ISIAS

Annonce de la sortie du film documentaire “Kiss the Ground” (Embrassez le sol)

Compléments par Jacques Hallard
lundi 14 septembre 2020 par isias


ISIAS Sols Climat

Annonce de la sortie du film documentaire “Kiss the Ground” (Embrassez le sol)

En annexe, ajout d’un mini-dossier sur l’agriculture régénératrice ou régénérative, l’agroforesterie, la permaculture, l’agroécologie

Source canadienne québécoise


Diffusion en date du 07/09/20 14:49 d’une annonce provenant de l’organisation ’Organic Consumers Association’ [’Association des consommateurs biologiques’ aux Etats Unis d’Amérique].

Vidéo de la semaine en avant-première : « Nous pouvons ramener la Terre dans le jardin d’Eden *, telle qu’elle était autrefois, grâce à la régénération » - « Kiss the Ground » (Embrassez le sol).

Face à une crise aussi énorme que le changement climatique, il est facile de se sentir impuissant. Lancez-vous dans une pandémie mondiale (COVID-19), et l’impuissance devient paralysante.

Mais le réchauffement climatique ne s’est pas arrêté pendant la crise de la pandémie de COVID-19 (il suffit de demander aux agriculteurs de l’Iowa qui tentent de se remettre d’une récente tempête de force ouragan qui a détruit près de 14 millions d’acres de cultures). Et nous non plus.

La bonne nouvelle ? Il y a des raisons d’espérer.

Comme le montre clairement le documentaire qui sortira bientôt sur Netflix, « Kiss the Ground », nous avons déjà la solution climatique. C’est simple. Et c’est juste sous nos pieds.

« Kiss the Ground » est un long métrage documentaire raconté par Woody Harrelson qui met en lumière la façon dont l’agriculture régénératrice peut rétablir l’équilibre de notre climat, reconstituer nos vastes réserves d’eau et nourrir le monde.

Le film sera disponible sur Netflix à partir du 22 septembre 2020. Mais vous pouvez regarder la bande-annonce maintenant.

Visionnez la bande annonce :

Kiss the Ground Film Trailer (2020) - 20 août 2020 - Kiss The Ground

The must-see trailer for Kiss the Ground is finally live ! Watch it and discover the simple solution for climate change. The full-length film is available on Netflix on September 22 ! Save the date and learn more at https://kissthegroundmovie.com/. Here are some simple ways to support the film : https://kisstheground.com/support-the...

Traduction par Jacques Hallard de la bande-annonce du film « Kiss the Ground » (2020) - 20 août 2020 – « Kiss The Ground »

L’incontournable bande-annonce de « Kiss the Ground » est enfin disponible ! Regardez-la et découvrez la solution simple au changement climatique. Le long métrage est disponible sur Netflix le 22 septembre ! 2020. Réservez la date et apprenez-en plus sur https://kissthegroundmovie.com/ . Voici quelques moyens simples de soutenir le film : https: //kisstheground.com/support-the ...

Source : https://www.youtube.com/watch?v=K3-V1j-zMZw&amp ;feature=youtu.be

Organic Consumers Association

Organic Consumers Association | Green America

*[
Jardin d’Éden - D’après ‘fr.vikidia.org’ : « Dans toutes les religions monothéiste, le jardin d’Éden est l’endroit où auraient vécu Adam et Ève, les premiers êtres humains créés par Dieu. C’est un endroit magnifique où il fait bon vivre où les humains et les animaux vivaient les uns à côté des autres en bonne intelligence.

L’origine - Le jardin d’Éden est une expression issue de l’Ancien Testament (et du Coran جنات عدنoù c’est moins précis.). Le jardin d’Éden est défini comme un endroit merveilleux où vivaient Adam et Ève. Il est souvent comparé au Paradis. Le jardin d’Éden a été créé par Dieu. Malheureusement, Adam et Ève vont manger le fruit de l’arbre de la connaissance qui va leur faire prendre connaissance de ce qui est bien ou mal. Dieu va les punir, car il leur avait interdit de manger le fruit. Il les envoie vivre sur Terre, étant donc obligés de travailler la terre par eux-mêmes.

Reproduction : Le jardin d’Éden, imaginé par le peintre Jérôme Bosch dans son tableau, ‘Le Jardin des délices’].

Sources > https://fr.vikidia.org/wiki/Jardin_d%27%C3%89den

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Annexe - Mini-dossier sur agriculture régénératrice ou régénérative, agroforesterie, permaculture


Contenu

A. L’Agriculture régénératrice vue par Wikipédia

B. L’ABC de l’agriculture régénératrice – Auteure : Clémence Fortier-Morissette, Agr., ing. jr., Club agroenvironnemental de l’Estrie - 20 novembre 2017 – Document canadien ‘laterre.ca’

C. Teaser formation ’Agriculture régénératrice en élevage’ avec Jaime Elizondo - septembre 2019 (Vidéo 1:38) - 21 juin 2019 - AFAF agroforesterie – Exposé en anglais avec sous-titrage en français.

D. Pâturage régénératif & arbres fourragers - Le mûrier - Jaime Elizondo - Vidéo 9:06 - 08 septembre 2019 - AFAF agroforesterie

E. L’agriculture régénératrice : Une solution clé pour répondre à la désertification Vidéo 2:23 - 03 mai 2016 - Regeneration International – Traduction simultanée en français. « Tous ensembles pour le climat ».

