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"’Trente ans de bla bla’ (la militante suédoise Greta Thunberg) et un constat alarmant de plus par le GIEC : les scientifiques implorent les responsables et les citoyens ’d’agir maintenant’ avec des politiques déterminées pour économiser d’urgence l’énergie et transformer radicalement nos modes de vie." par Jacques Hallard

jeudi 30 septembre 2021, par Hallard Jacques



ISIAS Climat

’Trente ans de bla bla’ (la militante suédoise Greta Thunberg) et un constat alarmant de plus par le GIEC : les scientifiques implorent les responsables et les citoyens ’d’agir maintenant’ avec des politiques déterminées pour économiser d’urgence l’énergie et transformer radicalement nos modes de vie.

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 30/09/2021

Plan du dossier : En exergue Introduction Sommaire {{}}Auteur

GIEC  : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat


En exergue

« Il n’y a pas de planète B » … « Nous pouvons encore renverser la vapeur, c’est tout à fait possible » ; mais « Il faudra des réductions d’émissions annuelles immédiates et drastiques »… « L’inaction intentionnelle de nos dirigeants est une trahison envers toutes les générations présentes et futures ». La militante suédoise Greta Thunberg le 28 septembre 2021 à Milan lors d’un rassemblement de jeunes du monde entier préalablement à la COP26 [Conférence sur les changements climatiques du 31 octobre au 12 novembre 2021 au ‘Scottish Event Campus’ (SEC) à Glasgow, au Royaume-Uni]. Voir ci-dessous

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Introduction

L’été 2021 a été marqué par la sortie d’un nouveau rapport des Nations unies sur le changement climatique, plus précisément le 6ème Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ou GIEC, organisation « créée en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade. Depuis lors, le GIEC a établi cinq rapports d’évaluation ‘multivolumes’, accessibles depuis l’onglet ‘Rapports. Il a entamé son sixième cycle d’évaluation. Le GIEC et l’ex-Vice-Président des États-Unis d’Amérique, Al Gore, avaient reçu le Prix Nobel de la paix en 2007 [voir par exemple ceci : https://www.assemblee- nationale.fr/12/controle/delat/dates_cles/prix_nobel_2007.asp pour leurs contributions dans le domaine des changements climatiques]. Note : Certains liens de rapport GIEC mènent le lecteur à des documents/pages en langue anglaise où aucune version traduite n’est proposée ».

Le sixième Rapport d’évaluation du GIEC - Au cours de ce cycle, le Groupe d’experts a établi à ce jour trois rapports spéciaux et un rapport méthodologique sur les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. Il travaille actuellement au sixième Rapport d’évaluation. À sa quarante-troisième session, en avril 2016, le GIEC avait convenu que le rapport de synthèse afférent au 6ème Rapport d’évaluation serait achevé en 2022, à temps pour le premier bilan mondial prévu au titre de la CCNUCC (1). Il s’agira pour les pays d’évaluer les progrès accomplis en vue de réaliser leur objectif qui est de contenir le réchauffement mondial bien en deçà de 2 °C, tout en poursuivant l’action menée pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C. Les contributions des trois groupes de travail sont prêtes en 2021.

[(1). Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiqueshttps://fr.wikipedia.org › wiki › Convention-cadre_des_..- « La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC, en anglais United Nations Framework Convention on Climate Change, UNFCCC)… » - « Elle a été adoptée au cours du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 par 154 États, auxquels il faut ajouter la totalité des membres de la Communauté européenne. Elle est entrée en vigueur le 21 mars 1994, et le siège est à Bonn, en Allemagne. En 2004, elle était ratifiée par 189 pays, en 2015 on recense 195 pays2et en 2018, par 197 pays. La CCNUCC est la première tentative, dans le cadre de l’ONU, de mieux cerner ce qu’est le changement climatique et comment y remédier. Cette organisation reconnaît trois grands principes : le principe de précaution ; le principe des responsabilités communes mais différenciées et le principe du droit au développement… - Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention-cadre_des_Nations_unies_sur_les_changements_climatiques ].

Le 6ème Rapport d’évaluation du GIEC édite ceci :

Principaux liens (en anglais seulement) 

Le climat est par ailleurs en débat à la 14ème édition des Assises internationales du journalisme de Tours du 28 septembre 2021 au 1er octobre 2021 : « la jeunesse engagée pour le climat interpelle les médias et le journalisme d’engagement traite des avantages et des inconvénients… » - Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/le-climat-en-debat-aux-assises-du-journalisme-a-tours-cinq-rendez-vous-a-ne-pas-manquer

Ce dossier propose une sélection de documents, réunis dans un but didactique, qui permettent à la fois un examen rétrospectif, une analyse contemporaine et une projection avec des actions en cours ou à engager de toute urgence. Différents sources rapportées et éclectiques - empruntant des éléments à plusieurs systèmes - montrent diverses positions et propositions.

En résumé, quelques productions infographiques font ressortir les grandes lignes de ce que nous vivons sur la planète Terre :

Climat : 1,5ºC de plus, c&#39 ;est mieux. Mais c&#39 ;est improbable - Le Soir Plus

Source : https://plus.lesoir.be/182547/article/2018-10-05/climat-15oc-de-plus-cest-mieux-mais-cest-improbable

Climat Selon le rapport spécial du... - Le Monde en cartes | FacebookSource à consulter : https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTOnvyYqrJFA3Zxg5ljQaLVHzfUX0PXqguZKoSrWJCA8gchyVzQHtFCemErFbpV1BJWXys&usqp=CAU

Infographie de WWF en anglais :

Image

Source : WWF France 🐼 on Twitter : ’🌡 Lundi 8 octobre 2018, origine : https://twitter.com/wwffrance/status/1048250234885873667

Novembre 2020, le plus chaud jamais enregistr&eacute ; dans le monde (Infographie)Environnement - Novembre 2020, le plus chaud jamais enregistré dans le monde (Infographie) – Source à consulter : https://www.charentelibre.fr/2020/12/08/novembre-2020-le-plus-chaud-jamais-enregistre-dans-le-monde-infographie,3682515.php

Voir également l’infographie suivante : Planète - Réchauffement – Infographie ‘Le Monde’ et Copernicus in Journal ‘Le Monde’ du mardi 10 août 2021 page 6.

Par ailleurs, le sujet des dérèglements climatiques fait aussi ressortir une approche souvent fantasmatique, présentant un caractère irréel et un imaginaire qui marque une rupture avec la réalité consciente. Associé au réchauffement planétaire – et selon une vision commune en psychanalyse – « ce genre de construction imaginaire, consciente ou inconsciente, permet au sujet qui s’y met en scène, d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse, etc… ». Quelques articles choisis dans ce dossier reprennent ce thème du fantasme en climatologie.

Ce dossier se termine, d’une part, par un reportage sur la position exprimée récemment par la militante suédoise Greta Thunberg qui dénonce « trente années de bla bla »… et, d’autre part, par le début d’une enquête de la journaliste Hortense Chauvin [voir https://reporterre.net/spip.php?page=memeauteur&id_origine=23296 et https://www.franceinter.fr/personnes/hortense-chauvin ; elle travaille pour ‘Reporterre’ sur les alternatives possibles. Référence dans ce dossier : « Pour le climat, économiser l’énergie est indispensable… ».

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Sommaire

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  • Urgence climatique et rationalité avec l’Union rationaliste - Le 26/09/2021 - À retrouver dans l’émission de France Culture ‘Divers aspects de la pensée contemporaine’ : Union rationaliste par Emmanuelle Huisman PerrinEnregistrement de 19 minutes
    En août 2021 est paru le rapport du groupe 1 du GIEC. Dans ce 6ème rapport sur la physique du climat, les faits climatiques sont bien mieux établis, la cause du réchauffement prouvée, le niveau marin surveillé par satellites.

Photo - Incendies en Californie (2020) : de plus en plus fréquents, notamment à cause du réchauffement climatique • Crédits : Josh Edelson - AFP

Le changement climatique est-il suffisamment menaçant pour nos sociétés, pour justifier une politique drastique de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et donc de privation volontaire de l’usage des énergies fossiles qui représentent 80% des énergies utilisées pour subvenir à nos besoins ?

Le rapport de 1990 fut en tout cas suffisant pour répondre positivement à cette question des gouvernements de l’époque, à l’origine de la création du GIEC. Les rapports qui ont suivi et notamment le dernier en date ont considérablement amélioré la précision de la réponse. 

Sylvestre Huet est journaliste spécialisé en sciences. Il a travaillé pour le journal Libération de 1995 à 2016. Il est l’auteur d’un blog sur les sciences hébergé par la plateforme du journal le Monde. Il a reçu le prix de l’Union rationaliste en 2014 pour son travail de médiation et d’analyse de ce qui se joue entre les sciences, l’économie et la politique. Il est membre de l’Union rationaliste.

  • Blog de Sylvestre Huet 
  • Editorial de l’Union rationaliste 
    Intervenante : Sylvestre Huet journaliste scientifique, co-auteur avec Eric Dexheimer de « Fessenheim : visible / invisible », ed. Loco et du blog Sciences² sur le site du monde.fr

À découvrir :

Le grand écart

Climat : fausses leçons de BlackRock, vraies leçons du Covid-19

Le tic-tac de l’horloge climatique

Tags : Sciences

L’équipe – Production : Emmanuelle Huisman Perrin – Réalisation : Peire Legras - Avec la collaboration de Claire Poinsignon

Radio France

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/divers-aspects-de-la-pensee-contemporaine/l-union-rationaliste-urgence-climatique-et-rationalite

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  • Editorial - La science du climat parle : ’Agir maintenant’ - Jane Lubchenco and John F. Kerry – Avec des commentaires -Science • 17 Sept. 2021 • Vol 373, Issue 6561 • p. 1285 • DOI : 10.1126/science.abm3757 – Document ‘science.org’ - 1eLetters
    Le mois dernier, l’une des entreprises scientifiques les plus remarquables de la planète a remis un rapport au monde. Des centaines de scientifiques internationaux ont consacré bénévolement des milliers d’heures à l’évaluation de plus de 14.000 publications scientifiques, à la réponse à plus de 78.000 commentaires et à la production d’une évaluation scientifique complète destinée à informer les décideurs gouvernementaux. Quel sujet pourrait justifier un effort mondial aussi intense ? La crise posée par le changement climatique.

Depuis plus de 30 ans, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) évalue la science du changement climatique. Chaque rapport successif a fourni des preuves plus solides et une compréhension plus approfondie, donnant aux gouvernements la plupart des informations dont ils ont besoin pour élaborer une réponse. Le cinquième rapport du GIEC, publié en 2014, a catalysé l’Accord de Paris, qui aspire à limiter l’augmentation de la température moyenne de la planète à bien moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et de préférence à 1,5°C.

La contribution du groupe de travail I à la sixième évaluation du GIEC (2021) reflète notre compréhension toujours plus grande des fondements scientifiques physiques du changement climatique, notamment les progrès qui permettent aux scientifiques de déchiffrer l’empreinte du changement climatique dans les vagues de chaleur, les fortes pluies et les inondations, les sécheresses et les incendies de forêt. Ces événements de plus en plus fréquents et graves font la une des journaux et sensibilisent le public aux conséquences économiques et humanitaires du changement climatique sur la planète. Le rapport regorge d’autres avancées notables : davantage d’observations des vagues de chaleur océaniques, des améliorations dans la modélisation de la dynamique des calottes glaciaires, une meilleure appréciation du rôle des gaz à effet de serre à courte durée de vie tels que le méthane, des scénarios plus réalistes de l’élévation du niveau de la mer et une meilleure compréhension de ce qui reste inconnu.

Deux conclusions frappantes attirent l’attention. Certains changements en cours dans l’océan et l’Arctique sont potentiellement irréversibles à l’échelle humaine. Et la voie permettant de limiter le réchauffement à 1,5°C se rétrécit rapidement. Ces résultats soulignent l’urgence de renforcer considérablement les ambitions mondiales pour faire face à cette menace. Chaque petit bout de réchauffement évité compte.

Les États-Unis font face à ce défi en s’engageant à réduire leurs émissions de 50 à 52 % en 2030. Pour atteindre cet objectif, l’administration Biden-Harris met en œuvre des mesures visant à réduire les émissions et à renforcer la résistance aux effets du changement climatique qui se font déjà sentir. Il s’agit notamment de mobiliser le leadership de 21 agences et départements fédéraux pour décarboniser le secteur de l’électricité, stimuler l’adoption des véhicules électriques, préserver les terres et les eaux et protéger la santé publique. La Maison-Blanche collabore également avec le Congrès pour faire adopter la loi bipartisane américaine sur l’investissement dans les infrastructures et les emplois afin de développer une nouvelle économie fondée sur les énergies propres. Dans le même temps, le pays investit dans la recherche qui guidera une transition rapide vers un avenir à faible émission de carbone, tout en fournissant une assistance technique et financière aux communautés les plus vulnérables aux impacts tels que les vagues de chaleur, les inondations et l’élévation du niveau de la mer. L’administration s’engage à réaliser cet ensemble de mesures sans précédent en créant des emplois et en soutenant les communautés qui ont été historiquement marginalisées et accablées par la pollution et le sous-investissement.

Parce qu’aucune nation ne peut résoudre la crise seule, les États-Unis travaillent avec d’autres pays pour réduire leurs propres émissions et améliorer leur résilience tout en aidant les endroits qui souffrent déjà du changement climatique. La prochaine décennie sera cruciale. Pour maintenir l’objectif de 1,5°C à portée de main, toutes les grandes économies doivent faire davantage, en prenant des mesures immédiates, solides et durables pour atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050. Cela implique de déployer des solutions climatiques technologiques et naturelles, telles que la conservation et la restauration des forêts terrestres et de mangrove, des marais salants et des herbiers marins. Cela signifie qu’il faut se concentrer non seulement sur les activités terrestres, mais aussi sur les activités océaniques, comme la production d’énergie éolienne, marémotrice et à courant renouvelable, la décarbonisation du transport maritime et la protection des réserves de carbone existant dans les fonds marins. Cela signifie qu’il faut mieux aider les communautés, les économies et les écosystèmes à s’adapter aux perturbations climatiques.

Le monde a une énorme dette de gratitude envers les centaines de collaborateurs qui ont travaillé pendant une pandémie mondiale pour transmettre les conclusions du GIEC aux décideurs politiques. La science a apporté la clarté de la connaissance. Il appartient maintenant aux dirigeants de chaque pays - mais surtout aux grandes économies - d’agir avec audace. La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) qui se tiendra en novembre de cette année doit être un tournant, le moment où le monde tiendra compte des résultats scientifiques et se lèvera collectivement pour relever le plus grand défi de notre temps.

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    Commentaire du 21 septembre 2021 - Alan P

La science est censée être une quête de connaissances, malgré les nombreuses tentatives réussies d’en faire un cirque politique. Ce sont des articles comme celui-ci avec des appels persistants à l’action sans preuves étayées qui font que les gens se méfient de la science américaine.

