"Y aller masqué pour les autres et pour se protéger soi-même : oui, mais pas n’importe comment pour rester en bonne santé !" Jacques Gourier et Jacques Hallard


ISIAS Santé Coronavirus Masques et visières

Y aller masqué pour les autres et pour se protéger soi-même : oui, mais pas n’importe comment pour rester en bonne santé !

Jacques Gourier, Ing. Génie Chimique (ENSIA7 Toulouse) et Jacques Hallard , Ing. CNAM, site ISIAS – 17/08/2020

Visière Ecran Facial Bouclier de Protection, 1 achetée, 1 offerte ...

Exemple de port de masque et de visière, ou écran facial ou encore bouclier de protection © 2017 Trend Corner - Tous droits réservés – Communiqué source.

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Préambule - Info Coronavirus COVID-19

Fichier:Logo de la République française (1999).svg — Wikipédia

Coronavirus en France : le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande le port ’systématique’ du masque dans tous les lieux clos collectifs – « Doivent être associées à cette recommandation « les autres mesures barrières de distanciation physique, d’hygiène des mains, de nettoyage et de désinfection des surfaces et d’aération des locaux », précise le Haut Conseil de la santé publique. Source


Quelques notes d’humour

Sortez masqués, le fond de l’air effraie ! Dessin par Henri Ibara ...

Artiste : Henri Ibara- France - Sortez masqués, le fond de l’air effraie ! (2020)
Œuvre unique, Crayon sur Papier (40x40 cm) – Source de ce communiqué Cette œuvre est une œuvre d’art originale unique - Dessin par Henri Ibara (France), Crayon sur Papier. Ses dimensions sont de 40x40 cm. La signature de l’artiste est présente sur l’œuvre. Cette œuvre fait partie de la galerie Gouaches, encre de Chine et crayon. Cette œuvre est encadrée - Source de ce communiqué : https://www.artmajeur.com/fr/ibara/artworks/13159217/sortez-masques-le-fond-de-lair-effraie

Pour écouter Jacques Dutronc « Le fond de l’air est frais  » - 1er février 2015 - Julie D’Amour-Léger - Musique utilisée dans cette vidéo - En savoir plus - Écoutez de la musique sans publicité avec YouTube Premium - Titre : Le fond de l’air est frais - Artiste : Jacques Dutronc - Concédé sous licence à YouTube par SME (au nom de Sony Music Entertainment) ; BMG Rights Management (US), LLC, LatinAutor, ASCAP, SODRAC, Abramus Digital et 1 sociétés de gestion des droits musicaux – Source : https://www.youtube.com/watch?v=EBJPEfAsDMA

Covid-19 : la France vers la mise en quarantaine des voyageurs ...

Joconde masquée / Masked Mona Lisa - Photographie. Voir aussi mon article : Drôles de Mona Lisa – Information : tous les Artistes et les photographes que je représente et fais découvrir sur mon blog, sont protégés sous copyright © pour le respect des droits d’auteur. Ainsi que mes dessins. Tous droits réservés. Cependant, vous pouvez partager et télécharger les Wallpapers, fonds d’écran du blog qui vous plaisent pour habiller vos écrans d’ordinateur (et smartphone) Les photos sont libres de droits. VOYAGE ONIRIQUEAccueil À propos Mes Produits Favoris Contact Qui suis-je ? … - Source : https://voyage-onirique.com/2020/05/12/joconde-masquee-masked-mona-lisa/

Coronavirus - Pénurie de masques ? Voici les solutions les plus farfelues sur les réseaux sociaux – Vidéo 1:32 - 26 février 2020 - TV5MONDE Info

Plus de masques dans les magasins ? Les réseaux sociaux ont des solutions (farfelues). Pour le meilleur et pour le pire, ils tentent, face au virus qui s’étend, de garder un peu d’humour. #Coronavirus #Masques #Covid19 – Source : https://www.youtube.com/watch?v=lMG6llpmUA8

https://www.opinion-internationale....

Le masque hydro-alcoolique - Les ‘Corona – Blagues’ : le masque made in France - Avec le strict respect du confinement et des ‘gestes barrière’, un peu d’humour décuple nos forces pour résister au coronavirus. Opinion internationale vous propose de bonnes blagues pour vous aider à tenir : découvrez ici notre rubrique Corona – Blagues ! – Source : https://www.opinion-internationale.com/2020/03/31/les-corona-blagues-le-masque-made-in-france_72616.html

Le dessinateur et médecin Van Aderr croque le coronavirus

Le dessinateur et médecin Van Aderr croque le coronavirus - Ce médecin retraité, qui vit dans le Calaisis, s’adonne à sa deuxième passion, le dessin. Son coup de crayon s’exprime librement sur l’épidémie de coronavirus. J.P. | 29/03/2020 – Source : https://www.chasseursdinfos.fr/38866/article/2020-03-29/le-dessinateur-et-medecin-van-aderr-croque-le-coronavirus

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Introduction

Après un préambule qui recentre le sujet du Coronavirus en France (accès aux documents officiels français), et quelques notes d’humour pour alléger l’atmosphère, le présent dossier à vocation didactique propose une sélection de 6 documents dont la liste est donnée dans lesommaire ci-après.

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Sommaire

1. Inefficacité du port de la seule visière et conditions d’efficacité des masques - Auteur : Jacques Gourier, Ing. Génie Chimique (ENSIA7 Toulouse. Anciennement IGC) – 14 août 2020.

2. (Re)découvrir la mécanique des fluides avec Wikipédia, Manel Wannassi et E-Learning Physique

3. Le rôle des écrans faciaux dans la réponse à la pandémie de Covid-19 – Traduction de Jacques Hallard – Référence : The Role of Face Shields in Responding to Covid-19 - Auteurs : Ryan Wain Strategic Advisor , Daniel Sleat Special Adviser - 13th June 2020 – Source : une étude britannique

4. À la place du masque obligatoire, pouvez-vous porter une visière ? Par Claire Digiacomi Journaliste au HuffPost - 20/07/2020 18:56 CEST – Document ‘huffingtonpost.fr’

5. Coronavirus : Le classement des masques selon leur efficacité Par Matthieu Balu - 10/08/2020 15:34 CEST

6. Un système de mesure peu coûteux pour tester l’efficacité d’un masque facial destiné à filtrer les gouttelettes expulsées pendant une prise de parole - Emma P. Fischer etal-* Science Advances - 07 Aug. 2020

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1.
Inefficacité du port de la seule visière et conditions d’efficacité des masques

Auteur : Jacques Gourier, Ing. Génie Chimique (ENSIA7 Toulouse. Anciennement IGC) – 14 août 2020.

C’est à juste titre que l’Office Fédéral (Suisse) de la Santé Publique a publié sa note du 15 juillet 2020 concluant à l’inefficacité de la visière employée comme unique mesure barrière contre le Covid-19.

[Se reporter à cette note officielle de Suisse - Nouveau coronavirus : mesures et ordonnances – « Depuis le 6 juillet 2020, le port du masque est obligatoire dans tous les transports publics. Par ailleurs, les personnes entrant en Suisse en provenance de certaines régions doivent se mettre en quarantaine. Les manifestations de plus de 1.000 personnes restent interdites jusqu’à la fin du mois de septembre 2020… » - Source : https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/massnahmen-des-bundes.html ].

Cela confirme que l’aérosol potentiellement dangereux est là et qu’il obéit à la mécanique des fluides et aux lois de la thermodynamique, qui permettent de voir ce qui peut se passer immédiatement, sans calculs ni expérimentation complexes.

L’expiration de l’air humide venant des poumons, forme un aérosol *, voire un brouillard, dont les gouttelettes, invisibles à l’œil, sont évacuées dans l’atmosphère environnant le porteur de la visière. A l’évidence, seul le masque va filtrer cet air expiré et donc protéger les personnes aux alentours.

* Aérosol : dispersion en particules très fines d’un liquide, d’une solution ou d’un solide dans un gaz. En général dans le cas d’un liquide les gouttelettes ont une taille de 10 nm à 1μm. Voir aussi : https://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/aerosol.php4 et/ou https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/climatologie-aerosol-2505/

Inversement, lorsqu’il inspire, le porteur d’une visière seule inhale l’air ambiant non filtré et dont il ignore totalement s’il contient ou non des germes pathogènes, et dans le cas qui nous concerne ici des particules virales actives. Le porteur de ladite visière pense être protégé alors qu’il inhale des gouttelettes d’aérosol potentiellement porteuses desdits germes pathogènes ou virus présents dans l’air environnant.