F. Se former à l’Agriculture Régénérative - Documentation ‘terr-avenir.com’ - Publié par PERI G le 20 septembre 2018

G. Agroécologie et restauration des paysages forestiers - Publié le : 05 Sept 2020 - Mise à jour le : 06 Sept 2020 – Document ‘agridigitale.net’

H. L’agriculture régénératrice redéfinie Par Ethan Roland Soloviev. Traduit et adapté par Wen Rolland. Document d’origine canadienne québécoise ‘designecologique.ca’

I. Permaculture, agroécologie et agroforesterie ? - econologie - Encyclopédie de Dossiers, Guides et Synthèses Évolutifs - Que faire ? Avec Claude et Lydia Bourguignon

I. Permaculture, agroécologie et agroforesterie ? - econologie - Encyclopédie de Dossiers, Guides et Synthèses Évolutifs - Que faire ? Avec Claude et Lydia Bourguignon

J. L’agriculture de précision : un modèle aux antipodes de la transition écologique et sociale

K. La silphie, plante miracle contre la s
écheresse et les pesticides, en test dans les Vosges

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A. L’Agriculture régénératrice vue par Wikipédia

L’agriculture régénératrice ou régénérative est caractérisée par une philosophie de la production agricole et un ensemble de techniques adaptables fortement influencés par la permaculture de Masanobu Fukuoka. Ses buts principaux sont de régénérer les sols, augmenter la biodiversité1, la séquestration du carbone atmosphérique par le sol, la résilience des sols face aux fluctuations du climat, optimiser le cycle de l’eau et améliorer la fourniture de services écosystémiques2,3.

Sommaire

Par rapport à la permaculture, l’agriculture régénératrice se veut centrée sur la production agricole et ambitionne non seulement de conserver la sphère environnementale et agricole dans un état satisfaisant, mais de l’améliorer encore4, comme le font les paysans depuis le néolithique.

Les pratiques associées à l’agriculture régénératrice sont celles reconnues par la permaculture, l’agroécologie, l’agroforesterie et la restauration écologique, comme le maintien d’un taux élevé d’humus dans les sols, les techniques culturales simplifiées, le maintien de la biodiversité, le compostage, le paillage, la rotation des cultures, l’utilisation de cultures de couverture et d’engrais verts, la réduction ou la suppression des applications de produits phytosanitaires. Dans une ferme qui pratique l’agriculture régénératrice, la production devrait augmenter au cours du temps, tandis que l’apport de matière organique extérieure devrait diminuer5. Son adoption n’empêche pas d’adhérer à un label d’agriculture biologique ou autre. Par rapport aux pratiques actuelles et en l’absence de charte ou de label précis et contraignants, l’agriculture régénératrice est donc à considérer dans la mouvance plus générale de l’agriculture de conservation et de l’agroécologie.

Principes et pratiques

Photo - Pâturages menés en agroforesterie, Australie - L’agriculture régénératrice est guidée par plusieurs principes et pratiques, adaptés de manière spécifique à chaque climat, sol et région.

Principes

  • Régénérer le sol, augmenter sa fertilité
  • Améliorer les qualités, la santé et la résilience des écosystèmes
  • Favoriser la biodiversité
  • Améliorer les fonctions du sol : percolation, rétention d’eau, assainissement des eaux de ruissellement
  • Développer la ferme selon le contexte régional, l’écosystème et le climat
  • Séquestrer le dioxyde de carbone de l’atmosphère dans le sol
  • Travailler les concepts avec une approche holistique (considérer l’agriculture et son environnement comme un tout)
    Pratiques

Les pratiques retenues6 doivent respecter le sol (pratiques agroécologiques7, faire en sorte que le sol conserve une bonne structure, ...), voire l’améliorer3 :

Certaines affirmations mises de l’avant par certains défenseurs de l’agriculture régénératrice ont été critiquées comme exagérées ou contredites par les preuves scientifiques8.

Par exemple, l’un des personnages associé à ce mouvement, Allan Savory, a affirmé que sa méthode de gestion holistique des pâturages permettrait de réduire les niveaux de dioxyde de carbone en-deça du niveau pré-industriel dans un intervalle de 40 ans, ce qui permettrait de résoudre le problème des changements climatiques. Selon Skeptical Science, une telle affirmation est injustifiée, la capacité de séquestration du carbone des terres est trop limitée et les émissions de méthane liées au bétail sont trop importantes9.

Selon une étude publiée à l’Université d’Uppsala en 2016, l’augmentation de la capacité de séquestration du carbone envisageable à travers une meilleure gestion des pâturages est sept fois inférieure à celle avancée par Savory. L’étude conclut que la gestion holistique des pâturages ne peut pas renverser les changements climatiques10.

Une étude publiée en 2017 par le Food and Climate Research Network a conclu que les affirmations de Savory à propos de la séquestration du carbone dans les pâturages sont ’irréalistes’ et très différentes des estimations issues des études revues par les pairs8… »

Cet article est une ébauche concernant l’agriculture. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Voir toutes les références à la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_r%C3%A9g%C3%A9n%C3%A9ratrice

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B. L’ABC de l’agriculture régénératriceAuteure : Clémence Fortier-Morissette, Agr., ing. jr., Club agroenvironnemental de l’Estrie - 20 novembre 2017 – Document canadien ‘laterre.ca’

Savez-vous ce qu’est l’agriculture régénératrice ? En février 2017, des chercheurs de différents milieux se sont réunis pour s’entendre sur la définition suivante : pratiques culturales et de pâturages qui, entre autres, renversent les changements climatiques en reconstruisant le taux de matière organique du sol et en restaurant la biodiversité dégradée de celui-ci, ce qui a pour résultat de réduire les concentrations de carbone dans l’atmosphère et d’améliorer le cycle de l’eau. [Traduit de l’anglais, The Carbon Underground.]

