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"Des chercheurs scientifiques démontrent que l’agriculture biologique peut largement alimenter le monde" par le Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
jeudi 6 septembre 2007 par Ho Dr Mae-Wan

Agriculture biologique - Economie rurale

Des chercheurs scientifiques démontrent que l’agriculture biologique peut largement alimenter le monde

Une étude complète et approfondie met fin aux idées erronées selon lesquelles l’agriculture biologique ne peut pas nourrir tout le monde, parce qu’elle aboutirait à de trop faibles rendements et que les fertilisants organiques seraient insuffisants, nous rappelle le Dr. Mae-Wan Ho

Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 06/09/2007

Une version entièrement référencée de cet article, en anglais et intitulé Scientists Find Organic Agriculture Can Feed the World & More est accessible sur le site suivant : www.i-sis.org.uk/organicagriculturefeedtheworld.php

Une version électronique de ce rapport, ou de n’importe quel autre rapport émanant de l’ ISIS, avec toutes les références bibliographiques, peuvent être expédiées sur demande effectuée par messagerie électronique, moyennant une participation de 3,50 £.

S’adresser à : report@i-sis.org.uk

 Des scientifiques réfutent des idées communes mais fausses, au sujet de l’agriculture biologique

Deux objections sont habituellement avancées contre l’affirmation que l’agriculture biologique peut alimenter tout le monde. Les opposants à l’agriculture biologique, proclament que celle-ci n’assure que de faibles rendements et qu’il n’y a pas assez de fertilisants organiques pour assurer des rendements substantiels.

Une équipe de chercheurs scientifiques dirigés par Catherine Badgley de l’ Université du Michigan Ann Harbor, aux Etats-Unis, a maintenant réfuté ces idées largement répandues, mais fausses, au sujet d’agriculture biologique. Cette dernière donne des rendements qui sont en gros comparables à l’agriculture conventionnelle dans les pays développés, d’une part, et des rendements beaucoup plus élevés dans les pays en voie de développement, d’autre part ; par ailleurs, des quantités plus que suffisantes d’azote peuvent être fournies par la fixation symbiotique dans le sol en employant simplement des engrais verts [1].

L’équipe de recherche a comparé les rendements obtenus en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle (y compris une production alimentaire à basse intensité) à travers 293 exemples ; elle a estimé le rapport moyen des rendements (biologique ou conventionnel) de différentes catégories de productions alimentaires dans divers pays développés ou de pays en développement.

Avec les rapports moyens des rendements, les chercheurs ont modélisé les approvisionnements alimentaires mondiaux qui pourraient être assurés selon les principes de l’agriculture biologique dans les bassins de production actuels. Les résultats indiquent que les méthodes biologiques pourraient produire assez de nourriture pour soutenir la population humaine actuelle et, potentiellement, une population encore plus grande, sans augmenter les surfaces agricoles de base.

Ils ont également estimé la quantité d’azote potentiellement fournie par la fixation biologique de l’azote par des légumineuses utilisées comme plantes de couverture. Les données des agroécosystèmes tempérés et tropicaux suggèrent qu’ils pourraient fixer assez d’azote pour remplacer tous les engrais synthétiques actuellement utilisés.

Le rapport conclut : « Ces résultats indiquent que l’agriculture biologique a le potentiel de contribuer tout à fait largement aux approvisionnements alimentaires mondiaux, tout en réduisant les incidences nuisibles sur l’environnement de l’agriculture conventionnelle. »

 Le prix à payer pour la révolution verte

Les chercheurs tiennent à préciser tout d’abord que la Révolution Verte a été une réalisation technologique sensationnelle : avec un doublement de la population mondiale au cours des 50 dernières années, une nourriture largement suffisante a été produite pour répondre aux exigences caloriques de tous les habitants, si les produits alimentaires avaient été distribués plus équitablement.

