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"Protection des enfants, adolescents et étudiants face aux incidences de la pandémie de COVID-19 sur la santé psychologique, l’éducation et l’emploi au Canada, aux Etats-Unis, en Chine et en France" par Jacques Hallard

mardi 6 juillet 2021, par Hallard Jacques


ISIAS Coronavirus Santé mentale Jeunesse

Protection des enfants, adolescents et étudiants face aux incidences de la pandémie de COVID-19 sur la santé psychologique, l’éducation et l’emploi au Canada, aux Etats-Unis, en Chine et en France

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 04/07/2021

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur

« COVID-19 est une catastrophe culturelle » - « l’Homme seul n’existe pas … On a besoin de l’autre pour devenir vivant » « La médecine devient un problème philosophique » - « On va être obligé de changer et de repenser toute la civilisation » - « L’après COVID-19 ? Le risque : conserver le même système » - Boris Cyrulnik source

In Les conseils d’un psychologue aux jeunes fragilisés par la Covid-19 - 18/03/2021 – Source

https://dziecisawazne.pl/wp-content/uploads/2017/11/zawstydzanie.jpg

Education des enfants - In  : Przemoc w białych rękawiczkach, czyli o zawstydzaniu dzieci - Zawstydzanie dzieci to bardzo popularna metoda wychowawcza. Obecna jest w niemal każdym domu, przedszkolu czy w każdej szkole - La violence avec des gants blancs ou faire honte aux enfants : une méthode éducative très populaire en Pologne et présente dans presque tous les foyers, les jardins d’enfants et les écoles. Source : https://dziecisawazne.pl/przemoc-bialych-rekawiczkach-czyli-o-zawstydzaniu-dzieci/

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Définitions préalables : Psychanalyse / Psychiatrie / Psychologie / Psychothérapie

On peut soit pendre connaissance de ces définitions à la suite, soit passer directement à l’introduction et/ou au sommaire de ce dossier constitué avec une visée didactique.

Un trait d’humour :

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Auteur inconnu - Ce contenu a été publié dans ‘Blog, Humour’ par ‘raphaelledevos’, Raphaëlle Devos – Psychologue psychothérapeute – Fouras – Source : https://raphaelledevos.com/2018/10/03/humour/

Quelle est la différence entre psychologue, psychiatre et psychothérapeute ? Repéré par Louise Beda-Akichi — 12 juin 2020 à 11h55 - Repéré sur HuffPost

Voici de quoi se repérer pour trouver l’aide la mieux adaptée. Photo - Certain·es psychothérapeutes proposent des thérapies en groupe. | You X Ventures via Unsplash

Parmi toutes les disciplines touchant à la psychologie et au bien-être, il est parfois difficile de s’y retrouver. Voici donc, dans les grandes lignes, quelques astuces pour identifier les différent·es praticien·nes selon vos besoins.

Les psychologues

Les psychologues sont des professionnel·les de la santé mentale, capables de traiter à la fois les troubles mentaux légers, mais aussi les problèmes du quotidien. Ces praticien·nes ne sont pas docteur·es en médecine, mais possèdent des diplômes allant du master en psychologie au doctorat.

Les médecins généralistes dirigent souvent les personnes visiblement atteintes de troubles psychologiques ou psychiatriques d’abord vers un·e psychologue pour poser un diagnostic et encourager ou non à consulter un·e psychiatre. Les psychologues ne peuvent pas prescrire d’aide médicamenteuse, sauf au Canada et dans certains États des États-Unis.

En clair, si vous vous sentez mal dans votre peau, en proie à l’anxiété ou que vous ayez simplement besoin d’aide dans la gestion du quotidien, un·e psychologue vous conviendra parfaitement.

Les psychiatres

La psychiatrie est une discipline cousine de la psychologie, mais elle s’intéresse à l’aspect physiologique des troubles mentaux. Ces professionnel·les sont docteur·es dans leur discipline et habilité·es à poser des diagnostics cliniques. De ces diagnostics peuvent découler des prescriptions médicamenteuses pour soutenir les patient·es et les aider à gérer leur pathologie.

À lire aussi La nature est un anti-dépresseur (et elle dégonfle l’égo)

« Certains psychiatres sont aussi habilités à pratiquer la thérapie par la parole », explique Fran Walfish, psychothérapeute spécialisée dans les relations familiales. Ces praticien·nes sont cependant en petit nombre et la plupart des psychiatres se concentreront sur l’aspect physiologique des affections pour trouver une réponse médicamenteuse adaptée.

En France, les consultations psychiatriques doivent être prescrites par un·e généraliste pour être remboursées. Elles sont cependant gratuites jusqu’à 25 ans et dans les centres médico-psychologiques (CMP).

Les psychothérapeutes

Les psychothérapeutes, généralement diplômé·es d’un master en santé mentale, offrent une approche similaire à celle des psychologues. On les appelle aussi parfois conseillèr·es et ces professionnel·les sont souvent spécialistes d’un domaine précis.

Thérapie de couple, pour les jeunes enfants ou encore thérapie spécialisée dans les comportements sexuels, il en existe pour tous les besoins. Les psychothérapeutes pratiquent également au sein de groupes de parole ou dans des lieux divers comme les hôpitaux, les prisons, les écoles...

« Pour les patients qui ont besoin d’aide dans la gestion de leurs problèmes du quotidien, les conseillers sont parfaits car ils sont disponibles, plus réactifs et moins chers », affirme Ted Chan, directeur de CareDash, un centre de soins américain.

Il est parfois difficile de trouver la (ou le) professionnel adapté spécialement à nos besoins, mais une fois chose faite, c’est l’assurance d’un suivi solide vers une meilleure santé mentale.

La nature est un anti-dépresseur (et elle dégonfle l’ego)- Repéré par Louise Beda-Akichi — 29 mai 2020 à 10h51 – « Pour être en forme, un bol d’air frais régulier est fortement conseillé »… - Photo - La espaces naturels ont la vertu d’émerveiller et de rendre leur humilité à des individus emplis d’un sentiment de toute-puissance. | Lukasz Szmigiel via Unsplash Source : http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1060x523/public/lukasz-szmigiel-jfcviyfycus-unsplash.jpg

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Source : http://www.slate.fr/story/191538/differences-entre-psychologue-psychiatre-psychotherapeute-sante-mentale

Psychanalyse / Psychiatrie / Psychologie / Psychothérapie - Article publié le 13 août 2018 – Document ‘vocabulaire-medical.fr’ - Médecins / Spécialités médicales

Ces quatre termes décrivent autant de façons différentes d’aborder l’étude du psychisme, également appelé la psyché en psychologie analytique.

Compte tenu de l’étendue des questions soulevées par l’étude du psychisme, cet article ne peut être qu’un survol des notions essentielles.

Dans son célèbre ouvrage Le normal et le pathologique, paru en 1966, le médecin et philosophe Georges Canguilhem, spécialiste d’épistémologie médicale, écrivait ceci : « Il est intéressant de remarquer que les psychiatres contemporains (texte écrit en 1943) ont opéré dans leur propre discipline une rectification et une mise au point des concepts de normal et de pathologique, dont il ne paraît pas que les médecins et les physiologistes se soient bien soucier (sic !) de tirer une leçon en ce qui les concerne. Peut-être faut-il en chercher la raison dans les relations habituellement plus étroites de la psychiatrie avec la philosophie par l’intermédiaire de la psychologie ». Ce coup de chapeau aux spécialistes du psychisme me semble remarquable. Est-il toujours d’actualité ?

Psychisme et psyché

Psyché est un personnage féminin de la mythologie grecque, élevé au rang de déesse. Ses aventures humaines sont racontées dans un roman écrit par Apulée au premier siècle après J.C, intitulé les Métamorphoses.

Le mot psyché vient du verbe grec psukhein, qui veut dire souffler ; on le traduit habituellement par « âme », ou par « esprit », mais ces deux termes ont une connotation plutôt religieuse (« le souffle divin »), d’où l’utilisation préférentielle de psyché ou de psychisme pour parler des phénomènes psychiques. Psyché s’oppose à soma, le corps. Les deux termes sont réunis dans l’adjectif psychosomatique, pour qualifier l’influence du psychique sur le somatique.

En effet le sens de psyché qui nous occupe ici est celui utilisé en psychologie analytique, où il désigne l’intégralité des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité et de l’intellect humain. On emploie assez indifféremment les termes psyché et psychisme. Mais, dans la mesure où les anglo-saxons utilisent volontiers le mot « mind », dont « esprit » est la traduction française, ce dernier terme connaît un retour en grâce. On se souvient des derniers vœux télévisés de François Mitterrand, dans lesquels il prononçait cette phrase assez sibylline et plutôt surprenante : « Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas ». 

Psychologie

Le terme « psychologie » est beaucoup plus ancien que ce que l’on pourrait imaginer. En effet, il apparaît, en latin, en 1574 sous la plume du philosophe scholastique allemand Thomas Freig, pour désigner l’étude de l’esprit, ce qui est toujours peu ou prou le sens de ce mot.

La psychologie appartient au vaste domaine des « sciences humaines ». C’est l’étude scientifique des faits psychiques, des comportements ainsi que des processus mentaux. Elle s’appuie notamment sur des études statistiques et des expériences dont certaines sont très connues, comme la fameuse expérience de Milgram. Ce psychologue américain avait montré au début des années 60 que la soumission à l’autorité scientifique incarnée par la « blouse blanche » pouvait amener n’importe quel individu à devenir un tortionnaire. Cette expérience assez terrifiante a été bien montrée dans le film I comme Icare d’Henri Verneuil, avec Roger Planchon dans le rôle du professeur de psychologie menant l’expérience devant Yves Montand, le héros du film, et acteur involontaire de l’expérience dans la mesure où il lui faut pas mal de temps pour s’en indigner.

La psychologie est une discipline exercée par des psychologues, qui ne sont ni des médecins ni des paramédicaux. Mais ce sont des soignants quand ils prennent en charge un individu en souffrance, dans le cadre de la psychologie clinique.

Au niveau d’une population, la psychologie cherche à déterminer en quoi les facteurs environnementaux peuvent amener à des comportements plus ou moins éloignés de ce qui est considéré comme la norme. Par exemple, la psychologie essaiera de comprendre pourquoi le comportement des individus change quand ils sont immergés au sein d’une foule.

A l’échelon d’un individu donné, on parle de « psychologie clinique », ou de « psychopathologie », qui n’est ni la psychanalyse, ni la psychiatrie. Il s’agit d’un ensemble de techniques mises à la disposition du psychologue clinicien qui visent à prendre en compte les symptômes psychiques du sujet pour obtenir leur atténuation ou leur disparition. Certains exemples sont bien connus : le travail sur le deuil ou les phobies, le repérage et la prise en charge du ‘burn out’, ou encore les fameuses cellules de soutien psychologique mises en place lors de toutes les catastrophes, et dont les médias nous informent systématiquement. Toutes ces techniques entrent dans le cadre de la psychothérapie.

Psychologue est soit un adjectif substantivé, et désigne alors un individu pratiquant la psychologie, soit un adjectif, qui qualifie le comportement des personnes qui font preuve de finesse et de compréhension dans leurs rapports avec les autres. « Être psychologue » » fait partie des qualités que l’on est en droit d’attendre d’un soignant.

Psychothérapie

Littéralement « thérapie de (ou par) la psyché », la psychothérapie désigne l’ensemble des techniques de traitement ou d’accompagnement d’une ou de plusieurs personnes souffrant de troubles psychologiques par un professionnel formé à ces méthodes, le (ou la) psychothérapeute (on dit souvent, en abrégé, le « thérapeute »).

La psychothérapie n’est pas une discipline médicale, et les psychothérapeutes, quelle que soit l’obédience à laquelle ils appartiennent, ne sont pas des médecins ; de ce fait, il leur est interdit de poser un diagnostic, ce qui constituerait un exercice illégal de la médecine, et de prescrire des médicaments.

Il existe un grand nombre de pratiques en psychothérapie, basées sur des approches théoriques très différentes, et qui peuvent même être contradictoires, mais elles reposent quasiment toutes sur la création d’une relation interpersonnelle entre le patient et son psychothérapeute, relation garantie par un contrat explicite de soins, qu’il soit écrit ou oral.

La psychothérapie ne doit pas être confondue avec des pratiques de coaching et de développement personnel, très en vogue actuellement. L’exercice professionnel des psychothérapeutes, qui doivent être titulaires d’un diplôme spécifique, dépend de l’Agence régionale de santé (ARS) de l’endroit où ils exercent. Ils partagent avec d’autres professionnels la prise en charge des problèmes psychiques : les psychiatres, les psychanalystes, les psychologues. Les psychiatres et certains psychanalystes sont les seuls d’entre eux à être médecins.

Différentes approches psychothérapiques sont utilisées en pratique courante : psychothérapies psychanalytiques, thérapies cognitivo-comportementales, thérapie systémique et École de Palo Alto, thérapies humanistes (Gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, programmation neurolinguistique (PNL), thérapies brèves, hypnothérapie, etc…). Par ailleurs, la psychothérapie peut être individuelle, de couple, de groupe. Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les situations.

Psychiatrie

La psychiatrie est la spécialité médicale qui traite des maladies mentales, essentiellement les névroses et les psychoses. Elle est exercée par des psychiatres, nécessairement médecins, contrairement aux psychanalystes et aux psychologues.

Des services de psychiatrie existent dans les hôpitaux généraux, mais, en règle générale, les patients qui ont besoin d’être hospitalisés en psychiatrie le sont dans des établissements dédiés à cette spécialité, les hôpitaux psychiatriques. La psychiatrie est la seule discipline dans laquelle il est permis d’hospitaliser un patient sans son consentement : c’est « l’hospitalisation sous contrainte ».

Il existe des hyperspécialisations que sont la pédopsychiatrie (pour les enfants), la psychogériatrie (pour les personnes âgées). Quant à la neuropsychiatrie, elle n’existe plus depuis 1968, les deux disciplines de neurologie et de psychiatrie, qui pouvaient être pratiquées conjointement jusque-là, ayant été scindées à cette date. Dans les pays anglo-saxons, la neuropsychiatrie prend en charge les troubles mentaux des maladies neurologiques.

Les maladies mentales peuvent être identifiées selon deux types de classification : le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, appelé DSM en anglais, proposé par l’Association américaine de psychiatrie, et la Classification internationale de maladies, la CIM, qui en est toujours en 2018 à sa 10ème version (CIM 10). Cette classification globale des maladies est élaborée et mise à jour par l’OMS.

Ces classifications permettent entre autre de tenter de faire la différence entre le normal et le pathologique, distinction pas toujours évidente en ce qui concerne les symptômes mentaux : l’hyperactivité de certains enfants, dont on parle beaucoup actuellement, est-elle normale ou pathologique ? Tenter de répondre à cette question alimente de nombreuses polémiques, dans la mesure où, si c’est pathologique, cela ouvre la voie à l’utilisation de toutes sortes de médicaments disponibles sur le marché. De même, l’autisme et les troubles du spectre autistique sont actuellement considérés comme un handicap, et ne relèvent donc plus de la psychiatrie.

Un autre exemple connu de frontière floue entre le normal et le pathologique : dans l’ex-URSS, les dissidents étaient internés en hôpital psychiatrique. La raison invoquée nous paraît stupéfiante : quiconque contestait l’idéologie communiste ne pouvait pas être, aux yeux des dirigeants du pays, un individu normal, mais nécessairement quelqu’un de dérangé mentalement, atteint d’une pathologie psychiatrique qu’il fallait traiter par la « rééducation ».

Certains mots ont disparu du vocabulaire psychiatrique, sous l’influence grandissante du politiquement correct : on ne parle plus de fou ni de folie, et le philosophe Michel Foucault ne pourrait plus, de nos jours, intituler sa thèse de doctorat d’État « Histoire de la folie à l’âge classique ». De même on ne parle plus d’asile ni d’aliéné ou de déséquilibré, mais d’hôpital psychiatrique et de malade mental.

Médicaments psychotropes

Un médicament psychotrope, ou, plus simplement un psychotrope, est une substance qui donne une direction, un « trope » à l’esprit. Selon le Pr Jean Delay, l’initiateur de ces traitements, « on appelle psychotrope une substance chimique d’origine naturelle ou artificielle, qui a un tropisme psychologique, c’est-à-dire qui est susceptible de modifier l’activité mentale, sans préjuger du type de cette modification ».

L’alcool, la nicotine contenue dans le tabac, les cannabinoïdes (dont le tétrahydrocannabinol, THC) du cannabis et même l’innocente caféine sont des psychotropes naturels. Les médicaments psychotropes sont regroupés en trois familles, en fonction de leur action sur l’activité cérébrale : les molécules qui la ralentissent sont des psycholeptiques ; celles qui la stimulent sont des psychoanaleptiques ; enfin, celles qui la modifient sont des psychodysleptiques (hallucinogènes), la plupart d’entre ces dernières étant considérées comme des drogues.

En thérapeutique, les médicaments psychotropes sont utilisés pour traiter toutes sortes de troubles psychiques : les états dépressifs (antidépresseurs), les troubles du sommeil (hypnotiques), les troubles bipolaires (thymorégulateurs), les psychoses (antipsychotiques et neuroleptiques), etc.

Psychanalyse

L’inventeur de la psychanalyse le très célèbre neurologue viennois Sigmund Freund, a donné de sa découverte une définition en trois points, brièvement résumés ici :
1) un procédé d’investigation des phénomènes psychiques ;
2) une méthode de traitement des troubles névrotiques ou psychotiques fondée sur cette investigation : la « cure psychanalytique » ;
3) une série de concepts sur le psychisme (la première topique, puis la seconde topique) qui aboutit à la constitution d’une nouvelle discipline prétendument scientifique.

La psychanalyse, dont les débuts remontent à la fin du XIXème siècle (initialement appelée psycho-analyse), n’est ni une science exacte, comme le croient dur comme fer certains de ses adeptes les plus fervents, ni une religion laïque, comme le pensent certains de ses détracteurs les plus féroces, notamment le philosophe Michel Onfray. Il s’agit essentiellement d’une technique, exercée par des psychanalystes, qui peuvent être médecins, parfois psychiatres, mais aussi par des non médecins. Ce n’est pas, au sens strict du terme, une discipline médicale, même si les gens qui suivent une cure psychanalytique sont des « patients ».

La condition sine qua non pour être psychanalyste est d’avoir été soi-même psychanalysé préalablement, condition que, forcément, son inventeur n’a pas pu s’appliquer à lui-même. Déjà du vivant de Freud, la psychanalyse a évolué en différents courants, appelés « écoles », avec de vives polémiques et des « excommunications », ce qui accentue le parallèle fait par certains avec les religions. Le grand homme de la psychanalyse en France est Jacques Lacan, dont la disciple la plus connue est Françoise Dolto, célèbre pédopsychiatre.

Comme le terme de psychanalyse est un peu long à énoncer, on a tendance à l’abréger en « analyse » (patient en analyse), mais on parle également de « thérapie ». Le psychanalyste devient donc un analyste, mais aussi un « thérapeute ». Quant au patient qui suit une analyse, on le qualifie parfois de « thérapisant ».

Le « psy »

Nous raffolons d’abréviations, et le « psy » est une des plus employées, dans des expressions comme « tu devrais aller voir un psy », qui est rarement une amabilité dans l’esprit de celui qui prononce cette sentence définitive. On notera cependant que lorsqu’une personne parle de « son psy », il peut s’agir selon le cas de son psychiatre, de son psychanalyste, de son psychologue ou de son psychothérapeute. Les patients ne font pas toujours bien la différence entre ces différents « psys », et sont parfois réticents quand on leur propose l’aide d’un psychologue, qu’ils assimilent volontiers à un psychiatre, dont ils pensent n’avoir nul besoin.

