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"A l’occasion du ‘Printemps des Poètes’ en France, découverte de la poésie chinoise de 618 à 907, à l’époque de la dynastie des ’Tang’" par Jacques Hallard

lundi 22 février 2021 par Hallard Jacques



ISIAS Culture Chine

A l’occasion du ‘Printemps des Poètes’ en France, découverte de la poésie chinoise de 618 à 907, à l’époque de la dynastie des ’Tang’ –发现中国诗歌从618年到907年的唐朝时期。Discovery of Chinese poetry from 618 to 907 at the time of the ’Tang’ dynasty - Entdeckung der chinesischen Poesie von 618 bis 907 zur Zeit der ’Tang’-Dynastie.

Jacques Hallard , Ing. CNAM, site ISIAS – 21/02/2020

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

« Le sentiment qui m’a conduit moi-même à entreprendre les traductions que je publie aujourd’hui – C’est le propre des civilisations avancées de s’imposer à la force brutale – Sur quel point fixer ses regards ? » - De Marie Jean Léon le Coq, baron d’Hervey, marquis de Saint-Denys (1822-1892), un personnage original : Professeur de chinois au Collège de France, membre de l’Institut, commissaire pour l’Empire chinois à l’Exposition universelle de 1867 ; il présida aussi l’Académie des inscriptions et belles lettres- Source

Peinture : « Apprêt de la soie par les dames de la cour », copie par l’empereur Huizong de la Dynastie des Song, d’une peinture de Zhang Xuan datant du VIIIe siècle. Rouleau portatif, encre et couleurs sur soie début XIIe siècle, 37 × 147 cm, Museum of Fine Arts, Boston. (3.000 ans de peinture chinoise, 2003 p. 76). Domaine public. Source


Préambule

Le ‘Printemps des Poètes’ en FranceÉdition 2021 - Archives - Hors Saison - Prix Andrée Chedid - Opération Coudrier - Du 7 au 23 mars 2020 - Édition 2020 Le Courage - Avec Sarah Moon - Photo - © Sarah Moon / ARMANI - SILOS

Pour L’ARDEUR, en 2018, je ne voyais que la main d’ERNEST PIGNON ERNEST. Pour LA BEAUTÉ, en 2019, que l’œil d’ENKI BILAL. Pour LE COURAGE, en 2020, que la verticalité de PIERRE SOULAGES.

Et voilà que LE DÉSIR survient, en appelant au subtil, à l’étonnement et à la nouveauté. Voilà que s’impose un autre regard. Le regard d’une femme qui s’est choisie un nom lunaire, pour dire l’envol et la lumière à même le noir et blanc ou le tirage au charbon de ses photographies. Une femme qui aime à détourner les codes de la mode ou de l’imaginaire autant que ceux des contes de l’enfance. Une femme à la voix douce qui manie le flou, les fleurs ou les oiseaux comme un peintre joue de la solitude et des pigments. Une femme qui sait conjuguer le passé, le mystère, la volupté, l’absence, l’exaltation et le silence au plus que présent. Une femme dont chaque cliché interroge le cœur. On a tous quelque chose en nous de SARAH MOON. Et c’est chance que cette artiste des Alchimies ait eu envie, sans un seul instant de réflexion, d’être de l’aventure.

Sophie Nauleau

Sarah Moon, de son vrai nom Marielle Sarah Warin, naît le 17 novembre 1941. Sarah commence par étudier le dessin avant, dès 1960, de débuter une carrière de mannequin. Son intérêt pour la photographie alors grandissant, elle n’hésite pas à photographier ses amies modèles.

Grande admiratrice de l’œuvre de Guy Bourdin, Sarah décide de se consacrer pleinement à la photographie dès 1967. Elle parvient à publier ses premiers clichés dans l’Express puis, dès l’année suivante, à réaliser la campagne de Cacharel, grâce à laquelle elle devient célèbre. Son style unique de clichés au touché pastel, fait de grain et de demi-teintes, retient l’attention de Robert Delpire, entre autres, et lui donne une reconnaissance internationale. Sarah commence donc à travailler pour de nombreux magazines de mode tels que Vogue, Harper’s Bazaar ou Elle, ainsi que pour des maisons de couture comme Chanel ou Dior.

C’est en 1985 que Sarah décide de développer une photographie plus personnelle et purement artistique. Elle adopte alors comme support d’expression le Polaroïd noir et blanc avec négatif. Exposée aux Rencontres d’Arles de 1980, 1981 et 1994, puis plus tard de 2005 et 2006, elle obtient le Grand Prix national de la photographie en 1995. Du 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021, son œuvre est exposée au Musée d’Art Moderne de Paris, à l’occasion d’une rétrospective intitulée « Passé Présent ».

Publications et Filmographie : à voir à la source ci-après

Source : https://www.printempsdespoetes.com/Sarah-Moon

Édition 2021

Du 13 au 29 mars 2021 – Édition 2021 Le Désir

L’affiche de la 23e édition du Printemps des Poètes, ayant Le Désir pour emblème, sera disponible à la commande au cours du mois de janvier 2021.

« Quelle profonde inquiétude, quel désir d’autre chose,
Autre chose qu’un pays, qu’un moment, qu’une vie,
Quel désir, peut-être d’autres états d’âme… »

S’exclamait Fernando Pessoa sous le masque d’Álvaro de Campos. En portugais aussi, le désir nous relie aux étoiles. Tout droit tombé des astres et des regrets latins : desiderare qui vient de sidus, sideris. Comme un ciel étincelant d’absences. Une aimantation vitale. Un souhait ancestral, jamais élucidé, jamais rassasié, jamais exaucé.

Alors oui, après L’Ardeur, La Beauté et Le Courage, voici venu le Printemps du Désir.

C’est un vers de Corneille. Un vieil alexandrin célèbre, à la toute fin du Cid, qui dit le cœur, l’espoir et le triomphe du temps quelque part à Séville :
Espère en ton courage, espère en ma promesse…

Et dans cet hémistiche toute la bravoure du monde roule à l’assaut des siècles, avec tant de constance. Tant de patience passée à la postérité, comme un secret légué, mantra plus efficient que les rudes lois du sang. Et la vaillance d’outrepasser les règnes, les solitudes, les exils, les douleurs, les aurores et les disparitions. « Nos horloges sonnent l’heure du courage, écrivait Anna Akhmatova à l’hiver 1942 ».

https://www.printempsdespoetes.com/...https://www.printempsdespoetes.com/operation-coudrier

Devenez mécènehttps://www.printempsdespoetes.com/Devenir-mecene

Hors Saisonhttps://www.printempsdespoetes.com/Hors-Saison

« Tout au long de l’année, en marge de la manifestation annuelle, le Hors Saison du Printemps des Poètes invite à se retrouver autour de propositions artistiques singulières… »

Source : https://www.printempsdespoetes.com/

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Introduction

Du 13 au 29 mars 2021, sera célébrée en France la 23ème édition du ‘Printemps des Poètes’, dont l’édition 2021 a pour thème « Le Désir », comme cela est précisé dans le préambule de ce dossier.

Pour faire écho à cet évènement culturel, une série de onze documents ont été sélectionnés pour présenter et souligner la richesse et la beauté des poèmes écrits en Chine, plus particulièrement à l’époque de la Dynastie féodale des ‘Tang’唐朝 , c’est-à-dire de 618 à 907.

发现中国诗歌从618年到907年的唐朝 - Découvrez la poésie chinoise de 618 à 907 pendant la ’Dynastie Tang’. Quelques extraits sont empruntés à un ensemble de documents qui donnent accès à de nombreux poèmes répertoriés dans l’anthologie chinoise et connus sous le vocable « Les trois cents poèmes de la dynastie Tang » 《唐詩三百首》.

Le domaine de la poésie est largement abordé dans un livre en français du sinologue le Marquis d’Hervey-Saint-Denys (1822-1892), qui développe, notamment et admirablement, les fameuses « Poésies de l’époque des Thang », traduites du chinois par ses soins.

Puis, avec un texte et un enregistrement, « A la poursuite du vers parfait » retrace, la poésie sous les Tang qui est aussi abordée dans le cadre d’une émission de France Culture et intitulée ‘La Compagnie des poètes’ par Manou Farine - Avec les contributions de J. M. G. Le Clézio et Dong Qiang.

Ce dossier s’ouvre avec une reproduction d’une peinture sur soie du début du XIIème siècle : une copie par l’empereur Huizong de la Dynastie des Song, d’une œuvre artistique de Zhang Xuan datant du VIIIe siècle, soit en pleine période de cette dynastie de Tang, si brillante culturellement et qui est répertoriée pour la période historique de 618 à 907.

