ISIAS

"Une séquence d’ADN reconstituée à partir de la mémoire de l’eau ?" par le Dr. Mae-Wan Ho

Traduction et compléments de Jacques Hallard
samedi 30 juillet 2011 par Ho Dr Mae-Wan

ISIS Biologie Génétique
Une séquence d’ADN reconstituée à partir de la mémoire de l’eau ?
DNA Sequence Reconstituted from Water Memory ?
Selon le chercheur lauréat du prix Nobel pour ses travaux sur le VIH, de l’eau ne transportant que la signature électromagnétique d’une séquence d’ADN, peut conduire à une réplique de la séquence d’origine, à partir de simples molécules, jouant le rôle d’éléments de construction.
Dr. Mae-Wan Ho


Rapport de l’ISIS en date du 20/07/2011
Article original en anglais : DNA Sequence Reconstituted from Water Memory ; accessible sur le site www.i-sis.org.uk/DNA_sequence_recon.....
http://www.i-sis.org.uk/rnbwwrm.php
The Rainbow And The Worm - The Physics of Organisms
by Mae-Wan Ho, Director, Institute of Science in Society. Third Edition Available Now

Lorsque le lauréat du prix Nobel et chercheur sur le VIH Luc Montagnier avait découvert que certaines séquences d’ADN bactérien et viral, dissous dans l’eau, provoquent des signaux électromagnétiques qui sont émis même à de hautes dilutions, cela avait pas mal agité la communauté scientifique (voir [1, 2] ’Homeopathic’ Signals from DNA * et Electromagnetic Signals from HIV, SiS 48)**.
* Version en français intitulée "Des signaux ’homéopathiques’ ont été détectés à partir de l’ADN" par le Dr. Mae-Wan Ho, traductions et compléments de Jacques Hallard ; accessible sur http://yonne.lautre.net/spip.php?ar...
** Version en français intitulée "Les signaux électromagnétiques du VIH Des perspectives pour une approche scientifique de l’homéopathie" par le Dr. Mae-Wan Ho, traductions et compléments de Jacques Hallard ; accessible sur http://yonne.lautre.net/spip.php?ar...

Maintenant, les nouveaux résultats sortis du laboratoire de Luc Montagnier semblent indiquer que la séquence d’ADN elle-même pouvait être reconstituée à partir d’un simple signal électromagnétique EM. 
Cela a tellement stupéfait la communauté scientifique que l’un de ses éminents sympathisants a néanmoins été amené à faire remarquer que : « Soit Luc Montagnier est un génie, soit il est devenu fou ! ». Mais certains physiciens quantiques prennent cela très au sérieux, et relient les résultats de Luc Montagnier à des recherches remontant à des décennies et qui démontraient la sensibilité des organismes vivants aux champs électromagnétiques CEM extrêmement faibles.

  Une histoire qui remonte à une dizaine d’années

Luc Montagnier raconte l’histoire qui a commencé il y a 10 ans quand il a découvert l’étrange comportement d’une petite bactérie, Mycoplasme pirum, un compagnon fréquent du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et qui, comme le VIH, a une affinité particulière pour les lymphocytes humains (globules blancs du sang) [3].

Il essayait de séparer des bactéries d’environ 300 nm et des particules virales d’environ 120 nm, en utilisant des filtres avec des pores d’une taille de 100 nm et 20 nm, à partir de cultures pures de la bactérie sur des lymphocytes.

Le filtrat (c’est-à-dire la solution qui a traversé le filtre) était stérile, et aucune bactérie ne s’était développée dans un milieu de culture enrichi qui aurait dû normalement permettre sa croissance. Par ailleurs, des réactions en chaîne de polymérase (PCR), basée sur des amorces (courtes séquences de départ), provenant du gène adhésine de la bactérie, qui avait été cloné et séquencé, n’avaient pas permis de détecter de l’ADN dans le filtrat.

Mais, à la surprise de Luc Montagnier, lorsque le filtrat avait été incubé avec des lymphocytes qui n’étaient pas infectés par le Mycoplasme (selon les tests les plus sévères), les bactéries avaient été régulièrement récupérées.

Alors, y avait-il une quelconque information dans le filtrat qui aurait pû être responsable et assurer la synthèse de la bactérie ? Cela a marqué le début d’une longue série d’investigations et de recherches sur la façon dont l’ADN se comporte dans l’eau, ce qui conduisit à la découverte que l’ADN du microorganisme M. pirum était en mesure d’émettre des ondes électromagnétiques de basse fréquence dans certaines solutions diluées du filtrat dans de l’eau, et cette propriété de l’ADN de M. pirum a été rapidement étendue aux autres ADN bactériens et viraux [1, 2].

L’instrument utilisé pour détecter les signaux électromagnétiques (EM) se compose d’un électro-aimant (une bobine de fil) qui détecte la composante magnétique des ondes produites par la solution d’ADN dans un tube en plastique, car il induit un courant électrique dans le fil. Ce courant est amplifié et analysé dans un ordinateur portable utilisant un logiciel spécial, et les signaux qui en résultent sont tracés sur un écran d’ordinateur.

