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"OGM - Inde - Une aubergine génétiquement modifiée arrive" par le Dr. Mae-Wan Ho, le Professeur Joe Cummins

Traduction et compléments de Jacques Hallard
vendredi 14 juillet 2006 par Cummins Professeur Joe, Ho Dr Mae-Wan

OGM - Inde - Une aubergine génétiquement modifiée arrive : elle contient une toxine Bt, alors que cette dernière se trouve associée à des centaines de cas d’allergie et à des milliers de morts chez des moutons

Il serait impensable et irresponsable d’autoriser cette aubergine génétiquement modifiée. Le Dr. Mae-Wan Ho et le Professeur Joe Cummins ne trouvent aucune étude publiée, ni aucune information détaillée sur des expérimentations qui viseraient à déterminer la sûreté et l’innocuité de cet OGM dans le dossier de demande de dissémination au champ de cette aubergine Bt ; ils soulèvent de très sérieuses questions.

Communiqué de presse de l’institut ISIS en date du 13/07/2006

L’article original en anglais intitulé GM Egg Plant Contains Bt Toxin Linked to Hundreds of Allergy Cases and Thousands of Sheep Deaths, est accessible directement sur le site ISIS suivant : www.i-sis.org.uk/GMeggplant.php

“The Institute of Science in Society” = ISIS, est une organisation basée à Londres, Grande Bretagne. Le site web est http://www.i-sis.org.uk Les informations générales concernant cet institut sont disponibles auprès de Sam Burcher, joignable par sam@i-sis.org.uk L’institut ISIS est dirigé par Mae-Wan HO, dont la messagerie est m.w.ho@i-sis.org.uk

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Nous nous concentrons ici sur les études d’impact sur la santé humaine qui, selon la société concernée, montrent que l’aubergine génétiquement modifiée est aussi sûre que l’aubergine ordinaire et présente une innocuité.
L’aubergine Bt : un cas d’espèce pour d’autres plantes alimentaires génétiquement modifiées

La filiale indienne du groupe semencier américain Monsanto, Maharashtra Hybrid Seed, a développé une aubergine qui a fait l’objet d’une modification génétique pour lui conférer une résistante à un insecte perforateur des fruits et des tiges et elle a déposé un dossier pour une demande de dissémination au champ avec des mises en culture à grande échelle [1].

L’aubergine est largement consommée en Inde et elle bien connue pour ses qualités nutritionnelles, ses effets bénéfiques sur la santé, notamment ses propriétés, telles que la réduction des niveaux de cholestérol dans le sérum sanguin. Des expérimentations au champ d’autres espèces cultivées et génétiquement modifiées, comme des crucifères et des pommes de terre devraient faire suite aux essais et à la diffusion de cette aubergine.

Cette aubergine contient la même toxine Bt de type Cry1Ac, provenant de la bactérie de sol Bacillus thuringiensis, que celle qui se trouve dans le coton génétiquement modifié qui a été largement cultivé et qui a été impliqué récemment dans de grandes polémiques en matière de santé en Inde.

Des centaines d’ouvriers agricoles et des opérateurs qui ont eu à travailler ce coton ont développé des réactions d’allergies [2] ("More illnesses linked to Bt crops", "De nouveaux cas de maladies associées aux plantes cultivées Bt", article paru dans Science in Society N°30).

Par ailleurs, des milliers de moutons sont morts à la suite de réactions toxiques après avoir pâturé dans les champs après la récolte de ce coton Bt [3] ] ("Mass deaths in sheep grazing on Bt cotton", "Morts en série chez des moutons pâturant des plants de coton Bt", article paru dans Science in Society N°30).

Ces polémiques et controverses sur les risques sanitaires des plantes cultivées Bt corroborent des résultats remontant aux années 1980, qui avaient montré une liaison entre des bactéries Bt ou des spores produisant un mélange des protéines Cry et des réactions d’allergies [4].
La toxine Cry1Ac avait elle-même été identifiée, d’une part, comme un puissant agent immunogène systémique et au niveau des muqueuses [5] et comme adjuvant actif comparable à la toxine cholérique [6].

Ainsi, la toxine Bt peut non seulement provoquer des réactions immunitaires par lui-même, mais elle peut également sensibiliser une personne qui pourra développer des allergies à d’autres composants présents dans son régime alimentaire.

Au moins douze vaches laitières sont mortes en Allemagne après avoir été alimentées avec du maïs génétiquement modifié contenant un gène codant pour une protéine semblable à Cry1Ac [7] ("Cows ate GM maize and died", " Des vaches qui sont mortes après avoir mangé du maïs génétiquement modifié", article paru dans Science in Society N°21).

Cry1Ac n’est pas la seule protéine transgénique Bt liée à de sérieux problèmes de santé. Des douzaines de villageois sont tombées malades dans les sud des Philippines, au moment de la floraison d’un maïs génétiquement modifié, porteur de Cry1Ab, en 2003, et cinq sont morts depuis cette période [8] ] ("GM ban long overdue, dozens ill & five deaths in the Philippines", "Alors que l’interdiction des OGM n’a que trop tardé, on signale des douzaines de malades et cinq morts aux Philippines", article paru dans Science in Society N° 29) (interdiction de GM longtemps en retard, des douzaines malades et les cinq décès aux Philippines, article paru dans la revue Science in Society N°29).

Des maladies et des cas de mortalité sont associés à de nombreuses autres plantes cultivées génétiquement modifiées, avec différents transgènes et cela a été rapporté chez beaucoup d’espèces.

Des exemples récents et des plus dramatiques ont été rapportés. D’une part, on a signalé des perturbations dans la croissance et des décès prématurés dans les portées chez des rats femelles qui avaient été alimentées avec du soja génétiquement modifié pendant toute leur grossesse [8].

