seelenführer, Rhein-Verlag, Zürich, 1944.

Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), le Mouton est défini par les caractéristiques suivantes :

Traits : Le Mouton symbolise l’innocence et la vulnérabilité. Le mouton éviter les conflits parce qu’ils vont à l’encontre de sa nature innocente. Il va rapidement s’éloigner d’une situation dans laquelle il se sentira en danger. Le mouton est vulnérable aux attaques du fait de sa grande docilité. Cela signifie que votre innocence et votre pureté vous permettent de voir le bon chez les personnes. Mais d’autres, qui n’ont pas votre intérêt à cœur, peuvent essayer de tirer avantage de votre compassion. Soyez vigilant. Le mouton naît avec une longue queue qui en général s’écourte peu de temps après sa naissance. Il vous met en garde de ne pas vous diminuer vous-même en suivant toujours le troupeau. Parfois, il peut être nécessaire pour vous d’être le mouton noir et de faire les choses à votre façon.

Talents : Beauté ; Compassion ; Considération ; Docile ; Doux, Innocent ; Prospérité ; Sociable ; Développement spirituel.

Défis : Maladroit ; Dépendant ; Suit sans but ; Grégaire ; Sans imagination ; Vulnérabilité ; Faiblesse.

Élément : Terre.

Couleurs primaires : Noir ; Brun ; Gris ; Rouge ; Argent ; Blanc.

Apparitions : Lorsque le Mouton apparaît, cela signifie que vous allez rencontrer une situation où vous devrez obéir aux règles de la tradition. Il peut s’agir d’un projet sur lequel vous travaillez et pour lequel vous avez de grandes idées, mais les décideurs vous demandent de rester fidèle à la façon dont le travail a toujours été fait. Ne prenez pas les choses personnellement si vos idées sont évincées. Vous avez un fort désir de vous intégrer à des groupes et d’être avec des personnes semblables à vous, aussi vous vous conformez à ce qui se passe dans votre entourage. Le mouton vient vous avertir de ne pas trop essayer de faire plaisir aux autres parce que vous risquez alors de perdre votre individualité. Le mouton indique que vous pouvez avoir à participer bientôt à une réunion de famille. Si le mouton apparaît, vous êtes prêt à vous engager à développer votre intuition, à comprendre votre spiritualité et à prendre soin de votre être supérieur. Ce sera pour vous une période de découverte de soi intense, un temps d’apprentissage et d’exploration d’idées qu peuvent vous sembler de prime abord étrangères mais qui sont la pierre de touche de votre âme. Recherchez la guidance de ceux qui ont suivi ces chemins, mais ne vous perdez pas dans la foule ; au contraire, posez les questions qui vous concernent, prenez ce qui est bon pour votre croissance spirituelle personnelle, et laissez le reste pour le prendre en considération plus tard.

Aide : Vous avez besoin de retrouver le bonheur et l’innocence de votre enfance. Le Mouton peut vous montrer comment réintégrer ces sentiments pour voir la vie avec un regard différent. Le mouton aime être avec son troupeau et il apprécie la camaraderie des autres. Il vous rappelle qu’il est bon d’apprécier les choses simples de la vie, comme de sortir avec des amis. C’est une proie qui a l’instinct de fuite ; aussi, lorsqu’il détecte un danger, il se sauve aussi vite qu’il peut. Le mouton indique que vous allez traverser une période d’estime de vous-même et de guérison. Si vous vous sentez déprimé, il peut vous aider à être davantage dans l’acceptation, plus tolérant et à avoir des sentiments de compassion et de compréhension envers vous-même. Cela ne veut pas dire que vous devez vous prendre en pitié mais que vous devez voir vos qualités positives et négatives et vous accepter tel que vous êtes. Vous comprenez là où vous excellez et ce que sont vos limitations, et vous ne rejetez pas vos fautes sur les autres. Le mouton vous permet de voir aussi les qualités des autres et de les accepter avec leurs dons et leurs imperfections.

Fréquence : L’énergie du mouton bouge lentement à vos côtés, sur un rythme solide et régulier. Sa sonorité ressemble à son bêlement qui monte et descend en tonalité. Elle donne une sensation de chaleur, frisée et douce.

Imaginez...

Vous venez de prendre un travail temporaire dans une ferme animalière. On vous a chargé de vous occuper des moutons. Il y a en particulier une brebis qui a l’air très grosse, mais on vous dit qu’elle a simplement besoin d’être tondue. Un après-midi, quand vous venez la nourrir, vous remarquez qu’elle ne mange pas. Votre intuition vous titille, aussi vous restez après votre horaire de travail pour l’observer. Quelques heures se passent, et puis, exactement comme vous vous y attendiez, la mise bas commence. La brebis donne naissance à deux belles petites agnelles. Une fois que la mère et les petites se sont reconnues, vous vous installez auprès d’elles dans leur étable et faites connaissance avec les nouvelles venues. Elles sont adorables et très douces, avec leurs petites langues rêches qui lèchent vos mains. Deux petits miracles inattendus !

Symbolisme onirique :

Selon Georges Romey, auteur du Dictionnaire de la Symbolique, le vocabulaire fondamental des rêves, Tome 1 : couleurs, minéraux, métaux, végétaux, animaux (Albin Michel, 1995),

Au cours des trois derniers millénaires, les traditions et les textes religieux des civilisations méditerranéennes, qu’il fussent grecs, hébraïques, chrétiens ou musulmans, ont tissé autour de l’image un voile à la fois révélateur et accaparateur du sens. La vocation de créature sacrificielle de l’agneau prend racine dès l’origine et s’affirmera au fil du temps. La pratique du sacrifice de l’agneau engendrera la superbe représentation du Christ rédempteur, sous la forme de l’agneau divin. Quelle influence les pratiques religieuses ont-elles eue sur la formation de la symbolique de ce mammifère telle qu’elle peut être perçue à travers l’inconscient contemporain ? L’exploration des rêves confirme l’association entre cet animal et les contenus numineux de la psyché. Sera-t-il possible d’atteindre l’image dans sa pureté initiale afin de connaître ce qui la prédisposait aux représentations et aux pratiques religieuses que l’on connaît ? Pour cela, il faudra bien risquer le geste sacrilège consistant à écarter ce voile pour se donner à voir le symbole dans sa nudité première ! Au cours de cette brève introduction, nous avons volontairement évité e prononcer le mot mouton pour lui rendre maintenant la place qui lui revient. Les textes sacrés font grand usage des termes agneau et brebis, mais n’utilisent guère le mot mouton. Les ouvrages qui constituent les références les plus sérieuses en matière d’interprétation des symboles, même ceux qui sont spécialement consacrés au symbolisme des animaux, réservent aussi leurs traductions à la brebis et à l’agneau. Le mouton est totalement exclus de ces recherches. Non seulement cet ostracisme n’est pas justifié, mais il apparaît comme une faute lorsqu’on a reconnu que l’image de l’animal est présente dans 6% des rêves, ce qui est considérable et que c’est, dans 95% des situations, le terme mouton qui est prononcé. L’agneau, la brebis et le bélier se répartissent entre les 5% résiduels de scénarios. Cette observation apporte un exemple de plus du risque de déviation auquel une démarche qui prend appui exclusivement sur la culture expose le symboliste. Le mouton du rêve, certes, se chargera d’une certaine connotation religieuse, mais l’investigation approfondie permet d’affirmer que cet aspect de la traduction est une manifestation secondaire dont l’un des effets est de maintenir le voile sur le sens principal du symbole.

