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"Une épidémiologie largement inexpliquée et une biologie déroutante ; l’importance des tests, masques et désinfection des surfaces ; les vaccinations et les médicaments anti-COVID-19 ; les souffrances mentales et psychoses et les débats sur une autre économie post-Covid qui se profile" par Jacques Hallard

jeudi 25 février 2021, par Hallard Jacques


ISIAS Coronavirus

Une épidémiologie largement inexpliquée et une biologie déroutante ; l’importance des tests, masques et désinfection des surfaces ; les vaccinations et les médicaments anti-COVID-19 ; les souffrances mentales et psychoses et les débats sur une autre économie post-Covid qui se profile

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 25/02/2021

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur

Notes d’humour 

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Un dessin de Karim, blague d’Algérie : « Mieux vaut prévenir que guérir … Surtout qu’on ne sait même pas comment guérir » - Enregistrée par ‘Blagues & Dessins’- Source

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Coronavirus : les rois de l’humour sur les réseaux sociaux - Publié le mardi 17 mars 2020 17:58 - François Wiart – Source


Introduction

Les informations sur la pandémie de COVID-19 se renouvellement à vive allure : elles sont vite obsolètes et le suivi des actualités est très chronophage. L’objectif de ce nouveau dossier sur le coronavirus, qui fait tant parler de lui depuis environ un an, est de réunir un certain nombre de documents sélectionnés qui ont particulièrement retenus notre attention au cours DS dernières semaines.

Ces documents sont répartis dans les 6 rubriques notées de A à F :

Rubrique A – Epidémiologie Biologie :

Ont été abordés : le recul spectaculaire et non explicable à ce jour du coronavirus en Inde. Les inquiétudes liées à l’apparition des variants dans plusieurs pays. Les différences entre les sexes conditionnant les réponses immunitaires au coronavirus. L’immunité post-COVID qui subsiste après l’atténuation des anticorps. Le côté non expliqué et mystérieux de l’infectiosité des virus en général. Le surprenant constat d’un ‘résidu’ génétique attribué à la lignée humaine néendertalienne, qui pourrait servir de parade à l’infection chez certains de nos contemporains qui en sont porteurs-ses.

Rubrique B – Tests Masques Surfaces désinfections

Successivement les constats suivants : l’initiative positive d’un virologue qui a permis de faire face en Uruguay à la pandémie de COVID-19, grâce à un test fait maison. L’importance du port correct des masques de protection et à leur ajustement qui peut réduire de 96 % l’exposition aux coronavirus (les doubles masques, les élastiques et autres accessoires qui peuvent produire un ajustement plus serré). L’emploi de l’ozone qui tue le coronavirus sur les surfaces ; mais aussi une mise en garde contre certains produits (vernis, ozone gazeux...) qui sont vantés comme produits miracle contre le coronavirus. Une révision des connaissances sur la durée de vie du coronavirus (surfaces, air, peau, tissu).

Rubrique C – Vaccins et Vaccination

Une mise à jour sur quelques aspects des vaccins : efficacité observée à grande échelle en Israël. Réduction de la transmission chez les personnes vaccinées. Une forte réponse immunitaire avec une seule dose de vaccin chez des personnes précédemment infectées. La question de l’opportunité ou non du mélange des vaccins COVID-19. Les vaccins contre la rougeole et les oreillons qui utilisent déjà l’ARN messager et l’interrogation concernant une modification du génome par les vaccins à ARNm (INSERM) et les différences entre un vaccin classique et un vaccin à ARN messager. Le cas des vaccinations massives en Israël et, dans le même temps, la solidarité mondiale minée par le nationalisme vaccinal avec l’initiative ‘COVAX’. Enfin, une certaine défaillance sanitaire et politique de l’Europe dans une monde aussi concurrentiel dans l’industrie des vaccins. … - Dernière minute : Covid-19 : une étude israélienne confirme que le vaccin de Pfizer-BioNTech est efficace à 94% - « Jusqu’ici, l’efficacité du vaccin avait été prouvée par des essais cliniques réalisés sur des milliers de personnes, mais pas en conditions réelles ». franceinfo avec AFP France Télévisions - Publié le 25/02/2021 09:21 - Vaccin contre le Covid-19 : une guerre interne entre chercheurs derrière l’échec de l’Institut Pasteur selon une enquête – «  Selon une enquête de Parismatch, une rivalité en interne à participé à l’abandon du projet de vaccin de l’Institut Pasteur MAXPPP - Jean Francois Frey. Publié le 25/02/2021 à 08:15, mis à jour à 11:14 – Le vaccin de Johnson & Johnson très efficace contre les formes graves du Covid-19 « L’efficacité du vaccin est de 85,9% contre les formes graves de la maladie aux Etats-Unis ». Par Le Parisien avec AFP. Le 24 février 2021 à 17h57.

Rubrique D – Médicaments anti-COVID-19

Des médicaments ont fait leurs preuves en Israël pour soigner la Covid-19et les résultats du plus grand essai au monde de médicament contre la pandémie de COVID-19 qui a identifié un second composé qui réduit le risque de décès. Le tocilizumab qui réduit la mortalité face au Covid-19, suivi d’une mini-documentation sur les anticorps monoclonaux et un point sur les divers traitements curatifs contre la Covid-19. Dernières nouvelles : Covid-19 : la commercialisation du spray nasal ’COV-Defense’ suspendue par l’Agence du médicament « La société Pharma & Beauty-Centrepharma est en outre tenue de faire le rappel des lots de ces pulvérisateurs qui auraient déjà été distribués ». Franceinfo avec AFP France Télévisions Publié le 23/02/2021 12:29.

Rubrique E – Souffrances mentales et psychoses

L’ennui résultant du confinement et de la distanciation sociale qui peuvent constituer une menace pour la santé publique. En France, la Cour des comptes qui se déclare est favorable au remboursement des soins des psychologues par la Sécurité sociale. Sujet déjà abordé dans une sélection d’articles postés sur le site ISIAS et portant sur la santé mentale et les troubles psychologiques en relation avec la pandémie de COVID-19. Les clefs de la résilience face à la détresse psychique.

Rubrique F – Une économie post-Covid qui se profile

Le débat sur l’économie post-Covid qui agite notre monde actuel, depuis les sénateurs français, l’ONG ‘Greenpeace’, mais qui se manifeste aussi ailleurs : en Algérie, en Tunisie et en Israël. On note dans ce dernier pays, l’action déterminée de la police qui fait fermer trois centres commerciaux opposés aux mesures de confinement, afin, sans doute, de se préparer à rouvrir de larges pans de l’économie du pays au plus vite, avec la mise en place d’UN nouveau plan post-COVID pour une économie plus verte et plus propre en Israël ; voir notamment : Israël. Près de la moitié de la population vaccinée, le retour vers la normale commence : près de la moitié de la population vaccinée, le retour vers la normale commence (February 21, 2021 - https://thereadersplanet.fr/world/210916/israel-pres-de-la-moitie-de-la-population-vaccinee-le-retour-vers-la-normale-commence/ ).

Les documents choisis pour ce dossier synthétique – mais sûrement pas exhaustif et à usage didactique – dont ordonnés et présentés en détail dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

Rubrique A – Epidémiologie Biologie

Rubrique B – Tests Masques Surfaces désinfections

Rubrique C – Vaccins et Vaccination

Rubrique D – Médicaments anti-COVID-19


Rubrique E – Souffrances mentales et psychoses

Rubrique F - L’économie post-Covid

34. Coronavirus et environnement : quelle sortie de crise ? – Document émanant de ‘greenpeace.fr’

35. Algérie - Crise sanitaire et économique : Les dix commandements de la gouvernance post-Covid-19 Par Nadjia Bouaricha - 22 février 2021 à 10 h 22 min –Document ‘elwatan.com’

36. Tunisie - Pourquoi nous ne serons pas parmi les premiers à entrer dans l’économie post-Covid ? Par Hakim Ben Hammouda Publié le 20 février 2021 - 10:53:37 –Document ‘realites.com.tn’

37. En Israël, la police ferme 3 centres commerciaux opposés aux mesures de confinement - Par TIMES OF ISRAEL STAFF et STUART WINER 11 février 2021

38. Le responsable israélien de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash : Israël se prépare à rouvrir de larges pans de son économie d’ici 11 jours Par TIMES OF ISRAEL STAFF - 12 février 2021, 14:42 – Document ‘timesofisrael.com’

39. Un nouveau plan post-COVID pour une économie plus verte, plus propre en Israël - Par Sue Surkes 03 février 2021, 19:25 – Document ‘fr.timesofisrael.com’

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Rubrique A – Epidémiologie Biologie


  • Comment expliquer le recul spectaculaire du coronavirus en Inde ? Auteure :(Lire la bio)Céline Deluzarche Journaliste -Publié le 15/02/2021- Document ‘futura-sciences.com’ – Photo

    Épidémie de coronavirus : l’Inde, une exception mondiale ? © nilanewsom, Adobe Stock
    Santé - [EN VIDÉO] -  : vous avez peut-être déjà des anticorps sans le savoir Sans jamais avoir été infectées, certaines personnes présentent des anticorps réagissant à la protéine de pointe du Sars-Cov-2. Cela concerne plus particulièrement les entants, très exposés aux divers virus saisonniers, et suggère l’existence d’une immunité croisée. Peut-on alors espérer qu’attraper un bon rhume nous préserve de l’infection à la Covid-19 ? 

Alors que les restrictions sanitaires sont quasi inexistantes et que la vaccination demeure très faible, l’Inde semble épargnée par une deuxième vague d’épidémie de Covid-19. Les scientifiques restent perplexes.

À New Delhi, les cinémas, restaurants et coiffeurs grouillent de monde. Les écoles et universités ont rouvert et les gens se pressent dans les rues et les centres commerciaux. Les hôpitaux ne sont pas saturés et la vie semble quasiment normale.

Alors que l’Inde était à l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 à l’automne dernier, avec un pic à 97.000 nouveaux cas par jour en septembre 2020, le nombre de cas n’a cessé de régresser et se situe aujourd’hui autour de 12.000 cas quotidiens. Le 10 février, la capitale indienne n’a enregistré aucun nouveau cas, une première depuis le mois de mai 2020. Le nombre de morts est lui aussi en chute libre. « Depuis le 1er octobre 2020, le pays a connu une baisse sans relâche du taux de décès. Le taux de mortalité est aujourd’hui inférieur à 1,5 (1,43 %), soit l’un des plus bas au monde », s’est vanté le 14 février le ministre de la Santé. Avec 10,9 millions de cas cumulés depuis le début de la pandémie, l’Inde figure certes au 2e rang mondial en matière de contaminations, mais rapporté à sa population, elle fait partie de meilleurs élèves (7,8 cas pour un million, soit un taux presque sept fois inférieur à la France).

L’Inde enregistre un nombre de contaminations bien inférieur à celui des autres pays. © Our World in Data, traduction C.D

L’Inde enregistre un nombre de contaminations bien inférieur à celui des autres pays. © Our World in Data, traduction C.D 

Les restrictions levées dès le mois de juin

Tandis que de nombreux pays font face à une deuxième voire une troisième vague, l’Inde semble être sortie d’affaire sans nouveau confinement et sans avoir imposé une surveillance aussi stricte qu’en Chine. On ne peut pourtant pas dire que le respect des distanciations sociales soit particulièrement respecté. Après avoir imposé un confinement très strict au mois de mars, les autorités ont commencé à lever les restrictions dès le mois de juin pour relancer leur économie dans un état dramatique, alors même que l’épidémie était en plein essor.

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Un système de santé défaillant

L’explication ne réside pas non plus dans la vaccination, qui a débuté il y a moins d’un mois : à peine 8,26 millions de doses ont été administrées, soit moins de 0,6 % de la population couverte (contre 4,5 % en France ou 22,2 % au Royaume-Uni, où la pandémie est pourtant loin de faiblir). Et alors que le pays est l’un des premiers fabricants de vaccins au monde, qu’il exporte dans de nombreux pays, sa population est elle-même réticente à se faire vacciner. Enfin, le système de santé indien est beaucoup moins bien pourvu que celui de la plupart des pays, avec une dépense par habitant de 73 dollars à peine, contre 4.690 dollars en France par exemple.

Le taux de mortalité de la Covid-19 en Inde est l’un de plus bas au monde. © Our World in Data, traduction C.D

Le taux de mortalité de la Covid-19 en Inde est l’un de plus bas au monde. © Our World in Data, traduction C.D 

Une immunité collective ?

Le cas indien rend la plupart des épidémiologistes perplexes. Certes, le faible nombre de tests effectués et un recensement déficient des véritables causes de décès, surtout dans les zones rurales, peut expliquer en partie les bons scores du pays. Mais, même sous-estimée, l’épidémie n’en demeure pas moins sous contrôle. Selon les experts, il se pourrait que le pays ait atteint une certaine immunité collective. Une récente étude indique que 46,7 % de la population a déjà été contaminée au SARS-CoV-2 dans l’état de Karnataka, situé au sud de l’Inde. Une autre enquête dévoilée par le gouvernement indien indique que 56 % des habitants de la capitale New Delhi ont déjà contracté le virus, soit un taux de contamination bien supérieur aux chiffres officiels. Cette théorie de l’immunité collective est pourtant battue en brèche par le cas brésilien qui malgré un taux d’infection supérieur à 70 % continue de connaître une flambée de l’épidémie. De plus, au niveau national, le taux d’infection ne dépasse pas 21,5 % selon une étude de l’Indian Council of Medical Research. La jeunesse de la population et le climat sont peut-être d’autres explications. 

Les médecins comme les autorités restent donc sur leurs gardes. « Une seconde vague peut survenir à n’importe quel moment, nous devons y être préparés, car certains des variants pourraient passer à travers les défenses immunitaires mises en place », met en garde Jayaprakash Muliyil, sur le site Les Échos. Le port du masque est toujours recommandé, et le gouvernement vise 300 millions de personnes vaccinées d’ici le mois d’août.

Liens externes :

Prevalence of SARS-CoV-2 in Karnataka, India

ICMR sero survey finds antibodies in only 21.5% Indians

Source : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-expliquer-recul-spectaculaire-coronavirus-inde-85735/

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1 bis.
Inquiétudes, variants et Covid-19 : photographie de l’épidémie à la mi-février 2021 par Bernard Dugué (son site) mercredi 17 février 2021 - Document ‘agoravox.fr’

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0). L’étrange cours de la pandémie de Covid-19 amorcée en janvier 2020 ne cesse de se rendre encore plus étrange. Observez bien les médias et la tonalité des commentaires sanitaires, vous constaterez que des variants ont progressivement envahi l’espace médiatique. Les sachants ne cessent de parler du variant B117 britannique et des deux variants exotiques, venus du Brésil et d’Afrique du Sud. Le coronavirus est plutôt facétieux. Le virus grippal est plus sérieux. Il se répand dans l’hémisphère Sud, les labos l’étudient pour produire les vaccins destinés à protéger les patients lorsque la grippe atteint le Nord une fois l’hiver arrivé. Le coronavirus ne respecte rien. Les variants circulant l’été dans l’hémisphère Sud s’invitent en même temps dans le Nord en pleine saison hivernale.

1) Pandémie incernable. Le suivi des courbes de cas et de décès laisse apparaître des disparités chronologiques et géographiques de grande ampleur. Aucun pays ne suit un schéma générique. Il faut noter que ce n’est pas le virus qui crée la pandémie mais les patients infectés qui fabriquent le virus et le transmettent dans un espace réglé par des distances sociales spécifiques à chaque pays auxquelles s’ajoutent les règles climatiques. Cette remarque explique les disparités, dans la contagion, la propagation et la virulence. L’Inde qui a cessé depuis quelques mois le confinement voit l’épidémie s’éteindre. Dans les pays scandinaves, la seconde vague est sur le déclin. Au RU, aux States, au Brésil, l’épidémie ne faiblit que légèrement et reste à un seuil élevé de décès. En Asie c’est différent. Des pays insulaires comme Taïwan, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, s’en tirent provisoirement. La Chine est sous cloche politique. Les facteurs démographiques et épigénétiques s’invitent également pour perturber les statistiques, sans oublier l’état sanitaire des populations. Du Japon au pays occidentaux riches, l’on passe de 5% de gens en surpoids à 30 ou 40%. La température ambiante et l’humidité semblent influer sur le cours des épidémies. Bref, le Covid échappe à toute tentative de modélisation assortie de projections. En plus, les variants semblent produire des variations dans la cinétique épidémique, du moins à Manaus et en Angleterre.

2) Clades et variants. Si la théorie de l’évolution des espèces est solide sur ses bases conceptuelles, avec le concept générique de clade, la virologie ferait mieux de ne pas trop s’inspirer de l’évolutionnisme. Deux notions sont nécessaires, le gain de fonction et la variation. Le gain de fonction caractérise un changement de dynamisme infectieux pour un virus, modification de tropisme, pour une espèce, un tissu, augmentation de contagiosité. La variation désigne un changement dans la séquence génomique du virus, avec des mutations ponctuelles, des délétions plus ou moins large, des insertions, des recombinaisons. Le virus grippal étant segmenté, des échanges de gènes sont possibles et produisent des réassortiments. C’est ce qui s’est passé lors de l’émergence du H1N1 en 2009.

Le SARS-CoV-2 n’a fait que varier et parfois, des variations deviennent dominantes. Ou bien la mutation est avantageuse et le virus se répand plus vite, ou bien une mutation prend une avance sur les autres à la faveur d’un foyer qui explose et se répand. La mutation précoce D614G est devenue dominante. Il n’est pas approprié de parler de clade viraux mais plutôt d’embranchements répertoriés sur l’arbre phylogénétique qui maintenant, contient des centaines de branches issues du premier coronavirus enregistré à Wuhan.

B.1.1.7, nom de code du variant britannique ….. - Ce variant possède 17 altérations le rendant distinct du virus ancestral. S’il est apparemment plus contagieux, les virologues l’expliquent avec la mutation N501Y affectant la spicule, ce qui permettrait au virus de s’attacher plus facilement au récepteur membranaire ACE2. Les variants brésiliens B.1.1.28 et africains B.1.351 ont en plus une mutation E484K située elle aussi sur le domaine de liaison de la spicule, ce qui le rendrait comme son homologue britannique plus affine pour le récepteur. Néanmoins, une énigme s’est dessinée ; la mutation en 484 a été enregistrée d’avril à septembre en Galice, Angleterre, Suède, Californie, sans pour autant se répandre. La diffusion accélérée du variant sud-africain a commencé vers novembre 2020 et décembre pour le variant brésilien, repéré du reste en Argentine et d’autres pays. C’est une même configuration pour la mutation 501, enregistrée à deux reprises en avril, puis à maintes reprises en Australie (B.1.1.136) courant juin, fin août aux Etats-Unis, avec comme notification B1. Les virus séquencés avant l’automne 2020 n’étaient pas les variants enregistrés depuis novembre ; ils n’avaient pas toutes les mutations que l’on observe et qui ne cessent de s’accroître si bien qu’il devient impropre de parler d’un variant anglais mais plutôt d’une multitude de variants générés par l’addition de mutations supplémentaires. Pour info, le variant anglais enregistré comme clade possède une divergence de 24 mutations nucléotidiques (produisant 17 changements d’aa) alors que ses descendants ont maintenant une divergence comprise entre 30 et 40.

3) Les épidémiologistes parlent d’une épidémie dans l’épidémie, voire même d’une seconde épidémie ou d’une nouvelle épidémie comme l’a indiqué Didier Raoult sans vouloir inquiéter. En France, le variant anglais se répand, en Bretagne, en IdF, à Dunkerque, sans que l’on note un emballement des chiffres de contamination, des pourcentages de positivité, des admissions en soins hospitaliers. « L’épidémie recule et les variants se répandent » titrent les médias. Ce calme annonce-t-il la prochaine tempête prévue par l’Inserm ? A moins que le virus ne se calme par on ne sait quelle explication d’ordre physiologique ou saisonnière ou cosmologique ? Les variant créent l’épidémie disent les scientifiques. Et si c’était l’inverse, l’épidémie qui progresse et favorise la diffusion des variants ? Ou même une épidémie déclinante combinée à une diffusion du variant. Le Danemark est le pays qui a enregistré le plus de variant anglais, 1600 en date du 15 février. Pourtant, ce pays de 6M d’habitants détecte moins de 500 contaminations journalières depuis deux semaines, avec un seuil en vue de 300. Et moins de 10 décès par jour depuis une semaine. C’est à ne rien y comprendre.

4) L’Inserm a modélisé l’épidémie en intégrant la diffusion des variants. Un pic estimé au plus haut à 25 000 entrées hebdomadaires a été projeté pour le 22 mars, soit plus du double du chiffre actuel, stabilisé depuis quatre semaines avec un peu plus de 11 000 entrées. Si la proportionnalité est respectée, il devrait y avoir plus de 7000 réanimations. Le pic de la première vague serait alors dépassé. Et le plan blanc vient d’être déclenché, par précaution. En réalité, rien n’est certain, sauf une chose, lorsqu’un résultat est inquiétant, il est largement diffusé dans les médias. L’histoire de cette épidémie montre que les projections ne sont pas fiables et qu’il n’y a pas de lois déterministes permettant de prévoir l’évolution sanitaire.

5) Tout est possible, une augmentation modérée, une stabilisation et même une lente atténuation. Le cours de l’épidémie en Inde et d’autres pays indique une énigmatique atténuation si bien que le scénario optimiste est tout aussi envisageable que les prévisions alarmistes de l’Inserm. Si l’épidémie s’atténue, le décalage clinique imposera une fois de plus des investigations scientifiques sur cette pathologie émergente qui représente un vrai défi pour la science et ses quatre disciplines mobilisée.

L’épidémiologie face au cours étrange de la propagation dans les populations et dans le temps. La clinique face aux multiples symptômes et surtout l’émergence du Covid durable, un événement pas si exceptionnel puisqu’il se produit avec d’autres infections mais assez inattendu pour un coronavirus, quoique, les retours sur les cas d’infection au SARS premier aient pu mettre aussi en évidence des pathologies inscrites dans la durée. La piste auto-immune est privilégiée pour le Covid durable en espérant qu’il ne devienne pas chronique.

L’immunologie est mobilisée pour comprendre comment l’immunité est défaillante face au SARS-CoV-2 avec les interférences avec les voies de signalisation, MAPK, JAK, etc… et la virologie doit expliquer comment ces virus sont générés et pourquoi ils acquièrent un gain de fonction, avec des mutations parfois avantageuses et des variants dont la diffusion semble liée à un avantage sélectif devenant visible au bout de quelques semaines.

Annexe. Décompte du variant anglais par pays en date du 16 février 2020

United Kingdom 63088, Denmark 1614, France 847, United States of America 756, Belgium 693, Spain 594, Ireland 507, Italy 495, Switzerland 488, Netherlands 471, Israel 221, Portugal 205, Sweden 148, Turkey 142, Austria 140, Finland 97, Australia 93, Germany 92, Nigeria 75, Slovakia 70, Ghana 62, Singapore 53, Norway 51, Jordan 42, Canada 41, Romania 35, India 34, Luxembourg 32, New Zealand 26, United Arab Emirates 21, Iceland 20, Brazil 19, Czech Republic 17, Sri Lanka 15, South Korea 13, Poland 11, Saint Lucia 9, Thailand 7, Ecuador 6, Mexico 5, Macedonia 5, Hungary 5, Latvia 5, Slovenia 4, Greece 4, Hong Kong 4, Jamaica 4, Barbados 3, Bangladesh 3, Gambia 3, Cayman Islands 2, Malaysia 2, Democratic Republic of the Congo 2, Pakistan 2, Peru 1, Iran 1, Argentina 1, Oman 1, Kuwait 1, Dominican Republic 1, Trinidad and Tobago 1, South Africa 1, Bosnia and Herzegovina 1, Taiwan 1

https://cov-lineages.org/global_report_B.1.1.7.html?campaign_id=51&emc=edit_MBE_p_20210110&instance_id=25867&nl=morning-briefing®i_id=153022816§ion=topNews&segment_id=48938&te=1&user_id=1894ae4b3fb994bea917e316b2eef13a

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_ AgoraVox le média citoyen

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Source :
https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/inquietudes-variants-et-covid-19-230991

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  • Différences entre les sexes dans les réponses immunitaires au coronavirus Traduction du 18 février 2021 par Jacues Hallard d’un article publié le 22/01/2011 par ‘science.sciencemag.org’ sous le titre « Sex differences in immune responses » - https://science.sciencemag.org/content/371/6527/347
    Sex differences in immune responses – Auteurs : Takehiro Takahashi1, Akiko Iwasaki1,2 - See all authors and affiliations - Science  22 Jan 2021 : Vol. 371, Issue 6527, pp. 347-348 - DOI : 10.1126/science.abe7199

Les preuves indiquent de plus en plus que le sexe masculin est un facteur de risque de maladie plus grave et de décès par COVID-19. On observe un biais masculin dans la mortalité due à COVID-19 dans presque tous les pays disposant de données ventilées par sexe, et le risque de décès chez les hommes est ∼1.7 fois plus élevé que chez les femmes (1). Le vieillissement est fortement associé à un risque de décès plus élevé chez les deux sexes, mais à tous les âges supérieurs à 30 ans, les hommes présentent un risque de mortalité nettement plus élevé, ce qui fait des hommes âgés le groupe le plus vulnérable (1). Les différences entre les sexes sont étroitement liées aux différences de rôles sociaux et aux facteurs comportementaux, qui influencent également l’incidence et les résultats de la COVID-19. Cependant, il existe également des mécanismes biologiques possibles de préjugés sexistes masculins qui influent sur la gravité de la COVID-19, notamment en ce qui concerne les réponses immunitaires.

Les différences sexuelles au-delà des organes sexuels sont présentes chez toutes les espèces et s’étendent aux systèmes physiologiques, y compris le système immunitaire. L’infection par différents agents pathogènes entraîne des réponses immunitaires et des résultats de maladie différents selon le sexe, et bien que le schéma dépende de l’âge et d’autres facteurs de l’hôte, le sexe masculin est plus souvent associé à des réponses immunitaires plus faibles et à une plus grande sensibilité et/ou vulnérabilité aux infections chez les animaux. C’est généralement aussi le cas chez l’homme (2) : Les patients de sexe masculin ont une charge virale plus élevée pour le virus de l’hépatite B (VHB) et le VIH (2). À l’inverse, les femelles développent généralement une réponse immunitaire plus robuste aux vaccins, tels que les vaccins antigrippaux. Cependant, les réponses immunitaires accrues chez les femmes peuvent également entraîner une immunopathologie préjudiciable en cas d’infection (2).

La réponse physiologique à l’infection virale est déclenchée lorsque la réplication du virus est détectée par des récepteurs de reconnaissance de formes. Cela conduit à deux programmes antiviraux par les cellules infectées : (i) des programmes de défense antivirale cellulaire par l’intermédiaire des interférons de type I et de type III (IFN) pour limiter la réplication et la propagation du virus, et (ii) la production de cytokines et de chimiokines pour recruter et coordonner les cellules immunitaires, telles que les monocytes et les neutrophiles qui peuvent phagocyter et éliminer les cellules infectées. En particulier, COVID-19 se caractérise par une forte réponse immunitaire innée aux cytokines et aux chimiokines, malgré la signature de défense antivirale disproportionnellement faible médiée par les IFN (3). Les patients atteints de COVID-19 grave présentent des concentrations sériques élevées de cytokines et de chimiokines pro-inflammatoires, avec des concentrations particulièrement élevées d’interleukine-6 (IL-6) et des cytokines associées à l’inflammation IL-1β et IL-18 (4). L’inflammation systémique exacerbée est associée à une pathologie pulmonaire étendue, comprenant une infiltration massive de monocytes et de neutrophiles. L’augmentation du nombre de neutrophiles est associée à un mauvais résultat clinique (5). L’induction robuste de ces cytokines et cellules inflammatoires pourrait être une réponse compensatoire à la capacité du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) d’échapper aux réponses de l’IFN, ce qui nécessite l’engagement de mécanismes de défense indépendants de l’IFN (6).

Les concentrations plasmatiques de plusieurs cytokines et chimiokines clés de l’immunité innée, telles que l’IL-8 et l’IL-18, sont plus élevées chez les patients de sexe masculin que chez les patients de sexe féminin dans la phase précoce du COVID-19. À l’inverse, les femmes présentent des concentrations plasmatiques plus élevées d’IFN de type I (IFNα) au cours de la maladie (7). Des auto-anticorps qui inhibent la signalisation de l’IFN de type I ont notamment été signalés dans un sous-ensemble de patients gravement malades, dont la majorité (94 %) était constituée d’hommes âgés (8). En revanche, l’activation des lymphocytes T au début de l’infection par le CoV-2 du SRAS est robuste même chez les femmes plus âgées, alors que les hommes connaissent un déclin significatif avec l’âge. Les patients de sexe masculin présentant une faible activation des lymphocytes T au début de la maladie ont des résultats moins bons pour le COVID-19, alors qu’une telle différence n’est pas observée chez les femmes (7).

Quel pourrait être le mécanisme potentiel sous-jacent de ce dimorphisme sexuel dans la réponse immunitaire ? Les chromosomes sexuels sont l’un des coupables : Un nombre important de gènes importants liés au système immunitaire sont codés sur le chromosome X. Bien que l’une des deux copies du chromosome X chez les femmes soit généralement réduite au silence épigénétique [inactivation du chromosome X (XCI)], certains gènes essentiels liés au système immunitaire, notamment le récepteur Toll-like 7 [TLR7, dont l’ARN viral détectant une forte production d’IFN de type I chez son principal producteur, les cellules dendritiques plasmacytoïdes (pDC)], peuvent s’échapper du XCI dans une certaine proportion des cellules. Cela rend la population ’mosaïque’ pour l’expression biallélique, qui conduit à une expression brute plus élevée de certains gènes liés au système immunitaire chez les femmes (9). On a également signalé que les pDC humains ont une expression plus élevée du facteur de régulation de l’interféron 5 (IRF5) chez les femmes. Une expression plus élevée de ces gènes entraîne des réponses plus robustes de l’IFN de type I chez les femmes, et c’est l’un des mécanismes potentiels impliqués dans la protection accrue des femmes contre les infections virales, y compris COVID-19 (1, 2).

Le sexe a un impact majeur sur les transcriptomes des cellules immunitaires ; les cellules immunitaires ou même le système immunitaire sont affectés par le vieillissement de manière différenciée, selon le sexe. Le vieillissement induit une diminution de la proportion de cellules T naïves qui est plus importante chez les hommes, et les cellules B ne diminuent après 65 ans que chez les hommes (10). Entre 62 et 64 ans, le paysage épigénétique des cellules immunitaires des hommes subit des changements abrupts et drastiques. Par la suite, les hommes présentent un phénotype d’immunosénescence accélérée qui se caractérise par une expression génique pro-inflammatoire innée accrue et une expression génique plus faible liée à l’immunité adaptative, ce qui pourrait potentiellement prédisposer les hommes âgés à l’hyperinflammation et à de mauvaises réponses immunitaires adaptatives.

En revanche, des changements majeurs dans le paysage épigénétique des cellules immunitaires se produisent chez les femelles 5 à 6 ans plus tard que chez les mâles, cet écart correspondant largement aux différences de durée de vie entre les sexes (10). Il est à noter que les femmes présentent généralement des réponses cytokines plus prononcées dans les infections virales, bien que ce ne soit pas le cas avec COVID-19. En revanche, les hommes présentent des concentrations plasmatiques plus élevées de cytokines pro-inflammatoires innées telles que l’IL-8 et l’IL-18 (7). Cela pourrait s’expliquer par le fait que les patients atteints d’une maladie grave sont généralement plus âgés et que les différences transcriptomiques et épigénétiques de fond entre les sexes dans les cellules immunitaires de ces personnes âgées sont peut-être amplifiées et se manifestent plus explicitement dans le contexte de l’infection par le CoV-2 du SRAS (voir la figure).

Les autres facteurs biologiques importants sont les hormones sexuelles.

Dans un modèle murin d’infection par le CoV-SARS, une mortalité plus élevée a été observée chez les souris mâles et a été attribuée aux rôles protecteurs de l’hormone sexuelle femelle, l’œstrogène (1). Des études utilisant divers types de cellules et modèles animaux ont montré que l’expression de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), le récepteur d’entrée de la cellule hôte pour le SRAS-CoV-2, est modulée par l’œstrogène (1). Cela se produit probablement par une régulation transcriptionnelle par la signalisation du récepteur d’oestrogène, bien que les mécanismes moléculaires détaillés restent à identifier et que les conséquences du type de modulation de l’ECA2 (régulation vers le haut ou vers le bas) pourraient dépendre du type de cellule et du contexte. Les récepteurs d’œstrogènes sont largement exprimés par de nombreux types de cellules, y compris les cellules immunitaires, et les œstrogènes sont un régulateur essentiel de l’expression des gènes et des fonctions dans les cellules immunitaires innées, y compris les monocytes, les macrophages et les cellules dendritiques, ainsi que dans les lymphocytes tels que les cellules T helper 1/2 (TH1/2), les cellules T régulatrices (Tregs) et les cellules B. Il a été démontré que l’une des principales formes d’oestrogènes, l’oestradiol, freine la production excessive de cytokines inflammatoires innées par les monocytes et les macrophages (1). La ménopause est un facteur de risque indépendant pour les patientes, et les concentrations d’œstradiol et d’hormone anti-Müllerienne, qui est produite par les cellules des follicules en développement et qui est un marqueur endocrinien des ovocytes restant dans les ovaires (réserve ovarienne), sont inversement corrélées avec la gravité de COVID-19 (11). Inversement, on a constaté que les thérapies de privation d’androgènes pour le cancer de la prostate réduisaient le risque d’infection par le CoV-2 du SRAS (12). Comme les récepteurs d’œstrogènes, les récepteurs d’androgènes sont largement exprimés parmi les cellules immunitaires, régulant la transcription de divers gènes, et il a été démontré que le résultat de leur signalisation est généralement immunosuppressif (1).

https://science.sciencemag.org/content/sci/371/6527/347/F1.medium.gif

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Différences entre les sexes en ce qui concerne les facteurs qui influent sur l’infection et l’immunité dans le cadre de la COVID-19

Le SARS-CoV-2 se lie à l’ACE2 pour initier l’entrée de la cellule hôte. Cela active les capteurs d’ARN viral TLR3/7/8 et RIG-I-MDA-5, qui induisent la sécrétion d’IFN et d’autres cytokines inflammatoires, entraînant des réponses immunitaires innées et adaptatives. À chacune de ces étapes, les différences entre les sexes peuvent façonner la réponse immunitaire antivirale. GRAPHIQUE : V. ALTOUNIAN/SCIENCE

Malgré l’émergence d’une compréhension des différences entre les sexes en matière de réponses immunitaires dans le cadre de la COVID-19, de nombreuses questions demeurent. Le sexe n’est pas binaire, et on sait peu de choses sur les réponses immunitaires aux infections virales, y compris COVID-19, chez les personnes souffrant de troubles du développement sexuel (TDS) ou les transsexuels. Le DSD décrit des conditions congénitales dans lesquelles le développement du sexe chromosomique, gonadique et anatomique est atypique. Par exemple, le syndrome de Klinefelter (également connu sous le nom de 47, XXY) se traduit par des phénotypes tels que la gynécomastie (tissu mammaire élargi chez les hommes) et de petits testicules avec hypogonadisme. Cette affection s’accompagne d’une série de comorbidités, en particulier d’une fréquence élevée de maladies auto-immunes, comme le lupus érythémateux disséminé (LED). La prévalence du LED chez les patients atteints du syndrome de Klinefelter est 14 fois plus élevée que chez les 46 hommes XY, ce qui est comparable à sa prévalence chez les 46 femmes XX, ce qui suggère un effet de dosage des gènes du chromosome X (13). En outre, le terme ’transgenre’ est un terme collectif qui englobe les personnes dont l’identité ou le rôle de genre diffère de celui généralement associé au sexe qui leur a été attribué à la naissance. On sait peu de choses sur les réactions immunitaires de ces personnes, dont certaines suivent des thérapies hormonales de changement de sexe. Il est possible que les personnes atteintes de DSD et les transsexuels développent des réponses immunitaires distinctes à l’infection virale en général et à la COVID-19 en particulier.

Les différences d’immunité entre les sexes ont également des implications sur les réponses à la vaccination ou à la réinfection contre le SRAS-CoV-2.

L’analyse du plasma de convalescence a montré que le sexe masculin, l’âge avancé et l’hospitalisation pour COVID-19 étaient associés à des titres d’anticorps anti-SARS-CoV-2 plus élevés (14). Cela pourrait être lié à une gravité accrue de la maladie dans cette population de patients, l’augmentation de la charge virale entraînant une activation plus importante des cellules B et une production d’anticorps. Par ailleurs, des quantités plus élevées d’anticorps antiviraux pourraient être dues à des augmentations compensatoires de la production d’anticorps en raison des qualités sous-optimales des anticorps générés chez les hommes plus âgés, qui sont incapables de neutraliser le virus efficacement. Les anticorps ayant une capacité de neutralisation sous-optimale ont la capacité de favoriser l’invasion virale dans les cellules hôtes telles que les macrophages [appelée amélioration dépendant des anticorps (ADE)]. Cependant, il n’y a pas de preuve évidente d’ADE dans le COVID-19. Avec d’autres infections virales, des maladies mortelles liées à l’infection par le virus de la dengue (fièvre hémorragique de la dengue et syndrome de choc de la dengue) ont été associées à l’EAD. Lors d’une infection secondaire par un virus d’un sérotype différent de celui de l’infection primaire, les décès dus à ces maladies graves ont été principalement observés chez les femmes adultes, malgré la prédominance des hommes dans la prévalence de la dengue hémorragique (15). Le mécanisme reste inconnu mais pourrait être dû à une inflammation accrue chez les femmes, entraînant une perméabilité capillaire.

