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"Face à la dureté des temps et aux stress post traumatiques, « Ne taisons plus les souffrances mentales » : soins psychologiques et pratiques de santé, EMDR, plasticité neuronale, psychanalyse" par Jacques Hallard

mardi 5 avril 2022, par Hallard Jacques


ISIAS Psychologie Santé mentale Neurosciences

Face à la dureté des temps et aux stress post traumatiques, « Ne taisons plus les souffrances mentales »  : soins psychologiques et pratiques de santé, EMDR, plasticité neuronale, psychanalyse

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 05/04/2022

Plan du document : Entrée en matière Introduction Sommaire#ZUSAMMENFASSUNG Auteur

Neurosciences -Source CNRS


Entrée en matière

Dureté des temps - Caractère de ce qui est pénible à faire ou à supporter, physiquement et/ou moralement, de ce qui demande un effort physique ou intellectuel. Difficulté à vivre ; cherté de la vie. Situation malheureuse. Source : https://www.cnrtl.fr/definition/duret%C3%A9 - Excessive sévérité. La dureté d’un gouvernement ou d’un régime politique. Source : https://www.littre.org/definition/duret%C3%A9

En bref : état de la santé mentale d’après les statistiques en France :

23% des personnes rapportent un état anxieux (soit 10 fois plus qu’n 2017) – Mais 50% des personnes en souffrance psychique accèdent à des sons (Ministère de la Santé 2020).

On relève : 15% de troubles dépressifs, 10% de pensées suicidaires selon l’étude CiViPress, 1ère semaine de septembre 2021.

Le taux de suicide en France est de 13,2 pour 100.000 habitants et 10,5% en moyenne en Europe

Le suicide est la 2ème cause de mortalité chez les jeunes de 10 à 25 ns, après les accidents de la route (DREES 2016).

1/3 des suicides concerne les plus de 65 ans dont 20%présentent au moins un trouble psychique (Ministère de la santé 2020)

Source : ‘Valeurs mutualistes’ MGEN - N° 326, 4ème trimestre 2021

Dans le numéro 326, 4ème trimestre 2021, de ‘Valeurs mutualistes’ (le magazine des adhérents du groupe MGEN [Groupe MGEN : Protection sociale et accès aux soins pour tous]), un dossier intitulé « Ne taisons plus les souffrances mentales » fait référence aux ‘Assises de la santé mentale et de la psychiatrie’ (27-28 septembre 2021) > voir tous les détails dans ce dossier : Rubrique A - Santé mentale et dureté des temps > Contributions aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie des 27 et 28 septembre 2021

On peut se reporter à l’annexe suivante à la fin de ce dossier : La santé mentale, une composante essentielle de la santé – Document ‘Santé publique France’

EMDR : ces initiales signifient Eye Movement Desensitization and Reprocessing c’est-à-dire : désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires.

Accident, agression, maltraitance, deuil, traumatismes psychiques, chocs émotionnels, etc… : ces causes de stress post traumatique peuvent être soulagées par des pratiques simples et des techniques de consolation ou de bien-être, dont l’EMDR, qui permet également de soigner des problématiques névrotiques comme des phobies, des angoisses, des états dépressifs, etc…. Les événements à l’origine de cet état de stress peuvent avoir été vécus dans un passé proche ou même remonter dans l’enfance…

TSPT ou Trouble de stress post-traumatique  : désigne un type de trouble anxieux sévère qui se manifeste à la suite d’une expérience vécue comme traumatisante avec une confrontation à des idées de mort1,2,3. Cette affection est aussi connue sous le nom de syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ou état de stress post-traumatique (ESPT)4 dans la classification CIM10 (F43.1). L’abréviation anglaise PTSD (pour post-traumatic stress disorder) est parfois également utilisée. Le trouble de stress post-traumatique est une réaction bio-neuro-physiologique consécutive à une situation durant laquelle l’intégrité physique ou psychologique du patient, ou celle de son entourage, a été menacée ou effectivement atteinte (notamment en cas de torture, viol, accident grave, mort violente, maltraitance, négligence de soins de la petite enfance, manipulation, agression, maladie grave, naissance, guerre, attentat, accouchement). Les capacités d’adaptation (comment faire face) du sujet sont débordées. La réaction immédiate à l’événement aura été traduite par une peur intense (effroi), par un sentiment d’impuissance ou par un sentiment d’horreur. Le TSPT est moins fréquent que la réponse aiguë au stress5… » - Tous les détails sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_stress_post-traumatique

Pour plus d’explications se reporter à ce document (rubrique C dans ce dossier)


Neurosciences - Le cerveau sous toutes ses formes - Publié le 07 mars 2018 – Document ‘santementale.fr’

Comment fonctionne le cerveau ? Cette question soulève de nombreux défis en neurosciences : de la mémoire à l’apprentissage et à la communication en passant par les maladies neurodégénératives, la douleur ou encore les troubles psychiatriques. A l’occasion de la Semaine du cerveau, une manifestation grand public coordonnée par la Société des neurosciences, de nombreux neuroscientifiques du CNRS présenteront certaines de leurs dernières avancées. Cet évènement se tiendra du 12 au 18 mars 2018 dans plus de 40 villes en France, sous le haut patronage de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Par ailleurs, la sortie en mars 2018 de deux ouvrages coordonnés par Olivier Houdé, directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant (CNRS/Université Paris Descartes), sont l’occasion de faire le point sur les recherches menées dans le domaine des sciences cognitives dédiées à l’éducation.

Décrypter le fonctionnement du cerveau est l’un des défis majeurs de la recherche en ce début de siècle. Et quel défi ! Le cerveau humain est d’une incroyable complexité : il comprend environ 100 milliards de neurones connectés par des millions de kilomètres de « connecteurs » (axones) et de 10 000 à 100 000 milliards de « contacts » (synapses). Un défi que les neuroscientifiques sont en train de relever. Grâce notamment aux progrès des technologies d’imagerie, ils dévoilent aujourd’hui les mystères du fonctionnement du cerveau, ce gigantesque réseau qui orchestre nos mouvements, nos prises de décision, qui interprète ce que perçoivent nos sens et qui est le siège de notre conscience. Il s’agit d’un enjeu considérable pour la société, car le cerveau est l’objet de dysfonctionnements et de maladies avec un fort impact sur la santé voire l’économie. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les maladies du système nerveux constituent plus du tiers de toutes les maladies dans les pays riches, et chaque année en Europe, elles représentent un coût de près de 800 milliards d’euros. Hors du domaine de la santé, les connaissances acquises dans le domaine des neurosciences ont des applications potentielles en robotique ou dans les sciences de l’éducation.

Conférences, visites de laboratoires, ateliers, projections de films… de nombreux événements seront proposés lors de cette 20e édition de la Semaine du cerveau durant laquelle les scientifiques viendront à la rencontre du public pour présenter leurs dernières avancées mais aussi débattre de leurs enjeux et de leurs implications pour notre société. 

Retrouvez toutes les manifestations du CNRS sur un site internet dédié et les informations complètes de l’évènement sur le site de la Semaine du cerveau. Et le blog du CNRS le Journal « Aux frontières du cerveau » 

Source : https://www.santementale.fr/2018/03/le-cerveau-sous-toutes-ses-formes/

Les Neurosciences Cognitives comportementales ou Psychobiologie – Diffusé par Ruby Villar-Documet Psychologue à Paris (clinicienne d’orientation scientifique)

Ce terme désigne le domaine de recherche dans lequel sont étudiés les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent la cognition(perception, motricité, langage, mémoire, raisonnement, émotions...). C’est une branche des sciences cognitives qui fait appel pour une large part aux neurosciences, à la neuropsychologie, à la psychologie cognitive (dont la thérapie Cognitive Comportementale), à l’imagerie cérébrale ainsi qu’à la modélisation.

La neurologie cognitive est une spécialité de la neurologie qui prend en charge les maladies cognitives, sur un plan médical.

Comportement - Le comportement d’un être vivant est la partie de son activité se manifestant à un observateur, et qui par conséquent peut subir des mesures, plus ou moins précises. Il s’agit de l’ensemble de ses actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc…) dans une situation ou des circonstances données. On différencie classiquement le comportement de l’attitude, désignant un état intérieur, vécu intimement par le sujet.

Origines et développement des neurosciences cognitives :

Les neurosciences cognitives sont issues de la révolution cognitiviste des années 1950 qui a donné naissance au domaine des sciences cognitives (dont la Thérapie Cognitive Comportementale) à partir de la convergence de plusieurs disciplines scientifiques qui s’intéressaient toutes à l’esprit humain. Toutefois, on peut aussi faire remonter l’origine des neurosciences cognitives à bien plus tôt (voir : histoire du cerveau). Elles sont nées de la découverte de l’existence de rapports entre des lésions (accidentelles ou opératoires) effectuées dans le cerveau et leur effet sur la mémorisation ou le rappel des événements en ce qui concerne le sujet atteint. Ceci a permis de confirmer l’existence de différentes aires dans le cerveau, dont les aires reliées aux opérations élevées, dites cognitives.

L’aire de Broca, principalement spécialisée dans le langage, est une des plus connues. Peu à peu, la présence de nombreuses zones a pu être scientifiquement établie, et les neurosciences cognitives ont pu véritablement se constituer en discipline unifiée vers la fin des années 1970. Le nom a été inventé par Michael Gazzaniga et George Miller, chercheurs en neurosciences et en psychologie cognitive. – Source Wikipédia

Carte neuropsychologique du cerveau

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Neurosciences cognitives et ‘neurofeedback’

L’imagerie cérébrale, ou neuro-imagerie joue un très grand rôle dans la découverte et l’étude des différentes zones et fonctions du cerveau. Cette technique, d’où le ‘neurofeedback’ tire son origine, permet en effet de visualiser les différentes activités du cerveau, en temps réel et de façon dynamique.

... En effet, le ‘Neurofeedback’ est un outil thérapeutique pour le traitement des diverses pathologies, lequel intègre, dans les systèmes professionnels, les principes : des Neurosciences Cognitives, des Neurosciences Computationnelles, les bases de données normatives de la recherche médicale et l’Imagerie spécialisée.

Mes systèmes professionnels de traitement ‘Neurofeedback’, me permettent de filtrer et de rééduquer l’activité neuronale de mes patients, tout en renvoyant ’sur leur écran’ la visualisation très fine de leur activité cérébrale pendant le traitement. L’apprentissage neuronale, est associé à des procédés faisant intervenir le système de récompense, permettant au patient de moduler sa propre activité consciente, au niveau des sphères élevées de son cerveau, tout en renforçant lui-même sa réussite durant le travail, dès lors que le ‘neurofeedback’ enregistre un résultat ’attendu’ positivement.

À lire également :

Plus > « Les fonctions des différentes parties du cerveau » : une vidéo de 2 minutes 08 en anglais à consulter sur ce site : https://www.rvd-psychologue.com/neurosciences-cognitives-comportementales.html

Source : https://www.rvd-psychologue.com/neurosciences-cognitives-comportementales.html

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Introduction

Ce dossier constitue une somme de documents qui ont été sélectionnés, puis mis dans une Entrée en matière, d’une part, et répartis dans 4 rubriques codées de A à D, d’autre part. Y sont abordés successivement les sujets suivants : la santé mentale et la dureté des temps ; des pratiques de santé et des soins psychologiques pour aider à retrouver le calme, la sérénité et le bien-être ; la méthode spéciale de thérapie dite ’EMDR’ ou Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires, suivie de quelques documents traitant de la plasticité neuronale (neuroplasticité) ou plasticité cérébrale ; enfin une longue série de sources documentaires qui proposent de faire un point général et actualisé sur la psychanalyse, en posant aussi la question de sa mise en phase avec notre époque…

Rubrique A - Santé mentale et dureté des temps : les violences et les conflits armés sont la cause de troubles psychologiques, dont sont victimes les militaires eux-mêmes, les civils présents dans les zones de guerre et les sauveteurs et humanitaires concernés qui peuvent tous être affectés. Face à ces fléaux gravissimes dans leur immédiateté et dans la durée pour les populations touchées, ainsi que vis-à-vis des personnes victimes des divers troubles sociaux, des ‘Assises de la santé mentale et de la psychiatrie’ ont été organisées en France les 27 et 28 septembre 2021 ; des accès sont donnés pour prendre connaissance de toutes les contributions présentées à cette occasion. La feuille de route pour les mesures prises par le gouvernement français en janvier 2022 pour la santé mentale et la psychiatrie est aussi rapportée.

Rubrique B – Pratiques pour retrouver calme, sérénité et bien-être

Des recommandations et des propositions ont été choisies pour montrer la diversité des solutions possibles pour prévenir, corriger, guérir et réparer les cas de souffrances affectant la santé mentale, soulager les traumatismes, consoler les victimes et les aider à retrouver un meilleur confort psychologique et une certaine joie de vivre.

Rubrique C - La thérapie ’EMDR’ ou Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires.

Bien que parfois classée par certains dans le domaine des ‘Pseudosciences’ et critiquée, la méthode de thérapie désignée par ‘EMDR’ mérite d’être développée à la lumière des services réellement rendus, de sa reconnaissance et de son application dans les milieux médicaux officiels et des soins individuels d’aide psychologique ponctuelle reconnus comme utile et efficace par les patients. Des travaux de recherche ont montré une explication neuroscientifique possible : la désensibilisation et le retraitement par les mouvements oculaires (EMDR) ont été comparés au mécanisme de sommeil à ondes lentes.

Un autre avantage de cette thérapie ’EMDR’, basée sur une intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires, repose sur le fait qu’elle est une pratique dont les applications sur les symptômes traités, donne une réponse dans des délais relativement courts, comparativement à d’autres thérapies – comme la psychanalyse par exemple qui est abordée dans la dernière rubrique D de ce dossier – : celle-ci s’étale en général dans un temps plus long.

Cette rubrique C est complétée quelques articles sélectionnés sur la Plasticité neuronale (ou Neuroplsticité) et la Cognition, notamment : un extrait de la série « Comprendre la neuroplasticité pour mieux apprendre et enseigner » ; une publication états-unienne intitulée « L’EMDR et votre cerveau : Maximiser la neuroplasticité » et la présentation du ‘brainspotting’, une forme nouvelle de la thérapie ‘EMDR’.

Rubrique D - Documents sur la Psychanalyse (surtout de ‘France Culture’)

Des sources d’information ont été sélectionnées pour rappeler l’histoire, la définition, le déroulé et les étapes de cette pratique déjà ancienne qui a été discutée et remise au goût du jour par un certain nombre de personnalités ayant contribué à de nombreuses émissions radiophoniques : des enregistrements à usage pédagogique et à visée culturelle sont disponibles en podcasts sur ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture ». Les accès pour les écouter sont indiqués dans cette rubrique D.

Tous les documents de travail, sélectionnés pour ce dossier, figurent avec leurs accès et leurs sources dans les 4 rubriques A, B, C et D du sommaire ci-après

Dernières nouvelles – Des mesures officielles sont prises par certains états pour venir en aide aux personnes en souffrances psychologiques :

Suisse Canton de Vaud - Séquelles de la pandémie de COVID-18 : des millions pour la santé mentale des jeunes – Diffusion par ‘20min.ch’

Le Conseil d’État veut disposer d’un montant de plus de 11 millions de francs pour endiguer les effets du Covid-19 sur la santé mentale des jeunes.

Partout dans le monde, les enfants et les jeunes adultes sont les plus touchés par les effets de la pandémie sur la santé mentale.

Photo - Partout dans le monde, les enfants et les jeunes adultes sont les plus touchés par les effets de la pandémie sur la santé mentale. afp

Si le Covid-19 est en recul en Suisse et dans le monde, son impact sur la santé mentale des jeunes demeure toujours. Particulièrement chez ceux issus de familles vulnérables. Après une batterie de mesures financées à hauteur de 5 millions de francs l’été passé, le gouvernement vaudois souhaite renforcer et élargir les prestations de la prévention jusqu’à la prise en charge médicale. Par conséquent, l’État sollicite un crédit supplémentaire de plus de 11 millions de francs. Sous réserve de l’approbation de la Commission des finances du Grand Conseil.

Combattre le décrochage scolaire

« Ce programme vise également à réduire les temps d’attente pour les familles et les jeunes lorsqu’ils doivent accéder à des prestations de soutien », a annoncé le Canton. Les mesures déjà lancées pour combattre le décrochage scolaire vont être poursuivies. « Les séquelles de la pandémie sont toujours une réalité, à commencer par les besoins en accompagnement des élèves les plus à risque », constate le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC).

« Une somme de 5,3 millions de francs doit permettre de mobiliser les ressources nécessaires à cette mission qui a déjà montré son efficacité », a ajouté le DFJC. « Les appuis scolaires vont être renforcés grâce à la mise en place du co-enseignement pour les élèves en risque de décrochage. Cela passe par des enseignants ou des enseignants spécialisés présents en classe pour être à la disposition des élèves ayant des besoins particuliers », précise Raphaël Gerber, directeur général adjoint de la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO).

Un accent particulier sera axé sur la prévention du suicide et un renforcement des professionnels relais dans le domaine de l’accueil extrascolaire.

Combinaison des compétences

Quelque 900.000 francs sont prévus pour renforcer la formation des enseignants, des psychologues, des psychomotriciens, des logopédistes et des assistants à l’intégration sous la coordination de la DGEO et de la pédagogie spécialisée, du Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHUV et la Haute École pédagogique du canton de Vaud.

Freiner la spirale

Avec la pandémie, la prise en charge médicale et interdisciplinaire des enfants et ados a connu une hausse remarquable. En parallèle, les suspicions de maltraitance, les consommations de stups et les troubles de comportement alimentaire ont également augmenté.

Par conséquent, les délais d’attente pour la prise en charge de familles avec des problématiques de maltraitance se sont allongés, alors que les demandes étaient déjà en hausse bien avant la pandémie. Pour freiner cette spirale, le Département de la santé et de l’action sociale veut engager, dès cette année, des professionnels spécialisés pour renforcer l’ensemble des structures du CHUV actives dans la prise en charge psychologique et médicale des enfants et des adolescents.

(apn) – Source : https://www.20min.ch/fr/story/sequelles-de-la-pandemie-des-millions-pour-la-sante-mentale-des-jeunes-487348215977

France -  L’accès à un accompagnement psychologique pour tous (dès 3 ans) avec ‘MonPsy’ - Sur orientation d’un médecin, jusqu’à 8 séances remboursées chez un psychologue partenaire. Document officiel ‘MonPsy.sante.gouv.fr’

Voir une vidéo de 2 minutes : « Découvrir ‘MonPsy’ » > https://monpsy.sante.gouv.fr/

Je ne me sens pas bien > Bénéficiez de l’accompagnement d’un psychologue

Je suis psychologue > Rejoignez le réseau des psychologues partenaires

Je suis médecin > Orientez au mieux vos patients

Le dispositif ne concerne pas les urgences et les personnes présentant un risque suicidaire. Si je suis en détresse et/ou j’ai des pensées suicidaires, je contacte sans attendre le 3114

Services d’écoute anonymes et gratuits

Je suis en détresse et/ou j’ai des pensées suicidaires. Je veux aider un proche en souffrance. J’appelle le 3114, accessible 24h/24 et 7j/7 gratuitement en France entière. Un professionnel de soins formé spécifiquement à la prévention du suicide sera à mon écoute afin de faire le point et me proposer des ressources adaptées à mes besoins.

Logo Fil santé jeunes

Permanence d’écoute téléphonique tous les jours de 9h à 23h pour les 12-25 ans sur les thèmes de la santé, de la sexualité, de l’amour, du mal être, etc... - Chat individuel ouvert tous les jours de 9 h à 22h.

Logo SOS Amitié

Permanence d’écoute téléphonique 24h/24 et 7j/7 pour les personnes en détresse (tel : 09 72 39 40 50) - Chat du lundi au dimanche de 13h à 3h du matin.

Informations sur la santé mentale :

Logo CNAM

Le code source est ouvert et les contributions sont bienvenues. Voir le code source. Illustrations de Freepik Storyset.

Logo Psycom

‘Psycom’, une ressource publique nationale, pour que la santé mentale devienne l’affaire de toutes et de tous. Source d’accès

République Française -solidarites-sante.gouv.fr - ameli.fr - gouvernement.fr - service-public.fr - legifrance.gouv.fr - data.gouv.fr - Accessibilité : non conforme - Mentions légales - Nous contacter - Sauf mention contraire, tous les contenus de ce site sont sous licence etalab-2.0

Ministère des Solidarités et de la Santé

Ministère des solidarités et de la santé

Source : https://monpsy.sante.gouv.fr/

‘MonPsy’ : huit consultations psychologiques remboursées par an - Publié le 17/03/2022 à 12h58, par Sihem Boultif Journaliste santé – Document ‘doctissimo.fr’

Prévu pour avril 2022, le dispositif ‘MonPsy’ permet à toute la population française dès 3 ans d’avoir accès à un psychologue. Grâce à ‘MonPsy’, vous pouvez avoir droit à huit séances de consultations entièrement prises en charge par le système de santé classique, que sont la sécurité sociale et la complémentaire santé.

Sommaire

1.Comment faire pour prendre rendez-vous avec un psychologue ?

2.Jusqu’à huit séances prises en charge en totalité

3.Une initiative qui a séduit des centaines de psychologues

3. Une initiative qui a séduit des centaines de psychologues

Selon les chiffres évoqués lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie en 2021, 10 millions de Français souffrent de troubles psychiques légers à modérés. Le dispositif MonPsypeut leur venir en aide, mais aussi à toute personne faisait face à des troubles de santé mentale. En effet, ‘MonPsy’ permet d’accéder à toute la population âgée d’au moins 3 ans à consulter un psychologue pour huit séances, qui seront entièrement prises en charge.

Comment faire pour prendre rendez-vous avec un psychologue ?

En cas de besoin sur le plan psychique, le patient est invité à consulter son médecin traitant, dans un premier temps. C’est ce dernier qui jugera de l’état de santé de son patient et de la pertinence à lui faire intégrer le dispositif ‘MonPsy’.

Le médecin traitant adresse alors un courrier au psychologue partenaire, qui sera choisi sur une liste par le patient. Le patient prendra alors rendez-vous avec le psychologue partenaire qui estimera le nombre de séances nécessaires au suivi du patient, sans dépassement d’honoraire possible.

Jusqu’à huit séances prises en charge en totalité

Le patient aura à régler le psychologue à l’issue de chaque séance : 40 euros pour la séance initiale de bilan, puis jusqu’à sept séances de suivi à 30 euros chacune, sauf dans certains cas particuliers (bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’Aide médicale de l’État, femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse, bénéficiaires d’une ALD ou victimes d’un accident du travail…).

Il sera intégralement remboursé par la Sécurité Sociale et sa complémentaire santé. Au cours du suivi, le patient pourra éventuellement être orienté vers une structure de prise en charge plus adaptée si le besoin s’en fait ressentir (consultations chez les psychiatres, en Centre médico-psychologique (CMP), CMP infanto-juvéniles, services hospitaliers de psychiatrie ou pédopsychiatrie, maison des adolescents...).

Au bout du nombre de séances convenu, le psychologue, peut avec l’accord de son patient, faire parvenir un compte-rendu au médecin traitant.

Consulter en ligne un thérapeute - Besoin d’un avis médical rapidement ? Prenez rendez-vous simplement avec un thérapeute > Tapez sur Consulter

Une initiative qui a séduit des centaines de psychologues

Le gouvernement français assure que MonPsy a été pensé en concertation avec les professionnels de santé concernés à savoir les psychologues et les médecins. De son côté, la Ffpp continue à travailler avec le gouvernement pour améliorer ce dispositif et estime qu’il s’agit d’une ’avancée majeure’ : ’Nous souhaitons faire le pari que ces remboursements permettent à la population et aux plus précaires notamment, d’accéder au soin psychique, et que cette « première brique » soit le gage d’une reconnaissance de notre profession, issue des sciences humaines. Prenant en compte les débats que le dispositif de remboursement suscités au sein de la profession, la Ffpp estime qu’il relève de chaque psychologue de se positionner avec discernement’.

Par ailleurs, plus de 500 psychologues ont déjà candidaté au dispositif pour améliorer l’accès à un accompagnement psychologique pour tous.

📣 Les inscriptions à la plateforme https://t.co/QkHbY7OQtT sont désormais ouvertes pour tous les psychologues volontaires !

✅ Une 1ère étape pour construire l’annuaire #MonPsy qui permettra de trouver un psychologue partout sur le territoire & bénéficier d’une prise en charge.

— Ministère des Solidarités et de la Santé 🇫🇷 🇪🇺 (@Sante_Gouv) March 16, 2022

Santé et bien être avec Doctissimo

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Lagardère s’offre Doctissimo pour 138 M€ | CFNEWS

Source : https://www.doctissimo.fr/psychologie/maladies-psychiatriques-sante-mentale/maladies-mentales-qui-consulter/monpsy-8-consultations-psychologique-remboursees-par-an/ae8502_ar.html

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Sommaire


Rubrique A - Santé mentale et dureté des temps

Rubrique B – Pratiques pour retrouver calme, sérénité et bien-être

23. Introduction d’un article Wikipédia sur la Psychanalyse

24. Une définition de la psychanalyse - Texte rédigé par le Pr. Bernard Brusset – Document de la Société Psychanalytique de Paris

25. La psychanalyse doit elle être en phase avec l’époque ? - Diffusé le 31/03/2022 – Enregistrement ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » - À retrouver dans l’émission La Grande Table idées par Olivia Gesbert

26. En séance, étapes d’une psychanalyse – Documents ‘’France Culture’ - 4 ÉPISODES (8 disponibles) - Série Documentaires

27. Que se passe-t-il durant une psychanalyse ? - Diffusé le 22/03/2022 - Enregistrement ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » - À retrouver dans l’émission : Sans oser le demander par Matthieu Garrigou-Lagrange

28. Accès à une série d’autres émissions sur la Psychanalyse diffusées par ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture »

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Rubrique A - Santé mentale et dureté des temps


  • Histoire du traumatisme du sauveteur, une Histoire d’Humanité, épisode 7 – Vidéo 13:36 - 25 mars 2014 - L’Humanitaire dans tous ses états
    Voici le 7ème épisode de la série historique consacrée aux 150 ans, cette année, de l’action humanitaire. Ce volet traite avec le Dr Barthod Bierens de Haan, psychiatre, de la longue histoire que fut la reconnaissance et la prise en charge du stress post-traumatique des sauveteurs. La psychiatrie militaire, née à la fin du 19ème siècle et éprouvée durant la Première guerre mondiale, a su inspirer, un siècle plus tard, dans les années 80 - 90 des praticiens civils soucieux d’accompagner les travailleurs humanitaires victimes de PTSD ou d’autres formes de stress. L’action humanitaire est née d’un traumatisme, ou plutôt d’un traumatisé, Henry Dunant, horrifié par le spectacle du champ de bataille de Solferino en 1859 auquel il ne put opposer que sa propre impuissance. De là débuta, quatre années plus tard, la saga de l’action humanitaire moderne….

Source : https://www.youtube.com/watch?v=7oa-FwcdEJw

Les civils ne sont pas épargnés

Mais si les pathologies psycho-traumatiques peuvent être appréhendées dans des milieux tels que l’armée, le journalisme ou l’humanitaire, qu’en est-il des blessures invisibles des populations dévastées par la guerre ?

Certes les enjeux sont différents mais colossaux. L’urgence de protection et d’assistance des blessés, des déplacés, des réfugiés sera toujours la priorité de l’action humanitaire. Mais les dégâts en termes de santé mentale sont aussi une réalité, qu’il semble difficile d’appréhender tant les besoins sont importants.

Le défi de la santé mentale dans la guerre

Derrière le mot valise de résilience se cache souvent cette réalité : comment survivre aux traumatismes de tous ordres engendrés par la guerre ? Comment reprendre une vie normale ? Etc…

Le 10 octobre sera la Journée mondiale de la santé mentale décrétée par l’OMS. Gageons qu’une petite place soit réservée à la promotion de la question des conséquences psycho-traumatiques des conflits armés sur les populations. Commencer peut-être par les enfants, valoriser le soutien psychosocial, autoriser le futur à s’entrevoir.

Et puis, il y a le Covid-19

On ne saurait conclure ce billet sans relayer le communiqué conjoint publié hier par le CICR et la Fédération internationale des Croix-Rouge et Croissant-Rouge qui estime sur la base d’un sondage réalisé dans 7 pays que « le Covid-19 affecte la santé mentale d’une personne sur deux » :

Genève (CICR/Fédération internationale) – Dans une enquête du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) réalisée dans sept pays, la moitié des personnes interrogées (51%) ont indiqué que la pandémie de Covid-19 avait des effets négatifs sur leur santé mentale.

Dans un nouveau rapport intitulé « The greatest need was to be listened to : The importance of mental health and psychosocial support during COVID-19’ (le besoin impérieux d’être écouté : l’importance de la santé mentale et du soutien psychosocial dans le contexte du Covid-19), le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge démontre comment la pandémie est venue augmenter considérablement le niveau de stress et de souffrance de communautés du monde entier. (…) Lire la suite

Les articles liés :

Ukraine : 60 tonnes de vivres et d’articles de secours sont arrivées à Kharkiv - 28/3/2022 -

Conflit en Ukraine : comprendre le rôle du CICR « intermédiaire neutre dans les conflits armés » - 25/3/2022

Forum mondial de l’eau : lutter contre le couple « conflit armé et changement climatique » - 24/3/2022

Comité International de la Croix-Rouge - CICR | Genève internationale

Comité international de la Croix-Rouge

Source : https://blogs.icrc.org/hdtse/2020/10/08/sante-mentale-et-conflits-armes/

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  • En zone de guerre, un habitant sur cinq souffre de troubles mentaux - Publié le 12/06/2019 à 08:03, mis à jour à 08:05 – Document ‘ladepeche.fr’ Santé
    Vivre en zone de conflit impacte évidemment de manière néfaste la santé des populations. De récentes données de l’OMS publiées dans la revue médicale ‘The Lancet’ révèlent les effets de cet environnement violent sur la santé mentale.

La santé mentale est logiquement très affectée dans les pays en proie à un conflit. Toutefois, les données concernant la prévalence des maladies telles que la dépression, la schizophrénie ou le syndrome de stress post-traumatique étaient jusqu’à présent rares. Une large méta-analyse de 129 études conduites sur 39 pays entre 1980 et août 2017 a permis de révéler l’impact réel de la guerre sur la santé mentale des populations.

