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"Pourquoi le chocolat et les fruits secs sont bons pour le cerveau et pour une belle forme : les flavanols alimentaires améliorent l’oxygénation du cortex cérébral et la cognition chez les adultes en bonne santé", par Jacques Hallard

lundi 18 janvier 2021, par Hallard Jacques



ISIAS Alimentation Santé

Pourquoi le chocolat et les fruits secs sont bons pour le cerveau et pour une belle forme : les flavanols alimentaires améliorent l’oxygénation du cortex cérébral et la cognition chez les adultes en bonne santé

Jacques Hallard , Ing. CNAM, site ISIAS – 18/01/2021

Plan du dossier : Introduction Sommaire Auteur

https://www.selection.ca/wp-content/uploads/2016/04/cacao-brut-bienfaits-sante.jpgSource à consulter ici

Les vertus des fruits secs

Les vertus des fruits secs - Ils sont de 2 sortes : les fruits à coque (ou oléagineux) : noix, noisettes, amandes, pistaches, etc…) et les fruits séchés, que l’on a laissés se déshydrater. Source : https://pharmacieduluy.pharmavie.fr/conseils/169-les-vertus-des-fruits-secs


Introduction

Une petite complilation sur les effets favrables des flavonols alimetaires chez les adultes en bonne santé et une bonne raison de consommer les produits base de cacao et les fruits secs en général.

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Sommaire


  • Les flavanols alimentaires améliorent l’oxygénation du cortex cérébral et la cognition chez les adultes en bonne santé
    Quelques extraits du document traduit par Jacques HALLARD : « Dietary flavanols improve cerebral cortical oxygenation and cognition in healthy adults » - Source https://www.nature.com/articles/s41598-020-76160-9

Auteurs : Gabriele Gratton, Samuel R. Weaver, Claire V. Burley, Kathy A. Low, Edward L. Maclin, Paul W. Johns, Quang S. Pham, Samuel J. E. Lucas, Monica Fabiani & Catarina Rendeiro 

Nature - Scientific Reports volume 10, Article number : 19409 (2020) Cite this article

Résumé

Les flavanols de cacao protègent les êtres humains contre les maladies vasculaires, comme en témoignent les améliorations de la fonction endothéliale périphérique, probablement grâce à la signalisation de l’oxyde nitrique. De nouvelles preuves suggèrent également que les régimes riches en flavanols protègent contre le vieillissement cognitif, mais les mécanismes restent insaisissables.

Dans une étude pointue, randomisée en double aveugle intra-sujet chez de jeunes adultes en bonne santé, nous lions ces deux axes de recherche en montrant, pour la première fois, que l’apport en flavanols conduit à des réponses d’oxygénation cérébrale plus rapides et plus importantes à l’hypercapnie, ainsi qu’à de meilleures performances, seulement lorsque la demande cognitive est élevée.

Les analyses des différences individuelles montrent en outre que les participants qui bénéficient d’un apport en flavanols pendant l’hypercapnie sont également ceux qui le font dans le défi cognitif. Ces données soutiennent l’hypothèse que des mécanismes vasculaires similaires sous-tendent les effets périphériques et cérébraux des flavanols. Ils montrent en outre l’importance d’études combinant des défis physiologiques et cognitifs gradués chez les jeunes adultes, pour étudier les actions des flavanols alimentaires sur la fonction cérébrale.

Quelques extraits

Les flavanols alimentaires améliorent les réponses d’oxygénation cérébrale à l’hypercapnie - La figure 1 présente l’évolution temporelle de la concentration d’oxy- (Fig.1a) et de désoxy-hémoglobine (Fig.1b), moyennée sur les emplacements d’enregistrement cortical et les participants, pendant le défi respiratoire à 5% de CO2 (Fig. S1 montre la moyenne ± SEM pour les temps d’oxygénation et de désoxygénation). Des cours de temps séparés sont indiqués pour les conditions de flavanol élevé et faible et pour les points de mesure avant et après l’intervention de flavanol, où des augmentations de l’oxy-hémoglobine et des réductions de la concentration de désoxy-hémoglobine sont associées à une vasodilatation induite par l’hypercapnie. Des ANOVA à mesures répétées bidirectionnelles (avec intervention alimentaire et temps de mesure comme facteurs) ont indiqué qu’un apport élevé en flavanols était associé à une réponse d’oxygénation plus importante : l’interaction était significative pour l’amplitude de la réponse, mesurée comme le changement moyen au cours de la période 3 à 4 minutes après le début de la respiration par le CO2, F (1,16) = 6,08, p = 0,025 (Fig. 1c).

Les analyses des effets principaux simples n’ont révélé aucune différence au départ (p = 0,993), mais un taux d’oxy-hémoglobine significativement plus élevé après le haut-flavanol par rapport au bas-flavanol (t (16) = - 2,37, p = 0,030) ( 1c). Aucune différence significative entre les interventions n’a été détectée pour l’hémoglobine désoxygénée (Fig. 1d).

Figure 1

figure1

L’évolution temporelle de l’hémoglobine oxygénée (a) et désoxygénée (b) est présentée comme des changements relatifs par rapport à la ligne de base (air ambiant) et moyennée entre les participants (N = 17) et à travers les emplacements du cerveau frontal.

Les concentrations relatives moyennes d’oxy- (c) et de désoxy-hémoglobine (d) pendant les minutes 3 à 4 du défi au CO2 (correspondant à une dilatation maximale) montrent que l’intervention à haute teneur en flavanols induit des niveaux d’oxygénation significativement plus élevés que la faible teneur en flavanol à 2 h post-intervention (* p = 0,030). Aucune différence significative n’est observée pour l’hémoglobine désoxygénée (moyenne ± SEM).