Le mouton imaginé dit le chemin. Dans 98% des rêves, il est associé aux mots chemin, route, direction, passage. Le mouton est l’un des attributs les plus constants du vieux sage, particulièrement lorsque celui-ci apparaît sous les traits du berger, du pasteur. La vocation pastorale de ce groupe de symboles est renforcée par une autre association : le bâton. Houlette du berger, souvent, mais aussi crosse de l’évêque. Ainsi se rejoignent bien naturellement le psychologique et le religieux. Le mouton du rêve intervient toujours dans une phase d’activation de la dynamique évolutive. Il invite à la marche, au cheminement confiant, au devenir ; Il ne propose pas un but mais une direction, il ne désigne pas un objectif mais un mouvement. Il ne montre pas ce qui ne peut être prévu, il confère la joie d’une avancée confiante dans l’imprévisible. Il assume sans hésitation l’ambiguïté de l’innocence. Il va. Il va, sans calcul, sans avidité, sans attente. Il va dans le destin, les yeux ouverts sur une mort acceptée parce qu’il sait que mourir à ce qu’il est c’est aussi naître à ce qui deviendra. Dans toute évocation du mouton, la magie du rêve introduit une part de la grandiose espérance du Christ immolé. Tout rêveur qui produit une image de mouton s’engage dans une dynamique de dissolution de facteurs conflictuels et de résurrection. Le mouton sait que l’innocence n’est péril que pour qui la regarde du point de vue de la volonté du maîtrise du destin. Il propose à la psychologie qui l’accueille la puissance illimitée : celle qui l’attend de l’autre côté d’elle-même, qui requiert le passage du seuil donnant accès à la liberté d’être.

Le dixième rêve d’Anne illustrera a plupart des thèmes reliés au mouton. Anne est une femme de quarante ans qui déploie une énergie vitale considérable dans un engagement social reposant sur un puissant sentiment d’injustice et de révolte. La rêveuse est en quête d’un apaisement qu’elle atteindra par la prise de conscience de la nature projective de ses difficultés relationnelles.

« … Il y a en ce moment en moi un remue-ménage que je sens temporaire mais absolument nécessaire... c’est comme la nécessité d’un passage dans un tunnel étroit... je vois une voiture de course... de compétition, sur une route très sinueuse … mais il n’y a pas d’autre route que celle-là... sur la droite, je vois une espèce de berger qui était caché dans les cailloux... une espèce d’esprit de la terre... il surgit lentement... la voiture et lui, ça représente deux mondes très très différents. Lui c’est un vieux berger avec un regard malicieux, avec un mouton, un seulement... il connaît plein de choses... il rigole de voir cette voiture : ça lui paraît tout à fait vain. En fait, c’est moi qui suis dans la voiture ! Il faut changer de vêtements pour aller à la rencontre du berger, s’habiller avec des vêtements très simples, faits par exemple avec la grosse toile de sacs de pommes de terre... je prends contact avec le mouton qui est avec lui... ça me rappelle les moutons dans un film sur Gandhi... ce mouton est chargé de sacré... ce berger, c’est un vieux sage, c’est une espèce de guérisseur ! Il invite à marcher, comme s’il fallait s’enfoncer dans une certaine solitude pour trouver une sagesse... Il garde son secret au fond de lui. Les gens ne sont pas forcément prêts à l’entendre... ils restent dans leur truc... Là, je vois des enfants, rayonnants de confiance et d’innocence... et je pense qu’ils vont grandir, qu’ils vont entrer dans la tristesse, dans quelque chose qui est de l’ordre de la rage, de la révolte, du refus... je pense à l’engagement politique... et je revois une photo d’enfant de trois ans, beau, rayonnant, que j’ai toujours gardée... »

Le vieux sage, expression du sens juste, révèle à la rêveuse la vanité de la compétition exaltée. Il montre le chemin de la paix, il invite à la marche, comme son mouton. Ce dernier, le moins prédateur de tous les animaux, proclame le rayonnement de l’innocence, de la confiance dans le devenir. Ce n’est évidemment pas sans raison que l’imaginaire d’Anne relie le mouton à Gandhi, l’un des apôtres les plus prestigieux de la non-violence !

Denise, dès le premier scénario de sa cure, Produit des images libératrices concernant un aspect pesant de sa problématique. Lorsqu’elle avait seize ans, Denise a été séduite par un jeune prêtre que ses parents, catholiques fervents, accueillaient régulièrement sous leur toit. Le heurt entre cet acte, accompli dans la complicité passive des parents – et les préceptes religieux inculqués à la jeune fille, allait perturber profondément la relation de cette dernière à la spiritualité. Le rêve porte la marque de cette perturbation et fournira l’occasion à Denise de s’exprimer pour la première fois sur l’événement qui l’a blessée.

« … C’est une maison, en face de celle où habitaient mes grands-parents. C’est un vieux couple qui habitait là... Une petite maison toute simple, avec une seule pièce et la cheminée... Je revois cette vieille femme, toujours habillée de noir... depuis, cette maison a été refaite... c’est dommage... là, je vois un troupeau de moutons.. et il y a un chemin... un chemin que je n’avais pas vu... il y avait un grand buisson qui cachait ce passage... et les moutons se mettent en marche... ils passent dans ce passage... et moi je n’arrive pas à aller de l’autre côté... je fais défiler les moutons... de l’autre côté c’est un paysage vallonné... j’y ai d’abord vu un château, puis c’est devenu un château en ruine... il y a de l’herbe... des épineux...et, là, je vois une église... avec un... clocher, très pointu... avec une croix dessus, dessus la flèche de l’église... et je vois la croix qui se tord, comme si elle tombait... sans force pour se dresser vers le ciel... comme si elle se fanait... maintenant, je vois des montagnards, des gens simples qui marchent... je les regarde... je m’assieds sur le bord de la route, au soleil et puis, tout à coup, je suis face à l’entrée du tunnel dans lequel je suis aspirée... ça va très très vite... il ait clair de l’autre côté... » La croix qui fane est une image saisissante du vertige qui s’est emparé de la jeune fille devant l’attitude du prêtre qui bouleversait sa conception du sacré. De l’autre côté du passage, Denise rencontre des gens simples. Anne pour aller à la rencontre du vieux berger devait s’habiller avec des vêtements simples « faits de grosse toile de sacs de pommes de terre ». Jésus et Gandhi ont en commun de prôner la simplicité, le renoncement aux possessions terrestres et la vertu d’une attitude pacifiste. Près du vieux sage, la présence du mouton invite toujours le rêveur ou la rêveuse à l’abandon des justifications intellectuelles pour entrer dans une dynamique de vérité, d’authenticité d’être. Le mouton est le plus souvent lié à l’aspect le plus lourd de la problématique. Il est, de ce fait, un indice majeur de l’évolution mais peut renvoyer à des sources traumatiques très variées. Le premier scénario de la cure de Marie-Paule est, de ce point de vue, édifiant. Marie-Paule a souffert de sa position de dernier enfant né plus de dix ans après ses frères et sœur. A quarante-deux ans, elle vient pourtant de reproduire involontairement la même situation par une maternité tardive et inattendue. Son mari avait été déclaré par erreur inapte à la procréation à la suite d’une opération chirurgicale. Marie-Paule se donne à voir des images qui illustrent les reproches qu’elle s’adresse pour avoir reproduit une situation qu’elle avait condamnée. Les moutons témoignent de l’animation psychologique qui se met en œuvre à travers ces premiers pas dans l’imaginaire : « … ce sont des sapins que je vois... avec quelque chose qui coule dessus... mais ça a un peu la consistance de la neige, c’est en mouvement quoi !... Là, on dirait un énorme troupeau de moutons qui bouge et qui s’engouffre dans un passage assez étroit... le troupeau se rétrécit pour entrer dans ce passage... il y a une espèce de fontaine avec des cailloux autour, d’où sort de l’eau... il y a une espèce de fontaine avec des cailloux autour, d’où sort de l’eau... il y a un tourbillon... maintenant il y a des petites choses qui dégoulinent des sapins... comme un liquide, mais assez épais... collant.... c’est comme de la lave... en fait c’est du sperme quoi !... Je vois encore des sapins, pointus, avec plein de gouttelettes projetées et puis, là, une croix d’église... une crosse d’évêque... quelque chose qui était comme une sculpture et qui devient vivant... la forêt de sapins, sous la neige, prend à nouveau la forme d’un troupeau de moutons... un troupeau de moutons en mouvement, hein ! Mais là, alors que d’habitude les moutons vont tous dans le même sens, là, ils cherchent un peu chacun sa direction... je vois un croisement... plutôt le point central de quatre routes... pas des routes, mais des directions... c’est pas une croix droite, mais un X... » Une sculpture qui s’anime, qui redevient vivante ! Ce type d’images revient fréquemment dans les rêves pris en référence.

