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"Des modifications du notre régime alimentaire, y compris la consommation de vin et de fromage, peuvent aider à réduire le déclin cognitif des personnes au cours du temps"

Traduction et compléments de Jacques Hallard

vendredi 18 décembre 2020, par Science News


ISIAS Alimentation Santé

Des modifications du notre régime alimentaire, y compris la consommation de vin et de fromage, peuvent aider à réduire le déclin cognitif des personnes au cours du temps

Compléments sur les fonctions cognitives

Traduction du 18 décembre 2020 par Jacques Hallard d’un article diffusé par ‘Science News’ le 10 décembre 2020 sous le titre « Diet modifications — including more wine and cheese — may help reduce cognitive decline, study suggests  » ; l’original est à consulter sur ce site : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/12/201210145850.htm

Source de l’information : ‘Iowa State University’, l’Université de l’état de l’Iowa aux Etats-Unis.

Résumé

Les aliments que nous mangeons peuvent avoir un impact direct sur notre acuité cognitive au cours de nos dernières années, selon les résultats de nouvelles recherches. Voici la principale conclusion d’une étude de recherches conduites à l’Iowa State University, mise en lumière dans un article publié dans le numéro de novembre 2020 du ‘Journal of Alzheimer’s Disease’ : les résultats montrent que la consommation de fromages protège contre les problèmes cognitifs liés à l’avancement en âge et que la prise de vin rouge est liée à des améliorations de la fonction cognitive.

[Voir en annexe des articles présentant les fonctions cognitives ]

L’étude a été dirigée par le chercheur principal, Auriel Willette, professeur adjoint en sciences alimentaires et nutrition humaine, et Brandon Klinedinst, candidat au doctorat en neurosciences et travaillant dans le département des sciences de l’alimentation et de la nutrition humaine de l’Iowa State University. L’étude est une analyse à grande échelle unique en son genre qui relie des aliments spécifiques consommés, avec l’acuité cognitive au cours du vieillissement des êtres humains.

Willette, Klinedinst et leur équipe ont analysé les données collectées auprès de 1.787 adultes vieillissants (de 46 à 77 ans, à la fin de l’étude) au Royaume-Uni, par le biais de la ‘UK Biobank’, une base de données biomédicale à grande échelle et une ressource de recherches contenant des informations génétiques et sanitaires approfondies, fournies par un demi-million de participants britanniques. La base de données est accessible dans le monde entier aux chercheurs agréés qui entreprennent des recherches vitales sur les maladies les plus courantes, et potentiellement mortelles, dans le monde.

Les participants ont complété un test d’intelligence fluide (FIT) dans le cadre d’un questionnaire sur écran tactile au départ (compilé entre 2006 et 2010), puis dans deux évaluations de suivi (menées de 2012 à 2013 et à nouveau entre 2015 et 2016). L’analyse FIT fournit un instantané de la capacité d’un individu à « penser à la volée ».

[D’après Wikipédia, « En psychologie, l’intelligence fluide et l’intelligence cristallisée (respectivement abrégé Gf and Gc) sont des facteurs de l’intelligence, initialement identifiés en 1941 par Raymond Cattell1. Les concepts de l’intelligence fluide et cristallisée ont par la suite été repris et développés par l’élève de Cattell, John L. Horn en 1965. La théorie Gf-Gc qui en découle met en évidence un modèle hiérarchique de l’intelligence qui exclut la présence d’un facteur général pour défendre la présence de deux types d’intelligence (Gf et Gc) qui englobent plusieurs facteurs subordonnés comme la mémoire à long terme (Glr), la mémoire à court terme (Gsm) ou encore la vitesse de traitement (Gs). La théorie Gf-Gc combinée au modèle hiérarchique en trois strates de Jack Carroll a permis l’émergence du modèle CHC qui constitue aujourd’hui une référence pour la psychométrie…. » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_fluide_et_cristallis%C3%A9e ].