D’autre part, il a été signalé, lors d’une expérimentation [conduite en Australie], une inflammation fragilisante au niveau des poumons, chez des souris alimentées avec un pois transgénique qui contenait une protéine normalement inoffensive en provenance du haricot [9] ] ("Transgenic pea that made mice ill", article paru dans Science in Society N°29). Sous l’intitulé "Les pois transgéniques qui rendent les souris malades", ce rapport est inclus dans l’article suivant : "OGM - De sérieuses réactions immunitaires à une protéine transgénique", qui est consultable en français sur ces sites :

altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3 ?id_article=4408 ou yonne.lautre.net/article.php3 ?id_article=1503
Une enquête publique complète concernant les risques sanitaires des plantes génétiquement modifiées est attendue depuis longtemps, de même qu’une interdiction globale en attendant que l’enquête se mette en place. Il est impensable et irresponsable d’autoriser encore une nouvelle variété de plante génétiquement modifiée comportant une protéine transgénique qui a été déjà impliquée dans tant de maladies et de morts.

Le rapport accompagnant la demande de dissémination au champ [1] fournit une description très superficielle de cette aubergine génétiquement modifiée ; elle fait état de recherches sur les impacts environnementaux et en matière de santé qui n’ont pas été publiées, ce qui aurait été jugé inacceptable en Europe. Cela ne veut pas de dire pour autant que le système de réglementation de l’Europe soit parfait et adéquat.

 Les études toxicologiques soulèvent des questions inquiétantes

Les études toxicologiques étaient toutes des expériences non publiées et conduites par la société Intox Pvt Ltd.(à l’exception de l’une d’entre elles) et se résument à de vagues assurances assurant qu’aucun des essais n’a causé une quelconque toxicité.

Cependant, quelques affirmations figurant dans le rapport devraient être examinées soigneusement. Il énonce à la Page 7, (souligné ajouté) : « L’administration par voie orale aiguë à des rats Sprague Dawley, de l’aubergine transgénique Bt exprimant la protéine de CrylAc à la dose limite de 5000mg/kg, n’a causé aucune toxicité. »

Quelle est exactement la dose limite ? Cela signifie-t-il qu’au delà de 5.000 mg/kg l’aubergine Bt était en fait hautement toxique ? Après tout, cela n’est que l’équivalent d’une une personne de 50 kilogrammes qui mangerait une aubergine de taille moyenne, ce qui est assez commun et banal.

Le paragraphe suivant rapporte les résultats de l’étude de toxicité orale sub-chronique, où il indiqué ce qui suit : « aucun effet défavorable n’a été observé avec l’aubergine transgénique Bt qui exprime la protéine de Cry1Ac chez les rats Sprague Dawley, après une administration par voie orale pendant 90 jours, ce qui correspond à plus de 1.000 mg/kg de poids corporel.

Cette étude démontre que l’aubergine Bt exprimant la protéine Cry1Ac n’est pas toxique dans l’étude chez l’animal par la voie orale. »

La désignation « aucun effet défavorable n’a été observé » est inquiétante car elle n’a aucun précédent scientifique. Cela signifie-t-il que des doses supérieures à 1.000mg/kg de poids corporel pourraient être toxiques ? Ainsi, une personne pesant 50 kilogrammes mangeant un quart d’aubergine par jour pourrait se mettre en danger ?
Les études d’ « allergenicité », non publiés et conduites par une autre société, Rallis India Limited, contiennent même moins de détails pour soutenir l’affirmation suivante : « aucune différence concernant les caractéristiques d’allergénicité ou inflammatoires des 5 extraits d’aubergines examinées qui comprenaient l’aubergine transgénique Bt et l’aubergine non transgénique. »
Il en va de même pour le test cutané d’allergie et le test d’irritation de la membrane muqueuse qui ont tous deux été réalisés par la société Intox Pvt. Ltd.

 Des études nutritionnelles pleines d’incertitudes

Une autre série « d’études nutritionnelles », ont impliqué « l’analyse compositionnelle », qui, selon les affirmations de la société,, prouve que l’aubergine Bt est « substantiellement équivalente » à « l’aubergine témoin » et qu’ainsi « la nourriture et l’alimentation [pour les êtres humains comme pour les animaux] dérivées de l’ aubergine sera également essentiellement équivalente à la nourriture et à l’alimentation dérivées des autres matériels qui n’ont pas été génétiquement modifiés (non-Bt). » Là encore, aucun détail expérimental d’aucune sorte n’a été fourni.

Les études de composition ont été rejetées depuis longtemps par le public européen comme démonstration de « l’équivalence substantielle » et cette dernière est elle-même largement aussi peu scientifique et tout à fait inacceptable eu égard au principe de l’évaluation des risques [10] ] ("The Case for a GM-free Sustainable World "Le plaidoyer en faveur d’un monde soutenable sans OGM (2003, 2004) ; [ce dernier rapport est accessible en français sur le site Web de l’ISP = Independent Science Panel , Jury pour une Science Indépendante : http://www.indsp.org]

Une autre série d’études alimentaires, non publiées, avec l’aubergine Bt expérimentée sur des poissons, des vaches, des poulets, des chèvres et des lapins sont censées avoir été effectuées dans un ensemble de sociétés et d’établissements institutionnels, qui démontrent toutes « aucune différence significative » entre l’aubergine Bt et l’aubergine non-Bt.

Dans le seul cas (celui des poulets) où la quantité d’aubergine Bt consommée est énoncée, cela constituait 5 ou 10 pour cent des régimes alimentaires. C’est équivalent à un peu plus d’une bouchée d’aubergine Bt à chaque repas pour un être humain.

 Il n’apparaît aucune donnée de nature moléculaire

Il n’y a aucune donnée moléculaire dans le rapport pour indiquer où et sous quelle forme les transgènes ont insérée dans le génome de l’aubergine, ni si l’insertion est demeurée stable, ce qui aurait été exigé aux termes de la directive européenne pour la dissémination délibérée [dans la nature].