Il est important que les études sur les patients atteints de COVID-19 rapportent des résultats ventilés par sexe, non seulement pour élucider la pathogénie différentielle de la maladie, mais aussi pour permettre une meilleure compréhension de cette maladie et le développement éventuel de meilleurs traitements et stratégies de prévention. La collecte et la communication de données ventilées par sexe devraient être une pratique courante pour cette étude et pour toutes les études futures sur les maladies infectieuses et les vaccins.

Source : http://www.sciencemag.org/about/science-licenses-journal-article-reuse - Cet article est distribué selon les termes de la licence par défaut des revues scientifiques.

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Science ISSN 1095-9203. Source : https://science.sciencemag.org/content/371/6527/347

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  • L’immunité post-COVID subsiste après atténuation des anticorps, selon une étude Par NATHAN JEFFAY - Document ‘fr.timesofisrael.com’
    Une réponse massive a été constatée chez des un petit groupe de personnes guéries du virus après une première dose de vaccin, dit une équipe de Bar-Ilan en Israël.

Photo d’illustration : Des anticorps attaquant un virus SARS-COV-2. (Crédit : Dr_Microbe ;iStock by Getty Images)

Une étude israélienne qui a prouvé l’existence d’une réponse immunitaire massive chez des patients de la COVID-19 qui ont été vaccinés a fourni « certaines des premières preuves concrètes et réelles » que l’immunité subsiste même après une baisse d’anticorps, a fait savoir jeudi un éminent chercheur.

La majorité des vaccins fonctionnent en « exposant » une première fois une copie du coronavirus au système immunitaire par le biais de la première dose de vaccin, apprenant au corps comment le combattre. La seconde dose introduit un antigène créé pour provoquer une importante réponse des anticorps qui luttent contre le virus, qui se précipite pour protéger le corps. Ces anticorps se multiplient pour être prêts à se battre si le SARS-COV-2 devait réellement faire son apparition.

Les personnes qui ont d’ores et déjà été infectées présentent ces anticorps prêts à lutter contre le virus une fois guéris, mais des tests ont montré que ces anticorps finissaient par s’atténuer – ce qui avait fait naître les craintes d’une éventuelle réinfection possible chez les êtres humains.

Toutefois, les chercheurs du centre médical Ziv à Safed, en Galilée, ont découvert qu’un petit échantillon de personnes ayant guéri du coronavirus qui avaient bénéficié d’une première dose de vaccin ont montré la réponse immunitaire pleine et entière que la majorité des gens n’avaient montrée qu’après avoir reçu la deuxième dose.

Leurs corps ont produit tellement de nouveaux anticorps après la première injection que dans les 21 jours suivants – jusqu’à ce que la seconde injection soit administrée – le niveau d’anticorps détecté chez eux a été dix fois celui des autres personnes vaccinées.

Photo portrait - L’épidémiologiste Michael Edelstein. (Avec l’aimable autorisation de Michael Edelstein)

« Cela a été une réponse stimulante contrairement à ce que nous appelons la première réponse – ce qui désigne la réponse du corps à sa toute première rencontre avec l’antigène », a commenté le professeur Michael Edelstein, épidémiologiste à l’université Bar-Ilan à la tête de la recherche.

L’étude menée par l’équipe d’Edelstein a été publiée jeudi dans le journal Eurosurveillance, qui est peer-reviewed. Elle suggère que le système immunitaire se souvient bien du SARS-CoV-2 et qu’il possède un niveau élevé de protection durable.

La nouvelle étude indique que l’hypothèse actuelle qui laisse penser que les patients guéris présentent une immunité d’environ 82 % est valide pendant dix mois au moins, et ce indépendamment des niveaux d’anticorps, a noté Edelstein. La réinfection, si elle attire largement l’attention des médias, est un phénomène rare, a-t-il ajouté.

« Les gens s’inquiètent parce que certains patients qui ont été infectés finissent avec des tests négatifs aux anticorps et que cela peut générer de l’anxiété chez celles et ceux qui craignent une réinfection », a continué Edelstein. « Notre étude souligne une protection continue, que les anticorps soient détectables ou non ».

Photo - Des employés du d’United Hatzalah en vêtement de protection testent un patient au coronavirus en Israël, le 10 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’étude a examiné les anticorps présents chez 544 membres du personnel soignant de Ziv, avant et immédiatement après avoir reçu le vaccin. Les médecins, contrairement à la population générale, peuvent encore se faire vacciner s’ils ont été infectés et qu’ils ont guéri du coronavirus – ce qui a été le cas de 17 personnes dont le dossier a été étudié. Elles avaient été touchées il y a entre un mois et dix mois.

La majorité des malades guéris – soit onze sur 17 – ne présentaient plus d’anticorps. Ils ont toutefois toutes montré, après administration de la première dose, la réponse immunitaire forte qui apparaît normalement seulement après l’injection de la deuxième.

« Il n’y a pas eu de différence réelle entre la réponse des patients les plus récents et ceux qui avaient été malades il y a quelques mois, ce qui est encourageant pour l’immunité », a établi Edelstein.

Il reste néanmoins difficile de dire si cette apparition puissante d’anticorps a été la même chez des personnes ayant reçu le vaccin après avoir présenté une infection asymptomatique.

Edelstein a déclaré que suite à cette étude modeste, ses conclusions pourraient être examinées à la lumière d’un plus grand nombre de personnes testées. Il a précisé que si ses conclusions se confirmaient, elles pourraient bien avoir un impact sur la politique à mettre en œuvre et rassurer les patients.

Cela peut suggérer qu’en termes de politique de vaccination, les personnes guéries n’ont besoin que d’une seule injection de vaccin ce qui permettrait d’économiser beaucoup d’argent », a-t-il poursuivi.

Source : https://fr.timesofisrael.com/limmunite-post-covid-subsiste-apres-attenuation-des-anticorps-selon-une-etude/

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  • Déchiffrer le mystère qui rend les virus infectieux - Traduction du 18 février 2021 par Jacques Hallard d’un article intitulé « Unravelling the mystery that makes viruses infectious  » en date du 08/01/2021 – Document source de ‘sciencedaily.com’
    Origine de l’information University of Leeds – Résumé :

Pour la première fois, les chercheurs ont identifié la façon dont des virus comme le poliovirus et le virus du rhume ’emballent’ leur code génétique, leur permettant d’infecter des cellules. Ces découvertes ouvrent la possibilité de développer des médicaments ou des agents antiviraux qui permettraient d’arrêter ces infections.

Poliovirus illustration (stock image). Credit : © nobeastsofierce / stock.adobe.com

Pour la première fois, les chercheurs ont identifié la façon dont des virus comme le poliovirus et le virus du rhume ’emballent’ leur code génétique, leur permettant d’infecter des cellules.

Les résultats, publiés aujourd’hui (vendredi 8 janvier 2021) dans la revue ‘PLOS Pathogens’ par une équipe des universités de Leeds et de York, ouvrent la possibilité de développer des médicaments ou des agents antiviraux qui permettraient d’arrêter ces infections.

Une fois qu’une cellule est infectée, un virus a besoin de répandre son matériel génétique dans d’autres cellules. Il s’agit d’un processus complexe impliquant la création de ce que l’on appelle des virions - des copies infectieuses nouvellement formées du virus. Chaque virion est une enveloppe protéique contenant une copie complète du code génétique du virus. Les virions peuvent ensuite infecter d’autres cellules et provoquer une maladie.

Ce qui est resté un mystère jusqu’à présent, c’est la compréhension détaillée de la façon dont le virus assemble ces virions filles.

Le professeur Peter Stockley, ancien directeur du Centre Astbury de biologie moléculaire structurelle à Leeds, qui a en partie supervisé les recherches avec le professeur Reidun Twarock de York, a déclaré : ’Cette étude est extrêmement importante en raison de la façon dont elle modifie notre façon de penser sur la manière dont nous pouvons contrôler certaines maladies virales. Si nous pouvons perturber le mécanisme de formation des virions, alors il est possible d’arrêter une infection sur sa lancée’.

’Notre analyse suggère que les caractéristiques moléculaires qui contrôlent le processus de formation du virion sont génétiquement conservées, ce qui signifie qu’elles ne mutent pas facilement - ce qui réduit le risque que le virus puisse changer et rendre tout nouveau médicament inefficace.’

Les recherches menées à Leeds et à York rassemblent des experts de la structure moléculaire des virus, de la microscopie électronique et de la biologie mathématique.

L’étude se concentre sur un virus bovin inoffensif et non infectieux pour l’homme, l’Enterovirus-E, qui est le substitut universellement adopté du poliovirus. Le poliovirus est un virus dangereux qui infecte l’homme, provoquant la polio et qui est la cible d’une initiative d’éradication du virus par l’Organisation mondiale de la santé.

Le groupe des entérovirus comprend également le rhinovirus humain, qui provoque le rhume.

L’étude publiée aujourd’hui détaille le rôle de ce qu’on appelle les signaux d’empaquetage de l’ARN, de courtes régions de la molécule d’ARN qui, avec les protéines de l’enveloppe du virus, assurent la formation précise et efficace d’un virion infectieux.

Grâce à une combinaison de biologie moléculaire et mathématique, les chercheurs ont pu identifier des sites possibles sur la molécule d’ARN qui pourraient agir comme signaux d’emballage. En utilisant des microscopes électroniques de pointe au laboratoire de biostructure d’Astbury à l’université de Leeds, les scientifiques ont pu visualiser directement ce processus - la première fois que cela a été possible avec un virus de ce type.

Le professeur Twarock a ajouté : ’Comprendre en détail le fonctionnement de ce processus, et le fait qu’il semble conservé dans toute une famille de pathogènes viraux, permettra à l’industrie pharmaceutique de développer des agents antiviraux capables de bloquer ces interactions clés et de prévenir la maladie’.

Source de l’information : Materials provided by University of Leeds. Note : Content may be edited for style and length.

Référence de la revue : Rebecca Chandler-Bostock, Carlos P. Mata, Richard J. Bingham, Eric C. Dykeman, Bo Meng, Tobias J. Tuthill, David J. Rowlands, Neil A. Ranson, Reidun Twarock, Peter G. Stockley. Assembly of infectious enteroviruses depends on multiple, conserved genomic RNA-coat protein contacts. PLOS Pathogens, 2020 ; 16 (12) : e1009146 DOI : 10.1371/journal.ppat.1009146

Pour citer cette page : MLA APA Chicago - University of Leeds. ’Unravelling the mystery that makes viruses infectious.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 8 January 2021. <www.sciencedaily.com/releases/2021/...> .

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Source : https://www.sciencedaily.com/releases/2021/01/210108142145.htm

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  • Vous avez survécu au Covid-19 ? C’est (aussi) grâce à l’homme de Neandertal Par Johanna Amselem - 17 février 2021 à 2:32 PM· Document ‘fr.news.yahoo.com’ – Photo Close-up Portrait of Primeval Caveman Wearing Animal Skin and Fur Hunting with a Stone Tipped Spear in the Prehistoric Forest. Prehistoric Neanderthal Hunter Ready to Throw Spear in the Jungle
    Un duo de chercheurs dévoile que les Néandertaliens ont apporté une variante protectrice aux personnes du monde d’aujourd’hui. Explications.

L’Homme de Neandertal aurait un lien avec… l’épidémie de Covid-19. Plus précisément, les Néandertaliens ont véhiculé une variante protectrice contre le virus. Des chercheurs du Karolinska Institutet (Suède) et de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive de Leipzig (Allemagne) rapportent que la moitié de toutes les personnes en dehors de l’Afrique sont porteuses d’une variante du gène néandertalien. Ce gène réduit de 20% le risque de nécessiter des soins intensifs pour les patients atteints par le Covid-19, comme le rapporte cette étude publiée dans PNAS et relayée par CNN.

Cette mutation génétique a été retrouvée dans tous les échantillons d’ADN de Néandertal prélevés et dans environ 30% des échantillons provenant de personnes d’origine européenne et asiatique. Dans les actes de la ‘National academy of Sciences’, les chercheurs rapportent que la région génétique impliquée affecte la réponse immunitaire du corps aux virus à ARN tels que le coronavirus, ainsi qu’au virus du Nil occidental et au virus de l’hépatite C. ’Cette région code pour des protéines qui activent des enzymes importantes lors d’infections par des virus à ARN’, ont-ils résumé. Pour les chercheurs, c’est peut-être l’une de ces mutations transmises au cours des millénaires qui a aidé les gens à survivre.

Une réduction du risque de 22%

Nous montrons qu’un haplotype sur le chromosome 12, associé à une réduction d’environ 22% du risque relatif de devenir gravement malade avec le Covid-19 chez une personne infectée par le Sars-CoV-2, est hérité de Néandertal. Le risque relatif d’avoir besoin de soins intensifs est réduit d’environ 22% par copie de l’haplotype de Néandertal’, ajoutent les auteurs. Ils précisent que cet haplotype est présent à des fréquences importantes dans toutes les régions du monde en dehors de l’Afrique. Cette découverte pourrait aider à expliquer pourquoi les patients de couleur noire sont plus susceptibles de souffrir d’une maladie grave à coronavirus.

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Source : https://fr.news.yahoo.com/covid-19-survie-homme-neandertal-133217842.html

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Rubrique B – Tests Masques Surfaces dédinfections

Gonzalo Moratorio. Credit : Pablo Albarenga forNature

Gonzalo Moratorio, a été rapidement reconnu lors de la pandémie de COVID-19 : les gens le reconnaissent dans les rues de Montevideo, la capitale de l’Uruguay. Ils lui achètent une bière de temps en temps lorsqu’il se rend dans un bar. Ils l’approchent même sur l’eau, chaque fois qu’il sort surfer avec des amis. Et ils le remercient.

Ils lui sont reconnaissants parce que Gonzalo Moratorio a aidé l’Uruguay à éviter les pires conséquences de la pandémie. Il a été nommé l’un des 10 personnalités citées par la revue ‘Nature’ : [« Nature’s 10 : ten people who helped shape science in 2020 » - « A COVID vaccine developer, an Arctic voyager and a prime minister are some of the people behind the year’s big research stories.. ». 15 December 2020].

[Voir en annexe un complément sur l’URUGUAY].

Gonzalo Moratorio, virologiste à l’Institut Pasteur et à l’Université de la République, tous deux situés à Montevideo, et ses collègues, ont conçu un test de dépistage des coronavirus et un programme national d’administration de ce test qui a permis de contenir les cas de COVID-19 au fur et à mesure que les épidémies se propageaient en Amérique latine, notamment chez les pays voisins les plus proches de l’Uruguay, l’Argentine et le Brésil. L’Uruguay continue d’enregistrer un nombre relativement faible de décès, bien que la mortalité du pays et le nombre de nouveaux cas aient augmenté au cours du mois dernier, comme c’est le cas pour de nombreux autres pays.

Le nombre de décès le 4 décembre 2020 a atteint 80 personnes, mais est passé à 217 le 6 janvier 2021. L’Uruguay, cependant, continue de faire beaucoup mieux que certains de ses voisins d’Amérique (mesuré en nombre de décès pour 100.000 personnes). ’Nous gagnons du temps’, dit-il. ’Et tout le temps que nous gagnons sera précieux jusqu’à ce que les médicaments ou les vaccins arrivent’.

Gonzalo Moratorio était enthousiaste à l’idée de commencer l’année 2020 à la tête de son propre laboratoire pour la première fois, après avoir effectué un postdoc à Paris en 2018. Il prévoyait d’étudier comment les virus mutent et comment les rendre moins nocifs. Mais dans les premiers jours de mars 2020, il s’est réuni en ligne avec d’autres chercheurs des Instituts Pasteur de toute l’Amérique pour discuter de ce qu’il fallait faire, face à l’épidémie de coronavirus qui se développe rapidement.

Certains chercheurs n’étaient pas très inquiets. Carlos Batthyány, un pharmacologue qui dirige l’Institut Pasteur de Montevideo, a déclaré à ses collègues qu’il pensait que l’Uruguay serait largement épargné par la pandémie. ’Je n’étais pas très convaincu de l’impact qu’elle aurait’, dit-il.

Sa confiance avait du sens. L’Uruguay - un pays doté d’un système de santé universel, d’un système de surveillance épidémiologique solide et d’une population relativement faible, de 3,5 millions d’habitants - a surtout échappé à la fièvre jaune, au Zika et aux autres maladies infectieuses qui ont frappé les pays voisins.

Mais Gonzalo Moratorio a compris le risque. ’Gonzalo s’est précipité hors de la réunion et s’est mis au travail’, dit Batthyány. ’Quand il est convaincu qu’il faut faire quelque chose, il fait tomber des montagnes. C’est un Don Quichotte en ce sens’.

Le moratoire a permis de constater que la manière d’éviter une spirale d’épidémies était de faire des tests à grande échelle et d’isoler les cas positifs. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que la demande mondiale de kits de diagnostic commerciaux explose. Lui et sa collaboratrice de longue date, la virologiste Pilar Moreno, savaient que la pénurie qui en résulterait empêcherait l’Uruguay de se procurer des tests et des réactifs. ’C’est à ce moment que nous avons réalisé que nous devions, d’une manière ou d’une autre, devenir indépendants’, explique Moreno.

Le 13 mars 2020, le pays a confirmé les premiers cas de COVID-19 et a déclaré une urgence sanitaire. Le gouvernement a fermé des entreprises et des écoles, a annoncé des restrictions sur les vols et les passages de frontières et a demandé aux gens de s’isoler. À ce moment-là, Moratorio, Moreno et les membres de leur laboratoire avaient mis au point leur propre test, qui utilise la technique de référence de l’amplification en chaîne par polymérase (PCR) pour détecter les signatures moléculaires propres au SRAS-CoV-2.

En quelques semaines, les chercheurs avaient transformé leur test en un kit simple et efficace, avec seulement trois tubes, et n’occupant qu’un seul puits dans une machine PCR. Et avec l’aide du ministère de la santé publique, ils ont formé et créé un réseau national de laboratoires de diagnostic pour COVID-19.

Fin mai 2020, l’Uruguay effectuait plus de 800 tests par jour, et environ la moitié des kits étaient produits dans le pays. Aujourd’hui, ce nombre est d’environ 5.000, dont 30 % environ utilisent le test de Moratorio. La rapidité et la coordination de la réponse de l’Uruguay ont été impressionnantes, déclare Zulma Cucunubá, épidémiologiste spécialiste des maladies infectieuses à l’Imperial College de Londres. ’Disons que l’on est envieux que l’Uruguay ait obtenu ce résultat très tôt’.

La vie en Uruguay est en grande partie revenue à la normale. Les écoles et les restaurants ont réouvert, et beaucoup de gens ont repris le travail. Même Moratorio et son équipe ont lentement repris leurs recherches initiales. Mais il reste vigilant. ’Espérons que cela durera’, dit-il. ’Ma crainte est que nous ne puissions pas contenir cela à un moment donné.’

Cet article est reproduit avec autorisation et il a été publié pour la première fois le 06 janvier 2021.

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Compléments ajoutés


Uruguay - [D’après l’introduction d’un article que Wikipédia consacre à ce pays, « L’Uruguay (/y.ʁy.ɡwɛ/3), en forme longue la république orientale de l’Uruguay, en espagnol : Uruguay /u.ɾu.ˈɣwai/ Écouter et República Oriental del Uruguay, est un pays du Cône Sud4 de l’Amérique du Sud, situé au sud du Brésil et au nord-est de l’Argentine, dont il est séparé par le fleuve Uruguay qui lui a donné son nom. La superficie terrestre de l’Uruguay est de 176 215 ± 64 km2[Quoi ?] — dont 1 199 km2 de lacs artificiels sur le Río Negro5 — auxquels s’ajoutent, d’une part, les 105 ± 4 km2 d’îles dans le fleuve Uruguay et, d’autre part, les 237 ± 6 km2 du Rincón de Maneco, un territoire contesté5,6. Les eaux intérieures uruguayennes s’étendent sur 528 ± 40 km2 dans le Rio Uruguay, 1 031 ± 20 km2 dans la Laguna Merín et 15 240 ± 20 km2 dans le Río de la Plata5. La mer territoriale uruguayenne s’étend sur 125 057 ± 9 km26. Sa population est de 3 477 770 habitants. L’Uruguay est né de la sécession de la Cisplatine, province la plus méridionale de l’Empire du Brésil, et de l’échec de sa réincorporation aux Provinces-Unies du Río de la Plata7. L’espagnol est de facto l’unique langue officielle de l’Uruguay8. La langue nationale est l’espagnol rioplatense. Le nord du pays est fortement influencé par le portugais. D’ailleurs à la frontière avec le Brésil, les locaux parlent le portuñol (ou portunhol) frontalier, mélange de portugais et de castillan. L’Uruguay a donné au portugais un statut égal à l’espagnol/castillan dans son système éducatif le long de la frontière nord avec le Brésil. Dans le reste du pays, il est enseigné comme une matière obligatoire à compter de la 6e collège/6e année primaire. Sa capitale est Montevideo, qui est également la plus grande ville du pays avec près de 1 500 000 habitants. Le mode de vie y est européen, teinté de cultures guarani et africaine, et le niveau de vie est comparable à celui du Chili, si l’on prend en compte l’IDH. L’Uruguay était considéré dans les années 1950 comme la « Suisse de l’Amérique » par les Européens. La monnaie nationale est le peso uruguayen. Avec l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, l’Uruguay est un des quatre membres fondateurs du Marché commun du Sud dont le siège permanent du Secrétariat administratif (SAM) est à Montevideo. L’Uruguay est un État unitaire9 dont l’administration territoriale est décentralisée10. L’Uruguay est un État laïque11 dont le régime de séparation des Églises et de l’État est inspiré du cas français12. Fin décembre 2013, The Economist attire l’attention sur l’Uruguay en le désignant « pays de l’année »13 pour l’adoption de deux lois14, celle du 3 mai sur le mariage égalitaire15 et celle du 20 décembre sur le cannabis et ses dérivés16… » -

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Description de l’image Uruguay mapa.png.

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Uruguay ].

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Les masques peuvent réduire la propagation du coronavirus, surtout lorsque tout le monde les porte correctement et que les masques sont bien ajustés, selon les résujtats de nouvelles recherches. Vladimir Vladimirov/E+/Getty Images

A ce jour, la plupart des gens ont compris que le port d’un masque facial est une façon d’aider à stopper la propagation de COVID-19. Mais les responsables de la santé vont maintenant plus loin : Ne vous contentez pas de porter un masque, portez le bien.

Selon une étude des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, prendre des mesures pour améliorer l’ajustement des masques médicaux peut protéger leurs porteurs contre environ 96 % des particules d’aérosol qui sont censées propager le coronavirus. A condition que les deux personnes portent des masques. Mais même si une seule personne porte un masque ajusté, elle est protégée contre 64,5 à 83 % des particules potentiellement porteuses du virus, indiquent les chercheurs dans leur rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité du 10 février.

’Je sais que certains d’entre vous sont à la fois fatigués d’entendre parler de masques et fatigués de les porter’, a déclaré le 10 février la directrice du CDC, Rochelle Walensky, lors d’un briefing à la Maison Blanche. Mais les scientifiques ont appris au cours de l’année écoulée à quel point les masques peuvent être efficaces pour protéger les gens contre la prise de COVID-19, a-t-elle dit. ’Le résultat est le suivant : Les masques fonctionnent, et ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont bien ajustés et portés correctement’.

Ce message est d’autant plus crucial que des variantes de coronavirus plus transmissibles - y compris celles détectées pour la première fois en Afrique du Sud et au Royaume-Uni - commencent à se répandre plus largement aux États-Unis (SN : 2/5/21).

De nombreuses études ont déjà démontré que les masques réduisent la quantité de particules de salive qui peuvent être pulvérisées lorsqu’une personne respire, parle, tousse ou éternue (SN : 6/26/20). Cependant, des photos et des vidéos montrent que l’air et les gouttelettes s’échappent souvent par le haut, les côtés et le bas des masques mal ajustés. ’Même un petit espace peut dégrader de 50 % les performances de votre masque’, explique Linsey Marr, ingénieur en environnement chez Virginia Tech à Blacksburg.

Les bons masques ont à la fois une bonne filtration et un bon ajustement, dit-elle. ’Une bonne filtration élimine autant de particules que possible, et un bon ajustement signifie qu’il n’y a pas de fuites sur les côtés de votre masque, où l’air - et les virus - peuvent s’infiltrer’.

Plusieurs études récentes ont démontré que des mesures assez simples pour améliorer l’ajustement réduisent également les émissions d’aérosols. Ces mesures comprennent l’utilisation de protège-oreilles, de collants ou de masques, ou le port d’un masque en tissu par-dessus un masque médical.

Ces études ont montré que le port d’un masque protège les autres personnes contre ce que le porteur crache. Mais John Brooks, un médecin spécialiste des maladies infectieuses et le médecin en chef de l’intervention d’urgence COVID-19 du CDC, et ses collègues ont voulu savoir si ces astuces pour mieux ajuster les masques avaient un effet sur la protection du porteur du masque.

Les chercheurs ont donc mis en place deux mannequins se faisant face à un mètre de distance. L’un des mannequins a servi de source, ’exhalant’ via un tube des particules d’aérosol d’eau salée d’une taille pouvant transporter le coronavirus. (Aucun virus n’a été utilisé dans l’expérience.) L’autre mannequin était le récepteur.

Les chercheurs ont mesuré combien de gouttelettes salines atteignaient un embout buccal du mannequin récepteur qui représentait son nez et sa gorge. Dans certaines expériences, l’équipe a mis des masques médicaux sur un seul des mannequins. Dans d’autres, les deux portaient des masques. L’équipe a essayé deux scénarios pour améliorer l’ajustement du masque : nouer les boucles d’oreilles près du masque et rentrer les extrémités pour éliminer les espaces latéraux ; et porter un masque en tissu par-dessus le masque médical.

CDC test of double masking and knotting and tucking mask ends

Les chercheurs des centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont testé deux astuces pour améliorer l’ajustement des masques de procédures médicales : mettre un masque en tissu sur le masque médical (à gauche), ou nouer les boucles d’oreilles et rentrer les extrémités du masque (à droite). Ces deux méthodes ont permis de réduire la quantité de particules atteignant la gorge artificielle d’un mannequin par rapport à un masque mal ajusté ou à l’absence de masque.

Dans chaque installation, le résultat a été comparé au fait de ne pas porter de masque du tout.

Lorsque le récepteur portait un masque mal ajusté, la quantité de gouttelettes atteignant sa gorge a été réduite de 7,5 %. Lorsque la source était celle qui portait le masque, l’exposition du récepteur était réduite de 41,3 %. Et lorsque les deux mannequins portaient un masque, l’exposition aux particules était inférieure de 84,3 % à celle d’un récepteur sans masque.

C’est très bien. Mais pas aussi bon que cela pourrait l’être. Lorsque le récepteur portait un masque noué et replié, son exposition était réduite de 64,5 %. Et lorsque les deux mannequins portaient les masques noués et repliés, la protection était encore plus forte : L’exposition a chuté de 95,9 %.

Le port d’un masque en tissu par-dessus le masque médical a permis d’améliorer encore plus l’ajustement. Lorsque seul le mannequin receveur portait le double masque, il était protégé contre 83 % des particules. Et lorsque les deux mannequins portaient le double masque, 96,4 % des particules étaient empêchées d’atteindre l’embout buccal du receveur.

Ces données montrent que ’c’est l’ajustement du masque qui compte vraiment, et il existe un tas de façons différentes d’améliorer l’ajustement du masque’, explique David Rothamer, ingénieur en mécanique à l’université du Wisconsin-Madison College of Engineering.

Rothamer et ses collègues ont testé des dispositifs appelés ’mask fitters’ ou ’mask braces’ - des cadres en caoutchouc ou en plastique qui s’adaptent au masque en le moulant plus étroitement au visage. Un masque médical filtre à lui seul environ 20 % des gouttelettes d’aérosol qui sortent de la bouche, protégeant ainsi légèrement les autres. Avec un masque de protection en place, 90 à 95 % des gouttelettes sont filtrées, ont rapporté Rothamer et ses collègues le 4 janvier sur medRxiv.org. Ce rapport n’a pas encore été examiné par d’autres scientifiques. L’équipe du CDC n’a pas testé les monteurs de masque, mais ce niveau de filtration devrait également contribuer à protéger le porteur.

Le fait d’empiler des masques au-delà de deux ne va probablement pas améliorer la filtration, et cela peut étouffer les voix et rendre la respiration difficile, explique Monica Gandhi, médecin spécialiste des maladies infectieuses à l’université de Californie, à San Francisco. ’Pas plus de deux. Arrêtez-vous là, s’il vous plaît.

Manikin with loose mask and tighter-fitting mask

Les particules d’aérosol peuvent s’échapper des trous où les masques médicaux ne sont pas adaptés au visage (à gauche, comme démontré sur un mannequin). Mais un masque de protection porté par-dessus le masque médical, comme celui-ci mis au point par des chercheurs de l’université du Wisconsin-Madison, peut empêcher cette fuite (à droite).Scott Sanders

Elle et Marr ont proposé la stratégie du double masquage pour améliorer l’ajustement du masque médical dans le cadre de la conférence du 15 janvier. Le matériau des masques médicaux est chargé électrostatiquement, ce qui peut repousser les microbes, en plus de filtrer les particules. Le masque en tissu permet de réduire les espaces sur les côtés et sur le dessus du masque médical. Bien que l’étude du CDC ait testé le masque en tissu par-dessus le masque médical, Gandhi affirme que l’ordre peut ne pas avoir d’importance.

Le doublement des masques en tissu n’a pas été testé, mais Gandhi dit que ce n’est probablement pas utile. ’Je n’en vois pas l’utilité. Cela peut améliorer l’ajustement, mais cela n’améliore pas la filtration’.

Il existe de nombreuses façons simples d’améliorer l’ajustement des masques, explique Emily Sickbert-Bennett, épidémiologiste et responsable de la prévention des infections au centre médical de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Un manchon de collant sur un masque médical a amélioré la filtration à environ 80 %, a-t-elle rapporté avec ses collègues le 10 décembre dans JAMA Internal Medicine. Un ajusteur de masque fait d’élastiques ainsi que des dispositifs connus sous le nom de protecteurs d’oreilles ou d’économiseurs d’oreilles ont également donné de bons résultats. Dans des travaux non publiés, les chercheurs ont également confirmé que le fait de mettre un masque en tissu par-dessus le masque médical fonctionne bien.

Au-delà de la question de l’ajustement, le rapport du CDC illustre également l’importance du port du masque par tous, explique M. Sickbert-Bennett. ’La meilleure forme de double masquage est celle où vous et la personne avec laquelle vous interagissez portez tous deux un masque’.

Citations

J.T. Brooks et al. Maximizing fit for cloth and medical procedure masks to improve performance and reduce SARS-CoV-2 transmission and exposure, 2021. Morbidity and Mortality Weekly Report. February 10, 2021. doi : 10.15585/mmwr.mm7007e1

D.A. Rothamer et al. Strategies to minimize SARS-CoV-2 transmission in classroom settings : Combined impacts of ventilation and mask effective filtration efficiency. medRxiv.org. January 4, 2021. doi : 10.1101/2020.12.31.20249101

P.W. Clapp et al. Evaluation of cloth masks and modified procedure masks as personal protective equipment for the public during the COVID-19 pandemic. JAMA Internal Medicine. December 10, 2020. doi:10.1001/jamainternmed.2020.8168

M. Gandhi and L.C. Marr. Uniting infectious disease and physical science principles on the importance of face masks for COVID-19. Med. Vol. 2, January 15, 2021, p. 29. doi : 10.1016/j.medj.2020.12.008

About Tina Hesman Saey (photo) E-mailTwitterTina Hesman Saey is the senior staff writer and reports on molecular biology. She has a Ph.D. in molecular genetics from Washington University in St. Louis and a master’s degree in science journalism from Boston University.

Tina Hesman Saey est la rédactrice en chef et fait des rapports sur la biologie moléculaire. Elle est titulaire d’un doctorat en génétique moléculaire de l’université de Washington à St. Louis et d’un master en journalisme scientifique de l’université de Boston.

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Health & MedicineCan fabric masks stem the coronavirus’ spread ?By Erin Garcia de Jesus April 9, 2020

Health & Medicine4 reasons you shouldn’t trash your neck gaiter based on the new mask studyBy Jonathan Lambert August 12, 2020

Autres articles de Science News sur Health & Medicine :

PsychologyIn the social distancing era, boredom may pose a public health threatBy Sujata Gupta February 15, 2021 – Voir la traduction plus loin

Source : https://www.sciencenews.org/article/double-mask-fit-reduce-coronavirus-exposure-covid-19-pandemic

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  • Selon des chercheurs israéliens, l’ozone tue le coronavirus sur les surfaces Par Times of Israel Staff 17 février 2021, 17:22 – Document ‘fr.timesofisrael.com’
    Ce gaz, connu pour protéger la terre contre les rayons nocifs, peut également désinfecter les surfaces de la contamination par le coronavirus, selon l’université de Tel Aviv

Photo  : Le centre de lutte contre les pandémies de l’Université de Tel Aviv. (Crédit : Ronit Sachi / Site de l’Association française de l’Université de Tel Aviv)

L’ozone, le gaz de l’atmosphère connu pour protéger la terre contre les rayons nocifs, peut également être utilisé pour désinfecter les surfaces de la contamination par le coronavirus, selon des chercheurs de l’université de Tel Aviv.

Une étude montre que l’utilisation du gaz a inactivé le virus même dans des endroits difficiles d’accès qui ne sont normalement pas désinfectés avec des désinfectants liquides appliqués à la main et avec un taux de réussite de 90 %, a indiqué l’université dans un communiqué mercredi.

« Pour la première fois, nous avons réussi à prouver qu’il est également très efficace dans la lutte contre le coronavirus », a déclaré la chercheuse principale, le Dr Ines Zucker, de l’école d’ingénierie mécanique de la faculté d’ingénierie Ivy and Eldar Fleischman et de la Porter School of the Environment and Earth Sciences de l’université de Tel Aviv.

Le coronavirus, ou SARS-CoV-2, est capable de rester actif sur des surfaces pendant des heures, voire des jours, selon la surface et les conditions environnementales.

Les chercheurs ont démontré que l’ozone, qui est déjà utilisé comme agent anti-bactérien et antiviral dans le traitement de l’eau, peut également être utilisé pour assainir les surfaces.

« Son avantage par rapport aux désinfectants courants (tels que l’alcool et l’eau de Javel) est sa capacité à désinfecter rapidement et sans danger pour la santé publique les objets et les aérosols dans une pièce, et pas seulement les surfaces exposées », a expliqué Mme Zucker.

En savoir plus sur : Israël Inside Coronavirus Université de Tel Aviv Recherches médicales Étude scientifique

Source : https://fr.timesofisrael.com/chercheurs-israeliens-lozone-tue-le-coronavirus-sur-les-surfaces/

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  • Vernis, ozone gazeux... L’INRS alerte sur les faux produits miracle contre le Covid Par LEXPRESS.fr ; publié le 27/11/2020 à 13:01 – Document ‘lexpress.fr’
    L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) met en garde contre la vente par des commerçants de dispositifs promettant de protéger du coronavirus.

Photo - Un agent de nettoyage désinfecte une rame de métro à Paris, le 4 mai 2020 - afp.com/BERTRAND GUAY

Méfiance vis-à-vis des solutions miracle. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) alerte dans un communiqué publié mi-novembre 2020 sur la vente de ’produits de revêtement à fonction biocide’ proposés pour éviter la transmission du Covid-19. ’Ils peuvent prendre la forme de membranes ou de films adhésifs ou encore de vernis à appliquer sur les surfaces. Ces produits revendiquent une action désinfectante permanente et de longue durée vis-à-vis de différents micro-organismes, dont les coronavirus’, décrit l’association. 

Sauf qu’aucune étude ne va dans ce sens. ’Au regard des incertitudes sur l’efficacité de ces revêtements à fonction biocide et des conditions nécessaires pour qu’ils puissent agir comme leur nettoyage fréquent, ces produits ne peuvent pas être préconisés comme moyen de lutte contre la transmission du virus’, souligne l’INRS. 

Le fait que ces revêtements soient rapidement salis oblige à un nettoyage fréquent, déjà préconisé dans le contexte sanitaire. En somme, qu’il soient biocide ou pas ne change rien. L’association conseille d’avoir recours ’à des produits désinfectants à l’efficacité démontrée contre les coronavirus, en respectant leur protocole d’application’, comme l’eau de Javel, l’eau oxygénée et l’éthanol à 70%. 

Toujours au rayon biocide, la désinfection des surfaces à l’aide d’ozone gazeux est également vivement déconseillée, son efficacité n’étant là non plus pas prouvée, outre le fait que le produit a des effets irritants pour la peau et les muqueuses. 

’Les risques pour la santé peuvent être importants’

Des précautions sont aussi à prendre pour la désinfection par UV, le matériel utilisé dans les hôpitaux nécessitant une logistique difficile à mettre en place dans un foyer normal : les lampes employées ’nécessitent que toutes les surfaces soient exposées au rayonnement direct (aucun effet derrière une paroi ou en dessous d’un meuble par exemple) et nettoyées préalablement (le virus pouvant être protégé des rayons par les salissures)’, indique l’institut, qui alerte sur le fait que ’pour les personnels exposés au rayonnement UV-C, les risques pour la santé peuvent être importants’, comme des lésions. 

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  • Statu quo en France, le virus pas maîtrisé avant 2022......
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    Par ailleurs, pour ce qui est des purificateurs d’air intérieur, l’INRS recommande les filtres à air à haute efficacité pour particules (HEPA), installés de manière étanche pour stopper les aérosols diffusant le virus. Les appareils de type catalyse, photocatalyse, plasma, ozonation ou encore charbon actif sont en revanche déconseillés : ’Non seulement leur efficacité vis-à-vis des virus n’est pas prouvée mais suite à une dégradation de polluants parfois incomplète, ils peuvent impacter la qualité de l’air intérieur’. 

