"Aux Etats-Unis, la Fondation Gates double le montant du financement de la campagne de désinformation menée à l’université Cornell, alors que des dirigeants africains appellent à avoir recours à l’agroécologie" par Stacy Malkan

Traduction et Compléments de Jacques Hallard


ISIAS Agroécologie OGM

Aux Etats-Unis, la Fondation Gates double le montant du financement de la campagne de désinformation menée à l’université Cornell, alors que des dirigeants africains appellent à avoir recours à l’agroécologie

children and farmers gardening in a farm field

Traduction du 07/02/2021, ajout de [compléments] et de liens hypertextes par Jacques Hallard, d’une publication de Stacy Malkan, intitulée « Gates Foundation doubles down on misinformation campaign at Cornell as African leaders call for agroecology » postée le 30 septembre 2020 - Source 

Rapport connexe : Gates Foundation’s failing green revolution in Africa (7.29.20) [L’échec de la révolution verte de la Fondation Gates en Afrique (7.29.20)]

La Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) a accordé la semaine dernière 10 millions de dollars supplémentaires à la controversée ‘Cornell Alliance for Science’, une campagne de communication hébergée à l’Université Cornell qui forme des boursiers en Afrique et ailleurs pour promouvoir et défendre les aliments, les plantes cultivées génétiquement modifiés (OGM
) et les produits agrochimiques. Cette nouvelle subvention porte à 22 millions de dollars les subventions de la BMGF à ce groupe de pression.

Cet investissement en relations publiques intervient à un moment où la Fondation Gates est critiquée pour avoir dépensé des milliards de dollars dans des programmes de développement agricole en Afrique qui, selon les critiques, entérinent des méthodes agricoles qui profitent davantage aux entreprises qu’aux individus particuliers.

[D’après Wikipédia : La Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Gates Foundation, BMGF) est une fondation américaine humaniste philanthropique créée en janvier 2000. À l’échelle mondiale, ses principaux objectifs sont d’améliorer les soins de santé et de réduire l’extrême pauvreté, alors qu’aux États-Unis, la fondation vise principalement à élargir l’accès à l’éducation et aux technologies de l’information. Elle est dirigée par ses trois administrateurs : Bill Gates, Melinda Gates ainsi que Warren Buffett ; parmi les autres principaux responsables, on peut également compter le coprésident William H. Gates, Sr. et la directrice générale Susan Desmond-Hellmann. BMGF s’efforce d’utiliser l’effet de levier en encourageant l’implication des personnalités politiques concernées. Sa devise « toutes les vies ont une valeur égale » ainsi que l’accent mis sur le rapport coût-efficacité de chaque intervention en font un des principaux acteurs du mouvement de l’altruisme efficace. Son siège se trouve à Seattle, aux États-Unis. Au 31 décembre 2017, la dotation de la fondation s’élevait à 50,7 milliards3. Son ampleur et la manière dont elle s’efforce d’appliquer les stratégies commerciales au domaine des dons caritatifs en font l’un des chefs de file de la philanthropie du risque (venture philanthropie), même si ses administrateurs sont les premiers à relever les limites des œuvres caritatives. La BMGF est le principal fournisseur philanthropique privé pour l’aide au développement (50% des fonds privés), suivi par ‘bbva microfinance foundation’. Les secteurs dans lesquels la fondation est particulièrement présente sont la santé (80% des fonds privés) et l’agriculture ; en ce qui concerne les objectifs de développement durable les objectifs no 3, bonne santé et bien-être, no 4, accès à une éducation de qualité et no 5, égalité entre les sexes. La fondation est particulièrement présente en Afrique (50% des fonds privés) et en Asie du Sud (75% des fonds privés)4. En 2018 l’aide publique au développement était de 167,8 milliards de dollars US, et l’aide privée au développement de 7,8 milliards de dollars… » - Dossier complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Bill-et-Melinda-Gates ]

Voir aussi : The Cornell Alliance for Science seeks to promote access to scientific innovation as a means of enhancing food security, improving environmental sustainability and raising the quality of life globally. Who We Are - Alliance for Scienceallianceforscience.cornell.edu › about -Alliance for Science . ->https://allianceforscience.cornell.edu/]

Suite de l’article traduit

Les leaders religieux font appel à la Fondation Gates

Le 10 septembre 2020, les leaders religieux en Afrique ont envoyé une lettre ouverte à la Fondation Gates lui demandant de réévaluer ses stratégies d’octroi de subventions pour l’Afrique.