Dépression, anxiété, syndrome de stress post traumatique…

Ainsi, une personne sur 5, vivant dans une région en guerre souffre de dépression, d’anxiété, de syndrome de stress post-traumatique, de désordre bipolaire ou de schizophrénie. Ces chiffres sont significativement plus élevés par rapport à la prévalence de ces maladies dans la population générale. En effet, hors zones de conflit, ils concernent une personne sur 14.

Dans le détail, « la prévalence des troubles légers de la santé mentale était de 13% », notent les auteurs. Les troubles d’intensité modérée présentaient une prévalence de 4% tandis que les formes sévères concernaient 5% de la population.

Les auteurs constatent en outre que la dépression et l’anxiété semblent s’aggraver avec l’avancée en âge dans les zones de guerre. Par ailleurs, la dépression est plus fréquemment rapportée chez les femmes.

Ces nouvelles données soulignent « la nécessité d’investir de manière immédiate et soutenue dans la prise en charge en matière de santé mentale et des souffrances psycho-sociales pour tous dans les zones de conflits et après la guerre », souligne le Dr Mark van Ommeren de l’OMS.

A noter : de graves conflits se déroulent encore actuellement dans plusieurs pays comme l’Afghanistan, l’Irak, le Nigéria, la Somalie, le Soudan du sud, la Syrie et le Yémen, entraînant des crises humanitaires d’envergure. En 2016, le nombre de conflits armés dans le monde a même atteint un record avec 53 conflits dans 37 pays et 12% de la population mondiale vivant dans une zone affectée. Au total, près de 69 millions de personnes sont obligées de migrer pour fuir la violence, un chiffre record là encore depuis la Seconde Guerre mondiale.

La Dépêche : Actualités en temps réel et l’info en continu

Site Fixe Ladepeche.fr - ACPM

Source : https://www.ladepeche.fr/2019/06/12/en-zone-de-guerre-un-habitant-sur-cinq-souffre-de-troubles-mentaux,8252393.php

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  • Santé mentale et conflits armés - 08/10/2020, Actualité - Frédéric Joli – Document ‘blogs.icrc.org’

    Santé mentale et conflits armés

Illustration - ’Déflagrations, dessins d’enfants, guerres d’adultes. 2017 - Anamosa Editions

Stress post traumatique, troubles de santé mentale, les blessures invisibles infligées par la violence et la guerre sont une réalité bien connue des combattants, des sauveteurs, des humanitaires ou encore des reporters. La prise en charge du syndrome de stress prost traumatique (PTSD) est une préoccupation remontant au tout début du XXème siècle.

Les militaires, premiers à s’en soucier

Les armées, constatant parmi les troupes des « pertes psychiques », des soldats mis hors de combat alors qu’indemnes de toute blessure physique, sont les premières à se préoccuper de santé mentale. Le pionnier est Autocratov, un général russe, psychiatre-en-chef de l’armée durant la guerre russo-japonaise (1904-1905). Il définira le concept de psychiatrie de l’avant, au plus près des soldats traumatisés.

Cinq principes de prise en charge

Une dizaine d’années plus tard, durant la Grande Guerre, un médecin hygiéniste américain envoyé sur le front en France définira 5cinq principes de prise en charge :

  • Immédiateté
  • Proximité
  • Espérance
  • Simplicité
  • Centralité
    Ce protocole, à l’aune des guerres du XXème siècle, a été enrichi, en France par Louis Crocq, psychiatre et général du service de Santé des Armées. Ce protocole est toujours d’actualité. Il a été, au mitan des années 90, transposé au monde humanitaire.

Le docteur Barthold Bierens de Haan a beaucoup contribué à cette adaptation. Dans cette vidéo, l’ancien psychiatre du CICR revient sur la définition et la prise en charge traumatisme du sauveteur.

Comité international de la Croix-Rouge

https://blogs.icrc.org/hdtse/2020/10/08/sante-mentale-et-conflits-armes/

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  • « J’ai l’impression d’avoir heurté un mur d’angoisses » : comment la guerre en Ukraine affecte notre santé mentale - Par Florence Rosier - Publié le 24 mars 2022 à 01h35 - Mis à jour le 24 mars 2022 à 20h47 – Article complet réservé aux lecteurs du journal ‘Le Monde’ PlanèteGuerre en Ukraine
    Peur de l’avenir, troubles anxieux, insomnies… Psychiatres et lecteurs témoignent des conséquences de l’irruption d’un conflit aux portes de l’Europe, après deux ans de crise sanitaire.

https://img.lemde.fr/2022/03/23/0/0/2220/1476/664/0/75/0/128d7a5_1648073616235-image0-1.jpeg

Illustration dessinée - COLCANOPA

La promesse d’une accalmie sur le front du Covid-19, l’approche du printemps… Mi-février, le retour des « jours heureux », enfin, pouvait sembler à portée de main. Un espoir anéanti le 24 février, quand la Russie a attaqué l’Ukraine. Comment ce conflit, aux portes de l’Europe, affecte-t-il notre état psychique ?

Les guerres, c’est une évidence, altèrent d’abord la santé psychique des populations directement exposées à leur violence. En 2019, l’OMS a réalisé un bilan des études sur le sujet. Résultat : dans les pays qui ont subi un conflit au cours des dix années précédentes, plus d’une personne sur cinq (22,1 %) souffre de dépression, de troubles anxieux, de stress post-traumatique, de troubles bipolaires ou de schizophrénie. Ces troubles sont d’intensité modérée à grave chez près d’une personne sur dix (9,1 %).

Comparées à la détresse des populations ukrainiennes, nos angoisses, de fait, restent une réaction de privilégiés. « Au regard des événements dramatiques en Ukraine, nos états d’âme me paraissent bien futiles », souligne Joël (les personnes dont le nom n’est pas cité ont souhaité rester anonymes), en réponse à un appel à témoignages lancé par Le Monde. « Difficile de ne pas culpabiliser quand notre quotidien reste inchangé, j’essaie d’agir à ma manière en participant à des collectes, témoigne, de son côté, Tiphaine, 30 ans. Difficile également de garder espoir, alors que les mauvaises nouvelles s’enchaînent, qu’au même moment le rapport du GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] est publié. » Mais s’apitoyer sur elle-même lui semblerait « indécent » quand elle voit le courage du peuple ukrainien.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Des pistes pour faire face au stress lié au conflit en Ukraine

Fort sentiment d’identification

« On a forcément honte de se plaindre, on n’est pas sous les bombes, la vie ici continue normalement, mais “l’Ukraine” – comme on disait “le virus” – a envahi nos vies », renchérit Sophie Mangon, 68 ans. Hier, c’était la diffusion du SARS-CoV-2 que l’on pouvait redouter. Aujourd’hui, c’est la contagion du conflit.

L’empathie pour celles et ceux qui subissent ce malheur, bien sûr, est un facteur d’anxiété majeur. « Comme pour la Syrie, comme pour l’Afghanistan, je rêve la nuit de ces événements tragiques, je pense à toutes les personnes innocentes dont la vie est détruite et qui subissent des violences qui semblent venir d’un autre siècle », écrit aussi Tiphaine. Face à ce désastre qui s’abat sur le peuple ukrainien, un effet psychologique bien connu entre en jeu : « Plus nous nous sentons proches d’une population, plus nous nous identifions à elle », rappelle Coraline Hingray, psychiatre au CHRU de Nancy… >

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Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/03/24/comment-la-guerre-en-ukraine-affecte-notre-sante-mentale_6118869_3244.html

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  • Les répercussions de la guerre en Ukraine sur notre santé mentale – Vidéo 22:53 - Diffusée en direct le 18 mars 2022 - Le Devoir – Entretien enregistré au Québec
    Après deux ans de pandémie, où la santé mentale de la population a été durement affectée, le monde doit maintenant faire face à une guerre en Ukraine. Quelles sont les répercussions sur notre bien-être et quels sont les outils pour surmonter ces épreuves ? La journaliste Marie-Eve DuSablon en parle ce midi avec Dre Christine Grou, présidente de l’Ordre des psychologues.

© Le Devoir 2002-2022 - Source : https://www.youtube.com/watch?v=Nx7FK2MBXLk ou https://www.ledevoir.com/videos/687993/en-direct-quelles-sont-les-repercussions-de-la-guerre-en-ukraine-sur-notre-sante-mentale

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  • Contributions aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie des 27 et 28 septembre 2021 - Publié le24.09.21 ; mise à jour 05.10.21 – Document officiel ‘solidarites-sante.gouv.’
    Retrouvez ici, au format PDR, les contributions transmises par les acteurs de la santé mentale et de la psychiatrie dans le cadre des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie des 27 et 28 septembre 2021.

Voir la liste des contributions reçues

Association des Etablissements du Service Public de Santé Mentale (AdESM)

Télécharger lacontribution
Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF) - Contribution 1

- Contribution 2

Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE) Télécharger la contribution
Bureau d’Aide Psychologique Universitaire de Bourgogne (BAPU) Télécharger la contribution
Bureau d’Aide Psychologique Universitaire de Picardie (BAPU) Télécharger la contribution
Centre Collaborateur de l’OMS pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) Télécharger la contribution
Centre Primo Levi Télécharger la contribution
Chaires Humanités et Santé et Philosophie à l’hôpital (CNAM, GHU Paris) Télécharger la contribution
Collège des psychologues du CHU de Nantes Télécharger la contribution
ClubHouse France Télécharger la contribution
Syndicat CNI Télécharger la contribution
Collectif National Inter GEM (CNIGEM) Télécharger la contribution
Collectif Inter Hôpitaux Télécharger la contribution
Collectif Tou·t·es Concerné·e·s Télécharger la contribution
Croix-Rouge Française Télécharger la contribution
Direction interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV) Télécharger la contribution
Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) Télécharger la contribution
Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS) Télécharger la contribution
Fédération Addiction - Contribution 1

- Contribution 2

- Contribution 3

- Contribution 4

Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires (FEHAP) Télécharger la contribution
Fédération des Entreprises sociales pour l’habitat (FESH) Télécharger la contribution
Fédération Hospitalière de France (FHF) - Contribution 1

- Contribution 2

- Contribution 3

Fondation Santé des Étudiants de France (FSEF) Télécharger la contribution
GHU Paris Télécharger la contribution
Groupe de collèges de psychologues de la fonction publique hospitalière Télécharger la contribution
Inter-Collèges Breton des psychologues de la Fonction Publique Hospitalière (ICB) Télécharger la contribution
Collectif interassociatif Télécharger la contribution
Médecins du Monde Télécharger la contribution
Mutualité Française - Contribution 1

- Contribution 2

Petits frères des Pauvres - Contribution 1

- Contribution 2

Prepsy - Contribution 1

- Contribution 2

Réseau Profamille Télécharger la contribution
Commission nationale de la psychiatrie, sous-commission « Psychotropes et autres traitements biologiques » Télécharger la contribution
Psycom Télécharger la contribution
Qare Télécharger la contribution
Réseau Villes Santé OMS : Amiens - Contribution 1

- Contribution 2

- Contribution 3

Réseau Villes Santé OMS : Angers - Contribution 1

- Contribution 2

Réseau Villes Santé OMS : Evry-Courcouronnes Télécharger la contribution
Réseau Villes Santé OMS : Lille - Contribution 1

- Contribution 2

- Contribution 3

- Contribution 4

- Contribution 5

Réseau Villes Santé OMS : Lyon - Contribution 1

- Contribution 2

Réseau Villes Santé OMS : Grand Nancy Télécharger la contribution
Réseau Villes Santé OMS : Poitiers Télécharger la contribution
Santé Mentale France Télécharger la contribution
SOS Amitié Télécharger la contribution
SOS Crise Télécharger la contribution
Teale Télécharger la contribution
Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) Télécharger la contribution
Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) Télécharger la contribution
Union Nationale Prévention Suicide (UNPS) Télécharger la contribution

Accueil Ministère des Solidarités et de la Santé

Plan du site Accessibilité : non conforme Mentions légales Données personnelles et cookies - Contacts - Archives presse - www.legifrance.gouv.fr www.service public.fr www.gouvernement.fr www.france.fr

Source : https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale/article/contributions-aux-assises-de-la-sante-mentale-et-de-la-psychiatrie-des-27-et-28

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APERÇU2:51 Assises 2021 de la santé mentale et de la psychiatrie ...Dailymotion· Ministère des Solidarités et de la Santé 27 sept. 2021

APERÇU2:21 Assises 2021 de la santé mentale et de la psychiatrie ...Dailymotion· Ministère des Solidarités et de la Santé 27 sept. 2021

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7.2.
France - Feuille de route santé mentale et psychiatrie : de nouvelles mesures gouvernementales en 2022 - Par Caroline Madeuf - 24 janvier 2022

Le 21 janvier 2022, Olivier Véran, Ministre de la santé et des solidarités, et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont précisé la feuille de route Santé mentale et psychiatrie à l’occasion du 5ème comité stratégique organisé avec les acteurs des secteurs concernés.

À l’occasion du 5ème comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie, le Gouvernement a complété et précisé la mise en oeuvre de sa feuille de route en la matière.

Pour faire suite aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, qui ont eu lieu les 27 et 28 septembre 2021, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé et Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont réuni, ce vendredi 21 janvier, le 5e comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie. Les ministres en ont profité pour saluer l’engagement des professionnels de la psychiatrie. Ils ont également appelé à la mobilisation de tous les acteurs du secteur, notamment pour amplifier la mise en œuvre de la feuille de route « santé mentale et psychiatrie », enrichie par les Assises de la santé mentale.

Dans un contexte de fortes tensions démographiques et alors que la demande de soins s’est particulièrement accrue sous l’effet de la crise Covid, Olivier Véran a souligné la capacité du secteur de la santé mentale et de la psychiatrie à innover dans l’intérêt de la prise en charge des Français. Il a rappelé que “la préservation de la santé mentale des Français est une préoccupation constante du Gouvernement”. “En témoignent, commente-t-il, les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, clôturées par le Président de la République en septembre dernier, preuve d’un engagement au plus niveau de l’Etat pour faire de la santé mentale une priorité sociétale. Les mesures qui y ont été annoncées ont considérablement enrichi la feuille de route du Pr Frank Bellivier, délégué ministériel à la santé mentale et à la Psychiatrie”.

De la prévention à l’amélioration de l’accès au parcours de soins

Aujourd’hui, la feuille de route pour la santé mentale et la psychiatrie est composée d’une cinquantaine d’actions déclinées autour de plusieurs grands axes. 

La feuille de route comporte un volet dédié à la « promotion du bien-être mental et la prévention de la souffrance psychique  » - Ainsi, Olivier Véran a rappelé que tout au long de la crise, l’état de santé mentale de la population a été régulièrement suivi notamment via les enquêtes de Santé Publique France. Pour sensibiliser le grand public aux risques en santé mentale liés à la crise épidémique, et lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques, des campagnes nationales de communication et de prévention ont été mises en place en 2021 et seront poursuivies. 

Autre aspect lié à la prévention : les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM). Initialement développés dans le milieu universitaire, ceux-ci permettent une détection précoce de la souffrance psychique par les pairs, concernent déjà 10 000 secouristes. Leur montée en puissance se poursuit et s’élargit à de nouveaux publics et à de nouveaux secteurs professionnels.

À noter que le dispositif VigilanS de prévention de la récidive suicidaire est déployé aujourd’hui dans 16 régions. Il a concerné l’an passé 22 000 personnes. Il est complété depuis le 1er octobre dernier par la ligne 3114 du numéro national d’appel de prévention du suicide. Les 11 centres répondants, dont 3 ouverts 24h/24, assurent aujourd’hui la réponse pour l’ensemble du territoire national. Avec 27.000 appels reçus en 3 mois, ce dispositif a pleinement démontré son utilité.

Autre volet de la feuille de route santé mentale et psychiatrie : les actions pour des parcours de soins accessibles, plus fluides et de qualité. Selon le Gouvernement, l’effort s’est amplifié et accéléréRappelant la progression de 2,4% des crédits alloués à la psychiatrie en 2021, Olivier Véran a en ce sens souligné que la dynamique de transformation de l’offre psychiatrique a été accompagnée financièrement d’une nouvelle enveloppe de 40 millions d’euros. Elle permettra de soutenir 87 projets pour renforcer la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, dont 24 projets pour la psychiatrie périnatale. Ces projets complèteront les engagements de la stratégie des « 1000 premiers jours » portée par Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé. Elle permettra également le soutien de 42 projets dans le cadre du fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie.

Des mesures fortes annoncées suite aux Assises de la santé mentale et de la psychiatrie

Les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie ont par ailleurs permis de prévoir la mise en place d’une série de mesures fortes, attendues par le secteur. Parmi lesquelles :
– la création à titre expérimental des « maisons de l’enfant et de la famille » ;
– le renforcement des « Maisons des Ados », des CMP IJ, des CMP, des équipes mobiles psychiatriques, et de l’Accueil familial thérapeutique ;
– la mise en place d’un volet psychiatrique du SAS ;
– la création de lits à la demande ;
– la création d’équipes mobiles psychiatriques intervenant auprès des personnes âgées en EHPAD et autres Etablissements Médico-Sociaux. 

La mise en œuvre de ces mesures sera précisée avant la fin de ce trimestre, à l’issue de travaux en cours menés notamment avec la Commission Nationale de la Psychiatrie (CNP) présidée par le Pr. Michel Lejoyeux.

Mise en place du dispositif “MonPsy”

Autre mesure phare annoncée par le Président de la République : la mise en place du dispositif « MonPsy  ». Celui-ci permettra, dès le printemps prochain, aux personnes ayant des troubles psychiques d’intensité légère à modérée, de bénéficier de 8 séances remboursées chez un psychologue conventionné avec l’Assurance maladie.

En parallèle, Sophie Cluzel a rappelé les avancées enregistrées et les perspectives ouvertes par les mesures relatives à l’insertion sociale des personnes en situation de handicap psychique : soutien résolu à l’autodétermination des personnes concernées via la pair-aidance (600 Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM), promotion de l’intervention de pairs professionnels) ; aide aux aidants, via la Stratégie nationale de mobilisation et de soutien « Agir pour les aidants » 2020-2022  ; politique active d’insertion dans l’emploi et pour l’accès au logement, via l’habitat inclusif et le programme « un chez soi d’abord » étendu aux jeunes ; renforcement des équipes mobiles psychiatrie précarité (EMPP) ou encore le recrutement prévu sur trois ans de 500 psychologues et infirmiers pour intervenir dans les lieux d’hébergement et d’accueil.

D’autre part, le ministre des Solidarités et de la Santé a tracé les perspectives pour ancrer pleinement l’ambition portée par la feuille de route actualisée dans les territoires avec le développement d’une culture de la santé mentale et de la prévention, la promotion d’une approche populationnelle et le renforcement de l’attractivité de la psychiatrie ou encore la consolidation des projets territoriaux de santé mentale afin d’accompagner ces dynamiques.

“Les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, clôturées par le Président de la République, ont marqué un tournant supplémentaire dans le soutien à la discipline renforçant la feuille de route santé mentale et psychiatrie, a ainsi déclaré Olivier Véran. Un cap est aujourd’hui fermement fixé, avec des orientations fortes du gouvernement et des mesures concrètes. Elles nous permettent d’engager les évolutions commandées par le contexte et les besoins et attentes des personnes et professionnels concernés ».

« L’approche transversale de la politique de santé mentale mobilisée par la feuille de route a permis d’appréhender tous les aspects de la citoyenneté pour renforcer l’autodétermination des personnes en situation de handicap psychique : le bien être mental, la prévention de la souffrance psychique, l’accès aux soins, mais aussi à l’emploi, au logement, à la vie sociale, à l’échange et au partage avec les autres, a complété Sophie Cluzel. Il s’agit de donner aux personnes les moyens d’être acteur de leurs parcours de vie ».

Pour en savoir plus sur la feuille de route santé mentale et psychiatrie, rendez-vous ici : https://solidarites-sante.gouv.fr/

Accueil Ministère des Solidarités et de la Santé

Tags : Feuille de route psychiatrie Recommandés santé mentale

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Rubrique B -


  • Retour au calme : 9 astuces géniales pour se détendre – Par Lisa Gutknecht 17 février 2021 - Communiqué ‘foodspring.fr/magazine’

    méditation retour au calme

Autrice : Lisa Gutknecht Rédactrice et fitness coach – Photo

Journaliste de formation, Lisa est également une ‘coach’ diplômée, avec une prédilection pour le fitness, la nutrition et la méditation. Elle travaille depuis plusieurs années en collaboration avec différents magazines spécialisée en bien-être et fitness, et rédige aujourd’hui nos articles à propos du bien-être en général, mais aussi des entraînements et du fitness.

À propos de l’auteur - Pourquoi nous faire confiance

La pression due aux rendez-vous et aux délais, les émotions qui viennent te submerger, les tensions physiques : autant de choses synonymes de stress, voire de colère, qui, sur le long terme, affectent la santé. Il est donc d’une grande utilité de doser ses efforts et de faire une pause régulièrement. Apprends, dans cet article, quelles sont les méthodes pour revenir au calme et ce, même rapidement.

Table des matières pour retrouver tout ceci :

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  • Neuf clés du bien-être… pour ouvrir les portes de l’épanouissement - Par Karim |août 4th, 2016 | Document ‘se-liberer-soi-meme.com’ - Bien-être, Développement personnel, Pour approfondir|https://se-liberer-soi-meme.com/epa...[Avec des modifications et corrections mineures par JH]
    Comment accéder au bien-être ? Et comment reprendre le chemin de l’épanouissement ?! C’est le programme de ce jour. Vaste programme en vérité, qu’il est impossible de traiter en un seul article. Nous allons donc continuer à poser des bases avec ces 9 clés… essentielles. Elles permettent notamment d’approfondir l’article « La route du bien-être et de l’épanouissement ?! Mise au point et démarrage« . Pour info, j’ai volontairement mis de côté la question du bien-être physique. Cela aurait vraiment été trop long sinon.

Petit astuce avant de commencer : si vous n’avez pas beaucoup de temps, lisez une clé par jour et voyez si ça « résonne » avec votre journée !

Donner et recevoir de la tendresse : « LA » source du bien-être et de l’épanouissement

Vous le savez… L’affection, l’amour, l’attachement… sont essentielles à notre bien-être. La tendresse est un moyen de les exprimer. Avec le partage émotionnel (plus large car il inclut tous types d’émotions), ils fondent notre sentiment d’exister.

C’est notamment grâce à ces échanges qu’on se sent vivant. Le bien-être y trouve donc sa source. Tendresse et partage émotionnel sont également à la source de notre sentiment de sécurité interne. Pour toutes ces raisons, on peut dire que donner et recevoir de la tendresse d’une personne que l’on aime, c’est LA source de bien-être. 

Mais ce n’est pas tout ! En acceptant l’affection ou la tendresse qui m’est offerte, je reconnais à l’autre la capacité d’être « bon pour moi »… Quel intérêt ? Et bien ça augmente aussi son bien-être ! L’affection et le bien-être, c’est « gagnant-gagnant », comme dirait un vieil ami. Et oui, grâce à la tendresse que nous recevons, nous comprenons que nous sommes aimés. Ça nous autorise à nous aimer nous-mêmes.

En plus, lorsque nos signes de tendresse et d’amour sont acceptés par les personnes que nous aimons, nous comprenons alors, que notre amour a de la valeur. C’est comme cela que nous découvrons que nous avons le pouvoir d’être bon pour l’autre. 

Alors, comment vous sentez-vous au plan affectif ?

  • En manque ou étouffé(e) ?
  • « Insatiable » ou « bloqué(e) » ?
  • Sécurisé(e) ou insécurisé(e) ? 
  • Encore autre chose ?
    Illustration - Partage de tendresse et échanges affectifs nous permettent d’apprendre à nous aimer nous-mêmes. 

Être à l’écoute de ses ressentis et de ceux des autres :

Le bien-être trouve sa source dans la tendresse et les marques d’affection. En effet, mais pas dans n’importe quelles conditions. C’est en fait le respect des besoins de chacun qui fait qu’elles deviennent vraiment bénéfiques. 

Dans le cas contraire, la relation peut être source de stress, de frustration, d’oppression, etc. Elle risque alors de devenir non sécurisante. Et comme vous le savez, c’est mauvais pour le bien-être ;-).

En étant à l’écoute de vos ressentis et de ceux des autres, vous allez mieux vous comprendre et mieux comprendre les autres. C’est essentiel pour votre bien-être ! Cela vous aidera à la longue à mieux gérer vos émotions et celles des autres. Du coup, vous gérerez mieux vos relations. Tel un pisteur ou un chasseur, développez votre acuité en restant vigilants à vos ressentis et à ceux des autres. 

Vous pourrez ainsi mieux vous protéger, notamment des personnes qui ne respectent pas vos besoins, consciemment ou inconsciemment. Le bien-être se protège. En vous protégeant mieux, vous allez améliorer votre environnement. Vous allez le rendre plus sécurisant. Or, le sentiment de sécurité à la base de la confiance en soi. 

En étant à l’écoute de mes besoins, je me respecte moi-même… En les faisant respecter, je reprends confiance en moi. Bien sûr, nous sommes d’accord : ce n’est pas facile et ça peut prendre du temps.

Mais alors…

  • Par quoi allez-vous commencer ?!
  • Vous ou les autres ?!
  • Mais peut-être que tout est déjà ok à ce niveau…
    Dans ce cas, passez au point suivant ;-).

Aidez et acceptez d’être aidé !

Vous n’êtes pas sensé(e) « tout faire » et/ou « tout réussir ». Regardez d’ailleurs autour de vous. Même les super héros n’y arrivent pas… Ce qui est sûr, c’est qu’accepter d’être aidé est une façon de s’aimer et de se respecter. 

Illustration - Aider, accepter d’être aidé : tout le monde y gagne

Et aider quelqu’un ? Hé ben ça fait du bien… et pas seulement parce qu’on se sent utile… Tenez, par exemple : aux alentours de mes 25 ans. Je traversais une phase où j’étais déprimé et fatigué. Invité à une soirée, je me retrouve à côté d’une copine encore plus mal que moi… Au fond du trou. Je passe alors en mode « super psy » pour l’aider. Et quoi ?! Et bien en réalité, ce n’est pas le fait qu’elle se sente mieux qui m’a profondément marqué… C’est surtout le fait que je me sentais tellement bien, après ! Et oui… Quelle satisfaction de voir quelqu’un retrouver le sourire, et d’y être pour quelque chose…Pour le coup, j’étais « reboosté ». Moral et estime de soi étaient regonflés. Et j’ai passé une super soirée.

Donc, le bien-être personnel se nourrit… du bien-être des autres ! Bien sûr, si on se fait « forcer la main », c’est différent… En fait, ça marche lorsqu’on le fait par envie. Un peu comme tout d’ailleurs. En tout cas, en acceptant de donner et recevoir de l’aide je vais créer des liens plus forts et plus fraternels.

La reconnaissance réciproque et les échanges affectifs vont alors nous rapprocher. J’aurai alors plus souvent l’occasion d’être sollicité ou aidé, en cas de besoin. En favorisant ces liens de solidarité réciproques, nous créons autour de nous un contexte « fraternel » et résilient. Bien sûr, m’inscrire dans cette démarche dans le seul but de recevoir en retour fausserait la donne… Le bien-être se nourrit d’une démarche authentique…

Attention, un danger pour l’estime de soi : trop donner ! 

Evidemment, tout cela ne fonctionne que si je ne tombe pas dans l’excès inverse… celui de m’oublier en m’occupant des autres plutôt que de moi-même. Ça me fait d’ailleurs penser à une patiente, qui m’a dit il y a peu, au moment de son « déclic » : « En fait, je passe mon temps à arroser le jardin des autres… et à être triste que rien ne pousse dans le mien ».

Le pire c’est qu’à force de donner sans prendre ni recevoir, son entourage s’y était habitué. Par conséquent, son conjoint et certains de ses amis avaient tendance à abuser de sa gentillesse. Ils ne prenaient en fait plus en compte ses besoins. Hé ben ! Je peux vous dire qu’après son déclic, il y a eu du mouvement dans la chaumière…

Avez-vous des difficultés à laisser les autres vous aider ?

  • Peut-être avez-vous parfois le sentiment que vous ne méritez leur aide ou que VOUS DEVEZ vous en sortir seul(e) ?
  • Ou alors vous avez tendance à vous dévouer aux autres et à vous oublier ?!
  • Comment vous sentez-vous dans ce fonctionnement ?
    Illustration - Rire, danser, chanter, jouer !

Rire, danser, chanter, jouer : l’épanouissement par le lâcher-prise

Avec toutes ces activités, je stimule le circuit du plaisir et de la récompense de mon cerveau. Et puis, je suis plus dans le moment présent, ce qui donne plus d’intensité à ce que je vis. La conséquence en est un plus grand plaisir.

Et en partageant avec d’autres, je me sens exister ! Du coup, je me sens moins seul, tout en ayant l’occasion de nouer des liens. Tout cela stimule et donne un peu de saveur à nos vies qui sont parfois trop sérieuses… D’ailleurs, laisser de côté certains soucis pour se divertir un instant n’a jamais fait de mal à personne ! Et puis, si une occasion de rire s’offre dans la foulée, j’ai tout gagné. 

Le rire est un antidépresseur/anti-stress naturel. Il y a même des thérapies par le rire. Vous en doutez ? Pas de problème, mais à ce moment, ne restez pas sur un à-priori. Prenez le temps d’aller voir un rassemblement de danseurs ou un cours de danse (Rock ou Lindy up par exemple). 

Et observez simplement les expressions de ces gens qui dansent… De même, observez des enfants qui jouent. Ils rient (et parfois ils pleurent bien sûr), ils s’animent, ils sont vivants.

  • Sentez-vous comme un vide au fond de vous ? Un peu comme si vous étiez « éteint(e) » ?!
  • Ou peut-être avez-vous l’impression d’être constamment en mouvement, sans jamais pouvoir vous « poser » ?
  • Et là c’est peut-être l’impression que tout défile, sans vraiment avoir le temps d’en profiter…
  • Etes-vous satisfait(e) de ce fonctionnement ?
    Exprimez votre créativité et alimentez votre curiosité 

Nous sommes des êtres créatifs. Et que vous l’acceptiez ou non vous avez une part créative. Elle est d’ailleurs à la source de votre potentiel d’épanouissement. Seulement c’est en l’entretenant qu’elle se développe. 

Je rencontre parfois à mon cabinet des patients qui me disent ne pas avoir de créativité. Et presque à chaque fois, on se rend compte ensemble, au cours des séances, que :

  • Soit ils n’avaient pas encore trouvé le ou les domaines où ils sont créatifs. 
  • Soit, ne se croyant pas créatifs, ils le connaissaient mais ne l’exploitaient pas !
    Pourtant, les jeux, les hobbies, les passions ou tout autre centre d’intérêt, stimulent cette part créative. Ils nous font parfois rêver ou nous permettent de nous exprimer.