Il est maintenant couramment accepté que la modification génétique soit « un événement spécifique », la transformation causant beaucoup de dommages collatéraux par mutations au niveau du génome [10-12] et comprenant tout aussi bien une tendance de l’insertion intégrée [transgène] à être instable [10-11, 13-15] ] ("The Case for A GM-Free Sustainable World" ; "Living with the Fluid Genome" ; "Transgenic lines proven unstable" [sujet abordé dans l’étude suivante : "OGM : Les aliments génétiquement modifiés ne conviennent ni aux humains ni aux animaux" accessible sur ce site : www.indsp.org/ManorBeastFR.php ] ; Unstable transgenic lines illegal" "Des lignées transgéniques instables illégales" ).

Les seules informations moléculaires fournies sont que le gène de Cry1Ac est conduit par « un promoteur CaMV 35S amélioré (aucun autre détail) et que deux gènes marqueurs de résistance à des antibiotiques sont présents : le gène nptII codant pour la néomycine-phosphotransférase II (NPTII) (résistance à la kanamycine) est dérivé du transposon prokaryotique Tn5, d’une part, et le gène aad codant pour l’adényl-aminoglycoside-transférase (AAD) (résistance à la spectinomycine et à la streptomycine), qui a été isolé dans le transposon bactérien Tn7, d’autre part. Le gène d’aad est sous la commande d’un promoteur bactérien et, par conséquent, il n’est pas exprimé chez l’aubergine Bt bien qu’il soit entièrement en activité dans les bactéries.

Le transfert génétique horizontal n’est pas pris en compte
Il y a une haute probabilité que les deux gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques s’échapperont et se disperseront vers des bactéries pathogènes dans tous les environnements par [un mécanisme appelé] transfert génétique horizontal [16-18] ] ("FAQs on genetic engineering ; Recent evidence confirms risks of horizontal gene transfer") ou ("Foires aux questions sur la génétique ; Une preuve récente confirme les risques de transfert génétique horizontal") et, par conséquent, aggrave la résistance aux antibiotiques qui sont actuellement employés en médecine humaine et vétérinaire. Le transfert génétique horizontal n’est du tout pas pris en compte dans le rapport.

Il y a des preuves que de tels gènes marqueurs de résistance peuvent être disséminés vers des bactéries dans l’intestin des animaux, y compris chez les êtres vivants [19] ] ("DNA in GM food and feed", article paru dans Science in Society N°23), [intitulé en français "OGM - L’ADN dans l’alimentation humaine et animale" et accessible par ] www.i-sis.org.uk/GMDNAIFfr.php . Cette dissémination est également possible chez les bactéries du sol et dans les eaux [16] simplement par le fait que l’ADN ne se décompose pas assez rapidement dans tous les milieux et environnements.

 Conclusion

En conclusion, on peut dire que ce serait « flirter avec le diable », que de diffuser et de disséminer une autre espèce cultivée génétiquement modifiée porteuse d’une protéine qui a déjà été impliquée dans tant de maladies et de morts. Le dossier de la société en question est tout à fait insuffisant et incomplet et, de plus, il soulève quelques questions très sérieuses en matière de sûreté. Il n’apporte aucune assurance aux fermiers et aux exploitants agricoles, ni aux opérateurs qui ont eu à souffrir de réactions allergiques après avoir travaillé du coton Bt, ni aux éleveurs qui ont perdu leurs moutons alimentés avec du coton Bt.

Au lieu d’autoriser encore de nouvelles plantes cultivées qui présentent des modifications génétiques, les autorités responsables de la réglementation en Inde devraient lancer et engager une enquête complète sur les impacts du coton Bt en matière de santé et imposer une interdiction pour de futures disséminations de toutes sortes de plantes cultivées génétiquement modifiées.

Références bibliographiques

1.Maharashtra Hybrid Seed, Company DEVELOPMENT OF FRUIT AND SHOOT BORER TOLERANT BRINJAL 2006 http://www.envfor.nic.in/divisions/...

2.Ho MW. More illnesses linked to Bt crops. Science in Society 2006, 30, 8-10, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

3.Ho MW. Mass death in sheep grazing on Bt cotton. Science in Society 2006, 30, 12-13, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

4.Bernstein IL, Bernstein JA, Miller M, Tierzieva S, Bernstein DI, Lummus Z, Selgrad MJK, Doerfler DL, Seligy VL. Immune responses in farm workers after exposure to Bacillus thuringiensis pesticides. Environmental Health Perspectives 1999, 107 (7), http://www.ehponline.org/members/19...

5.Vázquez-Padrón R, Moreno-Fierros L, Neri-Bazan L, de la Riva G and López-Revilla R. Intragastric and intraperitoneal administration of Cry1Ac protoxin from Bacillus thuringiensis induces systemic and mucosal antibody responses in mice. Life Sci. 1999, 64, 1897-912.

6.Vazquez RI, Moreno-Fierros L, Neri-Bazan L, De La Riva GA and López-Revilla R. Bacillus thuringiensis Cry1Ac protoxin is a potent systemic and mucosal adjuvant. Scand J Immunol 1999, 578-84.

7.Ho MW and Burcher S. Cows ate GM maize and died. Science in Society 2004, 21, 4-6, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

8.Ho MW. GM ban long overdue, dozens ill and five deaths in the Philippines. Science in Society 2006, 29, 28-29, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

9.Ho MW. Transgenic pea that made mice ill. Science in Society 2006, 29, 26-27, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

10.Ho MW, Lim LC et al. The Case for A GM-Free Sustainable World, Independent Science Panel Report, TWN and ISIS, Penang and London, 2003, republished as GM-Free, Vital Health Publishing, Ridgefield, CT, 2004, translated into Spanish, French, German, Portuguese, Chinese and Indonesian, http://www.i-sis.org.uk/onlinestore...