Suite de l’article traduit

Les participants ont également répondu à des questions sur leur consommation d’aliments et d’alcool au départ et à travers deux évaluations de suivi. Le questionnaire sur la fréquence des aliments a interrogé les participants sur leur consommation de fruits frais, de fruits secs, de légumes crus et de salades, de légumes cuits, de poisson gras, de poisson maigre, de viande transformée, de volaille, de bœuf, d’agneau, de porc, de fromage, de pain, de céréales, de thé et de café, de bière et cidre, vin rouge, vin blanc, ainsi que champagne et liqueurs.

Voici quatre des résultats les plus significatifs de l’étude :

1. Le fromage, de loin, s’est révélé être l’aliment le plus protecteur contre les problèmes cognitifs liés à l’âge, même tard dans la vie ;

2. La consommation quotidienne d’alcool, en particulier de vin rouge, était liée à des améliorations de la fonction cognitive ;

3. Il a été démontré que la consommation hebdomadaire d’agneau, mais pas d’autres viandes rouges, améliore les prouesses cognitives à long terme ; et

4. Une consommation excessive de sel est mauvaise, mais seules les personnes déjà à risque de maladie d’Alzheimer peuvent avoir besoin de surveiller leur consommation pour éviter des problèmes cognitifs au fil du temps.

« J’ai été agréablement surpris que nos résultats suggèrent que manger du fromage et boire du vin rouge de façon responsable tous les jours, ne sont pas seulement bons pour nous aider à faire face à notre pandémie actuelle de COVID-19, mais peut-être aussi à faire face à un monde de plus en plus complexe qui ne semble jamais ralentir » dit Willette. « Bien que nous ayons pris en compte si cela était simplement dû à ce que les gens aisés mangent et boivent, des essais cliniques randomisés sont nécessaires pour déterminer si des changements faciles à réaliser dans notre alimentation pourraient aider notre cerveau de manière significative.

Klinedinst a ajouté : « En fonction des facteurs génétiques qu’elles portent, certaines personnes semblent être plus protégées des effets de la maladie d’Alzheimer, tandis que d’autres semblent être plus à risque. Cela dit, je crois que les bons choix alimentaires peuvent prévenir la maladie et le déclin cognitif. Peut-être que la solution miracle que nous recherchons est d’améliorer notre façon de manger. Savoir ce que cela implique contribue à une meilleure compréhension de la maladie d’Alzheimer et à mettre cette maladie dans une trajectoire inverse ».

Willette et Klinedinst reconnaissent les précieuses contributions des autres membres de l’équipe de recherche : Scott Le, Colleen Pappas, Nathan Hoth, Amy Pollpeter et Qian Wang du département des sciences de l’alimentation et de la nutrition humaine de l’État de l’Iowa ; Brittany Larsen, programme d’études supérieures en neurosciences à l’Iowa State ; Yueying Wang et Li Wang, département des statistiques de l’État de l’Iowa ; Shan Yu, département de statistique, Université de Virginie ; Karin Allenspach, département des sciences cliniques vétérinaires de l’État de l’Iowa ; Jonathan Mochel, département des sciences biomédicales de l’État de l’Iowa ; et David Bennett, Rush Alzheimer’s Disease Center, Rush Medical Center, Rush University.

Source du document d’origine : l’ Iowa State University. L’auteur d’origine est Dan Kirkpatrick. Remarque : le contenu peut être modifié pour le style et la longueur.

Référence de la publication :

  • Brandon S. Klinedinst, Scott T. Le, Brittany Larsen, Colleen Pappas, Nathan J. Hoth, Amy Pollpeter, Qian Wang, Yueying Wang, Shan Yu, Li Wang, Karin Allenspach, Jonathan P. Mochel, David A. Bennett, Auriel A. Willette. Genetic Factors of Alzheimer’s Disease Modulate How Diet is Associated with Long-Term Cognitive Trajectories : A UK Biobank Study. Journal of Alzheimer’s Disease, 2020 ; 78 (3) : 1245 DOI : 10.3233/JAD-201058
    Pour citer cet article : MLA APA Chicago - Iowa State University. ’Diet modifications — including more wine and cheese — may help reduce cognitive decline, study suggests.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 10 December 2020. www.sciencedaily.com/releases/2020/12/201210145850.htm