Dans d’autres cas, on décharge nos tensions. Ce qui est sûr, c’est que tout est bon pour stimuler notre créativité, notre curiosité, notre envie d’apprendre ou de nous améliorer dans certains domaines. Car, n’oubliez pas : il n’y a pas de hiérarchie des centres d’intérêt. Ce qui compte, c’est ce que VOUS aimez. 

Illustration - La créativité, une source d’épanouissement

En plus, ces activités nous permettent, à la longue, de nous sentir plus compétents dans certains domaines et de développer de réelles compétences. Cela permet petit à petit de gagner en assurance. Estime de soi et confiance en soi viendront aussi en pratiquant ce que vous aimez !

Mais peut-être avez-vous laissé de côté un certain nombre d’activités ou de sources de plaisir ?

  • C’est certainement pour assumer des responsabilités ou vivre avec quelqu’un.
  • Cela montre alors votre dévouement et votre sens du sacrifice.
  • Mais jusqu’où êtes-vous prêt(e) à vous dévouer ou vous sacrifier ?
    A l’inverse :
  • vous vous sentez peut-être totalement investi dans une passion ou un travail.
  • Seulement vous commencez à vous sentir seul(e) ou isolé(e).
  • Vous n’arrivez pas encore à ralentir le rythme mais vous pressentez qu’il manque quelque chose.
  • Si c’est le cas, allez-vous continuer cette grande traversée en solo ?
    Contempler et s’émerveiller : le retour du lâcher-prise

Cela fait longtemps que les cultures orientales ont compris la puissance de la contemplation et de l’émerveillement. Accordez-vous juste une minute le matin… … Pour ne rien faire d’autre que de contempler un paysage, votre chat, ou ce que vous voulez. Regardez la beauté et la perfection de ce que vous observez. Ressentez les sensations d’exister, comme les odeurs qui vous entoure, la texture de ce que vous touchez, etc…

Ça aide en fait à « se poser » et à sortir du film intérieur. Du coup, on retrouve là au lieu d’être perdu dans les regrets du passé ou dans les inquiétudes du futur. L’instant présent devient alors plus intense ! La réalité est du coup plus consistante et le temps s’écoule plus lentement. En développant cette capacité, vous réduirez le sentiment que votre vie vous glisse entre les doigts. 

Alors, « Sortez le nez du guidon, 1mn juste une fois ! »

D’ailleurs, saviez-vous que nombreuses sont les grandes découvertes en physique et en mathématique qui ont été faites dans ces moment-là, au détour d’une promenade ou d’une rêverie ? En plus, ça peut apporter de la joie… je vous jure, j’ai testé. Et je ne suis pas le seul… Bon, bien sûr, ce n’est pas une obligation. Enfin, on peut apprendre à se recentrer grâce à cette démarche, en relativisant et en évitant de se disperser.

Pour toutes ces raisons, pratiquer la contemplation est un moyen de réduire le stress. Si vous voulez développer une meilleure gestion du stress, commencez par lire : « Le stress, définition, explications et exercices pratiques« .

Illustration - L’instant présent et la contemplation : une source de bien-être et d’épanouissement

En retrouvant cet équilibre vous développerez en plus votre intelligence intuitive

Au fond, contempler et s’émerveiller est la première étape pour prendre du recul mais également développer son intelligence intuitive. Cela permet de rééquilibrer la balance avec notre intelligence analytique, souvent trop développée. En utilisant les deux, l’épanouissement devient alors plus facile.

Si nous n’avions utilisé et musclé qu’un seul côté de notre corps, nous serions complètement déséquilibré, au point que cela serait considéré comme un handicap. De même, nous servir de la seule intelligence analytique nous déséquilibre et nous handicape, sur le plan psychologique.

Développer son intelligence intuitive par la contemplation et l’émerveillement aide à retrouver paix et harmonie.

Alors, êtes-vous prêt(e)

  • À vous autoriser une petite pause et à prendre un peu de recul ?
  • à rendre sa place à votre intuition et votre sens du beau ?!
    Mais peut-être avez-vous le problème inverse ?! 
  • A ce moment-là, vous avez plus besoin de développer votre « côté analytique ».
  • Car un excès de fonctionnement « intuitif » peut tout autant être problématique.
    Accordez de l’importance à ce qui va, tout comme à ce qui ne va pas :

Pour nous repérer dans notre environnement, nous sommes obligés de filtrer les informations que nous recevons. Ce que je constate dans mon travail, c’est que voir « en négatif » est souvent un problème de « filtre mal réglé ». 

Je m’explique. Nous nous sommes construits avec des habitudes et des réflexes d’interprétation des évènements qui surviennent. Ce sont nos filtres. Régler nos « filtres » peut favoriser le bien-être en permettant de faire évoluer notre façon d’interpréter les choses. Par exemple : Prenons quelqu’un de très exigent et dure avec lui-même. Il peut ainsi évoluer vers un point de vue qui lui permettrait de se dire quelque chose comme : Bien qu’imparfait, j’ai aussi des atouts et des « qualités ».

Estime de soi et confiance en soi peuvent alors plus facilement se développer. Cela permet également de mieux accepter ce que nous sommes. Prendre en considération les aspects dits « positifs » et les aspects dits « négatifs » de façon équilibrée permet d’être plus lucide sur la situation. Il ainsi possible de garder un certain optimisme, sans pour autant se fourvoyer dans des illusions ou des espoirs vains. Il est donc « tout bénéf » de garder un équilibre dans notre perception de « ce qui va » et « ce qui ne va pas ». En bref, il s’agit de rester vigilant à maintenir un filtre (positif/négatif) équilibré.

Cultiver cette vision permet de surcroit de se rendre progressivement compte que rien n’est « blanc ou noir  ». Cette notion de filtres n’est pas claire ? Alors lisez le chapitre sur les pensées négatives dans : « 4 étapes pour se libérer du stress ».

Alors quelle est votre façon de voir les choses ?

  • Quel genre de filtre avez-vous ? 
  • Accordez-vous plus d’importance au négatif des choses ou au positif ?
    Ce qui est sûr c’est que ne voir que par l’un ou l’autre est toujours lourd de conséquences :
  • Perdre espoir et ne plus voir qui pourrait aider à dépasser des difficultés ou des épreuves ;
  • Se faire croire que tout va bien et se priver de la possibilité de changer certaines choses…
    Illustration - Juger ou lâcher prise ?

Libérez-vous de vos jugements : une autre forme de lâchez prise

Se comparer aux autres et juger (les autres ou nous-même) est source de stress et d’affects négatifs. En plus, c’est très couteux en énergie. Pourquoi ? Parce qu’en voulant juger et « avoir raison », nous faisons entrer en conflit notre « illusion de savoir » avec la réalité.

A votre avis qui est-ce qui gagne à la fin ? La réalité ou votre vision du monde ? En plus, à la longue, on se retrouve à lutter pour gérer nos propres contradictions, elles-mêmes issues de nos jugements antérieurs. On cherche alors à justifier tout un tas de choses. Tout ça pour rester dans l’illusion de savoir et « d’avoir raison »… ça a l’air épuisant comme ça, vous ne trouvez pas ? Et en plus, vous savez-quoi ?

Il est maintenant vérifié par la recherche que lorsqu’il s’agit de juger ou de nous comparer aux autres… Et ben nous nous trompons la plupart du temps. Alors à quoi bon se fatiguer avec ça ?! A l’inverse, limiter les jugements et la comparaison apporte plus de sérénité et de confiance en soi, conditions essentielles à notre bien-être et à notre épanouissement.

Voir en nuances de gris plutôt qu’en noir et blanc ? Si, si, c’est pas mal ça…

En évitant les jugements en « tout blanc ou tout noir », je favorise une vision du monde plus souple et j’améliore mes capacités d’adaptation. J’attends moins des autres et je suis donc moins souvent déçu. Moins juger permet de relativiser et de moins attendre des autres…

En plus de nous épargner de fréquentes déceptions, ça facilite et améliore nos relations sociales. En effet, nous avons tendance à apprécier spontanément les gens qui ne jugent pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est rassurant, les gens comme ça

Enfin, moins juger, c’est aussi se libérer un peu de ce normes sociales ou culturelles qui peuvent être sources d’anxiété. Et ça fait du bien… Alors, allez-vous prendre ce chemin pour votre épanouissement ? Quelle est votre façon de juger et de vous faire un avis sur vous-même et ce qui vous entoure ?

  • Avez-vous plutôt tendance à émettre des jugements tranchés ou à ne pas vous autoriser à en avoir ?
  • Révisez-vous vos jugements ou restez-vous sur vos positions ?
  • Avez-vous l’impression que « le mal » vient, en général des autres ou plutôt que c’est vous qui n’êtes jamais bien ou « comme il faut » ? 
    Transformez vos « erreurs » en opportunités pour progresser ! La voie royale vers l’épanouissement

Je fais des erreurs, vous faites des erreurs, nous faisons tous des erreurs. Me tromper m’a souvent amené à avoir des regrets. Je me disais à ce moment-là que « j’aurais dû faire autrement », avec beaucoup de colère. J’ai souvent ruminé sur des situations, à retourner le problème dans tous les sens. J’en voulais aux autres, afin d’éviter de m’en vouloir. Dans certains cas je minimisais mes erreurs et dans d’autres, je m’accablais. Dans les deux cas, c’était la dépression qui pointait son nez…

En fait, dans les deux cas, j’essayais de gérer ma culpabilité ou ma honte, en évitant de me remettre en question. Et bien-sûr, ça me bloquait. Reconnaître et accepter que l’on s’est trompé est essentiel pour progresser. Pour cela, il est nécessaire de se pardonner, pour avancer. 

Oui, ok… Mais comment faire, sachant qu’on ne peut pas enlever sa culpabilité ou sa honte et la colère ou la tristesse qui les accompagnent ?!

Illustration - Transformer vos erreurs en opportunités ?!

Transformez votre erreur en opportunité

Accepter que l’on a fait une erreur est la première étape. La considérer comme une occasion d’apprendre et de ne pas la reproduire est la deuxième étape. En fait, nos ressentis négatifs nous empêchent le plus souvent de nous poser deux bonnes questions :

  • Qu’est-ce que je peux apprendre de cette situation ?
  • Comment puis-je faire pour progresser et ne plus reproduire cette erreur à l’avenir ?
    Posez-vous ces questions lorsque vous ferez une erreur… et voyez ce que ça change. Le simple fait d’essayer peut donner du courage et de d’espoir. 

Pourquoi ? Parce qu’au lieu de se tourner vers le passé ou la peur d’un futur négatif, on se tourne vers un futur potentiellement meilleur. C’est donc une voie royale vers l’épanouissement et le bien-être. Et n’oubliez pas…

Illustration - Apprendre de ses erreurs, une source d’épanouissement

Tout comme un bébé ne peut pas apprendre à marcher sans tomber, nous ne pouvons arpenter la vie sans nous tromper. Le bébé apprend. Et vous ? Et oui, une des erreurs les plus courantes de l’adulte est peut-être bien de croire qu’il n’est plus là pour apprendre mais pour réussir. Or, le comble est qu’un des meilleurs moyens de réussir est de chercher à apprendre. J’ai un vieil ami, un véritable artisan qui me dirait que c’est en acceptant de redevenir un Apprenti que l’on peut devenir un Maître.

Alors, et vous ? Quel rapport entretenez-vous à vos erreurs ?

  • Avez-vous plutôt tendance à ne pas les reconnaître ou à vous accabler ?
  • Quelles proportions prennent-elles dans votre vie ?
  • Quelles en sont les conséquences, pour votre vie et celle de vos proches ?
    Pour conclure : 2 remarques importantes et 1 petit exercice !

Tout d’abord, vous avez dû constater que nous pouvons avoir déjà développé une clé dans un domaine de notre vie et pas du tout l’autre. J’avais par exemple un patient qui savait très bien transformer ses erreurs en opportunités de progresser dans le domaine professionnel, mais qui n’y arrivait pas du tout au plan amoureux.

Nous sommes tous différents

Certaines clés sont effectivement plus difficiles pour nous à développer dans certains domaines par rapport à d’autres. C’est alors souvent l’indice qu’il y a un frein, la plupart du temps inconscient. Dans ce cas, sachez que ça demandera plus de travail mais que ce n’est pas impossible (cf. l’article fondateur de ce blog). Cela renforce la tendance naturelle que nous avons d’être plus facilement attirés par certaines façons de chercher le bien-être que par d’autres.

Gardez l’équilibre : ce n’est pas facile, mais c’est possible

Comme dans tout, les excès « gâchent la fête » : exploiter toujours la même source de bien-être risque de la rendre moins bénéfique et même de nous rendre trop dépendant, un peu comme avec une drogue. A l’inverse, trop diversifier risque de nous disperser et de nous empêcher d’apprécier pleinement l’instant présent.

Favorisez donc l’intégration progressive de nouvelles sources de bien-être tout en veillant à ne pas vous disperser. He oui, nous sommes souvent pressés d’accéder au résultat. Alors que ce sont les étapes intermédiaires qui nous permettent d’y accéder…Comment développer ses sources de bien-être et aller vers l’épanouissement ?

Faites un tableau avec deux colonnes.

Dans celle de gauche notez ce que vous pensez avoir suffisamment développé. A droite, notez ce que vous auriez envie d’essayer ou de développer : ce dont vous avez besoin. Réfléchissez ensuite à ce par quoi vous allez commencer. Ensuite, numérotez les besoins que vous avez repérés. Enfin, choisissez en un et réfléchissez à comment vous allez faire pour le satisfaire en gardant à l’esprit cette question :

Quelle serait la façon la plus simple et la plus facile de répondre à mon besoin ?

Bien-sûr, agissez lorsque vous vous sentez prêt(e). Ne forcez pas les choses !

Alors, est-ce que cet article vous a apporté quelque chose ?

Si vous êtes arrivés au bout de cet article, c’est que vous êtes vraiment motivé(e) par ce sujet ! Alors, partagez ce que vous avez à dire dans les commentaires de façon à apporter votre pierre à l’édifice ! Notre édifice du bien-être et l’épanouissement…

Merci d’avance pour vos remarques et commentaires ! Karim

Crédit photo : Unsplash / Gabby OrcuttEddy Klaus / Umberto D’Errico - Shutterstock / Kzenon / Andrey Burmakin

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Karim FATHI-BERRADA Photo - Bonjour, je m’appelle Karim. Je suis psychologue, enseignant dans le supérieur, et formateur. J’ai créé ce blog afin de vous rendre accessibles un maximum de moyens pour vous aider à vous libérer des freins à votre bien-être et à votre épanouissement. Vous trouverez ici des articles, des contenus gratuits à télécharger et des vidéos. À bientôt, Karim - Afficher le Profil Complethttp://gravatar.com/seliberersoimeme

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  • Comment retrouver le calme en soi - Mis à jour le 24 juin 2021 à 09:55 - Par Laurence Lemoine – Document ‘psychologies.com’ - Image - © Istock
    Nous nous sentons épuisés, inquiets, parfois meurtris. Besoin de calme ! Mais qu’est-ce que le calme ? Pourquoi lui résistons-nous ? Et comment, corps et âme, y accéder durablement ?

Sommaire

1.Écoutons nos messages d’alerte

2.Nos émotions sont la solution

3.Acceptons notre propre chaos

Musique industrielle. Visualisez des rouages, des horloges affolées, l’hyperactivité du monde du travail, l’omniprésence des réseaux, la peur de louper l’info, la difficulté de déconnecter, la lueur hypnotique des écrans.

Résistez à l’envie de feuilleter. Ressentez. Vous êtes sur un tapis roulant, sur des terrains glissants. Le monde change. Montée des inégalités, de la violence, des océans, envahissement de la peur, flots de migrants, impuissance, crispation électorale, tout fout le camp, les institutions, le civisme, la pensée, du mal à suivre, à « gérer ».

Action, réaction, mode automatique. L’urgence : surnager. Mais ne pas oublier d’espérer, d’être plus créatifs, positifs, et manger mieux, faire du sport, du yoga, pour être plus sereins, plus… calmes. Voilà, on va s’arrêter là. Observez votre corps, comment êtes-vous ? Crispés ? Agacés ? Oppressés ? Bien, nous pouvons commencer.


Écoutons nos messages d’alerte

Merci de vous être prêtés à l’expérience. Il s’agissait de vous mettre en condition d’éprouver, physiquement, le contraire du calme : l’agitation. Ou alors vos efforts pour ne pas ressentir ce qui montait en vous, manifestant la bonne santé de votre organisme : un message d’alerte. Oui, la fébrilité que nous nous efforçons de masquer, comme si elle constituait une faille dans notre système émotionnel, est, pour Catherine Aimelet-Périssol1, médecin et psychothérapeute, « la preuve de son parfait fonctionnement : elle nous signale, dans notre corps, lieu de notre relation au monde, un défaut d’ajustement entre la situation et nous ». Concrètement, décrit-elle, l’agitation émotionnelle est semblable à ce qui se passe dans un bocal quand on le chauffe : les molécules tourbillonnent, veulent s’échapper. De la même façon, notre corps réagit à une situation qui, traversant le filtre de la mémoire, est perçue comme un danger. Ça bouillonne à l’intérieur (gorge serrée, respiration saccadée, ventre noué), l’émotion nous met en mouvement (précipitation, envie de fuir, de frapper), se colore affectivement (colère, angoisse, panique), se diffuse dans nos pensées (ruminations, accusations…).


Nos émotions sont la solution

Deux solutions alors : maintenir un calme apparent (donc nier ce que nous ressentons, au risque de demeurer dans une situation qui ne nous convient pas) ou créer les conditions d’un retour au calme. D’abord, « en admettant que nos émotions ne sont pas le problème, mais la solution, poursuit Catherine Aimelet-Périssol. Notre culture de la rationalité nous a appris à nous en méfier : nous devrions être capables de les maîtriser, de les tenir à distance. Nous devons au contraire apprendre à les écouter. Car nous sommes des êtres vivants avant d’être pensants ». Il s’agit ensuite de chercher un meilleur alignement du corps et de l’esprit. « Être calme, explique-t-elle, ce n’est pas ne rien ressentir.

C’est être plus présent à soi-même, se sentir bien, dans sa tête et dans sa peau. » Le calme, synonyme de détente et de tonicité, peut être retrouvé par le corps (ajuster notre posture) ou par l’esprit (dire, agir conformément à nos désirs, nos valeurs). Pratiquer régulièrement une activité qui nous procure un bienêtre global (la marche, la poésie…), parce qu’elle correspond à nos goûts et non parce qu’elle est à la mode, contribue à installer dans nos vies un calme fait de confiance et de contentement.

1. Catherine Aimelet-Périssol, coauteure de E.M.O.T.I.O.N (Albin Michel).

Quand on l’interroge sur le calme, la psychanalyste Fabienne Kraemer2 se rappelle la maison de ses grands-parents, la chambre monacale où elle passait des heures à lire, et le bruit du robinet auquel son grand-père emplissait son unique arrosoir. « Avec lui, il arrosait tout son potager, raconte-t-elle. Il y passait l’après-midi. Nos aînés savaient la lenteur, la patience, la concentration. Aujourd’hui, mes patients souffrent de ne plus être mono-tâches, de ne pas parvenir à apaiser le flot de leurs pensées. Ils aspirent au calme, mais s’en méfient tout autant. » Pris dans cette course à l’intensité que décrit l’écrivain et philosophe Tristan Garcia3, nous confondons plénitude et frénésie.

Nous blindons nos agendas, enchaînons les activités, les sorties, sans plus avoir le temps de souffler. « Beaucoup cherchent le bonheur dans la multiplication des expériences : il s’agit de remplir sa vie pour ne pas être confronté au vide intérieur, observe la psychanalyste. Or la dispersion génère du stress, de la frustration : on ne fait jamais assez, ni assez bien. Le calme, lui, se nourrit de concentration, de lenteur, de modération. Il ne se grappille pas entre deux rendez-vous. Il requiert de faire des choix et de persévérer. » Celui de résister à l’accélération et à la surconsommation. De privilégier la qualité à la quantité. De se consacrer à une tâche, à une personne.

Pour cela, Fabienne Kraemer recommande deux voies : la psychanalyse et la méditation, deux écoles d’acceptation et d’approfondissement de la connaissance de soi. « Le couple est aussi un terrain très intéressant pour expérimenter la responsabilité, la modération, le respect, l’ancrage… » Le calme, déployé dans le temps, consolidé à deux, s’apparente alors à la félicité.


Acceptons notre propre chaos

« Bien sûr, il est plus facile de trouver le calme au bord d’un lac. Mais l’important est de pouvoir s’apaiser dans la vie telle qu’elle est, avec ses contraintes et ses urgences, quand c’est difficile au travail, en famille. Et pour cela, on peut apprendre une manière d’être en relation avec soi-même applicable en toutes circonstances », affirme Nicole Rothenbühler4, thérapeute sociale. Parvenir à composer avec l’imperfection du monde demande d’abord d’accepter son propre chaos, « ne pas faire comme si on était un super-héros. Accepter qu’on est humain, pas surhumain ». Et par conséquent vulnérable, faillible. Et digne d’intérêt : « On consacre son énergie à s’occuper des autres, mais on prend rarement du temps pour s’intéresser à soi. Or c’est fondamental d’avoir envers soi la même écoute, la même bienveillance, le même souci d’aider. » Qu’est-ce que je ressens quand je me regarde : du dégoût, de la déception, de la tristesse ? « Nos douleurs intimes sont des ambitions secrètes, avance la thérapeute. Elles sont un appel à notre guérisseur intérieur. » Plutôt que de nous accabler, il convient « d’utiliser la matière qui monte pour dialoguer avec elle : ce que je pense, est-ce que c’est vrai ? Ce que je ressens, qu’est-ce que ça me rappelle ? Avec humilité et courage, on peut alors choisir de ne pas s’abandonner soi-même, de se donner ce que l’on mérite ». Ce travail, pour lequel on peut demander l’aide d’un psy ou s’adosser à un ami, permet de remettre de la réalité dans notre perception de nous-même et du monde. De ne plus être manipulé par ses peurs, par le regard d’autrui. Et de (re)conquérir l’amour de soi. « Le calme est ce qui demeure quand il n’y a plus de perturbation entre soi et soi, entre soi et ce que l’on veut faire, quand on sent son énergie au bon endroit, au bon moment. » Le calme, dès lors, c’est la puissance.

2. Fabienne Kraemer, auteure de Vingt et Une Clés pour l’amour slow (PUF).
3. Tristan Garcia, auteur de La Vie intense (Autrement).
4. Nicole Rothenbühler, coauteure de Savoir aimer dans des temps difficiles (Guy Trédaniel éditeur).

==> Pour aller plus loin Méditer avec Petit BamBou

https://medias.psychologies.com/storage/images/media/images/petit-bambou21/3016631-2-fre-FR/Petit-Bambou_imageWidth480.jpg

Vous avez l’impression de courir sans cesse, de ne jamais ’déconnecter’, d’être en permanence stressé ? Les séances de méditation de Petit BamBou vous aident à retrouver plus de sérénité et de légèreté au quotidien.  Commencez le programme découverte gratuitement !

==>A lire sur Psychologies.com

https://medias.psychologies.com/storage/images/media/images/serenite-3796_thumb_434_265/2513771-1-fre-FR/serenite-3796_thumb_434_265_large.jpg

Quel est votre degré de sérénité ? Face aux évènements du quotidien, il est parfois difficile de rester serein. Nous aimerions garder notre sang-froid, mais ce n’est pas si simple. Il arrive qu’émotions, anxiété et stress viennent chambouler nos rêves de paix intérieure. Pourtant nous possédons tous des ressources parfois insoupçonnées pour mieux les gérer et garder notre calme. Découvrez les vôtres !

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Source : https://www.psychologies.com/Bien-etre/Stress/Gestion-du-stress/Articles-et-Dossiers/Comment-retrouver-le-calme-en-soi

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  • Sept conseils pour atteindre un bien-être intérieur et extérieur - 22 Octobre 2019 – Image - Communiqué ‘showroomprive.com’
    Le bien-être n’est pas seulement extérieur, il est aussi intérieur. Prendre soin de votre corps au quotidien est une très bonne chose, cependant, il faut aussi parfois apprendre à s’écouter et se focaliser sur soi. Le blog KISS va vous livrer quelques astuces pour vous sentir bien dans votre peau et cela, chaque jour de l’année.

Savoir écouter son corps et sa tête est primordial lors d’une quête de bien-être intérieur. Il n’est jamais simple de le faire notamment lorsque vous avez une vie qui va à 100 à l’heure et où s’accorder du temps relève plus du miracle que d’autre chose. Savoir reconnaître les signes lorsque votre moral n’est pas au beau fixe ou bien lorsque vous ressentez une fatigue plus présente que d’habitude est alors important !

Ces moments un peu down arrivent souvent par période où vous ne vous sentez pas au top de votre forme. Sachez d’ailleurs que les saisonnalités jouent aussi beaucoup sur votre moral ! L’arrivée de l’automne puis celle de l’hiver peuvent avoir un côté légèrement déprimant de par le ciel gris permanent et les températures qui baissent drastiquement. Vous rêvez plutôt du soleil de vos vacances d’été, du sable blanc et des cocktails fruités et c’est bien compréhensible !

Le but ultime ? Être en adéquation avec son corps et sa tête. Pour certaines personnes, cela est assez simple et intuitif tandis que pour d’autres, cela relève parfois d’un long cheminement personnel. Il n’existe pas de bonnes ou mauvaises manières d’arriver à cet objectif, chaque personne avance à son rythme et doit faire ce qui lui convient le mieux.

Le blog KISS va vous donner quelques conseils pour vous sentir bien à tous les niveaux et cela, tous les jours. Certaines astuces sont assez évidentes mais il est important de se les rappeler et de se les remémorer régulièrement. Les autres vous seront peut-être inconnus et vous aideront très certainement à avancer !

1 – Rechargez les batteries

Il y a une chose qui est extrêmement importante : le fait de s’accorder du temps pour soi. Chaque personne, peu importe son caractère, a besoin par moment de se retrouver seule face à elle-même dans le calme. La solitude n’est pas forcément négative, elle s’avère être parfois nécessaire et bénéfique pour repartir à zéro et entamer un nouveau chapitre. Respirez un bon coup, c’est reparti !

2 – Adoptez votre propre rythme

Vous ne fonctionnez pas de la même manière que votre copine, votre collègue ou encore votre voisin et heureusement ! Chaque individu avance dans la vie à son rythme et doit faire ce qui est le mieux pour lui et non ce qui est le mieux pour la personne à ses côtés. Chaque besoin est différent et vous n’avez aucune raison de douter de votre façon d’appréhender la vie et d’avancer dans celle-ci.

3 – Arrêtez de vous comparer aux autres

Il y a bien une chose que vous ne devez pas faire, c’est vous comparer aux autres. Si votre amie a eu une augmentation ou votre belle-sœur vient d’avoir un enfant, réjouissez-vous pour elles, mais ne comparez pas votre parcours aux leurs. Focalisez-vous sur votre chemin, vos objectifs et vos désirs, car ce sont les seules choses qui importent réellement. Il n’existe pas de parcours type ou de chemin unique, chacun détient sa propre voie.

4 – Apprenez à vous connaître et surtout à vous aimer

Le meilleur moyen pour se sentir bien dans sa peau et dans sa tête est tout d’abord d’apprendre à vous connaitre. C’est un processus qui n’est pas simple et qui peut parfois être douloureux mais qui vous apportera énormément sur la durée. Il en est de même pour votre rapport à votre estime !

5 – Appréciez ce que vous avez

Si vous souhaitez évoluer il est impératif de vous fixer des objectifs et des buts à atteindre. Cependant, il est tout aussi important de savoir apprécier ce que vous possédez et ce qui vous rend heureuse au quotidien. Savoir reconnaître les petits plaisirs du quotidien est aussi une source de bonheur. Bien évidemment, en vouloir toujours plus est une caractéristique de la nature humaine, cependant il faut savoir l’apprivoiser pour vivre une vie plus heureuse.

6 – Entourez-vous des bonnes personnes

Les personnes que vous fréquentez sont souvent à l’image de votre personnalité : ne forcez pas vos relations et surtout ne restez pas proche des personnes négatives qui vous tirent vers le bas ou qui ne vous apportent rien de positif. Entourez-vous de personnes qui vous motivent, vous donnent envie de vous dépasser et d’être une meilleure personne, c’est tellement plus agréable.

7 – Vivez pleinement et souriez

La vie est courte, même si elle peut parfois être difficile, gardez en tête que c’est une raison supplémentaire pour la vivre à 100 % et profiter de tous les instants de bonheur qui se présentent à vous. Ne doutez plus de vous, de ce que vous pouvez accomplir et croyez en vous, c’est le plus important !

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Source : https://blog.showroomprive.com/7-conseils-pour-atteindre-un-bien-etre-interieur-et-exterieur/

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  • Huit solutions de ‘psys’ pour trouver son équilibre intérieur – Autrice : Fanny Dalbera- Article publié le 03 janvier 2016 – Document ‘santemagazine.fr’ Psychothérapie
    Comment trouver la sérénité, en dépit des obstacles de la vie ? Pour guider chacun dans cette quête essentielle, huit professionnels du développement personnel révèlent les clés de leur bien-être. Photo

Sommaire

1. “Quitter sa posture de jugement”

2. “Ne pas avoir peur de tomber ”

3. “Expérimenter et être à l’écoute de soi”

4. “Être conscient de ce qu’on vit”

5. “Reconnaître ses contradictions”

6. “Savoir s’interroger, se remettre en cause”

7. “Accepter de ne pas aller bien parfois”

8. “Développer ses compétences”

Ils sont psychiatres ou psychologues. Ils nous font part de leur expérience dans un ouvrage collectif, Les psys se confient. Pour vous aider à trouver l’équilibre intérieur.

« Parce que nos peurs sont universelles, nous pouvons aider en nous plaçant sur un registre de fraternité humaine », souligne Christophe André. Il est rare que des thérapeutes livrent avec autant de sincérité leurs chemins existentiels.

1. “Quitter sa posture de jugement”

Le conseil du Dr Christophe André psychiatre et psychothérapeute, hôpital Sainte-Anne, Paris

« Mon équilibre repose sur trois axes principaux.