11.Ho MW. Living with the Fluid Genome, TWN, ISIS, Penang, London, 2003, http://www.i-sis.org.uk/onlinestore...

12.Latham JR, Wilson AK, Steinbrecher RA. The mutational consequences of plant transformtion. J Biomed Biotech 2006, Article ID 25476, pp. 1-7.

13.Collonier C, Berthier G, Boyer F, Duplan M-N, Fernandez S, Kebdani N, Kobilinsky A, Romanuk M, Bertheau Y. Characterization of commercial GMO inserts : a source of useful material to study genome fluidity. Poster presented at ICPMB : International Congress for Plant Molecular Biology (n°VII), Barcelona, 23-28th June 2003. Poster courtesy of Pr. Gilles-Eric Seralini, Président du Conseil Scientifique du CRII-GEN, www.crii-gen.org

14.Ho MW. Transgenic lines proven unstable. Science in Society 2003, 20, 35, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

15.Ho MW. Unstable transgenic lines illegal. Science in Society 2004, 21, 23, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php

16.Ho MW. Recent evidence confirms risks of horizontal gene transfer. ISIS contribution to ACNFP/Food Standards Agency Open Meeting 13 November 2002, http://www.i-sis.org.uk/FSAopenmeet...

17.de Vries J, Herzfeld T and Wackernagel W. Transfer of plastid DNA from tobacco to the soil bacterium Acinetobacter sp. by natural transformation. Molecular Microbiology 2004, 53, 323-34.

18.Nielsen K, van Elsas J and Smalla K. Transformation of Acinetobacter sp. strain BD413(pFG4DeltanptII) with transgenic plant DNA in soil microcosms and effects of kanamycin on selection of transformants. Appl Environ Microbiol. 2000, 66,1237-42.

19.Ho MW. DNA in GM food and feed. Science in Society 2004, 23, 34-36, http://www.i-sis.org.uk/isisnews.php
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 Définitions et compléments en français :

Allergie :

a) Sens ancien : réactivité anormale d’un sujet vis à vis d’un antigène.

b) Sens actuel : terme synonyme d’hypersensibilité ; il est surtout utilisé pour désigner les hypersensibilités de type I. Selon le glossaire accessible sur ce site : anne.decoster.free.fr/immuno/soigs/soigs.htm

L’allergie est une réaction anormale, inadaptée, exagérée et excessive du système immunitaire de l’organisme, consécutive à un contact avec une substance étrangère (le plus souvent) à l’organisme (l’allergène). Il s’agit de substances qui sont habituellement bien tolérées, mais considérées à tort comme dangereuses par nos cellules. Selon Wikipédia : fr.wikipedia.org/wiki/Allergie

L’allergie, considérée comme une réaction immunitaire, correspond à une réaction exagérée ou inappropriée de l’organisme au contact d’une substance étrangère. Notre système immunitaire nous permet de nous débarrasser d’agents pathogènes : virus, bactéries, champignons, cellules tumorales. L’antigène est la substance étrangère à l’organisme qui déclenche la réaction immunitaire. Si cette réaction immunitaire est exagérée ou inappropriée, l’antigène est appelé allergène. L’anticorps est la substance produite par l’organisme mis au contact de l’antigène. L’organisme a deux manières de répondre au contact d’un antigène : production d’anticorps (immunité humorale) et sensibilisation de certaines cellules (lymphocytes), on parle alors d’immunité cellulaire. Lorsque le système immunitaire réagit de manière trop importante ou inappropriée, il y a réaction allergique. Une réaction allergique ne se produit pas lors du premier contact avec la substance responsable, ce premier contact permettant à l’organisme de faire connaissance avec cette substance et de développer une immunité vis à vis d’elle.

La réaction allergique se produira lors des contacts ultérieurs. Source d’information : www.lasante.be/maladies/allergie.htm

Aubergine :

c’est une plante potagère annuelle de la famille des Solanacées, cultivée pour son fruit consommé comme légume.

Le terme désigne aussi ce légume. Le nom provient du catalan albergínia, lui-même issu de l’arabe al-bâdinjân, emprunté au persan bâtingân ( بادنجان ), qui désignait déjà cette plante.

On notera que l’aubergine s’est aussi appelée mélongène (ou mélongine), terme conservé dans son nom spécifique ainsi que dans l’italien melanzana. À la Réunion, elle est appelée bringelle. Nom scientifique : Solanum melongena L., famille des Solanacées. Plante cultivée comme annuelle dans les pays tempérés, car elle craint le gel. Dans les pays tropicaux, c’est une plante pérenne. Cette espèce est originaire d’Asie méridionale (Inde, Birmanie).

La plante, à port dressé, atteint 50 cm à 1,2 m de haut. Les fleurs, de couleur blanche ou violette, solitaires, sont portées à l’aisselle des feuilles. Les fruits sont généralement allongés, de couleur violet sombre. La culture de l’aubergine nécessite de la chaleur (la croissance s’arrête en dessous de 12 °C) et de l’eau. La plantation se fait par repiquage de jeunes plants de 6 à 7 semaines. De nos jours la culture se fait souvent hors sol sous abri. La récolte intervient environ 5 mois après la plantation. Les aubergines sont de grands fruits pendant violets ou blancs. Le fruit cru a la texture d’une éponge et un goût assez désagréable, due à la présence de saponines. Cuit, il devient tendre et développe une saveur riche et complexe, comparable à celle des champignons Portobello, voire du cèpe (l’introduction de tranches d’aubergine dans les cèpes séchés vendus dans le commerce est une fraude souvent constatée).

