"Point sur la pandémie de Covid-19 et initiatives vers le bio et l’altruisme." par Jacques Hallard


ISIAS Coronavirus

Point sur la pandémie de Covid-19, ses origines, de sombres prédictions, mais une meilleure connaissance de ce coronavirus (mutations, recombinaisons, microARN), des recommandations nécessaires (port de masque, distanciation sociale, limitation des déplacements) et initiatives vers le bio et l’altruisme.

Par Jacques HALLARD, Ing. CNAM, site ISIAS – 19/09/2020

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Introduction

Alors que « La pandémie n’en finit pas de secouer la planète, l’OMS espère ’ en terminer avec le Covid en moins de deux ans’, mais cet horizon semble incertain… » - « Il ne faut pas baisser la garde et penser que le virus est parti : cela relève de la pensée magique ! » (Eric Toner, médecin, professeur à l’université américaine Johns Hopkins – Lire Chloé Hecketsweiler / ‘Le Monde’, mercredi 16 septembre 2020 – Lecture conditionnelle – Source

Par ailleurs, « L’Europe se prépare à une deuxième vague de Covid-19 - La plupart des pays européens enregistrent une hausse du nombre de malades touchés par le nouveau coronavirus, mais une mortalité relativement basse… » – Selon Delphine Roucaute - Publié le 15 septembre 2020 à 15h22 par ‘Le Monde’ – Lecture conditionnelle – Source.

Ce nouveau dossier, constitué à usage didactique, s’ajoute aux précédents qui ont été postés sur le site ISIAS et qui sont étiquetés (coronavirus COVID-10) ; ils sont à retrouver à partir de ce site : http://isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=coronavirus+covid-19

Ce présent dossier réunit une sélection d’actualités médiatiques et scientifiques qui sont présentées avec une bonne douzaine d’entrées (accompagnées de nombreux accès à des compléments d’information) à découvrir dans le sommaire ci-dessous.

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Sommaire

0. Regain de l’épidémie de Covid-19 : deux scénarios se précisent - Vendredi 18 Septembre 2020 – Par Alexandra Chaignon – Document ‘humanite.fr’

1. Comment le coronavirus s’est installé en Amérique du Nord et en Europe - – Traduction Jacques Hallard. Document d’origine : How coronavirus took hold in North America and in Europe - Date : 10 septembre 2020 – Référence : Université de l’Arizona aux Etats-Unis.

2. Le Covid-19, ’pire que toutes les sciences-fictions’ : les sombres prédictions d’un expert de l’OMS - 16 septembre 11:46 - ALG avec AFP – Document ‘lci.fr’

3. Coronavirus : l’OMS s’inquiète du niveau ’alarmant’ de transmission en Europe - Le 17/09/2020 à 12:10 – Par E.P avec AFP - Document ‘bfmtv.com’

4. Les images de cellules pulmonaires montrent à quel point une infection à coronavirus peut être intense : des vues microscopiques révèlent des particules virales recouvrant les cils poilus d’une cellule des voies respiratoires – Traduction par Jacques Hallard – Titre du document original Lung cell images show how intense a coronavirus infection can be - Auteur : Jonathan Lambert - Date : 15 septembre 2020

5. Les stéroïdes réduisent la mortalité des patients atteints de COVID-19 gravement malades, confirme l’OMS. Cette découverte renforce les preuves que les cliniciens devraient donner les médicaments aux personnes gravement malades – Traduction par Jacques Hallard – Article d’origine : Steroids reduce deaths of critically ill COVID-19 patients, WHO confirms – Auteure : Tina Hesman Saey - Date : 02 septembre 2020

6. Des chercheurs découvrent un circuit cérébral spécifique endommagé par l’isolement social pendant l’enfance. Une étude chez la souris montre des effets durables et ouvre la voie à des traitements potentiels - Traduction par Jacques Hallard – Article d’origine : Researchers discover a specific brain circuit damaged by social isolation during childhood – Date : 31 août 2020

7. L’étude COVID-19 lie une distanciation sociale stricte à un risque d’infection beaucoup plus faible : les chercheurs affirment que des études similaires pourraient être utilisées pour prédire les tendances locales des flambées infectieuses – Traduction par Jacques Hallard - Document d’origine : COVID-19 study links strict social distancing to much lower chance of infection - Researchers say that similar studies could be used to predict local trends in infectious outbreaks - Date : 10 septembre 2020 – Référence : École de santé publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins

8. Santé - Et si le coronavirus se combinait avec un autre virus ? (Lire la bio) Céline Deluzarche Journaliste - Publié le 16/09/2020 – Document ‘futura-sciences.com’

9. Santé - Le microARN, clé de l’infection au coronavirus ? (Lire la bio) Céline Deluzarche Journaliste - Publié le 15/05/2020 - Document ‘Futura’

10. COVID : l’arbre généalogique du coronavirus révèle qu’il mute en réalité très peu Par Julien Claudet - 17 septembre 2020 – Document ‘trustmyscience.com’

11. Commune Conversion au Bio - Et lentement tout bascule... – Emission radio présentée par Anne Kerléo (photo) UA-136893, mardi 15 septembre à 21h00 - Durée de l’émission RCF : 55 minutes

12. ’Karuna-Shechen’ plaide et agit pour un monde plus altruiste. Message de (altruism@karuna-shechen.org) daté du 19/09/20 à 11:02

Livre « Nous n’étions pas prêts » (éditions JC Lattès) – Entretien avec l’auteur Gilles Pialoux - Propos recueillis par Sandrine Cabut - Publié le 12 septembre 2020 Le Monde

Dernière minute – Message de ‘Huffpost’ daté du 19/09/20 à 01:43 - Vivre (dé)confiné : faire contre mauvaise fortune bon cœur

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0.
Regain de l’épidémie de Covid-19 : deux scénarios se précisent - Vendredi 18 Septembre 2020 – Par Alexandra Chaignon – Document ‘humanite.fr’

Alors que le virus gagne à nouveau du terrain, l’automne, la grippe qui se profile et des températures moins clémentes sont autant de facteurs qui peuvent changer la donne. Le point sur ce que révèlent les indicateurs des possibles tendances à venir.

Quatre mois après la fin du confinement, destiné alors à freiner la propagation de l’épidémie, le virus regagne du terrain, à tel point que la France se demande si une deuxième vague se prépare. Plusieurs indicateurs semblent aller dans ce sens. À commencer par le nombre de cas positifs qui enregistre une hausse régulière : près de 10.000 (9. 784 cas pour être exact) en 24 heures, selon les chiffres de mercredi soir. La première semaine de septembre, on dénombrait 47.294 cas confirmés, soit une hausse de 20 % par rapport à la fin août 2020.

Cet indicateur est cependant à prendre avec prudence. Il est à mettre en relation avec le nombre de tests. Au printemps, les autorités de santé ne testaient que les cas graves et hospitalisés. Aujourd’hui, le dépistage massif est la stratégie phare du gouvernement pour lutter contre l’épidémie. Et cette capacité a fortement augmenté dernièrement. Mi-juin, 215. 000 tests étaient réalisés par semaine. On dépasse désormais le million. Difficile, donc, de comparer.

Cet indicateur inquiète particulièrement les autorités. Mais, plus préoccupant encore, cette hausse commence à se ressentir dans les hôpitaux, avec la réapparition fréquente de cas plus graves, même si le coronavirus continue de toucher davantage les jeunes (moins de 40 ans) en ce moment. Pour la septième semaine consécutive, le nombre hebdomadaire de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 progresse dans toutes les régions. La même tendance est observée pour les admissions en réanimation, en augmentation de 37 % entre la fin août et début septembre. Ainsi, sur les sept derniers jours, 2 976 malades du Covid ont été hospitalisés, dont 508 en réanimation. Pour comparaison, il y a un mois, on comptait quotidiennement près de 200 hospitalisations et une trentaine d’admissions en réanimation.

L’épidémie en France et dans le monde avec le cartographe Nicolas Lambert : 

Certes, on reste très en dessous des niveaux atteints lors du pic de l’épidémie, fin mars-début avril 2020, avec 7.000 malades en réanimation. Mais la grande crainte, c’est que la machine s’emballe et que les hôpitaux finissent par être débordés. «  Bien que les niveaux dhospitalisation et des admissions en réanimation restent modérés, la progression de ces indicateurs est préoccupante (). Le risque dune intensification de la diffusion du virus dans les populations à risques fait craindre une augmentation des hospitalisations dans un futur proche  », alertait Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire du 10 septembre. L’agence faisait «  état dune circulation virale qui continue sa progression, entraînant une nette dégradation de la situation  ». «  Si la dynamique de l’épidémie se maintient, le nombre de cas confirmés hebdomadaires doublera dans 14 jours  », prévenait-elle.

« Nous, nous n’allons pas au-delà de 7 jours de prévision. Et, à ce jour, on n’est pas bons... » - Antoine Flahault, épidémiologiste

«  Nous navons pas les moyens de prédire lavenir  », aime à répéter Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de Genève. «  Nous, nous nallons pas au-delà de 7 jours de prévision. Et, à ce jour, on nest pas bons. On reste sur la même courbe exponentielle.  » Le 15 septembre, 7.852 nouveaux cas étaient recensés en France. Le 23 septembre 2020, les prévisions tablent sur 10.348 cas.

Infarctus du myocarde

Autre signal inquiétant  : l’évolution de la mortalité. Mercredi, 46 malades du Covid sont décédés à l’hôpital, contre 37 la veille. «  En apparence, le nombre de décès liés au Covid paraît relativement stable. Mais on a presque triplé la mortalité quotidienne en un petit mois  », relève le chercheur, tout à fait conscient qu’on est loin des 2 126 décès recensés en moyenne entre le 1er mars et le 30 avril. Autre élément de comparaison : l’infarctus du myocarde est à l’origine de 90 décès par jour. «  Ce qui est paradoxal, poursuit-il, c’est que la dynamique n’est pas la même qu’au printemps, où l’on observait une hausse concomitante des cas positifs, des formes sévères nécessitant une hospitalisation et des décès – c’est ce qui se passe en Israël et aux États-Unis, qui ont sans doute déconfiné trop tôt. En France, entre mars et mai, le taux de létalité (rapport entre le nombre de mort et le nombre de personnes qui ont été infe ctées – NDLR) était de 20 %. Aujourd’hui, il est inférieur à 1 %. Pour une raison simple  : la majorité des cas rapportés concerne des personnes de moins de 40 ans.  »

Un durcissement des mesures

À quoi peut-on donc s’attendre pour les semaines à venir ? Antoine Flahault entrevoit deux scénarios possibles. L’un, pessimiste ; l’autre, optimiste. Dans le premier cas, «  on est en train de voir sous liceberg. Nous assistons au fondement dune vague épidémique qui risque d’arriver sur l’ensemble du territoire, et de l’Europe, d’ici quelques semaines, avec l’arrivée de la saison froide. Si on part sur un scénario plus optimiste, il se pourrait que ça redescende et que ça remonte sans grande vague pendant tout l’hiver.  » Sachant qu’on est encore loin de l’immunité collective (pourcentage d’une population donnée qui est immunisée/protégée contre une infection), estimée en Europe aux alentours de 10 %. «  Il faut tout faire pour se préparer de la meilleure façon possible  », conclut le directeur de l’Institut de santé globale.