La psychanalyse au cinéma et dans la littérature

Les troubles psychiques en général, et la psychanalyse en particulier, sont un thème très souvent exploité par le cinéma. On pense évidemment en premier lieu à Woody Allen, lui-même en analyse prolongée (à vie ?), et dont nombre de personnages, notamment ceux qu’il interprète lui-même, sont en analyse. Mais il existe d’autres grands réalisateurs qui ont abordé ce thème, notamment Alfred Hitchcock par deux fois (La maison du Dr Edwardes et Pas de printemps pour Marnie). Plus récemment, Shutter Island de Martin Scorsese ou Will Hunting de Gus van Sant ont été de grands succès. Un film entier, Princesse Marie, a même été consacré par Benoît Jacquot à l’une des élèves préférées de Freud, la princesse Marie Bonaparte, interprétée par Catherine Deneuve. On pourrait multiplier les exemples pendant encore longtemps.

En littérature aussi on pourrait citer de nombreux livres qui traitent de la psychanalyse. Je voudrais juste citer l’écrivain américain Irvin Yalom, également psychothérapeute et professeur émérite de psychiatrie. Il est l’auteur de livres fascinants sur son activité de soignant, comme Mensonges sur le divan, et aussi de romans dans lesquels il utilise comme personnages de fiction des philosophes célèbres comme Nietzsche (Et Nietzsche a pleuré), Schopenhauer (La méthode Schopenhauer), ou Spinoza (Le problème Spinoza). Il a également joué son propre rôle dans un film de 2015 inspiré par son œuvre, intitulé Irvin Yalom, la thérapie du bonheur. Tout un programme…

docThom - Doc Thom vous suggère les articles suivants :

Neurologie première partie : les examens

Normal / Pathologique

Neurologie seconde partie : les maladies

Psychosomatique / Stress

Vous n’avez pas trouvé l’information recherchée dans cet article ? Consultez notre page de sites recommandés.

Copyright Christian Thomsen © 2014 - C.G.U. - Mentions légales - Source : https://www.vocabulaire-medical.fr/encyclopedie/270-psychanalyse-psychiatrie-psychologie-psychotherapie

On peut encore lire ceci :

Psychologue, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute : qui fait quoi ?

Tous sont des professionnels de l’écoute et du contact. Ils accompagnent et aident le patient à comprendre et résoudre ses difficultés psychologiques, comportementales, psychosomatiques… ou dans sa recherche de sens face à une situation de mal-être.

Et un autre trait d’humour pour introduire d’autres lectures sur ces définitions préalables :

Humour | Œdipe

A propos des confinements … - Source : https://www.oedipe.org/humour

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Introduction

Ce dossier présente tout d’abord des Définitions préalables qui précisent en quelques articles le sens de ces disciplines : Psychanalyse / Psychiatrie / Psychologie / Psychothérapie.

Ceci fait suite à deux articles précédents postés sur ISIAS :

L’un traite ’Des retombées psychologiques qui peuvent résulter du confinement imposé et de la distanciation sociale recommandée’ par Jacques Hallard - Traduction et compléments de Jacques Hallard ; mercredi 29 avril 2020 - ISIAS Psychologie – « Des retombées psychologiques peuvent résulter du confinement imposé et de la distanciation sociale recommandée : conseils pour les personnes âgées et en fin de vie, pour les entrepreneurs en détresse, pour garder le moral en milieu éducatif, faire de l’auto-thérapie afin de limiter stress et anxiété, éviter les relations toxiques, prévenir les violences intrafamiliales et envers les femmes… » - Source : https://isias.lautre.net/spip.php?article1044&lang=fr

L’autre aborde ’Les impacts du confinement et du télétravail sur la santé mentale, et l’importance psychologique du toucher entravé par les mesures barrières’ par Jacques Hallard - mardi 8 décembre 2020

L’étude suivante – qui avait inspiré la rédaction précédente - explore l’un des aspects des frustrations individuelles et sociales actuelles : Le toucher après la Covid 19… Publié le 11 août 2020 par Michèle Jung – Extrait >

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Garder une certaine distance les uns avec les autres est parmi les principaux gestes barrières qui nous sont imposés. Impossible, si nous les respectons, d’embrasser ses proches ou de les étreindre. Pourtant, dès son plus jeune âge, l’humain a besoin de toucher et d’être touché. Quelles conséquences peuvent avoir ce manque de contacts physiques qui pourrait encore durer plusieurs mois ? Pourquoi le toucher est-il (si) important dans nos vies ?

Nous n’avons jamais vécu une situation similaire

Confiner les gens est une pratique ancienne. La distanciation physique me semble plutôt nouvelle. Et c’est assez inédit en plus, vu l’ampleur mondiale du nombre de gens qui sont touchés par ce phénomène.

Dans cette période difficile, nous devons en même temps manifester davantage de soutien de proximité sociale envers nos proches, envers ces salariés « en première ligne » ou auprès des gens que nous côtoyons, et garder une distance physique.

Les conséquences de cette distance physique sur nos rapports amicaux, amoureux ou notre rapport à l’autre tout simplement, vont changer.

Cela change en effet des choses qui, pour nous, sont totalement implicites et donc qu’on ne formule pas. Les études sur la proxémie de l’anthropologue américain Edward T. Hall (théorie développée dans son livre « La dimension cachée ») montrent que la distance entre des personnes n’est pas la même selon leur relation, si ce sont des amis, des amants ou des gens qui ne se connaissent pas. Cette distance qui se crée, on la vit (de vivre) sans la formuler. Ce que l’on ressent comme étrange aujourd’hui, me semble-t-il, est de voir des amis et de maintenir avec eux une distance d’un ou deux mètres alors que la distance amicale est plutôt à 50 centimètres. On se retrouve un peu dans l’impersonnalité de la prise de parole en public (où la distance est de trois mètres) alors qu’on est dans des relations personnelles. Cela brouille les canaux de communication. Puis, il n’y a pas d’embrassade, d’accolade… Tous les rituels d’entrée en contact sont brisés et on ne sait plus très bien comment se dire bonjour. 

Pour nos rapports amicaux, je crois que cela ne va pas changer beaucoup, car c’est plutôt la qualité de nos rapports amicaux qui est importante. Pour les rapports à l’autre, à l’étranger, à celui qu’on ne connaît pas, cela peut accroître la perception de méfiance. Les signaux que l’on reçoit d’autrui sont importants car nous sommes des individus grégaires, nous appartenons à un groupe. Et d’un autre côté, nous cherchons beaucoup d’informations des autres, des indicateurs : le sourire, le regard… Et effectivement, le masque et la distance réduisent le potentiel des indicateurs dont on peut disposer. Puis le contexte est important : si l’on rencontre un étranger dans un cadre que l’on connaît ou auquel on est habitué, c’est tout à fait différent que si l’on rencontre un étranger dans la rue…

Pour les rapports amoureux, cela ne changera pas pour les gens qui vivent ensemble. En revanche, pour les nouveaux contacts amoureux, les conditions vont apporter de la surprise. Car normalement, le contact répond à des codes qui s’opèrent de façon subtile. Désormais, il va falloir innover ! Je crois que les amoureux potentiels apprécieront ce qui est substitué car on cherchera des indicateurs ailleurs. Il y aura certainement plus de gestes « activés », peut-être davantage d’humour… 

Discussion avec les participants pour retrouver les codes de rencontres amoureuses, dans une époque où on était moins familiers - Conférence à Überlingen (De) - le 31 août 2020, à 19h30 – Source pour de multiples contributions autres : https://www.kleist.fr/

[Überlingen (en français Oberlinghen) est une ville du Bade-Wurtemberg (arrondissement du Lac de Constance) dans le sud-ouest de l’Allemagne. Elle est située sur la rive nord-ouest du lac de Constance, dont cette partie septentrionale porte d’ailleurs le nom d’Überlinger See (c’est-à-dire « lac d’Überlingen »). Sa population est d’environ 21.000 habitants… » - Source ].

Le présent dossier réunit une vingtaine de documents de base et beaucoup d’autres accès documentaires, sélectionnés par rapport à certains territoires : en Amérique du Nord (Québec Canada et Etats-Unis), en Chine et en Europe, principalement en France…

Les souffrances psychologiques ou psychiatriques - avec notamment des dépressions, des actes de scarifications et même des tentatives de suicide – sont partout signalées et des évaluations y sont effectuées quant aux impacts sur la santé mentale des jeunes après l’apparition du coronavirus, responsable de la pandémie de COVID-19

Partout, des conseils pertinents et précis sont donnés dans le but de protéger la santé mentale de la jeunesse, applicables à différents niveaux : individuel, familial, professionnel, communautaire, scolaire, universitaire, autorités politiques, etc…

Les documents choisis sont indiqués dans le sommaire ci-après : leur diversité permet aux lecteurs et lectrices « d’y faire leur marché », selon leurs centres d’intérêt et leur sensibilité…

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Sommaire

1.La pandémie de COVID-19 au Québec Canada - Comment protéger la santé mentale de nos jeunes ? Publié le 13 avril 2020 à 8h05 – Document ‘lapresse.ca’

2.Pandémie de COVID-19 au Canada : quels impacts sur la santé mentale des jeunes ? Lundi 27 juillet 2020 - Document ‘crise.ca’

3.Covid-19 aux Etats-Unis : les jeunes Américains face à une ’crise de santé mentale’ Publié le 08/02/2021 - AFP/Relaxnews Agence de Presse – Document ‘doctissimo.fr’

4.L’effet du COVID-19 sur la santé mentale des jeunes en Chine Traduction du 1er juillet 2021 par Jacques Hallard d’un article chinois original publié le 21 avril 2020 – Document ‘link.springer.com’ – Auteurs : Leilei Liang, Hui Ren, Ruilin Cao, Yueyang Hu, Zeying Qin, Chuanen Li & Songli Mei – In Psychiatric Quarterly volume 91, pages 841-852 (2020) - Extraits

5.Dans le mode, au moins un enfant ou un jeune sur sept a été soumis à des mesures de confinement pendant la majeure partie de l’année écoulée, au détriment de sa santé mentale et de son bien-être – Selon l’UNICEF - 03 mars 2021 - Document ‘unicef.org/fr’

6.Réponses politiques de l’OCDE au Coronavirus (COVID-19) - Soutenir la santé mentale des jeunes pendant la crise du COVID-19 – Traduction du 1er juillet 2021 par Jacques Hallard de l’article de ‘oecd.org’ intitulé « Supporting young people’s mental health through the COVID-19 crisis » en date du 12 mai 2021 - Extraits

7.Approche psychiatrique - Impact de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale des adolescents (particulièrement en Amérique du Nord) Traduction du 02 juillet 2021 par Jacques Hallard de l’article de Tori Rodriguez, MA, LPC, AHC (photo) en date du 30 avril 2021 publiée par ‘psychiatryadvisor.com’ sous le titre « Impact of the COVID-19 Pandemic on Adolescent Mental Health »

8.La psychiatrie doit « se mettre d’accord avec Dieu » : en ne faisant pas davantage d’efforts pour intégrer la spiritualité dans les traitements, nous rendons un mauvais service aux patients Traduction du par Jacques Hallard d’un article de David H. Rosmarin en date du 15 juin 2021 publié par ‘scientificamerican.com’ Mental Health sous le titre « Psychiatry Needs to Get Right with God »

9.Covid-19 en France : santé, éducation, emploi, quelles incidences pour les jeunes ? Par La Rédaction Publié le 18 janvier 2021

10.Crise sanitaire : la santé mentale des jeunes vacille Publié le 03/06/2021 • Par Emeline Le Naour • Document ‘lagazettedescommunes.com

11.Avec les confinements successifs, 45% des jeunes seraient en souffrance psychologique ou psychiatrique - Publié le 02/06/2021 à 09h16 • Mis à jour le 02/06/2021 à 09h20 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’ - Céline Dupeyrat avec Fabienne Béranger

12.Dépression, scarification, tentative de suicide... La jeunesse face à l’impression de ’ne plus servir à rien’ Publié l e 16/06/2021 à 06h32 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’

13.Tribune - « Au nom de nos enfants, sauvons les pédiatres » Par COLLECTIF - Publié le 29/06/2021 à 06:00 - Réservé aux abonnés ‘lefigaro.fr’

14.Enregistrement et texte - Coronavirus : comment l’épidémie a détruit la santé mentale des plus jeunes - Document ‘rtl.fr’

15.Boris Cyrulnik : ’Après le COVID-19, 40 % des adolescents sont en détresse, c’est faramineux !’ Par France Inter publié le 30 juin 2021 à 9h31

17.France - Département de l’Isère : Jérémie Gallen, psychologue et youtubeur, informe sur les conséquences psychologiques de la crise sanitaire Publié le 28/01/2021 à 11h39 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’

18.Les conseils d’un psychologue aux jeunes fragilisés par la Covid-19 - Publié le : 18/03/2021 - Document officiel français

19.En France - Covid-19 : l’enseignement supérieur français mobilisé - Santé Psy Étudiants, un dispositif de soutien psychologique aux étudiants - Actualité - 1ère publication : 10.03.2021 - Mise à jour : 11.03.2021 – Document ‘enseignementsup-recherche.gouv.fr’

20. Annexe - COVID-19疫情对儿童的心理影响及应对策-En Chine - L’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les enfants et les stratégies d’adaptation Traduction du 03 juillet 2021 par jacques Hallard

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  • La pandémie de COVID-19 au Québec Canada - Comment protéger la santé mentale de nos jeunes ? Publié le 13 avril 2020 à 8h05 – Document ‘lapresse.ca’ -Illustration
    Votre enfant est inquiet en raison de la pandémie ? Les conseils suivants du gouvernement du Québec vous permettront de mieux le soutenir durant les événements entourant l’épidémie du coronavirus COVID-19 au Québec.

La pandémie du coronavirus (COVID-19) qui se déroule actuellement ainsi que les mesures inédites de prévention qui y sont liées représentent une réalité inhabituelle à laquelle il peut être particulièrement difficile de s’adapter. Comme pour vous, les enfants et les adolescents peuvent avoir des inquiétudes devant ces événements exceptionnels.

Votre enfant, peu importe son âge, a besoin d’être rassuré, de savoir qu’il peut compter sur vous et sentir que vous le protégez.

Soyez à l’écoute

Laissez votre enfant s’exprimer dans ses mots ou à travers le jeu (poupées, dessins, etc.). Écoutez ses inquiétudes et son besoin d’être rassuré. Répondez avec bienveillance à ses craintes et donnez-lui beaucoup d’amour et d’attention.

Parlez avec franchise : expliquez-lui la situation

Utilisez des mots simples et adaptés en fonction de son âge. Dites-lui qu’il existe des mesures d’hygiène très simples pour se protéger : se laver les mains souvent, tousser dans le pli du coude, etc. Enseignez-lui ces mesures.

Restez positif en mentionnant que des médecins et des chercheurs travaillent pour trouver des solutions, des médicaments et un vaccin. Répondez à ses questions et n’hésitez pas à lui dire que vous ne connaissez pas la réponse lorsque c’est le cas.

Évitez les discours moralisateurs avec votre adolescent. Vérifiez s’il comprend bien la situation et rectifiez l’information dont il dispose lorsque nécessaire. Ne minimisez pas la situation et invitez-le à consulter une ligne d’aide et de soutien téléphonique, s’il en ressent le besoin.

Maintenez une routine

La routine et le maintien d’un milieu familial stable préservent le sentiment de sécurité. Établissez un horaire qui prend en compte les heures de lever, de coucher, de repas, les périodes de jeux, d’activités structurées et les moments de détente. Adoptez de saines habitudes de vie en mangeant sainement, en buvant beaucoup d’eau, en restant actif et en essayant de vous reposer et de dormir suffisamment.

Donnez-lui l’occasion de jouer et de se détendre

Il est important que votre enfant puisse trouver du réconfort en jouant et en pratiquant des activités qu’il aime.

Vous êtes à court d’idées ?

Activités physiques : danser, faire des parcours à obstacles, de la corde à danser, des jeux d’adresse, du vélo, du yoga, jouer dehors dans la cour, effectuer des exercices aérobiques et musculaires, etc…

Loisirs créatifs : dessiner, bricoler, peindre, écrire, chanter, faire de l’origami, de la pâte à modeler, tricoter, prendre des photos, etc…

Jeux  : jouer à des jeux de société, de blocs, de rôles, de mémoire, jouer à la cachette, aux cartes, se déguiser, assembler un casse-tête, faire des mots croisés, des sudokus, des mots cachés, etc…

Divertissement : écouter de la musique, des films, des spectacles, des balados, des séries, etc.

Détente : lire un livre, un conte, une bande dessinée, une revue, méditer et faire des exercices de relaxation, etc…

Activités éducatives : faire des exercices scolaires, naviguer sur une plateforme éducative comme ecoleouverte.ca, apprendre une nouvelle langue, visiter des musées virtuellement, etc…

Autres : cuisiner, participer aux tâches ménagères, classer des photos, etc…

Prenez soin de vous

Votre enfant vit les événements à travers votre regard. Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions. Au besoin, retirez-vous quelques minutes dans un milieu isolé, la salle de bain par exemple, pour retrouver votre calme.

On conserve des liens sociaux virtuels

Permettez à votre enfant de maintenir des liens virtuels avec ses amis ou les autres membres de la famille, comme les grands-parents. Garder un réseau social actif permet de rompre l’isolement. Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour communiquer et même jouer à distance comme le téléphone, le clavardage, les appels vidéo, les réseaux sociaux, le Web ou le courriel.

On reste informé

Pour maintenir une attitude calme auprès de votre enfant, il importe que vous restiez bien informé sur la situation. En tout temps, faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus

Ne laissez pas votre enfant regarder en boucle les reportages qui couvrent la pandémie et évitez toute discussion alarmiste (augmentation des décès, aggravation de la situation, scénarios pessimistes, etc.) devant lui.

Les signes de stress chez votre enfant :

· Il a des troubles du sommeil ;
· Il présente des inquiétudes (veut se faire prendre, pose des questions) ;
· Il a des douleurs physiques (maux de ventre) ;
· Il a un comportement plus agité (contestation) ;
· Il ne veut plus jouer et n’apprécie plus ses activités préférées ;
· Il a un comportement régressif (fait pipi au lit).

Les signes de stress chez votre adolescent :

· Il est inquiet pour sa santé et celle de ses proches ;
· Il ne se sent pas touché par la situation ou bien il en minimise les risques ;
· Il ne veut plus s’adonner à ses activités préférées ;
· Il éprouve des troubles du sommeil, montre un changement dans son appétit (trop ou pas assez) ;
· Il a envie de consommer de l’alcool, des drogues ;
· Il est agressif, irritable, il refuse de respecter les consignes de santé publique.

Quand est-il nécessaire de chercher de l’aide ?

Malgré toutes vos tentatives auprès de votre enfant pour le réconforter et le rassurer, si vous ne remarquez aucune amélioration ou si vous constatez que les réactions négatives persistent ou s’intensifient, n’hésitez pas à communiquer avec le service Info-Social en composant le 811 (option 2).

Vous pourrez alors obtenir plus d’information et être dirigé vers des professionnels en intervention psychosociale qui vous offriront du soutien et des conseils, selon vos besoins.

Pour les personnes sourdes ou malentendantes, veuillez composer le 1 800 361-9596 (sans frais).

