"Un taux très élevé d’une protéine pro-inflammatoire dénommée calprotectine chez des patients atteints par la pandémie de COVID-19, pourrait servir de test diagnostique susceptible d’identifier rapidement les patients risquant de développer une forme sévère de la maladie" par Jacques Hallard


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Un taux très élevé d’une protéine pro-inflammatoire dénommée calprotectine chez des patients atteints par la pandémie de COVID-19, pourrait servir de test diagnostique susceptible d’identifier rapidement les patients risquant de développer une forme sévère de la maladie

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 15/08/2020

Plan : Introduction Sommaire Auteur


Introduction

Ce mini-dossier est consacré à la mise au point récente d’un test diagnostique relatif au coronavirus, qui pourrait servir à détecter précocement les risques, pour certains patients, à exprimer une forme sévère et grave de la maladie lors de la pandémie de COVID-19. Une protéine dénommée calprotectine, qui joue un rôle d’indicateur pour servir comme test de prédiction, est également présentée.

Les cinq dossiers sélectionnés ici sont décrits et accessibles dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

1. Covid-19 : Vers une nouvelle cible thérapeutique ? 07/08/2020 – Document ‘gustaveroussy.fr’

2. Un taux de calprotectine élevé et des sous-ensembles de cellules myéloïdes anormaux distinguent le COVID-19 sévère d’une affection plus légère - Traduction de Jacques Hallard d’un article de Aymeric Silvin etal publié le 05 août 2020 dans la revue ‘Cell’

3. La calprotectine, la protéine qui pourrait aider à lutter contre les formes graves de Covid-19 - 07/08/2020 22:02 CEST - Le HuffPost avec AFP

4. Covid-19 : qu’est-ce que la calprotectine, cette protéine qui joue un rôle dans les formes graves ? Par Josephine ARGENCE - Le 10 août 2020 à 11h09 – Document ‘femmeactuelle.fr’

5. Accès à un article de Wikipédia sur la Calprotectine

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1.
Covid-19 : Vers une nouvelle cible thérapeutique ? 07/08/2020 – Document ‘gustaveroussy.fr’

L’analyse du sang de patients atteints d’une forme grave de Covid-19 montre un déficit des fonctions de l’immunité innée des cellules myéloïdes (fraction des globules blancs), associé à un taux très élevé de calprotectine, une protéine pro-inflammatoire de la famille des alarmines. C’est ce que montre une étude dirigée par Aymeric Silvin, chercheur à Gustave Roussy en immunologie, spécialiste des cellules myéloïdes, au sein de l’Unité 1015 Gustave Roussy / Inserm / Université Paris-Saclay, en collaboration étroite avec le Docteur Florent Ginhoux (Singapore Immunology Network), la Pr Michaela Fontenay (APHP) et le Pr Eric Solary (Gustave Roussy).

Publiés dans la prestigieuse revue Cell, ces résultats permettent de proposer un test diagnostique susceptible d’identifier rapidement les patients risquant de développer une forme sévère de la maladie.

Ces résultats inédits permettent d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour contrer l’aggravation de la Covid-19, en bloquant par exemple les récepteurs de la calprotectine et la myélopoïèse d’urgence. Ces stratégies sont à évaluer par des essais cliniques. Des discussions ont démarré pour repositionner un médicament anticancéreux dans cette indication.

Identification d’une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre la Covid-19

L’analyse d’échantillons sanguins provenant de 158 patients admis aux urgences pour suspicion de Covid-19 montre que un taux très élevé de calprotectine (taux normal multiplié par 100 à 1 000) chez les patients atteints de forme sévère de Covid-19. La calprotectine est une protéine générée dans un contexte inflammatoire.

Photo - « Nos résultats suggèrent que la calprotectine pourrait être responsable de l’aggravation de la Covid-19, puisque sa quantité corrèle avec les besoins en oxygène ainsi que les facteurs impliqués dans la thrombose, souligne Aymeric Silvin. La forte augmentation de calprotectine dans le sang pourrait intervenir avant l’orage cytokinique associé à l’emballement inflammatoire des patients développant une forme sévère. Nous pensons qu’une boucle d’amplification se crée entre la calprotectine et l’interleukine-6, induisant une inflammation chronique aboutissant à une immuno-suppression ».

La Pr Michaela Fontenay, cheffe du service d’hématologie biologique de l’hôpital Cochin, AP-HP, précise qu’« un diagnostic précoce d’une forme grave peut être réalisé par la combinaison d’un dosage de calprotectine et d’un test de routine de cytométrie en flux implantable dans les laboratoires d’hématologie. Un test de routine équivalent a déjà été déployé en France dans le but de faciliter le diagnostic d’une maladie hématologique. »

En savoir plus

Source : https://www.gustaveroussy.fr/fr/covid-19-vers-une-nouvelle-cible-therapeutique

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2.
Un taux de calprotectine élevé et des sous-ensembles de cellules myéloïdes anormaux distinguent le COVID-19 sévère d’une affection plus légère

Traduction de Jacques Hallard d’un article publié le 05 août 2020 dans la revue ‘Cell’ – DOI : https://doi.org/10.1016/j.cell.2020.08.002 - Auteurs : Aymeric Silvin Nicolas Chapuis Garett Dunsmore Florent Ginhoux , # Michaela Fontenay Eric Solary Show all authors - Show footnotes

Points forts :

Les patients atteints sévèrement accumulent des monocytes HLA-DRLow et des neutrophiles immatures dans le sang / les poumons.