Que ce soit un simple rebond ou une seconde vague, le gouvernement a d’ores et déjà commencé à préparer les esprits à un durcissement des contraintes sanitaires. La semaine dernière, Jean Castex a présenté la nouvelle stratégie «  territorialisée  », qui fait que toute nouvelle mesure anti-Covid sera annoncée par les préfets. À compter de ce jeudi, le ministre de la Santé fera un point hebdomadaire officiel pour détailler la situation et la politique du gouvernement. «  Toute la transparence  » sera donnée «  sur les chiffres  » des contaminations, «  département par département  », a assuré le chef de l’État, qui a de nouveau prévenu que le virus allait continuer à sévir «  pendant des mois  » en France. «  Il tourne de plus en plus vite dans certains départements, ce qui conduit le gouvernement à durcir un peu les règles  », a-t-il ajouté, encourageant les Français à «  saccrocher  » avant «  des jours meilleurs  ». 

Auteure : Alexandra Chaignon

Les hospitalisations en temps réel

Le cartographe Nicolas Lambert  propose de visualiser depuis le début de l’épidémie en mars 2020 les hospitalisations en réanimation et soins intensifs. Dans sa version animée, la remontée de celles-ci est nette depuis fin août 2020... Il effectue également ce travail avec les données mondiales, visible ici. coronavirus covid-19

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Après le baccalauréat, la sélection ? Article de Jean Fabbri, publié dans L’Humanité le 20 octobre 2017 | SNESUP-FSU Après le baccalauréat, la sélection ? Article de Jean Fabbri, publié dans L’Humanité

Source : https://www.humanite.fr/regain-de-lepidemie-de-covid-deux-scenarios-se-precisent-693793

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1.
Comment le coronavirus s’est installé en Amérique du Nord et en Europe - – Traduction Jacques Hallard. Document d’origine : How coronavirus took hold in North America and in Europe ; source : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/09/200910150245.htm - Date : 10 septembre 2020 – Référence : Université de l’Arizona aux Etats-Unis.

Global spread of | Credit : © solvod / stock.adobe.com

Propagation mondiale du coronavirus, illustration du concept (image de stock). Crédit : © solvod / stock.adobe.com

Résumé :

Selon une nouvelle étude, les premières interventions ont été efficaces pour éradiquer les infections à coronavirus avant qu’elles ne se propagent. Combinant la génomique des virus avec des simulations épidémiologiques et des enregistrements de voyage, des recherches montrent qu’aux États-Unis et en Europe, des réseaux de transmission soutenus ne se sont établis qu’après des introductions séparées du virus qui n’ont pas été détectées.

Une nouvelle étude combine la génomique évolutive à partir d’échantillons de coronavirus avec des épidémies simulées par ordinateur et des enregistrements de voyage détaillés pour reconstruire la propagation du coronavirus à travers le monde avec des détails sans précédent.

Publié dans la revue ‘Science’, les résultats suggèrent une période prolongée d’opportunités manquées lorsque des tests intensifs et la recherche des contacts auraient pu empêcher le SRAS-CoV-2 de s’établir en Amérique du Nord et en Europe.

Le document conteste également les suggestions qui ont lié les premiers cas connus de COVID-19 sur chaque continent en janvier 2020, aux épidémies détectées des semaines plus tard, et fournit des informations précieuses qui pourraient informer la réponse en matière de la santé publique et aider à anticiper et à prévenir les futures épidémies de COVID-19 et mêmes d’autres maladies zoonotiques.

[« Les zoonoses sont des maladies ou infections qui se transmettent des animaux vertébrés à l’homme, et vice versa. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des virus ou des parasites ».

Les zoonoses, ces maladies transmissibles entre l’homme et l’animal | Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

Source : Dossier - Les zoonoses, ces maladies transmissibles entre l’homme et l’animal : https://agriculture.gouv.fr/les-zoonoses-ces-maladies-transmissibles-entre-lhomme-et-lanimal ].

’Notre aspiration était de développer et d’appliquer une nouvelle technologie puissante pour mener une analyse définitive sur la façon dont la pandémie s’est déroulée dans l’espace et dans le temps, à travers le monde’, a déclaré Michael Worobey, chercheur à l’Université d’Arizona, qui a dirigé une équipe interdisciplinaire de scientifiques de 13 instituts de recherche basés aux États-Unis, en Belgique, au Canada et au Royaume-Uni ’Avant, il y avait beaucoup de possibilités qui flottaient dans un méli-mélo de science, de médias sociaux et un nombre sans précédent de publications pré-imprimées en attente d’examen par les pairs’.

L’équipe a basé son analyse sur les résultats des efforts de séquençage du génome viral, qui ont commencé immédiatement après l’identification du virus. Ces efforts se sont rapidement transformés en un effort mondial sans précédent par leur ampleur et par leur rythme et ils ont produit des dizaines de milliers de séquences génomiques, dans des bases de données accessibles au public.

Contrairement aux récits répandus, les premières arrivées documentées d’individus infectés voyageant de Chine aux États-Unis et en Europe n’ont pas fait boule de neige dans les épidémies continentales, ont constaté les chercheurs.

Au lieu de cela, des mesures rapides et décisives visant à retracer et à contenir ces incursions initiales du virus ont été couronnées de succès et devraient servir de modèles de réponses orientant les actions et politiques futures des gouvernements et des agences de santé publique, concluent les auteurs de l’étude.

Comment le virus est arrivé aux États-Unis et en Europe

Un ressortissant chinois volant à Seattle depuis Wuhan, en Chine, le 15 janvier 2020, est devenu le premier patient aux États-Unis à être infecté par le nouveau coronavirus et le premier à avoir un génome du SRAS-CoV-2 séquencé. Ce patient a été désigné « WA1 ». Ce n’est que six semaines plus tard que plusieurs cas supplémentaires ont été détectés dans l’État de Washington.

« Et pendant que tout ce temps passe, tout le monde était est dans le noir et se demandait :« Qu’est-ce qui se passe ? », a déclaré Worobey. « Nous espérions que tout allait bien se passer, nous espérons qu’il n’y aurait pas d’autres cas, et puis il devint clair, à partir d’un remarquable programme communautaire d’échantillonnage viral à Seattle, qu’il y avait plus de cas dans l’état du Washington et qu » ceu-ci étaient génétiquement très similaires au virus dénommé WA1 ».

Worobey et ses collaborateurs ont testé l’hypothèse dominante suggérant que le patient WA1 avait établi un cluster de transmission qui n’avait pas été détecté pendant six semaines. Bien que les génomes échantillonnés en février et mars 2020 partagent des similitudes avec WA1, ils sont suffisamment différents pour que l’idée selon laquelle WA1 induisant l’épidémie qui s’ensuivit soit très improbable, avaient-ils déterminé. Les résultats des chercheurs indiquent que le saut de la Chine aux États-Unis s’est probablement produit le ou vers le 1er février 2020.

Les résultats mettent également fin aux hypothèses selon lesquelles cette épidémie, la première grappe de transmission substantielle aux États-Unis, pourrait avoir été déclenchée indirectement par la dispersion du virus de la Chine vers la Colombie-Britannique, au Canada, juste au nord de l’État de Washington, puis se propager du Canada vers les Etts-Unis. Les génomes multiples du SRAS-CoV-2 aux États-Unis, publiés par le ‘British Columbia Center for Disease Control’ semblaient être ancestraux des variantes virales échantillonnées dans l’État de Washington, ce qui suggère fortement une origine canadienne de l’épidémie américaine. Cependant, la présente étude a révélé des erreurs de séquençage dans ces génomes, excluant ainsi ce scénario.

Au lieu de cela, la nouvelle étude implique une source provenant directement de Chine pour l’épidémie américaine, juste au moment où l’administration américaine a mis en œuvre une interdiction de voyager pour les voyageurs en provenance de Chine début février 2020. La nationalité du « cas index » de l’épidémie américaine ne peut pas être connue avec certitude car des dizaines de milliers de citoyens américains et de titulaires de visa ont voyagé de Chine vers les États-Unis, même après l’entrée en vigueur de l’interdiction.

Un scénario similaire marque la première introduction connue du coronavirus en Europe. Le 20 janvier 2020, un employé d’une entreprise de fourniture automobile de Bavière, en Allemagne, s’est rendu par avion pour une réunion d’affaires depuis Shanghai, en Chine, porteur du virus sans le savoir, ce qui a finalement entraîné l’infection de 16 collègues. Dans ce cas également, une réponse impressionnante de tests rapides et d’isolement a empêché l’épidémie de se propager davantage, conclut l’étude. Contrairement à la spéculation, cette épidémie allemande n’a pas été à l’origine de l’épidémie dans le nord de l’Italie qui s’est finalement répandue largement à travers l’Europe et finalement à New York et dans tout le reste des États-Unis.

Les auteurs montrent également que cette voie de dispersion Chine-Italie-États-Unis a déclenché des grappes de transmission sur la côte Est, un peu plus tard en février 2020, que le mouvement Chine-États-Unis du virus qui a déclenché l’épidémie dans l’État de Washington. La grappe de transmission de Washington a également précédé de petites grappes de transmission communautaire en février 2020 en Californie, ce qui en fait la première en Amérique du Nord.

Travaux de confinement précoce

Les auteurs disent que des interventions intensives, impliquant des tests, la recherche des contacts, des mesures d’isolement et un degré élevé de conformité des personnes infectées, qui ont signalé leurs symptômes aux autorités sanitaires et s’isolent en temps opportun, ont aidé l’Allemagne et la région de Seattle à contenir ces flambées en janvier 2020.

« Nous pensons que ces mesures ont abouti à une situation dans laquelle les premières étincelles pouvaient être étouffées avec succès, empêchant ainsi de se propager davantage dans la communauté », a déclaré Worobey. « Ce que cela nous indique, c’est que les mesures prises dans ces cas sont très efficaces et qu’elles devraient servir de modèle pour les futures réponses aux maladies émergentes qui ont le potentiel de dégénérer en pandémies mondiales ».

Pour reconstituer le déroulement de la pandémie, les scientifiques ont exécuté des programmes informatiques qui simulaient soigneusement l’épidémiologie et l’évolution du virus, en d’autres termes, comment le SRAS-CoV-2 s’est propagé et a muté au fil du temps.