D’abord et avant tout, les scientifiques représentent-ils le peuple ? Les sondages rapides, les échelles de salaire et la rigueur académique disent ’non’. Les gens peuvent gagner plus en travaillant dans le commerce de détail ou les transports que la rigueur intellectuelle requise pour exercer la profession de scientifique. Les 10 % supérieurs en termes de moyenne générale, de résultats aux tests standardisés, de publications et de palmarès ne représentent guère l’Américain ordinaire. En plus de l’inégalité sociale et de l’accès disparate aux opportunités, la science que ces scientifiques produisent peut difficilement être fiable pour les gens ordinaires.

Deuxièmement, quelle science est publiée, et quelle science ne l’est pas ? Les contrôles administratifs, financiers, militaires et sécuritaires exercés sur la science sont loin de convaincre que la science produite aux États-Unis d’Amérique est ’objective’. La plupart des articles sur le climat que je lis en langue anglaise sont basés sur des études des années 1980 à 2000. Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’études climatiques publiées dans des revues de langue anglaise pendant la pandémie pour mesurer l’effet des émissions automobiles ? Il est évident que l’allée des tornades s’est déplacée de plusieurs centaines de kilomètres vers le nord-est lorsque des centaines de millions d’Américains ont cessé de se rendre au travail en voiture au début de la pandémie. En outre, il existe de nombreux ouvrages en langue russe qui n’ont pas été examinés, mais les scientifiques anglophones insistent pour mener leurs propres enquêtes indépendantes.

Troisièmement, quels intérêts et quelles motivations sont intégrés dans le travail scientifique ? Les États-Unis d’Amérique ont accueilli environ 500.000 étudiants originaires de Chine et d’Inde au cours de la dernière année universitaire, plus de 50 % des doctorats sont décernés à des personnes de nationalité étrangère et 30 % des membres du corps enseignant sont d’origine asiatique. Le gouvernement fédéral s’est récemment montré de plus en plus antichinois depuis l’administration de Barack Obama, même si les factions politiques ont perçu la Chine comme une menace et/ou un partenaire commercial et ont agi en conséquence depuis que les explorateurs et les colons ont cherché de meilleures routes commerciales vers l’Asie jusqu’à la loi d’exclusion des Chinois, qui a permis aux entreprises d’accueillir des immigrants illégaux.

Pour ces raisons et d’autres problèmes non exposés dans cette lettre, ce n’est pas le moment d’agir. L’Amérique est le champion mondial de la démocratie représentative, des marchés ouverts et de la trahison. C’est le moment de construire un consensus, de débattre et de discuter avec la communauté, et de remédier à la situation pour des alternatives plus rentables.

Commentaire du 18 septembre 2021 - William Vaughan, Jr. - Psychologue du comportement - Retraité

Re : La science du climat parle : ’Agir maintenant’ - Jane Lubchenco, spécialiste de l’environnement, et John F. Kerry, envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat, nous présentent un résumé du cinquième rapport du GIEC. Ils soulignent que certains changements (dans l’océan et l’Arctique) sont potentiellement irréversibles ; en outre, il nous reste peu de temps pour maintenir la température moyenne de la planète bien en dessous de 2°C (et de préférence en dessous de 1,5°C).

S’ils avaient déclaré que le fardeau peut retomber de manière inégale sur les habitants de ce pays, mais qu’il existe des questions plus importantes que la vie de certaines personnes vivant aujourd’hui, leur message pourrait être pris au sérieux. Cependant, ils vont dans la direction opposée : ’L’administration est déterminée à réaliser cet ensemble d’actions sans précédent en créant des emplois et en soutenant les communautés qui ont été historiquement marginalisées et accablées par la pollution et le sous-investissement.’

En d’autres termes, les États-Unis ne se contenteront pas d’agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ; ils s’attaqueront simultanément aux questions de race et de classe. En fixant deux objectifs simultanés, ce pays rend la réalisation de l’un d’entre eux moins probable qu’autrement.

Commentaire du 17 septembre 2021 - Le temps d’action, sa conscience et ses actes - Lariliss Consultant

Merci pour cet excellent article et d’apporter la compréhension essentielle du changement climatique est déjà là avec ses événements dévastateurs. Les incendies, les inondations et le temps extrêmement chaud de cette année sont un fait.

La sensibilisation à l’environnement ne se contente pas de se manifester dans les médias, mais prend aussi ses marques.

1.Collecte de données au niveau mondial, modélisation, présentation et planification/exécution d’actions.

Covid-19 a vraiment montré une coopération mondiale sans précédent de l’humanité.

2.L’apprentissage adaptatif sur terre et la collecte et l’analyse d’informations locales pour une réaction à court terme sur la survie des écosystèmes locaux sont proposés pour être mis en évidence.

3.Espace, changement climatique et coopération internationale : surveillance et lutte contre le changement climatique.

Ces actions nécessitent l’implication d’entreprises fortes, basées sur des technologies modernes. Il est possible d’obtenir l’exemple pertinent de l’entreprise privée britannique de lancement de fusées. https://www.skyrora.com/blog/tag/space-technology .

Commentaire du 17 sept. 2021 de neil john Surintendant de laboratoire

Encore plus de panique ?

Chaque fois que je lis ces articles, je me demande qui fait de l’argent avec ça. Les gouvernements ont commencé à augmenter les taxes punitives en fonction de ça, donc je suppose qu’ils sont le principal moteur ?

Milankovitch a postulé, et c’est largement accepté, que les mouvements de la terre par rapport au soleil ont un effet énorme sur le climat, pourtant je ne vois aucune analyse de ceci et d’autres facteurs climatiques, juste un peu plus du même mantra. Le mantra actuel sur le climat accélère la disparition du débat et de la discussion scientifiques, et avec cela la confiance du public dans la science et les scientifiques, ce que nous ne pouvons pas nous permettre. Il est donc temps que tous les effets contributifs soient inclus et discutés de manière rationnelle, et non pas ignorés ou rejetés d’un revers de la main.

Commentaire du 16 sept. 2021 de Vijayamohanan Pillai – Professeur - Institut universitaire

C’est louable, mais il manque l’inclusion

Ce qui est discuté ne concerne que les pays développés et à moins que nous ne mettions en œuvre des politiques inclusives pour toutes les nations et non ce qui est pertinent uniquement pour les nations élites, il serait impossible d’avoir une approche humanitaire générique. La faim est toujours l’un des problèmes majeurs dans de nombreux endroits comme l’Afghanistan et, à moins que nous ne mettions au minimum une majorité de nations sur un pied d’égalité, cela ne servira qu’aux plus nécessiteux et aux plus souffrants.

Commentaire du 16 sept. 2021 de Bengt Ovelius - Ingénieur – innovateur - Dulob AB

NetZero 2050 ne fonctionnera pas comme prévu

Il y a 3.000 Gton de CO2 en trop dans l’atmosphère dans le monde. Les émissions annuelles dans le monde sont de 40 Gton. Ces 3.000 Gton provoquent une augmentation de la température de 0,035° C / an. Les émissions ne représentent que 1% de ce qui existe déjà. À l’horizon 2050, les émissions n’ont pratiquement aucun effet sur les 3.000 Gton et donc sur la température mondiale. ‘NetZero2050’ dépend du fait que la température mondiale s’arrête lorsque les émissions mondiales s’arrêtent. Quoi que nous fassions, la température continuera à augmenter d’au moins 0,035°C par an. Dans ce cas, ‘NetZero 2050’ ne résoudra pas plus de 1 % des crises climatiques. Le reste est une inversion urgente du CO2. Ce sujet est abordé dans un nouveau livre et sur ce site Web : www.ppm.today

Commentaire du 16 sept. 2021 de William Kininmonth - Météorologue à la retraite - Anciennement : Bureau australien de météorologie

Re. Editorial du 17 septembre 2021 : La science du climat parle : ’ Agissez maintenant ’.

L’éditorial de Science de Jane Lubchenco et John F. Kerry (17 septembre 2012) souligne à juste titre l’énorme corpus de travaux des climatologues et attire l’attention sur leur conclusion selon laquelle la Terre est confrontée à une urgence climatique.

Je suis associé à la science du climat depuis six décennies et je reste troublé par trois aspects de l’hypothèse du réchauffement climatique anthropique qui sont pertinents pour l’urgence revendiquée.

Premièrement, le concept de forçage radiatif utilisé dans la modélisation assimile le réchauffement de l’atmosphère à la réduction du rayonnement de grande longueur d’onde vers l’espace lorsque la concentration de dioxyde de carbone augmente. Comment la faible réduction de quelques wm-2 peut-elle réchauffer l’atmosphère, qui émet continuellement (vers l’espace et vers la Terre) environ 100 wm-2 de plus qu’elle n’en absorbe ?

Deuxièmement, la surface de la Terre est composée d’environ soixante-dix pour cent d’océans et la plupart des terres sont couvertes de végétation transpirante. La température de surface est régulée comme la somme de l’émission nette de rayonnement de grande longueur d’onde, de l’échange de chaleur et de l’évaporation de l’énergie latente compensant le rayonnement solaire absorbé. La température de surface se réchauffe lorsque le rayonnement de grande longueur d’onde renvoyé à la surface augmente avec la concentration de dioxyde de carbone. Cependant, la température de surface n’est-elle pas fortement limitée par l’augmentation rapide de la perte d’énergie latente lorsque la température de surface augmente ?

Troisièmement, la majeure partie du rayonnement solaire est absorbée au-dessus des tropiques. Pour parvenir à un équilibre global du rayonnement, il faut que l’énergie soit transportée vers le pôle par l’océan et l’atmosphère, des fluides qui ont des propriétés inertielles et thermiques très différentes. Au-dessus des océans, l’énergie solaire pénètre et est absorbée dans la couche de surface et la température de la surface de l’océan régule l’énergie disponible pour le transport atmosphérique. Par conséquent, les températures de la surface et de l’atmosphère aux hautes latitudes varient en fonction de la répartition du transport d’énergie entre l’océan et l’atmosphère. Pourquoi semble-t-on prêt à écarter la variabilité interne, en particulier sur les échelles de temps décennales et plus longues de la variabilité de la circulation océanique, pour expliquer l’évolution du climat ?

Il s’agit de trois éléments fondamentaux de la science du climat, importants pour comprendre le changement climatique. Ils sont minimisés dans l’empressement à accepter la véracité des modèles climatiques ; ils indiquent que les projections des modèles exagèrent sérieusement l’impact de l’augmentation de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

William Kininmonth (Météorologue à la retraite) - 2503/80 Lorimer Street, Docklands, Victoria 3008, Australie - w.kininmonth@bigpond.com - Mob. (+61) 0418 376 236

Science

AAAS : BOLD

Source : https://www.science.org/doi/10.1126/science.abm3757

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  • Réchauffement climatique, de la transition à la mutation avec Marie Toussaint et Nathanaël Wallenhorst - Le 18/08/2021À retrouver dans l’émission de France Culture L’Invité(e) des Matins d’été par Chloë CambrelingEnregistrement de 19 minutes - Photo : Puerto Maldonado, Peru • Crédits : Mark Newman - Getty
    Le 09 août 2021, le GIEC détaillait dans son dernier rapport les effets du réchauffement atmosphérique causé par l’activité humaine. Pour prendre la mesure des changements à opérer, faut-il repenser notre rapport au vivant ?

Les catastrophes environnementales qui rythment cet été contribuent à une prise de conscience sur les effets réels du changement climatique. Alors que les échéances internationales et européennes se succèdent pour endiguer les dégâts causés au système terre, l’adaptation à de nouvelles conditions prend déjà le pas sur la transformation de nos sociétés. 

Au lieu de chercher à adapter nos existences à un environnement de plus en plus hostile, ne devrions-nous pas changer notre rapport à la nature ? La nature est-elle une ressource ou un espace de cohabitation ?

Marie Toussaint est eurodéputée et militante écologiste, fondatrice de l’Alliance internationale des parlementaires pour la reconnaissance de l’écocide. Marie Toussaint interviendra fin août 2021 au festival Agir pour le vivant à Arles. 

Nathanaël Wallenhorst est maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest et auteur de ‘Mutation. L’aventure humaine ne fait que commencer aux éditions Le Pommier en juin 2021.

Une mutation écologique

Pour Marie Toussaint, dans un monde dominé par la pensée économiste, la société tout entière doit se transformer pour éviter un effondrement du vivant sur terre : on a besoin de transformer notre économie, notamment le système de production, de consommation, d’accumulation et de destruction des ressources qui est qui est le nôtre. Et cette mutation, elle doit aussi être culturelle. Plus largement, faire vivre les artistes, les imaginaires, la culture. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’économie a pris toute la place. Marie Toussaint

La mutation que décrit Nathanaël Wallenhorst se démarque-t-elle des idéaux de perfection individualiste poursuivis par le courant transhumaniste : la mutation que je propose, c’est une mutation qui soit proprement politique et qui soit sur la refondation d’un nouveau nous et non pas d’une croissance du moi. Nathanaël Wallenhorst 

C’est une toute autre approche du politique et de la démocratie qu’il s’agit de penser, d’imaginer. Il faut solliciter de fait le récit, l’imaginaire, la représentation, à partir de cette immersion dans le vivant duquel nous recevons la vie. Sans le vivant, nous n’existons pas. Un humain qui est coupé de tous ses liens avec le vivant, c’est un cadavre. Nathanaël Wallenhorst

Mieux respecter la nature, ça passe aussi par de nouveaux droits, pour Marie Toussaint : Ça ne veut pas dire qu’on n’a plus le droit de couper d’arbres. Ce n’est pas un arrêt de nos interactions avec la nature. C’est le fait de dire que la nature a le droit, notamment, de se régénérer à un rythme naturel, qu’on cesse de faire disparaître des espèces, qu’on cesse de porter atteinte à des écosystèmes, des forêts, des glaciers, des fleuves qu’on est en train de détruire petit à petit. Marie Toussaint

De l’imaginaire à l’action

La justice environnementale ne se résume pas à une exigence procédurale mais elle s’applique aussi aux disparités territoriales des effets du changement climatique : on pollue toujours les mêmes, les mêmes lieux, mais aussi les mêmes personnes, et ce sont les personnes qui sont souvent au bas de l’échelle sociale. Marie Toussaint

Au niveau européen, le paquet législatif proposé par la Commission européenne pour réduire de 55 % l’émission de gaz à effet de serre d’ici 2030 ne convainc pas, selon Marie Toussaint : en juillet, la Commission européenne a proposé une déclinaison - ce qu’on appelle ‘Fit for 55’ - de cet objectif climatique pour 2030. Ce qu’on sait, c’est qu’il nous faut absolument réduire trois gaz à effet de serre. Le CO2, le méthane et l’azote. Les deux premiers sont liés à l’énergie, les deux derniers - méthane et azote - à l’agriculture. Pourtant, nous n’avons pas revu la Politique agricole commune, alors que l’agriculture est l’une des premières sources d’émissions de gaz à effet de serre. Marie Toussaint

Bibliographie - Livre - 1èrede couverture - Mutation. L’aventure humaine ne fait que commencerNathanaël WallenhorstLe Pommier, 2021

Intervenants : Nathanaël Wallenhorst Maître de conférences à l’UCO, docteur en sciences de l’environnement et de l’éducation ; Marie Toussaint eurodéputée, membre de l’ONG ’Endecocide’, présidente et co fondatrice de l’association ’Notre affaire à tous’

À découvrir :

Pétroliers : y a de l’eau dans le gaz

Méthane : les pets de Damoclès

Les sociétés face aux catastrophes climatiques 3/3 : Le choc des (agri)cultures

Tags : Réchauffement climatique Nature Politique

L’équipe – Production : Chloë Cambreling – Réalisation : Vivien Demeyère, Félicie Faugère - Avec la collaboration de : Jules Crétois, Stéphanie Villeneuve, Pauline Chanu, Elodie Piel, Sophie-Catherine Gallet, Léa Capuano, Marie-Lys de Saint Salvy, Juliette Devaux, Manon Prissé

Radio France

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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/agir-pour-le-vivant-avec-marie-toussaint-et-nathanael-wallenhorst

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  • Le nouveau rapport des Nations unies sur le changement climatique montre qu’il n’y a plus de temps pour le déni ou les atermoiements : les phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique sont déjà présents partout dans le monde - Traduction du 27 septembre 2021 par Jacques Hallard d’un article de Carolyn Gramling en date du 09/09/2021 diffusé par sous le titre « The new UN climate change report shows there’s no time for denial or delay  » ; accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/climate-change-un-ipcc-report-humans
    Photo - Des pluies torrentielles ont inondé Xinxiang, dans la province chinoise du Henan, à la mi-juillet 2021, entraînant des sauvetages spectaculaires comme celui-ci. Selon un nouveau rapport des Nations unies, le changement climatique causé par l’homme est lié à des phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde entier. Cui Nan/China News Service via Getty Images

La science est sans équivoque : les humains modifient radicalement le climat de la Terre. Les effets du changement climatique se manifestent désormais partout dans le monde et s’intensifient rapidement, selon une nouvelle analyse d’envergure publiée le 9 août par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies. Et la possibilité d’inverser certains de ces effets se rapproche.

