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"N’étant pas encore sur la voie de la transition, le monde doit faire des efforts de transition considérables dans de brefs délais pour contenir le réchauffement par une décarbonation très radicale, avec un rôle accru des collectivités locales et le maintien en place des écosystèmes vulnérables" par Jacques Hallard

dimanche 16 janvier 2022, par Hallard Jacques


ISIAS Climat Décarbonation Transition Collectivités locales

N’étant pas encore sur la voie de la transition, le monde doit faire des efforts de transition considérables dans de brefs délais pour contenir le réchauffement par une décarbonation très radicale, avec un rôle accru des collectivités locales et le maintien en place des écosystèmes vulnérables

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site JH2022-01-15T19:07:00J

JH2022-01-15T19:07:00J

ISIAS – 15/01/2022

Plan du document : Définitions préliminaires Introduction Sommaire {{}}Auteur


Définitions préliminaires

Contenu :

Collectivité locale

Décarbonation

Ecosystème dit ’vulnérable’

Transitions

Décarbonation



Collectivité locale ou collectivité territoriale – En France, « Une autorité publique distincte de l’État. Chaque collectivité (commune, département, région) est dotée d’un exécutif et d’une assemblée délibérante élue au suffrage universel. Elle exerce librement ses prérogatives en complément de l’action de l’État. La création de collectivités territoriales s’inscrit dans une démarche de décentralisation du pouvoir de décision de l’État. L’État transfère des compétences et des moyens (budget, personnel...) à des entités distinctes. Ces entités possèdent une base territoriale et sont administrées par des conseils élus au suffrage universel. Les collectivités territoriales, au même titre que l’État ou les établissements publics, sont des personnes morales de droit public… » - « C’est la loi qui détermine les compétences des collectivités territoriales, et non les collectivités elles-mêmes. Elles ne possèdent que des compétences administratives, ce qui leur interdit de disposer de compétences étatiques comme édicter des lois ou rendre la justice. Les communes délibèrent sur toutes les questions qui concernent la commune, c’est la clause générale de compétences. Les autres collectivités (département, région, collectivité à statut particulier…) ont des compétences listées par la loi… » - Lire l’ensemble de cet article sur : https://www.vie-publique.fr/fiches/19604-quest-ce-quune-collectivite-territoriale-ou-collectivite-locale

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Décarbonation – « L’ensemble des mesures permettant à un secteur d’économie, une entité – Etat ou entreprise – de réduire son empreinte carbone, c’est-à-dire ses émissions de gaz à effet de serre, dioxyde de carbone (CO2) et méthane (CH4) principalement, afin de limiter l’impact sur le climat… » - « De très nombreux pays dans le monde sont engagés dans une démarche de décarbonation, thème central des échanges lors de la COP26. La France, à l’instar de l’Union européenne, vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Cela signifie que les pouvoirs publics souhaitent atteindre un équilibre entre les émissions de carbone liées aux activités humaines et l’absorption du carbone de l’atmosphère, rendue possible par les puits de carbone comme les forêts par exemple. La feuille de route du Gouvernement est portée par la « Stratégie nationale bas carbone », initiée en 2015 et révisée en 2018-2019, qui fixe les principales orientations pour réussir la transition vers une économie bas-carbone. Et, forcément, le monde industriel est invité à se mobiliser. Pour inciter les acteurs du secteur à accélérer leur décarbonation, la France a notamment débloqué des subventions pour presque 3 milliards d’euros dans le cadre du Plan de relance. Cette somme soutient notamment les investissements industriels dans les domaines de l’efficacité énergétique ou de l’électrification permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre… » - Voir la suite de cet extrait, notamment les principales solutions pour décarboner sur ce site : https://www.engie.com/news/decarbonation-definition

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Ecosystème – « C’est, en écologie, un ensemble formé par une communauté d’êtres vivants en interaction (biocénose) avec son environnement (biotope). Les composants de l’écosystème développent un dense réseau de dépendances, d’échanges d’énergie, d’information et de matière permettant le maintien et le développement de la vie1. Un écosystème transformé par l’Homme dans le but de nourrir, c’est-à-dire dans un contexte agricole s’appelle un agrosystème (ou agroécosystème). Le terme fut forgé au XXe siècle pour désigner l’unité de base de la nature, dans laquelle les êtres vivants interagissent entre eux et avec leur habitat2. La notion d’écosystème regroupe toutes les échelles : de la Terre au simple caillou en passant par la flaque d’eau, la prairie, la forêt, et les organismes vivants eux-mêmes. Chacun constitue un écosystème à part entière. Dans chaque écosystème se trouve un ou plusieurs réseaux trophiques (ou « chaînes alimentaires »). Les zones de transition entre deux écosystèmes sont nommées écotones. Des concepts modélisateurs utilisent l’approche écosystémique pour mettre l’accent sur les processus d’un composant de l’écosystème (géosystème pour le sol, hydrosystème pour l’eau libre, sylvosystème pour les forêts, agroécosystème pour les activités agricoles)… ».- Se reporter à l’article complet suivant : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cosyst%C3%A8me

Ecosystème dit ’vulnérable’ - Lorsque les meilleures preuves disponibles indiquent qu’il répond à l’un des critères A à E et qu’il correspond donc comme présentant un risque élevé d’effondrement (Source : Lignes directrices pour l’application des catégories et critères de la Liste rouge des écosystèmes de l’UICN, 2016).

Vulnérabilité des écosystèmes - Désigne l’exposition à des imprévus et à du stress ainsi que la difficulté à y faire face. Source : Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire

https://www.greenfacts.org/images/icon/ico_pdf.gif Glossary, traduit par ‘GreenFacts’ – « Le terme englobe trois dimensions majeures : l’exposition à des stress, des perturbations et des chocs ; la sensibilité de personnes, d’endroits, d’écosystèmes et d’espèces au stress ou aux perturbations, en ce compris leur capacité à anticiper et à gérer ce stress et la résistance des personnes, endroits, écosystèmes et espèces exposés en termes de leur capacité à absorber les chocs et les perturbations tout en continuant à fonctionner ». - Source : Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire

https://www.greenfacts.org/images/icon/ico_pdf.gif Glossary, traduit par ‘GreenFacts’ – Référence : https://www.greenfacts.org/fr/glossaire/tuv/vulnerabilite.htm

Voir également : Indicateurs de vulnérabilité d’un territoire au changement ... -https://www.ademe.fr › files › assets › documents –PDF – « Définition de l’IFEN, reprise dans « Indicateurs régionaux d’efficacité en CO2 et de développement des énergies renouvelables », Cahier technique, ADEME ...

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Transition – « Au sens premier, une transition est un passage d’un état à un autre. On peut l’envisager un peu plus précisément comme un changement systémique qui entraîne de profondes recompositions spatiales. La transition connote l’idée de progressivité, de changement graduel ; mais une transition peut comporter des ruptures. Menée à son terme, une transition peut être radicale, au sens ou la logique d’organisation, la structuration, les interactions entre les éléments du système d’arrivée peuvent être radicalement différentes de celles du système de départ. Le terme de transition porte également l’idée d’un changement complexe car systémique, englobant, généralisé, qui concerne tout le monde et tous les secteurs sur un espace donné (que celui-ci soit d’échelle locale, régionale ou mondiale)… » - Lire tout l’article sur ce site : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/transition

Transition énergétique et climatique –« Le changement climatique constitue un défi sans précédent pour l’humanité. Ses effets sont perceptibles et s’intensifient de jour en jour avec des risques accrus de dommages matériels, de pertes humaines, d’impacts sur les chaînes d’approvisionnement et les infrastructures, de baisse de rendements agricoles, etc… » - A lire en totalité sur ce site : https://www2.deloitte.com/fr/fr/pages/sustainability-services/solutions/transition-energetique-et-climatique.html

Voir également les documents officiels : Transition énergétique & bas carbone -https://www.ecologie.gouv.fr › politiques › transition-e...-

Transition écologique –« Concept élaboré par Rob Hopkins1, qui regroupe un ensemble de principes et de pratiques formés à partir des expérimentations et des observations d’individus, de groupes, de villages, villes ou communes, lorsqu’ils ont commencé à travailler sur les problématiques de résilience locale, d’économie en boucle et de réduction des émissions de CO2. Ces principes ont été déclinés dans les domaines de l’agriculture (permaculture), des usages dans les villes (avec le mouvement des villes en transition) ou plus généralement avec le principe de résilience… » - Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_%C3%A9cologique

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Décarbonation, ou décarbonisation, du bilan énergétique d’un pays, consiste à réduire progressivement sa consommation d’énergies primaires émettrices de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et méthane, principalement), c’est-à-dire de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel), ou à stocker dans le sous-sol le dioxyde de carbone. Ce changement peut être obtenu par l’amélioration de l’efficacité énergétique (isolation thermique, rendement des moteurs, etc.), le remplacement des énergies fossiles par des énergies très peu émettrices de dioxyde de carbone (énergie nucléaire et énergies renouvelables), notamment par l’électrification des usages fossiles, et l’adoption de modes de production plus sobres, tels que le télétravail. En 2019, au moins 19 pays européens et quatre autres pays dépassent le seuil de 50 % de décarbonation de leur consommation d’électricité, dont cinq atteignent ou dépassent 100 %, leur production dépassant leur consommation (Suède, Suisse, France, Costa-Rica et Islande), mais seulement neuf dépassent 40 % de décarbonation de leur consommation totale d’énergie… » - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9carbonation

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Introduction

Après quelques définitions préliminaires, ce dossier à visée didactique propose de faire un point à partir d’informations de sources sûres qui ont été choisies pour cette synthèse relative aux semaines et mois passés.

Une infographie aide à rappeler la situation climatique au niveau mondial qui révèle que l’ensemble des états-nations n’est pas encore sur la voie de la transition : des exemples d’initiatives de collectivités locales sont mises en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et elles devraient être généralisées pour aller vers la neutralité carbone, tout comme les lieux de formation et de débats publics pour permettre à plus de personnes de prendre conscience, d’accepter les mesures préconisées par les autorités et de s’engager activement dans toutes les structures sociales possibles (familiales, amicales, associatives, éducatives, territoriales, institutionnelles et dans des structures internationales… ».

La décarbonation est urgente ; elle doit être plus radicale et reposer sur des efforts considérables pour limiter au mieux le réchauffement climatique, qui est un défi majeur pour le maintien des sociétés de droit, d’une part, et pour le soutien aux initiatives et aux actions de toutes natures à mener d’urgence, d’autre part : ce sont les conditions qui peuvent assurer la durabilité des divers groupes humains et une survie correcte et pacifiée des générations futures.

Parmi les résultats tangibles de la COP 26, on a noté avec surprise un accord entre la Chine et les États-Unis quant à leurs responsabilités face aux autres pays vis-à-vis des émissions des gaz à effet de serre.

Par ailleurs, des chercheurs ont dressé une carte qui montre où le carbone doit rester en place sur la planète Terre pour éviter une catastrophe climatique : il s’agit d’arrêter de libérer le carbone stocké dans les écosystèmes vulnérables, afin d’éviter de faire passer le réchauffement climatique au-delà de 1,5°C souhaités… et d’autres équipes de chercheurs scientifiques estiment que les projections climatiques devraient se prolonger plus loin dans l’avenir dans les travaux des planificateurs, des décideurs privés et des structures et autorités politiques.