’Bien que nous soyons reconnaissants à la Fondation Bill et Melinda Gates pour son engagement à surmonter l’insécurité alimentaire, et que nous reconnaissions l’aide humanitaire et infrastructurelle fournie aux gouvernements de notre continent, nous écrivons avec une grande inquiétude que le soutien de la Fondation Gates à l’expansion de l’agriculture industrielle intensive aggrave la crise humanitaire’, déclare la lettre ouverte coordonnée par l’Institut de l’environnement des communautés religieuses d’Afrique australe (SAFCEI).

La lettre cite l’Alliance pour une révolution verte (AGRA) dirigée par Gates pour son soutien ’très problématique’ aux systèmes de semences commerciales contrôlés par les grandes entreprises, son soutien à la restructuration des lois sur les semences afin de protéger les semences certifiées et de criminaliser l’emploi des semences non certifiées, ainsi que son soutien aux marchands de semences qui offrent des conseils étroits sur les produits des entreprises, au détriment des services de vulgarisation du secteur public, dont le besoin se fait cruellement sentir.

Le plus grand quotidien ougandais a fait état de l’échec du projet de l’AGRA

https://usrtk.org/wp-content/upload...{{}}Source pour agrandir

’Nous demandons à la Fondation Gates et à l’AGRA de cesser de promouvoir des technologies ratées et des méthodes de vulgarisation dépassées et de commencer à écouter les agriculteurs qui élaborent des solutions adaptées à leur contexte’, ont déclaré les chefs religieux.

Malgré des milliards de dollars dépensés et 14 ans de promesses, l’AGRA n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de réduction de la pauvreté et d’augmentation des revenus des petits agriculteurs, selon un rapport de juillet 2020 intitulé ’Fausses promesses’. La recherche a été menée par une coalition de groupes africains et allemands et comprend des données provenant d’un récent livre blanc publié par l’Institut Tufts pour le développement mondial et l’environnement.

La Fondation Gates n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires pour cet article, mais a déclaré dans un courriel précédent : ’Nous soutenons des organisations comme l’AGRA parce qu’elles s’associent aux pays pour les aider à mettre en œuvre les priorités et les politiques contenues dans leurs stratégies nationales de développement agricole’.

[Voir aussi De fausses promesses : la « révolution verte en Afrique » échoue à ses propres conditions Par Timothy Wise 18 juillet 2020 Alencontre Afrique, Ecologie

http://alencontre.org/wp-content/up...

« Le projet d’un milliard de dollars de la Fondation Gates est un cercle vicieux qui plonge de plus en plus les petits producteurs de denrées alimentaires dans la pauvreté » - « Il y a quatorze ans, les fondations Bill et Melinda Gates et Rockefeller ont lancé l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) dans le but d’apporter à l’Afrique sa propre révolution verte en matière de productivité agricole. Armée de semences commerciales à haut rendement, d’engrais et de pesticides, l’AGRA a de fait fixé l’objectif de doubler la productivité et les revenus d’ici à 2020 pour 30 millions de familles de petits exploitants agricoles tout en réduisant de moitié l’insécurité alimentaire dans 20 pays… » - Article à lire sur ce site : https://alencontre.org/ecologie/de-fausses-promesses-la-revolution-verte-en-afrique-echoue-a-ses-propres-conditions.html ].

[Voir aussi « L’Alliance pour une révolution verte en Afrique essaie d’imposer des technologies agricoles inappropriées » (Timothy Wise) - Date de création : 11 septembre 2020 17:03 - Dernière modification le : 11 septembre 2020 18:18 – « (Agence Ecofin) - Lancée en 2006, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) fait partie des plus importantes organisations engagées dans la promotion du développement agricole sur le continent. En dépit des différents efforts déployés sur ces dernières années, l’organisation fait face à de nombreuses critiques. Un récent rapport baptisé « Fausses promesses : l’Alliance pour une révolution verte en Afrique » met notamment en lumière « l’échec » de l’organisation à atteindre ses propres objectifs, fixés il y a bientôt 15 ans. Timothy Wise, contributeur principal au document, revient avec l’Agence Ecofin, sur les aspects majeurs de l’étude. Conseiller principal à l’Institut pour l’agriculture et la politique commerciale (IATP) et chargé de recherches à l’Institut du développement mondial et de l’environnement de l’Université Tufts (Boston), l’expert appelle à se défaire du modèle de l’AGRA qu’il juge inadapté aux réalités du continent… » - Photo : Timothy Wise : « Tout ce maïs n’aide pas les pauvres. » - Document à lire en totalité sur ce site : https://www.agenceecofin.com/investissement/1109-80097-l-alliance-pour-une-revolution-verte-en-afrique-essaie-d-imposer-des-technologies-agricoles-inappropriees-timothy-wise ].