’Il n’y a plus de place pour le doute’ quant à la responsabilité de l’homme dans le changement climatique actuel, déclare Kim Cobb, climatologue à Georgia Tech à Atlanta et auteur du premier chapitre du rapport. ’Nous pouvons désormais affirmer avec certitude que toute une catégorie d’[événements] extrêmes’ est liée au changement climatique causé par l’homme.

Selon le rapport, le changement climatique affecte déjà chaque région de la planète de multiples façons, de la sécheresse et des incendies dans l’ouest des États-Unis aux vagues de chaleur en Europe et aux inondations en Asie (SN : 7/7/21). Chacune des quatre dernières décennies a été la plus chaude jamais enregistrée depuis l’ère préindustrielle (SN : 5/26/21).

L’étude examine également plusieurs scénarios de réchauffement des gaz à effet de serre, dont le plus prometteur est sans doute celui dans lequel, d’ici à 2050, le monde atteindrait des émissions nettes de carbone nulles, les gaz émis étant compensés par l’élimination du carbone de l’atmosphère.

Si le monde parvient à des émissions nettes nulles, les décennies suivantes seront marquées par des ’lueurs d’espoir’, déclare Baylor Fox-Kemper, océanographe à l’université Brown de Providence (R.I.) et auteur principal coordonné du chapitre du nouveau rapport consacré aux océans et aux régions glacées de la Terre. ’Les températures redescendent un peu - pas tout à fait pour revenir à l’époque préindustrielle, mais il y a une petite reprise’.

Mais d’autres changements sont irréversibles sur des échelles de temps proches du futur - c’est-à-dire le siècle prochain ou plus, selon Fox-Kemper. Même dans les scénarios d’émissions nettes nulles du milieu du siècle, ’la situation est encore assez mauvaise’, ajoute-t-il. Le niveau des mers, par exemple, continuera à augmenter jusqu’en 2300 environ, en partie à cause de la fonte de la calotte glaciaire du Groenland (SN : 30/09/20). ’Il se peut que nous ayons déjà franchi le seuil au-delà duquel la fonte du Groenland pourrait être arrêtée’, déclare-t-il. Pourtant, selon le rapport, des réductions rapides et importantes des émissions permettraient de ralentir considérablement l’élévation du niveau des mers d’ici à la fin du siècle.

Ressentir la chaleur

Le réchauffement de la planète a des effets de plus en plus marqués sur les régimes climatiques et les phénomènes extrêmes. Un nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies estime que les effets pourraient s’aggraver si le réchauffement atteint 1,5 degré Celsius, 2 degrés C ou 4 degrés C par rapport aux niveaux préindustriels. Par exemple, les sécheresses graves sont environ deux fois plus fréquentes aujourd’hui que par le passé et pourraient être cinq fois plus fréquentes avec un réchauffement de 4 degrés Celsius.

Incidences climatiques selon quatre scénarios différents au-dessus des niveaux préindustriels  : voir le tableau en anglais selon le GIE à la source

Cette nouvelle analyse est la sixième d’une série de rapports d’évaluation massifs entrepris par le GIEC depuis 1990. Dans chaque rapport, des centaines de scientifiques du monde entier analysent les résultats de milliers d’études afin de dresser un tableau consensuel de l’évolution du climat de la Terre et du rôle joué par l’homme dans cette évolution.

’Le message clé [de ce rapport] est toujours le même que celui qui a été publié pour la première fois en 1990... les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines constituent une menace pour le bien-être de l’homme et pour la biosphère’, a déclaré Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, lors d’un événement annonçant la publication du rapport le 9 août.

Mais les chercheurs comprennent beaucoup mieux le changement climatique aujourd’hui qu’en 1990, année de la publication du premier rapport d’évaluation. Au cours des trois dernières décennies, de nouveaux résultats ont été obtenus grâce à des dizaines de milliers de stations d’observation supplémentaires, à une multitude d’instruments satellitaires et à des simulations climatiques considérablement améliorées (SN : 1/7/20).

Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC, publié en plusieurs parties en 2013 et 2014, a lui-même changé la donne. Il a été le premier à affirmer que les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines sont à l’origine du changement climatique - une conclusion qui a préparé le terrain pour que 195 nations conviennent à Paris en 2015 de réduire ces émissions (SN : 4/13/14 ; SN : 12/12/15).

L’accord de Paris a fixé comme objectif de limiter la température moyenne mondiale à 2 degrés Celsius par rapport à l’époque préindustrielle. Mais de nombreuses nations insulaires et d’autres pays les plus menacés par le changement climatique craignent que cet objectif ne soit pas assez strict. C’est pourquoi, dans une démarche sans précédent, les Nations unies ont commandé un rapport au GIEC afin de comparer ce à quoi pourrait ressembler la Terre de demain si le réchauffement était limité à 1,5 degré Celsius.

Photo - Le Dixie Fire, le plus grand feu de forêt individuel de l’histoire de la Californie, a débuté le 13 juillet 2021 et a laissé la ville de Greenville, y compris sa bibliothèque (illustrée), en ruines. Le sixième rapport d’évaluation du GIEC conclut que l’homme est sans équivoque responsable de l’augmentation des températures de la planète depuis la fin des années 1800, et établit un lien entre ces changements et les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment les feux de forêt, la sécheresse, les vagues de chaleur, les précipitations extrêmes et les propriétés des cyclones tropicaux. Trevor Bexon/Getty Images

Ce rapport spécial, publié en 2018, a révélé dans les moindres détails l’importance que pourrait avoir un demi-degré de réchauffement supplémentaire d’ici à 2100, qu’il s’agisse de la probabilité accrue de vagues de chaleur ou de la hausse du niveau des mers (SN : 12/17/18). La combinaison de ces résultats concrets et des températures caniculaires de 2019 a attiré l’attention du public et des décideurs.

Les scientifiques ont été surpris par la dureté de l’atterrissage du rapport de 1,5 degré. ’Même pour moi’, déclare Ko Barrett, vice-président du GIEC et conseiller principal pour le climat à la ‘National Oceanic and Atmospheric Administration’ des États-Unis, ’une personne qui a consacré toute sa carrière professionnelle à la lutte contre le changement climatique, le rapport m’a amené à repenser ma contribution personnelle au problème climatique. Le changement climatique n’était pas un objectif de température lointain à atteindre dans un avenir éthéré. C’était proche, c’était maintenant’.

Les scientifiques du GIEC espèrent que le nouveau rapport, qui met fortement l’accent sur les effets régionaux et locaux du changement climatique - un bon tiers du rapport est consacré à leur description - aura un impact similaire. Et le moment choisi est important. À partir du 31 octobre, les chefs d’État du monde entier doivent se réunir à Glasgow, en Écosse, pour discuter de plans actualisés - et, espérons-le, de plus en plus ambitieux - de réduction des émissions afin d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris de 2015.

Avec les rapports précédents, ’le monde a écouté, mais il n’a pas entendu. Ou bien le monde a écouté, mais n’a pas agi suffisamment fort’, a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement, lors de l’événement organisé le 9 août pour la publication du rapport. ’Nous leur demandons instamment d’écouter les faits qui sont sur la table maintenant’.

Une version de cet article a été publiée dans le numéro du 11 septembre 2021 de ‘Science News’.

Citations

Intergovernmental Panel on Climate Change Sixth Assessment Report. Climate change 2021 : The physical science basis. August 9, 2021.

About Carolyn Gramling E-mailTwitter- Carolyn Gramling is the earth & climate writer. She has bachelor’s degrees in geology and European history and a Ph.D. in marine geochemistry from MIT and the Woods Hole Oceanographic Institution.

À propos de Carolyn Gramling – Elle est rédactrice spécialiste de la terre et du climat. Elle est titulaire d’une licence en géologie et en histoire européenne et d’un doctorat en géochimie marine du MIT et de la ‘Woods Hole Oceanographic Institution’.

Source : https://www.sciencenews.org/article/climate-change-un-ipcc-report-humans

Science News

Science News Internship | PhD Graduate Education at Northeastern University

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  • Rapport du GIEC sur le climat : un constat alarmant - Par La Rédaction - Publié le 10 août 2021 – Document ‘www.vie-publique.fr’En bref- Photo Le réchauffement climatique est désormais d’actualité, avec des conséquences ’irréversibles pour des siècles ou des millénaires’, alerte le Giec. Le Gange, en Inde, en 2012. © Winterline - stock.adobe.com
    Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) conclut, dans son rapport publié le 9 août 2021, que le climat est en train de changer partout dans le monde et plus rapidement que prévu. Même en limitant le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles devraient se multiplier.

Le lundi 9 août 2021, le GIEC a publié la première partie de son sixième rapport (nouvelle fenêtre), huit ans après le précédent rapport similaire. Il a été rédigé par 234 scientifiques de 66 pays, sur la base de plus de 14 000 études scientifiques. Les prévisions climatiques sont très pessimistes et accablantes, à seulement trois mois de la conférence climat COP26(nouvelle fenêtre) de Glasgow. 

Fiche thématique : Qu’est-ce que le GIEC ? Consulter

Des conséquences extrêmes et irréversibles pour la planète

Selon le rapport, la température de la planète devrait augmenter de 1,5°C dès 2030, soit dix ans plus tôt que la précédente prévision du Giec. Le Giec étudie cinq scénarios et le plus pessimiste prévoit un réchauffement compris entre 3,3 et 5,7°C.

Cette hypothèse n’est pas à négliger car de nombreux États n’ont pas revu leurs engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif de l’accord de Paris de 2015 était de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Or la tendance actuelle est plutôt celle d’un réchauffement de 4°C ou 5°C. Par ailleurs, les experts ont démontré que la canicule approchant les 50°C qu’a subie le Canada en juin 2021 n’aurait pas été possible sans le changement climatique. Celui-ci multiplie par 150 le risque de survenue d’une canicule.

Le réchauffement climatique est désormais d’actualité, avec des conséquences ’irréversibles pour des siècles ou des millénaires’, alerte le Giec. Le niveau des océans s’est élevé de 20 cm depuis un siècle, et le rythme de cette hausse s’est accéléré durant la dernière décennie avec la fonte des calottes glaciaires. D’après les prévisions, la mer pourrait gagner un mètre d’ici 2100 et deux mètres d’ici 2300, mais l’incertitude concernant les calottes laisse possible l’hypothèse d’une augmentation de deux mètres dès 2100. 

Photo - Parole d’expert Qu’est-ce que l’Anthropocène ? consulter

La responsabilité humaine dans le réchauffement climatique

Dans son rapport, le Giec démontre que l’activité humaine est responsable ’sans équivoque’ du réchauffement climatique, qui provoque ’des changements rapides dans l’atmosphère, les océans, la cryosphère et la biosphère’. Les précédents rapports qualifiaient la responsabilité humaine d’’extrêmement probable’.

La concentration de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère depuis 2011 est en moyenne de 410 parties par million (ppm), un niveau jamais atteint depuis deux millions d’années. Le CO2 est le principal agent des gaz à effet de serre, qui sont à l’origine du réchauffement climatique. Les émissions de CO2 sont, elles, largement dues aux énergies fossiles.

Toute la planète chauffe et certaines régions plus que d’autres. Selon les experts, la fonte des calottes glaciaires constitue un ’point de rupture. Elle aura des conséquences dévastatrices, radicales et même irréversibles pour la planète et l’humanité.

Vie publique : au coeur du débat public

Flux rss | Vie publique.fr

Source : https://www.vie-publique.fr/en-bref/281114-rapport-du-giec-sur-le-climat-un-constat-alarmant

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  • Climat : les 6 chiffres alarmants du dernier rapport du GIEC - Par Tifenn Clinkemaillié - Publié le 9 août 2021 à 14:14 - Mis à jour le 9 août 2021 à 17:56 – Document ‘lesechos.fr’ Enjeux internationaux
    Photo - Les scientifiques ont montré que la canicule extraordinaire au Canada en juin 2021, aurait été « presque impossible » sans le changement climatique. (Darryl Dyck/AP/SIPA)

Le nouveau rapport des experts climat de l’ONU (GIEC), dévoilé ce lundi, montre que le climat change plus vite, et plus fort que ce que l’on craignait. Même en limitant le réchauffement global, de nouveaux désastres « sans précédent » menacent l’humanité, déjà frappée par des canicules et inondations en série.

Alerte rouge pour l’humanité. Le Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), a publié, ce lundi, le premier volet de son sixième rapport : une première depuis sept ans. Ces nouvelles prévisions climatiques, très attendues à trois mois de la conférence climat COP26, sont accablantes.

Réchauffement climatique, montée des eaux, fonte des glaces, multiplications des épisodes dévastateurs… le climat change plus vite qu’on le craignait… Et les humains en sont en grande partie responsables.

· + 5,7 °C

C’est le point central du rapport. Dans tous les scénarios envisagés, du plus optimiste au plus pessimiste, la température mondiale devrait atteindre + 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, autour de 2030. Soit dix ans plus tôt que la précédente estimation du GIEC il y a trois ans.

Climat : le GIEC alerte sur la généralisation des périls

Mais les températures pourraient aussi monter beaucoup plus haut. Cinq scénarios sont présentés par le GIEC. Le plus noir envisage un réchauffement compris entre 3,3 et 5,7 degrés.