Plus précisément, les pratiques de l’agriculture régénératrice incluent : 

  • le travail minimum du sol avec le semis direct, notamment pour préserver la structure de celui-ci et protéger la vie qui s’y déroule. D’autre part, la réduction des passages de la machinerie diminue la consommation de carburant ;
  • les cultures de couverture, la rotation des cultures, l’application de compost et de fumier pour nourrir les micro-organismes présents dans le sol, qui contribuent à la libération et à la synthèse des nutriments essentiels aux plantes afin de réduire l’utilisation d’engrais chimiques. Toutes ces pratiques servent à augmenter la teneur en carbone du sol ;
  • la reconstruction de la biodiversité de l’écosystème du sol en inoculant celui-ci avec un compost ou un extrait de compost liquide. Cette étape consiste à inoculer le sol avec les micro-organismes favorables aux cultures implantées ;
  • les pratiques de pâturages intensifs, notamment pour améliorer les rendements et accroître la teneur en carbone du sol. Cette gestion consiste à déplacer fréquemment le troupeau afin d’augmenter les rendements et d’offrir une bonne alimentation à celui-ci à faible coût. La gestion par pâturages intensifs permet également une réduction de l’utilisation de la machinerie liée à la culture et à l’épandage de fumiers, le développement du système racinaire des cultures et l’amélioration de la structure du sol ainsi que de la santé globale du troupeau.
    Un ensemble de pratiques

Ces pratiques de conservation ne sont pas nouvelles. Or, c’est l’intégration de l’ensemble de ces pratiques qui permet au sol de se régénérer, et d’autant plus, d’emmagasiner du carbone. 

Les producteurs qui songent depuis quelque temps à modifier leurs pratiques doivent en parler à leur conseiller lors de la collecte de données pour l’année 2018 et planifier leurs rotations de culture cet hiver. Par ricochet, ils deviendront des leaders en agriculture et en lutte contre les changements climatiques.

Réductions potentielles de carboneSelon les scientifiques, l’adoption de pratiques d’agriculture régénératrice sur l’ensemble des terres dégradées dans le monde pourrait permettre de réduire les concentrations de carbone dans l’atmosphère pour les amener au niveau de celles de l’époque préindustrielle. Le concept d’agriculture régénératrice est intimement lié au concept de sol vivant, puisque les micro-organismes présents dans le sol contribuent au cycle du carbone souterrain.

La Terre de chez nous

Fichier:La Terre de chez nous logo.png — Wikipédia

Copyrights 2017 © - Source : https://www.laterre.ca/du-secteur/formation/labc-de-lagriculture-regeneratrice

Selon Wikipédia, « La Terre de chez nous est un journal québécois publié depuis 19291. Cet hebdomadaire, publié en français, a pour thématique principale l’information agricole au Québec2. Le journal a un tirage estimé à environ 27 300 copies. Selon le journal, environ 75 % de ses abonnés ont comme profession producteur agricole et la quasi-totalité des autres abonnés ont une profession reliée de près au domaine de l’agriculture3. La Terre de chez nous est la propriété de l’Union des producteurs agricoles3… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Terre_de_chez_nous

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C. Teaser formation ’Agriculture régénératrice en élevage’ avec Jaime Elizondo - septembre 2019 (Vidéo 1:38) - 21 juin 2019 - AFAF agroforesterie – Exposé en anglais avec sous-titrage en français.

L’Association Française d’Agroforesterie et GAIA Consulting accueillent Jaime Elizondo, spécialiste américain de l’élevage régénératif (’regenerative ranching’), pour une visite inédite en France. Deux sessions de formation auront lieu les 2 et 3 septembre à Forcalquier (04) et les 5 et 6 septembre à Guéret (23), à destination d’agriculteurs/éleveurs souhaitant mettre en place des pratiques conciliant agronomie, économie et durabilité. Ces formations de 2 jours associeront théorie et pratique, en alternant sessions en salle et sur le terrain : elles visent à fournir aux participants les clés d’amélioration de la gestion des systèmes d’élevage à l’herbe, et abordera les principaux indicateurs de performances et de rentabilité à considérer dans leur pilotage à court et moyen terme. - Flyer de la formation des 2 et 3 septembre à Forcalquier (04) : https://www.agroforesterie.fr/FLYER-f... - Flyer de la formation des 5 et 6 septembre à Guéret (23) : https://www.agroforesterie.fr/FLYER-f... - S’inscrire aux formations (date limite : 15 juillet) : https://www.gaiaformation.com/agricul...

Source : https://www.youtube.com/watch?v=VAqdsCcBnHM

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D. Pâturage régénératif & arbres fourragers - Le mûrier - Jaime Elizondo - Vidéo 9:06 - 08 septembre 2019 - AFAF agroforesterie

Extrait de la formation sur deux jours à La Chapelle-Saint-Martial (23), septembre 2019, avec Jaime ELIZONDO et Gautier GRAS, organisée par l’Association Française d’Agroforesterie et Gaïa Consulting. https://www.gaiaformation.com/

Source : https://www.youtube.com/watch?v=qWKv67xaBZ8

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E. L’agriculture régénératrice : Une solution clé pour répondre à la désertification Vidéo 2:23 - 03 mai 2016 - Regeneration International – Traduction simultanée en français. « Tous ensembles pour le climat ».

L’agriculture régénératrice : Une solution clé pour répondre à la désertification et à la crise des flux migratoires. Il est estimé qu’à partir de 2050, entre 60 et 130 millions de personnes seront affectées par la sécheresse et l’aridité, tout simplement parce que ces zones deviendront inhabitables.