A l’évidence, la visière seule ne protège pas efficacement son porteur. Elle ne peut constituer qu’un complément du masque.

Quant au masque lui-même, il y a une discussion au sujet de son port à l’extérieur

Le port en est injustifié dès lors que l’on est seul et/ou à bonne distance physique d’autrui (> 2 mètres au moins et en atmosphère calme). Mais s’il y a du vent, alors la distance minimale peut augmenter très fortement par ’effet de panache’. Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, il suffit de lever la tête et regarder comment se comporte une fumée sortant d’une cheminée selon qu’il n’y a pas de vent ou du vent plus ou moins fort. Le panache augmente donc considérablement la distance de protection qui est nécessaire.

[Selon Wikipédia, « En hydrodynamique, un panache est une masse d’air se distinguant de l’air environnant par une température ou une composition très différente et évoluant en fonction de sa quantité de mouvement, de la diffusion de la matière et de la flottabilité. Ceci peut s’appliquer aussi bien à un phénomène très localisé comme un panache de fumée sortant d’une cheminée que d’un flux à large échelle comme celui du flux d’humidité en météorologie…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Panache_(hydrodynamique) ].

Tous les êtres vivants à sang chaud, donc les êtres humains, par leur respiration, expirent un aérosol plus ou moins dense, mais invisible sauf lorsque la température de l’atmosphère ambiante est inférieure au ’point de rosée’ de ladite atmosphère : il y a alors condensation de la vapeur d’eau et formation du brouillard bien connu. Mais visible ou non, l’aérosol est là et il obéit à la mécanique des fluides et aux lois de la thermodynamique, qu’on le veuille ou non.

[D’après ‘Futura Sciences’, « Le point de rosée est la température à laquelle l’humidité d’un gaz, comme l’air, se condense (se liquéfie) pour former des gouttelettes d’eau. Principe du point de rosée : ce point de rosée est une caractéristique thermodynamique d’un gaz qui dépend du taux d’humidité de celui-ci. Plus l’humidité du gaz est importante, plus le point de rosée est élevé (en degré Celsius). Lorsque le point de rosée de l’air est atteint en altitude, il y a formation d’hydrométéores. Lorsque ce point est atteint localement par des objets, l’eau condense sous la forme de rosée (ou de givre, de geléeblanche, de verglas) sur les surfaces de ces objets (végétaux, mobiliers, etc…). Source : https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/meteorologie-point-rosee-7393/ ].

Donc en extérieur dès lors que l’on est proche de son voisin et de surcroit ’sous son vent’, il est nécessaire d’être protégé car personne ne peut savoir si ce voisin est contagieux ou non. Le port du masque devient donc indispensable quoi qu’en pensent les dizaines de millions de soi-disant « experts » qui pullulent un peu partout actuellement.

Un peu de sens de l’observation et de bon sens suffisent pourtant pour prendre les bonnes décisions ou avoir la bonne attitude.
Hélas, ce qui manque le plus : le sens des responsabilités et ce à tous les niveaux.

Pour ceux qui restent sur leur faim :

  • 1) sur le plan de la mécanique des fluides, les forces en jeu sont les suivantes :
    • La gravitation qui fait descendre les gouttelettes quelle que soit leur taille,
    • La poussée d’Archimède qui au contraire les fait monter,
    • La viscosité de l’air ambiant qui ralentit les mouvements des gouttelettes.
      La combinaison de ces différentes « forces » fait qu’un aérosol restera plus ou moins longtemps en suspension dans l’atmosphère.
  • 2) sur le plan thermodynamique, et pour simplifier à l’extrême, le principal phénomène mis en jeu est ici l’ « équilibre liquide – vapeur  » de l’eau : selon la température et la pression, l’air ambiant contient plus ou moins d’eau sous forme vapeur ce qui conditionne la « durée de vie » des aérosols et des brouillards à base d’eau.
  • 3) sur le plan biologique il faut prendre en compte : la température et l’hygrométrie de l’air ambiant, plus éventuellement le rayonnement solaire direct qui peut provoquer un échauffement local très important par absorption des rayons IR.
    Conclusion : la visière portée seule n’est qu’une protection illusoire contre les germes pathogènes et les virus potentiellement dangereux qui sont contenus dans l’air ambiant non filtré, tant lors de l’expiration que lors de l’inspiration. Donc le port du masque est nécessaire pour disposer d’une protection la plus efficace possible.

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2.
(Re)découvrir la mécanique des fluides avec Wikipédia, Manel Wannassi et E-Learning Physique

Introduction à la mécanique des fluides d’après Wikipédia

La mécanique des fluides est un domaine de la physique consacré à l’étude du comportement des fluides (liquides, gaz et plasmas) et des forces internes associées. C’est une branche de la mécanique des milieux continus qui modélise la matière à l’aide de particules assez petites pour relever de l’analyse mathématique mais assez grandes par rapport aux molécules pour être décrites par des fonctions continues.

Elle se divise en deux parties : la statique des fluides qui est l’étude des fluides au repos et la dynamique des fluides, qui est l’étude des fluides en mouvement.

Sommaire

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Introduction à la mécanique des fluides – Vidéo 11:53 - 25 janvier 2016 - Manel Wannassi

Nous présentons une série de vidéo sur les notions de base de la mécanique des fluides. Réalisation basée sur le cours de Mme Cécile Raillard (IUT de Nantes) et enregistrement par Manel Wannassi - Docteur en Mécanique Energétique.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=sN5buKf42ck

Mécanique des fluides. ’Navier Stokes’, ça vient d’où ? (1) - Vidéo 12:05 - 30 octobre 2019 - E-Learning Physique (Haut niveau en mathématiques)

Dans une série de trois vidéos, nous mettons en place les outils nécessaires à la démonstration de l’équation de Navier Stokes, une des équations de base de la mécanique des fluides newtoniens. Dans cette première vidéo, nous posons la problématique de base en montrant la difficulté dans le traitement simultané des forces à distances et de leur équivalent volumique et des forces de contact, décrites par des contraintes surfaciques.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=sN5buKf42ck

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3.
Le rôle des écrans faciaux dans la réponse à la pandémie de Covid-19 – Traduction de Jacques Hallard – Référence : The Role of Face Shields in Responding to Covid-19 - Auteurs : Ryan Wain Strategic Advisor ,Daniel Sleat Special Adviser-* 13th June 2020 – Source : une étude britannique qui est accessible sur ce site : https://institute.global/policy/role-face-shields-responding-covid-19 - Covid-19 - Télécharger en PDF > Download PDFPhoto 

Aperçu

Ces dernières semaines, il y a eu de plus en plus de discussions sur l’utilisation potentielle des écrans faciaux comme outil pour aider à sortir du confinement et à prévenir de nouveaux pics d’infections à Covid-19.

Les écrans faciaux sont des visières faciales en plastique qui offrent une protection complète du visage. Ce type de masque facial peut jouer un rôle important dans la lutte contre le virus, mais il existe un certain nombre d’idées fausses sur leur fonctionnement.

Les écrans faciaux offrent un haut niveau de protection pour le porteur. Étant donné qu’ils couvrent tout le visage - la bouche, le nez et les yeux - un pourcentage élevé de particules virales est empêché d’atteindre le porteur. Les écrans faciaux sont sans doute les meilleurs pour protéger contre la toux et les éternuements. Cependant, comme des études l’ont montré, les gouttelettes virales, en particulier les petites particules provenant des prises de parole, en suspension dans l’air, peuvent rester dans l’air pendant un certain temps et ces particules peuvent être aspirées autour de l’écran.

Les écrans faciaux peuvent donc être des outils très utiles pour ceux qui sont confrontés à des contacts très réguliers, à proximité, avec les autres prsonnes - par exemple dans les milieux médicaux. Ils ont également une grande valeur dans les professions où la communication non verbale à travers les expressions faciales est importante, comme dans l’enseignement par exemple. Ils pourraient être utiles pour assurer la protection et donner confiance aux enseignants, leur permettant ainsi de retourner dans un environnement de classe, pour exercer leur métier.

