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"La marchandisation de la vie humaine se met en place avec les ‘objets biologiques’ (gamètes, cellules souches, embryons)" par Jacques Hallard

mercredi 30 juin 2021, par Hallard Jacques


ISIAS Biologie Reproduction

La marchandisation de la vie humaine se met en place avec les ‘objets biologiques’ (gamètes, cellules souches, embryons) 

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 27/06/2021

Mini-série sur les ‘objets biologiques’ - Partie 1 : aux Etats-Unis les autorités politiques réagissent et une loi bioéthique s’élabore en France au cours d’un vif débat parlementaire dont l’issue est proche

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Bio-objets », de Céline Lafontaine : la chronique « sociologie » de Roger-Pol Droit

« Les ‘bio-objets’ ou ‘objets biologiques’ « sont des objets et même des produits…qui ont pour particularité de produire du vivant et de maintenir en vie du vivant », selon Céline Lafontaine (photo), sociologue, professeure titulaire au département de sociologie de l’Université de Montréal) - Source


Définitions préalables

On peut lire ci-après le contenu de cette rubrique, ou bien passer directement à l’introduction et/ou au sommaire de ce dossier constitué avec une orientation didactique.


Contenu de la rubrique :

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  • PMA - La procréation médicalement assistée (PMA) est un ensemble de pratiques cliniques et biologiques où la médecine intervient dans la procréation.
    Sommaire

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  • GPA - La gestation pour autrui (GPA) est une pratique médicale de lutte contre l’infertilité reconnue et codifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé1.
    Il s’agit plus précisément de transplanter un embryon, dont les parents biologiques sont infertiles, dans l’utérus d’une autre femme, appelée mère porteuse ou gestatrice, qui portera l’enfant jusqu’à sa naissance. À ce moment l’enfant est habituellement remis à ses parents biologiques ce qui distingue la gestation pour autrui de l’adoption. Selon le contexte, ces derniers sont parfois également appelés aussi « parents intentionnels ». Les embryons ne sont pas conçus avec l’ovule de la mère porteuse (il s’agirait dans ce cas de procréation pour autrui), mais d’ordinaire avec celui de la mère biologique de l’enfant. Il existe également des cas où l’ovule provient d’une donneuse d’ovocyte (qui ne peut être la mère porteuse), la femme qui sera la future mère légale de l’enfant mais n’est pas sa mère sur le plan génétique sera appelée « mère intentionnelle » ou « mère d’intention » durant la grossesse.

Les personnes qui ont recours à la gestation pour autrui peuvent être des couples femme-homme, en cas d’infertilité féminine liée à l’absence d’utérus (syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser ou MRKH), à sa malformation ou à la suite de son ablation chirurgicale (hystérectomie), ou des hommes célibataires2 ou en couple homosexuel.

Plusieurs cas de figure sont possibles. Les parents d’intention peuvent être les pères et mères biologiques de l’enfant si le couple n’a pas recours à un don de gamètes (ni don d’ovocyte, ni don de sperme), mais ils peuvent également n’avoir qu’un lien génétique partiel (recours à un don de sperme ou d’ovocyte) ou nul avec l’enfant (recours à un don de sperme et d’ovocyte). Le vocabulaire employé pour nommer la mère porteuse varie : elle est parfois aussi appelée gestatrice, femme porteuse, « mère de substitution »3, ou simplement « mère » lorsque le droit s’appuie sur le principe que la mère est celle qui accouche (mater semper certa est, « la mère est toujours certaine » en latin). Le terme « gestation pour autrui » est lui-même débattu, certains préférant parler de maternité pour le compte d’autrui ou de recours à une mère porteuse, en fonction du regard porté sur cette pratique.

Le statut légal de la gestation pour autrui varie selon les pays. Interdite dans certains pays, comme la France, au nom du principe d’indisponibilité du corps humain, elle est autorisée dans d’autres, sous des conditions variables concernant par exemple les critères d’accès à cette méthode de procréation, l’autorisation ou l’interdiction d’une rémunération de la mère porteuse (on parle alors de « GPA commerciale » dans les cas où la rémunération est autorisée et de « GPA altruiste » lorsque la GPA ne peut se faire que sans compensation financière), les droits des parents intentionnels sur les décisions de santé au cours de la grossesse, et l’accès des enfants à leurs origines biologiques. Dans d’autres pays, la gestation pour autrui ne fait l’objet d’aucune mention légale explicite.

Du fait des variations de législations, des différences de technologie médicale et de revenus selon les pays et de la liberté de circulation des personnes, certains ont parlé de « tourisme procréatif », tandis que d’autres ont préféré le terme plus respectueux de GPA internationale ou de traitement contre l’infertilité transfrontière. Cette pratique engendre ensuite parfois un problème juridique quand il s’agit de transcrire les actes de naissance délivrés à l’étranger4,5. En effet, certaines juridictions ne reconnaissent pas la gestation pour autrui comme un mode de procréation légal, au nom du principe de non-marchandisation du corps humain et parce que la mère porteuse est considérée comme pleinement mère. Elles refusent alors de reconnaitre le statut de parents aux personnes revenant avec un ou des enfants conçus par mère porteuse à l’étranger, même si le pays de naissance autorise la GPA et a établi une filiation entre l’enfant et les parents intentionnels.

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Les cellules souches pluripotentes induites (CSPi) (en anglais Induced pluripotent stem cells soit iPS ou iPSCs) sont des cellules souches pluripotentes générées en laboratoire à partir de cellules somatiques. Ces cellules souches induites ont le potentiel de se différencier en n’importe quelle cellule du corps humain et ont donc des applications très variées en thérapie et en recherche biomédicale. Elles sont considérées comme l’une des avancées majeures de la biotechnologie puisqu’elles permettent de constituer une alternative à l’utilisation de cellules souches embryonnaires humaines, permettant ainsi de dépasser les problèmes éthiques liés à ces dernières1.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cellule_souche_(m%C3%A9decine)#Cellules_pluripotentes_induites

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  • Cellules souches multipotentes
    Ces cellules ont trois caractéristiques :

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Voir également :


  • « De la pluripotence à la totipotence » - Communiqué | 03 août 2015 - 17h00 | Par INSERM (Salle de presse)
    « Alors qu’il est déjà possible d’obtenir in vitro des cellules pluripotentes (capables de générer tous les tissus d’un organisme) à partir de n’importe quelle cellule, les chercheurs de l’équipe de Maria-Elena Torres Padilla, directrice de recherche Inserm au sein de l’IGBMC (CNRS/Université de Strasbourg/Inserm) à Strasbourg sont parvenus pour la première fois à obtenir des cellules dites totipotentes, ayant les mêmes caractéristiques que celles des tous premiers stades embryonnaires, des cellules aux propriétés encore plus intéressantes. Ces résultats obtenus en collaboration avec Juanma Vaquerizas, du Max Planck Institute (Münster, Allemagne) sont publiés le 3 août dans la revue Nature Structural & Molecular Biology. Juste après la fécondation, aux stades 1 ou 2 cellules, les cellules sont dites « totipotentes », c’est-à-dire capables de produire un embryon entier mais également le placenta et le cordon ombilical qui l’accompagnent. Ensuite, au fil des divisions cellulaires et ce jusqu’au stade blastocyste (près d’une trentaine de cellules), les cellules perdent cette plasticité. Devenues « cellules souches embryonnaires », elles sont encore pluripotentes et en mesure de se différencier en n’importe quel tissu. Elles ne peuvent cependant pas à elles seules donner naissance à un fœtus.

La totipotence est donc un état beaucoup plus plastique que la pluripotence. Après le stade blastocyste, les cellules se spécialisent et forment les différents tissus de l’organisme, on parle alors des cellules différenciées. Depuis quelques années, il est possible de transformer une cellule différenciée en une cellule pluripotente, mais pas en cellule totipotente. Afin de mieux comprendre les raisons pour lesquelles ce « retour » à l’état a totipotent n’était pas accessible, l’équipe de Maria-Elena Torres-Padilla s’est attelée à observer les caractéristiques des cellules totipotentes et à rechercher les facteurs d’induction de cet état… »

A la recherche des clés de la totipotence © IGBMC

Biologie cellulaire, développement et évolution| Génétique, génomique et bio-informatique- Télécharger l’article

Source : https://presse.inserm.fr/de-la-pluripotence-a-la-totipotence/20082/

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  • Premiers embryons « chimères » homme-singe : entre réalité, fantasmes et enjeux éthiques - 24 mai 2021, 20:50 CEST - « Une nouvelle étape de la biologie vient d’être franchie en avril 2021 par une équipe sino-américaine avec la création d’embryons composés de cellules humaines et de cellules de singe, cultivés in vitro pendant 19 jours, hors de tout organisme maternel. Ces embryons sont appelés « chimères » en référence à l’animal mythologique où s’entremêlaient corps de lion, de chèvre et de serpent. Ces nouveaux résultats expérimentaux de chimères mêlant des cellules humaines soulèvent des perspectives autant qu’elles suscitent des questions éthiques… » - Source : https://theconversation.com/premiers-embryons-chimeres-homme-singe-entre-realite-fantasmes-et-enjeux-ethiques-160709
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  • Modèles d’objets biologiques (GMOB) d’après le CEA
    Nous nous intéressons à des problèmes à l’interface entre la Physique et la Biologie. Nous partons de l’idée que beaucoup des concepts et de techniques expérimentales qui ont été développés pour la Physique des Polymères de synthèse, et la Matière Molle de manière plus générale, peuvent éventuellement être appliqués à des problèmes de Biologie. Ces idées peuvent être intéressantes en particulier pour des questions où la structure ou la dynamique de macromolécules, ou d’agrégats, est importante.

Quatre applications possibles sont étudiées actuellement :

Protéines dénaturées.

Recombinaison de simples brins d’ADN.

Biophysique de l’ADN.

Métastase de cellules cancéreuses.

Les films noirs : un jeu de construction moléculaire :

Modèles d’objets biologiques

Représentation schématique d’un film noir

Les détails de ces applications possibles sont à lire sur ce site : http://iramis.cea.fr/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast_groupe.php?id_groupe=213

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  • Les bio-objets – Se réfèrent aux descriptions détaillées et indiquées dans l’ouvrage intitulé « Les nouvelles frontières du vivant » de Céline Lafontaine
    « À l’heure où l’on s’inquiète de l’avenir de la biodiversité, de nouvelles formes de vie éclosent chaque jour dans les laboratoires du monde globalisé. À mi-chemin entre le biologique et l’artificiel, les bio-objets sont les descendants des technologies in vitro qui ont permis de cultiver des cellules et des tissus vivants. Dotés d’une très grande plasticité, ils peuvent être congelés, modifiés, transplantés, transportés et échangés ».

