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"Des auteurs d’une quinzaine de pays d’Europe analysent les élections présidentielles 2022 en cours en France et exposent leurs interrogations et leurs inquiétudes sur ce qui pourrait en résulter" par Jacques Hallard

samedi 23 avril 2022, par Hallard Jacques



ISIAS Politique Europe

Des auteurs d’une quinzaine de pays d’Europe analysent les élections présidentielles 2022 en cours en France et exposent leurs interrogations et leurs inquiétudes sur ce qui pourrait en résulter

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 21/04/2022

Plan du document : Introduction Sommaire#ZUSAMMENFASSUNG Auteur

Suggestion préalable aux lecteurs et lectrices pressés et soucieux de parfaire leurs opinions : se rendre directement aux textes suivants :

Cette recherche documentaire vise à réunir et à exposer une somme d’articles qui abordent les Élections présidentielles 2022 en cours en France et – au-delà des questions de politique intérieure – les conséquences de l’expression démocratique des électrices et des électeurs français en 2022 pour le devenir même de l’Europe.

Les documents – essentiellement d’actualités – qui ont été réunis pour ce dossier proviennent de sources très variées : des journalistes et des analystes politiques réputés, des universitaires, des responsables de mouvements associatifs et d’organisations non gouvernementales, des personnalités du monde économique et politiques, etc…

Des morceaux choisis parmi les titres retenus - titres comme ceux-ci par exemple - donnent le ton : l’élection de Marine Le Pen « serait une “catastrophe semblable à celle du Brexit” »… et « une très mauvaise nouvelle pour l’Europe »… « En voulant construire une Europe des nations en bouleversant les institutions » …, « elle mettrait « l’Europe en morceaux »… « et elle suscite des angoisses existentielles à la fois pour la France et pour l’Europe … à l’ombre de la guerre… ». « En votant, la France choisit également pour ou contre l’Europe » et, avec Marine Le Pen, « le ’Frexit’ pourrait devenir réalité » et « sa proximité avec Poutine inquiète beaucoup », y compris dans les pays scandinaves et dans les pays d’Europe centrale et orientale…

Le président sortant Emmanuel Macron, reconnu partout comme pro-européen convaincu, « parie sur l’Europe comme épine dorsale de sa campagne électorale » et, dans l’ensemble des opinions rapportées, il est préféré par beaucoup d’auteurs. On trouve des présentations pertinentes et argumentées des élections en cours en France et des interrogations sur ce qui peut résulter de ces élections présidentielles, ainsi que des élections parlementaires prévues en juin 2022.

Les documents choisis pour ce dossier ont été récupérés, non seulement en France, mais également dans divers pays européens dans leur langue originale et ils ont été traduits ici en français ; parmi les pays d’origine de ces sources d’informations, on trouve : la Suisse alémanique, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark, la Grèce, la Roumanie, la Pologne et le Portugal, la Russie, la Suède… et l’Ukraine.

Les accès à de nombreux autres textes sur ce sujet sont donnés, notamment les productions de la Fondation Jean-Jaurès et de son réseau d’experts (notes, vidéos, sondages…) et les dossiers sur l’Europe et le Russie réunis par ‘lesechos.fr’

Finalement sont rapportés in fine : d’une part, la position personnelle d’Edgar Morin, sociologue et philosophe, communiquée par le quotidien ‘Le Monde’, qui met ainsi les électeurs et les électrices français en garde : « Soyons conscients du risque historique pour la France », et, d’autre part, « L’appel du magazine ‘ELLE’ : Marine Le Pen à l’Élysée ? Pour nous, c’est non ! » : un appel qui a été signé par plus de 170 personnalités féminines pour faire barrage à l’extrême droite lors de ces élections !

La trentaine de documents présentés dans ce dossier sont indiqués avec leurs accès et sources dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

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  • Lettre ouverte aux citoyens et citoyennes de France : la France ne doit pas tomber aux mains de l’extrême droite – Document ‘WeMove.EU’ 2017
    Rétrospective sur l’Élection présidentielle française de 2017 (voir ici) – Reprise d’un document ‘act.wemove.eu’ de 2017 toujours d’actualité !

Macron a gagné les élections en France et s’est imposé face à Le Pen et au Front national. C’est avec soulagement que nous pouvons conclure notre appel. Macron s’est engagé à réformer l’Europe : Nous le prendrons au mot et serons là pour lui rappeler ses promesses. Consultez notre site web pour vous tenir au courant. www.wemove.eu

Nous ne voulons même pas imaginer une Europe sans vous. L’UE a besoin de la France. Sans vous, elle ne vaudrait plus que la moitié de ce qu’elle vaut.

Une présidente Le Pen signifierait la fin de l’Europe telle que nous la connaissons. Elle serait une mauvaise nouvelle pour nous tous : elle répandrait le nationalisme, la peur et la xénophobie. Il y a également des critiques à formuler à l’encontre du candidat Macron, et nous ne nous attendons pas à ce que vous le trouviez génial. Mais nous avons une demande à vous faire : Allez voter le 7 mai et votez contre l’extrémisme de droite. Nous sommes avec vous, côte à côte.

Pourquoi c’est important

Dimanche, le Front national, parti d’extrême droite, a obtenu son meilleur résultat à ce jour lors d’une élection présidentielle française. Si Marine Le Pen gagne dans deux semaines, la France sera dirigée par une présidente xénophobe qui veut faire sortir son pays de l’Union européenne.

Bien que de très nombreuses personnes en France soient descendues dans la rue pour protester contre le populisme de droite et le racisme, Le Pen pourrait obtenir un résultat record au second tour. Trop d’électeurs sont encore indécis quant à leur volonté de voter pour Macron et le candidat de gauche Mélenchon n’a pas encore appelé ses partisans à se prononcer contre Le Pen.

Nous avons besoin de tous les indécis pour battre le Front national. Ils doivent se rendre aux urnes dans deux semaines et voter contre Le Pen. Une défaite claire de Le Pen est tellement importante pour renforcer la France et, par conséquent, la démocratie européenne.

Ensemble, nous écrivons une lettre ouverte au peuple français pour l’appeler à voter contre le Front national. Nous publierons cet appel dans des journaux lus par de nombreux non-votants. Nous irons aux manifestations qui vont avoir lieu maintenant avec de grandes banderoles. Nous n’avons que deux semaines et nous voulons présenter une lettre ouverte avec le plus grand nombre possible de voix d’Europe.

Les élections présidentielles sont un événement décisif. Pour la première fois, les deux principaux partis établis ont été écartés de la course. La confiance dans les sociaux-démocrates et les républicains est, à juste titre, au plus bas. Les gens en France, tout comme beaucoup d’autres en Europe, aspirent au changement et à plus de justice sociale. Cela vaut pour les électeurs des candidats de gauche Mélenchon et Hamon - et dans une certaine mesure aussi pour les électeurs de Le Pen.

Nous aussi, nous voulons du changement. Nous voulons une Europe qui soit au service des citoyens et pas seulement des entreprises et des élites. Nous voulons une Europe de la durabilité écologique, de la justice sociale et de la démocratie de proximité. L’Europe doit changer ! Pour ce changement, il faut de nouveaux acteurs - à savoir nous, les citoyens et citoyennes d’Europe. Et c’est précisément pour cela que nous avons créé WeMove.

Macron s’est lui aussi prononcé en faveur d’un changement de société en Europe. Il veut organiser cette année encore un dialogue citoyen à ce sujet et inviter tous les pays de l’UE à y participer. Nous le prendrons au mot et exigerons une Europe plus sociale et plus respectueuse de l’environnement.

Qu’il n’y ait pas de malentendu : Nous ne voulons pas laisser les mains libres à Macron. Il n’est pas ’notre’ candidat. Nous rejetons une partie de son programme et continuerons à lutter contre le CETA et le pouvoir des multinationales et à défendre la protection du climat et de l’environnement. Il ne faut pas non plus oublier que le Parlement français sera renouvelé dès le mois de juin. Comme Macron n’a pas de parti, la majorité à l’Assemblée nationale sera difficile pour lui.

Avant de s’inquiéter de cela, il faut d’abord s’assurer que Marine Le Pen subisse une défaite. Son Front national ne dispose que de deux sièges au Parlement, mais ses résultats jusqu’à présent élevés lors des élections présidentielles lui donnent de bonnes perspectives pour les élections législatives. C’est aussi pour cette raison qu’il est si important de montrer que nous, citoyens de toute l’Europe, faisons front commun avec les citoyens français contre elle. Si nous n’agissons pas maintenant, elle pourrait devenir encore plus forte lors des prochaines élections en 2022.

Plus vous serez nombreux à rejoindre notre appel, plus fort sera notre message. Les Français doivent savoir que des milliers d’Européens se tiennent à leurs côtés et les soutiennent dans la lutte contre la xénophobie, le nationalisme et l’extrême droite. Veuillez également en parler à vos amis et aux membres de votre famille ! Nous pouvons utiliser toutes les voix. Et si vous connaissez quelqu’un de France, demandez-lui de signer la lettre ouverte et de voter le 7 mai !

WeMove est un mouvement citoyen européen engagé pour la solidarité et la justice sociale. C’est clair pour nous : nous ne laisserons pas tomber la France. Nous ne voulons pas que quelqu’un d’autre d’extrême droite arrive au pouvoir, après Donald Trump cette année aux Etats-Unis - ce n’est qu’alors que nous pourrons nous concentrer pleinement sur l’amélioration de l’Europe.

WeMove Europe est une organisation indépendante, basée sur des valeurs, qui vise à construire le pouvoir à partir de la base pour changer l’Europe, pour nous tous, pour les générations futures et pour la planète.

WeMove Europe ist eine unabhängige und wertebasierte Organisation, die Macht von unten aufbauen will, um Europa zu verändern, für uns alle, für künftige Generationen und für den Planeten.

WeMove Europe is an independent and values-based organization that aims to build power from below to transform Europe, for all of us, for future generations and for the planet.

WeMove.EU-We Move Europe | 2015-2022- Startseite Kontakt Über uns Spenden

VW-Skandal darf nicht folgenlos bleiben !

Source : https://act.wemove.eu/campaigns/praesidentenwahl-frankreich

Autres sources d’information :

Notre fonctionnementhttps://www.wemove.eu › notre-fonctionnement

Bougeons l’Europe - WeMove.EUhttps://www.wemove.eu › ...

Comment sommes-nous financés ?https://www.wemove.eu › comment-sommes-nous-fina... « L’indépendance financière et politique de WeMove Europe est notre principe directeur. ...

L’équipehttps://www.wemove.eu › léquipe

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  • Vidéo - Marine Le Pen veut ’faire de l’Europe une association des nations libres’ - Publié le 15/11/2021 09:15 Mis à jour le 15/11/2021 10:52 - Article rédigé par franceinfo Radio France
    Pour la candidate du RN, invitée des matins présidentiels de franceinfo, la France doit ’redevenir le chef de file politique des pays non alignés sur les dogmes de l’Union européenne’.

Invitée de franceinfo lundi 15 novembre 2022, la candidate du RN Marine Le Pen à la présidentielle dit vouloir ’faire de l’Europe une association des nations libres et non pas l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui et qui se construit contre les peuples’. Marine le Pen promet de ’chambouler’ l’Union européenne s’il elle est élue présidente de la République : ’La France va redevenir le chef de file politique des pays non alignés sur les dogmes de l’Union européenne qui vise à effondrer la souveraineté des nations’, affirme-t-elle. En cas de victoire en 2022, la cheffe de file du Rassemblement national effectuera son premier voyage officiel à l’étranger à Bruxelles pour faire passer le message : ’C’est la mission de la France’, selon elle.

>> Priorité nationale, Eric Zemmour, nucléaire, retraites, déserts médicaux... Ce qu’il faut retenir du ’matin présidentiel’ de Marine Le Pen sur franceinfo

Marine Le Pen veut faire de la Commission européenne ’un simple secrétariat du Conseil’. Selon elle, ’elle s’est attribuée des pouvoirs exorbitants et qui sont surtout anticonstitutionnels, en ce sens qu’ils vont à l’encontre de la volonté populaire, à l’encontre de la souveraineté des nations. Je serai la présidente du respect des Français, de leur volonté, mais aussi la présidente de la souveraineté des Nations’, affirme-t-elle.

Quand les Polonais reconnaissent la primauté du droit national sur le droit européen, Marine Le Pen ’applaudit des deux mains’ et rappelle que dans son programme, elle propose ’un référendum sur l’immigration dans lequel il est clairement indiqué, dans le cas d’une réforme constitutionnelle, que la Constitution est supérieure en droit à toute forme de sources de droit international, de quelque nature que ce soit’, a-t-elle expliqué.

Source : https://www.francetvinfo.fr/politique/marine-le-pen/video-marine-le-pen-veut-faire-de-l-europe-une-association-des-nations-libres_4845549.html

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  • Vu d’Allemagne - L’élection de Marine Le Pen serait une “catastrophe semblable à celle du Brexit” - Publié le 10 avril 2022 à 20h14 - Document ‘courrierinternational.com’
    Pour le “Tagesspiegel”, une éventuelle victoire de la candidate du Rassemblement national au second tour de la présidentielle menacerait l’unité de l’Union européenne et les relations franco-allemandes. À Bruxelles et à Berlin, l’élection française est donc suivie avec attention.

Photo - Marine Le Pen, la candidate du parti d’extrême droite le Rassemblement national, pendant un meeting de campagne à Perpignan, le 7 avril 2022. PHOTO/ ALBERT GEA / REUTERS

L’éventualité d’une victoire de Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour, fait frémir l’Union européenne, assure leTagesspiegel. “À Bruxelles, dans les couloirs des institutions européennes, on est unanime, explique le titre berlinois. L’arrivée de la politicienne d’extrême droite dans le fauteuil présidentiel serait pour l’UE une catastrophe semblable à celle du Brexit.”

La position de la France sur la guerre en Ukraine ou sur le respect de l’état de droit en Hongrie pourrait notamment changer, tout comme son soutien au Green Deal, ce pacte vert européen pour le climat. “Marine Le Pen souhaite qu’à l’avenir la France réoriente ses partenariats à l’étranger.” Ce qui veut dire que l’amitié franco-allemande, historiquement au cœur de la construction européenne, en pâtirait également.

“L’unité de l’Europe risque d’être très sévèrement endommagée, s’inquiète l’eurodéputé écologiste allemand Daniel Freund, spécialiste des questions relatives à l’état de droit, dans les pages du journal berlinois. Si la France n’approuvait plus la procédure européenne de sanctions contre la Hongrie, par exemple, cet instrument ne pourrait pas être utilisé contre Budapest.” Or la candidate du Rassemblement national a “une grande proximité avec le Premier ministre controversé Victor Orban, qui gouverne son pays de manière de plus en plus autoritaire”.

Menace pour l’Otan

“Mais l’élection de la candidate du Rassemblement national ne serait pas seulement un danger pour l’unité de l’Union européenne, elle le serait aussi pour l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, assure le journal berlinois. Et ce au moment où l’Europe fait face à la plus grande menace militaire qu’elle ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.”

Selon le titre de gauche, Marine Le Pen est “fascinée par Vladimir Poutine”, avec qui elle s’est fait photographier en 2017, lors de la précédente campagne électorale. Si elle a condamné l’invasion russe en Ukraine, la candidate d’extrême droite partage le point de vue critique du maître du Kremlin sur l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, et a déclaré il y a quelques jours que ce dernier pourrait “naturellement” redevenir un bon partenaire pour l’UE à l’avenir.

“Concrètement, Marine Le Pen veut quitter le commandement intégré de l’Otan”, ce qui, pour le Tagesspiegel, “aurait des conséquences terribles” dans le contexte ukrainien. “En effet, les troupes françaises qui protègent actuellement le territoire de l’Alliance atlantique sur le ‘flanc est’, c’est-à-dire aux pays Baltes et en Roumanie, seraient très probablement démobilisées.”

Lire aussi Vu de l’étranger. “Séisme” ou “désastre” ? La France n’est pas à l’abri d’une victoire de Le Pen

Lire aussi Vu de l’étranger. Et si Le Pen gagnait l’élection présidentielle ?

Courrier international - Actualités France et Monde

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Source : https://www.courrierinternational.com/article/vu-d-allemagne-l-election-de-marine-le-pen-serait-une-catastrophe-similaire-a-celle-du-brexit

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  • Revue de presse - Les conséquences d’une présidence Le Pen pour le camp occidental inquiètent les médias étrangers – Par Fanny Scuderi - Publié lundi 11 avril 2022 à 15:42 - Modifié lundi 11 avril 2022 à 17:48 - Document ‘letemps.ch’
    La France gouvernée par Marine Le Pen ? Au lendemain du premier tour qui a désigné celle qui a souvent soutenu Vladimir Poutine comme adversaire du président sortant, les médias étrangers dressent plusieurs scénarios pour préparer cette éventualité

« Nous devons réfléchir à une présidence Le Pen », annonce leFinancial Times(FT). « Plutôt que de rejeter les chances de Marine Le Pen, il est temps de réfléchir sérieusement à ce que signifierait sa possible victoire pour la France et au-delà », introduit-il. « L’au-delà » intéresse particulièrement les médias européens et américains. A quel point l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen déboussolerait-elle le compas européen ? Quels effets aurait-elle sur la guerre en Ukraine menée par le pouvoir russe, alors que la cheffe du Rassemblement national a maintes fois soutenu Vladimir Poutine ?

Certes, Marine Le Pen s’est distanciée du dirigeant russe dans le cadre de la guerre d’Ukraine, affirmant que sa vision de l’homme d’Etat avait « changé ». « Mais la précédente admiration ouverte de Marine Le Pen pour Vladimir Poutine et Donald Trump est toujours révélatrice », critique le Financial Times.

Viktor Orban, un modèle ?

En Europe, Marine Le Pen a nourri des liens avec les « démocrates ‘illibéraux’ » de Hongrie et de Pologne, poursuit le quotidien : le mois dernier, elle n’a pas attendu pour féliciter le dirigeant hongrois Viktor Orban pour son maintien à la tête du pays, bien qu’il soit accusé par l’UE de violation de l’Etat de droit, d’entraves à la liberté d’expression et de corruption. « Au mieux, Le Pen n’est pas troublée par les péchés d’Orban. Au pire, elle les voit comme un modèle pour la France », se désole le journal financier britannique.

Marine Le Pen s’oppose aux sanctions énergétiques contre la Russie, car elles augmenteraient le coût de la vie en France. « Vladimir Poutine a eu quelques semaines désastreuses. Mais les électeurs de France pouvaient encore lui offrir un peu d’espoir », taquine cyniquement le FT.

« Emmanuel Macron veut transformer l’Europe en une puissance militaire crédible. Marine Le Pen, dont le parti a reçu des financements d’une banque russe et, plus récemment, d’une banque hongroise, a d’autres priorités », relève leNew York Times.