  • Le premier : accepter mes fragilités. Elles ne sont ni des anomalies ni des infériorités. J’ai reçu des choses formidables de mes parents, d’autres moins. Ce que je suis aujourd’hui, ce n’est pas leur faute, ce n’est pas la mienne ; j’ai un chemin à parcourir que je considère comme un chantier de restauration.
  • Le second, c’est le travail ! Ce chantier de ma construction est passionnant mais il demande beaucoup d’énergie. On renonce trop tôt, l’intention semble nous suffire. Pour changer, il faut s’entraîner, comme pour un sport.
  • Le dernier pilier, c’est la rencontre. Les autres me sont essentiels. À chaque fois que je rencontre quelqu’un, je regarde ce qu’il y a de beau et de fort chez lui et la manière dont je peux m’en inspirer. Pour cela, il faut quitter sa posture de jugement ou d’indifférence. On a tendance à osciller entre l’une et l’autre. On critique vite, cela nous rassure de voir les défauts. On néglige alors l’essentiel, l’ensemble d’une personne. Or elles sont très rares, ces personnes qui n’auraient rien à nous apprendre. On doit regarder les autres avec bienveillance et admiration en se demandant ce qu’ils peuvent nous enseigner. Cela change tout parce que cela rend la rencontre féconde. »
    2. “Ne pas avoir peur de tomber ”

Le conseil du Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve psychiatre, hôpital Sainte-Anne, Paris

« J’ai eu un parcours composé de ruptures. Rien de dramatique, car ces ruptures ont été souvent choisies, comme l’immigration ou le changement de métier. Mais à chaque fois, j’ai dû prendre des risques, surmonter des obstacles puis me relever. Je crois que la clé de mon équilibre tient au fait de ne pas avoir eu peur de tomber. Il y a toujours des leçons à tirer de nos difficultés.

Or dans nos sociétés de la perfection, il est très difficile de reconnaître qu’il peut nous arriver de faillir. Mais vouloir tout maîtriser, c’est épuisant et source de tellement de frustrations. On n’est jamais parfait. Le reconnaître, c’est avancer avec ses propres défauts.

Pour cela, il faut avoir l’audace de demander conseil. Et être très exigeant dans sa quête. Ces conseils ne nous conviennent pas ? On continue à en demander ailleurs. Nous avons besoin les uns des autres pour surmonter nos manques. Cette modestie nous place non pas en position de combat mais de construction de soi avec l’autre. Nous sommes là pour jouer un rôle particulier. Sans avoir peur des autres. »

A lire : Enfants et parents en souffrance, éd. Odile Jacob, 22,90 €.

A lire aussi : S’autoriser le droit à l’erreur

3. “Expérimenter et être à l’écoute de soi”

Le conseil de Sophie Cheval, psychologue clinicienne et psychothérapeute

« Identifier ce qui compte vraiment pour soi et le garder toujours à l’esprit permet d’avancer dans sa direction, de nourrir son projet de vie, quel que soit le contexte. C’est un peu comme en bateau : il faut définir son cap et le garder. Si la météo n’est pas bonne, on retrouvera son chemin. Et pour connaître sa direction, il faut expérimenter et être à l’écoute de soi.

Un bon moyen consiste non pas à se demander “pourquoi” je veux ceci ou cela mais “comment”. De substituer à nos “pourquoi” des “comment” permet d’avancer. Les “pourquoi” nous ramènent aux causes et donc à notre antériorité. Or nous n’avons plus la main sur notre passé. Tandis que les “comment” nous tournent vers l’avenir et mènent au changement. Les “pourquoi” ouvrent le champ des réponses, multiples, infinies, générales et largement pas opérationnelles. Tandis que les “comment” nous poussent à nous tourner vers des réponses factuelles, plus concrètes pour mieux agir. »

A lire : Belle autrement ! En finir avec la tyrannie de l’apparence, éd. Armand Colin, 15 €.

4. “Être conscient de ce qu’on vit”

Le conseil du Dr Nicolas Duchesne psychiatre et psychothérapeute, enseignant, attaché des hôpitaux de Montpellier

« Il faut garder autour de soi une forme de spiritualité. Dans chacun de nos interlocuteurs, il y a une étincelle magique. De l’éprouver m’aide beaucoup. Les difficultés que nous rencontrons sont l’occasion de réaliser que la vie ne se plie pas toujours à nos désirs immédiats, et que nous devons développer par nous-mêmes des chemins de réussite. Nous devons être pleinement conscients de ce qu’on vit. Tout alors est plus “goûteux”.

Pour cela, on doit ralentir, ne pas tout faire en même temps, s’offrir des temps d’arrêt. Trois fois par jour, on peut s’installer confortablement et on se demande quelles émotions, positives ou négatives, on ressent à ce moment-là. On se recentre sur sa respiration. Cela ne dure pas plus de 3 minutes. Mais c’est une manière toute simple d’être plus présent à soi. »

A lire : L’affirmation de soi par le jeu de rôle en thérapie comportementale et cognitive, éd. Dunod, 24 €.

5. “Reconnaître ses contradictions”

Le conseil du Dr Frédéric Fanget, psychiatre et psychothérapeute, enseignant à l’université Lyon-I

« Me comprendre et comprendre mes contradictions, comme une médaille à deux faces, m’a été essentiel pour ­trouver l’équilibre.

Pour cela, on peut partir d’une situation donnée qui provoque chez nous un petit malaise. On prend le temps de l’analyser objectivement : qu’est-ce que je ressens ? Et on se demande ce que cela permet de comprendre de soi. On doit pouvoir observer les ressources qu’on mobilise et les freins qui sont les nôtres.

C’est une auto-analyse, mais en aucun cas une interprétation ni un jugement. C’est une manière de donner du sens à nos comportements pour trouver des solutions, pas pour se flageller. L’idée est de mieux reconnaître nos ressources puisqu’elles vont de pair avec nos faiblesses. »

A lire : Je me libère, éd. Odile Jacob, 19,90 €.

6. “Savoir s’interroger, se remettre en cause”

Le conseil du Dr Bernard Geberowicz médecin psychiatre, ancien psychiatre des hôpitaux

« L’équilibre ne peut pas reposer sur une seule clé parce qu’en réalité, c’est une interrogation constante. On doit s’interroger sans cesse sur les interactions que peuvent avoir sur nous nos relations avec les autres. Il s’agit de toujours chercher une autre description aux choses, de ne pas rester sur une seule idée qui expliquerait tout. L’équilibre, c’est être plurifactoriel.

Pour cela, on doit se demander quelles pourraient être les causes qui nous ont amenés à rencontrer une difficulté. On a toujours tendance à se contenter d’une causalité extérieure. En général, cette causalité, ce sont les autres. C’est certainement pertinent dans de nombreuses occasions, mais c’est une paresse que de s’arrêter là. On oublie de se demander : “Et moi, qu’est-ce que je peux faire pour que ça bouge, pour que l’autre bouge ?” On doit dépasser la réponse unique, chercher la complexité et se demander ce qu’on peut faire pour intervenir sur la situation qui nous pose problème. »

A lire : Les 7 vertus du couple. Une alchimie particulière, éd. Odile Jacob, 21,90 €.

7. “Accepter de ne pas aller bien parfois”

Le conseil du Dr Stéphanie Hahusseau psychiatre et psychothérapeute intégrative

« Accepter de fluctuer, d’avoir des périodes creuses, m’a été essentiel. L’injonction “tu as tout pour être heureuse” nous parasite souvent. Difficile de reconnaître ses souffrances quand d’autres autour de nous sont grièvement malades. Pourtant, la souffrance ne se hiérarchise pas !

On doit accepter de craquer, de ronchonner, de ne pas aller bien parfois et de ne pas se remettre en question en permanence. Les femmes sont particulièrement sujettes à cela. On doit cependant pouvoir accepter de penser à nous, car c’est le meilleur moyen de penser ensuite aux autres. »

A lire : Un homme, un vrai, éd. Odile Jacob, 21,90 €.

A lire aussi : Après un coup dur, 7 conseils pour aller bien de nouveau

8. “Développer ses compétences”

Le conseil du Dr Yasmine Liénard, médecin psychiatre et thérapeute cognitivo-comportementaliste

« Chercher à être qui on est plutôt que de rêver d’être quelqu’un d’autre, de toujours mieux, plus jeune, plus fort, plus performant, plus admirable, c’est la voie que j’ai prise. Ce n’est pas en cherchant cet autre qu’on trouve l’équilibre, c’est au contraire en lâchant l’affaire qu’on rencontre l’apaisement. Il ne s’agit pas d’accepter son sort et de ne plus bouger, mais de substituer à cette quête narcissique le développement de nos qualités.

Développer nos compétences, c’est travailler ce que nous savons faire, comme danser, chanter, compter. Développer nos qualités, c’est travailler sur notre manière d’être en rapport avec le monde, devenir plus flexible, se relier aux autres. C’est l’assurance d’entrer dans des relations plus faciles, plus nourrissantes, et qui rendent plus heureux. »

A lire : À la recherche de son vrai soi. Le chemin de la méditation, éd. Odile Jacob, 24,55 €.

L’ouvrage collectif à lire  : Les psys se confient. Pour vous aider à trouver l’équilibre intérieur, écrit sous la direction de Christophe André aux éditions Odile Jacob.

A lire aussi :

Construire son bonheur au quotidien

Développement personnel : à quoi sert vraiment un coach ?

Loisirs créatifs : pourquoi c’est bon pour le moral ?

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Source : https://www.santemagazine.fr/psycho-sexo/psycho/8-solutions-de-psys-pour-trouver-son-equilibre-interieur-172114

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  • Le soin de bien être intérieur – Communiqué ‘lavague-energie.com’ - Photo (floraisons de printemps)
    Les émotions sont notre vécu (angoisse, stress, manque de confiance et autres...) et peuvent nous paralyser dans nos choix, et dans le parcours de notre vie, et pour gérer toutes ces émotions le soin intérieur apporte cette libération, sérénité, paix, joie.....

Pourquoi faire un soin de bien être intérieur ?

Nos pensées, les bavardages incessants, nos conditionnements et les paroles discordantes que nous émettons, consciemment ou non, affaiblissent notre énergie. Nos émotions prennent souvent le dessus et nous paralysent dans nos vies, nos choix et nos relations. Les peurs, le manque de confiance en soi, le stress, le fait d’être toujours dans un état de poursuite du plaisir - et d’en rester toujours insatisfait -, les expériences douloureuses vécues, les souffrances, la tristesse, etc… Toutes ces expériences nous diminuent. 

Le soin de bien être intérieur permet de se libérer de ces angoisses, de ces blocages, et d’arriver à atteindre la pleine conscience. Ce soin permet de mieux voir et d’arriver à s’écouter, d’apprendre à se connaître, de retrouver la paix, la sérénité, la confiance en soi, le bien être. Il permet de rééquilibrer les énergies. les soins énergétiques interviennent aussi lors des insomnies, des troubles du sommeil et retrouver la sérénité, la concentration.

Retrouver un soi-même, être complet sans avoir à combler un manque, ainsi qu’une bonne santé intérieure et physique. Pour découvrir notre offre réservée aux entreprises, rendez-vous sur notre espace formation entreprise et particulier.

Les bienfaits : pour vous aider à découvrir l’être

  • Comment reprendre confiance en soi
  • Retrouver la paix intérieure
  • Libérer les tensions et les blocages
  • Gérer les angoisses
  • Gérer le stress
  • Gérer vos peurs
  • Gérer vos troubles du sommeil
    Cette liste ne présente qu’une partie des différentes interventions possibles. 

A qui s’adressent les soins de bien être intérieur ?

Les soins de bien être intérieur s’adressent à toute personne ayant le besoin et la nécessité de retrouver bien être, paix intérieure, confiance, la sérénité qui permet de restaurer le sommeil, de calmer l’être intérieur de tous les conflits, angoisses et la nécessité de retrouver un intérieur libre.

Ils visent à apprendre à se connaître, à se préoccuper de soi-même, à retrouver l’énergie de la vie, à vivre sans effort et avancer vers un développement personnel. La personne peut enfin avancer sur le chemin d’une pleine conscience. Ce soin permet de gérer sa vie : personnelle, professionnelle, la relation aux autres...

Chaque soin aide à élever son être. Ils s’adaptent à chaque souffrance et à chaque besoin. 

Comment se déroule une séance ?

Je vous propose ces soins énergétiques : chacun peut choisir un ou plusieurs sujets précis qui le préoccupent. Le nombre de séances se fera en fonction de chacun. Dès la 1ère séance, vous avez déjà les effets du soin de bien être intérieur. 

Vous pouvez bénéficier de mes soins énergétiques à distance. La zone géographique dans laquelle vous vous trouvez n’a pas d’importance. Mes soins peuvent intervenir dans n’importe quel pays, n’importe quelles villes. Vous pouvez également recevoir ces soins en cabinet, pour restaurer la paix intérieure et se libérer des blocages.

Soin de bien être intérieur

Profitez d’un soin de bien être intérieur, à distance, de chez vous. Lors de votre commande, renseignez la date, ainsi que le créneau horaire qui vous conviennent. Je vous contacterai dès réception de votre commande pour finaliser les détails, et connaître précisément vos attentes. Besoin d’informations ? N’hésitez pas à me contacter avant toute commande afin que je puisse vous orienter au mieux vers le soin adapté, ou afin que je réponde à toutes vos questions ou tous vos doutes. 45,00 € Prix final

Plus d’informations : https://www.lavague-energie.com/bien-%C3%AAtre-int%C3%A9rieur/ - Mentions légales | Conditions de livraison et de paiement | Politique de confidentialité | Plan du site - Connexion

Source : https://www.lavague-energie.com/bien-%C3%AAtre-int%C3%A9rieur/

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Rubrique C

Le brainspotting, le nouvel EMDRSource : Le ‘brainspotting’, le nouvel EMDR -Getty Images (ci-après)

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    La thérapie ’EMDR’ ou Intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires d’après Wikipédia
    L’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires ou plus couramment EMDR, d’après l’anglais eye movement desensitization and reprocessing, est un type d’intervention à visée psychothérapeutique mis au point par Francine Shapiro à partir de 1987. Elle est utilisée aujourd’hui comme un des traitements pour la prise en charge du stress post-traumatique.

« Au cours de la dernière décennie, les études fonctionnelles et anatomiques ont apporté des résultats très prometteurs soutenant les preuves en faveur de modèles neurobiologiques expliquant les changements suivant la thérapie EMDR tout en décrivant les activations corticales spécifiques à l’écoute de scénarios et à la désensibilisation oculaire bilatérale. Ces résultats stimulent la continuation des efforts destinés à dévoiler les mécanismes pathophysiologiques soustendant ce traitement hautement efficace de l’ESPT. »1

La particularité de l’EMDR réside dans la stimulation sensorielle généralement appliquée sous une forme bilatérale alternée et le plus souvent par le biais des mouvements oculaires. On parle alors de stimulation bilatérale alternée ou SBA.

Sommaire

•1 Origine et découverte

•2 Principes de la thérapie

•3 Protocole

•4 Indications

•5 Diffusion

•6 Évaluation de l’efficacité de l’EMDR

o6.1 Dans les états de stress post-traumatique

o6.2 Dans la prise en charge d’autres troubles

•7 Critiques

o7.1 Sur le rôle des mouvements oculaires

o7.2 Autres critiques

•8 Annexes

o8.1 Bibliographie

o8.2 Notes et références

o8.3 Articles connexes

o8.4 Liens externes

Origine et découverte

La thérapie EMDR est mise au point à la fin des années 1980 par une Américaine, Francine Shapiro, qui a découvert l’effet bénéfique des mouvements oculaires au cours d’une promenade dans un parc en 19872. Ainsi, elle utilise ce constat dans sa thèse doctorale en psychologie comportementale, puis elle publie sa première description de l’EMDR. Depuis elle consacre sa carrière à la promotion et à la diffusion de cette thérapie3.

En 1994, Francine Shapiro reçoit l’Award for Distinguished Scientific Achievement in Psychology[réf. nécessaire]. En 2002, elle se voit décerner le prix Sigmund-Freud par l’Association mondiale de psychothérapie et par la ville de Vienne.

Si la découverte de l’EMDR est très récente (1987), cette technique n’est pas sans lien avec des techniques plus anciennes de réadaptation visuelle utilisée pour leurs bénéfices comportementaux et cognitifs, comme l’optométrie cognitive américaine ou l’optométrie comportementale initiée par A.M. Skeffington à partir des années 19204. En France, une telle perspective a été initiée par le neuro-pédagogue Georges Quertant (1894-1964) au cours des années 1930 et 1940 avec une méthode originale de thérapie visuelle comportementale.

Principes de la thérapie

La thérapie EMDR repose sur le constat que le simple fait de parler d’un traumatisme n’est pas suffisant. Une personne traumatisée ne souhaite d’ailleurs pas évoquer le cœur de la scène traumatique dans la crainte d’être sur-traumatisée. L’EMDR se fonde donc sur un protocole sécurisant accompagnant le patient dans son rappel du traumatisme. Ce rappel du trauma ne sollicite pas seulement le registre verbal mais tous les registres représentatifs : perceptions, cognitions, émotions, sensations corporelles.

Francine Shapiro a créé le concept TAI, pour traitement adaptatif de l’information, qui suppose que l’individu intègre ses expériences actuelles (les informations sensorielles et cognitives entre autres) à la somme de ses expériences passées. Le traumatisme correspond dans ce modèle à des informations que l’individu échoue à intégrer et donc en une mise en échec du système TAI. Les informations mal traitées (celles relatives au trauma) se présentent ainsi régulièrement et spontanément à la mémoire du patient dans leur état d’origine, aussi longtemps que ce traitement de l’information ne s’est pas effectué de manière acceptable et compatible avec le psychisme du patient.

Selon une hypothèse[réf. nécessaire], en effectuant des associations libres, dans des séquences d’attention duelle, à partir de tous ces registres du noyau traumatique, des connexions mnésiques (mémoire implicite/explicite, procédurale/déclarative) et informationnelles peuvent s’établir et le patient peut dépasser l’événement traumatique. Selon une autre hypothèse [réf. nécessaire], l’association libre est insuffisante et de plus ne se manifeste pas régulièrement au cours des traitements des traumatismes psychiques par l’EMDR. Pour arriver à mettre en place des connexions susceptibles de modifier la nature du noyau traumatique, il est utile d’adjoindre une stimulation sensorielle, comme par exemple les mouvements oculaires. Cette méthode permet donc au souvenir traumatique d’être réinséré et intégré dans le processus de synthèse de la mémoire épisodique avec le statut de souvenir révolu.

L’un des piliers de la thérapie (outre le rappel du traumatisme) est donc de faire réaliser par le patient des stimulations alternées des deux hémisphères cérébraux (dites stimulation bilatérale alternées, SBA) par exemple par le recours à des mouvements oculaires. Il a depuis été démontré que des SBA autres qu’oculaires pouvaient être employées, comme les stimuli tactiles ou sonores5. En d’autres termes, le fait d’amener au cours de la séance d’EMDR le patient à conserver un état d’attention double — à la fois sur le souvenir traumatique (pareillement donc aux thérapies comportementales) et sur une SBA (visuelle, tactile, ou auditive) — a pour effet d’envoyer en direction des centres de la peur (notamment l’amygdale) des informations progressivement apaisantes. En effet il a été prouvé que les mouvements oculaires s’accompagnent d’une activité cholinergique6, c’est-à-dire de relâchement. Un lien s’établirait donc entre l’état de mal-être revécu par la personne centrée sur son souvenir et l’état de bien-être apporté par les mouvements oculaires dans un contexte sécurisant. Ce lien expliquerait le retraitement de l’information dysfonctionnelle propre aux traumatismes psychiques. Comme il existe une constante relation entre les cerveaux limbique et cognitif, une baisse de la tension émotionnelle génère une plus grande possibilité d’associer. Progressivement la même représentation perturbante est reliée à un ensemble de pensées non génératrices d’émotions et le patient peut considérer autrement ce qui jadis était à l’origine de son ESPT (État de Stress Post Traumatique)7.

L’efficacité propre des mouvements oculaires bilatéraux (ou dans celle d’autres stimulations sensorielles bilatérales alternées) dans ce protocole psychothérapeutique, repose sur un modèle neurologique dans lequel l’activation alternée des hémisphères cérébraux faciliterait un travail de reconnexion des étapes du traitement de l’information (émotionnels, mnésiques, comportementaux) qui ont été dissociés par le trauma. D’autres modèles sont en discussion, amenant d’autres explications possibles à l’efficacité de l’EMDR [réf. nécessaire].

Protocole

La thérapie EMDR utilise un protocole de traitement codifié en 8 phases8 :

  • Diagnostic et planification : la première phase de la thérapie consiste à s’assurer que l’EMDR est un traitement adapté au patient. Un aspect de cette évaluation concerne la capacité de la personne à faire face aux souvenirs de l’événement traumatisant qui seront ravivés pendant la thérapie. Le thérapeute prépare alors avec le patient un plan de traitement ;.
  • Préparation et relaxation : le thérapeute doit ensuite préparer son patient à l’EMDR en lui expliquant le déroulement de la thérapie. Il s’assure que le patient maîtrise quelques techniques de relaxation et est capable de contrôler les émotions succédant à une expérience désagréable ;
  • Évaluation : la phase suivante permet de déterminer les souvenirs qui feront l’objet du traitement. Pour chaque événement traumatisant conscient ou chaque situation anxiogène dans le présent, liée à un événement traumatisant, conscient ou non, le patient doit choisir une image qui représente l’événement ou la situation, une idée négative associée à l’événement (« cognition négative ») et une idée susceptible d’élever l’estime de soi (« cognition positive »). Le patient évalue alors la validité de l’idée positive sur une échelle numérique. Il associe également l’image anxiogène et l’idée négative et évalue l’ampleur de sa détresse sur une échelle numérique (de 0 - tout va bien à 10 - détresse intense). Cette détresse émotionnelle se traduit par un malaise physique qu’il est invité à localiser sur son corps ;
  • Désensibilisation : le patient se fixe sur l’image traumatisante, l’idée négative et le ressenti corporel. Le thérapeute lui demande de suivre en même temps avec les yeux ses doigts ou un point lumineux qu’il déplace dans l’espace alternativement d’un côté à un autre. D’autres stimuli (bruits successifs à gauche et à droite, claquement des doigts, stimulation tactile, etc.) peuvent être également utilisés lors de cette phase. Le patient est encouragé à suivre les associations mentales qui se font naturellement pendant cet exercice et ce sont ces associations progressives qui sont censées être au cœur du traitement, par exemple en ramenant à la conscience des événements oubliés. Cette phase du traitement continue jusqu’à ce que le patient évalue sa détresse à 0 ou à 1 sur l’échelle introduite lors de la phase précédente ;
  • Ancrage : la phase suivante vise à associer l’idée positive à ce qu’il reste du souvenir de l’événement traumatisant. Quand l’évaluation de la détresse atteint 1 ou 0, le thérapeute demande au patient de penser à l’objectif fixé en début de séance. Les mouvements oculaires continuent jusqu’à ce que le patient évalue la validité de la cognition positive à 6 ou à 7 sur la première échelle utilisée durant la phase 3. Les étapes 3 à 5 recommencent à chaque séance pour une nouvelle image traumatisante ;
  • Bilan corporel (body-scan) : le patient garde à l’esprit l’événement traumatisant et l’idée positive à laquelle il a été associé durant la phase précédente et passe en revue systématiquement ses sensations corporelles. Le but de cette phase est de repérer des « tensions » ou des « sensations négatives » qui subsisteraient et d’aider à les dissiper toujours à l’aide de séries de mouvements oculaires ;
  • Conclusion : à la fin d’une séance, le thérapeute doit faire en sorte que son patient se trouve dans un état émotionnel stable, que le traitement soit terminé ou non. Il prépare également son patient à réagir correctement (relaxation, etc.), au cas où le souvenir de l’expérience traumatisante surgirait entre les séances ;
  • Réévaluation : au début de la séance suivante le thérapeute demande au patient de repenser au but fixé lors de la séance précédente. En fonction des réactions du patient, il évalue l’effet de la thérapie et adapte son déroulement en conséquence. Vers la fin de la thérapie, le patient est invité à tenir un journal concernant les souvenirs travaillés pendant les séances et les associations qui lui viennent à l’esprit en dehors des séances.
    Indications

La thérapie EMDR s’adresse à toute personne (du bébé à l’adulte) souffrant de perturbations émotionnelles généralement liées à des traumatismes psychologiques. Il peut s’agir de traumatismes tels les violences physiques et psychologiques, les abus sexuels, les accidents graves, les décès, les maladies graves, les incendies, les catastrophes naturelles, les situations de guerre et attentats, etc. Il peut s’agir aussi d’événements de vie difficiles sources d’émotions ou de comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne (enfance perturbée, séparations, interruption de grossesse, deuils, difficultés professionnelles, etc.)9. Son intérêt a été plus particulièrement étudié et évalué dans la prise en charge des états de stress post-traumatiques10,11,12, et fait l’objet d’une attention particulière en France dans le cadre de la prise en charge des militaires souffrant d’ESPT, chez lesquels il a été remarqué l’effet aggravant des trauma psychiques répétés dans les situations de combat5.

Diffusion

Cette technique de soins est mentionnée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 200413,14, l’Association américaine de psychiatrie en 200415, la Haute Autorité de Santé en 200710, l’Organisation mondiale de la santé en 201316.

En France, la Haute Autorité de santé considère que le traitement de choix des états de stress post-traumatiques (ESPT) est constituée par « la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) centrée sur le traumatisme ou la désensibilisation avec mouvements oculaires (EMDR). Tout en rappelant que l’EMDR est contre-indiquée en cas de pathologie psychotique »10.

Aux États-Unis, l’EMDR fait partie de l’arsenal thérapeutique recommandé par le département des anciens combattants pour la prise en charge des ESPT survenant chez les militaires et anciens militaires11.

Évaluation de l’efficacité de l’EMDR

Dans les états de stress post-traumatique

Plusieurs méta-analyses ont évalué l’efficacité de l’EMDR en comparaison avec d’autres techniques de prises en charge psychothérapiques, et en comparaison avec les traitements médicamenteux. Leurs conclusions sont parfois divergentes mais pointent toutes les limites méthodologiques des études qu’elles recensent, les faibles effectifs de patients, le recueil incomplet de données, et donc in fine le faible niveau de preuve qu’on peut en tirer.

Dès 1998, Michelle L. Van Etten et col., recensent 61 essais de traitement de l’ESPT. Les études comparées comprennent des traitements médicamenteux (antidépresseurs, anxiolytiques), des psychothérapies (psychothérapie cognitive et comportementale (PCC), EMDR, relaxation, hypnothérapie, et thérapie dynamique) et des groupes de contrôle (placebo, patient en liste d’attente d’une psychothérapie de soutien, etc.). Les psychothérapies ont eu des taux d’abandon de traitement significativement plus bas que les pharmacothérapies (14 % contre 32 %), l’attrition étant uniformément faible dans toutes les psychothérapies. En matière de réduction des symptômes, les psychothérapies étaient plus efficaces que les pharmacothérapies, et les deux étaient plus efficaces que dans les groupes contrôles. Parmi les psychothérapies, la PCC et l’EMDR ont été les plus efficaces, bien que la thérapie comportementale ait été significativement plus efficace que tous les traitements, y compris l’EMDR, sur la réduction des symptômes des ESPT17.

En 2001, P.R. Davidson et col. méta-analysent 34 études comparant l’EMDR. Le traitement par l’EMDR a eu un effet positif par rapport à l’absence de traitement et par rapport aux traitements n’utilisant pas l’exposition à des stimulus anxieux. Cependant, aucun effet significatif n’a été trouvé lorsque l’EMDR a été comparé à d’autres techniques psychothérapiques utilisant aussi l’exposition au fait traumatique. Aucun effet incrémentiel des mouvements oculaires n’a été noté lorsque l’EMDR a été comparé à la même procédure sans eux18.

En 2005, Rebekah Bradley et col. compilent 26 études jamais réanalysées jusque-là, représentant 44 protocoles de soins. Elle conclut que les traitements psychothérapiques avec ré-exposition, dont l’EMDR, sont très efficaces pour réduire les symptômes d’ESPT. Pour 40 % à 70 % des patients ces traitements psychothérapiques avec ré-exposition, dont l’EMDR, sont capables de réduire considérablement leurs symptômes ou de les rendre tels qu’ils ne constituent plus un ESPT. Mais la persistance du résultat est inconnue de 6 à 12 mois19.

En 2013, Jonathan I. Bisson et col. reprennent et actualisent la méta-analyse réalisée en 2005 puis 2007, par la Cochrane Library. Ce sont 70 études réunissant 4 761 patients qui sont alors réanalysées. Il s’agit uniquement d’essais contrôlés randomisés. Dans ces essais le groupe étudié était soumis soit à une psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC) individuelle axée sur les traumatismes, soit à l’EMDR, soit à une PCC individuelle non focalisée sur les traumatismes, soit à d’autres thérapies (thérapie de soutien, conseil non-directionnel, thérapie psychodynamique et thérapie centrée sur le présent), soit à une PCC de groupe axée sur les traumatismes, ou soit à une PCC de groupe non focalisée sur les traumatismes. Tandis que le groupe contrôle était constitué soit de patients en liste d’attente ou à un groupe de soins habituels pour le traitement de l’ESPT chronique. Le critère de jugement principal était l’évolution de la gravité des symptômes de stress post-traumatique évalués par les thérapeutes.

Les conclusions de cette revue sont que les preuves pour chacune des comparaisons effectuées ont été jugées de très faible qualité. Néanmoins elle montre que la PCC individuelle axée sur les traumatismes et l’EMDR permettent de mieux réduire les symptômes d’ESPT évalués par les cliniciens comparativement aux techniques de soins habituels. De même cette étude démontre que la PCC individuelle axée sur les traumatismes et l’EMDR sont supérieurs à la PCC individuelle non focalisée sur les traumatismes entre un et quatre mois après le traitement. Bien qu’un nombre important d’études aient été incluses dans l’analyse, les conclusions restent compromises par des problèmes méthodologiques12.

La thérapie EMDR a été développée principalement comme une thérapie du syndrome de stress post-traumatique. Les études publiées (études de cas et essais cliniques) concernent donc principalement des patients souffrant à la suite d’un événement traumatisant. Deux populations sont particulièrement étudiées : les femmes victimes de viol et les anciens combattants, essentiellement de la guerre du Viêt Nam.

Dans la prise en charge d’autres troubles

L’EMDR s’est avérée efficace selon certaines études ponctuelles dans le traitement d’autres troubles psychologiques développés dans le contexte d’événements de vie douloureux, comme le traitement des états de deuil20, les troubles de la conduite avec agressivité des adolescents21, ou les phobies dentaires22. La comparaison avec l’efficacité d’autres thérapies d’orientation cognitivo-comportementale montre des effets comparables immédiatement après la période de traitement et sur le long terme (jusqu’à 15 mois de suivi)23,24[source insuffisante]. Dans le cadre du traitement par l’EMDR d’un traumatisme psychique simple, le taux de guérison est de l’ordre de 80 %25.