A côté du CO2, un autre gaz à effet de serre puissant, le méthane, devient (enfin !) un sujet majeur de la lutte contre le changement climatique. « Le méthane est identifié comme étant un gaz à effet de serre (GES) et son potentiel de réchauffement est d’environ 21 fois celui du dioxyde de carbone (CO2) et sa durée de vie dans l’atmosphère est approximativement de 12 ans ». Sur une décennie, une molécule de ce gaz contribue à l’effet de serre 85 fois plus que le CO2. Le méthane est le deuxième gaz contribuant à l’effet de serre lié aux activités humaines, après le dioxyde de carbone (CO2) ». 26 octobre 2021. Voir également « COP26 : on vous explique ce qu’est le méthane, l’autre gaz à effet de serre qui réchauffe le climat » - Source : Thomas Baïetto / France Télévisions - Publié le 02/11/2021 16:46

D’autres auteurs considèrent que « biodiversité et climat, c’est le même combat » à mener et Hervé Bramy, membre du PCF, responsable du groupe de travail Environnement du PGE [Parti de la gauche européenne], déclare que « Nous avons une décennie pour sauver l’humanité et la planète », tandis que l’association ‘reporterre.net’ souligne que « La France n’investit pas assez dans le climat… »

Finalement, un autre regard est à porter sur une émission de ‘franceculture.fr/’ (Bibliothèque publique d’information), intitulée « Croissance et climat : un couple infernal ? »

Les documents, qui abordent tous ces sujets en détails, ont été sélectionnés et agencés : ils sont à consulter à partir du sommaire ci-après.

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Sommaire

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  • Climat : l’infographie qui dévoile pourquoi le monde n’est pas sur la voie de la transition - Publié le 30 novembre 2021 par ‘novethic.fr’ - INFOGRAPHIES & VIDÉOS
    L’observatoire ‘Climate Chance’ vient de publier son nouveau panorama de l’action climatique au niveau mondial. S’il y a quelques raisons de s’enthousiasmer avec l’envolée des ventes de voitures électriques ou le boom des énergies renouvelables, sur le fond, la transition n’est pas encore là. Les émissions de gaz à effet serre sont toujours en hausse et notre modèle de production et de consommation, basé sur les énergies fossiles, n’est pas remis en cause…

A découvrir sur c site : https://www.novethic.fr/actualite/infographies/isr-rse/climat-pas-de-transition-en-vue-on-vous-explique-pourquoi-en-une-infographie-150351.html

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  • Neutralité carbone : ‘Climate Chance’ vante les initiatives locales pour réduire les émissions - Publié le 30/11/2021 • Par Olivier Schneid • lagazettedescommunes.com’ dans : actus experts technique, France
    Dans son bilan mondial de l’action climat publié lundi 29 novembre 2021, l’association ‘Climate Chance’ met à l’honneur dix-huit réalisations de collectivités qu’elle juge exemplaires. La Gazette des communes vous en présente trois. À Melbourne (Australie), engagée dans des contrats d’approvisionnement de long terme en électricité renouvelable. À Bogotá (Colombie), qui refonde sa politique de transport. À Heerlen (Pays-Bas), qui ne cesse d’améliorer son réseau de chauffage.

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L’état des lieux pourrait, à première vue, conduire au pessimisme : dans son dernier bilan mondial de l’action climat, publié lundi 29 novembre 2021, Climate Chance observe un rebond des émissions de gaz à effet de serre cette année, alors que 2020 avait été marquée par une chute historique, liée au ralentissement des activités en raison de la pandémie. Le niveau se rapproche même de celui de 2019. L’association déplore un « retour vers le futur ».

À lire aussi : Climat : de la théorie à la pratique

Le local à l’avant-garde

Dans le détail, les rédacteurs observent des différences entre les grands pays émergents – Chine, Inde, Indonésie ou Russie -, et les pays industrialisés, comme l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni ou les États-Unis. De la Chine, ils remarquent que ce pays « souffle le chaud et le froid », en étant actif dans le développement des énergies renouvelables (ENR), tout en multipliant les nouvelles capacités de production d’électricité à partir de charbon. Une source fossile dont l’Inde… mais aussi les États-Unis ont du mal à se départir.

Climate Chance salue un virage vers la mobilité électrique. Mais relève une « contradiction », entre le développement d’un marché de véhicules moins émetteurs, tout en étant toujours plus lourds avec le boom des SUV et des berlines.

Tandis que des États rechignent à décarboner leur économie, Climate Chance se félicite de voir des gouvernements locaux agir, être ainsi « des moteurs importants pour la transition ». L’association décrit dix-huit initiatives exemplaires.

Dont trois que nous vous présentons. Deux se situent dans les métropoles de Melbourne (Australie) et Bogotá (Colombie), qui accueillent respectivement cinq et sept millions d’habitants ; la troisième à Heerlen (Pays-Bas), une ville de 87 000 habitants.

À lire aussi : Les territoires, fers de lance du combat climatique 

Melbourne dans le vent

Bien connue des grandes entreprises, la technique du PPA (Power Purchase Agreement) a encore peu touché le monde des collectivités. Elle consiste à sécuriser son approvisionnement en électricité en signant un contrat de long terme avec un producteur d’énergie renouvelable. Cet engagement mutuel est à la fois une forme d’assurance dans un marché aussi volatil, et un soutien au développement des ENR.

En 2017, Melbourne (Australie) a signé un premier PPA, dans le cadre d’un consortium dirigé par la ville. L’opération a facilité la construction d’un parc éolien, inauguré deux ans plus tard. L’électricité produite alimente notamment des bâtiments publics et l’éclairage municipal, ainsi que des universités.

En juin 2020, la ville a conclu un deuxième PPA, toujours à travers un groupement d’achats associant, entre autres, des universités et des entreprises. L’électricité proviendra d’un parc éolien existant et d’installations similaires en projet. Non seulement la collectivité profite pour elle-même de cette source d’ENR, mais elle aide des acteurs locaux plus modestes à emprunter cette voie décarbonée.

En Europe, Londres (Royaume-Uni) est un autre exemple de collectivité engagée dans les PPA. Conclu en novembre 2020 avec le producteur français d’ENR Voltalia, son premier contrat concerne cette fois une installation photovoltaïque.

À lire aussi : Le Sipperec fait un premier pas vers les PPA

Bogotá vire à l’électrique

Ville la plus embouteillée du monde, Bogotá (Colombie) ambitionne de devenir un modèle de système de transport, fondé sur une mobilité « douce » et électrique. C’est le sens du Plan d’action climatique 2020-2050 (PAC) présenté en avril 2021 par sa municipalité.

Les mesures envisagées ne visent pas seulement les moyens de transport stricto sensu, mais aussi l’organisation urbaine, avec pour finalité de limiter les besoins de déplacement. L’électrification du réseau de bus à haut niveau de service (BHNS), le plus grand au monde, est en cours. Seuls 5 % des 9 003 bus sont aujourd’hui électriques. La proportion devrait tripler l’an prochain. L’objectif est d’arriver à la moitié de la flotte en 2030, 100 % au plus tard en 2050.

La capitale colombienne mène également en faveur du vélo une politique qualifiée « d’avant-gardiste » par Climate Chance. Elle entend développer ce moyen de transport, qui représente actuellement 7 % de la part modale. Et ce, entre autres, grâce à une offre de vélos partagés, à l’implantation de parkings gratuits et au développement du tricycle électrique pour réduire la congestion, les accidents et la pollution générés par le fret dans les derniers kilomètres de livraison. Enfin, les travaux de la première ligne de métro ont débuté en 2020. Le sujet était sur la table depuis… 77 ans.

À lire aussi : À Montpellier, la gratuité totale des transports coûtera 24 millions d’euros par an

Heerlen : des réseaux de chauffage à l’ère de la cinquième génération

Au départ, il y a le projet d’exploiter d’anciennes mines de charbon au fond desquelles se trouvent des lacs souterrains dont l’eau est naturellement chauffée par géothermie, pour alimenter un réseau de chaleur et de froid. C’est chose faite en 2008. A l’arrivée, à force d’extensions, Heerlen (Pays-Bas) est aujourd’hui dotée d’une boucle énergétique fermée entre les différents pôles d’activités urbains. Les bâtiments sont connectés entre eux. Par exemple, le collège est chauffé grâce à la chaleur du centre de données informatiques d’une caisse de retraite.

L’ensemble de la ville est ainsi couvert, notamment grâce à des solutions de stockage. Ce modèle renforce l’autonomie énergétique locale en priorisant les ressources du territoire, il améliore la résilience face aux variations éventuelles du réseau national, limite les surconsommations et évite les pertes d’énergie, se félicite Climate Chance. Qui y voit une approche prometteuse.

L’entreprise Mijnwater BJ, créée en 2013 par la ville de Heerlen, est le partenaire principal d’un projet européen baptisé D2Grids, visant à développer des réseaux urbains de chaleur et de froid de cinquième génération, similaires au projet néerlandais sur cinq sites pilotes en Europe, dont l’un est situé à Paris-Saclay. Ils s’appuient à la fois sur des boucles locales à basse température et sur des échanges d’informations qui optimisent les échanges thermiques.

À lire aussi : Chaleur fatale : comment les communes peuvent récupérer 20 % de leur consommation d’énergie

Cet article fait partie du dossier : Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales

Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales

Sommaire du dossier complet :

Thèmes abordés : Changement climatique Energies renouvelables Mobilité - transports

La Gazette des Communes

La Gazette des communes – GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIES

Source : https://www.lagazettedescommunes.com/777725/neutralite-carbone-climate-chance-vante-les-initiatives-locales-pour-reduire-les-emissions/

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  • Le ‘Jardin du climat’, un lieu de débats et de médiation à ciel ouvert - Publié le 03 juillet 2021 à 12h00 - Emmanuel Davidenkoff – Document ‘lemonde.fr’ Éditorial - Des solutions pour la planète- Le Monde événements
    Du 5 au 11 juillet 2021, « Prendre racine », une série de débats consacrés aux enjeux climatiques inaugure ‘Le Jardin du climat’, un espace de recherche et de médiation à ciel ouvert qui s’offre au milieu de verger, potager, bambouseraie, mares et arboretum. Créé par l’Espace Mendès-France, à Poitiers, ce projet unique en son genre, dont « Le Monde » est partenaire, fait dialoguer les chercheurs, artistes et citoyens.

« Ce n’est pas la vie qui est complexe, c’est le complexe qui est la vie. » Inspiré par cette phrase d’Edgar Morin, compagnon de route de longue date de l’Espace Mendès-France de Poitiers, ce centre de culture scientifique, technique et industrielle s’apprête à créer un… complexe unique en son genre : le Jardin du climat, dont Le Monde est partenaire. Un vaste espace de recherche et de médiation à ciel ouvert comportant verger, potager, bambouseraie, mares, arboretum, roseraie, chênaie…

« Le Jardin du climat se situe dans le prolongement des jardins botaniques développés depuis plusieurs siècles », expose Didier Moreau, fondateur, directeur et âme du centre poitevin. « Au-delà, il révèle la vitale nécessité de lier raison et passion, démonstration et esthétisme, ceci pour renouveler le dialogue entre les “savants”, dont nous avons plus que jamais besoin, et nos concitoyens, désespérément en attente d’écoute et d’attention, complète Edgar Morin. Un jardin est un enclos ouvert au monde, qui sait créer les connivences entre ce que nous offrent la nature et la complexité de nos parcours, et nos destinées. » Le Jardin du climat ambitionne aussi de s’imposer en label mondial – il s’exportera en Uruguay, à Madagascar, au Sénégal…

L’ouverture progressive du jardin poitevin sera marquée, du 5 au 11 juillet, par une série de débats consacrée aux enjeux climatiques, et baptisée « Prendre racine ». Et c’est à plusieurs intervenants de cet événement fondateur que nous ouvrons les colonnes de ce dossier spécial. Ils sont artistes, activistes, chercheurs… Leur diversité raconte l’originalité du projet porté depuis vingt-cinq ans par l’Espace Mendès-France, dont la volonté de « sortir de l’entre-soi » constitue, selon les mots de Didier Moreau, « une volonté cardinale pour faire vivre une véritable médiation dépassant les habitudes et usages de la vulgarisation. »

Vers un débat global

Cette diversité renvoie en premier lieu à l’infinie variété de sujets dont l’abord, aujourd’hui, ne peut faire l’économie de la question du vivant, que l’on parle d’alimentation, de modes de consommation, d’agriculture, de mécanismes financiers, d’urbanisme, de politiques fiscales, de dérèglement climatique ou de santé – coupables ou non du déclenchement de la pandémie de Covid-19, pangolins et chauve-souris ont fait une entrée remarquée dans les débats d’actualité. « L’environnement, sorte de mot-valise, est protéiforme », martèle Didier Moreau, qui œuvre à faire dialoguer « divers pans scientifiques trop souvent dissociés, travaillant en silo, et laissant peu de place à une mise en débat de manière globale. »

Elle renvoie ensuite à la multiplicité des points de vue mis en scène pendant « Prendre racine », qui tente de n’oublier aucune facette de notre appréhension du savoir. Le socle scientifique demeure une porte d’entrée essentielle, avec la volonté de montrer au grand public la recherche en action, le travail de laboratoire, d’expérimentation, de manipulation. La dimension sensible forme le second pilier de la proposition, à travers de nombreuses interventions d’artistes.