Délitement du front contre la Russie

Il existe un risque pour que le front contre la Russie s’effondre, s’inquiète le quotidien suédois libéral Dagens Nyheter, cité parCourrier international : « Deux semaines de bataille intense contre Emmanuel Macron attendent désormais la France, avec l’avenir de l’Europe en jeu. Si Le Pen l’emporte, il existe un risque réel que le front uni de l’Occident contre la Russie s’effondre. » « Marine Le Pen n’est pas n’importe quelle femme politique. Elle a prôné la reconnaissance de l’annexion de la Crimée par la Russie, elle souhaite que la France quitte les structures militaires de l’OTAN », illustre-t-il.

« Marine Le Pen pourrait gagner les élections en France (et ce serait un succès pour Poutine) », indique le titre d’un article du quotidien italienCorriere della Sera. « Ce serait un tremblement de terre, pas seulement pour la France. Ce serait une grande victoire pour Vladimir Poutine. Une défaite pour Biden, Scholz, Draghi. Et ce serait la fin de l’Union européenne telle que nous l’avons connue. Car sur cette question la fille de Jean-Marie Le Pen n’a pas changé : elle reste la populiste, la souverainiste, la nationaliste, l’anti-européaniste de toujours. »

« Sa proposition de réforme de l’Union européenne est en fait l’abolition de l’Union européenne. C’est la fin de la libre circulation, c’est le refus de la dette commune, le rejet de l’armée européenne, de la diplomatie européenne, de la fiscalité européenne. C’est l’idée que les Français sont meilleurs que le reste de l’humanité », accuse le quotidien italien.

Amitié franco-allemande en sursis

En Allemagne, pays européen influent s’il en est, les médias estiment que leur pays perdrait un allié de taille si une victoire de Marine Le Pen se concrétisait : « Il est grand temps que les Allemands réalisent que les chances d’une victoire de Le Pen cette fois sont nettement plus élevées qu’en 2017 », s’alarme laSüddeutsche Zeitung. « Emmanuel Macron a activement entretenu l’amitié franco-allemande. Marine Le Pen promet de réduire sévèrement les relations avec Berlin. Pour l’Allemagne, une victoire de Le Pen aurait des conséquences beaucoup plus directes et drastiques que la victoire électorale de Donald Trump aux Etats-Unis en 2016 », avertit le quotidien allemand.

Les Opinions publiées par Le Temps sont issues de personnalités qui s’expriment en leur nom propre. Elles ne représentent nullement la position du Temps.

Lire aussi : Trois politiciens suisses analysent le nouveau paysage politique français

Lire aussi : Les colères françaises, plus que jamais arbitres de la présidentielle

Lire aussi : Le Pen-Macron, le duel déjà vu pourrait réserver des surprises, jugent les médias français

Le Temps : Site suisse d’information

Le Temps| Déguster la Suisse, chaque mois - HelvetiBox

Source : https://www.letemps.ch/opinions/consequences-dune-presidence-pen-camp-occidental-inquietent-medias-etrangers

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  • Élections en France : le cauchemar Le Pen - - Un commentaire de Michaela Wiegel - Paris, le 11 avril.2022 - Mis à jour le 16.04.2022-10:56 - Photo : AP - Extrait
    Sous la présidence de Marine Le Pen, le mot d’ordre serait : la France d’abord. Ce serait fatal pour l’Allemagne, avec laquelle elle voit des ’différences insurmontables’. Et une catastrophe pour l’Europe.

Emmanuel Macron a appelé le second tour décisif des élections présidentielles en France ’un référendum sur l’Europe’. C’est osé. Le dernier référendum français sur l’Europe ne s’est pas bien terminé. Il a révélé un profond clivage entre des citoyens méfiants et insatisfaits et une élite dirigeante ‘europhile’. Une nette majorité a voté ’non’ au traité constitutionnel européen. Depuis ce jour, aucun président français n’a osé organiser un référendum sur l’Europe.

Pourtant, Macron a raison. Le choix entre Marine Le Pen et lui est un choix d’orientation dont les conséquences dépassent largement les frontières de la France. Macron a peut-être parfois trop demandé à l’UE et pensé son avenir de manière trop française. Il a défié les certitudes allemandes. Mais il n’a jamais fait douter de sa volonté de faire avancer l’UE…

Lire la suite maintenant (en allemand) … à la source - FAZ.NET complet > https://www.faz.net

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  • Présidentielle 2022 : ’L’élection de Marine Le Pen serait une très mauvaise nouvelle pour l’Europe’, s’inquiète l’eurodéputé allemand Daniel Freund - Article rédigé par franceinfo Radio France - Publié le 13/04/2022 23:26
    L’eurodéputé allemand écologiste s’inquiète sur la possible arrivée au pouvoir de Marine Le Pen. ’Ce ne sont pas de bonnes nouvelles pour la coopération entre nos deux pays’, confie-t-il.

Photo - Marine Le Pen tient une conférence de presse sur la diplomatie et la politique étrangère à Paris le 13 avril 2022. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

’L’élection de Marine Le Pen serait une très mauvaise nouvelle pour l’Europe’, a déclaré mercredi 13 avril sur franceinfo Daniel Freund, eurodéputé allemand écologiste, après les propos de Marine Le Pen. ’Voter Marine Le Pen c’est prendre un billet d’aller sans retour vers le Kremlin’, a-t-il ajouté alors que la candidate à la présidentielle a plaidé pour un ’rapprochement stratégique entre l’Otan et la Russie.’

franceinfo : Est-ce que les propos de Marine Le Pen vous inquiète ?

Daniel Freund : Oui, cela fait peur. Dire que les intérêts de la France et de l’Allemagne sont opposés et qu’elle veut arrêter un grand nombre de collaborations qu’on a bâties depuis la Seconde Guerre mondiale, ce ne sont pas de bonnes nouvelles pour la coopération entre nos deux pays, mais aussi pour toute l’Union européenne. L’élection de Marine Le Pen serait une très mauvaise nouvelle pour l’Europe.

Que vont penser les dirigeants allemands ? Sont-ils inquiets ?

Ce qui inquiète surtout, c’est la relation proche qu’elle a de longue date avec Vladimir Poutine. Dans une situation de guerre en Ukraine, avoir quelqu’un à la tête de la France avec une relation si proche, qui veut se réconcilier avec la Russie, ce n’est vraiment pas la bonne position. ’On a nos propres problèmes en Allemagne avec nos relations énergétiques avec la Russie que l’on est en train de corriger avec ce nouveau gouvernement.’

Daniel Freund, eurodéputé allemand écologiste à franceinfo

Les intérêts de l’Allemagne et de la France sont-ils divergents, notamment dans le domaine de la défense, comme le dit Marine Le Pen ?

Si on veut défendre nos intérêts contre des gens comme Poutine ou Xi Jinping en Chine, il ne faut pas de souveraineté nationale. L’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, on ne peut pas faire seul. L’Union européenne est une défense européenne. C’est le seul chemin qui peut vraiment mener à une défense de nos intérêts commun. Par contre, si on dit qu’il y a des différences entre l’Allemagne et la France, on va être de petits pays qui n’arrivent pas à se défendre contre de grandes puissances.

Source : https://www.francetvinfo.fr/politique/marine-le-pen/presidentielle-2022-l-election-de-marine-le-pen-serait-une-tres-mauvaise-nouvelle-pour-l-europe-s-inquiete-l-eurodepute-allemand-daniel-freund_5080525.html

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  • « Marine Le Pen veut construire une Europe des nations en bouleversant les institutions » - Robert Jules, 12 avril 2022, 6:58 - - Document ‘latribune.fr’ Réservé aux abonnés
    Entretien. Même si la politique étrangère ne devrait pas être au centre de la campagne du second tour de la campagne présidentielle, l’opposition est totale entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Si elle était élue, la candidate du Rassemblement national se rapprocherait de la Hongrie et de la Pologne pour construire une Europe des nations qui s’opposerait à la souveraineté européenne défendue par le président sortant. De même, un rapprochement avec la Russie recalibrerait la relation avec les Etats-Unis, explique Mathilde Ciulla, coordinatrice du bureau de Paris du think tank European Council on Foreign Relations (ECFR*).

Powered By ETX Daily Up 8 minutes - Photo - Mathilde Ciulla, coordinatrice du bureau de Paris du think tank European Council on Foreign Relations (ECFR). (Crédits : DR)

LA TRIBUNE - La guerre menée en Ukraine par la Russie a-t-elle eu une influence sur le scrutin à la lumière du premier tour de l’élection présidentielle ?

Mathilde Ciulla - Oui. Au lendemain de l’agression russe en Ukraine, il y a vraiment eu un effet de ralliement derrière le drapeau qui a bénéficié à Emmanuel Macron. Durant les premières semaines de la guerre, il était très haut dans les sondages, ce qui est inédit pour un président sortant depuis les années 1960. Les Françaises et les Français ont jugé Emmanuel Macron comme la seule personne ayant une stature internationale, capable d’être assis à la même table de négociations que les dirigeants des autres grands pays. Il a également bénéficié du positionnement de certains candidats sur cette question. L’extrême droite entretient des liens clairs et étroits avec la Russie de Vladimir Poutine. D’autres ont eu une attitude plus ambiguë à l’exemple de Jean-Luc Mélenchon, ce qui n’a pas aidé à la clarté de son positionnement. Le candidat qui en a le plus pâti a été Eric Zemmour. Parti très haut dans les sondages, il a défendu Vladimir Poutine jusqu’à très récemment, par exemple en s’opposant à l’accueil de réfugiés ukrainiens sur le sol français. Au contraire, Marine Le Pen a eu l’habileté d’éviter tout discours pro-Poutine, malgré ses liens bien connus avec le Kremlin, pour se concentrer sur l’impact des sanctions sur le pouvoir d’achat des Français. 

Précisément, les positions de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon même si elles sont très différentes s’opposent à celles d’Emmanuel Macron. Cela peut-il peser sur le second tour ? 

Même s’il y a une certaine complaisance de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon à l’égard du régime russe, ce n’est pas pour les mêmes raisons. Dans le cas du candidat de la France insoumise, il s’agit davantage d’une position anti-américaine que pro-russe. Et je ne pense pas que cet argument sera décisif aux yeux des électeurs de Jean-Luc Mélenchon pour s’abstenir ou voter Le Pen. Leur choix se fera davantage en réaction à la politique menée par Emmanuel Macron depuis cinq ans, qu’ils perçoivent comme une attaque contre le modèle social français, avec la montée des inégalités et l’appauvrissement de certaines couches de la population. Je ne pense pas que les positions des deux candidats en matière de politique internationale seront déterminantes en ce qui concerne le report de voix pour le second tour. 

Le fait qu’ils s’opposent tous les deux à la vision d’Emmanuel Macron sur l’Europe n’est donc pas de nature à séduire des électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui rejettent une Europe qu’ils voient sous une influence libérale qui affaiblit la souveraineté des Etats ? 

Cet aspect existe mais il est marginal. Jean-Luc Mélenchon a mis l’accent sur l’altermondialisme et le non-alignement en fin de campagne. C’est quand même une grande différence par rapport à la politique internationale que mènerait Marine Le Pen si elle était élue à la présidence. Son rapport à la Russie relève plus de la logique de l’ennemi de mon ennemi est mon ami, dicté comme je l’ai déjà dit par son anti-américanisme. Il est plus ouvert à des alliances avec d’autres pays alliés, là où la candidate du Rassemblement national parle de fermeture.

Dans ces conditions, pensez-vous que la notion de ’souveraineté européenne’ défendue par Emmanuel Macron est audible auprès des électeurs ? 

Oui, et l’Ukraine en est un bon exemple. Des positions et des actions ont été rapidement prises par l’Union européenne. Cela n’aurait pas été possible sans le travail réalisé ces cinq dernières années, notamment par Emmanuel Macron. La question de souveraineté, d’autonomie stratégique, de l’Union européenne, qu’il a mise en avant depuis 2017, a fait son chemin et a permis aux États membres de se rassembler plus rapidement autour d’une idée commune. Aujourd’hui, elle s’est imposée, même si cette unité n’est pas acquise en raison de nombreuses opinions divergentes. Marine Le Pen, au contraire, même si elle accepte aujourd’hui le cadre de l’Union européenne, veut construire une Europe des nations en bouleversant les institutions. Si elle arrive au pouvoir, elle cherchera des alliances avec la Hongrie, la Pologne, des États qui généralement partagent plus ou moins sa vision de l’Europe. C’est ce qu’elle veut mettre en avant dans sa campagne de deuxième tour : une Europe fermée, avec un contrôle des frontières bien plus strict, un retour des pouvoirs de décision à l’échelon national, donnant la primauté du droit national sur le droit européen. 

L’ECFR (European Council on Foreign Relations) publie une enquête qui montre que les Français manifestent une méfiance à l’égard de leur système politique alors que les autres Européens le jugent plutôt bon. Comment expliquer cette divergence de perception ?

Ce pessimisme est particulier aux Français, peut-être en raison de la verticalité du pouvoir tel qu’il est exercé par Emmanuel Macron. Chaque fois qu’il a essayé de mettre en place une consultation, cela n’a pas vraiment marché. Cette déconnexion donne aux Français l’impression que le système ne marche pas, ce qui engendre une certaine lassitude qui explique le niveau élevé de l’abstention. Nombre d’électeurs ont l’impression qu’ils ne sont sollicités que chaque cinq ans, et, entre-temps, qu’on ne leur demande jamais leur avis sur les politiques mises en place. Cela fait plusieurs années que nous faisons ce sondage et nous constatons que les Français répondent toujours de la même façon.

N’y-a-il pas un déficit de représentation dû au régime présidentiel de la France, une exception par rapport aux autres démocraties qui ont un régime parlementaire, à l’exemple de l’Allemagne où une coalition entre sociaux-démocrates, écologistes et libéraux gouverne à partir d’un contrat concret et clair ? La constitution de la Ve République est-elle toujours adaptée au monde d’aujourd’hui ? 

Si je me place du point de vue de ma spécialité, les relations internationales, on constate en effet qu’il n’y a aucun contrôle de l’Assemblée nationale ni du Sénat sur la politique étrangère décidée par l’exécutif. Ce qui est très dommageable à la démocratie et à la représentativité. Le Parlement qui est l’émanation de la volonté du peuple n’a aucun contrôle sur les décisions internationales prises par le président de la République. Sans se positionner sur le statut de la constitution de Ve république, il est clair qu’il faudrait renforcer le rôle du parlement sur les questions de relations internationales, notamment en sollicitant notre réseau diplomatique, et cesser de faire une politique étrangère de façon très verticale. 

Si nous connaissons déjà la politique étrangère d’Emmanuel Macron, quelle serait celle de Marine Le Pen, si elle était élue ?

On assisterait sûrement à un rééquilibrage des alliances et des coalitions à l’intérieur de l’Union européenne. Marine Le Pen ne réserverait pas sa première visite officielle à l’Allemagne comme c’est la tradition. Elle se rendrait certainement en Hongrie et en Pologne. Elle irait voir ses plus grands alliés pour signifier un réel changement d’équilibre et de coalition. Un tel choix serait très dommageable au couple franco-allemand, du moins dans un premier temps, car je ne vois pas comment elle pourrait éviter de travailler avec l’Allemagne sans qui la France ne peut pas agir à l’échelle européenne.

Par exemple, concernant l’OTAN, dont elle assurait depuis des années vouloir sortir, elle a déclaré il y a quelques semaines que si elle était élue, la France ne quitterait pas l’OTAN et son commandement intégré avant la fin de la guerre en Ukraine. Ce qui est une façon de reconnaître l’utilité du rôle de cette organisation ! Mais j’ignore ce que ça augure par rapport au reste des positions qu’elle prendra le jour où la guerre en Ukraine prendra fin. En tous les cas, son agenda privilégiera le renforcement de ses liens avec l’est de l’Europe durant les premières semaines de sa présidence.

Au-delà de l’Europe, quels pourraient être ses rapports avec les Etats-Unis, la Chine et évidemment la Russie ? 

Comme elle l’a fait depuis plusieurs années, Marine Le Pen se rapprochera de Vladimir Poutine. Ce renforcement des liens entre la France et la Russie entraînera logiquement un éloignement des Etats-Unis. Elle justifiera sans doute son rapprochement avec la Russie pour s’assurer que cette dernière ne se tourne pas vers la Chine, comme elle a commencé à le dire ces dernières semaines. Ce qui est sûr, c’est que les droits fondamentaux ne seraient pas au centre des préoccupations de la France. Marine Le Pen s’inspirerait certainement de la façon de faire dictatoriale ou autocratique adoptée par ces deux pays. A l’évidence, ce serait un tournant majeur de la politique étrangère de la France.

Propos recueillis par Robert Jules - (*) ECFR Robert Jules

Source : https://www.latribune.fr/economie/france/presidentielle-2022/marine-le-pen-veut-construire-une-europe-des-nations-en-bouleversant-les-institutions-913635.html

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8.
Ce qu’une victoire de Le Pen signifierait pour l’Europe – Par ‘Judith Kormann’ – Le 16.04.2022, 05.30 heures - Document NZZ – Traduction Jacques Hallard.

Si la nationaliste de droite accédait au palais de l’Élysée, cela aurait également de graves conséquences pour l’Union européenne. La dispute sur l’ordre juridique de l’UE s’envenimerait - et le tandem franco-allemand irait droit dans le mur.

Sous la présidence de Marine Le Pen, le rôle de la France dans l’UE serait totalement différent de ce qu’il a été jusqu’à présent.

L’enjeu des élections présidentielles françaises du 24 avril 2022 est de taille. En effet, avec le président sortant Emmanuel Macron et la nationaliste de droite Marine Le Pen, deux candidats aux projets diamétralement opposés s’affrontent…

Nombreuses contributions d’actualités en allemand…

« NZZ Akzent » : Le Pen : Der Macht so nah wie nie

Source : https://www.nzz.ch

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9.
L’Europe est-elle menacée de ’Frexit’ ? L’Union Européenne changerait de visage sous la présidente Le Pen - Le 16.04.2022, 08:20 heures - Source : ntv.de, Stephanie Lob, AFP – Traduction du 19 vril 2022 par Jacques Hallard de l’article intitulé « Droht Europa gar der ’Frexit’ ? EU bekäme unter Präsidentin Le Pen anderes Gesicht »

Marine Le Pen s’est montrée de bonne humeur lors de ses dernières apparitions électorales. (Photo : picture alliance / abaca)

Que deviendrait la France, que deviendrait l’Union européenne si la nouvelle présidente française s’appelait Le Pen ? Ce n’est pas clair. Officiellement, Le Pen n’aspire plus à quitter l’UE, mais elle pourrait agir comme la Pologne et la Hongrie et torpiller une politique commune.