« Cela nous a permis de relancer la bande sur la façon dont l’épidémie s’est déroulée, encore et encore, puis de vérifier les scénarios qui émergent dans les simulations par rapport aux modèles que nous voyons dans la réalité », a déclaré Worobey.

« Dans le cas de l’état de Washington, nous pouvons nous demander : ‘Et si ce patient WA1 arrivé aux États-Unis le 15 janvier 2020 avait vraiment déclenché cette épidémie ?’ Eh bien, s’il l’a fait, et que vous ré-exécutez cette épidémie encore et encore, puis que vous échantillonnez les patients infectés de cette épidémie et faites évoluer le virus de cette manière, obtenez-vous un schéma qui ressemble à ce que nous voyons dans la réalité ? Et la réponse était non », a-t-il dit.

« Si vous semez cette épidémie italienne précoce avec celle en Allemagne, voyez-vous le modèle que vous obtenez dans les données évolutives ? Et la réponse, encore une fois, est non’, a-t-il dit.

« En relançant l’introduction du SRAS-CoV-2 aux États-Unis et en Europe par le biais de simulations, nous avons montré qu’il était très peu probable que les premières introductions virales documentées dans ces régions conduisent à des grappes de transmission productives », a déclaré le co-auteur Joel Wertheim. de l’Université de Californie, à San Diego. « Les analyses épidémiologiques moléculaires sont incroyablement puissantes pour révéler les modèles de transmission du SRAS-CoV-2 ».

D’autres méthodes ont ensuite été combinées avec les données des épidémies virtuelles, donnant des résultats exceptionnellement détaillés et quantitatifs.

« Au cœur de ce travail se trouve notre nouvel outil combinant des informations détaillées sur l’historique de voyage et la phylogénétique, qui produit une sorte d ’« arbre généalogique » de la relation entre les différents génomes de virus prélevés sur des individus infectés », a déclaré le co-auteur Marc Suchard, de l’Université de Californie, à Los Angeles. « Les reconstructions évolutives plus précises à partir de ces outils fournissent une étape critique pour comprendre comment le SRAS-CoV-2 s’est propagé à l’échelle mondiale en si peu de temps ».’

« Nous devons garder à l’esprit que nous n’avons étudié que l’évolution à court terme de ce virus, il n’a donc pas eu beaucoup de temps pour accumuler de nombreuses mutations », a déclaré le co-auteur Philippe Lemey de l’Université de Louvain, en Belgique. « Ajoutez à cela l’échantillonnage inégal de génomes de différentes parties du monde, et il devient clair qu’il y a d’énormes avantages à tirer de l’intégration de diverses sources d’informations, combinant les reconstructions génomiques avec des approches complémentaires comme les enregistrements de vol et le nombre total de COVID-19 cas dans diverses régions du monde en janvier et février 2020 ». ’

« Nos recherches montrent que lorsque vous effectuez une intervention précoce et une détection efficace, cela peut avoir un impact énorme, à la fois sur la prévention des pandémies et sur leur contrôle une fois qu’elles progressent », a déclaré Worobey. « Alors que l’épidémie a fini par glisser, il y a eu des victoires précoces qui nous montrent la voie à suivre : des tests complets et l’identification des cas sont des armes puissantes ».

Les sources de financement de cette étude comprennent la Fondation David et Lucile Packard, les ‘National Institutes of Health’, le Conseil européen de la recherche, le ‘Wellcome Trust’ et le Programme d’intervention rapide sur le coronavirus des Instituts de recherche en santé du Canada.

Source de l’information : Materials provided by University of Arizona. Original written by Daniel Stolte. Note : Content may be edited for style and length.

Référence de la publicaton : Michael Worobey, Jonathan Pekar, Brendan B. Larsen, Martha I. Nelson, Verity Hill, Jeffrey B. Joy, Andrew Rambaut, Marc A. Suchard, Joel O. Wertheim, Philippe Lemey. The emergence of SARS-CoV-2 in Europe and North America. Science, Sept. 10, 2020 ; DOI : 10.1126/science.abc8169

Pour citer cette page : MLA APA Chicago - University of Arizona. ’How coronavirus took hold in North America and in Europe.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 10 September 2020. <www.sciencedaily.com/releases/2020/...> .

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2.
Le Covid-19, ’pire que toutes les sciences-fictions’ : les sombres prédictions d’un expert de l’OMS - 16 septembre 11:46 - ALG avec AFP – Document ‘lci.fr’ - Photo

LE PIRE À VENIR ? - La pandémie a fait quelque 930.000 morts et un des six envoyés spéciaux de l’Organisation mondiale de la Santé pour le Covid-19 a estimé qu’elle n’en est qu’à son début.

Et si la pandémie n’en était qu’à ses débuts ? C’est la sombre prédiction d’un expert de l’OMS, alors que l’Inde a dépassé mercredi la barre des cinq millions de cas recensés de coronavirus et que près de 930.000 personnes en sont déjà mortes à travers le monde selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. 

Ceci est bien pire que toutes les sciences-fictions sur les pandémies’, a ainsi déclaré l’un des six envoyés spéciaux de l’Organisation mondiale de la Santé pour le Covid-19, le docteur David Nabarro, devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique. ’C’est vraiment sérieux, nous n’en sommes même pas à mi-chemin. Nous en sommes encore au début’, a-t-il affirmé, cité mardi par l’agence britannique Press Association.

’Un problème de santé devenu hors de contrôle’

C’est une situation terrible, un problème de santé qui est devenu tellement hors de contrôle qu’il plonge le monde non seulement dans une récession, mais dans une contraction économique géante qui va probablement doubler le nombre de pauvres, doubler le nombre de mal-nourris, conduire des centaines de millions de petites entreprises à la faillite’, a-t-il ajouté.

A l’échelle de l’Inde, deuxième pays le plus peuplé au monde avec 1,3 milliard d’habitants, ce scénario dramatique se traduit par un million de nouvelles contaminations en seulement onze jours. Le pays est le deuxième comptant le plus de cas confirmés (5,02 millions), derrière les Etats-Unis (6,59 millions). Selon le ministère de la Santé, le Covid-19 a fait 82.066 morts en Inde depuis le début de l’épidémie, mais la plupart des experts estiment que les chiffres réels d’infections et de décès sont probablement beaucoup plus élevés.

’Des compromis devront être faits ’

Mardi, l’OMS a appelé les gouvernements à prendre des décisions difficiles pour protéger les plus vulnérables et maintenir les jeunes à l’école, quitte à accepter des sacrifices inévitables, alors que l’Europe aborde un moment décisif dans la lutte contre l’épidémie avec la rentrée scolaire et l’arrivée de l’automne. ’Qu’est ce qui est le plus important : le retour de nos enfants dans les classes ou l’ouverture des nightclubs et des bars ?’, a lancé le directeur des Situations d’urgence de l’OMS, Michael Ryan, au cours d’une conférence de presse virtuelle. 

Et de souligner : ’L’Europe aborde une saison où les gens vont commencer à retourner dans les espaces intérieurs. La pression de l’infection va augmenter’. Des compromis devront être faits pour maintenir à la fois les plus jeunes et les plus âgés dans la vie sociale, a-t-il insisté. ’Le seul moyen est que les adultes maintiennent une distance suffisante pour favoriser une baisse de la contagion’. 

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« Les écoles ne devraient être fermées qu’’en dernier recours’ dans les zones de très forte transmission du coronavirus, a estimé le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Pour rappel, selon l’OMS, les personnes âgées de moins de 20 ans représentent moins de 10 % des cas et moins de 0,2 % des décès ».

ALG avec AFP Email

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3.
Coronavirus : l’OMS s’inquiète du niveau ’alarmant’ de transmission en Europe - Le 17/09/2020 à 12:10 – Par E.P avec AFP - Document ‘bfmtv.com’

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’inquiète aussi du raccourcissement de la quarantaine annoncé par plusieurs pays, dont la France.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’inquiète du niveau ’alarmant’ de transmission en Europe, déclare-t-elle ce mercredi. Elle fait par ailleurs par de ses critiques concernant les raccourcissements de quarantaine annoncés par plusieurs pays, dont la France.

Plus de contamination qu’en mars2020

’Les chiffres de septembre devraient servir d’alarme pour nous tous’ à travers l’Europe, où le nombre de nouveaux cas est désormais supérieur à ceux enregistrés en mars et avril, a déclaré depuis Copenhague le directeur de la branche Europe de l’OMS, Hans Kluge.

L’organisation onusienne a également exclu de raccourcir sa recommandation d’une quarantaine de 14 jours pour tout ceux qui ont été en contact avec le virus.

’Notre recommandation de quarantaine de 14 jours a été basée sur notre compréhension de la période d’incubation et de la transmission de la maladie, nous ne la réviserions que sur la base d’un changement de notre compréhension de la science, ce qui n’est pas le cas jusqu’à présent’, a insisté Catherine Smallwood, en charge des situations d’urgence à l’OMS Europe.

’L’immense impact sociétal’ de la quarantaine

En France, la durée d’isolement a été ramenée à sept jours en cas de contact. Elle est de dix jours au Royaume-Uni et en Irlande et plusieurs pays européens, comme le Portugal et la Croatie, envisagent actuellement de la réduire.

’Quand on connaît l’immense impact individuel et sociétal que peut avoir une réduction, même minime, de la durée de la quarantaine (...), j’encourage les pays de la région à suivre une procédure scientifique régulière avec leurs experts et à explorer des options de réduction sûres’, a insisté Hans Kluge.

La zone Europe de l’OMS, qui comprend 53 pays dont la Russie, compte près de 5 millions de cas officiels et plus de 227.000 morts liées au virus, d’après le tableau de surveillance de l’organisation.

Du fait d’une reprise de l’épidémie mais également des capacités de tests supérieurs à la vague de mars-avril, le nombre de cas quotidien enregistré avoisine actuellement les 40.000 à 50.000, contre un pic quotidien de 43.000 le 1er avril dernier, selon ces données. Le nouveau record absolu date désormais du 11 septembre, avec quelque 54.000 cas enregistrés en 24 heures.

Actualités en continu et info en direct et replay - BFMTV

Les nouveaux habits de BFMTV

Source : https://www.bfmtv.com/sante/coronavirus-l-oms-s-inquiete-du-niveau-alarmant-de-transmission-en-europe_AD-202009170155.html

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4.
Les images de cellules pulmonaires montrent à quel point une infection à coronavirus peut être intense : des vues microscopiques révèlent des particules virales recouvrant les cils poilus d’une cellule des voies respiratoiresTraduction par Jacques Hallard – Titre du document original Lung cell images show how intense a coronavirus infection can be - Auteur : Jonathan Lambert - Date : 15 septembre 2020 - Site : https://www.sciencenews.o- rg/article/coronavirus-covid19-infection-lung-cell-images

false-color microscope image of small virus particles on a lung cell

Des particules de coronavirus (rouges) submergent une cellule pulmonaire humaine (bleue et violette) dans cette micrographie électronique à balayage artificiellement colorée. Le mucus est surligné en vert. Ehre Lab / École de médecine UNC

De nouvelles vues en gros plan des cellules pulmonaires montrent à quel point le coronavirus responsable du COVID-19 peut se répliquer une fois qu’il a infiltré les voies respiratoires.