Elle signale enfin la diversité géographique et culturelle du projet, sans laquelle la dimension planétaire des enjeux ne peut être embrassée. « C’est le sens du dialogue créé avec les promoteurs de la Grande Muraille verte, qui part du Sénégal, avec les acteurs de l’association Pachamama qui œuvrent à Madagascar, ou encore avec l’organisation internationale du Pacte mondial des jeunes pour le climat, dont la déclaration, à Madrid, rédigée lors de la COP25, en 2019, a été insuffisamment relayée alors que tout y était concernant l’engagement potentiel des jeunes », explique Didier Moreau.

« Prendre racine » fédérera deux événements : une université d’été autour de la Grande Muraille verte fera dialoguer chercheurs européens et africains ; l’école d’été Useful Fictions #2, où des laboratoires de recherche et de création inviteront artistes, chercheurs et citoyens à inventer de nouveaux récits écologiques. « Mieux qu’un parcours, une pensée mise en partage », selon Edgar Morin.

Supp EMF // Programme // « Prendre racine »

Le Jardin du climat, porté par L’Espace Mendès-France, présente « Prendre racine », dont Le Monde est partenaire. Cette programmation arts, sciences et société se déroule du 5 au 11 juillet, à Poitiers et en visioconférence.

« Prendre racine » regroupe deux événements : l’université d’été consacrée à la Grande Muraille verte, projet africain de reboisement étudié par des chercheurs sénégalais, burkinabés, tchadiens et européens. Seront présents notamment les écologues Luc Abbadie, Martine Hossaert-McKey, Papa Ibnou Ndiaye, l’anthropologue Agathe Euzen et l’ethnopharmacologue Antonio Guerci. Second événement, l’école d’été Useful fictions #2, où des artistes, scientifiques et designers travaillent ensemble sur des créations et interrogent nos liens à notre environnement végétal et numérique, avec la performeuse Chloé Desmoineaux, la plasticienne et chercheuse Raphaëlle Kerbrat, l’artiste Anouk Daguin, le physicien Giancarlo Rizza...

Les conférences sont accessibles en visioconférence. A noter, vendredi 9 juillet, à 18 h 30, la performance de Nicolas Reeves, scientifique et artiste de renommée internationale, au planétarium de l’Espace Mendès-France. Samedi 10 juillet, à 16 heures, les artistes en résidence feront découvrir aux visiteurs les œuvres conçues ensemble au cours de la semaine.

Pour suivre les visioconférences, inscription gratuite sur Emf.fr.

Cet article est réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Le Jardin du climat, un événement proposé par l’Espace Mendès-France à Poities.

Lire aussi Changer son rapport à la nature, un thème de la série de débats « Prendre racine »

Lire aussi Série de débats « Prendre racine » : Se connecter à ses émotions pour passer à l’action

Lire aussi Devenir acteur de son destin énergétique, un enjeu au cœur de la série de débats « Prendre racine »

Source : https://www.lemonde.fr/des-solutions-pour-la-planete/article/2021/07/03/le-jardin-du-climat-un-lieu-de-debats-et-de-mediation-a-ciel-ouvert_6086860_5444637.html

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  • Rapport du GIEC : « Il faut décarboner de toute urgence et de manière très radicale nos sociétés et nos économies » - Propos recueillis par Audrey Garric - Publié le 09 août 2021 à 19h49 - Mis à jour le 10 août 2021 à 08h36 - Article complet ‘lemonde.fr/’ réservé aux abonnés PlanèteClimat
    Réagissant aux dernières conclusions du GIEC, le scientifique suédois Johan Rockström estime qu’il y a des « raisons d’espérer » même si « nous ne voyons, jusqu’à présent, aucun signe crédible que nous allons parvenir » à limiter le réchauffement à 1,5 °C.

Photo - Le lac Jökulsarlon, né de la fonte du glacier et de son vêlage (détachement d’icebergs), ne cesse de s’agrandir année après année, jusqu’à atteindre près de 30 km2 aujourd’hui. Islande, le 23 juillet 2021. HEIDA HELGADÓTTIR POUR « LE MONDE »

Après la publication du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), lundi 9 août, le directeur de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique (Allemagne), Johan Rockström, prévient que nous nous rapprochons de points de basculement majeurs. Ilhttps://www.lemonde.fr/planete/arti...a identifié, en 2009, neuf seuils limites qui ne peuvent être dépassés sans mettre l’humanité en danger. Quatre de ces limites planétaires sont désormais franchies (le climat, la biosphère, la biodiversité et les nutriments), et deux sont sur le point de l’être : l’eau douce et l’acidification des océans.

Quelles sont les principales conclusions de ce nouveau rapport du GIEC ?

C’est le rapport du GIEC le plus robuste scientifiquement : il va très loin dans la confirmation de l’aspect global du changement climatique. Il avance des preuves irréfutables de la gravité de la situation, en confirmant non seulement, sans équivoque, que nous réchauffons la planète, mais aussi de manière indiscutable que la fréquence et la gravité des événements climatiques extrêmes augmentent. Les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations sont désormais attribuées au changement climatique d’origine humaine avec un degré de certitude très élevé. Il s’agit donc de véritables munitions scientifiques en faveur d’une action urgente.

Il s’agit aussi du premier rapport du GIEC à ne pas exclure des points de basculement, qu’il s’agisse de l’instabilité de la calotte glaciaire en Antarctique ou de la déstabilisation de l’AMOC, la circulation méridienne de retournement Atlantique [la circulation des courants océaniques de l’Atlantique, parmi lesquels le Gulf Stream]. Il montre aussi que la capacité des forêts, des sols et des océans à absorber les émissions de CO2 risque de s’affaiblir. Ces puits ont jusqu’à présent absorbé 56 % de nos émissions anthropiques.

Avons-nous déjà passé des points de rupture ?

Le rapport du GIEC ne le conclut pas. Mon évaluation est également que nous n’avons pas encore franchi un point de basculement majeur. Malheureusement, nous disposons de plus en plus de preuves scientifiques que nous nous en rapprochons, qu’il s’agisse de la déstabilisation de l’ouest de la calotte antarctique, de l’AMOC, de l’Arctique ou des récifs coralliens. Cela signifie-t-il que la planète entière a franchi une sorte de point de non-retour ? La réponse est non.

La fenêtre est encore ouverte, mais à peine ouverte, pour être en mesure de limiter le réchauffement à une température globale gérable sur Terre. Un réchauffement de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle [l’un des objectifs de l’accord de Paris de 2015] entraînerait de nombreux événements extrêmes, des défis majeurs pour de nombreuses économies et sociétés humaines, pour les récifs coralliens et les océans, mais serait très probablement gérable. C’est si nous dépassons 2 °C de réchauffement que nous risquons de franchir des points de basculement…

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Article réservé à nos abonnés Lire aussi La crise climatique s’aggrave partout, à des niveaux sans précédent, alerte le GIEC

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/09/rapport-du-giec-il-faut-decarboner-de-toute-urgence-et-de-maniere-tres-radicale-nos-societes-et-nos-economies_6091011_3244.html

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  • Efforts considérables, délais brefs : contenir le réchauffement est un défi majeur pour les sociétés - Par Stéphane Foucart - Publié le 10 août 2021 à 05h50 - Mis à jour le 10 août 2021 à 20h50 Article ‘lemonde.fr/’réservé aux abonnés - PlanèteClimat
    L’objectif de rester sous le seuil de 1,5 °C d’élévation du mercure – inscrit dans l’accord de Paris sur le climat – semble improbable à la lecture des données du GIEC sur les quantités de CO2 déjà émises par l’économie mondiale.

Analyse. Pour prendre la mesure de l’effort requis par la lutte contre le réchauffement climatique, il faut se rendre à la trente-huitième page du « Résumé à l’intention des décideurs », la synthèse en langue commune du volumineux rapport publié, lundi 9 août, par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les experts y rassemblent, dans un tableau lapidaire, les quantités de dioxyde de carbone (CO2) que les économies peuvent encore émettre, à compter de début 2020, sans précipiter le franchissement de certains seuils de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, entre 1850 et 1900. Chaque estimation est assortie d’une probabilité, due aux incertitudes sur la réponse du système climatique et à l’évolution des facteurs de réchauffement autres que le CO2 (émissions de méthane, de particules fines, etc.).

Quoi qu’il arrive désormais, l’objectif de demeurer sous le seuil de 1,5 °C d’élévation du mercure – inscrit dans l’accord de Paris – semble hautement improbable. La température moyenne terrestre a en effet déjà surpassé de 1,07 °C les niveaux préindustriels, hausse provoquée pour l’essentiel par l’émission d’environ 2 400 milliards de tonnes de CO2 (GtCO2) depuis 1850. Pour avoir un peu plus de quatre chances sur cinq (83 %) de ne pas ajouter 0,43 °C au thermomètre planétaire et tutoyer ainsi le seuil de 1,5 °C, il ne faudrait plus émettre que 300 GtCO2 avant que l’économie mondiale ne parvienne à la neutralité carbone. Or, ce budget n’équivaut qu’à un peu plus de sept ans d’émissions, en prenant 2019 comme référence.

En cas de dépassement, la perte de chance se produit rapidement. Avec seulement deux années et demie d’émissions supplémentaires (toujours avec 2019 comme référence), la probabilité de demeurer sous 1,5 °C de réchauffement passe de 83 % à 67 %. En ajoutant encore deux ans et demi d’émissions – c’est-à-dire douze années d’émissions au total –, il ne resterait plus qu’une chance sur deux (50 %) de rester sous cette limite. L’émission de 900 GtCO2 – soit quelque vingt et une années d’émissions au niveau de 2019 – réduirait à 17 % la probabilité de rester sous le fameux seuil. Soit moins d’une chance sur six.