Lire aussi >> Face au coronavirus, le boom des entreprises de désinfection 

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Covid-19 : l’isolement des personnes contaminées est allongé à 10 jours, annonce Véran

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Source : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/vernis-ozone-gazeux-l-inrs-alerte-sur-les-faux-produits-miracle-contre-le-covid_2139560.html

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    Durée de vie du coronavirus : surface, air, peau, tissu ? Article mis à jour le 22/12/20 17:21 –Anaïs Thiébaux – Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’
    Le Covid-19 pourrait se transmettre par voie aérienne à plus de 2 mètres estiment les autorités sanitaires américaines. Plastique, cuivre, verre, tissu, écran d’un smartphone... Sait-on combien de temps le coronavirus survit-il hors du corps, sur un objet, sur une surface ou sur la peau ?

Etudes et réponses des scientifiques. Découvert à Wuhan en Chine en décembre 2019, le coronavirus responsable du Covid-19 est un virus particulièrement contagieux. En permanence sous le radar des infectiologues, des virologues et d’autres scientifiques, ce virus a un niveau de contagion, un mode de transmission, une durée d’incubation et un taux de létalité que l’on connaît de mieux en mieux. Mais que sait-on sur sa durée de vie ? Combien de temps reste-t-il infectieux ? Quelle est sa résistance sur différents matériaux ? Sur le plastique ? Sur la peau ? Et sous la semelle des chaussures ? Le point à date sur les différentes études. 


Durée de vie du coronavirus sur un smartphone ?

durée de vie du coronavirus sur différentes surfaces

Durée de vie du coronavirus sur différentes surfaces © CSIRO

Dans une étude de l’Agence scientifique nationale australienne (CSIRO), des chercheurs ont estimé que le Sars-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, serait capable de survivre jusqu’à 28 jours sur de surfaces lisses, tels que les écrans de smartphone, du verre, de l’acier inoxydable ou des billets de banque, à une température de 20°C, soit à peu près à une température ambiante. À 30°C, ce taux de survie chuterait à 7 jours et à 40°C, le virus survivrait que 24 heures. En revanche, sur des surfaces poreuses comme le coton, le virus a survécu moins longtemps, jusqu’à 14 jours à la température la plus basse et moins de 16 heures à la plus haute. ’Nos résultats montrent que le SRAS-CoV-2 peut rester infectieux sur les surfaces pendant de longues périodes, renforçant le besoin de bonnes pratiques telles que le lavage régulier des mains et le nettoyage des surfaces’, a déclaré le Dr Debbie Eagles du Centre australien de préparation aux maladies.


Durée de vie du coronavirus sur la peau ?

Une étude menée par des chercheurs japonais de l’Université de médecine de Kyoto, dont les résultats ont été publiés le 3 octobre dans la revue Clinical Infectious Diseases, a révélé que le Sars-CoV-2, virus responsable de l’épidémie de Covid-19, pouvait survivre jusqu’à 9 heures sur la peau humaine. Tandis que le virus de la grippe saisonnière, lui avait une durée de vie de moins de deux heures sur la peau. Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques ont mené leur expérience en laboratoire sur des échantillons de peau d’autopsie médico-légale, normalement destinés aux greffes. En revanche, les deux virus ont été complètement éliminés en 15 secondes lorsque les échantillons de peau ont été désinfectés avec une solution hydroalcoolique à 80% d’alcool


Durée de vie du coronavirus sur un masque ?

Dans une étude publiée dans la revue médicale The Lancet, des chercheurs ont analysé la durée de vie du coronavirus dans des conditions proches de la vie normale (une température de 22°C avec un taux d’humidité aux alentours de 65%) sur différentes surfaces. Constat principal : des traces de coronavirus - à un niveau détectable - peuvent être décelées jusqu’à 7 jours sur la face extérieure d’un masque chirurgical après contamination et jusqu’à 4 jours sur la face intérieure d’un masque après contamination. 


Durée de vie du coronavirus dans l’air ?

Le coronavirus survit jusqu’à 3 heures à l’air libre.

Selon les centres américains de prévention de lutte contre les maladies, le coronavirus pourrait bel et bien se propager et transmettre par voie aérienne. Dans une mise à jour de leur site internet du 5 octobre 2020, les scientifiques indiquent que les petites gouttelettes et particules virales seraient capables de rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures et infecter les gens qui se trouvent à plus de 2 mètres de la personne contaminée. La voie principale de contamination reste toutefois l’inhalation de gouttelettes respiratoires lorsque la personne infectée postillonne, tousse ou éternue. Auparavant, une étude* menée par des chercheurs américains et publiée le 17 mars 2020 dans The New England Journal Of Medicine a révélé combien de temps le coronavirus pouvait survivre dans l’air et sur différentes surfaces. Résultats. Pour déterminer la durée de vie du coronavirus à l’air libre, les chercheurs ont utilisé un nébuliseur, un appareil qui permet de transformer du liquide (ici des gouttelettes contenant des particules virales de Covid-19) en particules très fines. Ces particules ont ensuite été pulvérisées à l’aide d’un aérosol dans l’air ambiant et sur différentes supports, dans le but d’imiter les projections de salive d’une personne contaminée qui tousse ou qui éternue. Au terme de leur expérience : les chercheurs ont retrouvé des fines particules viables de coronavirus en suspension dans l’air 3 heures après les avoir pulvérisées dans l’air. La charge virale avait toutefois légèrement baissé (elle est passée de 103,5 à 102,7 TCID50 par litre d’air à la fin de l’expérience). Autrement dit, le coronavirus pourrait rester viable et infectieux à l’air libre jusqu’à 3 heures. Ces chiffres sont à prendre avec précautions car ils dépendant de la quantité de charges virales émises dans l’air. Dans cette expérience, les aérosols étaient extrêmement concentrés en particules virales, ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’une personne tousse ou éternue. ’Pour le moment, nous ne savons pas quelle quantité de particules virales est émise lorsqu’une personne contaminée tousse ou éternue’, indiquent les auteurs de l’étude. Difficile donc de déterminer le risque de contamination environnementale et combien de temps le virus va précisément persister dans l’air. Dans une lettre rendue publique le lundi 6 juillet, près de 240 scientifiques ont alerté l’Organisation mondiale de la Santé, sur le risque de ’transmission aérienne du Covid-19’. Selon ces chercheurs, les particules virales du virus seraient capables de rester suspendues dans l’air, bien au-delà de deux mètres, et donc il y aurait un risque de transmission par l’air. ’Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques (microgouttelettes) à des distances courtes et moyennes (jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce), et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne’, indiquent-ils. En l’absence de preuve, ils conseillent de mieux ’ventiler les lieux de travail, écoles, hôpitaux, EHPAD et maisons de retraite’ en y installant notamment des filtres à air ou des rayons ultraviolets spéciaux capables de tuer les microbes dans les conduits d’aération.

• A retenir : en fonction de la concentration en charge virale des gouttelettes émises, la température ou l’humidité ambiante, la durée du virus dans l’air peut varier de 0 à 3 heures, comme c’était d’ailleurs le cas pour le coronavirus à l’origine de l’épidémie de Sras (en 2002) ou le Mers (en 2012).

Le coronavirus survit-il quand on meurt, combien de temps ?

Selon une nouvelle étude, le coronavirus responsable de l’épidémie Covid-19 pourrait se répliquer et être infectieux jusqu’à 35 heures après un décès. Au bout de combien de temps est-il inactif ? Comment attaque-t-il nos cellules ? Combien de temps reste-il sur les vêtements du défunt ? Eclairage de spécialistes.


Durée de vie du coronavirus dans l’eau ?

Le sel présent dans l’eau de mer réduirait la charge virale du Covid-19

Peut-on attraper le Covid-19 dans l’eau ? Interrogé à ce sujet, le Haut conseil de la Santé publique estime qu’’aucune donnée de survie et de maintien du caractère infectieux du virus SARS-CoV-2 dans les eaux du milieu naturel n’existe actuellement’. Autrement dit, le Covid-19 ne pourrait pas se transmettre via l’eau. En effet, selon une étude menée par le Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol (CSIC), le sel présent dans l’eau de mer réduirait la charge virale du Covid-19. Dans les piscines et les jacuzzis, l’utilisation de chlore en guise de désinfectant pourrait avoir le même pouvoir. En revanche, en eau douce comme dans un lac ou dans une rivière, la survie du virus pourrait être plus longue, indiquent les auteurs de l’étude. Par ailleurs, selon l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer), aucune trace du coronavirus n’a pour le moment été détectée dans des échantillons d’eau de mer ou les coquillages prélevés sur différents endroits du littoral français. 


Durée de vie du coronavirus sur différents matériaux ?

Les résultats de l’étude américaine ont également montré que le virus du Covid-19 pouvait rester viable et infectieux de plusieurs heures à plusieurs jours sur différentes surfaces :

  • Jusqu’à 72 heures, soit 3 jours, sur du
    plastique
  • Jusqu’à 48 heures, soit 2 jours sur de l’
    acier inoxydable
  • Jusqu’à 24 heures, soit 1 jour sur du
    carton
  • Jusqu’à 4 heures sur du
    cuivre
    Le plastique et l’acier sont les surfaces où la viabilité du virus est la plus longue.

On ne sait pas avec certitude combien de temps ce nouveau coronavirus survit sur les surfaces mais il semble qu’il se comporte comme les autres coronavirus. Les études (et les informations préliminaires sur le COVID-19) tendent à montrer que les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours. ’Ceci peut dépendre également d’autres paramètres comme la température ou l’humidité ambiante confirme l’Organisation mondiale de la Santé sur son site internet. Toutefois, ces résultats permettent d’avoir un ordre de grandeur sur la durée de vie du coronavirus et de les comparer sur différentes surfaces. 

Dans le doute, nettoyez régulièrement les surfaces potentiellement infectées (particulièrement les écrans des téléphones, les poignées de porte, les interrupteurs d’éclairage, les rampes d’escaliers...) avec un désinfectant pour tuer le virus. ’Il existe des désinfectants chimiques qui peuvent tuer le Covid-19 sur les surfaces. Il s’agit notamment de désinfectants à base d’eau de Javel ou de chlore, de solvants, d’éthanol à 75%, d’acide peracétique et de chloroforme, précise l’OMS. En cas de contact avec cette surface, lavez-vous les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, et évitez de vous toucher les yeux, la bouche ou le nez.


Le coronavirus peut-il survivre sur un objet ou un colis ?

Le risque de contracter le virus par contact avec un colis est extrêmement faible, voire nul. 

Etant donné qu’un virus peut rester viable et infectieux plusieurs heures sur une surface, la contamination reste théoriquement toujours ’possible’ au contact d’un objet contaminé ou d’une surface infectée. Toutefois, la contamination par les matériaux représenterait ’potentiellement une toute petite partie des transmissions’ précisent les auteurs de l’étude. Dans ce contexte, le risque de contracter le coronavirus par contact avec un colis qui a été déplacé, qui a voyagé et qui a été exposé à différentes conditions et températures, est très faible, voire inexistant

Il est possible d’attraper le Covid-19 en touchant une surface ou un objet où se trouve le virus puis en portant sa main à sa bouche, à son nez, à ses yeux, mais ce n’est pas le principal mode de transmission’, confirme le Centers For Disease Control and Prevention, l’Agence de santé publique des Etats-Unis. En France, Santé publique France s’est aussi accordée à dire que le coronavirus se transmet principalement par contact direct et rapproché, à savoir entre deux personnes situées à moins d’un mètre de distance, par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu’une personne tousse ou éternue. 


Le coronavirus peut-il survivre sur des chaussures ?

Une récente étude menée par l’Académie des sciences médicales militaires de Wuhan en Chine, relayée par le Japan Times, a révélé que le virus pouvait survivre sur la semelle des chaussures, notamment celles du personnel médical des services Covid-19. Les résultats ont été publiés vendredi 10 avril dans la revue du Center for Disease Controle et Prevention des Etats-Unis. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont analysé des échantillons de surface et d’air d’une unité de soins intensifs et d’un service Covid-19 à l’hôpital Huoshenshan de Wuhan (Chine) accueillant 24 patients entre le 19 février et le 2 mars. Au terme de leur étude, les chercheurs ont déterminé que les sols analysés présentaient des taux élevés de particules virales ’peut-être à cause de la gravité et du flux d’air qui font flotter la plupart des gouttelettes de virus vers le sol’. De plus, la moitié des échantillons de la semelle des chaussures du personnel médical ont été testés positifs au Covid. Les semelles des chaussures pourraient donc ’fonctionner comme des porteurs’ et donc des vecteurs de transmission du coronavirus. Dans ce contexte, les chercheurs invitent les personnels soignants à laver et désinfecter régulièrement leurs chaussures, notamment lorsqu’ils sortent des pièces qui hébergent des personnes contaminées.


Y a-t-il un risque de contamination par les aliments ? 

Par précaution, lavez-vous les mains en rentrant des courses et rincez les fruits et légumes à l’eau.

Pour le moment, ’la transmission du coronavirus par voie digestive directe est écartée’ rassure l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) dans un communiqué du 11 mars. Par ailleurs, la contamination d’un animal étant peu probable, la possibilité de transmission directe du virus par un aliment issu d’un animal contaminé a été exclue par les experts. Autrement dit, le coronavirus ne peut être transmis par la viande ou le poisson, à partir du moment où ces derniers sont cuits. Toutefois, pour réduire au maximum les risques :

  • Lavez-vous les mains dès le retour de courses et rincez vos fruits et légumes à l’eau. Une personne infectée peut contaminer les aliments en les préparant ou en les manipulant avec des mains souillées, ou en les exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements. Ce sont d’ailleurs des règles d’hygiène de base que l’on devrait appliquer même en dehors d’une épidémie. 
  • Il est conseillé de cuire les légumes à la vapeur et d’éplucher fruits et légumes par précaution. 
  • Par analogie avec d’autres coronavirus connus, ce virus semble sensible aux températures de cuisson. Ainsi, un traitement thermique à 63°C pendant 4 min (température utilisée en restauration collective) permet de diviser par 10 000 la contamination d’un produit alimentaire.

    Transmission : quelles précautions pour limiter les risques ?

Pour limiter la contagion du coronavirus, il est essentiel de respecter les gestes barrières et les consignes de distanciation sociale :

  • Se laver fréquemment (particulièrement après une sortie) et soigneusement les mains à l’eau et au savon, ou à défaut, avec un gel antibactérien.
  • Maintenir une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes qui toussent ou qui éternuent.
  • Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche.
    Gestes barrières Covid : distance, masque, quelles consignes ?

Masque grand public de catégorie 1 obligatoire à l’école, distance de deux mètres au lieu d’un mètre, aération renforcée... Les protocoles et gestes barrières contre la Covid-19 se renforcent depuis janvier 2021 à cause de la diffusion de variants du coronavirus, plus contagieux. Rappel des essentiels.

* Etude ’Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1’, New England Journal of Medicine, Universités de Californie, LA, Princetown, 17 mars 2020. 

Tags : Covid-19 Coronavirus

Autres sources d’information :

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© 2021 CCM Benchmark - Source : https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-maladies/2628065-coronavirus-duree-de-vie-covid-surface-peau-tissu-telephone-ecran-plastique-vetements-bois-carton-air-eau/

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Addenda non numéroté :

COVID-19 : Nettoyage et désinfection de surfaces – Dossier ‘inspq.qc.ca’ - Mise à jour le 22 janvier 2021 – Version 3.0. Modifications majeures apportées en jaune

Ce document vise à présenter l’état des connaissances sur le nettoyage et la désinfection des surfaces dans l’environnement intérieur et extérieur, plus précisément en milieu résidentiel et dans les lieux publics excluant les établissements de santé et autres milieux de soins, sur les problèmes de santé associés aux nettoyants et aux désinfectants et sur la « mise en quarantaine » des objets proposée. Les informations résumées dans cette fiche sont basées sur une revue non systématique de la littérature grise et scientifique. Les éléments en jaune désignent les mises à jour majeures à la date indiquée, sur la base des inf ormations de la littérature du 1er août au 30 novembre 2020. Les informations complètes concernant la méthodologie relative à l’élaboration de ce document sont présentées à l’Annexe 1.SommaireMéthodes de nettoyage et de désinfection pour les milieux résidentiels et les lieux publics concernant le virus SRAS-CoV-2 responsable de la COVID-19

Dossier complet à consulter sur ce site : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/3054-nettoyage-desinfection-surfaces-covid19.pdf

INSPQ

Technologue en mammographie

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Rubrique C – Vaccins et Vaccination

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    Israël – Vaccinations - Ça marche ! 0 mort et seulement 544 infections chez 23.000 vaccinés – Maccabi montrent une efficacité de 93 %, traduisant une réussite ’sans ambiguïté’ du vaccin- Par NATHAN JEFFAY 12/02/2021 11:53
    Photo - Une religieuse française vivant en Israël se fait vacciner contre la COVID-19 au centre médical Sourasky de Tel Aviv pendant une campagne de vaccination des ressortissants et des réfugiés étrangers , le 9 février 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
  • Une résidente étrangère se fait vacciner contre la COVID-19 au centre médical Sourasky de Tel Aviv pendant une campagne de vaccination des ressortissants et des réfugiés étrangers , le 9 février 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
    Une résidente étrangère se fait vacciner contre la COVID-19 au centre médical Sourasky de Tel Aviv pendant une campagne de vaccination des ressortissants et des réfugiés étrangers , le 9 février 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

  • Une employée israélienne remplit un certificat international de vaccination contre le coronavirus au centre médical Sheba, à Ramat Gan, le 19 décembre 2020. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
    Une employée israélienne remplit un certificat international de vaccination contre le coronavirus au centre médical Sheba, à Ramat Gan, le 19 décembre 2020. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

  • Une dose de vaccin contre le coronavirus de Pfizer-BioNtech dans un centre de santé Clalit installé dans un gymnase de Hod Hasharon, dans le centre d’Israël, le 4 février 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
    Une dose de vaccin contre le coronavirus de Pfizer-BioNtech dans un centre de santé Clalit installé dans un gymnase de Hod Hasharon, dans le centre d’Israël, le 4 février 2021. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

  • Une Israélienne se fait vacciner contre la COVID-19 à Jérusalem, le 10 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Une Israélienne se fait vacciner contre la COVID-19 à Jérusalem, le 10 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)5

Une caisse d’assurance-maladie israélienne qui a vacciné un demi-million de personnes avec les deux doses du vaccin Pfizer a déclaré que seulement 544 personnes – ou 0,1 % – avaient été diagnostiquées ensuite porteuses du coronavirus, et qu’il n’y avait eu aucun mort.

Ce qui signifie que le taux d’efficacité du vaccin est de 93 %, a annoncé la caisse Maccabi, jeudi, après avoir comparé ses membres immunisés à un groupe de contrôle « diversifié » constitué d’Israéliens non-vaccinés.

La protection totale des personnes qui ont été vaccinées intervient, selon les estimations, sept jours après l’administration de la deuxième dose – et les données réunies par Maccabi englobent donc tous ses adhérents ayant reçu la seconde dose il y a une semaine ou plus.

Les statistiques de la caisse sont suivies de près dans le monde entier parce qu’elles offrent le premier aperçu majeur du fonctionnement du vaccin en dehors des essais cliniques. Elles ont été saluées pour leur indication d’une efficacité réelle proche des 95 % – le pourcentage qui avait été avancé par Pfizer à l’issue de ses essais cliniques.

« Ces données prouvent sans ambigüité que le vaccin est très efficace et nous ne doutons pas du fait qu’il a sauvé la vie de nombreux Israéliens », a déclaré la docteure Miri Mizrahi Reuveni, haute-responsable à la caisse d’assurance-santé Maccabi, après que les données ont été rendues publiques.

Elle a souligné que chez les personnes vaccinées et qui ont été infectées ensuite, la vaste majorité n’avait connu qu’une forme légère de la COVID-19. Sur les 523 000 personnes pleinement vaccinées, 544 ont été touchées par la maladie et seulement 15 ont dû être hospitalisées, huit dans un état moyen, trois dans un état modéré et quatre dans un état grave.

Photo - Personnel médical du service de coronavirus du centre médical de Ziv dans la ville de Safed au Nord du pays, le 27 janvier 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

S’exprimant sur le fait qu’Israël fait face à un ralentissement de sa campagne de vaccination, Mizrahi Reuveni a vivement recommandé aux Israéliens de s’intéresser à ces nouvelles statistiques et à prendre rendez-vous pour se faire vacciner, avertissant que ceux qui ne le feraient pas seraient probablement infectés.

« A vous tous qui ne vous êtes pas faits vacciner jusqu’à maintenant, je vous demande de prendre rapidement un rendez-vous et dans les meilleurs délais », a-t-elle dit. « Protégez-vous face à une maladie grave et, Dieu nous en préserve, d’une mort possible en plus de cette éventualité de contaminer les autres et de les mettre en danger ».

Le pourcentage d’infections qui a été rapporté par les services de santé Maccabi, 0,104 %, reflète une proportion plus large de personnes touchées par la COVID-19 que dans ses statistiques précédentes sur la vaccination.

Mais cette hausse était attendue dans la mesure où les statistiques sont cumulatives, avec un nombre d’infections qui grimpe inévitablement d’un jour sur l’autre. Ce qui n’a aucun impact sur le taux d’efficacité qui est une mesure des niveaux d’infection parmi les personnes vaccinées et non-vaccinées comparées selon un calendrier choisi.

Source : https://fr.timesofisrael.com/la-police-reintegre-lagent-qui-avait-tue-solomon-tekha-la-famille-indignee/

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Des doses du vaccin de Pfizer sont prêtes à être utilisées dans une clinique de vaccination à Denver aux Etats-Unis en janvier 2021. Les personnes vaccinées pourraient être moins susceptibles de propager le coronavirus, selon deux études menées en Israël. Michael Ciaglo/Getty Images

Les chercheurs reçoivent les premiers indices concrets qu’un vaccin peut freiner la propagation du coronavirus, et non pas seulement empêcher les gens de tomber gravement malades.

Les personnes vaccinées avec les vaccins de Pfizer et qui sont quand même infectées par le coronavirus portent moins de virus dans leur corps que les personnes non vaccinées qui sont infectées, rapportent des chercheurs israéliens dans deux études préliminaires distinctes publiées le 08 février 2021 sur ‘medRxiv.org’.

Si les vaccins réduisent la propagation du virus, ’cela signifie que même les personnes non vaccinées seront protégées par les personnes vaccinées de leur entourage’, explique Marm Kilpatrick, chercheur en maladies infectieuses à l’université de Californie, Santa Cruz. Plus les gens seront vaccinés, moins ils infecteront d’autres personnes, comme c’était le cas avant la vaccination, dit-il.

Alors même que les données sur la capacité des vaccins à freiner la transmission commencent à peine à émerger, les responsables de la santé publique américaine ont mis à jour les directives de quarantaine pour les personnes vaccinées exposées au virus. Si l’exposition se produit de deux semaines à trois mois après avoir reçu les deux doses du vaccin de Pfizer ou de Moderna, aucune quarantaine n’est nécessaire, ont déclaré les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies le 10 février. En effet, les vaccins sont très efficaces pour prévenir les symptômes de la COVID-19, et on pense que les personnes qui tombent malades sont plus susceptibles de transmettre le virus.

La nouvelle découverte selon laquelle les vaccins peuvent freiner la propagation des coronavirus provient des données sur la vaccination et l’infection en Israël. Après qu’un essai clinique a montré que le vaccin de Pfizer était efficace à 95 % pour prévenir les symptômes de la COVID-19, les responsables de la santé israéliens ont rapidement vacciné une grande partie de la population du pays, en particulier les personnes âgées de 60 ans et plus (SN : 11/18/20). Au 6 février 2021, 80 % des personnes de ce groupe d’âge avaient reçu les deux doses du vaccin, contre 20 % des jeunes, selon les données de Our World in Data. Près de la moitié de la population a reçu au moins une dose, et les taux d’infection et d’hospitalisation en Israël sont en baisse.

Curieux de voir si l’effort de vaccination freinait la transmission virale, les chercheurs ont comparé les niveaux de virus dans plus de 15.000 échantillons de test de coronavirus. L’équipe ne connaissait pas le statut vaccinal des personnes testées. Mais ’c’était un moment unique dans le temps où nous avions deux groupes différents’ dans la population, les personnes âgées ayant probablement été vaccinées et les jeunes probablement pas, dit Ella Petter, une biologiste informatique de ‘MyHeritage Lab’, une société de généalogie basée à Or Yehuda, en Israël, qui effectue des tests COVID-19.

Les échantillons testés positifs pour le coronavirus provenant de personnes âgées de plus de 60 ans présentaient en moyenne des taux de coronavirus plus faibles que les échantillons provenant de personnes âgées de 40 à 60 ans, qui avaient moins de chances d’avoir été vaccinées, ont constaté Mme Petter et ses collègues. Les analyses informatiques ont montré que le déploiement du vaccin expliquait mieux les différences entre les deux groupes que des facteurs comme la démographie ou les nouvelles variantes du coronavirus (SN : 2/5/21).

Dans une autre étude, les chercheurs ont découvert que les personnes qui ont été infectées dans les 12 jours suivant leur première injection de Pfizer - et qui n’étaient pas ou peu protégées contre COVID-19 - abritent quatre fois plus de coronavirus dans leur corps que les personnes qui ont été infectées plus de 12 jours après leur première injection.

Des études antérieures ont montré que lorsqu’il y a moins de virus dans l’organisme, une personne est moins susceptible de transmettre le coronavirus à d’autres personnes par rapport à des personnes ayant une charge virale plus élevée. Compte tenu des nouvelles découvertes qui montrent que les personnes vaccinées qui sont toujours infectées ont moins de virus que les personnes non vaccinées, les données laissent entendre que le vaccin de Pfizer pourrait réduire la propagation du coronavirus.

Bien que les personnes vaccinées semblent être moins susceptibles de transmettre le virus, on ne sait pas encore exactement dans quelle mesure la transmission pourrait encore se produire. En effet, la charge virale peut varier considérablement d’une personne à l’autre ; la diminution de la charge virale chez les personnes vaccinées est faible par rapport à la fourchette des niveaux viraux que les experts ont constatés chez les patients atteints de COVID-19, explique M. Kilpatrick.

Il est également important de noter que les études montrent ’un instantané des charges virales’, représentant la quantité de virus qu’une personne transportait à un moment donné, dit-il. L’analyse de la charge virale sur l’ensemble d’une infection - du premier test positif à la guérison - montrerait comment l’infectiosité peut fluctuer pendant cette période. Cela pourrait aider les chercheurs à mieux saisir les effets de la vaccination, comme la durée pendant laquelle une personne ayant attrapé le virus, avant d’être totalement protégée par un vaccin, pourrait être contagieuse.

Et il n’est pas certain que la deuxième dose, qui renforce la réponse immunitaire, puisse réduire davantage la charge virale chez les personnes vaccinées, explique M. Kilpatrick. On ignore également combien de temps la protection pourrait durer.

Néanmoins, ces charges virales plus faibles observées dans les échantillons de test de coronavirus suggèrent que même si les personnes vaccinées sont infectées, elles peuvent libérer moins de virus dans l’environnement sous forme de gouttelettes respiratoires et d’aérosols. Et cela laisse entendre que les personnes vaccinées pourraient être moins contagieuses, bien que les études n’aient porté que sur des personnes ayant reçu le vaccin de Pfizer. Si cela est vrai, cela pourrait contribuer à accélérer la fin de la pandémie et le retour à une sorte de normalité (SN : 1/29/21).

Citations

E. Petter et al. Initial real world evidence for lower viral load of individuals who have been vaccinated by BNT162b2. medRxiv.org. Posted February 8, 2021. doi : 10.1101/2021.02.08.21251329.

M. Levine-Tiefenbrun et al. Decreased SARS-CoV-2 viral load following vaccination. medRxiv.org. Posted February 8, 2021. doi : 10.1101/2021.02.06.21251283.

M. Marks et al. Transmission of COVID-19 in 282 clusters in Catalonia, Spain : a cohort study. The Lancet Infectious Diseases. February 2, 2021. doi : 10.1016/S1473-3099(20)30985-3.

U.S. Centers for Disease Control and Prevention. Interim clinical considerations for use of mRNA COVID-19 vaccines currently authorized in the United States. February 10, 2021.

About Erin Garcia de Jesus E-mailTwitter

Erin I. Garcia de Jesus is a staff writer at Science News. She holds a Ph.D. in microbiology from the University of Washington and a master’s in science communication from the University of California, Santa Cruz.

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Citations

E. Petter et al. Initial real world evidence for lower viral load of individuals who have been vaccinated by BNT162b2. medRxiv.org. Posted February 8, 2021. doi : 10.1101/2021.02.08.21251329.

M. Levine-Tiefenbrun et al. Decreased SARS-CoV-2 viral load following vaccination. medRxiv.org. Posted February 8, 2021. doi : 10.1101/2021.02.06.21251283.

M. Marks et al. Transmission of COVID-19 in 282 clusters in Catalonia, Spain : a cohort study. The Lancet Infectious Diseases. February 2, 2021. doi : 10.1016/S1473-3099(20)30985-3.

U.S. Centers for Disease Control and Prevention. Interim clinical considerations for use of mRNA COVID-19 vaccines currently authorized in the United States. February 10, 2021.

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Erin Garcia de Jesus est rédactrice en chef de ’Science News’. Elle est titulaire d’un doctorat en microbiologie de l’université de Washington et d’un master en communication scientifique de l’université de Californie

Science News

Source : https://www.sciencenews.org/article/coronavirus-covid-19-pfizer-vaccine-may-reduce-transmission

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    International - Bar-Ilan U. et Ziv Center : forte réponse immunitaire avec 1 dose de vaccin Covid-19 chez des personnes précédemment infectées Le 12 févr. 2021 par Israël Science Info desk t- Document ‘israelscienceinfo.com’ - Photo portrait du Pr. Michael Edelstein
    Bien que les données des essais cliniques soient encourageantes, les preuves de l’impact des campagnes de vaccination COVID-19 sur les populations restent rares. En particulier, la réponse au vaccin chez les personnes précédemment infectées par le SRAS-CoV-2 n’est pas encore complètement élucidée. L’étude, dirigée par une sommité mondiale, le Pr Michael Edelstein, de la faculté de médecine Azrieli à l’Université Bar-Ilan en Israël, avec des chercheurs de l’Université Bar-Ilan et du Ziv Medical Center montre que les personnes précédemment infectées par le virus ont répondu très fortement à une seule dose du vaccin Pfizer, indépendamment du moment où elles ont été infectées et si elles avaient ou non des anticorps détectables contre la Covid-19 avant de recevoir le vaccin. Cette étude a été menée sur une cohorte de 514 membres du personnel soignant du Ziv Medical Center.

NDLR : le Pr Michael Edelstein est un médecin spécialisé en épidémiologie des maladies infectieuses. Il est Président du département Contrôle des maladies infectieuses de l’Association européenne de santé publique (EUPHA) et dirige les données de vaccination au Public Health England (PHE), l’agence nationale de santé publique d’Angleterre. Il est également membre du groupe de travail de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la qualité des données de vaccination, chercheur au Center on Global Health Security de Chatham House, professeur associé honoraire à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM). Ces dernières années, il a également répondu à des urgences de santé publique à grande échelle en Asie et en Afrique, y compris pour l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Dix-sept d’entre eux ont été infectés par la Covid-19 à tout moment entre un et dix mois avant de recevoir la première dose du vaccin. Les niveaux d’anticorps de l’ensemble de la cohorte ont été mesurés avant la vaccination et ensuite pour déterminer la réponse au vaccin. La réponse parmi les personnes précédemment infectées a été si efficace qu’elle ouvre le débat sur la question de savoir si une dose du vaccin peut suffire. « Cette découverte peut aider les pays à prendre des décisions éclairées concernant la politique vaccinale, par exemple, si les personnes précédemment infectées doivent être vaccinées en priorité et, si oui, avec combien de doses », déclare le Pr Michael Edelstein, de la faculté de médecine Azrieli de l’Université Bar-Ilan, qui a dirigé l’étude. « Cela qui rassure également, c’est que de ne pas avoir d’anticorps détectables après avoir été infecté ne signifie pas nécessairement que la protection après l’infection est perdue.« 

La recherche a également apporté des preuves que la réponse immunitaire était similaire dans les groupes multiethniques. Le centre médical de Ziv, où l’étude a été menée, est composé d’un personnel composé de Juifs, d’Arabes et de Druzes, entre autres. Les membres de chacun de ces groupes ont répondu de manière très similaire à la première dose du vaccin, une découverte bienvenue étant donné que le virus lui-même est connu pour affecter certains groupes plus que d’autres. La forte réponse à une dose du vaccin chez les personnes précédemment infectées quelle que soit la durée entre l’infection et la vaccination est une bonne nouvelle. Cependant, les chercheurs soulignent que leurs résultats devraient être confirmés par une étude chez une cohorte plus nombreuse avant de parvenir à des conclusions définitives. Les chercheurs continuent de suivre les professionnels de santé après leur deuxième dose pour mieux comprendre combien de temps le vaccin protégera contre la Covid-19 dans différents groupes de personnes.

Publication dans Eurosurveillance, 11 février 2021 - Je m’abonne - Je soutiens

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Source : https://www.israelscienceinfo.com/medecine/bar-ilan-u-et-ziv-center-forte-reponse-immunitaire-avec-1-dose-de-vaccin-covid-19-chez-des-personnes-precedemment-infectees/

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    Faut-il mélanger les vaccins COVID-19 ? - Les scientifiques cherchent des réponses – Traduction du 19 février 2021 par Jacques Hallard d’un article de Jon Cohen en date du 12/02/2021 diffusé par ‘sciencemag.org’ sous le titre « Should you mix and match COVID-19 vaccines ? Scientists are seeking answers » - Source : https://www.sciencemag.org/news/2021/02/should-you-mix-and-match-covid-19-vaccines-scientists-are-seeking-answers - doi:10.1126/science.abh0460
    Photo – Alors que de plus en plus de vaccins COVID-19 sont disponibles, les chercheurs testent l’impact du couplage de différents produits qui nécessitent deux injections. Beata Zawrzel/NurPhoto via Getty Images

Le rapport COVID-19 de la revue ‘Science’ est soutenu par la Fondation Heising-Simons.

Avec neuf vaccins qui ont maintenant démontré qu’ils peuvent prévenir efficacement les maladies graves et les décès dus à COVID-19 - et les vaccins sont rares - les chercheurs se penchent sur une question qui, il y a quelques mois encore, n’était qu’hypothétique : les gens devraient-ils mélanger et associer des vaccins qui nécessitent deux injections ?

Si certaines combinaisons fonctionnent, elles peuvent apporter la flexibilité nécessaire lorsque la production d’un vaccin faiblit, comme c’est souvent le cas. Et il est même possible que le mélange de doses de deux vaccins différents renforce la protection contre le COVID-19.

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Un essai de vaccin mixte est déjà en cours : Il s’agit de comparer une dose du vaccin Spoutnik V fabriqué par l’Institut de recherche en épidémiologie et microbiologie de Gamaleya en Russie avec une dose de rappel d’un vaccin similaire fabriqué par AstraZeneca et l’Université d’Oxford. Un deuxième essai, qui examine une combinaison des vaccins AstraZeneca-Oxford et Pfizer-BioNTech, qui mélange deux technologies différentes, vient de commencer, et d’autres sont en cours de discussion.

Cependant, en attendant que ces essais produisent des résultats, les responsables de la santé appellent à la prudence. Les centres américains de contrôle et de prévention des maladies ont découragé les gens de mélanger les vaccins sauf dans des ’situations exceptionnelles’, comme une pénurie du vaccin qu’ils ont reçu en premier à cause de problèmes de production ou de distribution. Au Royaume-Uni, Public Health England a adopté une position similaire.

Mais la rareté des vaccins COVID-19 et l’urgence d’augmenter les taux de vaccination poussent la question du mélange des vaccins au premier plan. ’Comme nous avons davantage de produits qui sont interchangeables, cela va avoir d’énormes implications pour la conduite de cette campagne de vaccination de masse dans un contexte d’approvisionnement incertain’, déclare Bruce Gellin, qui dirige la vaccination mondiale pour l’organisation à but non lucratif Sabin Vaccine Institute.

’Il y a des avantages certains à disposer de données qui pourraient soutenir un programme de vaccination plus souple, si nécessaire et si elles sont approuvées par l’organisme de réglementation des médicaments’, a déclaré Jonathan Van-Tam, médecin-chef adjoint du Royaume-Uni, en annonçant l’essai combinant les vaccins AstraZeneca-Oxford et Pfizer-BioNTech.

Les chercheurs ont une expérience passée des essais de vaccins mixtes. Depuis plus de 20 ans, le domaine des vaccins contre le VIH, qui connaît des difficultés depuis longtemps, a essayé de combiner différentes stratégies vaccinales pour obtenir des réponses immunitaires plus puissantes, mais aucune n’a réussi. Johnson & Johnson a mis sur le marché dans l’Union européenne un vaccin Ebola qui combine sa préparation avec une autre qui utilise une formulation complètement différente fabriquée par la société bavaroise nordique. De même, pour déclencher une protection plus robuste chez les personnes âgées, une injection d’un vaccin conjugué antipneumococcique est renforcée par une injection contenant un polysaccharide antipneumococcique. Le vaccin inactivé contre la polio, pour des raisons de sécurité, a également été administré avant celui fabriqué avec un virus vivant atténué, qui peut parfois provoquer la maladie si le virus mute. Mais il existe peu d’autres exemples d’utilisation de deux vaccins approuvés pour la commercialisation en un seul coup.

Le mélange et l’appariement des vaccins COVID-19 soulèvent plusieurs complications potentielles. La première est d’ordre réglementaire : Que se passe-t-il si, par exemple, un seul est autorisé en cas d’urgence ? Une autre est immunologique : alors que certains vaccins partagent les mêmes plateformes technologiques sous-jacentes - comme la technologie de l’ARN messager utilisée par la collaboration Pfizer-BioNTech et Moderna - d’autres n’en partagent pas.

Différentes plateformes peuvent, en revanche, faire appel à différents bras du système immunitaire. Et l’appariement de plates-formes appariées peut permettre d’éviter des réponses immunitaires indésirables. Par exemple, le vaccin Sputnik V de Gamaleya et le vaccin d’AstraZeneca-Oxford utilisent tous deux différents vecteurs adénoviraux (Ad) pour transmettre un gène clé aux cellules humaines. Tous deux nécessitent une première injection suivie d’un rappel. The Lancet a publié des données d’efficacité pour chaque vaccin, et ils ont reçu des autorisations d’utilisation d’urgence dans plusieurs pays.