Ressources- Pour mieux gérer l’inquiétude :

· inspq.qc.ca/mieux-vivre
· ecolebranchee.com
· carrefour-education.qc.ca

Pour intégrer les saines habitudes de vie à son quotidien :

· defisante.ca
· force4.tv

Pour mieux gérer son temps en famille :

· ecoleouverte.ca
· alloprof.qc.ca
· teteamodeler.com
· viedeparents.ca
· naitreetgrandir.com
· vifamagazine.ca

Services téléphoniques pour les personnes ayant besoin d’écoute ou de soutien au Québec :

· Tel-Aide
Centre d’écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier :
www.acetdq.org (pour connaître le centre d’écoute de votre région)

· Écoute Entraide
Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463)

· Tel-Jeunes
Ligne d’écoute 24/7 destinée aux jeunes ayant besoin de soutien : 1 800 263-2266

· LigneParents
Ligne d’écoute 24/7 destinée aux parents ayant besoin de soutien : 1 800 361-5085

Services téléphoniques pour les personnes en détresse psychologique ou ayant des idées suicidaires :

· Regroupement des services d’intervention de crise du Québec
Offre des services 24/7 pour la population en détresse :
centredecrise.ca/listecentres

· Service d’intervention téléphonique en prévention du suicide
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© La Presse (2018) Inc. Tous droits réservés. Source : https://www.lapresse.ca/xtra/2020-04-13/gouvernement-du-quebec/covid-19-comment-proteger-la-sante-mentale-de-nos-jeunes

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  • Pandémie de COVID-19 au Canada : quels impacts sur la santé mentale des jeunes ? Lundi 27 juillet 2020 - Document ‘crise.ca’ - Photo
    Dans le but de mieux comprendre les enjeux de santé mentale liés à la pandémie actuelle, le CRISE propose une série de courtes synthèses de la littérature scientifique disponible sur les impacts de cette pandémie pour différents groupes de la population. Ce qui suit constitue la première synthèse de la série. Elle concerne les impacts de la pandémie sur la santé mentale des enfants et des adolescents.

Bien que peu d’études aient été publiées sur l’impact de la pandémie sur la santé mentale des enfants et adolescents, les données actuelles permettent de penser que la pandémie a eu un impact négatif sur la santé mentale des jeunes, à tout le moins pour ceux qui vivent davantage d’inquiétudes et qui sont plus pessimistes quant à la COVID-19.

Deux études ont été recensées qui évaluent l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale des jeunes. Toutes deux portent sur des échantillons de jeunes chinois.

La première étude (Liang et al., 2020), réalisée auprès de 584 jeunes chinois entre 14 et 35 ans deux semaines après le début de l’épidémie en Chine, observe que :

  • 40,4% des jeunes étaient sujets à avoir des problèmes psychologiques
  • 14,4% des jeunes éprouvaient des symptômes de trouble de stress post-traumatique.
    Cependant, aucune comparaison n’est faite dans cette étude avec les taux en Chine avant l’épidémie, ce qui ne permet pas de déterminer l’ampleur de l’impact de la COVID-19 sur la santé mentale des enfants et adolescents. L’étude montre tout de même l’importance de mettre en place des mesures pour favoriser la santé mentale des jeunes et ce, même en contexte d’épidémie ou de pandémie.

La deuxième étude (Xie, 2020) porte sur 1784 enfants d’âge primaire vivant dans la province de Hubei, en Chine. Ces jeunes ont complété un questionnaire après en moyenne 33,7 jours de confinement. Dans cette étude :

  • 22,6% des enfants disent éprouver des symptômes dépressifs, et 18,9% rapportent des symptômes d’anxiété. Bien qu’aucune comparaison directe n’ait été faite, des taux plus faibles de symptômes dépressifs et anxieux ont été rapportés dans d’autres études chez des élèves du primaire en Chine avant la pandémie. Toutefois, il n’est pas certain que ces différences s’avèrent statistiquement significatives et, advenant le cas où elles le seraient, il n’est pas certain non plus qu’elles découlent de la pandémie et du confinement.
  • Les élèves qui étaient peu ou pas inquiets à l’idée d’être infecté par la COVID-19 avaient la moitié du risque d’éprouver des symptômes dépressifs par rapport à ceux qui étaient très inquiets (OR : 0,521 ; IC : 95%, 0,4000-0,679).
  • Ceux qui étaient pessimistes vis-à-vis l’épidémie avaient un risque plus de deux fois plus grand d’avoir des symptômes dépressifs par rapport aux élèves très optimistes (OR : 2,262 ; IC : 95%, 1,642-3,117).
  • Le niveau de pessimisme et d’inquiétudes envers la COVID-19 n’avait pas d’influence sur les symptômes anxieux.
    Isolement social, solitude et santé mentale

Dans le contexte du confinement et de la distanciation physique, certains auteurs craignent une augmentation de l’isolement social et du sentiment de solitude des jeunes. Ce facteur aurait un impact sur la santé mentale des enfants et des adolescents, indépendamment du contexte de pandémie.

Dans une recension systématique rapide sur l’impact de l’isolement social et de la solitude sur le bien-être psychologique des enfants et adolescents (Loades et al., 2020), on rapporte que l’isolement social serait :

  • Modérément à fortement associé à une augmentation des symptômes dépressifs des jeunes. L’association serait plus forte chez les filles et plus faible chez les plus jeunes.
  • Faiblement à modérément associé aux symptômes d’anxiété des jeunes. La durée de l’isolement social/de la solitude aurait plus d’impact que son intensité.
  • Modérément à fortement associé à l’anxiété sociale.
  • Modérément associé à l’anxiété généralisée.
    L’isolement social pourrait aussi être un facteur de risque d’idéations et de comportements suicidaires chez les jeunes (voir Isolement social, connectivité et facteursassociés au risque suicidaire des jeunes disponible sur le site Prévention du suicide : synthèses de connaissances du CRISE).

Comment interpréter ces résultats ?

En somme, les jeunes qui ont des inquiétudes et qui sont plus pessimistes face à la COVID-19 semblent à risque de vivre de la détresse psychologique dans le contexte de pandémie. En d’autres termes, la disposition psychologique d’un jeune et sa tolérance à l’incertitude dans une situation pandémique peuvent avoir une influence importante sur sa santé mentale.

Des auteurs (Ghosh et al., 2020) suggèrent que chez les enfants et les adolescents, les mesures de confinement auraient davantage d’impact sur la santé psychologique que le virus lui-même. Ainsi, ces auteurs mettent en garde contre les effets négatifs associés au bouleversement de la vie quotidienne des jeunes (confinement à la maison, fermeture des écoles, perturbation du sommeil,…) et du développement d’habitudes de vie malsaine (manque d’activité physique, mauvaise alimentation,…). Par ailleurs, le confinement pourrait aussi accentuer d’autres facteurs de risque de détresse psychologique chez les enfants, par exemple en augmentant la maltraitance. Ces éléments constituent pour le moment des pistes de réflexion qui restent à être validées et leur impact, mesuré.

Cependant, les résultats doivent être interprétés avec prudence, notamment parce que les études portent sur des contextes culturels différents qui ne sont pas directement comparables. Ainsi, la vie quotidienne des enfants chinois durant la pandémie est probablement bien différente de celle d’enfants d’autres pays, notamment du Canada. Par ailleurs, il n’est pas certain que les stratégies d’adaptation utilisées par les enfants chinois soient les mêmes que celles mises en œuvre par les jeunes canadiens.

Comme on l’a vu, en Chine, le niveau de pessimisme et d’inquiétudes envers la COVID-19 ne semble pas avoir d’influence sur les symptômes anxieux. À l’opposé, une recherche effectuée par des chercheurs au CRISE suggère que dans la ville de New York, les préoccupations liées à la dépression n’ont pas augmenté pendant le confinement, alors que celles liées à l’anxiété ont beaucoup augmenté pour la population générale (incluant les jeunes) (Stijelja et Mishara, sous presse).

Enfin, les résultats présentés dans cette page portent sur les symptômes de problèmes de santé mentale rapportés par les jeunes, sans indications sur la sévérité des symptômes. La simple présence de symptômes ne permet pas de conclure à la présence d’un trouble de santé mentale. Par exemple, il est normal d’éprouver de la tristesse lorsqu’on est confiné à la maison. Or, un sentiment de tristesse n’indique pas nécessairement qu’on ait un trouble dépressif ou un autre trouble de santé mentale. Plus de détails seraient nécessaires pour connaître l’étendue de l’impact de la pandémie sur les troubles de santé mentale. Illustration

Références

Ghosh, R. et al. (2020). « Impact of COVID-19 on children : special focus on the psychosocial aspect ». Minerva Pediatrica 2020 June ;72(3):226-35. DOI : 10.23736/S0026-4946.20.05887-9

Liang, L., et al. (2020). “The Effect of COVID-19 on Youth Mental Health.” Psychiatr Q : 1-12.

Loades, E. et al. (2020). Rapid Systematic Review : The Impact of Social Isolation and Loneliness on the Mental Health of Children and Adolescents in the Context of COVID-19. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, sous presse. https://doi.org/10.1016/j.jaac.2020.05.009

Xie, X., et al. (2020). “Mental Health Status Among Children in Home Confinement During the Coronavirus Disease 2019 Outbreak in Hubei Province, China.” JAMA Pediatr.

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UQAM - Université du Québec à Montréal CRISE Nous joindre Accessibilité Web

CRISEhttps://crise.ca :Centre de recherche en prévention du suicide situé à l’Université du Québec à Montréal. ‎Nous joindre · ‎Webinaires · ‎Crise · ‎Projets

Source : https://crise.ca/nouvelles/pandemie-de-covid-19-quels-impacts-sur-la-sante-mentale-des-jeunes/

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  • Covid-19 aux Etats-Unis : les jeunes Américains face à une ’crise de santé mentale’ Publié le 08/02/2021 - AFP/Relaxnews {{}}Agence de Presse – Document ‘doctissimo.fr’
    Anxiété, dépression, auto-mutilations, voire suicides : avec la pandémie, un nombre croissant de jeunes Américains souffrent de troubles mentaux, poussant médecins, parents et éducateurs à tirer la sonnette d’alarme.

Sommaire

Des millions d’élèves et étudiants, condamnés aux cours en ligne, souvent depuis mars dernier, sont réduits à passer des heures devant l’ordinateur, privés de jeux, d’interactions en personne, de cours de sport, d’art ou de musique.

Il y a des jours où je me sens très triste, un peu désespérée... C’est comme un cauchemar sans fin,’ dit Sarah Frank, 18 ans, de Tampa (Floride).

Issue d’une famille très vulnérable face à la pandémie, elle ne sort quasiment plus de chez elle depuis mars.

Il y a beaucoup de solitude, pour moi et les autres ados’, dit la lycéenne, qui a co-fondé à l’été 2020 le State of Mind Project, site de soutien aux adolescents réalisé par des adolescents.

Deanna Caputo, mère de deux enfants qui, depuis mars, suivent un enseignement 100% en ligne dans une école publique d’Arlington, en Virginie, a vu son fils de 10 ans afficher des signes croissants de dépression.

Il se réveillait le matin, et se rendormait jusqu’à midi. Il s’est mis à dire des choses comme +Je ne suis pas intelligent+, +Je ne sais rien+, +Je suis bon à rien+’, confie cette psychologue à l’AFP. ’Il prenait du retard dans ses devoirs, il pleurait tout le temps (...) Tous les jours, il dit : +Mes amis me manquent+.

Pour certains enfants, c’est pire. Je n’entends parler que d’enfants sous médicaments’, a-t-elle ajouté, expliquant ne pas avoir pu trouver de thérapeute pour son fils à Arlington car la demande est trop forte.

Urgences psychiatriques

Aucun chiffre national sur les suicides d’adolescents, en hausse aux Etats-Unis depuis 10 ans, n’est encore disponible pour 2020.

Mais certains cas locaux sont frappants : dans un comté du Nevada qui englobe Las Vegas, 19 élèves se sont suicidés depuis mars, plus du double du chiffre de 2019. S’ils ne peuvent être attribués directement à la pandémie, les autorités, sous pression, ont annoncé la réouverture prochaine des écoles.

Pour Carlos Arballo, thérapeute au collège de Lawrence de Los Angeles, 100% virtuel depuis mars, ’l’anxiété et la dépression sont énormes’.

Si pour les adultes le Covid a été une crise sanitaire, pour les enfants c’est une crise de santé mentale’, explique Susan Duffy, professeure de pédiatrie et de médecine d’urgence à l’université Brown.

Selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), les visites de jeunes de 12 à 17 ans aux urgences psychiatriques ont augmenté de 31% entre mars et octobre 2020, par rapport à la même période de 2019, tandis que celles des jeunes de 5 à 11 ans augmentaient de 24%.

Susan Duffy en fait l’expérience directement dans l’hôpital de l’Etat de Rhode Island où elle travaille. Comme nombre de ses collègues à travers les Etats-Unis, dit-elle, elle observe ’une augmentation des chiffres des tentatives de suicide’.

Nous voyons plus d’enfants qui veulent s’infliger des blessures, assimilable à des tentatives de suicide, ce qui est très, très inquiétant’, dit-elle.

Bras-de-fer avec les syndicats

Devant toutes ces données inquiétantes, la bataille pour la réouverture des écoles fait rage.

Les élèves sont ’sans professeurs ou adultes bienveillants extérieurs au cercle familial, qui sont souvent ceux qui détectent des signes subtils de crise, de dépression, d’anxiété’, souligne Mme Duffy.

Aux Etats-Unis, l’ouverture des établissements dépend de chaque district scolaire. Actuellement, 38% des écoles américaines ne proposent que de l’enseignement en ligne, contre 62% en septembre, selon le site Burbio qui suit les réouvertures d’écoles.

Fin janvier, un rapport des CDC a encouragé les réouvertures, en soulignant que les écoles observant distanciation physique, port du masque, et autres précautions sanitaires n’avaient pas constaté de propagation rapide du coronavirus en leur sein.

Mais les syndicats d’enseignants, inquiets de la contagion, résistent. Comme à Chicago, où mairie et syndicats ont engagé un bras-de-fer avec menace de grève, ou à Los Angeles, où les syndicats réclament que tous les enseignants soient vaccinés avant de rouvrir.

Lire aussi :

Article C’est la faute à la pleine lune !

Article Le syndrome d’Asperger

Les élèves sont ’enfermés depuis bientôt un an, prisonniers des syndicats’, déplore Deanna Caputo, la mère psychologue d’Arlington. La réouverture est d’autant plus urgente que le stress généré par la pandémie, la hausse du chômage et de la précarité ont augmenté les cas de maltraitance familiale, selon les CDC. ’Ceux qui alertent sont souvent des enseignants’, souligne Mme Caputo. ’Quand les parents sont désespérés, il y a tendance aux comportements violents, à l’alcoolisme, et aux violences physiques et mentales’.

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Source : https://www.doctissimo.fr/psychologie/news/Covid-19-les-jeunes-Americains-face-a-une-crise-de-sante-mentale

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  • L’effet du COVID-19 sur la santé mentale des jeunes en Chine Traduction du 1er juillet 2021 par Jacques Hallard d’un article chinois original publié le 21 avril 2020 – Document ‘link.springer.com’ – Auteurs : Leilei Liang, Hui Ren, Ruilin Cao, Yueyang Hu, Zeying Qin, Chuanen Li & Songli Mei – In Psychiatric Quarterly volume 91, pages 841-852 (2020) - Extraits
    Résumé

Le but de cette étude était d’évaluer la santé mentale des jeunes après l’apparition du coronavirus 19 (COVID-19) en Chine deux semaines plus tard, et d’étudier les facteurs de santé mentale parmi les groupes de jeunes. Une étude transversale a été menée deux semaines après l’apparition du COVID-19 en Chine. Au total, 584 jeunes se sont inscrits à cette étude et ont répondu à la question sur le statut cognitif du COVID-19, au questionnaire sur la santé générale (GHQ-12), à la PTSD Checklist-Civilian Version (PCL-C) et à l’échelle des styles d’adaptation négatifs. Une analyse univariée et une régression logistique univariée ont été utilisées pour évaluer l’effet de COVID-19 sur la santé mentale des jeunes. Les résultats de cette étude transversale suggèrent que près de 40,4% des jeunes de l’échantillon sont sujets à des problèmes psychologiques et que 14,4% d’entre eux présentent des symptômes de stress post-traumatique (PTSD). La régression logistique univariée a révélé que la santé mentale des jeunes était significativement liée au fait d’être moins éduqué (OR = 8,71, 95%CI:1,97-38,43), d’être l’employé de l’entreprise (OR = 2,36, 95%CI:1,09-5,09), de souffrir du symptôme de PTSD (OR = 1,05, 95%CI:1,03-1,07) et d’utiliser des styles d’adaptation négatifs (OR = 1,03, 95%CI:1,00-1,07). Les résultats de cette étude suggèrent que près de 40,4% du groupe de jeunes avaient tendance à avoir des problèmes psychologiques. Il s’agit donc d’une preuve remarquable que les maladies infectieuses, comme le COVID-19, peuvent avoir une immense influence sur la santé mentale des jeunes. Par conséquent, les gouvernements locaux devraient développer des interventions psychologiques efficaces pour les groupes de jeunes, de plus, il est important de prendre en compte le niveau d’éducation et la profession des jeunes pendant les interventions.

Introduction

Fin décembre 2019, des patients de Wuhan, en Chine, ont déclaré avoir une pneumonie virale due à un agent pathogène microbien inconnu. Un nouveau coronavirus a ensuite été identifié comme l’agent pathogène et a été temporairement nommé le nouveau coronavirus de 2019 (2019-nCoV) [1]. Le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que l’émergence d’un nouveau coronavirus (2019-nCoV) constituait une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC). Les maladies infectieuses sont devenues l’une des principales menaces pour la santé publique mondiale au XXIe siècle [2] ; ces maladies ont un impact sur la santé physique et la santé mentale [3, 4]. Au 18 février 2020, 57805 personnes ont été confirmées infectées par le COVID-19, entraînant 2004 décès dans 31 provinces de Chine continentale [5]. L’épidémie de COVID-19 en Chine a provoqué une panique publique et un stress de santé mentale, avec un nombre croissant de cas diagnostiqués et certains pays semblant avoir des cas confirmés et des inquiétudes du public concernant l’infection [6].

De nombreuses études ont démontré l’impact des épidémies de maladies infectieuses sur la santé mentale du public, comme le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003 [7, 8] et l’épidémie de grippe A (HIN1) en 2009 [9, 10]. Ces types d’épidémies conduisent le public à connaître des problèmes psychologiques tels que le syndrome de stress post-traumatique, la détresse psychologique, la dépression et l’anxiété [11]. Certaines études ont montré que le syndrome de stress post-traumatique est étroitement lié à la dépression et à d’autres problèmes psychologiques [12]. Selon un modèle théorique développé par Ehlers et Clark [13], après avoir vécu un événement traumatique, les individus peuvent faire une évaluation négative du traumatisme et de ses séquelles. De cette façon, ils peuvent facilement adopter des stratégies inadaptées pour maintenir les symptômes du SSPT tels que l’envahissement, les symptômes d’excitation et les émotions négatives fortes [14]. Par conséquent, cette étude suppose que les groupes de jeunes peuvent avoir tendance à développer des problèmes psychologiques après avoir vécu un trouble de stress traumatique.

Des études ont montré que des stratégies d’adaptation efficaces peuvent protéger les individus des problèmes de santé mentale lorsqu’ils sont confrontés à des situations d’urgence [15], mais les styles d’adaptation peuvent être divisés en subsacles positifs et négatifs [16]. De multiples études ont montré que la relation entre les styles d’adaptation négatifs et la dépression, de sorte que l’utilisation de styles d’évitement ou d’adaptation négatifs est liée à des problèmes psychologiques tels que la dépression [17, 18]. Par exemple, dans les 5 à 8 semaines suivant le 11 septembre 2001, 28,8 % des personnes interrogées ont déclaré consommer davantage de tabac, d’alcool et de marijuana [19]. Ces réponses négatives étaient les principaux prédicteurs de la détresse psychologique, comme la dépression, l’anxiété et le stress [20]. Cependant, peu d’études ont pris en compte l’impact psychologique d’une stratégie d’adaptation négative sur les jeunes pendant les urgences de santé publique (p. ex. COVID-19).