Pour cette raison, nous recommandons que des écrans faciaux soient achetés et fournis à des groupes clés tels que les enseignants, les travailleurs de la santé, le personnel des services d’urgence, les travailleurs des transports et ceux qui travaillent dans l’éducation en général. Leur utilisation devrait également être encouragée dans les contextes du secteur privé tels que la vente au détail, les activités de loisirs et le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

Dans notre précédent article sur les masques, The Role of Masks in Exiting Lockdown (Le rôle des masques dans la sortie du confinement), nous avons recommandé au public d’utiliser une forme de masque facial lorsque l’on se trouve dans un grand groupe de personne et lorsque la distanciation sociale n’est pas possible. Contrairement aux écrans faciaux, qui sont conçus pour protéger le porteur, les masques inhibent la transmission vers l’extérieur des particules virales et aident donc à protéger les autres personnes. Pour le grand public, un masque médical normal est donc susceptible d’être plus efficace pour aider à contrôler la transmission du virus.

S’exprimant à propos de ce problème, Jeremy Howard, co-fondateur de Masks4All2, a déclaré : « Les meilleurs masques pour le contrôle à la source des gouttelettes provenant d’une prise de parole sont absorbants et permettent la respirations, par exemple, en utilisant une combinaison de coton et de papier absorbant. Cependant, ces masques ne sont pas aussi efficaces contre la toux et les éternuements, ou encore en cas de respiration abondante pendant un exercice. Par conséquent, ils doivent être combinés avec des écrans faciaux, pour obtenir une protection plus large. Les écrans faciaux seuls, cependant, ne sont pas efficaces pour protéger l’utilisateur des petites gouttelettes issues de prise de parole et qui sont en suspension dans l’air ».

La combinaison à la fois d’un masque et d’un écran facial fournirait, bien entendu, une protection significative.

Qu’est-ce qu’un écran facial ? Photo

A faceshield composed of a sheet of clear stiff plastic with a rigid plastic frame across the top to shape and hold on the face
Les écrans faciaux se présentent sous de nombreuses formes, mais tous forment un revêtement facial en plastique transparent. Ils sont principalement déployés dans les établissements de soins de santé.

Pour offrir une protection optimale, ils sont conçus pour couvrir tout le visage (du haut de la tête au menton et couvrant les oreilles horizontalement) et protéger le porteur des particules virales en spray.

Les écrans faciaux sont généralement peu coûteux à produire, plus faciles et plus confortables à porter que les masques et peuvent, potentiellement, être réutilisés indéfiniment (à condition qu’ils soient correctement nettoyés).

Le but d’un écran facial

Les écrans faciaux sont utiles pour protéger l’utilisateur de l’inhalation vers l’intérieur de gouttelettes d’aérosol susceptibles de transporter le virus. Bien qu’ils offrent un certain niveau de contrôle à la source, puisque les particules émises par la toux et les éternuements seraient quelque peu contenues, ils sont moins efficaces que les masques pour empêcher le porteur de transmettre des gouttelettes virales vers l’extérieur.

Dans cet esprit, l’objectif principal des écrans faciaux est de protéger le porteur. Leur efficacité à cet égard est améliorée car ils sont plus susceptibles que les masques d’être portés correctement et d’être conservés pendant de longues périodes de temps. Ils sont donc particulièrement utiles pour ceux qui sont susceptibles d’avoir beaucoup de contacts avec le public. C’est particulièrement le cas pour ceux qui occupent des emplois où la communication non verbale à l’aide d’expressions faciales est importante, comme les tâches d’enseignement à de jeunes enfants.

Le port d’un écran facial n’est pas une mesure isolée. Si la population adopte le port de masques dans les lieux publics, comme recommandé dans notre article précédent « L’importance des masques pour sortir du confinement », la transmission sera réduite. Combiné avec des écrans faciaux, nous, les porteurs, aurions une protection améliorée.

Synthèse - Masque - Ecran facial - Configuration et rôle

Revêtement facial en tissu fait maison - Protéger les autres ; peut être nettoyé et réutilisé

Masques jetables portés pendant une courte période, par ex. un trajet - Protéger les autres

Masques jetables portés pendant une longue période, par ex. chauffeur de bus - Protection limitée ; peut devenir humidifié ; risque de ne pas être porté correctement

La plupart des masques N95, portés pendant une courte période, protègent le porteur et les autres

La plupart des masques N95, portés pendant longtemps, protègent le porteur et les autres mais deviennent vite inconfortables à l’usage

Écran facial - Protéger le porteur mais pas les autres ; peut être porté longtemps et réutilisé après le nettoyage.

[Selon Wikipédia, « Le masque N95 est un masque de protection anti-particules avec un filtre, répondant à la classification de filtration de l’air de l’agence américaine NIOSH (National Institute for Occupational Safety and Health). Il filtre au moins 95 % des particules en suspension dans l’air mais n’est pas résistant à l’huile et ne filtre ni les gaz ni les vapeurs1, tout comme le FFP2, son équivalent européen (qui filtre au moins 94 % des particules) ou le masque KN95 de Chine. Aux États-Unis, le N95 est le plus courant masque filtrant les particules2. Les critères de certification des performances du N95, du FFP2 et du KN95 (efficacité du filtre, agent de test, débit, chute de pression admissible) varient légèrement3,4. Le masque N95 nécessite un maillage fin de fibres de polymère synthétique produites par un processus hautement technique appelé « fusion-soufflage » qui forme la couche de filtration interne qui filtre les particules dangereuses5… » -

https://upload.wikimedia.org/wikipe... N95

Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Masque_N95

Les données sur l’efficacité des écrans faciaux sont plus limitées que sur les masques. Nous incluons ci-dessous l’étude clé sur les boucliers et certains des commentaires récents sur leur efficacité à répondre au Covid-19.

Il apparaît clairement que les écrans faciaux offrent un degré élevé de protection au porteur contre une exposition à courte distance aux particules virales émises par la toux et les éternuements. Cependant, ils permettent aux particules - en particulier les petites gouttelettes issues de la bouche et en suspension dans l’air - d’être aspirées autour. Et, bien qu’ils offrent un certain niveau de contrôle de la source, les écrans faciaux ne sont pas aussi efficaces que les masques pour empêcher la transmission des particules vers l’extérieur.

Institut national pour la sécurité et la santé au travail

Une étude de 2014 sur les écrans faciaux intitulée « Efficacité des écrans faciaux contre les gouttelettes d’aérosol contre la toux provenant d’un simulateur de toux » a été citée dans de nombreux endroits comme la preuve fondamentale disponible. L’étude a utilisé un simulateur de patient qui tousse et un simulateur d’exercice respiratoire pour étudier l’exposition des travailleurs du secteur de la santé aux gouttelettes provenant de toux et examiner l’efficacité des écrans faciaux pour réduire le niveau d’exposition. Les résultats de l’étude ont révélé ce qui suit :

  • 9 pour cent de l’éclatement initial d’aérosol d’une toux peuvent être inhalés par un travailleur à 46 cm (18 pouces) d’un patient.
  • Lors du test d’un aérosol antitussif chargé de grippe avec un diamètre médian en volume (VMD) de 8,5 μm, le port d’un écran facial a réduit l’exposition par inhalation du travailleur de 96% dans la période immédiatement après une toux.
  • l’écran facial a également réduit la contamination de surface d’un respirateur de 97%.
  • Lorsqu’un aérosol contre la toux plus petit était utilisé (VMD = 3,4 μm), l’écran facial était moins efficace, ne bloquant que 68% de la toux et 76% de la contamination de surface. Au cours de la période d’une à 30 minutes après une toux, pendant laquelle l’aérosol s’était dispersé dans toute la pièce et les particules plus grosses s’étaient déposées, l’écran facial a réduit l’inhalation d’aérosol de 23% seulement.
  • L’augmentation de la distance entre le patient et le travailleur à 183 cm (72 pouces) a réduit de 92% l’exposition à la grippe survenue immédiatement après une toux.
    Les auteurs concluent que « … leurs résultats montrent que les agents de santé peuvent inhaler des particules infectieuses en suspension dans l’air tout en traitant un patient qui tousse. Les écrans faciaux peuvent réduire considérablement l’exposition à court terme des travailleurs de la santé aux grosses particules d’aérosol infectieuses, mais les particules plus petites peuvent rester en suspension dans l’air plus longtemps et circuler autour de l’écran facial plus facilement pour être inhalées. Ainsi, les écrans faciaux fournissent un complément utile à la protection respiratoire pour les travailleurs s’occupant de patients souffrant d’infections respiratoires. Cependant, ils ne peuvent pas être utilisés comme substitut à une protection respiratoire lorsque cela est nécessaire ».