Le mouton du rêve non seulement invite au passage, mais il entraîne au franchissement, il participe au mouvement libérateur. Il est la réalisation vivante du franchissement du seuil dont le vieux sage est l’initiateur bienveillant mais statique. Ainsi la mouvance du troupeau s’accomplit sous le regard encourageant du berger. Le mouton imaginé est un signe de résurrection. Quelles que soient les racines de la problématique, lors de son apparition ce qui était figé retrouve la flexibilité, ce qui était comme mort redevient vivant. La psyché inhibée par l’emprise du mental retrouve sa capacité naturelle de métamorphose. La gangue tissée par les apparences, par des ambitions contraires au sens de la vie, éclate et rend au rêveur la liberté qui l’attendait dans les territoires infinis de la simplicité, de l’authenticité, de l’innocence et de l’amour. L’abandon de l’attitude justificatrice qu’imposait le système de défense est un sacrifice. Le sacrifice renvoie au sacré. L’agneau divin s’offre pourra acheter tous les péchés du monde. Le mouton du rêve, plus modestement, est grand en ce qu’il ouvre un chemin.

Mythologie :

Selon Aurore Petrilli auteur d’un article intitulé ’Le trésor du dragon : pomme ou mouton ?’ (paru In : Gaia  : revue interdisciplinaire sur la Grèce Archaïque, numéro 16, 2013. pp. 133-154) :

[...] Une pomme ou un mouton : l’ambiguïté du grec

Le grec, très étrangement, emploie le même mot pour désigner deux concepts différents : les pommes et les troupeaux de brebis. Le terme τὸ μῆλον (τὰ μῆλα), sert donc deux réalités d’où une ambiguïté qui date d’ailleurs de l’Antiquité et ne découle pas seulement d’un problème de traduction contemporaine. Chantraine sépare les deux acceptions du mot (Chantraine, 1977, p. 694-695). Celui qui désigne le fruit, sert à nommer non seulement la pomme, mais également très souvent le coing ou encore tout fruit d’un arbre qui ressemble à une pomme. La distinction entre pommes, coings, oranges, abricots se fait grâce à un adjectif suivant le mot pomme (1). Ce terme aurait ensuite été emprunté par le latin sous la forme mālum, mēlum. L’autre acception du terme est plus courante au pluriel et signifie « petit bétail », moutons et chèvres. Il est utilisé à plusieurs reprises dans l’Odyssée ( XII, 301 ; XIV, 105). Étymologiquement parlant, il est à rattacher à l’irlandais et au gallois mil qui désigne également un petit animal. Cette racine se retrouve aussi dans le germanique māla (vache) et le néerlandais maal (jeune vache). L’arménien, quant à lui, adopte la forme mal (mouton). La confusion entre ces μῆλα de types variés est sensible chez plusieurs auteurs qui parlent, à la fois de pommes et de troupeaux de brebis, dans l’épisode qui mène Héraklès jusque chez les Hespérides. C’est Diodore qui s’embrouille le plus dans ses explications en abordant le sujet deux fois de suite. Premièrement, il propose les deux versions : soit il s’agit de pommes, soit de moutons ; deuxièmement, il ne parle plus que de moutons en expliquant que les poètes surnommaient les moutons du nom de pomme parce que ceux-ci avaient une couleur dorée. Par conséquent, ils les auraient appelés pommes d’or. L’histoire rapportée par Diodore était déjà connue par Palaiphatos (Histoires incroyables, XVIII ), au IVe ou au IIIe siècle av. J.-C, et elle est notamment répertoriée par Belfiore ( Belfiore, 2010, p. 192). Bien plus tard, aux alentours du IXe siècle apr. J.-C., le Premier Mythographe du Vatican, dans sa tentative de compilation des mythes grecs, a lui aussi repris cette explication avec autant de maladresse. Même si l’on sent comme un flottement dans ce que semblent penser certains auteurs antiques, cela renforce l’impression que l’on a de similitude des mythes et d’assimilation : même situation, même gardien, même trésor.

Le mouton est, pour les Anciens, l’animal de sacrifice par excellence. Il est très usuel, que ce soit chez les Grecs ou chez les Romains, et ce, pour plusieurs raisons. Il n’est pas défendu ou réservé, comme cela peut parfois arriver à d’autres espèces, à telle ou telle divinité (comme le chien), ni non plus réservé à certaines occasions (comme les bœufs pour les hécatombes). C’est un animal des plus paisibles et facile à mener à l’autel. De plus, et c’est un facteur non négligeable, il est moins coûteux que d’autres animaux même si ce n’est pas le plus abordable. Selon sa couleur, blanc ou noir, il est offert aux divinités ouraniennes ou chthoniennes. On lui voue parfois même un culte ( Belfi ore, 2010, p. 189). L’un des très rares cultes rendus au mouton, voire le seul en Grèce, avait lieu dans l’île de Samos. On dit qu’une grosse quantité d’or consacrée avait été dérobée, et que c’est un de ces placides animaux qui avait permis qu’on la retrouve. En remerciement, un Samien du nom de Mandroboulos offrit une statue de mouton à la déesse Héra. Cet exemple, pour rarissime qu’il soit, permet une fois de plus d’associer l’or au mouton. Lallier propose une version légèrement différente de cette histoire 30. Il explique que l’or en question est en réalité un filon d’or découvert par ce même personnage. Pour remercier Zeus de cette découverte, il aurait fait l’offrande la première année d’un bélier d’or, la deuxième, d’un bélier d’argent, la troisième, d’un bélier d’airain. Les années suivantes, il n’aurait plus rien offert. Cette version est notamment rapportée par Éphore dans Περί εὑρημάτων et par Cléophon, sans doute sous la forme d’une fable. Dans le cas de notre mythe, il est évident que l’on ne parle pas de n’importe quel mouton. Il s’agit d’un mouton tout à fait particulier, dont la toison dorée en fait un animal exceptionnel et automatiquement dévolu, par la suite, à être offert en sacrifice à une divinité. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un cas unique dans la mythologie. En effet, une autre grande famille mythique a eu son agneau d’or : les Atrides. Cet animal fabuleux à la toison et aux cornes dorées, qui faisait partie du troupeau laissé en héritage par Pélops à ses fils, fut, en quelque sorte, la pomme de discorde entre Atrée et Thyeste (Graves, 1967, p. 322-323 ; Salles, 2003, p. 347-349). En tant qu’aîné, c’est tout à fait logiquement qu’Atrée réclama à la fois l’agneau et le trône de Mycènes. Un tel animal ne pouvait être qu’un signe des dieux en sa faveur. Il sacrifia donc l’animal à Artémis et garda sa toison. Cependant, le jour où les Mycéniens durent se prononcer pour le choix de leur nouveau souverain, Thyeste exhiba la précieuse toison qu’il avait dérobée à son frère et c’est à lui que le trône fut accordé. Cet argument vient s’ajouter à ceux qui font d’une peau de mouton dorée le transmetteur privilégié de la royauté et plus généralement du pouvoir (Guittard, 2009, p. 103 ; Lana, 1959, p. 293-385 ; Mastrocinque, 1983, p. 457-480). Car si l’on en croit Mireaux, la possession d’un bétail nombreux en disait long sur la fortune et, partant, le rang des rois de l’époque homérique (Mireaux, 1967, p. 60-61). Le bétail doré est toujours considéré comme un signe divin, ou d’appartenance à la divinité : les troupeaux du Soleil, le fait de dorer les cornes d’une victime dédiée à une divinité avant le sacrifice, l’apparition d’un animal doré dans un troupeau…