Dans cette étude, nous avons voulu examiner dans quelle mesure les groupes de jeunes étaient sujets à des problèmes psychologiques en raison du COVID-19 et explorer la corrélation entre le GHQ-12, le PTSD, les styles d’adaptation négatifs et les variables sociodémographiques. En outre, nous avons exploré les facteurs affectant la santé mentale des groupes de jeunes et fourni des suggestions d’intervention dans la santé mentale des groupes de jeunes.

Méthodes…. Résultats ….

Conclusion

En résumé, cette étude a révélé que les problèmes de santé mentale restent graves chez la plupart des jeunes pendant une urgence de santé publique. Cette étude a également indiqué que le faible niveau d’éducation, le fait d’être employé par une entreprise, les symptômes du PTSD et les styles d’adaptation négatifs étaient les facteurs d’influence de la santé mentale des jeunes. Ces résultats soulignent la nécessité pour les gouvernements locaux de prendre des mesures appropriées en matière de santé mentale en fonction des caractéristiques des groupes de jeunes. Les recherches futures devraient aller au-delà de la conception transversale de la présente étude pour explorer les autres facteurs affectant la santé mentale des jeunes en cas d’urgence de santé publique.

Limites et orientations futures de la recherche

Certaines limites de cette étude doivent être reconnues. La principale limite est que notre étude a utilisé une conception transversale, qui ne peut pas fournir des preuves solides de causalité. Les recherches futures devraient donc utiliser un modèle longitudinal. Deuxièmement, cette étude a utilisé des questionnaires auto-déclarés, qui présentent des problèmes de subjectivité et de fiabilité. En outre, en raison de la taille limitée de l’échantillon et de l’approche d’échantillonnage en boule de neige, ces résultats peuvent ne pas représenter l’ensemble de la population des jeunes. Par conséquent, un échantillon de plus grande taille pourrait être nécessaire. Enfin, d’autres variables affectant la santé mentale des jeunes par rapport à COVID-19 devraient être examinées.

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Source : https://link.springer.com/article/10.1007/s11126-020-09744-3

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  • Dans le mode, au moins un enfant ou un jeune sur sept a été soumis à des mesures de confinement pendant la majeure partie de l’année écoulée, au détriment de sa santé mentale et de son bien-être – Selon l’UNICEF - 03 mars 2021 - Document ‘unicef.org/fr’
    À l’approche du premier anniversaire de la pandémie, l’UNICEF appelle les gouvernements à investir davantage dans les services de santé mentale.

Une jeune fille assise sur des marches d’un escalier utilise son téléphone portable

Photo - UNICEF/UN0399562/Filippov Une équipe de psychologues et de travailleurs sociaux soutient des adolescents vulnérables dans l’est de l’Ukraine, alors que le confinement fait des ravages sur la santé mentale, la vie sociale et l’éducation des adolescents.

  • Disponible en : English Français Español العربية
    NEW YORK, le 4 mars 2021 – Depuis le début de la pandémie de COVID-19, au moins un enfant sur sept, soit 332 millions d’enfants dans le monde, a été soumis à une politique nationale de confinement obligatoire ou recommandé pendant au moins neuf mois, une situation qui met en péril sa santé mentale et son bien-être, affirme l’UNICEF aujourd’hui.

Alors que la plupart des enfants dans le monde sont exposés à une forme ou une autre de confinement intermittent depuis l’année écoulée, la nouvelle analyse publiée par l’UNICEF, qui exploite des données de l’Oxford COVID-19 Government Response Tracker, fournit un tour d’horizon de certaines des situations de confinement qui durent le plus longtemps à l’échelle mondiale.

Selon cette analyse, 139 millions d’enfants dans le monde sont soumis à des politiques nationales de confinement obligatoire depuis au moins neuf mois depuis que la COVID-19 a été qualifiée de pandémie le 11 mars 2020. De telles politiques, qui impliquent que ces enfants n’ont pas le droit de sortir de chez eux, sauf quelques exceptions, concernent des pays tels que le Nigéria, le Paraguay ou le Pérou par exemple. Sur les 332 millions d’enfants concernés, les 193 millions d’enfants restants sous soumis à des politiques nationales de confinement recommandé depuis la même période.

« Avec les confinements nationaux et les restrictions en matière de déplacements liées à la pandémie, l’année passée a été éprouvante pour chacun d’entre nous, en particulier pour les enfants », indique Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF. « Quand on vit chaque jour séparé de ses amis et de ses proches, et que l’on est parfois enfermé à la maison avec son agresseur, les effets sont dévastateurs. De nombreux enfants se sentent effrayés, seuls, anxieux et inquiets pour leur avenir. Cette pandémie doit nous permettre de mieux aborder la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, et cela commence par accorder à ce problème l’attention qu’il mérite. »

Alors que la pandémie entre dans sa deuxième année, ses effets sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des enfants et des jeunes sont graves. En Amérique latine et aux Caraïbes, un sondage U-Report récemment réalisé par l’UNICEF auprès des jeunes a généré plus de 8 000 réponses. Il en est ressorti qu’un quart d’entre eux souffrait d’anxiété et 15 % de dépression.

Même avant la pandémie, les enfants et les jeunes avaient déjà des problèmes de santé mentale et la moitié développait des troubles mentaux avant l’âge de 15 ans et 75 %, au début de l’âge adulte. La majorité des 800 000 suicides recensés chaque année sont commis par des jeunes et l’automutilation est la troisième cause principale de décès chez les 15-19 ans – taux encore plus élevés chez les adolescentes. Selon les estimations, un enfant sur quatre à travers le monde vit avec un parent souffrant d’un trouble mental.

Les mesures de confinement ont contraint de nombreux enfants victimes de violence, de négligence ou de maltraitance au sein de leur foyer à rester enfermés avec leur agresseur, sans le soutien de leurs enseignants, de leur famille élargie ou de leur communauté. Les besoins en matière de santé mentale des enfants issus des groupes de population vulnérables, tels que les enfants qui vivent et travaillent dans la rue, les enfants handicapés et les enfants vivant dans des situations de conflit, risquent d’être entièrement négligés.

Selon l’OMS, la pandémie de COVID-19 a perturbé ou interrompu les services de santé mentale dans 93 % des pays du monde, alors que la demande de soutien dans ce domaine augmente. Dans une étude réalisée sur 194 villes en Chine, 16 % des participants ont signalé présenter des symptômes de dépression modérée à sévère durant la pandémie et 28 %, des symptômes d’anxiété modérée à sévère.

Dans ce contexte, l’UNICEF aide les gouvernements et les organisations partenaires à donner la priorité aux services en faveur des enfants et à les adapter. Par exemple, au Kazakhstan, l’UNICEF a lancé une plateforme de services de conseils personnalisés en ligne pour les enfants et mis en place des formations à distance pour les spécialistes de la santé mentale au sein des établissements scolaires. En Chine, l’UNICEF et l’entreprise de médias sociaux Kuaishou ont lancé un défi en ligne pour réduire l’anxiété chez les enfants.

Plus tard dans l’année, l’UNICEF consacrera son rapport bisannuel, La situation des enfants dans le monde, à la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, dans le but de sensibiliser davantage le public à ce problème mondial et de proposer des solutions, et d’encourager les gouvernements à redoubler d’efforts dans ce domaine.

« Si nous n’avions pas pleinement conscience de l’urgence de la situation avant la pandémie de COVID-19, nous ne pouvons plus l’ignorer aujourd’hui », ajoute Henrietta Fore. « Les pays doivent investir en masse dans l’élargissement des services de santé mentale et de soutien proposés aux jeunes et aux personnes qui s’occupent d’eux au sein des communautés et des écoles. Nous devons également déployer à plus grande échelle des programmes d’éducation parentale afin de garantir que les enfants des familles vulnérables obtiennent le soutien et la protection dont ils ont besoin chez eux. »

Note aux rédactions :

Les données présentées sont extraites du Tableau de bord des ripostes à la COVID-19 mises en place par les gouvernements et des populations affectées, qui se fonde sur les données de l’Oxford COVID-19 Government Response Tracker et de la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU qui ont été recueillies entre le 11 mars 2020 et le 22 février 2021.

Les politiques de confinement sont classées comme suit :

0 – aucune mesure

1 – recommandation de ne pas sortir de chez soi

2 – obligation de rester chez soi avec des exceptions pour l’exercice quotidien, les courses alimentaires et les déplacements dits « essentiels »

3 – obligation de rester chez soi avec des exceptions minimales (par exemple, autorisation de sortir une fois par semaine uniquement ou possibilité pour les membres d’un même foyer de sortir seuls)

Le chiffre de 332 millions d’enfants correspond à une estimation minimale et fait référence aux enfants vivant dans des pays qui appliquent des politiques nationales de confinement recommandé ou obligatoire (1-3). Le chiffre de 139 millions d’enfants correspond à une estimation minimale et fait référence aux enfants vivant dans des pays qui appliquent des politiques nationales de confinement obligatoire (2-3). Les pays appliquant des politiques à l’échelle régionale ou locale n’ont pas été pris en compte – un nombre inconnu d’enfants soumis à des mesures de confinement dans ces pays vient donc s’ajouter aux chiffres mentionnés.

Contacts presse

Helen Wylie

UNICEF New York

Tél : +1 917 244 2215

Adresse électronique : hwylie@unicef.org

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

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Source :https://www.unicef.org/fr/communiques-de-presse/au-moins-1-enfant-ou-un-jeune-sur-7-soumis-a-des-mesures-de-confinement

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La santé mentale des jeunes a été considérablement affectée par la crise du COVID-19. La prévalence des symptômes d’anxiété et de dépression a augmenté de façon spectaculaire chez les jeunes et reste supérieure aux niveaux d’avant la crise, même avec la réouverture partielle de l’économie, et par rapport aux autres groupes d’âge, même avec la réouverture partielle des économies. L’aggravation de la santé mentale peut être attribuée aux perturbations de l’accès aux services de santé mentale, aux conséquences de grande ampleur des fermetures d’écoles et à une crise du marché du travail qui touche les jeunes de manière disproportionnée. Avec un soutien adéquat et une intervention rapide, les jeunes en détresse mentale peuvent être en mesure de rebondir comme nous nous remettons de la crise du COVID-19. Pour cela, il faudra renforcer le soutien à la santé mentale existant dans les systèmes éducatifs, les lieux de travail et les systèmes de santé, et mettre en place des politiques globales pour aider les jeunes à rester dans le système éducatif ou à trouver et garder un emploi.

Principales conclusions :

La crise du COVID-19 s’est transformée en une crise de santé mentale pour les jeunes :

La santé mentale des jeunes (15-24 ans) s’est considérablement dégradée en 2020-21. Dans la plupart des pays, les problèmes de santé mentale dans cette tranche d’âge ont doublé ou plus. Avec un soutien adéquat et une intervention opportune, les jeunes peuvent être en mesure de rebondir au moment où nous nous remettons de la crise du COVID-19, mais il existe un risque que les conséquences de la crise du COVID-19 continuent de jeter une ombre sur la vie des jeunes et leur santé mentale ;

Les incertitudes et les larges impacts de COVID-19 n’ont pas touché tout le monde au même degré : les jeunes étaient de 30% à 80% plus susceptibles de rapporter des symptômes de dépression ou d’anxiété que les adultes en Belgique, en France et aux Etats-Unis en mars 2021. Les jeunes signalent également des niveaux plus élevés de solitude ;

Le soutien à la santé mentale des jeunes - notamment dans les écoles, les universités et les lieux de travail - a été fortement perturbé. Les jeunes se tournent vers des plateformes telles que les lignes d’assistance téléphonique en matière de santé mentale et les centres de jeunesse pour obtenir un soutien, souvent grâce à des outils en ligne, tandis que les services de santé mentale proposent des téléconsultations et des formes de soins à distance pour maintenir la continuité des services ;

Les fermetures d’établissements d’enseignement à tous les niveaux ont contribué à affaiblir les facteurs de protection, notamment la routine quotidienne et les interactions sociales qui aident à maintenir une bonne santé mentale. Les jeunes issus de milieux défavorisés sont particulièrement touchés par les fermetures d’écoles ;

L’impact de la COVID-19 sur les marchés du travail affecte les jeunes de manière disproportionnée, en réduisant les possibilités de travail à temps partiel et d’apprentissage en alternance pour les étudiants, et en laissant les futurs et récents diplômés face à une tâche ardue pour trouver et conserver un emploi, ce qui les expose à un risque élevé de connaître des problèmes de santé mentale tout au long de leur vie.

Une réponse politique intégrée est nécessaire, comme le préconise la Recommandation de l’OCDE sur une politique intégrée de la santé mentale, des compétences et du travail, afin de protéger la santé mentale des jeunes, à la fois maintenant et sur le long terme :

Un soutien supplémentaire en matière de santé mentale - par la diffusion d’informations, des services téléphoniques ou en ligne, et un accès plus facile aux services en personne - doit être une priorité pour les jeunes, et lorsque les services de soutien en matière de santé mentale dans les écoles et les universités ne peuvent pas être repris, des alternatives doivent être trouvées de toute urgence ;

Le soutien aux jeunes qui risquent de quitter l’école prématurément, y compris les jeunes ayant des problèmes de santé mentale, doit être prioritaire pour éviter que les perturbations de l’apprentissage aient un impact à long terme sur les résultats des jeunes sur le marché du travail et sur leur bien-être général ;

Le chômage est un facteur de risque majeur pour une mauvaise santé mentale : aider les jeunes à trouver, conserver et rester au travail doit être une priorité de la politique économique, sociale et de santé publique. La formation des responsables hiérarchiques sur le lieu de travail en matière de santé mentale peut également promouvoir une meilleure santé mentale chez les jeunes adultes déjà au travail.

L’article complet (en anglais) est à lire sur ce site : https://www.oecd.org/coronavirus/policy-responses/supporting-young-people-s-mental-health-through-the-covid-19-crisis-84e143e5/

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  • Approche psychiatrique - Impact de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale des adolescents (particulièrement en Amérique du Nord) Traduction du 02 juillet 2021 par Jacques Hallard de l’article de Tori Rodriguez, MA, LPC, AHC (photo) en date du 30 avril 2021 publiée par ‘psychiatryadvisor.com’ sous le titre « Impact of the COVID-19 Pandemic on Adolescent Mental Health  » ; accessible sur ce site : https://www.psychiatryadvisor.com/home/topics/child-adolescent-psychiatry/adolescent-mental-health-issues-are-further-exacerbated-by-the-covid-19-pandemic/
    Avant même le début de la pandémie de COVID-19, des tendances inquiétantes en matière de santé mentale et des lacunes importantes en matière de traitement ont été constatées chez les adolescents aux États-Unis. Selon les données de l’enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé, on estime que 13,3 % des adolescents américains âgés de 12 à 17 ans ont connu au moins un épisode de trouble dépressif majeur en 2017, mais 60,1 % de ces personnes n’ont pas reçu de traitement pour leur maladie 1.

En outre, les résultats d’enquêtes menées par les ‘Centers for Disease Control and Prevention’ ont démontré une augmentation des taux d’élèves américains du secondaire souffrant de tristesse persistante ou de désespoir (d’environ 26% en 2009 à 37% en 2019), de contemplation sérieuse du suicide (de 14% à 19%), de planification du suicide (de 11% à 16%) et de tentatives de suicide (de 6% à 9%). Les niveaux de risque les plus élevés ont été observés chez les étudiants blancs, de sexe féminin et ceux issus de minorités sexuelles, par rapport aux étudiants non-blancs, de sexe masculin et hétérosexuels.2

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Photo - Les premiers résultats indiquent que les problèmes de santé mentale sont encore exacerbés par la pandémie actuelle, avec un risque particulièrement élevé d’aggravation de la santé mentale chez les personnes ayant des problèmes psychologiques préexistants. Crédit : Getty Images

Ces résultats ont montré une augmentation des symptômes de dépression, d’anxiété et de syndrome de stress post-traumatique chez les jeunes de divers groupes d’âge.3,5 ’Le nombre, la gravité et la durée de ces symptômes sont influencés par l’âge, les antécédents de traumatisme, l’état psychologique avant l’événement, les heures passées à regarder la couverture médiatique de l’événement, le fait d’avoir un membre de la famille qui est décédé et la présence ou l’absence de soutien social et économique’, ont écrit Hertz et Barrios dans un article publié en février 2021 dans Injury Prevention.2

Ils notent que les fermetures d’écoles peuvent réduire l’accès au dépistage et aux soins de santé mentale pour les élèves vulnérables, compte tenu du grand nombre d’adolescents - près de 3,5 millions en 2018 - qui bénéficient de tels services dans les établissements scolaires. Ces établissements représentent la seule source de services de santé mentale pour de nombreux adolescents, en particulier ceux issus de ménages à faible revenu et de groupes de minorités raciales et ethniques. Les auteurs ont donc souligné l’importance accrue de la collaboration entre les écoles et les professionnels de la santé communautaire pour répondre aux besoins croissants des étudiants en matière de santé mentale.

Les adolescents et les autres jeunes sont également touchés par l’impact de la pandémie sur leurs soignants, notamment le chômage, le stress financier et émotionnel, et la peur de l’infection, ce qui souligne la nécessité pour les adultes de recevoir également des soins et un soutien adéquats.6,7. Certains jeunes ont été contraints de passer plus de temps dans des foyers abusifs ou autrement dysfonctionnels en raison des exigences de quarantaine.

’Évaluer la sécurité relative d’un enfant à la maison est l’un des principaux défis posés aux professionnels de la santé mentale lors d’une pandémie’, selon un article de novembre 2020 coécrit par Cécile Rousseau, MD, chercheuse, psychiatre et professeur à la division de psychiatrie sociale et transculturelle de l’Université McGill à Montréal, au Canada6. ’Alimenté par le stress parental et en l’absence du regard bienveillant de l’école ou de la garderie, le risque de maltraitance augmente alors que le taux de cas signalés à la protection de la jeunesse diminue.’

Les prestataires des hôpitaux américains signalent une augmentation alarmante des taux de tentatives de suicide et de suicides réussis chez les jeunes - en particulier les adolescents. Un district scolaire de Las Vegas a perdu 19 enfants par suicide depuis le début de la pandémie. En ce qui concerne le nombre croissant de patients pédiatriques se présentant à l’hôpital dans tout le pays avec des idées suicidaires, les cliniciens les décrivent comme ayant des ’ états mentaux pires ’ par rapport aux patients similaires habituellement vus avant la pandémie 8.

De telles tendances soulignent l’importance vitale de la sensibilisation des jeunes et de l’intervention et du soutien créatifs pendant ces périodes. Les prestataires de soins de santé mentale ’ doivent continuer à militer pour que les familles et les enfants obtiennent le soutien en santé mentale dont ils ont besoin pour favoriser la résilience, réduire les conflits familiaux et la maltraitance des enfants, et diminuer les comportements à risque, non sécuritaires et dangereux ’, comme l’indique l’article de novembre 20206.

Nous avons récemment interviewé le Dr Rousseau pour discuter davantage de ces questions et des solutions potentielles. Photo - Cécile Rousseau, MD

Quelles sont, selon vous, les raisons du faible taux de traitement de la santé mentale chez les adolescents, même avant la pandémie ?

Je pense qu’il y a deux raisons principales : Premièrement, les services de santé mentale sont généralement difficiles d’accès et souvent peu conviviaux pour les jeunes. Bien que certains modèles émergents s’attaquent à ce problème, ils ne sont pas généralisés. Deuxièmement, il existe une tendance généralisée à confondre la détresse psychologique et son expression - par la tristesse, l’anxiété et la colère - et les troubles mentaux.

