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"Comment arrêter la grippe aviaire autrement qu’à l’aide du modèle qui fait appel au vaccin antiviral" par la Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard

lundi 14 mai 2007, par Ho Dr Mae-Wan

Santé - Grippe aviaire - Volatiles
Comment arrêter la grippe aviaire autrement qu’à l’aide du modèle qui fait appel au vaccin antiviral

Dr. Mae-WAN Ho explique pourquoi le modèle du vaccin antiviral ne fonctionne pas et pourquoi un nouveau paradigme est nécessaire pour assurer un bon état sanitaire.

Texte basé sur une présentation faite lors d’un atelier sur la santé et le développement, à l’occasion de la 60ième Assemblée Mondiale de la Santé, qui s’est tenue les 11 et 12 mai 2007 à la Maison des Associations, Rue de Savoie à Genève, en Suisse.

Communiqué de presse de l’Institut ISIS en date du 14/05/2007

Une version électronique de ce rapport intitulé, How to Stop Bird Flu Instead Of the Vaccine-Antiviral Model , ou de n’importe quel autre rapport de l’ISIS, avec toutes les références bibliographiques, peut être envoyée par messagerie, moyennant un versement de 3,50 £. SVP mentionner le titre du rapport à : report@i-sis.org.uk

 Un certain nombre de principes fondamentaux sont laissés de côté

Quelques questions fondamentales doivent être posées lorsqu’une mesure quelconque de santé publique est mise en place sous l’égide de l’OMS ; mais ces questions semblent ne pas avoir été posées. Cela marche-t-il ? Est-ce sûr en terme de sécurité alimentaire ? Sinon, que faudrait-il faire à la place ?

Nous avons été informés qu’il fallait nous préparer et faire face à la prochaine pandémie de grippe aviaire en stockant des vaccins et des médicaments aux propriétés antivirales.

Nous avons connu, au cours des vingt dernières années, le même modèle de vaccin antiviral face à l’actuelle épidémie de SIDA, avec peu de signes de progrès.

L’initiative accompagnée de plusieurs milliards de dollars pour combattre le SIDA au niveau mondial, a abouti à la création de médicaments brevetés très onéreux, avec des effets secondaires très toxiques [chez les patients] et que les pays pauvres n’ont de toutes façons pas le moyen de se payer ; de plus, les vaccins sont, dans le meilleur des cas, inefficaces, ou, au mieux, peu sûrs en terme de sécurité [1] ] ( Unraveling AIDS ).

La politique sanitaire ne fonctionne pas, tout simplement parce que les causes profondes de la pandémie, - que sont la pauvreté et la malnutrition - n’ont pas été abordées, ni prises en compte ; ceci est en effet vérifié pour toute pandémie.

De sérieux abus de cette approche défectueuse ont été enregistrés. De très nombreuses expérimentations de médicaments et de vaccins ont été conduites dans le tiers monde sur des populations pauvres et sans défense [2] ( NIH-Sponsored AIDS Drugs Tests on Mothers and Babies , SiS 27), y compris sur des orphelins aux Etats-Unis comme cela a été rapporté dans un programme de la BBC [3, 4] ( US Foster Children Used in AIDS Drugs Tests , Guinea Pig Kids in AIDS Drugs Trials , SiS 27) .

Allons-nous nous engager une fois de plus avec le même modèle pour aborder une autre pandémie mondiale - vraie ou imaginaire - telle que la grippe aviaire ?

 Les informations officielles ne correspondent pas avec la réalité

Les cas humains de grippe aviaire à travers le monde s’élèvent à 291 et 172 décès au 11 avril 2007, selon l’OMS [5] ; il faut bien reconnaître que ces chiffres sont plutôt modestes, bien que le taux de mortalité soit élevé. Notons quand même que deux pays, le Vietnam et l’Indonésie, partagent 60 pour cent des cas et 61 pour cent des décès. Nous reviendrons sur ce point plus tard.

Selon les informations officielles, la grippe aviaire provient des oiseaux et elle se diffuse aux êtres humains, par l’intermédiaire des oiseaux sauvages qui infectent les volailles dans les basses-cours. Mais il n’y a aucune preuve qu’il en soit bien ainsi [6] ( Fowl Play in Bird Flu , SiS 30).