Gamaleya utilise deux vecteurs Ad différents qui contiennent le gène clé pour ses injections d’amorçage et de rappel : Ad26 suivi de Ad5. AstraZeneca et Oxford utilisent le même adénovirus de chimpanzé (ChAd) pour son amorçage et son rappel. En théorie, l’utilisation par AstraZeneca du même vecteur pour les deux injections signifie que la réponse immunitaire déclenchée par la première injection pourrait paralyser le rappel. Ce problème potentiel pourrait être évité en couplant le vaccin d’AstraZeneca avec celui de Spoutnik V, probablement dans l’un ou l’autre ordre.

Gamaleya, à son tour, pourrait bénéficier de l’utilisation du vaccin AstraZeneca-Oxford comme rappel car l’institut, selon un rapport de Bloomberg, a eu des problèmes pour fabriquer le vecteur Ad5. (Les représentants de Spoutnik V ont déclaré à Science qu’ils n’avaient pas de commentaire à faire sur le rapport Bloomberg, mais ont dit que des retards dans les livraisons à l’Amérique latine pourraient se produire à mesure qu’ils modernisent les installations de fabrication). Et de nombreux chercheurs ont critiqué Gamaleya pour avoir choisi l’Ad5 en raison des essais désastreux réalisés en 2007 avec un vaccin contre le VIH basé sur l’Ad5 qui a, d’une manière ou d’une autre, augmenté le risque d’infection par le virus du sida. Une combinaison Ad26-ChAd permet donc de contourner cette inquiétude.

Les bailleurs de fonds de Spoutnik V ont également contacté CanSino Biologics, une entreprise chinoise qui fabrique un vaccin contre le pic Ad5 utilisé en une seule injection, pour discuter de l’association de leurs vaccins, a déclaré le PDG Yu Xuefeng à Science. Mais ils n’ont pas encore négocié d’accord. CanSino n’a pas communiqué de données sur l’efficacité du vaccin. (Un conseiller en santé du premier ministre pakistanais a tweeté le 8 février que le candidat CanSino a travaillé dans un essai là-bas et dans d’autres pays. Yu a dit qu’il ne pouvait pas confirmer le rapport parce que la société n’a pas vu les données, mais pense qu’elles sont exactes).

Le Consortium national d’évaluation des calendriers de vaccination du Royaume-Uni va de l’avant avec une étude élaborée sur la combinaison des vaccins AstraZeneca-Oxford et Pfizer-BioNTech. Il a huit stratégies différentes qui impliqueront d’administrer les vaccins dans des ordres différents et à des intervalles différents. M. Van-Tam espère que l’essai permettra de ’mieux comprendre comment nous pouvons utiliser les vaccins pour maîtriser cette vilaine maladie’.

Gellin, pour sa part, est frustrée que d’autres essais de combinaison ne soient pas déjà en cours. ’Cela doit être une priorité absolue pour quelqu’un’, dit-il. Mais Gellin admet que les questions de réglementation sont intimidantes. ’C’est quelque chose que les entreprises devraient faire, et peut-être qu’elles seront capables de le faire’, dit-il. ’Mais elles auront probablement besoin de plus d’avocats que de bénévoles.’

Auteur : Jon Cohen (photo) - Jon is a staff writer for Science. Email Jon Twitter

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Source : https://www.sciencemag.org/news/2021/02/should-you-mix-and-match-covid-19-vaccines-scientists-are-seeking-answers

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    Les vaccins contre la rougeole et les oreillons utilisent l’ARN messager depuis longtemps Par Fabrice Delaye - Publié le 18 février 2021, 10:30. Modifié le 19 février 2021, 15:23. – Document : ‘heidi.news’ Santé | vaccins | Interview - Photo - Avant de rejoindre l’Université de Zurich, Steve Pascolo avait cofondé l’entreprise de vaccins à ARN ‘CureVac.’ | CureVac
    Co-fondateur et directeur scientifique de CureVac, l’une des entreprises qui développent un vaccin à ARN messager contre Covid-19, l’immunologiste Steve Pascolo est depuis 2006 chercheur au sein de l’unité Translational Cancer Research de l’Université de Zurich. Alors que le Forum medical suisse s’apprête à publier un article de sa main sur les vaccins à ARN messager (ARNm) destiné aux praticiens du pays, Heidi.news lui a demandé de vulgariser cette technologie vaccinale qui pour l’heure est la seule autorisée en Suisse contre Covid-19.

Heidi.news – Les vaccins à ARN messagers tels que ceux de Moderna et BioNTech contre Covid-19 sont-ils sûrs ? ……

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Retenu par la Suisse, le vaccin Covid-19 de Moderna sera vendu entre 32 et 37 francs

© 2020 Heidi.news – Website : Base Secrète – Source : https://www.heidi.news/sante/le-vaccin-contre-la-rougeole-etait-deja-un-vaccin-a-arn-messager

Compléments : Un vaccin à ARN, ou vaccin à ARNm, est un type de vaccin activant le système immunitaire adaptatif au moyen d’ARN messagers dont la séquence ... ‎Acide ribonucléique messager · ‎Vaccin à ADN · ‎Cytosol · ‎SéquenceSanté | vaccins | Interview - Publié le 18 février 2021, 10:30. Modifié le 19 février 2021, 07:22. Tout suivre sur : https://www.heidi.news/articles/news

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    Les vaccins à ARNm susceptibles de modifier notre génome, vraiment ? Le 14 décembre 2020 - 14h12 | Par INSERM (Salle de presse)
    Les vaccins à ARN contre la Covid-19 suscitent de nombreuses questions. Sur quoi se fonde cette technique ? Quels sont les avantages et les limites ? Pour couper court aux fausses infos et répondre aux interrogations, Canal Détox fait le tour de la question.

#Covid-19| #Detox immunologie| #Détox Santé Publique

Photo - Cette photo représente le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19 observé en gros plan à la surface d’une cellule épithéliale respiratoire humaine. Sa double membrane et sa couronne de glycoprotéines sont bien visibles. Crédits : M.Rosa-Calatrava/O.Terrier/A.Pizzorno/E.Errazuriz-cerda

Au mois de novembre 2020, les laboratoires Pfizer/BioNTech et Moderna ont été les premiers à annoncer les résultats préliminaires d’efficacité de leur candidat vaccin contre la Covid-19, apportant une lueur d’espoir un an après le début de la pandémie. Les résultats intermédiaires de l’essai de phase III mis en place par Pfizer/BioNTech ont depuis été publiés dans une revue scientifique relue par les pairs, le New England Journal of Medicine.

Toutefois, la technologie sur laquelle reposent ces nouveaux vaccins, dits « vaccins à acides nucléides », suscite de nombreuses questions et des craintes au sein de la population. Sur quoi se fonde cette technique ? Comment expliquer la rapidité de développement de ces vaccins ? Quels sont leurs avantages et leurs limites ? Pour couper court aux fausses infos et répondre aux interrogations,

Canal Détox fait le tour de la question.

Le principe de la vaccination est simple : il consiste à injecter une forme atténuée ou inactivée d’un agent infectieux ou certains de ses composants dans l’organisme pour le préparer à un contact ultérieur avec un virus. La rencontre de l’organisme avec l’agent pathogène lors de la vaccination permet en effet de développer des cellules immunitaires « mémoires », capables de reconnaître à nouveau immédiatement cet agent si l’individu venait à y être exposé « naturellement ». L’objectif est de déclencher une réaction immunitaire permettant d’éviter une possible contamination dans le futur.

Rigoureusement testés pour valider leur efficacité et leur sûreté, les vaccins sont développés dans le but de protéger les personnes contre certaines maladies virales tout en leur évitant au maximum les effets indésirables liés à l’administration de ces produits. Jusqu’à aujourd’hui, aucun vaccin à acides nucléiques n’était arrivé à la phase III des essais cliniques : le vaccin de Pfizer/BioNTech contre la Covid devrait donc être le premier reposant sur cette technologie à être approuvé par les autorités réglementaires.

Un « leurre » pour le système immunitaire

Le principe des vaccins à acides nucléiques (vaccins à ARN ou à ADN) est un peu différent de celui expliqué précédemment, même si l’idée de base est bien également de confronter le système immunitaire à un « leurre » pour le pousser à développer des anticorps contre le virus.

Néanmoins, dans le cas de ces nouveaux vaccins, il s’agit de faire produire les fragments d’agents infectieux directement par les cellules de l’individu vacciné. Pour cela, ce n’est pas le virus dans sa forme atténuée qui est injecté mais seulement des molécules d’ADN ou d’ARN
[1] codant pour des protéines de l’agent pathogène.

Les cellules de la personne vaccinée localisées au niveau du site d’injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) sont alors en mesure de fabriquer elles-mêmes lesdites protéines, choisies en amont pour leur capacité à déclencher une réponse immunitaire significative et protective.

Le candidat vaccin de Pfizer/BioNTech comme celui de Moderna sont des vaccins à ARN. Ils reposent sur l’injection d’un ARN messager codant pour la protéine Spike présente à la surface du coronavirus SARS-CoV-2. Cette protéine constitue la « clé » permettant au virus de s’accrocher aux cellules puis d’y pénétrer et de les infecter. Ce choix d’un vaccin à ARN plutôt que d’un vaccin à ADN a été fait pour que la protéine Spike puisse être produite directement dans le cytoplasme des cellules de la personne vaccinée, sans passer par le noyau.

Une longue histoire scientifique

Bien que la technologie n’ait été médiatisée que récemment, à la faveur des résultats annoncés par les deux entreprises, elle ne date pas d’hier. Des chercheurs travaillent sur le sujet depuis plusieurs décennies. Ils faisaient néanmoins face à des obstacles techniques.

La taille des molécules d’ADN et d’ARN posait notamment problème, ce qui explique en partie pourquoi cette technologie vaccinale n’avait jusqu’à récemment atteint que les stades précliniques et cliniques précoces. Les molécules d’ARN sont par exemple dix fois plus grosses qu’un antigène sous forme de protéine directement injecté via un vaccin traditionnel.

Pour les scientifiques, il fallait donc développer un système de transport de ces molécules au bon endroit, à l’intérieur des cellules d’intérêt. Or, c’est seulement récemment que des solutions ont pu être trouvées. Pfizer/BioNTech et Moderna utilisent par exemple des particules nanolipidiques
[2] pour transporter l’ARN vaccinal jusqu’aux cellules.

Des avantages en période pandémique

Parmi les avantages associés aux vaccins à ARN, on compte notamment leur rapidité de développement. En effet, une grande partie du processus de développement et de manufacture des vaccins traditionnels se trouve éliminée. Il est par exemple possible d’éviter tout le travail de production des virus vivants atténués, inactivés ou recombinants à injecter aux patients ou encore de purification des protéines virales. En outre, les molécules d’ARN sont plus simples que des protéines virales : synthétisées par voie enzymatique, elles sont plus rapides à produire.

Par ailleurs, le fait de ne pas s’appuyer sur des virus entiers et de ne pas utiliser d’adjuvants dans le développement de ces vaccins, mais simplement des molécules d’acides nucléiques, signifie également que ces vaccins sont mieux tolérés par l’organisme. Ces molécules d’acides nucléiques vont jouer un double rôle : exprimer la protéine virale et stimuler le système immunitaire sans adjuvant chimique.

Photo - Avec les vaccins ARN, une grande partie du processus de développement et de manufacture des vaccins traditionnels se trouve éliminée. Crédits : Adobe Stock

S’il est possible d’avoir des inquiétudes face à ces nouveaux vaccins prêts à être lancés après seulement une année de travaux, ces différents facteurs, de même que la vitesse de circulation du virus dans la population qui a permis d’obtenir plus rapidement des résultats d’efficacité lors des essais cliniques, contribuent à expliquer ce délai de mise au point extraordinairement court.

Par ailleurs, jamais les fonds attribués à ce type de recherche vaccinale n’avaient été aussi élevés, et ces financements ont donné aux chercheurs des moyens qu’ils n’avaient pas jusqu’alors pour mener des essais cliniques aussi rapidement et efficacement.

Cette nouvelle technologie vaccinale devrait désormais permettre de réagir plus vite en période pandémique et pourra facilement être adaptée lors de futures éventuelles épidémies.

Enfin, d’autres avantages de cette nouvelle stratégie de vaccination peuvent être soulevés. On peut notamment citer le déclenchement d’une réponse immunitaire puissante et très spécifique au virus. En effet, cette stratégie se caractérise par une production d’anticorps hautement neutralisants et de lymphocytes T spécifiques de l’antigène viral, car la protéine Spike produite par l’organisme est extrêmement proche de sa conformation naturelle dans le virus sauvage. 

Pas de risque pour notre matériel génétique

La pandémie liée au coronavirus a créé des opportunités et cette nouvelle classe de vaccin démontre pour la première fois une efficacité en phase III contre cette infection virale. Il est néanmoins légitime que la technologie, du fait de sa relative nouveauté, suscite des questions. 

Des interrogations sur le plan logistique d’abord : les molécules d’ARN sont particulièrement instables et peuvent se « casser » au-delà d’une certaine température. C’est pourquoi il est essentiel de conserver ces vaccins à des températures très froides. Cela pose évidemment un certain nombre de problématiques, notamment concernant le respect de la chaîne du froid de l’usine de production jusqu’au cabinet du médecin.

Des inquiétudes ont également été soulevées concernant les effets secondaires à long terme encore mal documentés de ces vaccins. Il faut dans un premier temps souligner que les personnes qui seront vaccinées dès le début de l’année 2021 seront suivies de près par les médecins pour répertorier tout effet indésirable qui pourrait se produire.

Par ailleurs, il est important de préciser que l’ARN injecté via le vaccin n’a aucun risque de transformer notre génome ou d’être transmis à notre descendance dans la mesure où, comme mentionné plus haut, il ne pénètre pas dans le noyau des cellules. Or, c’est dans ce noyau cellulaire que se situe notre matériel génétique.

Même après l’injection du vaccin, lors de la division cellulaire, les noyaux continuent à ne contenir que notre ADN humain naturel.

Par ailleurs, l’injection est locale et les cellules qui reçoivent l’ARN codant pour la protéine Spike sont principalement les cellules musculaires : en aucun cas l’ARN ne va jusqu’aux cellules des organes reproducteurs (les gonades). Il ne peut donc pas être transmis d’une génération à l’autre. 

Enfin, les cellules produisant la protéine Spike suite à l’injection du vaccin sont rapidement détruites par le système immunitaire. L’ARN étranger ne reste donc pas longtemps dans l’organisme : il produit juste ce qu’il faut pour entraîner le système immunitaire à réagir en cas d’infection « naturelle » par le virus avant d’être éliminé.


[1] L’ADN et l’ARN sont des molécules présentes dans toutes les cellules des êtres vivants. Les molécules d’ADN sont porteuses du patrimoine génétique, situé à l’intérieur du noyau. Les molécules d’ARN sont synthétisées à partir de fragments d’ADN et sont ensuite utilisées comme patron par une machinerie complexe pour fabriquer, à l’extérieur du noyau, les protéines nécessaires au fonctionnement de l’organisme.


[2] La composition de ces particules nanolipidiques ressemble à celle des lipides situés dans les membranes de toutes les cellules de notre organisme et ne présente donc aucun risque.

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Source : https://presse.inserm.fr/les-vaccins-a-arnm-susceptibles-de-modifier-notre-genome-vraiment/41781/

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    Quelles différences entre un vaccin classique et un vaccin à ARN messager ? Par Pr. FNR Renaud , conseiller scientifique - 21 décembre 2020 – Document Blog ‘ouvry.com’
    Jamais vaccin n’a fait autant parler de lui

Il faut avouer que si les scientifiques avaient voulu saboter leur travail de recherche ils ne s’y seraient pas pris autrement. Bien aidés d’ailleurs par une mauvaise communication de la part des politiques et par les chaines d’information en continue toujours promptes à provoquer de la division « Le vaccin nouveau est arrivé » (comparaison à peine voilée à notre beaujolais). Il suffit de le dire et d’accompagner ses propos par un étonnement sur la rapidité de la mise au point pour que des milliers, voire des millions d’internautes s’improvisent biologistes expérimentés et déversent sur les réseaux sociaux des monceaux de bêtises incohérentes.

Au pays de Louis Pasteur, l’un des grands précurseurs de la vaccination, il est bon de rappeler à quoi sert un vaccin et en quoi les vaccins à ARN messager sont différents des vaccins classiques.

Rappels

Nous avons déjà parlé dans ce blog de la découverte des premiers vaccins, variole par Jenner, rage par Louis Pasteur. Ces maladies ont fait des centaines de milliers de morts jusqu’à ce que la vaccination cesse leur progression jusqu’à leur disparition totale dans certains cas comme pour la variole par exemple. La vaccination contre la rougeole chez l’enfant a, elle aussi, enrayé la maladie jusqu’à ce qu’un mouvement de contestation empêche l’administration correcte du vaccin ce qui a provoqué et provoque encore des épidémies de rougeole chez les adultes non vaccinés. Or, on sait que la rougeole peut être une maladie grave, voire mortelle chez le jeune adulte et je ne suis pas prêt d’oublier l’absence dans mon amphithéâtre de près d’1/3 des étudiants tous atteints de la maladie dans les années 2000, le tout dans un climat d’inquiétude pesant à l’université. Actuellement on considère que le vaccin contre la rougeole sauve un million d’enfants dans le monde par an.

À côté des vaccins obligatoires, on se fait vacciner contre la fièvre jaune pour aller dans certaines zones tropicales d’Afrique et d’Amérique centrale et australe ou la maladie est endémique, la vaccination contre le choléra est obligatoire pour personnel en uniforme (militaire et policier) déployé dans des opérations de maintien de la paix dans des pays atteints par le choléra, dans un objectif de protection collective. On pourrait donner plusieurs autres exemples.

Les personnes âgées se font vacciner chaque année contre la grippe et, pour certaines d’entre elles, contre le pneumocoque, aussi appelé compagnon du vieil homme, car il peut entraîner sa mort.

En 1974, Charles Mérieux décide de consacrer tous ses moyens de production de Marcy l’Etoile près de Lyon à la fabrication d’un vaccin pour enrayer une épidémie mortelle à méningocoque A. Ceux-ci fonctionneront jour et nuit. Dix millions d’habitants de São Paulo sont vaccinés en cinq jours, 90 millions de Brésiliens en six mois ! L’épidémie a été enrayée.

N’oublions pas non plus les vaccins vétérinaires si utiles dans nos élevages.

Alors que l’épidémie de Covid-19 sème la panique et met les économies à l’arrêt, en l’absence de traitement de la maladie (pour rappel, ni l’hydroxychoroquine, peu onéreuse, ni le Remdesivir, dont le prix s’apparente à une tromperie alimentant malheureusement les soupçons quant aux « big-pharma », il apparait bien que seul un vaccin efficace pourra à la fois apporter une protection personnelle et communautaire capable de faire cesser l’épidémie.

Depuis l’apparition du SARS-Cov-2 un grand nombre d’équipes scientifiques ont cherché à mettre au point un vaccin efficace en utilisant pour chacune d’elle sa propre expérience et leurs propres technologiques.

Des laboratoires chinois ont utilisé la méthode la plus ancienne, dérivée de celle de Pasteur, consistant à inoculer un virus inactivé par chauffage, par formolisation ou ayant subi des mutations génétiques le rendant inoffensif.

D’autres laboratoires font fabriquer à des lignées cellulaires de mammifère de la protéine S « Spike » du coronavirus qui, après purification sera injectée au patient, accompagnée d’un « adjuvant » comme des sels d’aluminium par exemple. Cette protéine étrangère sera reconnue comme étrangère et stimulera le système immunitaire. Ce type de vaccin est développé par Sanofi allié à GSK (GlaxoSmithKline).

L’Institut Pasteur utilise lui son expérience sur les vaccins virus vivants atténués en modifiant l’ARN du virus atténué de la rougeole pour lui faire produire de la protéine Spike. Le vaccin Spoutnik V utilise le même principe en faisant synthétiser la protéine Spike par un Adénovirus (virus du rhume).

Et les vaccins à ARN messager ?

Katalin Karikó, est une biochimiste hongroise née en 1955 et spécialisée dans la technique des ARN messagers. Les laboratoires Hongrois ont peu de moyens et ne croient pas à ses théories concernant l’utilité de l’ARN messager introduit dans des cellules pour y faire synthétiser des protéines utiles. Elle fuit la Hongrie en 1985 pour rejoindre les États-Unis mais aucun organisme de recherche ne veut de son projet et elle est même renvoyée en 1995 de l’Université de Philadelphie à cause de son entêtement à présenter toujours le même projet ! En 2005 elle rencontre l’immunologiste, Drew Weissman et ils travaillent ensemble sur cette technique en réduisant la réponse inflammatoire trop intense de l’ARN messager introduit dans un organisme et en mettant au point son enrobage dans une particule lipidique. Elle occupe maintenant un poste important au sein de la société BioNTech dont le fondateur co-auteur du vaccin, propriétaire et déjà milliardaire, Ugur Sahin, est lui aussi un immigré d’origine de Turquie.

Un peu de biologie moléculaire

Les gènes sont présents dans l’ADN (Acide DésoxyriboNucléique) de nos noyaux cellulaires. Ils sont « transcrits » en ARN messager (Acides RiboNucléiques) qui sont synthétisés au contact de l’ADN = c’est la TRANSCRIPTION

Ces ARN messagers sortent alors du noyau cellulaire et viennent se positionner sur des organites appelés ribosomes ou une protéine sera synthétisée en fonction de la séquence du messager ! C’est la TRADUCTION

Donc la séquence d’un gène contenu dans l’ADN du noyau est transcrite dans une séquence équivalente d’ARN messager qui est ensuite lue par les ribosomes pour faire une protéine spécifique du gène.

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Dans le fonctionnement normal d’une cellule, l’ARN messager est transcrit au contact des gènes de l’ADN puis il sort du noyau cellulaire pour être traduit en une protéine spécifique par les ribosomes : cette protéine est spécifique du gène correspondant

Le principe des vaccins à ARN messager (ARNm) consiste à synthétiser avec les outils de la biologie moléculaire un ARNm codant pour la protéine « S » Spike du SARS-Cov-2. Cette protéine est en évidence sur le virus (c’est l’ensemble de ces protéines qui forme la « couronne » du coronavirus) et elle sert à l’attachement du virus sur les cellules. Elle est vite repérée par le système immunitaire qui va la bloquer pour l’empêcher de se fixer aux cellules et donc éviter l’infection.

Introduit dans l’organisme cet ARN messager se retrouve internalisé dans les cellules appelées « Cellules Présentant l’Antigène » ou CPA comme les cellules dendritiques et les macrophages. À l’intérieur de la cellule il va se fixer aux ribosomes et guide la synthèse de protéines Spike qui seront ensuite présentées par le CMH (complexe majeur d’histocompatibilité) aux lymphocytes B responsables de la formation des anticorps et les cellules T à l’origine de la réponse immunitaire cellulaire.

Contrairement aux vaccins classiques, la protéine Spike n’est pas introduite dans l’organisme pour être traitée par les cellules macrophagiques mais elle est directement synthétisée par ces cellules.

Pour les lecteurs plus avertis, cet ARNm est inclus dans une boule lipidique (liposome) destinée à le protéger mais aussi à lui permettre de pénétrer dans les cellules par fusion des membranes. Sur l’extrémité 5’ de l’ARN un morceau supplémentaire, (une « coiffe »), a été ajouté pour l’empêcher d’être détruit par les exonucléases. S’ajoutent une séquence stabilisatrice puis une queue polyA chargé de recruter les ribosomes. Dans le cas du vaccin Pfizer bioNtech, une séquence supplémentaire d’une réplicase permet à cet ARN messager de s’autorépliquer dans la cellule et donc d’augmenter in vivo la quantité de molécules synthétisées. Ceci qui permet un allongement de la stimulation.

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Il n’empêche que malgré toutes les protections, cet ARN messager est très fragile et nécessite d’être conservé à -70°C. En ce qui concerne le vaccin Moderna (signifiant »Modified RNA » ) un protecteur supplémentaire permet au, vaccin d’être conservé à -20°C ce qui rend les choses plus faciles pour la distribution.

Présentation aux cellules B (réponse immunitaire humorale par formation d’anticorps) et aux cellules T (réponse cellulaire)

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Ce système présente plusieurs avantages 

 – une meilleure sécurité : la fabrication est beaucoup plus simple par rapport à un vaccin classique qui nécessite le développement du virus dans un milieu cellulaire (œuf embryonné de poule ou des cultures cellulaires), puis sa purification, puis son atténuation. Ici, une simple synthèse acellulaire suffit. Le vaccin n’est donc constitué que de l’ARN et une bulle lipidique : il est donc très pur ;

 – l’ARN déclenche lui-même une réponse immunitaire innée très puissante : c’est pourquoi il a fallu modifier quelques bases de façon à atténuer le phénomène pour ne pas avoir d’effets secondaires et pour ne pas l’éliminer l’ARN avant qu’il ne soit actif dans la cellule. Cette réponse innée non spécifique permet de se passer d’adjuvants de l’immunité comme des sels d’aluminium très critiqués dans les vaccins classiques ;

 – quant à la sécurité, l’ARN messager est détruit après avoir été traduit par le ribosome et il ne perdure donc pas dans les cellules. De plus, ce processus s’effectuant dans le cytoplasme de la cellule, l’ARN ne pénètre pas dans le noyau et ne peut donc pas cotoyer l’ADN de nos gènes. Il n’y a donc aucune interférence possible. En outre, l’ARN ne peut pas se transformer en ADN puisque l’homme ne possède pas l’enzyme qui permettrait de la faire : la DNA polymérase RNA dépendante. Donc pas d’apport de gènes étrangers possible.

Ces vaccins ont une efficacité très importante puisque les deux actuellement en fin de phase 3, Pfizer/BioNtech et Moderna ont montré plus de 95 % d’efficacité. En revanche, si on sait que ces vaccins empêchent les formes graves de la maladie, on sait encore peu de choses sur leur rôle dans la transmission du virus d’un individu à l’autre.

Autres applications

C’est dans le domaine de la lutte contre le cancer que l’on dispose du plus grand recul sur les vaccins à ARN messager.

L’objectif est de concevoir une immunothérapie anti-cancéreuse dans laquelle l’ARN messager est le médicament. Il fait synthétiser les antigènes associés aux tumeurs. L’objectif de tels vaccins est de stimuler la production de lymphocytes T cytotoxiques, autrement dit de lymphocytes T tueurs, capables de détruire les cellules tumorales exprimant l’antigène codé par l’ARN messager. Des résultats encourageants ont été obtenus contre des mélanomes. En ce qui concerne les maladies infectieuses, des résultats ont été obtenus contre le virus de la grippe mais aussi contre le SIDA et le virus Zika.

D’autres voies d’administration ont aussi été testées : intradermique, sous-cutanée, intranodale (dans le ganglion lymphatique), intraveineuse, intranasale, De même, pour lutter contre le cancer, l’administration d’un ARN messager par la voie intratumorale est à l’étude dans la mesure où cette stratégie pourrait tirer parti de la présence, au sein même d’une tumeur cancéreuse, de lymphocytes T résidents que l’on pourrait rapidement activer de façon spécifique.

Pourquoi la mise au point de tels vaccin a été si rapide ?

Pour plusieurs raisons :

 – nul besoin de multiplier le virus dans des œufs ou dans des cultures cellulaires qui mettent longtemps à se développer ;

 – nul besoin d’extraire et de purifier les virus cultivés avec toutes les précautions requises pour ne pas laisser de produits potentiellement toxiques ;

 – nul besoin de les inactiver ou de les traiter pour en isoler la protéine S ;

 – l’analyse des résultats de la phase III a pu se faire dans les meilleures conditions car nous sommes en pleine épidémie. Dans le cas contraire il faut attendre très longtemps les cas d’infections par les germes, ceci allongeant d’autant le temps d’analyse des au moins 30 000 cas requis.

Il faut noter aussi que les sommes d’argent investies ont été colossales.

Au niveau des autorisations, les autorités de santé ont mis les dossiers « au-dessus de la pile » et les ont analysés au « fil de l’eau » et non séquentiellement ce qui a aussi fait gagner beaucoup de temps.

Les entreprises ont lancé la fabrication des vaccins avant d’avoir reçu les autorisations ce qui leur a fait prendre un gros risque financier en cas de refus mais qui leur a fait aussi gagner beaucoup de temps. L’intervention commune des big-data, de l’intelligence artificielle, de la collaboration entre géants de la pharmacie et des start-up ont donné d’excellents résultats. C’est aussi le fruit du mariage de l’innovation et de l’efficacité industrielle.

Et si avant il fallait 10 ans pour valider un vaccin, ce n’était pas pour s’assurer de son efficacité et de son innocuité mais pour lutter contre l’indifférence et la bureaucratie et aussi à cause des impératifs commerciaux.

Nous avons basculé dans une autre époque, dans laquelle une période de 10 ans pour faire un vaccin, est maintenant devenue une anomalie !

Les vaccins anti-Covid-19 ARN messagers ne seront pas les seuls sur le marché. Des vaccins contenant des virus recombinants adénovirus d’AstraZeneca, J&J et du russe Spoutnik V, des virus atténués vaccinaux de la rougeole de l’Institut Pasteur, des virus inactivés comme les vaccins chinois Sinopharm et Sinovac déjà utilisés en Chine et au Maroc et aux Émirats Arabes Unis, enfin, le vaccin aux protéines recombinantes comme celui de Sanofi/ Pasteur associé à GSK. Tous ces vaccins seront bien utiles pour compléter la panoplie de protection contre les SARS-Cov-2. Aucun d’entre eux ne sera inutile.

Conclusion

Si c’est la première fois que les vaccins ARNm infectieux sont utilisés chez l’homme, ils sont connus et étudiés depuis de nombreuses années. La recherche vétérinaire est aussi en plein développement avec un vaccin équivalent contre le virus de la peste porcine. Puissent-ils nous aider à combattre cette épidémie de Covid-19 ! Se protéger soi-même contre la maladie, c’est bien, protéger les autres en se faisant aussi vacciner est un geste altruiste qui aboutira à l’immunité collective et la disparition de la pandémie.

Bibliographie :

L’aventure scientifique des vaccins à ARN messager (14/12/2020) Marc Gozlan

L’ARN est-il l’avenir des vaccins ? (22 nov. 2020). Hugues Tolou : mes vaccins.net

Quel vaccin contre le Covid-19 ? (27/10/2020) Laure Cailloce : CNRS « Le journal »

mRNA vaccines — a new era in vaccinology. Norbert Pardi, Michael J. Hogan, Frederick W. Porter and Drew Weissman. Nature Reviews , Drug Discovery, 17 ; 2018, 261-279.

The Conversation 27 novembre 2020. Marc Toshner

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    Sociologie Opinions - Stagnation de la vaccination en Israël : Pourquoi et comment y remédier Par David Horovitz 11 février 2021, 18:01 – Document ‘fr.timesofisrael.com’
    Avec assez de vaccins et une organisation efficace pour les administrer, nous aurions pu avoir terminé les premières doses. Mais les médecins implorent les gens à se faire vacciner

Photo - Le centre de vaccination COVID-19 de l’Arena de Jérusalem, presque désert, le 8 février 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La campagne de vaccination israélienne, la plus importante au monde, a considérablement ralenti.

Toute personne âgée de 16 ans et plus peut se faire vacciner depuis une semaine et, de l’avis général, Israël dispose à la fois de réserves abondantes et de personnel médical en attente pour vacciner tous les arrivants – un privilège extraordinaire, alors que la plupart du reste du monde n’a ni l’un ni l’autre.

Nos organisations sanitaires disent avoir la capacité combinée d’administrer bien plus de 200 000 vaccins par jour ; le 21 janvier, en fait, 230 000 Israéliens ont reçu leur première ou deuxième dose, comme le montre le tableau de bord des statistiques hébraïques du ministère de la Santé.

Mais à mesure que l’éligibilité s’est élargie, la demande a stagné : Moins de 700 000 injections ont été administrées au cours des sept derniers jours (jusqu’au 10 février), ce qui représente une baisse par rapport aux quelque 850 000 de la semaine précédente (jusqu’au 3 février), elle-même en baisse significative par rapport aux plus de 1,25 million de la semaine précédente (jusqu’au 27 janvier).

En date de jeudi matin, quelque 3,7 millions de nos 9,3 millions d’habitants, (environ 40 %), ont eu leur première injection, et 2,3 millions d’entre eux ont également eu leur deuxième. N’oublions pas de décompter les citoyens qui l’ont eu ou qui l’ont actuellement. Ces chiffres auraient pu et auraient dû être nettement plus élevés. Nous aurions pu entrer dans la dernière ligne droite pour les premières doses pour les Israéliens éligibles ; au lieu de cela, cette semaine, nous n’en sommes qu’à 50 000 par jour en moyenne à recevoir leurs premières injections.

Les organismes de santé publique se disent déconcertés et ne savent pas quoi faire à ce sujet. « Nous n’avons pas d’explication sur les raisons pour lesquelles les gens ne viennent pas », a déclaré lundi le médecin Dganit Barak de Clalit, alors que des images télévisées montraient le spacieux centre de vaccination de l’Arena de Jérusalem presque déserté. « Nous envoyons des messages disant aux gens de venir se faire vacciner, mais la réaction est encore faible ».

Nous envoyons des messages disant aux gens de venir se faire vacciner, mais la réaction est encore faible

En écho à son collègue, le Dr Orly Weinstein, mardi, « Nous téléphonons même aux gens maintenant. Les médecins généralistes téléphonent aux gens pour leur dire d’aller se faire vacciner ».

Vu le manque d’enthousiasme manifeste, on pourrait vous pardonner de penser qu’Israël a pratiquement vaincu la pandémie et/ou que les vaccins se révèlent inefficaces ou dangereux.

Rien de cela n’est vrai.

Forte contagion

Israël a le taux de contagion le plus élevé de l’OCDE, bien qu’il y ait eu une légère amélioration ces derniers jours. Seuls 5 540 nouveaux cas ont été signalés mercredi, alors que la moyenne récente est d’environ 7 000 par jour. Nous voyons encore près de 150 nouveaux cas graves par jour, et près de 50 décès par jour – en dépit du fait que nous avons été soumis à un confinement national pendant des semaines, avec les secteurs privé et public largement fermés, et ce qui était censé être un confinement particulièrement strict pendant une partie de cette période.

En attendant, notre début de vaccination précoce signifie que nous disposons de la première recherche de ce type au monde qui montre que les vaccins sont aussi efficaces que les essais de Pfizer l’ont montré, et que les effets secondaires sont globalement négligeables. À peine 0,3 % de nos millions d’Israéliens vaccinés ont signalé des effets secondaires à leurs médecins. Les statistiques du ministère de la Santé publiées mardi, compilées sur la base de quelque 4,7 millions de premières et deuxièmes doses de vaccins, font état d’un total de 43 hospitalisations, la plupart pour des personnes ayant des problèmes médicaux préexistants, dont 28 dans la tranche d’âge des 60 ans et plus, quatre seulement parmi les moins de 40 ans.

Le Dr Tal Brosh, chef du département des maladies infectieuses de l’hôpital Assuta d’Ashdod, a déclaré jeudi matin à la radio israélienne que, pour autant qu’il sache, il n’y a pas eu un seul décès imputable au vaccin depuis qu’Israël a commencé à vacciner.

Les jeunes, je suis encore capable de m’en souvenir, se considèrent souvent, sans surprise, comme invincibles

Donc, si nous n’avons manifestement pas réussi à battre la COVID, et si les vaccinations sont manifestement essentielles pour le vaincre, pourquoi les Israéliens n’affluent-ils pas vers les centres de vaccination ?

De toute évidence, la demande a diminué, car les Israéliens plus âgés ont été vaccinés et les plus jeunes ont d’abord été invités, et maintenant implorés quelque peu sans succès, à suivre le mouvement. Les jeunes, je suis encore capable de m’en souvenir, se considèrent souvent comme invincibles, ce qui n’est pas surprenant. Et ce sentiment a peut-être été exacerbé, en ce qui concerne la COVID, par des mois de données montrant que les personnes âgées et celles ayant des problèmes médicaux préexistants étaient les plus exposées au risque de la pandémie. Cependant, ces derniers temps, en partie à cause du variant britannique, les cas graves parmi les jeunes Israéliens sont en hausse.

De plus, se faire vacciner à l’âge adulte est une expérience atypique. La plupart de nos vaccins sont administrés pendant l’enfance, lorsque les parents prennent des décisions pour leurs enfants. Certes, les voyageurs ne réfléchissent généralement pas à deux fois avant de se procurer les vaccins nécessaires pour visiter certains pays – mais c’est une situation où l’intérêt personnel direct et étroit prime. La conviction qu’il y a un intérêt personnel étroit et très personnel à se faire vacciner contre la COVID ne résonne manifestement pas encore suffisamment.

Une grande méfiance

Et puis il y a deux autres facteurs, des facteurs connexes, tous deux globaux mais avec des aspects particulièrement israéliens : l’incapacité stupéfiante à notre époque de distinguer le vrai du faux, et l’immense scepticisme du public sur ce que les gens en autorité leur disent – sur à peu près tout.

La science des vaccins COVID est solide. Mais la confiance du public est clairement sapée dans une certaine mesure par la multitude de fausses nouvelles qui affirment que le vaccin est dangereux – avec un déluge de messages sur les médias sociaux, y compris de la part de « rabbins célèbres », qui prétendent de façon scandaleuse et sans aucune preuves à l’appui que le vaccin provoque la stérilité, des réactions allergiques graves et même la mort. Les plateformes de médias sociaux ont été lentes à démasquer les mensonges, et les médias grand public n’ont pas toujours été efficaces pour mettre en lumière la science pure.