Le spectre d’un ’Frexit’ hante l’Europe : avant le second tour des élections présidentielles françaises dans un peu plus d’une semaine, la crainte d’une éventuelle victoire de la populiste de droite Marine Le Pen contre le président sortant Emmanuel Macron augmente en Europe. Certes, la femme de 53 ans nie vouloir conduire la France hors de l’Union européenne. Mais ses projets ressemblent à un plan d’action. Avec Le Pen, le partenariat franco-allemand serait également mis à l’épreuve.

Attaques dans la campagne électorale - Les choses deviennent personnelles entre Macron et Le Pen

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui à 72 ans est de loin le chef de la diplomatie le plus ancien de l’UE, ne mâche pas ses mots. Il voit la France dans une ’sorte de guerre civile politique’. Le Pen a déclaré que le second tour serait un ’référendum contre Macron’ et ses idées pro-européennes. Le ministre des Affaires européennes de Macron, Clément Beaune, qualifie quant à lui le vote de ’référendum sur l’Europe’.

Les deux candidats et leurs programmes ne pourraient pas être plus opposés : D’un côté, Macron, souvent loué comme un ’visionnaire’ européen, qui a présenté peu après sa victoire électorale en 2017 un ambitieux programme de réforme de l’UE - dont une partie est toutefois tombée à l’eau faute de soutien allemand.

De l’autre, la fille aînée du militant d’extrême droite français Jean-Marie Le Pen, qui veut ’remettre l’Union européenne à sa place’. Elle stigmatise l’UE en tant que ’structure supranationale illégitime’ et menace de réduire les ressources à hauteur de plusieurs milliards.

Les Français sont contre la sortie de l’UE

Officiellement, Le Pen n’aspire pas à un ’Frexit’. Elle avait également abandonné sa revendication d’une sortie de la France de l’euro après sa nette défaite contre Macron en 2017. Selon les sondages, il n’y a pas de majorité pour les deux en France. Asselborn estime toutefois qu’une présidente Le Pen signifierait un ’bouleversement de l’Europe en tant que projet de valeurs et de paix’ et qu’elle toucherait durement l’Union européenne dans son ’essence’.

Le Brexit et les controverses sur l’Etat de droit qui durent depuis des années avec la Pologne et la Hongrie ont déjà mis l’UE sur la sellette. Le Pen promet un référendum constitutionnel en cas de triomphe contre Macron. Selon elle, ’tous les textes européens qui vont à l’encontre de notre loi suprême ne seront plus applicables en France’. Le modèle est la Pologne, gouvernée par les nationaux-conservateurs : Dans ce pays, la Cour constitutionnelle avait remis en question la primauté du droit européen sur le droit national dans un arrêt historique rendu en octobre.

Le gouvernement allemand regarde également Paris avec inquiétude : la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a déclaré, en faisant allusion à la guerre en Ukraine, qu’il était ’important, surtout en ces temps, que nous restions ensemble, forts, en tant qu’Européens’. Pour le ’moteur’ franco-allemand de l’UE, une victoire électorale de Le Pen ne serait pas de bon augure : elle reproche à l’Allemagne de représenter ’la négation absolue de l’identité stratégique française’. Dès que la guerre d’Ukraine sera terminée, elle veut plaider pour un ’rapprochement stratégique’ entre la Russie et l’OTAN, déclare Le Pen. L’unité tant vantée de l’UE face à Moscou disparaîtrait alors. Après l’attaque russe contre l’Ukraine, Le Pen avait certes fait détruire des brochures électorales dans lesquelles elle apparaissait aux côtés du président Vladimir Poutine. Mais elle a longtemps courtisé Poutine et, selon les médias, a reçu des crédits de plusieurs millions de la part de banques russes.

Les perspectives de Le Pen suscitent l’enthousiasme de l’AfD et du parti d’extrême droite Lega en Italie, qui siègent avec le Rassemblement national de Le Pen dans un groupe au Parlement européen. Toute ’l’Europe raisonnable’ soutient désormais Le Pen au second tour, a ‘tweeté’ l’eurodéputé AfD Gunnar Beck après le premier tour des élections.

En savoir plus sur le sujet (en allemand) :

Au revoir Rüstungsprojekte Le Pen attackiert Deutschland scharf

Erstarkte Le Pen gegen Macron Frankreich steht auf der Kippe

Zum dritten Mal in der Stichwahl Le Pen wittert große Chance aufs Präsidentenamt

Hochrechnungen sind sich einig Macron und Le Pen gehen in Stichwahl um Präsidentschaft

Référence : https://www.n-tv.de/politik/EU-bekaeme-unter-Praesidentin-Le-Pen-anderes-Gesicht-article23271549.html

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10.
Élections françaises : ’Frexit’ et proximité avec Poutine ? La peur de Le Pen grandit - Traduction du 19 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article intitulé « Wahlen in Frankreich : ’Frexit’ und Nähe zu Putin ? Die Angst vor Le Pen » - Créé le 16.04.2022, 22:23 - Auteur : Jan-Frederik Wendt – Document ‘fr.de’

Lors des élections en France, la populiste de droite Marine Le Pen affronte Emmanuel Macron. Sa victoire pourrait constituer une épreuve pour l’UE.

Bruxelles - Quelques années seulement après le ’Brexit’, l’inquiétude grandit en Europe face à un ’Frexit’. Les élections présidentielles françaises de 2022 auront lieu dans un peu plus d’une semaine. En cas de succès de la populiste de droite Marine Le Pen, les experts craignent une sortie de la France de l’UE. Certes, l’adversaire du président sortant Emmanuel Macron nie vouloir conduire la France hors de l’Union européenne. Mais ses projets ressemblent à un plan d’action. Avec Le Pen, le partenariat franco-allemand serait lui aussi mis à l’épreuve.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a des mots très clairs. A 72 ans, le chef de la diplomatie le plus ancien de l’UE voit la France dans une ’sorte de guerre civile politique’. Le Pen a déclaré que le second tour des élections serait un ’référendum contre Macron’ et ses idées pro-européennes.

France : le second tour comme ’référendum sur l’Europe’ ?

Le ministre des Affaires européennes de Macron, Clément Beaune, qualifie quant à lui le second tour de ’référendum sur l’Europe’. Les deux candidats et leurs programmes électoraux pour la France ne pourraient pas être plus opposés : Macron, loué comme un ’visionnaire’ européen, et la fille aînée de l’extrémiste de droite français Jean-Marie Le Pen, qui veut ’remettre l’Union européenne à sa place’. Elle stigmatise l’UE comme une ’structure supranationale illégitime’ et menace de couper des milliards dans les budgets.

La populiste de droite Marie Le Pen avant les élections en France - Élections françaises : officiellement, la populiste de droite Marie Le Pen n’aspire pas à un ’Frexit’. Daniel Cole/dpa

Officiellement, Le Pen n’aspire ni à un ’Frexit’ ni à une sortie de la France de l’UE. Après sa défaite électorale de 2017 face à Macron, elle avait abandonné cette revendication. Selon les sondages, il n’y a pas de majorité pour les deux en France. Asselborn estime toutefois qu’une présidente Le Pen signifierait ’un bouleversement de l’Europe en tant que projet de valeurs et de paix et toucherait gravement l’UE dans son ’essence’’.

En cas de victoire électorale, Le Pen promet un référendum sur la Constitution. Selon elle, ’tous les textes européens qui s’opposent à notre loi suprême ne seront plus applicables en France’. Le modèle est la Pologne, gouvernée par les nationaux-conservateurs. En octobre, la Cour constitutionnelle y avait remis en question la primauté du droit européen sur le droit national dans un arrêt historique.

Avant les élections : l’Allemagne regarde la France avec inquiétude

Le gouvernement allemand regarde également la France avec inquiétude avant les élections : la ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock (Verts) a déclaré qu’il était important, dans la perspective de la guerre en Ukraine, ’que nous restions unis et forts en tant qu’Européens, surtout en cette période’.

La victoire électorale de Le Pen ne signifierait pas grand-chose de bon pour l’Allemagne : elle reproche à la République fédérale d’être synonyme de ’négation absolue de l’identité stratégique française’. Après une éventuelle fin de la guerre en Ukraine, Le Pen souhaiterait promouvoir un ’rapprochement stratégique’ entre la Russie et l’OTAN. L’unité tant vantée de l’UE vis-à-vis de Moscou disparaîtrait alors.

Après l’attaque de la Russie contre l’Ukraine, Le Pen avait certes fait détruire des brochures électorales dans lesquelles elle apparaissait aux côtés du président russe Vladimir Poutine. Mais Le Pen a longtemps courtisé Poutine et, selon les médias, a accepté des crédits de plusieurs millions de la part de banques russes. (jfw avec AFP).

Nachrichten aus Deutschland und der Welt

File:Frankfurter Rundschau logo.svg - Wikimedia Commons

Source : https://www.fr.de/politik/frankreich-wahl-le-pen-macron-frexit-eu-austritt-putin-ukraine-91483625.html

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11.Présidentielle 2022 : ’Rien n’est joué, le pire est toujours possible’, estime Jean Castex - Article rédigé par franceinfo Radio France - Photo - Le Premier ministre Jean Castex, le 19 avril 2022 sur France Inter. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

S’il reconnaît qu’’il y a sûrement des erreurs commises’ pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron, le Premier ministre assure que si Marine Le Pen est élue, ’il y aura des conséquences très graves’.

’Rien n’est joué’ pour le second tour de la présidentielle dimanche, a estimé Jean Castex mardi 19 avril sur France Inter, convaincu qu’il ’ne faut pas donner l’idée que le match est plié’ entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ’il ne l’est pas’. Le Premier ministre s’est dit préoccupé par l’échéance du 24 avril : ’La priorité c’est de gagner l’élection présidentielle, c’est de faire en sorte que notre pays reste fidèle à lui-même’. ’Nous devons convaincre [les Français] que le programme d’Emmanuel Macron est le meilleur pour la France et pour eux’, a-t-il martelé, considérant que ’si Marine Le Pen est élue, dimanche, il y aura des conséquences très graves pour notre vie quotidienne, pour l’économie et pour la souveraineté de la France’.

Répondant aux électeurs qui souhaiteraient s’abstenir, le Premier ministre a jugé que ’s’abstenir c’est mettre dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen, or il y a des différences fondamentales, des différences très fortes’ entre les deux candidats. Jean Castex a ainsi fait valoir ’l’esprit de protection’ avec lequel Emmanuel Macron a géré la crise sanitaire, empêchant ’des milliers de faillites’ et protégeant ’des millions de salariés du chômage par l’activité partielle’. S’il a reconnu ’qu’il y a sûrement eu des erreurs’ de commises, ’le pire est toujours possible’, a-t-il mis en garde faisant référence à un possible quinquennat de Marine Le Pen.

’Marine Le Pen se présente sous des atours sympathiques de bonne mère de famille, mais les Le Pen restent les Le Pen.’ - Jean Castex, Premier ministre à France Inter

’Et la politique de Madame Le Pen serait dramatique pour notre pays’, estime le Premier ministre qui a appelé à ouvrir les yeux sur le visage de la candidate du RN, ’même si elle noie tout cela dans des propositions contradictoires, qu’elle apparaît comme une dame gentille avec ses chats’. Il l’a comparée au chat Raminagrobis, dans la fable de La Fontaine Le chat, la belette et le petit lapin. ’C’est un chat tout doux, tout gentil, et quand ce pauvre petit lapin et cette pauvre belette arrivent jusqu’à lui, il les croque, il les mange. C’est ça, derrière Marine, il y a toujours un Le Pen, il faut quand même le rappeler’, a insisté le Premier ministre.

.@JeanCASTEX : ’Je vois madame Le Pen apparaître avec ses chats pour se rendre aimable. Il y a une fable de La Fontaine, ’Le chat, la belette et le lapin’. Le chat est gentil, mais quand le lapin arrive à lui, il le mange. Derrière Marine, il y a toujours Le Pen.’ #le79Inter pic.twitter.com/b4JireRYrx - France Inter (@franceinter) April 19, 2022

>> Suivez en direct le duel à distance d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle.

Source : https://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/presidentielle-2022-rien-n-est-joue-il-y-a-surement-eu-des-erreurs-mais-le-pire-est-toujours-possible-plaide-jean-castex_5090044.html

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12.
Élection présidentielle en France – Selon l’homme d’État italien Enrico Letta : « Si Maine Le Pen gagne, l’Europe est en morceaux » - Traduction du 19 avril 2022 par jacques Hallard d’un article intitulé « Elezioni presidenziali Francia, Letta : se vince Le Pen, Europa in pezzi » - 11 avril 2022 | 09.10 - Document ‘adnkronos.com’

’C’est pourquoi l’Europe doit accélérer pour donner des réponses fortes et unies. S’ils ne viennent pas, nous ferons le jeu de Le Pen et d’Orban.

[Enrico Letta est un homme d’État italien membre du Parti démocrate, né le 20 août 1966 à Pise. Neveu du journaliste Gianni Letta, il entre en politique dans le giron de la gauche démocrate chrétienne, intégrant successivement la Démocratie chrétienne puis le Parti populaire italien. Wikipédia - Il est revenu en politique en mars 2021, en se faisant élire au secrétariat du Parti démocrate, peu après la formation du gouvernement de large entente du technocrate Mario Draghi.

« Le premier tour en France est encourageant, il montre que dans l’affrontement entre souverainistes et pro-européens, ce sont ceux qui croient en une Europe plus forte et plus unie qui sont en tête, pas ceux qui veulent la briser ».

C’est ce qu’a déclaré le secrétaire d’État au PD, Enrico Letta, dans une interview accordée à ‘La Repubblica’ après le premier tour des élections présidentielles en France, avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour. Selon Letta, le risque posé par le populisme ’continue d’être sous-estimé’ car on pensait que la défaite de Trump ou la folie évidente de la guerre de Poutine suffiraient à affaiblir les partis de droite qui les ont toujours soutenus’.

’On a cru, à tort, que le conflit entre le nationalisme et l’intégration européenne pouvait être résolu en faveur de cette dernière. Malheureusement, nous avons constaté que ce n’est pas le cas. Il est nécessaire de surveiller les angoisses de l’électorat pour éviter que l’angoisse de l’avenir, du travail, de la précarité et de la baisse du pouvoir d’achat des familles n’accentue la radicalisation. C’est pourquoi l’Europe doit accélérer ses efforts pour apporter des réponses fortes et unifiées. S’ils n’arrivent pas, nous ferons le jeu de Le Pen et d’Orban.

’Dans le passé, on a trop concédé à ceux qui veulent faire éclater l’Europe, sans comprendre que le fait de ne pas pouvoir construire une Union efficace parce qu’elle est bloquée par des vetos finit par favoriser précisément ceux qui visent à l’affaiblir. Je pense aux politiques migratoires ou à la défense commune. C’est pourquoi les traités doivent être réformés le plus rapidement possible afin que les décisions ne soient plus prises à l’unanimité mais à la majorité, sinon les Orbans gagneront toujours’, a conclu le secrétaire du Parti démocratique.

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13.
Élection présidentielle française – « Que se passe-t-il si Marine Le Pen gagne ? L’Europe sera en danger - Traduction du 19 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article intitulé « Elezioni presidenziali in Francia : cosa succede se vince Le Pen, Europa a rischio » - David Romoli - 09 avril 2022

Soudain, le spectre qui terrifiait l’Occident il y a quelques années, celui qui semblait avoir été dissipé et qui n’était peut-être qu’exorcisé, est réapparu plus combatif et plus menaçant qu’auparavant. Nous parlons de ce qui a été défini comme le populisme, dont les élections françaises, il y a quelques semaines encore, étaient censées avoir décrété l’inexorable déclin. La comparaison des sondages d’hier et d’aujourd’hui, en vue du premier tour des élections présidentielles dimanche prochain, puis du second tour le dimanche 24 avril, permet de constater à quel point les choses ont changé en un mois.

Le 8 mars 2022, la cote de popularité du président sortant Emmanuel Macron s’est établie à 33,5 % au premier tour, celui où tous les candidats se présentent. Le principal challenger, Marine Le Pen, visage français du populisme européen, n’a pas dépassé les 15% : plus de 18 points d’écart. Il y a deux jours, Macron était tombé à 28%, Le Pen avait atteint 23%, mettant définitivement hors course l’autre candidat d’extrême-droite, le journaliste Eric Zemmour, qui ces derniers mois avait semblé sur le point de dépasser Le Pen, et qui est maintenant à 9%, quatrième sur les 12 candidats en lice.

Avant lui, à 15,5%, le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon. Il est bien connu que les données du premier tour ne sont pas considérées comme trop significatives en elles-mêmes puisque c’est au second tour que Macron peut faire le plein de votes antifascistes et antipopulistes, y compris ceux de nombreux électeurs de droite, et c’est grâce à ce ’vote utile’ que Macron devrait de toute façon avoir la victoire en poche. Mais même de ce point de vue, le virage brutal enregistré par les sondages est pour le moins alarmant. Il y a un mois, les intentions de vote pour le second tour entre les deux candidats les mieux placés dimanche prochain donnaient le président sortant 61% et Marine Le Pen 39%.

Aujourd’hui, les chances sont de 53% contre 47% et certains disent que l’écart pourrait être encore plus étroit. L’élément le plus inquiétant dans le quartier général de Macron est précisément le vote des électeurs de Mélenchon. Selon les sondages, seuls 31% d’entre eux voteront aujourd’hui pour Le Pen, contre 72% de la base de Zemmour et 28% de la base de la candidate arrivée en cinquième position, Valérie Pécresse, qui pourrait atteindre 8% dimanche prochain et qui incarne cette ’droite républicaine’ qui rejette en bloc les tentations populistes.

Le soupçon, cependant, est que plus de 31% des électeurs de la France Insoumise, la formation de Mélenchon, même s’ils ne l’avouent pas, pourraient plutôt se ranger du côté de Le Pen dans une fonction anti-OTAN. Et si au lieu de 31%, c’était 40 ou 50%, alors Le Pen pourrait se rapprocher de Macron. Cela nous amène au nœud central de la résurrection inattendue et soudaine non seulement de la leader du Ressemblent National (comme elle a rebaptisé en 2018 le Front National fondé par son père) mais de la droite populiste en Europe : la guerre en Ukraine.

Marine Le Pen avait quand même mis en place une campagne. Elle avait exploité la présence de l’’extrémiste’ Zemmour pour s’accréditer comme un leader résolument plus modéré. Elle avait renoncé à l’aspect le plus redouté de son précédent programme, la sortie de la France de l’euro, et avait rompu les derniers liens avec son père en changeant le nom du parti.

Depuis un an, la leader de la droite populiste française a également radicalement changé son image, la rendant beaucoup plus rassurante. Elle a davantage parlé de ses chats adorés que des immigrants, elle a délaissé ses vêtements sombres pour des couleurs pastel, elle a risqué de se disloquer la mâchoire en souriant à plein temps. Le changement de ligne et d’image lui a permis de prendre le dessus sur la menace Zemmour mais, jusqu’à il y a quelques semaines, il ne lui avait pas permis de gagner du terrain sur Macron, malgré le faible attrait d’un leader désespérément froid et incapable de réchauffer le cœur des électeurs. Puis la guerre est arrivée et tout a changé.