La variété qui ressemble de près à l’œuf d’une poule aussi bien en forme qu’en dimension est appelée de nos jours aubergine indienne. La variété cultivée en Occident a une forme similaire mais est beaucoup plus grande et sombre. La chinoise a la forme d’un concombre. Aussi bien la chinoise que l’indienne ont des couleurs qui varient du blanc à la tige jusqu’au pourpre brillant au pourpre profond, mais il existe des variétés albinos.

www.ogm.gouv.fr/savoir_plus/fiches/...

Remarque : greffée sur un pied de tomate, on obtient des fruits plus gros. La peau des variétés rouges contient de grosses quantités d’anthocyane, ce qui fait de l’aubergine un excellent antioxydant (si on consomme la peau !).

Les premiers pays producteurs d’aubergine au niveau mondial sont la Chine, l’Inde et la Turquie. En Europe, les principaux producteurs sont l’Italie, l’Espagne et la Grèce. En France la production est concentrée dans le Midi (vallées du Rhône et de la Garonne). Les rendements sont en moyenne de 25 t/ha.

Information tirée du site suivant :

fr.wikipedia.org/wiki/Aubergine

L’aubergine contribue à renforcer l’alimentation en composés utiles (minéraux, fibres, vitamines), sans pour autant augmenter notablement l’apport énergétique. Elle possède en effet une densité nutritionnelle élevée en ces éléments. Pour bénéficier au maximum de cette propriété, il est préférable évidemment de la cuisiner avec un minimum de corps gras. Consommée « nature », simplement cuite à la vapeur ou à l’étuvée, et éventuellement réduite en purée, l’aubergine est très digeste. Ses fibres (à dominante de pectines) sont en effet bien tolérées par les intestins, dont elles facilitent - en douceur - le bon fonctionnement.

Additionnée d’une pointe d’ail et d’un soupçon d’huile d’olive, l’aubergine affirme son appartenance à la « diète méditerranéenne », réputée particulièrement bénéfique pour la santé. Des études réalisées aux Etats-Unis et en Autriche ont montré que l’aubergine était capable de limiter l’augmentation des lipides et du cholestérol sanguins, augmentation qui suit habituellement l’absorption de corps gras (et d’aliments riches en graisse). Selon des chercheurs, l’aubergine renfermerait des substances (fibres particulières, composés spécifiques ?) ayant la propriété de maintenir le cholestérol dans la lumière de l’intestin.

Cela permettrait au cholestérol d’être expulsé sans avoir été réabsorbé par la muqueuse, puis entraîné dans la circulation sanguine. Pour en savoir plus sur l’intérêt nutritionnel de l’aubergine, se reporter au site de l’APRIFEL : www.aprifel.com/fiches,produits.php ?p=6&c=3
Cry1Ac : une protéine toxique pour certains insectes. Voir à Toxines Bt, ci-dessous.

Gènes marqueurs :

gènes qui sont au cœur de la recherche-développement chez les végétaux transgéniques. Lorsque les scientifiques tentent de créer des végétaux présentant un nouveau caractère - par exemple une meilleure résistance à une maladie -, ils introduisent dans le végétal, en même temps que le gène codant le nouveau caractère, un gène marqueur qui indique clairement aux chercheurs quelles cellules ont incorporé le nouveau caractère (les cellules transformées), ce qui leur permet de déterminer rapidement lesquels parmi les centaines de jeunes plants possèdent le caractère voulu.

Pour en savoir plus, consulter le site suivant :

www.inspection.gc.ca/francais/sci/b...

Les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques confèrent le caractère de résistance à un antibiotique particulier.

Par exemple, le gène de la néomycine-phosphotransférase II (NPT II) est un gène marqueur de sélection qui sert de modèle de résistance aux antibiotiques néomycine et kanamycine. Bien qu’ils soient utiles au début du développement des cellules transgéniques, les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques sont créés pour être exprimés à des degrés minimum et souvent indétectables dans le produit final. Source canadienne :

www.biofondations.gc.ca/francais/Vi...

Le marquage génétique et le développement de la résistance aux antibiotiques est abordé sur les sites officiels français et canadiens, que l’on peut respectivement consulter par :

www.ogm.gouv.fr/savoir_plus/fiches/... et

www.ogm.gouv.qc.ca/sante_insertion_...

Les effets sur la santé, résultant de la résistance aux antibiotiques, sont discutés sur le site suivant de Greenpeace Canada :

www.greenpeace.ca/f/campagnes/ogm/o...

Génome :

c’est l’ensemble du matériel génétique d’un individu ou d’une espèce.

Les gènes ne constituent qu’une partie du génome. Celui-ci est constitué de molécules d’acides nucléiques : l’ADN et l’ARN. Chez l’homme, le génome est réparti sur 24 chromosomes soit 22 autosomes et 2 gonosomes.

Il ne faut pas confondre le génome et le caryotype, qui correspond au nombre de chromosomes dans un noyau cellulaire.

Chez les virus, le génome est contenu soit dans une molécule d’ADN simple ou double brin, soit dans une molécule d’ARN. Chez les procaryotes (exemple : bactéries), on distingue le génome chromosomique, contenu dans une molécule d’ADN circulaire, et le génome extrachromosomique, contenu dans des plasmides et des épisomes. Chez les eucaryotes, on distingue trois types de génomes : 1. Le génome nucléaire (dans le noyau) 2. Le génome mitochondrial (dans les mitochondries), transmis par la mère (1) 3. Le génome chloroplastique (dans les chloroplastes), chez les plantes. La science qui étudie le génome est la génomique. Source :

fr.wikipedia.org/wiki/Génome

Immunogène :

terme désignant un antigène qui est en plus capable d’induire une forte réponse immunitaire une fois qu’il est administré à un individu et non pas seulement d’être reconnu dans des conditions de laboratoire. Ainsi les groupes sanguins d’un individu sont des antigènes mais ils ne sont pas immunogènes pour cet individu ; heureusement, sinon ils déclencheraient une réaction immune qui aboutirait à la destruction des globules rouges !