Dans le laboratoire, le pneumologue pédiatrique Camille Ehre et ses collègues de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, ont infecté des cellules qui tapissent les voies respiratoires des poumons avec le SRAS-CoV-2 ; ils ont attendu 96 heures, puis ils ont pris des images de micrographie électronique à balayage du virus présent dans les cellules.

« Une fois qu’une cellule est infectée, elle est complètement prise en charge par le virus, produisant un nombre étonnant de virus », dit Ehre. Dans une boîte de laboratoire d’environ 1 million de cellules humaines, elle dit que la charge virale peut monter en flèche d’environ mille virus infectieux à 10 millions en seulement deux jours. Les nouvelles images ont été publiées le 3 septembre 2020 dans le ‘New England Journal of Medicine’.

Les cellules qui tapissent les voies respiratoires et leurs protubérances capillaires, appelées cils, aident à dégager les voies respiratoires des particules inhalées et des agents pathogènes. Ces types de cellules sont également spécifiquement ciblés par le coronavirus. Une fois infectés, ils produisent des « nombres astronomiques » de particules virales, dit Ehre, propulsant potentiellement les particules plus profondément dans les poumons, ce qui peut provoquer une pneumonie, ou dans l’air où elles peuvent infecter d’autres personnes.

« Ces images de cellules des voies respiratoires remplies de virus plaident en faveur de l’utilisation de masques pour limiter la transmission du SRAS-CoV-2, qu’un individu présente des symptômes ou non », dit Ehre. Le port de masque généralisé pourrait aider à empêcher une telle réplication virale explosive de se propager au-delà d’un seul individu.

black and white microscope images of round coronavirus particles coating the hairlike cilia of a lung cell

Les particules de coronavirus (petites sphères épineuses) recouvrent une cellule pulmonaire humaine et ses cils poilus sur cette micrographie électronique à balayage (à gauche ; vue à haute résolution à droite). Ehre / NEJM 2020

Citations

C. Ehre. SARS-CoV-2 infection of airway cells. New England Journal of Medicine. Vol 33. September 3, 2020, p. 969. doi : 10.1056/NEJMicm2023328

About Jonathan Lambert - Jonathan Lambert is the staff writer for biological sciences, covering everything from the origin of species to microbial ecology. He has a master’s degree in evolutionary biology from Cornell University.

A propos de Jonathan Lambert (photo) - Jonathan Lambert est le rédacteur en chef pour les sciences biologiques, couvrant tout, de l’origine des espèces à l’écologie microbienne. Il est titulaire d’une maîtrise en biologie de l’évolution de l’Université Cornell aux Etats-Unis.

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5.
Les stéroïdes réduisent la mortalité des patients atteints de COVID-19 gravement malades, confirme l’OMS. Cette découverte renforce les preuves que les cliniciens devraient donner les médicaments aux personnes gravement malades – Traduction par Jacques Hallard – Article d’origine : Steroids reduce deaths of critically ill COVID-19 patients, WHO confirms – Auteure : Tina Hesman Saey - Date : 02 septembre 2020 - Site : https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-steroids-reduce-deaths-covid19-patients-who

dexamethasone steroid in syringe

Les stéroïdes, y compris la dexaméthasone et l’hydrocortisone, réduisent le risque de mortalité dans les cas graves de COVID-19, selon une analyse de l’Organisation mondiale de la santé. Teka77 / iStock / Getty Images Plus

En juin 2020, une vaste étude au Royaume-Uni a suggéré que la dexaméthasone (stéroïde) pourrait aider à réduire le risque de décès chez les patients atteints de COVID-19 et gravement malades. Maintenant, plus de preuves suggèrent que les stéroïdes sont une arme efficace contre le coronavirus.

Des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé ont combiné les données de sept essais cliniques randomisés pour des patients atteints de COVID-19 gravement malades, traités avec des stéroïdes par rapport aux soins standard ou à un placebo jusqu’au 9 juin 2020. Les essais ont utilisé les stéroïdes suivants : hydrocortisone, dexaméthasone ou méthylprednisolone.

Les personnes qui étaient sous ventilateurs au début de leur essai clinique avaient 30% de chances de mourir du virus si on leur donnait des stéroïdes, contre 38% de chances avec des soins standard ou un placebo, rapportent les chercheurs le 2 septembre 2020 dans la revue JAMA. Les résultats étaient encore plus prometteurs pour les personnes gravement malades qui n’étaient pas sous respirateur : ceux qui prenaient des stéroïdes avaient 23% de chances de mourir contre 42% pour les personnes prenant un placebo ou recevant des soins standard.

Les résultats de trois des études incluses dans l’analyse combinée - une en France testant l’hydrocortisone, un essai sur la dexaméthasone au Brésil et une étude internationale sur l’hydrocortisone - ont été publiés en même temps dans JAMA. Ces essais et d’autres dans l’analyse de l’OMS ont été arrêtés prématurément car il n’aurait pas été éthique de continuer et de refuser certains stéroïdes à certains patients malades une fois que l’étude britannique les a trouvés efficaces.

Sur la base des résultats de l’analyse combinée, l’OMS a recommandé le 2 septembre 2020 que les médecins donnent de la dexaméthasone ou de l’hydrocortisone aux patients atteints de COVID-19 gravement malades, mais pas aux personnes atteintes d’une maladie plus légère. L’administration de stéroïdes à des personnes atteintes de cas modérés ou légers pourrait trop affaiblir le système immunitaire, ce qui permettrait au virus de faire encore plus de dégâts. Les ‘National Institutes of Health’ des États-Unis ont également recommandé l’utilisation de stéroïdes pour les personnes hospitalisées qui ont besoin d’oxygène supplémentaire ou qui sont placées sous ventilateurs.

Citations

The WHO Rapid Evidence Appraisal for COVID-19 Therapies (REACT) Working Group. Association Between Administration of Systemic Corticosteroids and Mortality AmongCritically Ill Patients With COVID-19. JAMA. Published online September 2, 2020. doi:10.1001/jama.2020.17023.

P.-F. Dequin et al. Effect of hydrocortisone on 21-day mortality or respiratory support among critically ill patients with COVID-19 ; A randomized clinical trial. JAMA. Published online September 2, 2020. doi:10.1001/jama.2020.16761.

B. M. Tomazini et al. Effect of dexamethasone on days alive and ventilator-free in patients with moderate or severe acute respiratory distress syndrome and COVID-19

The CoDEX randomized clinical trial. JAMA. Published online September 2, 2020. doi:10.1001/jama.2020.17021.

The Writing Committee for the REMAP-CAP Investigators. Effect of hydrocortisone on mortality and organ support in patients with severe COVID-19 : The REMAP-CAP COVID-19 corticosteroid domain randomized clinical trial. JAMA. Published online September 2, 2020. doi:10.1001/jama.2020.17022.

The World Health Organization. Corticosteroids for COVID-19. Living Guidance. September 2, 2020. WHO/2019-nCoV/Corticosteroids/2020.1

About Tina Hesman Saey - Tina Hesman Saey is the senior staff writer and reports on molecular biology. She has a Ph.D. in molecular genetics from Washington University in St. Louis and a master’s degree in science journalism from Boston University.

A propos de Tina Hesman Saey (photo) - Tina Hesman Saey est la rédactrice principale et auteure des rapports sur la biologie moléculaire. Elle a un doctorat en génétique moléculaire de l’Université de Washington à St. Louis et une maîtrise en journalisme scientifique de l’Université de Boston aux Etats-Unis.

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6.
Des chercheurs découvrent un circuit cérébral spécifique endommagé par l’isolement social pendant l’enfance. Une étude chez la souris montre des effets durables et ouvre la voie à des traitements potentiels - Traduction par Jacques Hallard – Article d’origine : Researchers discover a specific brain circuit damaged by social isolation during childhood – Date : 31 août 2020 - Référence : Hôpital du mont Sinaï / École de médecine du mont Sinaï - Site : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/08/200831112345.htm -

Résumé :

Les chercheurs ont identifié des sous-populations spécifiques de cellules cérébrales dans le cortex préfrontal, un élément clé du cerveau qui régule le comportement social, qui sont nécessaires à une sociabilité normale à l’âge adulte et sont profondément vulnérables à l’isolement social juvénile chez la souris.

Person and shadow, | Credit : © Jorm S / stock.adobe.com

Personne et ombre, concept de solitude (stock image). Crédit : © Jorm S / stock.adobe.com

La solitude est reconnue comme une menace sérieuse pour la santé mentale.

Alors même que notre monde devient de plus en plus connecté sur les plateformes numériques, les jeunes de notre société ressentent un sentiment croissant d’isolement. La pandémie COVID-19, qui a contraint de nombreux pays à mettre en œuvre la distanciation sociale et la fermeture d’écoles, amplifie la nécessité de comprendre les conséquences sur la santé mentale de l’isolement social et de la solitude. Alors que la recherche a montré que l’isolement social pendant l’enfance, en particulier, est préjudiciable à la fonction cérébrale et au comportement des adultes chez les espèces de mammifères, les mécanismes des circuits neuronaux sous-jacents sont restés mal compris.

ne équipe de recherche de l’École de médecine Icahn du mont Sinaï a maintenant identifié des sous-populations spécifiques de cellules cérébrales dans le cortex préfrontal, une partie clé du cerveau qui régule le comportement social, qui sont nécessaires à une sociabilité normale à l’âge adulte et sont profondément vulnérables. à l’isolement social juvénile chez la souris.

Les résultats de l’étude, qui apparaissent dans le numéro du 31 août 2020 de la revue ‘Nature Neuroscience’, mettent en lumière un rôle jusqu’alors non reconnu de ces cellules, connues sous le nom de neurones du cortex préfrontal médian, se projetant vers le thalamus para-ventriculaire, la zone du cerveau qui relaie les signaux vers divers composants du cerveau, en circuits de récompense. Si le résultat est reproduit chez l’homme, cela pourrait conduire à des traitements pour les troubles psychiatriques liés à l’isolement.