« En quoi leur production croissante transforme notre rapport au vivant et à l’identité corporelle ? Quelles implications matérielles, économiques, sociales et culturelles sous-tendent leur prolifération ? À partir d’exemples tirés de la médecine reproductive, du génie génétique et d’une enquête menée auprès de chercheurs en bio-impression, ce livre fascinant analyse les imaginaires scientifiques, les pratiques et les espoirs mirobolants que soulève la production d’objets-vivants. Il rend visibles les ressorts épistémologiques, industriels et éthiques de ce qui est devenu une véritable économie de la promesse ».

« L’enjeu de cette étude originale est essentiel : les frontières entre vivant et non-vivant, sont de moins en moins opérantes pour comprendre un monde où la matière biologique est transformée en objet biotechnologique. Les frontières du corps humain et les barrières entre espèces, qu’on croyait immuables, deviennent malléables. Une contribution passionnante à la réflexion sur la condition du vivant à l’ère de l’Anthropocène ».

Auteure : Céline Lafontaine est professeure de sociologie à l’Université de Montréal. Elle a publié au Seuil : L’Empire cybernétique. Des machines à penser à la pensée machine (2004), La Société postmortelle. L’individu, la mort et le lien social à l’ère des technosciences (2008), Le Corps-Marché. La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie (2014).

Source : https://www.seuil.com/ouvrage/bio-objets-celine-lafontaine/9782021375497

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  • Introduction et sommaire de l’article Wikipédia sur l’éthique
    Éthique - Pour les articles homonymes, voir Éthique (homonymie).

L’éthique est une discipline philosophique portant sur les jugements moraux et dont le concept est donc très proche de celui de la morale. C’est une réflexion fondamentale1 de tout peuple afin d’établir ses normes, ses limites et ses devoirs2. Dans les pays laïcs, l’éthique est étroitement liée à la philosophie politique qui la sous-tend, mais elle peut aussi être liée à la culture, la religion, les croyances et les traditions d’un pays, d’un groupe social, ou d’un système idéologique.

Pour des philosophes tel qu’Aristote ou Kant, l’éthique a pour but de définir ce qui doit être3. L’éthique exprime des énoncés normatifs, prescriptifs ou encore évaluatifs parmi lesquels on trouve des impératifs catégoriques. La démarche éthique se distingue ainsi de la démarche scientifique qui elle se base sur des jugements de fait formulés dans des énoncés descriptifs, parmi lesquels on trouve des impératifs hypothétiques4. En absence d’impératif catégorique, une formulation éthique relève d’une faute de logique nommée paralogisme naturaliste.

L’éthique comprend plusieurs champs d’application tel que l’éthique normative qui s’intéresse principalement aux concepts du bien et du bon que véhicule les théories de justice sociale et doctrines telles que l’utilitarisme, l’égalitarisme et le libertarianisme, etc… À la suite de cela, l’éthique appliquée ou l’éthique déontologique s’intéresse alors à la mise en pratique des principes moraux. On appel par exemple. L’éthique descriptive et comparative s’intéresse quant à elle à la description et à la comparaison des différents codes moraux, alors que méta-éthique s’intéresse pour sa part au sens même des concepts mobilisés par l’éthique tel que le bien le mal, le juste, etc…

La réflexion éthique peut enfin porter sur les actes passés, on parle alors d’éthique de la vertu, ou sur les conséquences des actes comme le fait le conséquentialisme. Au sein d’une société mondialisée et cosmopolite dans laquelle cohabitent de nombreuses éthiques différentes, la démarche contemporaine de l’éthique consiste donc, selon John Rawls, à rechercher un équilibre réfléchi5.

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Introduction

Alors que des ‘objets biologiques’ (ou ‘bio-objets’) sont expérimentés, prennent forme, sont multipliés activement, et que des scientifiques viennent de générer en laboratoire des embryons chimériques homme-singe, le gouvernement fédéral des Etats-Unis se prononce en supprimant les restrictions à la recherche sur les tissus fœtaux humains, bien que, dans le même temps, l’État de New York mette fin au financement de la recherche sur les cellules souches malgré les nouvelles directives sur les cellules souches qui ouvrent la voie à une recherche plus permissive sur les embryons humains !

La marchandisation du vivant se prépare, notamment avec des études de marché qui traitent notamment du marché mondial des cellules souches embryonnaires humaines : il est prévu que le marché des banques de cellules souches puisse connaître « une expansion robuste d’ici 2027 », d’une part, et que, par exemple, un champ d’application nouveau se prépare avec les applications des cellules souches pour résoudre par exemple des problèmes cardiaques graves, d’autre part !

Toutes ces évolutions biotechnologiques rapidement développées, ont amené certains politiques à prendre le sujet à bras le corps à travers des considérations éthiques, en particulier les enjeux liés aux perspectives et aux applications des cellules souches embryonnaires et les sujets brûlants de la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA). En France, une législation se met en place sur tous ces sujets dans le cadre du projet de loi bioéthique lancé à l’automne 2019 et qui a donné lieu à un actif et difficile débat parlementaire qui doit se résoudre fin juin 2021.

Pour finir ce dossier, la nature même de ces ‘objets biologiques’ ou ‘bio-objets’, ainsi que les conséquences de leur intense ‘mise en marché’ qui est envisagée par des ‘opérateurs économiques’, sont repris à partir de la contribution récente de Céline Lafontaine (photo), sociologue, professeure titulaire au département de sociologie de l’Université de Montréal

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  • Des scientifiques génèrent des embryons chimériques homme-singe
    Traduction du 20 avril 2021 par Jacques Hallard d’un article publié le 15 avril 2021 par ‘sciencedaily.com’ sous le titre « Scientists generate human-monkey chimeric embryos » qui est accessible sur ce site : https://www.sciencedaily.com/releases/2021/04/210415142904.htm

Source de l’information scientifique d’origine : ‘Cell Press’

Résumé :

Des chercheurs ont injecté des cellules souches humaines dans des embryons de primates et ont réussi à faire croître des embryons chimériques pendant une période significative - jusqu’à 20 jours. Cette recherche, malgré ses problèmes éthiques, pourrait permettre de mieux comprendre la biologie du développement et l’évolution. Elle a également des implications pour le développement de nouveaux modèles de biologie et de maladies humaines.

Texte complet

Illustration de cellules embryonnaires (stock image). Crédit : © Anusorn / stock.adobe.com

Des chercheurs basés en Chine et aux États-Unis ont injecté des cellules souches humaines dans des embryons de primates et ils ont réussi à faire croître des embryons chimériques pendant une période significative - jusqu’à 20 jours. Malgré les problèmes éthiques qu’elle soulève, cette recherche pourrait permettre de mieux comprendre la biologie du développement et l’évolution. Elle a également des implications pour le développement de nouveaux modèles de biologie et de maladies humaines. Ces travaux ont été publiés le 15 avril 2021 dans la revue ‘Cell’.

’Comme nous ne pouvons pas réaliser certains types d’expériences sur des êtres humains, il est essentiel que nous disposions de meilleurs modèles pour étudier et comprendre plus précisément la biologie et les maladies humaines’, explique l’auteur principal, Juan Carlos Izpisua Belmonte, professeur au ‘Gene Expression Laboratory’ du ‘Salk Institute for Biological Sciences’ aux Etats-Unis. ’Un objectif important de la biologie expérimentale est le développement de systèmes modèles qui permettent d’étudier les maladies humaines dans des conditions in vivo.’

Des chimères inter-espèces chez les mammifères ont été réalisées depuis les années 1970, lorsqu’elles ont été générées chez les rongeurs et utilisées pour étudier les processus de développement précoce. Le progrès qui a rendu l’étude actuelle possible a été réalisé l’année dernière lorsque l’équipe collaboratrice de cette étude - dirigée par Weizhi Ji de l’Université des sciences et de la technologie de Kunming, dans la province du Yunnan, en Chine - a mis au point une technologie permettant aux embryons de singe de rester en vie et de se développer à l’extérieur du corps pendant une période prolongée.

Dans l’étude actuelle, six jours après la création des embryons de singe, chacun d’entre eux a reçu une injection de 25 cellules humaines. Les cellules provenaient d’une lignée de cellules pluripotentes induites, connues sous le nom de cellules souches pluripotentes étendues, qui ont le potentiel de contribuer aux tissus embryonnaires et extra-embryonnaires. Après un jour, des cellules humaines ont été détectées dans 132 embryons. Après 10 jours, 103 des embryons chimériques étaient encore en développement. La survie a rapidement commencé à décliner et, au 19e jour, seules trois chimères étaient encore en vie. Il est toutefois important de noter que le pourcentage de cellules humaines dans les embryons est resté élevé pendant toute la durée de leur croissance.

’Historiquement, la génération de chimères homme-animal a souffert de la faible efficacité et de l’intégration des cellules humaines dans l’espèce hôte’, explique Izpisua Belmonte. ’La génération d’une chimère entre l’homme et un primate non humain, une espèce plus proche de l’homme sur la ligne de temps de l’évolution que toutes les espèces utilisées précédemment, nous permettra de mieux comprendre s’il existe des obstacles imposés par l’évolution à la génération de chimères et s’il existe des moyens de les surmonter.’

Les chercheurs ont effectué une analyse du transcriptome sur les cellules humaines et de singe provenant des embryons. ’Ces analyses ont permis d’identifier plusieurs voies de communication qui étaient soit nouvelles, soit renforcées dans les cellules chimériques’, explique Izpisua Belmonte. ’Comprendre quelles voies sont impliquées dans la communication des cellules chimériques nous permettra éventuellement de renforcer cette communication et d’augmenter l’efficacité du chimérisme dans une espèce hôte plus éloignée de l’homme sur le plan évolutif.’

Une prochaine étape importante de cette recherche consiste à évaluer plus en détail toutes les voies moléculaires qui sont impliquées dans cette communication inter-espèces, avec pour objectif immédiat de trouver quelles voies sont vitales pour le processus de développement. À plus long terme, les chercheurs espèrent utiliser les chimères non seulement pour étudier les premiers stades du développement humain et modéliser des maladies, mais aussi pour mettre au point de nouvelles méthodes de dépistage des médicaments, ainsi que pour générer potentiellement des cellules, des tissus ou des organes transplantables.

Un avant-goût paru dans ‘Cell’ décrit les considérations éthiques potentielles entourant la génération de chimères de primates humains/non humains. Izpisua Belmonte note également qu’’il est de notre responsabilité, en tant que scientifiques, de mener nos recherches de manière réfléchie, en respectant toutes les directives éthiques, juridiques et sociales en vigueur’. Il ajoute qu’avant de commencer ce travail, ’des consultations et des examens éthiques ont été effectués tant au niveau institutionnel que par le biais de contacts avec des bioéthiciens non affiliés. Ce processus approfondi et détaillé a permis de guider nos expériences’.

Ce travail a été soutenu par le Programme national clé de recherche et développement, la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine, le Grand projet de recherche fondamentale en science et technologie du Yunnan, les Projets clés du programme de recherche fondamentale de la province du Yunnan, le Plan de soutien à la culture de talents de haut niveau de la province du Yunnan et les Projets de recherche fondamentale du Yunnan, l’UCAM et la Fondation Moxie.