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‘Science News’ est un magazine bihebdomadaire américain fondé en 1922 par la ‘Society for Science & the Public’. Le magazine est composé de courts articles à propos de développements scientifiques et techniques, typiquement tirés de publications récentes de revues scientifiques et techniques spécialisées. Wikipédia

In the Press | Daphna Shohamy, Ph.D. | Shohamy Lab

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Annexe -
Complément d’articles sur les fonctions cognitives

Note canadienne sur les fonctions cognitives

En neuropsychologie ,les fonctions cognitives sont les capacités de notre cerveau qui nous permettent notamment de communiquer, de percevoir notre environnement, de nous concentrer, de nous souvenir d’un événement ou d’accumuler des connaissances.


L’attention

L’attention est une fonction cognitive complexe qui fait référence à la capacité à être alerte à son environnement et à maintenir son attention sur une durée de temps appropriée pour son âge. L’attention fait également référence à la capacité à se concentrer sur une tâche donnée en dépit de ce qui se passe autour ou à partager son attention entre plusieurs tâches simultanément .

Plusieurs fonctions cognitives sont interreliées. L’attention est un bon exemple car il s’agit d’une fonction nécessaire mais non suffisante à un fonctionnement optimal d’autres fonctions cognitives dont la mémoire et les fonctions exécutives. Par exemple, une personne qui n’est pas attentive à ce qu’un interlocuteur lui dit enregistrera mal l’information en mémoire même si à la base, elle n’a pas de problème de mémoire.


Fonctions exécutives

Les fonctions exécutives sont impliquées dans toute action orientée vers un but. Il s’agit d’un ensemble de fonctions qui est souvent comparé à un contremaître ou à un chef d’orchestre dont l’objectif est de coordonner efficacement les autres fonctions cognitives. Plusieurs aspects peuvent ainsi être évalués :

  • Organisation/planification : capacité à utiliser des stratégies efficaces, établir des priorités, anticiper et prévoir les étapes d’une tâche.
  • Inhibition : capacité à résister aux distractions ou à inhiber une réponse attendue ou un commentaire qui nous traverse l’esprit. Cette capacité est souvent comparée à un filtre ou un frein.
  • Flexibilité mentale : capacité à s’adapter à la nouveauté et aux changements.
  • Jugement : capacité à évaluer la meilleure alternative face à un problème en fonction des buts à atteindre, des valeurs et des règles sociales. Ceci permet de prendre des décisions appropriées et d’adopter des comportements adaptés aux situations.
  • Autocritique : capacité à évaluer convenablement ses propres capacités et comportements et à être conscient de ses forces et ses difficultés.

Fonctions intellectuelles

Les fonctions intellectuelles sont un ensemble d’habiletés qui comprennent certaines compétences verbales, le raisonnement non-verbal, des aspects de la mémoire de travail (voir définition plus bas) et la vitesse de traitement de l’information et d’exécution. Le QI (Quotient Intellectuel) constitue la mesure de l’efficience intellectuelle, il est représenté par un score dont la moyenne est de 100 et permet de situer le niveau intellectuel d’une personne par rapport à la population d’âge comparable.

L’évaluation des fonctions intellectuelles n’est pas réalisée systématiquement dans toutes les évaluations neuropsychologiques. Lorsqu’il évalue les fonctions intellectuelles, le neuropsychologue peut ensuite intégrer ces résultats dans son analyse des diverses fonctions cognitives.


Fonctions visuo-spatiales

Ces fonctions permettent de percevoir adéquatement les objets dans l’espace en déterminant leur orientation par les angles, la distance à laquelle se trouve un objet ou la direction dans laquelle un objet se déplace. Ces fonctions nous permettent, par exemple, de nous orienter correctement dans une ville ou dans un lieu.