瓷器的色彩象征 - Ce dossier se termine avec une rubrique consacrée à la symbolique des couleurs en Chine ; chaque couleur a une signification particulière qui peut être différente d’une culture à l’autre. En Chine, on considère généralement l’existence cinq couleurs « traditionnelles » ( , wǔ yán), qui sont organisées selon un ordre spécifique et directement lié à la philosophie des cinq éléments…

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Sommaire

1.Arrangement par Jacques Hallard à partir de la traduction automatisée d’une note émanant du Centre Culturel Chinois de Paris intitulée中国历史的各个朝代:唐朝-唐朝(618907年,

2.Introduction à la Dynastie féodale des ‘Tang’唐朝en Chine de 618 à 907 d’après Wikipédia

3.L’Anthologie de trois cents poèmes des Tang selon Wikipédia

4.Les plus beaux poèmes des Tang - Publié par Chine Magazine

5.Poésie sous les Tang - © Chine Informations - La Rédaction – Document ‘chine.in’ ChineCulture et civilisation chinoisesArt chinois

6.《唐詩三百首》- Poésie chinoise - 300 poèmes des Tang – Communiqué ‘chine-nouvelle.com’

7.#SIEBENTang Shi – Poèmes de l’Époque des Tang

8. Petite anthologie de la poésie chinoise de la dynastie Tang (618-907 AD) Thursday 1 December 2005 (actualisé le 25 May 2020)

9. Livre - Poésies de l’époque des Thang traduites du chinois et présentées par le Marquis d’Hervey-Saint-Denys

10. A la poursuite du vers parfait avec la poésie sous les Tang – France Culture - Le 11/12/2020 - Dans le cadre d’une émission de France Culture intitulée La Compagnie des poètes par Manou Farine - Avec J. M. G. Le Clézio et Dong Qiang

11. La symbolique des couleurs en Chine Par Le Petit Journal Shanghai

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  • Arrangement par Jacques Hallard à partir de la traduction automatisée d’une note émanant du Centre Culturel Chinois de Paris intitulée 中国历史的各个朝代:唐朝 - 唐朝(618年—907年,
    Les Dynasties de l’histoire chinoise : la Dynastie Tang (618-907),

La dynastie Tang (618-907) était une dynastie unifiée qui suivi dans le cours de l’Histoire la dynastie Sui. Elle compta au total 21 empereurs et régna sur le pays pendant 289 ans. Elle est reconnue comme l’une des époques les plus significatives de la Chine.

À la fin de la dynastie Sui, le monde chinois s’est réunifié. En 617, Tang Guogong Li Yuan a lancé la mutinerie de Jinyang. L’année suivante, il s’est proclamé empereur à Chang’an et il a établi la dynastie Tang. Du fait que la famille royale s’appelait Li, elle s’appelait aussi Li Tang. L’empereur Taizong de la dynastie Tang, Li Shimin, a succédé au trône et a initié le règne de Zhenguan.

L’empereur Gaozong de la dynastie Tang a hérité de l’héritage de Zhenguan et il a créé le règne de Yonghui. Après cela, Wu Zetian a utilisé une fois la dynastie Zhou pour retrouver le titre de dynastie Tang après la révolution Shenlong. Après que l’empereur Xuanzong de la dynastie Tang eut accédé au trône, il fit de grands efforts pour régner et créa une ère prospère de prospérité économique, au service des quatre peuples Yi et de la dynastie de toutes les nations.

À la fin de Tianbao, la population du pays atteignit 80 millions d’habitants. Après la rébellion d’Anshi, le séparatisme des vassaux et le monopole des eunuques ont conduit au déclin progressif du pouvoir national. Au milieu et à la fin, le pays a été relancé par Yuanhe Zhongxing, Huichang Zhongxing et Dazhong Zhizhi. Le soulèvement de Huangchao éclata en 878 et détruisit les fondements du règne de la dynastie Tang. En 907, Zhu et Wen usurpèrent la dynastie Tang, la dynastie Tang tomba et la Chine entra dans les cinq dynasties et les dix royaumes.

La dynastie Tang était la plus grande de son territoire et la seule dynastie des plaines centrales à ne pas avoir construit la Grande Muraille. Le territoire de la dynastie Tang a dépassé les frontières de la Chine moderne à l’ouest et au nord. Après que la dynastie Tang ait été attaquée simultanément par les Turcs de l’Est et Xue Yantuo, l’empereur a été respecté par les tribus Siyi en tant que Tian Khan et il a utilisé le système pour conquérir les Turcs, les Ouïghours, Tiele, Khitan, Mohe, Shiwei et d’autres groupes ethniques pour attaquer le pays ennemi et laisser le Sud : les États vassaux tels que Zhao, Silla, Balhae et le Japon ont repris leur propre culture et leur propre système politique.

Les réalisations littéraires les plus impressionnantes de la dynastie Tang peuvent être considérées comme par exemple la poésie Tang. Depuis Chen Ziang et les « quatre maîtres de la dynastie Tang précoce », des poètes célèbres de la dynastie Tang ont émergé à l’infini, tels que : Li Bai, Du Fu, Cen Shen et Wang Wei à l’apogée de la dynastie Tang, ainsi que Li He, Hanuyi Yu et Bai Jynastie.

Li Shangyin et Du Mu, qui vécurent à la fin de la dynastie Tang, sont quelques-uns d’entre eux. Ils ont différents styles de poésie, à la fois une riche imagination du monde mythique et une description détaillée de la vie réelle, des poèmes de frontière à la fois dynamiques et vigoureux, une « histoire de la poésie » profonde et pesante, et une poésie pastorale fraîche et raffinée.

Ces poèmes constituent ensemble une représentation exceptionnelle des réalisations littéraires chinoises.

Bien qu’il y ait encore des poètes exceptionnels dans les dernières dynasties Song, Ming et Qing, le niveau général de la rime et de la poésie ancienne n’était pas aussi bon que celui des poètes de la dynastie Tang, faisant de la poésie Tang le sommet insurmontable de la poésie ancienne chinoise. Les grandes villes avec le plus grand nombre de ’Poèmes Quan Tang’ sont Chang’an, Luoyang et Jinling.

’Lady Guoguo voyageant au printemps’ de Zhang Xuan a absorbé les caractéristiques des régions occidentales et les couleurs religieuses, et l’art de la dynastie Tang est très différent des dynasties précédentes. Les frères Yan Liben et Yan Lide au début de la dynastie Tang étaient bons et renommés pour peindre des personnages.

Wu Daozi est appelé le ’Saint de la peinture’. Il est doué pour les figures et les paysages, et il a absorbé les techniques des écoles occidentales de la peinture. Les peintures sont riches en tridimensionnalité, avec le dicton que ’Wu est le vent’. Zhang Xuan et Zhou Fang ont principalement peint des images de servantes, dont les célèbres œuvres incluent ’Pratiquer l’image’, ’Mme Guoguo voyageant au printemps’ et ’Image de la dame en épingle à cheveux’. Le poète Wang Wei est doué pour la peinture de paysage à l’encre et au lavis, et Su Shi a estimé qu’ ’il y a de la poésie dans la peinture’.

Pendant la dynastie Tang, les calligraphes sont apparus en grand nombre. Ouyang Xun et Yu Shinan sont tous deux des calligraphes célèbres du début de la dynastie Tang. Le script régulier d’Ouyang Xun est strict et soigné, et son chef-d’œuvre est ’L’inscription de Jiucheng Palace Liquan’. La police de script standard de Yu Shinan est douce et ronde. Yan Zhenqing et Liu Gongquan étaient des calligraphes célèbres du milieu et de la fin de la dynastie Tang. Le scénario habituel de Yan Zhenqing est gras, fort, puissant et libre. Ses œuvres représentatives comprennent ’Duobao Pagoda Stele’ et ’Yan Family Temple Stele’. La calligraphie est ’Yan Jin Liu Bone’. Zhang Xu et Huai Su sont des maîtres cursifs.

Les politiques religieuses du début de la dynastie Tang étaient plus tolérantes

Les deux religions traditionnelles chinoises, le taoïsme et le bouddhisme, s’étaient considérablement développées. Sous la dynastie Tang, le taoïsme était considéré comme la religion d’État, et les nobles et les princes étaient fiers des prêtres taoïstes. Ils utilisaient des classiques taoïstes tels que « Laozi », « Zhuangzi », « Wenzi » et « Liezi » pour enseigner aux savants.