Notes :

1) : Macrobe, Saturnales, II, 15. Voir Bailly (1950, p. 1276-1277).

Littérature :

Dans le Quart livre (1552) de François Rabelais, Pantagruel et ses compagnons sont partis à la recherche de la dive bouteille. Au cinquième jour de leur périple, ils croisent un navire marchand. La rencontre se passe bien, mais Panurge se dispute avec un marchand nommé Dindonnault. Ils se réconcilient, et Panurge - malgré les moqueries du marchand - lui achète un mouton, qu’il paye excessivement cher.

Comment Panurge fit noyer en mer le marchand et les moutons

Chapitre VIII

Soudain, je ne sais comment la chose arriva si vite, je n’eus le loisir de le considérer, Panurge, sans dire autre chose, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons, criant et bêlant avec la même intonation, commencèrent à se jeter et sauter en mer à sa suite, à la file. C’était à qui sauterait le premier après leur compagnon. Il n’était pas possible de les en empêcher, comme vous connaissez le naturel du mouton, qui est de toujours suivre le premier, en quelque endroit qu’il aille. Aristote le dit aussi au livre 9 de L’Histoire des animaux, c’est l’animal le plus sot et inepte du monde. Le marchand, tout effrayé de ce que devant ses yeux il voyait périr et noyer ses moutons, s’efforçait de les en empêcher et de les retenir autant qu’il le pouvait. Mais c’était en vain. Tous à la file sautaient dans la mer, et périssaient. Finalement, il en prit un grand et fort par la toison sur le tillac du navire, pensant ainsi le retenir, et conséquemment sauver le reste aussi. Le mouton fut si puissant qu’il emporta dans la mer avec lui le marchand qui se noya, de la même façon que les moutons de Polyphème le Cyclope borgne emportèrent Ulysse et ses compagnons hors de la caverne. Les autres bergers et gardiens en firent autant, les prenant les uns par les cornes, les autres par les pattes, les derniers par la toison. Tous furent pareillement emportés et noyés misérablement en mer. Panurge, à côté de la cuisine, tenant un aviron en main, non pour aider les bergers, mais pour les empêcher de grimper sur le navire et échapper au naufrage. Il les exhortait avec éloquence, comme s’il était un petit frère d’Olivier Maillard ou un second frère Jean Bourgeois, leur démontrant par lieux de rhétorique les misères de ce monde, le bien et le bonheur de l’autre vie, affirmant que les trépassés sont plus heureux que les vivants dans cette vallée de misère, et promettant à chacun d’eux d’ériger un beau cénotaphe et sépulcre en leur honneur au plus haut du Mont-Cenis, à son retour du Lanternois. Il leur souhaitait néanmoins, au cas où vivre encore parmi les humains ne leur déplût pas et où il ne leur vînt pas à l’idée de se noyer, bonne aventure et rencontre de quelque baleine, laquelle au troisième jour les rendrait sains et saufs en quelque doux pays, à l’exemple de Jonas. [...]

Dans ses Histoires naturelles (1874), Jules Renard brosse des portraits étonnants des animaux que nous connaissons bien :

Les moutons

I - Ils reviennent des chaumes, où, depuis ce matin, ils paissaient, le nez à l’ombre de leur corps. Selon les signes d’un berger indolent, le chien nécessaire attaque la bande du côté qu’il faut. Elle tient toute la route, ondule d’un fossé à l’autre et déborde, ou tassée, unie, moelleuse, piétine le sol, à petits pas de vieilles femmes. Quand elle se met à courir, les pattes font le bruit des roseaux et criblent la poussière du chemin de nids d’abeilles.

Ce mouton frisé, bien garni, saute comme un ballot jeté en l’air, et du cornet de son oreille s’échappent des pastilles. Cet autre a le vertige et heurte du genou sa tête mal vissée. Ils envahissent le village. On dirait que c’est aujourd’hui leur fête et qu’avec pétulance, ils bêlent de joie par les rues. Mais ils ne s’arrêtent pas au village, et je les vois reparaître, là-bas. Ils gagnent l’horizon. Par le coteau, ils montent, légers, vers le soleil. Ils s’en approchent et se couchent à distance.

Des traînards prennent, sur le ciel, une dernière forme imprévue, et rejoignent la troupe pelotonnée. Un flocon se détache encore et plane, mousse blanche, puis fumée, vapeur, puis rien.

Il ne reste plus qu’une patte dehors.

Elle s’allonge, elle s’effile comme une quenouille, à l’infini.

Les moutons frileux s’endorment autour du soleil las qui défait sa couronne et pique, jusqu’à demain, ses rayons dans leur laine.

II - LES MOUTONS : Mée... Mée... Mée... - LE CHIEN DE BERGER : Il n’y a pas de mais !

Dans Un peu plus loin sur la droite (Éditions Viviane Hamy, 1996), roman policier de Fred Vargas, le narrateur donne, dès le chapitre deux, la parole à un personnage qui semble être l’assassin, avant même que le crime ne soit dévoilé. Celui-ci nous explique ici comment cacher son contentement pour éviter de se démasquer :

’Penser à la mer, par exemple. Une première vague, une deuxième vague, ça monte, ça recule, et ainsi de suite. Très délassant, la mer, très régulier. Bien meilleur que de compter les moutons pour se détendre, qui est surtout bon pour les minables qui ne réfléchissent pas. Le premier mouton, passe. Il saute sa barrière et part en courant vers la gauche de la tête. Et où s’en va-t-il, ce minable ? Il se dissimule à gauche du cerveau, au-dessus de l’oreille. Cela se gâte dès le deuxième mouton, qui a évidemment moins de place que le précédent pour disparaître. On obtient très vite une pile de moutons à gauche de la barrière, les nouveaux venus ne parviennent plus à sauter, au bout du compte la pile de moutons s’écroule dans les bêlements, c’est une abomination, autant les égorger sur-le-champ. La mer, c’est beaucoup mieux. Ça monte, ça recule, sans cesse, et pour rien. Quelle conne, cette mer. Au fond, c’est irritant aussi la mer, en raison de cette inutilité immense. Tirée et retirée par la lune, incapable de faire valoir sa volonté. Le mieux aurait été de penser au meurtre, bien sûr. En le recomposant en pensée, un rire lui venait, et le rire est excellent pour tout. Pas si bête, suprême oubli, ne pas penser au meurtre.’