Il est clair qu’en France - le seul grand pays occidental qui, dans les années 1960, sous la direction de De Gaulle, a décidé de quitter temporairement l’OTAN - l’atlantisme radical de l’UE et des différents gouvernements est beaucoup moins populaire auprès des électeurs qu’auprès des élites, tout comme en Italie. Les accusations de Marine Le Pen d’être ’ poutiniste ’, si les sondages sont justes, ont beaucoup moins pesé que son hostilité aux sanctions, qui touchent les Français et tous les Européens, pas seulement les Russes. Nous assistons donc à un singulier retournement par lequel l’identification du père et du financier du populisme de droite européen, Vladimir Poutine, à une sorte de mal absolu profite précisément aux forces les moins hostiles à l’autocrate russe, celles de la droite populiste. En fait, la France n’est pas un cas isolé.

Le 3 avril 2022, en Hongrie, le vote a eu lieu et pour la première fois, certains commentateurs et analystes ont pensé qu’il était possible qu’Orbán et son parti Fidesz soient battus.

Pour la première fois, l’opposition s’est présentée unie, avec un candidat crédible, de droite mais pas populiste, l’économiste Péter Màrky-Zay. En réalité, les chances de défaite d’Orbán ont toujours été très minces. Au lieu de cela, une victoire étroite semblait possible, sans obtenir les deux tiers du parlement nécessaires pour changer la constitution à volonté. Au lieu de cela, les résultats ont montré une victoire écrasante d’Orbán, pour la quatrième fois consécutive. Sa coalition a remporté 53 % des voix et 135 sièges parlementaires, contre 56 pour l’opposition unie. Le dirigeant hongrois a fait campagne, comme d’habitude, sur la peur de l’immigration mais aussi, après l’invasion de l’Ukraine, sur la promesse de garder son pays en sécurité, loin de la guerre et de ses conséquences économiques. Un élan qui explique probablement aussi l’avancée de Le Pen en France, non pas ’ grâce ’ à son poutinisme mais ’ malgré ’ son poutinisme.

En Italie, la situation est plus complexe. En Italie aussi, le parti en tête des sondages était jusqu’à hier l’un des plus proches de Poutine, le FdI, mais ici Giorgia Meloni est passée à une position absolument alignée sur l’OTAN, espérant probablement de cette manière s’imposer comme une force gouvernementale crédible surtout dans les autres capitales occidentales, en premier lieu Washington. Une victoire de Marine Le Pen, dont les effets déflagrateurs globaux iraient bien au-delà de ceux du Brexit, affecterait cependant sans doute aussi la ligne oscillante du FdI, sans parler de celle de l’autre force de la droite populiste, la Ligue de Salvini. Or, jusqu’à présent, il s’agit de comptes où la morsure d’une crise économique qui sera sans doute lourde mais qui pourrait devenir très grave ne se fait pas encore sentir. Et nous savons que pour les pulsions populistes ou autoritaires, aucun terreau n’est plus efficace que les grandes crises économiques et sociales.

Lire aussi (en italien) :

Il Riformista

Source : https://www.ilriformista.it/elezioni-presidenziali-in-francia-cosa-succede-vince-le-pen-europa-a-rischio-292472/?refresh_ce

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14.
Second tour des élections françaises et l’Europe : « Pour qui les électeurs de gauche vont-ils voter ? – Traduction du 19 avril 2022 par Jacques Hallard de l’article intiulé « Segunda vuelta de las elecciones en Francia : ¿por quién votarán los electores de izquierda ? - Texte par Rodrigo Sedano - Primera modificación : 15/04/2022 - 03:17 – Document ‘france24.com’

Le premier tour des élections présidentielles françaises a laissé le président actuel Emmanuel Macron et la candidate d’extrême droite Marine Le Pen comme les deux options pour le scrutin du 24 avril 2022. Avec une distance de seulement 4,5 points de pourcentage entre les deux, le sens du vote des 22% de Français qui ont apporté leur soutien au candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon, sera déterminant pour élever le prochain qui occupera le Palais de l’Elysée.

’No, no, no a Le Pen oa Macron’… ’Non, non, non à Le Pen ou Macron’, entendait-on jeudi devant la célèbre université Soborna à Paris, capitale de la France, où des centaines d’étudiants ont manifesté leur dégoût de la politique actuelle du Pays.

Un échantillon du ras-le-bol de la jeunesse française face à un système politique qui, une fois de plus, l’oblige à trancher entre ce qui pour beaucoup est ’le moindre mal’.

’On en a marre de devoir toujours voter pour le moins méchant des deux, et c’est ce qui explique cette révolte. Ni Macron, ni Le Pen’, a déclaré Anais Jacquemars, étudiante en philosophie de 20 ans à la Sorbonne, à Reuters, une université occupée par quelques étudiants depuis mercredi.

Les jeunes, entassés dans l’une des universités les plus renommées d’Europe, ne sont sans doute pas un échantillon de ce que pense toute la jeunesse française, mais ils sont un extrait de population d’une tranche d’âge, celle qui va de 18 à 24 ans, et qui a voté massivement pour l’homme politique de gauche Jean-Luc Mélenchon. 65% ont obtenu le candidat de gauche entre 25 et 34 ans.

Le candidat de ’La France Insoumise’ a obtenu un total de 22% des voix au premier tour, soit seulement 1,2% de moins que la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen, qui affrontera le président Emmanuel Macron au second tour. Une partie des clés du second tour sera la direction du vote prise par les électeurs de gauche.

Mélenchon demande qu’aucun vote n’aille à Marine Le Pen

Le soir même de l’élection du premier tour, Mélenchon laissait un message clair à son électorat : ’Il ne faut pas donner une seule voix à Marine Le Pen !’ Une ligne rouge pour une grande partie de la gauche française qui voit dans la fille du fondateur du Front national, le grand parti de l’extrême droite française de ces dernières années, le grand mal à combattre dans la politique du pays.

Pour certains jeunes Français, une dichotomie Macron-Le Pen dans laquelle ils ne veulent plus tomber après que de nombreux électeurs de gauche ont voté pour Macron en 2017 pour freiner l’extrême droite. ’J’ai l’intention de m’abstenir, je conseille à tout le monde de s’abstenir’, a également déclaré à Reuters Gabriel Vergne, un étudiant de 19 ans à l’école publique d’élite Sciences-Po.

’Marine Le Pen ajoute au projet de maltraitance sociale qu’elle partage avec Emmanuel Macron un dangereux ferment d’exclusion ethnique et religieuse’, précise Jean-Luc Mélenchon dans une lettre ouverte publiée mercredi 13 avril. Malgré cela, Mélenchon continue de dire qu’il ne faut pas donner de vote à Le Pen, sans demander un vote spécifique pour Emmanuel Macron. ’Ils ne sont pas équivalents’, estime l’homme politique de gauche.

À ce stade, l’abstention peut également être la clé de l’élection. De nombreux électeurs de gauche estiment que le gouvernement de l’actuel président Emmanuel Macron a trop penché à droite et ne le voient pas non plus comme une bonne option.

Pourquoi est-il si difficile pour de nombreux Français de voter pour Macron au second tour ?

C’est la question posée par le chercheur et professeur à l’Université de Lausanne, en Suisse, sur son profil Twitter. Il y analyse divers points comme l’inégalité. Selon le rapport de mars de l’Institut des politiques publiques de France, les 1% les plus riches ont augmenté leurs revenus de 3%, les 5% les plus pauvres de seulement 0,8%.

🇫🇷 Pourquoi serait-il si difficile pour beaucoup de Français (+ parmi les classes populaires) de voter Macron au second tour face à Le Pen ? - Nous ne sommes pas en 2017, les Français ont eu 5 ans pour évaluer un gouvernement qui a acheté le cadre de l’extrême droite. FIL🧵👇 pic.twitter.com/rWDw2ZjWaT - – Aldo Rubert (@aldo_rubert) 9 avril 2022

Macron a également fait face aux manifestations des gilets jaunes, l’un des plus grands défis auxquels son gouvernement a été confronté. Le 29 septembre 2020, l’ONG Amnesty International a publié un rapport dénonçant la dure répression lors des manifestations.

’Sur la base de lois vagues’ qui couvrent des crimes tels que ’l’irrespect des agents publics’, ’la participation à un groupe en vue de commettre des actes violents’ et ’l’organisation de manifestations sans se conformer aux exigences de notification’, plus de 40 000 personnes entre 2018 et 2019, AI a dénoncé.

Une autre des critiques acerbes adressées à Macron vient de l’approbation de la soi-disant ’loi contre le séparatisme’ pour lutter contre l’islamisme radical. Pour l’opposition de gauche, cela signifiait acheter le discours de l’extrême droite. Pour Marine Le Pen, une loi insuffisante.

En pleine campagne pour le second tour

Au milieu de tout ce contexte, Marine Le Pen était ce jeudi dans la ville d’Avignon, dans le sud-est du pays, dans son premier meeting de campagne avant le scrutin du 24 avril. Là, où Mélenchon a gagné au premier tour, Le Pen, dont le slogan de campagne est « une femme d’État », s’est adressé aux électeurs indécis et a sévèrement critiqué l’élite politique du pays.

« Nous sortons d’une période où l’action publique ne bénéficiait pas à tous, mais à quelques-uns. La perspective de la victoire de l’opposition les met en colère », a-t-il assuré devant une audience massive. ’Je vous le dis solennellement : je ne retirerai aucun droit à aucun Français’, a-t-il déclaré dans un message clair à ceux qui doutent de ses intentions.

Marine Le Pen, candidate du parti d’extrême droite Rassemblement national à l’élection présidentielle française de 2022, s’exprime lors d’une conférence de presse sur la démocratie et l’exercice du pouvoir à Vernon, en France, le 12 avril 2022. © Reuters / Sarah Meyssonnier

Le programme de Le Pen s’est également engagé à augmenter le salaire minimum et à ’geler les cotisations patronales pendant cinq ans’ pour les entreprises qui augmentent les salaires de 10%. « Mes premières mesures porteront sur le pouvoir d’achat de l’énergie et le passage à zéro TVA sur les produits de première nécessité. C’est urgent ! », a-t-il assuré.

De plus, Le Pen a pris ses distances avec l’une des figures qui pourraient lui faire le plus de mal dans ces élections : le président Vladimir Poutine. Jusqu’en 2017 au moins, son parti Front national, Rassemblement national depuis 2018, recevait des financements de la Russie et Le Pen prônait un rapprochement avec la Russie.

Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, la Russie a cessé d’être un phare pour Le Pen, qui a même changé sa position vis-à-vis de l’OTAN et de l’UE. Avant il demandait le départ des deux institutions, maintenant il demande une réforme de l’intérieur .

Macron sollicite le vote au Havre et reçoit le soutien de François Hollande

Pendant ce temps, Emmanuel Macron était dans la ville du Havre en région Normandie. Il y a critiqué ’l’aberration complète’ de son adversaire, qui affirme vouloir démanteler les éoliennes en service et paralyser tous les projets éoliens, qui fournissent selon Macron 10% de l’électricité du pays.

Cette mesure entraînerait la fermeture de l’usine du groupe espagnol Siemens-Gamesa dans le port du Havre, et qui est présentée comme ’le plus grand projet industriel de l’histoire des énergies renouvelables en France’, avec pour conséquence la perte d’emplois qui cela impliquerait. .

Macron cherchait également ici le vote de l’électorat de Mélenchon qui a obtenu 30,17% des suffrages, devant le président lui-même (27,53%) et Le Pen (20,67%). Emmanuel Macron inscrit à son programme la promotion des énergies renouvelables et la construction de six nouvelles centrales nucléaires.

Lors de cet événement, Macron était accompagné du conservateur Édouard Philippe, qui a été son premier ministre entre mai 2017 et l’été 2020, et qui continue d’être très apprécié des Français dans les sondages d’opinion. Dans la journée, il a également reçu le soutien de l’ancien président socialiste François Hollande.

Différents sondages d’intentions de vote prévoyaient mercredi que Macron aurait légèrement augmenté son avantage sur Le Pen, qui obtiendrait entre 53% et 55% des voix. Un chiffre bien inférieur à celui d’il y a 5 ans, lorsque l’actuel président avait emporté son rival d’extrême droite au second tour avec 66,1% des suffrages.

Avec EFE, Reuters et les médias locaux. Francia Elecciones Francia 2022 Emmanuel Macron

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Source : https://www.france24.com/es/europa/20220415-segunda-vuelta-de-las-elecciones-en-francia-por-qui%C3%A9n-votar%C3%A1n-los-electores-de-izquierda

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Espagne - L’Europe face à une présidence Le Pen – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Guillermo Íñiguez intitulé « Europa ante una presidencia de Le Pen » - 18 avril 2022-03:00 UTC – Document ‘elpais.com’

Le premier tour des élections françaises a clairement montré que l’ennemi est, cette fois, aux portes de l’UE et que, malgré cela, Bruxelles n’est toujours pas préparée à une France gouvernée par l’extrême droite.

A quelques jours du second tour des élections présidentielles françaises, l’Union européenne est une nouvelle fois au bord du précipice. Bien que la candidate d’extrême droite Marine Le Pen ait modulé son discours par rapport à 2017, assurant que son projet politique n’implique plus une sortie de l’UE, son arrivée à l’Élysée ferait peser un risque existentiel sur l’Europe : pour la première fois en 75 ans d’histoire, l’un des membres de l’axe franco-allemand passerait de la direction du projet européen à une guerre d’usure contre celui-ci.

Bien que la candidate d’extrême droite Marine Le Pen ait modulé son discours par rapport à 2017, assurant que son projet politique n’implique plus une sortie de l’UE, son arrivée à l’Élysée ferait peser un risque existentiel sur l’Europe : pour la première fois en 75 ans d’histoire, l’un des membres de l’axe franco-allemand passerait de la direction du projet européen à une guerre d’usure contre celui-ci.

Alors comment Bruxelles devrait-elle réagir à une hypothétique victoire de Le Pen ? Comme l’a récemment noté l’analyste Jeremy Cliffe, la réponse de l’UE pourrait s’articuler autour de trois axes : tirer les leçons de la gestion désastreuse de la crise hongroise, empêcher un rapprochement de la France avec le groupe de Visegrad et construire une alternative politique à l’axe franco-allemand.

Premièrement, l’UE ferait bien de tirer les leçons des erreurs qu’elle a commises au cours de la dernière décennie dans sa réponse à la dérive autoritaire en Hongrie et en Pologne. Après la victoire électorale de Viktor Orbán en 2010, l’UE a opté pour une politique d’apaisement à l’égard du gouvernement hongrois : au lieu de prendre des mesures immédiates contre la régression démocratique du pays, la Commission a cherché le dialogue avec un gouvernement qui, dès le premier jour, s’est montré indifférent à ce dialogue ; et au lieu d’utiliser les mécanismes juridiques et politiques prévus par les traités, les institutions ont conçu de nouveaux instruments, comme le cadre de l’État de droit de 2014, qui a échoué, afin d’éviter d’imposer des mesures sévères qui entraîneraient un choc frontal avec Budapest.

L’intention des institutions était claire : ne pas brûler les ponts avec Orbán, désamorcer le prétendu ’conflit’ entre Budapest et Bruxelles et empêcher le Fidesz de s’éloigner davantage du courant politique dominant de l’UE. Les conséquences, cependant, ont été radicalement différentes : en refusant d’appliquer ses instruments juridiques pour défendre ses propres valeurs fondamentales, la Commission a réussi à stigmatiser ces mécanismes, qui sont devenus des mesures ’nucléaires’ à éviter à tout prix ; tandis que des mois et des années de ’négociations’ entre Bruxelles et Budapest ont permis à Orbán de gagner du temps, démantelant la démocratie hongroise tandis que les institutions, embourbées dans une mer de mécanismes de contrôle, de rapports sur l’État de droit et de débats parlementaires, exprimaient leur ’profond désarroi’.

Lorsque Bruxelles s’est réveillée, le dinosaure n’était pas seulement toujours là : après la victoire du parti Droit et Justice aux élections législatives de 2015, la Pologne avait rejoint la dérive autoritaire d’Orbán, s’engageant dans une croisade contre l’indépendance judiciaire du pays. Lorsque les institutions ont eu le courage d’agir contre la Pologne et la Hongrie, il était donc trop tard : d’une part, l’alliance illibérale entre Varsovie et Budapest avait construit une forteresse de soutiens croisés que Bruxelles n’a pas réussi à pénétrer jusqu’à présent ; d’autre part, la menace d’un veto permanent sur l’intégration européenne a plongé le Conseil européen dans ce que Daniel Kelemen a appelé un ’équilibre autoritaire’ : une situation dans laquelle la régression démocratique en Hongrie et en Pologne est devenue un prix à payer en échange de la garantie du bon fonctionnement des institutions.

La crise de l’État de droit fournit donc deux leçons essentielles pour une éventuelle France lepéniste. Tout d’abord, il montre qu’une Europe qui souhaite faire face à Marine Le Pen doit le faire dès le départ : laisser passer le temps, en d’autres termes, ne fera qu’entraver la capacité des institutions à réagir. D’autre part, cela montre que toute réponse de l’UE devra être énergique. Bruxelles devrait certainement essayer de convaincre la nouvelle administration française de la nécessité de respecter les principes qui sous-tendent l’ordre juridique de l’UE, notamment la primauté des traités et l’obligation de se conformer aux arrêts de la Cour européenne de justice. Toutefois, elle devrait également préciser que toute tentative visant à saper cet ordre impliquerait de faire jouer l’arsenal économique, juridique et politique dont disposent les institutions - par exemple, le mécanisme de conditionnalité des fonds européens de nouvelle génération, l’article 7 du traité UE ou la procédure d’infraction.

Plus complexes que les conséquences juridiques, toutefois, seraient les conséquences politiques d’une présidence Le Pen, une candidate proche non seulement de Vladimir Poutine, mais aussi de l’’internationale illibérale’ formée par des partis tels que le Fidesz d’Orbán, Droit et Justice ou Vox lui-même. Si, ces dernières années, la plupart de ces partis ont renoncé à la sortie de leur pays de l’UE, les mesures envisagées par leurs partis n’ont pas été suffisantes.

EL PAÍS : el periódico global

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Source : https://elpais.com/opinion/2022-04-18/europa-ante-una-presidencia-de-le-pen.html

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16.
Royaume-Uni - Élections françaises : L’Union Européenne appréhende Le Pen avant le second tour des élections françaises – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Jessica Parker Correspondante de la BBC à Bruxelles, en date du 19/04/2022 - Document ‘bbc.com’

Photo - Marine Le Pen salue ses partisans à la fin de son meeting de campagne électorale, le 14 avril 2022 à Avignon - Image source, Getty Images - Légende de l’image. NB. Il n’y a pas de drapeaux de l’UE lors des rassemblements de Marine Le Pen.