« En plus d’identifier ce circuit spécifique dans le cortex préfrontal qui est particulièrement vulnérable à l’isolement social pendant l’enfance, nous avons également démontré que le circuit vulnérable que nous avons identifié est une cible prometteuse pour le traitement des déficits de comportement social », explique Hirofumi Morishita, MD, PhD , Professeur agrégé de psychiatrie, neurosciences et ophtalmologie à la Icahn School of Medicine de Mount Sinai, membre du corps professoral du ‘Friedman Brain Institute’ et du ‘Mindich Child Health and Development Institute’, et auteur principal de l’article. « Grâce à la stimulation du circuit préfrontal spécifique projetant vers la zone thalamique à l’âge adulte, nous avons pu sauver les déficits de sociabilité causés par l’isolement social des jeunes ».

Plus précisément, l’équipe de chercheurs a constaté que, chez les souris mâles, deux semaines d’isolement social immédiatement après le sevrage entraînaient un échec d’activation des neurones du cortex préfrontal médian se projetant vers le thalamus para-ventriculaire lors d’une exposition sociale à l’âge adulte. Les chercheurs ont découvert que l’isolement juvénile entraînait à la fois une excitabilité réduite des neurones préfrontal se projetant vers le thalamus para-ventriculaire et une augmentation de l’apport inhibiteur d’autres neurones apparentés, suggérant un mécanisme de circuit sous-jacent aux déficits de sociabilité causés par l’isolement social des juvéniles.

Pour déterminer si la restauration aiguë de l’activité des projections préfrontales vers le thalamus para-ventriculaire est suffisante pour atténuer les déficits de sociabilité chez les souris adultes qui ont subi un isolement social juvénile, l’équipe a utilisé une technique connue sous le nom d’optogénétique pour stimuler sélectivement les projections préfrontales vers le thalamus para-ventriculaire. Les chercheurs ont également utilisé la chimio-génétique dans leur étude. Alors que l’optogénétique permet aux chercheurs de stimuler des neurones particuliers chez des animaux en mouvement libre avec des impulsions de lumière, la chimio-génétique permet un contrôle chimique non invasif des populations cellulaires. En utilisant ces deux techniques, les chercheurs ont pu augmenter rapidement l’interaction sociale chez ces souris une fois que des impulsions lumineuses ou des médicaments leur ont été administrés.

« Nous avons vérifié la présence de déficits de comportement social juste avant la stimulation et lorsque nous avons vérifié le comportement pendant que la stimulation était en cours, nous avons constaté que les déficits de comportement social étaient inversés », a déclaré le Dr Morishita.

Étant donné que les déficits de comportement social sont une dimension commune de nombreux troubles neuro-développementaux et psychiatriques, tels que l’autisme et la schizophrénie, l’identification de ces neurones préfrontaux spécifiques pointera vers des cibles thérapeutiques pour l’amélioration des déficits de comportement social partagés à travers une gamme de troubles psychiatriques. Les circuits identifiés dans cette étude pourraient potentiellement être modulés à l’aide de techniques telles que la stimulation magnétique transcrânienne et / ou la stimulation transcrânienne en courant continu.

Ce travail a été soutenu par des subventions des ‘National Institutes of Health’ et du ‘National Institute of Mental Health’ et de la ‘Simons Foundation’.

Source de l’information : Materials provided by The Mount Sinai Hospital / Mount Sinai School of Medicine. Note : Content may be edited for style and length.

Référence de la revue : Kazuhiko Yamamuro, Lucy K. Bicks, Michael B. Leventhal, Daisuke Kato, Susanna Im, Meghan E. Flanigan, Yury Garkun, Kevin J. Norman, Keaven Caro, Masato Sadahiro, Klas Kullander, Schahram Akbarian, Scott J. Russo, Hirofumi Morishita. A prefrontal–paraventricular thalamus circuit requires juvenile social experience to regulate adult sociability in mice. Nature Neuroscience, Aug. 31, 2020 ; DOI : 10.1038/s41593-020-0695-6

Pour citer cette page : MLA APA Chicago - The Mount Sinai Hospital / Mount Sinai School of Medicine. ’Researchers discover a specific brain circuit damaged by social isolation during childhood : Study in mice shows long-lasting effects and points the way to potential treatments.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 31 August 2020. <www.sciencedaily.com/releases/2020/...> .

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7.
L’étude COVID-19 lie une distanciation sociale stricte à un risque d’infection beaucoup plus faible : les chercheurs affirment que des études similaires pourraient être utilisées pour prédire les tendances locales des flambées infectieuses – Traduction par Jacques Hallard - Document d’origine : COVID-19 study links strict social distancing to much lower chance of infection - Researchers say that similar studies could be used to predict local trends in infectious outbreaks - Date : 10 septembre 2020 – Référence : École de santé publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins - Site : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/09/200910110824.htm

Résumé :

L’utilisation des transports en commun, la visite d’un lieu de culte ou les déplacements depuis la maison sont associés à une probabilité significativement plus élevée d’être testé positif au coronavirus SARS-CoV-2, tandis que la pratique d’une distanciation sociale stricte est associée à une probabilité nettement plus faible.

People social distancing | Credit : © Photocreo Bednarek / stock.adobe.com

Concept de distance sociale de personnes (stock image). Crédit : © Photocreo Bednarek / stock.adobe.com

Utiliser les transports en commun, visiter un lieu de culte ou voyager à partir de la maison sont associés à une probabilité significativement plus élevée d’être testé positif au coronavirus SARS-CoV-2, tandis que la pratique d’une distanciation sociale stricte est associée à une probabilité nettement plus faible, suggère un étude menée par des chercheurs de la ‘Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health’.

Pour leur analyse, les chercheurs ont enquêté sur un échantillon aléatoire de plus de 1.000 personnes dans l’État du Maryland à la fin du mois de juin 2020, posant des questions sur leurs pratiques de distanciation sociale, l’utilisation des transports en commun, les antécédents d’infection par le SRAS-CoV-2 (COVID-19) et d’autres comportements pertinents.

Ils ont constaté, par exemple, que ceux qui déclaraient utiliser fréquemment les transports en commun étaient plus de quatre fois plus susceptibles de déclarer des antécédents de test positif pour l’infection par le SRAS-CoV-2, tandis que ceux qui déclaraient pratiquer une distanciation sociale stricte en plein air n’étaient qu’un dixième plus probable, à déclarer avoir été positif au SRAS-CoV-2.

On pense que l’étude fait partie des premières évaluations à grande échelle des comportements pertinents pour le COVID-19, basée sur des données d’enquête au niveau individuel, par opposition à des données agrégées provenant de sources telles que les applications de téléphonie mobile.

Les résultats ont été publiés en ligne le 2 septembre 2020 dans la revue médicale ‘Clinical Infectious Diseases’.

« Nos résultats soutiennent l’idée que si vous sortez, vous deviez pratiquer la distanciation sociale dans la mesure du possible, car cela semble fortement associé à un moindre risque d’être infecté », explique l’auteur principal de l’étude Sunil Solomon, MBBS, PhD, MPH , professeur agrégé au département d’épidémiologie de la ‘Bloomberg School’ et professeur agrégé de médecine à la J’ohns Hopkins School Medicine’. « Des études comme celle-ci sont également relativement faciles à faire ; nous pensons donc qu’elles ont le potentiel d’être des outils utiles pour l’identification de lieux ou de sous-groupes de population plus vulnérables ».

Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 a infecté près de 27 millions de personnes dans le monde, dont environ 900.000 sont décédées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En l’absence de vaccin, les autorités de santé publique ont mis l’accent sur des pratiques telles que rester à la maison, porter des masques et maintenir la distance sociale en public. Pourtant, il n’y a pas eu un bon moyen de contrôler si - et parmi quels groupes - de telles pratiques sont suivies.

Solomon et ses collègues, y compris le premier auteur Steven Clipman, candidat au doctorat au Département de la santé internationale de la ‘Bloomberg School’, ont rapidement accédé à des participants volontaires à l’enquête via une entreprise qui gère un vaste bassin national de participants potentiels en tant que service commercial d’études de marché. Les 1.030 personnes incluses dans l’étude vivaient toutes dans l’état du Maryland aux Etats-Unis, qui a enregistré plus de 113.000 cas confirmés de SRAS-CoV-2 et près de 3.700 décès confirmés, selon le ministère de la Santé du Maryland.

Les chercheurs ont posé des questions aux participants à l’enquête sur les voyages récents à l’extérieur de leur maison, leur utilisation de masques, la distanciation sociale et les pratiques connexes, et toute infection confirmée par le SRAS-CoV-2 récemment ou pas du tout.

Les résultats ont indiqué que 55 (5,3%) des 1.030 participants avaient été testés positifs à l’infection par le SRAS-CoV-2 à tout moment, tandis que 18 (1,7%) ont déclaré avoir été testés positifs dans les deux semaines précédant l’enquête.

Les chercheurs ont constaté qu’en considérant toutes les variables qu’ils pouvaient évaluer, passer plus de temps dans les lieux publics était fortement associé à des antécédents d’infection par le SRAS-CoV-2. Par exemple, les antécédents d’infection étaient environ 4,3 fois plus fréquents chez les participants qui ont déclaré avoir utilisé le transport en commun plus de trois fois au cours des deux semaines précédentes, comparativement aux participants qui ont déclaré n’avoir jamais utilisé les transports en commun au cours de la période de deux semaines.

Les antécédents d’infection étaient également 16 fois plus fréquents chez ceux qui ont déclaré avoir visité un lieu de culte trois fois ou plus au cours des deux semaines précédentes, par rapport à ceux qui ont déclaré n’avoir visité aucun lieu de culte pendant la période. L’enquête n’a pas fait de distinction entre la visite d’un lieu de culte pour un service religieux ou à d’autres fins, comme une réunion, un camp d’été ou un repas.

À l’inverse, ceux qui ont déclaré pratiquer la distanciation sociale à l’extérieur « toujours » étaient seulement 10% plus susceptibles d’avoir des antécédents de SRAS-CoV-2, comparativement à ceux qui ont déclaré « ne jamais » pratiquer la distanciation sociale.

Une analyse initiale relativement simple a lié de nombreuses autres variables à l’histoire de l’infection par le SRAS-CoV-2, y compris le fait d’être noir ou hispanique. Mais une analyse « multivariée » plus sophistiquée a suggéré que bon nombre de ces liens apparents étaient en grande partie dus à des différences de mouvement et de distanciation sociale.

« Lorsque nous avons ajusté pour d’autres variables telles que les pratiques de distanciation sociale, beaucoup de ces associations simples ont disparu, ce qui prouve que la distanciation sociale est une mesure efficace pour réduire la transmission du SRAS-CoV-2 », explique Clipman.

Les données ont indiqué une plus grande adoption des pratiques de distanciation sociale parmi certains groupes particulièrement vulnérables aux maladies graves au COVID-19, ce qui suggère qu’ils étaient relativement conscients de leur vulnérabilité. Par exemple, 81% des participants de plus de 65 ans ont déclaré pratiquer toujours la distanciation sociale lors d’activités de plein air, alors que seulement 58% des 18-24 ans l’ont fait.