Régénération Internationale a parlé avec Patrice Burger, Directeur de l’association CARI, selon l’importance de réhabiliter et de maintenir en état les sols dans les zones arides en utilisant les pratiques agroécologiques et régénératrices, afin résoudre les crises liées au flux migratoires.

Le CARI est une organisation à but non lucrative dédiée aux pratiques agroécologiques et au développement des zones arides. Le CARI dirige la Groupe de Travail Désertification et coordonne également des réseaux d’Organisation de la Société Civile (OSC), comme le Réseau Associatif de Développement Durable des Oasis (RADDO).

Selon la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification, 110 pays seraient affectées par la désertification et chaque année 12 millions d’hectares de terres cultivables disparaissent mondialement. Les activités qu’entretiennent les organisations tel que le CARI sont devenus déterminant à la prévention contre le déplacement forcé des peuples et des conflits du a l’appauvrissement des ressources naturelles.

Le 1er décembre 2015 Le CARI est devenu un des membres signataires de l’initiative 4Pour1000 lancé par le Ministère de l’Agriculture, qui vise à démontrer que l’agriculture, et en particulier les terres agricoles peuvent joués un rôle majeur pour le climat et la sécurité alimentaire.

Plus d’informations sur Patrice Burger : Patrice Burger à plus de vingt ans d’expérience sur le développement rural au Maghreb et en Afrique sub-Saharienne. Depuis 1996 Il participe à la mise en oeuvre de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre Désertification. Il a été désigné comme porte-parole pour la société civile au plus au niveau sur la désertification à l’Assemblé Générale des Nations Unis en 2011. Il est membre du conseil d’administration de l’Organisation Intergouvernementale de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS). Depuis 2007, Patrice Burger représente le CARI au sein du réseau international Drynet, une organisation de société civile au sein de la Convention de Lutte Contre la Désertification qui a pu lui attribuer la reconnaissance de plusieurs succès en termes d’actions sur le terrain. En Septembre 2013 Patrice Burger à été élu porte-parole du réseau Drynet.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=JxRL2G3y9tk

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F. Se former à l’Agriculture Régénérative - Documentation ‘terr-avenir.com’ - Publié par PERI G le 20 septembre 2018

Pour la deuxième fois en France, Friedrich Wenz, Dietmar Näser, Ulrich Schreier et Ecodyn Formations proposent le cycle Agriculture Régénérative – Bodenkurs im Grünen, une formation en quatre modules et 9 jours.

Friedrich est agriculteur dans la plaine du Rhin sur une ferme en polyculture qui est en bio depuis 1970, en non-labour depuis 1980 et en biodynamie certifiée Demeter depuis 1998. Son coéquipier Dietmar est agronome de terrain et fondateur de ‘Grüne Brücke’, une société de conseil et de formation mettant l’accent sur la remise en état de sols dégradés (« agriculture régénérative »).

Orientée vie, structure et fertilité du sol, santé des cultures, résultats économiques, autonomie et durabilité, leur approche a un aspect éminemment pratique et s’adresse à toutes les formes d’agriculture.

Pour les agriculteurs en conventionnel cette formation permet notamment de diminuer l’emploi d’engrais de synthèse, des produits phytosanitaires.

En allant plus loin, elle peut aussi servir de tremplin pour éliminer les produits agrochimiques complètement et entamer une reconversion vers l’agriculture biologique.

L’Agriculture Régénérative, c’est quoi ?

En gardant la terre couverte d’une végétation diversifiée, l’Agriculture Régénérative cherche à restaurer des sols dégradés en augmentant leur biodiversité, leur taux de matière organique et l’auto-fertilité. Performante et économe en ressources, elle se nourrit de divers courants agroécologiques qui ont fait leur preuve à travers le globe et associe une excellente productivité à une bonne maîtrise des adventices et des bio-agresseurs.

Les sujets évoqués dans le désordre : Couverts, ferments lactiques, fissuration, sous semis, TCS, compostage, fertilisation foliaire, préparations biodynamiques, thé de compost, tests en bout de champs, biochar…

Lieux : Clos Bernard, 60440 Rosières et Les Maunlis, 37800 Ste. Maure de Touraine

Affiche de la formation - A sous titrer en FR pour une meilleure compréhension.

Plus d’information par ulrich.schreier@ecodyn.fr

Source : http://www.terr-avenir.com/archives/7182

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G. Agroécologie et restauration des paysages forestiers - Publié le : 05 Sept 2020 - Mise à jour le : 06 Sept 2020– Document ‘agridigitale.net’ - Photo - De jeunes agriculteurs formés aux pratiques agro-écologiques (image FAO)

100 jeunes agriculteurs du Togo bénéficient depuis le 1er septembre d’une formation de 15 jours, en agroécologie et en restauration des paysages forestiers dans 10 fermes agro-écologiques dans la région centrale du pays.

La formation est appuyée financièrement et techniquement par la représentation nationale de la FAO au Togo à travers le projet ’Mécanisme forêt et paysans’ mis en route dans la région par la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP).

Pendant 15 jours, les jeunes venus des 5 régions économiques du pays, vont s’atteler à des travaux en vue de renforcer leurs capacités en agroécologie et la restauration des paysages forestiers.

Repartis dans les 10 fermes agro-écologiques du Réseau des jeunes producteurs et professionnels agricoles du Togo (REJEPPAT), les formations à l’endroit de ces jeunes tablent sur 5 activités principales.