Gnosies

Les gnosies réfèrent à la capacité à percevoir un objet grâce à nos différents sens (vision, ouïe, toucher), puis à le reconnaître. On parlera donc respectivement de gnosie visuelle, de gnosie auditive et de gnosie tactile. Généralement, les neuropsychologiques restreignent leur évaluation à la modalité visuelle.


Langage

Les fonctions langagières comprennent un ensemble d’habiletés qui sont généralement divisées en deux catégories, soit les habiletés réceptives (comprendre le langage parlé et écrit) et les habiletés expressives (parler et écrire).

Le langage oral

  • Les habiletés réceptives correspondent au décodage des mots ainsi qu’à la compréhension de phrases.
  • Les habiletés expressives correspondent à la dénomination, l’articulation, la fluence verbale, l’intonation, et la gestion de la syntaxe et de la grammaire.
    Le langage écrit

En langage écrit, on différencie les capacités de lecture des capacités d’écriture.

  • La lecture correspond à la capacité à décoder des mots grâce à deux voies distinctes.
    • La lecture du mot par découpage en syllabes que nous traduisons en sons. C’est par cette voie que nous décodons les mots nouveaux.
    • La reconnaissance du mot par sa forme globale et le contexte (la phrase). C’est la voie qui est utilisée par le lecteur compétent et qui permet une lecture fluide et rapide par reconnaissance instantanée du mot lu.
  • L’écriture correspond à la maîtrise de l’orthographe et des règles de grammaire. Elle concerne également la maîtrise de la syntaxe, de la ponctuation, l’organisation du texte, et l’utilisation d’un vocabulaire adéquat.

Mémoire

On distingue trois processus concernant la mémoire épisodique qui réfère aux informations mémorisées avec leur contexte de temps et de lieu :

  • Une information doit d’abord être encodée, donc enregistrée dans le cerveau. Ce processus est influencé par l’utilisation de stratégies mnémotechniques, le niveau d’attention, et certaines variables psychologiques (motivation, anxiété, dépression).
  • Pour ne pas être éphémère, l’information doit ensuite être consolidée, donc stockée de manière plus permanente dans le cerveau en mémoire en long terme.
  • Enfin, lorsque l’on veut accéder aux informations enregistrées et stockées dans notre cerveau, on doit alors récupérer l’information. La récupération peut être influencée par la qualité des stratégies utilisées, par certaines variables psychologiques et évidemment par la qualité de l’enregistrement initial de l’information en mémoire.
    En mémoire épisodique, on peut aussi distinguer :
  • la mémoire rétrospective, qui réfère à des évènements passés, et la mémoire prospective, qui correspond à la capacité à se rappeler d’actions futures que l’on planifie effectuer, comme par exemple penser à s’arrêter à l’épicerie après le travail.
    D’autres types de mémoire existent aussi, notamment :
  • la mémoire sémantique : elle concerne les connaissances acquises (culture générale, vocabulaire) et sont stockées sans référence à un contexte précis, donc sans référence à un évènement particulier de la vie de l’individu.
  • la mémoire procédurale : ce sont des “savoir-faire”, des habiletés perceptives, motrices ou cognitives qui ont été acquises par la pratique et qui sont graduellement devenues automatisées. C’est grâce à la mémoire procédurale que nous apprenons par exemple à conduire une voiture ou à jouer d’un instrument de musique. Une fois l’habileté acquise, son exécution devient automatisée, et il n’est alors plus nécessaire de réfléchir pour exécuter cette action.

Mémoire de travail

La mémoire de travail réfère à la capacité à traiter et manipuler mentalement des informations données dans le moment présent. La mémoire de travail permet par exemple de retenir un numéro de téléphone le temps de pouvoir l’inscrire, de faire des liens entre les informations qui nous sont données ou encore d’effectuer un calcul mental.


Praxies

Il s’agit de la capacité à exécuter des mouvements simples ou des séquences de mouvements de façon volontaire (ex. : praxies idéomotrices et idéatoires). Ce type d’habiletés inclut également la capacité à réaliser un dessin ou à construire un objet (praxies constructives).