Journal de l’American Medical Association - Un article de Point de vue dans le Journal de l’American Medical Association (JAMA) intitulé « Déplacement des équipements de protection individuelle dans la communauté : écrans faciaux et confinement du COVID-19 » a également examiné cette question. Les auteurs soutiennent ceci :

  • « Les écrans faciaux offrent un certain nombre d’avantages. Alors que les masques médicaux ont une durabilité limitée et un faible potentiel de retraitement, les écrans faciaux peuvent être réutilisés indéfiniment et se nettoient facilement avec du savon et de l’eau ou des désinfectants ménagers courants. »
  • « Ils sont confortables à porter, protègent les portails d’entrée virale et réduisent le potentiel d’autoinoculation en empêchant le porteur de toucher son visage. »
  • « Les personnes portant des masques médicaux doivent souvent les retirer pour communiquer avec les autres autour d’eux ; ce n’est pas nécessaire avec les écrans faciaux. L’utilisation d’un écran facial est également un rappel pour maintenir la distance sociale, mais permet la visibilité des expressions faciales et des mouvements des lèvres pour la perception de la parole.
  • « Plus important encore, les écrans faciaux semblent réduire considérablement le degré d’exposition par inhalation au virus de la grippe, un autre virus respiratoire à diffusion de gouttelettes. »
    Laura Bauld, professeur de santé publique (Université d’Édimbourg)

Le professeur Bauld a récemment déclaré : « La raison d’avoir une visière qui couvrirait la moitié supérieure de votre visage serait que vous serez régulièrement en contact avec le public à une distance plus proche, et que vous pourriez être exposé à quelqu’un qui émet ces petites gouttelettes que nous connaissons tous comme étant très efficaces pour transporter le virus. » - En ce qui concerne leur utilisation, elle suggère qu’elle pourrait voir « … comment, dans certains contextes de vente au détail et dans d’autres environnements, ils [peuvent être utiles], mais je ne pense pas qu’il y ait de preuves solides que ce soit quelque chose que le public devrait porter sur un base de routine. L’essentiel est de couvrir la bouche et le nez. »

Dr William G Lindsley, Institut national pour la sécurité et la santé au travail

Le Dr Lindsley, qui a travaillé sur la grande étude de 2014 décrite ci-dessus, décrit certaines des façons dont les écrans faciaux sont moins efficaces que les masques qui créent un sceau autour du visage du porteur : « Si vous êtes face à face ou que je suis derrière vous , peut-être que vous êtes assis à un bureau et que je suis debout, il y a d’autres scénarios que vous pouvez imaginer où des gouttelettes peuvent venir autour d’un écran facial. »

Qu’y a-t-il d’utilisable avec tout cela ?

Les écrans faciaux sont produits par un certain nombre de grands fabricants. Ils peuvent également être fabriqués à l’aide d’imprimantes 3D et un certain nombre d’universités britanniques les produisent.

Aux États-Unis, un certain nombre d’entreprises se sont réorientées pour produire des écrans faciaux, notamment : Amazon, Apple, Nike et General Motors.

En ce qui concerne les principaux fabricants, le site Web Medical Expo répertorie les 33 entreprises

Réaffectation de la fabrication au Royaume-Uni pour produire des écrans faciaux

Dans toute la gamme d’EPI, les écrans faciaux se distinguent par leur simplicité de conception et de fabrication. Cela se prête à la réutilisation de la fabrication existante au Royaume-Uni pour produire en masse des écrans faciaux. Une étude de fin avril9 qui comprenait des contributions de l’hôpital Royal United de Bath montre la facilité avec laquelle ces boucliers peuvent être fabriqués au Royaume-Uni en utilisant des matériaux couramment disponibles :

  • Feuilles transparentes en polychlorure de vinyle / acétate A3 pour la visière - disponibles via les services d’impression
  • Mousse polyuréthane à densité moyenne pour le support facial - disponible auprès des fabricants de meubles
  • Ceinture élastique tissée pour la sangle de tête - disponible via des haberdashers
  • Agrafes et agrafeuses pour attacher la sangle - disponibles auprès des entreprises de fournitures de bureau
  • Colle / adhésifs pour faire adhérer la mousse à la visière - disponible dans les magasins de bricolage10
    Une conception simplifiée de l’écran facial médical est présentée dans l’étude, qui réutilise un assortiment de chaînes d’approvisionnement alternatives existantes. L’appareil est facile à produire avec un minimum d’équipement et de formation. Déjà, nous avons vu des exemples de petites entreprises réutilisant leur fabrication pour développer des écrans faciaux au Royaume-Uni. Cela inclut Plastic-IT à Shrewbsury11, qui a développé l’écran facial Salutem, suite à une subvention du gouvernement via Innovate UK.

Le potentiel de fabrication d’écrans faciaux au Royaume-Uni est clair. Plus facile à produire en masse que les masques, le gouvernement devrait coordonner les fabricants potentiels et les soutenir par des subventions ciblées, des contrats d’achat avancés et l’accès aux installations de fabrication. Simultanément, le gouvernement devrait collaborer avec les fabricants mondiaux d’écrans faciaux en vue de transférer la production de masse d’écrans faciaux (et de masques faciaux) à moyen terme.

Recommandations

Les écrans faciaux sont des outils utiles pour protéger les porteurs qui sont régulièrement exposés, à proximité, à d’autres personnes potentiellement porteuses du virus. Par exemple, les travailleurs des transports, les travailleurs des services d’urgence, les travailleurs des maisons de retraite, ceux qui travaillent dans les écoles et ceux qui travaillent dans le commerce de détail. « Les écrans faciaux sont des outils utiles pour protéger les utilisateurs qui sont régulièrement exposés, à proximité, à d’autres personnes potentiellement porteuses du virus ». Étant donné leur facilité de port par rapport aux masques et leur rentabilité et leur réutilisation, nous recommandons ce qui suit :

Écrans faciaux pour des professions spécifiques

Des écrans faciaux doivent être achetés et fournis pour être utilisés par les groupes suivants : Enseignants - Travailleurs des maisons de retraite - Travailleurs des transports publics- Personnel des services d’urgence - Personnel éducatif - Tout autre agent public exposé à un grand nombre de personnes au quotidien.

Le gouvernement devrait également encourager les entreprises du secteur privé, y compris les détaillants et ceux des loisirs et de l’hôtellerie, à équiper leurs travailleurs de ces moyens de protection. Des conseils devraient être produits et clairement communiqués pour conseiller sur le port approprié des produits, y compris la fréquence à laquelle ils peuvent être réutilisés et dans quelles situations ils devraient être portés avec un masque.

« Nous recommandons que des écrans faciaux soient achetés et fournis à des groupes clés tels que les enseignants, les agents de santé, le personnel des services d’urgence, les travailleurs des transports et ceux qui travaillent dans l’éducation. »

Écrans faciaux pour le grand public

Comme l’indique clairement notre article « L’importance des masques pour sortir du confinement », la principale valeur des masques est d’inhiber la transmission vers l’extérieur des gouttelettes virales. Dans cet article, nous expliquons comment l’utilisation de masques par le grand public peut jouer un rôle essentiel pour maintenir le taux d’infection à des niveaux gérables. Pour les membres du public, nous recommandons donc l’utilisation, au minimum, d’un masque facial de base lorsqu’ils sont en groupe, en public, et quand une distanciation sociale normale n’est pas possible. Lorsque le porteur entre en contact avec un grand nombre de personnes à courte distance, un écran facial est un complément utile, mais non un remplacement, d’un masque.

Fabrication d’écrans faciaux

Court terme - Le gouvernement devrait soutenir la réutilisation de la fabrication pour produire en masse des écrans faciaux au Royaume-Uni grâce à des subventions et à l’accès aux installations de production.

Moyen à long terme - Le gouvernement devrait continuer à coordonner la fabrication d’écrans faciaux au Royaume-Uni, en rassemblant des fabricants britanniques reconvertis tout en transférant la fabrication de masse en s’engageant avec de grands fabricants mondiaux.

Footnotes

World seminar | ShARE – Do Well Do Good

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4.
À la place du masque obligatoire, pouvez-vous porter une visière ? Par Claire DigiacomiJournaliste au HuffPost - 20/07/2020 18:56 CEST – Document ‘huffingtonpost.fr’ - Actualités

Si le masque est désormais considéré par le gouvernement français comme un moyen efficace de lutter contre le coronavirus, la visière de protection n’a pas fait ses preuves.