La complexité de ce type d’évaluation et les limites des procédures employées ne permettent cependant pas de se prononcer d’une manière absolue pour ce qui est de l’efficacité de l’EMDR ou sur la disparition complète des symptômes à long terme. Mais selon Francine Shapiro les résultats seraient bons à court et moyen terme sur une échelle de « détresse subjective » liée à une image particulière (subjective unit of disturbance)26.

Les partisans de l’EMDR avancent que l’exposition au stimulus traumatisant est de courte durée contrairement à celle qui est requise au cours des thérapies cognitives et comportementales. Selon eux, la mise en relaxation du patient n’est pas une caractéristique intrinsèque de l’EMDR, pas plus que l’association libre ne s’observe systématiquement. D’après eux, l’aspect original de la technique tient dans l’utilisation de mouvements oculaires ou d’autres stimulations sensorielles agissant sur le fonctionnement neuronal27. Cet aspect de la thérapie continue à faire l’objet de recherches.

Critiques

Sur le rôle des mouvements oculaires

Francine Shapiro s’appuyant sur les travaux de Bessel A. van der Kolk M.D28, pense que les mouvements oculaires permettent une remise en condition du sommeil paradoxal, période de rêve aussi appelée REM (Rapid Eye Movement : mouvement oculaire rapide) où le dormeur agite frénétiquement les yeux29.

Il existe une controverse sur l’origine des effets de l’EMDR, en particulier sur le rôle des mouvements oculaires.

Selon ses partisans, l’originalité de l’EMDR est l’utilisation de mouvements oculaires rapides durant la phase d’exposition imaginaire à la situation traumatisante. Ces mouvements oculaires rappelleraient ceux que l’on enregistre durant le sommeil30. Le rôle des mouvements oculaires est prépondérant dans le processus de désensibilisation et de préférence conduit d’une manière saccadée, comme le soulignait encore en 2005 Francine Shapiro au cours du 6e congrès européen de l’EMDR.

Le rôle des mouvements oculaires n’est pas établi dans tous les cas, puisqu’on peut obtenir des résultats thérapeutiques comparables avec des stimulations tactiles ou auditives31. L’observation clinique dans le traitement des ESPT (États de Stress Post Traumatique) et certaines études indiquent qu’une stimulation sensorielle est nécessaire pour obtenir une désensibilisation et un retraitement des informations dysfonctionnelles. Cette stimulation peut être selon les cas visuelle, auditive, tactile. Selon l’étude faite sous la direction de David Servan-Schreiber (2006)[réf. nécessaire], la réponse serait optimum avec la stimulation bilatérale intermittente alternée.

La recherche s’est donc intéressée et s’intéresse encore aux composants de l’EMDR pour en expliquer les résultats. Francine Shapiro (1996, 2001) reconnaît elle-même que celles qui ont été faites « ont souffert de conditions de contrôle inadaptées, de populations de sujets inappropriées et d’un nombre de sujets inadéquat ». II est probable que d’autres facteurs que les mouvements oculaires concourent à la réussite du traitement.

Il existe d’ailleurs d’autres techniques dérivées de l’EMDR, telles que l’EMT (Eye Movement Technique), développée par le psychologue américain Fred Friedberg, qui permet aussi de traiter les émotions négatives non traumatiques par des moyens de stimulations bilatérales (possiblement oculaires, mais possiblement aussi avec tapotements en alternance sur les genoux).

Autres critiques

Les critiques concernant l’EMDR estiment que nombre d’aspects de la thérapie EMDR comme l’exposition au stimulus traumatisant, la relaxation et l’association sont empruntés à d’autres méthodes classiques utilisées pour traiter les effets du stress post-traumatique32. Alors que « des recherches bien contrôlées font admettre des effets thérapeutiques de cette procédure », Jacques Van Rillaer relève que « les discussions sont loin d’être closes sur son explication, du moins dans la communauté des psychologues scientifiques »33.

Le psychologue Nicolas Gauvrit estime qu’il est difficile d’identifier les raisons d’une amélioration de l’état d’un patient. En effet, la demande de mouvement oculaire ne vient selon lui qu’en deuxième partie de la séance, après un « entretien diagnostique » au cours duquel « l’image traumatique est évoquée, ramenée à la surface »2.

Richard McNally (en), psychologue et professeur à Harvard, estime pour sa part que les mouvements oculaires n’ont aucun effet spécifique, et que la thérapie ne doit rien à ces mouvements, ce qu’il résume par la phrase : « Ce qui est efficace dans l’EMDR n’est pas nouveau, et ce qui est nouveau n’est pas efficace. »34.

Le neurologue Steven Novella indique qu’à moins d’utiliser des groupes de contrôle lors des interventions en EMDR, il est impossible de savoir si la théorie neurologique la soutenant a quelques valeurs que ce soit. Il estime que les explications neurologiques actuelles sont artificielles et non convaincantes. Il ajoute que jusqu’à présent la recherche clinique a été incapable d’exclure les effets placébo comme causes35.

Note de Wikipédia - Certaines informations figurant dans cet article ou cette section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans les sections « Bibliographie », « Sources » ou « Liens externes » (août 2007). Vous pouvez améliorer la vérifiabilité en associant ces informations à des références à l’aide d’appels de notes.

Annexes - Bibliographie – Notes et références à retrouver sur le site d’origine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Int%C3%A9gration_neuro-%C3%A9motionnelle_par_les_mouvements_oculaires

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La pseudoscience1 ou pseudo-science2 (du grec ancien : ψευδἡς : « faux, trompeur3, mensonge4 » et du latin : scientia : « savoir ») est une discipline qui est présentée sous des apparences scientifiques ou « faussement attribué[e] à la science », mais qui n’en a pas la démarche, ni la reconnaissance. Elle se situe en opposition à la science.

Le terme de « pseudoscience » est souvent utilisé pour dénoncer la tromperie autour de certaines connaissances, c’est-à-dire ceux qui les présentent utilisent, sciemment ou non, des termes et des démarches qui semblent scientifiques ou logiques dans le but de s’attribuer le crédit que la science possède. Ils utilisent parfois un langage et des axiomes scientifiques, mais ne respectent pas les critères de la méthode scientifique, tels les principes intangibles de réfutabilité, de non-contradiction et de reproductibilité.

La pseudoscience se rapproche de la para-science (« auprès de, à côté de la science ») dont le terme est perçu comme étant moins péjoratif, et exprimant l’idée de proximité ou de contiguïté avec la science. Les disciplines ou connaissances dites para-scientifiques sont, au mieux, trop peu étayées pour être considérées comme parties intégrantes de la science. Jusqu’à preuve du contraire (reconnaissance par les institutions scientifiques), les thèses se réclamant de la para-science sont donc à placer en pseudoscience.

Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pseudoscience

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  • Comment fonctionne l’EMDR ? Une explication neuroscientifique - Traduction du 2 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article publié le 30/01/2020 sous le titre « How does EMDR work ? A neuroscience explanation ». Source : https://mysydneypsychologist.com.au/how-does-emdr-work-a-neuroscience-explanation/
    La désensibilisation et le retraitement par les mouvements oculaires ont maintenant plus de 25 ans et ils sont considérés comme un traitement fondé sur des preuves. La question ’Est-ce que ça marche ?’ a maintenant été remplacée par la question plus importante ’Comment ça marche ?’.

Il existe un certain nombre de théories mais celle qui me semble la plus logique se trouve dans l’article ‘Eye Movement Desensitization and Reprocessing and Slow Wave Sleep’, que je vais essayer de résumer comme je le comprends (toutes les erreurs d’interprétation sont les miennes, envoyez vos corrections par e-mail).

Essentiellement

Lorsque nous vivons quelque chose d’accablant et que nous revivons l’événement traumatique, le contrôle du cortex préfrontal sur l’amygdale et l’hippocampe activés est réduit (l’amygdale et l’hippocampe sont surstimulés). En d’autres termes, lorsque vous êtes déclenché, la partie rationnelle de votre cerveau ne peut pas contrôler la partie émotionnelle de celui-ci. C’est pourquoi, lorsque vous êtes déclenché, vous ne pouvez pas réfléchir et vous vous sentez accablé.

Les souvenirs traumatiques sont ’bloqués’ dans le complexe amygdalo-hippocampique et, lorsqu’ils sont déclenchés, ils semblent se produire dans le présent. On pense que les souvenirs ’bloqués’ sont des souvenirs non traités.

Pendant le sommeil, nous traitons et consolidons les souvenirs de l’hippocampe au néocortex. Les souvenirs normaux, moins traumatisants, ne restent pas ’bloqués’, car la nuit, lorsque nous rêvons (phase de mouvements oculaires rapides ou REM), ils sont déplacés hors du complexe amygdalo-hippocampique et traités par le reste du cerveau. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous sentons tellement mieux après une bonne nuit de sommeil.

Les neuroscientifiques proposent que ce qui se produit pendant le sommeil paradoxal (rêve), se produit aussi pendant l’EMDR.

Pendant l’EMDR, les thérapeutes déplacent vos yeux d’un côté à l’autre tout en vous amenant à vous concentrer sur un souvenir ou une émotion traumatique fragmentée. C’est un peu comme lorsque vos yeux bougent d’un côté à l’autre lorsque vous rêvez.

Les tracés EEG montrent que les mouvements des yeux (comme dans le sommeil paradoxal) provoquent une synchronisation de toute l’activité corticale à une fréquence de l’ordre du delta, comme dans le sommeil lent. L’EMDR ralentit temporairement votre amygdale surstimulée et synchronise vos ondes cérébrales, ce qui vous aide à traiter le souvenir traumatique.

Cela suggère que pendant la thérapie EMDR, les souvenirs traumatiques sont continuellement ’réactivés, rejoués et encodés dans les réseaux de mémoire existants’. En d’autres termes, l’EMDR aide les souvenirs traumatiques à se ’décoincer’ et à être traités comme des souvenirs normaux, moins traumatisants.

’En fait, nous postulons que la stimulation bilatérale imite la stimulation à basse fréquence typique du SWS (slow-wave sleep), induisant une dépotentialisation des récepteurs AMPA des synapses amygdaliennes, ce qui conduit à son tour à un affaiblissement de la mémoire traumatique. Cette réduction de la sur-potentialisation des synapses amygdaliennes rend la mémoire traumatique plus accessible, et facilite la connexion entre la mémoire émotionnelle et la mémoire épisodique, favorisant ainsi un déplacement de la mémoire vers les zones associatives et néocorticales.’

Essentiellement, les mouvements bilatéraux utilisés dans l’EMDR nous permettent de traiter rapidement les souvenirs traumatiques bloqués, comme nous le ferions normalement avec des souvenirs moins traumatiques pendant le sommeil.

Ils ont une excellente image d’un tracé EEG qui montre comment les mouvements bilatéraux imitent le sommeil à ondes lentes. Cliquez pour la voir dans l’article original.

Commentaire du graphique :

Traçage EEG des mouvements oculaires pendant une séance de désensibilisation et de retraitement des mouvements oculaires (EMDR). Notez la fréquence semblable à celle du sommeil lent du début à la fin de la stimulation bilatérale. Consulter en cas de besoin [Électroencéphalographie – Wikipédia ]

La stimulation bilatérale EMDR (déplacement des yeux d’un côté à l’autre) imite le sommeil à ondes lentes, en calmant l’amygdale et en lui permettant de se synchroniser avec le reste du cerveau. Ainsi, votre cerveau peut traiter un souvenir traumatique. Ce que nous faisons en thérapie (bouger les yeux d’un côté à l’autre), c’est ce que vous faites chaque nuit lorsque vous rêvez.

Je n’ai probablement pas rendu justice à l’article, alors si, comme moi, vous aimez savoir comment les choses fonctionnent, jetez-y un coup d’œil.

Rappelez-vous que la recherche renverse régulièrement les preuves précédentes, peut-être qu’une meilleure explication émergera bientôt. Restez curieux. Je me réjouis d’avoir de vos nouvelles. Bien à vous, Desne Doman Thérapie EMDR Sydney

Communiqué > Bonjour,

J’aimerais vous aider à vous sentir mieux dans votre vie, dans vos relations et, surtout, par rapport à vous-même. En plus de l’anxiété et de la dépression, je me concentre sur les traumatismes, la colère et le deuil. Je suis également un thérapeute de couple expérimenté. Je suis un psychologue clinique compétent, expérimenté et empathique qui offre un environnement de soutien et de non-jugement pour le conseil. Je suis un praticien qualifié accrédité EMDR situé à Crows Nest, Sydney. Voyons si nous sommes compatibles. Signature du thérapeute EMDR Sydney - Psychologue clinique MAPS

Mots clés : EMDR, mécanisme d’action, mouvements oculaires, sommeil, sommeil à ondes lentes, REM, réponse d’orientation, mémoire de travail.

Références :

Pagani M, Amann BL, Landin-Romero R et Carletto S (2017) Eye Movement Desensitization and Reprocessing and Slow Wave Sleep : Un mécanisme d’action putatif. Front. Psychol. 8:1935. doi : 10.3389/fpsyg.2017.01935

Pagani, M., Di Lorenzo, G., Verardo, A. R., Nicolais, G., Monaco, L., Lauretti, G., et al. (2012). Corrélats neurobiologiques du suivi EMDR - Une étude EEG. PLOS ONE 7:e45753. doi : 10.1371/journal.pone.0045753

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Photo en noir et blanc

Pour la première fois dans l’histoire, les scientifiques ont accès à des technologies d’imagerie qui leur permettent d’observer le fonctionnement du cerveau humain à des niveaux infimes. Grâce à de nouvelles techniques de balayage avancées telles que les scanners d’imagerie SPECT et l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), nous avons une compréhension plus nouvelle et plus profonde de notre ordinateur interne que nous n’aurions jamais cru possible. Et ce sont ces types de technologies qui nous permettent de voir directement comment la thérapie EMDR modifie le cerveau humain et peut le faire.

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Jetez un coup d’œil à cette première série d’images.

Regardez l’image de gauche. Vous voyez la couleur rouge dispersée dans le cerveau ? Ce sont les zones qui ne fonctionnent pas comme elles le devraient, en fait, elles sont surchargées de travail !

Maintenant, regardez l’image de droite. Cette image a été prise après que la personne ait suivi une série de séances d’EMDR. Remarquez comment la zone affectée a considérablement diminué au point de disparaître presque complètement... C’est ainsi que le cerveau devrait fonctionner.

La thérapie EMDR permet-elle de penser plus clairement ?

En ce qui me concerne, la réponse est un oui retentissant. Mon expérience personnelle est que la thérapie EMDR a fait disparaître les toiles d’araignée.

Dans son témoignage à la société de thérapie EMDR en ligne à domicile Virtual EMDR, un ancien client nommé Lars est d’accord. ’J’ai ressenti comme un avantage inattendu de l’EMDR. Non seulement il a traité mes symptômes, mais j’ai également eu l’impression d’être moins brumeux et d’avoir une certaine clarté nouvelle. C’est vraiment difficile à expliquer’.

Examinons maintenant une deuxième série d’images.

Ici, vous pouvez voir un scanner cérébral sous deux angles différents et sur une personne différente. La zone rouge montre une suractivité malsaine dans le cerveau. Maintenant, remarquez les deux images de droite prises après la thérapie EMDR. Le rouge a presque totalement disparu et le cerveau fonctionne normalement et efficacement.

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En utilisant l’EMDR pour modifier le cerveau, les gens peuvent transformer des pensées malsaines et autodestructrices en croyances et comportements sains et positifs qui amélioreront leur vie. Ces informations sur la façon dont l’EMDR peut transformer une personne sont étayées par des dizaines d’études scientifiques.

La thérapie EMDR est utilisée pour traiter des problèmes tels que la dépression, la peur et l’anxiété, le manque d’estime de soi, la dépendance, le chagrin et la perte, ainsi que les traumatismes et le SSPT.

En tant que l’un des traitements psychothérapeutiques les plus étudiés, l’EMDR a été étudiée auprès de nombreux groupes de patients, notamment les vétérans de l’armée et les victimes d’agressions sexuelles. Dans certaines études, plus de 70 % des sujets ne présentaient plus leurs symptômes après seulement trois séances d’EMDR. Dans une étude portant sur des personnes dépressives, la thérapie EMDR s’est avérée plus efficace que le Prozac pour un traitement à long terme. Des études cliniques ont même montré que l’EMDR aide les patients à guérir ou à modifier leurs comportements problématiques en une fraction du temps requis par d’autres formes de thérapie.

L’étude contrôlée de la clinique Menninger de Houston, au Texas, sur la désensibilisation et le retraitement par mouvements oculaires (EMDR) a révélé que ’trois séances de 90 minutes d’EMDR ont éliminé le syndrome de stress post-traumatique chez 90 % des victimes de viol.’

Une deuxième étude publiée par le ‘Journal of Traumatic Stress’ a révélé qu’après seulement 12 séances de thérapie EMDR, les symptômes avaient disparu chez 77,7 % des vétérans de combat étudiés. Il a également été constaté que même après un certain temps, les vétérans sont restés en bonne santé et n’ont pas retombé dans leurs symptômes.

’La rétention était de 100% dans la condition EMDR. Les effets ont été maintenus lors du suivi.’ Cela signifie que les vétérans étudiés non seulement se sont améliorés grâce à l’EMDR, mais qu’ils ont également conservé leur état de bien-être à un taux de 100 % après la fin de l’étude.

Le Dr Francine Shapiro, fondatrice de la thérapie EMDR en tant que traitement de santé mentale, a déclaré qu’en quelque sorte, l’EMDR semble perturber la mémoire de travail. Cela signifie qu’après avoir suivi le processus de la thérapie EMDR, les personnes perçoivent différemment leurs souvenirs négatifs, leurs sentiments et même leurs compulsions comportementales telles que la dépendance.

’Environ une autre douzaine d’études utilisant des scanners cérébraux ont observé des changements neurophysiologiques significatifs avant et après la thérapie EMDR, notamment une augmentation du volume de l’hippocampe.’ a déclaré Shapiro.

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Source : Before and after brain scan images show the transformative power of emdr therapy - 11/25/2016

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  • 1Institute of Cognitive Sciences and Technologies (CNR), Rome, Italy
  • 2Institut de Neuropsiquiatria i Addiccions, Centre Fòrum Research Unit, Parc de Salut Mar, Barcelona, Spain
  • 3Department of Psychiatry, Hospital del Mar Medical Research Institute, Autonomous University of Barcelona, Barcelona, Spain
  • 4Centro de Investigación Biomedica en Red de Salud Mental, Barcelona, Spain
  • 5Brain and Mind Centre and School of Psychology, The University of Sydney, Sydney, NSW, Australia
  • 6ARC Centre of Excellence in Cognition and its Disorders, Sydney, NSW, Australia
  • 7Department of Clinical and Biological Sciences, University of Turin, Turin, Italy
    Présentation

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est considéré comme très efficace pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique et s’est avéré être une approche thérapeutique valide avec un large éventail d’applications. Cependant, les mécanismes d’action de l’EMDR ne sont pas encore totalement compris. Il s’agit d’un domaine actif de recherche clinique et neurophysiologique, et plusieurs hypothèses différentes ont été proposées.

Cet article discute d’une conjecture qui se concentre sur la similitude entre les ondes delta enregistrées par électroencéphalographie pendant le sommeil à ondes lentes (SWS) et celles enregistrées lors d’une stimulation bilatérale typique de l’EMDR (mouvements oculaires ou tapotements alternés) pendant les souvenirs récurrents de détresse d’un événement émotionnellement traumatisant.

Le SWS semble avoir un rôle clé dans la consolidation de la mémoire et dans la réorganisation des réseaux fonctionnels distants, de même que les mouvements oculaires semblent réduire la mémoire épisodique traumatique et favoriser la reconsolidation de nouvelles informations associées. L’hypothèse du SWS peut constituer une explication du fonctionnement de l’EMDR, et est également discutée à la lumière d’autres théories et découvertes neurobiologiques.


Introduction

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est un traitement psychologique bien établi du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) (Bradley et al., 2005 ; Chen et al., 2014). En outre, elle a montré son efficacité dans la réduction des niveaux d’anxiété chez les patients souffrant d’ESPT (Högberg et al., 2007, 2008 ; Bisson et al., 2013 ; Capezzani et al., 2013 ; McGuire et al., 2014 ; Faretta et al., 2016) et des symptômes psychiatriques et associés au traumatisme dans diverses maladies psychiatriques co-morbides (Novo et al., 2014 ; Hase et al., 2015 ; Van Den Berg et al., 2015).

Les corrélats neurobiologiques de l’ESPT ont été de plus en plus étudiés par des études de neuroimagerie montrant des changements dans le flux sanguin cérébral (Bonne et al., 2003 ; Pagani et al., 2005 ; Lindauer et al., 2008 ; Nardo et al., 2011, 2015 ; pour une revue voir Bremner, 2007), le métabolisme (Pissiota et al., 2002 ; Osuch et al., 2008 ; Kim et al, 2012 ; Zhu et al., 2016), le volume et la densité neuronale (Lindauer et al., 2004 ; Looi et al., 2009 ; Nardo et al., 2010, 2013 ; O’Doherty et al., 2015, 2017) et plus récemment dans le signal électrique cérébral (Lee et al., 2014 ; Lobo et al., 2015), concordant avec une implication du système limbique dans l’hyperexcitation responsable des symptômes cliniques. Lors de la reviviscence des événements traumatiques, le contrôle réduit du cortex préfrontal sur l’amygdale et l’hippocampe hyperréactifs est considéré comme le mécanisme fonctionnel central de l’ESPT (Shin et al., 2006 ; Etkin et Wager, 2007).

Plusieurs études de neuro-imagerie ont démontré l’effet de l’EMDR sur les régions corticales et sous-corticales impliquées dans le PTSD, décrivant une association claire entre la disparition des symptômes et la normalisation des changements cérébraux (Lansing et al., 2005 ; Pagani et al., 2007, 2012, 2015 ; Nardo et al., 2010 ; Landin-Romero et al., 2013 ; Trentini et al., 2015 ; Laugharne et al., 2016 ; pour une revue, voir Pagani et al., 2013). Le suivi en séance entière des activations corticales par EEG a fait de l’EMDR la première psychothérapie dans laquelle les corrélats neurobiologiques ont été représentés en temps réel (Pagani et al., 2011, 2012).

Une forte demande pour la nécessité de savoir comment l’EMDR fonctionne a suivi et nous décrivons ici brièvement certaines des hypothèses.

La théorie originale du traitement adaptatif de l’information (TIA) proposée par Shapiro (2001) stipule que les humains ont un système inné de traitement de l’information qui stocke les nouvelles expériences dans les réseaux de mémoire existants dans un état adaptatif. La pathologie apparaît lorsque les nouvelles informations sont traitées de manière inadéquate et stockées dans un mode inadapté. Lorsque les souvenirs sont traités de manière adéquate, les symptômes peuvent être éliminés et les souvenirs intégrés.

L’hypothèse de la réponse d’orientation et de relaxation (RO) offre un cadre théorique qui peut soutenir l’explication selon laquelle la stimulation bilatérale produit la relaxation. La réaction d’orientation et de relaxation est un réflexe attentionnel naturel qui peut se produire avec tout nouveau stimulus environnemental, augmentant la préparation à répondre au danger (Wilson et al., 1996 ; Barrowcliff et al., 2003, 2004). La réaction initiale de figement s’accompagne de modifications des réponses autonomes. En l’absence de danger, elle est rapidement remplacée par un sentiment de relaxation ayant le potentiel de désensibiliser le souvenir traumatique, supprimant la perturbation qui lui est associée. Les mouvements oculaires (ME) déclenchent une RO qui peut (i) faciliter l’accès au souvenir traumatique sans évitement et (ii) provoquer une extinction rapide ultérieure après la détermination de l’absence de menace immédiate (Armstrong et Vaughan, 1996).

Le compte rendu de la mémoire de travail postule qu’un système exécutif central est responsable de l’intégration des informations stockées dans différents sous-systèmes esclaves, c’est-à-dire le bloc-notes visuospatial traitant les informations visuelles et spatiales (Baddeley et Hitch, 1974 ; Hornsveld et al., 2010, 2011 ; van den Hout et al., 2010, 2011, 2012, 2013). La double tâche (c’est-à-dire les EM et l’imagerie visuelle) fait appel à la capacité limitée des sous-systèmes esclaves et aux ressources de la mémoire de travail de l’exécutif central. Les EM, qui entrent en concurrence avec les ressources de la mémoire de travail et les perturbent, modifient les perceptions somatiques, réduisent la vivacité et diminuent l’émotivité de l’imagerie traumatique.

Le modèle de liaison thalamique (Bergmann, 2008) postule que la stimulation bilatérale facilite l’activation des noyaux thalamiques latéraux ventrolatéraux et centraux via le cervelet latéral, facilitant ainsi l’intégration des fonctions hémisphériques somato-sensorielles, mnésiques, cognitives, émotionnelles et synchronisées qui sont perturbées dans le TSPT.

Ces études ont attribué un rôle important aux EM, qui semblent être non seulement le mécanisme sous-jacent de l’EMDR complétant l’extinction de la mémoire traumatique, mais aussi le facteur expliquant une réponse plus rapide au traitement par rapport aux autres psychothérapies (Nijdam et al., 2012).

Il a récemment été mis en évidence (Pagani et al., 2012) que lors d’une thérapie EMDR réussie, le tir cortical se déplaçait des structures limbiques vers les régions à valence cognitive. Dans ces études, l’apparition d’EM bilatéraux était immédiatement accompagnée d’une synchronisation de toute l’activité corticale à une fréquence située dans la gamme delta (figure 1).

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FIGURE 1 www.frontiersin.org

Tracé EEG lors des mouvements oculaires pendant une séance de désensibilisation et de retraitement des mouvements oculaires (EMDR). Notez la fréquence semblable à celle du sommeil lent (SWS) du début à la fin de la stimulation bilatérale.

Malgré ces preuves, le rôle des ME ou, en général, de la stimulation bilatérale dans la production des effets neurobiologiques de l’EMDR n’est toujours pas clair.

Sur la base de ces preuves neurobiologiques, il est tentant d’émettre l’hypothèse d’un rôle des mouvements oculaires rapides (REM) et du sommeil lent (SWS) dans le mécanisme d’action de l’EMDR. Cette hypothèse s’inscrit dans le prolongement de l’hypothèse REM proposée par Stickgold (2002) pour le mécanisme d’action de l’EMDR, selon laquelle les stimulations bilatérales alternées typiques de l’EMDR font passer le cerveau dans un mode de traitement de la mémoire similaire à celui du sommeil REM.

Le sommeil a une fonction réparatrice, il facilite les processus émotionnels et il est important pour la plasticité synaptique, le traitement des émotions et la formation de la mémoire. Les troubles du sommeil de longue durée sont des symptômes caractéristiques du TSPT qui pourraient interférer avec le traitement correct de la mémoire (Roszell et al., 1991 ; Leskin et al., 2002 ; Harvey et al., 2003) et provoquer des changements fonctionnels et structurels (Nardo et al., 2015).

Fondement physiologique du SWS et de la consolidation de la mémoire

Pour introduire correctement notre raisonnement sur un rôle supplémentaire du SWS, il est essentiel de citer des concepts et des bases physiologiques bien détaillés dans les travaux de Born et al. (2006) et Harper et al. (2009).

Les enregistrements de la mémoire survenant pendant l’état de veille sont temporairement stockés dans la mémoire à court terme et transférés au néocortex pendant le sommeil. La mémoire épisodique et émotionnelle combinée est rejouée dans la matrice d’édition de la mémoire du complexe hippocampe-amygdale ainsi que dans le néocortex pendant le premier stade du SWS.

Dans ce processus, la mémoire est renforcée et éteinte par la potentialisation et la dépotentialisation, respectivement, des synapses des neurones recrutés pour former la chaîne de la mémoire. Les neurones pré-synaptiques glutamatergiques excitateurs libèrent une quantité de glutamate proportionnelle à la force du signal. Celui-ci se lie à son tour au récepteur transmembranaire du glutamate de l’acide α-amino-3-hydroxy-5-méthyl-4-isoxazolepropionique (AMPA), médiateur de la transmission synaptique rapide dans les réseaux du système nerveux central (SNC), comme le système des traces mnésiques. L’ouverture de l’AMPA permet au sodium chargé positivement de pénétrer dans le neurone post-synaptique, provoquant sa dépolarisation. Des signaux plus forts et répétés, comme c’est le cas lors de la formation de la mémoire, provoquent le transfert d’un plus grand nombre de récepteurs AMPA à la surface du neurone post-synaptique, ce qui entraîne un afflux de sodium plus important et l’ouverture des récepteurs du glutamate N-Méthyl-D-aspartate (NMDA).

Ce phénomène favorise à son tour l’afflux de calcium chargé positivement, ce qui renforce encore la transmission du signal. Les synapses de la piste de mémoire sont alors potentialisées, générant de nouvelles protéines et l’expression de gènes entraînant la croissance de nouvelles épines dendritiques et de nouvelles connexions synaptiques. L’expression génétique ultérieure et la formation de la mémoire permanente à long terme se produisent principalement pendant le sommeil paradoxal.

En cas de sur-potentialisation, la stimulation à basse fréquence joue un rôle normalisateur en dépotentialisant les récepteurs AMPA, qui sont ensuite retirés de la membrane post-synaptique, ce qui entraîne une dégradation de la mémoire.

Après la dépotentialisation, les récepteurs ne peuvent plus s’ouvrir et une quantité importante d’entre eux est ensuite éliminée de la membrane post-synaptique. La synapse surpotentialisée n’est plus en mesure de transmettre les signaux forts et s’affaiblit par la suite. La potentialisation et la dépotentialisation (plasticité synaptique, ajout ou soustraction de récepteurs AMPA) s’effectuent sur les synapses du complexe hippocampique-amygdalien et les modifications de leur équilibre dans les mécanismes neuronaux de la mémoire devraient constituer la cible moléculaire d’une thérapie efficace.

Le sommeil normal physiologique présente un schéma cyclique alterné de sommeil paradoxal et de sommeil non paradoxal (SWS). Les enregistrements EEG montrent une activité synchrone des ondes delta (0,5-4 cycles/s, c’est-à-dire 0,5-4 Hz) pendant le SWS, et des ondes thêta synchrones (4-8 Hertz) pendant le sommeil paradoxal. Le SWS fournit un milieu optimal pour le transfert des souvenirs édités de l’hippocampe au néocortex, ainsi que pour la stimulation de l’intégration de ceux-ci dans les réseaux neuronaux néocorticaux.