Dans Un Grison d’Arcadie (Éditions Denoël, 1999), Pierre Magnan raconte l’histoire de Pierrot, un jeune adolescent de condition misérable qui s’évade grâce à son amour des livres mais qui va tout perdre à cause des inondations causées par des pluies diluviennes :

Mais alors, un soir, vers le quatorze septembre, un scabot se mit à tintinnabuler de toutes les campanes de ses béliers qui sonnaillaient tristement. Il se répandit sous la promenade de la Plane devant les bourgeois médusés qui comptaient en avoir encore pour un mois avant de voir leurs seuils souillés par les déchets. Ils interrogèrent les bayles.

- Mais alors ? On ne vous attendait pas avant octobre ! Mais qu’est-ce qu’il vous arrive ? Y a plus d’herbe là-haut ?

- Elle est sous la neige, dirent les bayles.

- Mais alors ? c’est pas la première fois ! Elle fondra puis !

Les bayles hochaient la tête.

- Non, celle-là elle ne fondra pas. Quand on est parti il y en avait déjà quinze bons centimètres et elle tombait toujours. Vous pensez si on a attendu tant qu’on a pu !

Ils s’excusaient presque. Le scabot derrière ses menons était resté en bon ordre au bord de l’Esplanade comme s’il attendait la permission. Les bourgeois se remisèrent en levant les bras au ciel. Le scabot s’épandit en silence. Mme Dépieds vint aux nouvelles, le pince-nez inquisiteur. Elle faisait sa moue des mauvais jours.

- Ils n’ont jamais été aussi sales ! dit-elle dégoûtée.

Elle rentra dans sa maison parce qu’il recommençait à pleuvoir. Ce scabot était comme moisi d’humidité. Même les tardons, dans les havresacs, à peine âgés de quatre jours, étaient mâchurés de pluie comme leurs parents. L’Henri Gardon offrit le café aux pâtres qui ne souriaient pas. Ils dirent qu’ils descendaient du col de l’Agnel au-dessus de Saint-Véran et que, là-haut, les marmottes s’enterraient déjà. Il neigeait depuis le vingt-cinq août. Il neigeait, ça fondait, il pleuvait, il reneigeait, mais à partir du trente, ça n’avait plus fondu. Il neigeait depuis, avec le vent du nord. Dans ces conditions... Ils haussaient les épaules.

- Ce sont des choses qui arrivent. En vingt-trois...

Doucement, au rythme de deux par semaine, les scabots débarquèrent sous la Plaine un mois avant l’heure : ceux de l’Ubayette, ceux du pas de la Cavale, ceux du Parpaillon, ceux de Thorame. La montagne fut déserte dès le premier octobre. ’

Dans le roman policier intitulé Le Parme convient à Laviolette (Éditions Denoël, 2000), Pierre Magnan décrit la rentrée d’un troupeau de mouton dans ce qu’on appelait encore les Basses-Alpes :

’Le troupeau passant au loin de la maison depuis un moment sonnaillait moins sûrement. La voix gutturale du berger lançant les chiens atteignait sourdement les échos de la cour, puis il se mit à couler par les drailles la prière vespérale qui ramène au bercail la théorie des bêtes. Elle était au loin, elle se rapprochait, parfois au hasard des vallons, elle s’éteignait coupée par les pentes abruptes et puis elle surgissait de nouveau, plus forte, aiguillonnée par le vacarme des chiens qui aboyaient aux talons des traînards. Une dernière escalade amena le troupeau à l’entrée de la cour. Tout de suite on entendit ce piétinement qui imite la pluie compacte et qui ne laisse pourtant de son passage que l’alentissement d’une poussière stérile.

Laviolette regarda vers la fenêtre. Les bêtes déferlaient par l’entrée cochère de la cour aux trois côtés. C’était un troupeau étique. Autrefois, il se déversait pendant un quart d’heure, il emplissait l’espace avant d’être canalisé vers la vaste étable en sous-sol. Aujourd’hui, il défilait bête par bête, piteusement, et il avait vite fait de s’engouffrer au fond de la bergerie presque vide.

Il resta dans le vaste espace trois chiens qui se croisaient encore par habitude comme s’ils gouvernaient un grand troupeau et derrière eux, désœuvré aussi, un berger casquette en tête, gilet en bataille et qui roulait avec des gestes tristes une maigre cigarette.’

Arts visuels : Reproduction - Camille Pissaro, Troupeau de moutons dans un champ après la récolte, 1889.

Voir également : Animaux de pouvoir

Luminessens Chamanisme Grenoble -Luminessens - Association régie par la loi 1901, dédiée à l’accomplissement de Soi dans le respect et l’amour du vivant. Activités - Nous vous proposons diverses activités mensuelles qui nous permettent de nous retrouver pour grandir et rêver ensemble.

De nombreuses photos sont à consulter à la source : https://www.luminessens.org/post/2017/02/24/le-mouton

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19.
Psychologie - Le conformisme, ou comment l’être humain devient un mouton Publié le 21 août 2016 - Publié par Jérome Lichtle (photo) – Document ‘blog.francetvinfo.fr/dans-vos-tetes’ - Photo mouton wolf4max - Voici la vidéo résumant ce post à la source :

Regardez bien ces lignes verticales. Selon vous, parmi les lignes 1, 2 et 3, laquelle est identique à la ligne A ?

Image Asch

Sans difficulté, vous avez su reconnaitre que c’est la ligne 1 qui est identique à la ligne A. Lorsque l’on pose cette question à une personne seule, le taux d’erreur est en effet proche de 0%. Mais ce qui est surprenant, c’est que lorsque l’on pose cette même question à une personne dans un groupe où tout le monde identifie la ligne 2 comme étant identique à la ligne A, alors dans 40% des cas, cette personne répond aussi que c’est la ligne 2 qui est identique à la ligne A.

Cet effet du groupe sur l’individu est ce que l’on appelle en psychologie sociale, le conformisme : lorsque votre jugement entre en conflit avec celui du groupe, vous avez tendance à conformer votre jugement à celui du groupe. Encore plus surprenant, votre jugement conformé à celui du groupe à tendance à « s’internaliser », c’est-à-dire que même en l’absence du groupe vous persistez dans votre jugement erroné.

A l’origine du conformisme : l’expérience de Asch

Solomon Asch (1907-1996) était un psychologue américain d’origine polonaise. Dans les années 50, il réalise une expérience pour étudier les effets de la pression sociale sur le comportement. Il s’agissait, à peu de chose près, d’une expérience similaire à celle des lignes verticales vue plus haut : 

Les expériences de Asch ont été répliquées plus d’une centaine de fois dans près d’une vingtaine de pays de cultures variées. Les résultats obtenus different assez peu : les gens conforment 20 à 40% de leurs réponses à celles du groupe. Ce taux peut vous sembler faible, mais rappelez-vous que la tâche demandée était très simple. « C’est presque comme si les gens disaient voir un chat quand on leur présentait l’image d’un chien parce que d’autres l’avaient fait avant eux » (Thaler, R. H. et Sunstein T. R., p.107).

Comment expliquer le conformisme ?

Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer pourquoi les gens ont tendance à se conformer à l’avis du groupe. L’explication la plus sérieuse est que cela permettrait d’échapper à l’inconfort relatif au jugement du groupe. Une question se pose alors : les gens qui se conforment à l’avis du groupe par peur d’être exclu se forcent-ils à modifier leur jugement ou bien finissent-ils par percevoir réellement la même chose que le groupe ? Pour le dire autrement, est-ce que la pression sociale pourrait altérer votre perception ?