Lire aussi : Forêts reboisées à l’initiative de la FAO-Togo

Il s’agit en premier lieu des pratiques agronomiques à savoir, le compostage, l’engrais organique Bokashi, le paillage, la rotation et l’association des cultures etc.

Secundo, les pratiques innovantes d’agriculture organique régénérative que sont la culture des micro-organismes de forêts, bouillon de cendre, bouillon de chaux soufrée, enrobage des semences, etc…

Photo - Les participants attentifs durant la formation

Tertio, les pratiques forestières et agroforestières incluant la production des pépinières pour le reboisement, la création et la gestion d’une plantation privée.

Le quatrième point concerne la transformation agroalimentaire et la valorisation des produits agricoles locaux en divers produits dérivés.

Lire aussi : 10 fermes agroécologiques dans la Centrale

Enfin, l’élevage des poules locales, l’élevage des porcs, l’élevage des petits ruminants, l’élevage des lapins et l’apiculture etc.

L’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) entrevoit à travers cette formation, de booster le potentiel humain de ces jeunes paysans par qui va transiter le développement des secteurs agricoles au Togo.

Le REJEPPAT faut-il préciser, fait partie de la CTOP et rassemble les jeunes agriculteurs de toutes les filières confondues.

Lire aussi : Une première université agroécologique au Togo

Il a pour vision la valorisation du métier de l’agriculteur par une modernisation et une professionnalisation de l’agriculture paysanne.

Sa mission est de promouvoir la formation auprès de ses membres pour mieux pratiquer leurs activités agricoles afin que chaque jeune producteur puisse vivre de son métier.

Agridigitale.net - Actualité numérique agricole au Togo et en ...agridigitale.net

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Source : https://agridigitale.net/art-agrocologie_et_restauration_des_paysages_forestiers_.html

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H. L’agriculture régénératrice redéfinie Par Ethan Roland Soloviev. Traduit et adapté par Wen Rolland. Document d’origine canadienne québécoise ‘designecologique.ca’ > Design Écologique

Depuis plusieurs années j’enseigne et partage ma passion pour la permaculture et l’agriculture régénératrice partout au Québec. En 2017, je suis tombé sur cet excellent article par Ethan Roland Soloviev qui permet de vraiment mettre en lumière ce qu’est l’agriculture régénératrice ainsi que les bases de sa mise en place. J’en ai fait la traduction avec la permission de l’auteur et je vous l’offre aujourd’hui.

La permaculture est un coffre à outils extraordinaire pour concevoir ce type de système. Comme l’auteur le mentionne, cette définition n’est que le début de la conversation, mais quelle conversation importante pour l’avenir de l’humanité !

L’agriculture régénératrice redéfinie - Photo

Le terme agriculture régénératrice apparaît partout ces temps-ci. De nouvelles mentions sur internet arrivent presque quotidiennement dans des articles, des blogues, des mots cliques et des gazouillis sur les agriculteurs, les entreprises et les fondations qui attirent l’attention vers ce nouveau sujet chaud : l’agriculture régénératrice.

Il est merveilleux de voir une telle conversation à grande échelle sur l’agriculture, la santé des écosystèmes et le carbone du sol. Malheureusement, dans tout le « buzz », certaines des définitions de l’agriculture régénératrice qui ont émergé ne sont pas à la hauteur de son plein potentiel. Beaucoup se concentrent uniquement sur le carbone du sol, en ignorant la biodiversité, les cycles de l’eau et le bien-être humain. Même s’il est vrai que la fertilité des sols et la séquestration du carbone sont extrêmement importantes pour la capacité de notre planète à cultiver des aliments, c’est la pointe de l’iceberg de ce que l’agriculture régénératrice peut signifier et faire pour nous.

Illustration - Après des mois de consultation avec des centaines d’agriculteurs, d’éleveurs, de designers et d’entreprises à travers le monde, ‘Terra Genesis International’ a développé une nouvelle définition holistique de l’agriculture régénératrice :

  • L’agriculture régénératrice est un système de principes et de pratiques agricoles qui augmente la biodiversité, enrichit les sols, améliore les cycles de l’eau et améliore les services écosystémiques.
  • L’agriculture régénératrice vise à capturer le carbone dans le sol et la biomasse aérienne, en inversant les tendances mondiales actuelles d’accumulation atmosphérique. En même temps, elle offre des rendements accrus, une résilience devant l’instabilité climatique et une plus grande santé et vitalité pour les communautés agricoles.
  • Le système s’appuie sur des décennies de recherches scientifiques et appliquées par les communautés mondiales d’agriculture biologique, d’agroécologie, de gestion holistique, d’agroforesterie et de permaculture.
    Toutes les pratiques agricoles régénératrices sont guidées par des principes qui sont appliqués de manière unique à chaque climat et biorégion :
  • Améliorer progressivement les agroécosystèmes dans leur totalité (sol, eau et biodiversité) ;
  • Créer des conceptions spécifiques au contexte et prendre des décisions holistiques qui expriment l’essence de chaque ferme (ou projet) ;
  • Assurer et développer des relations justes et réciproques entre toutes les parties prenantes ;
  • Permettre le développement et l’évolution continuelle des individus, des fermes et des communautés afin de réaliser leur plein potentiel.
    De ces quatre principes émerge une grande diversité de pratiques qui ont été plus largement définies et étudiées pour le premier principe que nous proposons. La définition que nous offrons présente les pratiques agricoles régénératrices les plus explorées, laissant de l’espace pour articuler dans le futur les pratiques à mettre de l’avant pour les autres principes.