Au lieu de cela, il y a une évidence qui met le doigt sur les élevages industriels intensifs de volailles, comme étant le réservoir, le lieu de reproduction et l’incubateur pour le virus H5N1 fortement pathogène et qui est disséminé par les échanges internationaux des volailles et des produits d’élevage des volatiles.

Les organismes gouvernementaux ont de la peine à assurer la protection de l’industrie avicole ; ainsi les oiseaux sauvages sont accusés alors que ce sont en fait des victimes et qu’ils en subissent des revers, tandis que, dans le même temps, des subventions importantes sont accordées et dispensées aux industriels du secteur avicole, pour compenser les volailles perdues par la maladie et les pertes de bénéfices.

En février [2007], il est apparu au Royaume-Uni une abondante épidémie due au virus H5N1 dans un élevage intensif de dindes [7]. Ceci a coûté la vie à 2.600 dindes et 159.000 autres dindes ont dû être abattues. Le suspect principal était en fait des produits d’élevage importés de Hongrie, associé à la mauvaise hygiène dans cet établissement de production de dindes. Des membres du Parlement Britannique ont été outrés lorsqu’il fut annoncé deux mois plus tard que le gouvernement avait attribué au propriétaire de la ferme près de 600.000 £ à titre de dédommagement [8].

La version officielle exprimée au sujet de la grippe aviaire ne correspondait pas tout à fait avec les preuves disponibles et j’ai approfondi presque tous les aspects de cette affaire [9] ( Where’s the Bird Flu Pandemic ? SiS 30).
Les analyses génétiques indiquent que les oiseaux sauvages ne sont pas des réservoirs du virus de grippe aviaire et les oiseaux migrateurs d’Eurasie et d’Amérique n’échangent pas de virus.

Les manifestations principales de grippe aviaire commencent dans des pays où existent une croissance explosive des élevages intensifs de volailles, et la preuve épidémiologique confirme que les risques d’infection est jusqu’à 32,4 fois plus élevé dans les batteries d’élevage industrielles et commerciales que chez les volailles des basses-cours domestiques autour des habitations. Les manifestations des cas de grippe aviaire suivent les itinéraires des échanges internationaux des volailles vivantes et des produits avicoles, plutôt que les trajets de migration des volatiles.

Le Dr. Sherri Tenpenny a étudié encore plus à fond ce sujet [10] ( What’s Really Behind the Bird Flu Outbreaks ? SiS 32), et il suggère que les taux de mortalité élevés dans les cas humains rapportés, pourraient être liés aux dioxines provenant de l’agent orange déversées au Vietnam pendant la guerre du Vietnam, ainsi que de la prolifération récente des industries papetières dans le Sud-est asiatique et en Indonésie. Il est évident que la dioxine et le virus de la grippe aviaire produisent tous deux une violente réponse inflammatoire connue sous le nom de ’cytokine storm’ et c’est ce qui a tué tellement de patients concernés [9].

L’alarme déclenchée à propos de la grippe aviaire a engendré la décision de stocker des vaccins et des médicaments, ce qui a conduit à des versements d’argent très importants aux sociétés pharmaceutiques et à d’autres. [9].

 Non seulement le médicament et les vaccins peuvent être inutiles, mais, pire que cela, ils peuvent s’avérer nuisibles

Le Tamiflu, qui est un inhibiteur de la neuraminidase, est pratiquement le seul médicament antiviral qui soit disponible. Il est vivement recommandé par l’OMS et il a été stocké par des gouvernements à travers le monde, par centaines de millions de doses, très lucratives pour le géant du médicament Roche. Cette dernière société a acheté la licence d’exploitation auprès d’une société américaine dans laquelle Donald Rumsfeld (secrétaire de la défense des Etats-Unis) possède toujours des parts pour un montant de 25 millions de £ et dans laquelle il a déjà fait plus de 5 millions de £ de bénéfices en revendant ses parts en tant qu’actionnaire.