Source du document : matériel fourni par Cell Press. Remarque : le contenu peut être modifié pour des raisons de style et de longueur.

Référence de la revue : Tan et al. Chimeric contribution of human extended pluripotent stem cells to monkey embryos ex vivo. Cell, 2021 DOI : 10.1016/j.cell.2021.03.020

Pour citer ce document : MLA APA Chicago - Cell Press. ’Scientists generate human-monkey chimeric embryos.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 15 April 2021. <www.sciencedaily.com/releases/2021/...> .

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Source : https://www.sciencedaily.com/releases/2021/04/210415142904.htm

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https://www.sciencemag.org/sites/default/files/styles/inline__450w__no_aspect/public/Human_fetal_tissue_1280x720.jpg?itok=mcFCOlQt

Le tissu cérébral fœtal est utilisé dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurologiques. Steve Gschmeissner/Science Source

L’administration du président Joe Biden annule les restrictions imposées par celle de l’ancien président Donald Trump sur le financement fédéral de la recherche médicale utilisant des tissus fœtaux humains provenant d’avortements volontaires. Un avis publié aujourd’hui par les ‘U.S. National Institutes of Health’ (NIH), les Instituts nationaux de la santé des États-Unis, supprime à la fois l’interdiction de telles études par les chercheurs des NIH et une couche d’examen éthique qui avait torpillé les demandes de financement des chercheurs externes.

Le secrétaire du département de la santé et des services sociaux, Xavier Becerra, ’a déterminé qu’il n’y avait pas de nouvelles questions éthiques nécessitant un examen spécial’, a déclaré le NIH dans un communiqué.

’Je suis soulagée’, déclare Alta Charo, professeur de droit et de bioéthique à l’université du Wisconsin, à Madison. ’Je dirais que c’est un retour très bienvenu à une approche socialement responsable de l’utilisation des tissus fœtaux dans la recherche.’

La politique de l’administration Trump, annoncée en juin 2019, interdisait aux scientifiques internes des NIH de mener des recherches à partir de tissus fœtaux humains, qui seraient autrement jetés après des avortements. Les règles ont également créé de nouveaux obstacles pour les candidats extra-muros, notamment un comité consultatif d’éthique qui a fini par être dominé par des scientifiques et des éthiciens opposés à l’avortement. En août 2020, le conseil a rejeté toutes les demandes de financement, sauf une, sur 14 qui avaient déjà été jugées dignes d’être financées par des examinateurs scientifiques.

’C’était une farce’, déclare Lawrence Goldstein, un neuroscientifique de l’Université de Californie, San Diego, et le seul membre du conseil consultatif à avoir défendu ouvertement la recherche sur les tissus fœtaux. ’Des projets de grande valeur, qui avaient déjà fait l’objet de plusieurs niveaux d’examen, sont allés mourir devant ce conseil.’ Selon la nouvelle annonce, le conseil ne se réunira plus. Et la recherche intra-muros des NIH impliquant des tissus fœtaux peut reprendre, a confirmé un porte-parole des NIH.

Ces tissus ont été essentiels pour l’étude des maladies neurologiques et infectieuses et pour la compréhension du développement normal du fœtus. En mars 2020, des institutions de recherche et des fondations médicales ont demandé à l’administration Trump de lever les restrictions afin de permettre les études sur le COVID-19. Ces recherches comprennent la création de ’souris humanisées’ contenant des greffes de tissus fœtaux humains qui modélisent le système immunitaire humain et qui peuvent être utilisées pour tester des traitements potentiels.

Le tissu fœtal ’reste essentiel (...) pour étudier les infections virales du VIH, de Zika, du coronavirus et d’autres virus’, a écrit la Société internationale pour la recherche sur les cellules souches (ISSCR) dans une déclaration publiée aujourd’hui, qui applaudit le renversement de politique comme un ’retour à l’élaboration de politiques fondées sur des preuves.’

Certaines exigences de l’ère Trump régissant les demandes de subventions pour cette recherche ne sont pas affectées par la nouvelle annonce, note Sean Morrison, président du comité de politique publique de l’ISSCR. Par exemple, les chercheurs doivent expliquer pourquoi la recherche ne peut pas être accomplie sans utiliser de tissu fœtal. ’Il y a eu beaucoup de paperasserie ajoutée ... qui est toujours en place,’ dit Morrison, ’et je pense que nous devons examiner si cela est vraiment nécessaire.’

Ce changement est un coup dur pour les opposants à l’avortement qui cherchaient à limiter l’utilisation des tissus fœtaux dans les laboratoires. ’Cela reflète un virage vers une éthique médiocre ainsi qu’une science médiocre’, déclare David Prentice, vice-président et directeur de la recherche de l’Institut Charlotte Lozier, une organisation anti-avortement, qui a fait partie du comité d’examen éthique, aujourd’hui dissous. Les exigences qui restent en place depuis avant le changement de politique de 2019 - qui exigeaient le consentement éclairé des femmes qui donnent des tissus et interdisaient les incitations financières pour les donneurs et les cliniques qui collectent des tissus - restent ’inadéquates pour prévenir les abus’, dit-il.

Les projets de recherche bloqués sous l’administration Trump peuvent maintenant être en mesure d’aller de l’avant, mais les impacts de la politique plus restrictive pourraient se répercuter si la politique a rétréci le pipeline de scientifiques entrant dans le domaine, note Charo : ’Une interdiction de deux ans peut avoir un effet de plus de deux ans’.

Posté dans la rubrique Science and Policy doi:10.1126/science.abj0479

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Source : https://www.sciencemag.org/news/2021/04/biden-administration-scraps-human-fetal-tissue-research-restrictions

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Parmi les projets financés par le programme scientifique sur les cellules souches de l’État de New York, figurent ceux qui étudient les cellules souches embryonnaires humaines (au centre de la photo). Source scientifique

Au cours de la dernière décennie, l’État de New York est devenu une plaque tournante internationale de la recherche sur les cellules souches. Selon les chercheurs, cela est dû en partie à l’un des seuls programmes d’État des États-Unis consacré exclusivement à ce domaine scientifique. Mais aujourd’hui, le gouvernement de l’État de New York a mis fin à ce programme, ce qui, selon les scientifiques, ralentira les progrès de la recherche et provoquera une fuite des cerveaux vers d’autres États et pays.

’Nous sommes surpris et perplexes’, déclare Jonathan Teyan, chef des opérations à l’Associated Medical Schools of New York. ’Pourquoi mettrait-on fin à un programme comme celui-ci au moment où nous avons le plus besoin de la recherche scientifique ?’.

L’annulation du programme scientifique sur les cellules souches de l’État de New York (NYSTEM) est contenue dans un budget pour 2022, que la législature de l’État a approuvé la semaine dernière et que le gouverneur Andrew Cuomo a signé. Le plan de dépenses, qui entre en vigueur le 1er mai 2021, interrompt le financement de nouvelles subventions, mais honore les contrats existants jusqu’à leur expiration. Un porte-parole de la Division du budget de l’État, qui a alloué les fonds du programme au ministère de la Santé, a déclaré à la revue ‘Science’ que la recherche sur les cellules souches devrait ’progresser au sein des communautés de recherche universitaires et privées plutôt qu’au sein du ministère de la Santé, qui se concentre sur sa mission principale, à savoir fournir des services directs et obtenir des résultats positifs en matière de santé pour tous les New-Yorkais’.

Le NYSTEM a été créé en 2007 sous l’égide de l’ancien gouverneur David Paterson, qui avait alors déclaré qu’il s’agissait de l’une de ses principales priorités. À l’époque, le président George W. Bush avait limité les types de cellules souches embryonnaires humaines que les chercheurs financés par les Instituts nationaux de la santé des États-Unis pouvaient étudier ; le programme new-yorkais a été créé en partie pour financer une gamme plus large. L’ancien président Barack Obama a assoupli les restrictions fédérales en 2009, et l’ancien président Donald Trump a laissé en place la politique de l’ère Obama.

Le programme new-yorkais prévoyait à l’origine 600 millions de dollars sur 11 ans pour la recherche, la formation et l’équipement liés à l’étude des cellules souches, qui peuvent se différencier en divers types de cellules plus spécialisées pour révéler des étapes clés du développement humain ou indiquer de nouvelles thérapies potentielles. Mais le programme a récemment rencontré des problèmes et n’a distribué qu’environ 400 millions de dollars à ce jour. En 2016, son conseil d’administration a cessé de se réunir et de rendre compte des dépenses sur son site web, et depuis lors, les attributions ont été inexplicablement retardées : Les chercheurs qui ont postulé en 2016 disent qu’ils n’ont reçu de l’argent qu’en 2018, après plusieurs réunions au bureau du gouverneur. Et ceux qui ont demandé les subventions de l’année dernière - qui devaient soutenir jusqu’à 70 projets avec 50 millions de dollars sur 3 ans - disent n’avoir jamais reçu de réponse officielle.

Le programme NYSTEM a été conçu de manière plus modeste que l’initiative californienne, qui a été créée en 2004 par un emprunt obligataire de 3 milliards de dollars et renouvelée à l’automne 2020 par une autre initiative de 5,5 milliards de dollars.

Pourtant, ’NYSTEM a financé un grand nombre de travaux importants qui n’auraient pas eu lieu autrement’, déclare Sean Morrison, chercheur en cellules souches à l’University of Texas Southwestern Medical Center de Dallas. ’L’arrêt du programme est un revers pour l’État de New York et pour le domaine de la biologie des cellules souches dans son ensemble.’

En mars 2021, 10 lauréats du prix Nobel, dont le neuroscientifique Eric Kandel de l’université Columbia, qui ne détenaient pas de subventions du programme, ont écrit à Cuomo et aux responsables législatifs en le qualifiant d’’énorme succès’ et en déclarant que son arrêt mettrait fin à ’tout l’élan acquis’. Ils ont également prédit que l’annulation inciterait les jeunes scientifiques à quitter l’État pour mener leurs recherches.

Le NYSTEM indique que ses fonds ont permis de soutenir plus de 2000 scientifiques et employés de laboratoire. L’encouragement des jeunes talents était l’une des caractéristiques du programme, explique le pathologiste Alexander Nikitin, du programme de cellules souches de l’université Cornell. Selon lui, plus de 50 laboratoires de l’université Cornell ont reçu environ 10 millions de dollars en financement combiné NYSTEM pour former des étudiants de premier et de deuxième cycle et pour soutenir des installations partagées avec d’autres institutions. ’Tout cela sera déclassé’, a-t-il déclaré.