La première est associée au fait que la vie est blessante, ce qui est très courant, tandis que la seconde est associée à des vulnérabilités plus individuelles. Bien sûr, les deux phénomènes se chevauchent, mais dans les temps passés, la détresse n’était pas médicalisée ni un objet de traitement. Elle était plutôt abordée par le biais des réseaux interpersonnels, de la spiritualité, etc. Au cours des dernières décennies, on a assisté à un changement de paradigme.

Comment la pandémie a-t-elle affecté et exacerbé les problèmes de santé mentale dans cette population ?

La pandémie a d’abord généré une réponse de stress aigu - ce qui est normal, avec des réactions de peur et de panique, entre autres. Dans une certaine mesure, cela a favorisé l’adhésion aux mesures de santé publique. Avec le temps, cette réaction se transforme en une réaction de stress chronique avec des symptômes d’évitement prédominants tels que le déni et la minimisation du risque de pandémie. La frustration et la colère face aux contraintes ont également augmenté, conduisant à la désignation de boucs émissaires par le biais de théories du complot, et à la légitimation de la violence.

Il s’agit de réactions très répandues, qui ne relèvent pas du trouble. Pour de nombreuses personnes vulnérables, cependant, la pandémie a exacerbé leurs symptômes, à l’exception de certains cas de phobie - en particulier la phobie scolaire - ou de cyberdépendance, car ces personnes peuvent apprécier l’enfermement.

Quelles sont les recommandations pertinentes pour les cliniciens sur la manière d’aborder ces questions dans la pratique et de défendre les intérêts de leurs patients adolescents ?

D’un point de vue clinique, il est crucial d’établir des contacts avec nos patients pour maintenir la continuité des soins. Dans les cas de conflits familiaux fréquents, les soins virtuels doivent être utilisés avec prudence, car ils n’offrent pas toujours la confidentialité et la sécurité nécessaires et peuvent même aggraver le conflit familial dans certains cas.

Pour les nouveaux cas, la gestion doit inclure la réduction de l’impact des conséquences collatérales de la pandémie - le plus souvent l’isolement social et le manque de stimulation - sur le développement des adolescents.

Quelles sont les solutions plus larges et à plus long terme qui sont également justifiées ?

Les écoles et les collèges devraient être à l’avant-garde de la prévention. Au Canada, les pédiatres ont préconisé le retour des jeunes à l’école et la préservation de leur réseau social (sans faire la fête, bien sûr !). Les jeunes ont besoin de leurs pairs pour poursuivre leur tâche d’individuation-séparation, ce qui a été rendu impossible pendant l’enfermement. Nous devons trouver un équilibre entre la sécurité des personnes âgées et la satisfaction des besoins de développement des adolescents.

Lire la totalité de cet article avec les références sur le site suivant : https://www.psychiatryadvisor.com/home/topics/child-adolescent-psychiatry/adolescent-mental-health-issues-are-further-exacerbated-by-the-covid-19-pandemic/

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Healthcare Workers Report Elevated Psychiatric Symptoms Amid COVID-19 Pandemic - Psychiatry Advisor

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Dans les premiers jours de la pandémie, l’économiste Jeanet Bentzen de l’université de Copenhague a examiné les recherches Google pour le mot ’prière’ dans 95 pays. Elle a constaté qu’elles ont atteint leur plus haut niveau mondial en mars 2020 et que l’augmentation correspondait au nombre de cas de COVID-19 identifiés dans chaque pays. Aux États-Unis, selon le ‘Pew Research Center’, 55 % des Américains ont prié pour mettre fin à la propagation du nouveau coronavirus en mars 2020, et près d’un quart d’entre eux ont déclaré que leur foi avait augmenté le mois suivant, malgré un accès limité aux lieux de culte.

Il ne s’agit pas seulement de tendances sociologiques intéressantes - elles sont cliniquement significatives. La spiritualité a historiquement été écartée par les psychiatres, mais les résultats d’un programme pilote à l’hôpital McLean dans le Massachusetts indiquent que l’attention qui lui est portée est un aspect essentiel des soins de santé mentale.

En 2017, mon équipe pluridisciplinaire de cliniciens en santé mentale, de chercheurs et d’aumôniers a créé la Psychothérapie spirituelle pour les traitements hospitaliers, résidentiels et intensifs (SPIRIT), une forme flexible et spirituellement intégrée de thérapie cognitivo-comportementale. Nous avons ensuite formé un cadre de plus de 20 cliniciens, postés dans 10 unités cliniques différentes de l’hôpital McLean, pour qu’ils puissent dispenser SPIRIT et évaluer l’approche. Depuis 2017, SPIRIT a été dispensé à plus de 5 000 personnes. Nos résultats suggèrent que la psychothérapie spirituelle est non seulement faisable mais fortement souhaitée par les patients.

Au cours de l’année écoulée, la santé mentale américaine a sombré au point le plus bas de l’histoire : L’incidence des troubles mentaux a augmenté de 50 %, par rapport à avant la pandémie, l’abus d’alcool et d’autres substances a bondi, et les jeunes adultes étaient deux fois plus susceptibles d’envisager sérieusement le suicide qu’en 2018. Pourtant, le seul groupe à avoir vu sa santé mentale s’améliorer au cours de l’année écoulée est celui des personnes ayant assisté à des services religieux au moins une fois par semaine (virtuellement ou en personne) : 46 % d’entre elles déclarent avoir une santé mentale ’excellente’ aujourd’hui, contre 42 % il y a un an. Comme l’ont écrit l’ancien représentant du Congrès Patrick J. Kennedy et le journaliste Stephen Fried dans leur livre ‘A Common Struggle’, les deux traitements les plus sous-estimés des troubles mentaux sont ’l’amour et la foi’.

Il n’est pas étonnant que près de 60 % des patients psychiatriques souhaitent discuter de spiritualité dans le cadre de leur traitement. Pourtant, nous leur offrons rarement une telle opportunité. Depuis que Sigmund Freud a qualifié la religion d’’illusion collective’ il y a près de 100 ans, les professionnels de la santé mentale et les scientifiques ont évité le domaine spirituel. Les efforts actuels pour aplanir la courbe de santé mentale COVID-19 ont été presque entièrement laïques. Le vaste ensemble de ressources pour les consommateurs de l’American Psychological Association ne fait aucune mention de la spiritualité. Et la seule recommandation spirituelle des Centers for Disease Control and Prevention est de ’se connecter à votre communauté ou à des organisations confessionnelles’. Sur plus de 90 000 projets actifs actuellement financés par les 27 instituts et centres des National Institutes of Health, moins de 20 mentionnent la spiritualité dans le résumé, et un seul projet contient ce terme dans son titre. Inutile de dire que le manque de financement de la recherche sur la spiritualité entrave l’innovation et la diffusion cliniques.

Cette situation va au-delà de la séparation de l’église et de l’état. Les professionnels de la santé déconnectent à tort les comportements et expériences spirituels communs de la science et de la pratique clinique. En conséquence, nous ignorons les solutions spirituelles potentielles à notre crise de santé mentale, même lorsque notre bien-être est pire que jamais.

Mes propres recherches ont démontré que la croyance en Dieu est associée à des résultats de traitement nettement meilleurs pour les patients en phase aiguë de la maladie mentale. Et d’autres laboratoires ont montré un lien entre la croyance religieuse et l’épaisseur du cortex cérébral, ce qui pourrait contribuer à protéger contre la dépression. Bien sûr, la croyance en Dieu n’est pas une prescription. Mais ces résultats convaincants justifient une exploration scientifique plus approfondie, et les patients en détresse devraient certainement avoir la possibilité d’inclure la spiritualité dans leur traitement.

Récemment, l’une de mes patientes, une jeune femme de 22 ans ostensiblement laïque, s’est présentée avec une augmentation de sa dépression et de son anxiété. Elle a dit se sentir ’vaincue’ et a déclaré qu’elle perdait l’espoir d’aller mieux un jour. Mes recherches m’ont appris que de nombreuses personnes laïques croient en quelque chose, et j’évalue donc la spiritualité de tous les patients, quelle que soit leur affiliation religieuse ou non. Dans ce contexte, cette patiente m’a dit qu’elle croyait en Dieu et qu’elle pensait avoir été amenée sur terre dans un but précis. Au cours de seulement trois séances axées sur ces idées, elle a retrouvé l’espoir de pouvoir surmonter les difficultés de la vie, et ses symptômes de dépression ont commencé à s’atténuer.

Dans un autre cas, un chrétien fervent d’une soixantaine d’années s’est présenté à l’hôpital McLean avec une grave dépression et des niveaux élevés de suicidalité. Son équipe soignante était consciente de sa foi, mais ne savait pas comment l’aborder en thérapie. On m’a demandé de consulter le patient, qui m’a dit qu’il avait du mal à prier et à penser à Dieu dans les affres de sa dépression. Nous avons prévu des moments de prière et d’étude religieuse, et j’ai encouragé les conversations avec son pasteur. En un mois, sa dépression a commencé à se résorber pour la première fois depuis plus d’un an.

D’innombrables anecdotes de cette nature se sont produites au cours d’un récent essai clinique d’un an de SPIRIT que mon équipe de recherche a réalisé grâce au financement du Bridges Consortium (soutenu par la John Templeton Foundation). Plus de 90 % des patients ont déclaré avoir ressenti un bénéfice quelconque, quelle que soit leur appartenance religieuse.

L’étude a également révélé des opportunités clés dans les soins aux patients, en particulier pour les patients plus jeunes et apparemment laïques. Le folklore psychiatrique a longtemps suggéré que les patients psychotiques, maniaques et obsessionnels gravitent davantage vers la spiritualité, tout comme les adultes plus âgés. Nos résultats, cependant, suggèrent que les patients ont bénéficié de SPIRIT indépendamment de leur diagnostic ou de leur âge. Apparemment, les milléniaux déprimés sont tout aussi susceptibles de vouloir et de bénéficier d’une psychothérapie spirituelle que les patients gériatriques.

Nos résultats suggèrent également que le soin spirituel n’est pas seulement destiné aux personnes religieuses. Le plus grand groupe de patients qui ont volontairement participé au programme SPIRIT (39% de notre échantillon) étaient des personnes sans aucune affiliation religieuse. Apparemment, de nombreuses personnes non religieuses recherchent toujours la spiritualité, en particulier dans les moments de détresse. En fait, ces individus peuvent être les plus susceptibles de participer à une psychothérapie spirituelle parce que leurs besoins spirituels sont autrement ignorés. Dans cette veine, le déclin récent de l’adhésion à l’église peut augmenter le besoin de soins spirituels.

Peut-être plus intéressant encore, les patients ont mieux répondu à SPIRIT lorsqu’il était dispensé par des cliniciens non affiliés à une religion. Cette constatation surprenante suggère que les cliniciens laïques peuvent être particulièrement efficaces pour fournir un traitement spirituel. C’est une bonne nouvelle, car les psychiatres sont les moins susceptibles de tous les médecins d’être religieux.

Il reste à voir si Dieu peut résoudre notre crise de santé mentale. Mais les avantages cliniques potentiels de la spiritualité, et le désir des patients pour des traitements spirituels, fournissent une raison d’y croire.

Si vous avez besoin d’aide - Si vous ou quelqu’un que vous connaissez luttez ou avez des pensées suicidaires, de l’aide est disponible. Appelez le ‘National Suicide Prevention Lifeline’ au 1-800-273-8255 (TALK), utilisez le ‘Lifeline Chat’ en ligne ou contactez la ‘Crisis Text Line’ en envoyant TALK au 741741.

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Êtes-vous un scientifique spécialisé dans les neurosciences, les sciences cognitives ou la psychologie ? Avez-vous lu un article récent évalué par des pairs sur lequel vous aimeriez écrire ? Veuillez envoyer vos suggestions à Gareth Cook, rédacteur en chef de Mind Matters. Gareth, journaliste lauréat du prix Pulitzer, est le rédacteur en chef de la série Best American Infographics et peut être joint à garethideas AT gmail.com ou sur Twitter @garethideas.

À propos de l’auteur : David H. Rosmarin est professeur associé à la Harvard Medical School et directeur du programme de spiritualité et de santé mentale de l’hôpital McLean. Il a obtenu un doctorat de l’université d’État de Bowling Green et une certification en psychologie clinique de l’American Board of Professional Psychology.

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  • Covid-19 en France : santé, éducation, emploi, quelles incidences pour les jeunes ? Par La Rédaction Publié le 18 janvier 2021 – Document ‘vie-publique.fr’
    La pandémie qui sévit depuis début 2020 provoque une crise sanitaire, économique et sociale. Le coronavirus touche relativement peu les enfants et les jeunes dans ses formes graves. Mais les conséquences de la pandémie les frappent également en affectant leur santé psychologique, leurs apprentissages et leur niveau de vie.

Jeune fille sur son lit en désordre fatiguée de rester à la maison pendant le confinement.

Photo - La crise sanitaire a affecté notamment les jeunes de moins de 18 ans, en générant ou aggravant des expressions de mal-être, voire de détresse. Les tentatives de suicide ont d’ailleurs augmenté. © TheVisualsYouNeed - stock.adobe.com

Plus de 50% des jeunes auditionnés lors d’une enquête parlementaire sont inquiets sur leur santé mentale, 30% ont renoncé à l’accès aux soins pendant le Covid-19 faute de moyens... C’est ce qui ressort notamment d’une récente enquête parlementaire.

Selon un rapport publié en décembre 2020 concernant les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse, les jeunes ne sont pas épargnés par les conséquences du virus.

En effet, ils en subissent non seulement une précarisation économique mais aussi toute une série de ruptures scolaires, affectives, psychologiques.

Un impact sur leur santé psychologique

Les moins de 18 ans ont un faible risque de contracter le Covid-19. Lorsque c’est le cas, ils développent le plus souvent des formes bénignes de la maladie. Néanmoins, la crise affecte leur santé en générant ou en aggravant en particulier des troubles psychologiques. Des expressions de mal-être, voire de détresse, apparaissent chez les adolescents et les jeunes adultes. Les tentatives de suicide augmentent. Les étudiants sont les plus touchés. Ceux qui ne peuvent pas regagner le domicile familial ou leur pays d’origine souffrent d’isolement.

Un accès revu à l’éducation

La crise a imposé à tous l’enseignement à distance. Les mesures visant à maintenir la continuité pédagogique lors du premier confinement ont souligné la fracture numérique, c’est-à-dire les inégalités d’accès à l’outil informatique, et le sous-investissement technologique de l’éducation nationale.

L’interruption des cours en établissement creuse les inégalités sociales et scolaires, portant un lourd préjudice aux élèves en difficulté ou en situation de handicap. Des familles ont été démunies pour faire l’école à la maison. Le décrochage scolaire lié au confinement est plus marqué dans la voie professionnelle : il a concerné 4,7% des élèves au collège, 3% en lycée général et 9,7% en lycée professionnel. Les apprentissages des élèves ont pâti du confinement.

Les modalités de concours et d’examens comme le baccalauréat ont été également redéfinies. La session 2021 du baccalauréat, la première du nouveau baccalauréat(nouvelle fenêtre), est aussi adaptée.

Enfin, de nombreux bacheliers 2020 sont entrés à l’université et n’ont pu ni bénéficier de cours sur site ni commencer leur vie étudiante. Cet isolement les fragilise. Les étudiants de classe préparatoire ou de grande école sont moins affectés par la situation.

Une montée de la pauvreté

La crise accentue les vulnérabilités sociales et fait basculer des foyers dans la précarité. Les enfants et les jeunes sont particulièrement touchés. La France compte 2,9 millions de mineurs en situation de pauvreté (soit 21%). Les moins de 30 ans représentent 35% de la population et près de 50% des personnes pauvres.

La hausse du coût de la vie et les suppressions d’emploi dues à la crise font reculer le niveau de vie des étudiants. Beaucoup renoncent à des soins ou à des achats de première nécessité pour des raisons financières.

La crise complique l’obtention d’un premier poste ou d’un stage et accroît le chômage des jeunes. Le plan ’Un jeune, une solution’(nouvelle fenêtre), lancé en juillet 2020, vise à favoriser leur insertion professionnelle.

Le rapport formule des propositions afin de pallier les effets négatifs de la crise sur la jeunesse. Il suggère principalement de replacer les enfants et les jeunes au cœur des politiques publiques.

https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/styles/teaser_inside_link/public/en_bref/image_principale/Covid_France_portrait_social_inegalites_212632159_Drupal.jpg?itok=DW2oVLqG

Photo - En bref : Covid-19 et crise sanitaire : des inégalités sociales plus marquées

Vie publique : au coeur du débat public

Espace presse | Vie publique.fr

Source : https://www.vie-publique.fr/en-bref/278115-covid-19-incidences-de-la-pandemie-sur-les-jeunes

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Le moral miné par l’isolement et la précarisation de leur situation, de plus en plus de jeunes demandent de l’aide pour tenter de surmonter cette détresse.

Cet article fait partie du dossier > Pauvreté : de la crise sanitaire à l’urgence sociale

Chiffres-clés

  • 13,5 % des Français âgés de 15 ans ou plus ont souffert de syndromes dépressifs suite au premier confinement, soit presque 1 personne sur 7 (+2,5 points par rapport à 2019). La hausse des syndromes dépressifs est particulièrement importante chez les 15-24 ans (22,0 % en mai 2020, contre 10,1 % en 2019) et chez les femmes (15,8 % en 2020, contre 12,5 % en 2019).
    Source : enquête Epicov réalisée auprès de 135 000 personnes en mai 2020, direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, mars 2021.

L’isolement, la précarité financière et la peur de l’avenir ont plongé une partie de la jeunesse dans une détresse psychologique que l’on peine encore à mesurer, conséquence directe de la paupérisation de certains. Une situation alarmante d’après les professionnels, qui confirment une hausse importante des symptômes dépressifs chez les 18-24 ans.

A Reims (183 000 hab.), le téléphone de la permanence du point écoute jeunes sonne bien plus qu’à l’accoutumée. Pour Marianne Demange, psychologue coordinatrice de la structure, les troubles anxiodépressifs s’accentuent. « Les jeunes ne savent pas de quoi sera fait leur avenir, les problèmes financiers leur pèsent. Ils ont peur pour eux et leurs proches », estime la professionnelle qui dit recevoir de plus en plus d’étudiants, l’université ne ...

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Pauvreté : de la crise sanitaire à l’urgence sociale

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Source : https://www.lagazettedescommunes.com/747023/crise-sanitaire-la-sante-mentale-des-jeunes-vacille/

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  • Avec les confinements successifs, 45% des jeunes seraient en souffrance psychologique ou psychiatrique - Publié le 02/06/2021 à 09h16 • Mis à jour le 02/06/2021 à 09h20 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’ - Céline Dupeyrat avec Fabienne Béranger
    C’est un bilan inquiétant, voire alarmant. Les confinements successifs ont eu de lourdes conséquences chez certains jeunes. Les maux peuvent être multiples, du problème de sommeil à la dépression. Au service psychiatrique du CHU de Nantes, consultations et hospitalisations sont en hausse constante.

Photo - 45% des jeunes seraient en souffrance psychologique ou psychiatrique • © Canva - Loire-Atlantique Nantes

Jamais le centre hospitalier psychiatrique de Saint-Jacques, à Nantes, n’avait connu pareille situation. Les consultations et les hospitalisations sont en hausse constante. Les moyens, eux, ne suivent pas. Aujourd’hui, les professionnels font un bilan inquiétant voire alarmant.

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Angoisse, crise de panique, dépression, tentative de suicide. Aujourd’hui 45% des jeunes seraient en souffrance psychologique ou psychiatrique.