Le niveau de la protéine calprotectine est en corrélation positive avec le nombre de neutrophiles et la gravité de la maladie.

La perte de monocytes non classiques pourrait identifier un risque élevé de COVID-19 sévère.

Résumé

On sait que les cellules myéloïdes du sang sont dérégulées dans la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) causée par le virus SRAS-CoV-2. On ne sait pas si la réponse myéloïde innée diffère avec la gravité de la maladie et si les marqueurs de l’immunité innée discriminent les patients à haut risque.

Nous avons donc effectué une cytométrie de flux à haute dimension et un séquençage d’ARN monocellulaire de cellules sanguines périphériques de patients par COVID-19 et détecté la disparition de monocytes CD14Low CD16High non classiques, l’accumulation de monocytes classiques HLA-DR Low et la libération de quantités massives de calprotectine (S100A8 / S100A9) dans les cas sévères. CD10LowCD101-CXCR4 +/- neutrophiles immatures avec un profil immunosuppresseur s’accumulant également dans le sang et les poumons, suggérant une myélopoïèse d’urgence. Les monocytes non classiques pourraient discriminer les patients qui développent une forme sévère de COVID-19, suggérant une valeur prédictive permettant une évaluation prospective.

Article Online Now – Titre : Elevated calprotectin and abnormal myeloid cell subsets discriminate severe from mild COVID-19

Mots clefs : COVID-19 calprotectin emergency myelopoiesis monocyte subsets neutrophils S100A8 S100A9 SARS-CoV-2 type I interferon

Histoire de la publication : Accepted : July 31, 2020 - Received in revised form : June 12, 2020 - Received : May 13, 2020 – Stade de publication : In Press Accepted Manuscript – Identification : DOI : https://doi.org/10.1016/j.cell.2020.08.002

Copyright © 2020 Elsevier Inc. – ScienceDirect - Access this article on ScienceDirect

Article lié : Severe COVID-19 is marked by a dysregulated myeloid cell compartment Schulte-Schrepping et al. CellAugust 05, 2020 - In Brief Full-Text PDF - https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(20)30993-4

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3.
La calprotectine, la protéine qui pourrait aider à lutter contre les formes graves de Covid-19 - 07/08/2020 22:02 CEST - Le HuffPost avec AFP SCIENCE

Des chercheurs français s’intéressent à cette protéine, présente en grande quantité chez les patients atteints de formes sévères du coronavirus.

Photo - Photonews via Getty Images - Pour mieux lutter contre le Covid-19, des chercheurs veulent cibler la calprotectine (Image d’illustration : en avril à Malines, en Belgique).

Coronavirus - C’est peut-être une piste dans la recherche sur le coronavirus. Une protéine produite par l’organisme dans un contexte d’inflammation pourrait jouer un rôle important dans les formes graves de Covid-19, et la cibler pourrait donc aider à lutter contre l’aggravation de la maladie, selon une étude menée par des chercheurs français.

Selon ces travaux, publiés jeudi 6 août dans la revue Cell, on relève “un taux très élevé” -100 à 1000 fois plus que la normale- de cette protéine, la calprotectine, chez les patients atteints d’une forme sévère de Covid-19.

“Nos résultats suggèrent que la calprotectine pourrait être responsable de l’aggravation de la Covid-19”, a estimé dans un communiqué l’auteur principal de l’étude, le chercheur en immunologie Aymeric Silvin.

Des essais cliniques pour évaluer la stratégie

De nombreux travaux à travers le monde cherchent à mieux comprendre les mécanismes de l’“orage cytokinique”, une réaction inflammatoire incontrôlée et excessive mise en cause dans les formes graves de Covid-19. “La forte augmentation de calprotectine dans le sang pourrait intervenir avant l’orage cytokinique associé à l’emballement inflammatoire des patients développant une forme sévère”, a poursuivi Aymeric Silvin.

En théorie, on pourrait donc peut-être repérer les patients risquant de développer une forme sévère de la maladie, en testant le taux de calprotectine dans leur sang, selon le communiqué des organismes français à l’origine de ces recherches (Gustave Roussy, AP-HP, Inserm), en collaboration avec des équipes étrangères (Singapour, Chine, Israël). 

En outre, cette piste pourrait offrir “une approche thérapeutique inédite”, puisque le blocage du récepteur de la calprotectine pourrait aider à combattre l’aggravation. “Ces stratégies sont à évaluer par des essais cliniques”, selon le communiqué.

Repérer en amont les risques de cas graves

L’étude s’est appuyée sur l’analyse d’échantillons sanguins provenant de 158 patients admis aux urgences pour suspicion de Covid-19.