Sur la chaîne de télévision israélienne la plus regardée, la Douzième chaîne, lundi, par exemple, l’organisatrice anti-vax d’un groupe Facebook maintenant supprimé, qui présentait un post exhortant les Israéliens à prendre rendez-vous pour la piqûre et à ne pas se présenter – de sorte que les doses devraient être jetées – s’est vue accorder de longues minutes pour colporter ses arguments par un présentateur clairement pas préparé, puis « contrée » par un expert aux bonnes manières dont les douces démonstrations, lorsqu’il était autorisé à placer un mot, n’étaient pas de taille face à sa férocité.

Les plateformes de médias sociaux ont été lentes à démentir les mensonges, et les médias grand public n’ont pas toujours été efficaces pour mettre en lumière la science pure

Que ceux qui ne se font pas vacciner mettent les autres en danger (y compris ceux qui ont été vaccinés, puisque les vaccins offrent une protection de 95 %, et non de 100 %) ; qu’ils augmentent la charge et le risque pour le personnel médical s’ils tombent malades ; qu’ils détournent les ressources des services de santé d’autres soins vitaux : aucun de ces points n’a été soulevé dans la séquence.

Sur Radio Israël mercredi matin, en revanche, le Dr Brosh d’Assuta a été invité à répondre à des questions sur les problèmes liés aux vaccins, et a bénéficié d’un temps d’antenne important. Il a pu calmement expliquer que les effets secondaires des vaccins apparaissent en grande majorité immédiatement plutôt que des années plus tard, et inviter les auditeurs qui se demandent s’il faut se faire vacciner à tirer leurs propres conclusions sur l’équilibre entre un risque théorique et très improbable d’effets secondaires à terme et le danger manifeste de la COVID-19 ici et maintenant.

Un sondage d’opinion publié mardi soir par la Onzième chaîne Kan a, quant à lui, souligné à quel point la méfiance des Israéliens à l’égard de la gestion de cette crise par notre gouvernement peut miner la confiance du public dans la bataille de la COVID. Une proportion étonnante de 56 % des personnes interrogées a déclaré que le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu influençait sa gestion de la pandémie, et 17 % ont déclaré qu’ils ne savaient pas si c’était le cas, avec seulement 27 % convaincus que ses politiques COVID n’étaient pas affectées par ses problèmes juridiques.

Ce niveau élevé de méfiance n’explique pas directement le déclin de l’intérêt des Israéliens pour la vaccination, mais il montre à quel point les eaux sont boueuses : De nombreux Israéliens pensent que la politique de confinement du Premier ministre a été façonnée par sa dépendance à l’égard de ses partenaires de la coalition ultra-orthodoxe, et son besoin de leur soutien pour les élections du mois prochain, et donc que le pays tout entier a été maintenu chez lui parce qu’il n’ose pas s’aliéner l’électorat ultra-orthodoxe, dans la communauté duquel de nombreuses écoles sont restées ouvertes au mépris des lois et où la contagion a souvent été disproportionnée.

Photo - Des hommes ultra-orthodoxes organisent un rassemblement contre les restrictions relatives au coronavirus, dans le quartier Mea Shearim de Jérusalem, le 9 février 2021. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Toute la gestion de la COVID par la coalition a été biaisée par une politique étroite, s’est plaint Moshe Fadlon, le maire d’Herzliya, sur la radio de l’armée mercredi matin, alors qu’il annonçait qu’avec deux autres autorités locales voisines, il prévoyait de défier le gouvernement national et de rouvrir des écoles dans les prochains jours. Des groupes hôteliers ont également annoncé leur intention de rouvrir, que le gouvernement les y autorise ou non.

Ces dernières semaines, les magasins et les restaurants ont régulièrement défié les restrictions spécifiques de confinement – la rébellion s’est intensifiée jeudi – en protestant qu’ils ne pouvaient tout simplement pas supporter les coûts financiers d’une fermeture prolongée et en se plaignant qu’il était injuste et intenable qu’ils soient tenus de respecter à la lettre des lois, une fois de plus, qui sont défiées de manière si flagrante et indulgente dans le secteur ultra-orthodoxe.

Photo - Des gens font leurs courses dans un centre commercial à Bat Yam qui a été partiellement ouvert en dépit des directives gouvernementales COVID-19, le 11 février 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Lorsqu’un gouvernement inspire une grande méfiance dans sa gestion globale d’une pandémie, et lorsque des citoyens jusqu’ici respectueux des lois se sentent obligés d’enfreindre des lois destinées à sauver des vies, il n’est pas surprenant que la confiance et l’intérêt du public pour une campagne de vaccination lancée par le gouvernement ne soient pas aussi élevés qu’ils le devraient.

Incitations à la vaccination

Yuval Steinitz, un ministre de la coalition de Netanyahu, aurait suggéré la semaine dernière, lors de l’une des interminables chamailleries qui se déroulent ces jours-ci lors des réunions du cabinet et qui font l’objet de fuites systématiques, qu’Israël rende la vaccination obligatoire. Il a été, nous dit-on, rapidement fustigé.

Une telle démarche serait presque certainement considérée comme illégale, mais elle est également mal conçue.

L’incitation, plutôt que la punition, est la voie à suivre. Les rebelles du groupe hôtelier prévoient de n’ouvrir leurs portes qu’aux clients qui ont été vaccinés ou dont les tests COVID actuels sont négatifs. Les restaurants rebelles font de même. Le cabinet est maintenant entraîné dans la même direction – il envisage de rouvrir les gymnases, les cafés, les manifestations culturelles et autres, mais uniquement aux personnes vaccinées et à celles dont le test de dépistage du coronavirus est négatif, tout en faisant payer les tests afin d’encourager davantage la vaccination.

Lors de son apparition sur la Douzième chaîne lundi, la femme derrière le groupe Facebook qui a été supprimé a protesté contre le fait qu’elle risque d’être traitée « comme une citoyenne de seconde zone » en se voyant interdire l’accès aux centres commerciaux parce qu’elle ne veut pas se faire vacciner. Il faut espérer, selon son ressentiment prémonitoire, qu’une réouverture progressive d’Israël uniquement à ceux qui ont eu leur injection devrait constituer une puissante incitation.

Capture d’écran - D’après un sketch satirique de « Eretz Nehederet » : Des feux de signalisation pour les piétons ? Dites simplement non. (Capture d’écran de la Douzième chaîne)

Les moqueries envers les anti-vax peuvent aussi aider. L’émission satirique « Eretz Nehederet » (« Pays merveilleux ») de la Douzième chaîne de télévision a recyclé cette semaine un vieux sketch mettant en scène la mère fondatrice d’un « groupe de feux anti-trafic », dont le but est d’apprendre aux enfants à ignorer les signaux des passages pour piétons lorsqu’ils traversent la rue. « Frapper le pare-chocs est un choix éclairé », déclare-t-elle. « Qui a dit qu’il fallait éviter de se faire écraser ? »

C’est vrai. Se passer du vaccin qui sauve la vie est un choix éclairé. Qui a dit qu’il fallait éviter une pandémie mortelle ?

Dans tous les cas, le poids des preuves directes montrant la vulnérabilité permanente au COVID de ceux qui ne sont pas vaccinés va progressivement faire voler en éclats tout le scepticisme, sauf le plus ancré. Les extrémistes anti-Vax ne seront toujours pas persuadés, mais il faut croire qu’une majorité écrasante peut encore faire preuve de bon sens pour sauver des vies.

The Times of Israël

Source : https://fr.timesofisrael.com/stagnation-de-la-vaccination-en-israel-pourquoi-et-comment-y-remedier/

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    COVID – ‘Covax’, la solidarité mondiale minée par le nationalisme vaccinal Par Thomas Abgrall 11/02/2021 – Document : ‘alternatives-economiques.fr’
    Covax, premier fonds mondial de solidarité contre la Covid-19, vient de publier la liste des 145 pays qui recevront des vaccins au premier semestre, en fonction de la taille de leur population. Ces doses ne permettront de vacciner que 3,3 % de leur population.

Tout semblait pourtant bien parti. En mai, alors que la pandémie se répand, l’Assemblée annuelle de l’OMS déclare que le futur vaccin contre la Covid-19 doit être « un bien public mondial ». L’organisation lance l’Accélérateur ACT (« Access to Covid-19 Tools »), une collaboration mondiale pour garantir des traitements accessibles contre la pandémie. Un dispositif appelé Covax est chargé du volet vaccin.

Celui-ci est co-dirigé par l’Alliance globale pour les vaccins Gavi, un organisme créé en 2000 réunissant des partenaires publics et privés (gouvernements et donateurs privés, en particulier la Fondation Gates) pour acheter des vaccins pour les pays pauvres et l’OMS, qui apporte son expertise technique pour distribuer les vaccins à l’échelle nationale. L’objectif initial de Covax est ambitieux : vacciner 20 % de la quasi-totalité des pays de la planète au prorata de leur population d’ici fin 2021. C’est le premier mécanisme de ce type à réunir autant de pays.

L’idée est simple : Covax joue le rôle de centrale d’achat pour peser davantage dans les négociations face aux laboratoires pharmaceutiques. Les pays à hauts revenus préachètent les doses et financent l’effort, pour que les vaccins, une fois homologués, bénéficient à tous les pays, y compris les plus pauvres, ces derniers étant incapables d’investir à risque. Covax regroupe aujourd’hui, à divers degrés d’engagement, 190 pays, dont 92 à revenus faibles ou intermédiaires, rassemblés dans un mécanisme de garantie de marché (« AMC Covax »), leur permettant d’avoir accès à des doses à tarifs réduits, ou même à titre gratuit.

Mais le mécanisme solidaire est rapidement plombé par un handicap majeur : la Chine, la Russie et surtout les Etats-Unis n’y participent pas, depuis que Donald Trump a décidé de quitter l’OMS. Pékin ne rejoint le mécanisme qu’en octobre. « Les Européens, qui au départ ont soutenu Covax, se sont retrouvés coincés. En parallèle de beaux discours, ils ont commencé à faire leurs commandes, ne pouvant se satisfaire de vacciner 20 % de leur population », explique Els Torreele, ancienne directrice de la campagne pour l’accès aux médicaments de MSF.

« Un non-sens sanitaire »

Résultat, les pays riches ont consacré 88,3 milliards d’euros en achats directs aux fabricants de vaccins en 2020, selon la fondation kENUP, alors que Covax a dans le même temps reçu 2,4 milliards de dollars, et qu’il manque encore « au moins 5 milliards » de dollars pour acheter 2 milliards de doses, selon un porte-parole de Gavi.

« Les laboratoires pharmaceutiques ont priorisé les ventes avec des Etats prêts à payer plus cher pour être les premiers servis », affirme Ken Shadlen, professeur d’études en développement à la London School of economics.

Le fonds de solidarité a déjà pu sécuriser 1,3 milliard de doses, dont 337 millions seront distribuées d’ici juin via des accords légalement contraignants avec les groupes AstraZeneca, Novavax et Pfizer/Biotech. Ce dernier ne s’est engagé que pour 40 millions de doses. Des quantités insuffisantes qui ne permettront pas à un cinquième de la population mondiale d’être vaccinée avant 2022, selon la John Hopkins Bloomberg School of Public Health.

Face aux failles de Covax, certains des pays les plus pauvres, ont fini par s’organiser eux-mêmes, une petite dizaine d’entre eux parvenant à faire des achats pour 10 à 15 % de leur population

Covax, prenant acte qu’il ne disposerait pas d’assez de doses pour vacciner 20 % de la population mondiale au même rythme, a dû revoir ses ambitions à la baisse, et s’est donné comme objectif de vacciner en priorité 20 % des 92 pays les plus démunis. Mais afin de ne pas renier son mécanisme de départ qui était de fournir les 190 participants en vaccins, il a réservé un peu plus de 10 % des doses aux pays les plus riches, selon les dernières données fournies par Covax. Ce qui aboutit à des situations ubuesques, le Canada s’étant vu attribuer 2 millions de doses par Covax, alors qu’il possède de quoi déjà vacciner cinq fois sa population !

Face aux failles de Covax, certains des pays les plus pauvres, ont fini par s’organiser eux-mêmes, une petite dizaine d’entre eux parvenant à faire des achats pour 10 à 15 % de leur population. L’Union africaine a lancé sa propre initiative nommée Avatt (African Vaccine Acquisition Task Team), et a commandé 670 millions de doses en janvier.

Une levée des brevets ?

« Le principal obstacle de Covax, c’est qu’il ne peut prendre aucune décision contraignante, il n’est qu’un acheteur. Tant qu’il n’y aura pas d’arbitre au niveau mondial, ce mécanisme sera totalement inefficace », pointe German Velasquez.

« L’Alliance Gavi, qui chapeaute Covax, a une mauvaise approche : elle négocie des discounts avec les Big Pharma, sans tenter d’obtenir la levée des brevets ou des transferts de technologies. L’organisme a utilisé le même modèle depuis 2010 pour négocier des baisses de prix du vaccin de Pfizer contre le pneumocoque, mais insuffisantes pour que les pays pauvres puissent s’en procurer. Des centaines de milliers d’enfants meurent chaque année de pneumonie », explique Achal Prabhala, chercheur indien et coordinateur du projet AccessIBSA, qui milite pour des médicaments accessibles en Inde, au Brésil et en Afrique du Sud.

En octobre, l’Afrique du Sud et l’Inde ont réclamé la levée des brevets à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), mais l’initiative à d’infimes chances d’aboutir. Cette suspension de la propriété intellectuelle en cas d’urgence sanitaire avait été permise au début des années 2000 pour permettre aux malades du sida des pays pauvres d’avoir accès à des médicaments génériques.

Alors que Covax admettait récemment dans des documents internes « un risque d’échec très élevé », des signes encourageants lui ont redonné ces derniers jours du souffle. Le groupe Johson & Johnson, qui a passé avec le fonds de solidarité un accord de principe pour fournir 500 millions de doses vient d’annoncer un vaccin efficace à 66 %. Novavax, un autre fabricant partenaire de Covax, a quant à lui déclaré une efficacité de son vaccin de 89 %. Les deux candidats doivent encore obtenir le feu vert de l’OMS. Enfin, Joe Biden a déjà promis une participation des Etats-Unis à Covax, sans toutefois avancer de chiffre.

A LIRE aussi « L’ECONOMIE POLITIQUE N°89 - 02/2021 > La planification, une idée d’avenir - J’ACHÈTEVOIR LE SOMMAIRE

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Source : https://www.alternatives-economiques.fr/covax-solidarite-mondiale-minee-nationalisme-vaccinal/00095451

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    [Selon la revue médicale] ‘The Lancet’ révèle le taux d’efficacité de la première dose du vaccin de Pfizer après des essais en Israël - 10:43 19.02.2021 (mis à jour 17:51 19.02.2021) - URL courte https://sptnkne.ws/Fw9P - Par Anastasia Patts – Document ‘fr.sputniknews.com’ - Santé - Photo - © AP Photo / Behrouz Mehr
    Publiés dans ‘The Lancet’, les résultats d’une campagne de vaccination réalisée auprès du personnel soignant d’un hôpital israélien avec le vaccin de Pfizer-BioNTech montrent que la première dose est efficace dans 85% des cas durant une période de 15 à 28 jours après l’injection.

La première dose du vaccin anti-Covid de Pfizer-BioNTech a montré une efficacité de 85%, indique une étude menée auprès du personnel du Centre médical Chaim Sheba en Israël, dont les résultats ont été publiés dans la revue The Lancet.

L’hôpital, le plus grand d’Israël, indique que 7.214 membres du personnel se sont fait inoculer la première dose du vaccin et qu’une réduction de 85% des symptômes du Covid-19 a été constatée dans les 15 à 28 jours après l’injection.

La réduction globale des personnes infectées, y compris les porteurs asymptomatiques, est de 75%. Cette campagne de vaccination a été lancée le 19 décembre 2020. Cependant, le groupe du personnel hospitalier vacciné était principalement constitué de jeunes et en bonne santé, a déclaré aux journalistes l’épidémiologiste du centre, Gili Regev-Yochay, cité par Reuters.

Contrairement à l’essai clinique de Pfizer, « nous n’avons pas beaucoup [de personnel, ndlr] ici âgés de plus de 65 ans », a-t-elle ajouté.

Validation des résultats

Les auteurs de l’étude mettent en garde contre sa nature observationnelle. « Le manque de surveillance active en laboratoire pourrait entraîner une sous-estimation des cas asymptomatiques ».

Selon eux, ces résultats de réduction des taux d’infections par le SARS-CoV-2, qui incluent les personnes asymptomatiques, doivent être validés par une surveillance active des personnes vaccinées.

Annoncée par Pfizer-BioNTech, l’efficacité globale atteint 95%, dans un schéma à deux doses administrées à 21 jours d’intervalle.

Lire aussi : L’arrivée d’une femme infectée en France aurait poussé Emmanuel Macron à sortir de ses gonds

Sputnik France : actualités du jour, infos en direct et en continuhttps://fr.sputniknews.com – « Sputnik est une agence de presse multimédia internationale. Retrouvez toutes les dernières actualités du jour, information complètes, news et nouvelles ... »

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Source : https://fr.sputniknews.com/sante/202102191045244562-the-lancet-revele-le-taux-defficacite-de-la-premiere-dose-du-vaccin-de-pfizer-apres-des-essais-en/

Selon Wikipédia, « Sputnik (agence de presse) - Ne doit pas être confondu avec Spoutnik, (classe de satellites artificiels lancés par l’Union soviétique) et autres homonymes 

Ce lien renvoie vers une page d’homonymie. Sputnik est une agence de presse multimédia internationale lancée officiellement par le gouvernement russe le 10 novembre 2014, au sein de Rossiya Segodnya1,2. Sputnik remplace l’agence d’informations RIA Novosti. Proposant d’apporter « un regard russe sur l’actualité », elle diffuse dans 32 langues (mais pas en russe, contrairement à son prédécesseur RIA Novosti). En Occident, Sputnik est majoritairement considérée par les experts et les médias comme un outil de la propagande russe3,4,5,2, se livrant à la désinformation6. En France, l’agence est considérée proche de l’extrême droite sur Internet et complotiste7, tandis qu’en Amérique latine, il a des positions proches de la gauche socialiste8, avec des positions pro-Poutine et contre l’Occident9… » - Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sputnik_(agence_de_presse)

Vérification de Jacques Hallard : Early rate reductions of SARS-CoV-2 infection and COVID-19 in BNT162b2 vaccine recipients - Sharon Amit Gili Regev-Yochay Arnon Afek Yitshak Kreiss Eyal Leshem – Published : February 18, 2021 – DOI :https://doi.org/10.1016/S0140-6736(21)00448-7 – Source : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)00448-7/fulltext - CQFD !

Autres sources d’informations : Coronavirus : La première dose du vaccin Pfizer/BioNtech efficace à 85 % après 2 à 4 semaines - ETUDE - Pfizer a fourni rapidement des millions de doses de vaccin à l’Etat hébreu en échange de données biomédicales sur l’effet de celui-ci. En Israël, les fichiers médicaux de la population sont numérisés - 20 Minutes avec AFP - Publié le 19/02/21 à 14h47 — Mis à jour le 19/02/21 à 15h58

Consulter également : Israël Etats-Unis - La campagne vaccinale israélienne, un « modèle » pour le monde – Fauci au ToI - Par Jacob Magid – « Pour le plus grand expert américain en maladies infectieuses, le système social israélien a facilité la distribution ; il conseille au Premier ministre de ne pas baisser la garde … »

Voir aussi : France - Direct. Covid-19 : la Russie enregistre son troisième vaccin La Russie a annoncé, ce samedi, qu’elle disposera bientôt de son troisième vaccin contre le coronavirus. Par Elie Julien - Le 20 février 2021 à 08h04, modifié le 20 février 2021 à 10h03 - L’essentiel :

  • Le ministre de la Santé, Olivier Véran, est ce samedi en déplacement à Nice, oùle taux d’incidence est de 750 cas pour 100 000 habitants, soit trois fois le seuil d’alerte maximal. Le taux de positivité y est de 10,3 % (contre 6 % au niveau national). Des mesures locales ne sont pas à exclure, selon la préfecture.
  • « On a eu raison de ne pas reconfiner » a estimé Emmanuel Macron, ce vendredi, lors d’une visioconférence avec des parlementaires de la majorité, comme l’ont rapporté des participants.
  • Depuis cinq jours, le nombre de cas positifs détectés lors des tests est en hausse. A l’hôpital, les admissions quotidiennes pour Covid-19 sont stables, tout comme les patients nécessitant d’être admis en service de réanimation (près de 3 400). Les décès sont eux en légère baisse.
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    La défaillance sanitaire de l’Europe Présentée par Emile Malet UA-162405 – Document ‘rcf.fr’ - Un œil sur le monde, samedi 20 février à 7h40 - Durée de l’émission : 3 minutes
    Cela fait 2 mois que l’Union Européenne a lancé sa campagne de vaccination : échec ou succès ? On fait le point avec Emile Malet, Directeur de la Revue Passages

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Rubrique D – Médicaments anti-COVID-19

Le 08 février 2021 par Israël Science Info desk

Même avec le déploiement mondial des vaccins contre Covid-19 en Israël, les médicaments pour traiter les patients Covid sont absolument nécessaires à travers le monde. Deux de ces médicaments très prometteurs développés en Israël sont en phase d’essais cliniques : EXO-CD24 et Allocetra. EXO-CD24, un médicament expérimental par inhalation développé au Tel Aviv Sourasky Medical Center, a guéri 30 cas modérés à sévères dans un essai clinique de phase I.

Développé au cours des six derniers mois à l’hôpital, EXO-CD24 stoppe la « tempête de cytokines » quand le système immunitaire devient incontrôlable et commence à attaquer les cellules saines ce qui se produit dans les poumons de 5 à 7% des patients atteints de Covid-19. « À ce jour, la préparation a été essayée avec beaucoup de succès sur 30 patients sévères, chez 29 d’entre eux, l’état de santé s’est amélioré en deux à trois jours et la plupart d’entre eux ont été renvoyés chez eux en trois à cinq jours. Le 30e patient s’est également rétabli, mais après un temps plus long », rapporte l’hôpital.

« Le médicament est basé sur des exosomes (vésicules) qui sont libérés de la membrane cellulaire et utilisés pour la communication intercellulaire. Nous enrichissons les exosomes avec la protéine 24CD. Cette protéine est exprimée à la surface de la cellule et a un rôle connu et important dans la régulation du système immunitaire », a expliqué le Dr Shiran Shapira, directeur du laboratoire du Pr Nadir Arber, qui étudie la protéine CD24 depuis plus de deux décennies. « La préparation est administrée par inhalation, une fois par jour, pendant seulement quelques minutes, pendant cinq jours », a déclaré Shiran Shapira.

Elle a déclaré que le traitement expérimental avait deux caractéristiques uniques. Le premier est qu’il inhibe la sécrétion excessive de cytokines. Le second est qu’il est administré directement aux poumons et n’a donc aucun effet secondaire systémique des médicaments injectés ou oraux. « Même si les vaccins remplissent leur fonction, et même si aucune nouvelle mutation n’est produite, d’une manière ou d’une autre, la couronne restera avec nous », a déclaré le Dr Arber, directeur du Centre intégré de prévention du cancer du centre médical. « À cette fin, nous avons développé un médicament unique, EXO-CD24. » Nadir Arber a ajouté que cette préparation avancée « peut être produite rapidement et efficacement et à un coût très bas dans toutes les installations pharmaceutiques du pays, et en peu de temps dans le monde. »

Le Pr Ronni Gamzu, PDG du centre médical, a déclaré : « Les résultats du Pr Arber pour la recherche de la première phase étaient excellents et nous ont tous donné confiance dans la méthode qu’il recherche [ici] depuis de nombreuses années. Je l’ai personnellement aidé à obtenir les approbations du ministère de la Santé pour des recherches plus poussées« .

Allocetra

Pendant ce temps, ‘Enlivex Therapeutics’ a rapporté la semaine dernière les résultats positifs d’un essai clinique multicentrique de phase II de son médicament d’immunothérapie expérimentale Covid-19 Allocetra chez des patients graves et critiques Covid-19. En octobre, cinq patients en soins intensifs du Covid-19 étaient sortis du centre médical du CHU Hadassah à Jérusalem après un traitement avec Allocetra.

Neuf patients sévères et sept patients critiques atteints de Covid-19 ont été traités à l’Allocetra lors d’un essai clinique de phase II. Quatorze d’entre eux se sont rétablis et sont sortis de l’hôpital après une moyenne de 5,3 jours. L’essai de phase II devait initialement recruter 24 patients, mais a été « achevé tôt pour soutenir les dépôts réglementaires accélérés anticipés des données positives de sécurité et d’efficacité de l’essai », a rapporté Enlivex. Au total, 19 des 21 patients des essais Allocetra de phase II et de phase Ib se sont rétablis et sont sortis de l’hôpital après une moyenne de 5 à 6 jours. La plupart des patients des deux études présentaient des facteurs de risque préexistants tels que le sexe masculin, l’obésité et l’hypertension.

« Les résultats chez 12 patients Covid-19 traités à ce jour avec Allocetra sont passionnants », a déclaré le Pr Vernon van Heerden, chef de l’unité de soins intensifs généraux à Hadassah et chercheur principal des deux essais cliniques. « Les patients de phase II qui sont sortis de l’hôpital sont actuellement en bonne santé. Nous pensons que ces résultats convaincants ont démontré l’innocuité et l’efficacité d’Allocetra chez ces patients compliqués, soulignant le potentiel du produit candidat d’Enlivex à bénéficier aux patients graves et critiques de Covid-19 ainsi qu’à d’autres souffrant de tempêtes de cytokines et de dysfonctionnements d’organes dans diverses indications cliniques. »

Allocetra est basé sur les recherches du directeur scientifique et médical d’Enlivex, le Dr Dror Mevorach, chef de la médecine interne et de l’un des services de coronavirus de Hadassah. Cela fonctionne en rétablissant l’équilibre du système immunitaire. Dror Mevorach a déclaré qu’Allocetra « pourrait avoir une utilité en tant que traitement sûr et efficace… quelle que soit la mutation spécifique du coronavirus qui a affligé les patients, et dans différentes indications cliniques potentiellement mortelles et à mortalité élevée avec des besoins médicaux non satisfaits élevés ».

Feb 8, 2021 by Abigail Klein Leichman ISRAEL21c - Contact

Source : https://www.israelscienceinfo.com/medecine/exo-cd24-et-allocetra-des-medicaments-ont-fait-leurs-preuves-en-israel-pour-soigner-la-covid-19/

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    Le plus grand essai au monde de médicament contre la pandémie de COVID-19 identifie un second composé qui réduit le risque de décès Traduuction du 21 février 2021 par Jacques Hallard d’un article de Kai Kupferschmidt en date du 11/02/2021, 3:30 PM diffusé par ‘sciencemag.org’ sous le titr « World’s largest COVID-19 drug trial identifies second compound that cuts risk of death » : accessible sur ce site : https://www.sciencemag.org/news/2021/02/world-s-largest-covid-19-drug-trial-identifies-second-compound-cuts-risk-death
    Le plus grand essai de médicaments COVID-19 au monde a donné lieu à d’autres bonnes nouvelles : L’anti-inflammatoire tocilizumab a réduit le risque de décès des personnes hospitalisées pour cette maladie, a réduit leur besoin d’un ventilateur mécanique et a raccourci le temps passé à l’hôpital, ont annoncé aujourd’hui lors d’une conférence de presse les chercheurs de l’essai Recovery du Royaume-Uni. Une préimpression des données a été publiée sur medRxiv.

’C’est un résultat incroyablement significatif’, déclare Athimalaipet Ramanan, rhumatologue de l’université de Bristol qui n’a pas participé à l’étude mais qui siège au comité directeur d’un essai sur le tocilizumab en Inde. ’Ce n’est probablement que le deuxième médicament qui a un impact sur la mortalité’, dit-il, après le stéroïde dexaméthasone. Si les données sont concluantes, c’est une ’nouvelle fantastique’, ajoute Jason Pogue, pharmacien à l’Université du Michigan, Ann Arbor, et président de la Société des pharmaciens en maladies infectieuses. ’Je pense que cela va (et devrait) conduire à une utilisation plus répandue aux États-Unis’, écrit M. Pogue dans un courriel.

C’est un résultat incroyablement significatif’, déclare Athimalaipet Ramanan, rhumatologue de l’université de Bristol qui n’a pas participé à l’étude mais qui siège au comité directeur d’un essai sur le tocilizumab en Inde. ’Ce n’est probablement que le deuxième médicament qui a un impact sur la mortalité’, dit-il, après le stéroïde dexaméthasone. Si les données sont concluantes, c’est une ’nouvelle fantastique’, ajoute Jason Pogue, pharmacien à l’Université du Michigan, Ann Arbor, et président de la Société des pharmaciens en maladies infectieuses. ’Je pense que cela va (et devrait) conduire à une utilisation plus répandue aux États-Unis’, écrit M. Pogue dans un courriel.

Mais le tocilizumab est environ 100 fois plus cher que la dexaméthasone, ce qui soulève une fois de plus des questions sur la manière de s’assurer que les populations du monde entier puissent bénéficier des progrès scientifiques contre COVID-19.

Utilisé pour traiter la polyarthrite rhumatoïde et d’autres maladies auto-immunes, le tocilizumab est un anticorps monoclonal qui bloque la protéine qui sert de récepteur à l’interleukine-6 (IL-6), une molécule de signalisation du système immunitaire. Cela freine la réponse immunitaire, qui est souvent trop active dans les stades tardifs de la COVID-19, provoquant une maladie grave et parfois la mort. Peu après le début de la pandémie, les médecins ont commencé à tester le tocilizumab contre COVID-19 dans le cadre de petits essais cliniques. Ils ont été encouragés lorsque Recovery a montré, en juin 2020, que la dexaméthasone réduisait jusqu’à un tiers des décès dus à la COVID-19 chez les patients hospitalisés. Ce médicament est rapidement devenu une norme de soins.

’On pourrait penser que les corticostéroïdes comme la dexaméthasone sont une sorte de fusil de chasse’ pour repousser le système immunitaire, a déclaré Peter Horby, l’un des chercheurs principaux de Recovery, lors de la conférence de presse d’aujourd’hui. ’Nous nous intéressons maintenant à des médicaments très ciblés.’

Dans l’essai, 2022 patients ont été répartis au hasard pour recevoir du tocilizumab et comparés à 2094 autres randomisés pour recevoir les soins habituels ; 82 % des patients ont également reçu de la dexaméthasone. Après 28 jours, 596 patients du groupe tocilizumab étaient décédés, contre 694 dans le groupe de contrôle, ce qui a permis de réduire le taux de mortalité de 33% à 29%. Cela signifie qu’en moyenne 25 patients doivent être traités avec ce médicament pour sauver une vie.

« Ce sera un outil de plus pour les pays riches, mais pas quelque chose qui sera largement disponible pour le reste du monde », selon Ashish Jha, École de santé publique de l’Université de Brown.

Cela peut sembler un petit effet comparé à celui de la dexaméthasone, mais ’une réduction absolue de 4% de la mortalité n’est pas marginale’, déclare le médecin Ashish Jha, doyen de l’école de santé publique de l’université Brown. Le succès de la dexaméthasone a peut-être suscité des attentes irréalistes quant aux effets des autres médicaments, déclare Jha : ’Ces résultats étaient si fantastiques que, d’une certaine manière, ils ont ruiné la vie des gens’. Les bienfaits du tocilizumab sont venus s’ajouter à ceux des stéroïdes, comme l’a montré l’analyse.

Les bénéfices en termes de mortalité ont touché tous les groupes, a déclaré Martin Landray, un autre enquêteur de Recovery, lors de la conférence de presse : ’Nous les avons vus chez les jeunes et les vieux, chez les hommes et les femmes, dans différents types d’ethnies, chez les personnes qui sont sous respirateurs invasifs, non invasifs ... et chez les personnes sous simples masques à oxygène dans le service général’. Le médicament a également réduit de manière significative la probabilité qu’un patient sous COVID-19 passe à la ventilation mécanique invasive.

Les premiers essais de COVID-19 sur le tocilizumab ont donné des résultats mitigés, mais ils étaient plus modestes que ceux sur la récupération. Les résultats récemment publiés de l’essai REMAP-CAP (Randomized, Embedded, Multifactorial Adaptive Platform Trial for Community-Acquired Pneumonia) ont convaincu certains médecins que le médicament était bénéfique, a écrit M. Pogue. ’D’autres, étant donné le mélange de données d’essais cliniques antérieurs, attendaient une RECOUVERTE’, a-t-il écrit. Et bien que l’essai REMAP-CAP n’ait inclus que les patients les plus malades, les résultats de Recovery suggèrent que le bénéfice s’étend également aux patients souffrant d’une maladie moins grave.

Le prix du médicament est cependant plus élevé que celui de la dexaméthasone : environ 500 livres sterling par traitement au Royaume-Uni, contre 5 livres sterling pour le stéroïde. ’Ce sera un outil de plus pour les pays riches, mais il ne sera pas largement disponible pour le reste du monde’, déclare Jha. Mais cela peut changer, dit Horby : ’J’espère qu’il y aura beaucoup de travail en coulisses maintenant et dans les prochains mois, pour voir ce qui peut être fait pour s’assurer ... que cette drogue devienne disponible pour tout le monde, et pas seulement pour ceux des pays riches’.

Le tocilizumab n’est pas le seul inhibiteur de l’IL-6 disponible. Un autre inhibiteur appelé sarilumab a montré un effet similaire dans l’essai REMAP-CAP, mais les résultats de deux grands essais achevés sur ce médicament n’ont pas encore été communiqués. ’La publication des résultats de ces essais est maintenant essentielle pour évaluer si les antagonistes [interleukine-6] alternatifs au tocilizumab sont efficaces’, écrivent les chercheurs de Recovery dans leur préface.

Le plus grand essai de la thérapeutique COVID-19 dans le monde, Recovery a jusqu’à présent recruté plus de 36 000 patients dans environ 170 cliniques britanniques. Outre l’identification de deux médicaments efficaces, il a permis d’en écarter plusieurs autres, dont l’hydroxychloroquine, un antipaludéen, la combinaison de médicaments contre le VIH lopinavir/ritonavir, et l’azithromycine, un antibiotique. L’essai se poursuit avec l’aspirine, un anti-inflammatoire nommé colchicine, un cocktail d’anticorps de la société pharmaceutique Regeneron, et le baricitinib, un autre médicament utilisé pour traiter l’arthrite rhumatoïde.

Autres lectures :

Pandemic hit academic mothers especially hard, new data confirm

U.S. rushes to fill void in viral sequencing as worrisome coronavirus variants spread

Kai Kupferschmidt – Kai est un correspondant du magazine Science basé à Berlin, en Allemagne. Il est l’auteur d’un livre « a book about the color blue » publié en 2019.

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Source : https://www.sciencemag.org/news/2021/02/world-s-largest-covid-19-drug-trial-identifies-second-compound-cuts-risk-death

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    Le tocilizumab réduit la mortalité face au Covid-19, selon ‘Recovery’ Par Grégory Rozières - 11/02/2021 16:59 CET - Document ‘huffingtonpost.fr’
    L’essai clinique ‘Recovery’, un des plus importants au monde, avait déjà démontré l’efficacité de la dexaméthasone, avant celle du tocilizumab, un anticorps monoclonal.

Le tocilizumab est un anticorps monoclonal qui permet de réduire la mortalité dans les...

PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS - Le tocilizumab est un anticorps monoclonal qui permet de réduire la mortalité dans les formes sévères de Covid-19, selon les résultats de l’essai clinique Recovery.

SCIENCE - Alors que la campagne de vaccination progresse lentement, des milliers de personnes décèdent chaque jour du Covid-19. Plus de 300 par jour dans les hôpitaux français.

Bonne nouvelle sur ce front, les soignants vont peut-être bientôt disposer d’un nouveau traitement pour réduire la mortalité liée au coronavirus : le tocilizumab. Cet anticorps monoclonal fait parler de lui depuis près d’un an, mais les études étaient contradictoires. Ce jeudi 11 février 2021, l’université d’Oxford vient d’apporter un élément déterminant : les résultats de l’essai clinique Recovery, l’un des plus importants et encadrés au monde.

Pour les patients hospitalisés avec une forme sévère de Covid-19, le tocilizumab réduit le risque de décès, de ventilation artificielle, ainsi que la durée d’hospitalisation, affirme l’équipe de Recovery dans un communiqué de presse, expliquant que les données détaillées seront très rapidement publiées. Ce ne sera qu’après l’analyse détaillée de ces données que les autorités sanitaires des différents États autoriseront ou non le tocilizumab.

Depuis le mois d’avril dernier, 2022 patients ont été traités avec du tocilizumab en intraveineuse. Ce groupe, sélectionné aléatoirement (un “essai randomisé contrôlé”, le “graal” de la recherche médicale), a été comparé à 2094 patients traités plus classiquement. En clair, des personnes qui ont reçu le seul traitement reconnu comme fonctionnant sur les formes graves de Covid-19 à ce jour : un stéroïde tel la dexaméthasone (dont l’efficacité a été justement établie avec rigueur par Recovery).

Résultat : 29% de décès pour les personnes traitées avec le tocilizumab contre 33% pour le groupe témoin. Cela peut sembler faible, mais il faut se rappeler que la comparaison est faite avec un traitement classique, la dexaméthasone, qui réduit déjà le risque de décès. Au global, les chercheurs de Recovery estiment que la combinaison du tocilizumab et de la dexaméthasone “réduit la mortalité d’un tiers pour les patients ayant un simple besoin d’oxygène et de 50% pour ceux sous assistance respiratoire”.

Le tocilizumab réduit la mortalité par rapport au traitement médical classique

RECOVERY - Le tocilizumab réduit la mortalité par rapport au traitement médical classique (dexaméthasone).

Avant les résultats de Recovery, le tocilizumab avait donné lieu à des résultats mitigés et contradictoires dans des études non randomisées ou avec un faible nombre de patients. 

Le tocilizumab, du laboratoire Roche, appartient à la famille des anticorps monoclonaux - des anticorps créés en laboratoire, issus d’une seule et même souche de lymphocytes et conçus pour répondre à une cible précise.