Les bases neurobiologiques du conformisme 

Dans une recherche en neurobiologie parue en 2005, les auteurs ont utilisé l’IRM pour observer les mécanismes neurologiques de participants en condition de pression sociale versus en situation individuelle face à une information erronée. Les auteurs ont alors observé grâce aux imageries du cerveau que les participants finissaient par voir effectivement la situation comme tous les autres. Ainsi, la pression sociale peut altérer la perception que l’individu peut avoir de son environnement.

Une illustration moderne du conformisme

Les effets du conformisme peuvent s’observer régulièrement au quotidien. Ainsi, j’ai soumis ma nièce âgée de 13 ans à l’expérience des lignes verticales. Sans surprise, elle a répondu que c’est la ligne 1 qui est identique à la ligne A. Lorsque je lui ai expliqué que les gens faisaient plus d’erreur en situation de groupe, elle n’était pas étonnée et m’a dit qu’elle observait régulièrement ce type de comportement dans sa classe.

La vidéo suivante illustre à quel point les effets du conformisme peuvent être puissants, et peuvent vous amener à agir d’une façon parfois très absurde :

Les effets néfastes du conformisme

Le conformisme a pour inconvénient que les groupes sociaux peuvent devenir « la proie du conservatisme collectif : la tendance à rester attaché à des modèles établis même quand survient de nouveaux besoins. (…). Il nous arrive parfois d’adopter une pratique ou de respecter une tradition non parce que nous l’aimons, ni même parce que nous la croyons défendable, mais simplement parce que nous croyons que la plupart des gens y sont attachés » (Thaler, R. H. et Sunstein T. R., p.110).

Les effets positifs du conformisme

A l’inverse, les effets puissants du conformisme pourraient être utilisés pour améliorer nos sociétés. Par exemple, ces effets ont été expérimentés pour améliorer les comportements des automobilistes, notamment pour leur faire respecter les vitesses et les panneaux de signalisation d’une façon plus efficace et moins cher que les radars :

Une des stratégies actuelle : les radars de feu. Inconvénients des radars de feu : 

  • couteux, 
  • stratégie critiquée par les populations
  • efficacité limité (revenus annuels engendrés en 2015 pour violation au code de la route : 48, 90 et 41 millions de dollars respectivement pour les villes d’Edmonton au Canada, Chicago et NYC).
    Nous sommes donc nombreux à ne pas respecter le code de la route. 

Exemple de stratégie alternative : installation d’une signalisation indiquant régulièrement aux automobilistes le pourcentage d’automobilistes respectant la vitesse autorisée (étude princeps en 1981, répliquée en 1991).

>> Résultat : stratégie 10 fois plus efficace et moins coûteuse que les stratégies classiques car pour ne pas être l’objet de la désapprobation du groupe, les gens ont tendance à se conformer aux comportements de la majorité. Donc : les groupes unanimes fournissent des modèles puissants pour modifier les comportements.

Sources :

Berns, G. S., Chappelow, J., Zink, C. F., Pagnoni, G., Martin-Skurski, M. E. et Richards, J. (2005). Neurobiological Correlates of Social Conformity and Independence During Mental Rotation. Biological Psychiatry, 58 : 245-253. 

Thaler, R. H. et Sunstein T. R. (2010). Nudge. Paris : Vuibert.

Publié par Jérome Lichtle / Catégories : Pour mourir moins bête, Psychologie et société / Étiquettes : Asch, conformisme, sociale

A écouter et à lire aussi :

Pourquoi sommes-nous autant« accros » à nos smartphones ? 3 déc. 2016

Les effets étonnants du conformisme

Milgram au cinéma

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Source : https://blog.francetvinfo.fr/dans-vos-tetes/2016/08/21/le-conformisme-ou-comment-letre-humain-devient-un-mouton.html

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20.
Psychologie des foules : comment pense un mouton ? Par Michael Ferrari sur son Blog - Comment avoir le mindset pour réussir, Psychologie de l’argenthttps://esprit-riche.com/psychologi...-

Michael Ferrari, coach de personnes efficaces et heureuses – Blog :esprit-riche.com › a-proposCommuniqué : ‘Esprit Riche’ est un blog qui forme et informe sur les finances personnelles et l’investissement pour que chacun puisse devenir financièrement libre.

Comprendre le raisonnement des foules est très intéressant. Vous êtes, sans le savoir, assujettis aux mêmes règles que tout le monde dans ce domaine : ces mêmes règles qui font que l’idiot le plus crasse est capable de mobiliser des foules ou que les images, les affirmations sans fondements et les raisonnements simplistes remportent toujours le cœur des foules face à un raisonnement construit.

Bienvenue dans l’esprit d’un mouton !

Lorsque nous réfléchissons dans notre coin, le comportement de nos dirigeants ou de certains groupes peut sembler irrationnel voir stupide. Les décisions prises paraissent aussi dépourvues de bon sens, contraire à l’intérêt commun ou simplement purement égoïstes. Et si la réponse était en partie dans la psychologie des foules ?

Comment un homme est-il capable de mobiliser des hommes pour les envoyer à la guerre ? Comment peut-il se faire élire alors qu’il utilise des arguments creux ? Comment le premier abruti venu peut convaincre les autres qu’il faut l’écouter et être suivi ?

Si vous ne comprenez pas pourquoi nos hommes politiques n’ont pas anticipé le ‘papy boom’ et modifié le système de retraite pour qu’il dure ou pourquoi ils sont incapables de produire un budget à l’équilibre, je suis convaincu qu’une partie de la réponse est ici. Si vous ne comprenez pas pourquoi le CAC 40 est de nouveau à 4.000 points alors qu’aucun problème n’est résolu et que l’endettement des états a explosé même réponse. Si vous cherchez à comprendre pourquoi vous vous trouvez ridicule d’avoir suivi sans relâche les aventures des ‘back street boys’ (ou de leurs homologues), idem. Vous cherchez une bonne raison à la bulle immobilière ? Bingo !

Internet ne fait que démultiplier le phénomène : des milliers de communautés se créent en ligne autour de personnes capables de mobiliser une foule. Si vous cherchez une formation en 20 minutes au marketing, voici la psychologie des foules.

Cela vaut le coup de lecture : nous sommes tous amenés à faire partie d’une foule.

Passages sélectionnés d’un livre écrit en 1895…

Auteur : Gustave Le Bon, Psychologie des foules (1895) - Télécharger le livre entier

Page 10 :

« L’époque actuelle constitue un des moments critiques où la pensée humaine est en voie de transformation. Deux facteurs fondamentaux sont à la base de cette transformation. Le premier est la destruction des croyances religieuses, politiques et sociales d’où dérivent tous les éléments de notre civilisation. Le second, la création de conditions d’existence et de pensée entièrement nouvelles, engendrées par les découvertes modernes des sciences et de l’industrie. »

Page 16 :

« Au sens ordinaire, le mot foule représente une réunion d’individus quelconques, quels que soient leur nationalité, leur profession ou leur sexe, quels que soient aussi les hasards qui les rassemblent. Au point de vue psychologique, l’expression foule prend une signification tout autre. Dans certaines circonstances données, et seulement dans ces circonstances, une agglomération d’hommes possède des caractères nouveaux fort différents de ceux de chaque individu qui la compose. »

Page 19 :