La figure 2 présente des cartes des changements de concentration d’oxy-hémoglobine (en scores z) à différents moments pendant le défi respiratoire au CO2 (au début, et 1, 2, 3 et 4 minutes après le défi), avec un fond gris plus foncé, indiquant le région d’enregistrement. Les cartes montrent que les augmentations de l’oxygénation du sang étaient plus évidentes dans les régions frontales latérales et qu’un apport élevé en flavanols entraînait des réponses plus précoces et plus importantes que les trois autres conditions, qui étaient similaires les unes aux autres (Fig. 2a). Il y avait une interaction significative entre l’intervention et la latence de la réponse, mesurée comme le temps pour atteindre 90% d’oxygénation maximale, F (1, 16) = 13,61, p = 0,002 (Fig.2b), basée sur une approche jack-couteau35. Il n’y avait pas de différences significatives au départ (p = 0,429), mais la latence de l’oxygénation était significativement plus courte (d’environ 1 min) après l’intervention

Figure 2

figure2

Cartes cérébrales de l’hémoglobine oxygénée pendant l’hypercapnie (5% de CO2) à la fois avant (0 h) et après (2 h) la prise d’une intervention diététique faible ou élevée en flavanols. (a) Les changements de concentration d’oxy-hémoglobine (en scores z) dans les régions corticales frontales et en moyenne parmi les participants (N = 17) sont présentés au moment de l’apparition (0 h) et 1, 2, 3 et 4 min dans le CO2 défi. Les cartes cérébrales, vues du haut, sont orientées comme indiqué dans le diagramme en médaillon : F = avant, B = arrière, L = gauche, R = droite ; Une couleur de fond gris plus foncé indique la zone d’enregistrement. (b) La latence pour atteindre 90% d’oxygénation sanguine maximale était significativement plus faible (*** p <0,001) d’environ 1 min après l’intervention à haute teneur en flavanol par rapport à une faible teneur en flavanol (moyenne ± SEM).

L’efficacité de l’intervention à haute teneur en flavanols sur la fonction endothéliale, mesurée par la fièvre aphteuse brachiale (Fig.S2), a été confirmée, avec une augmentation significative d’environ 1% de fièvre aphteuse après l’intervention à haute teneur en flavanol par rapport à l’intervention à faible teneur en flavanols (p = < 0,001), comme décrit précédemment dans cette population8.

Efficacy of the high-flavanol intervention on endothelial function, as measured by brachial FMD (Fig. S2), was confirmed, with significant increase of approximately 1% FMD after the high-flavanol in comparison to the low-flavanol intervention (p = < 0.001), as previously described in this population8

Lire la suite de l’article scientifique au site d’origine

Conclusions de l’étude scientifique

Nous avons démontré que l’apport aigu en flavanols peut améliorer l’efficacité de l’oxygénation sanguine (amplitude et vitesse) pendant l’hypercapnie dans les zones corticales frontales de jeunes sujets en bonne santé, d’une part, et qu’il est susceptible de contribuer à l’amélioration des fonctions cognitives, mais uniquement lorsque les exigences cognitives sont élevées, d’autre part.

Nous montrons également que seuls les individus ayant une réactivité cérébrovasculaire de base inférieure bénéficient de l’apport en flavanols, avec des améliorations fortes de la fonction vasculaire cérébrale et des performances cognitives. Nous suggérons que les mécanismes sous-jacents en jeu au niveau central peuvent être similaires à ceux détectés dans le système vasculaire périphérique, grâce à des augmentations induites par l’hypercapnie de la libération de NO de l’endothélium dans les artères cérébrales.

Les travaux futurs devraient le confirmer en menant des études sur des modèles animaux où des évaluations directes des niveaux de l’oxyde nitrique (NO) dans le système vasculaire cérébral, sont possibles en temps réel lors de défis hypercapniques. Les résultats rapportés ici peuvent avoir des implications futures importantes pour l’utilisation de stratégies alimentaires contenant des flavanols d’origine végétale pour améliorer l’oxygénation du sang et les performances cognitives dans les populations en bonne santé, ainsi que pour les populations à risque plus élevé (par exemple les fumeurs, les hypertendus, les diabétiques, et les personnes âgées) ou pour aider à récupérer et à traiter les lésions et les maladies cérébrales.

Plus important encore, nos données peuvent potentiellement ouvrir de nouvelles voies pour la recherche en médecine de précision, en ce qui concerne la compréhension des réponses individuelles à l’apport en flavanols dans l’alimentation et aider à identifier les populations qui pourraient bénéficier le plus de ces interventions.

Reprints and Permissions – Pour citer cet article : Gratton, G., Weaver, S.R., Burley, C.V. et al. Dietary flavanols improve cerebral cortical oxygenation and cognition in healthy adults. Sci Rep 10, 19409 (2020). DOI : https://doi.org/10.1038/s41598-020-76160-9 - Download PDF

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  • Introduction et sommaire de l’article de Wikipédia sur les flavonoïdes
    Flavonoïdes

Les flavonoïdes (ou bioflavonoïdes) sont des métabolites secondaires des plantes vasculaires, partageant tous une même structure de base formée par deux cycles aromatiques reliés par trois carbones : C6-C3-C6, chaîne souvent fermée en un hétérocycle oxygéné hexa- ou pentagonal. Certains auteurs, comme Bruneton1, préfèrent séparer, pour tenir compte de leurs propriétés particulières, les dérivés flavaniques, les anthocyanosides et les isoflavonoïdes, et conserver l’appellation de flavonoïdes stricto sensu pour les autres.