Très généralement, les immunogènes sont des protéines : les lymphocytes T, chargés de réguler la production des anticorps, ne reconnaissent que les protéines. Pour une étude plus détaillée, on peut se reporter au site spécialisé en immunologie vétérinaire : www.vet-lyon.fr
Innocuité : caractère de ce qui n’est ni nuisible ni toxique, qui ne constitue pas un risque pour la santé. L’innocuité des aliments doit être préservée dans toute la filière agroalimentaire, jusqu’à la bouche du consommateur.

Dernier manipulateur de la filière, le consommateur partage donc avec les autres maillons de la chaîne, la responsabilité de bien choisir ses aliments et d’en préserver la qualité. Les nouvelles méthodes de production de l’agriculture industrielle, les modifications génétiques, la mondialisation des sources d’approvisionnement, l’arrivée sur le marché d’une variété de plus en plus grande de produits prêts à consommer et le recours à la restauration collective à tous les âges de la vie, contribuent à ce que la sûreté et la sécurité des produits alimentaires devienne un enjeu national et international de santé publique.

Information émanant du site canadien : www.innocuite.org/

Modification ou manipulation ou transformation génétique ou transgénèse :

ensemble de manipulations de laboratoire qui consistent à intégrer de l’ADN recombiné d’origine(s) diverse(s) dans du matériel vivant receveur pour donner naissance à un Organisme Génétiquement Modifié ou OGM. 

Monsanto :

c’est une société multinationale spécialisée dans la biotechnologie végétale fondée en 1901 par John Francis Queeny.

La société est principalement connue pour avoir conçu l’agent Orange durant la guerre du Vietnam, de mettre sur le marché un herbicide appelé Roundup, ainsi que les graines génétiquement modifiées pour résister à ce produit. Il s’agît d’une entreprise multinationale qui a eu un chiffre d’affaire de 5.4 milliards de dollars en 2005 ; cette société emploie quelque 15 000 personnes.

Source : fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto

OGM : Organismes Génétiquement Modifiés (on dit également transformés ou manipulés ou transgéniques ).

Nom donné à un être vivant issu d’une cellule dans laquelle a été introduit un fragment d’ADN recombiné, étranger. L’individu OGM qui en résulte, possède dans toutes ses cellules l’ADN recombiné étranger introduit au départ et intégré dans son patrimoine génétique.

Promoteur du CaMV : le promoteur 35S du Virus de la Mosaïque du Chou-fleur (CaMV) est le plus communément utilisé chez les plantes génétiquement modifiées de la première génération. Il indique à la cellule « copier le message suivant (le gène ou la séquence codante) pour fabriquer une protéine ». Il est souvent accompagné par d’autres amplificateurs de diverses origines.

Source : www.indsp.org/ManorBeastFR.php

Selon l’étude publiée dans le journal “European Food Research and Technology” en octobre 2005, le promoteur 35S du CaMV peut être actif dans des cellules humaines. Ce promoteur (séquence génétique servant à allumer ou éteindre l’expression d’un gène) est présent dans la plupart des plantes génétiquement modifiées ou PGM, qui sont actuellement commercialisées. Spécifique au monde végétal, sa consommation par des humains et/ou des animaux ne devrait pas être suivie d’effets secondaires puisqu’il ne devrait pas s’exprimer dans des cellules animales.

Or, le Pr. Traavik et son équipe de l’Institut d’Ecologie Génétique (Genok, Norvège), a montré que ce promoteur était capable d’initier l’expression de deux gènes marqueurs dans des cellules épithéliales Caco-2, cellules présentant de fortes homologies avec celles présentes dans la paroi intestinale. Cette étude confirme les propos du Pr. Steinbrecher, publiés en 2002, qui affirmait que ce promoteur actif dans des cellules végétales pouvait également l’être dans des cellules humaines et des levures. Pour ces auteurs, ces résultats devraient impliquer des études in vivo et des analyses sanitaires en conséquence.

Source : www.infogm.org/article.php3?id_arti...

Réaction immunitaire : voir à Allergie ci-dessus.

Résistance aux antibiotiques : voir à Gènes marqueurs, ci-dessus.

Substantiellement équivalent ou équivalent en substance : notion qui se réfère aux propriétés et aux qualités particulières, dont l’innocuité, d’un produit alimentaire.

Dans le passé, c’est une longue expérience de consommation qui a permis de constater l’innocuité d’aliments préparés et utilisés depuis de nombreuses années et, d’une manière générale, les aliments étaient présumés sûrs, sauf si un risque important était constaté.

En soi, la biotechnologie moderne, qui étend la palette des modifications génétiques pouvant être apportées aux produits agricoles et élargit le champ des sources de nourriture possibles, ne donne pas des aliments moins fiables que ceux mis au point par les techniques classiques. Il n’est donc pas nécessaire de changer radicalement le mode d’évaluation de la sécurité d’emploi des aliments produits à l’aide de la biotechnologie, ni d’utiliser une norme de sécurité différente. La méthode d’évaluation de la sécurité d’emploi des aliments mise au point par des organismes indépendants, comme l’OCDE, l’OMS et la FAO, repose sur la comparaison du nouvel aliment avec des produits alimentaires existants fabriqués par les techniques traditionnelles. En outre, elle tient compte de la transformation subie par l’aliment et des données relatives au consommateur (quantité de cet aliment dans l’alimentation, mode de consommation, et âge et autres caractéristiques des personnes qui vont en principe le consommer). La situation est très simple lorsqu’un aliment issu de la microbiologie est tout à fait semblable - ou "substantiellement équivalent" - à un aliment traditionnel. Pour évaluer cette équivalence du nouvel aliment, trois facteurs sont pris en compte :

1. Quelles sont la composition et les caractéristiques du produit traditionnel ?

2. Quelles sont les caractéristiques qui ont été modifiées pour obtenir le nouvel aliment ?

3. Comment cela change-t-il sa composition ?

Pour vérifier ces points, on examine les caractéristiques du produit traditionnel non modifié, la méthode de modification employée pour obtenir le nouvel aliment, les éventuels effets secondaires de la modification, et les caractéristiques de la partie modifiée.