« Cette mise en commun de qualités ordinaires nous explique pourquoi les foules ne sauraient accomplir d’actes exigeant une intelligence élevée. Les décisions d’intérêt général prises par une assemblée d’hommes distingués, mais de spécialités différentes, ne sont pas sensiblement supérieures aux décisions que prendrait une réunion d’imbéciles. Ils peuvent seulement associer en effet ces qualités médiocres que tout le monde possède. Les foules accumulent non l’intelligence mais la médiocrité. » « Pour comprendre ce phénomène, il faut avoir présentes à l’esprit certaines découvertes récentes de la physiologie. Nous savons aujourd’hui qu’un individu peut être placé dans un état tel, qu’ayant perdu sa personnalité consciente, il obéisse à toutes les suggestions de l’opérateur qui la lui a fait perdre, et commette les actes les plus contraires à son caractère et à ses habitudes. »

Sur les sentiments des foules

Page 22 : « Plusieurs caractères spéciaux des foules, tels que l’impulsivité, l’irritabilité, l’incapacité de raisonner, l’absence de jugement et d’esprit critique, l’exagération des sentiments, et d’autres encore, sont observables [..]. »

Sur les idées des foules

Page 36 : « Il ne faut pas croire du reste que c’est parce que la justesse d’une idée est démontrée qu’elle peut produire ses effets, même chez les esprits cultivés. On s’en rend compte en voyant combien la démonstration la plus claire a peu d’influence sur la majorité des hommes. L’évidence éclatante pourra être reconnue par un auditeur instruit ; mais il sera vite ramené par son inconscience à ses conceptions primitives.

Revoyez-le au bout de quelques jours, et il vous servira de nouveau ses anciens arguments, exactement dans les mêmes termes. Il est, en effet, sous l’influence d’idées antérieures devenues des sentiments ; or, celles-là seules agissent sur les mobiles profonds de nos actes et de nos discours »

« S’il faut longtemps aux idées pour s’établir dans l’âme des foules, un temps non moins considérable leur est nécessaire pour en sortir. Aussi les foules sont-elles toujours, au point de vue des idées, en retard de plusieurs générations sur les savants et les philosophes. Tous les hommes d’État savent aujourd’hui ce que contiennent d’erroné les idées fondamentales citées à l’instant, mais leur influence étant très puissante encore, ils sont obligés de gouverner suivant des principes à la vérité desquels ils ont cessé de croire. »

Sur le raisonnement des foules

Page 37 : « Les raisonnements inférieurs des foules sont, comme les raisonnements élevés, basés sur des associations : mais les idées associées par les foules n’ont entre elles que des liens apparents de ressemblance ou de succession. Elles s’enchaînent à la manière de celles d’un Esquimau qui, sachant par expérience que la glace, corps transparent, fond dans la bouche, en conclut que le verre, corps également transparent, doit fondre aussi dans la bouche ; ou de celles du sauvage qui se figure qu’en mangeant le coeur d’un ennemi courageux il acquiert sa bravoure ; ou encore de celles de l’ouvrier qui, exploité par un patron, en conclut que tous les patrons sont des exploiteurs. »

« Inutile d’ajouter que l’impuissance des foules à raisonner juste les prive de tout esprit critique, c’est-à-dire de l’aptitude à discerner la vérité de l’erreur, à formuler un jugement précis. Les jugements qu’elles acceptent ne sont que des jugements imposés et jamais des jugements discutés. Nombreux à ce point de vue les individus qui ne s’élèvent pas au-dessus des foules. La facilité avec laquelle certaines opinions deviennent générales tient surtout à l’impossibilité pour la plupart des hommes de se former une opinion particulière basée sur leurs propres raisonnements. »

Sur l’imagination des foules

Page 38 : « Les foules ne pouvant penser que par images, ne se laissent impressionner que par des images. Seules ces dernières les terrifient ou les séduisent et deviennent des mobiles d’action.

C’est pourquoi les représentations théâtrales, qui donnent l’image sous sa forme la plus nette, ont toujours une énorme influence sur les foules. Du pain et des spectacles constituaient jadis pour la plèbe romaine l’idéal du bonheur. Pendant la succession des âges cet idéal a peu varié. »

« Aussi, les grands hommes d’État de tous les âges et de tous les pays, y compris les plus absolus despotes, ont-ils considéré l’imagination populaire comme le soutien de leur puissance. Jamais ils n’ont essayé de gouverner contre elle. « C’est en me faisant catholique, disait Napoléon au Conseil d’État, que j’ai fini la guerre de Vendée ; en me faisant musulman que je me suis établi en Égypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les prêtres en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirais le temple de Salomon. »

Page 39 : « Ce ne sont donc pas les faits en eux-mêmes qui frappent l’imagination populaire, mais bien la façon dont ils se présentent. Ces faits doivent par condensation, si je puis m’exprimer ainsi, produire une image saisissante qui remplisse et obsède l’esprit. Connaître l’art d’impressionner l’imagination des foules c’est connaître l’art de les gouverner.  »

La religion et les foules

Page 41 : « L’intolérance et le fanatisme constituent l’accompagnement ordinaire d’un sentiment religieux. Ils sont inévitables chez ceux qui croient posséder le secret du bonheur terrestre ou éternel. Ces deux traits se retrouvent dans tous les hommes en groupe lorsqu’une conviction quelconque les soulève. Les Jacobins de la Terreur étaient aussi foncièrement religieux que les catholiques de l’Inquisition, et leur cruelle ardeur dérivait de la même source. »

Sur les mots et les formules

Page 56 : « En étudiant l’imagination des foules, nous avons vu qu’elles sont impressionnées surtout par des images. Si l’on ne dispose pas toujours de ces images, il est possible de les évoquer par l’emploi judicieux des mots et des formules. Maniés avec art, ils possèdent vraiment la puissance mystérieuse que leur attribuaient jadis les adeptes de la magie. Ils provoquent dans l’âme des multitudes les plus formidables tempêtes, et savent aussi les calmer. On élèverait une pyramide plus haute que celle du vieux Khéops avec les seuls ossements des victimes de la puissance des mots et des formules.

La puissance des mots est liée aux images qu’ils évoquent et tout à fait indépendante de leur signification réelle. Ceux dont le sens est le plus mal défini possèdent parfois le plus d’action. Tels, par exemple, les termes : démocratie, socialisme, égalité, liberté, etc., dont le sens est si vague que de gros volumes ne suffisent pas à le préciser. Et pourtant une puissance vraiment magique s’attache à leurs brèves syllabes, comme si elles contenaient la solution de tous les problèmes. Ils synthétisent des aspirations inconscientes variées et l’espoir de leur réalisation.

La raison et les arguments ne sauraient lutter contre certains mots et certaines formules. On les prononce avec recueillement devant les foules ; et, tout aussitôt, les visages deviennent respectueux et les fronts s’inclinent. Beaucoup les considèrent comme des forces de la nature, des puissances surnaturelles. Ils évoquent dans les âmes des images grandioses et vagues, mais le vague même qui les estompe augmente leur mystérieuse puissance. On peut les comparer à ces divinités redoutables cachées derrière le tabernacle et dont le dévot n’approche qu’en tremblant. »

Page 60 : « Nous avons déjà montré que les foules ne sont pas influençables par des raisonnements, et ne comprennent que de grossières associations d’idées. Aussi est-ce à leurs sentiments et jamais à leur raison que font appel les orateurs qui savent les impressionner. Les lois de la logique rationnelle n’ont aucune action sur elles. »

« Les esprits logiques, habitués aux chaînes de raisonnement un peu serrées, ne peuvent s’empêcher d’avoir recours à ce mode de persuasion quand ils s’adressent aux foules, et le manque d’effet de leurs arguments les surprend toujours. […]

Il n’est même pas besoin de descendre jusqu’aux êtres primitifs pour constater la complète impuissance des raisonnements quand ils ont à lutter contre des sentiments.