Utilisé habituellement dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, il agit en bloquant le récepteur d’une protéine du système immunitaire qui joue un rôle important dans le processus inflammatoire.

Certains patients atteints par le nouveau coronavirus connaissent une brusque aggravation de leur état après plusieurs jours, à l’origine d’une détresse respiratoire aiguë, un phénomène lié à une réaction immunitaire excessive de l’organisme, “l’orage cytokinique”.

À voir également sur Le HuffPost  : ce graphique commenté rappelle comment le Covid-19 a écrasé toute la planète en 2020

Lire aussi :

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© 2021 Le HuffPost SAS. Tous droits réservés. The Huffington Post – Source : https://www.huffingtonpost.fr/

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    Mini-documentation sur les anticorps monoclonaux
    Anticorps monoclonal selon Wikipédia

Les anticorps monoclonaux sont des anticorps produits naturellement par une même lignée de lymphocytes B activés ou plasmocytes, reconnaissant le même épitope d’un antigène. Afin de pouvoir être utilisés comme thérapie, ils sont produits grâce à une cellule issue de la fusion entre un lymphocyte B et une cellule cancéreuse (myélome) appelée hybridome.

Sommaire

Les anticorps monoclonaux d’après VIDAL - Mis à jour : Mardi 18 février 2020

Les anticorps dits « monoclonaux » sont des anticorps fabriqués par des cellules en culture pour traiter des maladies spécifiques. Plus de 30 anticorps monoclonaux sont commercialisés en France aujourd’hui dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques (telles que la maladie de Crohn, la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, etc.), de cancers et du rejet de greffe. Ils ont révolutionné la prise en charge de nombreuses maladies.

Qu’appelle-t-on anticorps monoclonaux ?

Les anticorps sont les protéines de défense que notre système immunitaire produit lorsqu’il est exposé à un micro-organisme infectieux (ou un vaccin). Les anticorps reconnaissent précisément un virus ou une bactérie, s’y attachent et le signalent ainsi au reste du système immunitaire qui va se charger de l’éliminer. Ils peuvent également empêcher le micro-organisme de se reproduire, voire entraîner directement sa destruction.

Les anticorps peuvent également reconnaître des cellules étrangères (par exemple après une greffe) ou s’attaquer par erreur à des cellules du corps (dans les maladies dites « auto-immunes » comme le lupus érythémateux ou la sclérose en plaques).

Les anticorps dits « monoclonaux » sont des anticorps fabriqués spécifiquement pour traiter une maladie. Ils sont produits par des cellules (il peut s’agir d’une bactérie, d’une levure ou d’une cellule de mammifère) qui ont été sélectionnées et cultivées pour leur capacité à produire un anticorps particulier. Celui-ci a d’abord été obtenu en exposant des cellules immunitaires rigoureusement identiques (un clone cellulaire) à une protéine dite « protéine cible » contre laquelle ce clone a fabriqué un anticorps, comme dans une réaction immunitaire.

À titre d’exemple, si on expose ces cellules immunitaires à une protéine nécessaire à la reproduction de cellules cancéreuses, l’anticorps obtenu va se fixer sur cette protéine, l’empêcher de remplir son rôle (par exemple en la masquant) et perturber la croissance de la tumeur. Avec les anticorps monoclonaux, on peut ainsi neutraliser de manière très précise une protéine sans affecter les autres.

Tous les anticorps monoclonaux ont une dénomination qui se termine par mab (qui vient de l’abréviation Monoclonal AntiBodies) : adalimumab, dénosumab, infliximab, ustékinumab, etc.

Qu’appelle-t-on protéines de fusion ?

Les protéines de fusion sont des protéines produites par biotechnologies qui se fixent sur les récepteurs situés sur la membrane de certaines cellules. Elles contiennent des éléments d’anticorps, mais associés à une protéine capable de bloquer ces récepteurs. Leur nom se termine le plus souvent par le suffixe « -cept » (pour récepteur). Elles sont prescrites dans le traitement de certaines maladies inflammatoires ou de cancers, et en ophtalmologie (par exemple, dans le traitement de la DMLA ou de l’œdème maculaire diabétique).

Les domaines d’application des anticorps monoclonaux

Plus de 30 anticorps monoclonaux sont commercialisés en France aujourd’hui dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques (telles que la maladie de Crohn, la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis, etc.), de cancers et du rejet de greffe.

Les anticorps monoclonaux dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques

Les maladies inflammatoires dites « chroniques » sont essentiellement des maladies auto-immunes (ou dans lesquelles l’auto-immunité joue un rôle). Dans ces maladies, le système immunitaire réagit de manière anormale en s’attaquent à des cellules du corps auxquelles il ne devrait pas être sensible.

Il peut attaquer :

  • les cellules des articulations, des ligaments ou des tendons comme dans la polyarthrite rhumatoïde ou la spondyloarthrite ;
  • les cellules de la peau comme dans le psoriasis ou le lupus ;
  • les fibres nerveuses comme dans la sclérose en plaques ;
  • les cellules de l’intestin comme dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, etc.
    Les anticorps monoclonaux développés pour traiter ces maladies ont pour cible des protéines qui sont impliquées dans cette réaction immunitaire anormale. En neutralisant ces protéines, il est possible de réduire voire de bloquer l’aspect auto-immun de la maladie. Par exemple, plusieurs biothérapies à base d’anticorps monoclonal visent à neutraliser l’action d’un médiateur de l’immunité appelé Tumor Necrosis Factor Alpha (TNF alpha). Ces anticorps peuvent soit neutraliser le TNF alpha, soit se fixer sur la protéine de la membrane cellulaire sur laquelle doit se fixer le TNF alpha pour agir (le « récepteur membranaire »).

D’autres anticorps visent l’interleukine 6 (un autre médiateur de l’immunité) ou certaines cellules immunitaires (par exemple les lymphocytes B-CD20). Dans tous les cas, les anticorps monoclonaux agissent comme un grain de sable dans l’engrenage de la réaction immunitaire.

Les anticorps monoclonaux dans le traitement des cancers

Les anticorps monoclonaux utilisés dans le traitement des cancers ont divers modes d’action. Certains visent à neutraliser des substances nécessaires à la croissance des tumeurs (les facteurs de croissance, par exemple le facteur de croissance épidermique humain (EGFR)). D’autres se fixent sur des récepteurs membranaires et bloquent la prolifération de ces cellules cancéreuses en perturbant la communication entre cellules. D’autres enfin empêchent la formation des nouveaux vaisseaux sanguins dont la tumeur a besoin pour grossir.

Il est également possible d’attacher une molécule de chimiothérapie sur un anticorps qui reconnaît les cellules cancéreuses. Ainsi, la chimiothérapie est amenée au plus près de sa cible. On parle alors d’« anticorps conjugués ».

En fonction de leur indication, les anticorps monoclonaux contre le cancer peuvent être utilisés seuls ou en association avec des médicaments de chimiothérapie « classique ». Dans certains cas, les anticorps monoclonaux augmentent considérablement l’efficacité de la chimiothérapie.

Aujourd’hui, une dizaine d’anticorps monoclonaux contre le cancer sont prescrits en pratique quotidienne et plus de 150 sont en développement.

Qu’appelle-t-on thérapies ciblées ? Dans le contexte du traitement des cancers, les anticorps monoclonaux utilisés comme biothérapie sont souvent désignés sous le terme de « thérapies ciblées », parce qu’ils ciblent une protéine très particulière impliquée dans le développement du cancer en question. Ce terme n’est qu’une autre manière de désigner un médicament de biothérapie utilisant un anticorps monoclonal. On pourrait parler de thérapie ciblée pour tous les anticorps monoclonaux, mais ce terme n’est habituellement employé que dans le contexte du cancer.

Les particularités d’usage des anticorps monoclonaux

Parce que ce sont des protéines qui, prises par voie orale, seraient détruites par les sucs digestifs, les biothérapies en général, et les anticorps monoclonaux en particulier, doivent être injectés sous la peau ou en perfusion intraveineuse selon les traitements. Ce sont des médicaments qui, du fait de leur technicité et de leur coût élevé, sont prescrits à l’hôpital et souvent administrés en hospitalisation de jour, en particulier pour les formes intraveineuses.

Les anticorps monoclonaux qui interfèrent avec le système immunitaire (dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques) peuvent augmenter la vulnérabilité à certaines maladies et justifient une surveillance rapprochée. De plus, avant leur prescription, le médecin doit s’assurer de l’absence de maladies infectieuses (prise de sang, radiographie du thorax, dépistage de la tuberculose et des hépatites virales B et C, etc.) ou de risque particulier de cancers de la peau (avec un contrôle par un dermatologue). Il s’assure également que le patient est à jour de ses vaccinations avant de débuter le traitement par ces anticorps monoclonaux.

Enfin, en général, l’administration de ces traitements ne doit pas se faire chez la femme enceinte ou qui allaite, mais des exceptions existent. Une contraception efficace est parfois nécessaire chez les personnes en âge de procréer pendant le traitement pour éviter d’exposer le fœtus à ces biothérapies.

Biomédicaments et soins dentaires

Les anticorps monoclonaux qui agissent sur le système immunitaire exposent à un risque d’infections graves : leur utilisation ne peut se faire que lorsque le médecin a éliminé ce qui pourrait permettre à des germes de pénétrer dans l’organisme, notamment d’éventuelles infections buccodentaires.

Lors de soins usuels (caries, détartrage), pensez à prévenir votre dentiste que vous êtes traités avec un anticorps monoclonal. Un traitement antibiotique en prévention peut être prescrit. Lors de soins dentaires plus importants, tel qu’une extraction dentaire, il peut être nécessaire d’interrompre le traitement par anticorps monoclonal. De plus, le dénosumab, utilisé pour traiter notamment l’ostéoporose, nécessite un examen dentaire et des soins préventifs éventuels avant de débuter le traitement.

Source : https://www.vidal.fr/medicaments/utilisation/biotherapie-biosimilaire/anticorps-monoclonaux.html

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    Covid-19 : les anticorps monoclonaux sont ’une opportunité à saisir’, estime l’Académie de médecine Par Danielle Messager publié le 12 février 2021 à 10h25 – Document ‘franceinter.fr’
    Les vaccins sont là, mais il n’y a toujours pas de réel traitement contre la Covid-19. C’est pourquoi les résultats encourageants des traitements à base d’anticorps fabriqués par génie génétique font grandir l’espoir de disposer d’une nouvelle méthode pour lutter contre l’épidémie.

Photo - Les anticorps monoclonaux sont ’une opportunité à saisir’ vient d’écrire l’académie de médecine © Visactu / Science Photo Library / Christoph Burgstedt

Alors qu’il n’existe pas encore réellement de traitement contre la Covid, l’attention se porte de plus en plus sur les anticorps monoclonaux. Utilisés depuis déjà deux mois aux États-Unis et au Canada, l’Allemagne vient tout juste d’en autoriser l’accès. Et en France, l’Académie de médecine vient d’écrire dans un avis que ’c’est une opportunité à saisir’. L’efficacité des anticorps monoclonaux est maintenant bien décrite et plusieurs chercheurs appellent à leur développement.

Du plasma humain au génie génétique

Au départ, il y avait des anticorps purifiés à partir de plasma de personnes immunisées contre la maladie. Puis, ces anticorps dits monoclonaux, ont été fabriqués par génie génétique : ils sont dirigés spécifiquement contre la protéine Spike, la protéine-clé qui permet au virus de pénétrer dans les cellules humaines. Il faut les administrer le plus tôt possible pour neutraliser le virus et diminuer la charge virale chez les personnes qui sont le plus à risque de développer une maladie grave. Le variant anglais est également sensible à ces traitements.

De plus, les anticorps monoclonaux pourraient également être utilisés à titre préventif, annonce le professeur Michel Kazatchkine, membre du panel indépendant d’évaluation de la réponse mondiale à la Covid.’Il y a un essai très important aux États-Unis, portant sur 900 personnes, dans des maisons de retraite. L’administration de ces anticorps de façon préventive a permis de diminuer de 80% le risque d’infection par la Covid, à la fois chez les résidents et chez le personnel soignant de cet établissement’ explique l’immunologue.

Pour les personnes à haut risque, l’Académie de médecine demande d’accélérer le processus d’autorisation de ces médicaments en France. Le coût est élevé : environ 1.500 euros le traitement, mais une fabrication à plus grande échelle permettrait de faire baisser les prix.

Cinq molécules ont été repérées dont celle contenue dans le Prozac.

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    Il n’y a pas que le vaccin. Que faire des malades ? - La recherche de traitements curatifs de la Covid-19 se poursuit Par Lydia Pouga - 12 février 2021 – Document ‘causeur.fr’ - Photo - Le ministre de la Santé Olivier Véran se fait vacciner à Melun, le 8 février 2021 © Jeanne Accorsini/ DICOM/SIPA Numéro de reportage : 01003566_000005
    On aurait pu craindre que les prouesses des thérapies vaccinales anti-Covid-19 fassent oublier les traitements visant à soigner les patients atteints de la Covid-19. Mais les traitements curatifs anti-Covid-19 conservent toute leur place dans la stratégie de lutte contre la pandémie et la recherche dans ce domaine se poursuit.

D’aucuns voudraient voir dans le succès des vaccins anti-Covid-19 comparé aux échecs relatifs des traitements antiviraux les manœuvres mercantiles d’entreprises pharmaceutiques qui auraient tout fait pour privilégier une stratégie leur assurant d’importants profits (la vaccination) et empêcher le repositionnement de traitements moins rentables. Mais en matière de maladies virales, découvrir un traitement curatif reste un challenge. 

Un virus mauvais candidat à l’éradication

Les virus sont des formes de vie à part, considérés à la frontière du vivant car ils ont besoin pour se reproduire des autres organismes, de les parasiter et de s’emparer de leur machinerie. Si bien que tenter de détruire les virus revient souvent à être toxique vis-à-vis de nos propres cellules qu’ils parasitent. Il faut reconnaitre en outre que les vaccins à ARN messagers contre la Covid-19 ont dépassé toutes les attentes. Mais il serait naïf de croire que la vaccination anti-Covid-19 sonnera le glas du SARS-CoV-2. Pour être éradiqué, un virus doit pouvoir induire une immunité suffisamment robuste. Or les cas de réinfections et l’émergence de variants facilitée par la prolifération mondiale du virus ne font pas du SARS-CoV-2 un bon candidat à l’éradication. De plus, l’immunité collective comme barrière à la propagation virale est difficile à atteindre pour un virus qui se transmet dans des populations connectées qui n’ont pas la même capacité à être immunisées. Car l’accès à la vaccination dans le monde est disparate, en particulier concernant les pays africains. Dès lors les traitements antiviraux gardent toute leur place dans la stratégie de lutte contre la Covid-19. 

Chez les personnes susceptibles de développer des formes graves, le challenge est grand : il s’agit d’être rapidement efficace car il faut éviter que la prolifération virale induise des lésions potentiellement irréversibles ou susceptibles de compliquer l’infection, et éviter l’emballement du système immunitaire (inflammation) contre lequel le traitement antiviral ne peut rien une fois le processus enclenché… 

Les médicaments contre la phase inflammatoire de la maladie

Dans la grippe, par exemple, on considère qu’au-delà de deux jours après le début des symptômes le traitement antiviral est inutile. Les médicaments anti-infectieux repositionnés tel que le remdésivir (anti-Ebola), le lopinavir-ritonavir (anti-VIH), l’hydroxychloroquine (antipaludéen), l’azithromycine (antibiotique) et le favipiravir (antigrippal) peinent à démontrer leur efficacité dans le traitement ou la prévention des formes graves de Covid-19. Il en est de même pour les thérapies basées sur des anticorps bloquant le SARS-CoV-2 comme ceux reçus par Donald Trump ou l’injection de plasma contenant des anticorps de patients guéris de la Covid-19. Il est possible que les résultats mitigés pour ces traitements soient liés au fait qu’ils soient ……

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L’auteure : Lydia Pouga (photo) , Médecin conseil auprès de l’Ambassade de France à Bakou, Médecin spécialiste en Virologie, PhD en Neuroscience

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Source : https://www.causeur.fr/covid-19-traitements-malades-191436

27.BIS
Coronavirus : traitements et médicaments, où en sommes-nous ? Vidéo 7:08 - 22 février 2021 - Numerama

Alors que la campagne vaccinale contre le coronavirus SARS-CoV-2 est au centre de l’attention pour maîtriser la pandémie, où en est la recherche de traitements pour guérir la maladie Covid-19 ? Tour d’horizon des pistes prometteuses et celles décevantes. ⏰ Sommaire 00:00​ - Intro : où en sont les recherches sur les médicaments ? 01:20​ - Les traitements qui n’ont pas fait leurs preuves contre le coronavirus 03:25​ - Les traitements prometteurs et essais remplis d’espoir contre la Covid-19 06:21​ - Conclusion 📝 Suivre tout l’actualité sur le coronavirus (Covid-19) en France et dans le monde ► https://www.numerama.com/tag/coronavi...

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Qy9yXCkXf38

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Rubrique E – Souffrances mentales et psychoses liée au coronavirus

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    À l’ère de la distanciation sociale, l’ennui peut constituer une menace pour la santé publique - Traducton du 21 février 2021 par Jacques Hallard d’un article de Sujata Gupta en date du 15/02/2021 par ‘sciencenews.org’ NewsPsychologysous le titre « In the social distancing era, boredom may pose a public health threat  » - Accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/social-distancing-boredom-covid-19-public-health-pandemic
    Des études récentes donnent des indices sur les raisons pour lesquelles certaines personnes éprouvent des difficultés à suivre les lignes directrices en matière de distanciation sociale.

Photo – Deux études récentes suggèrent que les personnes sujettes à l’ennui sont plus susceptibles que d’autres d’enfreindre les règles de distanciation sociale. Selon les chercheurs, accepter l’idée qu’il est normal de s’ennuyer pourrait aider les gens à faire face à la situation. Jarernchai Torchot/EyeEm/Getty Images Plus

Ces derniers mois, les journalistes et les experts en santé publique ont parlé de ’fatigue pandémique’. Bien qu’elle ne soit pas clairement définie, l’idée générale est que les gens se sont fatigués de la pandémie et se sont tenus à l’écart pendant près d’un an et plus. Cette fatigue peut se manifester par des sentiments d’anxiété, de désespoir, de frustration, de colère et d’ennui.

Le fait de voir l’ennui figurer sur cette liste inquiète ceux qui étudient le phénomène. ’En général, l’ennui vous dit que vous devriez faire autre chose’, déclare la psychologue sportive Wanja Wolff de l’université de Constance en Allemagne. ’Dans le contexte d’une pandémie... ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire’.

Récemment, ces craintes ont été mieux prises en compte. Deux études similaires mais indépendantes, l’une menée par Wolff et ses collègues et l’autre par une équipe de recherche canado-américaine, ont montré que les personnes qui s’ennuient fréquemment sont plus susceptibles que d’autres de bafouer les directives de distanciation sociale. Ces personnes sujettes à l’ennui semblent également être plus susceptibles de contracter le coronavirus.

L’ennui, selon ces études, pourrait bien constituer une menace réelle, mais sous-estimée, pour la santé publique.

Définir l’ennui

Dans l’ensemble des sciences humaines occidentales, l’ennui est généralement dépeint comme un échec individuel. Le pessimiste allemand du XIXe siècle, Arthur Schopenhauer, a défini l’ennui comme la sensation du vide de l’existence. Le philosophe français Jean-Paul Sartre l’a appelé ’la lèpre de l’âme’.

Mais les chercheurs qui étudient l’ennui disent qu’il mérite une lecture plus neutre. Ce sentiment de n’avoir rien à faire - ce que l’auteur russe Léon Tolstoï appelait ’le désir des désirs’ - sert de signal, d’appel au corps pour qu’il passe les vitesses, selon la pensée actuelle.

’L’ennui est un signe que vous n’êtes pas engagé de manière significative dans le monde’, dit la psychologue sociale Erin Westgate de l’Université de Floride à Gainesville. Les chercheurs, dont Westgate, ont identifié deux voies menant à l’ennui : une perte de concentration ou une perte de sens.

Il est certain que beaucoup d’entre nous ont perdu la concentration, ou l’acuité mentale, de l’époque d’avant, dit Westgate. En plus d’une pandémie mortelle qui a entraîné des fermetures de villes et des écoles éloignées, il y a eu des manifestations pour les droits civils, des troubles politiques, une récession paralysante et une myriade d’autres facteurs de stress, petits et grands. Ces perturbations, qui entravent notre capacité à rester mentalement alerte, peuvent conduire à l’ennui. Lorsque l’ennui est défini de cette manière, l’activité des parents de jeunes enfants, par exemple, n’offre que peu de protection contre le blabla. En fait, Westgate et d’autres ont constaté qu’à la fois la sous-stimulation et la surstimulation peuvent court-circuiter la capacité d’attention d’une personne.

Entre-temps, beaucoup de nos vies ont été chamboulées. Les recherches de Samantha Heintzelman, psychologue de la personnalité et psychologue sociale de l’université Rutgers de New Jersey, montrent que des routines simples, comme prendre un café dans le même café tous les jours ou déjeuner avec un ami, donnent en fait un sens à la vie. ’Nous sommes dans une perte collective de routine en ce moment’, dit Heintzelman. Autrement dit, les directives de distanciation sociale visant à nous protéger d’une maladie mortelle ont également volé les choses apparemment petites qui donnent un sens à la vie (SN : 8/14/20).

Lorsque les gens perdent à la fois leur concentration et le sens de leur vie, cette forme d’ennui est ’doublement mauvaise’, selon Westgate. ’On peut s’ennuyer parce que quelque chose a un sens, mais on ne peut pas y prêter attention parce que c’est trop facile ou trop difficile. On peut aussi s’ennuyer parce qu’on peut être attentif, mais cela n’a pas de sens’, dit-elle. ’Mais si quelque chose n’a pas de sens et que vous ne pouvez pas y prêter attention, vous vous ennuyez doublement’.

Deux études récentes suggèrent que les personnes sujettes à l’ennui sont plus susceptibles que d’autres d’enfreindre les règles de distanciation sociale. Selon les chercheurs, accepter l’idée qu’il est normal de s’ennuyer pourrait aider les gens à faire face à la situation. Jarernchai Torchot/EyeEm/Getty Images Plus

Ces derniers mois, les journalistes et les experts en santé publique ont parlé de ’fatigue pandémique’. Bien qu’elle ne soit pas clairement définie, l’idée générale est que les gens se sont fatigués de la pandémie et se sont tenus à l’écart pendant près d’un an et plus. Cette fatigue peut se manifester par des sentiments d’anxiété, de désespoir, de frustration, de colère et d’ennui.

Le fait de voir l’ennui figurer sur cette liste inquiète ceux qui étudient le phénomène. ’En général, l’ennui vous dit que vous devriez faire autre chose’, déclare la psychologue sportive Wanja Wolff de l’université de Constance en Allemagne. ’Dans le contexte d’une pandémie... ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire’.

Récemment, ces craintes ont été mieux prises en compte. Deux études similaires mais indépendantes, l’une menée par Wolff et ses collègues et l’autre par une équipe de recherche canado-américaine, ont montré que les personnes qui s’ennuient fréquemment sont plus susceptibles que d’autres de bafouer les directives de distanciation sociale. Ces personnes sujettes à l’ennui semblent également être plus susceptibles de contracter le coronavirus.

L’ennui, selon ces études, pourrait bien constituer une menace réelle, mais sous-estimée, pour la santé publique.

Sujet aux pensées noires (‘blacks’)

Ces deux nouvelles études sur l’ennui - chacune comprenant près de 1 000 participants nord-américains - montrent à quel point l’ennui peut être élevé chez les personnes sujettes à ce sentiment pendant cette pandémie.

Dans l’étude menée par l’équipe américano-canadienne, les chercheurs ont cherché à quantifier le lien entre la propension innée d’une personne à l’ennui et les comportements contraires aux règles durant la pandémie, comme le fait de passer moins d’heures à l’écart des autres ou de tenir une réunion sociale. La tendance à l’ennui dans l’échantillon explique 25 % de la variance dans les comportements contraires aux règles, rapporte l’équipe dans son rapport de mars intitulé ’Personnalité et différences individuelles’. Les chercheurs n’ont pas trouvé de lien étroit entre les infractions aux règles et les autres facteurs susceptibles de les influencer, comme l’âge ou le sexe. (Les jeunes adultes et les hommes ont tendance à obtenir de meilleurs résultats en matière d’ennui que les autres groupes).

Luttes de distanciation sociale

Dans une étude récente, les personnes ayant obtenu un score élevé sur une échelle de cinq points de tendance à l’ennui et un score relativement faible sur une échelle de cinq points de maîtrise de soi ont généralement eu plus de mal que les autres à respecter les directives de distanciation sociale (cercles plus larges).

Deux études récentes suggèrent que les personnes sujettes à l’ennui sont plus susceptibles que d’autres d’enfreindre les règles de distanciation sociale. Selon les chercheurs, accepter l’idée qu’il est normal de s’ennuyer pourrait aider les gens à faire face à la situation. Jarernchai Torchot/EyeEm/Getty Images Plus

Ces derniers mois, les journalistes et les experts en santé publique ont parlé de ’fatigue pandémique’. Bien qu’elle ne soit pas clairement définie, l’idée générale est que les gens se sont fatigués de la pandémie et se sont tenus à l’écart pendant près d’un an et plus. Cette fatigue peut se manifester par des sentiments d’anxiété, de désespoir, de frustration, de colère et d’ennui.

Le fait de voir l’ennui figurer sur cette liste inquiète ceux qui étudient le phénomène. ’En général, l’ennui vous dit que vous devriez faire autre chose’, déclare la psychologue sportive Wanja Wolff de l’université de Constance en Allemagne. ’Dans le contexte d’une pandémie... ce n’est peut-être pas la meilleure chose à faire’.

Récemment, ces craintes ont été mieux prises en compte. Deux études similaires mais indépendantes, l’une menée par Wolff et ses collègues et l’autre par une équipe de recherche canado-américaine, ont montré que les personnes qui s’ennuient fréquemment sont plus susceptibles que d’autres de bafouer les directives de distanciation sociale. Ces personnes sujettes à l’ennui semblent également être plus susceptibles de contracter le coronavirus.

L’ennui, selon ces études, pourrait bien constituer une menace réelle, mais sous-estimée, pour la santé publique.

Les luttes de distanciation sociale

Dans une étude récente, les personnes ayant obtenu un score élevé sur une échelle de cinq points de tendance à l’ennui et un score relativement faible sur une échelle de cinq points de maîtrise de soi ont généralement eu plus de mal que les autres à respecter les directives de distanciation sociale (cercles plus larges).

Relation entre la tendance à l’ennui, la maîtrise de soi et la difficulté d’adhéison et d’acceptence des mesures de distanciation physique, et donc sociales.

Ordonnée : maitrise de soi – Abscisse : ‘promesses d’ennui’ ou tendance à l’ennui

D’après W. Wolff et al / Int. J. Environ. Res. Public Health 2020 (CC BY 4.0)

Pour mémoire : Quel est l’abscisse et l’ordonnée ? - Un petit moyen mnémotechnique pour ne pas confondre abscisse et ordonnée : Ecrite en script, l’initiale d’abscisse se prolonge sur l’horizontale. ’Abscisse’ désigne donc l’axe horizontal d’un repère. La boucle du o se prolonge verticalement, ’ordonnée’ désigne donc l’axe vertical d’un repère.

Selon James Danckert, co-auteur de l’étude et neuroscientifique cognitif de l’Université de Waterloo au Canada, aucun facteur ne peut expliquer à lui seul 100 % du comportement humain. Mais ’25 %, c’est une quantité énorme’.

Wolff et ses collègues, dont les conclusions ont été publiées en ligne le 28 juillet 2020 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health, ont constaté que les personnes sujettes à l’ennui considéraient la distanciation sociale comme plus difficile que les autres et étaient moins enclines à respecter les directives en la matière. Les deux équipes ont montré que les personnes ayant obtenu un score plus élevé en matière d’ennui étaient également légèrement plus susceptibles que celles ayant obtenu un score plus faible, de déclarer avoir obtenu la COVID-19.

’L’ennui est un facteur de motivation incroyablement puissant pour le comportement’, déclare Wolff. Pourtant, ajoute-t-il, les gens peuvent avoir du mal à répondre à ce signal de manière sûre et significative.

Les dangers du marasme

Westgate n’est pas surpris que les personnes particulièrement enclines à l’ennui, mais capables de prendre de la distance socialement, trouvent le fait de rester à la maison ennuyeux. Elle s’interroge cependant sur le reste d’entre nous : comment les personnes qui n’ont pas l’habitude de s’ennuyer font-elles face à la perte de concentration et de sens provoquée par la pandémie ? Enfreignent-ils aussi les règles ?

Les recherches menées ici sont moins directes mais suggestives. Dans une étude réalisée en 2014 dans le magazine Science, Westgate et ses collègues ont demandé à 42 étudiants de premier cycle de s’asseoir seuls avec leurs pensées pendant plusieurs minutes, les téléphones portables n’étant pas autorisés. Les étudiants avaient cependant la possibilité d’appuyer sur un bouton pour recevoir un choc électrique douloureux. Environ deux tiers des étudiants et un quart des étudiantes ont appuyé sur ce bouton, certains à plusieurs reprises, ce qui suggère que même la douleur peut être préférable à l’ennui pour certains (SN : 7/3/14).

De même, une étude de 2019 sur la prise de décision comportementale réalisée par le psychologue social Wijnand Van Tilburg et ses collègues a montré que le fait d’induire l’ennui chez les gens par un jeu de hasard répétitif les incitait à prendre des décisions plus risquées.

L’ennui momentané n’est pas mauvais en soi, dit Van Tilburg, de l’Université d’Essex en Angleterre. Mais sur une plus longue période, l’ennui peut entraîner de graves conséquences pour la santé publique si la situation ’n’est pas résolue ou si la résolution de la situation est néfaste, comme le fait de trop manger, de devenir agressif ou de ne pas porter de masque’, dit-il.

Une étude récente fournit des indices sur la façon dont l’ennui non résolu peut se manifester. La plupart des modèles épidémiologiques supposent que les gens commencent et maintiennent une distance sociale dès que les cas de COVID-19 commencent à augmenter dans une région. Cela entraînerait une augmentation des décès, avec un retard de quelques semaines, puis une chute en réaction à la distanciation sociale - ce qui fait que les prévisions du modèle sur les décès ressemblent à une montagne avec un pic abrupt.

Mais les chercheurs qui ont publié le 22 décembre 2020 les actes de l’Académie nationale des sciences ont découvert, en se basant sur les rapports de mobilité COVID-19 de Google, que dans la plupart des États américains, les gens se sont d’abord repliés sur eux-mêmes lorsque le nombre de cas a augmenté au printemps et en été, mais qu’ils ont ensuite intensifié leurs mouvements avant que la menace ne soit passée. En conséquence, les véritables courbes des décès COVID-19 ressemblent non pas à un pic mais à des plateaux ou à de courtes baisses suivies d’une augmentation rapide. Autrement dit, les taux de mortalité n’ont pas chuté comme prévu, mais sont restés élevés. Lorsque les chercheurs ont intégré cette reprise prématurée de l’activité dans les modèles épidémiologiques, les courbes prévues ont mieux reproduit les modèles de mortalité réels.

Les auteurs attribuent les actions des gens, et le nombre de décès plus élevé que prévu, à la fatigue de la pandémie, qui inclut l’ennui.

Dans les prochains mois, l’ennui lié à la fatigue pandémique pourrait bien s’intensifier. La propagation du coronavirus, y compris de nouvelles variantes encore plus contagieuses (SN : 1/15/21), aux États-Unis et dans de nombreux autres endroits, continue à échapper à tout contrôle. Bien que l’espoir soit à portée de main avec le lancement des vaccins, les experts de la santé publique avertissent que la vaccination d’un nombre suffisant de personnes pour stopper la propagation du virus aux États-Unis pourrait nous amener jusqu’en 2021. Qu’est-ce que cette collision de l’espoir et du désespoir fait à notre niveau d’ennui ? Combien d’entre nous baisseront leur garde ?

Aloes, et maintenant ?

Wolff cherche maintenant à savoir comment aider les personnes en proie à l’ennui à suivre les règles de distanciation sociale. Son article de juillet a montré que lorsque les personnes sujettes à l’ennui font preuve d’une grande maîtrise de soi, elles s’en sortent mieux en adhérant à ces règles. Mais il peut être difficile de former les gens à avoir plus de maîtrise de soi, explique Wolff. Il suggère plutôt que les gens réduisent le besoin de maîtrise de soi en créant des plans d’urgence.

Sa recherche préliminaire, mise en ligne le 25 juin 2021 sur ‘PsyArXiv.com’, suggère que de tels plans ’si jamais’ peuvent aider. Par exemple, si un gymnase intérieur est trop dangereux, une personne pourrait plutôt prévoir de commencer à courir à l’extérieur. M. Wolff suggère aux gens de faire de petits pas pour faciliter le suivi d’un tel changement de routine, comme mettre des vêtements de sport sur le lit la veille et des baskets près de la porte d’entrée. ’L’idée est de rendre le comportement plus automatique’, dit-il.

Mais même avec les plans les mieux conçus, il n’est pas facile de garder le cap et le sens de l’action pendant la pandémie. Les chercheurs affirment qu’il est utile de se rappeler que l’ennui est un signal neutre, ni bon ni mauvais. Et certaines personnes qui se penchent actuellement sur ce sentiment pourraient découvrir que l’ennui a des racines plus profondes qui pourraient même être antérieures à la pandémie.

Le plus optimiste est donc peut-être que certaines personnes utiliseront ce moment d’ennui prolongé pour réfléchir à des objectifs de vie plus importants, explique M. Van Tilburg. ’Il est possible de tirer un sens de ces situations négatives’.

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Citations

J.S. Weitz et al. Awareness-driven behavior changes can shift the shape of epidemics away from peaks and toward plateaus, shoulders, and oscillations. Proceedings of the National Academy of Sciences. Vol. 117, December 22, 2020, p. 32764. doi : 10.1073/pnas.2009911117.

J. Boylan et al. Boredom in the COVID-19 pandemic : Trait boredom proneness, the desire to act, and rule-breaking. Personality and Individual Differences. Published online November 10, 2020. doi : 10.1016/j.paid.2020.110387.

W. Wolff et al. High boredom proneness and low trait self-control impair adherence to social distancing guidelines during the COVID-19 pandemic. International Journal of Environmental Research and Public Health. Published onlineJuly 28, 2020. doi : 10.3390/ijerph17155420.

M. Bieleke, C. Martarelli and W. Wolff. Boredom makes it difficult, but it helps to have plan : Investigating adherence to social distancing guidelines during the COVID-19 pandemic. PsyArXiv. Posted online June 25, 2020.

A. Kılıç, W.A.P. van Tilburg and E.R. Igou. Risk-taking increases under boredom. Behavioral Decision Making. Published online November 10, 2019. doi : 10.1002/bdm.2160.

E.C. Westgate and T.D. Wilson. Boring thoughts and bored minds : The MAC model of boredom and cognitive engagement. Psychological Review. Vol. 125, October 2018, p. 689. doi : 10.1037/rev0000097.

S.J. Heintzelman and L.A. King. Routines and meaning in life. Personality and Social Psychology Bulletin. Published online September 18, 2018. doi : 10.1177/0146167218795133.

T.D. Wilson et al.Just think : The challenges of the disengaged mind. Science. Vol. 345, July 4, 2014, p.75. doi : 10.1126/science.1250830.

About Sujata Gupta E-mailTwitter– (photo) : Sujata Gupta is the social sciences writer and is based in Burlington, Vt. USA

Sujata Gupta est la rédactrice en sciences sociales et elle est basée à Burlington, dans l’état du Vermont aux Etats-Unis.

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    En France, la Cour des comptes est favorable au remboursement des soins des psychologues par la Sécurité sociale Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions - Publié le 16/02/2021 15:47 Mis à jour le 16/02/2021 17:41
    Ce dispositif, expérimenté dans quatre départements français, devrait être généralisé ’dès que possible’, assure la Cour, qui pointe dans un rapport publié mardi la nécessité de mieux orienter les patients. 

Photo - La famille d’un patient en soins palliatifs à l’hôpital d’Argenteuil (Val-d’Oise) rencontre un médecin et une psychologue, le 22 juillet 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Le remboursement des psychologues libéraux par l’Assurance maladie doit être ’généralisé dès que possible’, estime la Cour des comptes. Dans un rapport publié mardi 16 février, elle préconise, pour les cas les moins graves, ’des psychothérapies assurées par des psychologues libéraux’ prises en charge par la Sécu’sur prescription du médecin traitant’, conformément au schéma qui a été experimenté depuis deux ans dans les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, les Landes et le Morbihan. 

Le rapport pointe les défaillances du système actuel, qui se traduit d’une part par des hospitalisations en hausse (340.000 personnes en 2018), mais trop souvent ’inadéquates’ voire ’sous contrainte’, avec des ’entrées par les urgences’ et des sorties ’sans continuité des soins’ ni ’suivi à domicile’. D’autre part, le texte mentionne une demande ’ambulatoire’ qui ’ne cesse d’augmenter’ (2,1 millions de personnes en 2018), en premier lieu dans les centres médico-psychologiques (CMP), où ’au moins un tiers’ des patients devraient plutôt consulter un psychologue.

Au vu des presque 15 milliards d’euros dépensés pour les hôpitaux, cliniques, établissements médico-sociaux et psychiatres libéraux, les ’pertes d’efficacité’ sont flagrantes pour la Cour des comptes, qui recommande une meilleure ’gradation’ des soins. 

Un ’filtrage’ pour l’accès aux centres médico-psychologiques

En pratique, il faudrait ’prévoir que l’accès aux soins en CMP pour les adultes passe par le filtrage’ d’un professionnel ’de première ligne’ comme le médecin traitant, afin que ces consultations soient enfin ’centrées sur les publics prioritaires’. 

La Cour recommande aussi d’imposer des ’conditions techniques de fonctionnement’ aux hôpitaux et cliniques psychiatriques, comme pour les autres spécialités soumises à une ’autorisation d’activité’.