De même, les déboursements pour les vaccins, se montant à plus d’un milliard de $, ont été effectués à cinq sociétés du secteur de la pharmacie : Sanofi, GlaxoSmithKline, MedImmune, Novartis Vaccines & Diagnostic, DynPort Vaccine, ainsi que Solvay Pharmaceuticals [11].

Le Tamiflu n’est pas une forme de prescription indiquée pour le traitement de la grippe et il n’est probablement pas très efficace. Les médecins japonais l’avaient prescrit à leurs patients et, parmi eux, 18 jeunes qui avaient été soignés avec ce produit, en sont arrivés au suicide en 17 mois [12]. Le Japon a alors interdit ce médicament.

La société Roche nie tout lien avec le médicament, en prétextant que, d’une part, les perturbations psychiatriques des personnes prenant ce médicament ne sont pas plus élevées que chez les victimes de la grippe d’une manière générale et que, d’autre part, on enregistre de toute façon au Japon, un taux élevé de suicide.

Ce n’est pas le seul risque concernant le Tamiflu. Les scientifiques précisent que s’il est employé couramment pendant une pandémie, sa résistance apparente à la biodégradation et sa solubilité dans l’eau, signifie que le produit entrera dans les eaux de ruissellement et d’égout des usines productrices du médicament : elles peuvent atteindre des concentrations élevées (de l’ordre du microgramme/litre) et présenter un plus grand risque de résistance antivirale et d’échange génétique entre les virus de grippe parmi les volatiles de la faune sauvage ; ceci pourrait rendre la pandémie encore beaucoup plus grave [13].

Et personne ne sait encore si ce médicament est sûr et sans danger pour les poissons, ainsi que pour les volatiles et les mammifères sauvages.

Les raisons de l’inefficacité de ces vaccins contre la grippe sont bien connues [14]. Le virus se modifie et mute rapidement, alors que les vaccins sont dirigés vers des cibles spécifiques ; les vaccinations pour se prémunir contre la grippe ne donnent pas une protection permanente : elles doivent être répétées annuellement.

Il est difficile de produire ces vaccins en série : cela nécessite de disposer d’oeufs de poulet et certaines souches peuvent ne pas se développer du tout. Mais pire encore, il n’y a aucune preuve que les vaccins contre la grippe saisonnière assurent une protection quelconque [15].

Le plus prometteur des vaccins proposés contre la grippe aviaire est basé sur un virus tué provenant du Vietnam : il est fabriqué par GlaxoSmithKline et il dépend d’un adjuvant protégé par la propriété industrielle [16] ; de plus, il ne couvrirait que seulement 5 pour cent de la population mondiale si les capacités totales de la production, au niveau mondial, mondiales étaient mises en oeuvre [17].

Il n’y a pratiquement aucun rapport concernant la sûreté et la sécurité sur les vaccins dirigés contre la grippe [15] ; quelques effets secondaires graves ont été indiqués [18], et on a suspecté une mortalité excessive chez les personnes âgées qui avaient été vaccinées [19].

Le génie génétique est utilisé pour préparer des vaccins avec de l’ADN et de l’ARN, avec des risques qui sont reconnus par les chercheurs eux-mêmes [20] ; ils ont même suggéré comment ces risques pourraient être surmontés, mais que je ne sois pas sûre que tous les problèmes seraient ainsi résolus.

Les risques encourus comprennent : l’apparition de maladies auto-immunes, la contamination avec des toxines bactériennes, les réactions immunitaires croisées avec des protéines humaines, la tolérance immunitaire, l’intégration de l’acide nucléique dans le génome des cellules comprenant des cellules germinales et ine transmission aux générations suivantes, la recombinaison avec des virus et des bactéries de l’hôte permettant de créer de nouveaux agents pathogènes, ainsi que le transfert des gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques.

Les promoteurs puissants, issus de virus, peuvent déclen
cher des formes de cancer, et, pour terminer, être à l’origine d’une toxicité au niveau du foie par les petits ARN interférants.