Cependant, il y a une grande incertitude pour le futur, étant donné la projection de 9 à 10 milliards dans la population humaine d’ici 2050 et les tendances mondiales de la consommation croissante de viandes (exigeant beaucoup plus de grains), tandis que les récoltes des espèces céréalières diminuent. Les chercheurs n’ont pas mentionné la pression additionnelle sur la production agricole qui est exercée par la demande croissante en biocarburants [2] (Biofuels : Biodevastation, Hunger & False Carbon Credits, SiS 33 ; la version en français s’intitule "Biocarburants : dévastation biologique, famines et crédits de carbone faussés" et elle est accessible sur le site suivant : www.i-sis.org.uk/BiofuelsBiodevastationHungerfr.php

Cette pression des biocarburants sur les productions agricoles a déjà créé dans le monde entier « une crise imminente qui menace les productions alimentaires », comme John Vidal le rapporte en détail dans le journal The Guardian [3]. Les manifestations climatiques extrêmes - sécheresses et inondations - qui résultent du réchauffement planétaire, aggravent très certainement cet état de fait.
Une grande partie de la réduction actuelle des récoltes de céréales est due à la dégradation environnementale qui s’est manifestée au cours des décennies de pratiques agricoles non soutenables de la Révolution Verte : érosion massive de sol, perte de la fertilité du sol, perte de territoires agricoles par la salinité, épuisement des nappes aquifères et résistance accrue des ennemis des cultures.

D’autres conséquences de la Révolution Verte sur l’environnement incluent la contamination des eaux de surface et des eaux souterraines, le dégagement des gaz à effet de serre (particulièrement par le déboisement et la conversion en surfaces agricoles cultivées), ainsi que la perte de la biodiversité.

Beaucoup ont argué du fait que des méthodes plus soutenables de productions alimentaires sont essentielles. Notamment, l’ISP, Independant Science Panel, le Jury pour une Science Indépendante, composé de dizaines de chercheurs scientifiques travaillant dans de nombreux pays du monde, ont publié en 2003 un rapport qui réclamait un passage systématique vers l’agriculture soutenable et biologique [4] (The Case for A GM-Free Sustainable World) ; le texte en français intitulé "Le plaidoyer en faveur d’un monde soutenable sans OGM" est accessible à partir du site suivant : http://www.indsp.org/

Ce n’est pas une simple coïncidence si ceux qui se sont le plus opposé à l’agriculture biologique, sont également les défenseurs les plus fervents des plantes modifiées génétiquement et ceux qui voient l’augmentation récente de la demande pour les biocarburants, comme une autre opportunité pour favoriser une technologie qui n’a malheureusement pas jusqu’ici tenu ses promesses au cours des 30 dernières années, alors que l’évidence de risques sanitaires sérieux continuent d’apparaître [5] (No to GMOs, No to GM Science, SiS 35) ; la version en français intitulée "Stop aux OGM et stop aux recherches sur les modifications génétiques ! " est accessible sur le site suivant : http://www.i-sis.org.uk/NoToGMOsfr.php

 Il existe une grande variété de modes de mise en pratique de l’agriculture biologique

Les exemples d’agriculture biologique qui ont été passés en revue, par l’équipe de l’université du Michigan, couvrent une gamme étendue d’exploitations agricoles qui sont classées comme agroécologiques, soutenables ou écologiques, mais pas nécessairement en agriculture biologique certifiée. Ils reposent sur des processus naturels des cycles des éléments nutritifs ; ils excluent ou emploient rarement des pesticides synthétiques et ils sont attentifs au maintien et à la régénération des sols. Les pratiques agricoles concernées incluent les plantes de couverture, l’application de fertilisants organiques, le compostage, la rotation des cultures, les cultures intercalaires et le contrôle des parasites et ennemis des cultures par des méthodes de lutte biologique.

Les 293 études qui ont été passées en revue se composent de 160 cas qui comparaient les méthodes de l’agriculture biologique avec les modes de productions conventionnelles et 133 cas dans lesquels l’agriculture biologique était comparée avec moins d’intensification des productions.

La plupart des études qui ont été passées en revue proviennent de la littérature scientifique publiée avec l’assentiment des comités de lecture, une petite partie provient de comptes-rendus de conférences et séminaires, des rapports techniques ou encore du site Web d’un centre de recherches agricoles. Elles s’étendent certains cas basés sur une seule saison de culture, jusqu’à une période d’exploitation qui s’étend sur 20 ans. Quelques exemples sont basés sur des rendements enregistrés avant et après la conversion à l’agriculture biologique sur la même ferme.
Pour estimer les approvisionnements alimentaires mondiaux de l’agriculture biologique, les rapports moyens des rendements de l’agriculture biologiques, qui sont comparés à ceux de l’agriculture conventionnelle, sont appliqués aux valeurs courantes des productions alimentaires, moins les pertes qui sont enregistrées après les récoltes, à partir de la base de données de la FAO pour l’année 2001.