Photo - ALAIN JOCARD via Getty Images - La visière de protection peut-elle remplacer le masque contre le coronavirus (Image d’illustration : le 12 mai 2020 à Paris) ?

Masque obligatoire - Désormais, vous ne serez plus seulement reconduit à l’extérieur du magasin. Le port du masque est devenu obligatoire dans les espaces publics clos ce lundi 20 juillet 2020 dans toute la France, sous peine d’une amende de 135 euros en cas d’infraction. Cette mesure, dont le but est d’enrayer les signes d’un léger regain du Covid-19, inscrit dans la loi une habitude déjà bien intégrée par une majorité des Français.

Dans les transports, où il était déjà obligatoire, dans les commerces ou dans les administrations, le masque fait maintenant partie du paysage depuis le mois de mars. Mais une autre protection contre le coronavirus a aussi été adoptée par certains : la visière de protection. Fixée sur le haut du front, couvrant tout le visage, elle représente parfois une alternative plus confortable au masque, qui peut gêner la respiration en cas d’effort physique par exemple.

Elle n’est toutefois pas considérée par le gouvernement comme une protection optimale contre la propagation du coronavirus. Contactée par Le HuffPost, la direction générale de la santé (DGS) estime que “la visière ne remplace pas le masque” et précise que “le décret rendant obligatoire le port du masque ne porte que sur les masques” et pas sur les visières. Toute personne utilisant une visière comme alternative au masque chirurgical ou grand public s’expose donc à une amende de 135 euros.

Pas de visières dans les trains

Même son de cloche du côté de la SNCF. La compagnie ferroviaire indique au HuffPost que seul le masque est accepté dans les trains et que les visières ne peuvent être considérées comme des alternatives à cette obligation. Les passagers portant une visière sans masque s’exposent ainsi à une amende.

Certains travailleurs devront donc peut-être revoir leurs (nouvelles) habitudes. Les commerçants ou les personnels de la restauration, parfois soumis à des cadences soutenues, ont pu jusqu’ici adopter la visière pour plus de confort. Ils doivent désormais porter un masque, comme le veut le décret qui oblige le port de cette protection dans tous les “magasins de vente et centres commerciaux” et dans “les restaurants et débits de boissons”, aussi bien pour “le personnel des établissements” que pour “les personnes accueillies de onze ans ou plus lors de leurs déplacements au sein de l’établissement”.

Le décret ne s’applique en revanche pas dans les entreprises non ouvertes au public, qui “doivent gérer au cas par cas” la question du port du masque, selon le Premier ministre Jean Castex. En l’absence de règle dans ce cadre privé, aucune amende pour le port d’une visière et non d’un masque ne pourra donc être appliquée.

La visière, “seulement en complément du masque”

La France n’est pas la première à distinguer la visière du masque de protection. En Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a déconseillé le 15 juillet le port unique de la visière après une série d’infections du personnel portant cette protection dans un hôtel des Grisons, rapporte La Tribune de Genève. Au Québec, les personnes portant uniquement une visière se voient désormais “refuser l’accès aux transports publics et aux commerces” car cette protection n’offre “aucune étanchéité”, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, cité par Radio-Canada.

En France, la DGS avait saisi en urgence le Haut conseil de la santé publique (HCSP) le 7 mai à ce sujet. Dans son avis, dressé ”à partir des données scientifiques et techniques disponibles”, le HCSP recommande “de ne pas utiliser les visières en remplacement des masques grand public” et de “considérer leur emploi seulement en complément du port d’un masque”. 

Même conclusion dans le cas des professionnels de santé exposés au public, qui ne devraient porter une visière qu’en complément du masque. Si le HCSP reconnaît que les visières peuvent “protéger la zone du visage et les muqueuses associées”, notamment le nez, elles ne présentent “en aucun cas une performance de filtration” et “ne peuvent remplacer un appareil de protection respiratoire”, souligne cet avis, le dernier publié à ce sujet par le HCSP.

La question des petites gouttelettes et particules en suspension

Le HCSP cite notamment une étude menée en 2014 grâce à un simulateur de toux et concluant que les visières permettent de réduire l’exposition virale du porteur de 96% lorsqu’il est à 45 centimètres de quelqu’un qui tousse, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous. Mais la visière est “moins efficace contre les plus petites gouttelettes qui peuvent diffuser par les côtés ouverts”, note le HCSP. Les personnes entourant le porteur de la visière ne sont elles non plus pas protégées “des particules restant en suspension”, souligne l’institut national de recherche et sécurité (INRS), alors que le masque filtre le virus.

Une remarque d’autant plus importante que des “incertitudes” demeurent sur la transmission du coronavirus dans l’air. La question “a fait l’objet le 6 juillet d’une lettre à l’OMS signée par 239 scientifiques issus de 32 pays, qui ont notamment fait part de leurs observations sur la fréquence des contaminations et des clusters en milieu clos, particulièrement en cas de brassage d’air, et même en l’absence de projection directe”, indique la DGS.

Voir l’animation à la source

Plusieurs spécialistes des infections interrogés par le New York Times fin juin 2020 défendent toutefois l’utilisation de la visière et soulignent ses nombreuses qualités : elle est réutilisable à l’infini si elle est correctement nettoyée, elle protège l’intégralité du visage et empêche que le porteur se touche le visage, elle permet de conserver des expressions faciales, une qualité essentielle pour les personnes sourdes et malentendantes, et il est quasiment impossible de mal la porter (contrairement aux masques parfois mis sous le nez ou mal manipulés après utilisation).

“Souvenez-vous, l’efficacité ne dépend pas seulement des propriétés inhérentes de la protection, mais aussi de la manière dont elles sont portées”, souligne le Dr. Eli Perencevich, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de l’Iowa. Il espère que de nouvelles recherches pourront démontrer l’efficacité de la visière.

Vidéo 01 :31 - À voir également sur Le HuffPost : Pour bien porter le masque, 5 gestes essentiels à connaître > https://www.huffingtonpost.fr/entry/a-la-place-du-masque-obligatoire-pouvez-vous-porter-une-visiere_fr_5f156007c5b6d14c33699283

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5.
Coronavirus : Le classement des masques selon leur efficacité Par Matthieu Balu- 10/08/2020 15:34 CEST | Actualisé 10/08/2020 15:36 CEST – Document ‘huffingtonpost.fr’

Les masques improvisés s’en sortent beaucoup moins bien que les autres. Voici les différents types de masques classés par efficacité.

COVID - À vos masques, prêts, portez ? Alors que les indicateurs repartent depuis plusieurs semaines à la hausse pour les contaminations au coronavirus, en particulier en Île-de-France, de nombreuses municipalités ont décidé d’imposer à nouveau le port du masque dans l’espace public, y compris dans les rues.

Cette fois, pas de pénurie, mais au contraire une certaine variété : du masque chirurgical au tissu en passant par le “Do it yourself”, les Français déjà habitués à se protéger dans les lieux fermés peuvent faire leur choix. Mais attention, n’importe quel morceau de tissu ne fera pas forcément l’affaire : comme vient de le démontrer une étude menée par des chercheurs de l’université de Duke (États-Unis), un mauvais choix pourrait même augmenter le risque de transmission du virus (voir la vidéo en tête d’article) !

Parue dans la revue Science Advances le 7 août, l’étude compare l’efficacité de 14 masques différents, parmi lesquels, à n’en pas douter, se trouve le ou les vôtres. Masque N95, masque chirurgical, masque en coton de taille et de forme différentes, mais aussi bandana et tour de cou en fibre polaire, deux accessoires faciles à placer devant sa bouche. Et les résultats jettent un coup de froid sur ces barrières improvisées. 

Le N95 champion toutes catégories

Les scientifiques ont retenu deux critères pour mesurer l’efficacité des masques : le nombre de postillons traversant la barrière de tissu, et leur taille, alors qu’une phrase est prononcée par un cobaye. La phrase ici est “Stay healthy, people”, soit en Français “Restez en bonne santé”.

Sur ces deux critères, le masque respirateur N95 s’en sort sans surprise avec la médaille d’or. Moins d’un millième des postillons arrivent à passer la barrière du masque, durant toute la durée où la phrase est prononcée. La deuxième place revient sans discussion aux masques chirurgicaux qui, portés correctement, filtrent 99% des projections. Ensuite, assez loin derrière, arrivent les masques lavables, qu’ils s’achètent dans le commerce ou soient fabriqués à la maison. 