Rappelons-nous simplement combien ont été tenaces pendant de longs siècles des superstitions religieuses, contraires à la plus simple logique. Durant près de deux mille ans, les plus lumineux génies ont été courbés sous leurs lois, et il fallut arriver aux temps modernes pour que leur véracité ait pu seulement être contestée. »

Sur les meneurs des foules

Page 63 : « Dès qu’un certain nombre d’êtres vivants sont réunis, qu’il s’agisse d’un troupeau d’animaux ou d’une foule d’hommes, ils se placent d’instinct sous l’autorité d’un chef, c’est-à-dire d’un meneur. Dans les foules humaines, le meneur joue un rôle considérable. Sa volonté est le noyau autour duquel se forment et s’identifient les opinions. La foule est un troupeau qui ne saurait se passer de maître. »

« Les meneurs ne sont pas, le plus souvent, des hommes de pensée, mais d’action. Ils sont peu clairvoyants, et ne pourraient l’être, la clairvoyance conduisant généralement au doute et à l’inaction. Ils se recrutent surtout parmi ces névrosés, ces excités, ces demi-aliénés qui côtoient les bords de la folie. Si absurde que soit l’idée qu’ils défendent ou le but qu’ils poursuivent, tout raisonnement s’émousse contre leur conviction. Le mépris et les persécutions ne font que les exciter davantage. […]

De meneurs, les peuples n’ont jamais manqué : mais tous ne possèdent pas, il s’en faut, les convictions fortes qui font les apôtres. Ce sont souvent des rhéteurs subtils, ne poursuivant que leurs intérêts personnels et cherchant à persuader en flattant de bas instincts. »

« Les meneurs tendent aujourd’hui à remplacer progressivement les Pouvoirs publics à mesure que ces derniers se laissent discuter et affaiblir. Grâce à leur tyrannie, ces nouveaux maîtres obtiennent des foules une docilité beaucoup plus complète que n’en obtint aucun gouvernement. »

Sur les moyens d’action des meneurs

Page 66 : « L’affirmation pure et simple, dégagée de tout raisonnement et de toute preuve, constitue un sûr moyen de faire pénétrer une idée dans l’esprit des foules. Plus l’affirmation est concise, dépourvue de preuves et de démonstration, plus elle a d’autorité.

Les livres religieux et les codes de tous les âges ont toujours procédé par simple affirmation. Les hommes d’État appelés à défendre une cause politique quelconque, les industriels propageant leurs produits par l’annonce, connaissent la valeur de l’affirmation.

Cette dernière n’acquiert cependant d’influence réelle qu’à la condition d’être constamment répétée, et le plus possible, dans les mêmes termes, Napoléon disait qu’il n’existe qu’une seule figure sérieuse de rhétorique, la répétition. La chose affirmée arrive, par la répétition, à s’établir dans les esprits au point d’être acceptée comme une vérité démontrée. »

« Lorsqu’une affirmation a été suffisamment répétée, avec unanimité dans la répétition, comme cela arrive pour certaines entreprises financières achetant tous les concours, il se forme ce qu’on appelle un courant d’opinion et le puissant mécanisme de la contagion intervient. Dans les foules, les idées, les sentiments, les émotions, les croyances possèdent un pouvoir contagieux aussi intense que celui des microbes. »

Sur le prestige

Page 69 : « Le prestige est en réalité une sorte de fascination qu’exerce sur notre esprit un individu, une oeuvre ou une doctrine. Cette fascination paralyse toutes nos facultés critiques et remplit notre âme d’étonnement et de respect. Les sentiments alors provoqués sont inexplicables, comme tous les sentiments, mais probablement du même ordre que la suggestion subie par un sujet magnétisé. Le prestige est le plus puissant ressort de toute domination. Les dieux, les rois et les femmes n’auraient jamais régné sans lui.

On peut ramener à deux formes principales les diverses variétés de prestige : le prestige acquis et le prestige personnel.

Le prestige acquis est celui que confèrent le nom, la fortune, la réputation. Il peut être indépendant du prestige personnel. Le prestige personnel constitue, au contraire, quelque chose d’individuel coexistant parfois avec la réputation, la gloire, la fortune, ou renforcé par elles, mais parfaitement susceptible d’exister d’une façon indépendante. […]

D’une nature fort différente du prestige acquis, le prestige artificiel il constitue une faculté indépendante de tout titre, de toute autorité. Le petit nombre de personnes qui le possèdent exercent une fascination véritablement magnétique sur ceux qui les entourent, y compris leurs égaux, et on leur obéit comme la bête féroce obéit au dompteur qu’elle pourrait si facilement dévorer. »

A propos de Michael Ferrari – (Photo) - Michael Ferrari a créé en 2007 le blog ‘Esprit Riche’ qui a changé la vie de milliers de personnes. Il est parti de zéro et créé sa liberté financière : la vraie richesse, c’est le temps. Lu par 3.000 personnes chaque jour, ‘Esprit Riche’ est là pour aider chacun à se créer sa place au soleil en créant de la valeur et en investissant intelligemment.

Esprit Riche– « Je suis Michaël Ferrari et je vous forme et vous accompagne dans vos investissements pour que vous atteignez votre indépendance financière ».

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Complément d’information - Psychologie des foules (livre) d’après Wikipédia

Psychologie des foules est un livre de Gustave Le Bon paru en 1895. Il s’agit d’un ouvrage de référence concernant la psychologie sociale, dont les théories sont encore discutées aujourd’hui. Ce livre marqua un tournant dans la carrière du « célèbre docteur1 ». Gustave Le Bon montre dans cet ouvrage que le comportement d’individus réunis n’est pas le même que lorsque les individus raisonnent de manière isolée — il explique ainsi les comportements irraisonnés des foules. Bien que les notions de ce livre soient largement présentes dans les esprits2 ainsi que dans les politiques du maintien de l’ordre français3, l’ouvrage et ses thèses ont été largement critiqués - tant sur le plan méthodologique que théorique4 - et sont aujourd’hui considérés comme dépassés5... » - Article sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_des_foules_(livre)

On peut aussi consulter ‘Psychologie des foules’, de Gustave le Bon. Un savoir d’arrière-plan’ – Par Vincent Rubio dans Sociétés 2008/2 (n° 100), pages 79 à 89 - « Au sein de la vaste bibliographie de Gustave Le Bon (1841-1931), ‘Psychologie des foules’ occupe une place tout à fait particulière. Sa publication en 1895 marque en effet un tournant majeur dans la carrière du « célèbre Docteur ». Et ceci, pour plusieurs raisons. Avec cet ouvrage, s’affirme tout d’abord une inflexion notable des travaux qu’il mène depuis 1881 et ‘L’homme et les sociétés’, dans le domaine des sciences humaines et sociales. Spécialisé jusqu’à l’approche des années 1880 dans le champ de la recherche médicale, Le Bon avait alors imperceptiblement glissé vers l’étude de l’homme et des sociétés d’un point de vue essentiellement anthropologique ; plus particulièrement d’ailleurs à travers le thème de la civilisation. À ce titre, la phrénologie, l’analyse des variations du volume et de la forme du crâne visant à établir une classification scientifique des races humaines – très en vogue à l’époque –, l’intéressa fortement. Avec ‘Psychologie des foules’, cette perspective anthropologique se transforme, ou, tout au moins, se marie à une approche (plus) psychologique du monde humain… » - L’étude complète est à lire sur ce site : https://www.cairn.info/revue-societes-2008-2-page-79.htm#

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 08/08/2020

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Spiritualité Philosophie Psychologie Trois moutons isolés dans un paysage. Fête de l’Aïd el Kébir .7

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