Chez les patients les plus atteints, outre le taux élevé de calprotectine, les analyses ont révélé un fonctionnement anormal de certains globules blancs, qui semble amoindrir la réponse immunitaire.

Faire des analyses portant sur ces deux marqueurs lors de l’admission d’un patient pourrait donc aider à repérer en amont les risques de formes graves.

“Le diagnostic précoce d’une forme grave de la Covid-19 peut être réalisé sur un tube de sang”, a espéré une autre des chercheuses, la Pr Michaela Fontenay, à la tête du service d’hématologie biologique de l’hôpital Cochin à Paris, citée dans le communiqué.

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© 2020 Le HuffPost SAS. Tous droits réservés. Fait partie de HuffPost News The Huffington Post - Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-calprotectine-proteine-recherche_fr_5f2d767ac5b6b9cff7f14b90?utm_hp_ref=fr-science

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4.
Covid-19 : qu’est-ce que la calprotectine, cette protéine qui joue un rôle dans les formes graves ? Par Josephine ARGENCE - Le 10 août 2020 à 11h09 – Document ‘femmeactuelle.fr’ Accueil Santé News Santé

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Des chercheurs français ont décelé un taux élevé de calprotectine, une protéine pro-inflammatoire, chez des patients touchés par des formes graves de Covid-19. Ils réfléchissent à une approche médicale qui consisterait à bloquer le récepteur de la calprotectine, mais des essais cliniques sont nécessaires.

Selon le ministère de la Santé, un patient atteint par la Covid-19contamine au moins trois personnes en l’absence de gestes barrières. Le virus peut provoquer de la température, de la toux, des diarrhées, un essoufflement ou encore uneperte du goût et de l’odorat. Les malades touchés par des formes sévères peuvent manifester de graves troubles respiratoires et être placés sous respiration artificielle.

Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue The Cell, des chercheurs ont repéré la présence de la calprotectine, une protéine pro-inflammatoire chez des patients touchés par des formes aiguës de coronavirus. Selon les résultats des travaux, déceler une augmentation du taux de calprotectine dans le sang permettrait d’identifier plus rapidement les cas graves de Covid-19.

Covid-19 : la calprotectine permet-elle d’identifier les formes graves ?

La recherche a été menée par des chercheurs et médecins français de Gustave Roussy, de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris AP-HP, de l’Inserm, de l’Université Paris-Saclay et de l’université de Paris. Ils également ont travaillé en collaboration avec des équipes étrangères de Singapour, de Chine et d’Israël.

Pour les besoins de l’étude, les scientifiques ont analysé les échantillons sanguins de 158 individus admis aux urgences pour suspicion de Covid-19. Les patients ont été testés par PCR : 78 étaient négatifs au virus et 86 positifs avec les trois degrés de sévérité de la maladie (légère, modérée, sévère).

Chez les patients atteints de formes graves, les chercheurs ont constaté un taux très important de calprotectine, 100 à 1.000 fois plus élevé que la normale. Autre constat : il avaient également un déficit des cellules myéloïdes, des globules blancs qui provoquerait un dysfonctionnement de la réponse immunitaire.

Une nouvelle approche thérapeutique pour lutter contre le coronavirus

’Nos résultats suggèrent que la calprotectine pourrait être responsable de l’aggravation de la Covid-19, puisque sa quantité corrèle avec les besoins en oxygène ainsi que les facteurs impliqués dans la thrombose. La forte augmentation de calprotectine dans le sang pourrait intervenir avant l’orage cytokinique associé à l’emballement inflammatoire des patients développant une forme sévère’, a expliqué Aymeric Silvin, chercheur en immunologie et auteur principal de l’étude dans un communiqué de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.

Selon les chercheurs, leurs conclusions ’permettent d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques pour contrer l’aggravation de la Covid-19’. Ils ont notamment réfléchi à une approche médicale qui consisterait à bloquer le récepteur de la calprotectine, mais des essais cliniques sont nécessaires.

Un taux élevé de calprotectine et un déficit de certains globules blancs sont donc deux marqueurs qui peuvent donc indiquer des formes graves de Covid-19. En cas de suspicion d’infection, les scientifiques ont suggéré de les faire analyser afin d’identifier en amont des patients touchés parune forme aigüe de coronavirus.

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Source : https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/covid-19-quest-ce-que-la-calprotectine-cette-proteine-qui-joue-un-role-dans-les-formes-graves-2099285

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5.
Accès à un article de Wikipédia sur la Calprotectine

La Calprotectine est une protéine complexe d’origine mammifère1,2. En présence de calcium, la calprotectine est capable de séquestrer les métaux de transition comme le fer3, le manganèse et le zinc2,4 par chélation. Cette captation permet des propriétés antimicrobiennes.2,4 La calprotectine est la seule protéine antimicrobienne captatrice de manganèse connue5. La calprotectine constitue jusqu’à 60% du cytosol des neutrophiles, et est secrétée par un mécanisme encore inconnu lors d’une inflammation. La teneur de cette protéine dans les selles est mesurée pour détecter une inflammation intestinale.

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 15/08/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Santé Coronavirus Test diagnostique pour une forme sévère de COVID-19.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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