Ces derniers s’échelonnent d’un confortables 95% de filtration, pour les masques réutilisables comportant trois couches coton-polypropylène-coton, a un plus fragile 66% pour les masques tricotés en laine. Votre masque réutilisable se trouve vraisemblablement dans cette zone, tous comme les “masques barrière” à faire soi-même recommandés par l’AFNOR. Ces chiffres démontrent, s’il en était besoin, qu’il ne suffit pas d’avoir un masque, mais qu’il faut aussi que votre voisin s’en munisse pour le risque de transmission soit au plus bas.

En bas de l’échelle, les mauvais élèves sont le célèbre bandana, et le fort utile cache-cou en fibre polaire. Le premier cité offre un taux de filtration de 50%, avec une barrière particulièrement poreuse en début de phrase, lorsque l’on souffle particulièrement fort contre le tissu en parlant. Il offre donc une protection limitée, qui en fait une protection acceptable à défaut d’autre chose (notamment lorsque les masques étaient indisponibles), mais à remplacer dès que cela est possible.

Le tour de cou, la catastrophe

L’usage du tour de cou est quant à lui bien moins défendable, même lorsqu’aucune autre option n’est disponible. Si l’accessoire semble naturellement indiqué, puisqu’on le met parfois sur la bouche pour se protéger du froid, il n’en est rien. Les mesures de l’université de Duke indiquent que le vêtement ne fait pas baisser le nombre des postillons dans l’air... mais augmenter.

Comment est-ce possible ? La fibre synthétique, estiment les chercheurs, divise les particules à défaut de les filtrer. Résultat, là où les masques en tissu laissent passer des postillons de toutes tailles en faible nombre, le tour de cou bloque les “gros”...pour laisser un tiers de plus que lorsque l’on parle sans aucune protection. 

Des particules fines et très nombreuses, ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle, comme nous l’ont appris les études dès ces derniers mois sur la transmission de SARS-CoV-2 dans l’air. Les particules les plus petites sont en effet les plus légères, donc celles qui restent le plus longtemps dans l’air. Or si la question d’une transmission aérosol se pose, la contagion par les gouttelettes est quant à elle avérée. On gardera donc le tour de cou en fibres polaires pour protéger son cou, ce qui après tout n’a rien d’insensé. 

À voir également sur Le HuffPost : Pourquoi faire du sport avec un masque n’est pas recommandé 

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Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-masque-efficaces_fr_5f310b1fc5b64d7a55f5c36f??ncid=newsltfrhpmgnews#EREC-101

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6.

Un système de mesure peu coûteux pour tester l’efficacité d’un masque facial destiné à filtrer les gouttelettes expulsées pendant une prise de parole

Auteurs : View ORCID Profile Emma P. Fischer1, View ORCID Profile Martin C. Fischer2,3,*, View ORCID Profile David Grass2, View ORCID Profile Isaac Henrion4, View ORCID Profile Warren S. Warren2,3,5,6 and Eric Westman7 - Science Advances  07 Aug 2020 : eabd3083
DOI : 10.1126/sciadv.abd3083 - Article - Figures & Data - Info & Metrics - eLetters - PDF

Résumé

Les conditions mandats d’utilisation des masques dans les populations pendant la récente pandémie de COVID-19, aggravés par la pénurie mondiale des fournitures commerciales à ce moment, ont conduit à une utilisation généralisée de masques faits à la maison et de masques de remplacement. On suppose que le port de tels masques réduit la probabilité pour une personne infectée de propager la maladie, mais bon nombre de ces modèles de masques n’ont pas été préalablement testés dans la pratique.

Nous avons démontré une méthode de mesure optique simple pour évaluer l’efficacité des masques afin de réduire la transmission de gouttelettes respiratoires lors d’un discours régulier. Dans des études de validation de principe, nous avons comparé une variété de types de masques couramment disponibles et nous avons observé que certains types de masques se rapprochent des performances des masques chirurgicaux standard, tandis que certaines alternatives de masques, telles que le molleton ou les bandanas, offrent très peu de protection. Notre configuration de mesure est peu coûteuse et elle peut être conçue et utilisée par des personnes non-expertes, ce qui permet une évaluation rapide des performances du masque pendant les prises de parole, les éternuements et les toux.

Introduction

La propagation mondiale du COVID-19 au début de 2020 a considérablement augmenté la demande des masques faciaux dans le monde, tout en stimulant la recherche sur leur efficacité. Nous avons adapté et rapporté ici une approche d’imagerie optique récemment démontrée (1, 2) et nous soulignons les différences marquées dans l’efficacité des différents masques et des alternatives de masques pour supprimer la propagation des gouttelettes respiratoires pendant les prises de parole régulières.

En général, le terme « masque facial » régit une large gamme d’équipements de protection dont la fonction principale est de réduire la transmission de particules ou de gouttelettes.

L’application la plus courante en médecine moderne est de protéger le porteur (par exemple, les premiers intervenants dans un système sanitaire), mais les masques chirurgicaux avaient été initialement introduits pour protéger les personnes environnantes du porteur, comme la protection des patients présentant des plaies ouvertes contre les agents infectieux de l’équipe chirurgicale (3), ou les personnes entourant un patient tuberculeux et pouvant contracter la maladie via des gouttelettes en suspension dans l’air (4). Ce dernier rôle a été adopté par plusieurs gouvernements et agences de réglementation (5), car les patients atteints de COVID-19 peuvent être asymptomatiques mais contagieux pendant plusieurs jours (6).

Le principe de protection contre les personnes infectées portant un masque est simple : le port d’un masque facial réduira la propagation des gouttelettes respiratoires contenant des virus. En fait, des études récentes suggèrent que le port des masques faciaux réduit la propagation du COVID-19 au niveau de la population et, par conséquent, émousse la croissance de la courbe épidémique (7, 8).

Pourtant, la détermination de l’efficacité des masques est un sujet complexe qui reste un domaine de recherche actif (voir par exemple (9)), rendu encore plus compliqué car les voies d’infection du COVID-19 ne sont pas encore entièrement comprises et sont compliquées par de nombreux facteurs tels que les voies de transmission, l’ajustement et l’utilisation correcte des masques et les variables environnementales.

Du point de vue des politiques publiques, les pénuries d’approvisionnement en masques chirurgicaux et respirateurs N95, ainsi que les préoccupations concernant leurs effets secondaires et l’inconfort d’une utilisation prolongée (10), ont conduit à l’utilisation publique d’une variété de solutions généralement moins restrictives, comme des masques en coton ou des bandanas faits maison, mais qui sont généralement d’une efficacité inconnue. Alors que certains textiles utilisés pour la fabrication de masques ont été caractérisés (11), les performances des masques réels dans un cadre pratique doivent être prises en compte. Le travail que nous rapportons ici décrit une méthode de mesure qui peut être utilisée pour améliorer l’évaluation, afin de guider la sélection des masques et les décisions d’achat.

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Fig. 1 - Schéma du montage expérimental.

Un faisceau laser est dilaté verticalement par une lentille cylindrique et éclairé à travers des fentes dans l’enceinte. La caméra est située à l’arrière de la boîte, avec un trou pour le haut-parleur à l’avant. L’encart montre la dispersion des particules d’eau d’un vaporisateur avec l’avant de la boîte retiré. Crédit photo : Martin Fischer, Duke University.

A partir du site d’origine : Download high-res image Télécharger l’image haute résolution - Ouvrir dans un nouvel onglet Open in new tab - Télécharger Powerpoint Download Powerpoint

Une image schématique et de démonstration est représentée sur la figure 1 ci-dessus. En bref, un opérateur porte un masque facial et parle dans la direction d’un faisceau laser étendu à l’intérieur d’une enceinte sombre. Les gouttelettes qui se propagent à travers le faisceau laser diffusent la lumière, qui est enregistrée avec une caméra de téléphone portable. Un algorithme informatique simple est utilisé pour compter les gouttelettes dans la vidéo. Le matériel requis pour ces mesures est couramment disponible ; des lasers et des composants optiques appropriés sont accessibles dans des centaines de laboratoires de recherche ou peuvent être achetés pour moins de 200 $, et une caméra de téléphone portable standard peut servir de dispositif d’enregistrement. La configuration expérimentale est simple et elle peut facilement être construite et exploitée par des personnes non expertes.