Une hypothèse loin d’être insensée. Car seule la moitié des gouvernements ont révisé leurs engagements d’émissions de gaz à effet de serre. La précédente série d’engagements, pris dans la foulée de l’Accord de Paris de 2015, conduirait à un monde à +3 °C, s’ils étaient respectés. Au rythme actuel, le monde se dirige plutôt vers +4 °C ou +5 °C.

· + 2 mètres

Certaines conséquences du réchauffement de la planète sont déjà « irréversibles pour des siècles ou des millénaires », alertent les experts climat de l’ONU. C’est le cas notamment de la fonte des glaces et de la montée des eaux, quel que soit le rythme des futures émissions de gaz à effet de serre.

Dérèglement climatique : ces villes menacées par la montée des eaux

INTERVIEW - « La montée du niveau des océans est irréversible », selon le GIEC

Le niveau des océans a augmenté d’environ 20 cm depuis 1900, et le rythme de cette hausse a triplé ces dix dernières années sous l’influence grandissante de la fonte des calottes glaciaires. Les scientifiques estiment désormais que le niveau de la mer pourrait gagner jusqu’à 1 mètre d’ici 2100.

Cette hausse pourrait atteindre près de 2 mètres d’ici à 2300, soit deux fois plus qu’estimé par le GIEC en 2019. Pire encore : en raison de l’incertitude liée aux calottes, dans le scénario du pire, les experts ne peuvent pas exclure une augmentation de 2 mètres d’ici 2100.

· 410 ppm

Le GIEC pointe la responsabilité humaine dans ce réchauffement de la planète. Depuis 2011, la concentration dans l’atmosphère de CO2, principal agent des gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement, en moyenne annuelle, s’élève à 410 ppm. Cette valeur n’a pas été aussi élevée depuis au moins deux millions d’années.

· 800.000 ans

Le GIEC n’avait jamais autant parlé du méthane (CH4), deuxième gaz à effet de serre le plus important après le CO2. Il sonne l’alerte ce lundi : si les émissions de CH4 ne sont pas réduites, cela pourrait saper les objectifs de l’Accord de Paris.

Climat : quatre choses à savoir sur le GIEC, l’autorité scientifique de référence

Les concentrations de CH4 dans l’atmosphère - auxquelles contribuent les fuites venues de la production de gaz, les mines, le traitement des déchets et le bétail - dans l’atmosphère sont à leur plus haut depuis 800.000 ans. Et il a un pouvoir de réchauffement bien plus important que le CO2, même s’il reste bien moins longtemps dans l’atmosphère.

· X 150

Le rapport souligne également les progrès exceptionnels de la « science de l’attribution ». Cette dernière permet désormais de quantifier la part de responsabilité du réchauffement dans un événement météo extrême spécifique, à l’instar des inondations, canicules ou épisodes de sécheresse.

Climat : les événements extrêmes se sont multipliés ces dernières années

Les scientifiques ont par exemple montré que la canicule extraordinaire au Canada en juin 2021, avec des températures frôlant les 50°C, aurait été « presque impossible » sans le changement climatique. Le réchauffement a ainsi rendu le « dôme de chaleur » 150 fois plus susceptible de se produire.

· X 3

Océans, terres, atmosphère : toute la planète se réchauffe, mais certaines zones plus vite que d’autres. En Arctique par exemple, la température moyenne des jours les plus froids devrait augmenter trois fois plus vite que le réchauffement mondial. Et si le niveau de la mer monte partout, il pourrait gagner jusqu’à 20 % de plus que la moyenne sur de nombreux littoraux.

Pour les scientifiques, l’effondrement des calottes glaciaires est identifié comme un « point de rupture ». Si sa probabilité est faible, son impact serait dévastateur. S’il vient à se produire, les changements seraient radicaux, et parfois irréversibles.

Avec AFP : Tifenn Clinkemaillie

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Tous droits réservés- Les Echos 2021 - Source : https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/climat-les-6-chiffres-alarmants-du-dernier-rapport-du-giec-1337701

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Le rapport du GIEC en 18 graphiques

Plus précis. Plus alarmant. Plus fiable. Plus pédagogique. Le groupe-1 du GIEC vient de publier son rapport dans le cadre de la préparation du 6ème rapport de ce Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Le premier fut publié en 1990. Il servit de base scientifique à l’élaboration de la Convention Climat de l’ONU, signée à Rio de Janeiro en 1992.

Le GIEC se divise en trois groupes de travail. Le premier s’occupe de la physique du climat – comment il fut, est et sera dans le futur en fonction des différents scénarios possibles d’émissions de gaz à effet de serre par l’Humanité. Le second analyse les conséquences de ce changement climatique sur les écosystèmes naturels et agricoles et sur les sociétés humaines ainsi que sur les adaptations possibles de ces dernières à ces menaces. Le troisième s’interroge sur les politiques à conduire pour diminuer ces menaces en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre.

Les groupes 2 et 3 doivent approuver leurs rapports en février et mars 2022. Le rapport de synthèse est prévu pour fin septembre 2022.

Cette note présente le résumé pour décideurs du groupe 1 et son document « réponses aux questions fréquentes » (FAQ en anglais) à travers une sélection de graphiques rapidement commentés. Elle ne porte donc que sur la physique du climat.

Extraits avec sous-titres – NB. Un lien hypertexte est donné pour consulter chaque document proposé en anglais

  • Ce que l’on savait en 1990, ce que l’on sait en 2021 - Lien
    Ce graphique est une sortede réponse à une thèse aujourd’hui fréquente « on savait tout déjà en 1990, voire en 1979 ». Il souligne qu’en 1990 la légère hausse des températures était « suspectée » de trouver son origine dans les émissions de GES, mais sans pouvoir être démontrée. Que les observations climatiques et les données paléoclimatiques étaient certes déjà importantes mais qu’elles ont été considérablement améliorées depuis. Que les modèles numériques du climat utilisés pour simuler le futur devaient se contenter de mailles de calcul de 500 km de côté (donc effaçant nombre de reliefs) et ne comportaient ni chimie atmosphérique, ni l’usage des sols et leurs transformations, ni la biogéochimie terrestre et marine, ni les interactions entre nuages et aérosols. En 2021, les faits climatiques sont bien mieux établis, la cause du réchauffement prouvée, le niveau marin surveillé par satellites, les modèles plus précis, plus complets. Si le rapport de 1990 était suffisant pour répondre positivement à la question des gouvernements à l’origine de la création du GIEC – « est-ce que le changement climatique menace suffisamment nos sociétés pour justifier une politique drastique de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre et donc de privation volontaire de l’usage des énergies fossiles qui représentent 80% des énergies utilisées pour subvenir à nos besoins ? » – les rapports qui ont suivi ont considérablement amélioré la précision de la réponse. Le 6ème rapport s’inscrit dans cette évolution du savoir.

2. Comment le climat évolue-t-il ?

Les températures : - Lien

La température moyenne de la planète (mesurée à un mètre au-dessus des sols (stations météorologiques) et à la surface des océans) depuis 1850 et la reconstruction de ces températures par des études paléoclimatiques remontant à 2000 ans montre l’amplitude et la rapidité du réchauffement observé. Au secours, vont crier les climatosceptiques, la courbe en crosse de hockey revient ! Logique, puisque c’est de la bonne science.

Les signes du changement climatique : - Lien

La Terre montre dans toute sa géographie et dans toutes les composantes de ses écosystèmes, les signes du changement climatique, causé par son réchauffement.

Les vagues de chaleur se multiplient - Lien

L’augmentation de la température ne se manifeste pas seulement sur les moyennes mais également par la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur dont les effets peuvent être dévastateurs pour les écosystèmes, l’agriculture ou la santé humaine.

La banquise arctique se rétrécit - Lien

En 30 ans, la surface moyenne de la banquise arctique en fin d’été a diminué de 2 millions de km². Les projections climatiques montrent qu’elle pourrait presque disparaître certaines années en fin d’été à partir de 2050.

3. La cause du changement - Lien

L’intensification de l’effet de serre atmosphérique par nos émissions de gaz à effet de serre – la plupart dues à l’usage des énergies fossiles, charbon, gaz et pétrole – est la cause du réchauffement climatique. Cette intensification a bousculé l’équilibre entre l’énergie solaire qui entre dans le système climatique planétaire et l’énergie que la Terre rayonne vers l’espace. L’énergie supplémentaire ainsi acquise par la planète se distribue surtout vers les océans (91%), la surface des continents (5%), est utilisée pour la fonte des glaces (3%) et seulement 1% est stockée dans l’atmosphère.

La preuve de la cause anthropique du réchauffement - Lien

Lorsque les climatologues simulent par modèles et calculs le climat depuis 1850, seules les simulations qui tiennent compte du changement de la composition chimique de l’atmosphère par nos émissions de gaz à effet de serre parviennent à reproduire les températures observées. Les simulations qui ne tiennent compte que des facteurs naturels simulent un climat stable, très éloigné du réel observé.

4. Les climats futurs possibles

Le rapport focalise son résumé sur trois futurs possibles. Un premier où le réchauffement est limité à 1,5°C, un second où il monte à 2°C, un troisième où il grimpe jusqu’à 4°C. Cette présentation pédagogique ne doit pas induire en erreur : ces trois scénarios ne sont pas équiprobables du tout. Le premier supposerait une diminution drastique des émissions mondiales dès aujourd’hui à un rythme très élevé. Sa probabilité économique, sociale et politique est nulle. Le second suppose l’engagement de politiques très sévères de restriction de l’usage des énergies fossiles et de nombreux autres éléments d’une politique climatique efficace. Sa probabilité est faible, mais si ces politiques étaient engagées dans les 10 ans qui viennent au plan mondial, ce scénario ne peut être écarté. Le troisième correspond… à la trajectoire historique des émissions des gaz à effet de serre depuis 1992, l’année de Convention Climat de l’ONU. Autrement dit, pour le réaliser, il suffit de continuer comme aujourd’hui.

Les cartes des températures de ces trois simulations (les cartes montrent des moyennes de l’ensemble des simulations réalisées par les équipes scientifiques) :

Echelle des températures - Lien

Voir pour les températureshttps://asset.lemde.fr/prd-blogs/20...1,5°C 2°C4°C

Et voici les simulations pour les précipitations selon les trois cas Lien {{}}

« Les moyennes de températures ou de précipitations vont changer, mais les fréquences et intensités des épisodes météo ou climatiques extrêmes également. - Lien

La relation entre moyennes et extrêmes climatiques et météorologique est différente pour les températures et les précipitations. Similarité pour les premières mais parfois opposition pour les secondes.

Ainsi, les zones qui risquent le plus d’être affectées par des sécheresses sont très inégalement distribuées à la surface de la Terre - Lien

Le pourtour de la Méditerranée et de la Mer Noire, l’Amérique centrale et le sud-ouest des USA, le Chili, le sud de l’Afrique, la côte ouest (entre Sénégal et Côte d’Ivoire), Madagascar, l’Amazonie sont les régions les plus menacées par des sécheresses fréquentes et intenses. En Amazonie, cela pourrait déclencher une transformation profonde de l’écosystème forestier.

Des vagues de chaleurs beaucoup plus fréquentes et intenses - Lien

Une vague de chaleur dont la fréquence dans le climat d’il y a 50 ans était d’une fois tous les 50 ans surviendra beaucoup plus souvent (14 fois pour un réchauffement de 2°C, 40 fois pour un réchauffement de 4°C) et la température sera de 2,7°C et de 5,3°C plus élevée. Pour la France, cela signifie des canicules à 50°C, sur une vaste partie du territoire dans ce dernier cas.

Le niveau marin futur - Lien

La montée du niveau marin est inéluctable. Mais son évolution à court terme dépend peu de nos émissions actuelles. En revanche, à l’horizon 2100, ces émissions peuvent en changer considérablement l’amplitude. A plus long terme (3 siècles) un scénario à 4°C en 2100 peut aboutir à une hausse de plusieurs mètres.

L’acidification des océans - Lien

La diminution du pH moyen de l’océan, en raison de dissolution du CO2 dans l’eau, est en cours et va s’accentuer. Elle menace de nombreuses espèces du plancton marin, la base de la chaîne alimentaire océanique, qui ne parviennent plus à former leur squelette calcaire.

Et le Gulf Stream ? - Lien

Le gulf stream risque-t-il de s’arrêter ? Non répond le rapport du GIEC, mais il pourrait ralentir. Cela provoquerait un moindre réchauffement de l’Europe du Nord-Ouest.

5. Le budget carbone de l’Humanité - Lien

Alors que l’Humanité a émis 2.560 milliards de CO2 depuis 1750, il faudrait n’en émettre que 500 de plus pour limiter le réchauffement à 1,5°C. Pour le limiter à 2°C, 1.150 milliards de tonnes. Ces objectifs supposent de ne pas utiliser la majeure partie des énergies fossiles disponibles en sous-sol. Et donc des transformations technologiques, économiques, sociales, culturelles et politiques majeures.

Les auteurs du résumé pour décideurs : voir ici

Origine des graphiques tirés de la FAQ :

IPCC, 2021 : Frequently Asked questions. In : Climate Change 2021 : The Physical Science Basis. Contribution of Working Group I to the Sixth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Masson-Delmotte, V., P. Zhai, A. Pirani, S. L. Connors, C. Péan, S. Berger, N.
Caud, Y. Chen, L. Goldfarb, M. I. Gomis, M. Huang, K. Leitzell, E. Lonnoy, J.B.R. Matthews, T. K. Maycock, T. Waterfield, O. Yelekçi, R. Yu and B. Zhou (eds.)]. In Press.

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Source : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/08/09/le-rapport-du-giec-en-18-graphiques/

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  • Climat : le rapport du GIEC est bouleversant. Il est maintenant temps d’agir - 13 août 2021, 14:15 CEST - Auteur : Eddy Pérez{{}}- Diffusé par ‘theconversation.com’
    Eddy Pérez- Lecturer, certificat en coopération internationale, Université de Montréal - Déclaration d’intérêts : Eddy Pérez est membre du Réseau action climat Canada et de l’Université de Montréal.

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Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a présenté lundi le premier des trois rapports attendus d’ici 2022 dans le cadre de son sixième cycle d’évaluation du climat. Ces textes présentent la plus importante contribution sur l’état des connaissances actuelles sur la crise climatique, ses origines, ses causes, ses impacts, et les mesures de réponse à notre disposition.

Il s’agit d’un exercice rigoureux qui se tient à tous les cinq à six ans. Le rapport publié lundi a été approuvé par 234 auteurs et 195 gouvernements. C’est la plus importante contribution scientifique sur le climat et c’est elle qui sera prise en compte lors de la COP26 — ce grand sommet climatique qui aura lieu à Glasgow en novembre 2021. En 2022, le GIEC publiera deux autres rapports qui porteront sur les impacts des changements climatiques et sur les possibilités d’atténuation.