Lorsque de nouvelles informations sont filtrées par le cortex sensorimoteur et transférées simultanément aux réseaux hippocampiques, seuls les signaux forts et répétés induisent une réplication spécifique lorsque le souvenir est rejoué pendant le SWS au cours de la ou des nuits suivantes. Pendant cette phase, les réseaux corticaux dans lesquels l’encodage a eu lieu à l’origine produisent des oscillations lentes (<1 Hz) qui réactivent la mémoire hippocampique. Cette réactivation de la mémoire est à l’origine d’une entrée dirigée vers les mêmes synapses corticales en synchronisation avec une activité de haute fréquence provenant du thalamus.

L’action combinée de ces deux signaux, telle que décrite ci-dessus, potentialise les synapses favorisant la consolidation de la mémoire à long terme. Dans cette phase, c’est la combinaison et l’alternance d’ondes lentes et rapides qui favorisent le transfert de l’hippocampe vers le néocortex de la mémoire fraîche encodée pendant l’état de veille. Pendant le sommeil paradoxal, également en raison de l’absence d’ondes lentes, on observe une diminution de cette activité, ce qui suggère une consolidation plus intense de la mémoire au niveau néocortical. Dans cette phase, de nouvelles associations d’événements émotionnels médiées par les structures limbiques ont lieu.

En résumé, pendant l’éveil, les événements autobiographiques, émotionnels et potentiellement traumatiques sont transmis et représentés dans le cortex sensorimoteur. À partir de ce système de représentation perceptive, les informations sont transférées aux structures limbiques sous-corticales telles que l’hippocampe (épisodique) et l’amygdale (affect associé) où une formation initiale et une potentialisation de la mémoire se produisent. Pendant le SWS, un affaiblissement synaptique global ainsi qu’une consolidation lente de l’information ont lieu. Les circuits de mémoire pertinents sont réactivés et la potentialisation à long terme est induite. Pendant le sommeil paradoxal, une potentialisation supplémentaire des connexions réactivées dans le réseau de mémoire néocortical se produit.

L’enregistrement de l’aspect épisodique de la mémoire dans l’hippocampe entraîne une potentialisation normale des synapses hippocampiques. Les événements traumatiques peuvent entraîner une sur-potentialisation des synapses amygdaliennes et tous les sites de liaison AMPA post-synaptiques seront occupés par le glutamate. Dans de telles circonstances, le transfert vers le néocortex, principalement par le cortex cingulaire antérieur, ne peut avoir lieu car les souvenirs ont besoin de la même intensité de signal synchronisé au niveau émotionnel et cognitif pour être traités correctement. Les souvenirs épisodiques et traumatiques fragmentés et non traités sont piégés dans l’hippocampe ou l’amygdale sans l’intégration contextuelle nécessaire pour les encoder dans la mémoire à long terme du néocortex d’association et persistent parfois toute la vie.

Le lien entre le SWS et la stimulation bilatérale dans l’EMDR

La stimulation bilatérale typique de l’EMDR entraîne un ralentissement immédiat de la vitesse de dépolarisation des neurones, qui passe de la fréquence dominante de l’état de veille d’environ 7 Hz à environ 1,5 Hz (Harper et al., 2009 ; Pagani et al., 2011, 2012). Le passage du tir neuronal à des ondes de basse fréquence correspond au passage de conditions favorables à la potentialisation synaptique à des conditions favorables à la dépotentialisation.

Chez l’animal, il a été démontré qu’une stimulation à basse fréquence (5 Hertz) provoque une dépotentiation des récepteurs AMPA amygdaliens impliqués dans la rétention de la mémoire traumatique (Mao, 2006) et que des stimuli de 900 à 1-5 Hz dépotentialisent les synapses médiatrices de la mémoire (Kopp et al., 2006). C’est à peu près le nombre et la fréquence des EM pendant une session typique d’EMDR dans laquelle le maintien de l’attention sur un souvenir traumatique cible les synapses pertinentes où il a été encodé à l’origine. Il est intéressant de noter que les SWS se produisent 3 à 5 fois pendant la nuit alors que la stimulation bilatérale est effectuée 25 à 30 fois lors de chaque session EMDR. Cela pourrait expliquer le traitement très rapide des mauvais souvenirs vécus par les clients en une seule ou en quelques séances EMDR.

Pendant les séances d’EMDR, les thérapeutes effectuent des stimulations bilatérales à environ 1-2 cycles/s (1-2 Hz) provoquant des ondes lentes similaires à celles enregistrées pendant le SWS. Cela suggère que les souvenirs éveillés pendant la thérapie sont continuellement réactivés, rejoués et encodés dans les réseaux de mémoire existants.

Une trace de mémoire est affaiblie lorsqu’elle est maintenue dans l’attention et, dans ces conditions, elle est facilement dépotentialisée. Pendant une séance d’EMDR, l’attention est portée sur le souvenir traumatique fragmenté et ses traces synaptiques dans le complexe amygdalo-hippocampique. L’EMDR diminue les aspects affectifs des souvenirs traumatiques dans l’amygdale et laisse intacts les aspects cognitifs associés dans l’hippocampe. Les aspects affectifs et cognitifs du souvenir sont ensuite fusionnés dans le cortex cingulaire antérieur et envoyés vers les centres cérébraux supérieurs, où un processus d’encodage dans les aires d’association permet de distinguer clairement le passé du présent. La trace mnésique pathologique n’est plus confinée par sa sur-potentialisation aux aires mnésiques limbiques.

Selon ce modèle, la désensibilisation indiquée … dans EMDR, résulte de la dépotentialisation des synapses de la mémoire de la peur (Harper et al., 2009).

Ces spéculations sont soutenues par certaines découvertes neurophysiologiques récentes. Harper et al. (2009) ont signalé que, lors des EM, les tracés EEG enregistrés dans la gamme delta (1,5 Hertz) ressemblaient à ceux enregistrés pendant les SWS par Rétey et al. (2005). De telles ondes delta rythmaient également les ondes β (fréquence de 13,5 Hertz), parlant en faveur, lors de la stimulation bilatérale, d’une résonance générale de l’activité électrique cérébrale consonante avec les EMs. Récemment, Pagani et al. (2011, 2012), dans deux enquêtes distinctes, ont rapporté que la composante ’ mouvements oculaires ’ de l’EMDR induisait un schéma EEG similaire à celui décrit par Harper et al. (2009). Cela semble confirmer que l’effet neurophysiologique de la stimulation bilatérale au moyen des EM ou de la poursuite lisse (1-2 Hz) produit une activité d’ondes delta comme pendant le SWS (0,5-3 Hz).

On peut également supposer que la consolidation de la mémoire émotionnelle dans le néocortex au cours d’une séance d’EMDR, qui se traduit souvent par une disparition soudaine des symptômes, est associée à des périodes au cours desquelles des ondes lentes (1,5 Hz) et rapides (4-12 Hz, thêta-alpha, état d’éveil typique) sont déclenchées par l’alternance de la stimulation bilatérale et de l’installation d’une cognition positive. Cela imiterait l’état précédemment décrit se produisant pendant le sommeil, dans lequel les souvenirs sont transférés des structures sous-corticales et encodés dans le néocortex.

Si cela est confirmé par des études futures, les mécanismes moléculaires et neurobiologiques qui sous-tendent notre modèle pourraient fusionner les effets expliqués par la théorie de la RO, par le compte de la mémoire de travail et par l’hypothèse de Stickgold (2008).

En effet, nous postulons que la stimulation bilatérale imite la stimulation à basse fréquence typique du SWS, induisant une dépotentialisation des récepteurs AMPA des synapses amygdaliennes, ce qui conduit à un affaiblissement de la mémoire traumatique. Cette réduction de la sur-potentialisation des synapses amygdaliennes rend la mémoire traumatique plus accessible, et facilite la connexion entre la mémoire émotionnelle et la mémoire épisodique, favorisant ainsi un déplacement de la mémoire vers les aires associatives et néocorticales. Ceci est également en accord avec les résultats de Pagani et al. (2012) qui ont montré dans l’EMDR un déplacement des souvenirs traumatiques d’un statut sous-cortical implicite vers des régions corticales qui les intègrent dans la mémoire sémantique existante. De plus, la dépotentialisation provoquée par la stimulation à basse fréquence (c’est-à-dire la stimulation bilatérale EMDR) entraîne une dégradation et un affaiblissement de la mémoire, exerçant ainsi l’effet de réduire la vivacité et l’émotivité du souvenir traumatique, favorisant finalement un détachement de l’événement traumatique passé.

Ces effets sont les mêmes que ceux décrits dans le contexte clinique par les modèles de la RO et de la mémoire de travail………….

Conclusion

En conclusion, cet article de mise en perspective propose que la stimulation bilatérale pendant l’EMDR pourrait reproduire les conditions neurophysiologiques favorables à l’intégration de la mémoire dans le néocortex associatif, affaiblissant la perception du souvenir traumatique, réduisant ainsi sa vivacité et induisant un sentiment de relaxation et de sécurité.

Citant Stickgold (2002) : ’Nous ne prétendons pas que nous disposons de preuves solides pour tous les liens et interprétations dans le train de la logique présentée ici [...] Notre objectif est de démontrer qu’il existe une explication raisonnable du fonctionnement de l’EMDR, qui est en accord avec la neurobiologie moderne et les neurosciences cognitives [...]’.

Notre objectif est également d’encourager la poursuite des recherches sur les mécanismes d’action de psychothérapies dont l’efficacité a déjà été prouvée, comme l’EMDR, par des études expérimentales qui pourraient combiner hypothèses théoriques, biologie moléculaire, neurophysiologie, neuropsychologie, imagerie cérébrale et preuves cliniques dans des cohortes de patients.

Lire l’article complet en anglais sur ce site : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2017.01935/full

Publication : Frontiers

Press & Mentions – Kama Muta Lab

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  • EMDR : méthode, thérapie, effets secondaires – Par Samantha Pagès - Mis à jour le 23/12/19 11:12 - Document ‘sante.journaldesfemmes.fr’ – [Avec les accès à de très nombreux symptômes psychologiques in fine]
    L’EMDR est une thérapie qui consiste à guérir les traumatismes et les événements douloureux par des mouvements oculaires de droite à gauche. En quoi consiste cette méthode ? Quels sont ses effets secondaires et ses tarifs ? Qui peut pratiquer cette stimulation sensorielle ?

Sommaire :

•Définition

•Principes

•Indications

•Déroulé de la séance

•L’EMDR en auto-thérapie

•Effets secondaires

•Contre-indications

•Qui consulter ?

•Tarifs


Définition : qu’est-ce que la thérapie EMDR ?

EMDR signifie en anglais Eye Movement Desensibilisation and Reprocessing, soit la désensibilisation et le retraitement (de l’information) par les mouvements oculaires. Cette thérapie repose sur le mouvement de l’œil, un balayage rapide de droite à gauche, alors même que la personne se reconnecte à l’événement traumatisant par la pensée et la verbalisation préalable à son thérapeute.

Conçu en 1987 aux Etats-Unis par Francine Shapiro pour guérir les traumatismes psychiques, les chocs émotionnels, le deuil, l’EMDR permet également de soigner des problématiques névrotiques comme des phobies, angoisses, états dépressifs. Cette méthode a été importée en France en 1994, popularisée par David Servan-Schreiber dans son livre ’Guérir’.

La thérapie EMDR s’exerce dans les cabinets des psychothérapeutes, psychologues et psychiatres, des praticiens de thérapies alternatives avec lesquelles l’EMDR peut être combiné favorablement à d’autres pratiques énergétiques comme l’hypnose ou l’E.F.T.*. Son efficacité a été vérifiée en cabinet et en milieu hospitalier, validée par la Haute Autorité de Santé en 2007, par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 2013, puis par l’Inserm en 2015.


Principes de la méthode

Les mouvements oculaires de l’EMDR revêtent une importance essentielle dans la gestion neurologique de la mémoire. Ce balayage rapide des yeux de droite à gauche a pour effet de stimuler la zone du cerveau où sont stockées les émotions et où sont retenus les souvenirs des traumatismes vécus. Le psychisme est alors dépassé par le choc traumatique, et la personne développe des troubles de stress post-traumatique (TSPT).

Les événements à l’origine de cet état de stress peuvent avoir été vécus dans un passé proche ou même dans l’enfance :

Dirigés par un praticien expérimenté, les mouvements oculaires vont activer le travail de cicatrisation psychique. Cette guérison psychologique est rendue possible par les facultés du cerveau à transformer les informations à l’origine d’un traumatisme. Notre cerveau va alors dissocier le souvenir traumatisant de l’émotion, afin que cette dernière n’entraîne plus de souffrance. Le souvenir de l’événement reste, mais pas l’émotion négative qui y est associée. ’Le cerveau a reclassé et archivé les informations et les images de l’événement ou de la pensée traumatisante. Cet archivage les met à distance du présent, ce qui a pour conséquence de faire tomber l’impact émotionnel, indique Véronique Aubin, thérapeute EMDR. Le patient va changer de point de vue sur l’événement, prendre de la distance et se dissocier du souvenir traumatisant.

L’EMDR ne rencontre généralement pas de résistance de la part du patient. Une fois qu’il est prêt à laisser ses yeux suivre le mouvement, le cerveau va commencer son travail de rangement des informations à l’endroit favorable à la guérison. Cette technique n’a pas besoin d’un ’lâcher-prise’ pour agir, précise la thérapeute, mais d’autres techniques énergétiques peuvent être complémentaires pour lui offrir une écoute favorable à une mise en confiance, puis le ressourcer en fin de séance’. Véronique Aubin souligne que le travail de l’EMDR porte sur des événements traumatisants qui confrontent le patient à ses peurs et le met en insécurité. ’Il est nécessaire de le considérer pour obtenir de bons résultats en séance. Le praticien devra également s’assurer que le traumatisme évoqué et traité en séance n’a plus d’impact au niveau du ressenti corporel.’

La thérapie EMDR est envisageable à tout âge.


Indications

’L’EMDR soigne les traumatismes psychologiques précis (récents ou anciens). Ses effets sont spectaculaires dans les registres des traumatismes psychiques, particulièrement rebelles aux différents moyens thérapeutiques, qu’ils soient d’ordre psychothérapeutiques ou médicamenteux’, indique Jacques Roques, psychanalyste et psychothérapeute EMDR dans son livre ’L’EMDR, une révolution thérapeutique’. Le principe de la thérapie EMDR est indiqué aux personnes ayant vécu un événement traumatisant : attentat, catastrophe naturelle, accident, agression, violences… et dont le souvenir se traduit par divers symptômes persistants et invalidants au quotidien : peurs, phobies, cauchemars, souvenirs intrusifs, comportements d’évitement. Toutefois la thérapie n’est pas uniformément efficace selon les patients.

L’EMDR peut également ’être utilisée dans des cas de dépression, d’angoisse et d’anxiété par exemple’ indique la thérapeute. La thérapie EMDR est envisageable à tout âge et peut s’adapter aux enfants, aux adolescents, aux adultes et aux personnes âgées sauf contre-indication.


Déroulement des séances

La séance d’EMDR commence par un entretien avec le thérapeute afin de recueillir le maximum d’informations sur le mal-être ressenti et sa cause. Le patient doit voir en image son traumatisme, et d’une manière ’le revivre’. Une fois la cause identifiée, les images en pensée, le thérapeute va stimuler latéralement les yeux, en demandant au patient de suivre du regard un bâtonnet, son doigt ou un simple stylo de droite à gauche et vice-versa durant plusieurs secondes ou quelques minutes.

Le nombre et la fréquence des séances prescrites varient selon les patients, leur progression et la nature des troubles.

La technique étant basée sur la stimulation sensorielle bi-alternée (droite-gauche), le thérapeute peut travailler en tapotant les genoux tour à tour, droit et gauche en alternance - tapping -, ou diffuser des sons (à l’aide d’un casque qui envoie un son alternatif d’une oreille à l’autre). Ce qui compte n’est pas réellement le mouvement des yeux mais bien la stimulation bilatérale.

Cette ’simple’ stimulation - en apparence - permet au cerveau de ’digérer’ l’événement traumatisant et ses différentes composantes. Une fois la séance terminée, l’événement peut être verbalisé sans plus en ressentir d’émotions négatives. ’Il sera vécu différemment, avec du détachement’, précise la thérapeute. Le patient est émotionnellement guéri et durablement.

Le nombre et la fréquence des séances prescrites varient selon les patients, leur progression et la nature des troubles. Ils sont établis au cas par cas. La séance dure 1 heure, à une heure et demie, parfois davantage. La durée du traitement est évaluée par le praticien, en fonction des particularités du soin à apporter.


L’EMDR en auto-thérapie

Pratiquer l’EMDR sur soi fonctionne très bien. Les résultats sont parfois plus rapides, annonce la thérapeute. La personne doit à la fois ’regarder’ son image mentale traumatisante et stimuler sa gauche et sa droite alternativement, en tapotant ses épaules par exemple ou ses genoux. Le fait d’être occupé mentalement et gestuellement ne laisse plus de place à d’autres pensées. L’archivage peut avoir lieu sans que rien ne se rajoute.


Risques et effets secondaires

Entre deux séances d’EMDR ’le patient peut éprouver des moments de gêne, indiquait Francine Shapiro, tandis que de nouveaux souvenirs sont stimulés consciemment ou non’ comme une rangée de dominos qui tombent en chaîne. ’C’est ce qui arrive lorsqu’on stimule et traite un souvenir, un autre qui lui est associé peut se trouver sollicité, libérant également des images et des émotions perturbantes. Il n’y a pas moyen de prédire comment va réagir le patient’, souligne Jacques Roques**.

Après la séance, le ’re-traitement’ de l’information émotionnelle liée aux souvenirs évoqués peut continuer de se faire par lui-même. Des rêves, d’autres souvenirs, d’autres émotions inhabituelles peuvent se manifester. C’est généralement un signe qu’un travail en profondeur est en train de s’opérer.


Précautions et contre-indications

Les personnes venant de subir un choc psychologique ne vont pas forcément avoir besoin de l’EMDR si elles ne se trouvent pas en état de stress post traumatique (ESPT). Et une personne ayant des problématiques enfouies n’a pas d’intérêt à aller ’les réveiller’ si elles ne sont pas douloureuses.

La thérapeute déconseille la méthode aux personnes ayant des problèmes psychiatriques et psychotiques (psychose, schizophrénie) à cause d’une possible décompensation. Le travail sur le souvenir traumatisant peut perturber au point de ressentir des nausées, des vertiges, une instabilité, une absence dans le présent. Le patient a besoin de l’attention chaleureuse, constante du thérapeute, d’être ainsi tranquillisé. La complémentarité avec des méthodes énergétiques prend ici tout son intérêt.


Qui consulter pour pratiquer l’EMDR ?

Les thérapeutes spécialistes de l’EMDR sont membres reconnus par EMDR-France. Ils ont signé un engagement déontologique à leur pratique. Ils peuvent être psychothérapeute, psychologue, psychanalyste, psychiatre, thérapeute. Le praticien peut aussi être médecin, psychiatre, exercer dans un cadre hospitalier, dans ce cas, le patient peut être remboursé de sa séance pour tout ou partie par les organismes sociaux.


Quels sont les tarifs ?

Les honoraires des praticiens sont libres et peuvent tenir compte de la durée, de la nature, de l’importance de l’acte, du lieu d’exercice et du statut professionnel du thérapeute. Il faut compter de 50 à 100 € la séance, parfois plus. Les psychiatres étant conventionnés, une partie peut être remboursée par les caisses d’assurances maladies, le reste pris en charge par certaines mutuelles.

Merci à Véronique Aubin, thérapeute EMDR, à Paris 15ème.

*E.F.T. : Emotional Freedom Techniques, soit la technique de libération des émotions.

**Référence bibliographique : ’L’EMDR, une révolution thérapeutique’ de Jacques Roques, psychanalyste et psychothérapeute EMDR.

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Source : https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2598946-emdr-methode-technique-therapie-tarif-effets-secondaires/

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  • L’EMDR et votre cerveau : maximiser la neuroplasticité - Traduction du 03 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article intitulé « EMDR and Your Brain : Maximizing Neuroplasticity – Référence : ‘michaelgquirke.com’ Home/Trauma/ - Communiqué californien - Source : https://michaelgquirke.com/emdr-and-your-brain-maximizing-neuroplasticity/ - Photo
    L’EMDR et votre cerveau, agissent comme une puissante équipe de guérison. Ensemble, ils peuvent vous aider à survivre et à vous épanouir malgré le traumatisme. La thérapie EMDR peut contribuer à améliorer ou à modifier les anciennes perceptions, à apaiser les blessures du passé et à rendre l’avenir à nouveau radieux.

Cela vous semble-t-il douteux ? C’est normal. Lorsque l’on souffre et que l’on est traumatisé, la guérison peut sembler lointaine. La détresse, les émotions et les souvenirs liés à votre traumatisme peuvent même vous sembler insurmontables.

Pourtant, la beauté de l’EMDR est qu’il utilise l’étonnante capacité de votre cerveau à remettre en question et à réorienter la négativité du passé avec la positivité et la perspicacité du présent.

Nous allons explorer cela plus en détail : comment l’EMDR et votre cerveau maximisent la neuroplasticité pour vous aider à guérir. Pour bien comprendre, vous pouvez vous poser les questions suivantes :

Premièrement, qu’est-ce que la neuroplasticité, exactement ? [Voir plus loin]

Essentiellement, il s’agit de la façon dont votre cerveau peut changer de façon significative et permanente.

Dans le passé, nous pensions que ce type de changement était impossible. Heureusement, la science plus récente a prouvé que nos voies neuronales ne sont pas établies une fois que nous devenons adultes. En fait, tout au long de notre vie, un processus se produit qui forge de nouvelles voies neuronales. C’est à travers ces voies que la guérison se produit.

En quoi cela est-il important ? Parce qu’un cerveau capable de changer est capable de mettre fin à de vieux sentiments, d’apprendre de nouvelles façons de réagir et d’interpréter différemment les pensées et les sentiments. La façon dont vous pensez, ressentez et réagissez à la suite d’un traumatisme peut être réécrite et la guérison devient plus possible.

Il est intéressant de noter que la recherche montre que la neuroplasticité se produit mieux lorsque les nouvelles voies sont renforcées par une répétition constante. En d’autres termes, lorsque vous faites régulièrement l’expérience de quelque chose de positif ou de productif, les neurones qui traitent cette expérience s’activent ensemble et se renforcent, solidifiant ainsi la nouvelle voie et toutes les nouvelles informations qui l’accompagnent.

Bon, comment l’EMDR favorise-t-il la neuroplasticité ?

La recherche sur la désensibilisation et le retraitement par les mouvements oculaires (EMDR) reconnaît l’idée que le cerveau guérit par la répétition. Ainsi, la thérapie tente d’aborder la mémoire traumatique par une série de sons, de tapotements ou de mouvements de main répétés.

Les scanners cérébraux montrent que le cerveau et le corps peuvent stocker les traumatismes de la manière dont ils ont été vécus initialement. Ces souvenirs ne sont liés à rien de positif et peuvent compliquer votre flexibilité émotionnelle, vos capacités cognitives et votre résilience. Pour votre cerveau, il n’y a pas de différence entre le passé et le présent. Lorsqu’un souvenir est déclenché, le cerveau traumatisé le revit.

Pour vous soulager, le traitement EMDR s’appuie de la même manière sur votre expérience. Cela ne signifie pas que vous devez revivre, ou même redire, l’expérience du traumatisme. Au contraire, vous et votre thérapeute traitez les voies traumatiques inutiles dans votre cerveau en créant une meilleure expérience qui commence par l’observation des sensations, des émotions ou des images mentales liées aux souvenirs.

La guérison commence à se produire lorsque vous commencez à retraiter ces souvenirs et ces sensations de manière cohérente et répétitive.

Avec du soutien et des conseils, vous pouvez commencer à créer et à renforcer des voies neuronales utiles et plus saines grâce à de nouvelles informations. Bientôt, vous pourrez réfléchir au passé sans ressentir autant de douleur. La réactivité fait place à une réponse réfléchie et à un meilleur contrôle des impulsions.

Alors, comment puis-je commencer à guérir ?

L’autonomisation, la compétence et la confiance sont possibles lorsque vous avez un plan pour guérir le passé. L’EMDR et votre cerveau forment une excellente paire dans l’effort de réactivation de votre capacité à voir clairement votre traumatisme.

Retraitez le passé qui vous retient. Contactez un thérapeute EMDR pour guérir et commencer à vivre comme vous le voulez et le méritez. Ensemble, vous pouvez construire des voies qui vous aideront à surmonter les croyances néfastes sur vous-même, vos sentiments et votre corps.

Je suis là pour vous soutenir. Veuillez lire davantage sur la thérapie des traumatismes et contactez-moi bientôt pour une consultation.

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21.2.
Introduction sur la Plasticité neuronale de Wikipédia

« Plasticité neuronale, neuroplasticité ou encore plasticité cérébrale sont des termes génériques qui décrivent les mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier lors des processus de neurogenèse dès la phase embryonnaire ou lors d’apprentissages. Elle s’exprime par la capacité du cerveau de créer, défaire ou réorganiser les réseaux de neurones et les connexions de ces neurones. Le cerveau est ainsi qualifié de « plastique » ou de « malléable ». Ce phénomène intervient durant le développement embryonnaire, l’enfance, la vie adulte et les conditions pathologiques (lésions et maladies). Il est responsable de la diversité de l’organisation fine du cerveau parmi les individus (l’organisation générale étant, elle, régie par le bagage génétique de l’espèce) et des mécanismes de l’apprentissage et de la mémorisation chez l’enfant et l’adulte. Ainsi, la plasticité neuronale est présente tout au long de la vie, avec un pic d’efficacité pendant le développement à la suite de l’apprentissage, puis toujours possible mais moins fortement chez l’adulte1,2. La plasticité neuronale est donc, avec la neurogenèse adulte, une des découvertes récentes les plus importantes en neurosciences, et montre que le cerveau est un système dynamique, en perpétuelle reconfiguration3,4. Elle est opérante avec l’expérience, dans l’apprentissage par exemple qui va faire des renforcements de réseaux et de connexions, mais aussi lors de lésions sur le corps ou directement dans le cerveau5. .. » - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plasticit%C3%A9_neuronale

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21.3.
Qu’est-ce que la neuroplasticité ? Vidéo 2:13 - 10 mai 2019 - Steve Masson - Cerveau et apprentissage

Neuroplasticité # 1 : Cette première vidéo de la série « Comprendre la neuroplasticité pour mieux apprendre et enseigner » discute de ce qu’est la neuroplasticité. Liste de lecture : Comprendre la neuroplasticité pour mieux apprendre : https://www.youtube.com/playlist?list... Liens externes : Site : http://www.labneuroeducation.org Facebook : https://www.facebook.com/ProfSteveMas... Twitter : https://twitter.com/stevemasson

Source : https://www.youtube.com/watch?v=36IA8Y8mRgE

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    • La Plasticité Neuronale et la Cognition - Structure et organisation – Communiqué d’information
      ’La plasticité cérébrale fait référence à la capacité du système nerveux à changer sa structure et son fonctionnement au cours de sa vie comme réaction à la diversité de son environnement. Bien que ce terme soit utilisé dans les domaines de la psychologie et de la neuroscience, il n’est pas facile à définir. Il est utilisé pour faire référence aux changements au niveau du système nerveux : structures moléculaires, changements au niveau de l’expression génétique et du comportement’

La neuroplasticité permet aux neurones de se régénérer autant d’un point de vue anatomique que fonctionnel ainsi que de former de nouvelles connexions synaptiques. La plasticité neuronale représente la faculté du cerveau à se récupérer et à se restructurer. Ce potentiel d’adaptation du système nerveux permet au cerveau de récupérer après des troubles ou lésions et peut également réduire les effets des altérations structurelles causés par des pathologies comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la détérioration cognitive, la maladie d’ Alzheimer, la dyslexie, le TDA, l’insomnie chez les adultes, l’insomnie infantile, etc…

Exerices sur la Plasticité Neuronale

Les réseaux de neurones avant l’entraînement - Les réseaux de neurones après 2 semaines de stimulation cognitive - Les réseaux de neurones après 2 mois de stimulation cognitive

La plasticité synaptique

Lors d’un nouvel apprentissage ou d’une nouvelle expérience, le cerveau établit une série de connexions neuronales. Ces voies ou circuits de neurones sont construits comme des routes pour l’intercommunication des neurones. Ces routes sont créées dans le cerveau à partir de l’apprentissage et de la pratique (comme les routes de montagnes créées par le passage quotidien du berger et de son troupeau). Les neurones communiquent entre elles via des connexions appelées synapses et peuvent se régénérer infiniment. Après l’acquisition de nouvelles connaissances (grâce à la pratique), la communication ou la transmission synaptique entre les neurones impliqués est renforcée. Une meilleure communication entre les neurones facilite le déplacement des signaux électriques lors de leur parcours. Par exemple, lorsque nous tentons de reconnaître un oiseau, de nouvelles connexions s’établissent entre certains neurones. Ainsi, les neurones du cortex visuel détermine sa couleur, celles du cortex auditif prêtent attention à son chant et les autres au nom de l’oiseau. Pour connaître l’oiseau et ses attributs, la couleur, le chant ainsi que le nom sont évoqués de manière répétitive. En revisitant le circuit neuronal et en rétablissant la transmission neuronale entre les neurones impliqués, chaque nouvel essai améliore l’efficacité de la transmission synaptique. La communication entre les neurones correspondants est améliorée, la cognition est de plus en plus rapide. La plasticité synaptique est sans doute le pilier sur lequel la malléabilité du cerveau repose.

La Neurogenèse - Photo

Si nous considérons que la plasticité synaptique s’obtient grâce à l’amélioration de la communication au niveau de la synapse entre les neurones existants, la neurogenèse fait référence à la naissance et la prolifération de nouveaux neurones dans le cerveau. Durant très longtemps, l’idée de la régénération de neurones dans le cerveau adulte a été considérée comme pratiquement une hérésie. Les scientifiques pensaient que les neurones mouraient et n’étaient pas remplacés par de nouveaux neurones. Depuis 1944, mais surtout ces dernières années, l’existence de la neurogenèse a été prouvée scientifiquement et désormais nous savons qu’elle se produit lorsque les cellules souches, un type spécial de cellule qui se trouve dans l’hippocampe et fort probablement, dans le cortex préfrontal, elle se divise en deux cellules : une cellule souche et une cellule qui se convertira en un neurone totalement équipé avec des axones et dendrites. Par la suite, ces nouveaux neurones migrent vers différentes zones du cerveau (y compris loin les uns des autres), où ils sont nécessaires et permettant ainsi que le cerveau conserve sa capacité neuronale. La mort subite de neurones (par exemple après une attaque apoplectique) autant chez les animaux que chez les êtres humains est un détonateur puissant pour la neurogénèse.