 Les rendements en agriculture biologique dépassent ceux de l’agriculture conventionnelle

Les rapports de rendement sont récapitulés dans le tableau 1 et sont groupés dans 10 catégories qui couvrent les principales productions végétales et animales qui composent les régimes alimentaires des êtres humains.

Tableau 1.
Rapports de rendement entre agriculture biologique et agriculture conventionnelle (voir pièce jointe en pdf)

Comme on peut le voir, les rendements moyens de l’agriculture biologique et de l’agriculture non biologique sont à peu près identiques dans les pays développés (B), mais c’est dans les pays en voie de développement (C) que les gains de l’agriculture biologique sont les plus évidents : là où précisément les besoins alimentaires sont les plus importants et où les agriculteurs ne peuvent justement pas se payer les engrais et les pesticides de synthèse qui sont trop onéreux.

Les rapports de rendements, entre l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle, se situent dans la plage de 1,6 à 4,0. Le rapport moyen pour tous les produits alimentaires au niveau mondial est de 1,3.

 L’agriculture biologique peut fournir largement plus d’aliments qu’il n’en faut pour nourrir tout le monde

L’équipe de recherche a établi deux modèles de production alimentaire au niveau mondial. Le modèle 1 est conservateur et il applique les rapports de rendement qui dérivent des études effectuées dans les pays développés, à la totalité des surfaces agricoles utiles au plan mondial. Le modèle 2, plus réaliste, applique les rapports de rendement déterminés pour les pays développés et pour les pays en voie de développement, pour chacune des zones concernées par ces modes de production

Les calories par habitant, résultant des modèles étudiés, sont estimées en multipliant les rendements moyens, par des évaluations de la FAO qui concernent le contenu calorifique dans la catégorie d’aliment concernée.

La quantité de nourriture disponible dans le modèle 1 est plus ou moins la même que celle qui est disponible actuellement. Le gain principal est obtenu en réduisant les intrants massifs d’énergie et de combustibles et carburants fossiles, et en évitant tous les dommages collatéraux de l’agriculture conventionnelle. Il résulte du modèle 2, des gains réels qui vont de 1,3 à 2,9 fois le montant total qui résulte de l’addition des divers aliments disponibles.
Les deux modèles prouvent que l’agriculture biologique pourrait supporter la population humaine actuelle.

En termes d’apport calorique quotidien, les approvisionnements alimentaires actuels du monde, après défalcation des pertes après récolte, fournissent 2.786 kcal/jour par habitant. La moyenne des besoins pour un adulte en bonne santé se situe entre 2.200 et 2.500.

Le modèle 1 assure 2.641 kcal/jour, au-dessus du niveau recommandé (soit 94.8 pour cent du niveau actuel). Le modèle 2 assure 4.381 kcal/jour, soit encore 157,3 pour cent de ce qui est actuellement disponible. Ainsi, les productions de l’agriculture biologique ont le potentiel de supporter une population humaine sensiblement plus grande que celle qui existe aujourd’hui.

 La fixation symbiotique de l’azote peut fournir largement plus de nitrates que les cultures n’en ont besoin

Pour les productions agricoles et dans la plupart des secteurs, la principale limitation, parmi les macroéléments, est l’azote.

Les apports en azote dans l’agriculture biologique proviennent des résidus de récolte, des fumiers et des lisiers des animaux, des matières compostées et de l’azote N qui est fixé biologiquement par les légumineuses (engrais vert). Sous les tropiques, les légumineuses cultivées entre les semis et des plantations d’autres plantes, peuvent fixer des quantités substantielles d’azote en une période de 40 à 60 jours.

L’évaluation de l’azote disponible globalement est déterminée à partir des taux de disponibilité d’azote ou de l’équivalence en engrais azotés qui ont été rapportée dans 77 études : 33 pour les régions tempérées et 44 pour les tropiques, y compris trois à partir des régions arides et 18 qui concernent la production de riz brut, non décortiqué.