Essentiellement, ce rapport donne raison aux militants et activistes du climat, ainsi qu’à tous ces représentants des pays du Sud qui, en 2015, ont fortement insisté pour que les États membres de la Convention climatique de l’ONU s’engagent à garder la hausse des températures bien en deçà de deux degrés Celsius et, de préférence, à 1,5 degré Celsius, tel que stipulé dans l’Accord de Paris

Je suis directeur de la diplomatie climatique internationale du Réseau action climat Canada. Chargé de cours à l’Université de Montréal, j’enseigne la justice climatique et la coopération internationale. J’analyse et je suis les négociations climatiques internationales, surtout en ce qui concerne les obligations et responsabilités climatiques du Canada à l’échelle internationale, l’implantation des plans climatiques à l’échelle domestique et la finance climatique internationale.

Nos empreintes digitales sur le système climatique

Bien qu’une augmentation de la température de 1,5 °Celsius ait des conséquences bien pires que celles que l’on observe aujourd’hui, une telle hausse serait bien plus désastreuse à 2 °Celsius. Et le scénario deviendrait plus dangereux — et injuste pour les populations du Sud — si la température continuait d’augmenter au-delà des deux degrés Celsius. D’ailleurs, les vagues de chaleur extrêmes que le Canada et l’Amérique du Nord ont vécues cet été sont aujourd’hui 150 fois plus probables que depuis la fin du XIXe siècle.

Les conclusions de ce rapport permettent au GIEC d’être plus clair et plus incisif sur le lien direct entre l’activité humaine et le réchauffement climatique actuel. Le GIEC montre comment l’activité humaine a provoqué l’accélération du rythme du réchauffement au cours des quatre dernières décennies par rapport aux 80 années précédentes.

LIEN

Image du Sommaire des décideurs (SPM.2) : Contributions évaluées au réchauffement observé en 2010-2019 par rapport à 1850-1900. a) : Réchauffement climatique observé (augmentation de la température de la surface de la planète) et sa plage très probable 3.3.1, encadré 2.3. b) : Preuves issues des études d’attribution, qui synthétisent les informations provenant des modèles climatiques et des observations. Le panneau montre les changements de température attribués à l’influence humaine, aux changements dans les concentrations de gaz à effet de serre, aux aérosols, à l’ozone et au changement d’affectation des terres, aux facteurs solaires et volcaniques, et à la variabilité climatique interne. c) : Preuve de l’évaluation du forçage radiatif et de la sensibilité du climat. Le panneau montre les changements de température dus aux différentes composantes de l’influence humaine, notamment les émissions de gaz à effet de serre, les aérosols et leurs précurseurs, les changements d’affectation des terres et les traînées de condensation des avions. Les estimations tiennent compte à la fois des émissions directes dans l’atmosphère et de leur effet, le cas échéant, sur d’autres facteurs climatiques. Pour les aérosols, les effets directs (par rayonnement) et indirects (par interaction avec les nuages) sont pris en compte 6.4.2, 7.3. IPCC (2021) Figure SPM.2

Nous pouvons constater nos empreintes digitales sur le système climatique. La science est en mesure de démontrer comment le réchauffement climatique actuel a rendu plus probables les incendies, inondations, tempêtes et vagues de chaleur que nous ressentons présentement. Nous vivons donc dans une planète avec un système climatique que nous avons altéré et qui est désormais moins stable.

L’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, une grande partie de l’Amérique latine, l’Afrique australe occidentale et orientale, la Sibérie, la Russie et toute l’Asie connaissent déjà des températures extrêmes. L’accélération des changements dans les océans, les glaciers et les niveaux de la mer sont parmi les symptômes les plus visibles et les plus dramatiques de la crise climatique. Cette accélération se poursuivra même si le réchauffement causé par nos activités s’arrête.

Chaque augmentation de température, si petite soit-elle, aura des incidences sur la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmes. Ces derniers sont amplifiés avec chaque augmentation supplémentaire du réchauffement planétaire.

LIEN

Changements prévus dans l’intensité et la fréquence des températures extrêmes sur terre, des précipitations extrêmes sur terre, et des sécheresses agricoles et écologiques dans les régions sèches. IPCC (2021)

S’il est vrai que certains changements dans le climat sont irréversibles, nous avons toujours le choix de mettre de l’avant des solutions audacieuses et responsables afin de protéger les populations des impacts les plus dévastateurs de cette injuste crise.

C’est d’ailleurs le message principal du Secrétaire général des Nations unies à la suite de la publication du rapport : « La viabilité de nos sociétés dépend des dirigeants des gouvernements, des entreprises et de la société civile qui exigeront des politiques, des actions et des investissements qui limiteront la hausse des températures à 1,5 °Celsius. »

Les différents scénarios

En 2015, les pays membres de la convention climat de l’ONU se sont donnés comme objectif de limiter l’augmentation de la température d’ici la fin du siècle à 2 °Celsius. Ils se sont aussi engagés à faire tout ce qui est possible pour que cette limitation ne dépasse pas la barre du 1,5 °Celsius.

Dans son rapport, le GIEC présente cinq scénarios différents pour illustrer comment les émissions peuvent augmenter pendant le reste du siècle. Dans tous ces scénarios, nous pourrions atteindre 1,5 °Celsius d’ici vingt ans. Cependant, dans les scénarios où les émissions seraient plus élevées, nous dépasserons plus rapidement l’objectif du 1,5 °Celsius au cours du siècle.

LIEN

Changements prévus dans l’intensité et la fréquence des températures extrêmes sur terre, des précipitations extrêmes sur terre, et des sécheresses agricoles et écologiques dans les régions sèches. IPCC (2021)

En revanche, pour le scénario d’émissions le plus faible, le GIEC suggère que les températures augmenteront d’un peu plus de 1,5 °Celsius, avant de redescendre à la fin du siècle, à mesure que le carbone sera éliminé de l’atmosphère — ce qui est compatible avec l’objectif ultime de l’Accord de Paris.

Atteindre la ‘carboneutralité’

Le GIEC a donc confirmé l’importance de réduire rapidement les émissions de CO2, ainsi que celles des autres gaz à effet de serre pendant cette décennie et de paver la voie pour atteindre la carboneutralité vers 2050. Rien ne peut remplacer la réduction des émissions de gaz à effet de serre à la source.

S’il est vrai que les puits de carbone naturels — des réservoirs qui captent et stockent le carbone atmosphérique, comme les puits océaniques, la biosphère, les forêts et les tourbières — sont importants pour nous aider à atteindre le reste du chemin vers la carboneutralité, la quantité de carbone pouvant être absorbé par les écosystèmes et les océans est très limitée. Le GIEC émet même des réserves sur l’utilisation des technologies d’élimination de carbone artificielles qui peuvent avoir des incidences négatives importantes sur la qualité et la quantité de l’eau, la production alimentaire et la biodiversité.

LIEN

Émissions anthropiques cumulées de CO₂ absorbées par les puits terrestres et océaniques d’ici 2100 selon les cinq scénarios illustratifs. IPCC (2021)

Limiter la hausse de température à 1,5 °Celsius ne sera pas facile. Mais, plus nous dépassons ce seuil, plus nous sommes exposés à de futurs risques imprévisibles et graves avec des points de bascule qui peuvent se produire à l’échelle mondiale et régionale. Le Secrétaire général de l’ONU a déclaré qu’aucune nouvelle centrale au charbon ne doit être construite après 2021. Il va sans dire que devons éliminer progressivement le charbon existant d’ici 2030, et tous les autres pays doivent suivre d’ici 2040 et mettre fin à toute nouvelle prospection et production de combustibles fossiles.

Le rôle du Canada

Le Canada doit réviser son plan climatique afin de s’assurer qu’il soit compatible avec cet objectif de réduction. Le pays n’atteindra pas ses objectifs climatiques sans un engagement clair visant à mettre fin à toute expansion du secteur pétrolier et gazier.

À lire aussi : Projet de loi C-12 : le Canada doit s’inspirer des meilleures pratiques pour atteindre ses objectifs climatiques

En 2018, le GIEC a d’ailleurs estimé que pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °Celsius, la production pétrolière mondiale devait diminuer d’ici 2030 de 37 % sous les niveaux de 2010 et de 87 % d’ici 2050.

Malgré ces conclusions claires, le Canada prévoit toujours une production de pétrole et de gaz bien plus importante en 2050 qu’en 2019. À lui seul, le secteur pétrolier pourrait émettre jusqu’à 200MT de CO2 le jour où il est censé atteindre la carboneutralité.

Le Canada est responsable de 2 % des émissions mondiales en moyenne, mais selon ses projections actuelles, son expansion pétrolière et gazière devrait épuiser jusqu’à 16 % du budget carbone mondial. Tout scénario qui mène donc à l’expansion des énergies fossiles pourrait tout simplement détruire notre planète telle qu’on la connait.

Les données présentées dans ce premier rapport du GIEC sont bouleversantes. Désormais, chaque tonne d’émissions, chaque fraction de degré aura un impact direct sur notre santé et notre sécurité.

Cependant, tant et aussi longtemps qu’il le sera possible, nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour nous protéger et protéger les gens qu’on aime des pires impacts des changements climatiques.

À lire aussi : Changements climatiques : les plus pauvres seront les plus affectés

Université de Montréalclimat GIEC océan Organisation des Nations unies (ONU) changement climatique émissions de CO2 urgence climatique canicules phénomènes naturels

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The Conversation : des analyses de l’actualité

Règles de republication – The Conversation

Source : https://theconversation.com/climat-le-rapport-du-giec-est-bouleversant-il-est-maintenant-temps-dagir-165851

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  • Organisation et auteurs - Détails des travaux du GIEC - Le Mardi 31 août 2021 - Ministère de la Transition écologique France
    Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a entamé son 6e cycle d’évaluation. Au cours de ce cycle, le groupe d’experts produira trois rapports spéciaux, un raffinement du rapport méthodologique pour les inventaires nationaux d’émission de gaz à effet et son 6e rapport d’évaluation (AR6). Lors de la 43e réunion plénière du GIEC qui s’est déroulée en avril 2016, les États membres du GIEC ont décidé que le rapport de synthèse de l’AR6 paraîtra au cours du deuxième semestre de 2022. La publication des trois volumes du 6e rapport d’évaluation est programmée par les différents groupes de travail entre 2021 et 2022.

6ème cycle d’évaluation

Les États membres du GIEC, réunis lors de la 42e réunion plénière, du 5 au 8 octobre 2015 à Dubrovnik, ont élu le Bureau qui conduira les travaux du 6e cycle d’évaluation du GIEC. Ce cycle s’achèvera avec la publication du rapport de synthèse du 6e rapport d’évaluation du GIEC (AR6) au cours du deuxième semestre 2022.

La 43e réunion plénière du GIEC, qui s’est tenue à Nairobi (Kenya), du 11 au 13 avril 2016, a marqué le commencement effectif du cycle de réalisation du 6e rapport d’évaluation du GIEC (AR6).

Trois rapports spéciaux ont aussi été produits au cours de ce 6e cycle :

  • en octobre 2018, un premier rapport Spécial sur l’impact d’un réchauffement global de 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels et sur les trajectoires d’émission de gaz à effet de serre correspondantes. Ce rapport répond à une demande de la 21e session de la Conférence des Parties (COP 21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
  • en août 2019, un deuxième rapport spécial sur les liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres.
  • en septembre 2019, un troisième rapport spécial sur les liens entre le changement climatique, les océans et la cryosphère.
    En mai 2019, a aussi été produit un raffinement du rapport méthodologique sur les inventaires nationaux d’émissions de gaz à effet de serre datant de 2006 (« 2019 Refinement to the 2006 IPCC Guidelines for National Greenhouse Gas Inventories »). Ce guide est particulièrement important car il sert de base méthodologique universelle pour l’établissement des inventaires nationaux que les pays doivent produire dans le cadre des accords internationaux sur le climat, dont le bilan global est prévu tous les 5 ans par l’Accord de Paris.

Le GIEC s’est engagé à traiter en profondeur la question des villes dans le 6e rapport d’évaluation et à produire un rapport spécial sur les villes au cours du prochain cycle.

Le programme de travail de ce 6e cycle d’évaluation comprend :

  • des réunions préparatoires d’experts, des appels à auteurs et leur sélection, puis des réunions de ces auteurs ;
  • l’élaboration des trois rapports spéciaux et du rapport méthodologique ;
  • l’élaboration des trois volumes du 6e rapport d’évaluation, du rapport de synthèse et de leurs résumés.

Chaque rapport donne lieu à plusieurs appels à candidatures destinés à sélectionner les experts qui contribueront aux travaux conduits par le GIEC.

Les appels à candidatures du GIEC constituent une étape essentielle pour assurer la contribution la plus forte possible de la communauté scientifique à cet exercice international d’expertise collective. Les rapports du GIEC ont des impacts concrets et incontestables sur la gouvernance et la diplomatie mondiales dans le domaine du changement climatique et de l’environnement. Ils sont la base scientifique sur laquelle reposent à la fois l’Accord de Paris et le mécanisme de bilan global prévu par cet accord qui sera mené tous les 5 ans dans le but de rehausser l’ambition des États dans ce domaine.

Ces appels à candidatures sont envoyés par le GIEC aux points focaux nationaux et aux organisations observatrices qui en assurent la diffusion et soumettent au GIEC les candidatures pertinentes.

En France, le point focal du GIEC assure :

  • la diffusion des différents appels à candidatures du GIEC aux organismes de recherche, et aux scientifiques impliqués dans les précédents rapports ;
  • la soumission au GIEC des candidatures de niveau requis dans un ou plusieurs des domaines d’expertise traités par le rapport.
    Les nominations soumises par la France font ensuite l’objet d’une sélection par le comité scientifique de pilotage mis en place par le bureau du GIEC pour chacun des rapports. Cette sélection obéit à des critères multiples (expertise scientifique, couverture thématique, représentativité géographique et des genres, etc.).

Les activités du point focal français du GIEC liées aux appels à candidature sont réalisées en étroite coordination avec des représentants du ministère de la Transition écologique (MTE), le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE).