Au début de la dynastie Tang, lors de la traduction des écritures bouddhistes, Xuanzang a absorbé un grand nombre de termes taoïstes afin de répondre aux conditions nationales de la dynastie Tang. Le grand nombre de traductions des écritures bouddhistes et la maturité progressive du propre système idéologique des moines chinois ont permis au bouddhisme chinois de se développer régulièrement pendant cette période. La plupart des grandes sectes se sont formées ou ont mûri pendant cette période.

D’autres religions telles que l’islam, le nestorianisme (christianisme nestrien) et le zoroastrisme ont également été introduites en Chine avec les échanges internationaux. Tang Wuzong a adopté une politique de forte pression sur le bouddhisme, et il a été dit qu’il prospérerait et détruirait le bouddhisme, ce qui a rendu les autres sectes bouddhistes agitées, à l’exception de quelques sectes telles que le Zen.

A cette époque, la dynastie Tang et l’empire arabe étaient classés comme les empires les plus puissants du monde, avec une forte réputation à l’étranger et des contacts établis avec les pays asiatiques et européens. Après la dynastie Tang, les Chinois étaient souvent appelés à l’étranger « les Tang ».

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唐太宗李世民 - Tang Taizong Li Shimin

Centre culturel de Chine à Paris www.ccc-paris.org – « Le centre culturel de Chine a pour mission de contribuer au développement des relations entre la Chine et la France dans le domaine de la culture.

Projection du film : le moine Xuanzang - Institut Confucius de Montpellier

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  • Introduction à la Dynastie féodale des ‘Tang’ 唐朝 en Chine de 618 à 907 d’après Wikipédia

Dynastie Tang (zh) 唐朝 - 618690 705907

Drapeau

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Description de cette image, également commentée ci-après

Territoire de la dynastie Tang et ses changements à travers l’histoire.

Informations générales :
Statut Monarchie
Capitale Chang’an
Religion Taoïsme, Bouddhisme, Confucianisme, Religion traditionnelle chinoise
Monnaie Anciennes monnaies chinoises
Démographie
Population > 50 millions
Histoire et événements
618 Fondation en lieu et place de la dynastie Sui
630 Soumission des Turcs orientaux
641 Protectorat sur l’empire du Tibet
642 Soumission des Turcs occidentaux
648 Conquête du bassin du Tarim et sécurisation de la route de la soie
690 Wu Zetian destitue son fils et fonde sa dynastie
705 Tang Zhongzong rétablit la dynastie Tang
822 Traité de paix avec le Tibet : stabilisation de leurs relations
907 Chute de la dynastie : morcellement de l’État et proclamation de la dynastie des Liang postérieurs
Empereurs
(1er) 618625 Tang Gaozu
(Der) 904907 Tang Aidi

Entités précédentes :

La Grande pagode de l’oie sauvage, Xi’an (ancienne Chang’an), Shanxi. Dynastie Tang, 652 (première construction) et VIIIe siècle.

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Groupe de joueuses de polo, figurines funéraires en céramique, Art Gallery of New South Wales.

La dynastie Tang (chinois : 唐朝 ; Wade : T’ang ; EFEO : T’ang, Ten quelquefois) (18 juin 618 – 1er juin 907) est une dynastie chinoise précédée par la dynastie Sui (581–618) et suivie par la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes. Elle a été fondée par la famille Li, qui prit le pouvoir durant le déclin et la chute de l’empire Sui.

Venant après une longue période de division de la Chine qui dura de 220 à 581, à laquelle l’éphémère dynastie Sui avait mis fin, les premiers empereurs de cette dynastie eurent d’abord pour tâche de stabiliser l’empire récemment réunifié, et de lui redonner la puissance qu’avait eue la Chine à l’époque des Han. Ils firent rapidement mieux que ces derniers dans le domaine des conquêtes extérieures. Sous les premiers empereurs Tang (en particulier Taizong, l’impératrice Wu Zetian et Xuanzong), l’empire chinois connut une période de prospérité et un rayonnement culturel considérable. Sa capitale Chang’an, la plus grande ville du monde, reflétait toute la puissance et le cosmopolitisme, qui reposait notamment sur le dynamisme des échanges à longue distance le long de la route de la soie et des voies maritimes méridionales. Cette période a été vue par les générations suivantes comme un véritable âge d’or de la civilisation chinoise, symbolisé notamment par les brillants poètes Li Bai et Du Fu, et plus largement l’émergence d’un groupe de nombreux lettrés passés par les examens impériaux qui furent mis en place par les premiers empereurs Tang.

L’histoire de la dynastie bascula en 755 avec la révolte d’An Lushan, conséquence dramatique des évolutions politiques et militaires de l’empire à la période de son apogée. Après la difficile répression de ce soulèvement, l’organisation de l’empire se présenta sous un jour nouveau : la vieille aristocratie qui l’appuyait déclina irrémédiablement, supplantée par des hommes nouveaux disposant des charges militaires provinciales les plus importantes ou des grandes commissions fiscales et financières. Les empereurs ne parvinrent pas à contenir les forces centrifuges qui leur firent perdre l’autorité sur leurs provinces, même si cela n’entrava pas la prospérité de leur empire, portée par l’expansion démographique et économique des régions du Sud. Après une série de révoltes dans les dernières décennies du IXe siècle, la dynastie Tang s’éteint en 907, alors que son empire avait été dépecé. Les évolutions politiques, sociales, économiques et intellectuelles de cette période avaient déjà fait pénétrer la Chine dans une période que les historiens considèrent couramment comme ouvrant sur une première modernité, annonciatrice de la période de la dynastie Song (960–1272) qui réunifia la Chine quelques décennies après la fin des Tang.

Plusieurs innovations importantes sont apparues durant la dynastie Tang, dont le développement des caractères d’imprimerie en bois. Dans le domaine religieux, le bouddhisme eut une influence majeure dans la culture chinoise, avec l’affirmation de sectes bouddhistes aux racines spécifiquement chinoises et le développement d’un art remarquable. Toutefois, cette religion fut par la suite persécutée et son influence déclina, tandis que le taoïsme conservait une grande importance et que s’amorçait le retour du confucianisme, porté par les écrits de Han Yu.

Sommaire

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Dragon en bronze doré, probablement un élément architectural, Chang’an (Xi’an), VIIIe siècle, musée d’Histoire du Shaanxi.

Si l’empire Tang est souvent présenté comme un « âge d’or » de la civilisation chinoise aussi bien par ses accomplissements militaires que culturels, il le doit à son premier siècle et demi d’existence. Héritière des premiers empires (Qin et Han) ainsi que des évolutions marquées de la période de division (les « Six dynasties »), la dynastie Tang étant en fin de compte la continuation des dynasties du Nord de cette période, puis des réformes de l’éphémère dynastie Sui, cette période est caractérisée par un État très centralisé, dominé politiquement, économiquement et culturellement par sa capitale Chang’an, une armée divisée entre des troupes frontalières et des troupes de la capitale composées d’une grande partie de « Barbares », et la prépondérance sociale d’un nombre limité de grandes familles disposant des plus hautes charges et des plus vastes domaines leur permettant d’exercer une grande influence à l’échelle provinciale….

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Tang

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  • L’Anthologie de trois cents poèmes des Tang selon Wikipédia
    Les Trois Cents Poèmes des Tang (chinois traditionnel : 唐詩三百首 ; chinois simplifié : 唐诗三百首 ; pinyin : Tángshī sānbái shǒu), aussi appelés l’Anthologie de trois cents poèmes des Tang1, sont une compilation datant de 1763 par le lettré Sun Zhu (孫誅) de poèmes de la dynastie Tang (618-907), une époque souvent considérée comme l’âge d’or de la poésie chinoise.

Cette anthologie qui compte 310 poèmes a connu un grand succès et de nombreux traducteurs occidentaux ont puisé à cette source. Elle contient en particulier de nombreux poèmes de Du Fu, Li Bai, Wang Wei, Li Shangyin et Meng Haoran.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_cents_po%C3%A8mes_des_Tang

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Li Bai écrivant des poèmes

Près de 50 000 poèmes Tang, de près de 2200 auteurs différents ont été découverts, parmi lesquels les trois poètes les plus renommés sont Wang Wei, Li Bo et Du Fu.