Les chercheurs s’attendent à ce que l’arrêt soit particulièrement préjudiciable à l’étude des cellules souches embryonnaires humaines. Depuis 1995, le Congrès a interdit l’utilisation de fonds de recherche fédéraux pour des expériences impliquant la création, la modification génétique ou la destruction d’embryons humains. Le NYSTEM est devenu l’une des rares sources de financement pour les travaux sur ces sujets. Originaire de Suisse, le biologiste du développement Dieter Egli, de l’université Columbia, s’est installé à New York en 2008 pour chercher un soutien à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Le NYSTEM a financé les travaux de son équipe sur le transfert mitochondrial, c’est-à-dire la création d’embryons humains à partir du matériel génétique de deux mères et d’un père afin d’éviter les troubles transmis par les mitochondries maternelles. (Le Congrès a interdit à la Food and Drug Administration [FDA] américaine d’examiner les demandes d’utilisation de cette méthode pour créer des grossesses).

Les études financées par le NYSTEM et menées par Lorenz Studer au Memorial Sloan Kettering Cancer Center ont conduit au premier essai clinique utilisant des neurones humains produits en grande quantité à partir de cellules souches embryonnaires pour traiter la maladie de Parkinson ; l’étude a été approuvée par la FDA et doit commencer cette année. Cette recherche a également donné naissance à la société de biotechnologie BlueRock, récemment rachetée par Bayer pour 600 millions de dollars. Au total, NYSTEM a donné naissance à dix jeunes entreprises, dont BlueRock, Oscine Therapeutics et Luxa Biotechnology, à plus de 90 demandes de brevets et à au moins quatre accords de licence.

Le ’NYSTEM a contribué à mettre New York sur la carte du développement de la thérapie cellulaire avec un investissement relativement faible’, déclare M. Studer.

Les chercheurs ont également utilisé les fonds du NYSTEM pour étudier les traitements possibles du COVID-19. M. Studer et le biologiste moléculaire Todd Evans de Weill Cornell Medicine ont créé des organoïdes et des tissus à partir de cellules souches pour étudier les effets du coronavirus pandémique sur les cellules pulmonaires, cardiaques et cérébrales et pour tester des candidats médicaments. ’Nous ne serions pas en mesure de le faire sans l’infrastructure mise en place par le NYSTEM’, déclare M. Evans.

Certains scientifiques gardent l’espoir que l’État de New York reconsidérera l’arrêt du programme, mais beaucoup pourraient choisir de déménager. ’Je partirais en Californie sans hésiter si ce n’était pas pour ma famille’, déclare Hina Chaudhry, spécialiste de la médecine régénérative à la Icahn School of Medicine de Mount Sinai, dont l’équipe a utilisé les fonds NYSTEM pour cultiver des types de cellules qui pourraient servir d’alternatives à l’utilisation de cellules souches embryonnaires. Ces travaux ont permis à son équipe d’obtenir par la suite une subvention de 3 millions de dollars des Instituts nationaux de la santé (NIH) des États-Unis pour faire avancer cette recherche.

’Lorsque vous proposez une idée vraiment nouvelle sur laquelle personne n’a travaillé auparavant, il est pratiquement impossible d’obtenir un financement du NIH’, explique-t-elle. ’Perdre le NYSTEM, c’est perdre notre possibilité d’innover dans la recherche’.

Posté dans la rubrique Science and Policy - doi:10.1126/science.abj0464

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AAAS and the Forsyth Institute announce 2015 Fellows | Forsyth

Source : https://www.sciencemag.org/news/2021/04/new-york-state-ends-stem-cell-research-funding

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https://www.sciencemag.org/sites/default/files/styles/inline__450w__no_aspect/public/ca_0528NID_IVF_online.jpg?itok=ukYbK-fP

Les embryons humains créés par fécondation in vitro constituent un matériel de recherche sensible sur le plan éthique. ZEPHYR/SCIENCE SOURCE

Cette semaine, la plus grande société mondiale de recherche sur les cellules souches a fait part de sa volonté de reconsidérer une restriction de longue date sur les efforts des laboratoires pour cultiver et étudier les embryons humains.

Dans ses nouvelles directives, la Société internationale pour la recherche sur les cellules souches (ISSCR) met également en lumière une alternative possible à l’utilisation d’embryons, qui pourrait être moins problématique sur le plan éthique : les nouvelles méthodes permettant de modéliser les étapes du développement humain à l’aide de cellules souches.

Les directives influentes de l’ISSCR plaçaient auparavant la culture d’embryons humains au-delà de 14 jours après la fécondation dans la troisième catégorie, la plus restrictive : ’activités de recherche interdites’. Les nouvelles lignes directrices, rédigées par un groupe de travail composé de scientifiques et d’éthiciens, omettent la culture d’embryons plus longs de cette catégorie et encouragent un débat public sur son autorisation.

Les directives ne sont pas juridiquement applicables. Des lois limitant la recherche sur les embryons à 14 jours ou à la formation d’une structure appelée strie primitive existent dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la Suède et la Corée du Sud. Mais l’ISSCR ’a un important pouvoir d’influence’, déclare Annelien Bredenoord, bioéthicienne au centre médical universitaire d’Utrecht, qui est membre du comité d’éthique de l’ISSCR mais ne fait pas partie du groupe de travail sur les lignes directrices. ’Elle peut être celle qui alimente la discussion’.

Jusqu’à récemment, la règle des 14 jours avait peu d’effet pratique, car les embryons ne survivaient pas aussi longtemps en laboratoire. Mais des progrès récents ont permis à certains chercheurs de mener des expériences jusqu’à cette limite.

L’observation du développement embryonnaire après 14 jours pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre les origines des fausses couches et des malformations congénitales, et de nombreux scientifiques et bioéthiciens ont préconisé d’assouplir la restriction. Dans un commentaire publié dans Science, des chercheurs et des éthiciens, dont Bredenoord, ont exhorté les décideurs politiques et l’ISSCR à ’envisager une approche prudente et progressive de l’exploration scientifique au-delà de la limite des 14 jours’.

Les nouvelles lignes directrices ne font pas explicitement passer la culture prolongée d’embryons dans la catégorie deux, moins restrictive, de l’ISSCR, qui décrit les recherches autorisées après examen scientifique et éthique. ’L’ISSCR n’a pas abandonné la règle des 14 jours’, déclare Amander Clark, biologiste spécialiste des cellules souches à l’Université de Californie, Los Angeles, et membre du groupe de travail sur les lignes directrices. Mais les lignes directrices demandent aux ’académies nationales des sciences, aux sociétés académiques, aux bailleurs de fonds et aux régulateurs de mener des conversations publiques’ sur les ’questions sociétales et éthiques soulevées par l’autorisation de cette recherche’.

Ces groupes devront décider si la modification des restrictions actuelles ’vaut vraiment le capital politique et les batailles juridiques’, déclare Martin Pera, biologiste cellulaire du Jackson Laboratory. La limite de 14 jours ’a rassuré le public quant aux limites de la recherche sur les embryons humains’, dit-il, ’mais elle mérite probablement d’être réexaminée avec soin’.

Martin Pera note que les embryons humains commencent à dégénérer à mesure qu’ils approchent de la limite des 14 jours. Même si les scientifiques parviennent de mieux en mieux à maintenir les embryons en vie au-delà de 14 jours, seule une minorité d’entre eux survivra dans une boîte, dit-il, et le nombre de ceux qui resteront en bonne santé diminuera au fur et à mesure du développement.

Pour étudier les processus de développement au-delà de 14 jours, Martin Pera est plus optimiste quant aux modèles d’embryons créés à partir de cellules souches humaines, qui sont devenues de plus en plus complexes et puissantes ces dernières années. Ces structures cultivées en laboratoire peuvent être fabriquées en quantités illimitées, note-t-il, et permettent aux chercheurs d’étudier le rôle de mutations particulières dans le développement et la maladie. Dans un commentaire publié cette semaine dans Stem Cell Reports, les membres du groupe de travail sur les lignes directrices et d’autres scientifiques affirment que la nécessité de valider les modèles d’embryons à base de cellules souches en les comparant à des embryons naturels est une des raisons de supprimer la limite de 14 jours.

Certains de ces modèles à base de cellules souches comportent des sensibilités éthiques qui leur sont propres. Les lignes directrices actualisées de l’ISSCR proposent une distinction entre les modèles non intégrés - qui ne recréent que certaines caractéristiques d’un embryon et ne comportent pas de cellules ’extra-embryonnaires’ de soutien essentielles à la survie dans un utérus - et les modèles intégrés plus complets.

Selon les nouvelles lignes directrices, la recherche sur les modèles non intégrés peut se poursuivre sans examen spécial. Mais un tel examen est nécessaire pour les modèles intégrés tels que les ’blastoïdes’ récemment signalés, qui ressemblent étroitement au blastocyste humain - un stade qui se situe environ cinq jours après la fécondation, lorsque l’embryon s’implante dans la paroi de l’utérus. Ces modèles pourraient éventuellement révéler pourquoi de nombreuses grossesses échouent à ce stade et aider les chercheurs à affiner les techniques de fécondation in vitro.

[« Les chercheurs, Nicolas Rivron de l’Université de Maastricht (Utrecht, Pays-Bas) ont appelé blastoïdes, les structures embryonnaires formées à partir de cellules souches. Leur allure est semblable à celle d’un embryon normal âgé de quelques jours. » ladepeche.fr, Des structures embryonnaires créées sans passer par la fécondation - ladepeche.fr – Source : https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/blastoides ].

Mais les modèles intégrés doivent être ’maintenus en culture pendant la durée minimale nécessaire pour atteindre l’objectif scientifique’, précise l’ISSCR, et aucun modèle d’embryon ne doit être transféré dans un utérus pour y poursuivre son développement.

Posted in : Health Science and Policy doi:10.1126/science.abj6938

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  • Marché mondial des cellules souches embryonnaires humaines - Prévision de parts 2021 : Lonza Group Ltd., Life Technologies Corporation, TiGenix NV et NuVasive Inc. 11 juin 2021 Sanjuanita Dutton
    Le rapport décrivant la recherche de ce marché mondial qui est Cellules souches embryonnaires humaines, encercle l’expansion rapide de ce marché pour ses prévisions qui sont projetées. Offrant un aperçu, le rapport comprend la taille du marché Cellules souches embryonnaires humaines et l’estimation de ce marché mondial dans l’intervalle de temps. En outre, il met en évidence les facettes porteuses de l’expansion de son marché mondial qui s’ajoutent aux acteurs du marché aux côtés de sa part de marché mondiale Cellules souches embryonnaires humaines.

Le rapport sur le marché mondial Cellules souches embryonnaires humaines fournit des informations précieuses sur les acteurs ayant un impact sur le marché, par exemple, leur taille, le synopsis de l’industrie et les offres de produits. L’analyse Cellules souches embryonnaires humaines porte sur l’augmentation des acteurs du marché bien connus. Tout en calculant l’expansion de Cellules souches embryonnaires humaines acteurs du marché, il estime alors leurs dernières améliorations dans le domaine.

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Un résumé simple de cette industrie ‘Cellules souches embryonnaires humaines’, par exemple les définitions, la segmentation, les logiciels, les principaux fournisseurs, les moteurs économiques et les défis économiques. L’évaluation du marché mondial Cellules souches embryonnaires humaines est fournie pour le marché, y compris les tendances de croissance de l’évaluation du paysage concurrentiel et l’état d’avancement des domaines.