Sauf à ce que la baisse des émissions mondiales intervienne de manière franche et rapide, la prochaine décennie verra de nombreuses fenêtres d’opportunité se fermer irrémédiablement

Ces mêmes 900 GtCO2 permettraient de garder une chance sur deux de rester sous 1,7 °C de réchauffement, et plus de quatre chances sur cinq de ne pas franchir le seuil de 2 °C. Pour conserver une chance sur deux de rester sous ce seuil – qui engagerait malgré tout les sociétés sur la voie de bouleversements considérables –, il ne faudrait plus émettre, selon les calculs du GIEC, que 1 350 GtCO2, c’est-à-dire environ trente-deux ans d’émissions au niveau de 2019…

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Lire aussi Rapport du GIEC : « L’espoir est maigre tant les Etats ne parviennent pas à prendre des décisions politiques ambitieuses et contraignantes »

Le Monde - Toute l’actualité en continu

Des centres d’accueil pour migrants d’un genre nouveau vont ouvrir à Calais

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/10/efforts-considerables-delais-brefs-contenir-le-rechauffement-est-un-defi-majeur-pour-les-societes_6091035_3244.html

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  • Les coulisses de la COP26 pour le climat - Le 15 novembre 2021 – Document ‘greenpeace.fr/’ - Accueil Campagnes Climat
    Tenter le tout pour le tout et négocier sans relâche, en ayant en tête le péril climatique qui pèse sur l’humanité et la biodiversité : c’est ce qu’ont fait les équipes de Greenpeace durant la COP26 à Glasgow. Jennifer Morgan, directrice générale de Greenpeace international, revient sur les coulisses de ces deux semaines de négociations climatiques, vécues avec intensité par nos équipes.

Ce furent deux semaines intenses ; deux semaines qui ont paru durer des mois, deux semaines avec des hauts et des bas vertigineux, des moments où nous avons pu ressentir que nous ébranlions les fondations de l’industrie des combustibles fossiles et d’autres où nos larmes nous étouffaient tant nous connaissions l’ampleur des enjeux pour tellement, tellement de personnes sur la planète.

Les COP constituent un moment à part, une plateforme où les dirigeants et les médias du monde entier se consacrent à l’urgence climatique. La COP26 était un événement majeur, les pays s’étant engagés à en faire plus en amont de cet événement. C’était donc le moment ou jamais de jeter toutes nos forces dans la bataille en mettant en avant nos campagnes phares. Au plus haut niveau, nous avons œuvré à dénoncer la toxicité de l’industrie des énergies fossiles afin qu’elle sorte diminuée et affaiblie de la COP ; nous voulions que la justice climatique pour les plus vulnérables de la planète se concrétise par des décisions et des actions bien réelles.

Notre fabuleuse équipe COP, composée de personnes des quatre coins du globe et issues de secteurs différents (communication, campagne, politique, numérique, action, équipage de bateau), connaissait nos objectifs, les personnes qu’il fallait convaincre – celles qui faisaient obstacle et celles qui étaient réduites au silence – et les personnes à qui il fallait donner de la voix. Et notre équipe n’a rien lâché. Certains membres étaient sur place à Glasgow, d’autres sur le Rainbow Warrior, d’autres encore se sont levé·es au milieu de la nuit, en Chine ou au Brésil, pour contribuer depuis leur domicile à nous rendre plus stratégiques, à affûter nos arguments et à renforcer notre détermination et notre audace. Greenpeace Royaume-Uni a apporté un soutien considérable sur un nombre incalculable de fronts, pour que Greenpeace puisse être ce que le monde attendait d’elle, tandis que le noyau dur de l’équipe Greenpeace International-COP a fourni un travail exceptionnel en nous préparant et en nous accompagnant tous et toutes, du début à la fin. En fait, la cohésion et la confiance qui ont pu être bâties sont le fruit de l’intense travail de préparation réalisé en amont de la COP, lorsque l’équipe de préparation se réunissait pour définir les objectifs et l’approche stratégique à adopter. 

En résumé, nos objectifs pour la COP étaient : d’envoyer un message depuis la Conférence à Glasgow signalant que les combustibles fossiles sont sur le déclin, en obtenant que les textes actent concrètement de leur retrait progressif ; de booster les ambitions des pays pour leurs engagements au niveau national (les contributions nationalement déterminées) avant et pendant la COP, mais aussi au-delà, jusqu’à ce que les écarts pour atteindre l’objectif de 1,5°C soient comblés ; d’exposer au grand jour l’arnaque au greenwashing des compensations carbone orchestrée par les entreprises et les États, de travailler main dans la main avec les populations autochtones, les jeunes et les pays vulnérables au changement climatique ; et d’obliger les pays développés à enfin admettre leurs responsabilités vis-à-vis des nations les plus pauvres de la planète en matière de financement, notamment de l’adaptation au changement climatique, mais aussi des pertes et des dommages auxquels elles font déjà face. 

Sur chacun de ces fronts, nous avons marqué quelques points. Mais les avancées obtenues à l’échelle des négociations sont très insuffisantes à l’échelle du monde réel.. C’est pourquoi nous avons critiqué avec virulence les résultats obtenus, mais restons déterminé·ees à poursuivre le combat et à porter l’espoir qu’il est toujours possible de conserver l’objectif de 1,5°C en ligne de mire. 

Au cours de la première semaine, il s’agissait avant tout d’exposer nos attentes, de désigner les pays qui font obstacle (Arabie saoudite, Australie, Brésil, États-Unis) et d’utiliser les différentes « annonces » accompagnant les engagements volontaires des entreprises et des États pour dénoncer les arnaques au greenwashing. Il s’agissait aussi de faire de Greenpeace l’organisation de référence incontournable pour tous les grands médias du monde, sachant que cela nous donnerait un avantage considérable et nous permettrait de témoigner de ce qui est réellement advenu. 

Que ce soit avec le Rainbow Warrior, qui accueillait à son bord quatre jeunes militants et militantes du mouvement Fridays for Future, issu·es de pays particulièrement affectés par le changement climatique, pour mettre en lumière celles et ceux qui DEVRAIENT être écouté·es lors de cette COP ; avec l’interruption d’un événement annexe sur les compensations volontaires, où nous avons mis face à la réalité son leader Mark Carney, l’Envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l’action climatique (grâce à une action menée dans la salle des négociations et à la voix de Greta Thunberg s’élevant contre le greenwashing alors qu’elle quittait la pièce) ; avec le décryptage des annonces faites par le Royaume-Uni en matière d’arbres, de charbon, de financement et de voitures ; ou encore avec les relations tissées et la confiance bâtie avec les délégations des pays afin d’articuler nos objectifs : nous avons réussi, avec nos alliés, à mettre en difficulté les pays qui freinent toute avancée. Nous y avons assisté de nos yeux : un prince saoudien mis au pied du mur par les chaînes Channel 4 news et Sky News sur la foi de nos accusations, lui reprochant de mentir sur la véritable responsabilité des combustibles fossiles dans le changement climatique ; les entreprises et instigateurs de l’arnaque des compensations carbone qui se défendent désespérément auprès du Financial Times de pratiquer le greenwashing ; et notre tribune publiée dans The Guardian sur l’arnaque des compensations.

Ensuite, la deuxième semaine a été consacrée aux négociations à proprement parler : introduire et conserver dans le texte les éléments de langage sur les combustibles fossiles, car même si nous savions ces derniers affaiblis, le fait de les mentionner noir sur blanc pour la première fois dans un texte de la CCNUCC enverrait un signal fort ; veiller à ce que les pays n’aient pas cinq ans pour renforcer leurs objectifs, mais un an seulement, et unir notre voix à celle des pays et des populations les plus vulnérables en pesant de tout notre poids sur les États-Unis et l’UE afin qu’ils prennent leurs responsabilités en matière de financement et qu’ils tiennent leurs promesses.

À ce moment, l’équipe qui fonctionnait déjà à plein régime, a encore franchi un palier ; l’équipe numérique a envoyé des dizaines de milliers d’e-mails au Président de la COP du Royaume-Uni afin que les combustibles fossiles restent présents dans le texte, invitant ainsi la voix des populations dans les négociations ; les équipes communication et politique ont apporté notre soutien à la conférence de presse du Forum de la vulnérabilité climatique que nous avons aidé à mettre sur pied, et que les organisateurs de la COP ont mise à la porte à grand bruit ; et nous avons organisé, en 3 heures à peine, un point presse avec le ministre des Tuvalu et les représentant·es du Ghana et de l’Éthiopie, aux côtés de jeunes venu·es des États-Unis et d’Afrique ainsi que du Président du Sierra Club, pour dénoncer le manège des États-Unis à Glasgow et appeler le Président Biden à se montrer à la hauteur de ce moment en accordant aux populations les plus vulnérables ce dont elles ont besoin.

Cela a provoqué une réaction immédiate de John Kerry, l’envoyé spécial du président pour le climat, et, au bout d’un certain temps, les États-Unis ont revu leur position (même si c’est de peu, en faveur du soutien aux pays vulnérables – il y a tant à faire encore en la matière, alors que la COP se tiendra en Égypte l’année prochaine). Nous avons en outre mené une action à l’intérieur du centre de conférence, ce qui aurait pu nous valoir une expulsion des négociations par les Nations unies, en hissant à l’aide de ballons une banderole « Pas à vendre » devant un globe terrestre gonflable ; les images ont été relayées par des médias influents. C’est Anthony Perrett, l’un des « Arctic 30 », arrivé à la dernière minute pour l’occasion, qui a coordonné cette action. 

Enfin, nous sommes arrivé·es sur la fin de partie ; nous avons poussé la présidence britannique de la COP à renforcer le texte au lieu de l’affaiblir (à ce stade, les délégations savaient que l’opinion de Greenpeace était toujours consultée, notre influence était donc établie) ; dénoncé les tentatives de groupes de pression pro compensation carbone d’amoindrir davantage le texte sur les échanges de carbone ; et exposé les faits aux principaux journaux d’information du monde entier via nos commentaires sur WhatsApp et le chat d’analyse que nous avons mis en place dans la salle de la dernière assemblée plénière. Nous avons contribué en même temps à écrire et à dire l’histoire.

Pour la première fois, les énergies fossiles sont pointées du doigt dans un texte de COP, sans pour autant que la communauté internationale s’engage encore fermement à en sortir. Au final, comme nous l’avons dit, c’est un résultat modeste, c’est un résultat médiocre et il permet tout juste de ne pas perdre de vue les 1,5°C. Il reste tant à faire, mais pendant un court instant, nous devrions nous asseoir et sourire ne serait-ce qu’une seconde en pensant que l’industrie des combustibles fossiles est désormais sur la sellette y compris au niveau diplomatique (certes, elle essayera d’en tirer parti, mais c’est une autre histoire).

Du point de vue de Greenpeace, je ne pourrais pas être plus reconnaissante ni plus fière de ce que l’équipe a réalisé à Glasgow ; une équipe, une Greenpeace, travaillant à l’unisson depuis les quatre coins du globe pour atteindre un ensemble d’objectifs clairs, ambitieux et emblématiques. Nous en sortons tous été toutes exténué·es, mais aussi inspiré·es, renforcé·es et revigoré·es. Nous ne nous arrêterons pas là, nous allons travailler avec nos alliés pour parvenir à la justice climatique et ne pas perdre de vue l’objectif des 1,5°C. Nous n’avons pas le choix, pour toutes les raisons que vous connaissez déjà, et pour lesquelles vous combattez au quotidien. Allons de l’avant !

Jennifer Morgan, directrice générale de Greenpeace International

« Greenpeace est une organisation internationale. Elle est présente sur tous les continents et tous les océans grâce à ses 28 bureaux nationaux et régionaux et ses trois bateaux. Elle compte plus de trois millions d’adhérents à travers le monde qui la soutiennent et agissent avec elle. Greenpeace est une organisation indépendante des Etats, des pouvoirs politiques et économiques. Greenpeace n’est soutenue par aucun parti et n’en soutient aucun. Allez plus loin et découvrez nos valeurs, nos missions, notre histoire, nos méthodes et leurs impacts ! »

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Source : https://www.greenpeace.fr/cop26-pour-le-climat-les-coulisses/

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  • Chine et États-Unis s’accordent sur le climat face à leur responsabilité - Par Jeanne Guarato – Novembre 2021 - Document ‘natura-sciences.com/’ - COP26 Réchauffement climatique
    Hier à la COP26, la Chine et les États-Unis ont conclu une “déclaration conjointe sur le renforcement de l’action climatique.” L’occasion de dresser le bilan climatique des deux premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre. 