  Les signaux électromagnétiques remontent à la séquence d’ADN

En résumé, les signaux électromagnétiques (EM) d’ultra-basses fréquences (500 – 3.000 Hz) ont été détectés dans certaines dilutions dans l’eau du filtrat de cultures de micro-organismes (virus, bactéries) ou à partir du plasma d’êtres humains infectés par ces mêmes agents. Les mêmes résultats ont été obtenus à partir de leur ADN extrait. Les signaux électromagnétiques EM ne sont pas linéairement corrélés avec le nombre initial de cellules bactériennes présentes avant la filtration.
Dans une expérience, les signaux EM ont été similaires dans les suspensions de cellules d’E. coli lorsque le nombre de celllules bactériennes variait de 109 jusqu’à un minimum de 10. Il s’agit d’un phénomène "tout ou rien". Les signaux EM sont détectés uniquement dans certaines hautes dilutions de filtrats, par exemple, à partir de 10-9 et jusqu’à 10-18 dans certaines préparations.

Dans le cas de M. pirum, un gène isolé unique, adhésine (précédemment cloné et séquencé ; de 3.435 paires de bases) pouvait induire les signaux EM, ce qui suggère qu’une courte séquence d’ADN est suffisante pour induire des signaux. De la même manière, une courte séquence d’ADN du VIH, de 104 paires de bases, est suffisante pour produire les signaux EM. 
Certaines bactéries ne produisent pas les signaux EM (au moins dans la gamme détectée par l’instrument), comme dans le cas de bactéries probiotiques telles que Lactobacillus, et aussi certaines souches d’E. coli de laboratoire utilisées comme vecteur de clonage.

Ces études ont été étendues à des virus, mais toutes les familles de virus n’ont pas encore été étudiées. Des signaux EM similaires ont été détectés à partir de certains rétrovirus (VIH, FeLV), de virus de l’hépatite (VHB, VHC), et de cultures du virus de la grippe A

En général, les signaux EM sont produits par des filtrats à 20 nm de suspensions virales ou à partir de l’ADN extrait. Dans le cas du VIH, l’ARN n’est pas une source de signaux EM, mais les signaux EM sont plutôt produits par l’ADN proviral dans les cellules infectées.

Cependant, chez les bactéries, les signaux EM sont produits par des filtrats à 100 nm, mais nullement par les filtrats à 20 nm. Cette équipe de Luc Montagnier a été amenée à suggérer que les nanostructures de l’eau sont porteuses de l’information. Bien que l’eau utilisée ait été hautement purifiée, la présence de traces de contaminants dans les nanostructures ne peut pas être écartée.

La production de signaux EM est résistante à des traitements par les enzymes ARNase, DNAse, protéase, ou par un détergent. Cependant, elle est sensible à une chaleur supérieure à 70º C et à la congélation (-80º C). Cette sensibilité est réduite lorsqu’il s’agit de courtes séquences d’ADN purifié. Pour produire les signaux EM, la succussion (agitation vigoureuse) est nécessaire, ainsi que la stimulation par le fond électromagnétique environnant de très basse fréquence, soit à partir de sources naturelles (les résonances de Schumann, qui commencent à 7,83 Hz) ou provenant de sources artificielles, telles que le secteur.

  La séquence d’ADN a été recréée à partir de sa signature électromagnétique emmagasinée dans de l’eau pure

Dans de nouvelles expériences, un fragment d’ADN du VIH a été pris à partir de sa ‘séquence terminale longuerépétée’ et utilisé pour générer des signaux EM. Ce fragment a été amplifié par PCR à 487 pb et à 104 pb. Les dilutions de l’ADN ont été faites et la production de signaux EM a été détectée sous le fond électromagnétique ambiant.

L’ne des solutions diluées (disons, 10-6), qui a donné un signal positif, a été placée dans un conteneur blindé de 1 mm d’épaisseur en mu-métal (un alliage qui absorbe les ondes EM). Près de lui, a été placé un autre tube contenant de l’eau pure. Le contenu acqueux de chaque tube a été filtré à travers des filtres de 450 nm et de 20 nm, puis dilué de 10-2 à 10-15, comme pour la solution d’ADN.

Un solénoïde de cuivre a été placé autour des tubes, et ceux-ci ont été exposés à une faible intensité du courant électrique oscillant à 7 Hz, produit par un générateur extérieur. Le champ magnétique produit par le générateur extérieur s’est maintenu pendant 18 heures à la température ambiante.

Les signaux EM ont ensuite été enregistrés pour chaque tube. À ce point, le tube contenant de l’eau pure émet également des signaux EM aux dilutions correspondant à celles donnant des signaux EM positifs dans le tube de l’ADN d’origine.

Ce résultat montre que le signal EM, porté par les nanostructures dans l’eau provenant de l’ADN, a été transmis à l’eau pure dans les 18 heures. De tels transferts de signaux EM n’ont a été obtenus lorsque la durée d’exposition était inférieure à 16-18 heures, ou lorsque la bobine était absente, ou lorsque le générateur de champ magnétique avait été éteint, ou encore lorsque la fréquence d’excitation était inférieure à 7 Hz, ou lorsque l’ADN était absent dans le tube « donneur ».