Pour mémoire, introduction à la Révolution verte d’après Wikipédia : « La Révolution verte est une politique de transformation des agricultures des pays en développement ou des pays les moins avancés, fondée principalement sur l’intensification et l’utilisation de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements. Cette politique combine trois éléments :

Suite de l’article traduit

Les promesses disparues de la révolution verte

Lancée en 2006 par les fondations Gates et Rockefeller, l’AGRA promet depuis longtemps de doubler les rendements et les revenus de 30 millions de ménages agricoles en Afrique d’ici 2020. Mais le groupe a discrètement retiré ces objectifs de son site web au cours de l’année dernière. Le chef de cabinet de l’AGRA, Andrew Cox, a déclaré par courriel que le groupe n’a pas réduit son ambition mais qu’il affine ses approches et sa réflexion sur les mesures. Il a ajouté que l’AGRA procédera à une évaluation complète de ses résultats l’année prochaine.

L’AGRA a refusé de fournir des données ou de répondre aux questions de fond des chercheurs du rapport ’Fausses promesses’, selon ses auteurs. Des représentants de BIBA Kenya, PELUM Zambie et HOMEF Nigeria ont envoyé une lettre à Cox le 7 septembre 2029 pour demander une réponse aux résultats de leurs recherches. Cox a répondu le 15 septembre 2020 avec ce qu’un chercheur a décrit comme ’essentiellement trois pages de relations publiques’. (Voir la correspondance complète ici, y compris la réponse de BIBA du 7 octobre 2020).

’Les agriculteurs africains méritent une réponse substantielle de la part de l’AGRA’, a déclaré la lettre adressée à Cox par Anne Maina, Mutketoi Wamunyima et Ngimmo Bassay. ’Tout comme les donateurs du secteur public de l’AGRA, qui semblent obtenir un très faible retour sur leurs investissements, les gouvernements africains doivent également fournir une comptabilité claire des impacts de leurs propres dépenses budgétaires qui soutiennent les programmes de la révolution verte’.

Les gouvernements africains dépensent environ 1 milliard de dollars par an en subventions pour soutenir les semences commerciales et les produits agrochimiques. Malgré les investissements importants dans les gains de productivité agricole, la faim a augmenté de trente pour cent pendant les années d’activités de l’AGRA, selon le rapport ’Fausses promesses’.

Les investissements de la Fondation Gates ont une influence significative sur la façon dont les systèmes alimentaires sont façonnés en Afrique, selon un rapport de juin 2020 du Groupe international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES). Le groupe a indiqué que les milliards de dollars de subventions de la Fondation Gates ont incité et favorisé l’agriculture industrielle en Afrique et freiné les investissements dans des systèmes alimentaires plus durables et plus équitables.

’La BMGF (Fondation Bill et Melinda Gates) recherche des retours sur investissement rapides et tangibles, et privilégie donc des solutions technologiques ciblées’, a déclaré l’IPES.

[Voir également « International Panel of Experts on Sustainable Food Systems (IPES-Food) (IPES-Food) - Carte d’identité – «  Le Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food) a été fondé en 2014 afin de combler des lacunes dans les débats internationaux sur les systèmes alimentaires et agricoles. Associant le savoir de plusieurs disciplines scientifiques avec l’expérience de la société civile et des mouvements sociaux, IPES-Food combine l’expertise d’un panel d’experts pour produire des analyses indépendantes et rigoureuses sur les réformes nécessaires à la construction de systèmes alimentaires durables  ; tout en définissant comment ces changements peuvent se produire dans un contexte caractérisé par d’importants déséquilibres de pouvoir. Le panel est coprésidé par Olivier De Schutter, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, et Olivia Yambi, nutritionniste et ancienne représentante de l’UNICEF auprès du Kenya. Le premier rapport thématique d’IPES-Food, «  From Uniformity to Diversity  » (2016), plaide en faveur d’un changement de paradigme de l’agriculture industrielle vers des systèmes agroécologiques diversifiés, et identifie huit «  verrous  » qui bloquent cette transition. Le rapport du panel, «  Too Big To Feed  » (2017), est axé sur l’un de ces verrous – la concentration du pouvoir – et considère les impacts de la récente série de mégafusions dans le secteur agroalimentaire. Le rapport qui lui a succédé, intitulé «  Unraveling the Nexus Food-Health  » (2017), donne un aperçu complet des impacts sur la santé des systèmes alimentaires industriels et souligne la nécessité d’entreprendre d’importantes réformes pour protéger la santé humaine. Enfin, le rapport d’études de cas sur les politiques alimentaires urbaines (2017) tire des enseignements de cinq villes du monde pour comprendre comment surmonter les barrières obstruant la mise en place de politiques alimentaires durables au niveau municipal. En parallèle, depuis 2016, IPES-Food organise des processus multipartites en Europe et en Afrique de l’Ouest pour co-développer des politiques alimentaires avec des groupes de la société civile, des scientifiques, des décideurs politiques et des organisations paysannes.