Ces normes sont actuellement selon elle ’inexistantes’ dans les secteurs public et privé non lucratif, et ’très limitées’ dans le privé lucratif. Même quand il en va ’du respect de la dignité du patient’, avec par exemple un maximum de deux lits par chambre valable en rééducation mais ’pas exigé en psychiatrie’.

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Source : https://www.francetvinfo.fr/sante/la-cour-des-comptes-favorable-au-remboursement-des-psychologues-par-la-securite-sociale_4299279.html

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’Dossier - Palu et Corona : même combat ? Face au quadrilemme (écologie, santé, social, économie), tout reste à faire autrement.’ par Jacques Hallard samedi 16 mai 2020 par Hallard Jacques - français

’Point sur la pandémie de Covid-19 et initiatives vers le bio et l’altruisme.’ par Jacques Hallardvendredi 2 octobre 2020 par Hallard Jacques - français

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’Les impacts du confinement et du télétravail sur la santé mentale, et l’importance psychologique du toucher entravé par les mesures barrières’ par Jacques Hallard mardi 8 décembre 2020 par Hallard Jacques - français

’La santé mentale de toutes les populations est mise à mal par la pandémie de COVID-19 et ses conséquences économiques et sociales’ par Jacques Hallard mardi 24 novembre 2020 par Hallard Jacques - français

’Philosophes et soignants à la tâche : la pandémie de Covid-19 et le confinement furent une extraordinaire matière à penser pour les philosophes et les soignants’ par Jacques Hallardmardi 14 juillet 2020 par Hallard Jacques - français

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    Détresse psychique  : les clefs de la résilience Par Cyrielle Jehanneuf, rédigé le 04 janvier 2021 à 15h52 – Document ‘alternativesante.fr’ - Article paru dans le journal nº 86 - Cerveau
    Un quart de la population souffre de dépression, deux tiers dort moins bien, les urgences psychiatriques débordent. La grand-mère isolée, le célibataire empêché, l’employé en télétravail avec ses trois enfants, le patron de bar pourtant toujours enjoué, etc… Chacun a son histoire à raconter, certes, mais la détresse psychique concerne tout le monde, vous et moi aussi.

(Dossier partie I)

Les clefs de la résilience

Les émotions n’ont pas la cote. C’est assez culturel, par manque de compréhension parfois, d’éducation souvent. Pourtant, nous sommes des êtres sensibles, dotés de sens physiques comme le toucher, l’odorat, l’ouïe, le goût, la vue, la proprioception, et de sens psychiques avec les expériences émotives que nous cherchons souvent à taire. Notre rapport au monde détermine la trame subtile de notre vie intérieure car, si la capacité de ressentir est innée, l’interprétation et l’expression des émotions s’acquièrent dans l’enfance, puis tout au long de la vie.

Les expériences émotives  : un système dinformation

Les émotions sont souvent jugées comme bonnes ou mauvaises, alors qu’elles sont toutes légitimes et révélatrices d’un besoin. Écouter, identifier et comprendre ces phénomènes sophistiqués nous guide pour évoluer. Nos cerveaux analytiques ont ainsi meilleure vocation que chercher à les inhiber. D’ailleurs, on admet facilement qu’il faut tenir compte des sens physiques, le cerveau sait comment réagir à une sensation de brûlure ou une odeur nauséabonde. Il sait qu’il préfère revivre des sensations agréables, telles une étreinte chaleureuse ou le goût d’un chocolat fondant (là aussi, c’est culturel). Ainsi, les émotions peuvent orienter les décisions de sorte que celles vécues comme négatives nous permettront de savoir satisfaire les besoins suggérés, et les positives nous donneront une représentation de la qualité de leur satisfaction pour aiguiller nos vies.

Indicateurs de satisfaction des besoins

Des besoins insatisfaits, en temps de crise, il y en a un paquet. C’est dire comme le Covid-19 fait fuser les émotions : peur, anxiété, tensions, colère, frustration, tristesse, apathie, déprime, dépression, maux divers… et parfois tout à la fois ! Chacune continuera de s’exprimer tant que le besoin lié ne sera pas satisfait. Confinements, gestes « barrière » et port du masque ne prendront pas soin de la frustration et de la tristesse qui sont liées à l’isolement de certains, alors qu’ils satisferont le besoin de sécurité exprimé par la peur et l’anxiété des autres. De plus, les situations face auxquelles nous sommes impuissants peuvent nous proclamer leurs victimes ; c’est alors le renforcement de ces émotions. La neurochimie est bousculée, l’axe neuroendocrinien réagit, le cerveau s’organise différemment, tout cela malgré soi, comme si on avait changé de programme interne. Avec l’aide des neurosciences, voyons comment même les personnes qui s’y attendaient le moins, en arrivent à vivre une détresse psychique, à tendance anxieuse ou dépressive.

Vers un syndrome de stress post-traumatique  ?

Le stress entremêle l’inattendu et le changement. La période Covid-19 avec la surexposition aux informations anxiogènes, répétées et permanentes place les individus dans ce type de contexte, touchant à des peurs fondamentales : maladie, mort, solitude, argent, emploi, etc. Parallèlement, un événement est considéré comme traumatique s’il y a confrontation à des expériences de mort ou d’atteinte à l’intégrité physique et avec un sentiment d’impuissance, de perte de contrôle. On a alors vu apparaître des syndromes de stress post-traumatique et des états de sidération psychique issus d’états d’alarme qui ont duré.

Besoins des uns et des autres

Saviez-vous que l’accord émotionnel avec nos semblables augmente le tonus vagal, la santé et la synchronisation des activités cérébrales ? Le registre émotionnel humain est considérable et nous disposons d’un vocabulaire riche pour nuancer nos joies et nos peines, si bien qu’outre son rôle informatif, il représente un véritable dispositif 
de communication. 
Par ailleurs, imaginez vos conversations dénuées d’expressions émotives : moins vivant n’est-ce pas ?

NB. En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site ‘Alternative Santé’ ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

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Source : https://www.alternativesante.fr/cerveau/detresse-psychique-les-clefs-de-la-resilience

Alternative Santé’ est un magazine mensuel français consacré à la santé et à la médecine. Il est édité par la société Santé Port Royal et est consacré aux médecines non conventionnelles. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alternative_Sant%C3%A9

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Rubrique F - L’économie post-Covid

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    L’économie post-covid – Un livre de Patrick ARTUS et Olivier PASTRE Par Laurent BRAQUET Professeur de SES, Académie de Rouen – Document ‘melchior.fr’
    Patrick Artus et Olivier Pastré analysent dans leur dernier ouvrage les implications considérables de la crise du COVID-19 sur nos économies et nos sociétés. S’ils estiment que « nous sommes dans une situation de telles incertitudes que la seule vertu scientifique est celle de la modestie », ils montrent que cette crise est inédite car profondément cumulative et multidimensionnelle.

En effet, elle produit un choc à la fois macroéconomique (choc d’offre lié au confinement, crise des pays émergents, monétisation des dettes publiques), microéconomique (réorganisation du travail des entreprises), structurel (avec la réorganisation des chaînes de valeurs globales, une accélération du processus de destruction créatrice entre les secteurs de l’économie, et une refonte de la gouvernance des entreprises), mais aussi politique et géopolitique. 

Les auteurs souhaitent, dans ce livre, déconstruire les fausses solutions qui rencontrent pourtant un certain écho médiatique, faire le point sur nos certitudes (et les incertitudes) face à cette crise, et tracer quelques perspectives pour la conduite de la politique économique qui ne pourra échapper à certaines ruptures.

Note de lecture - Synthèse de la note de lecture

Fait d’actualité sur le plan de relance face à la crise du Covid-19 Lire ici

L’ouvrage - Les leçons de l’Histoire

Pour affronter une telle crise, Patrick Artus et Olivier Pastré considèrent qu’il faut tout d’abord prendre le recul nécessaire en se plongeant dans l’Histoire. Les épidémies ne datent pas d’hier, de la peste antonine de 166 à 189, avec la variole ayant fait 10 millions de morts, à la peste noire qui a causé la mort d’entre 25 et 40 millions de personnes en Europe entre 1347 et 1352, à celle qui a frappé Marseille en 1720, et la grippe espagnole qui entre 1918 et 1919 a tué 30 millions de personnes en Europe et 50 millions à l’échelle mondiale, ces désastres qui ont émaillé l’histoire du monde permettent de tirer quelques enseignements précieux pour notre temps. Notamment, comme dans le cas de la grippe espagnole, la très forte contagiosité, l’absence de symptômes dans de nombreux cas, la surinfection bronchique, la faible mortalité très relative…mais aussi l’existence déjà à ces époques de fake news (sur l’origine du virus), d’erreurs de politiques économiques, et un creusement dramatique des inégalités sociales…Lorsque l’on scrute les conséquences de ces diverses épidémies, les auteurs expriment leurs inquiétudes, car les épidémies ont souvent trouvé de nouveaux espaces pour se propager sur tous les continents, avec de longues durées épidémiques, souvent sur plusieurs années, et aussi une forte capacité des populations et des pouvoirs politiques à oublier (à l’image de la grippe espagnole qui a précédé les « roaring twenties » et l’expansion économique triomphante des années 1920).

Mais l’Histoire montre également que ces pandémies se sont toujours accompagnées par le passé de la recherche de « boucs émissaires », à l’instar aujourd’hui de la crise du COVID-19 qui conduit à des tensions fortes entre la Chine et les États-Unis, avec des conséquences concrètes en termes de contraction du commerce international, ou, dans les débats économiques, à désigner le capitalisme « néolibéral » et la globalisation comme responsable des désordres. Aujourd’hui le bilan de cette constante des crises qui consiste à pointer du doigt les responsables est bien contrasté selon les auteurs : « cette désignation de boucs émissaires peut faire apparaître à la fois des effets favorables (politiques climatiques, capitalisme plus inclusif, relocalisations) et des effets défavorables (protectionnisme, tensions géopolitiques…). Reste à faire en sorte que ce soient des effets favorables qui l’emportent ».

Voir une vidéo sur l’analyse de la crise (Xerfi Canal) : accès à partir de la source

Quel capitalisme après la crise ?

On associe parfois la crise du COVID-19 aux dérèglements du capitalisme : à tort selon Patrick Artus et Olivier Pastré. Ils pointent bel et bien l’inefficacité économique du capitalisme « néolibéral » : caractérisé par une exigence anormalement élevée de rentabilité du capital pour l’actionnaire (return on equity), il implique une compression des coûts salariaux, des vagues de délocalisations industrielles, des rachats d’actions financés par l’endettement, un partage des revenus défavorable aux salariés, un dérapage de la dépense publique et de l’endettement public pour compenser la chute de la demande privée, et une consommation très forte d’énergies fossiles et d’émissions de CO2 dans un contexte de dérèglements climatiques. Mais aussi, en raison de ce niveau très élevé d’exigence de rentabilité du capital, ce type de capitalisme favorise une pression constante sur les États pour attirer les capitaux mobiles et les investissements directs étrangers par la concurrence fiscale, ainsi qu’une économie monopolistique composée de grands groupes surpuissants (comme les célèbres GAFA), bien éloignée d’un capitalisme libéral et entrepreneurial. La marque de cet échec de modèle de capitalisme en termes d’efficacité économique est le ralentissement des gains de productivité du travail depuis les années 1980, et le ralentissement de la croissance potentielle dans les pays de l’OCDE.

Pour évoluer vers un capitalisme plus inclusif, il faudrait que le système économique soit en mesure « d’internaliser les diverses externalités » qu’il provoque (chute de l’emploi industriel, creusement des inégalités, délocalisations excessives, endettement préoccupant, externalités sur l’environnement). Mais Patrick Artus et Olivier Pastré pointent trois obstacles :

  • La défaillance des États : manque de vision stratégique à long terme, insuffisante coordination des politiques économiques et concurrence fiscale mortifère, incapacité à fixer un prix convenable du carbone, laissez-faire face à la mise en place d’une économie monopolistique, etc. 
  • Un affaiblissement des entreprises : chute de la profitabilité, endettement additionnel, affaiblissement de la productivité avec l’imposition des normes sanitaires liées au COVID-19, etc.
  • Un rôle ambigu de la finance : si elle peut pousser à la prise en compte de normes de performances ESG (environnement-social-gouvernance) dans un nombre croissant d’investissements, elle peut inciter aussi à une recherche d’une rentabilité très élevée du capital.
    Dans le cadre de la crise que nous traversons, Patrick Artus et Olivier Pastré se prononcent dans cet ouvrage pour que l’on mette davantage en avant la logique du mutualisme, particulièrement adaptée à notre temps : principe de solidarité en faveur des populations les plus vulnérables, non obsession de la rentabilité et capitalisation des profits, gouvernance démocratique (1 sociétaire = 1 voix), un corpus que pourraient porter les jeunes générations et qui pourrait faciliter la sortie de crise.

Certitudes et incertitudes

En matière de travail et d’emploi, Les auteurs s’attaquent à quelques faux débats :

  • sur la relocalisation qui peut certes réduire notre dépendance extérieure mais qui peut prendre du temps et nécessitera une montée en qualifications de notre main d’œuvre sur le territoire ;
  • sur les dividendes : si le partage salaires/profits devra évoluer, « faire payer les riches » restera démagogique si l’on veut conserver des apporteurs de capitaux, privés ou institutionnels, pour soutenir nos entreprises et réaliser des investissements ;
  • sur la hausse du SMIC qui dissuaderait les entreprises de créer des emplois en CDI, pénaliserait les jeunes, et accentuerait le dualisme du marché du travail ;
    Dans le cadre de la crise que nous traversons, Patrick Artus et Olivier Pastré évoquent quelques certitudes peu réjouissantes sur le plan macroéconomique :
  • La polarisation du marché du travail va s’accentuer, entre stable et emplois précaires, entre emploi qualifié et emploi peu qualifié
  • Les tensions sociales vont s’exacerber au sein des pays européens, dans la mesure où les entreprises, plongées dans de grandes difficultés, vont souhaiter restaurer leur profitabilité par des restructurations, une modération salariale, une accélération des délocalisations…
  • La crise va surtout frapper les jeunes : un gel des embauches des entreprises, des contrats de travail courts et une accentuation de la précarité de l’emploi, une difficulté accrue pour accéder à la propriété dans un contexte de gonflement des bulles immobilières dû aux politiques monétaires très expansionnistes des banques centrales.
    Sur le plan des réformes structurelles à mener, les auteurs plaident pour une réforme ambitieuse des retraites, une décentralisation de la négociation sociale au niveau des entreprises, et une augmentation des heures travaillées (travailler plus nombreux) : « face à l’effondrement de notre PIB, il n’y a qu’une solution : donner un « coup de reins » productif partagé par tous ».

Il faudra également selon eux actionner les politiques macro-prudentielles afin d’éviter des prix anormalement élevés de l’immobilier, et poursuivre les stratégies d’aide à l’embauche des jeunes (exonération des charges sociales pour l’employeur, aide à la formation, etc.)

Mais dans le cadre de cette crise, les incertitudes sont également vertigineuses : quelle politique économique mener et comment éviter que l’ascenseur social ne reste durablement grippé ? C’est une question clé pour les auteurs car le risque est majeur, celui d’accroître la défiance et de briser l’espérance des jeunes générations face à l’avenir.

De toute évidence, « les caractéristiques macroéconomiques des pays de l’OCDE risquent d’être profondément modifiées par la crise du coronavirus » selon Patrick Artus et Olivier Pastré :

  • Une déformation sectorielle de la demande : baisse de la demande de biens durables avec le désendettement souhaité des acteurs économiques, recul du tourisme, accroissement de la vente en ligne, recul de la productivité avec les normes sanitaires, la relocalisation de certaines industries stratégiques (pharmacie, médicament, matériel de télécommunication, etc.)
  • Un accroissement des écarts entre les secteurs gagnants (pharmacie-santé, services à la personne, agroalimentaire, technologies de l’information et de la communication) et les secteurs perdants (biens d’équipement, tourisme, transports aériens…)
  • Une évolution vers une économie dématérialisée : recul de l’industrie et de la fabrication de biens matériels, et accroissement des activités dans les secteurs des services à la personne, technologies, santé, télécoms, etc. Mais avec à la clé une économie plus productive ? Rien n’est moins sûr.
  • Une perspective de stagflation : la croissance durablement faible et le retour de l’inflation (revalorisations salariales, hausse des coûts de production avec les relocalisations industrielles, soutien durable de la demande par les gouvernements) risquent de s’ancrer dans notre paysage macroéconomique en 2020 et 2021 ;
    Sur le plan géopolitique et géoéconomique, et lorsque l’on examine les données actuelles disponibles, il n’est pas certain que l’Europe, qui a réagi assez énergiquement (plan de relance, mutualisation des dettes) sorte plus affaiblie que la crise, en termes de perte de revenu, d’endettement, et de risques géopolitiques, que la Chine et les États-Unis, engagés dans un bras de fer protectionniste, et englués dans des situations aujourd’hui plus préoccupantes.
  • Des bulles spéculatives et une monétisation massive des déficits publics avec des politiques monétaires très expansionnistes et un accroissement rapide de l’offre de monnaie
    Quelle politique économique face à la crise ?

Face au risque d’affaiblissement durable et dramatique de la croissance potentielle de l’économie française, Patrick Artus et Olivier Pastré proposent « une politique économique de rupture » autour de huit propositions :

  • Un soutien aux catégories les plus touchées par un revenu universel ciblé sur les catégories les plus fragilisées (les jeunes et les précaires notamment) ;
  • Une réforme des retraites pour alléger la pression fiscale sur les entreprises et les aider à investir ;
  • Créer un choc de compétences par une réforme de la formation professionnelle et un investissement en capital humain pour accompagner les réallocations d’emplois entre les différents secteurs de l’économie ;
  • Inventer un partenariat entreprises-État sur les technologies d’avenir : un soutien public par des commandes publiques, des financements et des orientations claires, et une prise de risque des entreprises autour de grands projets ;
  • Refonder les normes prudentielles : un moratoire et un recalibrage des normes prudentielles de la banque et de l’assurance (Bâle III et Solvency II) ;
  • Mener une véritable transition énergétique et la mise en place d’une taxe carbone ;
  • Inverser le processus de décentralisation, avec un éclaircissement en termes de répartition des pouvoirs entre les différents échelons administratifs du pays ;
  • Opérer une rénovation du syndicalisme et de son financement pour le rendre plus transparent ;
    Quatrième de couverture

Penser l’après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d’une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d’une refondation de l’économie mondiale sur des bases plus saines et durables.

Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en œuvre – de l’entreprise à l’économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l’emploi. Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d’une sortie de crise par le haut.

La politique à mettre en œuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures. Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu’il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.

Les auteurs :

  • Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur associé à l’École d’Économie de Paris.
  • Olivier Pastré est professeur d’économie à l’université Paris-VIII et président d’IMB Bank (Tunis).
    Ils sont tous deux membres du Cercle des économistes et ont publié ensemble ‘Sorties de crise’ (Perrin, 2009).

Lire le cours de terminale en spécialité SES sur le chômage et les politiques de l’emploi

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Source : https://www.melchior.fr/note-de-lecture/l-economie-post-covid

Livre – « L’économie post-Covid » - Olivier Pastré (Auteur) Patrick Artus (Auteur) Les huit ruptures qui nous feront sortir de la crise - Paru le 30 septembre 2020 Etude (broché) – 1èrede couverture-

Résumé

Penser l’après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d’une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d’une refondation de l’économie mondiale sur des bases plus saines et durables.

Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en œuvre – de l’entreprise à l’économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l’emploi. Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d’une sortie de crise par le haut.

La politique à mettre en œuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures.

Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu’il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.

Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur associé à l’École d’Économie de Paris. Olivier Pastré est professeur d’économie à l’université Paris-VIII et président d’IMB Bank (Tunis). Ils sont tous deux membres du Cercle des économistes et ont publié ensemble Sorties de crise (Perrin, 2009).

Source : https://livre.fnac.com/a14962070/Olivier-Pastre-L-economie-post-Covid

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L’économie post-Covid - Commission des affaires économiques du Sénat Mercredi 13 janvier 2021 - Document ‘senat.fr’ 22 février 2021 Accueil

La commission des affaires économiques a entendu les économistes Patrick Artus et Olivier Pastré – Illustration

Mercredi 13 janvier 2021, la commission des affaires économiques a entendu Patrick ARTUS et Olivier PASTRÉ, économistes et auteurs de ’L’économie post-Covid’. 

  • La vidéo (11 heures 35 minutes) !
  • Le communiqué de presse :

Pour la commission des affaires économiques du Sénat, des réformes structurelles sont nécessaires pour faire face aux conséquences durables de la crise de la Covid pour l’économie française.

Pour Sophie Primas, présidente de la commission, ’un capitalisme territorial est une des réponses à la crise actuelle de nos territoires qui subissent une désindustrialisation rampante’. Jeudi 14 janvier 2021 - Le mercredi 13 janvier 2021, la commission des affaires économiques a reçu les économistes Patrick Artus et Olivier Pastré sur la thématique des politiques économiques de ’l’après‑Covid’.

La présidente Sophie Primasa salué le travail des deux économistes et rappelé qu’en dépit des nombreuses réflexions lancées depuis le développement de la pandémie de Covid‑19, ’nous voyons pour l’instant les conséquences destructrices de cette crise économique sans précédent : une chute durable de PIB, une réduction de la croissance potentielle, des plans sociaux qui se multiplient, une fragilisation financière durable des entreprises, mais peu d’analyse sur ses conséquences à moyen et long terme et les réformes à conduire pour que cette crise ne se traduise pas par un déclassement de la France et de l’Europe’.

MM. Artus et Pastré ont particulièrement insisté sur le bouleversement inédit de la structure de l’économie française, dont les conséquences pleines et entières ne se révèleront que dans les mois à venir. Ils estiment que la sévérité du choc subi par les principales filières exportatrices françaises comme l’aéronautique, la forte fragilisation des PME, et la contraction de l’emploi qui en résultera, sont susceptibles d’entraîner un ajustement d’ampleur, avec une accélération de la désindustrialisation, un accroissement des inégalités sociales, territoriales et sectorielles et un renforcement de la concentration des entreprises au profit de groupes qui bénéficient de rendements croissants.

À ce titre, ils ont souligné le rôle central du développement des compétences et de la formation professionnelle comme facteur d’adaptabilité, tout en notant que le système français reste, à ce jour, inadapté pour mener à bien un tel effort.

Les économistes ont indiqué que la ’dette publique Covid’ semble, à leurs yeux, moins préoccupante que la fragilisation financière des entreprises : les fonds propres des entreprises sont aujourd’hui trop bas pour soutenir l’endettement accru contracté pour faire face à la crise. La fin de l’année 2021 pourrait à ce titre, selon eux, se traduire par une hausse significative du chômage et des faillites , voire par un ’véritable bain de sang’ économique, principalement dans les PME et TPE, selon M. Pastré.

M. Artus a émis une mise en garde face à une possible dislocation sociale et politique, aussi bien à l’échelle nationale que mondiale : ’La crise fabrique énormément d’hétérogénéité, ce qui complique la réponse, car les politiques macroéconomiques ont du mal à traiter l’hétérogénéité.’ Il a notamment évoqué le risque de divergences économiques fortes entre économies au sein de l’Union européenne, appelant à la pérennisation d’un plan de relance européen coordonné, ainsi que le risque d’accroissement des inégalités entre ménages dans le contexte de réorientation professionnelle de centaines de milliers de personnes. Selon les deux économistes, la garantie du revenu des publics les plus fragiles et l’amélioration du dialogue social doivent être deux des priorités de la période politique qui s’ouvre.

Plus largement, les économistes ont présenté les huit ’ruptures’ qu’ils appellent de leurs vœux pour une économie française plus résiliente dans ’l’après‑Covid’. M. Pastré a ainsi déclaré qu’ ’il faut penser à l’horizon de la décennie. Les réformes ne servent plus à grand‑chose, il faut des ruptures et un changement de paradigme. Or, pour l’instant, nous ne voyons pas l’amorce de cette réflexion’.

Pour Sophie Primas, ’ces réflexions invitent les pouvoirs publics à poursuivre aujourd’hui des réformes qui soient à la hauteur de ces enjeux. Si les politiques de soutien de l’activité sont nécessaires, des politiques de rupture plus offensives manquent cruellement. Parmi celles‑ci, je retiens une politique de formation professionnelle qui réponde aux besoins des entreprises, et enfin un nécessaire renforcement de la décentralisation de l’action publique avec le développement de fonds d’investissement en fonds propres au niveau local par les collectivités territoriales. Un capitalisme territorial est une des réponses à la crise actuelle de nos territoires qui subissent une désindustrialisation rampante’.

La vidéo de l’audition - La commission des affaires économiques est présidée par Sophie Primas (Les Républicains - Yvelines). Le compte rendu de l’audition sera bientôt disponible en ligne à l’adresse suivante : www.senat.fr/compte-rendu-commissions/economie.html

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Source : http://www.senat.fr/les_actus_en_detail/article/leconomie-post-covid.html

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    Coronavirus et environnement : quelle sortie de crise ? – Document émanant de ‘greenpeace.fr’
    La crise du coronavirus pose beaucoup de questions. Elle génère naturellement des craintes, mais aussi de l’espoir. Une chose est sûre : dans cette situation inédite, notre force réside dans notre capacité à rester lucides. C’est pourquoi les équipes de Greenpeace mettront régulièrement cette page à jour pour vous proposer de l’information, mais aussi pour passer à l’action, ensemble. Car entre le « monde d’avant » et le « monde d’après », il nous faut tout repenser, dès à présent. Ce qu’on vous propose : Notre vision Nos décryptages Passer à l’action

Coronavirus et écologie : changer de modèle, pour une sortie de crise réaliste

Le coronavirus nous fait vivre un moment inédit

La crise sanitaire du Covid-19 nous affecte tous et toutes : soit parce que nous continuons de travailler pour prendre soin des autres et assurer leurs besoins essentiels, soit parce que nous sommes confiné·es. Comment ne pas interroger notre système économique et politique, nos choix de société et nos modes de vie dans ce moment qui paraît comme suspendu ? Une foule de questions se posent : cette mise à l’arrêt de l’économie est-elle un aperçu des chocs qui nous attendent si rien n’est fait pour contenir le dérèglement climatique ? Ce ralentissement forcé des activités humaines aura-t-il un impact durable sur le climat et l’environnement ? Nous abordons ces questions dans un décryptage sur le coronavirus et le climat.

Transformer ce moment en tournant

Le coronavirus n’est pas une parenthèse dans nos vies. Ses conséquences sociales et économiques seront lourdes. La crise du Covid-19 pourrait aussi n’être que le premier des nombreux chocs que nous subirons à cause de l’emballement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Le modèle économique actuel accroît les inégalités, détruit l’environnement et accentue les déséquilibres sociaux. Ce modèle nous expose à des crises récurrentes et accroît ainsi notre vulnérabilité. Notre priorité collective, une fois l’urgence sanitaire passée, doit être de protéger l’humain et la planète. Tout doit être mis en œuvre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, protéger la biodiversité et organiser des sociétés résilientes face aux dérèglements à venir.

Mettre fin à un modèle destructeur et inégalitaire

Les grandes industries polluantes sont déjà à la manœuvre pour préserver leur modèle économique coûte que coûte, au mépris de la planète et de ses habitant·es. Sous couvert de préservation de l’emploi et de restauration de leur compétitivité, elles négocient des aides publiques colossales. Ces aides doivent bénéficier aux travailleur·ses et à l’emploi, et non aux actionnaires ou aux dirigeant·es. C’est à l’Etat d’en conditionner le versement, et d’obliger les entreprises à investir dans la transition écologique. S’il veut être capable d’empêcher des crises futures ou d’en limiter les conséquences, le gouvernement français doit dès maintenant mettre l’écologie et le social au cœur de son action.

Investir pour le futur

Une fois la pandémie du coronavirus derrière nous, l’urgence climatique, environnementale et sociale devra être au fondement des programmes de reconstruction de nos sociétés. Le plan de relance du gouvernement français devra se détourner des entreprises qui dérèglent le climat et détruisent la biodiversité, et non pas viser le retour d’une croissance toxique. Si le gouvernement échoue à s’orienter dans cette direction, alors ce sera la double peine pour les populations. De cette crise peut ressortir le pire, mais aussi le meilleur : elle peut être le point de bascule pour changer radicalement les règles du jeu économique et construire un monde plus juste et écologique. Il faut transformer en profondeur le fonctionnement de nos sociétés, notamment nos transports, nos modes d’élevage et d’alimentation, notre production et consommation d’énergie, notre commerce… C’est le moment ou jamais de se mobiliser pour faire naître des sociétés vivables pour toutes et tous.

“Les grands changements semblent impossibles au début et inévitables à la fin” : c’est la promesse de Bob Hunter, l’un des fondateurs de Greenpeace. Dans cette crise liée au coronavirus, les dirigeant·es politiques ont la responsabilité historique de tout changer, pour ne pas répéter les erreurs du passé. Il n’y a plus d’autre choix réaliste.

Coronavirus, environnement et climat : décryptage

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Covid-19 et climat : les questions qui fâchent

La crise du covid-19 a été couplée à une nette baisse des émissions de CO2, responsables du changement climatique. Cela aura-t-il un impact positif à long terme sur le climat ? Et le réchauffement y est-il pour quelque chose dans l’émergence de ce virus ?

Retrouvez 5 questions-réponses pour tout comprendre sur les liens entre coronavirus et climat :

Coronavirus et transports : moins de pollution ?

Le covid-19 touche les voies respiratoires et a donc fait remonter la question de la pollution de l’air comme facteur aggravant. Le lien est-il prouvé ? Quels sont les impacts de la crise du coronavirus sur les transports ? Que vont devenir les industries polluantes comme l’aviation et l’automobile, touchées par le ralentissement économique ? On vous explique tout sur le rapport entre coronavirus, transports et pollution.

Covid-19, déforestation et agriculture : quelles causes et conséquences ?

La pandémie du coronavirus a mis sur le devant de la scène le problème de la déforestation et de l’agriculture industrielle. Quel lien exactement y a-t-il entre la destruction des écosystèmes et des virus comme le covid-19 ? Entre zoonoses et élevage ? Notre modèle alimentaire sera-t-il suffisamment résilient face à cette crise sanitaire et économique ? On démêle le vrai du faux dans cet article consacré aux liens entre coronavirus, déforestation et agriculture.

Coronavirus et pétrole : l’heure de la transition énergétique ?

L’industrie du pétrole est en difficulté. Est-ce dû aux tensions géopolitiques ou à la baisse de la demande durant la crise du coronavirus ? L’après-crise sera-t-il favorable à un autre système énergétique ? Qu’attendrent des plans de relance pour la transition écologique ?

Entre fausses opportunités et vrais espoirs, faisons le point sur le lien entre coronavirus et énergies fossiles.

Mobilisons-nous pour une sortie de crise écologique et sociale !

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    Algérie - Crise sanitaire et économique : Les dix commandements de la gouvernance post-Covid-19 Par Nadjia Bouaricha- 22 février 2021 à 10 h 22 min –Document ‘elwatan.com’ – Photo
    Le gouvernement Djerad semblait fonctionner comme un intérimaire, attendant le passage de la tempête, et répondant à l’urgence par des décisions aléatoires

Après une année d’exercice, le gouvernement Djerad reçoit son bulletin.
La note est faible et les résultats bien en-deçà des promesses. Même si face à la crise sanitaire tous les pays se valent, les réponses politiques et économiques du gouvernement algérien ont largement déçu. Si sur le plan politique, le statu quo répressif a marqué l’année, des faillites en cascade ont émaillé le monde économique.

Asphyxie financière pour les entreprises publiques et privées, érosion et dégradation du pouvoir d’achat des citoyens, hausse du taux de chômage, baisse des revenus et des réserves de change, inflation, manque de liquidités bancaires, etc.

Ce fut une année bien difficile et le gouvernement a manqué de solutions, certains ministres ont même fait montre d’incompétence criante, se contentant de faire du surplace et de multiplier les déclarations fâcheuses. Le gouvernement Djerad semblait fonctionner comme un intérimaire, attendant le passage de la tempête, et répondant à l’urgence par des décisions aléatoires.

L’année 2021, et au regard des défis auxquels nous devons faire face, notamment sur le plan économique qui affiche des données macroéconomiques pas très prometteuses, sera également difficile. Le nouveau gouvernement parviendra-t-il à y faire face ou fera-t-il du surplace comme le précédent ?

L’avenir nous le dira, mais ce qu’il faudra retenir c’est que la crise financière associée à la crise sanitaire a dévoilé les faiblesses d’un système rentier qui n’a pas su se défaire de sa dépendance aux hydrocarbures. Le piège de la rente continuera à paralyser la vie économique et limitera les chances de l’Algérie de réellement diversifier ses ressources et créer de la richesse. Les défis sont nombreux et les réponses ne sont pas dans l’attente d’un miracle pour que le prix du baril atteigne 120 dollars.

Le monde après la Covid-19 a changé et l’Algérie se doit également de changer et de s’adapter. On ne peut plus fonctionner avec la logique des années 70 ni politiquement et encore moins économiquement. La gouvernance ne sera plus la même, car la pandémie mondiale a pointé du doigt les failles des systèmes économiques et sanitaires de tous les pays du monde. Il s’agira aujourd’hui de s’adapter pour survivre ou d’attendre et subir le pire. Dans une tribune publiée par le Forum Economique Mondial WEF, la crise a dévoilé 10 domaines à examiner pour renforcer la résilience face aux menaces existentielles et aux menaces futures.

Les 10 domaines à revoir pour faire face aux menaces

« La pandémie mondiale a mis en lumière d’importantes faiblesses nationales et internationales. Elle a également exposé certains mythes et conventions utilisés pour expliquer le monde. Les changements qui se produisent déjà se sont accélérés, réalisant en quelques mois ce qui aurait autrement pu prendre des décennies… C’est le moment pour la génération actuelle et la prochaine génération de dirigeants de faire leur marque et de saisir l’occasion de corriger ces erreurs… », préconise l’analyse du WEF, en appelant à changer ce qui n’est plus adapté à notre époque et à l’avenir que nous voulons face à plusieurs menaces existentielles.

L’analyse recense dix transformations à engager, à commencer par le monde de l’entreprise. « Véritable choc mondial, la pandémie a révélé la fragilité de l’économie mondiale et de ses réseaux. Une économie interconnectée, plutôt que de renforcer la résilience, a amplifié l’effet domino- répandant la douleur et les perturbations économiques dans le monde entier, à mesure que les entreprises licencient des employés. » Le WEF invite les gouvernements de s’assurer « que les entreprises sont prêtes à remplir leurs obligations envers la société. Cela commence avec les travailleurs, base du contrat social entre les entreprises et la société.

Les décideurs doivent réfléchir à la manière de transformer les soutiens aux entreprises pour renforcer la résilience systémique réelle ». Le deuxième chantier réside dans la révision de la politique monétaire pour le bien public. Avant la pandémie, les gouvernements hésitaient à mettre la main à la poche et dépenser des sommes importantes, notamment pour développer le système de santé et prétextaient un manque d’argent récurrent. « La pandémie a torpillé ces croyances.

Alors que les gouvernements puisent dans leurs réserves pour libérer les dépenses publiques, ils pourraient investir dans les infrastructures nécessaires, payer pour la fourniture publique des besoins de base et des services publics, et investir dans la recherche et le développement pour préparer la société aux défis futurs », indique la même analyse. Le WEF préconise de fournir des logements à loyer faible et donner aux familles à revenus moyens la possibilité d’investir pour son propre bien. « Qu’il s’agisse de créer leur propre entreprise ou d’améliorer leur santé, il s’agirait d’un investissement à long terme pour accroître la capacité de plus de segments de la population à contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la société. »

Les gouvernements se doivent par ailleurs de cesser de voir dans la croissance un objectif en soi. « La croissance perpétuelle pousse la société à consommer sans cesse plus de ressources. En conséquence, la politique économique est faussée, se concentrant sur les astuces de comptabilité et d’investissement plutôt que sur le développement et le progrès économique réels. Au lieu de cela, les gouvernements des économies émergentes et avancées doivent se souvenir à quoi doit servir la croissance : améliorer le niveau de vie de toute la population, et pas seulement de segments de la société. » Au lieu de la croissance comme mesure d’épanouissement économique, les pays devront, selon le WEF, adopter des systèmes de mesure plus significatifs pour les guider comme une combinaison de chiffres sur l’emploi, l’accès aux besoins de base et l’investissement orienté vers le futur.

L’analyse du WEF, qui se décline comme un manifeste pour une gouvernance plus juste, appelle également à abandonner la « main libre du marché ». « La société doit réaffirmer son contrôle sur le marché et le secteur privé, en veillant à ce qu’ils soient orientés vers le bien public. Les entreprises ont un permis d’exploitation, mais lorsque les entreprises violent cette compréhension, les sociétés doivent s’assurer que le secteur privé agit de manière responsable. » De même que la révocation du « free ride » de la gig économy, employant de nombreux contractuels sur des plateformes numériques et sont sous-payés, est aussi souhaitée. « Les gouvernements doivent examiner quelles plateformes réussissent et pourquoi, puis essayer de soutenir des alternatives qui ne dépendent pas du modèle global du financement technologique. »

Valoriser le travail essentiel

Les mesures de confinement ont touché pratiquement tous les secteurs à l’exception des « travailleurs essentiels ». La pandémie a introduit ce terme pour désigner notamment les travailleurs de la santé et services publics, de même que les livreurs, les concierges, les employés d’épicerie, les ouvriers agricoles et d’usines de conditionnement des aliments. Des employés essentiels, mais pourtant souvent sous-payés. « Tout comme les gouvernements doivent repenser les biens qui sont stratégiquement essentiels à une économie en crise, ils doivent également veiller à ce que ceux qui travaillent à ces postes soient correctement rémunérés et protégés afin qu’ils puissent aider à soutenir le reste de la société. »

Il y a également lieu de recadrer les priorités de développement. « Il y a eu un sous-investissement dans les infrastructures qui auraient aidé à lutter contre cette pandémie et à réduire le risque de la prochaine crise : eau potable, meilleure nutrition, assainissement amélioré et infrastructures de santé publiques plus larges…Des millions de personnes n’ont pas de logements sûrs et sécurisés, un accès stable à l’électricité ou des services publics importants, comme l’éducation », constate les analystes du WEF. « La société devrait limiter l’utilisation de tout développement ou de l’argent public vers la technologie numérique au détriment du bien-être des populations… à moins qu’un organisme indépendant -et non dominé par les entreprises technologiques – puisse expliquer de manière convaincante pourquoi cela améliorerait le développement ».