Les petits ARN interférants ou les micro-ARN administrés à des souris dans une expérience de thérapie génique, ont eu comme conséquence la mort de 150 souris à la suite d’une toxicité au niveau du foie [21] ( Gene Therapy Nightmare for Mice , SiS 31), et plus précisément parce que l’ARNm a interféré avec une foule de fonctions biologiques essentielles.

Alors, qui peut-on encore écouter et croire ? Nos scientifiques font des déclarations pour, d’une part, nous effrayer et nous inviter à accepter les médicaments et les vaccins antiviraux et, d’autre part, pour nous assurer qu’il est correct de continuer les échanges internationaux de produits alimentaires issus des élevages avicoles intensifs et que l’on peut tranquillement continuer à manger des volailles [22] ( What Can You Believe About Bird Flu ? SiS 30).

Il y a matière à beaucoup de scepticisme au sujet de la pandémie de grippe aviaire : sommes-nous à la veille de son apparition et, si oui, est-elle inévitable ?

 L’apparition d’une pandémie de grippe aviaire est peu probable en soi, mais il y lieu d’être sceptique et inquiet si l’on met en œuvre le génie génétique pour produire des vaccins

On nous dit que la seule barrière qui puisse exister entre une pandémie parmi les oiseaux et une autre parmi les humains, réside dans une mutation que pourrait subir le virus H5N1 dans son gène HA (hémaglutinine) qui sert à identifier le marqueur de surface cellulaire des humains, de préférence à celui des oiseaux.

Mais il s’avère que les êtres humains possèdent déjà le type de récepteur des oiseaux au plus profond de leur organe respiratoire inférieur : c’est pourquoi le virus peut pénétrer dans ces cellules et provoquer une grave pneumonie [22].

En dépit de cela, la pandémie est peu probable parce qu’il n’est pas facile d’ouvrir une brèche à travers les barrières génétiques et biologiques entre les espèces, - qui sont complexes - excepté par les méthodes et les techniques du génie génétique. Le génie génétique utilisé pour l’étude du virus et dans des tentatives frénétiques pour créer des vaccins, peut justement constituer un bon moyen pour créer le virus d’une pandémie.

Les recherches de laboratoire qui portent sur des virus ou des vaccins dangereux constituent des points névralgiques pour une manifestation de la maladie, comme je l’ai déjà signalé à propos de l’énorme programme de biodéfense des Etats-Unis qui vise à créer des vaccins contre des agents pathogènes les plus mortels : virus de variole, virus Ebola, etc. [23] ( No Biosecurity without Biosafety , SiS 26).

À la fin de la pandémie de SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère), les manifestations de virus du SRAS se sont produites au laboratoire dans une période de huit mois [24]. Des infractions nombreuses, quant au confinement des agents pathogènes, se sont produites dans de tels laboratoires aux Etats-Unis au cours d’une période de dix ans, entre 1994 à 2004 [25], impliquant des agents tels que le HIV, le virus Ebola, le virus du Nil occidental, la morve, l’anthrax et la tularémie.

Je ne sous-estime pas les possibilités nouvelles pour créer des armes biologiques puissantes au cours l’ère post-génomique [26] ( GM & Bio-weapons in the post-Genomics Era , SiS 15).

Mais les risques liés au génie génétique pourraient être encore pires. Les outils et les matériaux de base pour faire des armes biologiques sont identiques à ceux qui sont utilisés dans les applications « légitimes » du génie génétique.

Mais tandis que des armes biologiques sont faites dans des conditions strictement confinées, beaucoup d’expériences dangereuses sont faites sans que soient prises des mesures de sécurité adéquates et des produits génétiques dangereux sont disséminés dans l’environnement comme s’ils étaient sûrs.

Mes collègues et moi avons déjà attiré l’attention sur tout cela dans une publication éditée en 1998 [27] ( Gene Technology and Gene Ecology of Infectious Diseases , ISIS Scientific Publication).