Ils forment une classe de composés polyphénoliques (tanins au sens large) omniprésents dans les plantes vasculaires (y compris les légumes et les céréales) où ils se rencontrent à la fois sous forme libre, ou le plus souvent sous forme de glycosides (hétérosides) dans tous les organes végétatifs et floraux2. Ils constituent notamment des pigments impliqués dans la coloration des pétales et des péricarpes, donnant une gamme colorée qui va de ivoire à crème (flavones et flavonols), de jaune à orange (chalcones et aurones), de rouge à bleu (anthocyanes). Ce sont également des molécules de photoprotection interne et externe3 et qui ont d’autres rôles. En effet, dès leur « sortie des eaux », les végétaux ont abandonné la voie métabolique des acides aminés analogues de la mycosporine et développé un métabolisme phénolique, plus particulièrement celui des flavonoïdes, constituant un élément important de la stratégie végétale pour lutter contre les stress biotiques et abiotiques (exposition aux UV ou au froid, blessures, carence nutritionnelle, défense des plantes contre les herbivores et contre les pathogènes…)4.

Ces composés suscitent un grand intérêt de par leurs nombreux effets bénéfiques pour la santé : leurs propriétés antibactériennes, antivirales, antiagrégants plaquettaires, antiallergiques (en), anti-inflammatoires, anti-tumorales et leurs activités antioxydantes font l’objet d’études in vitro et épidémiologiques dans un but de thérapeutique dans le traitement de certains cancers, de maladies inflammatoires, cardiovasculaires et neurodégénératives. Certains d’entre eux sont également utilisés comme additifs dans les aliments, les produits pharmaceutiques et cosmétiques5,6,7.

Les flavonoïdes ont été découverts en 1936 par Albert Szent-Györgyi, qui a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1937 (voir la section « histoire » en fin d’article). Dans les années 1950, Jacques Masquelier, de l’université de Bordeaux, entreprend une étude des composés flavaniques de l’écorce de pin et des pépins de raisin, puis dépose des brevets sur la purification des procyanidines oligomères (ou pycnogénol) et leurs utilisations thérapeutiques. Plus de 6.000 ont été décrits chez les plantes.

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Le 2-phénylchromane, squelette carboné des flavonoïdes stricto sensu.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e5/Naringin.svg/220px-Naringin.svg.png

Naringine, principal hétéroside de flavonoïde du pamplemousse et du pomélo.

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  • Le cacao et ses effets sur la santé - Contenu original : novembre 24, 2015 - Tiré du livre The Amazing Healing Powers of Nature, Reader’s Digest - Mis à jour : 25 février 2019
    Les graines du cacaoyer sont appelées fèves de cacao. Mangées telles quelles ou transformées en chocolat, ces graines possèdent des pouvoirs impressionnants sur la santé et l’humeur.

Photo - Le cacao brut : une mode ou vraiment bon pour la santé ?

Les graines du cacaoyer (Theobroma cacao) poussent à l’intérieur d’une grosse gousse épaisse appelée cabosse. Chaque cabosse contient environ 50 graines appelées fèves de cacao. Le chocolat est produit à partir de ces graines ou fèves du cacaoyer.

Les principaux ingrédients du chocolat sont le beurre de cacao, un gras comestible extrait des fèves, et la matière sèche de cacao, une poudre foncée obtenue par broyage des graines dégraissées. La plupart des substances bénéfiques, pour la santé, du chocolat se trouvent dans les solides qui contiennent plus de 300 composés chimiques. Ce sont entre autres des polyphénols, de puissants antioxydants qui pourraient contribuer à prévenir certaines maladies tels les cardiopathies et le cancer.

Le cacao a la réputation de réduire le risque de maladies cardiovasculaires et de supprimer la toux et pourrait même atténuer ou réduire le risque de diabète de type 2. Pour ces raisons, le chocolat est un aliment santé que l’on a intérêt à intégrer davantage dans notre cuisine.


Les effets du cacao sur le corps Photo

Les fèves de cacao représentent la source naturelle la plus concentrée d’un composé alcaloïde, la théobromine, un stimulant similaire à la caféine. Bien que toxique en grande quantité, la théobromine produit généralement des effets positifs sur l’organisme : elle détend les muscles du système digestif, ce qui peut réduire les problèmes gastro-intestinaux, et dilate les vaisseaux sanguins, ce qui réduit la pression artérielle.


Quel chocolat est bon pour vous ? Photo

Le chocolat blanc ne contient que du beurre de cacao. Le chocolat au lait et le chocolat noir contiennent à la fois du beurre de cacao et du cacao sec, plus abondant dans le chocolat noir. Comme les composés bénéfiques se retrouvent essentiellement dans cette partie sèche du cacao, c’est donc le chocolat noir qu’il faut privilégier.

Si vous ne consommez que du chocolat noir, vous bénéficierez de tous ses avantages sans augmenter votre taux de graisse corporelle. Une étude menée en 2012 à l’Université de Californie a révélé qu’une importante consommation de chocolat pouvait diminuer la proportion de gras par rapport au poids et à la taille (connue sous le nom d’indice de masse corporelle). Les auteurs de cette étude croient que le chocolat augmente le taux métabolique, ce qui permet de brûler les kilojoules en excès. Ainsi, la consommation régulière, mais sans excès, de chocolat peut faire partie d’un régime santé ! Incorporez du chocolat noir ou du cacao brut dans votre alimentation.


Le chocolat pour stimuler l’humeur Photo

Chaque adepte du chocolat, amateur du brut ou du raffiné, sait à quel point celui-ci est délicieux. Mais ce n’est pas tout : le chocolat nous fait nous sentir bien. À l’Université du Sussex en Angleterre, des scientifiques ont mesuré le rythme cardiaque et l’activité cérébrale de couples après qu’ils aient mangé du chocolat noir et après qu’ils se soient embrassés. Les résultats étaient les mêmes, mais l’effet s’est révélé plus marqué et plus persistant avec le chocolat.