Cette deuxième semaine de COP26 n’a pas fini de surprendre. Mercredi 10 novembre à Glasgow, l’émissaire chinois Xie Zhenhua annonçait une “déclaration conjointe sur le renforcement de l’action climatique” entre la Chine et les États-Unis. Les deux pays, premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, défendent plus que jamais leur ambition écologique. 

Lors de la conférence de presse, Xie Zhenhua a souligné que cet accord “montre que la coopération est la seule voie pour la Chine et les États-Unis.” Le délégué chinois a ajouté que “les deux parties reconnaissent l’écart existant entre les efforts actuels et les objectifs de l’accord de Paris.” Et indéniablement, les deux puissances mondiales n’ont pas été de bonnes élèves en matière climatique.

Un accord inattendu et salué

En marge de la COP26, au Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), le président chinois Xi Jinping abordait jeudi dernier la question climatique. “Nous pouvons tous nous engager sur la voie d’un développement vert, à faibles émissions de carbone et durable”, déclarait-il sans mentionner explicitement l’accord dévoilé hier. 

“Un pas important dans la bonne direction”, a salué le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a quant à lui déclaré qu’au-delà de la COP, cet accord était “important pour le monde.”

Cette coopération n’était pourtant pas gagnée d’avance. La semaine dernière, le président américain Joe Biden qualifiait de “grande erreur” l’absence à la COP26 de son homologue chinois Xi Jinping. Joe Biden l’accusait même d’avoir “tourné le dos” à la crise climatique. 

Un tir vite rattrapé par la Chine. “En tant que deux principales puissances mondiales, la Chine et les États-Unis doivent assumer la responsabilité de travailler ensemble et avec les autres parties pour combattre les changements climatiques”, a exprimé Xie Zhenhua.

Des tonnes de gaz à effet de serre 

En valeur absolue, la Chine est le pays qui émet le plus de gaz à effet de serre (GES). À lui seul, le pays émet plus d’un quart des émissions mondiales de GES. En effet, le pays émet 27% des émissions mondiales de dioxyde de carbone contre 11% pour les États-Unis dont la courbe s’aplanit. 

Mais le classement des pays change lorsqu’on prend en compte les émissions par habitant. Les États-Unis prennent la tête du classement avec 17,6 tonnes équivalent CO2 par personne, suivis de près par la Russie avec 17,4 tonnes. La Chine n’est plus que quatrième au classement, avec 10,1 tonnes par personne. 

Aujourd’hui, les émissions de la Chine représentent plus du double de celles des États-Unis. Mais historiquement, les États-Unis ont émis plus que tout autre pays dans le monde. Depuis 1850, la Chine a émis 284 milliards de tonnes de CO2. Alors que les États-Unis, qui se sont industrialisés des décennies plus tôt, ont émis 509 milliards de tonnes de CO2. 

Objectif commun : la neutralité carbone

La Chine annonçait fin septembre son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2060. Le pays s’est également engagé à atteindre un pic de ses rejets de CO2 avant 2030 et non plus autour de 2030, comme indiqué lors de son précédent plan climat. La Chine a mis à jour ses objectifs de contributions déterminées au niveau national (NDC) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). 

Quant aux États-Unis, l’objectif est d’atteindre le “zéro émission nette” au plus tard en 2050, déclarait Joe Biden à l’ouverture de la COP26. La baisse serait de – 50 à 52% en 2030 par rapport à 2005. Ces derniers ont soumis à la CCNUCC en novembre une mise à jour de leur stratégie à long terme.

En fin de compte, selon Climate Action Tracker, les derniers objectifs NDC de la Chine et des États-Unis demeurent insuffisants. Si tous les pays suivaient leur approche, le réchauffement atteindrait jusqu’à 3°C au lieu du seuil de 1,5°C prévu par l’accord de Paris.

En Chine, le charbon résiste

Lors du Sommet des dirigeants sur le climat en avril dernier, le président Xi Jinping promettait des efforts notables sur le charbon. “Au cours de la période du 14ème plan quinquennal (2021-2025), nous contrôlerons strictement la croissance de la consommation de charbon. Nous la réduirons progressivement au cours de la période du 15ème plan quinquennal”, déclarait-il. 

Dans un discours à l’ONU en septembre, le président Xi Jinping annonçait que la Chine ne participerait plus à des financements internationaux de centrales à charbon. Et ce alors que 70% de ces installations sont aujourd’hui financées par la Chine.

Par ailleurs, la Chine a fermé ces dernières années de nombreuses centrales électriques au charbon. Mais leur construction se poursuit en Chine même, faute d’énergie alternative pour l’instant. Le pays a mis en service 38,4 gigawatts (GW) de nouvelles centrales, soit une augmentation nette de 29,8 GW en 2020. 

Pacte global pour le méthane

Dans le pacte global pour le méthane, une centaine de pays se sont engagés à Glasgow à réduire d’au moins 30% leurs émissions de méthane d’ici à 2030 par rapport à 2020. Menée par les États-Unis et l’Union européenne, l’initiative n’a pas su convaincre la Chine. 

Ainsi, l’accord Pékin-Washington comporte un passage sur le méthane, deuxième gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère après le CO2. Les deux pays vont tenter de réduire les émissions de méthane produites par l’industrie, l’agriculture et les déchets. 

Selon certains spécialistes du climat, Pékin manque d’expertise quant à l’origine et à l’ampleur des émissions de méthane sur son sol. La semaine dernière, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, expliquait que “les pays en développement manquent de données fondamentales et de technologies de mesure pour contrôler les gaz à effet de serre autres que le CO2.” 

La Chine gagne en énergies renouvelables

Le mix énergétique domestique est similaire pour les deux puissances. En 2020, 87% du mix énergétique de la Chine provenait de combustibles fossiles, dont 60% proviennent du charbon. Contre 80% de combustibles fossiles pour les États-Unis, dont 33 % proviennent du pétrole et 36 % du gaz naturel. 

Mais la Chine restait le leader mondial des énergies renouvelables en 2020. Elle est notamment à l’origine de près de la moitié des constructions de toutes les installations d’énergies renouvelables dans le monde. Ses vastes parcs solaires et éoliens produisent plus de panneaux solaires photovoltaïques et d’éoliennes que tout autre pays. 

En chiffres, la Chine a produit 745 000 gigawattheures d’énergie éolienne et solaire en 2020, contre 485 000 pour les États-Unis. La Chine possède également le plus grand marché de véhicules électriques, représentant 38,9% de la part mondiale des ventes de voitures électriques, contre 9,9% pour les États-Unis. 

Cet accord climatique entre la Chine et les États-Unis intervient avant les entretiens virtuels qui doivent se tenir la semaine prochaine entre Xi Jinping et Joe Biden. Alors que la tension monte dans la région Asie-Pacifique, Xi Jinping espère une plus grande coopération pour sortir de la crise causée par la pandémie de Covid-19 et lutter contre le changement climatique.

Lire aussi : Les États-Unis devraient réduire leurs émissions de 195% d’ici 2030

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  • Une nouvelle carte montre où le carbone doit rester en place sur Terre pour éviter une catastrophe climatique : libérer le carbone stocké dans les écosystèmes vulnérables pourrait faire passer le réchauffement climatique au-delà de 1,5°C - Traduction du 04 décembre 2021 par Jacques Hallard d’un article de Jonathan Lambert en date du 18 novembre 2021 publié par ‘sciencenews.org’ sous le titre NewsClimatesous le titre « A new map shows where carbon needs to stay in nature to avoid climate disaster  » ; accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/climate-change-natural-carbon-stores-new-map
    Photo - Les forêts anciennes, comme ce peuplement de séquoias en Californie, stockent une grande quantité de carbone qui réchauffe le climat et qui serait perdu dans l’atmosphère si les arbres étaient abattus. Les forêts pluviales tempérées du nord-ouest du Pacifique contiennent 5 gigatonnes de ce carbone, selon une nouvelle étude. yeWolf/Moment/Getty Images

Au fil des décennies, des siècles et des millénaires, la montée régulière des séquoias vers le ciel, la marche enchevêtrée des mangroves le long des côtes tropicales et la lente submersion du sol riche en carbone dans les tourbières ont enfermé des milliards de tonnes de carbone.

Si ces voûtes naturelles sont percées, par la déforestation ou le dragage des marécages, il faudra des siècles avant que les séquoias ou les mangroves puissent retrouver leur plénitude et récupérer tout ce carbone. Ce carbone est ’irrécupérable’ à l’échelle de temps - des décennies, pas des siècles - nécessaire pour éviter les pires impacts du changement climatique, et il est crucial de le garder enfermé.

Aujourd’hui, grâce à un nouveau projet de cartographie, les scientifiques ont estimé la quantité de carbone irrécupérable qui se trouve dans les tourbières, les mangroves, les forêts et ailleurs dans le monde - et quelles sont les zones à protéger.

Selon cette nouvelle estimation, la quantité totale de carbone irrécupérable s’élève à 139 gigatonnes, rapportent les chercheurs le 18 novembre dans Nature Sustainability. Cela équivaut à environ 15 ans d’émissions humaines de dioxyde de carbone aux niveaux actuels. Et si tout ce carbone était libéré, il suffirait presque certainement à pousser la planète au-delà de 1,5 degré Celsius de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels.

’C’est ce carbone que nous devons protéger pour éviter une catastrophe climatique’, déclare Monica Noon, spécialiste des données environnementales à Conservation International, à Arlington (Virginie). Les efforts actuels pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de l’objectif ambitieux de 1,5 degré C exigent que nous atteignions des émissions nettes nulles d’ici 2050 et que le carbone stocké dans la nature reste en place (SN:12/17/18). Mais l’agriculture et d’autres pressions liées au développement menacent certaines de ces réserves de carbone.

Pour cartographier ce carbone à risque, Noon et ses collègues ont combiné des données satellitaires avec des estimations de la quantité totale de carbone stockée dans les écosystèmes vulnérables à l’incursion humaine. Les chercheurs ont exclu les zones telles que le pergélisol, qui stocke beaucoup de carbone mais qui n’est pas susceptible d’être exploité (bien qu’il soit en train de dégeler en raison du réchauffement), ainsi que les plantations d’arbres, qui ont déjà été modifiées (SN : 9/25/19). Les chercheurs ont ensuite calculé la quantité de carbone libérée par les conversions de terres, comme le défrichement d’une forêt au profit de terres agricoles.

Cette terre pourrait stocker des quantités variables de carbone, selon qu’elle devient une plantation d’huile de palme ou un parking. Pour simplifier, les chercheurs ont supposé que les terres défrichées étaient laissées à elles-mêmes et que des jeunes arbres pouvaient pousser là où se trouvaient des géants. Ils ont ainsi pu estimer le temps nécessaire pour que le carbone libéré soit réintégré dans la terre. Selon l’équipe, une grande partie de ce carbone resterait dans l’air d’ici à 2050, car il faut des siècles à bon nombre de ces écosystèmes pour retrouver leur gloire d’antan, ce qui les rend irrécupérables à une échelle de temps importante pour la lutte contre le changement climatique.

Terres riches en carbone

Les chercheurs ont cartographié l’emplacement et la densité du carbone irrécupérable de la Terre, c’est-à-dire le carbone enfermé dans les écosystèmes qui est potentiellement vulnérable à la libération par le développement humain et qui, s’il est perdu, ne pourrait pas être restauré dans ces écosystèmes d’ici 2050. Les zones où la densité de carbone irrécupérable est exceptionnellement élevée (en violet) comprennent le nord-ouest du Pacifique, l’Amazonie, le bassin du Congo et Bornéo.