Les disponibilités en azote, en kg/ha, sont obtenues à partir des études, soit en tant que valeur de remplacement du fertilisants, (c’est-à-dire la quantité d’engrais azoté requise pour réaliser des rendements équivalents à ceux obtenus en utilisant l’azote N des plantes de couverture), soit à partir du calcul qui considère que 66 pour cent de azote N fixé par une plante de couverture, deviennent disponibles pour son assimilation par les plantes pendant les périodes de croissance qui suivent celle de la plante de couverture.

En 2001, l’utilisation mondiale des engrais azotés de synthèse était de 82 millions de tonnes. La quantité d’azote N fixé par les cultures de légumineuses additionnelles, utilisées comme source de fertilisant, est de 140 millions de tonnes, sur la base d’une disponibilité moyenne en azote N de 102,8 kilogrammes d’azote N/ha (les disponibilités moyenne en azote N des régions tempérées et tropicales sont respectivement de 95,1 kg et de 108,6kg/ha d’azote N).

Ceci correspond à 171 pour cent de l’azote de synthèse qui est utilisé actuellement au niveau mondial, soit 58 millions de tonnes de plus. Même aux Etats-Unis où l’agriculture conventionnelle est prédominante, l’évaluation montre un excédent d’azote N disponible par l’utilisation additionnelle des plantes de couverture à base de légumineuses entre les périodes normales d’emblavements.

Dans les régions tempérées, les plantes de couverture d’hiver se développent bien en automne après les récoltes, ainsi qu’en fin d’hiver et début de printemps, avant la mise en culture des principales plantes vivrières de la belle saison.

Des recherches conduites à l’Institut Rodale en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, ont prouvé que le trèfle violet et la vesce velue, employées comme plantes de couverture pendant l’hiver dans une rotation avoine/blé-maïs-soja, et sans apports supplémentaires d’engrais, ont réalisé des rendements comparables à ceux qui étaient enregistrés dans les cultures conventionnelles, prises comme terme de comparaison [6].

Le système de la ferme expérimentale de l’Institut Rodale emploie des plantes de couverture de la famille des légumineuses qui sont mises en culture tous les trois ans, entre les cultures principales, comme seule source de fertilisation azotée ; les autres années, des plantes de couverture d’hiver autres que des légumineuses sont employées pour maintenir la qualité et la fertilité de sol et pour supprimer des espèces d’herbes adventices, qui concurrencent les cultures.

Dans des régions tropicales arides et semi-arides, où l’eau est limitée entre les périodes de production végétale, des engrais verts résistants à la sécheresse, tels que les pois d’Ambrevade (pigeon pea en anglais) ou l’arachide, peuvent être employés pour fixer l’azote N. Il a été montré que l’emploi de plantes de couverture dans les zones arides avait la capacité d’augmenter la rétention de l’humidité dans le sol.

Ces évaluations de l’azote N disponible n’incluent pas d’autres pratiques qui peuvent encore augmenter la fixation biologique de l’azote, telles que celles des cultures intercalaires, les semis de légumineuses dans des bandes ente les cultures, une rotation avec du bétail et des plantes annuelles, ainsi que celles de l’inoculation dans le sol avec des agents de fixation libre de l’azote dans le sol. En outre, une rotation avec des espèces cultivées de la famille des légumineuses, telles que des légumineuses consommées en gousses ou en graines, du soja ou de l’arachide, peut apporter jusqu’à au moins 75 kg d’azote N/ha, ce qui peut bénéficier aux céréales qui vont suivre les légumineuses dans l’assolement.

  Les perspectives prometteuses et les défis qui nous attendent

Les implications de l’Université de l’étude du Michigan sont importantes. Les résultats indiquent que même avec des évaluations plutôt conservatrices, aucune extension des surfaces agricoles utiles n’est nécessaire pour mettre en culture et récolter assez de produits alimentaires pour nourrir le monde, si nous devions passer à l’agriculture biologique et qu’assez d’azote N provenant de la fixation biologique disponible, peut être obtenu pour remplacer entièrement l’utilisation actuelle des engrais azotés de synthèse.