Nés durant la dynastie Tang, ils connaissent les années troubles des guerres et des révoltes :

  • Wang Wei, fonctionnaire impérial, musicien, peintre et adepte du bouddhisme, décrit la beauté et la sérénité de la nature ; on a pu dire que ses poèmes étaient des paysages, et ses peintures des poèmes.
  • Li Bo (Li Bai), chef de file taoïste de l’école « romantique », rejette les conventions poétiques et les conventions sociales dans leur ensemble. Il célèbre l’amour et l’amitié, et les aspects étranges, majestueux de la nature.
  • Du Fu est un poète consciencieux et appliqué, exprime avec honnêteté et sincérité ses affections terrestres. Le réalisme de l’œuvre de Du Fu influence un autre poète Tang, Bo Juyi, qui considère la poésie comme un support pour la critique et la satire.
  • Bai Juyi , poète prolifique, d’une génération plus jeune que Li Bai, Du Fu et Wang Wei. Il voulut revenir à une poésie plus directe, plus simple. Ses poèmes les plus connus s’inspirent des chansons populaires et décrivent la misère du peuple
    Cette tendance donne naissance à de véritables dissertations didactiques ou philosophiques. Mais en règle générale, la poésie reste lyrique, cherchant plus à exprimer des émotions personnelles qu’à véhiculer des idées.

Les rimes ont toujours été essentielles dans la poésie, mais la forme versifiée ne s’établit véritablement qu’avec les poètes Tang. Le poème typique de cette période se présente sous la forme dite SHI, caractérisée par l’utilisation de vers rimés de cinq ou de sept pieds.

La période Tang produit également une nouvelle forme poétique, nommée CI. Chaque ci peut présenter des vers de longueur variable ; en revanche, le nombre de vers est fixé de façon bien déterminée en fonction de critères mélodiques.

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Source : https://www.chine-magazine.com/les-plus-beaux-poemes-des-tang/

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  • Poésie sous les Tang - © Chine Informations - La Rédaction – Document ‘chine.in’ Chine ❭ Culture et civilisation chinoises ❭ Art chinois
    L’âge d’or de la société féodale chinoise, a eu lieu à l’époque des Tang (618-907). Il se caractérise par le développement de la production et l’épanouissement de la culture dans presque tous les domaines : histoire, littérature, musique, peinture, sculpture, et calligraphique. C’est à cette époque que la poésie en particulier, atteind son sommet. Plus de 2300 poètes figurent à travers cinquante mille de leurs poèmes dans l’ouvrage « Poèmes Complets des Tang ».

La poésie des Tang se divise en quatre périodes distinctes : le début, la prospérité, le milieu et la fin. Ce phénomène, qui reflète fidèlement la naissance, la grandeur, puis le déclin de l’empire, coïncide également avec les transformations du style poétique.

Le premier siècle de la dynastie Tang (618-712), que l’on nomme le « début des Tang », est une époque de transition. Le style poétique, alors, s’efforce de se libérer peu à peu des ornières du formalisme, pour retrouver une juste voie.

Pendant qu’un style courtois et plein de grâce est à la mode à la cour de l’impératrice Wu, d’autres lettrés, de petits fonctionnaires ratés, Wang Bo, Yang Jiong, Lu Zhaolin et Luo Binwang, qu’on devait nommer par la suite les « Quatre éminents Poètes », élargissent l’horizon poétique en rédigeant de nombreux poèmes sociaux. Ils contribuèrent par leurs efforts à un véritable changement de style.

De 712 à 762, la période appelée « l’âge d’or des Tang », illustrée par les plus grands poètes, devait permettre le plein épanouissement de nouveaux genres poétiques, reflétant également les divers aspects sociaux. C’est la période la plus brillante de la poésie classique chinoise, pendant laquelle Li Bai, Du Fu, Wang Wei, Meng Haoran, Gao Shi et Cen Shen s’illustrent pour la postérité. De Cen Shen, longtemps fonctionnaire dans les zones frontalières, il nous reste trois cent soixante poèmes, infiniment émouvant. Li Bai aussi appelé « le poète, Immortel exilé sur terre », et Du Fu également connu sous le nom de « poète saint » sont les plus illustres poètes de cette époque. Leurs œuvres ont exercé une influence profonde sur les poètes des générations futures.

Le « milieu des Tang » (762-835) est une période troublée. Le pouvoir central ne parvient pas à se stabiliser à cause des révoltes incessantes de la part de certains gouverneurs qui s’érigent parfois en roi, ou usurpent carrément le nom de l’empereur. Cette situation n’a pas manqué d’exercer une grande influence sur les poètes, amenés à vouloir transformer la politique et la littérature. C’est ainsi que la poésie des Tang continua à se développer sous la poussée irrésistible du nouveau mouvement : le Yuefu. Le nouveau Yuefu se manifeste comme une sorte de poème de circonstance, un genre nouveau. Bai Juyi, Yuan Zhen et Li He apparaissent via leur création comme les deux pionniers de ce mouvement.

Descendant de la maison impériale des Tang, Li He fut également un jeune poète éminent. Le nom de son père signifiant « Défense de devenir Jinshi », conformément aux rites féodaux, les examens impériaux de ce degré lui sont interdit. Il se voit donc obligé d’accepter un emploi de subalterne à la cour. En proie à une grande tristesse, il meure à l’âge de 27 ans seulement.

« La fin des Tang » est une époque particulièrement bouleversée comme on peut l’imaginer. L’oppression politique et l’exploitation abusive et cruelle plongent le peuple dans les pires misères. Deux poètes de talent devaient surgir au cours des vingt premières années. Li Shangyin nait au moment où s’accentue la lutte entre les différents clans politiques. Non complice des forces rétrogrades, il se fait écarter puis affecter à des postes subalternes dans de petites localités où il passera le reste de sa vie. Toute son œuvre est imprégnée de chagrin et de mélancolie. Il nous reste environ six cents poèmes, dont certains abordent des thèmes de circonstance.

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Dictionnaire chinois français / 汉法词典 — Chine Informations

Source : ohttps://chine.in/guide/poesie-sous-les-tang_543.html

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  • 《唐詩三百首》 - Poésie chinoise - 300 poèmes des Tang – Communiqué ‘chine-nouvelle.com’
    Anthologie de 310 poèmes de la dynastie Tang compilée au XVIIIe siècle et devenue un véritable manuel de classe. ‘Chine-Nouvelle’ en a sélectionné 30, proposés avec les mêmes explications que reçoivent les écoliers chinois. Découvrez Du Fu, Li Bai, Wang Wei, Li Shangyin, Meng Haoran, etc… - Poésie Chinoise

https://www.chine-nouvelle.com/jdd/...

Calligraphie d’un Poème Tang - Tang Shi Juan (唐诗卷)

Les Poètes Tang du mois

http://www.chine-nouvelle.com/jdd/p...,杜荀 Can Fu (Du Xun) - Poème Tang - Poême en caractère chinois avec pinyin. Explication des mots difficiles et commentaire de texte en chinois.

http://www.chine-nouvelle.com/jdd/p...送孟浩然之广陵,李白 Song meng hao ran zhi guang ling (Li Bai) - Poème Tang - Poême en caractère chinois avec pinyin. Explication des mots difficiles et commentaire de texte en chinois.

http://www.chine-nouvelle.com/jdd/p...送兄,岁女 Song xiong (Qi Sui Nü) - Poème Tang - Poême en caractère chinois avec pinyin. Explication des mots difficiles et commentaire de texte en chinois.

Présentation succincte

La dynastie Tang
Treizième dynastie chinoise, les Tang (唐朝 Ten ou T’ang) ont régné de 618 à 907. Au lendemain d’une longue division entre le Nord et le Sud, cette dynastie fait retrouver à l’empire une taille et une unité qu’il avait perdues après les Han . Il brilla par son extension territoriale, sa civilisation pleine de vigueur et son large rayonnement.

L’age d’or de la littérature chinoise
La partie la plus fascinante de la littérature Tang se trouve dans sa poésie : à l’aube des Tang, Li Bai , Du Bo, Wang Wei , puis Li Jia, Han Yu , Bai Juyi au milieu de la dynastie, et enfin Li Shangwen et Du Mu vers la fin sont quelques-uns des poètes les plus connus. Aux styles riches et variés, la poésie Tang a puisé dans le vaste répertoire de légendes chinoises, tout en gardant un sens des détails de la vie quotidienne. Le respect de la métrique et des références à la poésie antique donnent à la poésie Tang une envergure jamais égalée par les Song, les Ming ou les Qing qui leur firent suite.