Le rapport comprend le segment de marché mondial ‘Cellules souches embryonnaires humaines’ des principaux fabricants : Lonza Group Ltd., Life Technologies Corporation, NuVasive Inc., TiGenix N.V, Sumanas, Aastrom Biosciences, Cynata Therapeutics Ltd., Genlantis, Anterogen Co., Ltd, CellTherapies P/L, BioRestorative Therapies Inc., Vericel Corporation, BrainStorm Cell Therapeutics Inc., Cesca Therapeutics Inc., Kite Pharma Inc., PromoCell, Orthofix International N.V., Ocata Therapeutics Inc., Beike Biotechnology

La segmentation de l’économie mondiale Cellules souches embryonnaires humaines avec ces utilisateurs finaux/applications est :

Greffe de cellules souches hématopoïétiques
Dommages causés par la réparation des tissus
Maladies auto-immunes
En tant que vecteurs de thérapie génique.

Pour comprendre principalement la dynamique du marché sur la planète, le marché mondial Cellules souches embryonnaires humaines est examiné dans des lieux mondiaux importants :

Europe (Allemagne, France, Italie, Russie et Royaume-Uni), Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique), Amérique latine (Moyen et Afrique), Marché au Moyen-Orient et en Afrique (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte, Nigéria et Afrique du Sud ), Asie-Pacifique (Asie du Sud-Est, Chine, Inde, Corée et Japon)

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Questions clés traitées dans le rapport Cellules souches embryonnaires humaines sur les tendances générales du marché :

– Les nouveaux entrants au sein de l’industrie mondiale Cellules souches embryonnaires humaines sont inclus ;

– Les facettes de contrôle de cette industrie sont incluses ;

– En fonction de la prédiction Cellules souches embryonnaires humaines des tendances du pas carré des estimations du marché pour ses conseils tactiques dans les sections de l’entreprise ;

– Le statut du marché par région est également inclus ;

– Dans la partie à venir, la segmentation de ce secteur est enfermée ;

– La segmentation de l’industrie se fait sur la plupart des attributs par Cellules souches embryonnaires humaines types de produits utilisés, applications, les verticales industrielles que le secteur gagne ;

– L’industrie actuelle est également astucieuse de la région ;

– Les facettes d’expansion de cette Cellules souches embryonnaires humaines marche carrée, y compris ;

– Étape carrée détaillée des profils d’entreprise Cellules souches embryonnaires humaines inclus ;

– Le dossier obtient une vue d’ensemble de ce marché Cellules souches embryonnaires humaines qui peut faciliter la compréhension de l’industrie de manière concise ;

– De nombreuses tendances telles que la mondialisation, les progrès technologiques, la surcapacité sur le marché Cellules souches embryonnaires humaines établi, favorisent la réglementation de la fragmentation et les préoccupations écologiques, ainsi que le développement de produits sont abordés dans ce rapport.

– Avec la tendance Cellules souches embryonnaires humaines, cette section, en outre, comprend les principaux points concernant les chapitres et, outre les sous-segments, cette étape carrée fabrique la plus grande part des revenus sur le Cellules souches embryonnaires humaines mondial secteur.

Les changements continus qui se produisent sur le marché Cellules souches embryonnaires humaines ont rendu obligatoires les stratégies et les aspects du marché. Le lecteur doit avoir la capacité d’être conscient des facettes essentielles de l’industrie Cellules souches embryonnaires humaines, nous avons contenu les points de cette industrie.

Parcourez d’autres rapports connexes ici : Marché mondial des solutions de sécurité pour la maison de bricolage 2021 : données historiques (revenus, revenus et TCAC), part et opportunité de croissance - Prenez contact avec nous : Tél. : +1 (857) 445 0045 - Courriel : inquiry@market.biz - Site Web : https://marketdesk.org - Thème WordPress : Occasio par ThemeZee. Source : https://www.gabonflash.com/marche-des-cellules-souches-embryonnaires-humaines-previsions-de-parts-de-marche-2021/

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  • Le marché des banques de cellules souches connaîtra une expansion robuste d’ici 2027 | Boyalife, StemCyte, Crioestaminal, Esperite - Publié le 11 juin 2021 Rédigé par Roger smith – Informations de nature pré-commerciale – Documnt ‘BigoudenTV’
    Banque de cellules souches - L’étude de marché est un rapport d’intelligence avec des efforts méticuleux entrepris pour étudier les informations correctes et précieuses. Les données qui ont été examinées tiennent compte à la fois des meilleurs joueurs existants et des futurs concurrents. Les stratégies commerciales des principaux acteurs et des nouvelles industries qui arrivent sur le marché sont étudiées en détail. L’analyse SWOT, le partage des revenus et les informations de contact bien expliqués sont partagés dans cette analyse de rapport. Il fournit également des informations sur le marché en termes de développement et de ses capacités.

“Banque de cellules souches - Le marché croît à un TCAC élevé au cours de la période de prévision 2021-2027. L’intérêt croissant des individus pour cette industrie est la principale raison de l’expansion de ce marché”.

Obtenez un exemple de copie de ce rapport avec la dernière tendance de l’industrie et l’impact COVID-19 @ :

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Certaines des principales entreprises influençant sur ce marché comprennent : Boyalife, StemCyte, Crioestaminal, Esperite, Americord, Cryo-cell, PBKM FamiCord, Beikebiotech, PacifiCord, RMS Regrow, Stemade Biotech, Krio, CCBC, Cordlife Group, Cellsafe Biotech Group, Vcanbio, Familycord, ViaCord, Cells4life, LifeCell, CBR, Cryo Stemcell.

Divers facteurs sont responsables de la trajectoire de croissance du marché, qui sont étudiés en détail dans le rapport. En outre, le rapport répertorie les contraintes qui constituent une menace pour le marché mondial Banque de cellules souches. Il évalue également le pouvoir de négociation des fournisseurs et des acheteurs, la menace des nouveaux entrants et des substituts de produits et le degré de concurrence qui prévaut sur le marché. L’influence des dernières directives gouvernementales est également analysée en détail dans le rapport. Il étudie la trajectoire du marché Banque de cellules souches entre les périodes de prévision.

Marché Banque de cellules souches mondial par type : Cellules souches placentaires (PSC), cellules souches dérivées d’embryons humains (HESC), cellules souches dérivées de la moelle osseuse (BMSC), cellules souches dérivées du tissu adipeux (ADSC), cellules souches dérivées de la pulpe dentaire (DPSC), autres cellules souches Sources.

Marché Banque de cellules souches mondial par application : Applications bancaires personnalisées, applications cliniques, troubles hématopoïétiques, troubles auto-immuns, autres maladies, applications de recherche, études sur le traitement des maladies, recherche en sciences de la vie, découverte de médicaments.

Global Banque de cellules souches Market Report propose :

  • Définition du marché du marché mondial Banque de cellules souches ainsi que l’analyse des différents facteurs d’influence tels que les moteurs, les contraintes et les opportunités.
  • Recherche approfondie sur le paysage concurrentiel du Banque de cellules souches mondial
  • Identification et analyse des micro et macro facteurs qui affectent et auront un effet sur la croissance du marché.
  • Une liste complète des principaux acteurs du marché opérant sur le marché mondial Banque de cellules souches.
  • Analyse des différents segments de marché tels que le type, la taille, les applications et les utilisateurs finaux.
  • Il propose une analyse descriptive du chaînage de l’offre et de la demande sur le marché mondial Banque de cellules souches.
  • Analyse statistique de certains faits économiques importants
  • Des chiffres, des graphiques, des graphiques, des images pour décrire clairement le marché.
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Régions couvertes dans le rapport sur le marché mondial Banque de cellules souches 2021 :

  • Moyen-Orient et Afrique (pays du CCG et Égypte)
  • Amérique du Nord (États-Unis, Mexique et Canada)
  • Amérique du Sud (Brésil, etc.)
  • Europe (Turquie, Allemagne, Russie, Royaume-Uni, Italie, France, etc.)
  • Asie-Pacifique (Vietnam, Chine, Malaisie, Japon, Philippines, Corée, Thaïlande, Inde, Indonésie et Australie)
    L’analyse des coûts du marché mondial ‘Banque de cellules souches’ a été réalisée en tenant compte des dépenses de fabrication, du coût de la main-d’œuvre et des matières premières, ainsi que de leur taux de concentration du marché, de leurs fournisseurs et de la tendance des prix. D’autres facteurs tels que la chaîne d’approvisionnement, les acheteurs en aval et la stratégie d’approvisionnement ont été évalués pour fournir une vue complète et approfondie du marché. Les acheteurs du rapport seront également exposés à une étude sur le positionnement sur le marché en tenant compte de facteurs tels que le client cible, la stratégie de marque et la stratégie de prix.

Les principales questions auxquelles répond le rapport sont les suivantes :

  • Quelle sera la taille du marché et le taux de croissance d’ici la fin de la période de prévision ?
  • Quelles sont les principales Banque de cellules souches tendances du marché ayant un impact sur la croissance du marché ?
  • Quelles sont les opportunités de croissance potentielles et les menaces auxquelles sont confrontés les principaux concurrents du marché ?
  • Quels sont les principaux résultats de l’analyse des cinq forces de Porter et de l’analyse SWOT des principaux acteurs fonctionnant sur le marché mondial Banque de cellules souches ?
  • Ce rapport donne toutes les informations concernant l’aperçu de l’industrie, l’analyse et les revenus de ce marché.
  • Quelles sont les opportunités de marché et les menaces auxquelles sont confrontés les fournisseurs sur le marché mondial Banque de cellules souches ?
    Table des matières (TOC) Global Banque de cellules souches Market Report 2021 – Croissance, tendance et prévisions jusqu’en 2027

Chapitre 1 Banque de cellules souches Aperçu du marché

Chapitre 2 Impact économique mondial sur l’industrie Banque de cellules souches

Chapitre 3 Concurrence sur le marché mondial Banque de cellules souches par les fabricants

Chapitre 4 Production mondiale, revenus (valeur) par région (2014-2021)

Chapitre 5 Offre globale (production), consommation, exportation, importation par régions (2014-2021)

Chapitre 6 Production mondiale, revenus (valeur), tendance des prix par type

Chapitre 7 Analyse du marché mondial par application

Chapitre 8 Analyse des coûts de fabrication

Chapitre 9 Chaîne industrielle, stratégie d’approvisionnement et acheteurs en aval

Chapitre 10 Analyse de la stratégie marketing, distributeurs / commerçants

Chapitre 11 Analyse des facteurs d’effet du marché

Chapitre 12 – Prévisions du marché mondial Banque de cellules souches (2021-2027)

Chapitre 13 Annexe

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La société aide ses clients à élaborer des politiques commerciales et à se développer dans ce domaine de marché. ‘A2Z Market Research’ ne s’intéresse pas seulement aux rapports de l’industrie traitant des télécommunications, de la santé, des produits pharmaceutiques, des services financiers, de l’énergie, de la technologie, de l’immobilier, de la logistique, de la F & B, des médias, etc., mais également des données de votre entreprise, des profils de pays, des tendances, des informations. et analyse sur le secteur qui vous intéresse.