Objectifs - Le Panel a pour objectifs :

  • de mener des recherches transdisciplinaires sur les systèmes alimentaires durables, et d’identifier les manques dans les connaissances disponibles  ;
  • de structurer la compréhension de tous les acteurs des systèmes alimentaires, y compris les gouvernements, les organisations intergouvernementales, non gouvernementales (ONG et autres représentations de la société civile) et la communauté scientifique sur les enjeux auxquels sont confrontés les systèmes alimentaires, et les chemins possibles vers une transition durable des systèmes alimentaires, prenant en compte le déséquilibre des forces susceptible d’être un obstacle à toute réforme  ;
  • encourager, promouvoir et soutenir des politiques à tous les niveaux qui peuvent accélérer la transition vers des systèmes alimentaires durables  ;
  • convier des groupes d’acteurs divers à des événements pour les informer sur le travail du panel ou pour développer une compréhension commune des obstacles à et des opportunités de réforme.
    Programmes en lien > Politiques de l’agroécologie

Adresses FPH - Siège social et bureau suisse Vortex Route de Praz-Véguey 29 BP 907
CH 1022 Chavannes-près-Renens Suisse - ++ 41 (0) 21 342 50 10

FPH bureau de Paris 38, rue Saint Sabin 75011 Paris – France - + 33 (0) 1 43 14 75 75
contact.paris@fph.ch - Source : http://www.fph.ch/bdf_partenaire-109_fr.html ].

Producteurs locaux et chaînes alimentaires courtes

L’approche du développement agricole de la Fondation Gates (BMGF), qui consiste à créer des marchés pour des cultures de base à grande échelle et à forte intensité d’intrants, va à l’encontre des nouvelles réflexions sur la meilleure façon de faire face aux conditions volatiles causées par la double crise du changement climatique et de la pandémie de Covid-19.

En septembre 2020, l’Organisation des Nations unies (ONU) pour l’alimentation et l’agriculture (voir FAO : Accueil - Food and Agriculture Organization ),a déclaré qu’il était essentiel de mettre en place des systèmes alimentaires locaux plus résistants, car la pandémie ’a fait courir le risque de perturbations aux systèmes alimentaires locaux tout au long de la chaîne alimentaire’. Le rapport documente les défis liés à la pandémie et les leçons tirées d’une enquête mondiale menée en avril et mai 2020, qui a permis de recueillir 860 réponses.

’Le message clair est que, pour faire face à des chocs tels que la pandémie de COVID-19, les villes ayant des conditions socio-économiques et agro-climatiques appropriées devraient adopter des politiques et des programmes pour donner aux producteurs locaux les moyens de cultiver des plantes alimentaires (vivrières), et promouvoir des chaînes alimentaires courtes pour permettre aux citoyens urbains d’accéder aux produits zt denrées alimentaires’, conclut le rapport. ’Les villes doivent diversifier leurs approvisionnements alimentaires et leurs sources de nourriture, en renforçant les sources locales lorsque c’est possible, mais sans couper l’approvisionnement national et mondial’.

Alors que la pandémie menace les communautés agricoles déjà confrontées au changement climatique, l’Afrique est à la croisée des chemins, ont écrit Million Belay, coordinateur de l’Alliance africaine pour la souveraineté alimentaire, et Timothy Wise, chercheur principal de l’analyse Tufts de l’AGRA, dans un article du 23 septembre 2020. ’Ses habitants et leurs gouvernements vont-ils continuer à essayer de reproduire les modèles agricoles industriels promus par les pays développés ? Ou vont-ils s’engager avec audace dans un avenir incertain en adoptant le mode d’agriculture écologique ?

Belay et Wise ont décrit quelques bonnes nouvelles issues des résultats de recherches récentes ; ’deux des trois pays concernés par l’AGRA qui ont réduit à la fois le nombre et la part de personnes sous-alimentées - l’Ethiopie et le Mali - l’ont fait en partie grâce à des politiques qui soutiennent l’agriculture écologique’.