Les résultats sont cohérents avec le message général de santé publique selon lequel le port de masque, la distanciation sociale et la limitation des déplacements dans la mesure du possible, réduisent la transmission du SRAS-CoV-2. Les chercheurs suggèrent, cependant, que des études comme celles-ci, utilisant des enquêtes également rapides auprès de groupes cibles, pourraient également devenir des outils utiles pour prédire où et parmi quels groupes les maladies infectieuses se propageront le plus rapidement.

« Nous avons réalisé cette étude dans le Maryland en juin 2020et elle a montré entre autres que les jeunes de l’État étaient moins susceptibles de réduire leur risque d’infection grâce à la distanciation sociale - et un mois plus tard, une grande proportion des infections par le SRAS-CoV-2 détecté dans le Maryland était parmi les personnes plus jeunes », dit Solomon. « Ainsi, cela indique la possibilité d’utiliser ces enquêtes rapides et peu coûteuses pour prédire où les épidémies vont se produire en fonction des comportements, puis de mobiliser les ressources de santé publique en conséquence ».

Solomon et son équipe mènent actuellement des enquêtes similaires dans d’autres États et étudient le potentiel des enquêtes en tant qu’outils épidémiologiques prédictifs.

NB. Le soutien à la recherche et à certains des chercheurs individuels est venu du programme Johns Hopkins COVID-19 Research Response, du ‘Burroughs Wellcome Fund’ et des Story Source :

Materials provided by Johns Hopkins University Bloomberg School of Public Health. Note : Content may be edited for style and length.

Référence de la publication : Steven J Clipman, Amy P Wesolowski, Dustin G Gibson, Smisha Agarwal, Anastasia S Lambrou, Gregory D Kirk, Alain B Labrique, Shruti H Mehta, Sunil S Solomon. Rapid real-time tracking of non-pharmaceutical interventions and their association with SARS-CoV-2 positivity : The COVID-19 Pandemic Pulse Study. Clinical Infectious Diseases, 2020 ; DOI : 10.1093/cid/ciaa1313

Pour citer cet article : MLA APA Chicago - Johns Hopkins University Bloomberg School of Public Health. ’COVID-19 study links strict social distancing to much lower chance of infection : Researchers say that similar studies could be used to predict local trends in infectious outbreaks.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 10 September 2020. <www.sciencedaily.com/releases/2020/...> .

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8.
Santé - Et si le coronavirus se combinait avec un autre virus ? (Lire la bio)Céline Deluzarche Journaliste- Publié le 16/09/2020 – Document ‘futura-sciences.com’

Le SARS-CoV-2 est probablement issu de la combinaison de deux coronavirus qui ont infecté le même animal. Et si ce processus se répétait chez l’humain et aboutissait à une nouvelle pandémie ? Une hypothèse peu probable, mais pas invraisemblable.

https://i0.kolplay.com/foDyPXZapC8/...

[en vidéo à la source] « Les super-propagateurs », qui sont-ils et comment influencent-ils la diffusion du coronavirus ? Le coronavirus continue de se propager et l’apparition successive de clusters localisés fait craindre un retour du virus à une plus grande échelle... Les ’super-contaminateurs’ sont-ils à l’origine de cette pandémie ? 

De nombreuses craintes ont émergé ces derniers mois sur une possible mutation du SARS-CoV-2, qui l’aurait rendu plus virulent ou plus infectieux. Mais c’est une autre menace qui inquiète aujourd’hui certains chercheurs : celui d’une recombinaison du virus avec un autre coronavirus commun, ce qui donnerait un nouvel hybride et une nouvelle pandémie.

Plusieurs éléments soutiennent cette hypothèse. D’abord, les coronavirus ont tendance à se recombiner facilement. « C’est même l’un de leurs principaux modes d’évolution », explique Étienne Simon-Loriere, spécialiste des virus à ARN à l’Institut Pasteur. En comparaison avec d’autres virus à ARN, qui évoluent plutôt par mutation, les coronavirus sont plutôt stables, car ils possèdent des enzymes qui « vérifient » superficiellement que la copie de l’ARN ne comporte pas d’erreurs. Du coup, peu de mutants du SARS-CoV-2 sont connus à ce jour, et encore il s’agit de mutations mineures.

La recombinaison, mode d’évolution favori des coronavirus

Pour évoluer et tromper la résistance du système immunitaire, les coronavirus ont donc une autre tactique. Leurs enzymes de réplication sautent fréquemment d’une partie de la matrice d’ARN à une autre, ce qui les rend prompts à remixer leur génome et à « voler » le matériel d’autres coronavirus apparentés. Une étude, menée par le chercheur Huiguang Yi, de l’Université des Sciences et Technologie de Shenzhen en Chine, a ainsi étudié 84 génomes de SARS-CoV-2 et a montré que certaines souches n’ont pu se former que par recombinaison avec une autre souche.

Une co-infection possible avec d’autre virus

Une deuxième condition est toutefois nécessaire pour qu’une recombinaison avec un autre coronavirus intervienne. « Il faut qu’une même personne soit infectée par les deux coronavirus simultanément, et que ces derniers soient présents dans la même cellule, précise Étienne Simon-Loriere. C’est très rare, mais pas impossible  ».

D’autant moins que le coronavirus est parfaitement capable de cohabiter avec d’autres virus, plusieurs cas de co-infection ayant été documentés avec le virus de la grippe, le virus respiratoire syncytial (TSV) ou d’autres virus communs du rhume. Ces derniers sont les plus préoccupants, car ce sont de coronavirus proches du SARS-CoV-2 et donc plus susceptibles de se recombiner facilement avec lui. Il se pourrait aussi que le SARS-CoV-2 se retrouve chez une personne infectée par le MERS-CoV, un autre coronavirus qui circule encore occasionnellement. Cet hybride créerait alors une maladie entièrement nouvelle.

Illustration - Le coronavirus du SARS-CoV-2 pourrait-il se combiner à celui de la grippe ? © NIAID 

Le SARS-CoV-2, un mélange de coronavirus de pangolin et de chauve-souris ?

Le troisième élément qui vient supporter la thèse d’une recombinaison est que le SARS-CoV-2 est sans doute lui-même un mélange entre deux autres coronavirus. « L’une des hypothèses est qu’il est issu d’un virus du pangolin et d’un coronavirus de chauve-souris qui se sont retrouvés par hasard chez le même hôte », décrit Étienne Simon-Loriere. Chez l’humain, toutefois, cette cohabitation est loin d’être évidente.

« Très souvent, le virus qui émerge de telles recombinaisons est peu viable. Au cours du cycle de réplication, les protéines des différents virus interagissent entre elles et sont souvent incompatibles. Aujourd’hui, il n’y a pas d’exemple de recombinaison entre les quatre coronavirus du rhume qui circulent depuis plusieurs années  », insiste le chercheur. Pour cette même raison, une recombinaison avec un virus très différent comme celui de la grippe est encore plus hautement improbable.

Un vaccin « universel » contre tous les coronavirus ?

Alors faut-il s’inquiéter ? Une telle recombinaison menacerait-elle un futur vaccin ? « Tout dépend de la partie du virus concernée », tempère Étienne Simon-Loriere. Si c’est une protéine de surface du virus, celle qui sert au système immunitaire à identifier le pathogène, alors le vaccin sera en effet moins efficace. « En revanche, si c’est une partie interne du virus comme la polymérase [qui sert à la réplication], alors cela ne devrait pas avoir de conséquences  ». L’idéal serait du coup de fabriquer un vaccin « universel » ciblant par exemple cette polymérase afin d’obtenir un vaccin efficace sur toutes les souches de coronavirus en même temps.

Finalement, même si le virus arrivait à se recombiner, rien ne dit que ce nouvel hybride serait plus agressif. Il pourrait à l’inverse être bénin, comme ceux des coronavirus actuels du rhume. Le pire n’est jamais sûr !

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Dernièrement : Santé Et si la grippe favorisait la propagation du coronavirus  ?

Sur le même sujet : Lire la suite : Ab8, le nouvel espoir pour endiguer l’infection du coronavirus

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9.
Santé - Le microARN, clé de l’infection au coronavirus ? (Lire la bio)Céline Deluzarche Journaliste-* Publié le 15/05/2020 - Document ‘Futura’

Les microARN, des petits bouts d’ARN non codants, sont capables de dégrader le matériel génétique des virus. Or, ce microARN est très déficient chez les personnes âgées et chez celle qui souffrent de comorbidités. Cela expliquerait en grande partie pourquoi ces dernières sont surreprésentées dans les décès liés à la Covid-19.

Les microARN (miARN) sont des morceaux d’ARN non codants comprenant 21 à 25 nucléotides. Ces petits bouts d’ARN jouent un rôle important dans l’expression des gènes, en s’appariant avec de l’ARN messager (ARNm) pour inhiber ou modifier leur action. Ils sont par exemple impliqués dans la différenciation et l’apoptose cellulaire, la lutte contre les tumeurs ou la production d’enzymes. Selon une nouvelle étude du Medical College de Georgia de l’université d’Augusta (États-Unis), la diminution de ces microARN avec le vieillissement ou les maladies chroniques expliquait en grande partie pourquoi certaines personnes âgées et souffrant de pathologies associées sont plus vulnérables au coronavirus de la Covid-19.

Plus de 800 microARN interagissent avec le SARS-CoV-2

« Le microARN est en premier plan dans la lutte contre l’infection virale, en se liant et en coupant l’ARN, le matériel génétique du virus  », explique Sadanand Fulzele, principal auteur de l’étude publiée dans la revue Aging and disease. Les chercheurs ont procédé au séquençage ARN de deux coronavirus, le SARS-CoV à l’origine de l’épidémie de 2003, et le SARS-CoV-2 à l’origine de la pandémie actuelle de la Covid-19, puis ont cherché quels microARN « s’emboîtent » sur cet ARN à l’aide d’une modélisation informatique. Ils ont ainsi découvert 848 microARN ciblant le génome du SARS-CoV et 873 microARN ciblant le SARS-CoV-2, dont certains sont en commun. Ces microARN sont associés à plus de 72 processus biologiques différents allant de la production de molécules à la régulation de la réponse immunitaire, rapporte l’étude. De précédentes études ont par exemple montré que le microARN dégrade le matériel ARN du virus, empêchant sa reproduction et sa capacité à produire des particules virales.