Être sélectionné en tant qu’auteur d’un rapport ne constitue pas la seule manière de participer aux productions GIEC. Un expert peut aussi contribuer aux travaux conduits :

  • par ses publications scientifiques dans des revues à comité de lecture dont certains résultats peuvent être pris en compte et référencés dans les rapports du GIEC ;
  • en participant après un processus d’appel à candidatures et de sélection aux réunions de cadrage, aux ateliers et réunions d’experts, etc. ;
  • en tant que relecteur au cours des différentes étapes de relecture des rapports (experts, relecture par les gouvernements) ;
  • en tant que membre d’une délégation nationale pour une réunion plénière du GIEC ou représentant d’une organisation observatrice en session plénière.
    Auteurs du 6e cycle du GIEC

Auteurs sélectionnés pour le 6e cycle du GIEC travaillant en France (au 6 avril 2018)

Rapports spéciaux

Rapport Spécial sur l’impact d’un réchauffement global de 1,5 °C au-dessus des niveaux pré-industriels et sur les trajectoires d’émission de gaz à effet de serre correspondantes (SR1.5)
Date de publication : 8 octobre 2018

Chap. 1 : Wolfgang CRAMER (LA)
Chap. 2 : Roland SÉFÉRIAN (LA)
Chap. 3 : Joël GUIOT (LA)
Chap. 4 : Jean-Charles HOURCADE (LA)
Chap. 5 : Henri WAISMAN (CLA)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Rapport spécial sur les liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres (SRCCL)
Date de publication : le 8 août 2019

Chap. 2 : Nathalie DE NOBLET-DUCOUDRÉ (LA)
Chap. 6 : Jean-François SOUSSANA (LA)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Rapport spécial sur les liens entre le changement climatique, les océans et la cryosphère (SROCC)
Date de publication : 25 septembre 2019

Chap. 1 : Jean-Pierre GATTUSO (CLA)
_ Karina VON SCHUCKMANN (LA)
Chap. 2 : Samuel MORIN (LA)
Chap. 4 : Alexandre MAGNAN (LA)
_ Benoit MEYSSIGNAC (LA)
Chap. 6 : Didier SWINGEDOUW (LA)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Affinage du guide méthodologique du GIEC publié en 2006 sur les inventaires nationaux des gaz à effet de serre
Date de publication : mai 2019

Vol. 4 : Kristell HERGOUALC’H (LA)
Vol. 5 : Céline GUEGUEN (LA)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

6e Rapport d’évaluation du GIEC (AR6)

Groupe de travail 1 : les éléments scientifiques
Rapport
Date de publication : 9 août 2021

Chap. 1 : Anne Marie TREGUIER (LA)
Chap. 2 : Karina VON SHUCKMANN (LA)
Chap. 3 : Christophe CASSOU (LA)
Chap. 6 : Sophie SZOPA (CLA)
Chap. 7 : Jean-Louis DUFRESNE (LA)
Chap. 8 : Hervé DOUVILLE (CLA)
_ Pascale BRACONNOT (RE)
Chap. 9 : Gerhard KRINNER (LA)
_ Jean-Baptiste SALLÉE (LA)
Chap. 10 : Laurent TERRAY (LA)
Chap. 12 : Robert VAUTARD (CLA)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Groupe de travail 2 : conséquences, adaptation et vulnérabilité
Sommaire détaillé du Volume 2
Date prévisionnelle de publication : février 2022 (probablement décalée de quelques mois)

Chap. 1 : Wolfgang CRAMER (LA)
Chap. 3 : Laurent BOPP (LA)
Chap. 5 : Delphine DERYNG (LA)*
Chap. 7 : Jean-François TOUSSAINT (RE)
Chap. 13 : Gonéri LE COZANNET (LA)
Chap. 15 : Virginie DUVAT (LA)
Chap. 16 : Alexandre MAGNAN (LA)
Chap. 17 : Annamaria LAMMEL (LA)

* En concertation avec point focal allemand du GIEC, la candidature de Delphine DERYNG - chercheuse et scientifique française - exerçant son activité en Allemagne, a été soumise au groupe de travail 2 par le point focal français.

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Groupe de travail 3 : l’atténuation du changement climatique
Sommaire détaillé du Volume 3
Date prévisionnelle de publication : mars 2022 (probablement décalée de quelques mois)

Chap. 3 : Céline GUIVARCH (LA)
Chap. 4 : Frank LECOCQ (CLA)
Chap. 5 : Nadia MAÏZI (LA)
Chap. 9 : Yamina SAHEB (LA)
Chap. 15 : Raphaël JACHNIK (LA)
_ Jean-Charles HOURCADE (RE)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Rapport de Synthèse
Date prévisionnelle de publication : septembre 2022

Gerhard KRINNER (Auteur)
Yamina SAHEB (RE)

Liste complète des auteurs sélectionnés sur le site du GIEC

Différents niveaux des contributions à la rédaction des rapports :
Auteur coordonnateur principal (CLA) coordonne les principales sections des rapports
Auteur principal (LA) produit une section déterminée
Editeur-réviseur (RE) s’assure que le rapport tient compte des commentaires formulés par les spécialistes et par les gouvernements

Unité d’appui technique GT1

Chacun des trois groupes de travail du GIEC s’appuie sur une équipe scientifique, technique et opérationnelle (en anglais Technical Support Unit – TSU) pour faciliter le travail des auteurs des rapports et du bureau.

Au cours de la 42e réunion plénière du GIEC, réunie du 5 au 8 octobre 2015, Valérie Masson-Delmotte, candidate de la France, a été élue coprésidente du groupe de travail I du GIEC, au côté de Panmao Zhai (Chine). Elle est chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’Institut Pierre Simon Laplace, au sein du Commissariat à l’énergie atomique.

Rôle du groupe de travail 1

Sur la base des publications scientifiques, le groupe 1 évalue l’état des connaissances portant sur les bases physiques du changement climatique. Il s’appuie sur des observations et analyses du climat actuel ou passé, des études de processus et de la modélisation du climat. Ce groupe de travail synthétise les connaissances sur les causes et mécanismes des changements observés, et sur les simulations permettant d’évaluer les changements climatiques futurs possibles. Ces connaissances incluent celles sur la variabilité naturelle du climat et sa réponse à différents scénarios d’évolution des activités humaines. Le groupe de travail 1 coordonne la rédaction des différentes parties de son rapport en mobilisant plusieurs centaines de chercheurs (auteurs, relecteurs) de différents pays. Cela implique aussi l’organisation de plusieurs réunions scientifiques préparatoires, et des réunions de ces auteurs.

Schéma du calendrier prévisionnel de travail pour le groupe I dans le cadre du 6e rapport d’évaluation. En parallèle, des phases similaires de travail sont prévues pour les rapports spéciaux.
Crédits : Schéma du calendrier prévisionnel de travail pour le groupe I dans le cadre du 6e rapport d’évaluation. En parallèle, des phases similaires de travail sont prévues pour les rapports spéciaux.

Le coprésident de chaque groupe de travail originaire d’un pays développé (l’autre coprésident étant nécessairement d’un pays en développement ou en transition économique) est chargé de mettre en place et piloter l’unité de support technique, financée par son gouvernement ; celle-ci est hébergée par un organisme de recherche établi dans ce pays.

Pour le 6e rapport, c’est la Communauté d’universités et d’établissements (COMUE) Université Paris-Saclay qui assure l’hébergement et la gestion administrative de la TSU du groupe de travail I du GIEC.

Anna Pirani (ITCP Trieste) est responsable de la TSU du groupe 1.

Le financement de la TSU du groupe I du GIEC est assuré par la France, à parts égales entre le ministère de la Transition écologique (MTE), le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE).

5 rapport d’évaluation du GIEC (AR5)

Le 5e rapport d’évaluation du GIEC, dont les travaux de rédaction ont commencé en 2010 et se sont achevés en 2014, comprend trois volumes et un rapport de synthèse.

Le rapport de synthèse a été adopté le 31 octobre 2014 à Copenhague en réunion plénière du GIEC, achevant le cycle de publication du 5e rapport d’évaluation. Ce rapport constitue un point d’appui fondamental pour l’éclairage des négociations climatiques mondiales, dont a bénéficié l’Accord de Paris.

Le volume 1 « Changements climatiques 2013 – les éléments scientifiques » a été adopté le 27 septembre 2013.

Le volume 2 « Changements climatiques 2014 – les impacts, les vulnérabilités, l’adaptation », a été adopté le 31 mars 2014.

Le volume 3 « Changements climatiques 2014 – l’atténuation du changement climatique », a été adopté le 12 avril 2014.

Auteurs sélectionnés pour le 5e rapport d’évaluation du GIEC travaillant en France :

Groupe de travail 1 : les éléments scientifiques

  • Chap 5 : Valérie Masson-Delmotte (CLA), Dominique Raynaud (RE)
  • Chap 6 : Philippe Ciais (CLA), Laurent Bopp (LA)
  • Chap 7 : Olivier Boucher (CLA), Claudia Stubenrauch (RE)
  • Chap 8 : François-Marie Bréon (LA)
  • Chap 9 : Pascale Braconnot (LA), Eric Guilyardi (LA), Serge Planton (RE)
  • Chap 10 : Robert Vautard (RE)
  • Chap 11 : Pascale Delecluse (RE)
  • Chap 12 : Jean-Louis Dufresne (LA), Gerhard Krinner (LA), Sylvie Joussaume (RE)
  • Chap 13 : Anny Cazenave (LA), Jean Jouzel (RE)
    Groupe de travail 2 : conséquences, adaptation et vulnérabilité
  • Chap 1 : Hervé Le Treut (RE)
  • Chap 2 : Annamaria Lammel (LA)
  • Chap 4 : Paul Leadley (LA)
  • Chap 5 : Jean-Pierre Gattuso (LA)
  • Chap 8 : Jan Corfee-Morlot (LA)
  • Chap 17 : Stéphane Hallegatte (LA)
  • Chap 18 : Wolfgang Cramer (CLA), Bernard Seguin (RE)
  • Chap 23 : Éric Martin (LA), Jean-François Soussana (LA)
  • Chap 27 : Jean-Philippe Boulanger (LA)
  • Chap 29 : Virginie Duvat Magnan (LA)
    Groupe 3 : l’atténuation du changement climatique
  • Chap 2 : Minh Ha-Duong (LA)
  • Chap 3 : Christian Gollier (LA)
  • Chap 4 : Franck Lecocq (LA)
  • Chap 6 : Jean-Charles Hourcade (LA)
  • Chap 10 : Jean-Paul Céron (LA)
  • Chap 14 : Shardul Agrawala (CLA)
  • Chap 16 : Benoît Lefevre (LA)
    Scénarios RCP et SSP utilisés par le GIEC

Un groupe international d’experts a défini quatre scénarios de référence, qualifiés de profils représentatifs d’évolution des concentrations de gaz à effet de serre (RCP, pour Representative Concentration Pathways), d’ozone et de précurseurs des aérosols pour le XXIe siècle et au-delà. Ces scénarios traduisent des efforts plus ou moins grands de réduction des émissions de GES au niveau mondial.

Pour chacun de ces quatre « profils représentatifs », les climatologues ont estimé les conditions climatiques et les impacts du changement climatique associés. En parallèle, les sociologues et les économistes travaillent sur des scénarios présentant diverses caractéristiques de développements socio-économiques et diverses stratégies d’adaptation et d’atténuation. Cinq familles de scénarios, nommés SSP (pour Shared Socioeconomic Pathways), ont ainsi été définies.

Une telle approche permet un travail en parallèle et en cohérence des climatologues et des économistes.

Ressources :

Synthèse « Découvrir les nouveaux scénarios RCP et SSP utilisés par le GIEC » - 12 pages (PDF - 571.81 Ko)

Fiche « Scénarios d’évolution des concentrations de gaz à effet de serre » (PDF - 257.49 Ko)

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Ministère de la Transition écologique - Flux RSS - Ministère de la Transition écologique (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)legifrance.gouv.fr service-public.fr gouvernement.fr france.fr

Ministère de la Transition écologique : Accueil

Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire Archives - La Semaine de l&#39 ;Allier

Source : https://www.ecologie.gouv.fr/travaux-du-giec

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Publicité, transports, engrais, viande : tous les cabinets de lobbying parisiens ont ’au moins un sujet’ avec le projet de loi climat en discussion à l’Assemblée. Mais ces acteurs veulent déconstruire les ’fantasmes’ entourant leur métier et pointent aussi l’influence des ONG environnementales.

’Tout l’intérêt, c’est que les parlementaires entendent les uns et les autres et construisent leurs amendements. Que les idées se frottent entre elles’, fait valoir Fabrice Alexandre, à la tête du cabinet Communication et Institutions.

Son entreprise de conseil défend les intérêts de l’Unifa, l’organisation professionnelle des industriels de l’engrais, avec laquelle il a signé un ’forfait dans la durée’, pas limité à cette seule loi climat.

Pour ce texte, ’on a fait un travail assez classique d’argumentation technique et de propositions d’amendements’, poursuit-il, autour de l’article 62, qui vise à réduire les émissions d’ammoniac ainsi que de protoxyde d’azote des engrais azotés, et laisse planer la menace d’une ’redevance’ sur ces fertilisants.

Dans ses suggestions d’amendements, consultées par l’AFP, l’Unifa appelle à supprimer cet article ou ’moduler’ l’éventuelle redevance en fonction du ’potentiel émissif d’ammoniac’.

Des amendements proches, défendus par des LR ou certains dans la majorité, n’ont pas été adoptés en commission. Mais des ONG considèrent que l’Unifa a pesé dans les arbitrages entre le ministère de l’Agriculture et celui de la Transition écologique, dans la rédaction du projet de loi.

’Leurs recommandations ont été entendues. Quelle est la valeur d’une menace de redevance ?’, critique Manon Castagné, chargée du volet agriculture chez les Amis de la Terre.

Le député écologiste Matthieu Orphelin relève aussi le ’lobbyisme décomplexé’ du syndicat agricole FNSEA, avec un tweet de sa présidente Christiane Lambert.

’Depuis la proposition d’une taxe sur les engrais azotés par la Convention citoyenne pour le climat, la FNSEA a dénoncé la distorsion de charge avec (les autres pays de) l’Union européenne. Résultat : pas de taxe au 1er janvier 2022’, y souligne Mme Lambert.

’Harcèlement’

Les membres de la Convention citoyenne ont dénoncé ’l’influence trop importante’ des lobbies pour ’diluer’ leurs propositions.

Mais ’c’est quoi un lobby ? On a reçu les entreprises, les syndicats, les filières économiques, qui expliquent l’impact de cette loi pour eux. On a appris à se faire notre propre jugement’, assure le rapporteur général à l’Assemblée Jean-René Cazeneuve (LREM).

Sans oublier les ONG environnementales, ’très organisées’. ’Ce ne sont pas de petites associations. Tant mieux, car elles jouent un rôle très important’, poursuit-il, évoquant du ’harcèlement’ par mail.

Le Réseau action climat, qui fédère des ONG, a transmis aux élus une liasse d’une trentaine de pages, consultée par l’AFP, avec des argumentaires et amendements pour aller plus loin.

’C’est facile de nous mettre sur un pied d’égalité’ avec les lobbies industriels, mais ’on n’a rien à vendre, nous, et leur force de frappe financière est sans commune mesure’, dénonce Manon Castagné (Amis de la Terre).

Autre volet qui suscite un intense lobbying, celui encadrant la publicité de produits polluants : l’interdiction est limitée aux publicités en faveur des énergies fossiles, avec de simples ’engagements volontaires’ pour les autres secteurs. Le dispositif ne ’sert quasiment à rien’, aux yeux des écologistes.

Pascal Tallon représente le SNPTV, le syndicat des régies publicitaires. ’On essaye de dire que ce n’est pas si simple de retirer la publicité. Que cela va fragiliser des secteurs, celui des médias ou de l’automobile’.

Selon lui, la loi climat, ’ce n’est pas la foire, il y avait beaucoup plus de lobbying’ pour la loi Pacte sur les entreprises en 2019.

Pour rendre plus transparente l’action de 2.250 ’représentants d’intérêts’ (acteurs économiques, syndicats, ONG...), un répertoire existe depuis la loi Sapin II de 2016, géré par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Mais il manque de détails, selon les ONG.