’Il y a presque un jeune sur deux qui est atteint de troubles psychiques, constate Rachel Bocher, cheffe du service psychiatrie du CHU de Nantes, des troubles passagers comme des troubles plus lourds avec une hospitalisation à la clé’.

Photo - Rachel Bocher, cheffe du service psychiatrie du CHU de Nantes • © France Televisions

’J’ai eu mes premières idées noires au bout de trois mois’

’Je suis revenue en France pour le confinement et c’est là que j’ai attrapé le covid, explique Zita, c’est là que tout a commencé’.

Sa situation s’est alors dégradée, ’ça a pris peut-etre deux mois, où j’étais dans mon lit tous les jours’, raconte-t-elle.

Après, j’ai eu mes premières idées noires au bout de trois mois. Ça s’était très difficile

Zita

Photo - Zita a attrapé le covid, s’en sont suivis plusieurs mois de mal être • © France Televisions

’Ça s’est empiré avec l’isolement’

’Aujourd’hui, on a 30 à 40% de jeunes patients qui n’avaient pas d’antécédents, qui n’avaient pas été suivis, rappelle Rachel Bocher, qui avaient peut-être une vulnérabilité mais qui ont décompensé suite à cette absence de repères identitaires, cette absence de repères aussi que peut représenter l’espoir d’une autonomie, d’une vie professionnelle, d’une vie active, d’une vie sociale’.

Anaïs a 20 ans. Avant l’arrivée de la crise sanitaire, elle était à la fac. Aujourd’hui elle a tout quitté. Les études pour elle sont terminées.

Photo - Les confinements successifs ont eu de lourdes conséquences chez certains jeunes comme Anaïs • © France Televisions

’J’ai totalement perdu confiance en moi, j’ai totalement perdu ma foi en l’avenir, dit-elle, ça a été une période très très compliquée, psychologiquement parlant’. 

Ça fait des années que je me bats contre la dépression, avec la pandémie ça s’est empiré avec l’isolement

Anaïs : ’Mon anxiété et tous mes troubles psychiques ont augmenté, raconte-t-elle, j’ai vécu difficilement mais on s’en sort, conclut-elle sur une note d’espoir.

’Il va falloir du temps’

Si la jeune Nantaise a perdu le sommeil, Zita, elle, s’est perdue tout court. Hospitalisée, elle remonte doucement la pente jour après jour, presque heure après heure... 

’Il va vous falloir retrouver l’ancienne Zita’, lui dit Rachel Bocher, qui reçoit la jeune fille en consultation. ’Il va falloir du temps’, lui répond-elle.

Avec l’ouverture des restaurants, des bars, des terrasses, la reprise des activités culturelles et sportives, la vie a presque repris son cours normal. Mais les confinements successifs ont laissé et laisseront indéniablement des traces chez certains jeunes.

Céline Dupeyrat avec Fabienne Béranger

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  • Dépression, scarification, tentative de suicide... La jeunesse face à l’impression de ’ne plus servir à rien’ Publié le 16/06/2021 à 06h32 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’
    Confinements, écoles et universités fermées, cours en visio, incertitudes quant à la valeur du diplôme... Les adolescents et étudiants ont vécu une année difficile. Quelques mois après le pic de la crise du Covid-19, le mal-être demeure. Illustration en Bourgogne.

Photo - En janvier 2021, 80% des étudiants disaient avoir peur de rencontrer des difficultés pour mener à bien leurs études. • © maxPPP

Côte-d’Or Bourgogne

Rien ne prédisposait Marie, étudiante de 21 ans en première année de master, à tomber en dépression. Bonne élève, avec une situation financière plutôt stable et le soutien de sa famille, elle avait bien vécu le confinement de mars 2020. Pourtant, suite au reconfinement d’octobre 2020, c’est tout son monde qui s’écroule progressivement.

La jeune femme pense alors rentrer une semaine chez ses parents en Saône-et-Loire, pour les congés universitaires d’automne. ’Le reconfinement m’a beaucoup angoissée. J’ai été coupée de mes amis, mon copain... Les cours et les projets à la fac qui me motivaient ont été mis en pause. Tout s’est arrêté d’un coup.’ De peur de s’ennuyer, elle se plonge dans le travail. Cela devient également un moyen pour ne pas affronter son mal-être.

J’avais l’impression de ne servir à rien. C’est là que les pensées suicidaires sont arrivées.

Marie, étudiante

J’ai pris un job étudiant dans la grande surface où je travaillais l’été’, raconte-t-elle. ’A côté de ça j’avais mon poste de correspondante de presse pour un journal local et le travail pour la fac.

Le cumul de deux jobs étudiants et de cours parfois mal organisés devient vite chaotique. Le rythme est trop soutenu. Marie ne renouvelle pas son contrat au supermarché. Elle perd progressivement tout intérêt pour ses études. ’Malgré tout ce que j’ai pu faire à ce moment, j’avais l’impression de ne servir à rien. C’est là que les pensées suicidaires sont arrivées.

La jeune femme tente alors de consulter un psychologue, mais elle ne parvient pas à obtenir suffisamment de rendez-vous. Très rapidement, son état se dégrade. Elle consulte une psychiatre aux urgences de Mâcon le 4 décembre. Celle-ci lui conseille une hospitalisation, ce que la jeune femme accepte. Elle est alors emmenée au Centre Hospitalier La Chartreuse à Dijon (CHLC).

Au début, j’avais beaucoup d’idées préconçues sur les hôpitaux psychiatriques’, avoue-t-elle. ’Ça a été un grand soulagement de pouvoir tout couper, même si l’hospitalisation était loin d’être parfaite.’ Ses journées au service psychiatrie se résument à attendre la prise de médicaments et les repas.

Heureusement que je recevais souvent des visites, car je n’avais rien d’autre à faire. Les patients et les soignants sont vraiment impactés par le manque de moyens.’ 

La dépression, c’est un combat contre soi-même qu’on ne peut pas soigner seul.

Marie, étudiante

A sa sortie du CHLC deux semaines plus tard, la jeune femme ne va pas beaucoup mieux. Jusqu’à la mi-février, elle doit parfois affronter l’incompréhension de ses proches. Elle estime qu’ils ne réalisaient pas qu’elle allait encore mal. ’J’ai pu compter sur le soutien de ma belle-famille, qui a veillé à ne pas me laisser seule et à me faire faire des activités. Petit à petit, j’ai repris les cours et passé les partiels alors que je m’en sentais incapable. J’avais vraiment besoin d’aide.

Malgré ses progrès, l’étudiante pense en avoir encore pour quelques mois. ’La dépression, c’est très insidieux. C’est un combat contre soi-même qu’on ne peut pas gagner seul et ça prend du temps pour s’en débarrasser.

Une augmentation des troubles psychiques et psychiatriques chez les jeunes

Marie n’est pas un cas isolé. Au Centre Hospitalier La Chartreuse, la proportion de jeunes de moins de 30 ans par rapport au nombre total de personnes hospitalisées a doublé. ’En décembre 2019, 15% des patients hospitalisés en psychiatrie étaient des jeunes’, précise Juliette Martin, psychiatre et cheffe du Centre Référent de Réhabilitation Psychosociale de Bourgogne (C2RB). ’Un an plus tard, on en comptait 30%.

Une recrudescence du mal-être des étudiants a été constatée suite à l’annonce du reconfinement fin 2020. ’À la sortie du premier confinement, il n’y avait pas forcément l’idée qu’il y en aurait un deuxième’, explique-t-elle. ’La prise de parole du Président de la République au mois d’octobre a été un coup de massue pour beaucoup.

En janvier 2021 un sondage Odoxa réalisé notamment pour France Info révèle en effet que plus d’un tiers des jeunes de moins de 30 ans avait consulté pour des questions psychologiques depuis le début de la crise sanitaire.

Le risque chez un jeune qui déprime, c’est qu’il y ait une perte d’estime de soi.

Juliette Martin, psychiatre

Beaucoup de jeunes n’ont en effet pas bien vécu les confinements. L’absence de vie sociale voire amoureuse et la difficulté de suivre les cours derrière un écran sont les principaux facteurs invoqués.

Juliette Martin évoque à ce sujet une ’surcharge cognitive’. Le fait de passer des journées devant l’ordinateur et le manque de contact ont fait perdre aux élèves toute envie de persévérer. ’Le risque chez un jeune qui n’est plus motivé pour travailler, qui ne sort plus, qui déprime, c’est qu’il y ait une perte d’estime de soi’, indique-t-elle. ’Or plus on attend, plus il sera difficile de sortir de cette situation.

Selon Pierre Besse, pédopsychiatre et président de la commission médicale d’établissement du Centre Hospitalier La Chartreuse à Dijon, la crise du Covid a abattu les résistances de beaucoup de personnes fragiles. Des jeunes qui n’avaient pas d’antécédents psychiques ou psychiatriques ont manifesté des troubles mentaux.

Scarifications, tentatives de suicide... Ces comportements dangereux chez les adolescents qui préoccupent

Si les étudiants ont largement subi les restrictions liées à la crise sanitaire, une autre population inquiète particulièrement : la tranche d’âge des 12-18 ans. Ces adolescents n’ont pratiquement jamais été au collège ou au lycée pendant un an et demi. ’Pourtant c’est à cet âge que se déroulent beaucoup de rencontres, ça a été difficile pour eux de voir leurs libertés restreintes et de ne plus pouvoir sortir’, détaille le docteur Besse. ’D’autant que cette période de la vie est un bouleversement pour l’individu. La crise a été un deuxième bouleversement pour les ados, qui ont vu tous leurs repères secoués.

Après le deuxième confinement, on a vu une large augmentation des consultations aux urgences de Dijon pour des tentatives de suicide ou des scarifications.

Pierre Besse, pédopsychiatre

Le pédopsychiatre signale que chez l’adolescent, la détresse interne se manifeste de deux façons différentes. Soit il se replie sur lui-même ce qui ne facilite pas la détection du mal-être, soit il exprime ’bruyamment’ sa détresse, par des troubles comportementaux ou alimentaires, des scarifications voire en dernier recours une tentative de suicide.

Après le deuxième confinement on a vu une large augmentation des consultations aux urgences de Dijon pour des tentatives de suicide ou des scarifications. Avec la crise, les gens commencent à remarquer que les jeunes aussi ont une psychologie et peuvent être déprimés.

Le médecin met également en cause la culpabilisation dont ont été victimes les populations les plus jeunes. ’On a beaucoup dit au début que c’étaient eux qui transmettaient le virus aux plus âgés. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’une majorité de jeunes était inquiète pour leurs parents ou grands-parents.

Il essaie cependant de voir le verre à moitié plein. Le Covid pourrait avoir l’effet d’une prise de conscience de la responsabilité de chacun envers l’autre. Selon lui, il aurait au moins permis à certains adolescents de se rendre compte que la vie est précieuse.

Quelles mesures pour les jeunes en Bourgogne ?

Au Centre Hospitalier La Chartreuse, en ce mois de juin 2021, la proportion de jeunes hospitalisés en psychiatrie semble désormais être revenue à la normale. Mais cette tendance ne se vérifie pas partout. Le Centre Médico-Psychologique Upsilon de Dijon, établissement affilié au CHLC qui accueille des adolescents de 12 à 18 ans, a vu les demandes de consultation augmenter considérablement. Depuis janvier 2021, pas moins de 200 demandes supplémentaires ont été recensées.

De son côté, le service de santé universitaire (SSU) a embauché deux psychologues supplémentaires début avril à cause de la demande accrue des consultations. En cette fin d’année scolaire, le nombre de rendez-vous reste important. Le docteur Juliette Martin signale tout de même que beaucoup d’étudiants rentrent chez leurs parents l’été, ce qui va engendrer une baisse des consultations. La réouverture des secteurs culturels et de la restauration influe cependant positivement sur leur moral.

Même si une diminution des consultations étudiantes se profile pour l’été, un Bureau d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU) a reçu l’approbation de l’Agence Régionale de Santé pour s’installer dans les locaux du SSU. Il s’agira d’une structure supplémentaire dédiée à l’accueil des jeunes ressentant le besoin d’être écoutés. L’ouverture est prévue en septembre 2021.

Des moyens insuffisants pour appuyer la psychiatrie

A l’échelle nationale, le Président de la République Emmanuel Macron avait annoncé en début d’année la création d’un ’chèque psy’. Celui-ci permet aux étudiants en situation de détresse psychologique de bénéficier gratuitement de trois consultations renouvelables auprès d’un professionnel.

Des psychologues qui participent à cette initiative ont signé une convention avec l’université’, précise Marien Lovichi, coordinateur du service de santé universitaire. ’On reçoit régulièrement des appels de jeunes restés chez leurs parents qui cherchent à consulter ces professionnels.’ Mais le dispositif n’a pour l’instant pas totalement convaincu.

« Les moyens ne sont pas à la hauteur de la tâche pour la psychiatrie ». - Pierre Besse, pédopsychiatre

Selon Juliette Martin, la réponse des institutions est arrivée trop tard. Le secteur de la psychiatrie n’a pas disposé des moyens nécessaires pour répondre à tous les besoins. Un avis partagé par Pierre Besse : ’Ce n’est pas qu’il n’y a pas de moyens pour l’hôpital, c’est qu’ils ne sont pas du tout à la hauteur de la tâche. Pour nous, la masse silencieuse des psys, c’est encore pire. Mais on est obligé de faire avec.’ Il reste en revanche réservé sur les séquelles que la crise sanitaire aura sur le long terme. Il estime que les conséquences du Covid seront visibles dans le secteur de la psychiatrie jusqu’à au moins décembre 2021.

Pour Marie, qui a fait partie de ces étudiants hospitalisés, il est nécessaire de libérer la parole autour des troubles psychiatriques. ’La santé mentale est encore un sujet tabou en France, surtout quand il s’agit des jeunes. Mais il ne faut pas les stigmatiser en disant que c’est dommage d’en arriver là à cet âge. Il n’y a pas de honte à se faire hospitaliser : ça permet de sauver des vies.’ 

Aujourd’hui, la jeune femme réalise un stage en entreprise de deux mois et commencera une alternance en septembre, dans le cadre de sa dernière année d’études. Elle est cependant sujette à un suivi psychiatrique et se voit toujours prescrire des antidépresseurs.

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Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/depression-scarification-tentative-de-suicide-la-jeunesse-face-a-l-impression-de-ne-plus-servir-a-rien-2120863.html

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  • Tribune - « Au nom de nos enfants, sauvons les pédiatres » Par COLLECTIF - Publié le 29/06/2021 à 06:00 - Réservé aux abonnés ‘lefigaro.fr’ – Photo
    Des experts de la petite enfance s’inquiètent des conséquences de la crise sanitaire, et des menaces qui pèsent sur la médecine pédiatrique.

Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) préconise de recentrer le rôle des pédiatres, notamment sur les enfants « ayant des besoins particuliers ou présentant des facteurs de risque ». Fotolia.

L’été se profile, les enfants vont bientôt quitter l’école. Ils laissent derrière eux une année difficile, en pointillé, très anxiogène, avec des impacts en termes de santé mentale, de surpoids, de retards d’apprentissage. Dans ce contexte de crise sanitaire, la permanence des soins pour les enfants a été mise à mal. Très impactés du point de vue physique comme mental, les tout-petits ont pourtant fait l’objet d’une moindre « attention » que d’autres publics certes en souffrance, mais qui pouvaient et savaient le faire connaître comme les étudiants et les jeunes adultes. Nous, pédiatres, alertons sur le fait que cette population aura clairement manqué d’attention et que les effets de cette crise risquent de survenir dans les années à venir.

À lire aussi :Le masque des adultes est-il un frein au développement des enfants ?

Une crise sanitaire aux multiples conséquences

  • Des troubles majorés : la crise sanitaire a majoré l’incidence de troubles chez les enfants, perméables aux angoisses de leurs parents, de leurs proches et de la société en général. Le Dr Hugues Desombre, pédopsychiatre et chef de pôle à l’HFME (Hôpital Femme Mère Enfant) des Hospices civils de Lyon, a constaté une augmentation de 40% de l’activité pédopsychiatrique depuis le 2e confinement. Le mal être des enfants s’est aggravé (scarifications, épisodes de mal être psychique avec prise médicamenteuse, idées suicidaires avec parfois des passages à l’acte, violence entre eux…), le tout assorti d’un manque criant de structures adaptées laissant les enfants et leurs familles dans le désarroi. Il faut alerter sur le retentissement à moyen et long terme de cette crise qui est loin d’être terminée pour la pédopsychiatrie.
  • Un éloignement du soin et des retards au dépistage : les confinements et les fermetures des écoles ont entrainé un arrêt des consultations de dépistages et en particulier des bilans de 6 ans par les médecins de l’éducation nationale (EN) ; des difficultés de repérage des troubles et du mal-être par les enseignants avec un retard de signalement aux médecins de l’éducation nationale, et des difficultés à répondre aux demandes pour les infirmières scolaires, sursollicitées par la gestion de la crise sanitaire ; un arrêt des prises en charge des enfants qu’elles soient paramédicales, comme l’orthophonie, ou médicales spécialisées comme les Centres médico-psychologiques (CMP) (bilans non faits, retard de diagnostic ou de prises en charge) ; un éloignement du soin et des prises en charge de familles pour qui cela est déjà compliqué en temps normal.
  • Le risque d’un impact sur le développement : selon une étude produite par une équipe chinoise sur les effets de la pandémie de SRAS de 2003 sur le développement auprès de 15.000 enfants âgés de 0 à 15 ans, des retards langagiers, moteurs, sociaux, et même une atteinte des courbes de poids, ont été notables chez les moins de 3 ans. Le risque existe donc avec la pandémie de Covid-19, et l’effet délétère des masques sur la communication non verbale entre enfants et adultes par l’affaiblissement des liens sociaux et cognitifs a été bien documenté.
  • Des vaccinations en baisse : la vaccination des enfants n’a cessé d’accuser un fort déficit. Fin 2020 on observait déjà un solde négatif de délivrance de -52.600 injections pour les vaccins penta et hexavalents (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, maladies à Haemophilus influenzae b et/ou hépatite B) et -170.000 pour le vaccin rougeole-oreillon-rubéole (ROR). Début 2021, on observe une nouvelle chute des délivrances, avec un solde négatif de respectivement -28.700 et -96.400 délivrances par rapport à l’attendu sur les 4 premiers mois de l’année. Des risques de résurgence épidémique grave sont à craindre. Chez les adolescents, une très forte baisse des délivrances de vaccin HPV (papillomavirus) s’est initiée pendant le 1er confinement de 2020 et s’est poursuivie, atteignant -274.000 doses (-33%) pour 2020 et -103.000 doses (-27%) sur les 4 premiers mois de 2021.
    Les enfants méritent des experts… et du temps !

Il est urgent de porter un regard holistique sur le développement moteur, clinique et mental de nos enfants et d’évaluer tout avant signe de conséquence sur le long terme. Un bilan de prévention chez les petits, comme l’éducation Nationale l’avait ….

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Source : https://www.lefigaro.fr/sciences/au-nom-de-nos-enfants-sauvons-les-pediatres-20210629

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  • Coronavirus : comment l’épidémie a détruit la santé mentale des plus jeunes - Document ‘rtl.fr’
    En raison de l’épidémie de coronavirus et des trois confinements, il y a eu une hausse de 40% des consultations aux urgences pédiatriques pour des motifs psychologiques.