Les fonctionnaires de l’Union européenne reprennent le travail mardi après avoir profité d’un jour férié clément. Mais, juste de l’autre côté de la frontière, l’avenir de l’UE se joue dans l’élection présidentielle française.

La candidate d’extrême droite, Marine Le Pen, assure qu’elle n’a pas de programme secret de ’Frexit’. Mais ses adversaires affirment que ses politiques mettraient en péril la place de la France dans l’UE. Ses partisans affirment que Bruxelles n’a pas su tirer les leçons du Brexit.

Les électeurs (français) choisiront dimanche prochain entre Mme Le Pen et le président sortant Emmanuel Macron, qui dirige le mouvement centriste ‘La République En Marche’.

Mme Le Pen, chef du Rassemblement national, a notamment atténué son approche de l’UE lors de cette élection. En 2017, son manifeste promettait un référendum sur l’appartenance à l’UE, après six mois de discussions pour tenter de réformer radicalement le bloc. Mais à la lecture du document de cette année, ’22 mesures pour la France’, l’UE n’est même pas mentionnée directement. Il n’est plus question non plus de sortir la France de la monnaie unique, l’euro.

Jean-Baptiste Lemoyne, ministre français et membre d’En Marche, estime que l’assouplissement de sa position est dû à son désir de ’conquérir la présidence’. ’Mais elle remet en question certains principes fondamentaux de l’Union européenne’, affirme-t-il.

Ce qui est indiscutable, c’est qu’une victoire de Mme Le Pen provoquerait une onde de choc à Bruxelles. Contrairement au Royaume-Uni, la France a été l’un des membres fondateurs de ce qui est devenu l’Union européenne et est aujourd’hui son deuxième bailleur de fonds.

Photo - Emmanuel Macron tient un meeting de campagne à Marseille, en France, le 16 avril 2022. Source d’image, EPA - Légende de l’image. Emmanuel Macron affirme que le second tour des élections est un référendum sur l’Europe.

Marine Le Pen veut réduire les contributions de la France à l’UE, renforcer les contrôles aux frontières et organiser un référendum sur l’arrêt de l’immigration ’incontrôlée’. Il s’agirait notamment de donner la priorité à l’accès des Français aux aides sociales, aux logements sociaux et aux emplois. Ces politiques semblent être en contradiction directe avec la libre circulation et la primauté du droit européen.

C’est la quête d’une adhésion ’à la carte’, estime Jonathan Eyal, directeur associé du groupe de réflexion du Royal Unite du Services Institute (Rsi). Ses projets pourraient conduire, selon lui, à une ’paralysie’ de l’UE si d’autres États membres, comme la Pologne et la Hongrie, s’allient à la France pour tenter de limiter les pouvoirs de la Commission européenne. Une idée qui ressemblerait davantage à ’un troupeau d’États-nations qu’à un concept unifié’.

Nouvelle vie pour l’UE ou révolution perpétuelle ?

Mais une alliance plus souple des nations ou un système ’opt-in, opt-out’ donnerait, selon un partisan de Le Pen, un ’nouveau souffle’ à l’UE.

Patricia Chagnon, conseillère municipale du Rassemblement national à Abbeville, affirme que Le Pen veut ’libérer’ les États membres d’une ’grosse machine bureaucratique’. Et, selon elle, ce sont ceux qui ’ne sont pas d’accord avec la réforme de l’UE’ qui caractérisent les politiques de Le Pen comme un Frexit par la petite porte. ’Marine Le Pen est favorable au respect de la souveraineté et de l’indépendance de chaque État membre’ tout en réalisant l’importance d’une ’coopération étroite’, dit-elle.

Emmanuel Macron a qualifié le vote de dimanche de ’référendum sur l’Europe’.

« Une victoire de Marine Le Pen serait en effet un ’tremblement de terre’ pour l’UE », estime Sylvie Kauffmann, directrice éditoriale du quotidien français Le Monde. Toutefois, elle souligne l’avance persistante de M. Macron dans les sondages et le fait que, si Marine Le Pen parvenait à défier les probabilités actuelles, elle devrait également relever le défi d’obtenir une majorité aux élections législatives de juin 2022.

Graphique de l’immigration en France : pourcentage de la population née à l’étranger et vivant en France :

Chart showing immigration in France

Malgré cela, Jonathan Eyal estime qu’une présidence de Marine Le Pen pourrait s’avérer très perturbante pour l’Occident. Elle serait ’dans un état de révolution perpétuelle’ avec l’UE et l’alliance militaire occidentale, l’OTAN, dit-il.

Ancienne membre du Parlement européen, Marine Le Pen n’est pas étrangère aux affrontements avec Bruxelles. Lundi, elle a réagi aux informations selon lesquelles l’Olaf, l’organisme européen de lutte contre la corruption, l’a accusée, ainsi que des collègues de haut rang, d’avoir détourné plus de 600 000 euros (500 000 livres sterling) alors qu’ils étaient députés européens. Elle a qualifié ces accusations de ’coups bas de l’Union européenne, à quelques jours du second tour... Je nie absolument ces allégations, dont je n’étais même pas au courant’. Tous les yeux à Bruxelles se tournent maintenant vers le débat crucial en direct à la télévision de mercredi 20 avril 2022 entre les deux rivaux, avant le vote de dimanche prochain.

BBC – Homepage -BBC Online est le nom du service en ligne de la radio-télévision britannique BBC, composé d’un large réseau de sites web, incluant le site d’information BBC News, la plateforme de vidéo à la demande BBC iPlayer, le site pré-scolaire CBeebies, etc… Wikipédia

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Source : https://www.bbc.com/news/world-europe-61144679

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Danemark - Le sort de la France aujourd’hui : la méfiance des électeurs à l’égard des personnes au pouvoir pourrait menacer Macron. Traduction du 20 avril 2022 d’un article de Thomas Lauritzen Europa-analytiker (Analyste Europe) en date du 09 avril 2022 et intitulé « Skæbnevalg for Frankrig i dag : Vælgernes mistro til magthaverne kan true Macron » - Document ‘legacy.altinget.dk’ - Extrait

Le découragement des électeurs pourrait tourner en faveur de la nationaliste de droite Marine Le Pen lors du premier tour de l’élection présidentielle française, dimanche. Cela ouvre la possibilité d’un nouveau duel entre elle et Emmanuel Macron au second tour, qui sera une élection du destin pour l’Europe.

Photo - Marine Le Pen du Rassemblement national rattrape Macron dans la course finale. Photo : Albert Gea/Reuters/Ritzau Scanpix

BRUXELLES : Lorsque les quelque 50 millions d’électeurs français voteront pour un nouveau président dimanche, un nombre historique d’entre eux risquent de rester chez eux, sur le canapé. Cela pourrait menacer la réélection du président sortant Macron et ouvrir la possibilité que la puissance européenne ait pour la première fois un nationaliste de droite à la tête de l’État.

« Nous sommes maintenant dans une situation où une victoire électorale de Marine Le Pen ne peut être totalement exclue. Ce serait une mauvaise nouvelle pour les petits pays comme le Danemark ». - Sébastien Maillard, Directeur, Institut Jacques Delors, Notre Europe

’Les sondages suggèrent ce qui pourrait être le taux de participation le plus bas que nous ayons vu depuis de nombreuses années. Surtout chez les jeunes, qui sont par ailleurs la force d’Emmanuel Macron. Tant de ses votes risquent de disparaître’, déclare Sébastien Maillard, expert de la politique française et européenne.

Toutefois, à l’approche des élections, certains sondages suggèrent qu’une majorité de jeunes électeurs sont plus susceptibles de soutenir Le Pen que Macron. On ne sait donc pas exactement comment le taux de participation affectera le résultat.

’C’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation où une victoire électorale de Marine Le Pen ne peut être totalement exclue. Ce serait une mauvaise nouvelle pour les petits pays comme le Danemark, car elle ne fera que défendre des intérêts nationalistes contre le reste de l’Europe. Ensuite, ce ne sera plus que ’la France d’abord’’, déclare M. Maillard, directeur de l’Institut Jacques Delors, Notre Europe, à Paris.

De nombreux électeurs sont en colère contre la hausse des prix de l’énergie, tout comme la baisse générale du pouvoir d’achat est devenue un thème dominant. Ce mécontentement est souvent dirigé contre le président en exercice, et Marine Le Pen a su l’exploiter au cours des dernières semaines de la campagne.

En voie d’atteindre le taux de participation le plus bas depuis 20 ans

Sur la base d’une série d’enquêtes réalisées ces dernières semaines auprès d’échantillons représentatifs d’électeurs français, l’institut de sondage Ipsos prévoit une participation exceptionnellement faible.

Le record des dernières élections françaises a été établi en 2002, lorsque 28,4 % des électeurs sont restés chez eux. Selon Ipsos, l’élection présidentielle de cette année pourrait battre ce record avec jusqu’à 32 % des électeurs sur le canapé. Beaucoup se disent fatigués de la politique, et ils sont désorientés par la campagne électorale et ausi méfiants à l’égard des personnes au pouvoir…..

Si l’on exclut les électeurs de moins de 35 ans, plus de 40 % d’entre eux déclarent qu’ils n’exerceront pas leur droit de vote cette fois-ci….

L’élection présidentielle de 2002 était particulière car c’était la première fois qu’un des partis traditionnels au pouvoir était éliminé au premier tour. Au lieu du socialiste Lionel Jospin, c’est Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national (aujourd’hui appelé Rassemblement national) et père de Marine, qui passa au second tour avec le bourgeois Jacques Chirac. Cette élection a également marqué la dernière fois qu’un président français a été réélu.

Par la suite, tant le bourgeois Nicolas Sarkozy (2007-2012) que le socialiste François Hollande (2012-2017) ont dû renoncer à obtenir cinq années supplémentaires à l’Élysée, comme tente de le faire aujourd’hui le social-libéral Emmanuel Macron.

Plus de front uni contre les nationalistes de droite

Ce sera beaucoup plus difficile pour le président Macron que pour Jacques Chirac il y a 20 ans. À l’époque, la réalité politique était très différente. Au second tour en 2002, Chirac a remporté une victoire écrasante avec 82 % des voix, car presque tous les autres partis et candidats des deux côtés du centre, recommandaient de voter contre l’ennemi commun : Jean-Marie Le Pen.

Cette situation s’est répétée dans une moindre mesure lors de la dernière élection présidentielle de 2017, lorsqu’Emmanuel Macron a obtenu 66 % des voix au second tour contre sa fille Marine Le Pen. Mais tout porte à croire que la dynamique des élections de cette année sera très différente si, comme on s’y attend, Le Pen remporte une nouvelle victoire.

Altinget - Alt om politik : altinget.dk

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Source : https://legacy.altinget.dk/images/article/257044/95038.jpg

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18.
Danemark - Enjeux de Macron - Parier sur l’Europe comme épine dorsale de sa campagne électorale – Traduction du 20 avril 2022 d’un article de Kirsten Biering en date du 21 février 2022 et intitulé « Højt spil fra Macron - Satser på Europa som rygrad i sin valgkampagne » - Document ‘diis.dk’

Le président français Macron sera à la fois président de l’UE et candidat à l’élection présidentielle française. L’intention est bien sûr que l’Europe forme une colonne vertébrale dans la campagne électorale comme en 2017. Mais la question est de savoir si c’est une bonne idée, écrit Kirsten Malling Biering, ancienne ambassadrice en France.

Photo : Le Kremlin, Moscou / Wikimedia

La France a pris la présidence de l’UE le 1er janvier et cette semaine, c’était au tour du président Macron de prononcer le traditionnel discours de la présidence au Parlement européen et de lancer la saison de chasse.

Macron monte rarement sur le podium sans vraiment vouloir dire quoi que ce soit. Juste cette fois, il n’y avait pas les attentes élevées.

Le programme de la présidence a déjà été présenté dans tous les détails imaginables en décembre, et après tout, il y a des limites à ce qu’une présidence responsable des 27 peut se permettre d’aller. Donc la blague était ce que Macron ne dirait certainement pas, comme : Wow, vous savez quoi, ça suffit avec tous les Français. Nous parlons anglais. Tout. Et je commence maintenant.

Ça collait à tout. Macron parlait français, le français était aussi parlé par d’autres avec des expressions tourmentées et dans de nombreuses variantes intéressantes. Le discours lui-même était général et surtout pour les nerfs. La Pologne et la question centrale de l’État de droit et des valeurs fondamentales de l’Union ont été soigneusement résumées dans une citation de Camus sur la civilisation paneuropéenne et les dômes dorés de Cracovie. Il n’est pas si étrange que le discours de Macron n’ait pas fait à lui seul la une des journaux.

Le voyage au Parlement européen est bien plus intéressant pour tout ce qui se passe à l’extérieur. Il existe une tradition selon laquelle les membres de la présidence du Parlement européen ne sont pas les moindres à poser des questions ultérieures. Et il faut dire que l’opposition politique française en a vraiment profité pour donner un coup sec au président.

C’est, jusqu’à présent, un problème que Macron s’est créé : à la fois vouloir être président de l’UE et être un candidat possible à l’élection présidentielle française en avril. L’intention, bien sûr, est que l’Europe constitue à nouveau une colonne vertébrale de sa campagne électorale, et de préférence de la même manière efficace qu’en 2017.

Dès lors, l’un de ses engagements concrets était de clarifier le droit à l’avortement et la protection de l’environnement dans les textes de l’UE. C’est ce que veulent la gauche et les Verts en France (ce dernier est tout à fait dans la constitution française, mais c’est maintenant exagéré). Une réforme de Schengen et un petit discours sur les immigrés, c’est ce que les électeurs de Macron aimeraient entendre.

C’est des enjeux élevés - Personne ne sait combien - le cas échéant - l’UE peut livrer avec une Pologne qui est déjà sur le point de tenir en otage l’adhésion de l’UE à une convention fiscale internationale.

L’extrême droite a profité de l’occasion en synchronisme avec la présentation de la vision d’ensemble de l’Europe de Macron pour mettre des poteaux dans le sol : Éric Zemmour, bien sûr, s’est rendu à Calais pour parler frontières et migrants. Marine Le Pen met tout en œuvre pour occulter le relatif assouplissement de la politique européenne de son parti qui a suivi la défaite de Macron en 2017, avec ses revendications de « reprendre le contrôle ».

Et les électeurs ? Oui, tout indique que les élections en France ne seront pas gagnées sur la politique étrangère ou, d’ailleurs, européenne. Ce que veulent les électeurs, en revanche, c’est un président qui ressemble à quelque chose sur la scène internationale. Et là il faut dire que Macron livre la marchandise. Mais aussi que l’envie de jouer un rôle - en tant que France seule et en tant que France à travers l’UE - risque de s’envoler avec raison.

Il est difficile de saisir pleinement ce que Macron entend par une autre des rares propositions concrètes du discours au Parlement européen. A savoir que dans les prochaines semaines, un accord est trouvé sur une proposition de nouveau système de sécurité et de stabilité européenne, négociée d’abord dans l’UE, puis avec l’OTAN et enfin avec les Russes.

Macron veut que l’Europe soit autonome et ait une influence décisive sur son propre destin. Ce n’est pas le cas si les États-Unis et la Russie ne négocient actuellement que sur les questions européennes, à savoir l’Ukraine et tout ce qui lui appartient. C’est peut-être assez vrai.

Mais on peut aussi se demander à quel point il est sage en ce moment de suggérer autre chose qu’un accord occidental. Et quelle est la probabilité qu’un nouveau système européen soit sur la table dans les prochaines semaines.

Le risque est que l’Europe soit encore plus faible. Et que tout cela - comme l’ont dit les députés français agités du Parlement européen - ne devient que des mots.

Lire l’article original dans l’Althing (en danois)

Contenus connexes (en danois) :

Article de revue - 2021 - Macron peut-il faire de l’UE une superpuissance ?

Les États-Unis sont sur le point de partir, la Grande-Bretagne est déjà partie et Merkel a quitté le bâtiment. Aujourd’hui, le président français et futur président de l’UE, Macron, se retrouve avec l’ambition d’une Europe qui peut faire plus pour elle-même.

Article - 2020 - La France vers des « temps plus heureux » ? Du moins le président Macron l’espère-t-il

La réouverture de la société française après le corona et la nécessité de relancer une économie en difficulté n’ont pas vraiment profité au projet européen de Macron. Une récente initiative franco-allemande offre un nouvel espoir à bien des égards.

Article - 2020 - Les Français veulent une main ferme dans la crise

Les sujets : Police étrangère Relations extérieures de l’UE politique internationale Diplomatie et organisations internationales - Régions : France UE

diis.dk -Dansk Institut For Internationale Studier

DIIS

Source : https://www.diis.dk/publikationer/hoejt-spil-macron-satser-paa-europa-rygrad-valgkampagne

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Grèce - Elections françaises : angoisses existentielles pour la France et l’Europe - Macron en tête, mais la possibilité que Le Pen gagne est préoccupante – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Petros Papakonstantinouen date du 18.04.2022 • 13:09 et intitulé « Γαλλικές εκλογές : Υπαρξιακές αγωνίες για Γαλλία και Ευρώπη » - Document ‘kathimerini.gr’

Photo - Emmanuel Macron a promis de porter la retraite minimale à 1 100 euros, à quelques jours du second tour de la présidentielle. Photo Ludovic Marin / Piscine via AP

Dimanche 7 mai 2017, les capitales européennes poussaient un soupir de soulagement. La France avait évité son propre ’moment Trump-Brexit’ alors qu’Emanuel Macron battait Marin Le Pen au second tour de l’élection présidentielle avec 66% -34%. Malgré l’euphorie généralisée de son staff, le nouveau président s’est montré inquiet de la montée spectaculaire de l’extrême droite Le Pen et de la gauche Melanson au premier tour.

Dans son discours épique au Louvre, il avait déclaré : « Je comprends la colère, l’anxiété, les doutes que beaucoup ont exprimés. ’Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il n’y ait plus de raisons de voter pour les extrémistes.’

Cinq ans plus tard, force est de constater que le président français a échoué dans cette mission. Dimanche, il affrontera à nouveau Le Pen, après un premier tour où l’extrême droite a remporté un électeur sur trois, un fait inédit dans l’histoire du pays. En revanche, Jean-Luc Mélenchon s’est imposé comme la figure dominante de la gauche, augmentant son pourcentage à 22 % et restant hors du second tour pour un seul point. Macron a survécu après avoir pillé le centre-droit et le centre-gauche, qui ont dirigé la Ve République jusqu’en 2017, conduisant les républicains et les socialistes au bord de l’extinction. El Pais l’appelait ’la dernière solution du système, en France et en Europe’, et il avait probablement raison.