Les propriétés voluptueuses et presque envoûtantes des produits à base de cacao demeurent un mystère, mais les chercheurs ont peut-être trouvé une explication à ce phénomène : la théobromine traverse la barrière hémato-encéphalique et stimule le système nerveux central. C’est un stimulant comme la caféine. De plus, le chocolat contient un composé nommé salsolinol, qui stimule la production de dopamine, un neurotransmetteur associé aux sensations de plaisir et de récompense. On retrouve également d’autres produits chimiques neuroactifs associés au plaisir, les tétrahydro-bêta-carbolines.


Études sur les bienfaits du cacao Photo

En 2011, le British Medical Journal a publié une revue des éléments de preuve des avantages potentiels du chocolat. Il concluait qu’une plus grande consommation de chocolat pouvait abaisser le risque de maladie cardiovasculaire de plus de 30 %. Il faisait également référence à une étude japonaise qui a découvert un lien entre la consommation de chocolat et la réduction du risque de diabète de type 2. Ces résultats vont dans le même sens que d’autres études qui ont démontré la corrélation entre les antioxydants présents dans le cacao et la réduction de la résistance à l’insuline, une cause majeure du diabète.

En 2005, une équipe de scientifiques de Grande-Bretagne et de Hongrie a également constaté que la théobromine était plus efficace que la codéine, qui est le traitement standard contre la toux.

En 1996, une équipe de scientifiques d’Italie, de Suisse et d’Israël a découvert que les produits à base de cacao contenaient aussi un composé appelé anandamide, un produit chimique qui active les mêmes récepteurs du cerveau que le cannabis. On n’en retrouve qu’une infime trace dans le chocolat et il faudrait consommer des kilos de chocolat noir pour obtenir le même effet qu’un joint. Cependant, on retrouve deux autres produits chimiques qui l’imitent, ce qui pourrait, qui sait, accentuer le fameux effet.

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© 2020 Sélection du Reader’s Digest (Canada) SRI - Tous droits réservés. Source : https://www.selection.ca/cuisine/nutrition/le-cacao-et-ses-effets-sur-la-sante/

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  • Compléments alimentaires - : Flavonoïdes – Source de cette note : VIDAL - Mis à jour : Vendredi 26 février 2016 - Flavonoïdes- Sources et références
    Les flavonoïdes sont des substances présentes dans les plantes. Ils sont à l’origine des teintes brunes, rouges et bleues des fleurs et des fruits. Certaines plantes sont réputées pour leur richesse en flavonoïdes : par exemple, le thé, le raisin, les oignons, les pommes, le cacao, la grenade, le cassis et les myrtilles ou encore le café).

Certains flavonoïdes protègent les végétaux des bactéries, des virus et des moisissures. Les flavonoïdes ont d’abord été appelés, à tort, vitamine P. Ils sont également connus sous de nombreux autres noms, tels que bioflavonoïdes, polyphénols, proanthocyanidines, catéchines ou flavonols. Les isoflavones du soja en font partie.

Décision des autorités de santé européennes

Depuis 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) se sont prononcées sur certaines allégations santé des aliments et des compléments alimentaires contenant des flavonoïdes (toutes substances confondues). Après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits ne peuvent PAS prétendre :

  • protéger les cellules et les organes des radicaux libres (effet antioxydant) ;
  • protéger la peau des effets délétères du vieillissement ;
  • maintenir la souplesse, l’hydratation ou le bon état de la peau ;
  • contribuer au fonctionnement du système immunitaire ;
  • aider à contrôler son poids ;
  • participer à la santé du cœur et des vaisseaux sanguins ;
  • contribuer à maintenir des taux sanguins de cholestérol normaux ;
  • contribuer à maintenir une glycémie (taux sanguin de sucre) normale, en particulier après les repas.
    De plus :
  • les compléments alimentaires contenant des flavanols du cacao peuvent prétendre améliorer l’élasticité des vaisseaux sanguins (et ainsi contribuer à maintenir une circulation sanguine normale) s’ils apportent au moins 200 mg de ces flavanols par jour (allégation valable uniquement pour les cacaos en poudre et les chocolats noirs contenant au moins 200 mg de flavanols par portion).
  • les compléments alimentaires contenant des proanthocyanidines ne peuvent PAS prétendre améliorer les défenses naturelles contre les infections urinaires ;
  • les produits contenant des catéchines (du thé vert ou autres) ne peuvent PAS prétendre contribuer à la circulation sanguine ou au maintien du poids par augmentation du métabolisme ;
  • les compléments alimentaires contenant des extraits de pépins de raisin (Vitis vinifera) ne peuvent PAS prétendre faciliter la circulation veineuse dans les jambes, réduire les gonflements des jambes, ni drainer les accumulations d’eau dans le corps.
  • les produits contenant des oligoproanthocyanidines (OPC) ne peuvent PAS prétendre renforcer les performances visuelles (en particulier dans le noir), ni améliorer la microcirculation sanguine et prévenir l’insuffisance veineuse chronique, ni réduire les taux sanguins de cholestérol et diminuer ainsi le risque cardiovasculaire ;
  • les produits contenant de la rutine ne peuvent PAS prétendre contribuer au maintien du fonctionnement normal des veines ou autres vaisseaux sanguins ;
  • les produits contenant de la quercétine ne peuvent PAS prétendre améliorer la santé du foie, des reins, du système nerveux ou du cerveau ;
  • les produits contenant de la diosmine, de la troxérutine et de l’hespéridine ne peuvent PAS prétendre maintenir le tonus veineux ou la perméabilité des capillaires veineux ;
  • les produits contenant des citroflavonoïdes ne peuvent PAS prétendre protéger les articulations, ni maintenir l’équilibre microbien des organes (action antibiotique), ni protéger la santé des vaisseaux sanguins (diosmine), ni contribuer à la santé des os (naringine et hespéridine) ;
  • les produits contenant de l’acide chlorogénique (le plus souvent extrait du café vert) ne peuvent PAS prétendre diminuer l’absorption des sucres par l’intestin, ni maintenir une glycémie normale, ni aider à contrôler son poids.