Photo - Coronavirus : les tentatives de suicides augmentent chez les jeunes (illustration) - Crédit : Maud Dupuy / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Coronavirus : comment l’épidémie a détruit la santé mentale des plus jeunes : Vidéo 01:37 à écouter à la source :

Après trois confinements en un an, l’heure d’un premier bilan sur la santé de nos enfants : d’après une étude présentée au congrès de la société française de pédiatrie, c’est surtout la santé mentale des 7-12 ans et des adolescents qui a pris un coup. Hausse de 40% des consultations aux urgences pédiatriques pour des motifs psychologiques.

Difficultés pour s’endormir, perte d’appétit, angoisse de la séparation, même les plus petits ont été impactés. Des troubles insidieux que les psychiatres ont repérés seulement au début de l’automne, comme en témoigne Olivier Revol, psychiatre aux hospices civils de Lyon : ’Parce que ça a duré dans le temps, parce que c’était plus quelque chose qui était limité sur trois mois mais que ça n’allait jamais s’arrêter. C’était traumatogène surtout pour les plus petits par le fait qu’ils se rendent compte que leurs parents n’étaient pas invincibles et que leurs parents n’étaient pas capables de les protéger comme ils avaient que des parents pouvaient les protéger’, explique le spécialiste. 

+ 40% de gestes suicidaires chez les moins de 15 ans

Toutefois, ce sont les 17-20 ans qui ont le plus souffert : un âge où on expérimente la liberté, l’autonomie, l’opposition aux parents, la mise en place de projets. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse qui leur est proposé, comme le constate le psychiatre dans ses consultations : ’La pandémie nous oblige à la restriction, à être dépendant des adultes, dépendant des médecins, à nous isoler, à obéir non pas à nos parents, mais à la loi aussi, parce que sinon on est en faute. Ce n’est pas des projets, mais l’incertitude, et le temps n’est pas accéléré là, mais suspendu’. 

Agressivité, dépression, troubles alimentaires, anorexie, particulièrement chez les jeunes filles, et surtout gestes suicidaires en augmentation. Avec un pic observé au mois de mars : + 40% chez les moins de 15 ans par rapport à l’an dernier. 

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Source : https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-comment-l-epidemie-a-detruit-la-sante-mentale-des-plus-jeunes-7900033662

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  • Boris Cyrulnik : ’Après le COVID-19, 40 % des adolescents sont en détresse, c’est faramineux !’ Par France Inter publié le 30 juin 2021 à 9h31
    Quels problèmes éthiques cette crise sanitaire a-t-elle soulevés ? Quelles actions mettre en place pour prévenir une nouvelle épidémie ? Plus largement, quel type de société voulons-nous ? Les réponses passionnantes du neuropsychiatre à l’origine du concept de résilience.

Boris Cyrulnik en mai 2012

Photo - Boris Cyrulnik en mai 2012 © AFP / ULF ANDERSEN / Aurimages

Boris Cyrulnik était venu pendant le confinement poser son regard sage et affuté sur la crise du COVID. Alors que nous sommes déconfinés, il est revenu à France Inter dans l’émission L’Heure bleue de Laure Adler pour évoquer la pandémie et ses suites.

Les adolescents, premières victimes des confinements

Les bébés confinés ont développé de petits troubles et un retard de langage. Mais ce n’est pas grave. Ils bouillonnent et vont rattraper leur retard en quelques semaines, dès qu’ils vont voir les petits camarades de classe et leur maîtresse. 

Ce n’est pas le cas des adolescents. Les adolescents sont à une période sensible de leur développement. 

C’est là qu’ils prennent leur direction sociale, sexuelle et qu’ils apprennent à vivre. Ils traversent une période sensible qu’on a photographié en neurologie. On voit qu’il y a un élagage synaptique. Entre 17 et 20 ans, le cerveau se met à fonctionner avec moins de circuits cérébraux. Il fonctionne mieux avec moins d’énergie. Or avec le confinement le cerveau des adolescents vient de perdre deux ans.

Dans une population en paix, 12% des adolescents sont en détresse. Les évaluations récentes évoquent pratiquement 40 % des adolescents. C’est faramineux ! Quel prix a eu la protection des plus âgés ? Quel est le prix de la survie des anciens qu’on a fait porter aux plus jeunes ? 

Je sais que ce que je vais dire est indécent : il n’y a eu ’que 110.000 morts’. Si on n’avait pas confiné, il y en aurait eu 400, 500 000, peut-être même un million ! Au cours de l’épidémie de 1918 de grippe espagnole, qui n’était ni grippe ni espagnole, il y a eu des dizaines de millions.

La médecine devient un problème philosophique. Tous nos progrès ont des effets secondaires. Grâce aux avancées de la médecine, on a pu protéger nos anciens parce que leur vie n’était pas sans valeur. Cette notion de ’vie sans valeur’ renvoie au nazisme. Mais au prix d’une l’altération grave des adolescents. Est-ce que c’était une bonne affaire ? Pouvait-on faire autrement ? Je suis bien content de ne pas être président de la République. 

Aujourd’hui ? 

Nous sommes à la croisée des chemins. Des questions se posent. Est-ce qu’on recommence comme avant ? Est-ce que l’on se prépare à une nouvelle épidémie ? Est-ce qu’on vote pour un dictateur ? Ou est-ce qu’on prépare une renaissance ? Il faudra débattre de la hiérarchie des métiers : est-ce qu’aide-soignante est un petit métier, alors que l’on s’est rendu compte que ces professionnelles jouaient un rôle très important ?

L’après ? Le risque : conserver le même système

On parle de crise, or je pense que ce n’est pas le bon mot. C’est une catastrophe qui nous est arrivée. Le mot ’crise’ vient du monde médical. On parle de crise d’épilepsie… Le patient reprend ensuite sa vie comme si de rien n’était. La catastrophe, c’est « cata », la coupure, « stophaie », le virage. 

Le COVID est une catastrophe culturelle. Ce virus est un petit bout d’ADN ou d’ARN avec une petite capsule de graisse. On croit que c’est naturel, or il est fabriqué. La catastrophe culturelle relève de la guerre. Emmanuel Macron a employé ce mot que certains ont trouvé abusif. 

Après chaque guerre, la tentation est grande de remettre en place le processus d’avant. Après celle de 1914-1918, les belligérants ont voulu remettre en place le système précédent, et les Allemands comme les Français, ont préparé la guerre de 1939-1945

Si aujourd’hui, on remet en place la manière de vivre d’avant, dans trois ans, il y aura un nouveau virus ! 

L’autre risque dans ces temps perturbés est l’arrivée d’un homme qui se présente comme un sauveur. Actuellement, on voit des régimes autoritaires élus démocratiquement parce que les gens sont perdus. Mais parfois cela peut très bien se passer. Après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, la ville a tout repensé : l’architecture, la manière de vivre... Le Portugal est devenu un magnifique pays.

Vers une société du « Care » ? 

On découvre aujourd’hui que si l’on ne s’occupe pas des enfants en difficulté, que l’on décide de s’en soucier plus tard, c’est la police qui les récupérera ! Ce n’est pas une bonne affaire. 

Lorsque je travaillais à la commission des 1000 premiers jours, j’ai eu la chance de rencontrer Tove Mogstad, l’ancienne ministre de la Santé de Norvège.

Elle disait qu’un dollar consacré à la petite enfance représentait une économie de 100 dollars consacrée à l’adolescence en difficulté. S’occuper des gens en difficulté est une question morale, et en plus, c’est une bonne affaire sur le plan financier. 

Des résiliences inégales et la vertu du papotage

Individuellement, la résilience sera inégale. Ceux qui ont été abandonnés sans soutien auront du mal à s’en sortir. Les mots permettent de donner du sens. C’est par un travail qu’on élabore le récit et la compréhension de ce qui nous est arrivés. Beaucoup de gens ont commencé déjà à le faire à travers des publications. 

Cette épidémie, au moins, a déjà un avantage. Elle nous a fait toucher du doigt à quel point la solitude est une agression physique. Comme je suis neurologue, je sais, j’ai vu, j’ai photographié que la solitude est une agression cérébrale.

Quand on est seul, les zones cérébrales pas stimulées par la présence d’un autre, s’atrophient. Mais elles sont résiliables. Si on réorganise un nouveau milieu, on peut rattraper, surtout si on est jeune. Mais plus on attend, moins on rattrape

Cette crise nous a fait toucher du doigt à quel point l’homme seul n’existe pas et qu’il est contraint de vivre ensemble. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit facile de cohabiter puisqu’on a toujours des conceptions différentes, des histoires, des développements différents...

On a besoin de l’autre pour devenir vivant. Il y a pour cela des lieux de parole, des psychologues... Mais avant d’en arriver là, il y a les fêtes de quartier…

« En Provence, les gens disent qu’ils sortent la chaise. Ils sont dehors pour discuter. Et ce papotage est primordial. C’est à ce moment-là que se tisse la relation affective. C’est en bavardant que l’amitié, et l’attachement, les véritables tranquillisants naturels, agissent. Parfois l’angoisse naturelle, c’est l’autre aussi. Entre les deux, il va falloir négocier ». 

Vers de nouvelles épidémies ? 

Nous n’avons pas envie d’y penser. En psychologie, on l’appelle le déni. Cette perspective angoisse et gêne tellement que l’on préfère ne pas en parler. Or cela empêche d’affronter le problème, et on va laisser le processus qui a conduit à l’épidémie se remettre en place. 

Après l’attentat du Bataclan, il y a eu énormément de syndromes psycho-traumatiques. Mais il y a eu un accompagnement. Tout le monde a participé à ce soutien : les psychologues, les associations, les hommes et les femmes politiques… Pour le COVID, et on sait que des évènements identiques peuvent se reproduire, il serait bon que dans les mois qui viennent, on ait des débats philosophiques, psychologiques, anthropologiques de façon à prévoir. La prévision nous sécurisera.’

Ecouter | Boris Cyrulnik, invité deL’Heure bleue,l’émission de Laure Adler

Thèmes associés : Vie quotidiennepsychologieBoris Cyrulnikcoronavirus (Covid-19)confinementadolescence

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Source : https://www.franceinter.fr/vie-quotidienne/boris-cyrulnik-apres-le-covid-19-40-des-adolescents-sont-en-detresse-c-est-faramineux

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Jeunes et étudiants au temps du CovidPhoto - © Pixabay

Être jeune et étudiant(e) au temps du Covid : quels défis, quels besoins, quels espoirs ? Deux étudiantes en bachelier communication représentatives de leurs pairs témoignent de leur vécu.

Cette émission est archivée. Pour l’écouter, inscrivez-vous gratuitementou connectez-vousdirectement si possédez déjà un compte RCF.

Invités : Leelou Wilders, Etudiante en bachelier Communication - Ophélie Lippens, Etudiante en bachelier Communication

L’émission - Toutes les deux semaines, les lundis à 12h et 18h30https://rcf.fr/actualite/vot-santeJoëlle Iland vous propose de découvrir différentes approches médicales, para-médicales et de développement personnel permettant d’améliorer le bien-être et la santé. S’abonnerà l’émission RSS ITUNES

RCF, radio chrétienne, actualité,spiritualité,culture,direct,podcast

Radio chrétienne francophone — Wikipédia

Source : https://rcf.fr/actualite/sport/jeunes-et-etudiants-au-temps-du-covid

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  • France - Département de l’Isère : Jérémie Gallen, psychologue et youtubeur, informe sur les conséquences psychologiques de la crise sanitaire Publié le 28/01/2021 à 11h39 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’
    La crise du Covid-19 et ses restrictions ont des répercussions sur le psychisme de nombreux Français, dont beaucoup n’avaient jamais connu de troubles névrotiques. Jérémie Gallen, psychologue à Voiron, accompagne ses patients dans son cabinet et sur sa chaîne YouTube.

Photo - Un psychologue isérois parle de la détresse psychologique provoquée par la crise sanitaire sur sa chaîne YouTube. • © France 3 Alpes - Isère

Éclairage, caméra... Un matériel insolite dans le cabinet d’un psychologue. C’est la panoplie de Jérémie Gallen lorsqu’il se transforme en youtubeur. Sa chaîne en ligne s’appelle ’Va te faire suivre’. Au fil de ses vidéos, le psychologue clinicien installé à Voiron (Isère) démonte les rouages de notre psychisme. Névrose, psychose, moi, surmoi... Il vulgarise les notions les plus complexes en s’appuyant sur la culture populaire. 

’Les films, les dessins animés, les romans, les bandes dessinées... C’est de la culture populaire où un tiers vient montrer que la théorie n’est pas si compliquée. On peut tout à fait comprendre et on a des exemples en commun qui, déontologiquement, ne posent aucun problème’, explique le psychologue isérois.

Présentation de la chaîne - Psychologie

Anxiété, dépression...

La crise sanitaire donne plus de résonnance à sa démarche. Depuis bientôt un an, toutes ses consultations sont marquées par les répercussions psychiques de la crise sanitaires et des restrictions qu’elle entraîne. Après le deuxième confinement, la prévalence de la dépression atteignait 20,6%, selon une étude de Santé publique France, soit le double d’une moyenne de près de 10%. De l’anxiété au mal-être, la souffrance est multiforme.

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Covid19 : Le confinement dégrade lentement la santé mentale des français, selon le psychiatre lyonnais Nicolas Franck

’L’être humain a besoin de se sentir maître de sa vie pour pouvoir se sentir bien, ajoute Jérémie Gallen. Plus on va le priver de liberté, plus ça va avoir un effet dépressionnel. Même des personnes qui avaient de très bonnes ressources psychiques, de très bonnes défenses, adaptées dans le monde qui était le leur, se dégradent puisqu’on ne vit plus dans le même monde.’

Dans ses vidéos comme dans son cabinet, le psychologue youtubeur donne des clés pour sortir de l’enfermement ambiant. Mais pour les pathologies les plus graves, il aiguille ses patients vers un psychiatre.

Psychologue et youtubeur, il informe sur les conséquences psychologiques de la crise sanitaire

M.D. avec Xavier Schmitt - Poursuivre votre lecture sur ces sujets : psychologiesantésociétécovid-19internetéconomie

Actualités - France 3 Régions

France 3 Régions — Wikipédia

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/isere-psychologue-et-youtubeur-jeremie-gallen-informe-sur-les-consequences-psychologiques-de-la-crise-sanitaire-1928587.html

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  • Les conseils d’un psychologue aux jeunes fragilisés par la Covid-19 - Publié le : 18/03/2021 - Document officiel français - Photo : Getty images
    Jérémie Gallen, psychologue à Voiron, en Isère, a répondu aux questions des jeunes sur leur détresse psychologique liée à la crise sanitaire. Interview vidéo.

[Voiron est une commune française située dans la neuvième circonscription du département de l’Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois, rattachée à l’ancienne province du Dauphiné. Voiron est la ville siège du Pays voironnais, regroupé en une communauté d’agglomération de trente-quatre communes et de plus de 90 000 habitants. La ville de Voiron seule compte environ 20 000 habitants. La cité ainsi que son agglomération appartient également à l’unité urbaine de Grenoble depuis 20101… » - Source ].

Comment savoir si j’ai besoin d’aide ?

« Il faut commencer à se poser des questions pour savoir si on a besoin d’aide à partir du moment où l’on n’arrive plus à accomplir les mêmes tâches que d’habitude. Si nos émotions commencent à trop prendre le pas. Tout ce qui va nous empêcher de vivre comme on a l’habitude de vivre, d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, en général, cela peut être un bon signe.

L’autre chose est de se poser la question : suis-je en train de me renfermer sur moi-même ou pas ? Pour le savoir, il est très important de discuter avec ses proches, car ils savent si on a changé quelque chose dans notre fonctionnement. »

Le psychologue Jérémie Gallen répond, en vidéo, à vos questions sur la santé mentale en période de crise

  • Pour obtenir un accompagnement psychologique, l’étudiant doit tout d’abord consulter un médecin du Service de santé universitaire (SSU) ou un médecin généraliste, en étant muni de sa carte d’étudiant ou de tout document équivalent. [Liste des services de santé universitaire]
  • Le médecin l’orientera vers un psychologue partenaire du dispositif auprès duquel l’étudiant prendra rendez-vous. [Les psychologues partenaires sont référencés sur la plateforme santepsy.etudiant.gouv.fr]
  • Dans le cas des SSU : si l’étudiant ne peut pas s’y rendre physiquement - par exemple parce qu’il est actuellement éloigné de son université - il est possible de prendre un rendez-vous en téléconsultation. Il pourra ensuite rencontrer un psychologue sur son lieu de résidence actuel.
    3 séances gratuites de 45 minutes avec un psychologue
  • L’étudiant bénéficie de trois séances de 45 mn chez ce psychologue.
  • L’étudiant n’a pas à faire d’avance de frais, les trois séances étant entièrement prises en charge par l’université.
  • Si à l’issue de ces trois consultations, la nécessité de poursuivre l’accompagnement s’impose, le SSU ou le médecin généraliste peut renouveler les séances (jusqu’à 3 nouvelles séances peuvent être réalisées dans les mêmes conditions).
  • La confidentialité est respectée : seul le service de santé de l’établissement est informé du parcours de soin de l’étudiant.
    A noter
    - Les séances avec un psychologue sont gratuites, sans avance de frais.
    - La consultation préalable auprès du SSU centre de santé ou du médecin généraliste est payante et prise en charge par la Sécurité sociale et la mutuelle. Les SSU centres de santé pratiquent le tiers payant.

Référence : santepsy.etudiant.gouv.fr

📌 Santé Psy Étudiants, un nouveau dispositif qui vous permet de bénéficier d’une prise en charge de séances auprès d’un psychologue.

🔎 Toutes les infos 👉 https://t.co/93E5zrTdoD

💡 Qui sont les psychologues partenaires ?
👉 Liste sur https://t.co/6ipq9FwEaB pic.twitter.com/T6Qzl5Tt1G

— Etudiant.gouv (@etudiantgouv) March 10, 2021

1ère publication : 10.03.2021 - Mise à jour : 11.03.2021

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

LOGO MESRI | Université de Paris

Source : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid156797/www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid156797/sante-psy-etudiants-un-dispositif-de-soutien-psychologique-aux-etudiants.html

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Annexe - En Chine - L’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les enfants et les stratégies d’adaptation Traduction du 03 juillet 2021 par jacques Hallard de cet article : COVID-19疫情对儿童的心理影响及应对策略 - 作者 : 廖心歆 , 李廷玉 :重庆医科大学附属儿童医院儿童保健科/国家儿童健康与疾病临床医学研究中心/儿童发育疾病研究教育部重点实验室/儿童营养与健康重庆市重点实验室,重庆 ;

Auteurs : Liao Xinxin, Li Tingyu : Département de la santé infantile, Hôpital pour enfants de l’Université médicale de Chongqing/Centre national de recherche sur la santé et les maladies de l’enfant en médecine clinique/Laboratoire clé de recherche sur les maladies du développement de l’enfant, Ministère de l’Éducation/Chongqing Key Laboratory of Child Nutrition and Santé, Chongqing

Mots-clés : COVID-19 ; Problèmes psychologiques ; Enfants ; COVID-19 ; Problèmes psychologiques ; Enfants

Résumé : 

Le COVID-19 est défini comme une pandémie par l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit d’une urgence internationale de santé publique, qui entraîne un lourd fardeau économique et des dommages sociaux dans le monde, notamment des dommages à la santé physique et mentale des enfants. Afin de promouvoir la croissance saine des enfants, cela nécessite la coopération de plusieurs niveaux de familles, d’écoles, de communautés et de la société pour aider les enfants à faire face à leurs propres problèmes psychologiques négatifs.

Par conséquent, cet article passe en revue l’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les enfants et les stratégies d’adaptation associées, et propose des suggestions personnelles pour prévenir ou intervenir les enfants de manière opportune et efficace dans l’avenir normalisé de l’épidémie ou face à des situations similaires.