Si les pronostics voient encore une seconde victoire de Macron, l’éventualité d’une victoire de Le Pen fait frissonner les capitales occidentales. Le politicien d’extrême droite s’est engagé à retirer la France de l’armée de l’OTAN et à travailler pour réconcilier l’Occident avec la Russie de Poutine – a-t-il répété cette semaine alors que la guerre en Ukraine entrait dans sa phase la plus sombre. Bien qu’après 2017 il ait mis beaucoup d’eau sur son vin en retirant ses idées sur le ‘Frexit’, il affirme qu’il rétablira la priorité de la constitution française sur la législation européenne, qu’il paiera moins cher le budget communautaire et qu’il imposera des mesures draconiennes restrictions aux droits sociaux des immigrés. Si l’on tient compte du fait que la France assure la présidence de l’UE durant le semestre en cours,

L’expansion simultanée de l’extrême droite et de la gauche radicale annonce un paysage social miné.

Depuis Strasbourg, mardi dernier, Emanuel Macron a qualifié le match de dimanche prochain de ’référendum pour l’Europe’, insistant sur le double objectif stratégique qui a marqué ses cinq ans : la réforme de l’UE, rendre la France plus attractive et plus moderne, la rendre plus compétitive. Ses ambitions européennes, qu’il décrivait si vivement sur le Rocher de la Pnyx et dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, se heurtaient à l’inaction allemande.

Chez lui, il est vrai qu’il a résolument promu des réformes (néo)libérales, telles que les licenciements facilités, la suppression des impôts fonciers, la baisse de la fiscalité des entreprises et la réduction du secteur public. Cependant, le prix politique était élevé, comme en témoignent les émeutes de plusieurs mois avec le mouvement antisystème des ’Gilets jaunes’ et les grèves les plus longues depuis 1968 à l’occasion de sa tentative de faire passer l’âge de la retraite de 62 à 65 ans. Avec ceci et cela, il s’est naturalisé dans une grande partie des couches populaires en tant que président des riches, remplissant les réservoirs sociaux dans lesquels Le Pen et Mélenchon puisent.

A l’approche du second tour, les 7,7 millions de voix du leader de gauche sont déterminantes. Après avoir mis Mélenchon dans le même sac que Le Pen pendant cinq ans, secoué les stéréotypes du ’populisme’ et des ’deux extrêmes’, il a commencé à fermer les yeux sur ses électeurs lundi dernier, à commencer par la retraite controversée : il mettra en place il, dit-il, progressivement, peut-être s’arrêter à 64 ans, augmenter la pension minimale à 1 100 euros net et peut soumettre sa proposition à un référendum - ce qui se traduit probablement dans les calendriers grecs.

Le squat universitaire, qui a débuté à la Sorbonne avec le slogan ’ni Macron ni Lepen’, témoigne des difficultés du président sortant à puiser dans la gauche au second tour, notamment auprès des plus jeunes, qui se tournaient essentiellement vers Melanson. Beaucoup soutiennent que l’efficacité douteuse des ouvertures à une gauche qui le hait menace de s’aliéner les électeurs de la classe moyenne, qui l’ont soutenu précisément pour son zèle réformiste.

Sans aucun doute, Macron a des chars beaucoup plus gros à tirer au second tour de Le Pen et devra travailler dur dans la semaine restante (et dans le débat crucial de mercredi avec son adversaire) pour perdre cette bataille. Cependant, la polarisation politique et la radicalisation du corps social préfigurent un mandat présidentiel plus difficile, pour lui, pour la France et pour l’Europe.

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Source : https://www.kathimerini.gr/world/561815083/gallikes-ekloges-yparxiakes-agonies-gia-gallia-kai-eyropi/

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20.
Grèce - Élections en France avec l’Europe à l’ombre de la guerre - Macron, l’extrême droite est en jeu – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Seinti Eva- CNN Grèce et intitulé « Εκλογές στη Γαλλία με την Ευρώπη στη σκιά του πολέμου - Ο Μακρόν, η άκρα Δεξιά και το διακύβευμα » - Mis à jour samedi 09 avril 2022 23:04 – Document ‘cnn.gr’

Photo - Les derniers sondages veulent que l’écart entre Le Pen et Macron se resserre encore plus AP Photo / Bob Edmé

Début 2022, l’ élection présidentielle française a été annoncée comme la confrontation politique la plus attendue depuis des décennies :

Un président sortant se présente à la présidence pour la deuxième fois de sa vie, avec deux rivaux d’extrême droite accusés d’incitation à la haine raciste et religieuse et les socialistes au pouvoir de longue date en plein désarroi.

Alors que l’Europe se concentre sur la guerre sanglante de Vladimir Poutine en Ukraine , les priorités ont radicalement changé : la dissuasion militaire, la diplomatie à haut risque et même la menace d’une frappe nucléaire sont définitivement entrées dans le débat sur les pays européens.

La campagne a été interrompue par la crise et de nombreux candidats clés ont été contraints de se retirer en raison de leur soutien antérieur à Poutine.

Favorisé par son mandat dans l’arène politique internationale, la plupart des sondages estiment que le président sortant Emanuel Macron sera à nouveau élu.

Cependant, à quelques jours de l’élection, son plus grand rival, Marin Le Pen , se rend aux urnes, suggérant que la bataille pourrait être encore plus rude qu’en 2017, lorsque les deux se sont affrontés avec acharnement.

Alors que la France n’a pas réussi à réélire un président sortant pendant 20 ans, que la diplomatie a bouleversé tout son programme électoral et que la crise énergétique a fait chuter le coût de la vie, les électeurs français ont de quoi réfléchir.

Quel est le processus ?

Pour élire leur prochain président, les électeurs français sont plus susceptibles de se rendre deux fois aux urnes.

Lors de la première, ce dimanche, les candidats seront 12. Ils se sont qualifiés après avoir recueilli le soutien de 500 maires et/ou élus locaux de tout le pays.

Si aucun des candidats ne recueille 50 % des voix au premier tour, les deux premiers s’affronteront, deux semaines plus tard, le 24 avril.

Selon les sondages d’opinion, le second tour est quasiment assuré.

L’élection présidentielle n’est pas la seule à se tenir en France cette année. En juin, les députés prendront le relais.

Qui sont les demandeurs ?

Le président sortant Emanuel Macron, vainqueur de la première élection à laquelle il s’est présenté - en 2017 -, bien qu’il ait un favori face au fait qu’après Jacques Chirac en 2002, aucun autre président français sortant n’a été réélu.

Ancien banquier et diplômé de certaines des écoles les plus élitistes de France, Macron a suscité l’indignation nationale au début de son mandat à propos d’une taxe sur le diesel déclenchée par le mouvement des gilets jaunes – l’une des manifestations les plus longues du pays depuis des décennies. .

’Le taux de popularité aujourd’hui est important’, a déclaré le commentateur politique Jean-Michel Aphatie à CNNi. ’Le niveau de haine envers Emanuel Macron est remarquable et généralisé.’

Au niveau international, ses efforts pour affronter Donald Trump, pour bloquer l’accord sur les sous-marins AUKUS et ses démarches diplomatiques pour empêcher la guerre en Ukraine ont sans aucun doute échoué. Cependant, le plein soutien de Macron à une Union européenne ambitieuse et autonome lui a valu le respect à l’étranger et a consolidé ses références géopolitiques chez lui.

Photo - De la rencontre Macron-Poutine, peu avant l’invasion russe de l’Ukraine Spoutnik, Kremlin Pool Photo via AP, Fichier

Le défi le plus inattendu de sa présidence, la pandémie, a peut-être déterminé son passage au pouvoir. Plus de deux ans de fermetures et de restrictions sanitaires, un approvisionnement en vaccins troublé dans l’UE et une décision audacieuse pour forcer les Français à se faire vacciner ont déclenché un tollé, alors même que la majeure partie du pays a appris à vivre avec la réalité du virus et qu’une majorité tranquille a soutenu les mesures.

Macron a refusé de débattre avec ses adversaires et n’a guère fait campagne. Bien que sa pole position dans la course n’ait jamais été vraiment menacée, les experts estiment que sa stratégie était d’éviter au maximum la boue politique, afin de promouvoir son image de plus présidentiel de tous les candidats.

Une semaine avant les élections, cependant, Macron a exhorté ses partisans à résister à la complaisance. ’Tout est possible’, a-t-il déclaré, mettant en garde contre la possibilité d’un renversement de style Brexit lors des élections.

Le principal adversaire

’La logique électorale française signifie qu’au second tour, il faut être le moins détesté des deux candidats restants’, a déclaré à CNNi Etienne Girard, rédacteur en chef du magazine L’Express.

Alors que le premier tour de la France rassemble des électeurs de tous les horizons politiques aux urnes, au second tour, beaucoup votent à la fois pour exclure un candidat de la présidence et pour élire son adversaire.

C’est un problème pour Marine Le Pen, qui s’est identifiée à l’extrême droite française au cours de la dernière décennie.

Député aujourd’hui dans la région de Calais - une porte d’entrée du Royaume-Uni qui a du mal à gérer les migrants se dirigeant vers la Grande-Bretagne - l’opposant anti-immigrés de Le Pen a affronté Macron en 2017, mais a perdu par une large marge.

Son père, lui aussi d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, avait lui aussi perdu au second tour - celui de Jacques Chirac en 2002.

La stratégie de Marin Le Pen pour ces élections était initialement d’obtenir un soutien plus large - ’une stratégie de respect’, comme le décrit Girard.

Bien que toujours fortement anti-immigrés, l’assouplissement de son ton sur des questions clés telles que l’islam et l’euroscepticisme - en particulier après le Brexit - a été largement interprété comme une tentative de détourner les électeurs de sa base d’extrême droite. Pour autant, « l’arrêt de l’immigration incontrôlée » et « l’élimination des idéologies islamistes » sont les deux grandes priorités de son manifeste.

Admiratrice de Poutine, une photo d’elle avec le président russe ornait un tract de campagne disparu après l’invasion russe - la guerre en Ukraine lui a laissé des questions difficiles.

Photo - De sa rencontre avec le président russe en 2017, une rencontre dont elle ne veut pas se souvenir à ce stade Mikhail Klimentyev, Spoutnik, photo de la piscine du Kremlin via AP

Cependant, ses annonces de ces dernières semaines, axées sur la justesse, avec l’engagement de remettre ’150 à 200 euros dans la poche de chaque citoyen’ ainsi que l’engagement de supprimer la TVA sur 100 biens de consommation, ont créé un climat plus favorable. en faveur de.

Le taux de participation de Le Pen est bien meilleur aujourd’hui qu’il ne l’était lors des élections de 2017.

Nouvelles extrémités

Nouvel arrivant, le journaliste de télévision et écrivain d’extrême droite Eric Zemour a longtemps été présenté comme un candidat possible à la présidence. Connu pour ses prises de position intransigeantes sur l’islam, les enfants aux noms non français et l’immigration, il a été condamné à deux reprises pour incitation à la haine raciale ou religieuse.

En tant que candidat à la présidentielle, il a doublé sa rhétorique raciale, promouvant la théorie du complot raciste du ’Grand Remplacement’ dans ses discours et promettant un ’ministère de la réinstallation’ qui expulsera de France jusqu’à 1 million de personnes d’origine nord-africaine. La théorie est que les immigrés veulent « remplacer » la population française de souche.

Zemour a joui d’une position parmi les trois meilleurs candidats jusqu’en mars, selon un sondage IFOP, contestant la domination de Le Pen sur le parti politique d’extrême droite.

Photo - Fils de juifs d’Algérie, Zemour, 63 ans, a toujours été une voix cohérente, plutôt systémique, du conservatisme français

Appelant ouvertement l’islam un danger qui menace la France et a attiré une population plus éduquée et aisée vers l’extrême politique. Orateur cultivé et talentueux, son appel ’pour sauver notre patrie, notre culture, notre culture’ a touché la corde sensible de certains.

Zemour - qui en 2018 avouait fièrement qu’il « rêvait » d’un Poutine français - a vu sa popularité décliner depuis le début de la guerre en Ukraine. Zemour était publiquement convaincu que Poutine n’envahirait jamais et a ensuite continué à le défendre même après qu’il l’ait fait. Zemour a depuis condamné l’invasion - une sorte de revirement de son soutien au président russe.

Et bien sûr, il y a toujours le choix de Jean-Louis Melanson , l’homme politique d’extrême gauche et militant vétéran qui a jusqu’à présent remporté trois élections présidentielles.

Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que la gauche française a peu de chances de se qualifier même pour le second tour.

Jusqu’à présent, les sondages d’opinion suggèrent que Macron n’est pas tombé en dessous de 24 % depuis janvier, lorsqu’il a atteint 31 % dans les premières semaines de la guerre en Ukraine.

Respectivement, Marin Le Pen se place à la deuxième place depuis trois mois, atteignant même 21% fin mars 2022.

Cependant, alors que Macron s’est retiré avec près des deux tiers des voix la dernière fois, le sondage IFOP suggère que cette année une confrontation entre Macron et Le Pen pourrait conduire à 53% des voix contre 47% pour Le Pen, une marge beaucoup moins confortable pour la victoire de Macron.

Quel est l’enjeu pour les électeurs français ?

Le coût de la vie est l’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les électeurs français cette année, qui, déjà confrontés aux conséquences économiques d’une pandémie, voient leur quotidien devenir plus cher en raison des prix élevés de l’énergie et de la guerre en Ukraine.

Bien que les pressions financières ne suffisent peut-être pas à laver l’extrémisme de certains candidats dans l’esprit des électeurs. Ils peuvent pousser certains à chercher des réponses peu orthodoxes à leurs problèmes.

Les champs de bataille de l’Ukraine sont loin des bistrots et des cafés français, mais le conflit est certainement dans l’esprit des électeurs. Selon un sondage réalisé la dernière semaine de mars, environ 90 % des Français s’inquiètent de la guerre. Une inquiétude qui a plus de chances de jouer en faveur du président Macron.

Ce qui est remarquablement absent du débat international, c’est la crise environnementale. Bien que l’importance de la protection de l’environnement suscite un intérêt international, selon le ministère de l’Environnement du pays, la France a satisfait en 2020 75% de ses besoins en électricité à partir de l’énergie nucléaire. Et étant donné que presque tous les candidats soutiennent ce que Macron a déjà annoncé, il y a peu de désaccord sur la question.

Malgré la fanfare autrefois promise lors de cette élection, avec une guerre à la frontière de l’Union européenne et de nombreux électeurs peinant à payer leurs factures, le choix de la France pourrait désormais se baser davantage sur les cinq prochains mois que sur les cinq prochaines années.

La course à l’élection présidentielle française est plus serrée que prévu. Voici ce que vous devez savoir par Joseph Ataman, CNN.

Source : https://www.cnn.gr/kosmos/story/307962/ekloges-sti-gallia-oi-ypopsifioi-ta-prognostika-to-diakyveyma

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  • Roumanie / Europe - Élections présidentielles en France. Qui est Marine Le Pen, la candidate extrémiste que l’Europe ne veut pas à la tête du pays ? – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article en date du 19 avril 2022 et intitulé « Alegeri prezidențiale în Franța. Cine este Marine Le Pen, candidata extremistă pe care Europa nu o vrea la cârma țării » - Document ‘click.ro’
    Comme les élections hongroises, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine, les élections françaises sont, pour de nombreux Européens, une source d’inquiétude en raison des déclarations anti-UE et anti-OTAN de la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen les a présentées comme la devise de sa campagne électorale.

Photo - Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle française

Les partis d’extrême droite gagnent de plus en plus de capital politique dans l’Union européenne, et ces augmentations sont également dues aux mesures anti-COVID qui ont été proposées et mises en œuvre au niveau européen. 

Même ainsi, les discours nationalistes, tels que ceux illustrés par Viktor Orban, le vainqueur des élections hongroises, gagnent de plus en plus de capital politique. Selon les statistiques de la Commission européenne, le problème des migrants en provenance de Hongrie est négligeable, représentant une augmentation annuelle de moins de 1 %. Cependant, Viktor Orban a réussi à gagner du capital politique grâce à ces discours. 

Quant à Marine Le Pen, elle a adopté une politique similaire à celle d’Orban, suggérant le retrait de la France, un moteur économique majeur, de l’Union européenne, imitant l’événement du Brexit, même si les données indiquent que le Royaume-Uni a été frappé par un grave crise du travail suite au retrait de l’UE.

Le second tour de l’élection présidentielle française 

Au début de la guerre en Ukraine, le président Emmanuel Macron est monté en flèche dans les sondages, devenant le négociateur le plus visible à s’engager dans des pourparlers avec le président Vladimir Poutine et a d’abord semblé faire des concessions.

Même ainsi, après les 20 heures qu’Emmanuel Macron a passées au téléphone avec Vladimir Poutine, il s’est avéré que cette démarche a ralenti la réaction européenne, et la vague de solidarité pour l’Ukraine a été remplacée par une préoccupation économique nationale, spéculée par l’extrême droite.

Caricature Macron contre Le Pen

Le second tour en France aura lieu le 24 avril 2022, au cours duquel l’actuel président Emmanuel Macron se battra avec la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. A l’issue des votes du premier tour, Macron a obtenu 28% des voix, et Le Pen 23%. 

Le résultat des élections du premier tour a laissé des larmes dans de nombreuses régions de France, où le candidat à la troisième place Jean-Luc Mélenchon, un candidat d’extrême gauche avec 22 % des voix, a déclaré publiquement que « la France devient un pays fasciste. Ne donnez pas de voix à Mme Le Pen ! »

Qui est Marine Le Pen, la candidate du Front National ?

Marine Le Pen est une avocate et une femme politique du parti d’extrême droite de l’Assemblée nationale.

Depuis 2004, elle est membre du Parlement européen en France et depuis 2011, elle a remporté la direction du parti, évinçant son père, Jean-Marie Le Pen. 

Marine et Jean-Marie Le Pen (en photo)

Il en est à sa deuxième course pour remporter le siège français et, comme les années précédentes, est en concurrence directe avec l’actuel président Emmanuel Macron. La couverture du magazine ‘Libération’ met en scène les deux candidats, avec en titre ’cette fois, c’est vraiment affreux ’. 

Marine Le Pen s’est distinguée dans la politique française en utilisant des messages eurosceptiques, qui visaient directement la sortie de la France de l’Union européenne et de l’OTAN. 

Déclarations controversées : Marine Le Pen, à propos de l’OTAN

Marine Le Pen est dans le cercle des déclarations les plus controversées sur l’OTAN, l’UE et la Russie qu’un politicien français contemporain pourrait faire. 

Selon une interview accordée à la chaîne de télévision française BFMTV, Le Pen estime que l’annexion de la péninsule de Crimée par la Fédération de Russie en 2014 est légitime et doit être reconnue. 