Vitesse de traitement de l’information

La vitesse de traitement de l’information réfère au rythme auquel les différentes opérations mentales sont déclenchées et exécutées.

Le fonctionnement du cerveau

Vous trouverez sur cette page une trousse d’information sur le fonctionnement du cerveau et les stratégies qui peuvent être utilisées afin d’améliorer le fonctionnement au quotidien.

Auteurs : Cellard, C. ; East-richard, C. ; Guay, K et al.

Bottin de neuropsychologues : Voir le bottin

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Mots clefs : AQNP Neuropsychologie Info-troubles Recherche Membres Évènements Contact

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© AQNP 2020 Tous Droits Réservés - Source : https://aqnp.ca/la-neuropsychologie/les-fonctions-cognitives/

Cerveau : qu’est-ce qu’un trouble cognitif et comment le traiter ? Article mis à jour le 08/04/19 17:34 – Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’

Les troubles cognitifs se retrouvent à des degrés divers dans de nombreuses maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. En fonction des patients, le trouble peut être léger ou sévère ou évoluer vers une démence. e point avec le Dr Bertrand Lapergue, chef de service de neurologie.


Définition : qu’est-ce qu’un trouble cognitif ?

Le terme cognitif renvoie à l’ensemble des processus psychiques liés à l’esprit. Il englobe une multitude de fonctions orchestrées par le cerveau : le langage, la mémoire, le raisonnement, la coordination des mouvements (praxies), les reconnaissances (gnosies), la perception et l’apprentissage ainsi que les fonctions exécutives regroupant le raisonnement, la planification, le jugement et l’organisation. En psychologie, les processus cognitifs correspondent à l’ensemble des processus mentaux qui permettent à un individu d’acquérir, de traiter, de stocker et d’utiliser des informations ou des connaissances. 

Un trouble cognitif est un ensemble de symptômes incluant des troubles de la mémoire, de la perception, un ralentissement de la pensée et des difficultés à résoudre des problèmes. Ils peuvent exister comme symptômes dans certains troubles psychiatriques (psychoses, troubles de l’humeur, troubles anxieux), liés à la prise de certains médicaments, mais ils sont avant tout synonymes de lésions cérébrales


Trouble cognitif léger ou sévère 

On les retrouve ainsi à des degrés divers dans les maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer ou maladie de Parkinson, ...), ainsi qu’en cas de traumatisme crânien avec atteinte cérébrale

Dans le cas d’un trouble majeur, la réduction des capacités entraîne des difficultés à réaliser seul certaines activités de la vie courante (course, sortie, téléphone, etc). Au contraire, les personnes souffrant d’un trouble léger peuvent toujours effectuer seul ces activités de la vie quotidienne.


Symptômes : dépression, pertes de mémoire... 

Oublier un rendez-vous prévu dans la journée, une information qui vient d’être donnée, confondre ses proches, être désorienté dans le temps et l’espace, souffrir de sautes d’humeur sont autant de manifestations d’un trouble cognitif. Avec l’âge, nous perdons naturellement certaines facultés, notamment en ce qui concerne notre mémoire. Mais si cette perte est plus importante que la normale, il s’agit d’un trouble cognitif. Celui-ci a tendance à s’aggraver avec les années, mais n’évolue pas forcément vers la démence. Lié à l’âge, le trouble cognitif peut rester modéré et ne pas se transformer en démence.


Causes et facteurs de risque : âge, maladie de Parkinson, démence...

Le trouble cognitif peut avoir une origine médicamenteuse, psychiatrique, neurologique, etc. En effet, il est causé par le vieillissement, une maladie ou un traumatisme cérébral. Il en existe plus de 200 tous répertoriés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Les patients peuvent souffrir de démence liée à une pathologie (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, etc). Une amnésie peut également apparaître causée par un traumatisme cérébral, l’alcool, etc.


Diagnostic : différents tests

Le dépistage se fait généralement grâce à des tests (MMS, 5 mots de Dubois, Horloge, BREF, etc....). Ils sont souvent réalisés par un neurologue, un neuropsychologue ou un gériatre.