Les Tang poursuivirent et enrichirent la tradition du roman fantastique hérité des Six Dynasties, tout en donnant au roman une intégrité narrative et un ancrage dans les réalités sociales de la vie. Ces œuvres donnèrent par la suite leurs fondements au conte sous les Song et au roman sous les Qing.

Sommaire

1 -,杜荀 Femme du ver à soie, Du Xun

2 -送孟浩然之广陵,李白 Envoyer Meng Haoran à Guangling, Li Bai

3 -送兄,岁女 Envoi de frère, fille de sept ans

4 -江畔独步寻花,杜甫 À la recherche de fleurs seul au bord de la rivière, Du Fu

5 -绝句,杜甫 Quatrains, Du Fu

6 -莲曲,王昌 Chanson 6-Pick Lotus, Wang Changling

7 -发白帝城,李白 Early Hair Baidi City, Li Bai

8 -阶怨,李白 Rang 8-Jade, Li Bai

9 -缕衣,无名氏/杜秋娘 Witches, Anonymous / Du Qiuniang

10 -寻隐者不遇,贾岛 Le chercheur d’ermite ne l’a pas rencontré, île de Jia

11 -送杜少府之任蜀州,王勃 Du manoir de Du Shao à Shu Zhou, Wang Bo

12 -惜牡丹花,白居易 Pivoine Cherish, Bai Juyi

13 -游子吟,孟郊 Vous Zi Yin, Meng Jiao

14 -过故人庄,洁然 Guo Gurenzhuang, Meng Jieran

15 -凉州,王之 Liangzhou Ci, Wang Zhihuan

16 -夜宿山,李白 Nuit dans le poème de la montagne, Li Bai

17 -拜新月,李端 Adorer la nouvelle lune, Li Duan

18 -出塞,王昌 Hors du mur, Wang Changling

19 -江南春,杜牧 Jiangnanchun, Du Mu

20 -庐山瀑布,李白 Cascade de la montagne Wanglu, Li Bai

21 -题都成南庄, Tiducheng Nanzhuang, Cui Hu

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  • Tang Shi Table des matières– Poèmes de l’Époque des Tang
    Un recueil de 320 pièces pour découvrir la poésie chinoise à son apogée. Œuvres de Li Bai, Du Fu, Wang Wei, etc. Tr. Bynner (en) et 21 d’Hervey (fr).
I.
II.
III.
IV.
V.
VI.
VII.
VIII.
Five character ancient verse (35 poems)
Folk song styled verse (10 poems)
Seven character ancient verse (28 poems)
Folk song styled verse (16 poems)
Five character regular verse (80 poems)
Seven character regular verse (54 poems)
Five charaacter quatrain (37 poems)
Seven character quatrain (60 poems)
Poems of Du Fu, Li Bai, Wang Wei, Li Shangyin, Meng Haoran, Han Yu, Du Mu, Bai Juyi, Liu Changqing, Cen Can, Wang Changling, Wei Yingwu, full table

Extraits aléatoires

Du Fu
Une belle jeune femme
Il est une femme qui, par sa beauté, l’emporte sur les générations passées, comme sur la génération présente ;
Elle vit dans la solitude, au fond d’une vallée déserte.
Elle se dit : Je suis fille d’une maison illustre ; [...]

Li Bai
La chanson des quatre saisons II
Sur le lac King-hou qui a trois cents li de tour,
Quand les fleurs du nénuphar s’épanouissent,
On est alors au cinquième mois, et les jeunes filles vont les cueillir. [...]

Du Fu
Offert à Pa, lettré retiré du pays de Oey
Les hommes passent leur vie isolés les uns des autres ;
Ils sont comme des étoiles qui se meuvent sans se rencontrer .
Le soir de ce jour, quel heureux soir est-ce donc, [...]

Présentation

« L’époque des Tang marque l’apogée de la poésie chinoise, dont la production fut alors extrêmement abondante. Il serait vain de se perdre ici dans une énumération de noms : on se bornera aux plus illustres. Après le « formalisme » de la période précédente, on assiste au début de la dynastie à une rénovation par un retour à la simplicité antique. Trois poètes ont entre tous glorifié avec éclat le règne de Xuanzong.

Li Bo (ou Li Taibo, 701-762) est l’inspiré taoïste, ivre de nature, dans la tradition des Sept Sages de la forêt de bambous, adonné au vin et aux femmes, génie spontané, libre et sauvage ; on le qualifie généralement de l’épithète de romantique. Du Fu (712-770) est au contraire un méditatif, d’inclination confucianiste, grave, travaillant en profondeur, très préoccupé des malheurs qui menacent la dynastie et la patrie ainsi que des vicissitudes qui accablent l’humble peuple. Sa poésie est caractérisée par le réalisme – qualité qui, jointe à son patriotisme, lui vaut de bénéficier d’une particulière estime dans la Chine communiste – et, d’autre part, par la perfection de la forme. Wang Wei (699-759), qui fut aussi un peintre célèbre, est surtout bouddhiste ; il a d’exquises rêveries sur la nature, de purs recueillements mis en vers.

Au siècle suivant, alors que la décadence politique s’accentue, Bo Juyi (772-846), bien qu’attiré aussi par le bouddhisme, est très différent de Wang Wei. C’est une nature vive qui n’hésita pas à fustiger les vices de la Cour dans une série célèbre de ballades satiriques, inspirées des ballades populaires de l’époque, dont le poète adoptait la langue simple et directe.

Un autre grand poète du dernier siècle de la dynastie, Li Shangyin (813-858), est un auteur difficile chez qui se cache, derrière la luxuriance des images et des allusions, un symbolisme ambigu mais riche de résonances.

La poésie des Tang a un caractère éminemment classique. C’est un art ferme, compact, équilibré. Elle excelle dans les vers réguliers (shi), ordonnés en quatrains soit isolés, soit doublés en séquences de huit vers, soit encore multipliés en séquences plus longues, mais sans que jamais l’ensemble du poème s’allonge outre mesure. Les Tang fixèrent définitivement la prosodie de cette poésie régulière, qui repose sur un balancement d’oppositions toniques. La poésie régulière des Tang exploite aussi la symétrie sémantique, les mots se répondant les uns aux autres, dans chaque paire de vers, par leur sens ou par leur valeur grammaticale. Ce procédé, si bien adapté au monosyllabisme de la langue, est pratiqué par les meilleurs poètes des Tang avec tant d’art et de justesse qu’il aboutit souvent à de parfaites réussites. La poésie des Tang, comme toute poésie chinoise, est essentiellement impressionniste. Le ton épique, le ton oratoire lui sont étrangers ; et c’est, pourrait-on dire, en agissant directement sur le système nerveux qu’elle éveille de sourdes et puissantes résonances dans les centres de la sensibilité esthétique. » Cf. Encyclopædia Unvisersalis, article sur la Littérature Chinoise.


Sources :

  • Chinese text and Bynner English translation found at Chinese text initiative. Almost all the poems have been translated by Witter Bynner in The Jade Mountain : A Chinese Anthology (New York : Alfred A. Knopf, 1929).
  • Les quelques traductions françaises du Marquis d’Hervey Saint-Denys qui correspondent au recueil ont été ajoutées dans la base de donnée. Voir le texte complet des Poésies de l’époque des Thang.
    Links / liens : English Wikipedia : Chinese poetry, Li Bai, Du Fu. - Directory : Dmoz on Chinese poetry

Wengu - Chinese Classics - Culture chinoise - – Biblio-Chine – contact

Source : http://wengu.tartarie.com/wg/wengu.php?l=Tangshi&amp ;lang=fr

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  • Petite anthologie de la poésie chinoise de la dynastie Tang (618-907 AD)
    Thursday 1 December 2005 (actualisé le 25 May 2020) by Ray

La dynastie Tang (618-907 AD), et en particulier l’ère Xuanzong de 712-756, a été une période d’épanouissement extraordinaire de la civilisation chinoise dans tous les domaines, et notamment dans l’art et la littérature. Aucune autre civilisation n’a jamais autant prisé la poésie : les poètes étaient honorés dans la rue et dans les palais comme les stars de la culture populaire le sont aujourd’hui (mais leurs œuvres dureront bien plus longtemps dans les cœurs des hommes !).

Tous les lettrés ou presque, y compris les empereurs, écrivaient des poèmes : la Grande Anthologie des Poèmes de la Dynastie Tang, publiée près de mille ans plus tard sous la dynastie Qing en 1707, comportait 48,900 poèmes de 2200 auteurs, en 900 volumes !