Le lobbying entourant cette loi climat ’n’apparaîtra dans le répertoire que l’année prochaine, quand la loi aura déjà été adoptée’, déplore Kevin Gernier de Transparency International, qui réclame une actualisation du répertoire ’au moins deux fois par an’ et la généralisation des ’agendas ouverts’ au Parlement et dans les ministères, listant en ’open data’ les rendez-vous avec des représentants d’intérêts.

27/03/2021 12:07:57 -  Paris (AFP) -  © 2021 AFP

Source : https://www.msn.com/fr-fr/finance/other/loi-climat-des-lobbies-tr%C3%A8s-pr%C3%A9sents-malgr%C3%A9-une-part-de-fantasmes/ar-BB1f1CHJ?li=AAaCKnE

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    Le fantasme de la pause climatique - Michael Mann | 07 octobre 2015 | DOSSIER POUR LA SCIENCE N° 89 - Article complet réservé aux abonnés - Article paru dans Dossier Pour la Science N°89 - Octobre 2015
    Le réchauffement global se serait temporairement ralenti. Certains ont même cru à l’arrêt de l’augmentation des températures. Il n’en est rien : une crise climatique menace toujours dans un avenir proche.

Photo - Continuons à émettre du CO2 puisque le réchauffement s’est arrêté en 1998 ! Rien n’est plus faux. © Shutterstock.com/Antonov Roman

Publié en 2014, le cinquième rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), qui portait sur des données recueillies jusqu’en 2012, faisait état d’un léger ralentissement du réchauffement à partir de 1998. Les médias et les instances académiques se sont emparés de cette apparente bonne nouvelle qui a aussi fait les délices de tous les climatosceptiques. On parle de « pause » et le terme de « hiatus » s’est imposé. Le monde scientifique s’est quant à lui abondamment interrogé sur les raisons de cet infléchissement de tendance. Il a perdu son temps !

Les déclarations rassurantes sur le climat n’ont pas lieu d’être, car le réchauffement climatique se poursuit et demeure un problème urgent. D’où vient ce malentendu ? La température moyenne à la surface de la Terre a augmenté moins vite durant la dernière décennie qu’au cours de la décennie précédente. Néanmoins, le terme de « pause » est trompeur, car la température a continué de croître ; il s’agit plutôt d’un ralentissement. Par ailleurs, des études récentes le mettent même en doute. Mais puisque le giec en tient compte, voyons ce que présage un tel ralentissement sur le réchauffement futur.

Le GIEC comme référence

J’ai mené plusieurs calculs pour apporter quelques éléments de réponse. Selon les résultats, si nous continuons à brûler des carburants fossiles au rythme actuel, la température franchira une limite correspondant à une catastrophe environnementale en 2036. La prétendue pause peut repousser cette échéance de quelques années, mais pas plus.

Ce que dit la crosse de hockey

Cette courbe a été très utilisée dans le débat sur le changement climatique. Dans son dernier rapport, le GIEC est remonté encore plus loin dans le temps et a conclu que le réchauffement récent est sans précédent depuis au moins 1 400 ans.

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Dossier Pour la Science N°89Climatologie

Climat : le faux espoir

L’essentiel :

 L’augmentation de température à la surface de la Terre aurait selon le giec un peu ralenti durant la dernière décennie.

 Mais le terme de « pause », souvent employé, est inapproprié. Qui plus est, elle ne serait pas avérée.

 De nouveaux calculs montrent que, au rythme actuel, le réchauffement global atteindra 2 °C en 2036, un niveau jugé dangereux.

 Afin que cette limite ne soit pas franchie, la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone devra rester inférieure à 405 parties par million.

En savoir plus :

T. R. Karl et al., Possible artifacts of data biases in the recent global surface warming hiatus, Science, vol. 348, pp. 1469-1472, 2015.

A. P. Schurer et al., Separating forced from chaotic climate variability over the past millennium, J. of Climate, vol. 26(18), pp. 6954-6973, 2013.

M. E. Mann, Defining dangerous anthropogenic interference, pnas, vol. 106(11), pp. 4065-4066, 2009.

M. E. Mann, The Hockey Stick and the Climate Wars, Columbia Univ. Press, 2012.

Manipuler le modèle utilisé par l’auteur : http://bit.ly/PLS-Mann

Source : https://www.pourlascience.fr/sd/climatologie/climat-pas-de-pause-pour-le-rechauffement-8706.php

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    Focus Climat - Le changement climatique : du fantasme à la réalité - Lundi 18 mars 2019 - Points experts – Document ‘CPR AM : CPR Asset Management’
    La problématique du réchauffement climatique est évoquée depuis de longues années, et fait souvent référence à un horizon encore lointain ; c’est en clair une problématique de long terme ! Sauf que le long terme s’est singulièrement rapproché et que l’on peut d’ores et déjà mesurer l’impact économique du changement climatique sur plusieurs économies majeures. La forte volatilité des taux de croissance du PIB dans certains pays trouve en effet une partie de son explication dans des évènements climatiques exceptionnels, dont la multiplication récente questionne. On retiendra ici la baisse de l’activité dans l’industrie allemande à l’automne 2018, qui peut trouver une explication dans les conditions climatiques exceptionnelles de l’été. On parlera également de l’impact non négligeable des conditions climatiques sur la croissance japonaise à l’été 2018. Le réchauffement climatique, dû à l’activité humaine, a d’énormes conséquences notamment sur le développement de certaines économies et précipite la transition entre deux modèles productifs ; les derniers développements observés en Chine en constituant une bonne illustration.

Comment peut-on mesurer l’impact sur la croissance du changement climatique et en quoi va-t-il affecter à terme les politiques monétaires ?

L’impact du changement climatique sur la macro-économie passe par plusieurs canaux. Le premier d’entre eux concerne les risques physiques directs. Ils sont liés à la hausse de la fréquence et de l’ampleur des évènements climatiques extrêmes, qui affectent les comportements des agents économiques et posent des questions de coûts d’assurance. Un deuxième niveau d’approche passe par les risques induits de responsabilité, liés aux impacts financiers des demandes de compensation de la part de ceux qui subissent des dommages dus au changement climatique. On pense ici à la société californienne Pacific Gas and Electric Company, qui s’est placée sous la protection de la loi des faillites du fait de demandes d’indemnisation massives par des victimes des incendies californiens des étés 2017 et 2018. Pour finir, il faut évoquer le risque macroéconomique lié à la transition entre deux modèles productifs, qui peut entraîner des ajustements chaotiques dans les secteurs fortement contributeurs au réchauffement climatique ou non-rentables dans un contexte de limitation d’émissions polluantes.

Le changement climatique est également susceptible d’affecter les prix des biens et services. Il a un impact direct sur celui des denrées alimentaires dans un premier temps. Mais il affectera plus largement la croissance, de même que l’allocation des ressources, en pesant sur le potentiel de croissance des pays. Dans ce contexte, il est certain que les banquiers centraux devront veiller sur les conséquences économiques du changement climatique. Et la politique monétaire devra jouer son rôle d’accompagnement du rééquilibrage progressif des structures de prix, en ligne avec son mandat de maintien de la stabilité des prix.

Pouvez-vous donner un exemple de l’impact du changement climatique sur la croissance économique ?

Si l’impact du changement climatique sur la croissance était déjà perceptible sur certaines économies émergentes et aux Etats-Unis, la nouveauté de 2018 c’est qu’il a touché des économies développées beaucoup plus proches de nous. Le 1er exemple que l’on pourrait prendre pour l’illustrer est celui de l’Allemagne, première puissance économique européenne et quatrième mondiale. 

En Allemagne, l’année 2018 a non seulement été la plus chaude depuis 1881, année où les données climatiques ont commencé à être mesurées de façon régulière, mais aussi celle où les précipitations ont été historiquement les plus faibles sur la période la plus pluvieuse de l’année entre juin et novembre.

Le manque de précipitations a conduit à une forte baisse du niveau des fleuves allemands et en particulier du Rhin. Cela a eu pour conséquence de réduire significativement le transport fluvial qui représente 10% du transport de marchandises en Allemagne et d’augmenter considérablement son coût en l’absence d’alternative. Plusieurs secteurs économiques ont été impactés par ces problèmes de transports. Les constructeurs automobiles qui comptent de nombreux sites de production le long du Rhin ont ainsi connu de fortes perturbations d’approvisionnement et de livraison. La production dans le secteur de la chimie, qui représente 8% du chiffre d’affaires de l’industrie allemande, a également été très affectée en octobre et novembre. Ce secteur utilise le Rhin pour le transport de marchandises mais également pour refroidir ses installations. Les restrictions sur les prélèvements d’eau à des fins de refroidissement décidées par les autorités a généré des ralentissements voire des arrêts de production. Enfin, la production des centrales hydroélectriques a également été touchée par le bas niveau du Rhin. Le think thank allemand, Institute for the World Economy, estime que l’ensemble des perturbations générées par le bas niveau du Rhin a couté 0,2% de croissance du PIB au 3ème trimestre et 0,1% au 4ème. Cela sous-entend que l’économie allemande ne se serait pas contractée au 3ème trimestre sans ces effets climatiques. Au-delà de la volatilité accrue des données de croissance, il faut retenir ici que le changement climatique obligera à adapter et repenser certaines infrastructures de production et de transport.

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 Dans quelles mesures peut-on rattacher la volatilité trimestrielle de la croissance japonaise au changement climatique ?

Au-delà des fluctuations usuellement observées dans la croissance du PIB, le chiffre du troisième trimestre 2018 a été particulièrement mauvais et a appelé beaucoup de commentaires, notamment de membres de la BOJ, qui ont déclaré que le « risque climatique » devenait prédominant. En effet, si l’archipel est fréquemment balayé par des tempêtes et autres typhons, l’année 2018 a été particulièrement violente. 14 évènements ont été enregistrés en 2018, générant pour 5 d’entre eux des pertes de plus d’un milliard de dollars. Au total, cela a représenté 34 Mds $ de pertes, soit 0,7 point de PIB. Ainsi en juillet, des pluies intenses ont provoqué des inondations, accompagnées dans certains cas de graves crues soudaines et de glissements de terrain dans un certain nombre de grandes villes, dont Hiroshima, Kyoto et Osaka. Ensuite, en septembre, deux tempêtes tropicales, Jebi et Trami, ont atteint le Japon, provoquant des dégâts considérables. Au-delà du coût des évènements climatiques, les conditions météorologiques très défavorables ont largement affecté la consommation des ménages, en recul de 0,2% sur le 3ème trimestre, alors même que les revenus progressaient. Les dépenses d’investissement ont également chuté, alors que la tendance été plutôt bien orientée, soutenue par la perspective des JO de 2020. Dernier point d’impact notable, les échanges avec l’extérieur ont été particulièrement affectés avec la destruction d’une partie des installations portuaire et aéroportuaire de la région d’Osaka. Les exportations ont baissé de 1,4% sur le seul 3ème trimestre et les importations de 0,7%. Au total, le PIB a baissé de 0,7% sur le 3ème trimestre. Ceci est non négligeable dans un environnement international qui s’est plutôt dégradé depuis et qui de fait n’a pas permis à l’économie japonaise de combler « cet accident » au trimestre suivant.

Plus généralement, pourrait-on expliquer certains changements économiques structurels sous l’angle d’une réponse au réchauffement climatique ?

Il nous semble que l’exemple actuel de la transformation très rapide du modèle économique chinois pourrait en effet illustrer de manière intéressante ce point de vue. S’il est indéniable que le vieillissement rapide de la population chinoise a motivé la mutation d’un modèle économique reposant sur les exportations de biens à bas coût vers une économie avancée reposant sur les services et la demande intérieure, impliquant la montée en gamme de l’industrie, le bilan environnemental calamiteux du pays pourrait également être mis en avant. En effet, le pays a développé à marche forcée une industrie lourde qui repose sur la seule énergie disponible, décision relevant de la politique isolationniste instaurée par le régime de Mao : le charbon, dont le pays dispose de 21% des réserves mondiales.

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La Chine paye ainsi un lourd tribut en termes d’émissions de CO2 et donc de pollution atmosphérique qui vient s’ajouter à la pollution des sols et de l’eau. Sur les 40 dernières années, la croissance du PIB a été en moyenne de 9,5% et les émissions de CO2 ont progressé de 5% par an, soit une multiplication par 7 des émissions.

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Une certaine « contestation sociale de cette pollution » émerge depuis quelques années, ce qui pousse les autorités à prendre le sujet en considération. Ainsi le 13ème plan quinquennal (2016-2020), celui d’une « nouvelle ère » selon la ligne officielle, compte le développement vert parmi ses 5 piliers (avec l’innovation, l’ouverture, la coordination, et le développement inclusif). Cela se traduit par des mesures de politiques économiques (fiscalité, subventions publiques, établissements des zones spéciales, investissements étrangers…) fixant une priorité à l’innovation et au développement des secteurs de haute technologie, moins énergivores, au détriment de la croissance de l’investissement en capital physique : c’est la stratégie du « Made in China 2025 ».

Enfin, certains secteurs en tant que forts contributeurs aux émissions de CO2, vont être confrontés à des changements technologiques majeurs pour faire face au défi du changement climatique. Dans le secteur automobile, le volontarisme de la Chine est très fort avec l’interdiction de commercialiser des véhicules à essence à horizon 2030-2040. En Europe, la Commission Européenne prévoit de réduire les émissions de CO2 de façon drastique à horizon 2030, ce qui devrait contraindre les constructeurs automobiles à investir dans la voiture électrique sous peine d’amendes. Que ce soit au niveau des Etats, des entreprises ou des secteurs, le changement climatique apparaît d’ores et déjà comme une variable avec un impact économique majeur.

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Laetitia Baldeschi, Responsable des études et de la stratégie et Juliette Cohen, Stratégiste chez CPR AM

CPR AM : CPR Asset Management© CPR AM - Contactez-nous

Source : https://www.cpr-am.fr/institutionnels/Common-Content/Actualites/France/2019/Experts/CPR-AM-Focus-Climat-Le-changement-climatique-du-fantasme-a-la-realite-18.03

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    Climat : Greta Thunberg dénonce « trente années de bla bla » - Par Le Parisien - Le 28 septembre 2021 à 14h52 – Document ‘Le Parisien’
    La jeune fille a fustigé une fois de plus ce mardi « l’inaction délibérée » des dirigeants mondiaux. Et ironisé sur son invitation à Milan pour « Youth4Climate », un rassemblement de jeunes du monde entier préalable à la COP26.

Photo - Greta Thunberg ce mardi à Milan (Italie). REUTERS/Flavio Lo Scalzo

La militante suédoise Greta Thunberg a dénoncé ce mardi les « trente années de bla bla » sur le climat des dirigeants du monde. « Il n’y a pas de planète B, il n’y a pas de planète bla bla, bla bla bla, bla bla bla, économie verte bla bla, neutralité carbone en 2050 bla bla » , a-t-elle déclaré à Milan (Italie). « C’est tout ce que nous entendons de la part de nos soi-disant dirigeants : des mots. Des mots qui sonnent bien mais qui n’ont mené à aucune action, nos espoirs et nos rêves noyés dans leurs mots et leurs promesses creuses », a-t-elle ajouté, qualifiant l’absence d’action « délibérée » des dirigeants mondiaux de « trahison des générations actuelles et futures ».