Quand et qui consulter ?

Souvent, le motif premier de consultation reste les problèmes de mémoire. Dès l’apparition des premiers symptômes, les patients se rendent chez un neurologue ou un gériatre pour les personnes âgées.


Traitements : comment soigner un trouble cognitif ?

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Voir un exemple

Les traitements visant à limiter ou soigner les troubles cognitifs sont encore inefficaces. Toutefois, il existe actuellement certains moyens de prévention. ’Il est recommandé de se faire dépister une hypertension artérielle et de limiter le sel dans son alimentation, d’avoir une hygiène de vie saine : limiter (voire d’éviter) la consommation d’alcool, de tabac, et de pratiquer une activité physique régulière’, détaille le Dr Bertrand Lapergue, chef du service de neurologie de l’Hôpital Foch (Suresnes).

Merci au Dr Bertrand Lapergue, chef du service de neurologie de l’Hôpital Foch (Suresnes). Johanna Amselem Mis à jour le 08/04/19 17:34

Voir aussi : Psychiatre Neurologie

Journal des Femmes Santé - Actualités et magazine santé

racelet Wander sélectionné par Le Journal des Femmes

Source : https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2513800-trouble-cognitif-cerveau-definition-cause-test-traitement/

De quoi parle-t-on exactement quand on parle de fonctions cognitives ? Reprise d’une note de ‘apprendreaeduquer.fr’

Dans nos vies, nous traitons tous une grande quantité d’information. Nous faisons tout un tas d’activités grâce à notre esprit (on voit, on mémorise, on bouge, on parle, etc.). La cognition humaine est notre « appareil à penser ». Cette cognition a différents rôles (mémoriser, parler, bouger, etc.) : ce sont les fonctions cognitives, c’est-à-dire les différents grands rôles de notre cognition. Cette cognition a pour fonction de percevoir, de prêter attention, de mémoriser, de raisonner, de produire des mouvements, de s’exprimer.

On a coutume de parler de :

  • perception,
  • attention,
  • mémoire,
  • motricité,
  • langage,
  • raisonnement (ou parfois nommé fonctions exécutives).
    Les fonctions cognitives ce sont donc différentes facettes de la cognition (de la pensée humaine), qui ont chacune leur rôle, et qui nous permettent de réaliser toutes nos actions. Une personne qui a un trouble du langage est dysphasique. Une personne qui a un trouble moteur, du mouvement, est dyspraxique. Si une fonction de peut pas se réaliser correctement chez une personne, celle-ci a un trouble d’une fonction cognitive, un trouble cognitif.

1. La perception (ou gnosie)

La gnosie recouvre ce que je reconnais, ce que je vois, ce sur quoi je mets du sens :

  • les capacités de reconnaissance et d’identification sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, gustatives, olfactives) ;
  • le repérage dans l’espace de notre corps (où je suis, où sont les parties de mon corps…).
    2. L’attention

L’attention est une fonction cognitive complexe mais primordiale dans les comportements humains. L’attention correspond à un processus de sélection d’un stimulus extérieur (son, image, odeur…) ou intérieur (pensée) et au maintien de ce stimulus à la conscience. L’attention mobilise tous les sens.

L’attention est sensible aux interférences et attendre une attention constante est impossible.

3. La mémoire

La mémoire est la capacité d’enregistrer et de retrouver des informations. La mémoire fonctionne par système : la mémoire à court terme, la mémoire de travail et la mémoire à long terme.

Il existe 2 types de mémoire :

La mémoire explicite (déclarative)

La mémoire explicite se souvient des informations exactes : l’apprentissage du « quoi » (verbalisation des événements, des procédures et des faits par des mots).

C’est une mémoire du contrôle des gestes : il faut penser à chaque étape. La mémoire explicite permet d’expliquer les connaissances et de les transmettre.