La plus grande réussite, enregistrée au Mali, a vu la manifestation de la faim passer de 14% à 5% depuis 2006. Selon une étude de cas du rapport ’Fausses promesses’, ’les progrès ne sont pas dus à l’AGRA, mais au fait que le gouvernement et les organisations d’agriculteurs locaux ont activement résisté à sa mise en œuvre’, écrivent Belay et Wise, en soulignant les lois sur la terre et sur les semences qui garantissent le droit des agriculteurs à choisir leurs cultures et leurs pratiques agricoles, et les programmes gouvernementaux qui encouragent non seulement le maïs, mais aussi une grande variété d’autres cultures vivrières.

’Il est temps pour les gouvernements africains de prendre du recul par rapport à la ‘révolution verte’ qui a échoué et de mettre en place un nouveau système alimentaire qui respecte les cultures et les communautés locales, en promouvant une agriculture écologique à faible coût et à faible niveau d’intrants’, ont-ils écrit.

Doublement de la campagne de relations publiques hébergée à l’Université Cornell

Dans ce contexte, la Fondation Gates double son investissement dans la ‘Cornell Alliance for Science’ (CAS), une campagne de relations publiques lancée en 2014 grâce à une subvention Gates et promet de ’dépolariser le débat’ autour des OGM. Avec les nouveaux 10 millions de dollars, la CAS prévoit d’élargir son champ d’action ’pour contrer les théories de conspiration et les campagnes de désinformation qui entravent les progrès en matière de changement climatique, de biologie synthétique, d’innovations agricoles’.

Mais la ‘Cornell Alliance for Science’ est devenue une force polarisante et une source de désinformation, car elle forme des boursiers du monde entier à promouvoir et à faire pression en faveur des cultures de plantes génétiquement modifiées ‘OGM) dans leur pays d’origine, dont beaucoup sont situés en Afrique.

De nombreux universitaires, des groupes de défense de l’alimentation et des experts politiques ont dénoncé les messages inexacts et trompeurs émanant de ce groupe. Des organisations communautaires travaillant à la réglementation des pesticides et de la biosécurité, ont accusé la CAS d’utiliser des tactiques d’intimidation à Hawaii et d’exploiter les agriculteurs africains dans ses campagnes agressives de promotion et de lobbying.

Un article du 30 juillet 2020 provenant de Mark Lynas, un visiteur de Cornell qui travaille pour la CAS, met en lumière la controverse sur les messages du groupe. Citant une récente méta-analyse sur l’agriculture de conservation, Lynas affirme que ’l’agro-écologie risque de nuire aux pauvres et d’aggraver l’inégalité des sexes en Afrique’. Son analyse a été largement analysée par des experts en la matière.

Marc Corbeels, l’agronome qui a rédigé la méta-analyse, a déclaré que l’article faisait des ’généralisations radicales’. D’autres universitaires ont décrit l’article de Mark Lynas comme ’vraiment imparfait’, ’profondément peu sérieux’, ’démagogique et non scientifique’, une confusion erronée qui saute aux ’conclusions sauvages’, et ’une gêne pour quelqu’un qui veut prétendre être scientifique’.

L’article devrait être rétracté, ont déclaré Marci Branski, ancienne spécialiste du changement climatique de l’USDA et Marcus Taylor, un écologiste politique de l’université de Queen’s.

Le débat sur l’agroécologie s’intensifie

Article de synthèse ajouté - Publié : Décembre 2009 - L’agroécologie en tant que science, mouvement et pratique. Une revue. Par A. Wezel, S. Bellon, T. Doré, C. Francis, D. Vallod & C. David. Référence : Agronomie pour le développement durable volume 29, pages 503-515 (2009). Résumé :

L’agroécologie implique différentes approches pour résoudre les défis actuels de la production agricole. Bien que l’agroécologie ait initialement traité principalement des aspects liés à la production et à la protection des cultures, de nouvelles dimensions telles que les questions environnementales, sociales, économiques, éthiques et de développement sont devenues pertinentes au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, le terme ’agroécologie’ désigne soit une discipline scientifique, soit une pratique agricole, soit un mouvement politique ou social. Nous étudions ici les différentes significations de l’agroécologie. Pour cela, nous analysons l’évolution historique de l’agroécologie. Nous présentons des exemples des États-Unis, du Brésil, de l’Allemagne et de la France. Nous étudions et discutons l’évolution des différentes significations de l’agroécologie. L’utilisation du terme ’agroécologie’ remonte aux années 1930. Jusque dans les années 1960, l’agroécologie était considérée comme une discipline purement scientifique. Ensuite, différentes branches de l’agroécologie se sont développées. Suite aux mouvements environnementaux des années 1960 qui allaient à l’encontre de l’agriculture industrielle, l’agroécologie a évolué et a favorisé les mouvements agroécologiques dans les années 1990. L’agroécologie en tant que pratique agricole est apparue dans les années 1980, et a souvent été associée à des mouvements. En outre, les échelles et les dimensions des enquêtes agroécologiques ont changé au cours des 80 dernières années, passant de l’échelle de la parcelle et du champ à l’échelle de la ferme et de l’agroécosystème. En fait, trois approches persistent : (1) les enquêtes à l’échelle de la parcelle et du champ, (2) les enquêtes à l’échelle de l’agroécosystème et de la ferme, et (3) les enquêtes couvrant l’ensemble du système alimentaire. Ces différentes approches de la science agroécologique peuvent s’expliquer par l’histoire des nations.