Légende du schéma - L’appariement entre le microARN et l’ARN messager conduit à la diminution du niveau d’expression de l’ARNm ciblé par l’inhibition de sa traduction ou par sa dégradation. © médecine/sciences, Inserm, 2013 

Les personnes âgées déficientes en microARN

Or, bon nombre de ces microARN sont diminués ou dérégulés chez les personnes âgées ou souffrant de pathologies sous-jacentes. « Le miR-15b-5p, qui a une grande affinité avec l’ARN du SRAS-CoV-2, est par exemple moins efficace dans les maladies coronariennes  », explique Sadanand Fulzele. Le microARN serait donc un facteur clé pour expliquer la surmortalité au sein des populations les plus âgées, à en croire l’étude. En France, 84 % des décès de Covid-19 sont liés à des personnes ayant des comorbidités et 93 % des morts sont âgés de plus de 65 ans, indiquent les données de Santé publique France. « Il serait également intéressant de savoir si les personnes jeunes et touchées par des formes graves sont déficientes en microARN », s’interroge Sadanand Fulzele.

MicroARN : le nouveau traitement miracle ?

Le microARN pourrait-il constituer une nouvelle piste de traitement ? Des cocktails de plusieurs microARN pourraient par exemple être administrés par voie nasale, suggèrent les chercheurs, qui travaillent déjà sur la production de microARN spécifique. Le microARN pourrait aussi renforcer l’action d’autres médicaments à l’étude, comme l’hydrochloroquine ou le remdesivir. Le problème est de cibler les bonnes séquences de microARN, car certains peuvent à l’inverse protéger le génome du virus contre l’action des cellules immunitaires. De précédentes études ont notamment montré que le miR122, exprimé dans le foie, favorise la réplication de l’ARN des virus de l’hépatite B et C.

Cette étude ouvre en tout cas un nouveau champ de recherche dans la lutte contre la Covid-19. Malheureusement, ce ne sont pas les pistes qui manquent, des centaines de traitements étant actuellement à l’étude : antiviraux, anti-inflammatoires, immunomodulateurs, plasma, cocktails d’anticorps polyclonaux ou même vieux antipsychotiques ressortis des placards.

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[EN VIDÉO à la source] Covid-19 : que sait-on sur la thérapie au plasma ? Dans toutes les thérapies testées contre le SARS-CoV-2, l’une d’entre elle repose sur le transfert d’immunité passive. C’est le transfert de plasma convalescent. Détail avec Karine Lacombe, infectiologue et cheffe de service à l’hôpital Saint-Antoine à Paris qui mène actuellement l’essai Coriplasm. 

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10.
COVID : l’arbre généalogique du coronavirus révèle qu’il mute en réalité très peu Par Julien Claudet - 17 septembre 2020 – Document ‘trustmyscience.com’ Médecine & BioPhoto | Pixabay

Ces derniers mois, il est facile de s’y perdre dans le vocabulaire de virologie sur les réseaux sociaux : certaines personnes parlent de souches, d’autres de lignées, et d’autres encore de mutations… Comme toute autre entité biologique, le coronavirus SARS-CoV-2 possède un « arbre généalogique » retraçant son vécu. Connu uniquement depuis décembre 2019, le virus a muté plusieurs fois, avec différentes souches dominantes selon les zones géographiques. Mais les chercheurs arrivent à une conclusion qui se veut rassurante : le coronavirus mute lentement, ce qui pourrait permettre d’obtenir un vaccin efficace. Lumière sur l’histoire et l’évolution du nouveau coronavirus, et de ce qu’il en est réellement.

La première séquence complète du génome du SARS-CoV-2 a été obtenue chez un patient qui travaillait dans un marché de fruits de mer de la ville chinoise de Wuhan, et qui a été admis à l’hôpital le 26 décembre 2019 avec les symptômes de ce qui s’est avéré être une nouvelle maladie. Connue sous le nom de Wuhan-Hu-1, elle est un peu comme le spécimen type d’une espèce, la référence à laquelle toutes les autres sont comparées.

La plupart des informations que nous avons sur ce coronavirus proviennent de l’analyse génétique. Le premier séquençage génétique a montré que la nouvelle maladie était causée par un nouveau coronavirus étroitement lié à une espèce de chauves-souris. C’était à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Les coronavirus sont des virus à ARN, qui ont généralement les taux de mutation les plus élevés de toutes les entités biologiques connues. Les virus à ARN mutent souvent et échappent ainsi aux médicaments et aux défenses immunitaires. Mais la plupart des coronavirus sont une exception, car leur enzyme copiant l’ARN a une fonction de correction. L’hypothèse était que le nouveau coronavirus suivrait cette règle et muterait rarement. Mais personne ne le savait.

Une mutation lente. Rassurant ?

Depuis, des dizaines de milliers de génomes du monde entier ont été séquencés et sont constamment insérés dans un arbre généalogique toujours plus vaste, dans le cadre du projet de suivi des agents pathogènes Nextstrain du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, à Seattle.

Au départ, les séquences vues en Chine en décembre et début janvier se sont révélées identiques à la référence. De même que les premières séquences provenant de l’extérieur de la Chine — trois en Thaïlande et une au Népal —, qui ont été analysées début janvier.

Puis des mutations ont commencé à apparaître. La première a été collectée dans la province chinoise du Yunnan le 17 janvier 2020. Deux jours plus tard, une séquence identique est apparue aux États-Unis. Il ne s’agissait que de deux mutations éloignées du cas de référence, mais en virologie, cela suffit pour qu’elles soient considérées comme une nouvelle lignée. Les lignées, cependant, ne sont pas nécessairement différentes sur le plan biologique. Cela s’est avéré être le cas avec cette nouvelle lignée, qui n’a pas montré de différences en matière d’infectivité ou de virulence.

19B, la première variation officielle du SARS-CoV-2

La nouvelle lignée a commencé à circuler en Asie et a rapidement été assez commune pour être classée comme « clade », c’est-à-dire une lignée qui représente au moins 20% des cas dans sa branche de l’arbre généalogique. Au fur et à mesure de l’augmentation du nombre d’échantillons, il est devenu évident que ce nouveau clade était en fait apparu fin 2019. On lui a donc donné le nom de 19B, pour le distinguer du clade 19A original.

Pendant le reste de l’année 2019 et les premières semaines de 2020, ces deux clades (19A et 19B) se sont retrouvés seuls. Ils ont circulé en Asie et sont apparus sporadiquement en Amérique du Nord, en Europe et en Australie.

structure densite virions sars-cov-2

Cette image à fort grossissement montre la structure et la densité des virions (rouge) du SARS-CoV-2, produits par l’épithélium des voies respiratoires humaines. Crédits : Ehre Lab, UNC School of Medicine

Fin janvier 2020, une nouvelle lignée est apparue en Australie et en Europe. Elle était à quatre mutations du génome de référence, bien qu’une fois de plus, elle ne semblait pas biologiquement différente. Cette lignée a rapidement atteint le statut de clade, nommé 20A, et a dominé les épidémies européennes du début de l’année 2020. Elle a depuis divergé en deux autres clades : 20B, qui est apparu en Europe, et 20C, un clade à prédominance nord-américaine.

Dans les grandes lignes, voilà donc où nous en sommes… Ces cinq clades engendrent constamment de nouvelles lignées, mais aucune n’est encore assez commune pour devenir un clade. Toutes sont présentes dans le monde entier, bien que la 19A reste largement confinée en Asie. À un moment donné, un nouveau clade va émerger — le 20D si cela se produit cette année ou le 21A si cela se produit l’année prochaine.

Ce taux de divergence est plus faible que ce à quoi l’on aurait pu s’attendre. Selon une analyse effectuée par une équipe du ‘Walter Reed Army Institute of Research’ à Silver Spring, dans le Maryland aux Etats-Unis, le virus a évolué à un degré « minimal » depuis décembre 2019.

« Le génome du coronavirus est exceptionnellement stable », déclare Samuel Díaz-Muñoz, virologue évolutionniste à l’université de Californie, à Davis. « Depuis le début de la pandémie, nous avons vu environ six mutations dans un génome de 30’000 bases. C’est une seule souche avec des variations mineures ».

Le risque de nouvelles souches émergentes est toujours présent

Cela est probablement dû à deux facteurs clés : un taux de mutation relativement lent et le fait que la plupart des mutations constituent une entrave au virus et sont donc éliminées. Il n’existe pas encore de preuve concluante que l’un des clades a progressé pour devenir ce que les virologistes appellent une « souche », c’est-à-dire une entité biologiquement différente, peut-être plus virulente.

Une mutation en particulier, la D614G, a attiré l’attention en mai après qu’une équipe internationale a averti qu’elle semblait se répandre rapidement, peut-être parce qu’elle était plus transmissible, mais peut-être moins mortelle. Cependant, cette affirmation n’a pas été prouvée. Selon l’équipe de Walter Reed, tous les virus actuellement en circulation sont suffisamment similaires pour qu’un vaccin efficace les immunise tous.

Mais à mesure que le virus se propage, des signes de l’apparition de différentes souches apparaissent. Trois cas de réinfection récemment signalés à Hong Kong, au Nevada et en Belgique, ont été causés par des mutants qui sont tous suffisamment différents pour échapper à la mémoire immunitaire des patients. Ces mutations pourraient constituer les premières nouvelles souches du SARS-CoV-2, et former des branches distinctes de son arbre généalogique. Mais seul l’avenir nous le dira…

coronavirus COVID-19 pandémie SARS-Cov-2

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11.
Commune Conversion au Bio - Et lentement tout bascule... – Emission radio présentée par Anne Kerléo (photo) UA-136893, mardi 15 septembre à 21h00 - Durée de l’émission RCF : 55 minutes

Et lentement tout bascule...© Anne Kerléo, RCF

Comment un ingénieur parisien de bonne famille et une jeune cadre à la défense sont devenus maraîchers bio. Histoire de la conversion écologique d’un couple de la génération ‘Laudato Si’.

Commune conversion : c’est l’histoire d’hommes et de femmes qui ont basculé. Ils ont basculé dans la conviction que l’avenir du monde n’était pas l’affaire des autres, que pour un monde vivable pour tous, leur vie devait changer. Leurs yeux se sont ouverts, leur conscience s’est éveillée. Ils se sont mis en route sans savoir exactement où cette bascule allait les mener. Ces hommes et ces femmes sont les héros de Commune Conversion.

Découvrez la nouvelle émission mensuelle animée par Anne Kerléo. Ecouter à la source

Qui sont-ils ?

Blandine de Lassus, 33 ans, études de droit et de ressources humaines, habite à Forges ( Seine-et-Marne), entre Fontainebleau et Montereau.
Arthur de Lassus, 30 ans, marié avec Blandine depuis 6 ans, formation d’ingénieur

’Quand nous nous sommes rencontrés avant de nous marier, nous nous sommes assez rapidement dit que nous aimerions beaucoup travailler ensemble. Six ans plus tard, on se lance ensemble dans l’agriculture !’, résume Arthur.

Installés non loin du château du Campus de la transition qui prône la transition écologique, ils habitent dans une maison avec un jardin qu’ils ont voulu luxuriant, avec des fleurs médiasphères qui attirent les insectes, des plantes (dont certaines ont un goût d’huitre, de réglisse…) et un mélange de saveurs (fruits et légumes). ’ En amenant de la beauté dans notre monde, cela m’emplit le cœur et cela distribue de l’amour autour de nous’, témoigne Blandine.