La pandémie a par ailleurs révélé l’urgence de revoir le système alimentaire. « Les épisodes de pénurie de l’année dernière invitent les gouvernants à repenser radicalement l’approche des système alimentaires. Premièrement, développer de meilleurs systèmes de distribution de nourriture, en particulier dans les communautés les plus pauvres… Deuxièmement, veiller à ce que les épiceries et supermarchés disposent de suffisamment de stocks de produits essentiels et investir dans la production alimentaire locale, en particulier dans les produits de base. »

Les mesures de confinement ont largement réduit l’effet de la pollution de l’environnement, ce qui appelle à mieux à orienter l’activité humaine dans le respect de la nature.

L’autre enseignement de la crise sanitaire réside dans le changement géopolitique endommageant le soft power de l’Occident. « Le monde post-pandémie sera un monde avec de nombreuses puissances différentes : la Chine, l’Inde, la Russie, l’Europe, l’Afrique, le Brésil et les Etats-Unis. Des tensions existeront entre ces différents pays et les limites de leur influence seront contestées…S’il y a une chose que la pandémie de la Covid-19 nous a apprise, c’est que les anciennes hypothèses ne s’appliquent plus. Les pays, les entreprises et les particuliers doivent s’adapter à la nouvelle norme…

Les pays doivent s’engager avec d’autres puissances, même celles avec lesquelles ils ont de graves désaccords pour trouver des solutions à des problèmes qui se posent au monde entier…Les entreprises doivent faire face aux nouvelles réalités de la résilience dans l’économie interconnectée et à ce que signifie la croissance dans un monde de plus en plus numérisés.

Et les individus… doivent s’adapter à une vie qui a de plus grandes restrictions », préconise le WEF, en notant que les dirigeants en particulier doivent saisir l’occasion de corriger les erreurs du passé et permettre une véritable réinitialisation. Le monde est ainsi en pleine mutation, et le code de gestion de l’Algérie doit impérativement changer. On ne peut plus fonctionner selon des schémas désuets, à l’ère du numérique, du Bitcoin et la conquête de l’espace.

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Source : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/sup-eco/crise-sanitaire-et-economique-les-dix-commandements-de-la-gouvernance-post-covid-19-22-02-2021

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    Tunisie - Pourquoi nous ne serons pas parmi les premiers à entrer dans l’économie post-Covid ? ParHakim Ben Hammoudahttps://www.realites.com.tn/author/...Publié le 20 février 2021 - 10:53:37 –Document ‘realites.com.tn’
    La Tunisie, comme tous les pays arabes et les autres du monde, vit aujourd’hui dans l’ambiance anxiogène de la pandémie de la Covid-19 avec les décès successifs qui ont endeuillé un grand nombre de familles. Si la Tunisie et les pays arabes ont pu sortir indemnes de la première vague, la seconde vague a eu des effets désastreux sur le sanitaire avec un nombre de morts et d’infections que nous n’avons jamais connu dans notre histoire contemporaine.

Cette pandémie a eu des effets économiques exceptionnels dans tous les pays arabes qui ont connu une récession sans précédent au cours de l’année passée. Le coût économique de la pandémie est venu renforcer la fragilité des économies arabes qui remonte au début du siècle. En effet, la première décennie de ce siècle a été une ère de ruptures et de changements dans les domaines économiques, industriels et commerciaux. La plupart des pays en développement ont tiré bénéfice de ces transformations, particulièrement ceux d’Amérique latine et d’Asie, et de cette période de forte croissance. Ainsi, les pays émergents, particulièrement le Brésil et l’Argentine, ont-ils pu en tirer profit pour devenir des pays importants dans la globalisation. Ils feront partie du G20 qui sera en charge de la gouvernance globale au lendemain de la grande crise financière de 2008.
Le monde arabe a été la seule région du monde qui est restée en dehors de ce boom économique. Ainsi, la croissance annuelle moyenne des pays arabes s’est située autour de 4,8% entre 2000 et 2016, ce qui représente la moitié de la croissance dans les pays émergents qui ont des performances à deux chiffres.

La faiblesse de la croissance s’explique par le fait que la plupart des pays arabes ont conservé les modèles rentiers dominants mis en place dès le début des années 1970 et ont échoué dans la diversification nécessaire de leurs structures économiques. Les pays exportateurs de pétrole n’ont pas été en mesure d’échapper à ce modèle et le pétrole, le gaz et les autres ressources naturelles ont continué à dominer la dynamique économique en dépit des tentatives de diversification.

De même, les pays non pétroliers qui ont mis l’accent sur l’industrie pour sortir de la dépendance coloniale et construire des économies diversifiées ont également connu le même sort que les pays pétroliers. En effet, la plupart de ces pays, dont la Tunisie et le Maroc, sont restés prisonniers d’un développement orienté vers la promotion des exportations des activités à faible coût de main-d’œuvre.

La fragilité de la croissance dans le monde au tournant du siècle et sa tendance à tirer profit de la croissance globale s’expliquent par des facteurs structurels et l’incapacité de l’ensemble des pays de la région à construire de nouveaux modèles de développement capables d’intégrer les grandes transitions et les transformations de l’économie mondiale lors de cette période.

Mais, parallèlement à ces raisons structurelles, il faut également y ajouter les grands choix de politiques économiques pour expliquer la fragilité de la croissance et sa faiblesse dans les pays arabes. Contrairement aux autres pays émergents, les pays arabes ont poursuivi les politiques économiques traditionnelles et largement conservatrices qui cherchaient essentiellement à assurer la stabilisation des économies et le maintien des grands équilibres macroéconomiques. Ces pays ont réussi à atteindre ces objectifs avec un taux d’inflation moyen de 4,7% au cours de la période allant de 2000 à 2016. En même temps, les déficits publics sont restés limités et n’ont pas dépassé 3,7% au cours de la même période même si le déficit de la balance de paiement est resté élevé à 8,8%.
Ainsi, si ces choix de politique économique nous ont permis de maintenir les grands équilibres macroéconomiques, ils ont lourdement pesé sur l’investissement et n’ont pas favorisé les transformations structurelles nécessaires pour la plupart des économies arabes.

L’échec des pays arabes à opérer les transitions structurelles nécessaires et les choix conventionnels de politique économique sont à l’origine de la fragilité de la croissance et de sa faiblesse dans les pays arabes. La pandémie de la Covid-19 va dans ce contexte frapper de plein fouet les économies arabes et renforcer leurs faiblesses structurelles.
Ainsi, les pays arabes vont connaître la plus forte récession de leur histoire avec un taux de croissance de -5% au cours de l’année 2020 selon les estimations du FMI. La récession dans notre pays sera encore plus marquée avec -8,8%. En même temps, les grands équilibres externes vont connaître une forte détérioration avec un déficit des finances publiques estimé à -10,8% et des balances de paiement estimé à - 4,8%.
Toute la question est de savoir comment va s’opérer la sortie de crise et à quel rythme pour l’ensemble des pays arabes. De mon point de vue, la sortie de crise va largement dépendre de deux éléments. Le premier concerne le poids des politiques sauvetages de l’économie et de relance mises en place en 2020 et qui doivent être poursuivies au cours de l’année 2021. Ces politiques vont dépendre des marges de manœuvre financière des pays.

Le second élément concerne la rapidité d’accès au vaccin par les pays et leur capacité à assurer une immunité collective dans des délais courts afin de permettre à l’économie de reprendre sa dynamique.

Or, sur ces deux éléments, notre pays semble en retard par rapport aux autres pays arabes. En effet, les limites de nos marges de manœuvre financière ont réduit l’ampleur de nos stratégies de sauvetage de l’économie. En même temps, nous avons enregistré d’importants retards par rapport à l’accès aux vaccins. Ces deux limites vont lourdement peser sur l’ampleur de la reprise économique et de la sortie de la crise Covid-19 dans notre pays.

La crise de la Covid-19 est venue renforcer les fragilités et les faiblesses structurelles des économies arabes. Mais, comme toutes les crises, elle ouvre également un monde d’opportunités pour l’avenir. Pour bénéficier de ces opportunités, nous devons impérativement mettre en place les stratégies à court terme de sauvetage de notre économie et à moyen terme de transformation et de transition vers de nouvelles dynamiques de croissance et de développement.

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    En Israël, la police ferme 3 centres commerciaux opposés aux mesures de confinement - Par TIMES OF ISRAEL STAFF et STUART WINER 11 février 2021
    Les centres commerciaux, situés à Bat Yam, Karmiel et Petah Tikva, avaient appliqué leurs propres normes sanitaires dans le cadre de leur réouverture – Photo Des policiers et des inspecteurs de la municipalité de Bat Yam font respecter le confinement au centre commercial de Bat Yam, qui a été partiellement ouvert contre la réglementation gouvernementale, le 11 février 2021. (Avshalom Sassoni / Flash90)

Trois centres commerciaux majeurs ont rouvert leurs portes aux clients ce jeudi, répondant à un appel de commerçants s’opposant au confinement national qui a provoqué leur fermeture depuis plus d’un mois et durant une majeure partie de l’année 2020.

Les centres commerciaux, situés à Bat Yam, Karmiel et Petah Tikva, ont appliqué leurs propres normes sanitaires dans le cadre de leur réouverture afin d’empêcher que ces sites ne deviennent des foyers d’infection.

Ils ont autorisé les personnes de 60 ans et plus à entrer seulement si elles avaient reçu les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech ; les personnes de moins de 60 ans qui ont reçu la première dose ; celles qui ont récupéré de la COVID-19 ; celles qui ont été testées négatives au cours des 72 dernières heures ; et les moins de 16 ans.

Bien que la police soit arrivée sur les trois sites pour faire appliquer le confinement, elle a surtout ordonné aux propriétaires de magasins de fermer sans imposer des amendes, ont rapporté les médias.

L’ouverture a été initiée par un groupe de commerçants qui représente plus de 400 propriétaires de centres commerciaux, chaînes de magasins, petites entreprises et dirigeants dans les industries de la restauration, du tourisme, de l’hôtellerie et du divertissement. Bien que le groupe ait exhorté de nombreux autres magasins et centres commerciaux à ouvrir, seuls trois ont répondu à l’appel.

Photo - Des gardes contrôlent des clients alors qu’ils entrent dans un centre commercial de Bat Yam qui a été partiellement ouvert malgré le confinement, le 11 février 2021. (Avshalom Sassoni / Flash90)

À Bat Yam, les commerçants ont fermé boutique lorsque la police est arrivée au centre commercial, mais ont affirmé qu’ils rouvriraient leurs portes dès que les agents seraient partis, a rapporté Kan.

La Douzième chaine a rapporté que la plupart des magasins du centre commercial de Bat Yam n’avaient pas ouvert, bien que certains essayaient de mettre en place un système de vente à l’entrée afin de prendre les commandes de clients.

Après que la police est arrivée dans les centres commerciaux pour fermer les magasins, le groupe des 400 commerçants a envoyé une lettre au ministre de la Sécurité publique Amir Ohana et au chef de la police israélienne Kobi Shabtai, notifiant qu’ils adressaient une requête à la Haute Cour de justice contre ce qu’ils ont défini comme une application sélective de la loi.

Photo - Des clients font leurs achats dans un centre commercial de Bat Yam qui a été partiellement ouvert malgré le confinement, le 11 février 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni / Flash90)

Dans une déclaration, le groupe a fait allusion aux funérailles récentes dans la communauté ultra-orthodoxe qui, bien qu’en violation flagrante des ordonnances de confinement concernant les rassemblements publics, ont été autorisées, sans intervention de la police. Ils ont également évoqué une information selon laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait spécifiquement appelé la police à sévir contre les centres commerciaux s’ils mettaient en application leur menace d’ouverture.

« Après avoir entendu le Premier ministre exiger de ne faire appliquer [le confinement] que sur nous, et après avoir fermé les yeux sur les funérailles et les mariages de masse dans d’autres secteurs, nous remarquons que le gouvernement a décidé de poursuivre la discrimination à notre égard », a déclaré le groupe. « Nous n’autoriserons pas le Premier ministre à condamner à mort des centaines de milliers d’entreprises en difficulté. »

Shahar Turgeman, président de l’Association des chaînes de mode et de restauration de vente au détail en Israël, qui a soutenu le mouvement de rébellion contre le confinement, a visité le centre commercial de Bat Yam où il a exhorté les magasins à ouvrir, a rapporté la Douzième chaine.

Il a déclaré que les magasins ne paieront aucune amende émise.

« Je ne vois pas un juge nous infliger des amendes lorsque nous lui montrerons où il y a de la morbidité et où il n’y en a pas, où il y a une application des règles et où il n’y en a pas », a-t-il dit, faisant apparemment référence aux taux d’infection élevés dans la communauté ultra-orthodoxe.

Le ministre de la Défense Benny Gantz a lui exigé que le cabinet de lutte contre le coronavirus, qui définit la politique du gouvernement face à l’épidémie, se réunisse plus tard dans la journée pour approuver l’utilisation de ce qu’il a défini comme le système du « passeport vert » d’ici la semaine prochaine.

Le document, délivré à ceux qui ont été vaccinés ou qui se sont rétablis de la COVID-19, permettra aux détenteurs d’accéder aux activités publiques et aux lieux actuellement fermés en raison du confinement.

« L’économie s’effondre », a déclaré M. Gantz, alors que certains centres commerciaux et entreprises rouvrent leurs portes au mépris de la réglementation et se plaignent d’être victimes de discrimination.

Il a affirmé que Netanyahu avait promis une telle mesure lors de la réunion du cabinet sur le coronavirus la semaine dernière, mais « jusqu’à présent, pour une raison peu claire, Netanyahu s’est abstenu de convoquer la réunion comme convenu ».

Gantz avait demandé la diffusion de la réunion – sans succès.

Mercredi, des responsables de la police avaient déclaré à la Douzième chaîne qu’ils émettraient des amendes élevées et des ordonnances de longue fermeture pour les magasins qui défieraient le confinement.

Dans des enregistrements d’une réunion du cabinet diffusés par la chaine, Netanyahu demandait aux forces de l’ordre de « faire appliquer de manière agressive » les règles.

Photo - Des policiers et des inspecteurs de la municipalité de Bat Yam font respecter le confinement au centre commercial de Bat Yam, qui a été partiellement ouvert contre la réglementation gouvernementale, le 11 février 2021. (Avshalom Sassoni / Flash90)

Source : https://fr.timesofisrael.com/la-police-ferme-3-centres-commerciaux-opposes-aux-mesures-de-confinement/

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    Le responsable israélien de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash : Israël se prépare à rouvrir de larges pans de son économie d’ici 11 jours Par TIMES OF ISRAEL STAFF - 12 février 2021, 14:42 – Document ‘timesofisrael.com’ - Photo Des gens portant des masques dans le centre-ville de Jérusalem, le 7 février 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
    Selon le responsable de la lutte contre le coronavirus, le pays atteindra ses objectifs pour la prochaine phase de levée du confinement et il demande aux firmes de ’s’accrocher’.

Israël pourrait bien commencer à rouvrir une grande partie de son économie d’ici le 23 juillet avec un nombre de personnes vaccinées qui ne cesse d’augmenter et un nombre de malades qui va en diminuant, a déclaré vendredi le responsable de la lutte contre le pays au sein de l’Etat juif.

Le nombre de cas quotidiens a continué à décliner vendredi avec 4 922 nouvelles infections qui ont été diagnostiquées le jour précédent – ce qui est le chiffre le plus bas enregistré un jour de semaine depuis la fin décembre.

Le taux de positivité des tests – confirmant les infections – était de 6,7 %, jeudi, ce qui est le pourcentage le moins important depuis le 10 janvier. Et le nombre de cas graves est resté de 985, alors que, le mois dernier, il s’était maintenu au-dessus de 1 000 la majorité du temps.

S’exprimant sur la chaîne Kan, le responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Nachman Ash, a indiqué penser que l’Etat juif allait commencer à rouvrir de larges secteurs du pays d’ici onze jours, confirmant la date-cible du 23 février pour la seconde phase de sortie du confinement du pays.

Photo - Le responsable israélien de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash, visite la municipalité de Jérusalem, le 22 novembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Cette semaine, des restrictions sur les voyages ont été supprimées dans tout le pays et environ 20 % des élèves israéliens sont repartis dans les écoles, dans les zones présentant des taux d’infection moyens au coronavirus.

« La prochaine étape que nous avons mise en place débutera en date du 23 février », a dit Ash. « Bien sûr, cela dépendra des données de morbidité et je pense personnellement que les données seront satisfaisantes d’ici là – c’est donc la date à laquelle nous recommanderons d’ouvrir les commerces et les autres activités ».

Il n’a pas donné de détails mais de multiples informations ont indiqué que le ministère de la Santé prévoyait de recommander l’ouverture des magasins non-essentiels ayant une vitrine sur la rue à tous les citoyens, ainsi que de permettre à d’autres catégories d’âge, chez les élèves, à reprendre le chemin de l’école – tandis que les centres commerciaux, les salles de gym, les chambres d’hôtel, les musées, les événements culturels et plus seront accessibles aux citoyens possédant un « passeport vert », soit un document d’autorisation qui sera remis aux personnes ayant été vaccinées ou ayant guéri de la COVID-19.

Ce passeport pourrait inclure les personnes ayant eu un test négatif au coronavirus datant des 48 à 72 heures précédentes – même si cette question et les ratifications légales de la limitation, pour certains citoyens, de l’accès à certaines activités sont encore à l’étude.

Mais Ash a confirmé que dans les activités non-essentielles, la « préférence sera certainement donnée aux personnes vaccinées ».

Jusqu’à présent, 3 765 771 Israéliens ont reçu au moins la première dose du vaccin Pfizer-BioNtech – celui qui est utilisé en Israël – et 2 396 547 ont d’ores et déjà reçu la deuxième dose, soit presque un quart de la population. Plus de 700 000 cas ont été diagnostiquées.

Photo - Des gens marchent sur Jaffa Street à Jérusalem, le 11 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Même si Israël est leader dans le nombre de vaccinations par tête dans le monde, la campagne de vaccination a ralenti de manière considérable ces derniers jours. Une responsable de la plus importante caisse d’assurance-maladie a attribué la responsabilité de ce décrochage aux infox poussant au scepticisme anti-vax sur internet.

La prochaine phase de réouverture, a confirmé Ash, est prévue le 9 mars, et ce sera le cas si les chiffres des infections et de la vaccination restent conformes aux objectifs prédéfinis. Cette réouverture devrait impliquer le retour de tous les élèves dans les écoles, la reprise des activités de certains cafés et restaurants et une autorisation donnée aux évènements plus importants – pour les personnes détentrices du « passeport vert ».

Ash a demandé aux entreprises frappées de plein fouet par les confinements prolongés de « s’accrocher » encore un petit peu.

« On n’est pas loin maintenant, c’est là, tout près, c’est une histoire de moins de deux semaines. Nous avons besoin de cette démonstration supplémentaire de patience de manière à pouvoir ensuite rester ouverts à long-terme », a-t-il déclaré.

Alors qu’il lui était demandé si la fête de Pessah, cette année – elle devrait débuter le 28 mars – pourrait être célébrée sans restrictions (l’année dernière, le « Leil Haseder », repas rituel de Pessah fêté en grande pompe qui rassemble la plus grande partie des Israéliens, avait hérité du sobriquet « Leil Haseger » – Veille de confinement), Ash s’est montré réservé.

« Pas sans limitations », a-t-il répondu. « Les limitations vont probablement encore rester. Mais j’espère véritablement que nous serons en mesure de célébrer Pessah en compagnie de nos familles plus librement, et ce sera très certainement le cas en comparaison avec l’année dernière ».

Photo - Les personnels médicaux de l’hôpital Soroka avant un seder à Pessah, à Beer Sheva, le 8 avril 2020. (Crédit : ministère de la Santé)

En revanche, la fête de Pourim, le 25 février, est une source d’inquiétude, a noté Ash. Cette fête est habituellement marquée par de grandes fêtes costumées et des réjouissances dans les communautés religieuses et laïques. L’année dernière, Pourim aurait contribué de manière majeure à la première vague d’infections à la COVID-19 au sein de l’Etat juif.

Ash a indiqué qu’il espérait qu’il ne serait pas nécessaire d’imposer des restrictions à Pourim, mais que cela pourrait être toutefois le cas si le nombre de malades devait empirer.

« Nous nous sommes gravement brûlés au dernier Pourim », a-t-il estimé.

S’exprimant au micro de la radio militaire, vendredi, un haut-conseiller gouvernemental dans la crise du coronavirus, le professeur Ran Balicer, a expliqué que les autorités prenaient en compte une hausse certaine du nombre de cas lorsque le pays se rouvrira davantage.

Mais, a-t-il dit, « notre objectif, pour le moment, n’est pas de faire baisser le nombre des infections mais de mettre en place une stabilité, ou quelque chose qui s’approche de la stabilité ».

Il a ajouté que « la hausse du nombre de personnes gravement malades, c’est, en fin de compte, le facteur qui détermine tout le reste. C’est tout ce qui compte, c’est ce que nous voulons absolument prévenir ».

Photo - Un employé du secteur de la santé administre une dose de vaccin contre la COVID-19 Pfizer-BioNtech à Jérusalem-Est, le 3 février 2021. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Il semble qu’il y ait eu de bonnes nouvelles sur ce front – une caisse d’assurance-maladie israélienne, la Maccabi, ayant annoncé jeudi que sur le demi-million de doses approximativement administrées à ses adhérents, seulement 544 personnes – ou 0,1 % – avaient été diagnostiquées ensuite porteuses du coronavirus, et qu’il n’y avait eu aucun mort.

Ce qui signifie que le taux d’efficacité du vaccin est de 93 %, a annoncé la Maccabi, jeudi, après avoir comparé ses membres immunisés à un groupe de contrôle « diversifié » constitué d’Israéliens non-vaccinés.

La protection totale des personnes qui ont été vaccinées intervient, selon les estimations, sept jours après l’administration de la deuxième dose – et les données réunies par Maccabi englobent donc tous ses adhérents ayant reçu la seconde dose il y a une semaine ou plus.

« Ces données prouvent sans ambigüité que le vaccin est très efficace et nous ne doutons pas du fait qu’il a sauvé la vie de nombreux Israéliens », a déclaré la docteure Miri Mizrahi Reuveni, haute-responsable à la caisse d’assurance-santé Maccabi, après que les données ont été rendues publiques.

Elle a souligné que chez les personnes vaccinées et qui ont été infectées ensuite, la vaste majorité n’avait connu qu’une forme légère de la COVID-19.

Selon le responsable de la lutte contre le coronavirus, le pays atteindra ses objectifs pour la prochaine phase de levée du confinement et il demande aux firmes de « s’accrocher »

Les chiffres en Israël :

  • 3,780,718 Vaccinés : 1ère dose
  • 2,415,692 Vaccinés : 2ème dose
  • 718,746 Cas
  • 61,920 Cas actifs
  • 1,002 Cas graves
  • 5,304 Morts
    Les chiffres dans le monde :
  • 108,451,551 Cas
  • 2,383,004 Morts
  • 80,463,312 Guéris
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    Un nouveau plan post-COVID pour une économie plus verte, plus propre en Israël - Par Sue Surkes 03 février 2021, 19:25 – Document ‘fr.timesofisrael.com’
    Il n’y a pas de vaccin contre le changement climatique mais, selon les chercheurs, un plan pourrait soutenir le pays en créant des emplois tout en avançant vers le bas-carbone

Alors que le monde développé prévoit de mettre en place de vastes programmes de dépenses pour pouvoir aider les économies du monde entier à rebondir une fois que la pandémie de COVID-19 se sera éloignée, une grande partie de l’argent devrait être investie dans des plans qui visent à poser les fondations d’une planète plus saine et plus verte.

Ainsi, le président américain Joe Biden a promis, pendant sa campagne électorale, d’investir deux trillions de dollars dans les infrastructures d’énergie propre au cours des quatre prochaines années.

De son côté, l’Union européenne devrait dépenser 750 milliards d’euros – soit un quart du budget total de l’UE – dans un accord vert qui aidera à relancer l’économie du bloc et à remettre les chômeurs sur le marché du travail grâce aux secteurs de l’énergie verte.

Diverses instances et notamment l’OCDE, l’Association internationale de l’Énergie, le Forum économique mondial et le Fonds monétaire international (FMI) ont recommandé d’investir des fonds visant à redynamiser des économies mises à mal par le coronavirus en prenant en compte la nécessité de réduire les émissions de carbone qui sont à l’origine du changement climatique.

Photo - Le candidat démocrate à la présidence et ancien vice-président Joe Biden parle du changement climatique et des feux de forêt qui affectent les États de l’Ouest à Wilmington, Delaware, le 14 septembre 2020. (Patrick Semansky/AP)

En Israël, les défenseurs de l’environnement et les activistes issus de la société civile espèrent avec force que quel que soit le gouvernement qui sera élu lors du prochain scrutin du mois de mars, les nouveaux dirigeants de l’Etat juif sauront, eux aussi, faire du changement climatique une priorité.

Et pourtant, actuellement, le changement climatique semble avoir été laissé de côté. Le discours, dans les médias, est largement dominé par les élections et les paris politiques sous forme de tiercé, par le coronavirus et la prise en charge gouvernementale de la pandémie, avec à peine un mot glissé ça et là sur le dérèglement climatique.

Et quand il s’exprime en public, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’éloigne rarement des sujets de l’Iran et de la campagne de vaccination contre le coronavirus.

Photo - Des Israéliens lors d’une manifestation dénonçant l’inaction face au changement climatique à la Knesset de Jérusalem, le 6 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mais Israël dispose enfin d’un plan de rétablissement vert (en hébreu), créé par d’éminents économistes et par des défenseurs de l’environnement qui ont estimé son coût. Ce plan a été aussi approuvé par la commission économique du Parlement israélien.

Il ne lui reste plus qu’à obtenir un budget – modeste de surcroît.

Un changement vert

Le plan établit des budgets détaillés pour la mise en œuvre d’objectifs faciles à atteindre – c’est-à-dire des éléments de projets qui sont d’ores et déjà intégrés dans les plans de travail ministériels et qui ne sont pas difficiles à mettre en pratique.

Ces programmes pourront aider à créer des emplois et à stimuler la croissance économique, tout en réduisant les dégâts faits au climat et en protégeant l’environnement.

Le plan tout entier devrait coûter 8,3 milliards de shekels – soit environ
0,6 % du PIB enregistré en 2019 et environ 1,7 % du budget gouvernemental voté cette année-là.

Le plan a été élaboré par le professeur Nathan Sussman, qui dirige le Centre des Finances et du développement au sein de l’IHEID (Institut de hautes études internationales et du développement) à Genève, avec Ori Sharon, vice-directrice de la Société israélienne d’écologie et de sciences environnementales, qui est aussi docteure en droit et en politique de l’environnement, et de Hila Shoef-Kollwitz, consultant en économie et en recherche politique.

Les plus importants investissements sont réservés aux énergies renouvelables, aux transports et aux secteurs de l’industrie et des déchets.

Photo - Vue aérienne d’un champ d’énergie photovoltaïque de 40 mégawatts récemment construit au Kibbutz Ketura, et qui fournit un tiers de la consommation quotidienne d’électricité de la ville d’Eilat. (Autorisation)

On ne sait pas encore si le prochain gouvernement s’occupera du déficit sans précédent de l’État, estimé à 160 milliards de shekels à la suite de la pandémie, par des mesures d’austérité ou des investissements importants.

Mais selon M. Sussman, les investissements en infrastructures nécessaires pour réduire les émissions de carbone contribueront à relancer l’économie, à créer des emplois, à remettre de l’argent dans les poches des gens et à augmenter la consommation.

Photo portrait de Nathan Sussman. (Autorisation)

Il pense qu’un programme de croissance verte qui donne la priorité à de tels investissements peut aller de pair avec l’approche néo-libérale et d’intervention minimale privilégiée par le gouvernement. En corrigeant une défaillance du marché – la pollution – plutôt qu’en essayant de remplacer le marché, la croissance peut être maintenue alors que les émissions diminuent.

En outre, ajoute-t-il, il est prouvé qu’il existe un lien entre des infrastructures efficaces et de qualité et la productivité du travail à long terme, ainsi que la réduction des écarts socio-économiques.

Parmi les propositions les plus coûteuses du plan figure un fonds de prêt de 750 millions de shekels, qui serait créé pour mobiliser 3,5 milliards de NIS d’investissements privés dans les installations d’énergie solaire. Cet argent permettrait également d’accélérer l’amélioration du réseau électrique pour l’aider à faire face aux contraintes d’infrastructure d’un système qui repose sur des champs solaires et des installations solaires plus petites dans tout le pays.

Le plan prévoit également d’investir dans des programmes moins coûteux, comme l’aide à la reconversion des travailleurs qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie pour qu’ils acquièrent les compétences nécessaires dans les industries à croissance verte. Il pourrait s’agir de rénover des bâtiments pour les rendre plus efficaces sur le plan énergétique, d’installer des centrales solaires et de travailler dans le domaine du recyclage.

Les programmes de formation seraient également axés sur la promotion des transports publics, de l’architecture et de l’ingénierie écologiques, de l’impression en 3D et d’autres technologies de fabrication intelligente.

Le plan prévoit de s’orienter vers le travail à distance, déjà mis en place par la pandémie, ce qui ouvrirait de nouvelles possibilités d’emploi aux personnes vivant loin du centre économique du pays, ou aux personnes ayant des problèmes de mobilité, et permettrait d’économiser de l’argent sur le loyer et les charges d’un bureau.

Photo - Un embouteillage sur la route 2 (la route côtière) près de Netanya, au nord d’Israël, le 22 octobre 2019. (Flash90)

Elle permettrait également de réduire les embouteillages et d’accroître l’efficacité des travailleurs en réduisant les temps de trajet, et le retrait des voitures de la circulation permettrait de garder l’air plus propre. Le transport est responsable d’environ 23 % de l’empreinte carbone annuelle du pays, en deuxième position après l’énergie, selon les données officielles.

Pour ceux qui ont encore besoin de se déplacer, le plan prévoit davantage de pistes cyclables, une meilleure connexion au rail et des réductions d’impôts sur les nouvelles voitures électriques, tout en comblant la différence avec la tarification des encombrements sur les routes où l’offre de transports publics est bonne.

Les économies sont là pour être utilisées. Un rapport du département de recherche de la Knesset a estimé que les embouteillages ont coûté à l’économie 35 millions de NIS en 2019, une somme qui devrait passer à 100 millions de NIS d’ici 2040.

Le personnel professionnel des ministères concernés comprend la nécessité de réduire les émissions de carbone, s’y engage et s’y prépare

Le plan de relance est le fruit des recherches d’une commission, dirigée par Sussman, qui a examiné les implications macro-économiques du passage à une économie à faible émission de carbone dans le cadre d’“Israël 2050” – un processus de deux ans impliquant des ministères, des universités, des groupes de la société civile et de nombreux autres membres du public, sous la direction de l’Institut israélien de la démocratie et de l’OCDE.

Photo - Des militants et des manifestants israéliens tiennent des pancartes alors qu’ils participent à une grève mondiale pour le climat dans la ville côtière israélienne de Tel Aviv le 27 septembre 2019 contre l’inaction en matière de changement climatique. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Le rapport de la commission, dévoilé à la mi-décembre lors de la conférence Eli Hurvitz sur l’économie et la société, a fourni une analyse économique coût-bénéfice, montrant que le passage aux énergies propres ne causerait qu’un préjudice négligeable aux caisses de l’État tout en stimulant la croissance économique, le PIB et la protection sociale.

Le rapport indique que les avantages indirects, tels que l’amélioration de la santé, augmenteraient encore plus le PIB. Les données de l’OCDE montrent que plus de 2 200 Israéliens sont morts prématurément en 2019 à cause de causes liées à la pollution, ce qui a coûté à l’économie 2,6 % de son PIB.

Le gouvernement va-t-il ouvrir son porte-monnaie ?

Obtenir du gouvernement qu’il finance le plan devrait encore être une bataille difficile. Sussman a noté que pendant les travaux de sa commission sur Israël 2050, les représentants du ministère des Finances ont eu tendance à observer et à se taire plutôt qu’à jouer un rôle actif.

Les récents appels d’offres de l’Electricity Authority ont confirmé que l’énergie solaire est désormais moins chère que les combustibles fossiles, même si les coûts de stockage sont inclus. Avec beaucoup de soleil et peu de vent ou d’eau, l’énergie solaire est considérée comme l’option d’énergie renouvelable la plus importante en Israël. Mais le ministère de l’Energie est en train d’accrocher le wagon du gouvernement aux réserves de gaz naturel offshore du pays.

Photo - Eitan Parnass, fondateur et PDG de l’Association israélienne pour l’énergie verte. (Autorisation)

Eitan Parnass, PDG de la Green Energy Association of Israel, qui fait pression pour les énergies renouvelables dans le pays, a déclaré lors d’une conférence IDI le 20 janvier que pour que les énergies renouvelables progressent, les ministères du gouvernement doivent commencer à travailler ensemble, plutôt que de tirer dans des directions différentes, pour faire avancer leurs intérêts individuels.

« L’Autorité foncière d’Israël veut gagner autant d’argent qu’elle peut en autorisant des installations solaires sur ses terres. Le ministère de la Protection de l’environnement ne veut pas d’éoliennes [en raison des dommages potentiels causés aux oiseaux migrateurs] », a-t-il déclaré.

Photo - Les villages bédouins non reconnus autour de la zone industrielle de Ramat Hovav, dans le sud d’Israël, souffrent d’un niveau élevé de pollution atmosphérique due aux bassins d’évaporation chimique voisins et à une centrale électrique de la Compagnie d’électricité israélienne, le 28 décembre 2017. (Yaniv Nadav/FLASH90)

Mais le changement climatique et la nécessité de passer à une énergie propre ne sont pas (encore) des questions politiques partisanes, même si des désaccords subsistent sur la manière d’y parvenir.

Le pays compte un grand nombre d’organisations environnementales et de la société civile actives et à but non lucratif qui tentent de maintenir la pression en faveur de la décarbonisation. Les trois quarts des Israéliens ont déjà compris qu’il existe un lien entre la pollution atmosphérique et le changement climatique, que ce dernier met l’humanité en danger et que le gouvernement doit s’y préparer.

Photo - Un grand globe gonflable est projeté dans la foule alors que des milliers de manifestants, dont beaucoup d’écoliers, se rassemblent à Sydney, le 20 septembre 2019, pour appeler à l’action afin de se prémunir contre le changement climatique. (AP Photo/Rick Rycroft)

La Banque d’Israël ainsi que les organismes de surveillance financière, tels que l’Autorité israélienne des valeurs mobilières et le superviseur des banques, parlent tous des risques climatiques, et les entreprises commencent à comprendre qu’il leur sera plus difficile d’être compétitives dans des endroits tels que l’Union européenne, si elles n’adoptent pas des pratiques écologiques et ne prennent pas en compte les implications environnementales de leurs activités.

Les professionnels des ministères concernés sont déjà dans l’obligation de se soumettre à la nécessité de réduire les émissions de carbone, ils s’y sont engagés et ils prévoient de le faire », continue Sussman.

« Le ministère des Finances et les politiciens ont la responsabilité de comprendre que quelque chose d’important est en train de se passer », s’exclame-t-il. « Le Premier ministre doit s’en saisir – et ouvrir la voie ».

En savoir plus sur : Israël Inside Environnement Dérèglement climatique Économie israélienne Emissions de carbone

Photo - Une Israélienne lors d’une manifestation appelant à agir contre le changement climatique à Tel Aviv, le 20 décembre 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

The Times of Israël

Source : https://fr.timesofisrael.com/un-nouveau-plan-post-covid-pour-une-economie-plus-verte-plus-propre-en-israel/

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Remerciements : à Bastien qui m’a conseillé pour la plupart des travaux de traductions, effecturés en faisant appel à DeepL « qui entraîne l’intelligence artificielle pour comprendre et traduire des textes. Les réseaux neuronaux permettent d’élargir les possibilités humaines, de surmonter les barrières linguistiques et de rapprocher les cultures. Les réseaux neuronaux de DeepL saisissent les nuances les plus subtiles et les reproduisent dans la traduction, pour un résultat final dépassant nettement en qualité celui des autres services de traduction automatique. Lors de tests à l’aveugle opposant DeepL Traducteur à ses concurrents, les traducteurs ont accordé trois fois plus souvent leur préférence aux traductions de DeepL Traducteur. DeepL obtient également des résultats inégalés aux tests d’évaluation scientifiques… » - DeepL Traduction - DeepL Translate -Nous contacter – Source : https://www.deepl.com/home

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D’après Wikipédia, « DeepL est un service de traduction automatique en ligne de la société DeepL GmbH, qui a été lancé le 28 août 2017 par l’équipe de Linguee. Le service permet de traduire onze langues formant 110 combinaisons de langue à langue (allemand, anglais, français, néerlandais, polonais, russe, italien, espagnol, portugais, japonais, chinois simplifié)… - Dans ce contexte, la société Linguee GmbH, basée à Cologne en Allemagne, a récemment changé de nom pour devenir DeepL GmbH - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/DeepL

Par ailleurs, Wikipédia, l’encyclopédie libre -https://fr.wikipedia.org › Wikipédia:Accueil_principal – « Wikipédia, l’encyclopédie libre que chacun peut améliorer », très souvent sollicitée par le rédacteur !

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Sélection d’informations, traductions, mise en forme, compléments et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 25/02/2021

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

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Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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