Usages et propriétés supposées des flavonoïdes

Les flavonoïdes font l’objet d’allégations très variées. Ces dernières années, ils sont devenus l’objet de nombreuses études… et d’un commerce florissant ! Ces substances sont vantées dans la prévention de maladies liées à l’âge, et en particulier des maladies cardiovasculaires : athérosclérose, maladies coronariennes, hypertension, varices, hémorroïdes, etc.

Les recherches sur les habitudes alimentaires liées à une fréquence plus faible de ces maladies (régimes crétois et japonais, « paradoxe français », etc.) pointent systématiquement vers des apports plus élevés en flavonoïdes issus, entre autres, du vin rouge, des fruits ou du thé vert. Ces observations sont à l’origine de ces allégations.

D’autres bénéfices sont attribués aux flavonoïdes : protection et dilatation des vaisseaux sanguins, action antiallergique et anticoagulante, aide à la perte de poids, et même protection contre les cancers.

Les flavonoïdes les plus connus

Les chimistes ont déjà identifié plus de huit mille flavonoïdes. Parmi eux, certains se retrouvent plus fréquemment dans les compléments alimentaires.

Les catéchines du thé vert

Les catéchines sont les principaux flavonoïdes du thé vert. Une tasse de thé vert contient au plus 14 mg de catéchines. La consommation régulière de thé vert a été évoquée pour expliquer la fréquence relativement faible des maladies cardiovasculaires et du cancer de la prostate en Chine et au Japon. Cet effet semble n’être observé qu’à des doses de catéchines équivalentes à au moins quatre tasses de thé vert par jour. Le thé vert est également riche en caféine. Il est présent dans de nombreux compléments alimentaires destinés à perdre du poids, sans aucune preuve convaincante.

Certaines catéchines (gallate d’épigallocatéchine par exemple) ont montré un effet protecteur intéressant chez les personnes dialysées, ayant recours à un « rein artificiel » : elles protégeraient leur organisme du stress chimique provoqué par la dialyse.

Les oligoproanthocyanidines (OPC)

Les oligoproanthocyanidines (OPC) sont présentes en grande quantité dans les pépins de raisin et dans l’écorce de pin maritime. Les OPC tirées de l’écorce de pin maritime sont aussi connues sous le nom de pycnogénol. Certaines OPC sont employées sous la forme d’un médicament dans le traitement de l’insuffisance veineuse et des œdèmes (gonflements) des bras à la suite de radiothérapie anticancéreuse. Elles ont été proposées dans le traitement des douleurs et des troubles des règles liés à l’endométriose (développement anormal de tissu utérin dans l’abdomen). Peu d’études cliniques convaincantes ont confirmé les très nombreuses allégations faites à propos des OPC.

Récemment, une étude en double aveugle avec placebo a suggéré une efficacité du pycnogénol dans l’amélioration de la vascularisation de la rétine chez les personnes diabétiques. Ce résultat reste à confirmer et les autorités sanitaires européennes se sont prononcées contre une allégation de santé relative à l’amélioration de la vision (voir encadré ci-dessus).

La rutine et ses dérivés

La rutine est un flavonoïde contenu en grande quantité dans le sarrasin, mais aussi les raisins, le vin rouge, le thé noir, les abricots, l’écorce des agrumes et la peau des pommes. On trouve la rutine et ses dérivés synthétiques (la troxérutine par exemple) comme principes actifs de plusieurs médicaments veinotoniques, prescrits en cas de jambes lourdes, de varices, d’hémorroïdes, mais aussi de baisse d’acuité visuelle liée à une fragilité des petits vaisseaux de la rétine. L’efficacité de ces médicaments est actuellement remise en cause.

La quercétine

La quercétine est un dérivé naturel de la rutine que l’on trouve en grande quantité dans le vin rouge, le thé vert, les oignons rouges, la peau des pommes, le ginkgo, la propolis, etc. Dans certaines études épidémiologiques d’observation, il a été noté qu’une alimentation riche en quercétine pourrait réduire le risque de cancer du poumon.

Très peu d’études ont évalué les propriétés de la quercétine. Elle est souvent présente dans les compléments dits « antivieillissement ». La quercétine est fréquemment associée à la vitamine C dont elle favoriserait l’absorption, bien qu’une étude récente semble démontrer le contraire. La quercétine pourrait interagir avec les quinolones (des antibiotiques) et le cisplatine (un traitement contre le cancer).

Les citroflavonoïdes

Les citroflavonoïdes sont présents dans les agrumes, et en particulier dans leur écorce. Dans cette famille, les substances les plus utilisées sont l’hespéridine, la diosmine et la naringine. Ces citroflavonoïdes sont les principes actifs de plusieurs médicaments veinotoniques. Les flavonoïdes de la myrtille sont proches des citroflavonoïdes et constituent le principe actif de médicaments similaires.

Le resvératrol

Le resvératrol est un flavonoïde proche des OPC. On le trouve en grande quantité dans la peau des raisins noirs adaptés aux climats humides, comme le pinot noir ou le cabernet sauvignon, car il protège ceux-ci des attaques des moisissures. Il est présent dans les vins rouges issus de ces cépages, les jus de ces raisins broyés avec la peau, mais aussi dans les arachides et les myrtilles. Dans le cadre industriel, il est souvent extrait d’une plante, la renouée du Japon.

Aucune étude sérieuse n’a évalué son absorption, son efficacité ni sa toxicité. Le resvératrol possède une activité phytoestrogénique (il agit comme une hormone de la famille des estrogènes) et son usage est déconseillé chez les femmes présentant des antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein ou des organes de la reproduction.