Il y a de nombreux autres avantages à un changement pour passer à l’agriculture biologique, qui ne sont pas mentionnés dans la publication, mais qui sont bien décrits dans le rapport du Jury pour uns Science Indépendante et ailleurs. (Voir également [7] FAO Promotes Organic Agriculture, SiS 36 ; la version en français s’intitule "La FAO promeut l’agriculture biologique").

Les plus grands avantages de l’agriculture biologique résultent des bénéfices sur la santé publique et sur l’environnement, qui sont estimés à plus de 59,6 milliards de $ chaque année aux Etats-Unis [6, 8] (Organic Agriculture Enters Mainstream, Organic Yields on Par with Conventional & Ahead during Drought Years, SiS 28).

Un autre aspect réside dans la question principale qui concerne la sécurité alimentaire. Les résultats de l’Institut Rodale confirment également que la gestion biologique maintient plus d’éléments nutritifs, plus de carbone organique et plus d’humidité dans le sol, ce qui permet aux cultures biologiques de mieux résister aux stress climatiques.

Ainsi, il n’est pas étonnant de constater, qu’alors que les rendements de l’agriculture biologique sont comparables à ceux de l’agriculture conventionnelle pendant les années normales [du point de vue climatique], ils sont bien supérieurs pendant les années de sécheresse [6, 8].

Il y a, avec l’agriculture biologique, une épargne substantielle sur les émissions de carbone et sur la consommation des combustibles et des carburants fossiles, pour atténuer le changement climatique, simplement par le fait d’éliminer des pesticides et des engrais de synthèse, sans oublier de mentionner le carbone supplémentaire qui est séquestré dans les terres qui sont conduites en biologique.

L’étude en question n’a même pas considéré toutes les options qui existent du côté des énergies renouvelables [9] (Which Energy ?, ISIS Report) ou des systèmes d’exploitation agricole qui transforment les déchets en nourritures et en ressources énergétiques, permettant, de ce fait tout à fait, l’élimination possible des ressources énergétiques fossiles [10] (How to Beat Climate Change & Be Food and Energy Rich - Dream Farm 2, ISIS Report) ; la version en français est intitulée "Energie - Comment être bien pourvus en carburants et en combustibles, ainsi qu’en nourritures, malgré le changement climatique" ; elle est accessible sur le site suivant : www.i-sis.org.uk/pdf/HTBFAFRUCCFR.pdf
[On peut également se reporter à l’article sur le site suivant : www.indsp.org/pdf/DreamFarm-2-FR.pdf ]

Cette étude ne mentionne pas non plus les nombreux avantages que l’on peut attendre, de l’agriculture biologique, sur les plns sociaux, économiques et sanitaires [4, 7].

Le dossier pour un passage global et systématique à l’agriculture biologique n’est jamais apparu plus convainquant et plus urgent qu’aujourd’hui.
L’équipe des chercheurs de l’Université du Michigan voient de nombreux défis et de difficultés pour mettre en application ce passage complet vers l’agriculture biologique ; toutefois cette voie est très prometteuse..

La pratique de l’agriculture biologique à grande échelle requière l’appui des établissements de recherches qui se consacrent aux méthodes agroécologiques, pour la gestion de la fertilité du sol et des problèmes rencontrés à cause des maladies et des ennemis des cultures ; ces méthodes demandant également une forte action de vulgarisation, de la recherche vers les applications pratiques, ainsi qu’un engagement du public.

En outre, l’engagement et l’appui fort des gouvernements sont nécessaires, ainsi que des changements politiques, qui favorisent et encouragent un passage vers l’agriculture biologique et soutenable au niveau mondial [11].
Il est surtout temps de mettre en sourdine la discussion sur la question de savoir si l’agriculture biologique peut apporter une contribution substantielle aux approvisionnements alimentaires dans le monde.

A la place, nous devrions plutôt discuter de la répartition des allocations de ressources et des budgets qui doivent être accordés pour les travaux de recherche sur les productions alimentaires agroécologiques, pour la création d’incitations pour les fermiers et les exploitations agricoles, pour les producteurs agricoles et pour les consommateurs, ainsi que pour les politiques au niveau national et international, afin de favoriser et de faciliter cette transition au niveau mondial.


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