Quatre noms sortent du lot, quatre géants non seulement de la littérature chinoise classique, mais de la littérature mondiale tout court :

- Li Po (701-762), (alias Li Bai), généralement considéré, avec Tou Fou, comme le plus grand poète chinois de tous les temps. Eternel exilé, c’était une force de la nature qui traversait la vie de ses contemporains comme un météore ;

- Tou Fou (712-772), (alias Du Fu), grand ami de Li Po et la référence pour la pureté classique de ses œuvres ;

- Wang Wei (699-761), le plus grand peintre de son temps, l’homme dont on disait que « ses tableaux étaient des poèmes et ses poèmes des tableaux » ;

- Po Kiu-I (772-846), (alias Bai Juyi), auteur de deux des plus célèbres des poèmes Tang, le Chant des éternels regrets et La Guitare, et du sublime Les Pins dans ma cour. Il était le poète le plus représenté dans la Grande Anthologie avec 2800 titres (!).

Dans l’Anthologie de Trois Cents Poèmes de la Dynastie Tang, ouvrage de référence publié en 1751 par un lettré des Qing et constamment réédité depuis, ces quatre poètes étaient de loin les plus représentés.

Vous trouverez ici une sélection, toute personnelle, de leurs œuvres, traduites par la grande sinologue Georgette Jaeger.

LI PO (701-762)

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Li Bai

Adieu à un ami

Au nord de la ville, devant les montagnes bleuâtres
là où l’eau blanche d’écume entoure les murailles de l’est
nous nous sommes arrêtés pour nous dire adieu
vous partez au loin comme une herbe au fil de l’eau
nuages flottants, pensées du voyageur...
soleil couchant, sentiments de vieux amis...
de la main, un dernier geste d’adieu
et le hennissement de nos chevaux, à l’instant du départ

Pourquoi j’habite dans la montagne

Pourquoi me suis-je fixé dans les vertes montagnes ?
je ris et ne réponds pas, je suis heureux
les pêchers sont en fleur, l’eau s’écoule sans fin
mon âme demeure dans des régions inconnues des hommes

Rêverie solitaire au clair de lune

Parmi les fleurs, une coupe à la main
je flâne dans la solitude
je lève ma coupe à la santé de la lune
nous sommes trois, la lune, mon ombre et moi
bien que la lune ne boit pas
et que mon ombre se borne à me suivre
pour l’instant, l’une et l’autre me tiennent compagnie
réjouissons-nous tant que dure le printemps
je chante, la lune baguenaude dans le ciel
je danse, mon ombre désordonnée me suit
veillons ensemble, amusons-nous
plus tard, l’ivresse nous séparera
jurons-nous une amitié éternelle
qui s’étende jusqu’aux nuages

TOU FOU (712-772)

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Tou Fou

Etranger dans la nuit

Les herbes de la rive sont fines, le vent léger s’y joue
mon bateau glisse dans la nuit, tout seul, avec son grand mât
sur la campagne à l’infini s’étend le monde des étoiles
tandis que la lune se berce au rythme des eaux du fleuve.

Mon nom sera-t-il un jour célèbre parmi les poètes ?
à présent, vieux et malade, je dois songer à la retraite
ballotté au gré des vents, ne suis-je pas semblable
à une petite mouette perdue dans l’immense univers ?

En contemplant le mont Tai

Comment décrirai-je le mont Tai ?
Il domine Qi et Lu, baignant dans un océan de verdure ...
La nature lui a donné une beauté sublime
Que le Yin et le Yang divisent en ombre et soleil
Des nuages s’élèvent de ses vastes flancs
Je suis des yeux au loin les oiseaux qui rentrent au nid
Il me faudra grimper jusqu’à la cime
Pour embrasser du regard toutes les montagnes, si petites !

Pluie de printemps

La pluie bienfaisante connaît le rythme des saisons
elle n’arrive qu’avec le printemps
le vent l’amène en secret, la nuit
fine, silencieuse, elle mouille toutes choses

sentiers, nuages, tout est noir
sur le fleuve, le fanal d’un bateau brille, solitaire
à l’aurore, la terre humide est rouge
le quartier des tisserands est inondé de fleurs.

La plaine

Je regarde au loin dans le printemps limpide
des couches de brouillard se lèvent à l’horizon
la rivière se confond avec le ciel pur des lointains
une ville isolée est recouverte d’un nuage de fumée
le vent arrache encore des branches clairsemées
derrière la colline, le soleil descend
une grue solitaire s’en va tard dans la saison
au crépuscule, la forêt est déjà pleine de corbeaux.

WANG WEI (699-761)

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Wang Wei

Poème

Vous arrivez, Monsieur, de mon pays natal
vous savez tout ce qui se passe au village
dites-moi, devant ma fenêtre
les pruniers sont-ils déjà en fleurs ?

Soir d’automne dans une hutte de montagne

La pluie est à nouveau tombée sur la montagne déserte
la fraîcheur du soir annonce déjà l’automne
le clair de lune filtre entre les sapins
une source limpide coule sur les cailloux
cris et rires dans les bambous - les lavandières rentrent
les nénuphars s’agitent au passage des barques de pêche
qu’importe si l’herbe printanière est flétrie
puisque vous êtes ici avec moi, roi des amis

Réponse au sous-préfet Zhang

Au soir de ma vie, je n’aime plus que le calme
les échos du monde ne me parviennent plus
quand je m’interroge, je n’ai pas de plan précis
rien que le désir de retourner dans mes anciennes forêts
le vent qui souffle dans les pins dénouera ma ceinture
la lune de la montagne brillera sur mon luth
vous me questionnez à propos de succès et d’échecs ?
écoutez - au loin, sur l’estuaire, un pêcheur chante !

PO KIU-I (772-846)

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Bai Juyi

Les pins dans ma cour

Il y a dix pins au bas des degrés
devant la salle de réception
désordonnés, mal alignés
certains sont grands, d’autres petits
les plus hauts ont bien trente pieds
les plus petits, moins de dix pieds
on dirait qu’ils ont poussé par hasard
personne ne peut dire quand ils furent plantés
ils frôlent les tuiles vertes de la maison
plongent sous le sable blanc de la terrasse
brise et clair de lune leur rendent visite matin et soir
qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, ils n’ont ni poussière ni boue
en automne, leur murmure est doux et apaisant
en été, l’ombre y est fraîche et même froide
au milieu du printemps, la fine pluie du soir
revêt leurs aiguilles d’un manteau de perles
à la fin de l’année, par temps de grande neige
leurs branches sont chargées de jade blanc
dans toutes les saisons ils conservent leurs charme
parmi les arbres, il n’y en a pas de plus nobles
l’an dernier, quand j’acquis cette maison
beaucoup de gens se moquèrent de moi
faut-il, lorsqu’on a vingt bouches à nourrir
déménager pour quelques pins ?
qu’ai-je gagné à leur présence ?
ils n’ont fait qu’ouvrir la porte aux soucis
cependant, ces amis m’apportent quelque chose
ils remplissent mon besoin de fréquenter des sages
quand je pense que je ne suis qu’un lettré quelconque
courant dans la poussière avec mon bonnet et ma ceinture officiels
je ne me trouve pas digne d’être le maître de ces pins
et parfois je me sens le cœur plein de honte.

Invitation à Liu le dix-neuvième

J’ai du vin nouveau, vert et mousseux
posé sur un petit réchaud d’argile rouge
le ciel annonce la neige à l’approche du soir
voulez-vous venir boire un verre avec moi ?

En lisant les poèmes de Yuan Kieou à bord d’un bateau

Je prends un rouleau de ses poèmes et les lis sous la lampe
j’ai tout lu, la lampe s’est éteinte, l’aurore ne vient pas
les yeux brûlants, je reste assis dans le noir près de la lampe éteinte
écoutant le bruit des vagues que le vent projette contre le bateau.