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  • Problèmes cardiaques graves : du nouveau grâce aux cellules souches – Article d’information médicale ‘senioractu.com’ - Article publié le 18/05/2021 à 01:00
    Développée par la biotech Alsacienne Cellprothera, cette innovation médicale unique au monde et 100% française permet de régénérer les tissus du cœur endommagés par un infarctus et fait l’objet d’un essai clinique en France et en Grande Bretagne. Actuellement, une vingtaine de patients sont en cours de suivi clinique.

Illustration en couleurs - Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde et la tendance n’est pas près de s’inverser compte-tenu du vieillissement des populations.

Dans ce contexte, la biotech Alsacienne Cellprothera propose une innovation médicale qui s’annonce « unique au monde et 100% française » qui permet de régénérer les tissus du cœur endommagés par un infarctus -elle fait actuellement l’objet d’un essai clinique en France et en Grande Bretagne avec une vingtaine de patients sont en cours de suivi clinique.

Comment ça marche ? A travers cette thérapie, innovante, chaque patient devient en réalité, son propre… médicament ! En effet, les cellules souches nécessaires à la régénération des tissus de son cœur sont récupérées via une simple prise de sang sur le patient.

Ces cellules dites « autologues » (se dit d’un tissu ou de cellules provenant de son organisme à soi et administrés à soi), sont démultipliées dans un automate dédié dans l’objectif d’obtenir la dose pour traiter le patient.

Ce biomédicament, est ensuite injecté dans les tissus du cœur à régénérer. « En quelques semaines, selon la biotech, le cœur est comme neuf sans la moindre prise de médicament et dans les cas les plus graves, la greffe et les traitements lourds sont évités ».

Les avantages pour le patient sont d’améliorer durablement la fonction cardiaque et donc la qualité et l’espérance de vie du patient, d’éviter un traitement médicamenteux lourd lié à l’insuffisance cardiaque, de nécessiter une seule et unique injection, de représenter dans certains cas une alternative efficace de substitution à la transplantation cardiaque, de diminuer la mortalité et d’éliminer le risque de rejet du greffon car il s’agit d’une injection de ses propres cellules souches !

Afin d’optimiser la pertinence et l’efficacité des essais cliniques, un conseil d’experts réunissant les plus grands noms de la cardiologie a été mis à contribution pour aboutir à un protocole optimisé fruit de plusieurs mois de travail. Pas moins de 10 cardiologues de réputation mondiale, comme le professeur Gilles Montalescot de l’hôpital la Pitié-Salpêtrière à Paris, ou encore les professeurs Deepak Bhatt et Scott Solomon de la Harvard Medical School, ont apporté leurs avis, leurs recommandations et leur aval.

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Source : https://www.senioractu.com/Problemes-cardiaques-graves-du-nouveaux-grace-aux-cellules-souches_a23659.html

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  • Guérir et... cloner ? Les cellules souches embryonnaires, autre enjeu du projet de loi bioéthique - En plus de la PMA pour toutes - Par Margot Brunet- Publié le 10/06/2021 à 7:00 – Document ‘marianne.net’ - Le texte de la loi de bioéthique, porté par le député LREM Jean-Louis Touraine, a fait son retour le 7 juin 2021 dans l’arène parlementaire. AFP - Sciences et bioéthique- Photo
    Le texte de la loi de bioéthique a fait son retour le 7 juin 2021 dans l’arène parlementaire. Alors que la ‘PMA pour toutes’ divise, députés et sénateurs doivent aussi trouver un point d’accord sur l’encadrement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Imaginez qu’on soit capables de fabriquer votre clone en utilisant simplement un peu de votre peau. Ou encore qu’on utilise ce petit morceau de vous pour concevoir avec un ovule ou un spermatozoïde. Impossible ? Scientifiquement, pas complètement : certaines étapes du processus sont déjà au point. Pour cela, il faudrait utiliser les cellules souches pluripotentes. Si ces scénarios relèvent du roman de science-fiction, ces dernières pourraient surtout permettre la mise au point de traitements novateurs.

La loi de bioéthique, actuellement débattue à l’Assemblée nationale et au Sénat depuis le 7 juin 2021, doit justement encadrer leur utilisation. Alors que certains parlementaires sont vent debout contre les projets de recherche portant sur ce type de cellules, d’autres, au contraire, se réjouissent d’une loi qui permettrait de mettre à bas tout risque de dérives et de développer la recherche sur ces sortes de super héros du corps humain.

Super héros cellulaires

Pour comprendre ce que sont les cellules souches pluripotentes, il faut remonter aux tout premiers jours suivant la fécondation entre un spermatozoïde et un ovule. À ce moment-là, l’embryon n’est composé que de quelques cellules. Celles-ci se divisent et se répliquent tout au long de la grossesse jusqu’à former un organisme entier, avec un cœur, des os, des yeux, cheveux… Ce qui sous-entend que ces premiers tissus sont capables, au fur et à mesure qu’ils se répliquent, de devenir tous les types cellulaires du corps humain - ceux des muscles, de la peau, du cœur, du cerveau… On les appelle donc les ’cellules souches embryonnaires pluripotentes’ : à ce stade, elles ont encore le pouvoir de former n’importe quel tissu ou organe. Ce qui permet des applications médicales inédites.

Pour cela, il faut les prélever sur un embryon. Ensuite, on les ’transforme’ pour qu’elles deviennent des cellules d’un organe que l’on souhaite traiter, que l’on greffe dans un second temps au patient. «  Comme elles sont à l’origine de toutes les autres, on peut imaginer traiter les maladies de tous les organes : c’est pour ça que la recherche à ce sujet est indispensable  », s’enthousiasme Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône et rapporteur de la loi de bioéthique. Exemple : une personne atteinte d’une pathologie du foie pourrait recevoir des cellules souches embryonnaires modifiées en celles de l’organe, pour le ’réparer’.

Cellules souches induites

Il est bien entendu interdit de produire volontairement un embryon pour cela : les chercheurs utilisent des embryons surnuméraires, produits dans le cadre d’une fécondation in vitro par la suite abandonnée par les parents, voués à être détruits. Plus encore, comme nous l’explique Laurent David, chercheur à l’Université de Nantes, la plupart des cellules souches embryonnaires utilisées sont les descendantes de prélèvements réalisés… avant l’an 2000. Depuis plus d’une vingtaine d’années, celles-ci sont cultivées : elles sont maintenues en vie dans un laboratoire, où elles se répliquent. Nul besoin, en utilisant ces descendantes, de faire un prélèvement sur un embryon humain.

Une autre technique permet de produire des cellules souches pluripotentes sans détruire un embryon. Pour cela, on prend des cellules à une personne, par exemple sur sa peau. On fait ensuite en sorte de les rendre pluripotentes : ces morceaux de peau peuvent ensuite être ’transformés’ en cellules des os, du foie, du cerveau… C’est ce que fait l’équipe de Laurent David, à la plateforme nantaise Cellules souches pluripotentes induites – développement embryonnaire. Il existe donc deux types de cellules souches pluripotentes : celles issues d’un embryon, et les ’induites’. «  Des chercheurs utilisent ces cellules souches pluripotentes induites pour étudier des maladies rares  », explique le spécialiste. Ce dernier les utilise pour accroître les connaissances sur le développement lors du tout début de la grossesse, et sur certaines causes d’infertilité.

En poussant encore un peu, ces mini super-héros pourraient disposer d’autres pouvoirs. Comme redonner vie à certaines espèces éteintes. Il faudrait pour cela disposer de restes d’espèces disparues : on pourrait ensuite rendre les cellules de ces échantillons pluripotentes. Avec, on pourrait former des fœtus de l’espèce concernée. «  De nombreux échantillons de tissus d’animaux en danger sont conservés au froid par des équipes de scientifiques. Imaginons qu’à partir de cela, on puisse créer des modèles d’embryons capables de se développer : ce serait un peu comme l’Arche de Noé, on pourrait faire revenir ces espèces et compenser le péché d’avoir provoqué leur extinction », a récemment expliqué à l’AFP Insoo Hyun, spécialiste de bioéthique à l’université américaine de Harvard. Bref : les cellules souches ouvrent des voies inestimées, à la fois en recherche, médecine, et peut-être même dans d’autres domaines.

De l’autorisation à la déclaration

Pour l’instant, toute utilisation de cellules souches embryonnaires doit être autorisée par l’Agence de la biomédecine. La nouvelle loi de bioéthique prévoit qu’une simple déclaration auprès de cette institution soit suffisante. Les chercheurs devront donc uniquement mentionner s’ils comptent mener des travaux sur elles. Mais l’Agence se réservera encore le droit de les refuser, et de contrôler les laboratoires en question. Cette nouvelle législation simplifierait surtout grandement les démarches à réaliser par les chercheurs pour travailler sur ces cellules souches. « Je n’aurai plus besoin de faire des dossiers de 400 pages  », se réjouit Laurent David. Pour ce qui est des cellules souches induites : elles « entrent dans la loi », explique Laurent David, et seront soumises à la même législation que les embryonnaires. De quoi faire réagir certains parlementaires, qui plaident pour que le régime d’autorisation subsiste, notamment le président du groupe LR du Sénat Bruno Retailleau, cité par Public Sénat : « Vous recherchez la procédure la plus légère possible pour l’industrie pharmacologique, pour la recherche. On est dans un pays qui croule sous les normes et là, comme par hasard, dès qu’il s’agit d’éthique, on simplifie ».

Les réticences de certains parlementaires sont motivées par d’éventuelles dérives.

Car en parallèle des utopies bienfaitrices promises par les cellules souches, des avancées bien moins souhaitables peuvent être à la clé. On peut par exemple imaginer cloner un individu : on prendrait des cellules par exemple de sa peau, qu’on rendrait pluripotentes, et on développerait avec un nouvel embryon. Sans aller aussi loin, il devient possible, de la même façon, de créer artificiellement des spermatozoïdes ou ovocytes en utilisant des cellules prélevées sur un adulte, quelles qu’elles soient : c’est ce qui motive les réticences de certains parlementaires. «  Ces gamètes (spermatozoïdes ou ovules) au génome génétiquement modifié pourraient créer de très nombreux embryons parmi lesquels on choisirait le génome le plus convenable sans imposer aux patientes les épreuves liées à la fécondation in vitro. Qui refuserait alors la promesse d’un bébé avec zéro défaut ?  », interrogeait en janvier 2020 la sénatrice communiste Laurence Cohen, craignait l’instauration d’une forme d’eugénisme.