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, lors de l’émission politique Elysée 2022, la candidate d’extrême droite a déclaré que Vladimir Poutine pourrait devenir un nouvel allié de la France, faisant une déclaration sur les événements historiques dans lesquels les deux pays ont été impliqués dans les deux guerres mondiales du siècle dernier. 

Lire aussi : Zelenski, un message dur pour le Premier ministre Viktor Orban. Ce qu’il lui a dit au sommet de Bruxelles

Source : https://click.ro/actualitate/international/marine-le-pen-franta-turul-doi-588647.html

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22.
Pologne / Portugal - Médias : la victoire de Le Pen en France pourrait mettre fin à l’Union Européenne – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article introduit le 19 avril 2022 sous le titre « Media : wygrana Le Pen we Francji może doprowadzić do końca UE » – Document ‘ifrancja.fr/media’

Photo du drapeau européen

L’éventuelle victoire de l’extrême droite Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles en France, prévu dimanche, pourrait contribuer à l’effondrement de l’Union européenne et menacer la propagation de l’agression russe, prédit le journal en ligne portugais ‘Observador’ sur Lundi.

Selon le portail, les élections en France et la possibilité que Le Pen les gagne se chevauchent avec un certain nombre de problèmes causés par l’invasion russe de l’Ukraine. Le portail souligne la passivité des autorités de l’UE face à l’agressivité croissante du président russe Vladimir Poutine ces dernières années.

‘L’Observador’ compare la guerre en Ukraine aux actions de l’Allemagne nazie, Adolf Hitler, notant qu’en Europe on pensait à tort que ce type de scénario ne se reproduirait jamais sur le Vieux Continent.

Le quotidien s’attend à un effondrement de l’Union européenne en cas de victoire dimanche de Marine Le Pen, qualifiant un tel scénario de deuxième ’événement tragique’ pour l’Europe après la guerre en Ukraine.

’Qu’il n’y ait aucun doute : des élections en France pourraient marquer la fin de l’histoire de l’Europe en tant que projet pacifique de (...) ses peuples’, a évalué le quotidien portugais, avertissant que l’élection de Le Pen à la présidence de la France renforcerait Poutine.

« En annonçant la fin de la participation de la France à l’OTAN, Le Pen augmentera le risque d’agression russe pour la sécurité de l’Europe. En détruisant l’UE, elle détruira la force économique et politique de l’une des trois plus grandes puissances économiques du monde », a écrit l’Observador. (BOUILLIE)

Francja - Najnowsze informacje prosto z Francji

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Source : https://www.ifrancja.fr/media-wygrana-le-pen-we-francji-moze-doprowadzic-do-konca-ue/

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23.
Pologne – En votant, la France choisit également pour ou contre l’Europe – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Marek Brzeziński en date du 09 avril 2022 et publié sous le titre « Francja wybiera » - Document ‘dw.com’

Le dimanche (04/10/2022) - le premier tour, et le 24 avril 2022 - le deuxième. Selon les politologues, son résultat est d’avoir un grand impact sur l’avenir non seulement de la France mais aussi de toute l’Europe.

Photo - L’avantage écrasant qu’Emmanuel Macron avait sur la cheffe de file de l’ extrême droite nationaliste Marine Le Pen , qui le poursuivait dans les sondages , a commencé à s’amenuiser rapidement peu avant l’élection présidentielle. Samedi, dernier jour de la campagne, cet avantage est tombé à 2%, selon l’Institut français de l’opinion publique (Ifop).

Participation attendue « avec la langue sur l’échelle »

Les politologues français craignaient que la situation d’avril 2002 ne se reproduise. Ensuite, il y a eu une faible fréquentation record. Un peu plus de 28% des éligibles se sont rendus aux urnes. La raison en était la croyance commune que le gaulliste Jacques Chirac et le socialiste Lionel Jospin s’affronteraient au second tour. Lorsqu’il s’est avéré que le leader de l’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, est passé au second tour, le vote a été massif. Plus de 82% des éligibles ont voté pour Jacques Chirac.

Selon l’institut Odoxa, un tiers des éligibles pourraient ne pas se rendre aux urnes actuellement. Plus d’incertitude quant à la participation est liée à l’attitude de l’électorat de gauche - le parti de Jean-Luc Mélenchon et les Écologistes de Yannick Jadot. Selon Odox, on peut s’attendre à un absentéisme plus important dans la tranche d’âge des 25-34 ans et parmi les familles les moins aisées, plus petites - dans l’électorat de plus de 65 ans. Selon le sondage, 39% des partisans d’Emmanuel Macron sondés assurent qu’ils participeront au vote, dans le cas de Marine Le Pen c’est 38%.

Chimie électorale

« Quand j’étais jeune, j’ai découvert que les décisions pour qui voter étaient déjà cristallisées dès janvier et février. Maintenant, cela arrive à la dernière minute, souvent le jour des élections, sur le chemin des urnes », explique Gilles Finchelstein, homme politique, intellectuel et depuis 2000 directeur général de la Fondation Jean-Jures, dans une interview à Deutsche Welle. C’est une institution politique, la première du genre fondée en France, indépendante, pro-européenne, à orientation social-démocrate. C’est la tâche de l’analyse politique et de faire des prévisions à court et à long terme.

Photo - L’avantage d’Emmanuel Macron sur Marie Le Pen fond rapidement

Depuis 2002, Gilles Finchelstein est directeur d’études au sein du groupe mondial Euro RSCG Havas, basé à New York. Il traite des questions liées à la publicité, au marketing, à la communication d’entreprise et aux solutions interactives. L’interlocuteur de DW estime qu’’il y a un risque’ d’absentéisme élevé au premier tour et que c’est ’tout à fait réel’. Selon lui, elle est influencée par le fait que pas moins de 62% des répondants déclarent ne pas encore savoir pour qui ils voteront. - C’est le signe d’une nouvelle étape dans laquelle se trouve la démocratie.

Gilles Finchelstein a admis que les élections avaient ’quelque chose à voir avec la chimie’ pour lui. - Dans les années 1980, c’était une démocratie que j’appelais solide, comme tous les solides. C’est pourquoi il était si tôt pour savoir qui voterait pour qui. Les gens ont pris des décisions au début de l’année. Dans les années 1990, la démocratie a pris la forme d’un état liquide. Il y avait des contestations de l’ordre existant et du système des forces politiques . Désormais, à partir des élections de 2017, on peut parler d’un ‘État gazier’. C’est une poudrière avec un risque d’explosion et donc les décisions sont prises à la dernière minute.

La directrice de recherche de la prestigieuse faculté de sciences politiques de Sciences Po, Anne Muxel, a déclaré que « les Français sont désormais dans une position ’temporaire, indécise’ sur les élections. - Parfois ils votent, parfois non. La mobilisation de l’électorat dépend de l’enjeu en cours » - explique-t-elle.

Dans le cas de l’élection de 2022, il semble que l’issue du jeu au premier tour est si évidente que beaucoup de gens sont découragés de participer à l’élection, au second il peut faire chaud et les foules tomberont dans les urnes, comme le prophétisent les commentateurs des médias français.

Des résultats difficiles à prévoir

Il était acquis qu’Emmanuel Macron et Marine Le Pen se rencontreraient au second tour, décisif, prévu le 24 avril 2022. Pourtant, tout le monde se demande qui sera soutenu par les électeurs des perdants du premier volet.

La candidate de la droite néo-gaulliste traditionnelle, Valérie Pécresse, dont les cotes sont passées sous la barre des dix pour cent, déclare qu’elle votera pour le représentant du camp démocrate, Macron. Mais son électorat la suivra-t-elle ? Telle est la question.

On ignore si l’extrême droite d’Eric Zemmour soutiendra Marine Le Pen. La position de l’électorat du leader de l’extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, est tout aussi difficile à deviner. Certains de ses partisans soutiennent la nationaliste d’extrême droite Marine Le Pen.

« Il me semble que la position de Macron n’est pas menacée. En 2017, j’étais d’avis que la victoire de Le Pen était incroyable, maintenant je pense que c’est pratiquement impossible », dit Gilles Finchelstein à DW.

Photo - Les derniers sondages avant le premier tour sont plus favorables à Marie Le Pen

Selon lui, la position de Macron est forte et stable. Une minorité veut voter pour l’extrême droite. Néanmoins, de récents sondages avant le premier tour indiquaient que les cartes pouvaient être distribuées différemment. Ils sont plus favorables à Le Pen au détriment de l’actuel président. La victoire d’Emmanuel Macron signifie une stabilisation dans la mise en œuvre de la politique actuelle, tant dans le contexte français qu’européen. Le succès de Marine Le Pen est une grande inconnue sur les deux plans, même si l’émergence d’un concurrent d’extrême droite, Eric Zemour, permet au leader nationaliste de prendre une position plus modérée, par exemple par rapport à la sortie de la zone euro.

Son succès relancera sûrement les mouvements nationalistes et anti-européens qui peuvent compter sur le soutien de Poutine, affirment les commentateurs des médias français, selon lesquels Macron a mené une campagne pré-électorale très modeste en raison de son implication dans les affaires internationales liées à l’agression de la Russie contre l’Ukraine. . Au départ, ’l’élément ukrainien’ a favorisé Macron, sa popularité est passée à 30%, mais à l’approche de la date des élections, ce facteur étranger a cessé d’être pertinent. Il a été utilisé par Le Pen, qui a joué la carte de l’intérieur selon le principe que ’la chemise est plus près du corps’.

Point de vue de Pologne

Cela était dû à la critique d’Emmanuel Macron par le Premier ministre Morawiecki, qui a accusé le président de la Ve République de parler fréquemment à Poutine, mais que ’cela ne donne rien de concret’. Emmanuel Macron a répliqué que les arguments du chef du gouvernement polonais étaient ’sans fondement et scandaleux’ et il a accusé Morawiecki de ’s’ingérer dans les affaires intérieures de la France en s’exprimant pendant la campagne pré-électorale’. Il a ajouté que « le gouvernement de Varsovie soutient ouvertement Le Pen, et Morawiecki veut qu’elle gagne au second tour » !

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Russie / Europe - Élections en France : pour qui l’Union Européenne s’enracine-t-elle ? – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Grégoire Lory (Dernières mises à jour le 11/04/2022), intitulé « Выборы во Франции : за кого болеет Евросоюз ? » - Document ‘ru.euronews.com’

Vidéo 1:38 – Traduit du français en russe avec l’historien bruxellois Eric Maurice - Copyright Euronews

Les élections en France sont surveillées de près depuis Bruxelles, où ils savent que l’avenir de l’Union européenne dépend de leur résultat. Marine Le Pen prône une réforme fondamentale de l’UE. Un historien bruxellois de la Fondation Robert Schuman a déclaré à Euronews qu’au second tour des élections, les institutions alliées ’acclameraient’ l’actuel président :

« Pour l’Union européenne, les partenaires européens et les institutions européennes, le 24 avril, le choix privilégié sera en faveur d’Emmanuel Macron et de la continuité du cap pro-européen. - dit Éric Maurice. - En revanche, Marine Le Pen ne propose plus de sortir la France de la zone euro. Cependant, certains éléments de son programme remettent en cause l’engagement de la France envers l’UE et son attachement au projet européen. Dès lors, l’élection de Marine Le Pen créerait un gros problème politique du point de vue des partenaires européens ».

Quels points du programme de Marine Le Pen peuvent conduire à un clash entre Paris et Bruxelles ?

Elle promet de réduire la taxe sur la valeur ajoutée, ce qui ne peut se faire sans l’approbation de l’UE, - a poursuivi l’historien. - Que fera-t-elle du programme de reconstruction financé par l’UE que la France doit mener pour recevoir cet argent ? Que ferait-elle pour réduire la dette publique et le déficit budgétaire ? Ne pas effacer. Et puis elle promet d’instaurer des contrôles frontaliers des marchandises, ce qui est contraire aux traités et portera un coup économique à la France et à ses partenaires. De plus, sa politique migratoire sera problématique pour le reste de l’UE. _

Dans la première partie de la campagne, l’Europe n’était pas un sujet particulièrement brûlant pour les candidats. Mais dans les jours qui restent jusqu’au second tour, la place de la France dans l’UE sera évidemment beaucoup plus discutée.

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Source : https://ru.euronews.com/my-europe/2022/04/10/eu-reaction-to-french-elex

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25.
Suède - Élections françaises – « Pro-européen convaincu et sceptiques européens ! - Le résultat est important pour l’UE » - Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Charlotta Asplund Catot (Redaktör, Bryssel - charlotta.asplund.catot@europaportalen.se ) en date du 08 avril 2022 et intitulé « Fransmännens val : Fortsatt pro-Europa eller EU-skepsism » - Document ‘europaportalen.se

Photo - Le candidat de gauche Jean-Luc Mélenchon, le candidat sortant et libéral Emmanuel Macron et l’extrême droite Marine Le Pen sont en tête des sondages avant l’élection présidentielle de dimanche en France. Photo : MathieuMD / UE / Parlement européen.

Trois des quatre candidats [les mieux placés d’après les sondages] à l’élection présidentielle française de dimanche, sont sceptiques à l’égard de l’UE. La bataille finale pour la présidence se déroule entre le pro-européen et libéral Emmanuel Macron et la sceptique européenne Marine Le Pen d’extrême droite - et celle-ci semble sur le point d’être à égalité avec lui … 

L’élection présidentielle en France ne sera pas la victoire ambulante du président sortant Emmanuel Macron sur laquelle il semblait pouvoir compter il y a quelques semaines. Les chiffres d’opinion récents montrent que la principale opposante, l’extrémiste de droite Marine Le Pen, réduit de plus en plus l’écart entre les deux. 

Au premier tour dimanche - lorsque deux candidats doivent être sélectionnés pour un second tour - il n’y a qu’une différence de cinq points de pourcentage entre les deux adversaires. Mais le vrai thriller sera au second tour des élections le 24 avril. Lorsque les deux adversaires se sont affrontés lors de l’élection présidentielle de 2017, Macron a gagné avec un peu plus de 66 % contre Le Pen un peu moins de 34 % - maintenant, les chiffres d’opinion montrent plutôt environ 53 à 47 %. 

Avec la présidence française de l’UE et le rôle dévoué de Macron dans la lutte contre la guerre de la Russie en Ukraine par le biais de pourparlers avec Poutine, Macron s’est profilé dans les affaires internationales - ce qui a été accueilli positivement au début, mais a récemment été considéré comme trop absent dans les affaires nationales. 

 Macron a laissé la place à ses adversaires pour se concentrer sur les questions nationales, a déclaré Elvire Fabry, chercheuse à l’institut de recherche français Jacques Delors Institute Paris, lors d’un séminaire sur l’élection présidentielle française organisé par l’Institut suédois d’études politiques européennes, Sieps, ce la semaine. 

Le Pen s’est emparé du débat social

Notamment, il s’agissait de questions sociales et de l’économie du Français ordinaire - des questions que Marine Le Pen a réussi à saisir dans sa campagne en parlant du pouvoir d’achat de chaque Français, une question qui a gagné en pertinence en raison de la hausse des prix de l’énergie en le lendemain de la guerre. 

’J’ai fait campagne de manière sérieuse, j’ai été sur le terrain pendant six mois et j’ai soulevé tous les problèmes qui touchent les Français’, a déclaré Marine Le Pen dans une interview à la radio cette semaine, reprochant à Macron d’être absent du débat. 

Macron a attendu la dernière minute pour annoncer sa candidature et a été critiqué pour avoir évité les débats avec d’autres candidats lors de la campagne électorale. 

 Cela arrive aussi à un moment où Marine Le Pen a réussi à normaliser l’image d’elle-même et à atténuer la rhétorique d’extrême droite plus agressive, a déclaré Elvire Fabry.

Mélenchon peut-il partir à gauche ? 

Cependant, Marine Le Pen n’est pas le seul challenger possible de Macron. Les candidats de gauche Jean-Luc Mélenchon, comme Le Pen, ont progressé dans les sondages et sont à deux jours du scrutin à environ 16 % dans les sondages. 

Il ne suffit pas d’accéder à un second tour - mais de nombreux électeurs de gauche qui ne voteraient pas vraiment pour Mélenchon envisagent désormais de voter stratégiquement pour le candidat de gauche le plus fort afin d’éviter d’avoir à choisir entre un Le Pen d’extrême droite et un Macron qui a dissuadé de nombreux électeurs de gauche ces dernières années en se concentrant sur des questions telles que le relèvement de l’âge de la retraite et l’introduction de seuils plus élevés pour recevoir des prestations sociales. 

Les fêtes traditionnelles reculent encore une fois

L’élection présidentielle de 2017 a été qualifiée de catastrophe pour les partis traditionnels de droite et surtout de gauche. Macron a été choisi volé une grande partie de la base électorale du Parti socialiste et de la base électorale républicaine de droite… Le Parti socialiste est passé de la victoire de l’élection présidentielle de 2012 avec François Hollande, à seulement réussir à rassembler six pour cent cinq ans plus tard. Aujourd’hui, le soutien estimé des électeurs est de deux pour cent seulement. 

Le Parti républicain de droite traditionnel, auquel appartenaient d’anciens présidents tels que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, devrait atteindre environ 10% dimanche. 

’Macron a écrasé les républicains comme il a écrasé le Parti socialiste’, a déclaré Christian Lequesne, professeur de sciences politiques à Science Po à Paris, qui a également assisté au séminaire du Siep. 

Le résultat est important pour l’UE

Comme les élections en Hongrie le week-end dernier, le résultat de l’élection présidentielle française est d’une grande importance pour l’UE.

Le président français qui siègera à la table des dirigeants de l’UE pour les cinq prochaines années, pourrait façonner l’ensemble de la coopération européenne. ’Macron est un président très pro-européen, mais la moitié des voix françaises semble aller à Le Pen, Mélenchon et Zemmour, qui ont tous un programme européen sceptique’, a déclaré Göran von Sydow, directeur du Sieps, à l’institut de recherche.

Selon la chercheuse française Elvire Fabry, « tout ce que veut faire Marine Le Pen s’oppose au projet européen : elle conduirait la France à devenir un acteur empoisonné au sein de l’UE. Par exemple, elle veut rétablir les lois nationales pour qu’elles s’appliquent sur le droit de l’UE, elle veut aussi réduire la contribution de la France au budget de l’UE, rétablir le contrôle national au-delà des frontières nationales, ce qui aurait un impact sur la libre circulation au sein de l’UE », a déclaré Elvire Fabry. 

La mobilisation des électeurs est cruciale 

Quand en 2002, le Front national d’extrême droite - aujourd’hui l’Assemblée nationale - a pour la première fois accédé à un second tour à l’élection présidentielle lorsque le père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, a été opposé au candidat du parti de droite Jacques Chirac, la France était sous le choc. Les Français ont quitté la maison au second tour et ils ont voté pour Chirac - même les électeurs de gauche qui ’se sont contraints et sont allés voter’. Chirac aavait gagné avec 80 %. 