Certaines des pratiques agricoles régénératrices qui peuvent progressivement améliorer les agroécosystèmes dans leur totalité sont l’agriculture sans labour, l’agriculture organique annuelle, le thé de compost et le compostage, le biocharbon et la Terra Preta, culture de pâturage, la gestion holistique (Savory), l’intégration d’animaux, l’aquaculture, les cultures vivaces, les pratiques silvopastorales et l’agroforesterie. (Voici la liste de Sheldon Frith pour plus détails sur certaines de ces pratiques.)

Revoir la planche d’explication - Une liste complète et une description des pratiques agricoles régénératrices spécifiques au climat est disponible dans The Carbon Farming Solution : A Global Toolkit of Regenerative Agriculture (Toensmeier, 2016).

L’agriculture régénératrice se développe à partir du système vivant de connexion entre les humains et leur écosystème à travers l’agriculture. Comme les systèmes vivants, l’agriculture régénératrice évoluera et grandira. Cette définition est un point de départ : nous accueillons avec joie la conversation mondiale qui permettra de continuer à développer et à améliorer cette définition afin que nous puissions réellement inverser le changement climatique et régénérer la planète.

Quelles sont vos réflexions sur l’agriculture régénératrice ? Que se passera-t-il si la définition ne comprend que le carbone du sol ? Quelle est l’action la plus importante que vous pouvez prendre pour favoriser l’adoption de l’agriculture régénératrice dans le monde ?

Photo - Lien vers l’article en version original anglaise.

Autres ressources :

En Ligne – Cours de Design en Permaculture CDP/PDC Permaculture Design Course

Cours de Design en Permaculture CDP/PDC Permaculture Design Course

Conception d’une forêt nourricière – Formation

Implantation d’une Forêt Nourricière – Formation

Jardiner avec la permaculture (Écohabitation)

Permaculture Urbaine et Forêt Nourricière (Écohabitation)

Ressources

Design Écologique : Accueil -La Permaculture, pour une culture de la permanence - Vidéos éducatifves - Liste de Plantes Vivaces utiles en Permaculture pour le Québec - L’agriculture régénératrice redéfinie - Les Phases d’abondance de Bill Mollison - Principes de la gestion du réseau alimentaire vivant du sol - Citations de Bill Mollison - Permaculture humaine - Équipe - Nous joindre

Design Écologique - Les pages vertes

Source : http://designecologique.ca/agriculture-regeneratrice-redefinie/

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I. Haut du formulaire

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Permaculture, agroécologie et agroforesterie ? - econologie - Encyclopédie de Dossiers, Guides et Synthèses Évolutifs - Que faire ? Avec Claude et Lydia Bourguignon

Claude Bourguignon - Protéger les sols pour préserver la biodiversité

« Soigneurs de terres », documentaire France2

voir ABSOLUMENT cette vidéo du 13h15 (France 2), parfait résumé de 40 minutes : http://mobile.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-dimanche-31-janvier-2016_1283737.html

Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain quart de siècle ?

La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la ’productivité et de la rentabilité’. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ? Certains pionniers sont déjà au travail pour inverser la tendance. 

Le choix de l’agro-écologie

Le magazine ’13h15 le dimanche’ (Facebook, Twitter, #13h15) diffusé sur France 2 a rencontré les ’médecins des sols’ Claude et Lydia Bourguignon. Ces biologistes affirment que ’l’agriculture conventionnelle est un massacre pour les sols… Elle anéantit leur fertilité’. Ils trouvent des remèdes pour soigner les terres exsangues. Jean-Christophe Bady, ’repenti’ de l’agriculture intensive, n’utilise ni engrais ni pesticides pour des raisons de santé et fait le choix de l’agro-écologie… sans recevoir d’aide de l’Etat.

Emmanuelle Chartoire, Clément Montfort, David Geoffrion et Mathieu Houel ont suivi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, pour qui le modèle agro-écologique n’a que des avantages : plus sain, moins cher, durable et même plus productif ! Le maraîcher normand Charles-Hervé Gruyer exploite depuis une dizaine d’années une ferme agro-écologique de pointe, au rendement dix fois supérieur à celui d’un maraîcher classique. Les pionniers du changement sont déjà à l’œuvre, aux petits soins du bien commun des hommes, la Terre.

Nos ancêtres ont créé, dans l’Amazonie précolombienne, l’un des sols les plus fertiles qui soit - Source : http://rue89.nouvelobs.com/blog/seme-qui-peut/2016/01/16/ce-quune-annee-cultiver-mon-jardin-et-lire-vos-commentaires-ma-appris-235179

Sous un article où j’expliquais ma volonté de créer du sol dans mon jardin, Enki partageait ses connaissances sur la terra preta. Il s’agit d’un « sol épais et sombre », que des archéologues ont décrit [PDF] dans plusieurs sites de l’Amazonie brésilienne, à proximité de l’actuelle ville de Manaus. Cette terre est à la fois extrêmement fertile, très riche en migro-organismes et capable de se regénérer [PDF] très rapidement.

Son secret ? Entre - 800 et 500, des hommes ont incorporé dans le sol du charbon de bois, des végétaux et des tessons de poterie. Ce système inspire aujourd’hui bon nombre de ceux qui s’inquiètent de la dégradation accélérée des sols.