Jardiner sans désherber

Pas de travail de la terre, pas de désherbage, pas (ou presque pas) d’arrosage… Ils ont choisi de mettre du fumier sur le sol avant d’y planter leurs diverses trouvailles. Le jardinage pour Blandine fait partie de son histoire familiale. Arthur, qui a eu une enfance très citadine, considérait lui auparavant qu’il existait deux catégories : ceux qui avaient la main verte ou ceux qui ne l’avaient pas. ’Il y a eu un petit déclic il y a 5 ans en réalisant qu’on pouvait faire du jardinage sans être forcé de désherber quotidiennement, via cette couverture du sol et qu’il y avait toute une odyssée intellectuelle pour réussir à comprendre comment poussaient les plantes et fonctionnait le sol. Cela a changé ma manière de voir’. Un jardin, symbole de l’avenir, puisque depuis quelques semaines, Arthur et Blandine de Lassus ont l’autorisation d’exploiter une parcelle agricole, non loin de là, qu’ils espèrent à terme à l’image de ce jardin.

Semer en toute humilité

Inspirée par le livre de Jean Giono, ’l’homme qui plantait des arbres’, Blandine essaie, comme lui de semer des graines. Toute la vie cet homme a planté des arbres et à la fin de sa vie, il avait planté une forêt . ’Sur le moment, on ne sait pas trop ce que cela va donner, c’est cette humilité qui m’émeut beaucoup’. La forêt, dans la nouvelle de Giono, permet en effet le retour à la vie de toute une civilisation dans un pan de vallée. Une image magnifique, estime Arthur de Lassus, de ce que les hommes sont capables de faire en bien, par ténacité et connaissance des lois de la nature

Le questionnaire RCF :

Quand j’étais petite … 
Blandine : j’aimais beaucoup regarder les animaux en forêt
Arthur : les écolos étaient des gens pas très sérieux

Si on vous dit écologie…
Blandine : prendre soin
Arthur : la science des conditions de l’existence

Si on vous dit conversion...
Blandine : chemin de Saint Jacques de Compostelle
Arthur : chemin jamais terminé

Si on vous dit commun...
Blandine : notre maison commune
Arthur : notre Terre, le seul vaisseau spatial que nous avons en commun, à disposition et en état de fonctionnement.

Une figure inspirante...
Blandine : frère Roger, qui a fondé la communauté de Taizé
Arthur : Elzéard Bouffier, le héros malgré lui de ’L’homme qui plantait des arbres’, de Jean Giono, parce que seul avec ténacité, il arrive à changer un désert en un paradis pour d’autres.

Invités : Blandine et Arthur de Lassus, maraîchers bio

Bibliographie :

Et lentement, tout bascule

Blandine et Arthur de Lassus

L’Escargot (2020)

L’émission RCF ‘Commune conversion’, c’est le récit d’une conversion écologique et de ses conséquences : une femme, un homme, un couple, un groupe, une famille témoigne de sa prise de conscience, soudaine ou progressive, de l’urgence écologique et de la façon dont cela a changé sa vie. Ces témoignages, à la croisée de la lucidité sur l’état du monde et de l’espérance enracinée dans une mise en mouvement, dessinent le monde de demain.

La présentatrice : Anne Kerléo - Journaliste de formation, Anne est passionnée de reportage, au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. Rédactrice en chef ’opérations spéciales’ RCF, elle a pour mission de préparer et de coordonner la couverture d’événements grands ou petits et l’organisation d’émissions hors des studios. Lyonnaise d’adoption, elle ne s’éloigne jamais beaucoup de la Bretagne de ses origines. Anne Kerléo - Rédactrice en chef Écologie - RCF RADIO ...

RCF, radio chrétienne, actualité,spiritualité,culture,direct,podcast

Radio chrétienne francophone — Wikipédia

Source : https://rcf.fr/actualite/environnement/et-lentement-tout-bascule?utm_source=newsletter&amp ;utm_medium=email&utm_campaign=20200919_N123&utm_content=Z6&utm_source=Newsletter&utm_medium=email&utm_content=Les+dangers+des+m%C3%A9decines+alternatives+%2F+Conversion+%C3%A9cologique+%3A+la+g%C3%A9n%C3%A9ration+Laudato+Si++en+marche&utm_campaign=Newsletter+123_19092020&vgo_ee=ikHY9ChQAUZml8GYsm7f%2F5zsU3KylImNN9fnFbAVOuA%3D

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12.
’Karuna-Shechen’ plaide et agit pour un monde plus altruiste. Message de (altruism@karuna-shechen.org) daté du 19/09/20 à 11:02

Le mouvement Action For Karuna unit tous ceux qui veulent participer à cette vision et partager un état d’esprit altruiste. Du 2 au 8 novembre 2020, déployez vos talents ! Créez votre projet solidaire au profit de Karuna-Shechen, association fondée par Matthieu Ricard. 

« Chacun peut se mobiliser à sa façon et cultiver un état d’esprit altruiste pour devenir un maillon de l’immense chaîne de la solidarité qui dépasse les frontières, les castes, les genres et les religions. » - Matthieu Ricard (photo).

‘Action for Karuna’ qu’est-ce que c’est ? Un mouvement d’initiatives solidaires qui a pour but de collecter des fonds pour financer des panneaux solaires au Népal et découvrir et faire découvrir les principes de l’altruisme autour de soi.

Comment participer ? 

{{}}Seul.e ou en groupe, imaginez un projet solidaire : cours de yoga, méditation, concert, défi sportif... mettez vos talents et votre créativité à profit pour construire une initiative à votre image !

http://img.sbc31.net/5da6f89db95cee...ès septembre, rendez-vous sur notre site actionforkaruna.org pour créer votre page de collecte et personnalisez-la selon vos goûts !

http://img.sbc31.net/5da6f89db95cee... autour de votre projet et fédérez votre entourage pour collecter des dons sur votre page de collecte. Découvrez et faites découvrir l’altruisme ! Nos guides sont là pour vous aider.

http://img.sbc31.net/5da6f89db95cee... le 2 et le 8 novembre, votre projet prend vie avec tous ceux des participants à Action for Karuna pour créer une grande chaîne de solidarité.

http://img.sbc31.net/5da6f89db95cee...

Cette année, tous vos dons seront reversés à un programme d’électrification par panneaux solaires de 600 foyers au Népal, installés et entretenus par des femmes formées par l’association.

Karuna-Shechen est une association humanitaire et de développement qui agit et plaide pour un monde plus altruiste en soutenant des projets en Inde, au Népal et depuis peu en France. Fondée par Matthieu Ricard en 2000, elle soutient chaque année plus de 270.000 personnes démunies et vulnérables en leur fournissant un accès aux soins, à l’éducation et à la formation professionnelle pour favoriser des changements à long terme, notamment par l’autonomisation des femmes et la participation active des communautés. S’informer et partager, c’est aussi agir ! – Source :

Karuna-Shechen - ART of LEADING

Voir aussi : Karuna-Shechen — Wikipédia

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Livre - « Nous n’étions pas prêts » (éditions JC Lattès) – Entretien avec l’auteur Gilles Pialoux - Propos recueillis par Sandrine Cabut - Publié le 12 septembre 2020 à 18h30 - Mis à jour le 17 septembre 2020 à 11h35 – Document ‘Le Monde rendez-vous’ - Article réservé aux abonnés – (Accès conditionnel) – Photo : Gilles Pialoux, en 2020. Olivier ROLLER

« Le Covid-19 peut entraîner un broyage social, avec des glissements entre causalité et responsabilité »

L’infectiologue Gilles Pialoux raconte, dans son livre, l’impréparation à la crise sanitaire et le sentiment de culpabilité qui peut habiter les personnes à l’origine des transmissions.

Infectiologue, engagé de longue date dans la lutte contre le sida, le professeur Gilles Pialoux, 64 ans, dirige le service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon (Assistance publique-hôpitaux de Paris, AP-HP) depuis 2004.

Dans « Nous n’étions pas prêts » (éditions JC Lattès, 250 pages, 18 euros), un carnet de bord tenu du 30 décembre 2019 au 31 mai 2020, le clinicien chercheur et ancien journaliste médical raconte au jour le jour la course des soignants face à l’épidémie de Covid-19, les dysfonctionnements du système, mais aussi la solidarité inédite entre les professionnels.

Quand avez-vous ressenti la nécessité de témoigner ?

Dès le début, j’ai pris des notes, mais c’est avec notre premier cas à Tenon et nos premiers soignants contaminés, fin février, que j’ai réalisé que le système ne fonctionnait pas. Cela a été l’un des éléments déterminants de l’écriture de ce livre.

Dans le plan Coreb, qui organise les hôpitaux pour la prise en charge des infections à risques épidémique ou biologique, comme le SRAS ou Ebola, Tenon est un établissement de niveau 3. Cela signifie qu’en principe, nous intervenons en troisième ligne, après les centres de référence de niveau 1 – Bichat et la Pitié-Salpêtrière, et Necker (enfants) pour Paris –, puis un deuxième niveau mobilisable pour augmenter les capacités des établissements de première ligne.

Notre patient zéro, monsieur F., a été diagnostiqué le 27 février, quand nous avons eu l’injonction de dépister toutes les personnes hospitalisées avec un syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) non étiqueté. Mais il était déjà dans nos murs depuis plusieurs jours et n’avait aucun facteur de risque identifié de Covid. Nous avons retrouvé sept personnes positives parmi les membres de sa famille et, à l’hôpital, il a contaminé huit patients et plusieurs professionnels. Au total, plus de 80 de nos agents ont été placés en quatorzaine dans le sillage de ce patient zéro. Tenon a d’ailleurs été l’un des hôpitaux où les professionnels ont été le plus touchés : mi-mai, 245 membres du personnel étaient infectés, soit 8 % des effectifs.

Le 27 février, nous avons eu notre première réunion de crise, avec la directrice du groupe hospitalier, Christine Welty, et Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP et, à partir de là, nous n’avons plus arrêté de courir derrière l’épidémie. Il fallait s’adapter en permanence à l’évolution des référentiels, par exemple pour la définition des cas suspects, tout réorganiser dans les services : l’espace, le travail des soignants, gérer la pénurie… Quand on se réveillait le matin, après s’être couché à pas d’heure, un mail « DGS urgent » nous donnait de nouvelles directives….

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Source : https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/09/12/gilles-pialoux-le-covid-19-entraine-son-lot-de-stigmatisations_6051957_1650684.html

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Dernière minute – Message de ‘Huffpost’ daté du 19/09/20 à 01:43 - Vivre (dé)confiné : faire contre mauvaise fortune bon cœur

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 19/09/2020

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