 Le génie génétique est plus dangereux que les « expériences à responsabilité »

Un rapport de l’Académie Nationale des Sciences [aux Etats-Unis] a été publié en 2003 [27], par les membres du Comité national de conseil sur les normes de la recherche en biotechnologie, présidé par Gerald Fink ; intitulé "Recherche en matière de biotechnologie à l’époque du terrorisme : En confrontant le dilemme du double usage" ; ce rapport a identifié une liste d’ « expériences à responsabilité » (voir l’encadré 1)

 Encadré 1

Expériences à responsabilité selon le rapport Fink

Démontrer comment rendre un vaccin inefficace

Conférer une résistance à des antibiotiques ou à des agents antiviraux utilisables en thérapie

Augmenter la virulence d’un agent pathogène ou rendre un agent pathogène non virulent

Augmenter le caractère de transmission d’un agent pathogène

Modifier la gamme d’hôtes d’un agent pathogène

Permettre l’évasion des modalités de diagnostic et de détection

Malheureusement, le génie génétique peut réaliser facilement toutes ces sortes de manipulations et, de plus, sans intention de nuire ; et pendant ce temps là, ces évènements ont eu lieu, alors que les autorités chargées de la réglementation et des contrôles ne font rien depuis des années ( Slipping Through the Regulatory Net, Naked and Free Nucleic Acids , ISIS TWN Report) [29].

Voici quelques exemples récents. Une équipe de recherche de l’Université de l’Etat de New York à Stony Brook aux Etats-Unis, a synthétisé le poliovirus en associant de courts fragments d’ADN, que l’on peut se procurer par envoi postal, dans une séquence complète qui a été alors transcrite en virus à ARN de la poliomyélite, dans un système extra cellulaire contenant toutes les enzymes et les éléments cellulaires requis. Les virus synthétiques ainsi construits étaient capables d’infecter des cellules [30].

Pire encore, des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, à Philadelphie aux Etats-Unis, ont synthétisé un gène du virus de la variole (smallpox) et l’ont utilisé pour le remplacement de sa contrepartie dans le virus vaccinal.

Le virus est apparu plus de 100 fois plus efficace, en inhibant les enzymes humaines de complément qui sont responsables de la défense immunitaire innée du corps contre les attaques virales [31]. Et ce pourrait être la raison pour laquelle le virus de la variole est tellement plus virulent que le virus vaccinal.

Comme vous le savez sans doute, les Etats-Unis ont proposé d’exprimer des gènes de la variole dans le virus voisin de la varicelle, et d’insérer un gène rapporteur (exprimant la protéine fluorescente verte) dans la variole elle-même [32].

Voici le dernier rapport relatif à une grave infection contractée par une femme à partir du virus de la vaccine, à la suite d’un rapport sexuel avec un soldat vacciné [33]. Depuis mars 2007, quatre cas supplémentaires ont été identifiés. Nous ne savons pas quel type de vaccin de la variole a été employé.

Pour être bref, je propose de faire la comparaison entre cette liste d’expériences dangereuses du génie génétique (encadré 2) avec la liste des « expériences à responsabilité » (encadré 1) qui figure dans le rapport du groupe Fink. J’ai passé complètement ce sujet en revue par ailleurs [23].

 Encadré 2

Des expériences dangereuses, des constructions et des disséminations qui résultent du génie génétique

Créer des agents pathogènes mortels par accident, par exemple le virus de la variole des rongeurs ou la bactérie désarmée de la tuberculose

Rendre des virus mortels encore plus agressifs, par exemple le virus Ebola

Fabriquer des virus hybrides SIV-HIV (pour tester des vaccins) qui tuent des singes en quelques semaines
Disséminer des vaccins contre le SIDA qui sont efficaces comme « des armes biologiques à effets lents »

Disséminer des vecteurs utilisés en thérapie génique et qui causent la leucémie

Disséminer des gènes de résistance à des antibiotiques et des produits transgéniques potentiellement toxiques ou allergéniques

Manipuler en routine des gènes qui sont associés à des cancers et à la suppression des réactions immunitaires
Créer des virus hétérospécifiques dans des cultures de cellules

Produire des millions d’agents de recombinaison en quelques heures par des remaniements aléatoires du génome
Créer de très nombreuses variétés de vecteurs, de vaccins à ADN et une infinité d’espèces d’ADNr et d’ARNr qui peuvent produire de nouveaux agents pathogènes, des réactions immunitaires, des mutations d’insertion et des cancers.