Ci-dessous, nous décrivons la méthode de mesure et nous démontrons ses capacités pour tester des tests masques divers. Dans cette application, nous ne tentons pas une étude complète de tous les modèles de masques possibles ou une étude systématique de tous les cas d’utilisation. Nous avons simplement démontré notre méthode sur une variété de masques et d’alternatives de masques couramment disponibles, avec un seul haut-parleur, et un sous-ensemble de ces masques a été testé avec quatre haut-parleurs. Même à partir de ces études de démonstration limitées, des caractéristiques générales importantes peuvent être extraites en effectuant une comparaison relative entre différents masques faciaux et leur transmission de gouttelettes.

Masques faciaux à l’étude (nom et description dans le tableau 1 de la publication d’origine).

Les informations ci-dessous répertorient les masques faciaux qui ont été étudiés, les alternatives de masque et le matériau du masque (les masques sont représentés sur la figure 1). Les masques marqués d’un astérisque (*) ont été testés par quatre orateurs, tous les autres par un orateur.

1, « Surgical » * Masque chirurgical, 3 couches

2, masque N95 « Valved N95 » avec valve d’expiration

3, masque « tricoté »

4, masque de tablier en polypropylène à 2 couches « PolyProp »

5, masque en coton-polypropylène-coton « poly / coton »

6, masque Maxima AT à 1 couche « MaxAT »

7, masque de style plissé en coton 2 couches « Cotton2 »

8, masque en coton 2 couches « Cotton4 », style Olson

9, masque de style plissé en coton 2 couches « Cotton3 »

10, masque de style plissé en coton 1 couche « Cotton1 »

11, polaire de type guêtre « Fleece »

12, « Bandana » * Bandana double épaisseur

13, masque de style plissé en coton 2 couches « Cotton5 » *

14, masque N95 « Fitted N95 » N95, sans valve d’expiration, installé

« Andain » Bande de matériau de masque, polypropylène

« Aucun » * Expérience de contrôle, pas de masque

Résultats

Nous avons testé 14 sortes de masques ou d’alternatives de masques qui sont couramment disponibles, un patch de matériau de masque et un masque N95 éprouvé par des professionnels (voir la figure 2 et le tableau 1 pour plus de détails).

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Fig. 2 - Images de masques faciaux à l’étude. Nous avons testé 14 masques ou alternatives de masques différents et un matériau de masque (non illustré). Crédit photo : Emma Fischer, Duke University.

Accès à partir de la source • Télécharger une image haute résolution > Download high-res image •Ouvrir dans un nouvel onglet > Open in new tab • Télécharger Powerpoint Download Powerpoint

Pour référence, nous avons enregistré des essais de contrôle où le locuteur ne portait pas de masque de protection ou de couverture. Chaque test a été réalisé avec le même protocole. La caméra a été utilisée pour enregistrer une vidéo d’une durée d’environ 40 s afin d’enregistrer les gouttelettes émises en parlant. Les 10 premières secondes de la vidéo servent de référence. Au cours des 10 s suivantes, le porteur du masque a répété la phrase « Restez en bonne santé, les gens » cinq fois (discours), après quoi la caméra a continué à enregistrer pendant 20 s supplémentaires (observation). Pour chaque masque et pour l’essai témoin, ce protocole a été répété 10 fois. Nous avons utilisé un algorithme informatique (voir Matériels et méthodes) pour compter le nombre de particules dans chaque vidéo.

Les résultats de notre étude sur les masques sont représentés sur la figure 3 (A), où nous montrons le nombre de gouttelettes relatif pour chaque masque testé. Les données affichées avec des points pleins représentent le résultat du même locuteur testant tous les masques ; les points et les barres d’erreur représentent respectivement la valeur moyenne et l’écart-type de distribution du nombre total de gouttelettes normalisé à l’essai de contrôle (sans masque). Pour l’essai de contrôle de ce locuteur, le nombre absolu de gouttelettes était d’environ 960. Un graphique avec l’échelle logarithmique correspondante peut être trouvé sur la figure supplémentaire S1. Les données de la figure 3 (A) affichées avec un cercle creux représentent une moyenne sur quatre locuteurs différents portant le même type de masques (chirurgical, en coton5 et bandana) ; les valeurs et les barres d’erreur représentent la valeur moyenne et l’écart type du nombre de gouttelettes relatif moyen des quatre haut-parleurs. Les comptages de référence des locuteurs supplémentaires pour l’essai témoin (sans masque) étaient d’environ 200, avec une variance fractionnaire similaire à celle du locuteur principal (voir la figure supplémentaire S2 pour plus de détails).

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Fig. 3

Transmission de gouttelettes à travers les masques faciaux (A, à gauche). Transmission relative des gouttelettes à travers le masque correspondant. Chaque point de données solide représente la moyenne et l’écart type sur 10 essais pour le même masque, normalisés à l’essai témoin (sans masque) et testés par un locuteur. Les points de données creux sont la moyenne et les écarts types des comptes relatifs sur quatre locuteurs. Un graphique avec une échelle logarithmique est montré dans la figure supplémentaire S1(B, à droite). L’évolution temporelle du nombre de gouttelettes (axe gauche) est indiquée pour des exemples représentatifs, marqués de la couleur correspondante en (A) : Pas de masque (vert), Bandana (rouge), masque de coton (orange) et chirurgical (bleu - non visible sur cette échelle). Le nombre cumulé de gouttelettes pour ces cas est également affiché (axe de droite).

Nous avons mesuré une fraction de transmission de gouttelettes allant de moins de 0,1% (masque N95 ajusté) à 110% (masque en molleton, voir la discussion ci-dessous) par rapport aux essais témoins. Sur la figure 3 (B), l’évolution temporelle des gouttelettes détectées est illustrée pour quatre exemples représentatifs (chirurgical, coton5, bandana et essai témoin), testés par le premier orateur - les données pour tous les masques testés sont présentées sur la figure supplémentaire S3. Les courbes pleines indiquent le taux de transmission des gouttelettes dans le temps.

Pour l’essai témoin (courbe verte), les cinq pics distincts correspondent aux cinq répétitions de la parole de l’opérateur. Dans le cas de la parole à travers un masque, il existe une barrière physique qui se traduit par une réduction des gouttelettes transmises et un retard important entre la parole et la détection des particules. En effet, le masque agit comme un filtre passe-bas temporel, adoucit le taux de gouttelettes dans le temps et réduit la transmission globale. Pour le bandana (courbe rouge), le taux de gouttelettes est simplement réduit d’un facteur deux et les répétitions du discours sont toujours perceptibles. L’effet du masque en coton (courbe orange) est beaucoup plus fort. Le modèle de parole n’est plus reconnaissable et la plupart des gouttelettes, par rapport à l’essai témoin, sont supprimées. La courbe du masque chirurgical n’est pas visible sur cette échelle. Les zones ombrées de toutes les courbes affichent le nombre cumulé de particules au fil du temps : plus la courbe est basse, plus les gouttelettes sont bloquées par le masque. La figure 3 (B) montre le nombre de gouttelettes pour les quatre masques mesurés par un haut-parleur. La Fig. S4 supplémentaire montre les données des quatre haut-parleurs en utilisant des masques identiques.

Nous avons remarqué que le fait de parler à travers certains masques (en particulier la toison du cou) semblait disperser les plus grosses gouttelettes dans une multitude de gouttelettes plus petites (voir la figure supplémentaire S5), ce qui explique l’augmentation apparente du nombre de gouttelettes par rapport à l’absence de masque dans ce cas. Étant donné que les particules plus petites sont en suspension dans l’air plus longtemps que les grosses gouttelettes (les plus grosses gouttelettes coulent plus rapidement), l’utilisation d’un tel masque pourrait être contre-productive.

En outre, les performances du masque N95 à valve sont probablement affectées par la valve d’expiration, qui s’ouvre pour un fort flux d’air vers l’extérieur. Bien que la valve ne compromette pas la protection du porteur, elle peut diminuer la protection des personnes entourant le porteur. En comparaison, les performances du masque N95 ajusté et sans valve étaient bien supérieures

Discussion

La configuration expérimentale est très simple à mettre en œuvre, et le matériel et les logiciels requis sont omniprésents ou faciles à acquérir. Cependant, cette simplicité va de pair avec certaines limitations qui sont discutées ici, ainsi que des pistes pour des améliorations possibles et des études futures.