[...] Le formateur estime même que certains font des buttes alors que ce n’est pas utile :

« L’idée, c’est de créer du sol rapidement, surtout si votre terre est mauvaise, gorgée d’eau, un peu trop argileuse. Si ce n’est pas le cas, ce n’est peut-être pas utile. La philosophie de la permaculture, c’est d’adapter des idées à votre situation, elle ne donne pas de modèle clé en mains. »

Pour ma part, j’ai opté pour une solution adaptée à ma situation de locataire d’un jardinet au sol très mauvais, en ville, non loin de la Seine. J’ai enterré à l’automne dernier une grande quantité de bois mort trouvé en forêt et j’ai recouvert le tout pour en faire une mini-planche plutôt qu’une butte. Huit mois plus tard, tomates, courgettes et potiron ont l’air heureux.

Un outil de revitalisation des sols ayant été cultivés avec pesticides

Selon un certain nombre de scientifiques, les sols, dans de nombreux pays du monde, seraient morts. La sur-utilisation des pesticides et la culture intensive en sont les causes.

Pour endiguer cette mort des sols, le compost et le fumier peuvent être répandus sur les sols mais les produits chimiques doivent être interdits.

Enfin, les variétés de légumes hybrides sont plus fragiles que les anciennes variétés de nos grands-mères, qui demandent moins d’irrigation. Celles-ci, bien associées avec d’autres plantes ou arbres, légumes, fruits ou condiments, sont parfaitement rentables et leur croissance est même plus forte que les hybrides. Les besoins en pesticides sont alors nuls et en irrigation beaucoup moins importants.

Photo - Semis direct (non labour) de soja sur une céréale

La différence entre permaculture et agroforesterie ? Source : http://transition.vraiforum.com/t105-Permaculture-et-agroforesterie.htm

La permaculture est indiquée pour la production d’un jardin familiale ou d’une AMAP.
L’agroforesterie est plus pour une agriculture professionnelle sur de plus grandes surfaces.

La permaculture est un mode cultural qui se veut durable et permanent. L’usage de buttes et l’abandon de la fertilisation aux engrais pétrochimiques remplacer par des engrais organiques (intérêt de faire des toilettes sèches). Une couverture du sol permanente avec du BRF (Bois Raméale Fragmenté), et des cultures successives permet de lutter contre les mauvaises herbes invasives, et supprime le recours aux pesticides chimiques. La permaculture élimine le bêchage et le sarclage, l’aération du sol est pratiqué par les vers de terre qui reviennent en masse dans un sol plus propre.

La différence de l’agroforesterie avec la permaculture est que l’agroforesterie utilise des plantes annuelles comme des céréales ou des légumineuses en association avec des arbres en rangs, espacés de parcelles agricoles. L’idée est de créer une symbiose entre les deux cultures pour en augmenter les rendements, ainsi les arbres et les plantes annuelles profitent l’une de l’autre et multiplie les productions sur une même parcelle. En agroforesterie les bandes de culture céréalière sont labourées, pas en permaculture.

La permaculture et l’agroforesterie partent de conceptions radicalement opposées, et recherchent des buts différents, mais je suis convaincu qu’à long terme, les deux disciplines sont destinées à se rejoindre.

La permaculture cherche à développer une agriculture vivrière, alors que l’agroforesterie cherche à améliorer l’agriculture intensive, en l’intensifiant encore d’avantage.

La permaculture ne recherche pas la productivité maximale, mais plutôt la diminution de l’nrj dépensée, en travail ou en fossile, par la pérennisation de l’agriculture, l’enrichissement de l’humus et de la biodiversité  ; par contre, par ses techniques diminuant l’nrj, elle obtient une intensification de la productivité. L’agroforesterie recherche une augmentation de la productivité, et, par ses méthodes d’intensification, obtient une diminution de l’nrj nécessaire, et un enrichissement de l’humus et de la biodiversité.

Si on fait le même parallèle entre le non-labour ou les techniques culturales simplifiées (TCS), les buttes autofertiles et le forest-gardening, le semis sous couvert et la fertilisation animale, le meulching et les toilettes sèches, la rotation des cultures et les associations, etc., au final, on obtiendra une agriculture légèrement mécanisée, très peu gourmande en intrants, diversifiée et intensifiée, où se combinent arbres en lignes, cultures sur buttes, rotations animales, couvert permanent, arbres nourriciers et habitats légers sur place.

A noter également que les tests effectués par l’INRA de Montpellier, qui est à l’origine de l’agroforesterie, montrent qu’un ha cultivé en céréales planté de 50 arbres est autant productif qu’ 1.3 ha, cultivé séparément en 1 ha de céréales, et 0.3 ha d’arbres.

L’Agroforesterie - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agroforesterie

L’agroforesterie est un mode d’exploitation des terres agricoles associant des plantations d’arbres dans des cultures ou des pâturages.

Le mot dérive d’un néologisme anglophone (« agroforestry ») apparu dans les années 1970. Il s’agit d’un terme moderne ayant un usage proche de la complantation, technique culturale traditionnelle.

Pour ce type de cultures associées, trois configurations principales existent, éventuellement complémentaires :

  • cultures d’arbres (en rangs, en quinconce…) espacés au sein de parcelles agricoles labourées et cultivées de manière pérenne
  • implantation de cultures (pérennes ou non) dans des clairières, ou sous les arbres de parcelles boisées qui ont été éclaircies

L’agroécologie propose avant tout des systèmes de production agricole basés sur les processus alors que l’agriculture industrielle issue de la Révolution verte pense la production à partir des intrants. Elle est l’occasion de renouer avec la maxime d’un des premiers agronomes de France, Olivier de Serres, qui écrivait en 1600 dans son Théâtre d’Agriculture et mesnage des champs :

« Pour contrôler la Nature, il faut lui obéir ».