En France, l’agroécologie était principalement comprise comme une pratique agricole et dans une certaine mesure comme un mouvement, alors que la discipline scientifique correspondante était l’agronomie. En Allemagne, l’agroécologie a une longue tradition en tant que discipline scientifique. Aux États-Unis et au Brésil, les trois interprétations de l’agroécologie sont présentes, bien qu’avec une prédominance de l’agroécologie en tant que science aux États-Unis et un accent plus marqué sur le mouvement et la pratique agricole au Brésil. Ces diverses significations du terme ’agroécologie’ sont source de confusion pour les scientifiques et le public, et nous recommandons à ceux qui publient en utilisant ce terme d’être explicites dans leur interprétation.

Source de l’article complet avec références détaillées : https://link.springer.com/article/10.1051/agro/2009004

Suite de l’article original traduit

La controverse a refait surface cette semaine à l’occasion d’un webinaire que la CAS organise le jeudi 1er octobre 2020 sur le thème de l’agroécologie. Citant des préoccupations selon lesquelles le groupe basé à Cornell n’est ’pas assez sérieux pour s’engager dans un débat ouvert et impartial’, deux experts du système alimentaire se sont retirés du webinaire en début de semaine.

Les deux scientifiques ont déclaré qu’ils avaient accepté de participer au webinaire après avoir vu le nom de l’autre parmi les panélistes ; ’cela a suffi pour que nous fassions tous deux confiance à l’organisation derrière l’événement’, ont écrit Pablo Tittonell, PhD, chercheur principal au Conseil national argentin pour la science et la technologie (CONICET) et Sieglinde Snapp, PhD, professeur d’écologie des sols et des systèmes de culture à l’Université d’État du Michigan, à l’animatrice du panel, Joan Conrow, rédactrice en chef de CAS.

’Mais en lisant certains des blogs et des articles d’opinion publiés par l’Alliance, les publications d’autres panélistes, en apprenant les allégations biaisées et mal informées contre l’agroécologie, la poussée idéologique en faveur de certaines technologies, etc…, nous sommes arrivés à la conclusion que ce lieu n’est pas assez sérieux pour s’engager dans un débat scientifique ouvert, impartial, constructif et, surtout, bien informé’, ont écrit Tittonell et Snapp à Conrow.

’Nous nous retirons donc de ce débat’. Conrow n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Le webinaire se poursuivra avec Nassib Mugwanya, titulaire d’une bourse de leadership mondial de la CAS 2015 et étudiant en doctorat à l’Université d’État de Caroline du Nord, qui a également été accusé de faire des attaques injustes contre l’agroécologie. Dans un article publié en 2019 pour le ‘Breakthrough Institute’, Mugwanya a affirmé que ’les pratiques agricoles traditionnelles ne peuvent pas transformer l’agriculture africaine’.

L’article reflète le message typique de l’industrie biotechnologique : présenter les cultures avec des plantes OGM comme une position ’pro-science’, tout en dépeignant ’les formes alternatives de développement agricole comme ’anti-science’, sans fondement et nuisibles’, selon une analyse de la ‘Community Alliance for Global Justice’ basée à Seattle aux Etats-Unis.

’Il est particulièrement remarquable de lire dans l’article’, a noté le groupe, ’l’usage intensif de métaphores (par exemple, l’agroécologie assimilée à des menottes), les généralisations, les omissions d’informations et un certain nombre d’inexactitudes factuelles’.

Avec Tittonell et Snapp, en dehors de la liste du webinaire de jeudi, Mugwanya sera rejoint par Pamela Ronald, professeur de phytopathologie à l’Université de Californie, Davis, qui a des liens avec les groupes de façade de l’industrie des pesticides, et Frédéric Baudron, scientifique principal au Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), un groupe également financé par la Fondation Gates.