L’acide chlorogénique

L’acide chlorogénique protège de nombreuses plantes contre les moisissures. Il est présent dans les carottes, les tomates, les feuilles de cassis, le café et les pommes de terre, en particulier celles qui ont une peau ou une chair colorée et celles qui ont été exposées au froid.

L’acide chlorogénique est une substance stimulante similaire à la caféine. Elle est présente dans de nombreux compléments alimentaires destinés à faire perdre du poids. En 2012, les autorités sanitaires européennes ont interdit cette allégation de santé aux compléments alimentaires contenant de l’acide chlorogénique (voir encadré ci-dessus).

Quelle efficacité pour les flavonoïdes ?

Les allégations des flavonoïdes sur la prévention des maladies cardiovasculaires n’ont jamais fait l’objet d’essais cliniques convaincants. Leur action antiallergique et leurs effets protecteurs vis-à-vis du cancer n’ont été étudiés que sur des cellules en culture et chez des rats. Enfin, les allégations sur la perte de poids reposent sur des études peu convaincantes.

Plusieurs dizaines de médicaments contre l’insuffisance veineuse et les hémorroïdes (veinotoniques) contiennent des flavonoïdes. Aujourd’hui, l’efficacité de ces médicaments est largement remise en cause. Depuis peu, de nombreux médicaments de cette famille ne sont plus remboursés par manque de preuves concernant leur efficacité.

Les avis négatifs émis en 2012 par l’EFSA et la Commission européenne (voir encadré en début de fiche) reflètent l’absence d’études cliniques convaincantes sur l’efficacité des flavonoïdes.

Précautions à prendre avec les flavonoïdes

L’usage des flavonoïdes est à éviter chez les femmes enceintes et celles qui allaitent, les enfants, les personnes qui prennent des médicaments anticoagulants ou qui souffrent d’hypotension (pression artérielle faible).

En 2014, une étude australienne a mis en garde les personnes souffrant d’hypertension artérielle contre la prise simultanée de vitamine C et de flavonoïdes (polyphénols). Si la prise de 500 mg/jour de vitamine C semble réduire la pression artérielle des personnes hypertendues, et la prise de 1000 mg/jour de polyphénols extraits des pépins de raisin être sans effet sur leur tension artérielle, la prise concomitante de ces deux substances a provoqué une augmentation significative de la tension artérielle de ces patients hypertendus. La prudence est donc de mise.

Certaines plantes très riches en flavonoïdes, comme le thé, le café ou le cacao, contiennent de la caféine. Une consommation trop élevée de ces aliments expose aux effets indésirables de la caféine, tels que palpitations, insomnie ou nervosité. Enfin, la richesse du vin rouge en flavonoïdes ne doit pas faire oublier la toxicité de l’alcool...

Origine, formes et dosage des flavonoïdes

De très nombreux végétaux contiennent des flavonoïdes. Lorsque l’on suit les recommandations officielles du Programme national nutrition santé préconisant cinq portions de fruits et légumes chaque jour, on ingère entre 150 et 300 mg de flavonoïdes. La quantité présente dans un aliment varie selon le mode de récolte et de préparation : le thé noir est beaucoup moins riche en flavonoïdes que le thé vert, pourtant issu de la même plante. L’absorption des flavonoïdes par l’intestin varie selon l’aliment mais également selon la personne.

L’avis du spécialiste sur les flavonoïdes

Malgré l’absence de preuves formelles, un apport régulier de flavonoïdes peut être intéressant pour rester en bonne santé. Mais, avant de recourir à des compléments, cet apport doit provenir d’une alimentation riche en fruits et légumes frais.La consommation occasionnelle de vin rouge peut être une bonne source de flavonoïdes, mais doit rester dans le cadre des recommandations officielles : pas plus de trois verres par jour pour un homme, deux verres pour une femme.

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Boire son chocolat chaud le matin ou manger quelques carrés de chocolat dans l’après-midi donne un petit coup de fouet à votre cerveau. Une étude, parue le 24 novembre 2020 dans Scientific Reports, indique qu’une famille de molécules organiques présente dans le cacao, mais aussi dans d’autres végétaux, améliore l’oxygénation du cerveau mais aussi la vivacité cognitive !

Voir aussi : Les sens trompés, quand le cerveau dévoile ses faiblesses

La fève de cacao est riche en polyphénols, des molécules organiques cycliques connues pour leur pouvoir antioxydant, de la famille des flavanols. Malgré les transformations que subit la fève pour devenir du cacao, on estime que les flavanols, plus précisément la (-)-épicatéchine et la catéchine, sont encore présents dans le chocolat à raison de 53,5 milligrammes pour 100 grammes. C’est autant qu’une tasse de thé ou qu’un verre de vin.

Un cerveau plus oxygéné...

Pour attester des effets bénéfiques des flavanols, les scientifiques ont préparé deux boissons à base de cacao : une enrichie en flavanols (150 mg de (-)-épicatéchine et 35,5 mg de catéchine) et une autre moins riche ( > 4 mg des deux molécules).

Ces deux boissons ont été distribuées à 18 hommes adultes en bonne santé de façon aléatoire et en double-aveugle. Une partie du groupe a reçu un placebo à la place des boissons testées. Deux heures après avoir bu les boissons, les scientifiques ont réalisé deux expériences.

La première permet d’observer l’augmentation de l’oxygénation du cerveau en condition d’hypercapnie, c’est-à-dire quand la pression partielle sanguine en CO2 est supérieure aux valeurs normales. Pour atteindre l’hypercapnie, les participants ont réalisé un exercice de respiration dans un air composé à 5 % de CO2. Ils ont alors suivi la concentration de l’oxyhémoglobine dans le cerveau.

Les mêmes régions (concentrées dans la région frontale) sont oxygénées dans le cerveau des participants, qu’importe la boisson qu’ils ont consommée (riche ou pauvre en flavanols), mais il y a une différence significative dans la durée nécessaire pour atteindre le même niveau d’oxygénation entre les deux conditions. Chez ceux qui ont consommé la boisson enrichie en flavanols, il faut environ trois minutes pour atteindre 90 % de l’oxygénation maximale du cerveau, contre plus de quatre minutes pour l’autre groupe.