En 2022, 20 ans plus tard, un candidat d’extrême droite à la finale des élections est devenu monnaie courante. Et tandis que Le Pen a largement le même soutien parmi les électeurs qu’il y a cinq ans, le nouveau candidat parvenu Eric Zemmour, qui se classe plus à droite encore que Le Pen, devrait obtenir environ 10 % des voix selon les sondages. 

« Un tiers des électeurs français soutiennent ainsi des candidats issus de partis d’extrême droite », a déclaré Göran von Sydow au Sieps. 

La mobilisation des électeurs français pour bloquer l’extrême droite qu’on a vue en 2002 - mais aussi en 2017 - on ne la verra peut-être pas cette année. La question cruciale est de savoir comment les électeurs de gauche agiront, face au choix possible entre l’extrême droite et Macron, qu’ils considèrent comme étant aussi de facto à droite. 

« La manière dont les candidats qui ne se présenteront pas dimanche inciteront leurs électeurs à voter au second tour des élections sera décisive pour le résultat de l’élection présidentielle », a déclaré Göran von Sydow.

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Source : https://www.europaportalen.se/2022/04/fransmannens-val-fortsatt-pro-europa-eller-nationell-protektionism

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26.
Tchéquie (République tchèque) - Selon le politologue et historien tchèque Vít Hloušek de l’Université Masaryk : « Le Pen ne s’intéresse pas à l’Europe centrale, au moins Macron tient compte de nous – Traduction du 20 avril 2022 par Jacques Hallard d’un article de Marek Zavře en date du 12 avril 2022 17:21 intitulé « Politolog : Le Penovou střední Evropa nezajímá, Macron nás aspoň bere v potaz ». Un extrait en français

Le premier tour de l’élection présidentielle française de dimanche est un peu du déjà-vu. Emmanuel Macron et Marine Le Pen rejoueront, mais cette fois ce sera un peu plus serré. Qu’a fait Macron pendant ses cinq années de mandat et comment ’l’extrême’ Le Pen s’est-il rapproché de la droite ? L’invasion russe de l’Ukraine a-t-elle affecté le débat sur un nouveau président ? Le politologue et historien Vít Hloušek de l’Université Masaryk y répond dans une interview pour iDNES.cz.

Vit Hloušek (1977) - Historien et politologue. Il travaille à l’Institut de sciences politiques comparées de la Faculté des études sociales de l’Université Masaryk depuis 2005. Depuis 2002, il travaille également au Département des relations internationales et des études européennes de la Faculté des sciences sociales de l’Université Masaryk. Il est spécialisé dans la science politique comparée, en particulier dans la comparaison des systèmes politiques et partisans des pays européens, la recherche en histoire contemporaine et la formation et le développement de la politique de masse moderne en Europe centrale. Il est rédacteur en chef du Political Science Journal et membre des comités de rédaction de la ‘Political Science Review’ et des ‘Central European Political Studies’.

Interview pour iDNES.cz.

Marine Le Pen, politicienne d’extrême droite française et candidate à l’élection présidentielle, lors d’un rassemblement préélectoral à Perpignan. (7 avril 2022)

On entend dire que cette campagne électorale regroupera la politique française. En même temps, les élections de cette année semblent être une répétition des précédentes, car au second tour les mêmes adeptes s’affronteront qu’il y a cinq ans. Qu’est-ce qui différencie les élections de cette année de celles de 2017 ? 

Les élections de cette année illustrent la tendance selon laquelle la carte politique des partis en France a fondamentalement changé. Il s’agit de savoir comment des partis comme les Républicains ou le Parti socialiste, qui ont dominé la politique française pendant des décennies, se sont révélés. La candidate républicaine gaulliste traditionnelle de droite conservatrice Valérie Pécresse a obtenu 4,8 %, contrairement à son candidat de 2017 François Fillon, qui a obtenu 20 %. Les socialistes sont partis depuis longtemps. La maire de Paris, Anne Hidalg, est populaire, mais elle a reçu moins de deux pour cent. Il sera intéressant de voir comment cela affectera les élections législatives.

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Si l’on regarde radicalement les résultats, on peut dire qu’Emmanuel Macron a ému la droite et la gauche modérées avec son Mouvement République en marche, et les partis d’opposition d’extrême droite se dressent contre lui : l’Association nationale Marine Le Pen et le à l’extrême gauche : La France têtue Jeanne Luca Mélenchona. Nous avons ici de nouveaux partis avec de nouveaux rôles dans un spectre politique beaucoup plus polarisé.

Quels sont les principaux sujets des élections de cette année ? Qu’est-ce qui a le plus secoué les débats politiques ?

Je la résumerais en quatre mots : politique sociale et économique. Juste avant le vote de dimanche, c’était clairement l’inflation, qui est un sujet commun à tous les candidats, et c’est un pouvoir d’achat qui recule en France. La question de l’âge de la retraite ou de l’ouverture des ciseaux entre les groupes de revenu et surtout l’appauvrissement de la classe moyenne est abordée….

Origine : iDNES.cz – s námi víte víc

Fichier:IDNES.cz logo.jpg — Wikipédia

Lire la totalité de cet article en tchèque à cette source : Zdroj https://www.idnes.cz/zpravy/zahranicni/francie-prezidentske-volby-emmanuel-macron-marine-le-pen-jean-luc-melenchon.A220412_132702_zahranicni_imzv

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27.
Ukraine – France - Sur BFMTV, Zelensky invite Le Pen à ’comprendre qu’elle s’est trompée’ et évoque ses ’bonnes relations’ avec Macron – Par Robin Verner - Le 20/04/2022 à 12:25 – Document ‘BFMTV’

Dans l’entretien exclusif qu’il nous a accordé, le président ukrainien a évoqué la présidentielle française auprès de nos journalistes, Yves Calvi et Ulysse Gosset. Alors que Marine Le Pen est persona non grata en Ukraine en raison de ses déclarations passées, Volodymyr Zelensky l’a invitée à revoir sa position.

Volodymyr Zelensky a livré un témoignage exceptionnel à BFMTV - une interview diffusée dans son intégralité ce mercredi à 18h50. Si le président ukrainien y raconte pour l’essentiel l’invasion russe et les épreuves traversées par son pays, il a aussi donné son sentiment sur la présidentielle française.

Il a surtout évoqué la situation délicate de Marine Le Pen. Celle-ci a en effet été interdite de séjour par le ministère des Affaires étrangères local le 5 janvier 2017, au lendemain de déclarations où elle défendait l’annexion de la Crimée par la Russie.

’Si madame la candidate venait à comprendre qu’elle s’est trompée, notre relation pourrait changer’, a toutefois ouvert Volodymyr Zelensky sur notre antenne ce mercredi.

Tout en assurant ne pas ’être persuadé d’avoir le droit d’influencer’ la campagne électorale française, il a reconnu : ’Je veux dire que bien évidemment, j’ai des relations avec Emmanuel Macron et je ne voudrais pas les perdre.’

Dossier : Ukraine-Russie : la guerre

Actualités en continu et info en direct et replay - BFMTV

Actualités immobilières

Source : https://www.bfmtv.com/international/sur-bfmtv-zelensky-invite-le-pen-a-comprendre-qu-elle-s-est-trompee-et-evoque-ses-bonnes-relations-avec-macron_AV-202204200329.html

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28.
Publications - Toutes les productions de la Fondation Jean-Jaurès et de son réseau d’experts (notes, vidéos, sondages…) à découvrir :

DémocratieMarine Le Pen, le masque de la crédibilitéRaphaël Llorca 20/04/2022

DémocratieMarine Le Pen, une banalisation et une crédibilisation inachevéesGilles Finchelstein 20/04/2022

DémocratieLa démocratie sans l’État de droit ? Anatomie du programme Le Pen consacré aux libertésVictoria Géraut, Frédéric Potier 20/04/2022

DémocratieQuelle force du front républicain ?Antoine Bristielle 19/04/2022

Démocratie, EuropeLe projet européen du Rassemblement national : ouvrir une ère de conflits avec l’Union européenneSylvain Kahn, Théo Verdier 19/04/2022

Source : https://www.jean-jaures.org/publications/

« La Fondation Jean-Jaurès est une fondation reconnue d’utilité publique2 créé en 1992 par l’ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy avec le soutien de la Première ministre Édith Cresson3 avant la déroute de leur parti aux élections législatives de 1993. Créée 78 ans après la mort de Jean Jaurès et 41 ans après celle de son dernier enfant, elle n’a aucun lien avec sa famille. Elle est présidée depuis 2013 par l’ancien ministre socialiste Henri Nallet. La Fondation Jean-Jaurès est considérée comme proche du Parti socialiste4 et a été depuis 2017 proche de La République en marche5 et a reçu à partir de cette année d’importantes subventions gouvernementales, puis a participé fin 2021 au lancement du comité de soutien national pour la campagne présidentielle d’Anne Hidalgo6… » - Article complet sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Jean-Jaur%C3%A8s

Image dans Infobox.

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29.
Dossiers - Europe, Russie : les périls du programme de Marine Le Pen - Publié le 15 avr. 2022 à 17:57. Mis à jour le 20 avr. 2022 à 18:15 – Document ‘lesechos.fr’ Europe

A quelques jours du second tour de la présidentielle, le point sur le programme de la candidate en matière de politique étrangère.

La candidate du Rassemblement national a abandonné l’idée de sortir la France de l’Union européenne. Mais son programme reviendrait sans doute au même, puisqu’il renie tous les principes sur lesquels le pays a construit son environnement économique, politique et juridique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Violation du droit européen, rupture des partenariats avec l’Allemagne, sortie du commandement intégré de l’Otan : son projet ferait de la France un paria sur la scène mondiale. Ses convergences idéologiques avec Vladimir Poutine restent fortes.

Retrouvez nos articles sur ce dossier ci-dessous :

Présidentielle : l’alliance des nations européennes, une quête sans issue pour Marine Le Pen -La candidate à l’élection présidentielle compte modifier l’Europe de l’intérieur pour la transformer en une coopération de nations souveraines. Mais elle ne dispose pas des alliés nécessaires pour mener une telle révolution.

Europe DécryptageEurope : le programme radical de Marine Le Pen mènerait au « Frexit » -Dans son programme présidentiel, Marine le Pen ne fait plus mention, d’une sortie de la France de l’Union européenne mais cette issue apparaît comme la conséquence inexorable de son programme anti-migrant et de préférence nationale.

Politique Marine Le Pen prône un rapprochement avec la Russie -La candidate RN veut sortir du commandement intégré de l’Otan et travailler à un rapprochement stratégique avec la Russie. Elle juge la diplomatie de l’administration Biden « trop agressive à l’égard de Pékin ». Et « ne souscrit pas au catastrophisme climatique ».

Enjeux internationaux DécryptageLes convergences idéologiques de Marine Le Pen et Vladimir PoutineLa candidate au second tour de la présidentielle a longtemps défendu des relations étroites avec la Russie face à un monde anglo-saxon qu’elle juge hostile. Ses liens personnels, idéologiques voire financiers s’avèrent encombrants après l’invasion de l’Ukraine.

Présidentielle Les programmes déchiffrésMarine Le Pen prête à saborder les alliances étrangères de la FranceLa candidate RN à l’élection présidentielle entend sortir du commandement intégré de l’Otan, remettre à plat les relations avec les Etats-Unis, stopper les coopérations militaires et industrielles avec l’Allemagne et se rapprocher de la Russie. Un vrai changement à l’heure de la guerre en Ukraine.

Enjeux internationauxLes programmes déchiffrésLe programme de défense de Marine Le Pen tourne le dos à l’EuropeMarine Le Pen ne propose pas de quitter radicalement l’Otan mais de partir du commandement intégré, un geste qui serait très mal interprété à l’heure où nos voisins font front commun contre la Russie.

Présidentielle Interview« Marine Le Pen oublie de s’interroger sur les liens avec le reste du monde »Alors que les grands partenaires de la France s’interrogent sur les conséquences d’une possible élection de Marine Le Pen à l’Elysée, Eric Maurice, chercheur de la Fondation Robert-Schuman, se livre pour « Les Echos » à un exercice de politique-fiction pour imaginer ce que pourrait être son action diplomatique. Selon lui, le programme « introspectif » de la candidate RN ne se préoccupe jamais de ses interlocuteurs potentiels.

Les Echos : actualités en direct, Économie, Finance, Marchés ...

LesEchos.fr parlent de Plus que PRO

Tous droits réservés - Les Echos 2022 – Source : https://www.lesechos.fr/monde/europe/europe-russie-les-perils-du-programme-de-marine-le-pen-1401086

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30.
Selon Edgar Morin, sociologue et philosophe : « Soyons conscients du risque historique pour la France » - Publié le 20 avril 2022 à 14h38 – Document ‘Le Monde’ – Article complet réservé aux abonnés DébatsÉlection présidentielle 2022

Dans une tribune au « Monde », le sociologue dit nécessaire de soutenir Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, mais il demande au candidat président d’amorcer un virage en faveur d’une voie nouvelle, qui place l’écologie en son cœur contre l’hégémonie du profit.

Tribune. Quelle terrible coïncidence ! Simultanément : une élection présidentielle, où se joue le sort de la France humaniste et républicaine, et une guerre de plus en plus sanglante en Ukraine, cause d’énormes bouleversements géopolitiques et économiques avec le risque d’un conflit mondialisé où l’Europe naufragerait.

Deux menaces sont liées : celle d’une régression en France qui conduirait à un Etat autoritaire et à une société de soumission, celle du retour massif du monde à la barbarie.

Il aurait suffi que…

Le tragique est qu’en France, comme dans le monde, prévoyance et lucidité auraient pu modifier le cours des événements. En France, il aurait suffi que Fabien Roussel, Yannick Jadot, Anne Hidalgo se désistent en faveur de Jean-Luc Mélenchon, et Marine le Pen aurait été absente au second tour.

La gravité du problème français est que de crises en crises, d’angoisses en angoisses, se sont fortifiés les replis identitaires, le suprématisme raciste, la désignation en bouc émissaire des immigrés, des musulmans ou à nouveau des juifs. Le nationalisme aveugle gagne sur la réalité historique intégrative une et diverse de la France réelle.

Autrement dit, nous devons craindre la victoire de cette deuxième France réactionnaire qui n’a pu s’imposer dans l’histoire de la IIIe République qu’à la faveur du désastre national de 1940. Aujourd’hui, paradoxalement, sans nulle occupation étrangère, cette France réactionnaire croit subir une occupation mythique (« le grand remplacement »).

Les Français fidèles à l’humanisme républicain craignent à juste titre Marine Le Pen dont ils pensent que le sourire aimable est de façade et que son programme n’est adouci qu’en surface.

Un attrait nihiliste du gouffre

Ses propos populistes, et ici le mot est juste, trouvent un écho dans les aspirations et les craintes des milieux populaires pour leur vie quotidienne. Le présent semble effacer le passé, surtout pour les générations qui n’ont pas connu l’extrémisme Jean-Marie Le Pénien. Il y a même une curiosité chez bien des dépolitisés : « Voyons ce qu’elle va faire ». Il y a même chez certains un attrait nihiliste du gouffre.

Rappelons que ce qui menace la France est la régression historique qui envahit le monde et l’Europe : crise des démocraties, hégémonie du profit, régimes néo-autoritaires.

La France réactionnaire pourrait arriver légalement au pouvoir et pourrait aussitôt le monopoliser. Emmanuel Macron ne peut être certain de l’emporter car il doit surmonter divers handicaps. Au cours de son quinquennat, le champion du renouveau est devenu le mainteneur de l’ordre néolibéral établi…

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Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Nonna Mayer : « Le front républicain, ce sont des gens de camps opposés qui s’allient dans un même combat pour défendre la République menacée »

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Source : https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/20/edgar-morin-soyons-conscients-du-risque-historique-pour-la-france_6122956_3232.html

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31.
L’appel du magazine ‘ELLE’ : Marine Le Pen à l’Élysée ? Pour nous, c’est non ! - Publié le 20 avril 2022 à 07h00 – Photo © Daniel ole/AP/Sipa

Marine Le Pen est une femme, mais elle ne défend pas les droits des femmes. À cinq jours du second tour, plus de 170 personnalités féminines rejoignent l’appel de ‘ELLE’ afin de faire barrage à l’extrême droite en France !.

DES ANNÉES QUE NOUS MILITONS pour l’égalité des chances et des droits entre hommes et femmes. Des années que nous nous battons pour que les femmes accèdent aux plus hautes fonctions. Et quand l’une d’elles se trouve en position d’être élue présidente de la République, c’est une candidate d’extrême droite. À la tête d’un parti, le Rassemblement national, ex-Front national, hérité de son père, lui aussi au second tour il y a vingt ans, en 2002. Un parti qui, historiquement, est celui qui a le plus milité contre l’émancipation des femmes. Nous ne l’oublions pas. Nous ne nous habituons pas. Alors ne nous y trompons pas.

MARINE LE PEN EST UNE FEMME, mais elle ne défend pas les droits des femmes. Elle veut supprimer le ministère chargé des droits des femmes. Et n’entend pas lutter contre les inégalités salariales. Ni pour la parité. Il n’y a pas si longtemps encore, elle parlait d’« avortement de confort ».

MARINE LE PEN PRÉTEND DÉFENDRE LES PLUS FRAGILES, comme les mères célibataires, mais elle exclut, avec sa préférence nationale, des milliers de femmes qui vivent aujourd’hui en France.

MARINE LE PEN SE VEUT ÉMANCIPÉE, mais son programme réduit les femmes à la politique familiale et à la natalité. Un parti qui pratique la préférence nationale charge le ventre des femmes de défendre la nation.

MARINE LE PEN FAIT PATTE DE VELOURS PENDANT LA CAMPAGNE, mais sur le fond elle n’a pas changé, comme en atteste son projet de modification des lois fondamentales de la République et de la Constitution. Elle soutient les régimes illibéraux européens (Hongrie, Pologne), qui remettent en cause les droits des femmes, des homosexuels, la liberté de la presse. Elle considère toujours la Russie comme un allié potentiel. Elle qui doit huit millions d’euros à une société tenue par d’anciens militaires russes.

NE NOUS Y TROMPONS PAS. ET VOTONS. UNE FEMME D’EXTRÊME DROITE N’EST PAS MOINS DANGEREUSE QU’UN HOMME D’EXTRÊME DROITE.

Lire la longue liste des signataires à consulter sur ce site : https://www.elle.fr/Societe/News/L-appel-de-ELLE-Marine-Le-Pen-a-l-Elysee-Pour-nous-c-est-non-4015851

«  Elle’ est un magazine hebdomadaire français féminin et de société fondé en 1945 par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair. Le titre est racheté en avril 2018 par le milliardaire tchèque Daniel Křetínský… » Wikipédia

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Collecte des documents et agencement, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 21/04/2022

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Politique Europe Elections France Des auteurs d’une quinzaine de pays d’Europe analysent et exposent.18.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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