Par conséquent, cet article passe en revue l’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les enfants et les stratégies d’adaptation associées, et donne des suggestions personnelles, en vue de prévenir ou d’intervenir rapidement et efficacement sur les enfants dans l’avenir normalisé de l’épidémie ou face à des événements de santé publique similaires.

1. Introduction

Le nouveau coronavirus 2019 (2019-nCoV) est très contagieux et la pneumonie virale qu’il provoque a ensuite été nommée maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Depuis le premier signalement de COVID-19 à Wuhan, en Chine, en décembre 2019, l’épidémie a rapidement balayé le monde (Xie Qian, Wu Zhengyu, Shu Yuelong, 2020 ; Fauci, Lane, & Redfield, 2020 ; Lu et al., 2020 )

Défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une pandémie, il s’agit d’une urgence de santé publique de portée internationale et a causé de graves fardeaux économiques et un chaos social. Surtout au début de l’épidémie, les gens étaient essentiellement isolés à la maison et la plupart des écoles étaient fermées. Plus de 90 % des élèves dans le monde ne sont pas allés à l’école, puis sont progressivement passés à l’apprentissage en ligne (The Lancet Child & Adolescent Santé, 2020). Bien que la sensibilité des enfants au COVID-19 soit nettement inférieure à celle des adultes, les enfants ayant des antécédents d’exposition épidémiologique sont toujours à risque d’infection (Zeng Mei, Zhai Xiaowen, Wang Jianshe, 2020).Les enfants peuvent avoir de l’anxiété, de la peur, Peur et autres émotions ; un petit nombre d’enfants infectés par le nouveau coronavirus 2019, bien qu’ils soient généralement légèrement infectés, peuvent également ressentir de la tristesse, des griefs, de l’impuissance, du stress et des troubles post-traumatiques (TSPT) et d’autres émotions . De plus, au début de l’épidémie, l’isolement à long terme à domicile a affecté le mode de vie des enfants 24 heures sur 24. L’exercice physique a été considérablement réduit, la sédentarité a augmenté et la qualité du sommeil s’est détériorée (Bates et al., 2020), ce qui peut apporter beaucoup Problèmes psychologiques, tels que la dépression, la dépression, l’agitation, l’insomnie, la colère, etc. (Wang, Zhang, Zhao, Zhang, & Jiang, 2020). À l’ère post-épidémique, les tâches d’apprentissage lourdes et les mesures strictes de prévention des épidémies à l’école ont également causé une grande pression psychologique sur les enfants d’âge scolaire (Zhang Dexi, Xi Xiaoying, 2021). À cet égard, Wang Guanghai et al. (2020) ont souligné que les familles, les écoles, les communautés, les organisations non gouvernementales et les gouvernements devraient prendre davantage de mesures pendant l’épidémie pour répondre rapidement et efficacement aux effets néfastes de l’épidémie sur les enfants. Bien que l’épidémie domestique soit actuellement sous contrôle et qu’un vaccin contre le COVID-19 ait vu le jour, l’épidémie continue de se répéter dans certaines régions. Afin de mieux prévenir et intervenir les enfants dans l’avenir normalisé de l’épidémie ou face à des incidents de santé publique similaires, l’impact psychologique spécifique de l’épidémie sur les enfants et les stratégies associées pour faire face aux problèmes psychologiques sont passés en revue et des suggestions personnelles sont fournies.

2. L’impact psychologique de l’épidémie de COVID-19 sur les enfants

Les urgences majeures ont souvent de nombreux effets psychologiques négatifs sur les personnes. Cependant, en raison des particularités de la croissance et du développement, le développement psychologique des enfants est immature, et leur capacité à résister à des événements stressants tels que les urgences de santé publique est faible, et ils peuvent avoir des réponses de stress excessives (Tang Bingyan, Fan Wenxiong, Qian Kun , 2021), plus sujettes à des problèmes psychologiques, tels que l’anxiété, la dépression, le trouble de stress post-traumatique et d’autres réactions psychologiques négatives (Goenjian et al., 1994), qui affectent gravement la santé physique et mentale des enfants.

2.1 Anxiété

Le trouble d’anxiété chez l’enfant est un groupe de troubles de l’humeur avec une anxiété et une inquiétude excessives comme symptôme principal (Denis & Baghdadli, 2017). Pendant l’épidémie, Zhang Dexi et d’autres ont mené une enquête par questionnaire auprès de 47 personnes (9-11 ans) dans une classe d’une école et ont découvert que 5 à 10 % des enfants ressentiraient des émotions telles que la tension et l’anxiété. Li Shaowen et al (2020) ont évalué l’anxiété de 396 élèves âgés de 8 à 18 ans dans la province du Shaanxi au début de l’épidémie et ont découvert que 87 cas (22,0%) souffraient de trouble anxieux. Dans le même temps, Mo Daming et al. (2020) ont également mené une enquête par questionnaire en ligne pour enfants auprès d’élèves du primaire et du secondaire âgés de 7 à 16 ans dans la province d’Anhui au début de l’épidémie, et ont constaté que la détection de l’anxiété chez les enfants Le taux était de 19,4 %. La proportion d’informations bonnes, négatives et fausses est un facteur de risque pour les enfants présentant des symptômes d’anxiété La raison peut être principalement due à la peur de contracter COVID-19 et à la pression des performances académiques (Neece, McIntyre, & Fenning, 2020).

2.2 Dépression

La dépression des enfants peut se manifester par une mauvaise humeur persistante pendant plus de 2 semaines, une diminution de l’intérêt, de l’insomnie et un réveil précoce, une faible estime de soi et une diminution des performances (Fu Sufen, 2020). Wang Yue et ses collaborateurs (2020) ont utilisé 396 enfants et adolescents âgés de 8 à 18 ans pour remplir l’échelle d’auto-évaluation des troubles de la dépression chez l’enfant en ligne au début de l’épidémie et ont trouvé 41 cas (10,4 %) présentant des symptômes dépressifs évidents. En outre, Ma et ses collaborateurs (2021) ont mené une enquête pendant l’épidémie de COVID-19 en Chine et ont constaté que 7,2 % des enfants ont déclaré éprouver des symptômes dépressifs dus à l’épidémie. Tang Shuo et Pang Hongwei (2020) ont mené une enquête par questionnaire en ligne auprès de 233 élèves du premier cycle du secondaire et 640 élèves du primaire environ deux mois après l’épidémie, et ont constaté que les taux de détection de la dépression étaient respectivement de 26,18 % et 6,41 %, ce qui suggère qu’avec l’augmentation des notes, Le niveau de dépression a montré une tendance à la hausse.

2.3. ESPT – TSPT [voir les définitions plus loin]

Le TSPT - ESST fait référence à une réponse anormale de stress à des facteurs traumatiques. Il s’agit d’une maladie psychosomatique retardée et persistante. Elle est causée par un traumatisme psychologique inhabituellement menaçant et catastrophique, entraînant des troubles psychologiques retardés et durables (Chen Na, Ye Xiaoyu, Peng Xiaoqing, 2021). Ma et ses collaborateurs (2021) ont enquêté pendant l’épidémie et ont découvert que 20,7 % des enfants ont déclaré souffrir d’un TSPT en raison de l’épidémie. De plus, combinée à des études antérieures, l’enquête de Sprang et Silman (2013) a révélé que les enfants isolés en raison de la grippe H1N1 avaient quatre fois le score de stress post-traumatique des enfants qui n’étaient pas isolés. Une étude sur le tremblement de terre de Tangshan a révélé (Zhang Ben et al., 1999) que l’incidence du TSPT restait aussi élevée que 23% 22 ans après l’événement de stress, et 50%-75% des enfants souffrant de TSPT présentaient des symptômes qui continueraient aux adultes. Cela nous rappelle que les événements de santé publique soudains sont susceptibles de provoquer un TSPT chez les enfants, et la durée est longue, ce qui nécessite une prévention et une intervention en temps opportun.

[Ajout d’après ‘vidal.fr’ - Etat de stress post traumatique (ESPT) - Mis à jour : Jeudi 22 avril 2021 - Causes et prévention Aider un proche Traitements Sources et références

L’état de stress post-traumatique (ESPT) est un trouble anxieux sévère, qui se développe à la suite d’un événement ayant entraîné une détresse intense. Ce trouble s’installe de manière durable, perturbe profondément la vie quotidienne et peut, s’il n’est pas soigné, se compliquer de dépression.

Qu’appelle-t-on syndrome de stress post-traumatique ?

Le syndrome de stress post-traumatique est un ensemble de symptômes qui se développent lorsqu’une personne a été exposée à un événement traumatisant générateur d’une détresse importante et soudaine. Face à ce type d’événement, il est normal de ressentir un choc : c’est la réaction dite de stress aigu, qui dure habituellement moins d’un mois. Chez certaines personnes, cette période de stress persiste de manière anormalement longue, de plusieurs semaines à plusieurs mois. On parle alors de syndrome de stress post-traumatique.

Comment se manifeste un syndrome de stress post-traumatique ?

La personne atteinte de stress post-traumatique revit en permanence l’événement à travers des souvenirs, des rêves ou des flash-backs qui la saisissent par surprise. Elle éprouve également un certain sentiment d’anesthésie émotionnelle et de détachement. Elle a l’impression d’avoir perdu le contact avec son environnement, le sentiment d’évoluer en permanence dans le brouillard, anormalement froide et distante. D’autres symptômes peuvent survenir : troubles du sommeil, irritabilité, détresse, difficultés à se concentrer, crises d’anxiété, etc.

Parfois, les sensations physiques ressenties au moment du traumatisme resurgissent à l’improviste. Ces symptômes s’accompagnent d’une tendance à fuir tout ce qui pourrait rappeler le traumatisme. Cette attitude d’évitement peut aboutir à l’amnésie partielle ou totale des événements.

Le trouble anxieux généralisé et sévère caractéristique de l’ESPT se manifeste parfois par des crises d’angoisse ou des attaques de panique. Si la personne a, ou croit avoir une part de responsabilité dans l’événement traumatique (lors d’un accident de la route, par exemple), l’anxiété s’accompagne souvent d’une perte d’estime de soi.

Au bout de plusieurs mois, ces symptômes ont un fort impact négatif sur la vie quotidienne et le bien-être. Des complications peuvent survenir, tels des troubles du comportement alimentaire ou des toxicomanies (alcool, drogues, médicaments). Dans 25 à 30 % des cas, on assiste à l’apparition de symptômes dépressifs.

Le syndrome de stress post-traumatique chez les enfants

Les enfants sont davantage prédisposés à l’ESPT, car ils ont du mal à relativiser ce qu’ils vivent. Chez eux, en marge des causes habituelles, un état de stress post-traumatique peut apparaître quelques semaines après un événement imaginaire ou fictionnel — un film particulièrement violent, par exemple. De même que les adultes, les enfants qui souffrent d’ESPT revivent les événements stressants et font des cauchemars. Ils ont peur sans raison apparente et tendent à se replier sur eux-mêmes. Souvent, ce sont des enfants agités et colériques qui ont du mal à se concentrer et souffrent de troubles du sommeil. Les traitements sont efficaces pour soigner les enfants atteints d’ESPT aussi bien que les adultes… - Source : https://www.vidal.fr/maladies/psychisme/etat-stress-post-traumatique-espt.html ].

[Voir également : Trouble de stress post-traumatique (TSPT) Par John W. Barnhill , MD, Weill Cornell Medical College and New York Presbyterian Hospital - Dernière révision totale avr. 2020| Dernière modification du contenu avr. 2020

Les faits en bref

https://www.msdmanuals.com/fr/accue...

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est caractérisé par des réactions intenses, désagréables, et dysfonctionnelles qui apparaissent après un événement traumatisant accablant.

2.4. Autres problèmes psychologiques

Wang Xuena et ses collaborateurs (2021) ont évalué la santé mentale des enfants au moyen de questionnaires sur les forces et les difficultés pendant l’épidémie et ont trouvé des symptômes émotionnels (10,3 %), des problèmes de comportement (25,8 %), de l’hyperactivité, de l’inattention (19,0 %) et des difficultés globales. le taux de détection anormale (15,7%) était plus élevé que la plage de taux de détection anormale précédente.

En outre, selon les statistiques du Centre d’assistance psychologique publique de la province du Zhejiang, les problèmes psychologiques les plus courants rencontrés par les étudiants lors des appels de renseignements sont l’anxiété et la dépression, ainsi que la contrainte et la suspicion qu’ils sont malades. Les résultats de ces problèmes émotionnels et comportementaux conduisent souvent à la lassitude des études (25,86 %), les conflits parents-enfants s’intensifient (17,24 %), l’addiction à Internet (7,88 %) (Fu Sufen, 2020). I

l existe également un petit nombre de symptômes physiques. Liu et al. (2020) ont mené une enquête pendant l’épidémie et ont constaté que l’incidence des symptômes physiques chez les élèves du primaire était de 2,39 % (tous légers), qui peuvent se manifester par des maux de tête, des douleurs abdominales, etc…

3. Stratégies d’adaptation aux problèmes psychologiques des enfants pendant l’épidémie de COVID-19

3.1 Niveau familial

Au début de l’épidémie, les enfants sont restés longtemps à la maison, de sorte que l’intervention familiale est la base de la gestion de la santé mentale des enfants pendant l’épidémie. L’enquête de Glynn et autres (2021) a révélé que le maintien d’une vie familiale routinière pendant l’épidémie est bénéfique pour améliorer la santé mentale des enfants, ce qui suggère que les parents de nos enfants devraient maintenir leurs routines quotidiennes autant que possible pendant la période d’isolement à domicile. De plus, Wei Hua et al. (2020) ont proposé une gestion de la santé liée à l’intervention familiale pour les problèmes psychologiques qui peuvent survenir pendant l’épidémie d’enfants. Les cinq principes de base de l’intervention familiale sont (Hobfoll et al., 2007) d’aider les enfants à apprendre en crise Calme et stable, aide les enfants à avoir un sentiment d’estime de soi et d’appartenance familiale ou collective, favorise les liens sociaux et insuffle l’espoir. De cette façon, les enfants peuvent ajuster leur état mental pendant les périodes de stress. Wang Hui et al. (2020) ont suggéré que les parents créent une bonne atmosphère familiale pour les enfants, acceptent les diverses émotions des enfants avec douceur et patience ; informent les enfants scientifiquement sur COVID-19 et apprennent des moyens de prévenir les maladies avec les enfants afin de réduire la panique des enfants face à l’épidémie. Ying Yanqin et al (2020) ont également suggéré que pour les émotions négatives des enfants pendant l’épidémie, les parents devraient renforcer la communication avec leurs enfants et jouer à des jeux interactifs qui intéressent les enfants pour réduire leurs émotions négatives.

3.2 Niveau scolaire

Au début de l’épidémie, les enseignants des écoles domestiques peuvent comprendre la santé mentale des élèves en temps opportun grâce à des enquêtes par questionnaire ; lors de la reprise des cours pendant la période épidémique, certaines écoles effectuent des inspections à double indice de la santé physique et mentale des enfants , et mener des activités d’éducation à la santé mentale sous diverses formes Pour aider les enfants à résoudre des problèmes psychologiques (Kou Xiyue, Xiong Jianhui, 2021). Certains chercheurs (Kou Xiyue, Xiong Jianhui, 2021) ont suggéré de se référer aux stratégies adoptées par les établissements d’enseignement pertinents aux États-Unis pour promouvoir l’apprentissage social et émotionnel des élèves lors d’événements stressants, notamment : la conscience de soi, l’autogestion, la conscience sociale, compétences interpersonnelles et responsabilité Il existe cinq compétences de base dans la prise de décision. De cette façon, les élèves peuvent développer leur capacité à coordonner la cognition, les émotions et le comportement, et à relever divers défis pendant l’épidémie.

3.3 Niveau communautaire

Des études ont montré qu’une intervention communautaire globale peut améliorer considérablement les problèmes psychologiques des enfants et des adolescents (Ai Rong, Liu Xiangchen, Su Yala, Chai Shaoqing, Chen Min, 2013), mais les services communautaires de santé mentale pour enfants n’ont commencé qu’à être progressivement mis en place en Ces dernières années, il existe donc peu de littérature sur la gestion de la santé mentale des enfants dans la communauté pendant l’épidémie. Par conséquent, se référant au modèle de gestion de la santé mentale communautaire pour les mineurs dans le district de Jiangdong, dans la ville de Ningbo avant l’épidémie (Dong Fen, Wang Qing et Zheng Yanze, 2016), il utilise les écoles, les hôpitaux et les communautés comme plateformes, et les sites Web et les hotlines comme compléments puissants pour établir un « travail » Le groupe de pilotage (experts en psychologie), l’équipe de services professionnels (professionnels des institutions de conseil psychosocial) et les bénévoles bienveillants ont mis en place cinq domaines fonctionnels : la consultation, la mesure, l’activité, le conseil et le traitement pour résoudre divers problèmes psychologiques des enfants. Dans le contexte de l’épidémie, Liu Yujuan (2020), He Haoyu (2021), Wang Guanghai (2020) et d’autres ont souligné que la communauté joue un rôle important dans la gestion de la santé mentale.

3.4 Autres dimensions sociales

Au début de l’épidémie, le Bureau de prévention et de contrôle des maladies de la Commission nationale de la santé (2020) a compilé les « Questions sur les compétences de soutien psychologique pour les services communautaires en réponse à la nouvelle épidémie de pneumonie à coronavirus », dans lesquelles les questions 29 à 40 ont fourni des conseils sur réponses aux problèmes psychologiques courants des enfants. En outre, pendant l’épidémie de COVID-19, Capital Normal University (2020), la plate-forme de services de promotion de la santé mentale des enfants et des adolescents « First Teacher Heart Bridge », a été lancée conjointement par plusieurs unités et a adopté un service combiné de promotion de la santé mentale en ligne et hors ligne. Un modèle de travail, y compris les services de promotion de la santé mentale en ligne et hors ligne.

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En remerciements pour leurs travaux et communications à :

Alex Risso délégué pour Saint-Rémy-de-Provence 13 de la Ligue de défense des Alpilles (LDA)

Jean-Michel Albanese – Communicant indépendant - Voir https://www.laprovence.com/article/edition-arles/3709297/le-premier-festiforum-nostradamus-a-st-remy.html

Olivier Florens – Educateur spécialisé - Voir https://archives.eelv.fr/europeennes2014/sudest.europe-ecologie.eu/la-liste-des-ecologistes-sudest/olivier-florens/index.html et https://fr-fr.facebook.com/people/Olivier-Florens/100002463448209

Et, pour son autorisation du 0
4 juillet 2021 de citer l’un de ses articles dans l’introduction ci-dessus, remerciements à Michèle Jung – Psychanalyste francophone et germanophone en Avignon 84, contributrice à la ‘Freud-Lacan-Gesellschaft Berlin’ > en France, « L’ALI est l’ « Association Lacanienne Internationale » qui réunit des psychanalystes poursuivant le travail de Freud et de Lacan dans 17 pays. Fondée en 1982 par Charles Melman, Marcel Czermak, Claude Dorgeuille, Jean Bergès et quelques autres, l’A.L.I. est reconnue d’utilité publique en France. Site : Lire Kleist aujourd’hui

Peut être une image de une personne ou plus et texte qui dit ’...et la vieille guérisseuse dit : Ce n’est pas ton dos qui fait mal, mais le fardeau que tu portes. Ce n’est pas tes yeux qui font mal, mais l’injustice que tu vois. Ce n’est pas ta gorge qui fait mal, mais ce que tu n’exprimes pas. Ce n’est pas ton estomac qui fait mal, mais ce que ton âme ne digère pas. Ce n’est ton foie qui fait mal, c’est la colere qui ne sort pas. Ce n’est pas ton coeur qui fait mal, mais le manque d’amour. Inconnu Parcelles de sagesse’

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