Les principales pratiques agroécologiques sont :

  • Accroissement de la biodiversité en évitant les monocultures qui ont besoin d’intrants en énergie, pesticides et engrais. Le recyclage et l’intégration d’animaux sont également au centre des préoccupations des agriculteurs pratiquant l’agroécologie.
  • Le travail du sol qui respecte sa structure, son ordre naturel et ne bouleverse pas le siège des divers micro-organismes dans les horizons du sol. Un couvert végétal quasi permanent est recherché pour limiter l’érosion et structurer le sol. Des techniques comme le non labour ou le paillis sont encouragées.
  • Économie et optimisation de la consommation d’eau et de l’irrigation par une meilleure compréhension de l’équilibre terre/eau.
  • Source d’énergie mécanique ou animale pour éviter le gaspillage d’énergies et les équipements coûteux, sans nier le progrès mais en l’ajustant aux réalités.
  • Aménagements pour lutter contre l’érosion des surfaces (diguettes, microbarrages, digues filtrantes) et utiliser les eaux de pluie, recharger les nappes phréatiques.
  • Reboisement des terrains non utilisés pour produire des sources de combustibles, une pharmacopée naturelle, l’art et l’artisanat, la nourriture humaine et animale, la régénération des sols.
  • Réhabilitation des savoir-faire traditionnels et à la gestion écologique économique.

Le terme « agroécologie » fait référence à 3 acceptions : selon l’usage, il peut désigner une discipline scientifique, un mouvement social ou un ensemble de pratiques agricoles (on parle souvent dans ce dernier cas de pratiques et d’infrastructures agroécologiques). Dans le monde, ces trois facettes s’expriment en interaction les unes avec les autres avec des modalités qui diffèrent selon les aires géographiques.

Le terme a été utilisé pour la première fois en 1928 par Basil Bensin, un agronome américain d’origine russe. Les racines de l’agroécologie comme science sont principalement issues de l’agronomie et de l’écologie mais ces dernières années elle a aussi mobilisé très largement toutes les sciences sociales.

En 1988 Altieri la présente comme une base scientifique à une agriculture alternative et en 1995, Miguel Altieri (en), professeur à l’Université de Berkeley, en donne la définition suivante : « L’agroécologie est la science de la gestion des ressources naturelles au bénéfice des plus démunis confrontés à un environnement défavorable ».

[...] En Europe, l’agroécologie pourrait être progressivement encouragée par la conditionnalité des aides compensatrices PAC qui a évolué vers une « Écoconditionnalité », aides versées sous réserve du respect de bonnes conditions agricoles et environnementales. Pour C. Dupraz l’agriculture pourrait évoluer à moyen ou long terme en passant d’une logique d’exploitation du sol et d’autres ressources naturelles à une logique de gestion d’écosystèmes cultivés.

L’agroécologie comme mouvement

suite source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agroécologie

Le « mouvement de l’agroécologie » est intimement lié à la pratique agroécologique de terrain, puisque le mouvement s’enracine dans les pratiques ’locales’ et que les pratiques prennent du sens dans un mouvement global. En effet, les tenants de l’agroécologie se défendent d’une approche uniquement technique ou techniciste ; ils prônent une approche globale (holistique), la reconnaissance des savoirs et savoir-faire paysans, et une valorisation des synergies et de la diversité (utilisation respectueuse des ressources offertes localement par la nature, via le biomimétisme éventuellement, c’est-à-dire en ’copiant’ la nature pour ce qui concerne les processus intéressants pour l’agriculture).

La démarche vise à (ré)associer ou (ré)concilier le développement agricole à la protection de l’environnement et à la biodiversité (sauvage et domestique) ; en passant par des opérations de renaturation le cas échéant.
Il s’agit souvent aussi de faire évoluer une agriculture à orientation quantitative vers une agriculture plus qualitative, ce qui implique un changement de buts et de moyens. Une dimension de commerce de proximité est souvent présente.

Le mouvement pour l’agroécologie ne peut aujourd’hui être cité sans faire référence au mouvement ’jumeau’ de la souveraineté alimentaire. Martinez-Torres et Rosset (2014) indiquent en s’appuyant sur l’activité de La Via Campesina que l’agroécologie et la souveraineté alimentaire n’ont pas de sens l’un sans l’autre. L’argument avancé est que l’agroécologie systémique est vouée à l’échec si elle ne prend pas en considération et ne se met pas au service des dimensions et revendications humaines portées par le mouvement de la souveraineté alimentaire.

L’agroécologie est aussi une revendication pour une désindustrialisation de la production de fruits et légumes. Cela démarre par la recherche d’alternatives aux puissantes machines agricoles (tracteurs, moissonneuses, épandeuses...) et mène donc au travail artisanal, à l’agriculture artisanale.

Nos pages Synthèses :

Econologie - Enviro2B

Source : http://econologie.e-monsite.com/pages/syntheses/nature-biodiversite-et-ressources/permaculture-agroecologie-et-agroforesterie.html

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Autres lectures fortement suggérées :


J. L’agriculture de précision : un modèle aux antipodes de la transition écologique et sociale

L’agriculture de précision est de plus en plus évoquée comme pouvant constituer une solution à la crise écologique et à la relance économique agricole. Pourtant, plusieurs aspects de l’agriculture de précision sont incompatibles avec la protection de l’environnement et l’autonomie des exploitations agricoles.

Accès à partir de ce site : https://yonnelautre.fr/spip.php?article15921

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K. La silphie, plante miracle contre la sécheresse et les pesticides, en test dans les Vosges - 03 septembre 2020, par Yonne Lautre - Accès à partir de ce site : https://yonnelautre.fr/spip.php?article15922

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Traduction, compléments en annexe et liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant 13/09/2020

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

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