Comment les caractéristiques et la composition du nouvel aliment se présentent-elles par rapport à celles de l’aliment traditionnel ?

Si, en fonction de ces trois facteurs, on sait qu’un nouvel aliment ou composant alimentaire a été obtenu à partir de matières dont les particularités nouvelles introduites sont parfaitement caractérisées et que l’on ait une certitude raisonnable qu’il ne présente aucun risque pour le consommateur par rapport à l’aliment traditionnel correspondant, cela signifie que ce nouvel aliment peut être considéré comme "substantiellement équivalent" à l’aliment existant.

Dès lors, on peut partir du principe que des inquiétudes supplémentaires concernant la de sécurité d’emploi ou les qualités nutritionnelles n’est pas loin d’être négligeable, et que l’aliment peut être traité de la même façon que les aliments traditionnels correspondants.

La pomme de terre étant un élément traditionnel de l’alimentation européenne, prenons comme exemple une pomme de terre modifiée. Les pommes de terre contiennent naturellement des protéines d’enveloppes de virus dues à des infections. On n’a jamais établi de lien entre ces protéines et des effets nocifs et elles ne sont pas considérées comme un problème pour l’innocuité des aliments. On peut rendre une pomme de terre résistante aux maladies virales en introduisant dans le plant certains composants de particules virales. La pomme de terre qui a subi une modification génétique pour comporter une protéine d’enveloppe de l’un des virus intervenant naturellement à des niveaux analogues ou inférieurs à ceux que l’on trouve déjà dans les pommes de terre sera donc jugée substantiellement équivalente aux pommes de terre actuellement utilisées. Dans ce cas, la comparaison entre l’aliment modifié et l’aliment traditionnel se fera à l’aide de tests appropriés, couramment utilisés, tels que la mesure des niveaux d’alcaloïdes présents dans les pommes de terre.

En revanche, la situation se complique si le nouvel aliment est différent des produits traditionnels ou s’il n’a pas d’aliment traditionnel correspondant. Il sera alors évalué, si possible, en fonction de l’expérience acquise avec des matières semblables ou bien à partir de sa composition et de ses propriétés. Dans ce cas, les différences par rapport à des aliments conventionnels ou les nouvelles caractéristiques de l’aliment font l’objet de recherches plus approfondies sur le plan de la sécurité d’emploi, afin d’assurer que seuls des aliments sans risque pour le consommateur seront mis sur le marché.

Avec le recours à la biotechnologie moderne pour transférer des gènes d’une espèce végétale à une autre, il n’est pas exclu que des substances déclenchant des réactions allergiques puissent être transférées d’une culture à une autre. Dans le cas des cultures notoirement allergènes, on veille tout particulièrement à ce que les gènes codant pour les allergènes ne soient pas transférés à l’autre espèce. Toutefois, s’il faut que des gènes concernant des allergènes connus soient passés d’une culture à une autre, l’attention des consommateurs allergiques doit être attirée sur ce point par une information adéquate. Lorsqu’on a recours à la biotechnologie moderne pour étudier des protéines dotées d’une structure nouvelle, les questions liées aux allergies sont soigneusement étudiées dans le cadre de l’évaluation de la sécurité d’emploi.

"La biotechnologie moderne élargit le champ des modifications génétiques qui peuvent être apportées aux organismes alimentaires, et élargit le champs des sources de nourriture possibles. En soi, cela ne donne pas des aliments moins fiables que ceux mis au point par les techniques classiques." OCDE, 1993 (dans sa publication sur l’évaluation de la sécurité d’emploi des aliments obtenus par la biotechnologie moderne - notions et principes).

"Le recours aux plus récentes techniques de la biotechnologie ne donne pas des aliments moins fiables que ceux produits par les techniques classiques" - Organisation mondiale de la santé, 1991 (dans Strategies for assessing the safety of foods produced by biotechnology - rapport d’une consultation commune FAO/OMS).

Source de ces information :

www.caducee.net/DossierSpecialises/...

Sûreté : un ensemble de mesures de précaution prises préventivement.

Appliquée à un système ou à une organisation, la sûreté est la condition de protection contre des défauts, des dommages, des erreurs, des accidents, des dangers, à caractère physique, financier, politique, émotionnel, psychologique. Appliquée à un individu, la sûreté est, avec la liberté, la propriété, et la résistance à l’oppression, l’un des quatre principes de droits naturels sur lesquels repose, en France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

La protection contre un risque quelconque implique à la fois de considérer la gravité de la cause possible du danger et la probabilité d’être soumis à l’exposition de ce danger. Elle peut inclure la protection physique ou la protection des biens en propriété. La sûreté est souvent en relation avec un ensemble de normes qui garantissent la qualité et l’absence de vice d’un système ou d’une organisation. Elle est utilisée pour s’assurer que le système ou l’organisation feront correctement ce pour quoi elles sont faites. La sûreté est l’état de ce qui est sûr.

Texte adapté du site Wikipédia : fr.wikipedia.org/wiki/Sûreté

La sûreté biologique concerne toutes les mesures de prévention permettant d’éviter la perte d’intégrité biologique, en particulier dans le domaine de la santé humaine et de l’écologie. Elle se rapporte entre autre à l’agriculture en référence aux risques suivants : contaminations génétiques (virus ou gènes transgéniques), contamination par des prions (épizootie d’encéphalopathie spongiforme bovine), ou à la réduction des risques de contaminations bactériennes).

Dans le domaine médical, la sûreté biologique fait par exemple référence aux transplantations d’organes ou de tissus d’origine biologique, à la thérapie génique, aux risques de maladies virales, aux maladies nocosomiales, ou aux différents niveaux de protection dans certains laboratoires.