Encore une fois, nous tenons à noter que les tests de masque effectués ici (un haut-parleur pour tous les masques et quatre haut-parleurs pour les masques sélectionnés) ne doivent servir qu’à titre de démonstration. Il faut s’attendre à des variations entre les sujets, par exemple dues à des différences de physiologie, d’ajustement du masque, de position de la tête, de configuration de la parole, etc….

NB du traducgteur. La suite de la discussion, ainsi que tous les détails des méthodes et des matériels utilisés, les remerciements, les notes et toutes les références, sont consultables à partir de la source de ce document d’origine AAAS, et indiquée ci-dessous.

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Science Advances ISSN 2375-2548. Source : https://advances.sciencemag.org/content/early/2020/08/07/sciadv.abd3083/tab-figures-data

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On peut aussi se référer à cet article :

4 reasons you shouldn’t trash your neck gaiter based on the new mask study - The study was meant to figure out how to evaluate masks, not compare their effectiveness - By Jonathan Lambert - August 12, 2020 at 6:30 pm - Updated August 13, 2020 at 2:00 pm

(Quatre raisons pour lesquelles vous ne devriez pas jeter votre cache-cou en fonction de la nouvelle étude sur les masques. L’étude visait à déterminer comment évaluer les masques et non à comparer leur efficacité)

Photo - Neck gaiters have become a popular, lightweight mask option for runners. But a new study on how to test mask effectiveness has been widely, and mistakenly, reported as showing wearing one is worse than nothing when it comes to spreading the coronavirus. E. Otwell

Source : https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-covid19-neck-gaiters-masks-droplets-study?utm_source=Editors_Picks&amp ;utm_medium=email&utm_campaign=editorspicks081620

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7. Revue de presse - Anti-masques : la défense des libertés individualistes’ (Guillaume Erner, Charlie Hebdo, 12 août 20) - 13 août 2020 – Document ‘laicite-republique.org’

[Les articles de la revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]

En France, l’hostilité au masque n’est pas encore un thème politique. Mais pour combien de temps ?

« C’est aussi vieux que l’hérésie albigeoise : chaque ortho­doxie suscite son hétérodoxie. Même chose pour les masques. Que ceux-ci manquent, et l’on dénonce, de la part de l’État imprévoyant, un crime contre l’humanité. Mais que, d’aventure, ils deviennent obligatoires, alors de farouches opposants se lèvent. Si les anti-masques sont bien implantés aux États-Unis et en Allemagne, nul ne sait encore comment le phénomène s’acclimatera en France. Jusqu’ici, notre pays a plutôt été radical dans le sanitaire. Aucune mesure de confinement, aussi dure fût-elle, aucune interdiction de marcher, de jogger ou de pédaler n’a suscité la moindre protestation par chez nous. C’est probablement pour cela que l’hostilité au masque n’est pas devenue un thème politique ».

« Mais aux États-Unis, comme le raconte A. Hess dans le New York Times, le masque est devenu pour l’extrême droite le symbole de la décadence d’une société efféminée. Un homme, un vrai, cela avance le visage découvert, et c’est pour cela que Trump et les siens ont refusé pendant de longues ­semaines d’en porter un. À longueur de ­colonnes, un éditorialiste conservateur et catholique comme R. R. Reno a présenté les masques comme des « signes ostentatoires de lâcheté ». Ceux qui prétendent se protéger ainsi sont en réalité des hypocrites qui exagèrent la menace réelle de la maladie. À la porte d’un restaurant texan, on trouvait l’avertissement suivant : « Parce que nous tenons à vous, si vous sentez (et non pensez) que vous devez porter un masque, restez chez vous jusqu’à ce que vous considériez qu’il est possible de s’en passer dans un lieu public ».

« Rien de nouveau sous le soleil : depuis longtemps, il se trouve des « esprits forts » qui tiennent le courage pour le meilleur vaccin contre un virus. Napoléon combattait la peste en l’ignorant. Le refus des masques rassemble des individus qui n’attendent rien des autres et pensent que les autres ne peuvent pas les atteindre. Voilà pourquoi ils refusent l’État providence, le confinement et le « confinement portatif » offert par le fait de se couvrir la bouche. Ils n’ont pas besoin de police pour les défendre, ils ont le port d’armes. Ils ne redoutent rien des autres, ils ne vivent pas en société. Dans ses cauchemars, Émile Durkheim prophétisait l’avènement d’une société anomique [voir plus loin], où tous les liens sociaux auraient fini par se dissoudre. Si cette société est la nôtre, elle ne risque pas de mourir du Covid-19 : en réalité, elle est déjà morte ».

Lire la source : ’Anti-masques la défense des libertés individualistes’.

Post scriptum - Voir aussi dans la Revue de presse la rubrique Crise du coronavirus (note du CLR). Mis en ligne : 13 août 2020

Comité Laïcité République

Valeurs de la République et Laïcité’ : Sessions des Bouches-du ...

L’auteur Guillaume Erner « né le 8 février 1968, est un journaliste, sociologue et animateur de radio français. Depuis 2015, il présente Les Matins de France Culture. »

Photo - Guillaume Erner - Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture - Radio France. Crédits : Christophe Abramowitz - En savoir plus

Biographie de Guillaume Erner - Guillaume Erner est producteur des ’Matins’, la matinale de France Culture, et de ’Superfail’, podcast hebdomadaire consacré à ce qui ne marche pas. C’est un double cursus en sociologie et en prêt-à-porter féminin qui a conduit Guillaume Erner jusqu’aux micros de Radio France. Après l’obtention d’un doctorat de sociologie (2003), Guillaume Erner a publié différents ouvrages consacrés aux comportements irrationnels, notamment Expliquer l’antisémitisme (Presses Universitaires de France, 2005), Victimes de la mode ? (La Découverte, 2004) et enfin Sociologie des tendances (Que Sais-Je, 2008). 

Tandis qu’il enseignait à Sciences Po Paris, à Columbia Reid Hall, puis à l’Université Catholique de Paris, Guillaume Erner a assuré des chroniques de vulgarisation sociologique sur France Inter, dans l’émission ’Eclectik’ de Rebecca Manzoni (2004-2010). A l’issue de quelques étés sur la grille, Guillaume Erner a animé ’Souriez vous êtes informés’ (2010-2011) puis ’Service Public’ (2011-2015), toujours sur France Inter, avant de devenir producteur des ’Matins’ de France Culture depuis 2015. Le 18 mars 2019, il anime le Grand débat des idées, où Emmanuel Macron échange avec une soixantaine d’intellectuels à l’Elysée dans le cadre du Grand débat national.

L’oeuvre de Guillaume Erner - Livre – 1èrede couverture  : Expliquer l’antisémitisme : le bouc émissaire : autopsie d’un modèle explicatifGuillaume Erner PUF, Paris, 2015 – Source : https://www.franceculture.fr/personne/guillaume-erner

Source : https://www.laicite-republique.org/anti-masques-la-defense-des-libertes-individualistes-g-erner-charlie-hebdo-12.html

Selon Wikipédia, « Anomie - Introduit en 1893 par Émile Durkheim, l’anomie (du grec ἀνομία / anomía, du préfixe ἀ- a- « absence de » et νόμος / nómos « loi, ordre, structure ») est un concept de sociologie portant sur la diminution des moyens traditionnels de contrôle… » - Extraits : « Le recul des valeurs conduit à la destruction et à la diminution de l’ordre social : les lois et les règles ne peuvent plus garantir la régulation sociale. Cet état amène l’individu à avoir peur et à être insatisfait, ce qui peut conduire au suicide. L’anomie provient du manque de régulation de la société sur l’individu. Il ne sait comment borner ses désirs, souffre du mal de « l’infini ». Durkheim considère également l’anomie domestique comme une cause potentielle de suicide, le taux élevé de divorces favorisant statistiquement le suicide, par exemple…. » - « L’anomie est en fait assez courante quand la société environnante a subi d’importants bouleversements - économiques par exemple -, et plus généralement quand il existe un écart important entre les théories idéologiques et les valeurs communément enseignées et la pratique dans la vie quotidienne… » - « Le terme anomie est aussi utilisé pour désigner des sociétés ou des groupes à l’intérieur d’une société qui souffrent du chaos dû à l’absence de règles de bonne conduite communément admises, implicitement ou explicitement, ou, pire, dû au règne de règles promouvant l’isolement ou même la prédation plutôt que la coopération… » - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Anomie

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Remerciements à Alex RISSO pour son aide documentaire




Transmis par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 17/08/2020

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