Heureusement, la version actuelle de la loi de bioéthique interdit de féconder des gamètes produits avec des cellules souches, rendant ce scénario impossible. « Ces recherches sont très encadrées, elles doivent toutes être examinées, on s’assure qu’il y a une réelle pertinence éthique et scientifique » nous expliquait récemment Jean-François Guérin, président du conseil d’orientation de l’Agence, soutenant que les dérives resteraient impossibles. Plus encore, alors que pour utiliser des cellules souches, une déclaration suffira, si les spécialistes veulent en prélever sur des embryons, elle ne suffira pas : cela devra se faire avec une autorisation préalable, puisqu’il s’agit de manipuler un futur fœtus. Cela permet, selon Jean-Louis Touraine, de bien expliciter la différence entre embryons et cellules souches embryonnaires. «  Pour des raisons idéologiques ou d’incompréhension, certains estiment que ces cellules souches sont équivalentes d’un embryon, explique le député. Mais ça n’a pas de sens : ce sont simplement des lignées de cellules cultivées à partir d’une unique qui a été prélevée sur un embryon  ». Un encadrement qui permettra, selon lui, « que ces recherches mènent à des avancées thérapeutiques inestimables, tout en garantissant qu’il y ait des garde-fous  ». Verdict très prochainement : après quelque 1 600 amendements, le texte de la loi de bioéthique devrait être accepté cet été.

A lire aussi : La PMA pour toutes, ’le marqueur sociétal’ qui divise les parlementaires

Commentaire : Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti Albert Camus - Abonnement - Découvrir nos offres d’abonnement papier + numérique

Marianne - Actualités et débats

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Source : https://www.marianne.net/societe/sciences-et-bioethique/guerir-et-cloner-les-cellules-souches-embryonnaires-autre-enjeu-du-projet-de-loi-bioethique

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  • La PMA pour toutes adoptée une 3e fois à l’Assemblée, dénouement attendu le 29 juin 2021 10/06/2021 07:39 CEST AFP – Document ‘huffingtonpost.fr’
    Lancé à l’automne 2019, l’examen du projet de loi bioéthique et sa mesure phare sur la PMA n’a cessé de prendre du retard, à cause de la crise sanitaire mais pas seulement.

Photo - JEAN-FRANCOIS MONIER via AFP - Photo prise lors d’une manifestation pro-PMA pour toutes le 30 janvier 2021 à Angers (Photo by JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

LOI BIOÉTHIQUE - Le dénouement approche : dans la nuit de mercredi à jeudi 10 juin, l’Assemblée nationale a adopté pour la troisième fois le projet de loi bioéthique et sa mesure phare de la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules, malgré la vive opposition d’élus de droite.

Les députés ont soutenu le texte par 84 voix contre 43 et 3 abstentions. Le Sénat, hostile aux principales mesures du projet de loi, va l’examiner une ultime fois le 24 juin, avant de laisser le dernier mot à l’Assemblée le 29 juin.

Des couples de femmes pourront “s’inscrire dans des parcours PMA dès la rentrée”, a promis le ministre de la santé Olivier Véran, alors que les associations LGBT et de familles monoparentales ont régulièrement protesté contre le retard pris par la loi, probablement la seule grande réforme de société du quinquennat.

Lancé à l’automne 2019, son examen a été heurté par la crise du Covid et freiné par les divergences entre sénateurs et députés.

Au Palais Bourbon, la majorité s’est employée à restaurer les principales mesures du texte, à commencer par la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, remboursée par la Sécurité sociale.

Les plus opposés à la loi, comme les LR Anne-Laure Blin, Xavier Breton ou Patrick Hetzel, ainsi que la non inscrite et proche du RN Emmanuelle Ménard n’ont pas désarmé, en multipliant les amendements de suppression. À l’instar de la Manif pour tous, ils ont dénoncé “la disparition du père” et un “glissement inéluctable” vers la gestation pour autrui (GPA, par mère porteuse), malgré les assurances du gouvernement sur son hostilité à la GPA, “ligne rouge infranchissable”.

Des débats souvent similaires à ceux des précédentes lectures ont eu lieu. “Les énergies s’essoufflent un petit peu” à force de “ressasser”, a convenu le socialiste Gérard Leseul, co-rapporteur.

Les députés ont à nouveau rejeté la procréation médicalement assistée (PMA) post-mortem, avec les gamètes d’un conjoint décédé, ou l’ouverture de la PMA aux hommes transgenres.

Même rejet du don d’ovocytes dans un couple de femmes (technique dite de la ROPA), que certains à gauche et chez LREM soutenaient pour permettre “de lier les deux femmes à l’enfant à naître”. Quand la droite et l’UDI fustigeaient une “illusion de double maternité” et une entorse ”à des principes éthiques importants”.

Outre l’ouverture de la PMA, le projet gouvernemental prévoit une délicate réforme de la filiation et de l’accès aux origines. A leur majorité, des enfants nés de PMA auront accès à des données non ‘identifiantes’ (âge, caractéristiques physiques, etc.) du donneur et, s’ils le souhaitent, à son identité. A l’avenir, un donneur de sperme devra obligatoirement accepter que son identité puisse un jour être révélée à l’enfant né de ce don.

Le texte aborde nombre de sujets complexes comme l’autoconservation des ovocytes ou la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

GPA à l’étranger

Il a également donné lieu à un âpre débat sur la reconnaissance de la filiation des enfants nés de GPA à l’étranger, sujet très sensible.

Les députés ont opté pour un dispositif plus contraignant que la jurisprudence de la Cour de Cassation, au grand dam des associations LGBT et de certains élus, à gauche ou dans la majorité. Le projet de loi prévoit que la reconnaissance de la filiation d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger soit “appréciée au regard de la loi française”.

Les LREM voudraient corréler la mesure à une proposition de loi de la députée Monique Limon, permettant au parent non biologique de faire reconnaître sa filiation via l’adoption. Des LR comme Annie Genevard ont accusé le gouvernement de “ne rien faire” contre la GPA, “une pratique ignoble”.

“Le gouvernement est contre la GPA, mais vous ne pouvez pas interdire des couples d’y avoir recours” à l’étranger, rétorque le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti. Et “il faut un contrôle, quand les enfants arrivent”. Ce contrôle, la Cour de Cassation a dit ‘on ne l’exerce pas’. Moi je dis qu’il est indispensable pour éviter “le vide et la pénalisation des enfants”, a-t-il martelé.

Dans les ultimes minutes, l’Assemblée a soutenu un amendement de la LFI Caroline Fiat, pour que les établissements de santé et de recherche s’engagent à respecter la “dignité” des corps qu’on leur confie. Une mesure liée au scandale du centre de l’Université Paris-Descartes sur les “conditions indécentes” de conservation des dépouilles, révélées dans la presse en 2019.

À voir également sur Le HuffPost : PMA : cette députée répond par sa propre histoire à ceux qui s’inquiètent de l’absence du père

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  • Les bio-objets : gamètes, cellules souches, embryons… Comment se cultive la vie en laboratoire ? Le 24/03/2021 - À retrouver dans l’émission de France Culture « l’esprit d’ouverture » La Grande table idées par Olivia Gesbert
    Qu’est-ce que la vie ? Peut-on l’améliorer ou la prolonger ? Gamètes, cellules souches, embryons… La sociologue Céline Lafontaine observe la place et les limites des bio-objets qui constituent une nouvelle économie du vivant. Elle est notre invitée aujourd’hui.

Illustration - Sélection des embryons • Crédits : Science Photo Library - ZEPHYR - Getty

Céline Lafontaine est professeure titulaire de sociologie à l’Université de Montréal. S’intéressant aux enjeux épistémologiques, politiques, économiques et culturels des technosciences, elle a notamment publié au Seuil L’Empire cybernétique. Des machines à penser à la pensée machine (2004), La Société postmortelle. L’individu, la mort et le lien social à l’ère des technosciences (2008), Le Corps-Marché. La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie (2014).

Elle revient aujourd’hui avec Bio-objets. Les nouvelles frontières du vivant(Seuil, 04.03.21), où elle reprend au sociologue Andrew Webster le concept de ’bio-objet’ pour désigner les gamètes, embryons, cellules souches... Malgré leur diversité, écrit-elle, ils ont tous été extraits de leur milieu organique et transformés par une série de procédures techniques pour être utilisées dans un contexte scientifique. Les bio-objets renversent notre rapport au temps par l’injonction à s’adapter. Instrumentalisés par le néolibéralisme, ils sont dotés d’une valeur économique et thérapeutique et deviennent des enjeux de la compétition mondiale.

« Un modèle libéral qui va regarder les individus comme des consommateurs ou des clients dans une économie de la promesse, ce qui fait qu’il est encore plus difficile de penser les enjeux communs ». (Céline Lafontaine)

Surtout, les bio-objets viennent instaurer un nouveau rapport au vivant ; les frontières entre nature et artifice, vivant et non vivant, servent de moins en moins à comprendre le monde qui nous entoure. Les bio-objets sont ainsi dotés d’une ambiguïté fondamentale, ne serait-ce que par leur matérialité insaisissable et le fait qu’ils soient malléables à volonté. Créatures hybrides, ils conservent certaines caractéristiques de leur origine organique mais ont été transformés par des procédés techniques. 

« Les bio-objets, ce sont des objets et même des produits, mais qui ont pour particularité de produire du vivant et de maintenir en vie du vivant ». (Céline Lafontaine)

Or le Covid 19, qui est parvenu à freiner momentanément l’économie globalisée, nous rappelle l’interdépendance entre les espèces, une condition élémentaire de la vie sur terre. C’est tout le pouvoir de ce ‘micro-organisme’, que de nous rappeler nos limites dans la maîtrise du vivant. 

« Toutes ces remises en question du fondement de notre pensée, les bio-objets les incarnent concrètement ». (Céline Lafontaine)

À RÉÉCOUTER 26 minutes - La Grande table culture - Dominique Roques, chasseur-cueilleur d’essences

Extraits sonores :

  • ’Mr et Mrs Brown, parents du premier bébé éprouvette et le Dr Patrick Steptoe, père de la fécondation in vitro’ (INA, 02.10.1978)
  • ’Nous ne sommes pas Dieu’ : le sénateur LR Roger Karoutchi, Public Sénat, 28.01.2020
  • Studio Klarenbeek & Dros | La Fabrique du vivant | Centre Pompidou (16.04.2019)
    Intervenante : Céline Lafontaine, Sociologue, professeure titulaire au département de sociologie de l’Université de Montréal

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Tags : Coronavirus – Covid-19 Génétique PMA – Procréation Médicalement Assistée Sciences

L’équipe – Production : Olivia Gesbert – Réalisation : Thomas Beau - Avec la collaboration de : Jean Bulot, Laura Dutech-Perez, Oriane Delacroix, Henri Le Blanc, Caty Reneaux, Valentine Alloing - Radio France

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/comment-se-cultive-la-vie-en-laboratoire

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Actualités - France - Projet de loi relatif à la bioéthique - Dernières modifications des parlementaires : 24 juin 2021 - Document ‘vie-publique.fr’

Le projet de loi relatif à la bioéthique élargit notamment la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules et donne de nouveaux droits pour les enfants nés d’une PMA. Députés et sénateurs s’opposent sur de nombreux articles du texte, en particulier sur la ’PMA pour toutes’.