Demande d’une controverse avec un ’échange loyal et équitable’

Mariam Mayet, directrice exécutive du Centre africain pour la biodiversité, voit dans l’intensification des campagnes de relations publiques, ’une preuve de désespoir’ du fait qu’ils ’ne peuvent tout simplement pas faire les choses correctement sur le continent’.

[Voir L’African Centre for Biodiversity (Centre africain pour la biodiversité) publie des documents de formation pour les agricultrices et les agriculteurs d’exploitations familiales– Source : https://wire.farmradio.fm/fr/resources/lafrican-centre-for-biodiversity-centre-africain-pour-la-biodiversite-publie-des-documents-de-formation-pour-les-agricultrices-et-les-agriculteurs-dexploitations-familiales/ ].

[Voir également Mariam Mayet – “Traditional crops… the basis of our food and farming systems” - Mariam Mayet is the director of the African Centre for Biodiversity (ACB). In a recent report, ACB turns their attention towards genetic modification of non-commercial ‘orphan crops’ and the way this technology is replacing farmer managed food systems. In this interview Mariam explains what is wrong with genetic modification of these crops and where the real solutions lie. Interview : Diana Quiroz and Madeleine Florin…

Traduction de Jacques Hallard - Mariam Mayet (photo) est la directrice du Centre africain pour la biodiversité (ACB). Dans un récent rapport, l’ACB se penche sur la modification génétique des ’cultures de plantes orphelines’ non commerciales à grande échelle et sur la façon dont cette technologie remplace les systèmes alimentaires gérés par les agriculteurs. Dans cette interview, Mariam explique ce qui ne va pas avec les modifications génétiques de ces plantes cultivées et où se trouvent les véritables solutions. Dans un Interview : de Diana Quiroz et Madeleine Florin, à lire en entier (en anglais) avec toutes les références sur ce site : https://leisaindia.org/interview-mariam-mayet/

Suite de l’article traduit

Son groupe documente depuis des années ’les efforts pour répandre la ‘Révolution verte’ en Afrique, et les impasses qu’elle entraînera : déclin de la santé des sols, perte de la biodiversité agricole, perte de la souveraineté des agriculteurs, et enfermement des agriculteurs africains dans un système qui n’est pas conçu pour leur bénéfice, mais pour les profits des multinationales, pour la plupart basées dans le Nord de la planète’.

L’Alliance Cornell pour la science devrait régner en maître, a déclaré Mayet lors d’un webinaire en août 2020 sur l’influence de la Fondation Gates en Afrique, ’à cause de la désinformation (et) de la façon dont ils sont extrêmement malhonnêtes et mensongers’. Elle a demandé : ’Pourquoi ne vous engagez-vous pas dans un combat loyal avec nous ?’

L’auteure de cette publication est Stacy Malkan : elle est co-fondatrice et journaliste pour ‘U.S. Right to Know’, un groupe de recherche et d’investigation à but non lucratif qui se concentre sur les questions de santé publique. Elle est l’auteure du livre ’Not Just a Pretty Face’, publié en 2007 : The Ugly Side of the Beauty Industry’ (Pas seulement un joli visage : le mauvais côté de l’industrie de la beauté), publié en 2007. Suivez la sur Twitter @StacyMalkan 

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US Right To Know-* Pursuing truth and transparency for public ... - (Le droit de savoir aux Etats-Unis rechercher la vérité et la transparence pour la santé publique - NEWSROOM - CONTACT - ABOUT - RESOURCES - DONATE - WHISTLEBLOWERS - VOLUNTEER - INVESTIGATIONS PESTICIDES GMOS SWEETENERS BIOHAZARDS FOIA ACADEMIC WORK Creative Commons License >

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* From Wikipedia, the free encyclopedia ’Right to know’, in the context of United States workplace and community environmental law, is the legal principle that the individual has the right to know the chemicals to which they may be exposed in their daily living. It is embodied in federal law in the United States as well as in local laws in several states. ’Right to Know’ laws take two forms : Community Right to Know and Workplace Right to Know. Each grants certain rights to those groups. The ’right to know’ concept is included in Rachel Carson’s book Silent Spring.[1] Environmental illness shares characteristics with common diseases. For example, cyanide exposure symptoms include weakness, headache, nausea, confusion, dizziness, seizures, cardiac arrest, and unconsciousness.[2][3] Influenza and heart disease include the same symptoms. Cyanide is one of the most toxic known substances, and failure to obtain proper disclosure is likely to lead to improper or ineffective medical diagnosis and treatment. This can contribute to prolonged illness and death.