« Ils prétendent nous écouter, mais ce n’est pas le cas »

Dans le cadre d’un sommet « Youth4Climate », l’ONU, l’Italie et la présidence britannique de la COP26 ont invité à Milan pendant trois jours 400 jeunes de près de 200 pays, âgés de 15 à 29 ans, qui doivent préparer des propositions concrètes pour le climat qui seront transmises, à la fin de la semaine, aux ministres de l’environnement des 56 pays participant dans un mois à la conférence climat COP26. « Ils invitent des jeunes triés sur le volet à des réunions comme celle-ci et ils prétendent nous écouter, mais ce n’est pas le cas, ils ne nous écoutent pas, ils ne l’ont jamais fait », a fustigé Greta Thunberg à la tribune devant les organisateurs de l’événement.

Face aux discours politiques, la science ne ment pas, a martelé la jeune fille, égérie militante de toute une génération. Selon l’ONU, au rythme actuel, les émissions de carbone augmenteront de 16 % en neuf ans, alors qu’il faudrait les diminuer de moitié pour maintenir le réchauffement climatique sous la limite de 1,5°C, la limite validée par l’Accord de Paris. Selon la dernière évaluation de l’ONU publiée mi-septembre, le monde se dirige vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7°C, aux conséquences négatives nombreuses.

« Mais on peut changer les choses », a plaidé Greta Thunberg. « Nous pouvons encore renverser la vapeur, c’est tout à fait possible. Il faudra des réductions d’émissions annuelles immédiates et drastiques », a-t-elle notamment avancé. Et de conclure que « l’inaction intentionnelle de nos dirigeants est une trahison envers toutes les générations présentes et futures ».

Dans la rubrique Environnement :

Australie : 30% des koalas ont disparu ces trois dernières années

La Clusaz : bataille autour de la neige artificielle

Prévention des risques : 201 installations classées d’Ile-de-France épinglées par les inspecteurs de l’environnement

Actualités en direct et info en continu - Le Parisien

Fichier:Le Parisien - logo 2016.png — Wikipédia

Source : https://www.leparisien.fr/environnement/climat-greta-thunberg-denonce-trente-annees-de-bla-bla-28-09-2021-3YPYAU2BIREBPPUVX54H5VZJTA.php

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  • Enquête — Alternatives - Pour le climat, économiser l’énergie est indispensable - Hortense Chauvin (Reporterre) – Le 28 septembre 2021 à 09h14 Mis à jour le 29 septembre 2021 à 09h53
    Photo - [Partie 1/4] Le débat sur la politique énergétique se focalise en France sur une question secondaire : nucléaire ou renouvelables ? Car l’enjeu crucial est celui de la consommation énergétique. Et on ne pourra pas enrayer le changement climatique sans une politique déterminée pour économiser l’énergie et transformer nos modes de vie.

[1/4 Sobriété énergétique : la solution oubliée] La sobriété, un pilier de la transition écologique ? Un nombre grandissant d’experts et d’institutions l’exigent pour économiser l’énergie, pourtant la sobriété reste dans l’angle mort des pouvoirs publics. Sans transformations profondes de nos modes de vie, la France pourra-t-elle être à la hauteur des enjeux environnementaux ? Enquête sur une démarche prometteuse, mais marginalisée.

Éoliennes ou EPR, panneaux photovoltaïques ou fusion nucléaire… Les alertes scientifiques sur le réchauffement climatique se multiplient depuis les années 1970, et avec elle les débats médiatiques sur la meilleure manière de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Une question demeure pourtant en angle mort : celle des économies d’énergie. Sans sobriété, « on n’y arrivera pas », avertissait pourtant en juillet dernier Jean Jouzel, paléoclimatologue et ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Le concept de sobriété, prisé des philosophes antiques qui l’associaient au bonheur et à la sagesse, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt. Un nombre croissant d’intellectuels, d’associations et d’institutions (comme l’Ademe, l’Agence de la transition écologique) y voient l’un des éléments centraux d’une transition énergétique réussie, permettant de rompre avec « l’ébriété » de nos sociétés de surabondance.

Concrètement, la sobriété vise à réduire notre consommation d’énergie et de biens matériels par un changement en profondeur de nos comportements et de nos modes de vie. Elle s’inscrit dans une démarche collective, dans la mesure où elle remet en cause les habitudes de consommation qui « structurent » aujourd’hui nos sociétés industrialisées, comme l’écrit Luc Semal dans Sobriété énergétique — Contraintes matérielles, équité sociale et perspectives institutionnelles (éd. Quae). En nous affranchissant de désirs superflus, nous limiterions la pression que nous exerçons sur l’atmosphère et le vivant.

« Évidemment, elle s’adresse à ceux qui ont des modes de consommation irraisonnés et peuvent les réduire » , précise Anne Bringault, coordinatrice des opérations au Réseau Action Climat (RAC). Alors que 3,8 millions de personnes en France sont en situation de précarité énergétique, la sobriété est une affaire d’équité sociale, selon Barbara Nicoloso, directrice de l’association Virage Énergie et autrice du Petit traité de sobriété énergétique (éd. Charles Léopold Mayer). « L’idée, c’est de rééquilibrer les choses, d’arriver à une juste consommation : que les personnes consommant trop arrêtent de le faire, et que celles étant dans une situation délicate puissent satisfaire leurs besoins essentiels, dit-elle à Reporterre. Il faut penser l’énergie comme une ressource vitale devant être accessible à l’ensemble de la population. »

L’ingénieur énergéticien Thierry Salomon, également vice-président de l’association Négawatt, définit la sobriété comme une « intelligence de l’usage ». Il distingue quatre leviers d’économies d’énergie. La sobriété structurelle consiste à réorganiser nos activités et l’espace de manière à favoriser des usages peu énergivores (comme en réduisant la distance entre les lieux de travail, les commerces et les habitations). La sobriété dimensionnelle vise à réduire autant que possible la taille de nos équipements — faire ses courses avec un véhicule d’une tonne n’est par exemple pas indispensable, dans la mesure où un vélo cargo peut souvent faire l’affaire. La sobriété d’usage, elle, invite à modérer notre utilisation desdits équipements — éteindre les écrans publicitaires, limiter la vitesse sur la route ou réparer son téléphone plutôt que de le jeter sont autant de manières de réduire notre consommation, explique-t-il. La sobriété conviviale, enfin, relève d’une logique de « mutualisation des équipements et de leur utilisation » : partager sa tondeuse avec ses voisins, par exemple, permet de diviser par deux les nuisances environnementales que sa production génère.

Photo - Le vélo cargo, vis-à-vis de la voiture, permet par exemple de réduire la taille de ses équipements. Wikimedia Commons/CC BY 2.0/FaceMePLS

Ne pas confondre efficacité énergétique et sobriété

Le concept d’économies d’énergie ne doit pas être confondu avec l’efficacité énergétique, qui relève davantage de changements techniques. « Lorsque l’on parle d’efficacité, on conserve un même modèle de production, mais on consomme moins de kilowattheures (kWh) pour un même niveau de production. Avec la sobriété, on remet en cause le modèle », explique Pierre Galio, chef du service consommation responsable à l’Ademe. Lorsqu’une commune remplace ses lampadaires à incandescence par des lampadaires LED, par exemple, elle améliore l’efficacité de son éclairage public. L’alternative sobre consiste à les éteindre aux heures les moins fréquentées de la nuit. « Changer des ampoules ne demande pas un effort particulier, observe Patrick Behm, responsable du groupe de travail transition énergétique citoyenne au Labo de l’ESS et coauteur d’un rapport sur le sujet. La sobriété est bien plus complexe, car elle demande une remise en cause de nos modes de vie à la fois individuels et collectifs. »

Parce que l’efficacité énergétique ne requiert pas de changement de modèle, les décideurs placent souvent tous leurs espoirs en elle. Mais miser uniquement sur l’innovation technique pour réduire notre consommation d’énergie peut s’avérer illusoire. De manière générale, on observe en effet que l’énergie économisée grâce aux gains en efficacité est bien souvent reportée sur d’autres usages. C’est ce que l’on appelle « l’effet rebond ». « L’exemple classique, c’est la voiture, raconte Patrick Behm. Si l’on compare une 2CV des années 1960 à une voiture des années 2000, les deux consomment autant, alors que les moteurs thermiques ont beaucoup gagné en efficacité. Ces gains ont été compensés par le fait que nos voitures sont désormais plus lourdes et plus rapides. In fine, on consomme toujours autant de carburant. » C’est l’une des raisons pour lesquelles la sobriété est, selon lui, un passage obligé : « Sans elle, tous les efforts faits par ailleurs sont gommés. »

Photo - Éteindre les lampadaires aux heures les moins fréquentées de la nuit est une alternative sobre. Ici, au Louvre, à Paris. Flickr/CC BY 2.0/Serge Melki

Les associations Négawatt et Virage Énergie ont toutes deux chiffré le potentiel d’économies d’énergie rendues possibles par la sobriété. Selon Négawatt, elle réduirait de 28 % notre consommation énergétique d’ici à 2050. Les estimations de Virage Énergie, réalisées pour la région Nord-Pas-de-Calais, sont encore plus optimistes : l’efficacité et la sobriété pourraient, ensemble, réduire la demande énergétique entre 29 et 73 % à l’horizon 2050, en fonction de l’amplitude des changements de consommation et de production envisagés. La sobriété contribue pour moitié à la baisse modélisée par l’association.

« Il ne sera pas possible de réduire nos émissions de 45 % d’ici à 2030 uniquement par les énergies renouvelables. »

En dépit des économies d’énergie importantes qu’elle permet, la sobriété est parfois regardée avec circonspection. Ne suffirait-il pas de produire autant d’énergie qu’aujourd’hui, mais de manière décarbonée ? La réalité est plus complexe, prévient Charles-Adrien Louis, cofondateur de B&L Évolution. En 2019, ce cabinet de conseil en transition écologique avait publié une étude saisissante, détaillant à quelles conditions il serait possible de limiter l’augmentation de la température globale à 1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle : interdiction de certaines lignes aériennes internes, réduction de la température de chauffage, interdiction à la vente des grands écrans, etc. L’étude montrait qu’atteindre un tel objectif impliquait nécessairement un virage radical dans notre manière de vivre et de consommer.

« Il ne sera pas possible de réduire nos émissions de 45 % d’ici à 2030 [comme le recommande le Giec] uniquement par les énergies renouvelables. Il faut de la sobriété », estime Charles-Adrien Louis. Pour rappel, en 2019, près de la moitié (47 %) du bouquet énergétique primaire français provenait encore de sources fossiles (pétrole, charbon et gaz). Il serait « impossible », selon Patrick Behm, de décarboner cette part importante de notre mix énergétique en seulement dix ans sans transformer en parallèle notre modèle économique et nos modes de vie.

La capacité de la machine industrielle mondiale est le principal facteur limitant, selon Charles-Adrien Louis. « Une éolienne, ce n’est pas qu’une décision politique, c’est aussi du béton à couler, des matériaux plus ou moins rares à chercher, à assembler et à connecter à un réseau électrique, rappelle-t-il. Nous n’avons pas les ressources techniques, physiques et humaines pour installer des milliards de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes en un laps de temps aussi court. » 

Photo - Il sera difficile d’installer un très grand nombre d’éoliennes. Ici à Palm Springs, en Californie. Publicdomainpictures.net/CC0 Public Domain/Linnaea Mallette

Le nucléaire n’est pas non plus une solution magique. Outre le problème des déchets et des risques d’accident, la construction de centrales prend du temps. Dix ans, au bas mot. Trop, compte tenu des échéances climatiques. « Que le monde soit 100 % nucléaire, c’est infaisable à court terme », estime l’ingénieur de formation.

Ce problème de temporalité est particulièrement accru dans les secteurs de l’industrie et du transport, qui sont encore très dépendants des sources d’énergie fossile. « Les usines ne sont pas capables de remplacer 100 % des véhicules en une année, précise Charles-Adrien Louis. Même si tous les gouvernements interdisaient aujourd’hui la vente de véhicules thermiques, changer l’appareil industriel, fabriquer les batteries des véhicules électriques et renouveler l’ensemble de la flotte prendrait plus de vingt ans. » Quant au secteur aérien, au transport maritime et aux poids lourds, les alternatives décarbonées ne sont encore qu’à l’état embryonnaire. « À court et moyen terme, il n’y a pas forcément de solution, et les alternatives sont plus chères », indique Aurélien Bigo, chercheur spécialiste de la transition énergétique des transports.

La sobriété peut également agir sur les besoins

En réduisant notre consommation à la source, la sobriété pourrait faciliter la transition vers un système neutre en carbone. Son importance est d’ailleurs reconnue par le Réseau de transport d’électricité (RTE) : dans un rapport publié en juin, il notait qu’une plus grande sobriété permettrait « de relâcher la pression sur le rythme nécessaire de développement des énergies bas carbone ». L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estimait quant à elle dans un rapport récent que, sans changements de comportement, les efforts « d’ores et déjà sans précédent à fournir pour développer les technologies bas carbone » devraient devenir encore plus intenses… et donc difficiles à tenir.

La sobriété ne se justifie cependant pas uniquement par l’urgence climatique. « Imaginons que nous parvenions à décarboner totalement notre système actuel. Aurions-nous pour autant résolu la crise écologique, le problème de la dégradation de la qualité des sols, la pollution occasionnée par les activités minières, l’effondrement de la biodiversité ? Non », rappelle Éric Vidalenc, spécialiste des questions énergétiques à l’Ademe et auteur d’un blog spécialisé sur le sujet. Substituer une source d’énergie à une autre, sans remettre en cause notre système productif, ne ferait selon lui que « déplacer le problème ». L’emprise territoriale des énergies renouvelables, par exemple, pourrait atteindre des niveaux peu soutenables pour le reste du vivant si la demande en énergie continue de croître à un rythme effréné, observe Thierry Salomon.

Notre modèle économique repose sur un niveau délétère d’extraction des ressources naturelles

« Il n’y a pas que le problème du changement climatique, il y a aussi la crise de la biodiversité, confirme Patrick Behm. Ce problème-là a démarré bien avant la crise climatique, et son principal facteur est la pression de plus en plus forte que les humains exercent sur les espaces. » Que l’énergie soit d’origine fossile, nucléaire ou renouvelable, notre modèle économique repose sur un niveau d’extraction des ressources naturelles délétère. D’où la nécessité de réduire nos besoins en amont.

Le caractère fini des ressources nécessaires au maintien de notre société d’abondance pose également question. Certains métaux indispensables à la production des éoliennes, des batteries et des puces électroniques présentent ainsi un risque élevé de pénurie d’approvisionnement, rappelle Barbara Nicoloso. L’ère de la surabondance nous a fait croire à la toute-puissance, dit-elle, mais les limites de notre vaisseau Terre nous rattrapent inexorablement. C’est l’une des raisons pour lesquelles la sobriété est incontournable, selon le professeur de sciences politiques à AgroParisTech Bruno Villalba. Qu’elle soit organisée ou subie, dit-il, « nous n’y échapperons pas » .

• Deuxième volet de l’enquête à lire… demain

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