Les régions cérébrales où la concentration d’oxyhémoglobine est la plus importante, 0 heure et 2 heures après la prise des boissons cacaotées. En bas, la durée en minutes nécessaires pour atteindre 90 % de l’oxygénation maximale pour les deux conditions. © Gabriele Gratton et al. Scientific Reports 

...et plus vif !

Les chercheurs ont ensuite réalisé un test cognitif appelé test « double Stroop ». Cette expérience consiste à tester l’habileté du cerveau à se concentrer sur une information importante et y répondre en dépit d’autres informations parasites. Typiquement, le mot « bleu » apparaît en rouge et le participant doit cliquer sur le mot correspondant à sa couleur, lui-même écrit à la bonne couleur (rouge est écrit en rouge) dans un temps imparti. Ce test demande beaucoup d’effort au cerveau et les chercheurs s’intéressent au temps de latence nécessaire au participant avant de répondre.

Illustration du test double Stroop. © Cambridge Brain Sciences – Voir plus loin…

Dans le cadre du test double Stroop, la boisson enrichie en flavanols confère un avantage significatif. Les personnes l’ayant consommée répondent plus vite au test et de façon plus juste. Dans des tests cognitifs plus simples, il n’y a aucun effet significatif. Les participants les plus rapides au test double Stroop étaient aussi ceux qui avaient atteint 90 % de l’oxygénation maximale du cerveau, testé précédemment, le plus rapidement.

Ces résultats montrent que les flavanols présents dans le cacao améliorent l’oxygénation du cerveau, mais aussi ses capacités cognitives lors d’une tâche complexe. Ces effets apparaissent environ deux heures après avoir consommé la boisson. Les chercheurs indiquent que ces effets pourraient être observés avec d’autres aliments riches en flavanols comme les raisins, les baies ou les pommes.

Lien externe : Dietary flavanols improve cerebral cortical oxygenation and cognition in healthy adults

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FUTURA-SCIENCES.COM | Offremedia

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/cerveau-cacao-rendrait-plus-intelligent-on-sait-84361/

Note de Wikipédia sur l’Effet Stroop

En psychologie, l’effet Stroop (aussi connu sous le nom d’effet Jaensch) est l’interférence que produit une information non pertinente au cours de l’exécution d’une tâche cognitive. La difficulté à ignorer, ou « filtrer », l’information non pertinente se traduit par un ralentissement du temps de réaction et une augmentation du pourcentage d’erreurs. Jusqu’à aujourd’hui, la situation expérimentale imaginée par John Ridley Stroop en 19351 reste la plus courante pour observer cet effet : elle consiste à faire dénommer la couleur de mots dont certains sont eux-mêmes des noms de couleurs (qu’il s’agit donc d’ignorer). Le test de Stroop utilisé en neuropsychologie existe sous différentes variantes qui visent à évaluer le contrôle attentionnel ou les capacités d’inhibition qui font partie des fonctions exécutives d’un individu dans un contexte clinique ou de recherche. L’article original est un des papiers les plus cités en psychologie expérimentale et cet effet a été répliqué plus de 700 fois2

D’après les expériences de Stroop, lorsque le nom d’une couleur est écrit dans une couleur différente (mot incongruent), il est plus difficile de nommer la couleur dans laquelle il est écrit, que de le lire.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Stroop-fig1-exp2.jpg/220px-Stroop-fig1-exp2.jpg

Figure 1 de l’expérience 2, extraite de l’article original de Stroop en 19351, montrant le temps nécessaire pour nommer la couleur de points (sans interférence, 1) et de mots incongruents (avec interférence, 2). Ce temps augmente en moyenne de 74 % lorsqu’il y a interférence.

Sommaire

Voir également :

http://Que mesure l'interfére...

http://Que mesure l'interfére...

Que mesure l’interférence Stroop ? Quand et comment ... – Cairnwww.cairn.info › revue-l-annee-psychologique1-2016-1-...

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Nutrition - Cacao et fruits secs, bons pour le cerveau et la santé Par Jean-Guillaume Bayard - Publié le 26.11.2020 à 10h30 – Document ‘pourquoidocteur.fr’

Les flavanols de cacao stimulent l’oxygénation du cerveau et la cognition chez les adultes. Manger des fruits secs est lié à une meilleure qualité de l’alimentation et à de bons marqueurs de santé. Photo  : richardnazaretyan/iStock - Mots clés : nutrition alimentation cacao flavanol flavonoïdes fruits secs

L’essentiel

  • Après avoir ingéré les flavanols de cacao, les participants ont obtenu de meilleurs résultats aux tests cognitifs les plus difficiles, résolvant correctement les problèmes 11% plus rapidement.
  • Manger du flavanol présent dans le cacao permet une réponse d’oxygénation cérébrale plus forte et plus rapide
  • Les fruits secs sont une alternative crédible aux fruits et poussent à avoir une meilleure alimentation
    Bien se nourrir pour être en bonne santé. Les flavanols de cacao et les fruits viennent se ranger dans la catégorie des aliments bons pour notre santé. Le premier est bon pour notre cerveau puisqu’il participe à sa bonne oxygénation et booste la cognition des adultes. Manger des fruits secs participe à une meilleure santé et poussent à consommer de meilleurs aliments.