Réserves de carbone irrécupérables sur la planète

global map of irrecoverable carbon stores

M.L. Zoon et al/Nature Sustainability 2021

Libérer ces 139 gigatonnes de carbone irrécupérable pourrait avoir des conséquences irrévocables. À titre de comparaison, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies estime que l’homme ne peut émettre que 109 gigatonnes de carbone supplémentaires pour avoir deux tiers de chances de maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5 degré C. ’Ce sont les endroits que nous devons absolument protéger’, déclare M. Noon.

Environ la moitié de ce carbone irrécupérable se trouve sur seulement 3,3 % de la superficie totale de la Terre, ce qui équivaut à peu près à la superficie de l’Inde et du Mexique réunis. Les zones clés se trouvent en Amazonie, dans le nord-ouest du Pacifique, ainsi que dans les forêts tropicales et les mangroves de Bornéo. ’Le fait qu’elle soit si concentrée signifie que nous pouvons la protéger’, explique M. Noon.

Environ la moitié du carbone irrécupérable se trouve déjà dans des zones protégées existantes ou sur des terres gérées par des peuples indigènes. Si l’on ajoute 8 millions de kilomètres carrés supplémentaires de zones protégées, ce qui ne représente qu’environ 5,4 % de la surface terrestre de la planète, 75 % de ce carbone serait protégé d’une manière ou d’une autre, explique M. Noon.

’Il est vraiment important de disposer de cartes spatialement explicites de l’endroit où se trouvent ces stocks de carbone irrécupérables’, déclare Kate Dooley, géographe à l’université de Melbourne en Australie, qui n’a pas participé à l’étude. ’C’est un petit pourcentage à l’échelle mondiale, mais cela représente quand même beaucoup de terres’. Beaucoup de ces magasins denses se trouvent dans des endroits à haut risque de développement, dit-elle.

’Il est tellement difficile d’arrêter ce mouvement de déforestation’, dit-elle, mais ces cartes permettront de concentrer les efforts des gouvernements, des groupes de la société civile et des universitaires sur les endroits qui comptent le plus pour le climat.

Citation :

M.L. Noon et al. Mapping the irrecoverable carbon in Earth’s ecosystems. Nature Sustainability. Published online November 18, 2021. doi : 10.1038/s41893-021-00803-6.

About Jonathan Lambert E-mailTwitterPhoto

Jonathan Lambert is the staff writer for biological sciences, covering everything from the origin of species to microbial ecology. He has a master’s degree in evolutionary biology from Cornell University.

Jonathan Lambert est le rédacteur en chef des sciences biologiques, couvrant tout, de l’origine des espèces à l’écologie microbienne. Il est titulaire d’une maîtrise en biologie de l’évolution de l’université Cornell.

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Source : https://www.sciencenews.org/article/climate-change-natural-carbon-stores-new-map

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  • Comment le changement climatique pourrait façonner le monde dans les siècles à venir : en vue de l’échéance de 2100, les scientifiques estiment que les projections climatiques devraient se projeter plus loin dans l’avenir - Traduction du 05 décembre 2021 par Jacques Hallard d’un article de Carolyn Gramling en date du 18 novembre 2021 publié par ‘sciencenews.org’ sous le titre « How climate change may shape the world in the centuries to come » ; accessible sur https://www.sciencenews.org/article/climate-change-projections-2500
    Illustration - Scène futuriste de l’Inde en 2500 - En combinant les simulations climatiques et l’art, les chercheurs envisagent un avenir plus chaud d’ici à 2500 qui pourrait transformer les paysages de la Terre, comme le sous-continent indien, tel qu’illustré ici dans une peinture d’artiste. James McKay (CC-BY-ND)

Il est difficile d’imaginer à quoi pourrait ressembler la Terre en 2500. Mais une collaboration entre la science et l’art offre une fenêtre troublante sur la façon dont le changement climatique en cours pourrait transformer des terrains aujourd’hui familiers en paysages étrangers au cours des prochains siècles.

Ces visualisations - de fermes du Midwest américain envahies par des plantes subtropicales, d’une forêt amazonienne asséchée, d’une chaleur extrême brûlant le sous-continent indien - montrent pourquoi les chercheurs doivent pousser les projections climatiques bien au-delà de la date habituelle de 2100, affirment Christopher Lyon, spécialiste des sciences sociales de l’environnement, et ses collègues le 24 septembre dans Global Change Biology.

Cinquante ans se sont écoulés depuis les premières projections climatiques, qui fixaient cet objectif lointain à 2100, explique Christopher Lyon, de l’université McGill à Montréal. Mais cette date n’est plus si lointaine, et les effets des émissions de gaz à effet de serre émises dans le passé et le présent perdureront pendant des siècles (SN : 8/9/21).

Pour visualiser ce à quoi ce monde futur pourrait ressembler, les chercheurs ont envisagé trois trajectoires climatiques possibles - émissions faibles, modérées et élevées, telles qu’elles ont été utilisées dans les rapports antérieurs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies - et ont projeté les changements jusqu’en 2500 (SN : 1/7/20). L’équipe s’est particulièrement intéressée aux impacts sur la civilisation : stress thermique, récoltes défaillantes et changements dans l’utilisation des terres et la végétation (SN : 3/13/17).

Pour tous les scénarios, à l’exception du scénario à plus faibles émissions, qui correspond à peu près à la limitation du réchauffement climatique à ’bien moins’ de 2 degrés Celsius par rapport à l’époque préindustrielle, comme approuvé par l’Accord de Paris de 2015, la température moyenne de la planète continue d’augmenter jusqu’en 2500, a constaté l’équipe (SN : 12/12/15).

Pour le scénario des émissions les plus élevées, les températures augmentent d’environ 2,2 degrés C d’ici 2100 et d’environ 4,6 degrés C d’ici 2500. Cela entraîne une ’restructuration majeure des biomes du monde’, indiquent les chercheurs : perte de la majeure partie de la forêt amazonienne, déplacement des cultures vers les pôles et températures invivables sous les tropiques.

L’équipe a ensuite collaboré avec James McKay, artiste et communicateur scientifique à l’université de Leeds en Angleterre, pour donner vie aux données. Sur la base des projections de l’étude, McKay a créé une série de peintures détaillées représentant différents paysages mondiaux actuels et en 2500.

L’équipe n’a pas essayé de spéculer sur les technologies ou les villes du futur, afin que les peintures soient plus réalistes que de la science-fiction, explique M. Lyon. ’Mais nous voulions présenter des choses que les gens reconnaîtraient : les drones, la robotique, les plantes hybrides.’ Dans une peinture de l’Inde en 2500, une personne porte une combinaison étanche et un casque, un type de vêtement que les personnes dans certains environnements à forte chaleur pourraient porter aujourd’hui, dit-il.

L’objectif de ces images est d’aider les gens à visualiser l’avenir de telle sorte qu’il leur semble plus urgent, plus réel et plus proche - et, peut-être, d’offrir un peu d’espoir que les humains puissent encore s’adapter. ’Si nous changeons à l’échelle planétaire, nous devons penser à ce problème en tant que civilisation planétaire’, explique M. Lyon. ’Nous voulions montrer que, malgré le climat dans lequel les gens se sont installés, les gens ont trouvé des moyens d’exister dans ce climat.’

2000 vs. 2500

Les fortes émissions de gaz à effet de serre pourraient faire augmenter les températures mondiales moyennes d’environ 4,6 degrés Celsius par rapport à l’époque préindustrielle. En conséquence, la chaleur extrême en Inde pourrait modifier radicalement la façon dont les humains vivent dans l’environnement. Les agriculteurs et les éleveurs, représentés en 2000 sur la peinture de gauche, pourraient avoir besoin de vêtements de protection tels qu’une combinaison réfrigérante et un casque pour travailler à l’extérieur d’ici 2500, comme le montre la peinture de droite.

Peintures d’une scène futuriste de l’Inde en 2500 à voir à la source - James McKay (CC-BY-ND)

Si les émissions de gaz à effet de serre restent élevées, les fermes du ’grenier à blé’ du Midwest américain, comme on peut le voir en 2000 dans le tableau de gauche, pourraient être transformées en régions agroforestières subtropicales d’ici 2500, selon les chercheurs. La région pourrait être parsemée de palmiers à huile et de plantes grasses, comme le montre le tableau de droite, et s’appuyer sur des dispositifs de captage de l’eau et d’irrigation pour compenser la chaleur extrême de l’été.

Peintures d’une scène futuriste de l’état du Kansas aux Etats-Unis en 2500 > à voir à la source - James McKay (CC-BY-ND)

Citation :

C. Lyon et al. Climate change research and action must look beyond 2100. Global Change Biology. Published online September 24, 2021. doi : 10.1111/gcb.15871.

About Carolyn Gramling E-mailTwitter

Carolyn Gramling is the earth & climate writer. She has bachelor’s degrees in geology and European history and a Ph.D. in marine geochemistry from MIT and the Woods Hole Oceanographic Institution.

Carolyn Gramling est la rédactrice de Terre et climat. Elle est titulaire d’une licence en géologie et en histoire européenne et d’un doctorat en géochimie marine du MIT et de la

Référence : C. Lyon et al. Climate change research and action must look beyond 2100. Global Change Biology. Publié en ligne le 24 septembre 2021. doi : 10.1111/gcb.15871.

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Source : https://www.sciencenews.org/article/climate-change-projections-2500

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    Le méthane devient (enfin !) un sujet majeur de la lutte contre le changement climatique - Publié le 01 décembre 2021 - Pauline Fricot, @PaulineFricot - © 2021 Novethic - Tous droits réservés
    Si la réduction du CO2 dans l’atmosphère occupe le devant de la scène, la lutte contre les émissions de méthane s’est progressivement imposée comme une mesure indispensable et prometteuse pour atteindre les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. Si la problématique émerge depuis seulement quelques années, des solutions accessibles existent déjà, mais nécessitent davantage de réglementations pour être appliquées.

Lire l’article complet sur ce site : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/methane-une-problematique-emergente-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique-150354.html

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    Biodiversité et climat, même combat - 03 décembre 2021 - 07:00 – Entretien par Anne Barrat (photo) avec Victoria Leggett – Document ‘allnews.ch’
    Victoria Leggett est Responsable de l’Impact Investing à l’UBP. Elle dispose de plus de 20 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs. Avant de rejoindre l’UBP en 2010 en tant que gérante actions, Victoria était analyste sur les actions européennes chez Threadneedle. Elle a débuté sa carrière dans le domaine de la finance d’entreprise.

Pour Victoria Leggett de l’UBP, « protéger la biodiversité c’est faire d’une pierre deux coups, la restauration de la biodiversité étant une des solutions contre le réchauffement climatique. »

Invitée d’une table ronde organisée par l’Union Bancaire Privée (UBP) dans le cadre de Building Bridges et consacrée à la question « The biodiversity challenge – Crisis management or investment opportunity ? », Victoria Leggett, responsable de l’Impact Investing et gérante Actions Impact à l’UBP, a appelé les décideurs politiques, les régulateurs, les investisseurs à passer d’une stratégie Net Zéro, dont elle salue les avancées, à une approche « nature positive ». Les deux étant intrinsèquement liées, souligne-t-elle, tout en espérant qu’il sera possible de gagner du temps pour promouvoir des solutions à la préservation et à la restauration de la biodiversité en capitalisant sur les leçons de la trajectoire carbone. Conversation à bâtons rompus avec une passionnée de la cause de la conservation de la nature, soucieuse d’amener les investisseurs à l’embrasser.

Certaines voix opposent biodiversité et climat, énergies éoliennes notamment, que leur répondez-vous ?