La Guitare

Ce soir-là, j’allais dire adieu à mes amis
sur les rives du fleuve à Siun-yang
les feuilles d’érables et les fleurs des joncs
bruissaient dans le vent d’automne

lorsque je descendis de cheval
mes amis étaient déjà montés à bord
nous avons bu ensemble quelques coupes de vin
sans musique pour adoucir notre séparation

l’ivresse ne nous a pas rendus joyeux
nous allions nous séparer tristement
on distinguait vaguement le reflet de la lune
se berçant sur les eaux du fleuve

soudain, nous entendons le son d’une guitare
je ne pense plus à partir, mes amis oublient l’heure
nous cherchons dans le noir, appelons la musicienne
le chant s’arrête, mais la femme reste silencieuse

nous dirigeons notre bateau vers elle
nous l’invitons à se montrer
nous rallumons la lampe, versons du vin
recommençons à festoyer

cent fois, mille fois nous la prions
avant qu’elle ne se décide à paraître
et même alors, derrière sa guitare
elle dissimule en partie son visage

elle accorde l’instrument, tourne les clefs
fait deux ou trois arpèges
elle n’a encore joué aucun morceau
que déjà nous sommes sous le charme

chaque corde, chaque note
traduit une pensée profonde
il semble qu’elle parvienne à exprimer
tous ses sentiments et ses peines

laissant courir ses doigts habiles
les yeux baissés, elle joue, elle joue
elle donne libre cours aux émotions
qui jaillissent du fond de son cœur

légers arpèges, lents accords
un son vibrant, un arrêt brusque
elle joue « La robe d’arc-en-ciel »
puis une mélodie populaire

tsao, tsao... les cordes graves
évoquent la lourde pluie d’orage
tsie, tsie... les cordes hautes
font un léger chuchotement

sons graves et sons aigus
alternent et se mêlent
comme de grosses et de petites perles
tombant sur un plateau de jade

tantôt la musique se fait pénétrante
tel un loriot se coulant au sein des fleurs
tantôt elle se détache comme les gouttes d’eau
d’une source qui s’écoule sur la grève

sous cette onde froide et dure
on dirait que les cordes se rompent
figé, le son se paralyse
et peu à peu il s’éteint

une nouvelle humeur se dessine
secrète, toute de mélancolie
maintenant le silence se fait
plus éloquent que la musique

comme l’eau jaillit et se répand
lorsqu’une vase d’argent se brise
comme l’apparition de chevaux bardés de fer
le cliquetis des épées et des lances

l’air s’achève - la musicienne
plaque un accord au cœur de la guitare
les quatre cordes rendent un seul son
celui de la soie qu’on déchire

de tous côtés, le silence règne
on n’entend pas un son sur les bateaux
on ne voit que la lune d’automne
qui brille, blanche, sur le fleuve

en soupirant, elle pique le plectre entre les cordes
compose son visage, lisse sa robe et se lève
« je suis née » nous dit-elle « dans la capitale
ma famille habitait au pied de la colline du Sud

à treize ans, la guitare n’avait plus de secrets pour moi
je figurais sur la liste des meilleures musiciennes
quand je jouais, mes maîtres venaient me féliciter
les plus grandes beautés m’enviaient mes toilettes

le jeunes gens se disputaient l’honneur de m’offrir des cadeaux
un seul chant me rapportait de nombreuses pièces de soie rouge
je brisais mes peignes d’argent en battant la mesure
je renversait du vin sur ma jupe couleur de sang

la vie n’était qu’une fête continuelle
brise printanière et lune d’automne passaient sur ma tête insouciante
hélas, mon frère partit pour l’armée et ma mère mourut
au fil des jours, mon frais visage se fana

devant ma porte, voitures et cavaliers se firent rares
j’étais déjà âgée lorsque j’épousais un marchand
âpre au gain, il se soucie peu de me quitter
il est parti l’an dernier pour acheter du thé à Feou-liang

depuis lors, je garde le bateau vide sur le fleuve
voguant entre le clair de lune et l’eau glacée
dans la nuit profonde, je rêve de ma jeunesse
et mes larmes, mêlées au fard, rougissent mes paupières »

je soupirais déjà en l’entendant jouer
mais lorsqu’elle eut parlé ainsi, je répondis
« nous sommes tous deux des épaves échouées sur les rives du ciel
une rencontre fortuite nous fait faire connaissance

depuis que j’ai quitté la capitale l’an dernier
j’ai vécu en exil dans la ville de Siun-yang
je suis tombé malade sur cette terre ingrate
de toute l’année, je n’ai entendu ni guitare ni flûte

je me suis installé sur la rive marécageuse
les roseaux jaunes et les bambous amers entourent ma maison
le chant des montagnards, les pipeaux villageois
n’ont aucun sens pour moi

cette nuit, j’ai entendu la voix de votre guitare
cette musique d’Immortels a ravi mes oreilles
daignez-vous rasseoir et jouer encore un air
et je composerai une chanson pour vous »

émue par ces paroles, elle demeure longtemps immobile
puis elle s’assied, effleure les cordes et commence sur le mode mineur
cette fois, la musique est encore plus poignante
les assistants se couvrent le visage et pleurent

et qui donc d’entre eux verse le plus de larmes ?
c’est le sous-préfet de Kiang-tcheou, dont la robe verte est toute mouillée !

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Source : https://www.prosperosisle.org/spip.php?article139

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  • Livre - Poésies de l’époque des Thang traduites du chinois et présentées par le Marquis d’Hervey-Saint-Denys
    Une traduction vénérable 1èrepage de couverture de ce livre

Vous lirez dans ces pages un livre publié au milieu du XIXe siècle, réédité chez Champ Libre en 1977, épuisé à ce jour. C’est une anthologie de poésies chinoises précédée d’une présentation générale de la littérature poétique ainsi que des mœurs. Le Marquis d’Hervey-Saint-Denys, qui a traduit ces pièces en un français impeccable, est plus connu pour ses expériences onironautiques (rêves lucides) et son livre sur Les Rêves et les moyens de les diriger fut cité par Freud et acclamé par Breton.

« La littérature chinoise est généralement considérée comme digne d’intérêt ; et la poésie lyrique l’époque de la dynastie Thang (notre VIIIe siècle) est partout reconnue comme son plus grand moment.

Cependant Hervey-Saint-Denys qui en donna une première traduction française en 1862, n’avait jamais été réédité depuis ; et n’a eu aucun continuateur notable.

Le public qui croit aujourd’hui qu’il est de plus en plus cultivé et informé, ressemble beaucoup au public qui croit qu’il est de mieux en mieux nourri et logé. Quoique la Chine ait été à la mode ces derniers temps, on n’a guère traduit et commenté pour la consommation française qu’une sorte de Déroulède du Milieu, qui en tant que lettré valait à peu près Giscard d’Estaing. Mais il régnait récemment à Pékin, où sa dynastie lui a survécu trois semaines.

Divers sinologues contemporains ont parfois tenté aussi de traduire, ou de retraduire, quelques courts poèmes classiques, mais ils ne sont arrivés à rien. Non peut-être faute de com­prendre le chinois aussi bien qu’Hervey-Saint-Denys, mais assurément parce qu’ils ne maîtrisent pas assez le français : ce qui rend leurs entreprises sur le terrain du langage poétique plus désespérées encore que partout ailleurs.

Voici donc ce qui reste, a ce jour, la principale et la meilleure traduction de la poésie chinoise en français. » (Texte de présentation du livre dans l’édition de Champ Libre.)

Un sinologue onironaute – (Voir définition du domaine ‘rêveries lucides’)

Marie Jean Léon le Coq, baron d’Hervey, marquis de Saint-Denys (1822 - 1892), est un personnage original. Professeur de chinois au Collège de France, membre de l’Institut, com­missaire pour l’Empire chinois à l’Exposition universelle de 1867, il présidera l’Académie des inscriptions et belles lettres. Par ailleurs, on dit qu’il notait ses rêves depuis l’âge de 13 ans et il a publié en 1876 le résultat de ses intro­spections, dans un livre non signé qui est aujourd’hui encore estimé des spécialistes et des amateurs : Les Rêves et les moyens de les diriger.

Il a traduit aussi différentes nouvelles chinoises, rééditées chez Bleu de Chine, sous le titre Six nouvelles chinoises, ethttp://www.bleudechine.fr/BdC0026.htmSix nouvelles nouvelles chinoises.

Le livre, en ligne

La présentation a été découpée en deux sections de quatre segments chacune.

I. 1. Introduction
I. 2. L’art poétique dans l’Antiquité
I. 3. L’art poétique sous les premières dynasties
I. 4. L’art poétique sous les Thang
II. 1. La langue chinoise
II. 2. Prosodie
II. 3. Stylistique
II. 4. Conclusion

Le corps de l’anthologie est en quatre parties :

1. Poésies de LI-TAÏ-PÉ (Li Bai,Li Po)

2. Poésies de THOU-FOU (Du Fu)

3. Poésies d’autres auteurs connus

4. Poésies d’autres auteurs moins connus

Pour une lecture facilitée, il est possible de télécharger directement les fichiers au format Word : l’introduction (200 ko) et les poésies (400 ko).