Les flavanols, bons pour la fonction vasculaire cérébrale

Les flavanols sont de petites molécules présentes dans de nombreux fruits et légumes ainsi que dans le cacao qui les protègent contre l’oxydation et les rayons solaires agressifs, et participent à donner du goût à ces aliments. Consommer des flavanols de cacao, ont rapporté les chercheurs britanniques et américains qui ont mené l’étude parue le 24 novembre dans Scientific Reports, permet à notre cerveau de se rétablir plus vite après un incident vasculaire et de mieux performer sur des tests complexes. “Des études antérieures ont montré que la consommation d’aliments riches en flavanols peut être bénéfique pour la fonction vasculaire, mais c’est la première à trouver un effet positif sur la fonction vasculaire cérébrale et les performances cognitives chez les jeunes adultes en bonne santé”, s’est félicitée Catarina Rendeiro, qui a dirigé la recherche. 

Dans l’étude, 14 des 18 participants ont vu des améliorations après avoir ingéré les flavanols. Les tests se sont déroulés à travers deux essais, l’un dans lequel ils ont reçu du cacao riche en flavanols et un autre où ils ont consommé du cacao transformé avec de très faibles niveaux de flavanols. Environ deux heures après avoir consommé le cacao, les participants ont respiré de l’air contenant 5% de dioxyde de carbone - environ 100 fois la concentration normale dans l’air. “Il s’agit d’une méthode standard pour contester le système vasculaire cérébral afin de déterminer dans quelle mesure il répond”, a justifié Gabriele Gratton, co-auteur de l’étude. 

De meilleure performance cognitive grâce aux flavanols

La plupart des participants (14 sur 18) a eu une réponse d’oxygénation cérébrale plus forte et plus rapide après une exposition aux flavanols de cacao. “Les niveaux d’oxygénation maximale étaient plus de trois fois plus élevés dans le cacao à haute teneur en flavanol que dans le cacao à faible teneur en flavanol, et la réponse d’oxygénation était environ une minute plus rapide”, a relevé Catarina Rendeiro. Les chercheurs ont également mis les participants au défi avec des tâches complexes qui les obligent à gérer des demandes parfois contradictoires ou concurrentes. Après avoir ingéré les flavanols de cacao, les participants ont obtenu de meilleurs résultats aux tests cognitifs les plus difficiles, résolvant correctement les problèmes 11% plus rapidement qu’ils ne l’ont fait au départ ou lorsqu’ils consommaient du cacao avec des flavanols réduits.

Bien que la plupart des gens aient bénéficié de l’apport en flavanols, il y a un petit groupe qui n’en a pas fait”, a exposé Catarina Rendeiro. Quatre des 18 sujets de l’étude n’ont pas eu de différences significatives dans la réponse d’oxygénation cérébrale après avoir consommé des flavanols et leurs performances aux tests ne se sont pas améliorées. “Parce que ces quatre participants ont déjà des réponses d’oxygénation plus élevées au départ, cela peut indiquer que ceux qui sont déjà en forme ont peu de place pour l’amélioration, a estimé Catarina Rendeiro. Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que les améliorations de l’activité vasculaire après exposition aux flavanols sont liées à l’amélioration de la fonction cognitive.”

Les fruits secs, une alternative crédible aux fruits

Outre les flavanols, les fruits secs sont également associés à une santé améliorée. Des chercheurs de l’université d’État de Pennsylvanie, qui ont présenté leurs travaux le 28 octobre dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, ont constaté que les consommateurs de fruits secs sont généralement en meilleure santé que ceux qui n’en mangent pas et que ça pousse ces personnes à mieux manger. “Les fruits secs peuvent être un excellent choix pour une collation nutritive mais les consommateurs voudront peut-être être sûrs de choisir des versions non sucrées sans sucre ajouté, avance Valerie Sullivan, auteure de l’étude. Les fruits secs peuvent aider les gens à consommer potentiellement plus de fruits parce qu’ils sont portables, ils sont en rayon- stable, et peuvent même être moins cher.” 

Les chercheurs ont cherché à savoir si les fruits secs peuvent être une alternative saine aux fruits frais et à leurs multiples bienfaits pour notre organisme. L’équipe de chercheurs a utilisé des données sur 25 590 participants à une enquête nationale sur la santé et la nutrition. Ces participants ont fourni des données sur tous les aliments qu’ils ont consommés au cours des 24 heures précédentes, y compris les fruits secs. Des données ont également été recueillies sur la santé cardiométabolique des volontaires - comme l’indice de masse corporelle, le tour de taille et la pression artérielle - et la qualité de leur alimentation globale.

Attention aux calories

En moyenne, les personnes ayant déclaré consommer des fruits secs ont une alimentation plus saine que celles qui n’en ont pas mangés. Ils ont également tendance à avoir un indice de masse corporelle, un tour de taille et une tension artérielle systolique inférieurs. “Ce que j’ai également trouvé intéressant, c’est que les gens ont tendance à manger plus de fruits au total les jours où ils mangent également des fruits secs”, a observé Valerie Sullivan. Les jours où les fruits secs n’étaient pas consommés, cependant, la consommation de fruits frais n’était pas plus élevée. Les fruits secs pourraient donc être un moyen d’augmenter la consommation globale de fruits chez les personnes qui ne mangent pas les quantités recommandées.”

Cependant, les chercheurs ont constaté que les gens consommaient plus de calories totales les jours où ils mangent des fruits secs. “Dans notre étude, les personnes qui consommaient des fruits secs avaient un apport calorique plus élevé mais un IMC et un tour de taille inférieurs, ce qui suggère qu’ils étaient plus actifs physiquement, a analysé Penny Kris-Etherton, auteure de l’étude. Ainsi, lorsque vous incorporez des fruits secs, faites attention aux calories et assurez-vous de remplacer les calories provenant d’aliments pauvres en nutriments par des fruits secs pour tirer le meilleur parti de la consommation de fruits secs.”

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Sourcde : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/34579-Cacao-fruits-secs-bons-cerveau-et-sante

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Traduction, choix d’articles ajoutés et intégration de liens hypertextes complémentaires par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 18/01/2021

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Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

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Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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