Jusqu’à présent, la sûreté biologique est essentiellement perçue comme relative au secteur agricole, mais certains groupes de pression cherchent à étendre sa définition jusqu’aux risques post-génétiques : nouvelles molécules, formes de vie artificielles, voire des robots, qui pourraient déstabiliser la chaîne alimentaire. Certains estiment que la sûreté biologique nécessite l’application du principe de précaution, et qu’une nouvelle définition axée sur la nature biologique de l’organisme menacé, plutôt que sur la nature du danger lui-même.

En présence de dangers tels que les robots, la guerre biologique ou les bactéries artificielles [génétiquement recombinées], les mesures de précautions appliquées dans le cadre de la sûreté biologique ne sont probablement pas suffisantes, mais elles concernent plutôt le domaine plus complexe de la sécurité biologique.

Information récupérée du http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B...

Test cutané d’allergie ("skin prick test" ou "patch-test" en anglais) : épreuve qui a pour but de déterminer à quelles substances un patient est éventuellement allergique.

Les différentes étapes du diagnostic allergologique et les différentes méthodes de test sont sommairement décrites sur le site suivant :

http://www.stallergenes.fr/Allergiq...

Tolérance orale ou tolérance périphérique induite par voie orale : c’est un mécanisme immunologique physiologique qui prévient la survenue de réactions inflammatoires locales ou systémiques qui peuvent êtres provoqués par la pénétration, à travers l’épithélium intestinal, d’antigènes alimentaires ou environnementaux. C’est un phénomène d’induction et de maintien dans le temps de la suppression des réponses immunitaires systémiques, humorales et cellulaires, spécifiques de l’antigène administré par voie orale.

La tolérance orale est absolument nécessaire pour éviter la survenue d’hypersensibilités retardées contre les protéines d’origine végétale ou animale, contre les molécules chimiques (telles que les colorants ou les stabilisants) qui constituent le régime alimentaire de l’individu sain, mais aussi vis-à-vis de la flore intestinale commensale. L’intolérance aux protéines du lait de vache chez le nourrisson ou au gluten chez l’adulte, respectivement responsable d’allergies digestives et de la maladie cœliaque, constitue une preuve indirecte de l’importance physiologique de cette tolérance dans le maintien de l’intégrité tissulaire intestinale. Information tirée du mémoire de Ludivine Chapat, Ecole Pratique des Hautes Etudes.

Source :
www.ephe.univ-montp2.fr/.../monogra... manuscrits/biol_cell&mol_html/dip-chapat_icrc03.htm

Toxine Bt :

Bacillus thuringiensis est une bactérie du sol qui produit de grandes quantités d’une substance toxique pour les insectes : la protéine "crystal" (Cry) ou toxine Bt. Lorsque l’on insère par modification génétique l’ADN qui code pour la protéine « cry » dans le génome des plantes de cultivées, ces végétaux développent une résistance aux insectes.

Pour de plus amples informations sur les plantes Bt , l’on peut se reporter à la note de J. Gaffé, Maître de Conférences à l’Université Joseph Fourier en consultant : http://www.ujf-grenoble.fr/PDC/OGM/... ou au site canadien suivant :

www.biofondations.gc.ca/francais/Vi...

Les toxines Bt du bacille de Thuringe (Bacillus thuringiensis) agissent en formant des pores dans la membrane luminale de l’épithélium intestinal des insectes sensibles, ce qui entraîne la lyse des cellules épithéliales et la mort de l’insecte. La lumière de l’intestin moyen des Lépidoptères est caractérisée par un pH très alcalin et une force ionique élevée. Les cellules intestinales ont un potentiel membranaire particulièrement élevé au niveau de leur membrane luminale.

L’effet de ces facteurs physicochimiques sur la capacité des toxines Cry1Ac et Cry1C à former des pores a été étudié avec des techniques de gonflement osmotique et de fluorescence utilisant des vésicules de la membrane intestinale ainsi qu’une technique électrophysiologique et des intestins isolés du sphinx du tabac (Manduca sexta).

Pour en savoir plus, se reporter au site Internet suivant : www.phytoprotection.ca/2002_47.htm

Toxine cholérique :

une toxine cytotonique produite par la bactérie Vibrio cholerae qui, après colonisation et multiplication intestinale, provoque la sortie d’eau et d’ions de l’entérocyte par augmentation du taux intracellulaire d’AMP cyclique.

Il en résulte une perte hydro-électrolytique. Les ions chlorures ne sont plus absorbés et sont même sécrétés par la cellule.

Ils entraînent des charges positives (ions sodium) et bien évidemment, par mécanisme de compensation osmotique, de l’eau. La diarrhée produite peut être massive : jusqu’à 20 litres par jour, tuant le malade par déshydratation.

Informations extraites des sites suivants : membres.lycos.fr/microbio/pathologie_microbienne/accusation.html et www.microbes-edu.org/etudiant/patho...

Pour en savoir plus sur le choléra ; on peut consulter le site de l’Institut Pasteur :

www.pasteur.fr/actu/presse/document...

Transgène : c’est une suite ou séquence de bases nucléiques, isolées d’un ou de plusieurs gènes, qui est construite et utilisée en vue de son intégration dans une cellule dans le but de modifier ou de transformer génétiquement celle-ci.

Le but est de régénérer ensuite un individu fonctionnel ou OGM = Organisme Génétiquement Modifié. Un transgène peut être conçu et réalisé à partir d’une ou de plusieurs espèces différentes.

Traduction, définitions et compléments d’information :
Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard@wanadoo.fr
Fichier : OGM - Inde - GM Egg Plant Contains Bt Toxin Linked to Hundreds of Allergy Cases and Thousands of Sheep Deaths ISIS French.6.doc


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