Traduction par Jacques Hallard - Le droit de savoir selon Wikipédia, l’encyclopédie libre

Le ’droit de savoir’, dans le contexte du droit américain du travail et de l’environnement communautaire, est le principe juridique selon lequel l’individu a le droit de connaître les produits chimiques auxquels il peut être exposé dans sa vie quotidienne. Ce principe est inscrit dans le droit fédéral des États-Unis ainsi que dans les lois locales de plusieurs États. Les lois sur le ’droit de savoir’ prennent deux formes : Le droit de savoir de la communauté et le droit de savoir sur le lieu de travail. Chacune accorde certains droits à ces groupes. Le concept de ’droit de savoir’ est repris dans le livre de Rachel Carson, ‘’Silent Spring’ [1]… - Les maladies environnementales présentent des caractéristiques communes avec les maladies courantes. Par exemple, les symptômes de l’exposition au cyanure comprennent la faiblesse, les maux de tête, les nausées, la confusion, les étourdissements, les crises, l’arrêt cardiaque et l’inconscience [2] [3]. Le cyanure est l’une des substances connues les plus toxiques, et le fait de ne pas obtenir une divulgation adéquate risque d’entraîner un diagnostic et un traitement médical inapproprié ou inefficace. Cela peut contribuer à prolonger la maladie et à entraîner la mort. - Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Right_to_know

NB. Le document d’origine traduit ici a été diffusé par l’association états-unienne intitulée ’Organic Consumers Association’ > campaigns@organicconsumers.org dans un message du 06/02/21 14:04 – Voir Organic Consumers Association

D’après Wikipédia, « The Organic Consumers Association (OCA) is a non-profit advocacy group for the organic agriculture industry based in Minnesota. It was formed in 1998 by members of the organic industry and consumers of organic products after the U.S. Department of Agriculture’s controversial initial version of their proposed regulations for organic food was introduced. The organization’s members include subscribers to their online newsletters, volunteers, supporters, and 3,000 retail outlets.[1] The organisation seeks to influence public opinion on a variety of issues, such as campaigning for GMO labelling, by its own advocacy campaigns and providing funds to other groups and individuals whose goals align with the organisations members, such as US Right to Know, of which the association is the sole major sponsor. The activities of these associated lobbying bodies have been called ’antiscientific’ and ’akin to climate change denialism’ by scientists, alleging also that they seek primarily to engage in harassment of food scientists.[3] The organisation itself describes its goals as the encouragement of the U.S. government to expand organic agriculture, utilize fair trade, eliminate genetically modified food, implement universal health care, and obtain energy independence through renewable energy. The organization hopes to ’inspire’ consumers to buy organic products, and to ’pressure the USDA and organic companies to preserve strict organic standards.’[1]

Traduction par Jacques Hallard - L’Organic Consumers Association (OCA) est un groupe de défense à but non lucratif pour le secteur de l’agriculture biologique basé dans l’état du Minnesota aux Etats-Unis. Elle a été créée en 1998 par des membres du secteur de l’agriculture biologique et des consommateurs de produits biologiques, après l’introduction de la première version controversée de la proposition de règlement du ministère américain de l’agriculture sur les aliments issus de l’agriculture biologique. Les membres de l’organisation comprennent des abonnés à leurs bulletins d’information en ligne, des bénévoles, des sympathisants et 3.000 points de vente au détail [1]. L’organisation cherche à influencer l’opinion publique sur diverses questions, comme la campagne pour l’étiquetage des OGM, par ses propres campagnes de sensibilisation et en fournissant des fonds à d’autres groupes et individus dont les objectifs s’alignent sur ceux des membres de l’organisation, comme l’association US Right to Know, dont elle est le seul grand sponsor. Les activités de ces organismes de lobbying associés ont été qualifiées d’’antiscientifiques’ et de ’proches du négationnisme du changement climatique’ par des scientifiques, qui affirment également qu’ils cherchent avant tout à harceler les scientifiques qui sont spécialisés dans les secteurs pourvoyant l’alimentation [3]. L’organisation décrit elle-même ses objectifs comme étant l’encouragement du gouvernement américain à développer l’agriculture biologique, à utiliser le commerce équitable, à éliminer les aliments issus de plantes génétiquement modifiées ‘OGM), à mettre en place des soins de santé universels et à obtenir l’indépendance énergétique grâce aux énergies renouvelables. L’organisation espère ’inspirer’ les consommateurs à acheter des produits biologiques, et ’faire pression sur l’USDA et les entreprises du secteur des produits de l’agriculture biologique afin qu’ils conservent des normes biologiques strictes’ [1]. Article complet (en anglais) à lire sur ce site : https://en.wikipedia.org/wiki/Organic_Consumers_Association

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Traduction, compléments entre […] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 08/02/2020

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