Laissez-moi commencer par rappeler ce qu’est la biodiversité : elle désigne toutes les espèces vivantes, aussi bien dans leur diversité que dans leur abondance. Autrement dit, sauvegarder la biodiversité ne signifie pas seulement lutter contre l’extinction pure et simple des espèces, mais aussi de préserver un nombre significatif d‘êtres vivants de chaque espèce afin de garantir sa pérennité, donc les conditions de sa survie à long terme. Et c’est d’autant plus important que, pour en revenir au lien entre biodiversité et climat, la nature, en fournissant des puits de carbone, absorbe jusqu’à 40% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Inversement, l’alimentation et l’agriculture représentent 24% des émissions de GES mondiales. Autrement dit, le déclin de la biodiversité doit beaucoup au changement climatique alors qu’elle est essentielle pour contenir les émissions de GES. Les deux problématiques sont si intrinsèquement liées que vouloir résoudre l’une en faisant fi de l’autre est tout simplement un contresens. Tout comme il est artificiel de les opposer en se fondant sur des hypothèses non vérifiées, par exemple celles qui tendent à opposer l’éolien et la préservation de la diversité. Ce qui ne veut pas dire que les parties prenantes, l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), des ONG, les décideurs politiques, la communauté financière, ne prennent pas toutes les précautions pour assurer une transition vers les énergies renouvelables évitant à la fois les dommages et contribuant à la conservation de la nature.

« Alors que la décarbonation des économies suppose un plan global, la préservation de la nature implique une logique locale. »

Lutter contre le réchauffement climatique revient donc à protéger la nature et vice-versa ?

Absolument, à une nuance près, qui a son importance dans la gestion de ces deux enjeux fondamentaux pour l’avenir de notre vie sur cette planète. Alors que la décarbonisation des économies suppose un plan global, impliquant tous les pays, du plus au moins polluant, ce qui s’avère à la fois extrêmement complexe et, parfois, démoralisant, la préservation de la nature implique une logique locale. Il est possible de faire une différence communauté par communauté, village par village, pays par pays, etc. Il est par conséquent possible de voir rapidement des résultats localement, alors que la lutte contre le réchauffement climatique ne peut être efficace que si l’ensemble des acteurs jouent le jeu. Cette différence est capitale en ce qu’elle pourrait présager, sinon laisser espérer, des progrès plus rapides pour la préservation de la biodiversité. Charge à chacun d’en prendre conscience et d’agir à l’échelle individuelle, charge aux collectivités locales de promouvoir des mesures appropriées. Chaque initiative locale fera une différence.

Pourtant, la prise de conscience de l’urgence quant à biodiversité semble en retard sur celle vis-à-vis du réchauffement climatique, tout comme la COP 15 sur la COP 26, quels que mitigés aient été les résultats de la conférence de Glasgow, pourquoi ?

Ma vision est beaucoup plus optimiste. D’une part vis-à-vis de certains commentateurs. Premièrement parce que la COP26 a beaucoup plus tenu compte de la biodiversité qu’aucune des précédentes COP sur le climat. Elle a pris acte de ce que la préservation de la biodiversité était partie intégrante de la trajectoire vers le Net Zéro. D’autre part vis-à-vis de la COP15 : la réunion qui s’est tenue début octobre de cette année à Kunming n’est que le premier épisode d’une série en deux parties. Lequel s’est conclu par une déclaration commune sur un plan d’action pour la biodiversité post-2020, que tout le monde attendait. Autant dire que le second épisode, qui se tiendra en mai 2022 en Chine, avec une session intermédiaire à Genève, part sur de bonnes bases. Solides et concrètes : l’Union européenne, le Japon, la Chine, se sont engagés à dégager des fonds significatifs pour soutenir la biodiversité, reconnaissant les enjeux et prenant fait et cause pour un momentum. 

De quels enjeux parle-t-on ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de la moitié du PIB mondial (44’000 milliards de dollars) dépend modérément ou fortement de la nature selon le WEF. Les océans représentent la 7e économie mondiale avec une valeur de 24’000 milliards selon la WWF. 75% de notre alimentation est conditionnée à la pollinisation par les animaux – soit 1’000 milliards de dollars par an. 70% des médicaments anticancéreux (qu’ils soient naturels ou chimiques) sont inspirés de la nature1

« Si la biodiversité s’est imposée aux côtés du climat, l’alimentation est, elle, sur un strapontin. »

Les dates nous indiquent aussi que, si l’on attend aussi longtemps pour la biodiversité que l’on a attendu pour le climat, on va droit dans le mur. A commencer par la problématique de la sécurité alimentaire.

La sécurité alimentaire, faut-il en faire un pilier à part entière ?

Si la biodiversité s’est imposée aux côtés du climat, l’alimentation est, elle, sur un strapontin. C’est pourtant un enjeu tout aussi important, même s’il est vu comme secondaire, en partie parce que dérivé des deux autres identifiés (biodiversité et climat). La chaîne alimentaire est pourtant à l’intersection des deux. Qui plus est, elle présente les plus grandes opportunités pour faire évoluer les choses : que l’on parle de la gestion de l’eau, de la réduction des pesticides, du recyclage des déchets, les entreprises de production agricole et leurs équipementiers offrent des leviers considérables pour changer la donne. Les arguments ne manquent pas, de la réduction des externalités à celle des coûts, un argument sans pareil pour convaincre un monde conservateur comme celui des agriculteurs. L’agriculture telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui n’est pas durable : elle ne respecte pas assez la biodiversité. Il faut impliquer toute l’industrie, les gros comme les petits agriculteurs. Et les consommateurs. De ce point de vue, la sécurité alimentaire est une porte d’entrée qui parle à tout le monde. Elle fait donc partie de la solution.

Parlons de solutions. Comment voyez-vous les choses évoluer ? Quelles sont vos attentes ?

L’implication des parties prenantes doit absolument être renforcée. A commencer par celle des régulateurs, sans quoi il faudra attendre des décennies pour avoir un cadre concret, comme cela a été le cas pour la taxonomie verte européenne. Nous n’avons pas le temps, il faut espérer que l’on saura capitaliser sur les leçons tirées du climat. Espérer que la Taskforce on Nature-related Financial Disclosure (TNFD) émettra rapidement un cadre favorisant les entreprises respectueuses de la biodiversité à être reconnues. Espérer que l’univers des conservateurs de la nature, souvent brocardés pour ses réponses en forme de non à…, si valables soient-elles, saura convaincre et plus seulement interdire. Espérer enfin que la communauté financière se mobilisera, les gestionnaires de fonds comme les investisseurs. Seule une approche plurielle fera avancer le combat pour la biodiversité, impliquant toutes les parties prenantes.


1 Sources : rapport 2019 des Nations Unies « Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystems Services ».

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Source : https://www.allnews.ch/content/interviews/biodiversit%C3%A9-et-climat-m%C3%AAme-combat

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    Climat – COP 26 : Nous avons une décennie pour sauver l’humanité et la planète - International publié le 04/12/2021 par ‘pcf.fr’ – Auteur : Hervé Bramy ​membre du PCF, ​responsable du groupe de travail Environnement du PGE
    Photo - De retour de Glasgow nous avons tiré les enseignements de la COP 26 lors du 5e Forum européen organisé par le Parti de la gauche européenne les 26 et 27 novembre dernier.

Tous les intervenants au panel climat, à Bruxelles, l’ont confirmé : le bilan de la COP 26 est décevant ! Échec total pour certains, verre à moitié rempli pour d’autres. Cependant toutes et tous conviennent qu’il est important de maintenir l’existence des COP. Outil du multilatéralisme qui permet aux petits et aux ONG de se faire entendre. Toutefois, la place trop importante laissée aux lobbies notamment des énergies fossiles est remise en cause. Selon les études on évalue leur nombre à 500 à Glasgow.

De nombreux sujets ont été abordés lors de notre panel : quel contenu donner à une transition juste, comment accélérer la sortie des énergies fossiles dont le charbon, la responsabilité des pays riches à l’égard des pays vulnérables, les enjeux de la stratégie de l’Union européenne avec le Pacte vert et l’ambition « Fit-for-55 ».

Si le président de la COP 26 a cherché à « maintenir en vie » l’objectif des 1,5°C de réchauffement de la planète pour 2100, à l’issue des débats, nous sommes très loin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales de 45 % d’ici 2030 comme préconisé par les scientifiques. Selon les études du Global Carbon Project les émissions pourraient même bondir de 4,3 % en 2021...

100% du réchauffement climatique est dû aux activités humaines. C’est un fait aujourd’hui établi, sans équivoque (GIEC)

Rappelons avant d’aller plus loin que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le 9 août dernier son 6e rapport. L’appel lancé à cette occasion n’a pas été entendu par les chefs d’États dans l’enceinte du Scottish Event Campus à Glasgow. Pourtant le rapport proclamait l’urgence d’agir. « L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique et l’état actuel de nombreux aspects du système climatique sont sans précédent, sur plusieurs milliers d’années.1 » 

Cependant le GIEC laissait entr’ouverte la porte de l’espoir :

  • Si nous atteignons la neutralité carbone (c’est-à-dire : ne pas émettre plus de CO² que ce qui peut être absorbé ; par les terres, les forêts, les océans...), le réchauffement climatique devrait s’arrêter. C’est une donnée du rapport exprimée avec plus de certitude que dans le précédent rapport.
  • De nombreux changements dus aux émissions passées et futures de GES sont irréversibles pendant des siècles, voire des millénaires, notamment les changements dans les océans, les calottes glaciaires et le niveau global des mers. Cependant, certains changements pourront être ralentis et certains arrêtés en limitant le réchauffement climatique.
    Où en sommes-nous à l’issue de la COP 26 ?

Ce que nous redoutions est advenu. La COP 26 à Glasgow a réuni 196 pays. Si l’objectif des 1,5°C a été réaffirmé, les résultats sont insuffisants malgré quelques avancées partielles. Le compromis obtenu est le reflet des insuffisances de l’Accord de Paris qui ne comporte aucune contrainte. Le Pacte de Glasgow reflète également l’inaction des chefs d’États puisque très peu d’entre eux ont augmenté leur contribution nationale à la réduction des émissions de GES. C’est pourquoi le texte appelle donc à « réviser et renforcer » dès 2022 à Charm El Cheik, en Égypte, leurs objectifs car pour les scientifiques, après la COP 26, nous sommes sur une pente de 2,7C de réchauffement de la planète. Ce résultat est frustrant pour toutes les forces progressistes (partis, syndicats, ONG, citoyens...) mais il l’est énormément plus pour les nations et les peuples les plus exposés, situés au Sud.

On peut considérer que l’Union européenne n’a pas assez exprimé sa solidarité en direction des pays en développement afin de les accompagner dans leurs actions d’atténuation ou d’adaptation. En effet c’est au Sud, là où les effets se font le plus durement sentir que les populations souffrent le plus du réchauffement climatique.

Or ces pays sont vraiment très peu responsables de la situation en comparaison des pays riches et industrialisés bien que ces derniers en subissent aussi les conséquences comme on l’a vu cet été (inondations, sécheresses, incendies, dômes de chaleur, montée des océans, pandémies, destruction de puits de carbone…).

Ainsi l’engagement des pays riches et industrialisés de verser 100 milliards de dollars par an décidé à Copenhague (2009), réaffirmé à Paris (2015) n’a pas été atteint à Glasgow. A peine 80 milliards constitués dont beaucoup de prêts ce qui renforcera la dette des pays en développement. Par ailleurs leur affectation ne couvre que 20 % des besoins d’adaptation. Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) les besoins des pays du Sud sont de 5 à 10 fois supérieurs aux financements proposés. Ces besoins sont estimés - selon des fourchettes hautes - à 300 milliards d’ici à 2030 puis de 500 milliards en 2050. Pour le GIEC il faudrait consacrer de 1 à 2 % du PIB mondial pour agir concrètement. Enfin, précisons qu’aucune compensation du manque à gagner n’est prévue. La demande d’un mécanisme de « pertes et dommages » a été exclue du Pacte.