« Lorsque, dans les études historiques, on cherche à examiner les mœurs, les détails de la vie sociale et le degré de civilisation d’un peuple à une époque déterminée, on trouve d’ordinaire peu de traits pour former ce tableau dans les chroniques régulières, que remplissent les récits des guerres et des batailles : on consulte avec plus de profit les légendes, les contes, les poésies, les chansons populaires, qui conservent le caractère particulier de leur siècle. Souvent alors, entre deux époques éloignées, on retrouve la continuation d’usages singuliers dont la trace ne paraissait pas dans l’histoire. » [Revue du Nord, n° 2] (C’est par cette citation qu’Hervey ouvre son livre.)

POÉSIES DE L’ÉPOQUE DES THANG traduites du chinois et présentées par le Marquis d’HERVEY-SAINT-DENYS
I. 1. Introduction ; 2. Antiquité ; 3. Pré Thang ; 4. Thang ; II. 1. Langue ; 2. Prosodie ; 3. Stylistique ; 4. Conclusion
Poésies de Li-taï-pé, Thou-fou, d’auteurs connus, d’auteurs moins connus.
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Wengu - Chinese Classics - Culture chinoise

Source : http://wengu.tartarie.com/Tang/

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    A la poursuite du vers parfait avec la poésie sous les Tang – France Culture - Le 11/12/2020 - Dans le cadre d’une émission de France Culture intitulée La Compagnie des poètes par Manou Farine - Avec J. M. G. Le Clézio et Dong Qiang
    « Ce qui étonne, dans la poésie sous les Tang, c’est l’extraordinaire contradiction entre la rudesse du règne, la guerre, les violences, la cruauté des gouvernants, et, d’autre part, la délicatesse, le joliesse des vers, l’élégance et la grâce de l’inspiration. » J. M. G. Le Clézio

Jin Nong (1687-1763), Carnet des personnages et des paysages, feuillet IV

Jin Nong (1687-1763), Carnet des personnages et des paysages, feuillet IV • Crédits : Musée de la Cité interdite, Pékin, Chine / Philippe Rey

Pour le grand écrivain français J. M. G. Le Clézio - La poésie chinoise de l’époque Tang (618-907) est « sans doute le moyen de garder ce contact avec le monde réel, elle nous invite au voyage hors de nous- mêmes, nous fait partager les règnes, les durées, les rêves. » Avec la collaboration de son ami Dong Qiang, il vient de signer Le flot de la poésie continuera de couler (Philippe Rey, 2020), un bel hommage à Li Bai, Du Fu, Wang Wei, Bai Juyi et quelques autres poètes qui aimaient le vin, les femmes, la nature, les errances et partageaient les souffrances du peuple face à la pauvreté ou à la violence des guerres.

Avec J. M. G. Le Clézio et Dong Qiang, poète, calligraphe et professeur de civilisations comparées à l’Université de Pékin.

A la vue des lucioles, poème de Du Fu, calligraphie de Dong Qiang

« A la vue des lucioles », poème de Du Fu, calligraphie de Dong Qiang • Crédits : Philippe Rey

Bibliographie :

Livre – 1èrede couverture  : Le flot de la poésie continuera de couler J.M.G. Le Clézio et Dong Qiang Philippe Rey, 2020 – Description :

Je suis entré dans la poésie Tang presque à l’improviste, mais non par hasard, en lisant un poème de Li Bai, qui met face à face un homme et une montagne. Le poète décrit un lieu d’immobilité et de majesté devant lequel l’être humain, dans sa faiblesse et son impermanence, ne peut que s’asseoir et regarder. Li Bai m’apportait autre chose, à quoi je n’étais pas préparé par mon éducation et par mon langage : une plénitude, une paix intérieure. Cette paix n’était pas difficile à atteindre. Il suffisait de s’asseoir et de regarder. La poésie Tang est sans doute le moyen de garder ce contact avec le monde réel, elle nous invite au voyage hors de nous- mêmes, nous fait partager les règnes, les durées, les rêves. J.M.G. Le Clézio

Intervenants : J.M.G. Le Clézio, écrivain, prix Nobel de littérature 2008 et Dong Qiang, Professeur de littérature à l’université de Pékin

À découvrir :

Education artistique et culturelle (2/10) : Les nouveaux chemins de la poésie

Education artistique et culturelle (2/10) : Les nouveaux chemins de la poésie

J. M. G. Le Clézio cause dans le poste !

Tags : Poésie Littérature

L’équipe – Production : Manou Farine – Réalisation : François Caunac - Avec la collaboration de Thierry Beauchamp

Radio France – Ecouter l’enregistrement de 58 minutes ICI

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-poetes/le-clezio-et-la-poesie-tang

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      La symbolique des couleurs en Chine Par Le Petit Journal Shanghai | Publié le 04/03/2018 à 21:15 | Mis à jour le 05/03/2018 à 05:38 -瓷器的色彩象征
      symbolique-couleur-chine

La Chine est l’un des plus grands pays du monde avec l’une des cultures les plus anciennes. Dans la cosmologie chinoise, les choses sont souvent liées à des éléments symboliques qui ont des caractéristiques uniques. Nous verrons comment les couleurs sont utilisées dans le symbolisme chinois et quelles sont leurs significations.

Les couleurs permettent aux Chinois de décrire le monde qui les entoure. Chaque couleur a une signification particulière qui peut être différente d’une culture à l’autre. En Chine, il existe cinq couleurs « traditionnelles » (五 颜, wǔ yán), organisées selon un ordre spécifique, directement lié à la philosophie des cinq éléments. Certaines couleurs en chinois sont considérées comme néfastes, d’autres sont de bon augure.

Les 5 éléments

Il existe une théorie populaire sur la couleur en Chine : la couleur verte signifie bois, rouge signifie feu, jaune la terre, blanc le métal et noir l’eau.

Le noir

Le noir représente l’eau. En Chine, comme ailleurs dans le monde, le noir 黑 symbolise quelque chose de sérieux, de très formel. C’était la couleur portée par les dignitaires impériaux, tout comme les tenues de nos avocats en Occident. Le noir exprime aussi le secret en chinois, quelque chose qui se passe dans l’ombre. C’est pourquoi la mafia est traduite comme ’société noire’ (黑社会, hēi shèhuì), l’argent sale par ’l’argent noir’ (黑钱 hēiqián) et les travailleurs clandestins par les ’travailleurs noirs’ (黑 工 hēigōng). Le noir est également considéré comme une couleur neutre. Ainsi, dans la Chine moderne, les gens portent habituellement des vêtements noirs dans leur vie quotidienne et le blanc est généralement pour les funérailles.

Le rouge

Le rouge symbolise la chance, le bonheur et le feu. Les Chinois croient généralement que le rouge est un signe de joie et de bonne fortune. Il est la couleur commune du Nouvel An chinois et d’autres fêtes officielles ou traditionnelles. C’est pourquoi de nombreuses personnes âgées ou mariées donnent habituellement une enveloppe rouge en signe de bonne chance. Le rouge dans la culture chinoise n’est pas envisageable pour un enterrement, car il représente le bonheur. Ainsi, il peut être assez offensant de porter des vêtements rouges durant une cérémonie funéraire.

Le vert

’Porter un chapeau vert’ signifie ’être cocu’ en chinois. En Chine, la couleur verte a généralement une signification négative. Les Chinois pensent que quelqu’un qui ne se sent pas bien a un ’visage vert’. ’Avoir un visage vert’ signifie aussi être en colère. Une autre signification populaire est de tromper quelqu’un. ’Porter un bonnet vert’ signifie être infidèle à votre mari. Généralement, ce terme est donc utilisé pour une femme qui a eu une relation adultère.

Le jaune

La dernière couleur est le symbole de la terre. Cette couleur, très importante dans le symbolisme chinois, représente la gloire, la sagesse, l’harmonie, le bonheur, la culture. Le jaune était réservé à l’empereur, c’était la couleur de la royauté. Plus tard, la symbolique s’est modifiée considérablement puisque le jaune est devenu la couleur du sexe et de la pornographie.

Le blanc

La couleur blanche symbolise fortement la pureté et la luminosité du métal. C’est la couleur officielle des vêtements lors d’une cérémonie funéraire. Les Chinois sont également obsédés par la peau blanche, car elle est généralement liée à votre position dans la société, car elle signifie que vous ne voyez pas beaucoup le soleil et donc que vous travaillez plutôt dans les bureaux ou administrations.

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http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Culture Chine Découverte de la poésie chinoise de 618 à 907 à l’époque de la dynastie des ‘Tang’ 唐詩三百首 .3

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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