La plasticité fonctionnelle compensatoire

Le déclin neurobiologique qui accompagne le vieillissement explique pourquoi les personnes âgées obtiennent de plus mauvais résultats que les jeunes aux tests de rendements neurocognitifs. Cependant, toutes les personnes âgées ne présentent pas toutes un rendement plus faible, certaines d’entre elles le font aussi bien que leurs homologues plus jeunes. Cette différence inespérée du rendement d’un sous-groupe d’individus du même âge a été scientifiquement étudiée. Il a alors été découvert que lorsqu’elles traitent une nouvelle information, les personnes âgées avec un plus grand rendement utilisent les mêmes zones du cerveau que les jeunes, et qu’elles utilisent également d’autres zones du cerveau que les jeunes et le reste des personnes âgées n’utilisent pas. Les chercheurs ont fait des études sur cette surexploitation des zones du cerveau des personnes âgées concernées et sont arrivés à la conclusion que l’utilisation de nouveaux recours cognitifs reflète une stratégie de compensation. En présence de déficits liés à l’âge et de la diminution de la plasticité synaptique qui survient lors du vieillissement, le cerveau, une fois de plus, met en avant sa plasticité pour réorganiser ses réseaux neurocognitifs. Les études démontrent que le cerveau en arrive à cette solution fonctionnelle à travers l’activation d’autres voies nerveuses, permettant ainsi d’activer plus souvent les zones dans les deux hémisphères (ce qui se produit seulement chez les plus jeunes).

Fonctionnement et comportement : l’apprentissage, l’expérience et l’entourage

Nous avons pu observer que la plasticité est la capacité du cerveau à altérer ses propriétés biologiques, chimiques et physiques. Cependant, tout comme les changements dans le cerveau, le fonctionnement et le comportement changent, en suivant un parcours parallèle. Ces dernières années, nous avons appris que les altérations cérébrales aux niveaux génétiques ou synaptiques sont provoquées autant par l’expérience que par une grande variété de facteurs environnementaux. Les nouvelles connaissances acquises sont au cœur de la plasticité, les altérations cérébrales étant probablement la preuve la plus tangible de l’apprentissage et de la mise à disposition de celui-ci au cerveau. Le nouvel apprentissage se produit de plusieurs manières et pour plusieurs raisons au cours de notre vie. Par exemple, les enfants acquièrent de nouvelles connaissances en grande quantité, ceci engendre des changements au niveau du cerveau, significatifs à ce moment de l’apprentissage intensif. Un nouvel apprentissage peut se produire également après un dommage neurologique, par exemple à travers des lésions ou d’un accident vasculaire cérébral, lorsque les fonctions d’une zone cérébrale sont détériorées et qu’il faut apprendre à nouveau. Le besoin d’acquérir de nouvelles connaissances continuellement peut être propre à la personne et due à sa soif de connaissance. La multiplicité des circonstances durant lesquelles nous pouvons apprendre de nouvelles choses, nous amène à penser si le cerveau va changer chaque fois que nous apprenons quelque chose de nouveau. Les chercheurs semblent penser que ce n’est pas le cas. Il semble que le cerveau actualise son potentiel de plasticité à chaque fois qu’il acquière une nouvelle connaissance, et ceci si celle-ci comprend une amélioration du comportement. Afin d’apprendre à marquer physiologiquement le cerveau, le nouvel apprentissage doit comprendre des changements au niveau du comportement. En d’autres termes, le nouvel apprentissage doit être un comportement pertinent et nécessaire. Par exemple, le nouvel apprentissage qui assure la survie sera intégré par l’organisme et associé comme une conduite appropriée, comme résultat le cerveau se modifiera. Le plus important est sûrement combien une expérience est gratifiante. Par exemple, apprendre en utilisant des jeux interactifs est tout particulièrement utile pour renforcer la plasticité cérébrale. D’ailleurs, il a été démontré que cette forme d’apprentissage augmente l’activité du cortex préfrontal. De plus, il est très positif de jouer avec une promesse de récompense, comme nous l’avons traditionnellement vu avec les enfants pour les motiver à apprendre.

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Comprendre les conditions qui favorisent la plasticité

Quand est-ce que le cerveau est plus ouvert au changement, lorsqu’il est exposé aux stimulations environnementales ? Il semble que les patrons de la plasticité soient différents selon l’âge. Il est vrai qu’il reste encore beaucoup à découvrir quant à l’interaction entre le type d’activité inductive de la plasticité et l’âge du patient. Néanmoins, nous savons que l’activité intellectuelle et mentale stimule la plasticité cérébrale lorsqu’il s’agit de personnes âgées en bonne santé et souffrantes de maladies neurodégénératives. Encore plus important, il semblerait que le cerveau est susceptible de changer, autant positivement que négativement au moment de la naissance de l’enfant. Des études sur des animaux ont démontré que lorsque les femelles pleines sont dans un environnement riche en stimulations positives, leurs descendances ont un plus grand nombre de synapses dans des zones spécifiques du cerveau. En revanche, lorsqu’un groupe de femelles pleines a été exposé à une lumière stressante, il a démontré que leur progéniture avait un nombre de neurones réduit dans le cortex préfrontal. Par ailleurs, il semblerait que le cortex préfrontal soit plus sensible aux influences environnementales que le reste du cerveau. Ces découvertes sont essentielles pour alimenter le débat ’nature’ contre ’environnement’, puisqu’il semblerait que l’environnement peut engendrer des changements au niveau de l’expression génétique des neurones. Comment évolue la plasticité du cerveau et quel est l’effet de la stimulation environnementale si elle est appliquée sur le long terme ? C’est une question primordiale pour les problèmes thérapeutiques et les réponses séminales qu’offre la recherche génétique chez les animaux. Il semblerait que certains gènes soient affectés, parfois même en un laps de temps très court, d’autres gènes additionnels sont affectés durant une période de stimulation plus longue, alors que d’autres ne souffrent aucun changement. Bien que l’utilisation courante du terme ’plasticité’ ait une connotation positive, en réalité, la plasticité fait référence à tous les changements qui se produisent dans le cerveau, y compris ceux engendrés par la détérioration du fonctionnement et du comportement. L’entraînement cognitif paraît idéal pour l’induction de la plasticité cérébrale. Il offre la pratique systématique nécessaire pour établir de nouveaux circuits de neurones et pour renforcer les connexions synaptiques entre les neurones. Cependant, comme nous avons pu observer, en l’absence d’un bénéfice tangible de la conduite, le cerveau n’apprend pas de manière efficace. D’où l’importance de personnaliser les objectifs pour la formation.

1] Définition prise de : Kolb, B., Mohamed, A., & Gibb, R., La recherche des facteurs qui sont à la base de la plasticité cérébrale sur le cerveau, Magazine sur les troubles de la communication (2010), doi : 10.1016/j.jcomdis.2011.04 0.007

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21.5.
Plasticité cérébrale : le cerveau, c’est fantastique - Diffusé le 10/02/2020 – Document ‘France Culture’ - À retrouver dans l’émission La Méthode scientifique par Nicolas Martin

Qu’appelle-t-on ‘plasticité cérébrale’ ? En quoi consiste-t-elle ? Quelles sont les impacts de la plasticité neuronale en médecine ?

La neuroplasticité - ou plasticité neuronale - peut se définir comme l’ensemble des manifestations traduisant la capacité des neurones à se modifier et se remodeler tout au long de la vie.

Photo - La neuroplasticité - ou plasticité neuronale - peut se définir comme l’ensemble des manifestations traduisant la capacité des neurones à se modifier et se remodeler tout au long de la vie. Crédits : Andriy Onufriyenko - Getty

Pendant très longtemps, on pensait que le cerveau, une fois atteint l’âge adulte, ne faisait que se dégrader : nous perdions chaque jour des milliers de neurones, sans qu’aucun nouveau de réapparaisse. Cette idée a été, au cours du XXème siècle, lentement mais sûrement battue en brèche. Il est aujourd’hui établi que non seulement, certaines zones de notre cerveau peuvent produire, tout au long de notre vie, de nouveaux neurones mais plus avant, que le cerveau, lorsqu’il est lésé notamment, est capable de se réorganiser dans une certaine mesure pour compenser ces lésions. Bref, que cet organe que l’on pensait immuable est en fait doué d’une surprenante plasticité. 

Plasticité cérébrale : le cerveau, c’est fantastique : c’est le programme adaptatif qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour évoquer ces capacités adaptatives du cerveau, tout au long de la vie, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Pauline Spéder, responsable du groupe plasticité cérébrale en réponse à l’environnement de l’Institut Pasteur et Pierre-Marie Lledo, directeur de recherche CNRS, chef d’unité « Perception et mémoire » à l’Institut Pasteur, et directeur du laboratoire « Gènes, Synapses et Cognition ».

Le reportage du jour

L’étude de certaines pathologies cérébrales permet d’y voir plus clair dans les mécanismes de neuroplasticité. C’est le cas de l’amyotrophie spinale, qui est une maladie génétique rare qui se traduit par une dégénérescence progressive des motoneurones. Ce sont des neurones qui assurent la transmission des influx nerveux aux muscles, via la moelle épinière. Dans une étude menée entre l’ICM et le département de neurologie de la Pitié-Salpêtrière (publiée en novembre 2018 dans la revue Neuroimage Clinical), le Dr Pierre-François Pradat et son équipe ont mis en évidence un phénomène de compensation chez des patients atteints, avec une augmentation de la densité de neurones dans des régions liées à la motricité, et même dans des régions liée aux raisonnements, aux jugements, et à la créativité. Par Céline Loozen :

Écouter 6 min LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - Reportage - Neuroplasticité dans l’amyotrophie spinale

Les repères :

  • La neuroplasticité - ou plasticité neuronale - peut se définir comme l’ensemble des manifestations traduisant la capacité des neurones à se modifier et se remodeler tout au long de la vie. Tous ces mécanismes contribuent à une adaptation des neurones à un environnement moléculaire, cellulaire et fonctionnel extrêmement changeant et par voie de conséquence à des modifications fonctionnelles.
  • Ainsi, chaque seconde, notre cerveau se modifie en fonction des expériences affectives, psychique, cognitives que nous vivons. C’est un processus physiologique d’adaptation du système soumis à l’influence de facteurs environnementaux, génétiques ou épigénétiques.
  • Au-delà de cette plasticité neuronale et synaptique, le cerveau est également capable de neurogenèse tout au long de la vie. Deux zones sont concernées : le gyrus denté de l’hippocampe, une zone impliquée dans la mémoire qui produit environ 700 neurones par jour, et la zone sous-ventriculaire. La neurogenèse adulte est un processus fortement sensible au vieillissement qui peut être relié à l’apparition de maladies neurodégénératives. Au niveau de l’hippocampe, elle joue un rôle dans les processus d’apprentissage et de mémoire (discrimination fine entre 2 situations proches, mémoire spatiale, de travail, de peur, et même épisodique). Quant à la neurogenèse adulte olfactive, elle joue un rôle dans les apprentissages olfactifs (apprentissage perceptifs, mémorisation de nouvelles odeurs, représentation olfactive, discrimination fine entre différentes odeurs proches).
  • Toutes ces plasticités peuvent être mises en œuvre lors de processus pathologiques en réponse à une lésion ou à un processus lésionnel, et comporte par nécessité une réorganisation des interactions neuronales afin de préserver au mieux les capacités fonctionnelles du système.
    Liens :

[Thread] Retrouvez aussi les sources de cette émission sur le fil Twitter de La Méthode scientifique.

Cellules gliales : la face cachée de notre cerveau

Les références musicales :

Le titre du jour : Sérénité du cerveau primitif par OoTi

Le générique de début : Music to watch space girls by par Leonard Nimoy

Le générique de fin : Says par Nils Frah

Chroniques 16H02 5 min H2O : une structure moléculaire plus étrange qu’on ne le pensait

Bibliographie - Livre – 1èrede couverture - Le cerveau sur mesure Pierre-Marie Lledo Odile Jacob, 2012

Intervenants :

Pierre-Marie Lledo Directeur de recherche au CNRS. Il est chef d’Unité ’Perception et Mémoire’ à l’Institut Pasteur, et directeur du laboratoire ’Gènes, Synapses et Cognition’.

Pauline Spéder Responsable du Groupe ‘Plasticité Cérébrale en Réponse à l’environnement’ de l’Institut Pasteur

À découvrir :

Instinct parental : mais où se cache-t-il donc ?

Pourquoi le cerveau reptilien n’existe pas

La naissance des idées scientifiques : “Eurêka, j’ai trouvé !”

Tags : Cerveau Médecine Neurosciences Neurologie Sciences

L’équipe – Production : Nicolas Martin – Réalisation : Olivier Bétard - Avec la collaboration de : Eve Etienne, Céline Loozen, Noémie Naguet de Saint Vulfran, Antoine Beauchamp, Natacha Triou

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Retrouvez nous sur : https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-lundi-10-fevrier-2020

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    Le brainspotting, le nouvel EMDR – Document ‘femina.fr’ - Valérie Josselin
    Le brainspotting, technique de psychothérapie, qui utilise le champ visuel, met en relation le corps, l’esprit et la conscience. Avec une efficacité surprenante !

Image (Getty Images)

Pour le Dr Christian Zaczyk, le brainspotting, qui s’appuie sur les connaissances les plus récentes liées au fonctionnement du cerveau, est la psychothérapie du futur. Et l’on peut dire que ce médecin a fait le tour des thérapies : psychiatre, il s’est formé à la psychanalyse, aux thérapies comportementales et cognitives et à l’EMDR*. Il a été le premier en France à s’intéresser à cette technique, à laquelle il s’est formé dès 2013 aux Etats-Unis. « J’ai attendu quatre ans avant d’écrire Guérir de ses traumatismes avec le brainspotting (Odile Jacob), observe-t-il. Il faudra beaucoup de temps et d’études pour comprendre comment marche précisément le brainspotting, mais les résultats sont là. Ce livre me permet de partager ma pratique avec les psychothérapeutes qui voudraient se former et le grand public. C’est une petite révolution de comprendre que l’on ne peut résoudre la plupart des traumas en parlant.  » Ses premiers patients sont les victimes du Bataclan, d’abus sexuels, d’agressions. « J’ai été le témoin de guérisons impressionnantes  », rapporte le spécialiste. Il nous explique ce qui se cache derrière cette thérapie étonnante.

Comment est née cette nouvelle thérapie ?

Elle a été mise au point par David Grand, un psychothérapeute new-yorkais formé en 1993 à l’EMDR par sa fondatrice Francine Shapiro. Contrairement aux autres thérapeutes EMDR, qui invitent les patients à suivre du regard leurs doigts aussi rapidement que possible, David Grand, lui, utilisait des mouvements oculaires lents et doux. Durant une séance, en 2003, avec une patineuse artistique qui n’arrivait pas à accomplir une triple boucle, il remarqua que celle-ci se sentait bloquée, que son regard « accrochait  » toujours au même endroit. Le génie de David Grand fut d’immobiliser sa main à cet endroit précis et d’attendre, afin d’observer ce qui se passait. La jeune femme visualisa alors un flot d’images et de traumatismes non remontés jusque-là dans sa thérapie. Le lendemain, elle appelait le thérapeute pour lui annoncer qu’elle avait réussi sa triple boucle ! Le brainspotting était né, résumé ainsi par David Grand lui-même : « Là où vous regardez influence la façon dont vous sentez.  »

En quoi consiste le brainspotting ?

Le principe est d’utiliser le champ visuel et les émotions pour accéder au cerveau « profond  » (comprenant le système limbique, le tronc cérébral, jusqu’à la moelle épinière), où sont enregistrées les expériences traumatiques. Le brainspotting permet ainsi de contourner le cerveau rationnel. Le thérapeute va d’abord chercher à trouver le « spot  » du patient, un point situé dans son champ visuel, relié à une activation du système nerveux quand il évoque un problème. Ce spot permet d’accéder au « bon dossier » et de « retraiter  » le trauma. Le cerveau va digérer ce trauma et le souvenir va perdre de son intensité émotionnelle. Le patient ne voit plus l’événement avec les yeux du moment, mais de l’extérieur. On l’estime guéri quand il peut retourner dans la situation traumatisante sans en ressentir les effets physiques et/ou psychologiques, quand le trauma devient un simple souvenir narratif.

Concrètement, comment se déroule une séance ?

Le patient est invité à décrire son problème, puis à remarquer ce qui se passe dans son corps, avant de rechercher le spot où il ressent le plus de perturbations émotionnelles ou corporelles : jambes qui s’agitent, secousses dans le bras, tremblements, sensation de peur, froncement de sourcils, déglutition, toux, mouvement de tête, sursaut… Le fait que cela se produise toujours au même endroit dans le champ visuel lorsqu’il en parle indique l’emplacement du spot. La recherche de ce point peut s’effectuer de différentes façons, avec ou sans l’aide du thérapeute. Une fois que le spot a été identifié, le patient peut garder le regard fixé sur la baguette télescopique pointée par le thérapeute à cet endroit, mais aussi sur le mur ou sur le sol pendant un long instant, en pleine conscience focalisée. Il lui est demandé de vivre l’expérience sans la juger ni essayer d’établir des liens. Une musique ou des sons naturels peuvent l’aider à se connecter à sa mémoire et créer une sorte de cocon rassurant face au thérapeute. Certains patients voient alors des images, voyagent dans des souvenirs traumatiques… D’autres ont principalement des sensations corporelles. En général, à la fin de la séance, le patient se sent plus calme et a pris de la distance par rapport à son problème.

Quelle est la posture du thérapeute ?

Elle est très différente de celle adoptée dans les thérapies fondées sur la parole. Le thérapeute brainspotting est en pleine conscience, comme son patient, la majeure partie du temps. Assis face à lui, présent, concentré, silencieux, il se met à l’écoute de ses émotions et suit l’expérience vécue dans son corps par le patient en ne le quittant jamais du regard. Il guette et repère l’activation. Il est, bien sûr, attentif à ce que lui raconte son patient, mais ne cherche pas à «  savoir  ». Pour résoudre un trauma ou un problème, le cerveau n’a pas besoin d’une explication ou d’une interprétation. La modification du souvenir peut survenir durant la séance sans que le thérapeute dise ou fasse quoi que ce soit. C’est le principe d’incertitude qui doit le guider, autrement dit le thérapeute doit veiller à laisser le cerveau trouver l’issue tout seul. L’efficacité du brainspotting reposerait ainsi sur trois processus qui se potentialisent : l’accès au cerveau émotionnel et au corps, combiné à la pleine conscience focalisée et à une « syntonie » parfaite entre le thérapeute et le patient. D’où l’importance de se sentir en confiance avec son thérapeute…

Sur quelles hypothèses scientifiques cette méthode repose-t-elle ?

Des chercheurs ont établi un lien entre le système oculomoteur et les systèmes de mémoire. Lorsqu’un proche évoque avec vous un événement passé, ne remarquez-vous pas qu’il regarde ailleurs, souvent loin derrière vous ? On sait aujourd’hui que les clignements d’yeux spontanés ne servent pas uniquement à lubrifier la cornée, mais à désactiver le système d’attention et à activer le réseau cérébral, dit « réseau mode par défaut  », impliqué dans l’introspection et l’assimilation de l’expérience émotionnelle et corporelle. D’autres zones cérébrales liées à la régulation émotionnelle, à l’expérience de la douleur ou à la pleine conscience pourraient aussi être concernées.

Dans quels cas est-elle indiquée ?

On peut décider de consulter un thérapeute brainspotting dès que l’on souffre, que l’on se sent bloqué dans sa vie personnelle ou professionnelle, dans une performance sportive ou un processus créatif, en cas de questionnements existentiels ou de mal-être diffus… Le brainspotting se révèle également très efficace dans le traitement des phobies, des addictions, des troubles du sommeil ou de l’alimentation, de la dépression, de l’anxiété, des attaques de panique, mais aussi des deuils bloqués ou des troubles de l’attention.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Il est difficile de déterminer la durée de la thérapie à l’avance : celle-ci peut aller de quelques séances à plusieurs années, selon qu’on a affaire à un trauma simple ou à des traumas complexes, répétés. Mais, rapporte le Dr Christian Zaczyk, le brainspotting peut faciliter la guérison rapide dans le cas des dépressions en lien avec des traumatismes. Dans d’autres cas, il peut accompagner un traitement médicamenteux.

* Thérapie psychoneurobiologique axée sur la désensibilisation et le retraitement du trauma par les mouvements oculaires.

Où trouver un praticien ? - Actuellement, on dénombre treize mille thérapeutes brainspotting à travers le monde. En France, les professionnels qui entendent parler de cette thérapie (notamment grâce au livre du Dr Zaczyk, le premier ouvrage français sur le sujet) commencent à se former. Leur liste est disponible sur le site docteurz.com >

Communiqué : Psychiatre Paris : Formateur Brainspotting & EMDR : Docteur Z -https://www.docteurz.com –‘Dr Z’ psychiatre à Paris pour améliorer votre qualité de vie et votre bien-être, et guérir. Formateur en Brainspotting & psychothérapie EMDR.

>A découvrir également : Et si le déni avait du bon ? le 16/09/2019

Version Femina

Version Femina | Mode, cuisine, santé, psycho

Source : https://www.femina.fr/article/le-brainspotting-le-nouvel-emdr

On peut également consulter :

QU’EST-CE QUE LE BRAINSPOTTING ? – Document ‘INSTITUT EUROPÉEN DE THÉRAPIES SOMATO-PSYCHIQUES ‘

« Le Brainspotting est un nouvel outil psychothérapeutique élaboré par son concepteur David GRAND Ph.D.(USA) qui agit directement sur le plan neurophysiologique pour l’identification, le traitement et la libération des mémoires neurophysiologiques profondes, des souffrances émotionnelles/corporelles, des traumatismes, de la dissociation et d’une variété d’autres symptômes habituellement difficiles à traiter… »

© Copyright 2022 - IETSP| Website by HomeSetup | PARTENAIRES | CGV | MENTIONS LÉGALES | Source : https://www.ietsp.com/quest-ce-que-le-brainspotting/

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Rubrique D – Documents sur la Psychanalyse (surtout de ‘France Culture’)

  • Introduction d’un article Wikipédia sur la Psychanalyse

Photo - Sigmund Freud (1922)

La psychanalyse est une discipline fondée par Sigmund Freud qui, en 1922, en a donné la définition suivante : « Psychanalyse est le nom :

  • d’un procédé pour l’investigation de processus mentaux à peu près inaccessibles autrement ;
  • d’une méthode fondée sur cette investigation pour le traitement des désordres névrotiques ;
  • d’une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui s’accroissent ensemble pour former progressivement une nouvelle discipline scientifique »1,note 1.
    La psychanalyse consiste en l’élucidation de certains actes, pensées ou symptômes en termes psychiques à partir du postulat de l’existence du déterminisme psychique : une idée qui se présente à l’esprit ou un acte ne sont pas arbitraires, ils ont un sens, une cause que l’exploration de l’inconscient permet de mettre au jour.

La psychanalyse fait l’objet, depuis son origine, de critiques et de discussions à la fois internes au mouvement psychanalytique et extérieures à ce mouvement, qui remettent en question sa scientificité, la pertinence de sa description du psychisme, et son efficacité thérapeutique.

Sommaire

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  • Une définition de la psychanalyse - Texte rédigé par le Pr. Bernard Brusset – Document de la Société Psychanalytique de Paris
    Freud a donné de la psychanalyse la définition suivante :

« Psychanalyse est le nom : 1) d’un procédé pour l’investigation de processus animiques, qui sont à peine accessibles autrement ; 2) d’une méthode de traitement des troubles névrotiques, qui se fonde sur cette investigation ; 3) d’une série de vues psychologiques, acquises par cette voie, qui croissent progressivement pour se rejoindre en discipline scientifique nouvelle ». (Paru en 1923 in : «  Encyclopédie de la sexologie humaine en tant que science de la nature et de la culture  ») et « Psychanalyse » et « théorie de la libido », OCP.F, XIII, Paris, PUF, 1991, p. 183).

Quatre dimensions sont à envisager : la méthode d’investigation et la pensée associative, le traitement et la névrose de transfert, le savoir sur la vie psychique comme métapsychologie, et la participation à la culture comme « psychanalyse dite appliquée ».

1° La méthode d’investigation

La règle fondamentale de dire tout ce qui vient à l’esprit en séance a pour contrepartie la stricte confidentialité à laquelle s’engage l’analyste. La centration sur la relation de parole et l’exclusion du biologique et du social donne toute la place au fonctionnement psychique en séance. Le but est d’instaurer la pensée associative dans le cadre analytique car elle facilite l’émergence des significations inconscientes. Le cadre, comporte le contrat avec l’analyste (dont le paiement et les horaires des séances), et le dispositif destiné à favoriser l’émergence des idées, des images et des affects en rapport avec l’activité psychique inconsciente de sorte qu’elle soit analysable. La « cure-type » comme modèle fondamental de référence comporte trois ou quatre séances par semaine de trois quarts d’heure, en position allongée, sans voir l’analyste. La durée de la cure ne peut pas être prévue : tout dépend du processus, c’est-à-dire de ce qui se passe dans la relation de transfert et son interprétation pour la prise de conscience des déterminismes inconscients, et de ses effets d’accroissement de degré de liberté et d’enrichissement de l’activité psychique.

Par rapport à cette règle fondamentale, prennent sens les notions de résistance, de régression, de passages à l’acte, et aussi, du côté de l’analyste, celle d’écoute flottante (en égal suspens), de réceptivité empathique, d’intuition, de constructions des inférences et des contenus latents du discours de l’analysant, de ses récits de rêves, de ses lapsus, de ses actes manqués et de ses symptômes, dans le jeu contradictoire du refoulement et du retour du refoulé, des défenses et de l’insight.

2° Le traitement et la névrose de transfert

En tant que traitement, la psychanalyse est une forme de psychothérapie, de traitement du psychisme de l’un par le psychisme de l’autre. Elle est en rupture avec l’hypnose, la catharsis, la suggestion et le conseil, qui sont au fondement d’autres méthodes actuellement en expansion continue, et souvent d’effets partiels et provisoires.

Il ne s’agit pas, en analyse, de réduire les symptômes, mais de traiter leurs causes : non pas de les faire taire mais de les interroger : trouver leur sens, leur origine, leur histoire, leurs significations. Dans les névroses, ils sont compris comme formations de compromis ou de substitution, face aux conflits intrapsychiques inconscients. Typiques sont les « conflits internes » de l’activité et de la passivité, de l’amour et de la haine, de la bisexualité. Ils sont parties prenantes de la structuration œdipienne des désirs et des identifications dans la double différence des sexes et des générations, et dans la singularité de l’histoire personnelle de la sexualité infantile. La psychanalyse donne un sens large et spécifique à la sexualité comme psychosexualité. La pratique de l’interprétation a des conditions de possibilité, hors desquelles elle est la dangereuse « psychanalyse sauvage » : outre son opportunité, l’association des idées dans le cadre spécifique et les phénomènes de transfert qui actualisent l’inconscient refoulé.

Le transfert est défini par l’extériorisation des conflits intrapsychiques en rapport avec l’inconscient pulsionnel dans la relation à l’analyste, comme actualisation après-coup de l’Infantile. D’où le schéma à trois étages de la transposition de la névrose de l’adulte en névrose de transfert analysable en termes de névrose infantile. L’actualisation transférentielle des conflits liés à la sexualité infantile et aux relations d’objet implique diversement l’idéal du moi et le surmoi, la reviviscence de la séduction originaire et des fantasmes dits originaires. Il appartient au patient d’utiliser le cadre et l’écoute interprétative de son analyste pour la perlaboration des manifestations de l’inconscient pulsionnel. Freud parlait du « médecin » et du « malade », on a parlé ensuite du « patient », de « l’analysé », et, plus récemment, de « l’analysant » pour souligner le fait qu’il ne saurait être passif dans la soumission aux interprétations et aux constructions de l’analyste. Le but de la psychanalyse est, selon Freud, de rendre l’inconscient conscient, de pouvoir aimer et de travailler. On peut dire aussi de conquérir un plus grand degré de liberté par rapport aux déterminismes inconscients dans les relations avec soi-même et avec les autres. Et, par le processus de subjectivation, d’accroître la connaissance de soi en vérité, et les moyens de réalisation de soi, de sublimation et de créativité.

3° La métapsychologie et le savoir psychanalytique

Il ne s’agit pas de l’application d’un savoir, mais de sa ré-invention dans la singularité de chaque cas : l’écart théorico-pratique situe, par rapport à la pratique, la place de la métapsychologie dans le triple plan qui la définit : la topique des lieux psychiques (conscient, préconscient et inconscient) et celle des instances de la personnalité psychique (le moi, le ça et le surmoi), la dynamique des conflits intrapsychiques et du travail psychique, et l’économie des quantités d’investissement pulsionnel. Triple point de vue auquel il faut ajouter le point de vue génétique ou historique. La théorisation doit demeurer ouverte, loin de tout système hégémonique, dogmatique ou idéologique.

Dans ses rapports avec la psychiatrie et la psychologie clinique, outre la valorisation de l’écoute de la parole du patient, la psychanalyse donne fondement à une psychopathologie générale qui a des incidences nosographiques, par exemple en distinguant des névroses et les organisations non-névrotiques. Le travail psychanalytique requiert, dans ces cas-là, d’autres cadres et d’autres paramètres théoriques comme l’illustrent la problématique des états limites, les pathologies narcissiques ou la psychosomatique psychanalytique : d’où, par exemple, les notions de déni, de clivage, de projection et de forclusion. Il en est de même en matière de psychanalyse des enfants et des adolescents qui a donné lieu à de grands développements dans les pratiques et dans les théorisations (Cf. les autres textes à ce sujet sur le Site).

L’évolution culturelle dans les pays occidentaux favorise des modes d’organisation psychique assez différents de la névrose, de sorte que la problématique dépressive, narcissique, ou dite limite, est au premier plan. Mais, dès la clinique, l’importance de la dimension dépressive, addictive, projective, celle des passages à l’acte et des pathologies somatiques ou, encore, les hyperadaptations apparentes, ne conduisent pas à renoncer à la psychanalyse, mais seulement à substituer à la cure-type, des aménagements du cadre et de la pratique (par exemple en face à face, une ou deux fois par semaine). Il peut s’agir d’un premier temps nécessaire avant l’instauration du cadre dit classique. Il en est ainsi dans les psychothérapies psychanalytiques d’enfants, d’adolescents, celle des couples, des familles et des groupes, et aussi dans des techniques de relaxation ou de psychodrame. La pluralité des pratiques va de pair avec la pluralité des développements théoriques de la psychanalyse à l’échelle internationale.