La mémoire explicite comporte :

  • la mémoire sémantique (le sens des choses, nos connaissances sur le monde) -> les mots, le vocabulaire
  • la mémoire épisodique (nos souvenirs personnels, la chronologie de notre histoire, les contextes affectifs et émotionnels dans lesquels se sont produits les événements) -> repères temporels, sensations
    La mémoire implicite (non déclarative ou procédurale)

La mémoire implicite est l’apprentissage du « comment » : elle permet de mémoriser les savoir faire, les compétences automatisés et inconscients.

La mémoire implicite permet d’appliquer et de réitérer des procédures de manière automatique. C’est faire quelque chose d’utile des savoirs et connaissances.

Lire aussi : Comprendre le fonctionnement de la mémoire pour aider les enfants présentant des difficultés de mémorisation ou d’apprentissage

4. La motricité (ou praxie, la capacité à pratiquer des choses)

La praxie englobe ce que nous essayons de faire : les actions motrices que nous coordonnons dans un but intentionnel (comme l’utilisation d’objets courants telle que la brosse à dents ou le fait de marcher, de s’habiller…).

La praxie dépend de programmes complexes développées et appris.

5. Le langage (ou phasie)

La phasie est la capacité à communiquer à travers le langage (car nous sommes en “phase”). La phasie englobe les activités d’expression (parler) et de réception (entendre, décoder et comprendre).

C’est la raison pour laquelle on parle d’aphasie en cas de trouble du langage.

6. Le raisonnement (ou les fonctions exécutives)

Les fonctions exécutives sont plusieurs. Elles servent à nous adapter aux nombreuses variations de notre environnement.

Je dois retenir un numéro de téléphone ?

Je veux traverser la route mais une voiture déboule et je dois me retenir au dernier moment ?

Je fais volontairement l’effort de rester concentrer sur mon travail plutôt que de rêvasser ?

Les fonctions exécutives permettent de contrôler nos actions.

Les fonctions exécutives (ou frontales) agissent comme des gestionnaires dont l’objectif serait d’utiliser toutes les autres fonctions supérieures du cerveau et de les mettre dans l’ordre en vue d’une bonne exécution. Par exemple, le fait d’envoyer une lettre nécessite de savoir quoi écrire et de garder en mémoire les idées à communiquer (mémoire et phasie), de savoir comment écrire à la main ou taper à l’ordinateur (praxie), trouver du papier et un crayon (mémoire et gnosie), savoir qu’une lettre s’envoie dans une enveloppe timbrée (mémoire et gnosie), coller le timbre (praxie), aller jusqu’à la Poste pour déposer la lettre dans une boîte aux lettres (praxie et gnosie).

Les fonctions exécutives recouvrent plusieurs compétences :

  • organiser
  • planifier
  • juger
  • faire preuve d’abstraction
  • être flexible
  • savoir inhiber ses actions non adaptées
  • être auto discipliné
  • tenir un raisonnement cohérent
  • faire preuve de créativité
    Ce sont les fonctions exécutives qui sont développées le plus tard parmi les fonctions cognitives.

Pour aller plus loin :11 manières de développer les fonctions exécutives des enfants

Fonctions cognitives et recueil des informations sensorielles

Il est important de garder en tête qu’une fonction supérieure est toujours dépendante d’une fonction de base (comme voir, entendre, toucher…). Nous avons d’abord besoin de percevoir à travers nos sens avant de contrôler nos perceptions. Pour penser, je dois d’abord recevoir l’information. Je pourrai ensuite contrôler comment je pense.

Le développement des zones du cerveau dépend de plusieurs facteurs :

  • la génétique,
  • l’adaptation.
    Cette adaptation peut recouvrir plusieurs domaines : les styles d’apprentissage, les formes d’intelligence, les périodes sensibles, la préparation de l’environnement et de l’ambiance, la bienveillance et les encouragements des adultes encadrants, les relations sociales…

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Traduction, compléments et inclusion de liens hypertextes : Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant. Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeure des écoles. Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Site ISIAS : http://isias.lautre.net/ - Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Alimentation Santé Diet modifications including more wine and cheese may help reduce cognitive decline French version.3

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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