Fossiles : une avancée inédite

Pour la première fois de l’histoire des COP, un texte international évoque la nécessaire réduction des énergies fossiles dont le charbon. Aussi curieux que cela puisse paraître les pays pétroliers ont toujours refusé de voir mentionné le terme « fossiles » dans les textes. Pour ces derniers, les COP doivent traiter uniquement les conséquences du réchauffement climatique pas les causes de celui-ci. Or les changements climatiques sont la conséquence de l’action humaine et en particulier de l’utilisation des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole). L’amendement soumis, à la dernière minute, par l’Inde et la Chine a affaibli brutalement cette partie du texte. Ainsi le vote a consacré la formule « diminution progressive » en lieu et place de « disparition progressive ». Le président de la COP, le britannique Alok Sharma, s’est dit « profondément désolé »…

Les marchés de carbone

La COP 26 a eu pour mission de finaliser la boîte à outils de l’Accord de Paris. Il s’agissait d’harmoniser les annonces de réduction des GES par pays, de définir une fréquence commune, de décider les modalités du calcul du bilan de leur action, bref gagner en transparence en particulier pour éviter les doubles comptages liés aux marchés carbone... Il faudra attendre encore 2023 pour que cela soit le cas.
Les règles sur les mécanismes de marché carbone constituent un fort sujet de blocage en raison de leurs modalités techniques complexes, à forts enjeux politiques et économiques. Le recours aux règles du marché carbone, permettent d’échanger entre pays des réductions d’émissions à l’aide de quotas alloués à une entreprise ou un pays.

Nous savons, par expérience, que le marché carbone européen (système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre EU-ETS, selon son acronyme anglais) a montré son inefficacité. Sur l’European Energy Exchange (EEX), la bourse européenne du carbone, la tonne de CO² se négocie actuellement aux alentours de 40€ contre 17 € il y a un peu plus d’un an.

En tant que progressistes nous ne sommes pas convaincus que les règles du marché soient de nature à répondre aux problèmes posés car ils privilégient toujours les profits. D’ailleurs, ces véritables droits à polluer que sont ces marchés carbone en Europe sont un échec avéré. La réforme engagée en 2019 est-elle de nature à rendre enfin le système efficace ?

Quelques engagements non contraignants décidés en marge de la COP

  • 100 pays se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici à 2030 (gaz très impactant mais qui disparaît dans l’atmosphère plus rapidement que le CO2)
  • 180 pays ont décidé d’enrayer la déforestation d’ici 2030 : trop lent au regard de nombre d’observateurs
  • 39 pays, dont finalement la France, proclament mettre fin aux financements de projets d’exploitation d’énergies fossiles sans technique de capture de CO2
  • 32 États, régions, villes et industriels proposent la fin du véhicule à moteur thermique d’ici 2040
  • Une dizaine de pays dont l’Italie proposent de mettre fin à l’exploitation pétrolière et gazière
    L’enjeu d’une transition juste

​ Le 4 novembre dernier, plusieurs chefs d’États et de gouvernement (dont ceux de l’Italie et du Royaume-Uni, co-organisateurs, mais aussi de la France, de la Commission européenne et des États-Unis) ont co-signé une « Déclaration sur la transition internationale juste ».

​ Il s’agit de placer, au cœur des processus des transformations industrielles rendues nécessaires par de nouvelles modalités de production et de consommation, les enjeux de la préservation de l’emploi, les intérêts sociaux des salariés comme des citoyens. En Europe ce sujet trouve sa réalité avec la Déclaration de Silésie/Katowice en 2018 puis a été intégrée au Pacte vert européen en 2019.

La Confédération européenne des syndicats précise le concept : avancer vers une conciliation de la lutte contre le dérèglement climatique et de la réduction des inégalités sociales autour d’emplois dit « verts » et du slogan « pas d’emplois sur une planète morte ».

​ Les progressistes doivent impérativement investir ce champ. On peut effectivement douter de la bonne volonté des libéraux européens dans ce domaine. Se rapprocher des salariés et des syndicats des filières concernées (automobiles, mines de charbon etc..) est déterminant pour l’avenir d’une Europe de justice sociale et écologique. Nous sommes au cœur des enjeux de classe.

Pacte vert européen : révolution ou ‘greenwashing’ 2 ?

​Lors de la présentation du Pacte vert européen, si le Parlement a contraint la Commission de rehausser l’objectif de réduction des GES de l’UE pour 2030 à -55 % - c’est une bonne chose- ; Von Der Layen, sa présidente a, pour sa part, déclaré :« ce qui est bon pour le climat est bon pour le business ».

​En aucun cas, les principes du marché capitaliste tournés vers la satisfaction des profits ne sont mis en cause. On peut craindre les conséquences des règles du Pacte vert pour l’emploi et le pouvoir d’achat des Européens déjà lourdement pénalisés par les hausses des coûts de l’énergie privatisée et cotée en bourse en lieu et place de services publics.

​D’autant que le 14 juillet dernier, la Commission a rendu public un paquet de 12 mesures regroupées sous l’intitulé « Fit-for-55 » qui vont de la révision de directives libérales à la mise en place de nouveaux outils dont des marchés carbone supplémentaires dans le transport et le bâtiment...

Il n’y a aucun espoir pour les peuples avec le capitalisme vert

​ Les atteintes au climat et à la biodiversité, leurs conséquences, y compris en Europe, pour la vie du plus grand nombre appellent un changement de civilisation. Car selon le GIEC, aucun écosystème n’est capable de s’adapter à l’évolution actuelle. Notre monde est le résultat de l’action humaine aujourd’hui sous contrainte du capitalisme. On ne pourra bâtir un nouveau monde avec les recettes de l’ancien. Tant que la finance dominera l’économie, tant qu’un réel partage des richesses ne sera pas imposé et que le monde des communs n’émergera pas nous vivrons une époque de grands dangers pour l’humanité et la planète.

L’intervention des peuples est urgente et déterminante. Elle doit devenir massive. Les partis progressistes d’Europe ont rappelé leur indisponibilité lors de leur Forum à Bruxelles. Nous nous sommes donné rendez-vous au printemps 2022 lors du sommet climat qu’Emmanuel Macron compte organiser au titre de la présidence de l’Europe qui débutera le 1er janvier. Ensemble mobilisons-nous pour préserver l’humanité et le climat. Il y a urgence !

Auteur : Hervé Bramy ​membre du PCF ​responsable du groupe de travail Environnement du PGE

1Extrait du 6e rapport du GIEC août 2021.

2Lire à ce propos le travail de décryptage du Pacte vert européen par le groupe de travail Environnement du PGE : https://www.european-left.org/campaigns/alternatives-to-the-capitalist-green-deal-in-europe/

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Source : https://www.pcf.fr/climat_cop_26_nous_avons_une_decennie_pour_sauver_l_humanite_et_la_planete

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    En bref — Climat - La France n’investit pas assez dans le climat – Document ‘reporterre.net’ - Image
    C’est un bilan mitigé que dresse l’Institut I4CE. Le groupe de réflexion économique a publié, jeudi 02 décembre 2021, son panorama 2021 des financements climat.

Résultat : l’année dernière, entreprises, administration et ménages ont investi 45 milliards d’euros en faveur du climat. C’est à la fois beaucoup, 10 % de plus que les sommes investies en 2019. Mais insuffisant : « Il faudrait 13 à 15 milliards d’euros d’investissements publics et privés supplémentaires, chaque année jusqu’en 2023, et environ le double jusqu’en 2028 », pour tenir nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre, selon I4CE.

La ministre de l’Écologie Barbara Pompili s’est immédiatement félicitée sur Twitter de ce que « nous n’avons jamais autant investi pour l’écologie ». Une affirmation à nuancer donc. D’autant plus que les investissements ont principalement profité à la voiture électrique et hybride, pas vraiment écolo, et que les financements d’autres secteurs cruciaux pour enclencher la transition — à savoir la rénovation énergétique, les énergies renouvelables ou le ferroviaire — n’ont pas augmenté.

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Fichier:Reporterre-logo.png — Wikipédia

Source : https://reporterre.net/La-France-n-investit-pas-assez-dans-le-climat

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    Croissance et climat : un couple infernal ? - 03/12/2021 – Document ‘franceculture.fr/’ - Bibliothèque publique d’information- Conférences
    Le système économique actuel repose sur la croissance du PIB. Cet indicateur ne prend pas en compte la durée de vie des ressources naturelles et le bien-être des populations. Les partisans de la décroissance invitent à repenser la notion de progrès héritée de la philosophie des Lumières.

Illustration - Marjan Blan, Unsplash

Le courant de la décroissance prend appui sur les travaux du mathématicien-économiste Nicholas Georgescu-Roegen. Il est un des premiers à appliquer à l’économie les lois de la thermodynamique. Dans son recueil d’articles Demain la décroissance (1979), il s’est appliqué à montrer que ’l’entropie d’un système clos augmente continuellement (et irrévocablement) vers un maximum ; c’est-à-dire que l’énergie utilisable est continuellement transformée en énergie inutilisable jusqu’à ce qu’elle disparaisse complètement’. Il considère que le système économique est fondé sur l’utilisation intensive et irraisonnable de ressources terrestres non-renouvelables et soumises aux lois de l’entropie. La croissance économique n’est pas viable à terme car le système économique dépend de la biosphère, qui elle-même est limitée.

L’économiste René Passet reprend le concept de ’destruction créatrice’ de Schumpeter pour montrer que les dégâts de la croissance peuvent être limités dans le temps. Il s’inscrit dans la lignée des physiciens qui considèrent que la Terre n’est pas un système isolé et que le renouvellement de la vie est possible. 

Les partisans de la décroissance comme Serge Latouche et François Partant, contestent les notions de développement et de progrès. Selon eux, le développement est le vecteur de domination économique, culturel et politique. Il a amené à la destruction des économies et des sociétés traditionnelles. Les populations impactées n’ont pu bénéficier des effets de ce développement. Ils sont défavorables au développement durable car celui-ci est basé sur l’idée de croissance exponentielle. La notion de ’désencastrement’ de Karl Polanyi peut permettre à l’économie de se réencaster dans le social et de sortir de ’l’économisme’.

La notion de décroissance est critiquée car elle ne prend pas en compte deux aspects : les tendances démographiques et les besoins humains. Les décroissancistes préconisent un retour au chiffre de 3 milliards d’habitants sur Terre. Ce niveau de population a été atteint dans les années 1960, c’est-à-dire le moment où l’empreinte écologique fût dépassée. Pour la production, ils envisagent de revenir à une production matérielle similaire à celle des années 1960-1970. 

Retrouvez sur notre webmagazine Balises notre sélection de références : ’La décroissance projet utopique ou politique ?’ - Rencontre enregistrée en décembre 2021.

Avec : Philippe Quirion, Economiste, directeur de recherche CNRS au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired) 

Valérie Masson-Delmotte, Paléoclimatologue, directrice de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), membre du GIEC 

Dominique Méda, Professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine-PSL et au Collège d’études mondiales (CEM), inspectrice générale des affaires sociales, présidente de l’Institut Veblen, 

Catherine André, Journaliste, rédactrice en chef adjointe d’Alternatives Economiques et pour le site d’actualité en ligne Voxeurop

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Tags : Décroissance Crise économique Croissance économique Dominique Méda Catherine André Eloi Laurent Philippe Quirion Valérie Masson-Delmotte Économie Radio France

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Source : https://www.franceculture.fr/conferences/bibliotheque-publique-dinformation/croissance-et-climat-un-couple-infernal

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Traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 15/01/2022

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Climat Décarbonation Transition Collectivités locales.7.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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