Le maintien du cap psychanalytique dépend des processus en jeu qui font du patient un analysant, mais aussi de la formation et de l’expérience de l’analyste, de sa capacité d’analyser le contre-transfert qu’induit en lui le transfert de l’analysant. Le fait que le titre d’analyste ne soit pas protégé a entraîné la multiplication de soi-disant psychanalystes, ne s’autorisant que d’eux-mêmes et, par exemple, muets et adeptes des séances brèves. 

4° La psychanalyse et la culture

Freud a toujours comparé le normal et le pathologique et produit des contributions majeures à la psychanalyse des phénomènes collectifs, dont les idéologies totalitaires : Psychologie des masses et analyse du Moi (1921), la religion : « L’avenir d’une illusion (1927), Le malaise dans la culture (1930) et « Pourquoi la guerre ?  » (1933). Et, aussi dans de nombreux domaines de la culture. De nombreux psychanalystes ont suivi cet exemple.

On a parlé de psychanalyse « appliquée » puisque les interprétations ne sont pas fondées directement sur la méthode et son épistémologie spécifique. Par la référence à l’inconscient pulsionnel et la mise en cause des évidences de la conscience, la psychanalyse continue à susciter dans la culture intérêts et contestations. Avec le recul de l’expérience, il est apparu que, hors du champ qu’instaure sa méthode, il risque de ne s’agir que d’extrapolations, de codifications plus ou moins artificielles ou de dérives philosophiques, littéraires, idéologiques ou d’autres formes de réductionnisme que celle du scientisme neurobiologique. Comme Freud l’a plusieurs fois affirmé, la psychanalyse en tant que discipline scientifique fondée sur une méthode spécifique, ne peut avoir d’autres visions du monde que celle de la science. Or, depuis lors, celle-ci s’est beaucoup diversifiée et la psychanalyse engage nécessairement la question des valeurs.

Dès le début (1897), les recherches de Freud sur la conflictualité intrapsychique se sont référées à la littérature (Goethe, Shakespeare, Dostoïevski, entre autres), et aux grands mythes culturels (Œdipe, Moïse, Hamlet), et, aussi aux contes fantastiques : par exemple, « L’Homme de sable » de E.T.A. Hoffmann (in : L’inquiétant (L’inquiétante étrangeté) (1919).

Une autre dimension, venue de la théorie de la sublimation, interroge les rapports de l’artiste et de l’œuvre (Léonard de Vinci, 1910). En 1912, la Revue Imago, créée avec Rank et Sachs, a pour objet l’interprétation psychanalytique des œuvres d’Art. En 1907, Freud ayant analysé le roman de Jensen « La Gradiva », avait soumis ses hypothèses à l’auteur. Dès 1910, en analysant le Moïse de Michel-Ange, il avait illustré le rôle de l’inconscient dans l’effet de la statue sur celui qui l’admire. D’où la notion de projection non défensive qui a donné fondement aux épreuves projectives dans l’investigation psychologique de la personnalité (Rorschach et TAT). De la même façon, le lecteur peut être l’analysé du texte qu’il lit avec intérêt.

En 1913 (L’intérêt de la psychanalyse) et en 1926, Freud a souligné l’apport possible de la psychanalyse aux sciences : outre la psychologie, la pédagogie, la linguistique, l’histoire des civilisations, la morale, les religions, l’anthropologie, et, d’abord la biologie : une question qui reviendra avec les tentatives contemporaines de « neuro-psychanalyse ».

Les articulations conjecturales avec les neurosciences demeurent objet d’interrogation, notamment au sujet de la clinique psychosomatique, des addictions et de l’action des psychotropes. Le développement récent de l’imagerie cérébrale fonctionnelle et des théories de « l’inconscient cognitif » et de « l’inconscient émotionnel » pose la question de leur rapport avec l’inconscient pulsionnel des psychanalystes et ouvre le champ des sciences de la complexité.

Les nombreux débats au sujet des interrelations de la psychanalyse et des sciences ont conduit à prendre la mesure des différences épistémologiques impliquées par les différences de méthodes, mais aussi de l’intérêt des transpositions hypothétiques de modèles théoriques d’un domaine à un autre à des fins de recherche et pour garder la théorie vivante.

Il n’est pas possible ici de citer les très nombreuses publications historiques et contemporaines de la psychanalyse dite « appliquée ». Parmi les contributions de nombreux membres de la SPP, les multiples travaux d’André Green sont fort illustratifs de la méthode et de la théorie qu’il en a donnée.

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  • La psychanalyse doit-elle être en phase avec l’époque ? - Diffusé le 31/03/2022 – Enregistrement ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » - À retrouver dans l’émission La Grande Table idées par Olivia Gesbert
    La psychanalyse a-t-elle encore des choses à dire, cent cinquante ans après son invention par Freud ? Notre invitée, la psychanalyste et professeure des universités Laurie Laufer, en appelle à une psychanalyse plus ouverte et nourrie des mouvements féministes et LGBTQI+.

Photo - Un manifestant brandissant une pancarte lors de la marche des fiertés (3 juillet 2021, Marseille) • Crédits : SOPA Images - Getty

Dans son ouvrage Vers une psychanalyse émancipée (La Découverte), à paraître le 21 avril, Laurie Laufer effectue un état des lieux de la psychanalyse et de la manière dont elle s’est nourrie des faits de société depuis son invention par Freud. ’La psychanalyse ne peut pas s’exercer en dehors de la société dans laquelle elle évolue’, explique-t-elle. ’Imaginer une psychanalyse hors histoire, universelle, de tout temps, est intenable.’ Elle constate que certains psychanalystes, qui s’érigent en experts de la ’vie psychique’ et en détenteurs des normes sexuelles et sociales, ont contribué à faire de la psychanalyse une science figée et dépassée. Elle nous raconte : ’J’étais en cours de psycho. J’entendais mes profs donner des diagnostics, des propos assez normatifs, discriminants, stigmatisant des comportements. Je trouvais ça étrange que de tels propos soient tenus. L’idée n’était pas de faire un livre sur ce que la psychanalyse peut dire de tel phénomène, mais sur ce que tel phénomène dit sur la psychanalyse, à savoir : comment la psychanalyse peut se laisser instruire par d’autres discours.

Pourtant, dès son invention par Freud puis son renouvellement par Lacan, des psychanalystes ont eu à cœur de laisser la discipline ouverte à sa réinvention. ’L’idée de la pensée de Freud et de Lacan est une pensée en mouvement, qui se nourrit de ce qui se passe à l’époque où ces théoriciens vivent. Par exemple, le texte de Freud, Malaise dans la civilisation, est imprégné de la montée du nazisme. (...) Lacan lui-même disait que les mots de Freud pouvaient devenir usés si on ne les mettait pas dans un certain contexte.’ Laurie Laufer appelle à une psychanalyse renouant avec ses origines subversives telles qu’elles ont été pensées par Freud puis par Lacan. La psychanalyse gagnerait à dialoguer avec les théories féministes, les études queers et les mouvements trans, qui reconfigurent les rapports de société. La psychanalyse doit redevenir une théorie et une pratique inventive, ouverte à ces mouvements subversifs pour renouer avec son émancipation. Pour Laurie Laufer, elle gagnerait à ’sortir de la tutelle des dogmes et des discours figés que produit la psychanalyse elle-même, pour éviter que la psychanalyse ne devienne langue morte.

Je ne suis pas sûre que la psychanalyse soit bien placée pour donner des clés de compréhension de certains phénomènes. En revanche, ce qui m’intéresse, c’est la manière dont les évolutions de société transforment la psychanalyse.’ conclue-t-elle.

À ÉCOUTER AUSSI 28 min La Grande Table culture - Frédéric Pierrot et Arnaud Desplechin, face à face

Extraits sonores :

Ouvrage – 1ère de couverture :

Vers une psychanalyse émancipéeLaurie Laufer La Découverte, 2022

Intervenante : Laurie Laufer

À découvrir :

Ferenczi, l’autre Freud

Que se passe-t-il durant une psychanalyse ?

Sándor Ferenczi (1873-1933)

Tags : Laurie Laufer LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) Sigmund Freud Psychanalyse

L’équipe – Production : Olivia Gesbert – Stagiaire : Violaine Maelstaf, Maïalen Despiau-Couret – Réalisation : Thomas Beau - Avec la collaboration de Laura Dutech-Perez, Henri Le Blanc, Oriane Delacroix, Lucas Bretonnier

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Retrouvez nous sur : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/la-psychanalyse-doit-elle-etre-en-phase-avec-l-epoque

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  • En séance, étapes d’une psychanalyse – Documents ‘’France Culture’ - 4 ÉPISODES (8 disponibles) - Série Documentaires
    Au cours de quatre documentaires dont la progression suit celle d’une analyse, depuis le premier rendez-vous jusqu’aux adieux, cinq analysants et sept psychanalystes témoignent de ce en quoi consiste une analyse, de ce qui doit se passer entre ces deux…

À retrouver dans l’émission : LSD, la série documentaire par Perrine Kervran

55 min Épisode 1 : Pourquoi s’allonger sur le divan ? - Le 19/09/2016 - Pourquoi un jour prendre la décision de consulter « quelqu’un » ?

55 min Épisode 2 : Choisir son analyste - Le 20/09/2016 - Comment sait-on que cela collera entre le psychanalyste et soi ? Opter pour un homme ou pour une femme ? Pour un bavard ou pour un taiseux ? Il y a autant d’analystes que de patients.

55 min Épisode 3 : L’analyse est une grande traversée - Le 21/09/2016 - Pendant la cure, le patient découvre le transfert, qui lui permet de confondre son analyste avec son père, son amant, sa mère. C’est souvent une bonne chose. Le transfert est changeant puisque tout est mobile en analyse.

55 min Épisode 4 : Terminer son analyse, quitter le divan - Le 22/09/2016 - Psychanalystes et patients le confirment : la fin d’une cure se prépare, ce n’est pas une mince affaire mais une véritable séparation.

54 min Épisode 5 : Pourquoi s’allonger sur le divan ? - Le 02/04/2018 - Pourquoi un jour prendre la décision de consulter « quelqu’un » ?

55 min Épisode 6 : Choisir son analyste - Le 03/04/2018 - Comment sait-on que cela collera entre le psychanalyste et soi ? Opter pour un homme ou pour une femme ? Pour un bavard ou pour un taiseux ? Il y a autant d’analystes que de patients.

55 min Épisode 7 : L’analyse est une grande traversée - Le 04/04/2018 - Pendant la cure, le patient découvre le transfert, qui lui permet de confondre son analyste avec son père, son amant, sa mère. C’est souvent une bonne chose. Le transfert est changeant puisque tout est mobile en analyse.

55 min Épisode 8 : Terminer son analyse, quitter le divan - Le 05/04/2018 - Psychanalystes et patients le confirment : la fin d’une cure se prépare, ce n’est pas une mince affaire mais une véritable séparation.

À propos de la série

Au cours de quatre documentaires dont la progression suit celle d’une analyse, depuis le premier rendez-vous jusqu’aux adieux, cinq analysants et sept psychanalystes témoignent de ce en quoi consiste une analyse, de ce qui doit se passer entre ces deux individus pour que l’un écoute l’autre avec neutralité et bienveillance, et de ce qui s’invite en séance lorsque tout fonctionne bien : des larmes, de l’euphorie, de la colère, et parfois un morceau d’inconscient qui remonte à la conscience.

Une série documentaire de Virginie Bloch Lainé, réalisée par Clotilde Pivin

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  • Que se passe-t-il durant une psychanalyse ? - Diffusé le 22/03/2022 - Enregistrement ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » - À retrouver dans l’émission : Sans oser le demander par Matthieu Garrigou-Lagrange
    De sa préhistoire avec Charcot au récent succès de la série ’En Thérapie’, en passant par les figures tutélaires de Freud, Jung, Lacan ou celles plus récentes de Julia Kristeva ou Jean-Bertrand Pontalis, la psychanalyse nous est devenue familière. Elle reste pourtant mal connue, et controversée.

Illustration de Freud et d’un divan

Illustration de Freud et d’un divan • Crédits : Jean-Luc De Zorzi - Getty

L’inconscient, l’interprétation des rêves ou le complexe d’Œdipe font aujourd’hui partie de notre culture générale, et des façons communes par lesquelles on cherche à comprendre notre entourage ou nous-mêmes. Le champ disciplinaire de la psychanalyse lui-même semble se porter pour le mieux : elle a su perpétuer sa singularité et se garder de toute rationalisation comptable, les concepts qu’elle dispose à la pensée ont été très employés dans les sciences humaines, les praticiens et les patients sont nombreux...

Or si elle relève désormais de notre conscience collective, la psychanalyse continue de faire l’objet de soupçons et de critiques parfois virulentes. Ainsi, une opinion commune considère toujours qu’elle est destinée au traitement de la ’folie’, et que suivre une cure signifie avoir une maladie à traiter. Mais plus encore, elle est accusée par certains de n’être qu’un phénomène urbain et occidental, caractéristique d’un malaise nombriliste et bourgeois, voire même un remède palliatif et individuel à un mal-être collectif qui nous éviterait d’en connaitre les causes à grande échelle.

Entre reproches en inutilité et succès non démenti, investissement décroissant de ses concepts pour penser le monde et dynamisme interne de la recherche, procès en rigidité et influence profonde sur nos manières d’envisager les individus et leur vie mentale, nous nous intéressons aujourd’hui aux grandes idées de la psychanalyse et à son histoire.

Dans la Pièce jointe, Romain de Becdelièvre porte un exemple à l’appui de notre émission du jour : regard sur la psychanalyse de Tony Soprano.

ÉCOUTER 3 min La Pièce jointe - Le train de (la) vie : un des maux de Tony Soprano

L’invité : Michel Gribinski, membre de l’Association psychanalytique de France, auteur notamment de La technique analytique : une archéologie (PUF, 2022)

Chroniques 15H54 3 min - La Pièce jointe Le train de (la) vie : un des maux de Tony Soprano

Bibliographie :

Ouvrage – 1èrede couverture - La technique analytique. Une archéologie Michel Gribinski et Josef Ludin PUF, 2022

Les choses vaguesMichel Gribinski Fario, 2022

Intervenant : Michel Gribinski

À découvrir :

Faut-il aller mal pour faire une psychanalyse ?

Histoire de la psychanalyse d’enfant : Hermine Von Hug-Hellmuth

Histoire de la psychanalyse d’enfant : Hermine Von Hug-Hellmuth

Tags : Psychanalyse

L’équipe – Production : Matthieu Garrigou-Lagrange - Avec la collaboration de Laurence Jennepin, Didier Pinaud, Anne-Vanessa Prévost – Réalisation : Jean-Christophe Francis - Production déléguée : Cyril Marchan – Stagiaire : Aloïs Guérin

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LE 31/03/2022 - La psychanalyse a-t-elle encore des choses à dire, cent cinquante ans après son invention par Freud ? Notre invitée, la psychanalyste et professeure des...

LE 22/03/2022 - 58 min - Que se passe-t-il durant une psychanalyse ?

LE 22/03/2022 - De sa préhistoire avec Charcot au récent succès de la série ’En Thérapie’, en passant par les figures tutélaires de Freud, Jung, Lacan ou celles plus récentes...

LE 22/03/2022 - 8 min - Qu’est-ce que le trouble du deuil prolongé ? - La Question du jour

LE 22/03/2022 - Que recouvre la notion de ’trouble du deuil prolongé’ qui vient d’intégrer les pathologies référencées dans le DSM5, manuel américain de classification...

LE 02/03/2022 - L’art contemporain explore de plus en plus l’inconscient, ce dernier continent non colonisé. Sinziana Ravini, psychanalyste et autrice nous explique les...

LE 26/01/2022 - Mélusine comme figure de l’intime – « Les confinements ont mis à mal notre rapport à l’intimité, ce qui provoquent de nombreux troubles psychiques. Laurence Joseph, psychanalyste, prend appui sur le mythe de Mélusine pour expliquer ces dérèglements ». Affaire en cours

LE 26/01/2022 - Les confinements ont mis à mal notre rapport à l’intimité, ce qui provoquent de nombreux troubles psychiques. Laurence Joseph, psychanalyste, prend appui...

26/01/2022 Par Yann Lagarde - Vidéo 5 min - Carl Jung, pionnier du développement personnel

LE 26/01/2022 - Bien avant de devenir un business pour influenceurs, le développement personnel a été théorisé par Carl Jung. Avec la psychologie analytique, le psychiatre...

LE 17/01/2022 - 42 min - Christophe André : ’Le coût psychologique sera plus lourd que le coût virologique’ - L’Invité(e) des Matins - La consolation est un sujet sérieux.

LE 06/01/2022 - 33 min - Faut-il être (un peu) fou pour être un bon artiste ?- La Grande Table idées

LE 06/01/2022 – 33 min -Folie et créativité vont souvent de pair suggère Diderot. De cette idée, Raphaël Gaillard, psychiatre et expert judiciaire, a tiré le livre ’Un coup de...

LE 20/12/2021 - 1h01 - Qui a inventé l’objet transitionnel ? -Sans oser le demander

LE 20/12/2021 - 1h01 - Le pédiatre et psychanalyste Donald Woods Winnicott a une plus faible notoriété en France que son homologue Sigmund Freud, alors que ses recherches sur l’analyse et la thérapie des problèmes psychiques liés à l’enfance, menées sur au moins trente ans, ont été brillantes et novatrices. Conférences -Consentement et violation

LE 22/11/2021 - La honte et le consentement sont deux notions éminemment politiques et éthiques. Ce sont des faits sociaux totaux qui s’expriment dans la société moderne...

58 min Qu’est-ce qu’un rêve surréaliste ? Sans oser le demander

LE 09/11/2021 - Les surréalistes ont débuté les séances de rêves éveillés en septembre 1922. Malgré l’effroi qu’elles suscitaient, les expériences hypnotiques sont vite...43 min

Florent Gabarron-Garcia : ’Dans le champ médiatique, le psychanalyste prend la fonction de chien de garde’ - Par les temps qui courent

LE 03/11/2021 - Nous recevons l’essayiste et psychanalyste à l’occasion de la parution de son livre ’Histoire populaire de la psychanalyse’ aux éditions La Fabrique.9 min L’hypersensibilité, une notion en vogue ? - La Question du jour

LE 27/10/2021 - HSP, trois lettres pour « highly sensitive persons », qui désignent autrement dit celles et ceux que l’on qualifie désormais d’hypersensibles. L’hypersensibilité...Conférences -La fabrique des imposteurs et la toute-puissance du pervers narcissique

LE 12/10/2021 - L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins,...Conférences -Le secret de la pensée

LE 08/09/2021 - Penser en secret, penser le secret, mais aussi et surtout : la pensée comme lieu du secret.

Voir aussi : Conférences sur la psychologieRêvesSigmund FreudJacques LacanFrançoise DoltoBoris Cyrulnik

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Source : https://www.franceculture.fr/psychanalyse

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Annexe - La santé mentale, une composante essentielle de la santé – Document ‘Santé publique France’

La santé mentale est une composante essentielle de la santé et représente bien plus que l’absence de troubles ou de handicaps mentaux. Selon l’OMS, la santé mentale est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité

Constitution de l’Organisation mondiale de la santé (OMS),

Lors de la première Conférence ministérielle européenne de l’OMS sur la santé mentale (Helsinki, janvier 2005), les ministres des Etats membres de la région européenne de l’OMS ont reconnu que la promotion de la santé mentale, la prévention, le traitement, les soins des troubles mentaux ainsi que la réadaptation constituaient une priorité pour l’OMS et ses Etats membres.

  • La santé mentale représente bien plus que l’absence de troubles mentaux.
  • La santé mentale fait partie intégrante de la santé : il n’y a pas de santé sans santé mentale.
  • La santé mentale est déterminée par de nombreux facteurs : socio-économiques, biologiques et environnementaux, dont l’environnement de travail. Les conditions de travail sont en effet un déterminant important de la santé mentale.
  • La dépression est l’une des principales causes d’incapacité.
  • Environ la moitié des troubles mentaux se manifestent avant l’âge de 14 ans.
  • Il existe des stratégies et des interventions intersectorielles d’un bon rapport coût/efficacité pour promouvoir, protéger et recouvrer la santé mentale.
    Les trois dimensions de la santé mentale
  • La santé mentale positive qui recouvre le bien-être, l’épanouissement personnel, les ressources psychologiques et les capacités d’agir de l’individu dans ses rôles sociaux.
  • La détresse psychologique réactionnelle (induite par les situations éprouvantes et difficultés existentielles (deuil, échec relationnel, scolaire...), qui n’est pas forcément révélatrice d’un trouble mental. Les symptômes, relativement communs et le plus souvent anxieux ou dépressifs, apparaissent généralement dans un contexte d’accidents de la vie ou d’événements stressants et peuvent être transitoires. Dans la majorité des cas, les personnes en détresse psychologique ne nécessitent pas de soins spécialisés. Toutefois, mal repérée ou mal accompagnée, la détresse psychologique peut faire basculer la personne dans une maladie ou multiplier les difficultés sociales. Lorsqu’elle est temporaire et fait suite à un événement stressant, elle est considérée comme une réaction adaptative normale. En revanche, lorsqu’elle devient intense et perdure, elle peut constituer l’indicateur d’un trouble psychique.
  • Les troubles psychiatriques de durée variable, plus ou moins sévères et/ou handicapants, qui se réfèrent à des classifications diagnostiques renvoyant à des critères, à des actions thérapeutiques ciblées, et qui relèvent d’une prise en charge médicale. Les conséquences liées aux affections psychiatriques peuvent être majeures : 
    • handicaps,
    • décès prématurés,
    • discrimination et exclusion.
      Les troubles mentaux, une forte prévalence

Les troubles mentaux présentent un très large spectre, allant des troubles légers et ponctuels à des troubles sévères, chroniques et invalidants. Les troubles mentaux représentent l’un des principaux fardeaux en matière d’années de vie perdues en bonne santé. En France, les « maladies psychiatriques » associées à l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques) représentent 14 % des dépenses totales et le premier poste de dépense de l’Assurance Maladie. Ils représentent la première cause d’années vécues avec une invalidité. Ils sont responsables de 35 à 45 % de l’absentéisme au travail. 

La santé mentale, un enjeu prioritaire

La santé mentale est un véritable enjeu de santé publique et une priorité de l’agence. Notre programme santé mentale est transversal et s’inscrit dans le continuum de nos missions : de la connaissance à l’action. Son objectif est d’améliorer le bien-être de la population et de diminuer la morbidité et la mortalité associées aux troubles mentaux. Ce programme donne la priorité à la surveillance et à la prévention des troubles les plus fréquents en population générale, c’est-à-dire les troubles anxio-dépressifs, ainsi que des conduites suicidaires. 

La surveillance en santé mentale

La surveillance en santé mentale concerne à la fois l’ensemble de la population et certaines populations spécifiques comme les travailleurs, les adolescents, les enfants et les jeunes, les personnes sous-main de justice. 

Elle repose sur : 

  • Les données de recours aux soins : avec le recours aux urgences pour motifs psychiatriques (via Sursaud® ) et les données du Système national des données de santé (SNDS). 
  • Des enquêtes épidémiologiques dédiées qui peuvent être répétées dans le temps permettant une surveillance plus globale de la santé mentale (de la santé mentale positive aux troubles psychiatriques les plus fréquents en passant par les différents degrés de mal-être) ainsi que ses déterminants, dont la question des inégalités sociales de santé. Par exemple, le Baromètre santé en population générale, l’étude EnCLASS en milieu scolaire (en partenariat avec l’OFDT, l’EHESP, l’Inserm et l’Education nationale), ou encore le suivi de cohortes pour la surveillance épidémiologique en lien avec le travail (cohortes Coset).
  • Des études spécifiques ponctuelles axées sur une population donnée (par exemple auprès des personnes détenues ou auprès des personnes exposées aux attentats du 13 novembre 2015 telle que l’étude ESPA). 
    Cette surveillance permet de produire des indicateurs de façon régulière en population générale ou dans des milieux spécifiques, dont le milieu de travail. Ces indicateurs concernent les troubles anxieux et dépressifs et les autres états de santé mentale (bien-être et détresse psychologique…), les actes et conduites suicidaires en population générale et dans des milieux / populations spécifiques tels que le milieu de travail, en milieu carcéral ou chez les adolescents.

De façon plus récente, ont été développés des indicateurs de prévalence des troubles moins fréquents : troubles psychotiques, troubles de l’humeur, troubles du spectre autistique.

Les jeunes enfants, un axe prioritaire du programme santé mentale : lancement d’une enquête nationale pérenne

Les premières années de la vie sont déterminantes pour le développement psycho-affectif des enfants, les apprentissages et leur capacité à s’adapter dans leur future vie d’adulte. L’enquête nationale sur la santé mentale des jeunes enfants (3-11 ans) a été lancée en 2021 par Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles et sera conduite en 2022. Elle s’intègre dans le dispositif global de surveillance de la santé mentale des enfants et des adolescents de Santé publique France, en complémentarité d’autres dispositifs existants, en particulier l’étude EnClass, portant sur les collégiens et lycéens. 

Cette enquête, première en son genre, permettra de mesurer et suivre dans le temps l’état de santé mentale chez les enfants et de décrire les facteurs de risque et protecteurs de la santé mentale. Ses résultats seront un appui pour les acteurs et les pouvoirs publics dans leur stratégie de prévention et de prise en charge dans une perspective de bien-être nécessaire à l’apprentissage et au devenir adulte des enfants et des jeunes.

Dans le champ de la prévention et de la promotion de la santé, trois axes stratégiques peuvent être dégagés qui nécessitent de développer des interventions sur les individus et leurs environnements : 

  • promouvoir le bien-être et prévenir les troubles ; 
  • identifier et orienter précocement afin d’éviter que les troubles ne s’installent, s’aggravent et se chronicisent ; 
  • améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de troubles.
    Le Programme de promotion et prévention en santé mentale priorise trois axes de travail :
  • Le renforcement des facteurs de protection et la promotion de la santé mentale positive via le développement des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes. Pour cela, l’Agence identifie, évalue et déploie des interventions probantes. Santé publique France mène l’évaluation et le suivi du déploiement de plusieurs programmes en milieu scolaire comme Unplugged, programme de prévention des addictions par le développement des compétences psychosociales, et GBG (good behaviour game), programme de prévention des comportements perturbateurs en classe, ainsi que du programme de soutien aux familles et à la parentalité à l’échelle des communes. Par ailleurs, un référentiel sur le développement des compétences psychosociales, ayant notamment pour objectif d’outiller les partenaires institutionnels est en cours d’élaboration. 
  • La prévention du suicide avec l’évaluation du dispositif Vigilans qui consiste à assurer une veille et un suivi des patients suicidants (prévention de la récidive) ainsi que le soutien aux opérateurs de la téléphonie santé dont le projet de numéro national de prévention du suicide porté par le CHU de Lille.
  • L’information et la communication en direction du grand public visant à augmenter les capacités d’agir de la population et à lutter contre la stigmatisation des personnes souffrant de troubles psychiques (dispositifs de marketing social ; convention de partenariat avec le site Psycom pour mettre à disposition une information validée et de qualité sur la santé mentale et avec Premiers Secours en Santé Mentale France pour le déploiement du programme de formation aux premiers secours en santé mentale).
    Un suivi renforcé et une prévention sur-mesure face à l’épidémie de COVID-19

Depuis mars 2020, l’épidémie de COVID-19 et les décisions prises pour la freiner bouleversent la vie de tous avec des conséquences visibles au niveau économique, social, comme affectif. L’enjeu majeur est de préserver un équilibre entre nécessité sanitaire et impact sur la vie en société.

Pour éclairer la décision publique, Santé publique France a mis en œuvre des études spécifiques et renforcé la surveillance : l’étude CoviPrev pour suivre les différentes dimensions de la santé mentale, les bulletins hebdomadaires de surveillance syndromique de la santé mentale, pour mesurer par exemple les gestes suicidaires ou les troubles anxieux à partir des passages aux urgences (Oscour®) ou des consultations SOS Médecins. Une attention particulière a également été portée à des populations spécifiques comme les enfants et adolescents (étude Confeado), les femmes enceintes (étude Covimater), les populations vulnérabilisées (Etude CovSa Familles 93) et les travailleurs (cohortes Coset, surveillance des maladies à caractère professionnel - MCP).

Une campagne inédite à destination du grand public « En parler, c’est déjà se soigner » a été menée en avril 2021 par Santé publique France et le ministère des Solidarités et de la Santé pour favoriser le repérage des principaux symptômes anxieux et dépressifs (perte d’appétit, troubles du sommeil, perte d’énergie/envie, irritabilité) et à orienter les personnes vers les dispositifs d’information (numéro vert 0 800 130 000, Psycom.org). En juin, un volet digital #JenParleA pour libérer la parole des « Ados » et les inciter à consulter le dispositif d’aide à distance Fil Santé Jeunes a complété le dispositif. 

Un recensement des dispositifs d’aide à distance par thématique et par population est également disponible afin faciliter, en cas de besoin, l’accès aux professionnels de santé. 

Afin de répondre aux besoins d’information et d’aide de la population, plusieurs dispositifs d’aide à distance (ligne d’écoute, aide via internet) sont proposés. Santé publique France apporte son soutien à plusieurs dispositifs associatifs d’aide à distance qui interviennent dans le champ de la santé mentale, dans le cadre d’une politique de subventionnement ciblée.

  • Des lignes d’écoute bénévoles intervenant dans le champ de la prévention du suicide et du mal être : SOS Amitiés, SOS Suicide Phénix, Suicide Ecoute et Phare enfants-parents.
  • Des dispositifs plus spécifiques comme la ligne azur porté par SIS Association destinés es appels de personnes LGBT+ en difficulté, ou encore Fil Santé jeunes, dispositif généraliste pour les moins de 25 ans porté par l’Ecole des parents et des éducateurs d’Île de France.
    Afin d’accompagner ces dispositifs dans une démarche d’amélioration continue de la qualité et mieux répondre aux exigences du public en matière de qualité de réponse dans le champ de la santé, Santé publique France a mis en place un label Aide en santé. Ce label doit être renouvelé et enrichi grâce à des référentiels de bonnes pratiques notamment dans le champ de prévention du suicide par l’aide à distance qui seront élaborés dans le cadre des articulations à mettre en place avec le numéro national de prévention du suicide.

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COVID-19] Santé Publique France et le Ministère de la Santé publient de nouveaux supports – Centre hospitalier Laborit

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