 Quelques bonnes nouvelles

Maintenant quelques bonnes nouvelles : dans le cas du SIDA, il y a une abondance de preuves que, non seulement la malnutrition peut donner quelques symptômes de la maladie du SIDA, - tels qu’un faible dénombrement de cellules CD4 et une prédisposition des personnes aux infections opportunistes -, mais également qu’une bonne nutrition et des suppléments alimentaires peuvent aider à retarder ou à empêcher la maladie du SIDA, et à protéger ainsi contre l’infection, comme cela a été décrit en détail dans notre rapport [1].

Les vaccins provoquent une immunité spécifique ou acquise, alors que l’immunité normale ou immunité innée correspond à ce qui nous protège le mieux contre de nouveaux agents pathogènes, quels qu’ils soient.
De plus en plus souvent, les immunologistes reconnaissent que l’immunité innée joue un rôle plus important dans la lutte contre la maladie et c’est ce qu’une bonne nutrition réalise pour notre santé.

Et encore de bonnes nouvelles plus spécifiques.

Un groupe de scientifiques basés dans huit instituts de recherche aux Etats-Unis et au Canada, comprenant des nutritionnistes et des chimistes atmosphériques, ont passé en revue l’évidence largement répandue en proposant que la grippe saisonnière pourrait se produire dans la période qui se situe après le solstice d’hiver, parce que les gens deviennent carencés en vitamine D, par un manque d’exposition de la peau au soleil [34].

Les personnes âgées sont particulièrement affectées parce qu’elles ne synthétisent que seulement 25 pour cent de la vitamine D qu’une personne de 20 ans fabrique normalement. La vitamine D est un précurseur d’une hormone stéroïde importante et essentielle pour la fonction de beaucoup de cellules immunitaires qui défendent l’organisme contre les agents pathogènes envahissants, y compris le virus de la grippe ou virus Influenza.

Bien qu’ils disent qu’il est prématuré de recommander la vitamine D pour la prévention ou le traitement des infections respiratoires virales, il n’est pas trop tôt pour recommander aux fournisseurs de produits de santé de « diagnostiquer énergiquement et de traiter de manière adéquate les carences en vitamine D. Les sujets présentant de grandes quantités de mélanine dans la peau, les obèses, ceux qui évitent le soleil, ainsi que les personnes âgées, peuvent avoir un besoin qui peut aller jusqu’à 5.000 UI/jour. »

Quelques suggestions sur la façon d’aborder la menace d’une pandémie de grippe aviaire, ou même n’importe quelle autre pandémie, sont présentées dans l’encadré 3. Ces mesures sont beaucoup plus efficaces et accessibles et elles font partie du changement complet de paradigme que nous devons adopter sur le chemin vers la Déclaration d’Alma Ata qui vise une bonne santé pour tous.

 Encadré 3

 Quelques stratégies appropriées et accessibles


Eliminer la cause première de la grippe aviaire, c’est-à-dire les industries d’élevages intensifs en réduisant les taux de reproduction et d’élevage, ainsi qu’en et en substituant l’agriculture biologique aux pratiques agricoles conventionnelles

Développer et soutenir les marchés locaux de préférence aux marchés d’exportation

Nettoyer l’environnement et mettre en application le Traité sur les polluants organiques persistants (POP), qui est entré en vigueur en mai 2004, afin d’éliminer ou de réduire la dispersion des dioxines et des autres polluants organiques persistants

Améliorer le statut alimentaire des populations qui sont les plus en danger en éliminant la faim et la pauvreté, en assurant des niveaux adéquats en vitamines dans l’alimentation (particulièrement la vitamine D), ainsi que les autres micronutriments aussi bien que des macronutriments

Consacrer beaucoup plus de ressources dans le développement et la revitalisation des médecines et des pratiques médicales traditionnelles.

 Définitions et compléments en français :

Compléments très détaillés et précis de Jacques Hallard à sa traduction de ce dossier.

Demander le fichier joint en pdf à yonne.lautre@laposte.net