Où en est-on ?

  • Étape 1 validée
    24 juillet 2019

Conseil des ministres

  • Étape 2 validée
    24 juillet 2019

Dépôt au parlement

  • Étape 3 en cours
    24 juin 2021

Examen et adoption

Nouvelle lecture

  • Étape 4 à venir
    Promulgation

Le 24 juin 2021, le Sénat a rejeté en nouvelle lecture le projet de loi.

Le texte avait été présenté au Conseil des ministres du 24 juillet 2019 par Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la justice, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé et Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il avait été adopté en première lecture, avec modifications, par l’Assemblée nationale le 15 octobre 2019, puis le Sénat le 4 février 2020. Le texte avait été adopté en deuxième lecture, avec modifications, par l’Assemblée nationale le 31 juillet 2020, puis par le Sénat le 3 février 2021. A la suite de l’échec de la commission mixte paritaire le 17 février 2021, le projet de loi avait adopté en nouvelle lecture, avec modifications, par l’Assemblée nationale le 9 juin 2021.

La loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique prévoit une révision de la loi par le Parlement dans un délai maximal de sept ans, précédé de l’organisation d’états généraux confiée au Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé. Ce texte est l’aboutissement de cette clause de révision.

La procréation médicale assistée (PMA)

Le projet de loi élargit l’accès à l’assistance médicale à la procréation dite procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Actuellement, la PMA est uniquement accessible aux couples hétérosexuels sur indication médicale. 

Le remboursement par l’assurance maladie de la PMA est ouvert à tous : couples hétérosexuels, homosexuels et femmes seules. Afin de répondre aux situations de double infertilité dans les couples, le recours à un double don de gamètes (ovocyte et sperme) au cours d’une même tentative de PMA est permis.

Les droits des enfants nés d’une PMA sont reconnus et sécurisés. Un nouveau droit d’accès aux origines est posé. Les enfants conçus par PMA peuvent à leur majorité accéder à des données non identifiantes du donneur (âge, caractères physiques...) ou à l’identité du donneur. Tout donneur devra consentir à la communication de ces données avant de procéder au don. Un nouveau mode de filiation est mis en place pour les enfants nés par PMA de couples de femmes. Les femmes concernées doivent établir devant notaire une reconnaissance conjointe de l’enfant avant sa naissance.

L’autoconservation des gamètes, en dehors de tout motif médical, devient possible pour les femmes et pour les hommes afin qu’ils puissent plus tard recourir personnellement à une PMA. Jusqu’ici une femme ne pouvait avoir recours à la congélation de ses propres ovocytes, sauf nécessité médicale. La réforme est encadrée : des bornes d’âge seront posées par décret, l’activité est réservée aux établissements publics et privés à but non lucratif autorisés, dans le cadre du service public hospitalier. Les actes liés au recueil ou au prélèvement des gamètes sont remboursés mais pas le coût de la conservation. Le recueil du consentement du conjoint du donneur de gamètes est supprimé.

Les dons d’organes, la transmission des informations génétiques

Dans le but d’améliorer l’accès à la greffe, le don croisé d’organes prélevés sur personnes vivantes est facilité. Les possibilités de dons de moelle osseuse de la part d’un mineur ou d’un majeur protégé au profit de ses père et mère sont élargies.

L’accès de la famille à des informations résultant d’un examen des caractéristiques génétiques d’une personne hors d’état d’exprimer sa volonté ou décédée est accru. Il s’agit de permettre aux proches de bénéficier de mesures de prévention ou de soins.

L’accompagnement des nouveaux progrès scientifiques

Les traitements de données issus de l’intelligence artificielle (IA), lorsqu’ils sont utilisés pour des actes de soins, sont encadrés. La personne doit être informée de l’utilisation d’un tel traitement algorithmique. L’intervention d’un professionnel de santé pour le paramétrage d’un tel traitement est obligatoire. 

Les finalités de recours aux techniques d’enregistrement de l’activité cérébrale sont précisées. L’emploi de l’imagerie cérébrale fonctionnelle dans le domaine de l’expertise judiciaire est interdit.

Un décret du ministère de la santé, pris après avis de la Haute autorité de santé, peut interdire les dispositifs de neuro-modulation (qui ont pour objet de modifier l’activité cérébrale) qui présenteraient un danger grave pour la santé humaine.

La recherche sur les cellules souches

Le projet de loi ne modifie pas le régime applicable aux recherches conduites sur l’embryon. En revanche, il assouplit le régime de recherches sur les cellules souches embryonnaires (cellules prélevées dans un embryon à son tout premier stade de développement et qui peuvent se transformer en tous types de cellules - peau, muscles, coeur...). Ces recherches passent d’un régime d’autorisation par l’Agence de la biomédecine à un simple régime de déclaration préalable. Par ailleurs, une durée limite de 14 jours est fixée pour la culture in vitro des embryons humains inclus dans un protocole de recherche (embryons surnuméraires provenant d’un couple n’ayant plus de projet parental et ayant consenti à les proposer à la recherche).

Certaines dispositions régissant les modifications pouvant être apportées au génome d’embryons sont revues. L’interdiction fondamentale de toute expérience visant la transformation des caractères génétiques dans le but de modifier la descendance est maintenue. L’interdiction de modifier un embryon humain par adjonction de cellules issues d’autres espèces est clarifiée.

Les autres dispositions

Elles poursuivent l’amélioration de la qualité et de la sécurité des pratiques concernées par le champ bioéthique et optimisent l’organisation des soins.

L’information de la femme enceinte, quand il est recouru à de nouvelles techniques de génétique pour explorer un risque avéré de pathologie fœtale, est renforcée. Le délai de réflexion d’une semaine en cas d’interruption médicale de grossesse (IMG) est supprimé. Le texte crée une nouvelle catégorie d’avortement, l’interruption volontaire partielle d’une grossesse multiple en cas de mise en péril de la santé de la femme, des embryons et des fœtus. Cette intervention doit avoir lieu avant la fin de la 12e semaine de grossesse après consultation d’une équipe pluridisciplinaire.

Le projet de loi contient enfin plusieurs mesures sur la gouvernance bioéthique. Il élargit le périmètre du Comité consultatif national d’éthique aux questions et problèmes de santé résultant de progrès scientifiques et technologiques dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’environnement. Il favorise un débat démocratique bioéthique permanent au sein de la société. Il simplifie les missions et la gouvernance de l’Agence de la biomédecine.

Comme dans les précédentes lois de bioéthique, la clause de réexamen périodique de la loi dans un délai de sept ans est renouvelée.

L’examen du texte par les parlementaires

En première lecture, l’Assemblée nationale a modifié à la marge le texte. De nouvelles dispositions améliorent la prise en charge des enfants présentant une variation du développement génital (enfants intersexes). L’interdiction pour les entreprises publiques et privées de prendre en charge l’autoconservation des gamètes de leurs salariées a été posée. En outre, la clause de réexamen de la loi de bioéthique a été ramenée de sept à cinq ans. Lors des débats, l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) a été réaffirmée.

En première lecture, le Sénat a apporté de nombreuses modifications au projet de loi : limitation du remboursement de la PMA aux seuls cas d’infertilité ; réécriture des règles sur la filiation des enfants nés d’une PMA par un couple de femmes (en faisant intervenir l’adoption) ; rejet de la levée systématique de l’anonymat des donneurs dans le cadre du droit d’accès aux origines des enfants nés par PMA ; interdiction de l’autoconservation des gamètes sans raison médicale ; interdiction de la transcription automatique de l’acte de naissance ou du jugement étranger établissant la filiation d’un enfant né d’une GPA lorsqu’il mentionne comme mère une autre femme que celle qui a accouché ou deux pères.

Les sénateurs ont, par ailleurs, créé un statut de donneur d’organes, étendu à titre dérogatoire à 21 jours le délai limite pour la recherche sur un embryon in vitro, encadré les recherches sur les cellules-souches, dites pluripotentes induites (IPS) et réindroduit la technique dite du ’bébé médicament’ (double diagnostic préimplantatoire).

En deuxième lecture, l’Assemblée nationale a rétabli, dans ses grandes lignes, le texte tel qu’elle l’avait voté en octobre 2019. Elle a, une nouvelle fois, rejeté la légalisation de la PMA post-mortem (avec les gamètes d’un conjoint décédé) au bénéfice des veuves et refusé le don d’ovocytes dans un couple de femmes, selon la technique dite de la ’ROPA’. De nouveaux amendements permettent notamment aux établissements privés à but lucratif, sous conditions, de conserver des gamètes, de lever l’anonymat des donneurs pour les enfants nés sous PMA avant la loi et pour les enfants nés de GPA, de limiter la transcription d’un acte d’état civil étranger au seul parent biologique (le second parent dit ’d’intention’ devra passer par une procédure d’adoption).

En deuxième lecture, le Sénat a supprimé les articles 1er et 2 du projet de loi :

  • ouvrant la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires ;
  • autorisant l’autoconservation des gamètes, en dehors de tout motif médical.
    Comme en première lecture, il a inscrit dans le code civil le principe de l’inexistence d’un droit à l’enfant et modifié le texte sur d’autres points, notamment sur la filiation des enfants nés d’une PMA par un couple de femmes et des enfants nés de GPA ainsi que sur les recherches sur l’embryon. Il n’est pas revenu sur certains apports des députés, comme celui prévoyant une prise en charge des enfants intersexes.

La commission mixte paritaire (CMP) ayant échoué, l’Assemblée nationale a examiné le texte en nouvelle lecture. Elle a rétabli l’essentiel des dispositions supprimées par le Sénat en deuxième lecture : ouverture de la PMA pour toutes, accès aux origines facilité pour les enfants conçus par PMA, autoconservation des gamètes autorisée sans raison médicale, filiation des enfants nés d’une GPA à l’étranger... L’Assemblée a voté un amendement du gouvernement(nouvelle fenêtre) réformant la méthode de sélection des donneurs de sang pour éviter toute forme de discrimination fondée sur le sexe ou la nature des relations sexuelles. Elle a aussi adopté un amendement obligeant les établissements de santé, de formation ou de recherche, à s’engager à apporter respect et dignité aux corps qui leur sont confiés (nouvelle fenêtre).

En nouvelle lecture, le Sénat a rejeté le projet de loi. Ce dernier doit être définitivement voté par l’Assemblée nationale le 29 juin 2021.

Vie publique : au coeur du débat public

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Source : https://www.vie-publique.fr/loi/268659-loi-bioethique-pma

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Traductions et [compléments], collecte des informations, agencement du dossier et intégration de liens hypertextes : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 27/06/2021

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