Maintenant abordons la question la plus cruciala pour le test : les signaux EM, transmis à l’eau pure, qui n’a jamais été en contact avec de l’ADN, pourraient-ils fournir suffisamment d’informations pour recréer une séquence d’ADN ?

Pour réaliser ce test, tous les ingrédients nécessaires pour la synthèse de l’ADN par la technique PCR (polymerase chain reaction) – les nucléotides, les amorces, l’enzyme polymérase - ont été ajoutés au tube avec de l’eau pure qui avait manifesté un signal EM. L’amplification a été faite dans des conditions normales, et l’ADN a été produit, puis repéré à travers une électrophorèse sur gel d’agarose.

Une bande d’ADN de la taille attendue (104 pb) a été trouvée. Elle était à 98 pour cent identique à la séquence de l’ADN à partir de laquelle les signaux EM étaient originaires (seulement 2 paires de bases sur 104 étaient différentes).

L’expérience a été hautement reproductible, soit dans les 12 expériences de reproduction réalisées, et elle a également été répétée avec une autre séquence d’ADN de la bactérie Borrelia burgdorferi, qui est l’agent de la maladie de Lyme.

  Peut-on redonner vie à une bactérie à partir de ses signaux EM ?

Ceci suggère une explication pour l’observation originale que Luc Montagnier avait faite il y a dix ans, démontrant qu’une bactérie pouvait être reconstituée à partir d’un filtrat stérile incubé avec des lymphocytes humains. Les signaux EM de tout l’ADN bactérien se trouvaient dans le filtrat stérile.

Les nanostructures induites par l’ADN de M. pirum dans le filtrat, portaient les informations représentant différents segments de son ADN génomique. Chaque nanostructure, lorsqu’elle était en contact avec des lymphocytes humains, dirigeait la synthèse de l’ADN correspondant, par les polymérases de l’ADN dans la cellule. Il y a donc une certaine probabilité pour que chaque morceau ou séquence de l’ADN se combine dans la cellule pour reconstruire la totalité de l’ADN génomique du Mycoplasme.

A partir de là, la synthèse du reste de la bactérie – les lipides membranaires, les ribosomes et les protéines - pouvait avoir lieu, grâce aux cellules hôtes. Un seul Mycoplasme reconstitué est suffisant pour infecter les lymphocytes. « Toutes les étapes, supposées dans la régénération à partir de l’eau, peuvent être analysées et elles sont disponibles pour une vérification », ont écrit les chercheurs [3].
Ils nous rappellent qu’en effet, le groupe de Craig Venter avait affirmé avoir créé la vie en réassemblant tout d’abord un génome entier de Mycoplasme « avec des morceaux achetés sur une étagère » (voir [4] Synthetic Life ? Not By a Long Shot, SiS 47) *. Ainsi, pour le moins, cette étape n’est pas impossible.
* Version en français intitulée "Vie synthétique ? Danger d’une percée technologique sans limitations" par le Dr. Mae-Wan Ho, traduction et compléments de Jacques Hallard ; accessible sur http://isias.transition89.lautre.ne...

La conclusion concorde également avec la preuve que les molécules communiquent entre elles par des signaux électromagnétiques, qui les assemblent pour produire les réactions biochimiques (voir [5] The Real Bioinformatics Revolution. Toutefois, cela soulève la question fondamentale de savoir comment l’eau peut stocker et recevoir des informations électromagnétiques avec une telle précision, telle qu’une séquence d’ADN peut être reproduite sans un modèle quelconque, comme cela se réalise normalement.

La réponse nous emmène dans un voyage fascinant à travers des décennies de recherche sur la sensibilité exquise des organismes vivants aux champs électromagnétiques CEM ‘ultra-faibles’, d’une part, et à la théorie électrodynamique quantique de l’eau (voir [6] *
* [La version en français s’intitule ‘L’eau cohérente quantique, les effets non-thermique des champs électromagnétuques et l’homéopathie’, et les autres articles de la série, SiS 51) ; elle est sous presse].

 Références

1. Ho MW. ‘Homeopathic’ siganls from DNA. Science in Society 48, 36-39, 2010.
2. Ho MW. Electromagnetic signals from HIV. Science in Society 48, 40-43, 2010.
3. Montagnier L, Aissa J, Del Giudice ED, Lavallee C, Tdeschi A and Vitiello G. DNA waves and water. Journal of Physics : Conferences Series, 2011, in print arXiv:1012.5166Ms
4. Ho MW. Synthetic life ? Not by a long shot. Science in Society 47, 16-17, 2010. Science in Society 33, 42-45, 2007.
5. Ho MW. The real bioinformatics revolution. Science in Society 33, 42-45, 2007.
6. Ho MW. Quantum coherent water, non-thermal EMF effects, & homeopathy. Science in Society 51 (to appear).

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 Définitions et compléments :

Une séquence d’ADN reconstituée à partir de la mémoire de l’eau ?

 Traduction, définitions et compléments :

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire.
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS Biologie Génétique DNA Sequence Reconstituted from Water Memory French version.2


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